Results for "Blanc-Nez+|+127"
34710 results found.
Orfèvre à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous !
Je cherche une adresse d'un artisan fiable à BKK pour cet été car j'y serais de passage et je voudrais faire faire des bagues pour certaines personnes de ma famille.
Si vous pouviez me donnez quelques info... elles seront les bienvenues...
PS Si non y a t il des "coins" à éviter à BKK... je ne parle pas que des bijoutiers, je veux dire y a t il des coins ou il ne vaut mieux pas mettre les pieds pour ne pas avoir de pb... comme par exemple à Paris on évitera la goute d'or ou les halles à une heure avancée... Merci !!!
PS Si non y a t il des "coins" à éviter à BKK... je ne parle pas que des bijoutiers, je veux dire y a t il des coins ou il ne vaut mieux pas mettre les pieds pour ne pas avoir de pb... comme par exemple à Paris on évitera la goute d'or ou les halles à une heure avancée... Merci !!!
Il y a un embouteillage... (Maroc) English translation pending
"...Il y a un embouteillage à l’entrée de l’agglomération. Deux camions, deux taxis, un pik-up et une voiture particulière sont bloqués par deux gendarmes.
Plus haut, avant le pont, un Land-Rover d’un autre âge décharge hâtivement ses passagers. Les deux pandores ne voient rien de la scène.
Ils auront quand-même leur bakchich. Le chauffeur d’un des camions devra payer pour son chargement illicite. Il récupérera ensuite une partie du coût de l’embrouille sur le dos de la quinzaine de moissonneurs, montagnards exilés le temps d’une récolte, descendus vendre leurs bras dans les contreforts de l’Atlas et la fournaise de la plaine. C’est mercredi, jour de marché. Jour des affaires. Pour tout le monde. C’est l’heure du grand remballage sur la place du souk. Bientôt les vendeurs ambulants ne pouvant présenter leur patente et leur ticket de paiement d’emplacement, n’auront plus qu’à payer l’amende, ou éviter le reçu trop cher … en serrant chaleureusement la main du brigadier. La gendarmerie installée depuis peu dans un bâtiment rutilant à l’entrée de Ouaouizerth faisait dire aux autochtones « la délinquance suivra bientôt … »
Elle arrive en effet, tout doucement, , la « délinquance en col blanc ». Elle arrive, insidieuse, avec le tourisme qui se développe dans cette région jusque là oubliée des autorités et des guides touristiques. Cette région, au-delà de sa beauté sauvage, était unique au Maroc dans le sens où elle ne subissait pas les dégâts provoqués par le tourisme de masse développé aujourd’hui partout dans le pays. Je la connais depuis vingt ans maintenant. Certes quelques petits changements se sont produits, mais le cœur de ses montagnes est encore vivant, ouvert sur un ciel remercié, ou prié pour un peu plus de clémence, selon les circonstances. Ce tourisme de masse, s’il arrive un jour, et tout est fait pour, la voilà la vraie délinquance avec ses distributeurs, ambulants et automatiques, de stylos, de bonbons, de dirhams, de cacahuètes… mais non je me trompe, excusez-moi, ce ne sont pas des petits singes… trois photos et puis s’en vont…T’as vu la nique sous le nez du gamin ? - Et ses chaussures ? Elle arrive la délinquance. Celle de certains voyagistes, de certaines agences de trek, de certains guides, vrais ou faux, de certains fonctionnaires véreux… Mais la gendarmerie ne peut rien contre cette délinquance là. Et comme il n’y en a pas d’autre, la gendarmerie s’ennuie.
Les camions sont partis. Les deux taxis aussi. D’autres véhicules sont arrivés. Un simple salut à permis à certains de passer. Un taxi prend la queue derrière deux fourgonnettes. Un képi reste à l’ombre, l’autre s’intéresse au Bedford pendant que les voyageurs du taxi, six dans la 504 Peugeot disparue de nos routes depuis fort longtemps, mijotent patiemment dans leur jus. Une porte s’ouvre évitant l’asphyxie. Une charge de bois passe. La vieille femme pliée dessous. Les yeux baissés. Furtive. Personne ne la remarque. Trois énormes Patrols s’arrêtent à la station. Les gendarmes ne bronchent pas. On n’importune pas les touristes. Surtout ceux avec des gros véhicules. Cinq couples parlant français. Les femmes ne quittent pas les boites climatisées. Les hommes, la soixantaine et bien plus, cachée derrière des lunettes noires et le ridicule du chèche sur ces visages rougeauds, mais bien portée par un corps n’ayant visiblement manqué de rien depuis fort longtemps, trouvent qu’il fait plus chaud que là-haut…
Mille cinq cent quatre-vingts dirhams. Une seule note pour les trois. Une somme pour le jeune pompiste plus habitué aux petites coupures. Il sent l’aubaine possible, sourit à pleines dents et demande un pourboire. J’observe la scène depuis mon olivier. Le coca est encore frais et mon voisin bavard m’a enfin laissé à mes écritures. J’achète une cigarette au petit détaillant. Le jeune pompiste s’est pris un juron en arabe. Sûr que l’auteur est un ancien coopérant nostalgique venu peut-être vanter les charmes de la région à d’éventuels investisseurs. Chaque année j’apprends que des roumis ont acheté telle ou telle parcelle sur les bords du lac. Trois projets touristiques sont en cours. L’un d’eux déjà bien avancé sur les terres Ayt Mazigh présente sa façade de béton criblée de fenêtres face au soleil levant. La délinquance arrive. Je paye mon Coca. Les roses du jardin de la station m’invitent encore à rester mais je suis invité chez une amie pour le thé et les pâtisseries du goûter. Je salue mon voisin. Il travaille à Maroc Télécom et possède une petite terre familiale au bord de Bin El Ouidanne.
Il cherche un associé étranger pour un projet touristique. Je lui souhaite bonne chance…"
Mai 2006 Maroc
José Leflâneur
Ils auront quand-même leur bakchich. Le chauffeur d’un des camions devra payer pour son chargement illicite. Il récupérera ensuite une partie du coût de l’embrouille sur le dos de la quinzaine de moissonneurs, montagnards exilés le temps d’une récolte, descendus vendre leurs bras dans les contreforts de l’Atlas et la fournaise de la plaine. C’est mercredi, jour de marché. Jour des affaires. Pour tout le monde. C’est l’heure du grand remballage sur la place du souk. Bientôt les vendeurs ambulants ne pouvant présenter leur patente et leur ticket de paiement d’emplacement, n’auront plus qu’à payer l’amende, ou éviter le reçu trop cher … en serrant chaleureusement la main du brigadier. La gendarmerie installée depuis peu dans un bâtiment rutilant à l’entrée de Ouaouizerth faisait dire aux autochtones « la délinquance suivra bientôt … »
Elle arrive en effet, tout doucement, , la « délinquance en col blanc ». Elle arrive, insidieuse, avec le tourisme qui se développe dans cette région jusque là oubliée des autorités et des guides touristiques. Cette région, au-delà de sa beauté sauvage, était unique au Maroc dans le sens où elle ne subissait pas les dégâts provoqués par le tourisme de masse développé aujourd’hui partout dans le pays. Je la connais depuis vingt ans maintenant. Certes quelques petits changements se sont produits, mais le cœur de ses montagnes est encore vivant, ouvert sur un ciel remercié, ou prié pour un peu plus de clémence, selon les circonstances. Ce tourisme de masse, s’il arrive un jour, et tout est fait pour, la voilà la vraie délinquance avec ses distributeurs, ambulants et automatiques, de stylos, de bonbons, de dirhams, de cacahuètes… mais non je me trompe, excusez-moi, ce ne sont pas des petits singes… trois photos et puis s’en vont…T’as vu la nique sous le nez du gamin ? - Et ses chaussures ? Elle arrive la délinquance. Celle de certains voyagistes, de certaines agences de trek, de certains guides, vrais ou faux, de certains fonctionnaires véreux… Mais la gendarmerie ne peut rien contre cette délinquance là. Et comme il n’y en a pas d’autre, la gendarmerie s’ennuie.
Les camions sont partis. Les deux taxis aussi. D’autres véhicules sont arrivés. Un simple salut à permis à certains de passer. Un taxi prend la queue derrière deux fourgonnettes. Un képi reste à l’ombre, l’autre s’intéresse au Bedford pendant que les voyageurs du taxi, six dans la 504 Peugeot disparue de nos routes depuis fort longtemps, mijotent patiemment dans leur jus. Une porte s’ouvre évitant l’asphyxie. Une charge de bois passe. La vieille femme pliée dessous. Les yeux baissés. Furtive. Personne ne la remarque. Trois énormes Patrols s’arrêtent à la station. Les gendarmes ne bronchent pas. On n’importune pas les touristes. Surtout ceux avec des gros véhicules. Cinq couples parlant français. Les femmes ne quittent pas les boites climatisées. Les hommes, la soixantaine et bien plus, cachée derrière des lunettes noires et le ridicule du chèche sur ces visages rougeauds, mais bien portée par un corps n’ayant visiblement manqué de rien depuis fort longtemps, trouvent qu’il fait plus chaud que là-haut…
Mille cinq cent quatre-vingts dirhams. Une seule note pour les trois. Une somme pour le jeune pompiste plus habitué aux petites coupures. Il sent l’aubaine possible, sourit à pleines dents et demande un pourboire. J’observe la scène depuis mon olivier. Le coca est encore frais et mon voisin bavard m’a enfin laissé à mes écritures. J’achète une cigarette au petit détaillant. Le jeune pompiste s’est pris un juron en arabe. Sûr que l’auteur est un ancien coopérant nostalgique venu peut-être vanter les charmes de la région à d’éventuels investisseurs. Chaque année j’apprends que des roumis ont acheté telle ou telle parcelle sur les bords du lac. Trois projets touristiques sont en cours. L’un d’eux déjà bien avancé sur les terres Ayt Mazigh présente sa façade de béton criblée de fenêtres face au soleil levant. La délinquance arrive. Je paye mon Coca. Les roses du jardin de la station m’invitent encore à rester mais je suis invité chez une amie pour le thé et les pâtisseries du goûter. Je salue mon voisin. Il travaille à Maroc Télécom et possède une petite terre familiale au bord de Bin El Ouidanne.
Il cherche un associé étranger pour un projet touristique. Je lui souhaite bonne chance…"
Mai 2006 Maroc
José Leflâneur
Logement et restaurants à Trang et Pak Meng en Thaïlande English translation pending
Sawaddee Kha à tous !
Jour J moins 30 !!! Il est temps qu'on y retourne car je deviens vraiment en manque 😉.
Après une virée en Isan (de Chiang Khan à Nongkhai), je compte prendre quelques jours de farniente dans la région de Trang et plus particulièrement à Pak Meng, car je pense que dans les îles, au mois d'août, ça va pas le faire (surtout pour y aller ...).
Alors si l'un de vous a une chouette adresse de logement dans le coin à me refiler ainsi que de bonnes adresses de restos (vous me connaissez maintenant, vous savez que je suis très gourmande 😛), pensez-à moi !!!
Merci et @+, Sabaïdee
Jour J moins 30 !!! Il est temps qu'on y retourne car je deviens vraiment en manque 😉.
Après une virée en Isan (de Chiang Khan à Nongkhai), je compte prendre quelques jours de farniente dans la région de Trang et plus particulièrement à Pak Meng, car je pense que dans les îles, au mois d'août, ça va pas le faire (surtout pour y aller ...).
Alors si l'un de vous a une chouette adresse de logement dans le coin à me refiler ainsi que de bonnes adresses de restos (vous me connaissez maintenant, vous savez que je suis très gourmande 😛), pensez-à moi !!!
Merci et @+, Sabaïdee
Un livre pour me faire rêver English translation pending
J'aimerais lire un livre qui me fasse rêver. Pas un livre qui donne des renseignements sur certains pays mais une histoire pour m'évader et peut être me faire changer ma vision du monde ou je ne sais quoi d'autres!
Si quelqu'un connais un livre qui pouurait me procurer ce bonheur, qu'il me le fasse parvenir... merci
Compte-rendu de l'hôtel Casa Marina Bay à Samana (février 2006) English translation pending
J'ai passé un séjour idyllique en tous points sur la presqu'ile de Samana. 😎
Bon j'avoues, les 4h de car pour rejoindre l'hotel après l'avion sont un peu difficiles mais néanmoins, ça vaut le coup... A l'arrivée, tu es accueillis en chanson avec un petit cocktail de bienvenue. L'hotel est au centre d'une baie de cocoteraie (les photos des cocotiers jointes sont prises de mon transat sur la plage)... bordé par l'océan (26/28°C)... les vues sont magnifiques... il fait beau, chaud, et les dominicain(e)s sont plus que chaleureux ! Tu entends des "Hola" environ 50 fois par jour et toujours avec le sourire.
Aucuns soucis pour se baigner... se faire bronzer... ou s'amuser ! Certes, il n'y a que très peu de sable blanc (pas cool pour les enfants) néanmoins la pelouse qui la prolonge et les transats (en nombre) comblent le déficit (s'il y a). C'est lors de nos excursions que nous avons pu apprécier des plages comme on en voit sur les cartes postales et des cascades dans lesquelles nous avons pu nous baigner ! Oui c le pied je confirme !!!
L'hotel : Les chambres sont grandes et propres. A dispo, serviettes, frigo, coffre-fort (15€ la semaine), TV (pkoi faire ?) Je laissais tous les jours un petit pourboire à la femme de chambre = boissons à gogo dans le frigo, serviettes impeccables. Le pb de l'hotel, c'est le calcaire ! Ils ne connaissent pas l'antical là-bas (mais clairement, c pas le calcaire sur les robinets de la baignoire qui a gaché mon séjour mdr) L'eau de la douche : un peu froide cause que tlm se douche vers 18h/19h le soir, du coup, c plutot rafraichissant mais ça, c pareil, qd tu as passé la journée sous le soleil, une petite douche fraiche, c revitalisant !!!
Si tu observes le moindre pb ou manquement dans ta chambre, n'hésites pas à en parler direct à la réception ou à ton TO (nous c'était Paul de Promovacances) et c réglé dans la journée sans soucis.
La nourriture : 2 restos et 3 open bar. Y'en a pour tous les gouts : soit tu fais dans l'exotique = sucré/salé soit tu restes dans le traditionnel et là, tu peux manger des pates (c toi qui dis ce que tu veux dedans, c préparé sous ton nez et c très bon), des frites ou des pizzas au resto de la plage... Ne cherche pas de fromage, y'en a pas (ou des pates molles mais c infecte) mais je me suis vangée sur les fruits : juteux, succulants, mes papilles s'en souviennent encore. Perso, je suis assez traditionnelle côté miam miam alors le buffet, au bout d'une semaine, j'en avais ras le bol mais y'en a bcp que ça contente clairement !
Les boissons, alcoolisées ou non, c'est à volonté tout au long de la journée ! Aucun souci gastrique avec l'eau fournie par l'hotel en bouteille et carafe. A proscrire : l'eau du robinet et même pour se laver les dents... nous, on utilisait les bouteilles du réfrigérateur... chacun son truc !
Les animations et animateurs : Je suis partie avec ma meilleure amie, toutes les deux célibataires alors forcément, on s'est très vite fait repéré et nous gardons d'eux de très bons souvenirs... no comment's. Spectacle différents tous les soirs de 21h30 à 22h30... puis, discothèque pour la mise en pratique des cours de danses pris en journée ! lol ! Pour les petits, spectacle à 20h30. Il ne faut pas rechigner (même les timides au contraire) à participer au cours de salsa, merengue, bachatta, aérobic, step (c le lendemain qu'on en ressent les effets), etc, et aux tournois qui sont organisés sur la plage (vollez, pétanque, ping-pong, bagminton, etc), ça rapproche les gens et le contact se fait plus facilement avec les animateurs aussi ! Possibilité de se faire prêter des vélos pendant 1h ! Et quels vélos !!! A tester pour pas mourir idiot ! mdr la virée du côté de Las Galleras (village à 5 min de l'hotel) avec les vélos de l'hotel... allez un peu de courage ! Aussi au programme ! Planche à voile, plongée, catamaran, pédalo moyennant caution restituée si pas de casse évidemment.
Les excursions (tites photos) : On a fait le Safari (coccys fragile s'abstenir) : Bocca del diablo, plage, repas dans une coopérative, démonstration de combat de coqs (parait que c les us et coutumes du pays), plongeon cascade, et le Quad (80km avec Adventura) : Traversées des villages sur route et en montagne, stop cascade, stop plage, repas sur la dite plage, stop école (en sus parce que je l'avais demandé)...
Faut négocier les prix, tout se négocie là-bas ! Aucuns regrets ! Pour l'excursion en Quad, on a mangé sur la plage du poisson mariné et grillé, ça a été le meilleur repas de tout le séjour ! nous avons pris les excursions par le biais du TO sur place de Promo mais nous avons négocié les prix 65/70€ au lieu de 90€. Pour négocier, laisse passer la foule (petit tour sur la plage ou à la piscine ou petit déjeuner) et retourne voir ton TO vers 11h, une fois que tlm est passé, là, tu pourras négocier ! le tout c d'être agréable et souriant.
Certe, tu rencontreras des personnes qui ont pris des excursions par d'autres biais (Manuel la Bomba entre autre) par contre, les déjeuners ne sont pas compris et les assurances non plus. Pour le Quad, ils le font sur la plage pour 40 à 60€ (idem, c à la tete du client) en outre, ils n'ont pas vu les memes site que nous, sont partis vers 10h et rentrés vers 16h avec des Quad aux pneus lissent... (arfff, j'ai déjà eu du mal avec des Quads dits "en bon état"). Nous, ct départ à 8h30, retour vers 17h/17h30 en ayant parcouru 80km (montagne, route, plage)... chacun son truc ;-)
Des amis (rencontrés sur place) ont fait l'excursion des baleines mais à priori, à moins d'être vraiment accros aux baleines, ça ne vaut pas le tarif, y'a bcp de monde et le repas n'est pas compris.
Pour ce qui est des moustiques, perso, je n'ai eu aucun pb (3 petites piqures) ! ma copine un peu plus... leur terrain de prédilection, les genoux et les chevilles par contre, c vrai que ça gratte bcp plus qu'une piqure de moustique "française". Munis toi d'un bon répulsif que tu mettras le soir avant d'aller diner mais en journée, c no pb, ils dorment !
Pour la langue : les animateurs et réceptionnistes ne parle pas le français courament mais on arrive tjr à se faire comprendre... Au pire, si il y a un réel pb de langue, tu passes par ton TO sur place... et puis tout de meme, la plupart d'entre eux connaissent les mots les plus courants et savent aussi se faire comprendre...pas d'inquiètude... Perso mais parce que j'adore cette langue, j'ai pu élargir l'éventail de mon vocabulaire espagnol !
Pour les euros et les dollars : 1€ = 40 pesos et 1 Dollar = 34/36 pesos. A la boutique de l'hotel, ils prennent tout mais te rendent la monnaie en pesos... dans les villages, certains ne prennent que les dollars (monnaie rendue en pesos idem)... Prévoir 10 Dollars à l'allée pour la carte touristique (= c juste le droit de poser les pieds dans l'aéroport) et 20 dollars pour le retour (= tu as le droit de repartir chez toi).
Les petits riens qui font du bien : Si il te reste qlq grammes de dispo dans ta valise, ramène des paquets de bonbons et des chewingum que tu distribueras aux enfants qui bordent les routes et de font coucou de la main lors des excursions... Pour eux, un bonbon ça vaut de l'or ! Perso, j'avais aussi ramené (mais je bosse dans un bureau) des stylos, gommes, colles, que j'ai pu distribuer aux enfants d'une petite école et d'une coopérative agricole lors des excursions.
Les souvenirs : Pas terrible mais j'ai trouvé mon bonheur et fait le bonheur des miens en ramenant quelques bijoux et des cadres photos ! Sont des pros du recyclage d'écorces de noix de coco ! lol ! Des vendeurs vous accosterons sur la plage (négociation obligatoire là aussi) !
L'alcool et le tabac : Officiellement c 2 bouteilles et 2 cartouches par personne ! Officieusement, j'ai pas ramené de bouteilles mais j'ai ramené 4 cartouches de clopes à 440 pesos la cartouche (boutique de l'hotel) soit : 11€ la cartouche ! Qui dit mieux ??? Même à l'aéroport ils font pas mieux !
Les vêtements : Ben c tenues d'été exigées ! Tu peux laisser les manteaux à l'aéroport (y'en a pas besoin là-bas) !Maillots de bain et pareo le jour, short ou bermuda pour les excursions (avec le maillot de bain en dessous de rigueur aussi), et pour le soir, ben c chacun ses gouts ;-) Penses juste à prendre une "petite laine" pour les trajets avion/car (la clim est mortelle)...
Bon je crois que j'ai fais le tour mais pour être plus brève (lol), la seule chose que j'ai détesté dans ce voyage, c'est : 🙁DE RENTRER SUR PARIS !🙁 Je me suis tapée une semaine de grosse déprime à ne penser qu'à mes cocotiers et à repasser les quelques 150 photos que j'avais pris. Dur dur le retour à la réalité.
J'espère au moins que tout mon blabla te (vous) sera utile ! Bon voyage !
L'hotel : Les chambres sont grandes et propres. A dispo, serviettes, frigo, coffre-fort (15€ la semaine), TV (pkoi faire ?) Je laissais tous les jours un petit pourboire à la femme de chambre = boissons à gogo dans le frigo, serviettes impeccables. Le pb de l'hotel, c'est le calcaire ! Ils ne connaissent pas l'antical là-bas (mais clairement, c pas le calcaire sur les robinets de la baignoire qui a gaché mon séjour mdr) L'eau de la douche : un peu froide cause que tlm se douche vers 18h/19h le soir, du coup, c plutot rafraichissant mais ça, c pareil, qd tu as passé la journée sous le soleil, une petite douche fraiche, c revitalisant !!!
Si tu observes le moindre pb ou manquement dans ta chambre, n'hésites pas à en parler direct à la réception ou à ton TO (nous c'était Paul de Promovacances) et c réglé dans la journée sans soucis.
La nourriture : 2 restos et 3 open bar. Y'en a pour tous les gouts : soit tu fais dans l'exotique = sucré/salé soit tu restes dans le traditionnel et là, tu peux manger des pates (c toi qui dis ce que tu veux dedans, c préparé sous ton nez et c très bon), des frites ou des pizzas au resto de la plage... Ne cherche pas de fromage, y'en a pas (ou des pates molles mais c infecte) mais je me suis vangée sur les fruits : juteux, succulants, mes papilles s'en souviennent encore. Perso, je suis assez traditionnelle côté miam miam alors le buffet, au bout d'une semaine, j'en avais ras le bol mais y'en a bcp que ça contente clairement !
Les boissons, alcoolisées ou non, c'est à volonté tout au long de la journée ! Aucun souci gastrique avec l'eau fournie par l'hotel en bouteille et carafe. A proscrire : l'eau du robinet et même pour se laver les dents... nous, on utilisait les bouteilles du réfrigérateur... chacun son truc !
Les animations et animateurs : Je suis partie avec ma meilleure amie, toutes les deux célibataires alors forcément, on s'est très vite fait repéré et nous gardons d'eux de très bons souvenirs... no comment's. Spectacle différents tous les soirs de 21h30 à 22h30... puis, discothèque pour la mise en pratique des cours de danses pris en journée ! lol ! Pour les petits, spectacle à 20h30. Il ne faut pas rechigner (même les timides au contraire) à participer au cours de salsa, merengue, bachatta, aérobic, step (c le lendemain qu'on en ressent les effets), etc, et aux tournois qui sont organisés sur la plage (vollez, pétanque, ping-pong, bagminton, etc), ça rapproche les gens et le contact se fait plus facilement avec les animateurs aussi ! Possibilité de se faire prêter des vélos pendant 1h ! Et quels vélos !!! A tester pour pas mourir idiot ! mdr la virée du côté de Las Galleras (village à 5 min de l'hotel) avec les vélos de l'hotel... allez un peu de courage ! Aussi au programme ! Planche à voile, plongée, catamaran, pédalo moyennant caution restituée si pas de casse évidemment.
Les excursions (tites photos) : On a fait le Safari (coccys fragile s'abstenir) : Bocca del diablo, plage, repas dans une coopérative, démonstration de combat de coqs (parait que c les us et coutumes du pays), plongeon cascade, et le Quad (80km avec Adventura) : Traversées des villages sur route et en montagne, stop cascade, stop plage, repas sur la dite plage, stop école (en sus parce que je l'avais demandé)...
Faut négocier les prix, tout se négocie là-bas ! Aucuns regrets ! Pour l'excursion en Quad, on a mangé sur la plage du poisson mariné et grillé, ça a été le meilleur repas de tout le séjour ! nous avons pris les excursions par le biais du TO sur place de Promo mais nous avons négocié les prix 65/70€ au lieu de 90€. Pour négocier, laisse passer la foule (petit tour sur la plage ou à la piscine ou petit déjeuner) et retourne voir ton TO vers 11h, une fois que tlm est passé, là, tu pourras négocier ! le tout c d'être agréable et souriant.
Certe, tu rencontreras des personnes qui ont pris des excursions par d'autres biais (Manuel la Bomba entre autre) par contre, les déjeuners ne sont pas compris et les assurances non plus. Pour le Quad, ils le font sur la plage pour 40 à 60€ (idem, c à la tete du client) en outre, ils n'ont pas vu les memes site que nous, sont partis vers 10h et rentrés vers 16h avec des Quad aux pneus lissent... (arfff, j'ai déjà eu du mal avec des Quads dits "en bon état"). Nous, ct départ à 8h30, retour vers 17h/17h30 en ayant parcouru 80km (montagne, route, plage)... chacun son truc ;-)
