Images...

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DO
Il suffit parfois d'une musique, d'une parole, d'un geste, d'une senteur et voici que défilent les images épinglées sur le fil des souvenirs :

Monument Valley, un sentier de poussière rouge et brûlante, les chevilles frôlées par 'l'herbe qui roule' et cette certitude de parfaite harmonie entre le temps et l'espace.

Les fruits aux formes, aux couleurs et aux saveurs surprenantes, offerts avec un sourire timide sur le bord d'une route près de Kandy. Simple partage et jolie rencontre.

Plage de la Penouille, un vieux tronc d'arbre sur lequel je suis assise, solitaire et contemplative...

Hydra, le soleil qui fait éclater le blanc des maisons, le bleu du ciel et le rose des lauriers le long du sentier qui se perd dans les collines.

La préparation des crêpes 'avec l'accent' chez Réjeanne en Gaspésie, et les fous rires qui vont avec.

Le chant étrange des éoliennes sur les collines dorées de San Francisco.

Le geste élégant et savant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia.

Alpuente, la vieille dame qui vient vers moi, me prend le bras, et me parle encore et encore et que je ne comprends pas et qui me sourit et qui m'offre un brin de menthe. Je la quitte après l'avoir serrée fort dans mes bras.

Ste Rose du Nord, le regard qui se perd le long des rives du Saguenay...

Le vertige en marchant la tête en l'air dans les rues de New York.

La neige tourbillonne sous le vent violent, la nuit est glaciale (on nous a annoncé -40°) et la lumière jaune des réverbères jette des ombres lugubres sur la rue vide et silencieuse. Alors que mon amie est partie chercher sa voiture et que je l'attends en essayant de ne pas me transformer en glaçon, un homme sur son vtt passe en sifflant... Vision totalement surréaliste, une nuit dans le vieux Montréal.

Et puis tant d'autres images encore...

Vous en avez aussi bien sûr ? Alors épinglez-les sur le fil des souvenirs, vous voulez-bien ?

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
TE Terrien2011 Regular ·
Laisse-moi un peu de temps, tu veux bien ? [;)]
NI Nil Regular ·
L'odeur du pain frais du matin lorsque je vais prendre mon taxi...

L'odeur de la mer lorsque je me lève le matin et boit mon café sur la terrasse...

La musique du joueur de violon qui monte jusqu'aux fenêtres ouvertes de ma classe...

Le boum boum rythmé du tambour à 4h du matin qui rappelle au fidels, pendant le mois du Ramadan, qu'il faut se lever pour manger...

L'été, sur le toit des voisins, le ''chant'' des goélands qui commence sitôt la fin de l'appel à la prière à 6h du matin...

Tout ca, j'adore!!!
Zen Attitude! "Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre!''
NA Natine ·
L'avion decolle, on est plaqué contre le siege, le ventre noué...la peur (du decollage), on peut sentir chacune des cellules de notre corps, notre esprit est en eveil, suréxité, joyeux, serein...le voyage viens juste de commencer à cet instant precis où les roues quittent la piste.

Je scrutte l'horizon, la mer, je cherche de mes yeux une baleine, c'est la saison où elles passent par ici au cours de leurs long periples, avec un espoir fou, j'attend. Tout à coup, je peux voir quelque chose, ce n'est pas une baleine, c'est un petit groupe de dauphins qui jouent dans les vagues qui se cassent sur un recif, je reste figé, bouche bée, émerveillé, je ressent une impression de liberté immense, je n'ai qu'une envie: les rejoindre, je suis juste tenu par la barriere en bois qui m'empeche de tomber.

C'est humide, presque sombre, la forét est dense, les arbres enormes reliés de toutes part par des lianes, cette forét est la depuis longtemps, et la téte en l'air, le coup tordu dans tout les sens, on se sens comme un petit verre de terre, un petit parasite...

Levé du soleil sur la mer, une plage deserte sur une iles 'presque' deserte, le sable picoré de brin d'herbe qui brille sous les premiers rayons, et au loin, de temps en temps, il y a le jet d'une baleine qui passe.

Merci pour cette occasion de se replonger dans des endroits et des sensations unique!
LE LeDragon Veteran ·
Quito, un restaurant, une fillette à la timidité toute quechua qui porte encore ses gants aux doigts coupés savoure longuement une miniscule glace. Bonheur !

