Results for "Malia+|+123+>+211"
91903 results found.
Besoin d'une traduction en bambara English translation pending
Bonjour,
Dans le cadre d'un exercice académique, on me demande de faire un bref portrait d'une personne. Je dois également lui trouver un surnom. J'aurais aimé trouver une expression qui signifie "le trait d'union, celui qui fait le lien, qui créé la cohésion" car je pense que cela reflète bien sa contribution à notre équipe. Pour faire un peu plus original, j'aurais voulu que cette expression soit traduite en Bambara car la personne en question est Malienne. Ne connaissant malheureusement pas du tout cette langue, je me permets de faire appel à vous.
Avez-vous des suggestions?
D'avance merci.
S.
Dans le cadre d'un exercice académique, on me demande de faire un bref portrait d'une personne. Je dois également lui trouver un surnom. J'aurais aimé trouver une expression qui signifie "le trait d'union, celui qui fait le lien, qui créé la cohésion" car je pense que cela reflète bien sa contribution à notre équipe. Pour faire un peu plus original, j'aurais voulu que cette expression soit traduite en Bambara car la personne en question est Malienne. Ne connaissant malheureusement pas du tout cette langue, je me permets de faire appel à vous.
Avez-vous des suggestions?
D'avance merci.
S.
Terry Riley à la malienne: "In C Mali" English translation pending
"Few pieces of music straddle the divide between cultural artifact, radical manifesto of musical intention, and wide popularity like Terry Riley’s In C" (Matt Starling, bandcamp.com ; 2015)
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
La situation au sud du Mali (début septembre 2015) English translation pending
bonjours
je cherche des retours d'info sur la situation au sud mali , je prévois d'arriver à ougadougou et rejoindre kedougou (senegal) en vélo en passant par le sud mali; malgrès les attaques de cet été j'ai le sentiment que voyager en vélo sur les pistes du sud n'est pas plus dangereux qu'ailleurs , quelqu'un reviens t'il reçament de cette région? merci de me donner vos sentiments ; vos experiences
samuel
Livre: "Le Mali contemporain" English translation pending
Pour tous les amoureux & amoureuses du MALI !
Le site Malilink signale en une page la parution de l'ouvrage sur "Le Mali contemporain" présenté comme "une importante contribution des chercheurs".
Vous trouverez cette page ici ...
Bonne lecture, Hery

Le site Malilink signale en une page la parution de l'ouvrage sur "Le Mali contemporain" présenté comme "une importante contribution des chercheurs".
Vous trouverez cette page ici ...
Bonne lecture, Hery

Vivre au Mali English translation pending
Bonjour a toutes et a tous, j aimerai avoir quelques renseignements sur le mali , en l occurrence pour pouvoir y vivre définitivement peut être dans quelques années, pour ma retraite , car je pense qu il n y a pas de travail la bas pour les occidentaux si quelqu’un a eu la même idée que moi et qu il y est parti, je suis preneur pour toutes informations 😎😉
La musique malienne en deuil: Bako Dagnon est décédée English translation pending
Bako Dagnon, mémoire d'une culture ancestrale
Au début de juillet, la chanteuse malienne Bako Dagnon ayant consacré sa vie au rayonnement de la tradition griotte et de l’histoire de son peuple, est décédée dans l'hôpital du Point G de Bamako, au Mali. Une grande voix de la musique traditionnelle s'est éteinte ...
Née dans la région de Kita, dans une famille de griots, et donc prédestinée au mieux à emmagasiner une connaissance incomparable de la culture mandingue, elle était pour beaucoup une "bibliothèque vivante". La chanteuse griotte reprenait les fables de la culture mandingue dans ses chansons. Et les grands noms de la musique malienne dont Ali Farka Touré, Oumou Sangaré et Salif Keïta n'hésitaient pas à la consulter pour écouter ses conseils ...
Dans les années 70, Bako Dagnon collabore avec les Biennales de la Jeunesse lancées par Modibo Keïta, le père de l’indépendance, dont l’objectif est la dynamisation des traditions culturelles du pays. Là, elle fait ses premières apparitions publiques, et la chanson "Tiga Monyonko" (tiga mɔɲɔnkɔ "broser des arachides") la rend célèbre à travers le Mali à cette époque. A partir de 1974, comme beaucoup de grands artists de sa génération, elle fait partie de l'Ensemble Instrumental du Mali durant plus de quinze ans.