Des amis (rencontrés sur place) ont fait l'excursion des baleines mais à priori, à moins d'être vraiment accros aux baleines, ça ne vaut pas le tarif, y'a bcp de monde et le repas n'est pas compris.
Pour ce qui est des moustiques, perso, je n'ai eu aucun pb (3 petites piqures) ! ma copine un peu plus... leur terrain de prédilection, les genoux et les chevilles par contre, c vrai que ça gratte bcp plus qu'une piqure de moustique "française". Munis toi d'un bon répulsif que tu mettras le soir avant d'aller diner mais en journée, c no pb, ils dorment !
Pour la langue : les animateurs et réceptionnistes ne parle pas le français courament mais on arrive tjr à se faire comprendre... Au pire, si il y a un réel pb de langue, tu passes par ton TO sur place... et puis tout de meme, la plupart d'entre eux connaissent les mots les plus courants et savent aussi se faire comprendre...pas d'inquiètude... Perso mais parce que j'adore cette langue, j'ai pu élargir l'éventail de mon vocabulaire espagnol !
Pour les euros et les dollars : 1€ = 40 pesos et 1 Dollar = 34/36 pesos. A la boutique de l'hotel, ils prennent tout mais te rendent la monnaie en pesos... dans les villages, certains ne prennent que les dollars (monnaie rendue en pesos idem)... Prévoir 10 Dollars à l'allée pour la carte touristique (= c juste le droit de poser les pieds dans l'aéroport) et 20 dollars pour le retour (= tu as le droit de repartir chez toi).
Les petits riens qui font du bien : Si il te reste qlq grammes de dispo dans ta valise, ramène des paquets de bonbons et des chewingum que tu distribueras aux enfants qui bordent les routes et de font coucou de la main lors des excursions... Pour eux, un bonbon ça vaut de l'or ! Perso, j'avais aussi ramené (mais je bosse dans un bureau) des stylos, gommes, colles, que j'ai pu distribuer aux enfants d'une petite école et d'une coopérative agricole lors des excursions.
Les souvenirs : Pas terrible mais j'ai trouvé mon bonheur et fait le bonheur des miens en ramenant quelques bijoux et des cadres photos ! Sont des pros du recyclage d'écorces de noix de coco ! lol ! Des vendeurs vous accosterons sur la plage (négociation obligatoire là aussi) !
L'alcool et le tabac : Officiellement c 2 bouteilles et 2 cartouches par personne ! Officieusement, j'ai pas ramené de bouteilles mais j'ai ramené 4 cartouches de clopes à 440 pesos la cartouche (boutique de l'hotel) soit : 11€ la cartouche ! Qui dit mieux ??? Même à l'aéroport ils font pas mieux !
Les vêtements : Ben c tenues d'été exigées ! Tu peux laisser les manteaux à l'aéroport (y'en a pas besoin là-bas) !Maillots de bain et pareo le jour, short ou bermuda pour les excursions (avec le maillot de bain en dessous de rigueur aussi), et pour le soir, ben c chacun ses gouts ;-) Penses juste à prendre une "petite laine" pour les trajets avion/car (la clim est mortelle)...
Bon je crois que j'ai fais le tour mais pour être plus brève (lol), la seule chose que j'ai détesté dans ce voyage, c'est : 🙁DE RENTRER SUR PARIS !🙁 Je me suis tapée une semaine de grosse déprime à ne penser qu'à mes cocotiers et à repasser les quelques 150 photos que j'avais pris. Dur dur le retour à la réalité.
J'espère au moins que tout mon blabla te (vous) sera utile ! Bon voyage !
Images... English translation pending
Il suffit parfois d'une musique, d'une parole, d'un geste, d'une senteur et voici que défilent les images épinglées sur le fil des souvenirs :
Monument Valley, un sentier de poussière rouge et brûlante, les chevilles frôlées par 'l'herbe qui roule' et cette certitude de parfaite harmonie entre le temps et l'espace.
Les fruits aux formes, aux couleurs et aux saveurs surprenantes, offerts avec un sourire timide sur le bord d'une route près de Kandy. Simple partage et jolie rencontre.
Plage de la Penouille, un vieux tronc d'arbre sur lequel je suis assise, solitaire et contemplative...
Hydra, le soleil qui fait éclater le blanc des maisons, le bleu du ciel et le rose des lauriers le long du sentier qui se perd dans les collines.
La préparation des crêpes 'avec l'accent' chez Réjeanne en Gaspésie, et les fous rires qui vont avec.
Le chant étrange des éoliennes sur les collines dorées de San Francisco.
Le geste élégant et savant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia.
Alpuente, la vieille dame qui vient vers moi, me prend le bras, et me parle encore et encore et que je ne comprends pas et qui me sourit et qui m'offre un brin de menthe. Je la quitte après l'avoir serrée fort dans mes bras.
Ste Rose du Nord, le regard qui se perd le long des rives du Saguenay...
Le vertige en marchant la tête en l'air dans les rues de New York.
La neige tourbillonne sous le vent violent, la nuit est glaciale (on nous a annoncé -40°) et la lumière jaune des réverbères jette des ombres lugubres sur la rue vide et silencieuse. Alors que mon amie est partie chercher sa voiture et que je l'attends en essayant de ne pas me transformer en glaçon, un homme sur son vtt passe en sifflant... Vision totalement surréaliste, une nuit dans le vieux Montréal.
Et puis tant d'autres images encore...
Vous en avez aussi bien sûr ? Alors épinglez-les sur le fil des souvenirs, vous voulez-bien ?
Dolma
Monument Valley, un sentier de poussière rouge et brûlante, les chevilles frôlées par 'l'herbe qui roule' et cette certitude de parfaite harmonie entre le temps et l'espace.
Les fruits aux formes, aux couleurs et aux saveurs surprenantes, offerts avec un sourire timide sur le bord d'une route près de Kandy. Simple partage et jolie rencontre.
Plage de la Penouille, un vieux tronc d'arbre sur lequel je suis assise, solitaire et contemplative...
Hydra, le soleil qui fait éclater le blanc des maisons, le bleu du ciel et le rose des lauriers le long du sentier qui se perd dans les collines.
La préparation des crêpes 'avec l'accent' chez Réjeanne en Gaspésie, et les fous rires qui vont avec.
Le chant étrange des éoliennes sur les collines dorées de San Francisco.
Le geste élégant et savant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia.
Alpuente, la vieille dame qui vient vers moi, me prend le bras, et me parle encore et encore et que je ne comprends pas et qui me sourit et qui m'offre un brin de menthe. Je la quitte après l'avoir serrée fort dans mes bras.
Ste Rose du Nord, le regard qui se perd le long des rives du Saguenay...
Le vertige en marchant la tête en l'air dans les rues de New York.
La neige tourbillonne sous le vent violent, la nuit est glaciale (on nous a annoncé -40°) et la lumière jaune des réverbères jette des ombres lugubres sur la rue vide et silencieuse. Alors que mon amie est partie chercher sa voiture et que je l'attends en essayant de ne pas me transformer en glaçon, un homme sur son vtt passe en sifflant... Vision totalement surréaliste, une nuit dans le vieux Montréal.
Et puis tant d'autres images encore...
Vous en avez aussi bien sûr ? Alors épinglez-les sur le fil des souvenirs, vous voulez-bien ?
Dolma
Métro boulot dodo? English translation pending
Aujourd'hui comme tous les matins, je sors de chez moi et vais travailler.
Là, c'est normal.
Je longe le pré avec les grosses vaches, solidement bien musclées "blanc bleu belge", levant la tête et me regardant. Je leur lance comme d'habitude "Bonjour les louloutes! Ca va les grosses? La vie est belle?"
Et je me demande si je leur suis aussi attrayante à regarder qu'un train...
Là, c'est pas encore le métro...
300 mètres plus haut, je rejoins une autre petite route, mais moins petite que la première, et je continue à longer la route. Comme d'habitude je dis "Bonjour les louloutes! Vous z'allez bien? La vie est belle? Fait un peu froid, non?" aux moutons et ânes du pré de gauche, et aux quatres chevaux de traits, bien gros, tout beige avec la crinière foncée du pré de droite...
Je regarde le paysage tout en marchant... C'est magnifique...
La brume n'est pas encore levée, le soleil essaie de percer dans le brouillard, je me trouve sur une hauteur, de chaque côté de la route l'horizon est loin... J'apercois le clocher qui dépasse toutes les maisons du village, et des champs à perte de vue...
Quelques grosses maisons bordent cette belle route, certains chiens aboient sur mon passage, des petits roquets ou de gros bouviers...
Aucune voiture n'est encore passée...
Je marche, et marche.
Depuis 3 ou 4 jours, une de mes chaussures couine comme une truie, ca me dérange un chouya...
Ah? Le bruit d'un moteur... "Allééé siouplait, vous m'prennez? ..............
Pfffffffff enfoiré... Tu crois que je vais te voler ou quoi? J'ai même pas mon permis!!!"
J'arrive à "la" route. Yeaaaaaaah!! Merci m'sieur!!!
Et me voili au chaud à papoter avec un parfait inconnu, allant direct sur la capitale, comme moi.
Est il directeur d'entreprise ou employé de bureau? Peut importe, on se sourit, on fait connaissance, et puis aurevoir et merci. Merci beaucoup.
Enfin me voilà dans le métro...
Hôtel Palm Beach à Margarita English translation pending
Bonjour,
Je prévois partir en mars pour cette destination et cet hôtel. Avez-vous des commentaires a me faire sur le lieu, les activités, la sécurité, la plage, l'hôtel, avant d'officialiser cet achat?
Merci beaucoup
Je prévois partir en mars pour cette destination et cet hôtel. Avez-vous des commentaires a me faire sur le lieu, les activités, la sécurité, la plage, l'hôtel, avant d'officialiser cet achat?
Merci beaucoup
Situation en Bolivie ( Part III la vengeance ) English translation pending
Bonjour a tous,
Cette semaine a ete plutot chaude et mouvementee en Bolivie. Comme toujours je precise que je ne suis pas la pour crier au loup ni pour alarmer les voyageurs qui auraient dans l idee de trainer leurs basquets a la Paz. Soit vous venez pour passer 2 semaines de vacances en Bolivie en pensant voir un maximum de cartes postales (rien de desobligeant de ma part), et dans ce cas la je vous deconseille d y aller car vous aurez des problemes dans vos deplacements, soit vous venez a la Paz dans un contexte plus large ou vous pouvez vous permettre de prendre le temps de mettre un peu le nez dans ce qui est entrain de se passer et dans ce cas la, bien au contraire je vous invite a vous y plonger corps et ame !
Pour resumer la situation : Carlos Mesa, president de la Bolivie, etait pris entre le marteau et l enclume, d'une part augmenter les impots sur le brut et le gaz soutirrés du sol bolivien par les multinationales...et se mettre donc a dos ces societes ( qui sont meme capable de mettre un terme a leurs extractions....donc perte seche pour les caisses de la Bolivie en cas de depart des Texaco, Petrobras, et autre Total ), d autre part ne pas augmenter les impots s etait se mettre a dos les syndicats boliviens qui declarent que les mechants etrangers volent la gentille Bolivie en ne payant que tres peu d impot !...
Donc Mesa dans un premier temps ( tres courageux ) avait declaré que seuls le senat ou les deputes pouvaient se mettre d accord et prendre une decision ....( donc premiere crise il y a trois mois ) ...la patate chaude est revenu sur le bureau de Mesa puisqu aucune chambre n'a voulu prendre le risque de se decider ! ce qui explique la tention depuis deux semaines.......
Puis date butoir...il y a 10 jours sur une nouvelle loi qui declare augmenter de 25 a 50 % les impots sur l extraction, et cette nouvelle loi, le president devait la ratiffier .....coute que coute .....et il l a fait ( de toute facon, il n avait pas d autre alternative).....mais du meme coup il mecontente les multinationales petrolieres ( Petrobras declare deja qu il gele les investissement en Bolivie, etc ..)...et du cote des syndicats ( on aurait pensé qu ils seraient plutot contents ), et ben non, il sont mecontents car il fallait passer non pas a 50 % mais a 100 % ou alors carrement nationaliser tous les hydrocarbures boliviens....bref les syndicats jouent la carte des "jamais contents".
En fait Les syndicats veulent la "peau" de Mesa, donc qu il dise Blanc ou noir ou gris, de toute facon les syndicats sont contre lui. Voila qui n est pas facile !
Questions : Pourquoi veulent ils coute que coute la peau de Mesa .....ahahhahah ben voila ou pourraient commencer les points de vues de chacun ....... d une part les syndicats sont loins d etre tous des anges, ( les syndicats les plus puissants sont les routiers et les cocaleros ..ceux qui cultives la feuille de coca ), nous ne sommes pas non plus naifs, et nous savons tous que bien que la feuille de coca puisse se macher a longueur de journee, 95 % de la production bolivienne de coca ne se destine pas au machage . Donc les routiers sont tenus par les syndicats, donc les blocages de routes sont en general tres bien suivi ( comme par hasard ). Les paysans suivent ceux qui geulent le plus forts ( en general les syndicats de cocaleros )....qui voudraient peut etre ( alors qu ils sont deja au parlement ) mettre en place a la presidence quelqu un qui leur donne toute entiere satisfaction . ( pas aux paysans, mais non ! mais aux syndicats de cocaleros ) ...(surement pour developper le machage de la feuille de coca a l'exportation).
Donc voici le troisieme chapitre qui s ouvre : Mesa a ratifié la nouvelle loi, la balle se trouve maintenant cote syndicats . Les actions de cette semaine ont donc eu pour but de renverser Mesa . tout dabord par le peuple, ce qui expliquent les nombreuses marches vers La Paz, avec pour accompagnement les coupures de route, ou le blocus de La Paz ............quelques debordements de la part d activistes vite calmés par les matraques de la police ......comme ca ne marche pas.......les syndicats essayent une autre strategie : la corruption de quelques colonels pour soulever l armee ( ca c etait mardi 24 mai ) ...mais bon, ces quelques colonels ont un peu bouge mais pas le reste de l armee, donc ca a echoué aussi lamentablement ! Apres leur apparition raté a la tele pour demander a Mesa de partir, ils ont affirme " no es un golpe militar" .non-non..c etait seulement une "tentative"....
A la tele, Herrera (a gauche) et Galindo (a droite) deux lieutenants colonels demandent spontanement la demission de Mesa (une enveloppe glissee des syndicats cocaleros depasse encore a gauche de l image sous la table)
En fait le probleme n est pas moral ( choisir entre un Mesa corrompu et un syndicat de cocalero ), on aurait du mal a trouver le "gentil" de l histoire, le probleme vient que Mesa n interresse que la Bourgeoisie et les investisseurs fortunees de Bolivie ( soit 0, 0000000001 % de la polulation ) et que les cocaleros par leur mine super tendre et sympa aux manieres expeditives empruntes a leur copain de Medelin, font la joie de 5 ou 10 % de la polulation, c'est a dire ceux qui labourent, plantent, recoltent la coca pour la vendre ensuite ( avec commissions des syndicats ) aux ...heu.....laboratoires qui la changent en feuille a macher . ( ben tiens ) . Bref .. d'un cote 0, 0000001 % contre 5 a 10 % de la population et au milieu 90 % des boliviens qui ne comprennent pas trop ce qui se passe ..ceux la c est 60 % en dessous du seuil de misere alors que ca soit le fric du gaz ou des feuilles de cocas ...ils ne sont pas prets de le voir ! ni meme de le voir investi dans des ecoles ! ( des fois que ca les rendent un jour capable de comprendre ! ) .
Apres le passage a la tele des deux gugusses spontanes, Mesa demande a l armee et non plus a la police d'assurer la securite de la place centrale ( une facon de montrer qu il controle toujours l armee ) . D ailleurs la haut commandement de l armee a declaré apres l arrestation des deux gugusses colonels de la tele qu il s'agissait de "gente sin futuro en las fuerzas armadas dispuesta a decir cualquier cosa" d'ailleur a mon avis a l heure actuelle ils non plus aucun futur et il ne sont plus du tout capable de dire quoi que ce soit ...puisqu'on ne les a plus revu depuis !
Bref, dans une bonne guerre civile, il faut toujours deux camps mais qui puissent quand meme regrouper a eux 2 la majorite des convictions...regarder par exemple le referendum en France, il y a 1 mois tout le monde s en foutait, aujourd'hui apres 1 mois de propagande tout le monde est OUI ou NON et tout le monde s enguele dans les familles ( c'est ca le debut d un bon conflit ) Mais en Bolivie, pour un truc tout de meme plus important, le bolivien de masse s en fou ! Donc la situation peut continuer a crapauter comme ca pendant des semaines . Soit ca se tasse et Mesa a gagné la partie, soit les syndicats arrivent a lancer un gros choc, ( par exemple une grosse repression bien provoqué ..quitte meme a payer l armee par les syndicats pour reprimer dans le sang ..comme en 2003 .... et hop, le lendemain dans la presse 200 morts avec femmes et enfants et la c est gagné pour les syndicats ...puisque les 90 % des boliviens sortiront de leur somnolence pour crier :" Mesa, assassin !" ...et Mesa suivra la methode " je m echappe en helico ! "
Bref nous voila a une charniere, aujourd hui ( jeudi ) en Bolivie c est la fete de Corpus Christi et demain vendredi c est la fete des meres, alors les syndicats ont decreté une treve jusqu a samedi ( le temps de se donner des idees de lancer ou de payer le prochain soulevement ! ).
Pour vous donner une idee de la bonne ambiance en ce moment a la Paz : pour la premiere fois depuis...des lustres, Mesa ne s est pas rendu a la cathedrale pour corpus christi ...la trouille !!!!!!!!!! des fois qu une balle perdu qui passait par la par hasard lui traverse le crane .....un accident quoi ! surement un " individu psychiquement instable" pourrait par exemple avoir une idee aussi saugrenue, non ? Bref Mesa il est resté a la maison aujourd'hui, il pleuvait pas beau pour aller a l eglise qu il a dit !
Et puis des "groupes radicaux" comme on dit ( puisque les syndicats sont eux officielement en treve...ca ne peux donc pas venir d eux, non ? ), ont mis un peu d ambiance sur la place centrale aujourd'hui ( il faut dire que la place en ce moment est interdite aux vehicules et aux personnes aussi ), donc pour faire vraiment la manif devant le palais en ce moment il faut vraiment vouloir ! ( mais les groupes "radicaux " peuvent !).
Pour ce qui est des coupures de routes, a la Paz ( en ville ) c'est aujourd'hui tranquille ) mais par contre les routes qui y menent sont ouvertes, fermees, ouvertes, fermees...bon tout depend de l heure !...en attendant la fin de la treve ...samedi ! En tout cas la route La Paz - Oruro est bloquee de meme pour la route La Paz - Desaguadero et vers Copacabana......Probleme aussi entre Bolivie et Le Perou au poste frontiere du cote du Lac Titicaca .
Bref comme qui dirait " tout va bien ", ca va si bien que l Argentine s est proposé de faire le mediateur, mais les boliviens ne veulent pas de mediateurs la dedans, ils vont regler leurs problemes "internos" tous seuls........ en tout cas aujourd'hui le gouvernement argentin a mis en place 5 avions Hercule pour rapatrier tous les argentins encore a la Paz si "el problema Interno" degenere !
A bientot !
Samedi la suite !
Herge !
Cette semaine a ete plutot chaude et mouvementee en Bolivie. Comme toujours je precise que je ne suis pas la pour crier au loup ni pour alarmer les voyageurs qui auraient dans l idee de trainer leurs basquets a la Paz. Soit vous venez pour passer 2 semaines de vacances en Bolivie en pensant voir un maximum de cartes postales (rien de desobligeant de ma part), et dans ce cas la je vous deconseille d y aller car vous aurez des problemes dans vos deplacements, soit vous venez a la Paz dans un contexte plus large ou vous pouvez vous permettre de prendre le temps de mettre un peu le nez dans ce qui est entrain de se passer et dans ce cas la, bien au contraire je vous invite a vous y plonger corps et ame !
Pour resumer la situation : Carlos Mesa, president de la Bolivie, etait pris entre le marteau et l enclume, d'une part augmenter les impots sur le brut et le gaz soutirrés du sol bolivien par les multinationales...et se mettre donc a dos ces societes ( qui sont meme capable de mettre un terme a leurs extractions....donc perte seche pour les caisses de la Bolivie en cas de depart des Texaco, Petrobras, et autre Total ), d autre part ne pas augmenter les impots s etait se mettre a dos les syndicats boliviens qui declarent que les mechants etrangers volent la gentille Bolivie en ne payant que tres peu d impot !...
Donc Mesa dans un premier temps ( tres courageux ) avait declaré que seuls le senat ou les deputes pouvaient se mettre d accord et prendre une decision ....( donc premiere crise il y a trois mois ) ...la patate chaude est revenu sur le bureau de Mesa puisqu aucune chambre n'a voulu prendre le risque de se decider ! ce qui explique la tention depuis deux semaines.......
Puis date butoir...il y a 10 jours sur une nouvelle loi qui declare augmenter de 25 a 50 % les impots sur l extraction, et cette nouvelle loi, le president devait la ratiffier .....coute que coute .....et il l a fait ( de toute facon, il n avait pas d autre alternative).....mais du meme coup il mecontente les multinationales petrolieres ( Petrobras declare deja qu il gele les investissement en Bolivie, etc ..)...et du cote des syndicats ( on aurait pensé qu ils seraient plutot contents ), et ben non, il sont mecontents car il fallait passer non pas a 50 % mais a 100 % ou alors carrement nationaliser tous les hydrocarbures boliviens....bref les syndicats jouent la carte des "jamais contents".
En fait Les syndicats veulent la "peau" de Mesa, donc qu il dise Blanc ou noir ou gris, de toute facon les syndicats sont contre lui. Voila qui n est pas facile !
Questions : Pourquoi veulent ils coute que coute la peau de Mesa .....ahahhahah ben voila ou pourraient commencer les points de vues de chacun ....... d une part les syndicats sont loins d etre tous des anges, ( les syndicats les plus puissants sont les routiers et les cocaleros ..ceux qui cultives la feuille de coca ), nous ne sommes pas non plus naifs, et nous savons tous que bien que la feuille de coca puisse se macher a longueur de journee, 95 % de la production bolivienne de coca ne se destine pas au machage . Donc les routiers sont tenus par les syndicats, donc les blocages de routes sont en general tres bien suivi ( comme par hasard ). Les paysans suivent ceux qui geulent le plus forts ( en general les syndicats de cocaleros )....qui voudraient peut etre ( alors qu ils sont deja au parlement ) mettre en place a la presidence quelqu un qui leur donne toute entiere satisfaction . ( pas aux paysans, mais non ! mais aux syndicats de cocaleros ) ...(surement pour developper le machage de la feuille de coca a l'exportation).
Donc voici le troisieme chapitre qui s ouvre : Mesa a ratifié la nouvelle loi, la balle se trouve maintenant cote syndicats . Les actions de cette semaine ont donc eu pour but de renverser Mesa . tout dabord par le peuple, ce qui expliquent les nombreuses marches vers La Paz, avec pour accompagnement les coupures de route, ou le blocus de La Paz ............quelques debordements de la part d activistes vite calmés par les matraques de la police ......comme ca ne marche pas.......les syndicats essayent une autre strategie : la corruption de quelques colonels pour soulever l armee ( ca c etait mardi 24 mai ) ...mais bon, ces quelques colonels ont un peu bouge mais pas le reste de l armee, donc ca a echoué aussi lamentablement ! Apres leur apparition raté a la tele pour demander a Mesa de partir, ils ont affirme " no es un golpe militar" .non-non..c etait seulement une "tentative"....
A la tele, Herrera (a gauche) et Galindo (a droite) deux lieutenants colonels demandent spontanement la demission de Mesa (une enveloppe glissee des syndicats cocaleros depasse encore a gauche de l image sous la table)En fait le probleme n est pas moral ( choisir entre un Mesa corrompu et un syndicat de cocalero ), on aurait du mal a trouver le "gentil" de l histoire, le probleme vient que Mesa n interresse que la Bourgeoisie et les investisseurs fortunees de Bolivie ( soit 0, 0000000001 % de la polulation ) et que les cocaleros par leur mine super tendre et sympa aux manieres expeditives empruntes a leur copain de Medelin, font la joie de 5 ou 10 % de la polulation, c'est a dire ceux qui labourent, plantent, recoltent la coca pour la vendre ensuite ( avec commissions des syndicats ) aux ...heu.....laboratoires qui la changent en feuille a macher . ( ben tiens ) . Bref .. d'un cote 0, 0000001 % contre 5 a 10 % de la population et au milieu 90 % des boliviens qui ne comprennent pas trop ce qui se passe ..ceux la c est 60 % en dessous du seuil de misere alors que ca soit le fric du gaz ou des feuilles de cocas ...ils ne sont pas prets de le voir ! ni meme de le voir investi dans des ecoles ! ( des fois que ca les rendent un jour capable de comprendre ! ) .