Ise, une gare, la vieille nipponne qui m'a offert des bonbons venant d'une distributrice, me montre dans son chapeau l'adresse de sa maison. Oubli

Nord du Pérou, le bus traverse un pont, sous nous, un homme trie le gravier à la pelle. Travail

Cuzco, une place déserte, une vieille indienne vient accrocher la ceinturer qu'elle tresse au banc où je suis assis pour reposer ma cheville luxée. La soeur de ma défunte grand-mère.

Aéroport d'Atlanta, la nuit, les expatriés du Pérou attendent pour revenir au pays avec leurs immenses valises de cadeaux. Une femme me raconte qu'elle va visiter sa mère malade qu'elle n'a pas vu depuis 25 ans. Absence.

Nord du Laos, d'une camionnette servant de bus, sur une route poussiéreuse, une marcheuse à la robe usée protège son teint avec une ombrelle jaune. Beauté

Près de Coït tower, SF, un matin brumeux, un couple d'asiatiques fait son tai-chi devant la baie. Archétype délicieux.

C'est quand ces souvenirs nous assaillent qu'on sent le besoin de repartir...
MA Marinemb Regular ·
Bien qu’il soit un peu tard, je sors de cette chambre, ma copine de route ronfle et je n’arrive pas à dormir. Les pieds dans la rue, le nez et les yeux aux aguets, je sens tous ces parfums qui me donne faim, je regarde tous ces gens qui fourmillent dans la rue... je suis vite enivrée..Il y a tellement de monde … Je suis sur Koa San Road à Bangkok et c’est le bonheur total.

Les yeux contemplatifs, je suis là debout, les bras le long du corps, la bouche entre ouverte comme une enfant à qui l' on aurait promis un tour de manége, j’ en ai la chaire de poule, je suis plus qu'émue, cela respire le respect, la bonté, l'humanité à pleins nez. je dois rêver. Je me demande comment ils l’ont fait …un immense Bouddha me coupe le souffle, je suis au grand palais. Cette image est gravée à jamais dans ma mémoire.

Une femme avec un grand chapeau de paille sur a tête, mène la barque dans laquelle je suis assise. Nous croisons pleins d’ autres petites embarcations certaines remplies de touristes comme moi, certaines avec des vendeurs, des marchands de toutes sortes. Les odeurs sont merveilleuses, je sens la soupe chaude, les fruits sont de belles couleurs vives, c’est si appétissant. Je demande à la conductrice de s’ arrêter et j’ achète un Pad Thai .. hum que c’est bon… nous sommes sur le marché flottants en Thaillande.

Il fait froid. Malgré la couverture que j'ai sur les épaules je frisonne. Mes cheveux s' en donne à coeur joie ils virevoltent en toute liberté me cachant cette superbe vue de cet océan déchaîné par un jour de mauvais temps. Un café dans la main, je déguste cette vision de mère nature.Je ramasse des coquillages pendant que tout le monde est à l’ abri de la pluie et du vent. Les vagues sont immenses, si belles... elles viennent s'écraser sur le sable et me mouillent les pieds.. Je suis à cuba par un jour de pluie seule et tellement heureuse.

Les beaux jours arrivent.. ouff contente, je suis dans mon jardin et je regarde mon basilic, ma menthe pousser. Je me dis que je vais pouvoir me refaire du bon thé. Les fleurs prennent vies, le soleil commence à chauffer. Je ferme les yeux et je m’attarde à écouter les oiseaux qui chantent.

6h du mat, pas le temps de traîner au lit, j'ai tant de choses à faire. Je m'habille rapidement, je file prendre un petit déj - Pancake au sirop d'érable et beurre, jus d' orange et café et Hop je suis dans la rue. Je commence à marcher, je tourne le coin du premier immeuble et je vois ce vieil homme... Ses yeux sont si perçants, j'ai l’impression de lire sa vie dans son regard.. ouff émouvant..je continue. En milieu de journée je m’arrête prendre un café que je bois sur un banc public, les gens sont pressés, les immeubles sont si hauts que cela donne le tournis, je me dis marrante cette femme, elle est en tailleur avec des running shoes... normal je suis à N.Y.