En 1990, elle enregistre sa première cassette. Après une demi-douzaine d'albums commercialisés au Mali, elle partage la culture mandingue et ses vieilles fables avec le reste du monde en 2007, lors de la sortie de son premier album international, "Titati" (titati "difficulté ; combat pénible"). En 2009, Bako Dagnon met l'album "Sidiba" en vente. De surcroît, la chanteuse se fait entendre au-delà des frontières sur l'album "L'Electro Bamako" (2001) de Marc Minelli, ou sur quelques pièces avec le collectif de griots maliens de l'album "Mandekalu" (2004).
Dans un communiqué, la ministre malienne de la Culture a salué la mémoire de cette "grande figure de la musique malienne qui a su mettre son talent au service du rayonnement artistique et qui fit connaître, au-delà de nos frontières, les richesses de la musique traditionnelle du Mali". "Chevalier de l’ordre national depuis 2009, Bako Dagnon est restée la gardienne du temple mandingue et de ses histoires multi-séculaires, qu’elle n’a de cesse de véhiculer auprès des jeunes générations", a déclaré la ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo.
Que son âme repose en paix !
Hery

http://www.musicme.com/Bako-Dagnon/
Au début de juillet, la chanteuse malienne Bako Dagnon ayant consacré sa vie au rayonnement de la tradition griotte et de l’histoire de son peuple, est décédée dans l'hôpital du Point G de Bamako, au Mali. Une grande voix de la musique traditionnelle s'est éteinte ...
Née dans la région de Kita, dans une famille de griots, et donc prédestinée au mieux à emmagasiner une connaissance incomparable de la culture mandingue, elle était pour beaucoup une "bibliothèque vivante". La chanteuse griotte reprenait les fables de la culture mandingue dans ses chansons. Et les grands noms de la musique malienne dont Ali Farka Touré, Oumou Sangaré et Salif Keïta n'hésitaient pas à la consulter pour écouter ses conseils ...
Dans les années 70, Bako Dagnon collabore avec les Biennales de la Jeunesse lancées par Modibo Keïta, le père de l’indépendance, dont l’objectif est la dynamisation des traditions culturelles du pays. Là, elle fait ses premières apparitions publiques, et la chanson "Tiga Monyonko" (tiga mɔɲɔnkɔ "broser des arachides") la rend célèbre à travers le Mali à cette époque. A partir de 1974, comme beaucoup de grands artists de sa génération, elle fait partie de l'Ensemble Instrumental du Mali durant plus de quinze ans.
En 1990, elle enregistre sa première cassette. Après une demi-douzaine d'albums commercialisés au Mali, elle partage la culture mandingue et ses vieilles fables avec le reste du monde en 2007, lors de la sortie de son premier album international, "Titati" (titati "difficulté ; combat pénible"). En 2009, Bako Dagnon met l'album "Sidiba" en vente. De surcroît, la chanteuse se fait entendre au-delà des frontières sur l'album "L'Electro Bamako" (2001) de Marc Minelli, ou sur quelques pièces avec le collectif de griots maliens de l'album "Mandekalu" (2004).
Dans un communiqué, la ministre malienne de la Culture a salué la mémoire de cette "grande figure de la musique malienne qui a su mettre son talent au service du rayonnement artistique et qui fit connaître, au-delà de nos frontières, les richesses de la musique traditionnelle du Mali". "Chevalier de l’ordre national depuis 2009, Bako Dagnon est restée la gardienne du temple mandingue et de ses histoires multi-séculaires, qu’elle n’a de cesse de véhiculer auprès des jeunes générations", a déclaré la ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo.
Que son âme repose en paix !
Hery

http://www.musicme.com/Bako-Dagnon/
Traduction en Bambara English translation pending
aw ni tié !