Apres le passage a la tele des deux gugusses spontanes, Mesa demande a l armee et non plus a la police d'assurer la securite de la place centrale ( une facon de montrer qu il controle toujours l armee ) . D ailleurs la haut commandement de l armee a declaré apres l arrestation des deux gugusses colonels de la tele qu il s'agissait de "gente sin futuro en las fuerzas armadas dispuesta a decir cualquier cosa" d'ailleur a mon avis a l heure actuelle ils non plus aucun futur et il ne sont plus du tout capable de dire quoi que ce soit ...puisqu'on ne les a plus revu depuis !Bref, dans une bonne guerre civile, il faut toujours deux camps mais qui puissent quand meme regrouper a eux 2 la majorite des convictions...regarder par exemple le referendum en France, il y a 1 mois tout le monde s en foutait, aujourd'hui apres 1 mois de propagande tout le monde est OUI ou NON et tout le monde s enguele dans les familles ( c'est ca le debut d un bon conflit ) Mais en Bolivie, pour un truc tout de meme plus important, le bolivien de masse s en fou ! Donc la situation peut continuer a crapauter comme ca pendant des semaines . Soit ca se tasse et Mesa a gagné la partie, soit les syndicats arrivent a lancer un gros choc, ( par exemple une grosse repression bien provoqué ..quitte meme a payer l armee par les syndicats pour reprimer dans le sang ..comme en 2003 .... et hop, le lendemain dans la presse 200 morts avec femmes et enfants et la c est gagné pour les syndicats ...puisque les 90 % des boliviens sortiront de leur somnolence pour crier :" Mesa, assassin !" ...et Mesa suivra la methode " je m echappe en helico ! "
Bref nous voila a une charniere, aujourd hui ( jeudi ) en Bolivie c est la fete de Corpus Christi et demain vendredi c est la fete des meres, alors les syndicats ont decreté une treve jusqu a samedi ( le temps de se donner des idees de lancer ou de payer le prochain soulevement ! ).
Pour vous donner une idee de la bonne ambiance en ce moment a la Paz : pour la premiere fois depuis...des lustres, Mesa ne s est pas rendu a la cathedrale pour corpus christi ...la trouille !!!!!!!!!! des fois qu une balle perdu qui passait par la par hasard lui traverse le crane .....un accident quoi ! surement un " individu psychiquement instable" pourrait par exemple avoir une idee aussi saugrenue, non ? Bref Mesa il est resté a la maison aujourd'hui, il pleuvait pas beau pour aller a l eglise qu il a dit !
Et puis des "groupes radicaux" comme on dit ( puisque les syndicats sont eux officielement en treve...ca ne peux donc pas venir d eux, non ? ), ont mis un peu d ambiance sur la place centrale aujourd'hui ( il faut dire que la place en ce moment est interdite aux vehicules et aux personnes aussi ), donc pour faire vraiment la manif devant le palais en ce moment il faut vraiment vouloir ! ( mais les groupes "radicaux " peuvent !).
Pour ce qui est des coupures de routes, a la Paz ( en ville ) c'est aujourd'hui tranquille ) mais par contre les routes qui y menent sont ouvertes, fermees, ouvertes, fermees...bon tout depend de l heure !...en attendant la fin de la treve ...samedi ! En tout cas la route La Paz - Oruro est bloquee de meme pour la route La Paz - Desaguadero et vers Copacabana......Probleme aussi entre Bolivie et Le Perou au poste frontiere du cote du Lac Titicaca .
Bref comme qui dirait " tout va bien ", ca va si bien que l Argentine s est proposé de faire le mediateur, mais les boliviens ne veulent pas de mediateurs la dedans, ils vont regler leurs problemes "internos" tous seuls........ en tout cas aujourd'hui le gouvernement argentin a mis en place 5 avions Hercule pour rapatrier tous les argentins encore a la Paz si "el problema Interno" degenere !
A bientot !
Samedi la suite !
Herge !
de Chateauvieux indésirable dans le capital d'Air Austral English translation pending
Les politiques Réunionnais fidèles à eux mêmes....l'incompétence et les intérêts personnels ont encore prévalu ...!!
Commentaire : L’aventure En choisissant de claquer la porte d’Air Austral au nez de Jacques de Chateauvieux et de BAIF, la SEMATRA fait le choix délibéré de refermer la compagnie sur elle-même. A l’heure où partout dans le monde les transporteurs aériens tissent des alliances et construisent des stratégies planétaires, Air Austral, du fait d’une décision purement politique, s’enferme capitalistiquement parlant dans son pré carré réunionnais. Ce protectionnisme frileux et d’un autre temps frise même par moment l’ostracisme. BAIF et Jacques de Chateauvieux lui auraient apporté les moyens d’un développement solide sur le long terme. Et n’en déplaise à certains membres de la SEMATRA, Jacques de Chateauvieux n’est pas “l’étranger”. Il a su donner à son groupe né dans notre île une dimension internationale. Pourquoi le lui reprocher ? Il n’est pas certain qu’au-delà de l’investissement initial le pool d’investisseurs “pays” ait les reins suffisamment solides pour donner à Air Austral l’avenir qu’elle mérite et qui est à sa portée. Une compagnie aérienne nécessite régulièrement de lourdes mises de fonds. L’exemple récent d’Air Bourbon est là pour montrer que faute d’un capital solide et d’investisseurs prêts à mettre au pot quand cela s’avère indispensable, une compagnie au mieux végète, au pire disparaît. Air Austral a su en quelques années passer du régional au long-courrier. D’autres perspectives se présenteront à elles. L’axe nord-sud n’est pas une fin en soi. Cela prendra du temps, mais il est vraisemblable qu’un jour Air Austral se posera en Inde, en Extrême-Orient et pourquoi pas en Australie. Encore faudra-t-il pour cela qu’il ne lui manque pas le nerf de la guerre, à savoir l’argent. La SEMATRA rêve d’une compagnie réunionnaise et qui le restera mais pour combien de temps ? Elle oublie qu’une compagnie au capital fragile est une proie facile. Nos politiques n’ont pas voulu aujourd’hui de BAIF et de Jacques de Chateauvieux. Auront-ils demain la possibilité de s’opposer à une entrée en force dans le capital d’Air Austral faute d’avoir les moyens de la contrer ?
Commentaire : L’aventure En choisissant de claquer la porte d’Air Austral au nez de Jacques de Chateauvieux et de BAIF, la SEMATRA fait le choix délibéré de refermer la compagnie sur elle-même. A l’heure où partout dans le monde les transporteurs aériens tissent des alliances et construisent des stratégies planétaires, Air Austral, du fait d’une décision purement politique, s’enferme capitalistiquement parlant dans son pré carré réunionnais. Ce protectionnisme frileux et d’un autre temps frise même par moment l’ostracisme. BAIF et Jacques de Chateauvieux lui auraient apporté les moyens d’un développement solide sur le long terme. Et n’en déplaise à certains membres de la SEMATRA, Jacques de Chateauvieux n’est pas “l’étranger”. Il a su donner à son groupe né dans notre île une dimension internationale. Pourquoi le lui reprocher ? Il n’est pas certain qu’au-delà de l’investissement initial le pool d’investisseurs “pays” ait les reins suffisamment solides pour donner à Air Austral l’avenir qu’elle mérite et qui est à sa portée. Une compagnie aérienne nécessite régulièrement de lourdes mises de fonds. L’exemple récent d’Air Bourbon est là pour montrer que faute d’un capital solide et d’investisseurs prêts à mettre au pot quand cela s’avère indispensable, une compagnie au mieux végète, au pire disparaît. Air Austral a su en quelques années passer du régional au long-courrier. D’autres perspectives se présenteront à elles. L’axe nord-sud n’est pas une fin en soi. Cela prendra du temps, mais il est vraisemblable qu’un jour Air Austral se posera en Inde, en Extrême-Orient et pourquoi pas en Australie. Encore faudra-t-il pour cela qu’il ne lui manque pas le nerf de la guerre, à savoir l’argent. La SEMATRA rêve d’une compagnie réunionnaise et qui le restera mais pour combien de temps ? Elle oublie qu’une compagnie au capital fragile est une proie facile. Nos politiques n’ont pas voulu aujourd’hui de BAIF et de Jacques de Chateauvieux. Auront-ils demain la possibilité de s’opposer à une entrée en force dans le capital d’Air Austral faute d’avoir les moyens de la contrer ?
Arnaque au Vietnam! English translation pending
salut a tous,
je suis actuellement au vietnam et je reviens de hoi an(centre vietnam).lors de mon passage dans cette ville je suis alle a la vietcombank pour echanger 100 euros en cheque voyage.cette somme est equivalente a 2 000 000 de dong.la femme de la banque me compte rapidement les billets sous le nez, et me donne la somme que je m'enpresse de mettre dans mes poches pour eviter d'etaler une telle somme au nez de tout le monde.(celle ci me me donne pas le recu, mais machinalement je lui demande et je l'obtient).a mon retour immediat a l'hotel je decide de ranger correctement la somme mais a ma grande surprise je m'apercois qu'il manque 100 000 dong!!je recompte 3 fois(en l'etalant sur le lit), mon amie egalement, on y croit pas on s'est fait enfler !?degoute!!deja que dans ce pays il faut toujours etre vigilant..on se dit qu on la dans l'os mais on va tout de meme se plaindre pour le principe.a peine arrive la femme nous reconnais, je commence a lui parler et sa collegue(sans que je puisse finir ma phrase)me demande la somme que j'ai dans la main, la prend rapidement, la manipule et la repasse immediatement a la personne qui me fait face .embrouille!?!?elle me recompte les sous sous le nez, tranquillement, et on tombe sur le compte!!!!!!!!!!!!elle nous dit que les billets etaient colles.depuis quand les vieux billets ( il y avait que des vieux)se collent ensembles??pur elles tout est ok mais on comprend bien qu'elles ont ete tres malines, pour eviter le scandale, d'un tour de passe passe(on se croirait a st ouen!)elles ont remis deux billets de 50 000 milles..
alors attention!!!!!!!!!!!!!!!!!!on dois pas etre les seuls.recompter de suite ou demander lui de vous compter la somme doucement.la vigilance est de rigeur dans ce pays et j'en suis bien desole...
yo
je suis actuellement au vietnam et je reviens de hoi an(centre vietnam).lors de mon passage dans cette ville je suis alle a la vietcombank pour echanger 100 euros en cheque voyage.cette somme est equivalente a 2 000 000 de dong.la femme de la banque me compte rapidement les billets sous le nez, et me donne la somme que je m'enpresse de mettre dans mes poches pour eviter d'etaler une telle somme au nez de tout le monde.(celle ci me me donne pas le recu, mais machinalement je lui demande et je l'obtient).a mon retour immediat a l'hotel je decide de ranger correctement la somme mais a ma grande surprise je m'apercois qu'il manque 100 000 dong!!je recompte 3 fois(en l'etalant sur le lit), mon amie egalement, on y croit pas on s'est fait enfler !?degoute!!deja que dans ce pays il faut toujours etre vigilant..on se dit qu on la dans l'os mais on va tout de meme se plaindre pour le principe.a peine arrive la femme nous reconnais, je commence a lui parler et sa collegue(sans que je puisse finir ma phrase)me demande la somme que j'ai dans la main, la prend rapidement, la manipule et la repasse immediatement a la personne qui me fait face .embrouille!?!?elle me recompte les sous sous le nez, tranquillement, et on tombe sur le compte!!!!!!!!!!!!elle nous dit que les billets etaient colles.depuis quand les vieux billets ( il y avait que des vieux)se collent ensembles??pur elles tout est ok mais on comprend bien qu'elles ont ete tres malines, pour eviter le scandale, d'un tour de passe passe(on se croirait a st ouen!)elles ont remis deux billets de 50 000 milles..
alors attention!!!!!!!!!!!!!!!!!!on dois pas etre les seuls.recompter de suite ou demander lui de vous compter la somme doucement.la vigilance est de rigeur dans ce pays et j'en suis bien desole...
yo
De retour SuperClub Breezes Punta cana English translation pending
Hola les voyageurs(euses), Voiçi quelques infos sur le Superclub Breezes Punta Cana situé au nord de Punta Cana à 35 minutes de l'aéroport en autobus. Date de notre séjour: 2 au 16 Janvier 2005 Hôtel en général: Immense, Superbe endroit, très propre et très bien entretenu. Quelques rénovations le jour mais rien pour gêner nos vacances.C'est le plus bel Hôtel qu'on a vue jusqu'à maintenant. Il y a beaucoup d'activités sur le site. C'est un Hôtel très complet et il vaut facilement son 4 étoiles... Service: 5 étoiles, Excellent en général, toujours très bien servi même dès de notre arrivée car, notre chambre était encore occupé alors on a demandé une autre chambre proche du reste de notre famille car le mercredi suivant, notre mariage avait lieu. On a eu la même chambre une étage plus haut.Bref, au Breezes, le client est Roi! C'est le sentiment que j'ai eu! Chambre:3 étoiles, Je donne la note de 3 au maximum car, les chambre auraient besoin d'une bonne mise à jour. Le lit est confortable et on avait tout ce qu'une chambre d'hôtel doit contenir. Comme exemple, un réfrigérateur rempli de Pepsi, 7up, bouteille d'eau. Mais une fois qu'on sort le nez sur le balcon, on oublie la chambre instantanément. La vue est magnifique (la piscine avec en arrière plan la mer). Un détail dont il faut pas oublier, la propreté. Notre chambre a toujours été très propre et la personne de chambre a toujours eu le sourire même après 10-12 heures de travail consécutif. Voiçi les infos de la chambre: #5305 (Bloc 5). Suggère fortement les blocs 5-6-7. Pourboire: On a laissé 1$USD par jour pour la chambre et elle a toujours été très propre. Nourriture: 4 étoiles et demi, On a été très surpris de la qualité de la nourriture. Au buffet, c'etait très bon et diversifié. Même quelqu'un de difficile trouvera quelque chose à manger. Côté restaurant à la carte, on doit arriver vers 5h30pm pour avoir une place à l'ouverture (plus ou moins 6h30pm). Généralement, on a pas eu de problème à manger dans ces restaurants.Dnnc, pas besoin de se lever à 6h du matin pour réservé comme on a vécu ailleurs... Le meilleur restaurant à notre goût est le Français suivi de l'Italien, Japonais, Marlin (grillades) et finalement, le Mexicain. Pour ceux qui n'aime pas les fruits de mer, n'ayez aucune crainte, il y a beaucoup d'autres choix!... Plage: 5 étoiles et demi :o) Tout simplement incroyable, la plus belle de tout nos voyages. Sable blanc farineux même dans l'eau.Pas de coquillage dans le sable, ni de cochonnerie dans l'eau. L'eau (Océan Atlantique) était turquoise/bleu et très limpide avec de forte vague mais juste assez pour avoir du fun. Pour les moins actifs, c'est sûr que vous allez trouver ça trop fort!!! Le paysage pourrait-être pris pour des cartes postale peu importe la direction ou vous regardez. On a jamais eu à se lever de bonne heure pour avoir des chaises à la plage. La piscine était plus occupé que la plage à notre grande surprise????? Peut-être le vent gênait les gens car il a venté beaucoup pendant tout notre séjour. Encore une fois, la propreté de la plage est à noter. Piscine: 4 étoiles, Nettoyer à chaque matin, elle était très propre.Assez grande. Un peu trop de monde à notre goût ainsi que pour la quantité de chaises. De toute façon, on aime mieux la plage. À côté de la piscine, on retrouve le kiosque de distribution de serviettes. Vous avez juste à présenter votre carte que l'on vous donnes lors de votre arrivée. Si elle est trop mouiller, vous pouvez l'échanger sans problème. Activité: 5 étoiles, il y a de tout pour tout le monde, volley-ball, soccer sur la plage, trapèze, hockey, trampoline, billard, ping-pong, tennis, basket-ball, même un jeux d'échec géant et j'en passe...en plus des article pour la mer et ceux qui sont payant comme les excursion en VTT, cheval etc. Nous on est aller sur l'Ile SAONA. Notre départ a eu lieu à 6h15 du matin en autobus. Deux heures plus tard nous sommes arrivé à un Hôtel de Bayahibe pour ensuite prendre un immense Catamaran. Une belle expérience d'une heure et demi pour ensuite arriver à Saona. L'ile est très jolie et encore une fois, le paysage donne l'impression de regarder une carte postale!!! L'arrêt sur Saona dure 2h30. Le diner était très bon. Fruit de mer, salade, cotelette de porc sur le BBQ et plus encore...Le retour c'est fait en "Speed Boat". Pour les connaisseur, deux moteurs V6 de 200 chevaux poussent le bateau à une vitesse incroyable. Quel sensation! Les Soirées: 3 étoiles et demi, Il y avait des spectacles différents à tous les soirs. C'est correct sans plus. Nous on aime mieux danser mais la discothèque nous a un peu déçu. Situé au sous-sol pas très bien aéré. Par contre, les deux principaux bars "lobby" de l'hôtel nous offres billard accompagné de boissons internationnals aux choix et bien sûr à volonté. Quelques fois pas semaine, on peut acheter des cigares pour ceux, comme moi, qui aime ça de temps à autre. De la musique accompagne tout cela et les gens se font très beaux à tous les soirs aux deux bars "lobby". Il y a aussi le Casino, correct là aussi. Mariage: 5 étoiles, Pour ceux qui veulent se marier là-bas, allez-y sans problème.Quand on est arrivé à l'hôtel, on avait déjà un rendez-vous de confirmé à 10ham deux jours avant notre mariage avec l'organisatrice.Nous avons fait nos choix lors de cette rencontre.La plage a été notre choix pour l'emplacement de la cérémonie, ce qui nous as donné évidemment d'excellentes photos. Le tout se fait en 20 minutes. Tout est organisé et heureusement sans complication. Je m'explique, gâteau, champagne, fleurs, décorations, musiciens dominicain et même plusieurs curieux qui se font plaisir à regarder le mariage :o). Tout était parfait. On a réservé au restaurant Italien pour la soirée! Malaria/Tourista: Comme tout le monde, j'ai été prendre mes précautions en allant chercher des pillules (Aralen) contre la Malaria. J'ai été piqué qu'une seule fois par un maringouin et c'est parce qu'il venait d'y avoir une averse tropical et il était 6h AM en attendant l'autobus en avant du complexe. Je me suis jamais inquièté de cela et j'ai bien fait car je n'ai pas vue d'autres moustiques pendant mes deux semaines. Alors empêchez-vous pas de voyager en République Dominicaine. Même que j'ai 3 personnes de mon groupe qui est aller faire l'excursion Safari-Jeep et ils ont pas vue le moindre moustique....Pour la tourista ou problème gastrique, j'étais même pas au courant qu'il y avait cette maladie lors de mon voyage. Personne en a parlé sur le complexe alors je m'avance pas là-dessus??????? SVP c'est pas parce que les nouvelles parlent plus de maladie en République Dominicaine qu'ailleurs qu'il exite pas de maladies au Mexique, Cuba et autres. Je suis aller en République malgré tous les commentaires sur la malaria et si je pouvais, j'y retournerais demain matin :o) Bref, tous nos invités (15) ont adorés l'endroit même qu'on avait un habitué de voyage dans le sud parmi eux et il m'a confié que c'était la plus belle place qu'il avait fait jusqu'à maintenant. Pour nous, ce fut notre plus beau voyage et si on retourne un jour en République Dominicaine à Punta Cana, le Superclub breezes sera notre choix numéro un c'est sûr. Malheureusement, je ne peux pas tout écrire car ça prendrait des dizaines de pages alors vous pouvez me poser toutes questions et je vais faire mon possible pour vous donnez des réponses rapides! Laissez-moi savoir si vous avez des questions, Merci.
Spitzberg: les guillemots d'Hinlopen English translation pending
18 juillet 2004. 6 heures du mat' …
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
Bavaro Princess ou Sunscape Punta Cana English translation pending
Holla,
Qui est allé dans l'1 des ces 2 hotels? Y a t'il réellement suffisamment d'arbres sur la plage du Bavaro Princess pour bronzer à l'ombre, n'y a t'il pas trop de vagues (enfant 7 ans), les chambres sont elles rénovées ou vetustes?
Quand au Sunscape Punta Cana, on ne trouve rien dessus, est ce bon signe ou pas?
Merci de vos réponses, c'est urgent.
Qui est allé dans l'1 des ces 2 hotels? Y a t'il réellement suffisamment d'arbres sur la plage du Bavaro Princess pour bronzer à l'ombre, n'y a t'il pas trop de vagues (enfant 7 ans), les chambres sont elles rénovées ou vetustes?
Quand au Sunscape Punta Cana, on ne trouve rien dessus, est ce bon signe ou pas?
Merci de vos réponses, c'est urgent.
Livres sur le Vietnam English translation pending
ayant été en voyage au vietnam en avril, j aimerais en savoir plus sur la culture actuelle et passée du vietnam, pouvez-vous me conseiller des livres, romans, documentaires, nouvelles, etc....
merci d'avance
merci d'avance
Jazz manouche English translation pending
je suis une fan de jazz manouche, de musique tzigane et de tout ce qui s'en approche.
J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.
Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?
Qui a également ce goût?
Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.
Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.
Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.
Kénavo
J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.
Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?
Qui a également ce goût?
Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.
Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.
Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.
Kénavo
Proust en voyage... English translation pending
Bonjour,
Vous connaissez sûrement le questionnaire de Proust, mais appliqué aux voyages en changeant quelques questions, ça pourrait le faire, non…Pour mieux se connaître…et vous connaître aussi vu que je suis nouveau sur ce site. (C’est un p’tit jeu sans prétention, et ça mange pas de pain)…(Toutes les questions s’entendent en voyage……)
1/ Les moments de bonheur les plus parfaits. 2/ Votre odeur préférée. 3/ Votre son préféré. 4/ Votre souvenir en avion le plus grisant.. 5/ Le paysage le plus renversant. 6/ Votre plage préférée, et votre montagne… 7/ Le ou les visages qui vous ont le + marqué. 8/ La rencontre la + effrayante. 9/ Votre défaut principal en voyage. 10/ Vos principales peurs 11/ Votre livre de voyage préféré…et votre road movie… 12/ Votre boisson préférée, et votre plaisir gastronomique favori. 13/ Votre souvenir musical le plus émouvant… 14/ Votre ou vos voyages rêvés que vous ne ferez jamais. 15/ et enfin…le premier réflexe quand vous rentrez…. Il pourrait y avoir tant d’autres questions, et chacun peut en rajouter ! ! !
1/ Les moments de bonheur les plus parfaits. 2/ Votre odeur préférée. 3/ Votre son préféré. 4/ Votre souvenir en avion le plus grisant.. 5/ Le paysage le plus renversant. 6/ Votre plage préférée, et votre montagne… 7/ Le ou les visages qui vous ont le + marqué. 8/ La rencontre la + effrayante. 9/ Votre défaut principal en voyage. 10/ Vos principales peurs 11/ Votre livre de voyage préféré…et votre road movie… 12/ Votre boisson préférée, et votre plaisir gastronomique favori. 13/ Votre souvenir musical le plus émouvant… 14/ Votre ou vos voyages rêvés que vous ne ferez jamais. 15/ et enfin…le premier réflexe quand vous rentrez…. Il pourrait y avoir tant d’autres questions, et chacun peut en rajouter ! ! !
From the Awakening to Travel to Morocco in the 90s
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Arusha, Tanzania - October 2025
I would wish never to go to bed where I had woken up, to wander my tent from the shores of Egypt to those of the Persian Gulf; to have no goal for the evening other than the evening itself; to traverse on foot, with my eyes and my heart, all these unknown lands, all these races of people so different from my own; to contemplate humanity, God’s finest creation, in all its forms.
Lamartine in Fatalla Sayeghir’s Account (1861)
As soon as it’s about flying, I lose all willpower. Being reasonable and thoughtful, I still lose all my composure at the mere possibility of a flight—especially if it’s piloted by F.—and even more so if that flight can take me to unexplored lands. I’ve long wanted to unravel the mystery of animal tourism, and why not in Tanzania, following up on my trip from four years ago, when I was already questioning the glaring inequalities in Zanzibar: the coastal strip sacrificed to capitalism, and the inland areas, just a hundred meters from the waves, where you find—though a bit more peaceful than elsewhere on the continent—the chaos of Africa.
I’m an adventurer at heart. When it comes to the terrain, though, it’s a whole different story. I see people setting off for months at a time; I know my endurance doesn’t last beyond three days. It’s not that I’m afraid of this unfamiliar environment when it comes to embracing different realities. I’m mostly afraid of myself—of this heightened sensitivity that makes me see things I’d rather not see and understand others that sometimes overwhelm me.
After an absolutely fantastic daytime flight, I land in Zanzibar and have to resign myself—this is the whole point of the trip—to what feels like a real spacewalk. I’m alone. My lucky star, backed up by my phone, will serve as my lifeline. I step out of the airport and breathe in the scent of Africa full-on: a mix of exotic perfumes, baked earth, and poorly refined fuel, inevitably mingled with the smell of wood smoke. So many images come flooding back. So many stories. Another world.