Assise j’attends mon vol pour rentrer à Montréal et je regarde tous ces gens … une petite fille nipponne est assise très gentiment avec ses parents et joues avec son jeu électronique. Une grand-mère elle, masse ses mains, je me dis qu’elle doit avoir des rhumatismes. Un Monsieur âgé est tout seul dans son coin, j’aimerai bien aller lui parler.. Mais je suis dans l’aéroport de Tokyo et je ne parle pas Japonais.

Je regarde mes fils et je me dis dieu qu’ ils ont grandis. Je les regarder marcher, aller, rire, et je plonge dans d’ autres souvenirs …. J’ espère ne pas vous avoir ennuyés avec mes dires et sachez qu’ il est bon de vous lire . Oui, un regard, une image, une odeur, une musique, une pensée et tout à coup les souvenirs surgissent …
m@rinemb

Un des prix de la liberté, c'est de renoncer à l' ennui.
CA CatherineGil Globetrotter ·
A la terrasse d'un café à Théssalonique ou je somnole vaguement derrière mes lunettes de soleil, une vieille dame très distinguée vient s'asseoir à ma table. Elle me raconte comment elle à rencontré ici l'amour de sa vie et sa solitude maintenant qu'il n'est plus là. A la fin de son récit, je lui réponds avec mon accent anglo-cévenol et elle éclate d'un rire joyeux qui la rajeunit de 50 ans " je pensais que vous étiez Allemande"

Dans l'ombre turquoise défraîchi d'un boui-boui de Lisbonne, un bel "Américain" tel qu'on les idéalise, l'air mal en point, ingurgite bières sur bières sous une vieille affiche de Martini couverte de chiures de mouches. En dégustant ma soupe au choux et à la menthe, ma pensée s'évade sur le thème Ancien et Nouveau Monde, en arabesques baroques.
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
DO Dolma Globetrotter ·
Le fil des souvenirs se pare d'images tour à tour drôles, touchantes, parfumées, joyeuses, mélancoliques, colorées, ce sont les images de la vie, ici ou ailleurs...

Merci à Nil, Natine, LeDragon, Marinem, Catherine qui nous ont fait partager quelques moments glanés dans la mémoire, et j'espère qu'il y en aura encore plein d'autres [:)]... !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Des images donc ! Tempête hivernale à carry le rouet, le miracle du lever de soleil saharien, écrasé par 8 siècle de recueillement dans la merveille gothiques de st maximin, le fort st jean du vieux port de marseille porte d'entrée de la plus belle baie du monde ;)
DO Dolma Globetrotter ·
Merci Guillaume, on les épingle aussi celles-ci sur le fil !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
FA Fabricia Globetrotter ·
"Certains jours privilégiés d'arrière-saison, en Bretagne [...] La brise d'ouest qui s'éveille tard est encore assoupie. Loin derrière l'horizon, le soleil n'envoie qu'une lumière indirecte sur les brumes matinales. La mer et le ciel, du même étain poli, se confondent dans une commune immobilité. Le silence est immense. Le regard cherche en vain où se poser, où se reposer dans cet espace sans géométrie. A égale distance de la mer et du ciel, le bateau flotte irréellement, suspendu dans un univers de nacre...."

Ces quelques lignes, superbes, ont été écrites par un grand écrivain, Paul Guimard, extraites d'un de ses romans, "Les choses de la vie". J'aurais tant aimé pouvoir en être l'auteur !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
TE Terrien2011 Regular ·
Images, (Le Paysage) d'Ariège ?

J'avais rêvé d'aimer. J'aime encore mais l'amour Ce n'est plus ce bouquet de lilas et de roses Chargeant de leurs parfums la forêt ou repose Une flame à l'issue de sentiers et détours.

J'avais rêvé d'aimer. J'aime encore mais l'amour Ce n'est plus cet orage où l'éclair superpose Ses bûchers aux châteaux, déroute, décompose, Illumine en fuyant l'adieu du carrefour.

C'est le silex en feu sous mon pas dans la nuit, Le mot qu'aucun lexique au monde n'a traduit, L'écume sans la mer, dans le ciel ce nuage.

A vieillir tout devient rigide et lumineux, Des parois sans noms et des cordes sans noeuds.

Je me sens revivre avec tes images...

J'aurais aimé l'écrire, mais Robert Desnos l'a fait avant moi.
DO Dolma Globetrotter ·
Elles sont bien belles ces images d'Ariège mais sur le fil que j'ai tendu j'aimerais bien que chacun y accroche ses propres images-souvenirs...