j'aurais aimé traduire le texte ci dessous( tiré d'un livre de Paulo Cohelo ) pour un ami Malien que l'on appelle "petit guerrier" djembéfola et qui a actuellement besoin de réconfort: " Un Guerrier n'est jamais lâche. La fuite peut-être une excellente méthode de défense, mais on ne peut y recourir quand la peur est vive. Dans le doute, le guerrier préfère affronter ses blessures-car il sait que s'il fuit, il donne à l'agresseur un pouvoir plus grand que celui qu'il mérite. Dans les moments difficiles et douloureux, le guerrier assume sa position d'infériorité avec héroïsme, résignation et courage"
Je sais que la traduction littérale du français au Bambara est impossible mais si vous pouvez avoir un texte, sentences ou proverbes se rapprochant de l'idée qui se dégage de ce texte je vous en serais très reconnaissant. Ala kà kàlan nôgôya ! kambé kôfé
j'aurais aimé traduire le texte ci dessous( tiré d'un livre de Paulo Cohelo ) pour un ami Malien que l'on appelle "petit guerrier" djembéfola et qui a actuellement besoin de réconfort: " Un Guerrier n'est jamais lâche. La fuite peut-être une excellente méthode de défense, mais on ne peut y recourir quand la peur est vive. Dans le doute, le guerrier préfère affronter ses blessures-car il sait que s'il fuit, il donne à l'agresseur un pouvoir plus grand que celui qu'il mérite. Dans les moments difficiles et douloureux, le guerrier assume sa position d'infériorité avec héroïsme, résignation et courage"
Je sais que la traduction littérale du français au Bambara est impossible mais si vous pouvez avoir un texte, sentences ou proverbes se rapprochant de l'idée qui se dégage de ce texte je vous en serais très reconnaissant. Ala kà kàlan nôgôya ! kambé kôfé
Attaques au sud Mali English translation pending
Malheureusement ce qui ne devait pas arriver arriva.
Une attaque dans le sud Mali à qq kilomètres de la frontière ivoirienne et à un jet de pierres de Sikasso. Misseni en fait.
Cela fait suite à pas mal d'incidents et d'attaques dans le sud ouest et le centre du Mali, dont la dernière, une incursion d'une bande armée à Guiré il y a 7 jours.
Défaits au Nord, les djihadistes et bandits de ttes espèces attaquent désormais rapidement, à coup sûr en décalant aussitôt et ce, jusqu'à tout au sud. Probablement pour montrer leur capacité de déplacement quasi sans limites désormais et pour insinuer l'idée qu'on est nulle part en sécurité au Mali.
Tellement triste pour le pays et les maliens.
Une attaque dans le sud Mali à qq kilomètres de la frontière ivoirienne et à un jet de pierres de Sikasso. Misseni en fait.
Cela fait suite à pas mal d'incidents et d'attaques dans le sud ouest et le centre du Mali, dont la dernière, une incursion d'une bande armée à Guiré il y a 7 jours.
Défaits au Nord, les djihadistes et bandits de ttes espèces attaquent désormais rapidement, à coup sûr en décalant aussitôt et ce, jusqu'à tout au sud. Probablement pour montrer leur capacité de déplacement quasi sans limites désormais et pour insinuer l'idée qu'on est nulle part en sécurité au Mali.
Tellement triste pour le pays et les maliens.
Visa malien à la frontière de Kéniéba (avec vélo) English translation pending
Bonjour,
Nous nous dirigeons à vélo vers Bamako, depuis le Sénégal. Nous aimerions passer par la frontière sud (vers Kénieba et non Kayes). Est-ce que quelqu'un a une information sûre si nous pouvons obtenir notre visa malien à la frontière ? Nous aimerions éviter dans la mesure du possible.
Merci pour vos informations
Matt et Olivia
Nous nous dirigeons à vélo vers Bamako, depuis le Sénégal. Nous aimerions passer par la frontière sud (vers Kénieba et non Kayes). Est-ce que quelqu'un a une information sûre si nous pouvons obtenir notre visa malien à la frontière ? Nous aimerions éviter dans la mesure du possible.
Merci pour vos informations
Matt et Olivia
Traduction du bambara au français English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai trouver quelqu'un qui puisse me traduire un enregistrement d'une heure du bambara au français.
merci par avance . Initché
Je souhaiterai trouver quelqu'un qui puisse me traduire un enregistrement d'une heure du bambara au français.
merci par avance . Initché
12ème festival Détours du Monde: cultures du monde en transhumance English translation pending
Détours du Monde - Festival des civilisations vivantes et populaires
Gorges du Tarn, Grands Causses, Chanac, Aubrac, Lozère (48), en Languedoc-Roussillon
Nous vous invitons à vous envoler vers des horizons lointains (Portugal, Egypte, Mali, Cuba, Iran, Liban, Japon...), à vivre le dialogue entre les cultures proposé par Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca, à expérimenter le mélange d'essences traditionnelles libanaises et contemporaines distillé par Bachar Mar-Khalifé et à fêter les 30 ans d'amour, de colère et de lutte chantés en français et en occitan par le Massilia Sound System.