I head to Arusha the very next day. The gateway to the country’s northern national parks, this city of half a million offers one of those rare breath-holding dives that Africa keeps secret. As the only white person walking the streets, I know I’m visible and vulnerable, yet I move forward confidently, barely bothered. But where are all my fellow Westerners? While this city draws countless tourists, I only cross paths with one white couple in nearly three hours of walking. Because you have to hold on tight to wander here. You have to stay alert. The traffic is dense and erratic—don’t even trust the fact that in Tanzania, people drive on the left. That can change from one minute to the next, especially with motorbikes. With barely centimeters between vehicles, I weave my way through the urban jungle, trying not to stumble into the huge ditch on my left or get sideswiped by cars brushing past me on the right. Speakers blare music, ads, or political speeches at will—the explosion of yellow and green tells us we’re on the eve of the presidential election—but they barely compete with the calls to prayer, nearly nonstop on this holy Friday. The vital space is as saturated as the sound. Imagine an unbroken line of shops and stalls of every kind—supermarkets haven’t made it here yet—where you can find just about anything: phones, copper pipes, Chinese-made hardware, shoes, clothes, basins, and professional tools… The luckiest own a big store; others spend their lives trying to survive on the profits from selling toothbrushes one at a time on the streets. But maybe it’s more lucrative than spending the day slumped on the sidewalk, preferably missing a limb, trusting your survival to the mercy of passersby.
I think I’ll escape the street by slipping into the narrow alleys of the central market. Here, I know I won’t run into anyone like me! The vendors’ stalls start at waist height; the sellers, perched higher up, haggle or not while discussing prices. Here, colorful fruits and vegetables; there, huge piles of dried fish. Spices, seeds, roots. Smells. Noises. Africa. Life. Further on, the fresh fish aisle makes a right angle with the butchers’. Everywhere, flies—everywhere, the same gesture from vendors swatting blindly at these relentless pests. Aware that I’ll be eating this same meat within the hour, displayed with total disregard for basic hygiene, I reassure myself that Arusha sits at 1400m altitude. Yes, we can probably do without a fridge.
*
It’s time to leave the city and go wildlife spotting in the surrounding parks. To that end, I’ve negotiated a package deal with a local agency that prides itself on grouping solo travelers into a vehicle meant for seven. We leave behind the imposing masses of Mount Meru and Kilimanjaro, peaking at 4565m and 5895m respectively, and head west to conquer Tarangire and Ngorongoro parks. I’ve been promised a spectacle; I remain cautious. I’ve read rave reviews; I know how to temper my expectations. Above all, I know what I came for—and paradoxically, my hopes are less about animals than strictly anthropological. So I’m sure I won’t go home disappointed.
I’m in the thick of it. Since 2021, tourism has been booming: I’m one of the two million tourists who come here every year seeking thrills. I also contribute, in a small way, to the 20% of the country’s GDP generated by tourism revenue. Around 3 billion € annually… Tanzania has 16 national parks, twice as many reserves; it charges meticulously for every entry, every night, every activity, to the tune of several dozen euros. I calculated that Tarangire Park alone rakes in around 15 million € a year. Mind-boggling. Yet to get there, a dusty, rickety old track is used daily by hundreds of vehicles that literally saturate the surrounding area with white dust and exhaust fumes. At the park entrance, we wait a good hour while the driver pays the entry fees. Then it’s a free-for-all: dozens of 4x4s try to enter at the same time through the single access point, to the left of the building, while the three barriers are stuck due to a computer glitch. It’s pure chaos: no way to buy your ticket in advance—the QR code revolution hasn’t arrived; no smart layout before the barriers; nothing smooth, nothing practical, everything improvised.
So, the animals? Given the time and money involved, I’d be tempted to say it’s not worth the hassle and there’s really no need to break five legs off one of the too-many zebras we pass. Hours and hours of travel to get to Tanzania, specifically Arusha; hours and hours on the road—up to 12 hours a day—to spend barely three in the parks; at least 200 € per day for the most basic option, so 400 € in my case, and up to several thousand for those wealthy couples opting for the luxury package with a private vehicle. Sure, I saw zebras and elephants in their natural habitat, wildebeest, buffalo, and a few hippos, but I didn’t feel the thrill touted in the articles or even by my two-day trip organizer. Would I have been more satisfied if I’d seen the lion, the leopard, and the rhino? Maybe. But the story won’t be rewritten in light of those assumptions.
Yet I’m not disappointed. As I said earlier: I know what I came for. I wanted to see the world as it is with my own eyes. And the safari world fascinates me more for its anthropological aspect than for what it offers. Yes, the fact that people from all over the world come here, juggling hotels and big 4x4s—while notably avoiding the streets of cities and villages—truly fascinates me. Two worlds coexist on either side of a barely porous border. As soon as the tourist sets foot in the airport, they’re whisked away, sight unseen, into a tourist vehicle. Dropped off at the hotel, they rest there, shielded from view, until the 4x4 departs. Then they speed through those same cities and villages they scorn out of fear or disdain, leaving on the roadside the Maasai herding their flocks and all those poignant or mundane scenes that make up daily African life. In the evening, in their lodge, far from the city’s pulse, they fall asleep thinking about the images they’ve collected, those long hours on the road, the wait for the animals. And the days go by… Maybe the term *luxury*, whether for food or accommodation, refers to what we experience as utterly ordinary in the West? Forgetting that you’re there, in Africa, just steps away from poverty and a certain arbitrariness. And at the end of the journey: back to the airport, back to normal life.
Maybe we need to take a broader view. All that money seems invisible, yet it must serve the population at some point, right? The main roads are passable, the power grid seems well-maintained—I can tell by the excellent condition of the high-voltage transmission towers. Is it really too expensive to significantly improve all the infrastructure? I hoped this windfall would truly serve the people’s interests. The driver taking me back to the airport on the last evening dashes my sweet illusions: « All this is bad. Africa is bad. But you have no choice. The hospitals don’t work, the schools don’t work, the roads don’t work (just as he says this, roadworks force us onto a terrible detour for several kilometers—a rutted track, in fact), and if you say anything, if you speak up too much, they come for you and then you disappear. » That’s just one opinion. Nothing empirical. But I don’t need to be a West Point graduate to realize how rampant corruption is in these regions: while the muezzin bellows the greatness of Allah, I consider the dilapidated equipment and the energy expended by the masses just to survive here. But maybe all that money keeps the country afloat by paying civil servants’ salaries? Meanwhile, one thing is certain: regardless of where the profits go, tourism supports millions of people, and I’m in no position to judge this system too harshly. Maybe I’m too much of an aesthete to appreciate the almost exclusive use of corrugated iron at its true value…
*
I’ll give this system credit for one thing: the chance to set foot in spaces impossible to visit otherwise. At one point, in the heart of the Ngorongoro Crater—a vast 20km-wide plain topped by a 600m-high caldera—I was simply happy to be there. Barely bothered by the constant ballet of 4x4s—the space is vast—I contemplate the simple life of the local animals. Buffalo, wildebeest, zebras as numerous as the flamingos patiently standing on one leg, waiting for the day to pass. Over there, you can make out a few hyenas with vultures circling above. Finally, in a large body of water, hippos surface at regular intervals. I’m aware of my luck. I’m especially aware that, unlike all the people I’ve met there, a lot of money and a little resourcefulness greatly favor the luck factor.
I’m heading home. I soak up the last images of this improbable Africa as night falls quickly over the countryside. I’m fascinated by the number of Maasai herding their livestock along the main road. Some pass the time, globalization obliges, on an old phone; others, sometimes as young as my eldest—barely 10 years old—watch us pass, indifferent. We overtake or are overtaken; the two-lane road is the stage for a majestic ballet of semi-trailers, *dalas-dalas*, and other 4x4s, as numerous as the names of their companies: Leopard Tours, Climbing Kilimanjaro, Smiling Zebra, Nomad Life Enhanced, Elephant Roaming, Mountain Warrior, Master of the Ambush… They drop me off at the hotel, where I have an hour to shower and change into clean clothes before my return flight. Already, I’m slipping back into my own world without really seeing it, leaving behind the hotel’s glass window that African life to which nothing truly binds me. Then that chaotic, suffocating nighttime drive to the airport. Check-in; the stupid questions (« Where are you going? »); the slow police officer who, in the end, stamps my passport anywhere; the idiocy of the security agent (my empty 33cl bottle is forbidden); the rather shabby lounge at Kilimanjaro Airport. Then the return to the vessel—to the Air France plane that left Zanzibar an hour earlier—after this 72-hour spacewalk without a real lifeline. I’ve never been so happy to see F. again.
As soon as it’s about flying, I lose all willpower. Being reasonable and thoughtful, I still lose all my composure at the mere possibility of a flight—especially if it’s piloted by F.—and even more so if that flight can take me to unexplored lands. I’ve long wanted to unravel the mystery of animal tourism, and why not in Tanzania, following up on my trip from four years ago, when I was already questioning the glaring inequalities in Zanzibar: the coastal strip sacrificed to capitalism, and the inland areas, just a hundred meters from the waves, where you find—though a bit more peaceful than elsewhere on the continent—the chaos of Africa.
I’m an adventurer at heart. When it comes to the terrain, though, it’s a whole different story. I see people setting off for months at a time; I know my endurance doesn’t last beyond three days. It’s not that I’m afraid of this unfamiliar environment when it comes to embracing different realities. I’m mostly afraid of myself—of this heightened sensitivity that makes me see things I’d rather not see and understand others that sometimes overwhelm me.
After an absolutely fantastic daytime flight, I land in Zanzibar and have to resign myself—this is the whole point of the trip—to what feels like a real spacewalk. I’m alone. My lucky star, backed up by my phone, will serve as my lifeline. I step out of the airport and breathe in the scent of Africa full-on: a mix of exotic perfumes, baked earth, and poorly refined fuel, inevitably mingled with the smell of wood smoke. So many images come flooding back. So many stories. Another world.
I head to Arusha the very next day. The gateway to the country’s northern national parks, this city of half a million offers one of those rare breath-holding dives that Africa keeps secret. As the only white person walking the streets, I know I’m visible and vulnerable, yet I move forward confidently, barely bothered. But where are all my fellow Westerners? While this city draws countless tourists, I only cross paths with one white couple in nearly three hours of walking. Because you have to hold on tight to wander here. You have to stay alert. The traffic is dense and erratic—don’t even trust the fact that in Tanzania, people drive on the left. That can change from one minute to the next, especially with motorbikes. With barely centimeters between vehicles, I weave my way through the urban jungle, trying not to stumble into the huge ditch on my left or get sideswiped by cars brushing past me on the right. Speakers blare music, ads, or political speeches at will—the explosion of yellow and green tells us we’re on the eve of the presidential election—but they barely compete with the calls to prayer, nearly nonstop on this holy Friday. The vital space is as saturated as the sound. Imagine an unbroken line of shops and stalls of every kind—supermarkets haven’t made it here yet—where you can find just about anything: phones, copper pipes, Chinese-made hardware, shoes, clothes, basins, and professional tools… The luckiest own a big store; others spend their lives trying to survive on the profits from selling toothbrushes one at a time on the streets. But maybe it’s more lucrative than spending the day slumped on the sidewalk, preferably missing a limb, trusting your survival to the mercy of passersby.
I think I’ll escape the street by slipping into the narrow alleys of the central market. Here, I know I won’t run into anyone like me! The vendors’ stalls start at waist height; the sellers, perched higher up, haggle or not while discussing prices. Here, colorful fruits and vegetables; there, huge piles of dried fish. Spices, seeds, roots. Smells. Noises. Africa. Life. Further on, the fresh fish aisle makes a right angle with the butchers’. Everywhere, flies—everywhere, the same gesture from vendors swatting blindly at these relentless pests. Aware that I’ll be eating this same meat within the hour, displayed with total disregard for basic hygiene, I reassure myself that Arusha sits at 1400m altitude. Yes, we can probably do without a fridge.
*
It’s time to leave the city and go wildlife spotting in the surrounding parks. To that end, I’ve negotiated a package deal with a local agency that prides itself on grouping solo travelers into a vehicle meant for seven. We leave behind the imposing masses of Mount Meru and Kilimanjaro, peaking at 4565m and 5895m respectively, and head west to conquer Tarangire and Ngorongoro parks. I’ve been promised a spectacle; I remain cautious. I’ve read rave reviews; I know how to temper my expectations. Above all, I know what I came for—and paradoxically, my hopes are less about animals than strictly anthropological. So I’m sure I won’t go home disappointed.
I’m in the thick of it. Since 2021, tourism has been booming: I’m one of the two million tourists who come here every year seeking thrills. I also contribute, in a small way, to the 20% of the country’s GDP generated by tourism revenue. Around 3 billion € annually… Tanzania has 16 national parks, twice as many reserves; it charges meticulously for every entry, every night, every activity, to the tune of several dozen euros. I calculated that Tarangire Park alone rakes in around 15 million € a year. Mind-boggling. Yet to get there, a dusty, rickety old track is used daily by hundreds of vehicles that literally saturate the surrounding area with white dust and exhaust fumes. At the park entrance, we wait a good hour while the driver pays the entry fees. Then it’s a free-for-all: dozens of 4x4s try to enter at the same time through the single access point, to the left of the building, while the three barriers are stuck due to a computer glitch. It’s pure chaos: no way to buy your ticket in advance—the QR code revolution hasn’t arrived; no smart layout before the barriers; nothing smooth, nothing practical, everything improvised.
So, the animals? Given the time and money involved, I’d be tempted to say it’s not worth the hassle and there’s really no need to break five legs off one of the too-many zebras we pass. Hours and hours of travel to get to Tanzania, specifically Arusha; hours and hours on the road—up to 12 hours a day—to spend barely three in the parks; at least 200 € per day for the most basic option, so 400 € in my case, and up to several thousand for those wealthy couples opting for the luxury package with a private vehicle. Sure, I saw zebras and elephants in their natural habitat, wildebeest, buffalo, and a few hippos, but I didn’t feel the thrill touted in the articles or even by my two-day trip organizer. Would I have been more satisfied if I’d seen the lion, the leopard, and the rhino? Maybe. But the story won’t be rewritten in light of those assumptions.
Yet I’m not disappointed. As I said earlier: I know what I came for. I wanted to see the world as it is with my own eyes. And the safari world fascinates me more for its anthropological aspect than for what it offers. Yes, the fact that people from all over the world come here, juggling hotels and big 4x4s—while notably avoiding the streets of cities and villages—truly fascinates me. Two worlds coexist on either side of a barely porous border. As soon as the tourist sets foot in the airport, they’re whisked away, sight unseen, into a tourist vehicle. Dropped off at the hotel, they rest there, shielded from view, until the 4x4 departs. Then they speed through those same cities and villages they scorn out of fear or disdain, leaving on the roadside the Maasai herding their flocks and all those poignant or mundane scenes that make up daily African life. In the evening, in their lodge, far from the city’s pulse, they fall asleep thinking about the images they’ve collected, those long hours on the road, the wait for the animals. And the days go by… Maybe the term *luxury*, whether for food or accommodation, refers to what we experience as utterly ordinary in the West? Forgetting that you’re there, in Africa, just steps away from poverty and a certain arbitrariness. And at the end of the journey: back to the airport, back to normal life.
Maybe we need to take a broader view. All that money seems invisible, yet it must serve the population at some point, right? The main roads are passable, the power grid seems well-maintained—I can tell by the excellent condition of the high-voltage transmission towers. Is it really too expensive to significantly improve all the infrastructure? I hoped this windfall would truly serve the people’s interests. The driver taking me back to the airport on the last evening dashes my sweet illusions: « All this is bad. Africa is bad. But you have no choice. The hospitals don’t work, the schools don’t work, the roads don’t work (just as he says this, roadworks force us onto a terrible detour for several kilometers—a rutted track, in fact), and if you say anything, if you speak up too much, they come for you and then you disappear. » That’s just one opinion. Nothing empirical. But I don’t need to be a West Point graduate to realize how rampant corruption is in these regions: while the muezzin bellows the greatness of Allah, I consider the dilapidated equipment and the energy expended by the masses just to survive here. But maybe all that money keeps the country afloat by paying civil servants’ salaries? Meanwhile, one thing is certain: regardless of where the profits go, tourism supports millions of people, and I’m in no position to judge this system too harshly. Maybe I’m too much of an aesthete to appreciate the almost exclusive use of corrugated iron at its true value…
*
I’ll give this system credit for one thing: the chance to set foot in spaces impossible to visit otherwise. At one point, in the heart of the Ngorongoro Crater—a vast 20km-wide plain topped by a 600m-high caldera—I was simply happy to be there. Barely bothered by the constant ballet of 4x4s—the space is vast—I contemplate the simple life of the local animals. Buffalo, wildebeest, zebras as numerous as the flamingos patiently standing on one leg, waiting for the day to pass. Over there, you can make out a few hyenas with vultures circling above. Finally, in a large body of water, hippos surface at regular intervals. I’m aware of my luck. I’m especially aware that, unlike all the people I’ve met there, a lot of money and a little resourcefulness greatly favor the luck factor.
I’m heading home. I soak up the last images of this improbable Africa as night falls quickly over the countryside. I’m fascinated by the number of Maasai herding their livestock along the main road. Some pass the time, globalization obliges, on an old phone; others, sometimes as young as my eldest—barely 10 years old—watch us pass, indifferent. We overtake or are overtaken; the two-lane road is the stage for a majestic ballet of semi-trailers, *dalas-dalas*, and other 4x4s, as numerous as the names of their companies: Leopard Tours, Climbing Kilimanjaro, Smiling Zebra, Nomad Life Enhanced, Elephant Roaming, Mountain Warrior, Master of the Ambush… They drop me off at the hotel, where I have an hour to shower and change into clean clothes before my return flight. Already, I’m slipping back into my own world without really seeing it, leaving behind the hotel’s glass window that African life to which nothing truly binds me. Then that chaotic, suffocating nighttime drive to the airport. Check-in; the stupid questions (« Where are you going? »); the slow police officer who, in the end, stamps my passport anywhere; the idiocy of the security agent (my empty 33cl bottle is forbidden); the rather shabby lounge at Kilimanjaro Airport. Then the return to the vessel—to the Air France plane that left Zanzibar an hour earlier—after this 72-hour spacewalk without a real lifeline. I’ve never been so happy to see F. again.
Havana, Cuba / January 2026
I got into music with the will
To light up many hearths like Che could do,
To circulate ideas, to advance utopia
Alternating barricades, sharp thought, and poetry.
Mc Solaar, Guérilla
Subscribing without a fight to the slightest line of my itinerary sometimes feels like an illusion. Because there are countries where, despite the fever and enthusiasm, despite the triumphant revolution, certain elements block my path. And if I had planned, for F. and me, a beautiful ascent up Tabouret Hill (Loma del Taburete, 453m), it was without accounting for vegetation as dense as it was thorny, which barred our way after just a few quarters of an hour of walking. Exhausted, I had to face the facts: we wouldn’t go any further. I needed to come up with some kind of Plan B.
But what is this country, an unwitting laboratory of the worst that white civilization has done during its reign? What is this magnificent place—yet another—entrusted to the care of oblivion, just 150 km from the land of freedom? According to Donald Trump, a country supporting terrorism; according to the locals, the vast battlefield of 20th-century ideologies; according to the average tourist, a hot country, a beautiful country, a country where the last illusions of a lost paradise are dying.
On the other side of Havana Bay, we love that statue of Christ blessing the city. There’s something gentle, soothing, in that patriarchal gesture. You’d almost be tempted to forget that at the dawn of the 16th century, those who claimed to represent the Church had no scruples about eradicating the Ciboney and Taíno populations. Worse, you’ll find magnificent this cathedral dedicated to the Virgin Mary, right in the heart of the old city. Under the guise of a civilizing necessity, Havana became, like so many other places, the gilded seat of European pretensions, at the expense of local populations doomed to extermination, then enslaved populations—more or less indigenous—who, you can imagine, didn’t often set foot in this holy place.
Lost in my thoughts, I try to push through this tangled vegetation. Nature reclaims its rights; nature abhors a vacuum. Yes, the well-trodden path of revolution couldn’t stay free of weeds! The road is buried. We give up and turn back, until that fork I’d noted before leaving, which would let us reach the top of the hill by skirting its northern slope.
So the white man arrives, settles, and gets rid of everything that bothers him. He has two unstoppable forces at his disposal: gunpowder and the spiritual certainty of being on the side of an all-powerful god. While the first gives him an unmatched material advantage over his new enemy, the second lets him use the first without feeling too guilty. That’s the magic of this supreme Church: it condemns all forms of pleasure—calling them impurity—while promoting plunder and crime under the cover of evangelization.