Dolma exigeante ?
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
TE Terrien2011 Regular ·
Les images que j'ai accroché dans VF sont devenues des souvenirs... avec le temps.

Dolma très exigeante ! [;)]
CA CatherineGil Globetrotter ·
[;)], et pour lutter contre le froid.

Ce matin, tendus sur l'azur, les bras noirs et noueux du vieil amandier se sont couverts d'un rêve de printemps.
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
DO Dolma Globetrotter ·
Voilà qui est très agréable à lire, c'est un rêve de printemps qui apporte un sourire.......

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
TE Terrien2011 Regular ·
Une image, celle de la côte africaine aperçue depuis le bateau, ce port de Luanda et cette ville où j'allais vivre mes plus belles années. Je n'avais pas 4 ans.
SI Siberiade Regular ·
[;)][;)] sur le fil du voyage ... j'étends les images qui défilent :

le sourire triste d'un enfant dans un village de pisé perdu dans le sud marocain. la chaleur contagieuse des cariocas dans la somptueuse baie de rio les fabuleux tatouages des marquisiens dans la beauté insolente de ces iles du bout du monde L'accent délicieux et la convivialité des québécois dans ce petit bout de vieille france L'extraordinaire mélange éthnique des diasporas dans ce pays à part entière qui s'appelle New York Le sourire et la gentillesse des seychellois dans leurs paradis de robinson La beauté et la nonchalance des polynésiens dans ces micros atolls isolés au milieu de rien la sensualité des machos argentins dans des derniers tangos à Buenos Aires La volubilité enivrante des italiens dans les nuits du carnaval vénitien Le pessimisme ambiant et permanent des français qui vivent pourtant dans un pays fabuleux ..

"Ouvrir les yeux est un antidote au désespoir" Sylvain Tesson
siberiade
SI Simba Globetrotter ·
Au pif et celles qui me viennent à l'esprit, juste là en ce moment. [:)]

En Grèce, Kalambaka (au pied des météores), une saisissante odeur de Kebab qui nous attire dans l’arrière cour d’un bouisbouis. Un petit verre de Retsina, une assiette Kebab, feta, tomates, olives noires. Les chevilles caressées par ce chat de rue et juste rêver à ces monastères qui nous attendent un peu plus loin.

Venise, la Piazza San Marco de nuit et ce couple de danseurs élégants qui offre, aux passants amoureux, quelques pas d’un tango, contre quelques pièces.

Lido di Jesolo et cette rue piétonne où les télévisions des bars crachotent (à haute puissance) la même information : l’effondrement des tours jumelles de NY … Un maudit 11 septembre.

Un soir de Noël, au cœur du parc Akagera (Rwanda) alors que le Mont Mutumba se couvre de cette fine couche d’obscurité qui rendra bientôt la nuit complètement noire … à ramasser le festin du réveillon tombé à même le sol … Et le manger goulûment. Mon plus beau Noel.

St Lucia (Afrique du Sud) 6h30 du mat, à l’assaut de l’océan Indien …Trempés comme des fous pour mériter la rencontre avec les baleines à bosses.

Timbavati (Afrique du Sud) de nuit en 4x4 open, face à 6 lions rugissant et sentir mon cœur cogner dans ma poitrine, foutant un max de buée sur l’objectif photos. Comme si une seconde d’inattention pouvait être fatale.

La chaleur étouffante et la moiteur qui envahit l’air et tombe comme une soupape, dès qu’on met le pied en dehors du zinc à Kinshasa …Cette même chaleur à l’aube au Sénégal, sur la plage à la recherche de coquillages.
FA Fabricia Globetrotter ·
[;)]...Allo Loopkin, c'est de la géantropie tout ça... Où es-tu ?
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
SI Simba Globetrotter ·
C'est bien vrai ça ...Où se cache-t-il encore ? heing! [:P] Entre ciel et terre ...Mais à quel endroit ?
DO Dolma Globetrotter ·
Ah ! Merci Simba et Siberiade pour vos images épinglées sur le fil des souvenirs..... [:)]

A bientôt pour d'autres à venir...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
EL Elsie Regular ·
Je quitte ce pays dans quelques jours...C, est ironique parce que j, ai perdue toutes mes photos de voyages aujourd, hui. Trois mois et aucune image sur papier, par contre ma tete en est remplie...