Présentant des œuvres vivantes, métissées, hybrides et exigeantes, créations d’ici et d’ailleurs, rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militants, conférenciers, Détours du Monde propose un libre échange avec une vision profondément cosmopolite sans frontières sociales ou ethniques. La création musicale est toujours placée au cœur des préoccupations du festival à travers le +SiLO+, son centre de création dédié aux musiques du monde & traditionnelles, d'où sortiront 4 nouveaux projets présentés cette année : Rythmic Heritage, Kintsugi 金継ぎ, Free River et Ebullition Créole. Pour cette nouvelle édition, Détours du Monde imagine la transhumance du festival en proposant un parcours de concerts allant des Gorges du Tarn jusqu'à l’Aubrac, en partenariat avec le Festival Radio France Montpellier et Languedoc-Roussillon. Le festival entamera sa route au cœur du territoire des Causses et Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec une carte blanche donnée au jeune compositeur égyptien Mohamed Abozekry. Après son étape à Chanac, cette migration musicale se poursuivra sur le chemin de Compostelle aux côtés de Bijan Chemirani, Kintsugi 金継ぎ, Leyla McCalla et Antoinette Trio, pour clore cette 12ème édition.
En espérant vous retrouver sur ce nouveau voyage !
Plus d'infos (programme complet, tarifs, billetterie...) sur www.detoursdumonde.org
Nous vous invitons à vous envoler vers des horizons lointains (Portugal, Egypte, Mali, Cuba, Iran, Liban, Japon...), à vivre le dialogue entre les cultures proposé par Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca, à expérimenter le mélange d'essences traditionnelles libanaises et contemporaines distillé par Bachar Mar-Khalifé et à fêter les 30 ans d'amour, de colère et de lutte chantés en français et en occitan par le Massilia Sound System.
Présentant des œuvres vivantes, métissées, hybrides et exigeantes, créations d’ici et d’ailleurs, rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militants, conférenciers, Détours du Monde propose un libre échange avec une vision profondément cosmopolite sans frontières sociales ou ethniques. La création musicale est toujours placée au cœur des préoccupations du festival à travers le +SiLO+, son centre de création dédié aux musiques du monde & traditionnelles, d'où sortiront 4 nouveaux projets présentés cette année : Rythmic Heritage, Kintsugi 金継ぎ, Free River et Ebullition Créole. Pour cette nouvelle édition, Détours du Monde imagine la transhumance du festival en proposant un parcours de concerts allant des Gorges du Tarn jusqu'à l’Aubrac, en partenariat avec le Festival Radio France Montpellier et Languedoc-Roussillon. Le festival entamera sa route au cœur du territoire des Causses et Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec une carte blanche donnée au jeune compositeur égyptien Mohamed Abozekry. Après son étape à Chanac, cette migration musicale se poursuivra sur le chemin de Compostelle aux côtés de Bijan Chemirani, Kintsugi 金継ぎ, Leyla McCalla et Antoinette Trio, pour clore cette 12ème édition.
En espérant vous retrouver sur ce nouveau voyage !
Plus d'infos (programme complet, tarifs, billetterie...) sur www.detoursdumonde.org
Deux films: "Grandir en musique" (Mali, Guinée) English translation pending
De la plus tendre enfance
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
+++++++++++++++++++++++++++++++++
Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
+++++++++++++++++++++++++++++++++
Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Ouagadougou - Bamako: via Sikasso ou Ségou? English translation pending
Bonjour à tous,
je dois faire la route de Ouaga à Bamako avec ma voiture et je me demande si il vaut mieux emprunter la route passant par Segou ou celle passant par Sikasso.
Merci d'avance de vos conseils avisés,
Mado
je dois faire la route de Ouaga à Bamako avec ma voiture et je me demande si il vaut mieux emprunter la route passant par Segou ou celle passant par Sikasso.