Walking through the city, you find a bit of Algiers, except that here, the decay is almost irreversible. You feel the splendor of the past, a disconcerting image of all vanity, from an era when men knew how to build beauty—especially if they didn’t have to share it. We’ll debate the benefits of colonialism for a long time, while glossing over the fact that those benefits often stopped at the city limits, limits all too obvious to the indigenous people. Havana isn’t just one or a few buildings; it’s an impressive collection of works of art built one after another, in what I think was a spirit of healthy competition. Yes, you find Algiers in this exuberance. As if these distant cities were the receptacle of everything that was best in the lands of origin. Atlantes and lintels, golds, blues, ogives, and monumental windows—exceptional architecture in an exceptional place.
Some streets are clean, swept with care; others are not, scattered here and there with potholes filled with water. A rather persistent smell of urine invades us regularly. We move on. And we look up: Havana is visited with your nose in the air. Because the beauty is truly up there, on those magnificent balconies and terracotta arches. Also because it’s not impossible that a piece of that balcony might suddenly detach, hurling our ends into an overseas tragedy we’d rather avoid. On the ground, here and there, rubble. Inexorably, this city is returning to dust.
My Plan B turns out to be no more successful than the first attempt. After a cheerful progression of a few hundred meters, same outcome, same struggle—the vegetation opposes any revolution: impossible to go around the hill! Once again, we have to turn back. We’ll try Plan C. I reassure myself by convincing myself to stay in the logic of this country: Cuba has been searching for itself for five centuries.
Coffee, tobacco, and sugarcane—the green gold of the colonies—so that money could flow and Europe could enjoy itself. Cuba’s history isn’t original. In reality, all the hot lands at these latitudes suffer the same fate: to serve the white man. While waiting for the awakening of consciences, UN Resolution 1514 and more or less affirmed revolutionary desires. Except that—and this reflection is just my own—if the awakening of consciences and the revolutionary will don’t play into what Resolution 1514 hides, there’s a good chance the said state will become a pariah. Those who don’t follow the American doctrine risk a lot; those who decide to follow Moscow risk everything. Independence was only the barely discreet instrument of American views. Patrice Lumumba will gladly enlighten us on the subject.
Turning back is good. Setting up Plan C is better. I won’t deviate from my goal: we will reach the top of Tabouret, whatever the cost! Near a small country road, I hesitate to change the program. Time is ticking—is it really reasonable to attempt the ascent? Then a tricycle taxi appears, a kind of tuk-tuk powered by an electric moped. I take it as a sign from fate, and we board for the starting point of Plan C.
In Cuba, even before Resolution 1514, independence was assured by a pawn of the United States, Fulgencio Batista. There’s no need to go over the whole history here; we’ll just remember that if you know how to give without counting to your former masters, you can enjoy a facade of freedom. Fidel Castro, on the other hand, didn’t know how to give. It never even occurred to him. That’s why the United States harbors such terrible hatred for this rebellious state, opposed to capitalist values and political prostitution. From there to slowly killing its people for nearly seventy years, one can legitimately cry injustice. But there are other priorities. Oh yes! Greenland...
Do Cubans eat their fill? Does seeing overweight people mean opulence? Food grows, no doubt about it. The soil is fertile, the climate favorable. No, what shocks here is the absolute precarity, the feeling of a people living in survival mode, and the decay of both goods and hope. Where to go? What’s the point? The stubbornness of the United States in wanting to impose its views on the Cuban government is felt much more by an overwhelmed people than by those few elites—caricatures of communism—who instill their vision of happiness with a crowbar. The embargo imposed in 1960; the false-flag attacks—American planes flying the colors of the Cuban revolution during the Bay of Pigs invasion in 1961—the exasperation of placing Cuba on the list of countries supporting terrorism. More recently, Donald Trump decided to heavily tax countries supplying Cuba with fuel. The last time I saw such long lines near gas stations was during my first trip to Romania... in 1991. It’s not for me to judge whether Raúl and his clique are playing fair by thumbing their noses at the West. I don’t hold the ins and outs of this war of egos that keeps the world’s great powers awake. I only caught a glimpse of the poverty of an island in 2026, while we in Europe are buried under an avalanche of the useless and superficial.
At the start of the San Juan baths, we find the trailhead. It climbs steeply. But the weather is relatively mild, thanks to a cold wave hitting higher up in the United States. Dallas is under snow; we’re walking in 16°C, a stroke of luck. We climb over rocks, under fairly decent vegetation, sometimes low but passable. And we succeed in the ascent in an hour. Up there, the top of the hill is somewhat maintained, at a minimum, but maintained, as if to honor Che through an awful monument erected in his glory—a stubborn specimen from those years when good taste was inversely proportional to the delusional ideas of those being honored. Birds of prey (raptors?) circle overhead; the monument is dying, crumbling, falling into ruin. *Hasta siempre*—forever—will be for the words. Nature, erosion, life itself will have the last word over all revolutions.
Back at the foot of the hill, just before a memorable swim, we talk with a family living there in miserable shacks whose stability wasn’t unlike that of the Leaning Tower of Pisa. The grandmother holds an animal, a rodent, by its feet. The grandfather has just killed it; she’s plucking its fur. A few steps away, water boils in a pot. She plunges the beast into the container. Tonight, the family will eat ragondin stew. Further on, another shack where, in a disorder rivaling the filth, a mother breastfeeds while sitting on the edge of a bed. Then, on the way down, we’ll meet a middle-aged man carrying a large jerrycan of water on his shoulder. Are these people happy here, far from the cities and their stakes? Is it too much to ask that they at least have access to electricity, running water, and decent, safe housing?
Outside the old city, Havana reveals wide avenues serving imposing institutions here and there. But whether in the colorful alleys of the old town or on the majestic and austere Plaza de la Revolución, the same feeling moves me: sadness. Seeing that only chaos has come from ideas crushes me. We praise, we sing the revolution—above all, we impose it in people’s minds as a necessity, when it’s nothing of the sort. Revolution is just the fruit of a few tortured minds who, once in power, do nothing better than all those before them. Enjoy power. Impose their views. It’s just a matter of color. Fidel saw red and knew how to persuade—or silence forever—his many detractors. The West sees everything in white, through the prism of human rights, and also knows how to persuade and silence its slightest detractors forever.
Paradoxically, Cuba survives largely thanks to tourism, a key element—let’s not be afraid to say it—of capitalism. And when a few players pick up the crumbs from transactions, the lion’s share and the foreign currency go to the government. So we won’t go to Varadero, the high place of relaxation overrun by Canadians. Instead, we’ll limit ourselves to crossing the ocean 30 minutes from the capital, at Santa María del Mar, to get an idea of cheaper tourism and to splash around for a few minutes in turquoise water invaded by sargassum. At the heart of the tourist season, we’ll meet few people. Like Havana, and according to its inhabitants, the high season is rather dead. But we won’t have come for nothing: we particularly love this return where, feverish, the taxi driver pushes his Moskvitch 2140 to the max on the highway, singing karaoke versions of hits at the top of his lungs from an onboard DVD player. East/West, the culture clash with a hint of Latino.
It’s time to leave this country of resourcefulness where extremes are very present. We’re leaving a 5-star hotel in front of yet another crumbling building. We’ve known restaurants at 40,000 pesos while in the street people eat for 400. We’ve seen those countless cars from another era and another culture—Pontiac, Lada, Chevrolet, Moskvitch—being overtaken by gleaming Mercedes and other Porsche Cayennes, the prerogative—if it still needed to be demonstrated—of the newly rich in search of recognition. Boarding the plane, we also understand that we’re not just traveling with tourists: there’s undoubtedly a rich and prosperous diaspora, just as there are relatively wealthy Cubans—well, wealthy enough to travel comfortably in the front of the aircraft. Meanwhile, on all the country’s roads, other Cubans try hitchhiking, their wives and children perched on a suitcase by the roadside. The father holds out his arm and holds a few bills in his hand like a card game. Where are they going? Who will pick them up?
Behind me, the gold of the Capitol. I’m told this gold comes from Russia. Like Marx and Lenin’s smoky theories? Like Stalin’s subtle and delicate paternalism? Let’s bet that, like the other buildings crumbling around it, the Capitol will also collapse one day, to avenge the Indians who perished from the diseases and guns of the whites, to avenge the Africans who obliterated their lives so Europeans could enjoy themselves, finally, to avenge all this abandoned people, left to the arbitrariness of democratic or non-democratic elections.
A sign in the street: We understand history. This is the revolution! We understand history. That’s the revolution.
No comment.
Subscribing without a fight to the slightest line of my itinerary sometimes feels like an illusion. Because there are countries where, despite the fever and enthusiasm, despite the triumphant revolution, certain elements block my path. And if I had planned, for F. and me, a beautiful ascent up Tabouret Hill (Loma del Taburete, 453m), it was without accounting for vegetation as dense as it was thorny, which barred our way after just a few quarters of an hour of walking. Exhausted, I had to face the facts: we wouldn’t go any further. I needed to come up with some kind of Plan B.
But what is this country, an unwitting laboratory of the worst that white civilization has done during its reign? What is this magnificent place—yet another—entrusted to the care of oblivion, just 150 km from the land of freedom? According to Donald Trump, a country supporting terrorism; according to the locals, the vast battlefield of 20th-century ideologies; according to the average tourist, a hot country, a beautiful country, a country where the last illusions of a lost paradise are dying.
On the other side of Havana Bay, we love that statue of Christ blessing the city. There’s something gentle, soothing, in that patriarchal gesture. You’d almost be tempted to forget that at the dawn of the 16th century, those who claimed to represent the Church had no scruples about eradicating the Ciboney and Taíno populations. Worse, you’ll find magnificent this cathedral dedicated to the Virgin Mary, right in the heart of the old city. Under the guise of a civilizing necessity, Havana became, like so many other places, the gilded seat of European pretensions, at the expense of local populations doomed to extermination, then enslaved populations—more or less indigenous—who, you can imagine, didn’t often set foot in this holy place.
Lost in my thoughts, I try to push through this tangled vegetation. Nature reclaims its rights; nature abhors a vacuum. Yes, the well-trodden path of revolution couldn’t stay free of weeds! The road is buried. We give up and turn back, until that fork I’d noted before leaving, which would let us reach the top of the hill by skirting its northern slope.
So the white man arrives, settles, and gets rid of everything that bothers him. He has two unstoppable forces at his disposal: gunpowder and the spiritual certainty of being on the side of an all-powerful god. While the first gives him an unmatched material advantage over his new enemy, the second lets him use the first without feeling too guilty. That’s the magic of this supreme Church: it condemns all forms of pleasure—calling them impurity—while promoting plunder and crime under the cover of evangelization.
Walking through the city, you find a bit of Algiers, except that here, the decay is almost irreversible. You feel the splendor of the past, a disconcerting image of all vanity, from an era when men knew how to build beauty—especially if they didn’t have to share it. We’ll debate the benefits of colonialism for a long time, while glossing over the fact that those benefits often stopped at the city limits, limits all too obvious to the indigenous people. Havana isn’t just one or a few buildings; it’s an impressive collection of works of art built one after another, in what I think was a spirit of healthy competition. Yes, you find Algiers in this exuberance. As if these distant cities were the receptacle of everything that was best in the lands of origin. Atlantes and lintels, golds, blues, ogives, and monumental windows—exceptional architecture in an exceptional place.
Some streets are clean, swept with care; others are not, scattered here and there with potholes filled with water. A rather persistent smell of urine invades us regularly. We move on. And we look up: Havana is visited with your nose in the air. Because the beauty is truly up there, on those magnificent balconies and terracotta arches. Also because it’s not impossible that a piece of that balcony might suddenly detach, hurling our ends into an overseas tragedy we’d rather avoid. On the ground, here and there, rubble. Inexorably, this city is returning to dust.
My Plan B turns out to be no more successful than the first attempt. After a cheerful progression of a few hundred meters, same outcome, same struggle—the vegetation opposes any revolution: impossible to go around the hill! Once again, we have to turn back. We’ll try Plan C. I reassure myself by convincing myself to stay in the logic of this country: Cuba has been searching for itself for five centuries.
Coffee, tobacco, and sugarcane—the green gold of the colonies—so that money could flow and Europe could enjoy itself. Cuba’s history isn’t original. In reality, all the hot lands at these latitudes suffer the same fate: to serve the white man. While waiting for the awakening of consciences, UN Resolution 1514 and more or less affirmed revolutionary desires. Except that—and this reflection is just my own—if the awakening of consciences and the revolutionary will don’t play into what Resolution 1514 hides, there’s a good chance the said state will become a pariah. Those who don’t follow the American doctrine risk a lot; those who decide to follow Moscow risk everything. Independence was only the barely discreet instrument of American views. Patrice Lumumba will gladly enlighten us on the subject.
Turning back is good. Setting up Plan C is better. I won’t deviate from my goal: we will reach the top of Tabouret, whatever the cost! Near a small country road, I hesitate to change the program. Time is ticking—is it really reasonable to attempt the ascent? Then a tricycle taxi appears, a kind of tuk-tuk powered by an electric moped. I take it as a sign from fate, and we board for the starting point of Plan C.
In Cuba, even before Resolution 1514, independence was assured by a pawn of the United States, Fulgencio Batista. There’s no need to go over the whole history here; we’ll just remember that if you know how to give without counting to your former masters, you can enjoy a facade of freedom. Fidel Castro, on the other hand, didn’t know how to give. It never even occurred to him. That’s why the United States harbors such terrible hatred for this rebellious state, opposed to capitalist values and political prostitution. From there to slowly killing its people for nearly seventy years, one can legitimately cry injustice. But there are other priorities. Oh yes! Greenland...
Do Cubans eat their fill? Does seeing overweight people mean opulence? Food grows, no doubt about it. The soil is fertile, the climate favorable. No, what shocks here is the absolute precarity, the feeling of a people living in survival mode, and the decay of both goods and hope. Where to go? What’s the point? The stubbornness of the United States in wanting to impose its views on the Cuban government is felt much more by an overwhelmed people than by those few elites—caricatures of communism—who instill their vision of happiness with a crowbar. The embargo imposed in 1960; the false-flag attacks—American planes flying the colors of the Cuban revolution during the Bay of Pigs invasion in 1961—the exasperation of placing Cuba on the list of countries supporting terrorism. More recently, Donald Trump decided to heavily tax countries supplying Cuba with fuel. The last time I saw such long lines near gas stations was during my first trip to Romania... in 1991. It’s not for me to judge whether Raúl and his clique are playing fair by thumbing their noses at the West. I don’t hold the ins and outs of this war of egos that keeps the world’s great powers awake. I only caught a glimpse of the poverty of an island in 2026, while we in Europe are buried under an avalanche of the useless and superficial.
At the start of the San Juan baths, we find the trailhead. It climbs steeply. But the weather is relatively mild, thanks to a cold wave hitting higher up in the United States. Dallas is under snow; we’re walking in 16°C, a stroke of luck. We climb over rocks, under fairly decent vegetation, sometimes low but passable. And we succeed in the ascent in an hour. Up there, the top of the hill is somewhat maintained, at a minimum, but maintained, as if to honor Che through an awful monument erected in his glory—a stubborn specimen from those years when good taste was inversely proportional to the delusional ideas of those being honored. Birds of prey (raptors?) circle overhead; the monument is dying, crumbling, falling into ruin. *Hasta siempre*—forever—will be for the words. Nature, erosion, life itself will have the last word over all revolutions.
Back at the foot of the hill, just before a memorable swim, we talk with a family living there in miserable shacks whose stability wasn’t unlike that of the Leaning Tower of Pisa. The grandmother holds an animal, a rodent, by its feet. The grandfather has just killed it; she’s plucking its fur. A few steps away, water boils in a pot. She plunges the beast into the container. Tonight, the family will eat ragondin stew. Further on, another shack where, in a disorder rivaling the filth, a mother breastfeeds while sitting on the edge of a bed. Then, on the way down, we’ll meet a middle-aged man carrying a large jerrycan of water on his shoulder. Are these people happy here, far from the cities and their stakes? Is it too much to ask that they at least have access to electricity, running water, and decent, safe housing?
Outside the old city, Havana reveals wide avenues serving imposing institutions here and there. But whether in the colorful alleys of the old town or on the majestic and austere Plaza de la Revolución, the same feeling moves me: sadness. Seeing that only chaos has come from ideas crushes me. We praise, we sing the revolution—above all, we impose it in people’s minds as a necessity, when it’s nothing of the sort. Revolution is just the fruit of a few tortured minds who, once in power, do nothing better than all those before them. Enjoy power. Impose their views. It’s just a matter of color. Fidel saw red and knew how to persuade—or silence forever—his many detractors. The West sees everything in white, through the prism of human rights, and also knows how to persuade and silence its slightest detractors forever.
Paradoxically, Cuba survives largely thanks to tourism, a key element—let’s not be afraid to say it—of capitalism. And when a few players pick up the crumbs from transactions, the lion’s share and the foreign currency go to the government. So we won’t go to Varadero, the high place of relaxation overrun by Canadians. Instead, we’ll limit ourselves to crossing the ocean 30 minutes from the capital, at Santa María del Mar, to get an idea of cheaper tourism and to splash around for a few minutes in turquoise water invaded by sargassum. At the heart of the tourist season, we’ll meet few people. Like Havana, and according to its inhabitants, the high season is rather dead. But we won’t have come for nothing: we particularly love this return where, feverish, the taxi driver pushes his Moskvitch 2140 to the max on the highway, singing karaoke versions of hits at the top of his lungs from an onboard DVD player. East/West, the culture clash with a hint of Latino.
It’s time to leave this country of resourcefulness where extremes are very present. We’re leaving a 5-star hotel in front of yet another crumbling building. We’ve known restaurants at 40,000 pesos while in the street people eat for 400. We’ve seen those countless cars from another era and another culture—Pontiac, Lada, Chevrolet, Moskvitch—being overtaken by gleaming Mercedes and other Porsche Cayennes, the prerogative—if it still needed to be demonstrated—of the newly rich in search of recognition. Boarding the plane, we also understand that we’re not just traveling with tourists: there’s undoubtedly a rich and prosperous diaspora, just as there are relatively wealthy Cubans—well, wealthy enough to travel comfortably in the front of the aircraft. Meanwhile, on all the country’s roads, other Cubans try hitchhiking, their wives and children perched on a suitcase by the roadside. The father holds out his arm and holds a few bills in his hand like a card game. Where are they going? Who will pick them up?
Behind me, the gold of the Capitol. I’m told this gold comes from Russia. Like Marx and Lenin’s smoky theories? Like Stalin’s subtle and delicate paternalism? Let’s bet that, like the other buildings crumbling around it, the Capitol will also collapse one day, to avenge the Indians who perished from the diseases and guns of the whites, to avenge the Africans who obliterated their lives so Europeans could enjoy themselves, finally, to avenge all this abandoned people, left to the arbitrariness of democratic or non-democratic elections.
A sign in the street: We understand history. This is the revolution! We understand history. That’s the revolution.
No comment.
Around Cape Town in 15 days in May
Hi there,
I’ve got a bit of time to share my latest Cape Town – Cape Town trip... A fairly short itinerary, but it was just before heading to Kruger for an extension. In May... Honestly, I’d usually recommend a different time to visit CT—I’ve been there in August, September, and October before. But as they say, "Do as I say, not as I do" or "Only fools never change their minds." Why? Whale season peaks from August to October... and seeing whales right by the shore or breaching out of the water is absolutely spectacular. The end-of-year holiday period—take this year, for example—can get absolutely packed, with beaches closed due to overcrowding, etc. June and July are freezing (for me)... early August isn’t always great either. That said, 2024 saw a September-October with rain, cold, and fog like never before. The Postberg section of West Coast National Park (WCNP) is only open in August and September. Flower season is roughly from mid-August to mid-September.
So, May... The weather? Gorgeous (lucky me!). The route... Not super original (I’ve done it before, though it’s been a while). I didn’t go too far from CT because I prefer slow travel. Cape Town – Langebaan (for WCNP, again) – Cederberg (at Mountain Ceder, again) – Bontebok NP (new to me, and on the way) – De Hoop NR (at De Hoop) – Agulhas NP – Boulders (for Boulders Beach and the peninsula, again and again).
The trip started off badly due to storms in Frankfurt... My overnight flight was delayed until the next day, but via Amsterdam, so a daytime flight instead. A bit stressful, but Lufthansa and KLM handled it well. Now it was my turn to sort things out... "Well, I need you to keep the car for me... I’m arriving tonight!" (aroundaboutcars, a Chinese Haval, blue and 4x4—though I didn’t actually need the 4x4... which waited for me).