Il y a celle d, un petit garcon, qui va a la plage aujourd, hui, pour la premiere et peut-etre derniere fois de sa vie parce qu, une journee a la plage coute cher. Il est 4h30 du matin, la lune brille encore et il court dans le petit chemin du village parce qu, il a trop peur que le bus parte sans lui et il crie : mama, mama, le bus se va, le bus se va...

Quatre femmes sont assises devant moi. Refugiees de guerre et pauvres, elles ont les traits uses de ceux qui ont trop vecus et a tour de role, elles me racontent leur vie. Regards...

LA nuit, loin de tout au milieu de la foret, sur une petite ile la ou 2 rivieres se rejoingnent. Apres une journee de marche j, attend avec impatience le souper qui grillle sur le feux : 4 poissons et 2 iguanes. Rolando, Jorge et manael sont couches la dans l, herbe, ils boivent leur rhum et chantent...

Cette meme nuit, je danse pres du feu, avec eux, au son de leur voix, eclaire par la lune...si loin au milieu de nul part et j, ai ce sentiment, quand tout est si etrange et si parfait a la fois, que ce moment est irrealiste...

Je guarde en tete la couleur des grains de cafe fraichement cueillis, un rouge intense mele de quelques grains d, un jaue orange ( ceux la ne sont pas assez mure encore...), fruit d, une journee de travail a cueillir au milieu des insectes sous un soleil brulant.

Et puis les coqurelles, qui envahissent la maison la nuit, qui sont devenue presque des copines a la longue mais qui se sauvent toujours dans tout les coins quand je rentre tard le soir...

Et j, en aurais cent mille autres encore mais il se fait tard. Malheureusement, dans ce chic hotel de san jose, aucun coquerelle n, accompagne mes nuits...

Voila au moins quelques unes des images de mon sejour a Lango mai, Costa Rica
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
DE DeCléricy Veteran ·
Grace Chuch Cathedral, New York. Une dame âgée vient d’entrer. Elle se dirige vers un bénitier de pierre, suivie d’une femme beaucoup plus jeune tenant une fillette de quelques années dans ses bras. La vielle dame trempe son doigt, se signe le front, puis celui de la jeune femme et termine avec la petite. Puis elle embrasse tour à tour sur le front la mère et l’enfant. La fillette décoche un sourire foudroyant à sa jeune mère. Au même moment, à l’orgue, Bach souffle à pleins tuyaux. La Messe en si mineur vient à peine de débuter.

Sihanoukville, Cambodge. Après une grosse averse c’est la chasse aux flaques d’eau avec les gamins du coin. On saute à pieds joints à celui qui fera le plus gros splash. Au bout d’une vingtaine de minutes, épuisé, mouillé jusqu’à l’os, je concède la victoire. Une des sangles des Merrell a rendue l’âme. Les enfants insistent. C’est reparti pour une grosse bataille aquatique. Pieds nus on ploush et reploush encore dix minutes. Je m’adosse contre un arbre pour récupérer. Un des enfants vient s’asseoir près de moi et me dit dans son meilleur anglais : - You no good jump. - You’re wrong young boy. I’m the biggest of the world… after you! Sourires et clins d’oeil complices.

Kamouraska, Bas-St Laurent québécois. Six heures trente un matin de fin juillet. Un vent tiède vient du fleuve. Les vagues heurtent le quai du village. Petite pluie depuis quelques heures. Assis sur un banc de la plage municipale j’observe une dame marchant sur la grève. Elle fait demi tour vers moi et me demande si elle peut me prendre en photo. J’acquiesce et prend la pose tout en lui demandant pourquoi elle m’a choisi. - Vous faites une jolie tache jaune sur la maison derrière, dit-elle. Je me retourne pour observer une belle demeure peinte en blanc et bleu marine de l’autre coté de la rue… et j’avais oublié que je porte un ciré de matelot emprunté d’un ami résidant au village.

DeCléricy
J’en appelle à vous ô Muses Où tant ma vie passe et s’use Qu’encore et toujours j’aime Mes soeurs Galère et Bohème
DO Dolma Globetrotter ·
A la suite de tes images toujours aussi joliment 'exposées' Marcel, en voici quelques autres...