Merci d'avance de vos conseils avisés,
Mado
Mali: livres nouveautés 2014-2015 English translation pending
Ouvrages sur le MALI (2014–2015)
Les livres listés ici sont classés par ordre alphabétique des auteurs. Divers types d'ouvrages et catégories sont présentés : belles-lettres, proverbe, policier, linguistique, politique actuelle (crise malienne et opération Serval surtout), musique, archéologie, histoire, religion, photographie, voyage, guide etc. La liste compte plus de 80 ouvrages au total (et n'a pourtant aucune prétention à l'exhaustivité).
Voici la liste d'ouvrages contre l'oubli d'un pays blessé ...
Ag Erless, Mohamed (2014). Proverbes dictons touaregs. Préface d'Odile Dayak, illustrations de Michel Damblant. Brest : Géorama.
Bamba, Habi (2014). Koulouba – La colline du pouvoir. Histoire d'amour dans un Mali en pleine révolte. Turin : Editions L'Harmattan Italia.
Barrera, Bernard (2015). Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013. Préface de Henri Bentégeat. (Documents). Paris : Editions du Seuil. (à paraître le 7 mai 2015)
Baumgardt, Ursula / Diallo, Abdourahmane (éds.) (2014). La transmission culturelle. L'exemple du peul. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.
Bengaly, Abraham (2015). La protection juridictionnelle des droits de l'homme au Mali. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Blaise, Mario (2015). Histoires de Migrants. Africains de l'Ouest, Domiens et Haïtiens. (Les Impliqués). Paris : Editions L'Harmattan.
Bombaert, Patrick (2015). Le pays dogon / Mali : la région est un vaste plateau s'élevant progressivement depuis le fleuve jusqu'à la falaise. (Calvendo Places). Unterhaching : Calvendo Verlag GmbH. (calendrier !)
Bondaz, Julien (2014). L'exposition postcoloniale : musées et zoos en Afrique de l'Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso). Paris : Editions L'Harmattan.
Boukari-Yabara, Amzat (2014). Mali. (Monde arabe/Monde musulman). Louvain-la-Neuve, Paris : De boeck Sup.
Brunet-Jailly, Joseph / Charmes, Jacques / Konaté, Doulaye (sous la direction de) (2015). Le Mali contemporain. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (voir la couverture en bas)
Camara, Mandjan (2015). Les larmes du cœur. Recueil de poèmes. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Casajus, Dominique (2015). L'alphabet Touareg : Histoire d'un vieil alphabet africain. (Le passé recomposé). Paris : Editions du CNRS. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article672&lang=fr)
Chêne-Sanogo, Alima (2014). Enjeux fonciers et développement durable au Mali (tome 1). PAF (Presses Académiques Francophones).
Cissé, Samba (2014). Le curriculum de l'enseignement fondamental au Mali – enjeux, défis et perspectives pou run enseignement de masse et de qualité : l'école fondamental Nioro I du CAP de Nioro. Sarrebruck (Saarbrücken) : Editions Universitaires Européennes.
Collectif (Boubacar Keita, Daniel Rondeau, Wanda Diebolt, Vincent Berjot) (2014). Mali, post-crise. De nouvelles perspectives pour le patrimoine, Séminaire du 23 juin 2014. Paris : Riveneuve Editions.
Commission de la défense (2014). Rapport d'information sur l'opération Serval. Paris : Assemblée nationale – Bibliothèque parlementaire. (Format Kindle)
Contamin, Laurent (2015). Sténopé. Une annonciation. (Théâtre des cinq continents). Paris : Editions L'Harmattan.
Corlan-Ioan, Simona (2014). Invention de Tombouctou. Histoires des récits occidentaux sur la ville pendant les XIXe–XXe siècles. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.
Coulibaly, Chéibane (2015). Politiques agricoles et stratégies paysannes au Mali de 1910 à 2010. Mythes et réalités à l'Office du Niger. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Dabo, Sadibou (2014). Musique traditionnelle et civilisation orale chez les Manding. Paris : Editions L'Harmattan.
Daniel, Serge (2014). Les mafias du Mali. Trafics et terrorisme au Sahel. Paris : Descartes & Cie.
De Grunne, Bernard (2014). Djenné-jeno : 1000 ans de sculpture en terre cuite au Mali. Bruxelles : Fonds Mercator.
Delorca, Frédéric (2015). Au cœur des mouvements anti-guerre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Ukraine...). Témoignage sur quinze ans d'engagement. (Frontières). Paris : Editions du Cygne.
De Vathaire, Albert (2014). Tombouctou. La vie d'un jeune officier de l'artillerie coloniale 1926–1928. (Mémoires du XXe siècle). Paris : Editions L'Harmattan.