"Well, I need you to keep my room for me... I’m arriving *very* late tonight." A hotel perfectly located by the lagoon, right by the gates of WCNP, but still close to Langebaan and its restaurants. I spotted it myself and booked it during Black Friday...


Yep, what was normally a short 1.5-hour drive *in daylight* from the Mother City to Langebaan... was now *at night*. And here I am, usually the one telling people, "Don’t drive at night, folks!" Well, I know the route, and Google won’t let me get lost... until Langebaan, that is. The last few kilometers were rough—"Don’t they put up signs? Don’t they have streetlights?"
Alright, it’s late, the day’s been long—time for bed! !
I’ve got a bit of time to share my latest Cape Town – Cape Town trip... A fairly short itinerary, but it was just before heading to Kruger for an extension. In May... Honestly, I’d usually recommend a different time to visit CT—I’ve been there in August, September, and October before. But as they say, "Do as I say, not as I do" or "Only fools never change their minds." Why? Whale season peaks from August to October... and seeing whales right by the shore or breaching out of the water is absolutely spectacular. The end-of-year holiday period—take this year, for example—can get absolutely packed, with beaches closed due to overcrowding, etc. June and July are freezing (for me)... early August isn’t always great either. That said, 2024 saw a September-October with rain, cold, and fog like never before. The Postberg section of West Coast National Park (WCNP) is only open in August and September. Flower season is roughly from mid-August to mid-September.
So, May... The weather? Gorgeous (lucky me!). The route... Not super original (I’ve done it before, though it’s been a while). I didn’t go too far from CT because I prefer slow travel. Cape Town – Langebaan (for WCNP, again) – Cederberg (at Mountain Ceder, again) – Bontebok NP (new to me, and on the way) – De Hoop NR (at De Hoop) – Agulhas NP – Boulders (for Boulders Beach and the peninsula, again and again).
The trip started off badly due to storms in Frankfurt... My overnight flight was delayed until the next day, but via Amsterdam, so a daytime flight instead. A bit stressful, but Lufthansa and KLM handled it well. Now it was my turn to sort things out... "Well, I need you to keep the car for me... I’m arriving tonight!" (aroundaboutcars, a Chinese Haval, blue and 4x4—though I didn’t actually need the 4x4... which waited for me).