Faire de son mieux pour aider à tirer la senne sur la plage de Bellefontaine et déguster un peu plus tard des poissons en un savoureux blaff. Réconfort.

Marcher, toujours marcher, encore et encore, sur l'Appalachian trail et se dire qu'il ne reste plus devant soi que... quelques milliers de kms. Persévérance.

Le parc Forillon, des armées de maringuoins et autres black flies, dards batailleurs, qui obligent à une retraite précipitée. Colère.

Se prendre pour un pilote le long des vagues sur Daytona Beach et même pas avoir honte ! Folie.

Promenade dans les rues de Savannah, et se poser cette question fondamentale : où sont Rhett et Scarlett ? Enfantillage.

Sidi Bou Saïd, le jasmin aux senteurs enivrantes, la nuit et sa douceur, la musique évadée d'une fenêtre ouverte, être assise sur les marches d'une maison et laisser vagabonder ses pensées. Sérénité.

Etre réveillée par un rayon de soleil et par l'odeur toute chaude du pain grillé, s'installer à la table du petit dèj et savourer les muffins aux bleuets et les tartines de confiture de chicoutai... Gourmandise.
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
OP Opai Veteran ·
La nuit, le bruit assourdissant des moteurs, les odeurs d'essence, de cigarettes et d'urine qui viennent par vagues, les cris des rabatteurs, la bouche pâteuse: c'est ma madeleine, celle qui me dit que je suis en voyage, sur la route, dans une gare routière...

Mouillé jusqu'aux os et gelé par le vent, ne voyant les choses plus que par tâches, regard impressionniste au travers de mes verres couverts de gouttes. Le goût salé de ma sueur coulant sur mes joues jusqu'à mes lèvres, je suis immobile, recroquevillé dans une barque quelque part en forêt amazonienne et il pleut si fort...

Je suis couché au frais sur un tapis profond. Parfois je sens le souffle des ventilateurs et je me remets de la chaleur écrasante de ce midi iranien. Je somnole et quand mon esprit refait surface j'entends les incantations chantantes et répétitives des quelques croyants venus faire leurs prières dans la grande mosquée de Tabriz...

La pénombre d'une cave, l'odeur de raisin et de soufre, je me perds entre les immenses tonneaux d'une cave alsacienne, je n'ai pas encore dix ans...

Des panneaux colorés, une écriture incompréhensible, des annonces qui m'amusent, des gens plutôt petits par apport à moi et des enfants en uniformes attendants tous en rang derrière la ligne jaune que le train arrive dans cette gare japonaise...

Des souvenirs flous, un champ de vision réduit, des rues désertes, le visage gelé, une démarche peu linéaire dans la neige et la boue avec mes compagnons de vodka à St Petersbourg...

La chaleur d'un sourire et la douceur d'un regard. Une rencontre de quelques instants autour d'un thé ou dans la rue. Peu de paroles échangées mais la conscience que nous sommes à peu de choses près les mêmes, que nous pouvons nous comprendre...
TE Terrien2011 Regular ·
…sortir lentement d'une longue et inconfortable nuit à bord de ce 737 de la Royal Népal Airlines, être accepté dans le cockpit par le Commandant et assister à 10 000 mètres au lever du soleil sur la chaîne de l'Himalaya…

Namaste.
SA Sadim Regular ·
Paris. Le marais. Il fait froid. J'ai rendez-vous dans un salon de thé. Je suis en avance. Je fais la queue. J'attends. Mon portable sonne. C'est un SMS. Il est écrit "R". Mon coeur bat un peu plus fort. Je me retourne...
DO Dolma Globetrotter ·
Jolie image d'un bel instant...

Dolma [:)]
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
PO Pondy Veteran ·
Je ne sais pas ce que tu souhaites voir écrit. Est-ce un souvenir émergeant de la mémoire ? Est-ce une image surgissant au décours d'une journée besogneuse ? Je choisis l'image.

La flagrance ténue du jasmin qui, un matin flotte sur le trottoir bétonné de ma rue et, surgit le souvenir de mes mains plongeant jusqu'au coude dans la masse odorante des minuscules fleurs blanches après la cueillette dans une ferme au sud de Cuddalore.