"Well, I need you to keep my room for me... I’m arriving *very* late tonight." A hotel perfectly located by the lagoon, right by the gates of WCNP, but still close to Langebaan and its restaurants. I spotted it myself and booked it during Black Friday...


Yep, what was normally a short 1.5-hour drive *in daylight* from the Mother City to Langebaan... was now *at night*. And here I am, usually the one telling people, "Don’t drive at night, folks!" Well, I know the route, and Google won’t let me get lost... until Langebaan, that is. The last few kilometers were rough—"Don’t they put up signs? Don’t they have streetlights?"
Alright, it’s late, the day’s been long—time for bed! !
Two weeks in Uganda, solo and using public transport
Hi everyone,
I’m taking advantage of the forum’s long-awaited reopening to dive back into my memories and start my first travel journal, destination Uganda!
Why Uganda?
Choosing this destination was almost by chance. I’d already traveled to East Africa two years earlier, to Kenya, and loved the experience. Of course, I wanted to return to the region and see that abundant wildlife I’d enjoyed so much. But Uganda wasn’t really on my radar... While looking for a destination for a two-week trip in May 2023, I came across cheap flights (~400 €) with Kenya Airways to Entebbe. Why not, I thought? I started looking into the country.
How did the trip go?
Most travelers whose posts I read had organized their trip with an agency and/or rented a vehicle, with or without a driver. That’s not at all how I like to explore a country... and besides, I don’t have a license ! Digging a little deeper, I saw that it seemed possible to reach the main sights using local transport, as long as I was ready to put up with the discomfort of the journeys. Challenge accepted! On the other hand, the budget accommodations near the parks that I’d managed to find in Kenya seemed much less common here. The trip was shaping up to be expensive, especially since the highlight—gorilla trekking—requires a permit costing several hundred dollars. Yikes, sticking to a reasonable budget was going to be tricky... In the end, I found a solution. Almost all lodges offer the option to pitch a tent on their grounds for a modest price (between $10 and $20 per night). That would let me enjoy the safaris while keeping this trip "relatively" affordable.
My itinerary
After studying the Lonely Planet East Africa guide, various travel journals and blogs, and the excellent site Safari Bookings, I finally settled on an itinerary (not counting the travel days):
Entebbe – 1 day Ziwa Rhino Sanctuary – 1 day Murchison Falls National Park – 2 days Crater Lakes – 1 day Queen Elizabeth National Park – 2 days Bwindi – 3 days Lake Bunyonyi – 1 day Kampala – 1 day
See you soon for the first stop in Entebbe!
Why Uganda?
Choosing this destination was almost by chance. I’d already traveled to East Africa two years earlier, to Kenya, and loved the experience. Of course, I wanted to return to the region and see that abundant wildlife I’d enjoyed so much. But Uganda wasn’t really on my radar... While looking for a destination for a two-week trip in May 2023, I came across cheap flights (~400 €) with Kenya Airways to Entebbe. Why not, I thought? I started looking into the country.
How did the trip go?
Most travelers whose posts I read had organized their trip with an agency and/or rented a vehicle, with or without a driver. That’s not at all how I like to explore a country... and besides, I don’t have a license ! Digging a little deeper, I saw that it seemed possible to reach the main sights using local transport, as long as I was ready to put up with the discomfort of the journeys. Challenge accepted! On the other hand, the budget accommodations near the parks that I’d managed to find in Kenya seemed much less common here. The trip was shaping up to be expensive, especially since the highlight—gorilla trekking—requires a permit costing several hundred dollars. Yikes, sticking to a reasonable budget was going to be tricky... In the end, I found a solution. Almost all lodges offer the option to pitch a tent on their grounds for a modest price (between $10 and $20 per night). That would let me enjoy the safaris while keeping this trip "relatively" affordable.
My itinerary
After studying the Lonely Planet East Africa guide, various travel journals and blogs, and the excellent site Safari Bookings, I finally settled on an itinerary (not counting the travel days):
Entebbe – 1 day Ziwa Rhino Sanctuary – 1 day Murchison Falls National Park – 2 days Crater Lakes – 1 day Queen Elizabeth National Park – 2 days Bwindi – 3 days Lake Bunyonyi – 1 day Kampala – 1 day
See you soon for the first stop in Entebbe!
On part en vadrouille au Cambodge! English translation pending
Hello tout le monde !
Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge...
La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
«Je ne veux plus gueuler: "Comment va le monde?" Et qu'on me réponde: «Il va comme il va» English translation pending
Dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient paisiblement.
Elles parlaient d’amour.
L’une de l’amour de sa compagne qui la rendait plus forte, l’autre de l’amour de son mari qui la rendait plus douce.
Elles parlaient voyages Les voyages d’autrefois où les anecdotes s’enrubannent année après année de détails sortis de leur imagination fertile et qui rendaient leurs récits plus épiques et ceux récents encore à l’état de fraîche émotion.
La bouteille de vin blanc s’embuait sur la table blanche en fer, l’herbe roussie chatouillait leurs pieds nus, elles se sentaient comblées, heureuses et libres et, sans doute pour cette raison, il leur était facile de parler du monde d’aujourd’hui, facile d’évoquer les conflits, les émeutes, les violences, les épidémies.
Epargnées, tranquilles, trempant avec gourmandise leurs lèvres dans le gewurztraminer frais, elles s’interrogeaient :
« T’as vu avec le covid on ne parle plus des guerres, c’est covid partout, encore que ça commence à ralentir, y’a le foot » « Ah oui, t’as raison, tu crois que ça pète encore en Syrie, en Lybie, au Yémen, en Somalie, au Sahel ? » « Chais pas, mais au Liban, quelle horreur cette explosion et tous ces gens morts ou sans maison » « T’as entendu les humanitaires au Niger ? » « Oui, pas les premiers pas les derniers à mourir bêtement » « Et au Brésil et en Colombie, ça c’est calmé ? » « Aucune idée » « Et à Hong-Kong et au Brésil et au Vénézuela, je me demande si ça manifeste toujours » « Chais pas, mais aux Etats-Unis entre blancs et noirs c’est pas cool, t’as vu les émeutes et ça va continuer, tu peux croire » « moi, c’qui me rend dingue c’est tous les gens dans le monde qui ont faim, qui n’ont pas de boulot ou qui l’ont perdu » « oui, c’est triste » « En tout cas, on entend plus parler des migrants, ni ceux de Lampedusa, ni ceux des jungles là-haut » « T’imagines un peu le monde entier à l’arrêt. Comment veux-tu que la terre reste en paix » « Et ceux qui se battent, qui sont en guerre, se tapent le covid en plus » « Et t’as vu en Bielorussie, pareil, ça chauffe aussi » « T’as déjà vu des révolutions pacifiques toi ? » « Ouais, c’est plus embêtant c’est pas loin d’chez nous » « Et le mec empoisonné par les russes, paraît qu’il est en Allemagne » « Chez nous ça va être chaud à la rentrée, j’te l’dis, tu verras, avec les chômeurs, le covid, les gosses à l’école, le télétravail oui et non, on va pas rire »
« Moi, j’te dis qu’il n’y a pas que les incendies de forêts qui bousillent la terre, y’a les incendies de fureur dans le coeur des hommes »
« Oh , t’as pas parlé des masques, des mesures barrières, etoussaettoussa » « Et toi de ton dada favori, l’eau, l’or du monde » « Eh ne me branche pas sur ce sujet, je suis intarissable »
« Allez, t’es pas marrante, tiens, on finit la bouteille, l’est super bon ce vin »
Ainsi, dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient. A l’abri sous le tilleul, comme à l’abri derrière un écran, comme sur vf, la vie défile, bouleverse, secoue, agace, exaspère ou indiffère et « passent les jours, passent les semaines.../... »
« Comment va le monde? Il est rouge sang Et à mon avis, il l'est pour longtemps Comment va la vie? Il y a des endroits Elle vaut dix dollars combien je te dois
Comment va la guerre? Elle va comme elle va Elle est planétaire, on se reverra Comment va la banque? La banque surnage Pour les grands requins y a pas de naufrage Comment va la mort? Record absolu Toujours très discrète, je n'en sais pas plus » .../… B. Lavilliers
(Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
Euhhhh, chuis dans la bonne rubrique.)
Elles parlaient voyages Les voyages d’autrefois où les anecdotes s’enrubannent année après année de détails sortis de leur imagination fertile et qui rendaient leurs récits plus épiques et ceux récents encore à l’état de fraîche émotion.
La bouteille de vin blanc s’embuait sur la table blanche en fer, l’herbe roussie chatouillait leurs pieds nus, elles se sentaient comblées, heureuses et libres et, sans doute pour cette raison, il leur était facile de parler du monde d’aujourd’hui, facile d’évoquer les conflits, les émeutes, les violences, les épidémies.
Epargnées, tranquilles, trempant avec gourmandise leurs lèvres dans le gewurztraminer frais, elles s’interrogeaient :
« T’as vu avec le covid on ne parle plus des guerres, c’est covid partout, encore que ça commence à ralentir, y’a le foot » « Ah oui, t’as raison, tu crois que ça pète encore en Syrie, en Lybie, au Yémen, en Somalie, au Sahel ? » « Chais pas, mais au Liban, quelle horreur cette explosion et tous ces gens morts ou sans maison » « T’as entendu les humanitaires au Niger ? » « Oui, pas les premiers pas les derniers à mourir bêtement » « Et au Brésil et en Colombie, ça c’est calmé ? » « Aucune idée » « Et à Hong-Kong et au Brésil et au Vénézuela, je me demande si ça manifeste toujours » « Chais pas, mais aux Etats-Unis entre blancs et noirs c’est pas cool, t’as vu les émeutes et ça va continuer, tu peux croire » « moi, c’qui me rend dingue c’est tous les gens dans le monde qui ont faim, qui n’ont pas de boulot ou qui l’ont perdu » « oui, c’est triste » « En tout cas, on entend plus parler des migrants, ni ceux de Lampedusa, ni ceux des jungles là-haut » « T’imagines un peu le monde entier à l’arrêt. Comment veux-tu que la terre reste en paix » « Et ceux qui se battent, qui sont en guerre, se tapent le covid en plus » « Et t’as vu en Bielorussie, pareil, ça chauffe aussi » « T’as déjà vu des révolutions pacifiques toi ? » « Ouais, c’est plus embêtant c’est pas loin d’chez nous » « Et le mec empoisonné par les russes, paraît qu’il est en Allemagne » « Chez nous ça va être chaud à la rentrée, j’te l’dis, tu verras, avec les chômeurs, le covid, les gosses à l’école, le télétravail oui et non, on va pas rire »
« Moi, j’te dis qu’il n’y a pas que les incendies de forêts qui bousillent la terre, y’a les incendies de fureur dans le coeur des hommes »
« Oh , t’as pas parlé des masques, des mesures barrières, etoussaettoussa » « Et toi de ton dada favori, l’eau, l’or du monde » « Eh ne me branche pas sur ce sujet, je suis intarissable »
« Allez, t’es pas marrante, tiens, on finit la bouteille, l’est super bon ce vin »
Ainsi, dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient. A l’abri sous le tilleul, comme à l’abri derrière un écran, comme sur vf, la vie défile, bouleverse, secoue, agace, exaspère ou indiffère et « passent les jours, passent les semaines.../... »
« Comment va le monde? Il est rouge sang Et à mon avis, il l'est pour longtemps Comment va la vie? Il y a des endroits Elle vaut dix dollars combien je te dois
Comment va la guerre? Elle va comme elle va Elle est planétaire, on se reverra Comment va la banque? La banque surnage Pour les grands requins y a pas de naufrage Comment va la mort? Record absolu Toujours très discrète, je n'en sais pas plus » .../… B. Lavilliers
(Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
Euhhhh, chuis dans la bonne rubrique.)
Quatre mois dans les Balkans à vélo Venise - Istanbul English translation pending
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo
Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+
Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...

A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...

Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+
La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?

Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...

Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.

Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !

A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !

Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !

Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.
Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.

Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !


A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...

Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+
La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?

Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...

Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.

Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !

A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !

Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !

Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.
Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.

Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

La situation des femmes à Oman English translation pending
😠 Bonjour,
J'ai regardé cet après-midi un documentaire sur le Sultanat d'Oman et j'ai été fortement choquée !C'est un peu difficile à expliquer mais ce pays est profondément "masculinisé", les femmes existent à peine, ce sont de véritables esclaves de ces messieurs et celà n'a pas l'air de les déranger plus, ni les hommes mais surtout encore moins les femmes. Elles restent confinées dans des cases, habillées entièrement de noir, on voit juste les yeux et une partie du nez pour respirer et encore. Ces messieurs dansent, chantent, font la fête, discutent trafic de chèvres, de dromadaires, se baignent presque nus........ Sur les images , à part trois femmes en noir en train de cuisiner, je n'ai vu que des hommes sur un documentaire de 35'. Je n'arrive pas à y croire ! A notre époque, ce genre de vie me révulse et ne venez pas me dire que c'est leur religion qui font celà. Messieurs tous puissants !!!!!! C'est abject.
J'ai regardé cet après-midi un documentaire sur le Sultanat d'Oman et j'ai été fortement choquée !C'est un peu difficile à expliquer mais ce pays est profondément "masculinisé", les femmes existent à peine, ce sont de véritables esclaves de ces messieurs et celà n'a pas l'air de les déranger plus, ni les hommes mais surtout encore moins les femmes. Elles restent confinées dans des cases, habillées entièrement de noir, on voit juste les yeux et une partie du nez pour respirer et encore. Ces messieurs dansent, chantent, font la fête, discutent trafic de chèvres, de dromadaires, se baignent presque nus........ Sur les images , à part trois femmes en noir en train de cuisiner, je n'ai vu que des hommes sur un documentaire de 35'. Je n'arrive pas à y croire ! A notre époque, ce genre de vie me révulse et ne venez pas me dire que c'est leur religion qui font celà. Messieurs tous puissants !!!!!! C'est abject.
L'hiver au pays des merveilles (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !

Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.

Quelques portes latérales



C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal

et la rue Sidi Fatah

La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....

et cette fenêtre a un charme fou .

Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .

Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .

Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .

Au fond, Les Oudayas

Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .

Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .

et une autre

Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .

Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale


Un dernier regard ...


Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !

Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.

Quelques portes latérales



C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal

et la rue Sidi Fatah

La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....

et cette fenêtre a un charme fou .

Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .

Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .

Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .

Au fond, Les Oudayas

Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .

Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .

et une autre

Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .

Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale


Un dernier regard ...


Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
Toadstool hoodoos English translation pending
Bonjour,
Je suis revenues des States le dimanche, le mercredi, Trump annonçait la fermeture des frontières aux Européens. J'ai eu une profonde respiration en entendant la nouvelle!!!
Je ne raconterai pas tout mon voyage... J'aime autant le chemin qui conduit aux sites que les sites eux-mêmes.
J'ai eu un vrai coup de cœur pour pleins de sites dont j'ai profité dans le south west, mais ce qui m'a surtout marqué, c'est le fait que souvent, sur les carnets, on a parfois l'impression (à tort d'ailleurs) qu'un site c'est juste une succession de choses importantes à voir dont il faut faire la liste et puis c'est tout.
Je vais donc vous faire découvrir toadstool à ma façon, j'aimerais vous faire découvrir les différentes étapes de ma découverte de ce park gratuit..
Voici tout d'abord ce qu'on découvre de la route: des montagnes chocolatées. Le parking placé devant à notre arrivée ne comporte qu'une voiture noire en fin de matinée.
Puis sur le parking, ou se trouve la voiture noire, on voit le panneau qui vous rassure sur le nom du park
Il y a aussi un panneau qui vous informe sur ce qu'est un toadstool, c'est à-dire un champignon vénéneux, mais si vous allez sur place vous le verrez. Vous aurez toutes les infos sur la formation des toadstools, et aussi sur le fait que le chemin allé simple fait 0,8 miles et aller retour fait 1,6 miles. Je n'ai pas très bien compris l'intérêt de la distance aller simple et me suis demandée s'il y avait des gens qui comptaient rester la-bas définitivement??? 🤪
Ce panneau vous informe aussi du fait qu'en été il peut y faire terriblement chaud, et qu'il vaut mieux vous munir de litres d'eau, d'un chapeau..... A notre arrivée début mars, la température extérieure est de 15°C, le soleil éclaire juste ce qu'il faut, une petite bouteille d'eau pour chacun de nous est amplement suffisante, et de chapeau que nenni!
08 miles aller simple....Mais en fait, vous marcherez beaucoup plus que ça, car une fois sur le site il y aura tellement de coins qui vous attireront que vous y passerez facilement plus de 2 heures si vous vous donnez la peine d'aller découvrir les recoins qui sont derrière le site principal. Et surtout si vous vous donnez la peine de farfouiller un peu. C'est un vrai jeu de chasse au trésor auquel nous nous sommes livrés.
Donc une fois que nous avons complété le registre inséré dans une boite métallique noire qui permet aux rangers de savoir qui chercher s'il vous prenait l'envie d'y rester définitivement, et qu'ensuite nous avons franchi la barrière en barbelés qui laisse entrer les humains qui peuvent se faufiler, mais pas les bovins et les ovins qui ne pourraient pas tordre leur abdomen pour suivre le grillage, vous découvrez de plus près les massifs chocolatés.
Puis vous découvrez que vous avez le choix de marcher dans des washs (ce sont des lits de rivière à sec)

Les massifs chocolatés sont parfois ornés de chantilly, et parfois, le sentier semble sortir du wash pour venir s'incruster entre les mamelons. C'est ce que montre le petit poteau planté sur la droite. C'est une sorte de cairn civilisé, quoi.

Le sentier peut parfois devenir un peu étroit, et si vous n'êtes pas à l'aise, il vaut mieux retourner dans le wash.
Parfois, c'est carrément acrobatique. Je me suis bien aidée de mes bâtons de marche.

Parfois ce poteau soi disant indicateur m'a laissé perplexe. Tout droit semble-t-il dire... oui mais où est le tout droit en question?
Inutile de dire que s'il a plu les jours qui précèdent votre passage, ou s'il a neigé, alors c'est une vraie pataugeoire dans laquelle vous évoluez. De simples sandales comme j'ai vu des gens en porter, ou même les chaussures de randonnée peuvent conduire à des chutes rocambolesques, ou causer des blessures sérieuses... Nous avons eu la chance en fin d'hiver d'être à une période sèche.
Et puis, il arrive que vous vous trouviez devant une ouverture comme celle là. Et à ce moment précis, plus aucun poteau, sinon ce ne serait pas marrant. Vous sauriez où aller, ce qui n'est manifestement pas le but. Alors, vous suivez votre instinct. Plutôt à droite? Plutôt à gauche? non? au centre alors?
Et bien j'n'en sais rien. J'ai pris une direction au hasard, (ça fonctionne parfois) et j'ai atterri en face de ça.

Sur ma gauche se trouvait le fameux chameau qui est sur toutes les photos de photographes professionnels, d'ailleurs sur place, il y en avait un qui ne s'intéressait qu'à ce mastodonte. C'est comme s'il était hermétique à toute la magie du reste.
D'ailleurs, il s'est plein à mon mari du mauvais balisage des pistes qui lui avait fait perdre du temps. Il n'est resté qu'autour du chameau, le prenant sous toutes ses coutures, avec différents éclairages. Bon, comme ça, c'est un truc de vrai photographe et que je n'en suis pas, vous n'aurez donc pas la super photo avec le super éclairage qui fait rêver. Au lieu de ça, je suis partie sur la droite par rapport au chameau à la recherche d'un spot de hoodoos blancs, dont j'avais découvert l'existence sur un carnet. J'ai trouvé que ce mélange de blanc et de rouge était très beau.
Vraiment très photogénique.
J'ai fait la connaissance du sphinx dont on a coupé le nez

Puis j'ai continué à me diriger vers les massifs blancs qui sont sur la droite, curieuse de tout voir.
Je me suis retrouvée devant une paroi verticale que j'ai dû escalader, pour finalement, me retrouvée au milieu d'une alcove sans issue (enfin pour moi qui ne suis nullement cascadeuse). J'ai donc redescendu ma paroi verticale, et suis retournée sur mes pas.

En revenant, je me suis retrouvée face à ce joli E.T. de Spielberg.
Puis après avoir laissé le chameau toujours sur ma gauche, je me suis retrouvée devant cette cour en rouge et blanc, avec quelques champignons qui émergeaient. Le tout entouré d'une paroi de colonnes blanches. C'est du plus bel effet.
Le chameau au loin dans son environnement en rouge et blanc, a, je trouve, beaucoup plus d'assurance, surtout sous un ciel nuageux.
Il est une star parmi les autres, et ce personnage de Star wars ne me démentira pas.

Je suis revenues des States le dimanche, le mercredi, Trump annonçait la fermeture des frontières aux Européens. J'ai eu une profonde respiration en entendant la nouvelle!!!
Je ne raconterai pas tout mon voyage... J'aime autant le chemin qui conduit aux sites que les sites eux-mêmes.
J'ai eu un vrai coup de cœur pour pleins de sites dont j'ai profité dans le south west, mais ce qui m'a surtout marqué, c'est le fait que souvent, sur les carnets, on a parfois l'impression (à tort d'ailleurs) qu'un site c'est juste une succession de choses importantes à voir dont il faut faire la liste et puis c'est tout.
Je vais donc vous faire découvrir toadstool à ma façon, j'aimerais vous faire découvrir les différentes étapes de ma découverte de ce park gratuit..
Voici tout d'abord ce qu'on découvre de la route: des montagnes chocolatées. Le parking placé devant à notre arrivée ne comporte qu'une voiture noire en fin de matinée.

Puis sur le parking, ou se trouve la voiture noire, on voit le panneau qui vous rassure sur le nom du park

Il y a aussi un panneau qui vous informe sur ce qu'est un toadstool, c'est à-dire un champignon vénéneux, mais si vous allez sur place vous le verrez. Vous aurez toutes les infos sur la formation des toadstools, et aussi sur le fait que le chemin allé simple fait 0,8 miles et aller retour fait 1,6 miles. Je n'ai pas très bien compris l'intérêt de la distance aller simple et me suis demandée s'il y avait des gens qui comptaient rester la-bas définitivement??? 🤪
Ce panneau vous informe aussi du fait qu'en été il peut y faire terriblement chaud, et qu'il vaut mieux vous munir de litres d'eau, d'un chapeau..... A notre arrivée début mars, la température extérieure est de 15°C, le soleil éclaire juste ce qu'il faut, une petite bouteille d'eau pour chacun de nous est amplement suffisante, et de chapeau que nenni!
08 miles aller simple....Mais en fait, vous marcherez beaucoup plus que ça, car une fois sur le site il y aura tellement de coins qui vous attireront que vous y passerez facilement plus de 2 heures si vous vous donnez la peine d'aller découvrir les recoins qui sont derrière le site principal. Et surtout si vous vous donnez la peine de farfouiller un peu. C'est un vrai jeu de chasse au trésor auquel nous nous sommes livrés.
Donc une fois que nous avons complété le registre inséré dans une boite métallique noire qui permet aux rangers de savoir qui chercher s'il vous prenait l'envie d'y rester définitivement, et qu'ensuite nous avons franchi la barrière en barbelés qui laisse entrer les humains qui peuvent se faufiler, mais pas les bovins et les ovins qui ne pourraient pas tordre leur abdomen pour suivre le grillage, vous découvrez de plus près les massifs chocolatés.
Puis vous découvrez que vous avez le choix de marcher dans des washs (ce sont des lits de rivière à sec)

Les massifs chocolatés sont parfois ornés de chantilly, et parfois, le sentier semble sortir du wash pour venir s'incruster entre les mamelons. C'est ce que montre le petit poteau planté sur la droite. C'est une sorte de cairn civilisé, quoi.

Le sentier peut parfois devenir un peu étroit, et si vous n'êtes pas à l'aise, il vaut mieux retourner dans le wash.

Parfois, c'est carrément acrobatique. Je me suis bien aidée de mes bâtons de marche.

Parfois ce poteau soi disant indicateur m'a laissé perplexe. Tout droit semble-t-il dire... oui mais où est le tout droit en question?

Inutile de dire que s'il a plu les jours qui précèdent votre passage, ou s'il a neigé, alors c'est une vraie pataugeoire dans laquelle vous évoluez. De simples sandales comme j'ai vu des gens en porter, ou même les chaussures de randonnée peuvent conduire à des chutes rocambolesques, ou causer des blessures sérieuses... Nous avons eu la chance en fin d'hiver d'être à une période sèche.

Et puis, il arrive que vous vous trouviez devant une ouverture comme celle là. Et à ce moment précis, plus aucun poteau, sinon ce ne serait pas marrant. Vous sauriez où aller, ce qui n'est manifestement pas le but. Alors, vous suivez votre instinct. Plutôt à droite? Plutôt à gauche? non? au centre alors?

Et bien j'n'en sais rien. J'ai pris une direction au hasard, (ça fonctionne parfois) et j'ai atterri en face de ça.

Sur ma gauche se trouvait le fameux chameau qui est sur toutes les photos de photographes professionnels, d'ailleurs sur place, il y en avait un qui ne s'intéressait qu'à ce mastodonte. C'est comme s'il était hermétique à toute la magie du reste.

D'ailleurs, il s'est plein à mon mari du mauvais balisage des pistes qui lui avait fait perdre du temps. Il n'est resté qu'autour du chameau, le prenant sous toutes ses coutures, avec différents éclairages. Bon, comme ça, c'est un truc de vrai photographe et que je n'en suis pas, vous n'aurez donc pas la super photo avec le super éclairage qui fait rêver. Au lieu de ça, je suis partie sur la droite par rapport au chameau à la recherche d'un spot de hoodoos blancs, dont j'avais découvert l'existence sur un carnet. J'ai trouvé que ce mélange de blanc et de rouge était très beau.

Vraiment très photogénique.

J'ai fait la connaissance du sphinx dont on a coupé le nez

Puis j'ai continué à me diriger vers les massifs blancs qui sont sur la droite, curieuse de tout voir.

Je me suis retrouvée devant une paroi verticale que j'ai dû escalader, pour finalement, me retrouvée au milieu d'une alcove sans issue (enfin pour moi qui ne suis nullement cascadeuse). J'ai donc redescendu ma paroi verticale, et suis retournée sur mes pas.

En revenant, je me suis retrouvée face à ce joli E.T. de Spielberg.

Puis après avoir laissé le chameau toujours sur ma gauche, je me suis retrouvée devant cette cour en rouge et blanc, avec quelques champignons qui émergeaient. Le tout entouré d'une paroi de colonnes blanches. C'est du plus bel effet.

Le chameau au loin dans son environnement en rouge et blanc, a, je trouve, beaucoup plus d'assurance, surtout sous un ciel nuageux.

Il est une star parmi les autres, et ce personnage de Star wars ne me démentira pas.

On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! English translation pending
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Itinéraire de deux semaines en Bolivie avant le Pérou English translation pending
Bonjour à tous,
Le 23 mai 2020, je pars avec un ami pour 2 semaines (environ) en Bolivie avant de rejoindre le Pérou. Ayant peur, comme l'an dernier, qu'il ne reste plus de place, nous avons déjà réservé le trek de l'inca vers le Machu Picchu pour le 10 juin. Idéalement, nous aimerions arriver à Cusco le 8 juin.
Ma question est la suivante : Quel itinéraire nous conseillerez-vous pour la Bolivie ?
Nous nous imaginions atterrir à Santa Cruz avant de bouger dans la sens des aiguilles d'une montre. Santa Cruz puis Sucre et Potosi avant de rejoindre le Salar d'Uyuni (4j/3n). Nous remonterions vers le volcan Sajama avant d'aller à La Paz pour finir vers le Lac Titicaca (Copacabana, la Isla del sol) avant de quitte le sol bolivien. (ou vaut-il finir par La Paz ?)
Est ce que tout cela vous semble possible en 2 semaines et cohérent ? Quels autres lieux nous conseillerez-vous de visiter ? J'ai lu que certaines personnes ne s'arrêtaient pas à Sucre...
Merci
Le 23 mai 2020, je pars avec un ami pour 2 semaines (environ) en Bolivie avant de rejoindre le Pérou. Ayant peur, comme l'an dernier, qu'il ne reste plus de place, nous avons déjà réservé le trek de l'inca vers le Machu Picchu pour le 10 juin. Idéalement, nous aimerions arriver à Cusco le 8 juin.
Ma question est la suivante : Quel itinéraire nous conseillerez-vous pour la Bolivie ?
Nous nous imaginions atterrir à Santa Cruz avant de bouger dans la sens des aiguilles d'une montre. Santa Cruz puis Sucre et Potosi avant de rejoindre le Salar d'Uyuni (4j/3n). Nous remonterions vers le volcan Sajama avant d'aller à La Paz pour finir vers le Lac Titicaca (Copacabana, la Isla del sol) avant de quitte le sol bolivien. (ou vaut-il finir par La Paz ?)
Est ce que tout cela vous semble possible en 2 semaines et cohérent ? Quels autres lieux nous conseillerez-vous de visiter ? J'ai lu que certaines personnes ne s'arrêtaient pas à Sucre...
Merci