Un caillou râpeux cueillit sur la grève et, surgit le souvenir des poignées de pierres blanches que je ramassais, petite fille, pour trouver deux silex, pour les frapper l'un contre l'autre, pour faire jaillir une improbable étincelle, puis, respirer le caillou et y déceler avec conviction l'odeur de l'échauffement.

Une bille translucide oubliée sous un fauteuil du salon et, surgit le souvenir minéral des agates que je cherchais, accroupie sur une plage en Inde. Je sens la douceur de la brise et mes mains grattant le sable granuleux.

Le grelot d'une boutique tintant à mon entrée et, surgit le souvenir de la carriole du marchand de glace passant dans la rue chaude l'été dans le village du sud de la France où nous passions, enfants, nos vacances.

Ma main effleurant le duvet léger d'un enfant et, surgit le souvenir de l'enfant aux yeux bridés, à la peau de soie que me tend une jeune maman népalaise.

Le boulangerie, chaque matin dont les effluves m'évoque chaque jour la douceur de ma mère, pétrissant le pain du dimanche : voyage d'enfance.

Le concert de klaxons des voitures aux passagers exaspérés et, surgit le souvenir de l'Inde bruyante et brouillonne où le klaxon est indicateur et non agacement.

Le sable s'éparpillant dans le couloir de ma maison quand prise d'une frénésie de rangement je secoue le sac de voyage décousu, gardé religieusement, et, surgit le souvenir d'une nuit étoilée et glaciale dans le désert du Balouchistan, au centre du fort de police.

Impossible d'énumérer tout ce qui s'égrenne au quotidien et me renvoie dans ma somptueuse rêvothèque. Tout ce qui fait que la Vie est un Voyage. Que la Vie se teinte de nostalgie, que la Vie se construit d'infimes perceptions, de minuscules cristaux de joies et que tout s'emboîte en une jeu de cubes instable et pourtant Parfait.

Dom.
DO Dolma Globetrotter ·
Evocations émouvantes et doucement nostalgiques..... La Vie est un Voyage, oui...

Merci DO pour ces moments si joliment partagés.

DOlma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
SA Sadim Regular ·
Tout ce qui fait que la Vie est un Voyage. Que la Vie se teinte de nostalgie, que la Vie se construit d'infimes perceptions, de minuscules cristaux de joies et que tout s'emboîte en une jeu de cubes instable et pourtant Parfait.

J'aurais aimé écrire cela.

Merci Pondy, Pondy chérie.
DO Dolma Globetrotter ·
D'autres images encore...

Petite fille on m'envoyait chercher des cornichons chez la crémière, je les mangeais sur le chemin du retour...

Les doux bisous posés sur les joues des petits enfants, en colo, lorsque la nuit tombe et qu'on pense fort à sa maman et à son papa.

Me réveiller et voir tout de travers dans la maison : "la terre a tremblé cette nuit" me dit-on le plus naturellement du monde en préparant le petit-dèj !

Se faire tremper par une averse violente, être bousculée par des rafales de vent... et rentrer bien vite pour savourer un chocolat chaud.

Marcher sur la plage, le soleil de plus en plus chaud, et entrer dans les vagues délicieusement rafraichissantes...

Passer une soirée avec un ami, dans un resto marocain, à refaire le monde et à rire, et à rire...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
VA Vanquish Regular ·
Svp, vous arrêtez pas.... c'est trop bon de vous lire, tous! Ça réchauffe le coeurs cette intrusion dans vos souvenirs sublimés par le temps!
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud
DO Dolma Globetrotter ·
[:)] Juste un sourire...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
SA Sadim Regular ·
Des rais de lumière dans la poussière en suspension sous un pont sur le chemin de l'école, Le sourire de la boulangère qui nous donnait le pain invendu le soir après la fermeture, Les fauteuils en alu avec ces fils de plastique tressés sur lesquels je m'asseyais à l'hôpital Trousseau, Le poêle à charbon dans ma chambre (le salon) et qui rougeoyait dans l'obscurité, La couleur étrange (violette) des cheveux de ma grand-mère.

Tout cela a-t-il seulement existé? Dans ma mémoire en tout cas, cela reste bien vivant. Jusqu'à quand?
PO Pondy Veteran ·
Une prose lumineuse et superbe.

Dom.
VA Vanquish Regular ·
Des rais de lumière dans la poussière en suspension sous un pont sur le chemin de l'école, Le sourire de la boulangère qui nous donnait le pain invendu le soir après la fermeture, Les fauteuils en alu avec ces fils de plastique tressés sur lesquels je m'asseyais à l'hôpital Trousseau, Le poêle à charbon dans ma chambre (le salon) et qui rougeoyait dans l'obscurité, La couleur étrange (violette) des cheveux de ma grand-mère.

Tout cela a-t-il seulement existé? Dans ma mémoire en tout cas, cela reste bien vivant. Jusqu'à quand?

Peu importe si cela existe seulement dans ta mémoire, cela est, puisque tu t'en souviens... n'existe plus ce qui a déjà été mais dont on ne se souviens pas...
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud
VA Vanquish Regular ·
[:)] Juste un sourire...

Dolma

Je te le rends [:)]

T'aurais pas un souvenir relié à un sourire?
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud
SA Sadim Regular ·
Bien sûr que si elle en a... Une paire de lunettes tordue, un merci, un sourire et la lumière fut (dans ses yeux verts)...
DO Dolma Globetrotter ·
Je vais soulever un peu plus le couvercle de ma boite à souvenirs et je devrais pouvoir retrouver quelques images-sourires...

Tu me laisses juste un peu de temps, d'accord ?

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
DO Dolma Globetrotter ·
!

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
VA Vanquish Regular ·
Prends tout le temps que tu veux, mûris ta réponse que j'ai déjà hâte de lire :) ... et puis la question est ouverte à tout le monde (pas que je veuille changer le fil du post mais ça m'intéresserait de savoir...)

Aussi, une larme, ça vous évoque quel souvenir?
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud
JE Jemarel ·
Tiens, je vous ai trouvé… je ne voulais que vous lire, mais la lecture réveille les images…

Y’a pas plus fort déclencheur d’images chez moi qu’une odeur captée de nulle part…

L’odeur des pâtes/compote du « jardin d’enfants » Celle d’un flocon de neige (si, si !) Celle des crayons à papier fraîchement refaits Celle du parfum d’un être aimé Celle d’une classe d’école avec parquet Celle d’un taxi, à Rio, à Bucarest, à Haïti, à Dakar et ailleurs Celle d’une cave à vin Celle du vent Celle d’un port en Norvège Celle d’un port en Afrique Celle d’un port du Brasil Celle de St Malo en hiver Celle d’un vieux moteur au Diesel Celle du sel au bord de la mer… qui n’est nulle part pareille Celle du goudron en été … la tête me tourne…

Odeurs qui imposent leurs images, repêchées d’une mémoire qui essaye de stocker…

Spectateur d’une vie qui file…
DO Dolma Globetrotter ·
Jolies et attendrissantes images qui réveillent les souvenirs sur le fil de la vie...

Merci d'être venu les partager avec nous !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
SA Sadim Regular ·
Et oui, cafteur en +![;)]
MI Mirage74 ·
Aéroport de Casablanca au Maroc : hall des départs. Debout, à proximité de moi, une femme, jeune, grande, mince, très belle, peut-être égyptienne, couverte en noir des pieds à la tête. Son magnifique visage aux traits fins est encerclé par un foulard noir. Son regard croise le mien. Nos yeux ne peuvent se détacher. Nous nous fixons une dizaine de secondes. Elle semble vouloir me dire quelque chose. Je lui souris. Elle me rend un sourire timide, triste tout en me fixant. J'ai de nouveau le sentiment qu'elle veut me faire passer un message. Son mari, beaucoup plus âgé qu'elle, s'aperçoit de notre échange. Il me fixe méchamment et rompt le charme en tirant sa femme à lui. Elle baisse les yeux, se détourne. Ils s'en vont, lui devant, elle dans ses pas. Il y a bientôt 15 ans de cela et pourtant je ne peux oublier ce regard, ce sourire....
SA Sadim Regular ·
Aussi, une larme, ça vous évoque quel souvenir? Un oignon dont j'étais très proche, trop peut-être...
VA Vanquish Regular ·
Aussi, une larme, ça vous évoque quel souvenir? Un oignon dont j'étais très proche, trop peut-être...

MDR!!!

T'as le don de ramener bien vite sur terre toi!!
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud
DO Dolma Globetrotter ·
Charmant !

A bientôt pour un peu de poésie.......

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...

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