Diallo, Bakary (2014). Au delà des frontières. Rungis : La Doxa Editions.
Diango, Sirafily (2014). Il pleut sur le Nord. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne.
Diarisso, Dianguina (2014). Et les oiseaux chantaient l'aurore. Préface de Gaoussou Diawara. Roman. Paris : Editions L'Harmattan.
Diarra, Facoh Donki (2014). La colère du prince. Roman historique. Bamako : Cauris Livres.
Dicko, Younouss Hamèye (2010/14). Anaïssoune ou Au temps de la baraka. Bamako : Editions Jamana. (Format Kindle, 2014)
Dilley, Roy (2015). Henri Gaden à travers l'Afrique de l'Ouest (1894–1939). Fils de Bordaux, aventurier africain. Traduit par Jean-Louis Balans. (Connaissance des hommes). Paris : Editions L'Harmattan.
Eyema, Rodrigue Magloire (2015). Le rescapé du Bouéta. Roman. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Favreau, Amaëlle (2014). Un art de la fête au Mali - Masques et marionnettes dans le théâtre traditionnel des peulpes bamana, malinké et bozo. (Mémoires de recherche de l'Ecole du Louvre). Paris : RMN (Réunion des Musées Nationaux).
Goundiam, Séga (2014). Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l'écroulement à l'émergence. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne (coédition aves les Presses Universitaires du Sahel).
Gout, Frédéric (2015). Retour du Mali. Paris : Editions Tallandier.
Gout, Frédéric (2015). Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali. (Témoignage). Paris : Editions Tallandier.
Groupe Synopsis / Hanne, Olivier (dir.) (2014). Mali, une paix à gagner – Analyses et témoignages sur l'opération Serval. Préface de Jean-Paul Laborde. Panazol : Editions Lavauzelle.
Guy, Jacques (2015). Les Saharas cachés. Une méharée imaginaire. Paris : Société des Ecrivains.
Holder, Gilles / Sow, Moussa (sous la direction de) (2014). L'Afrique des laïcités, Etat, religion et pouvoirs au sud du Sahara. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article200&lang=fr)
Jolly, Eric (2014). Démasquer la société dogon. Sahara–Soudan, janvier–avril 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article465&lang=fr)
Kedzierska-Manzon, Agnieszka (2014). Chasseurs mandingues. Violence, pouvoir et religion en Afrique de l'Ouest. Paris : Editions Karthala.
Keita, Naffet / Magassa, Seydou / Sangaré, Boukary (2015). Téléphonie et mobilité au Mali. Etats-Unis : Langaa RPCID (online store).
Keita, Seydou (2014). (Photographies de) Seydou Keita. Avant-propos de Youssouf Tata Cissé. (Photo poche). Paris : Centre national de la photographie.
Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.1) – Un peuple, un but, une fois. Bamako : Cauris Livres.
Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.2) – Forgeons le bien commun. Bamako : Cauris Livres.
Konaré, Alfa Oumar (2015). La bataille du souvenir. Bamako : Cauris Livres.
Konaré, Katiatou (2014). Guide du Manden – Guide culturel et touristique. Du Mali à la Guinée. (Cauris guides). Bamako : Cauris Livres, L'Oiseau Indigo diffusion.
Konaté, Moussa (2014). Meurtre à Tombouctou. (Noir). Paris : Métailié.
Ladislas, Nze Bekale (2014). Introduction aux finances des collectivités territoriales d'Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Sénégal). (Recherches). Paris : Publibook.
Lazarevic, Serge (2015). 1111 jours otage au Mali. (Histoires authentiques). Le Chesnay : Editions Jean-Pierre Otelli.
Lemaire, Marianne (éd.) (2014). Celles qui passent sans se rallier. La mission Paulme–Lifchitz, janvier–octobre 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article508&lang=fr)
Le Roux, Hubert / Sabbagh, Antoine (2015). Paroles de soldats – Les français en guerre, 1983–2015 (Liban, Koweït, Bosnie, Rwanda, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique). Paris : Editions Tallandier.
Lessana, Marie-Magdeleine (2014). Un théâtre de l'émotion au Mali. Récit. Paris : Editions L'Harmattan.
Maiga, Aboubacar (2014). Nation en sommeil : suivi de nouvelles du Mali. Préface d'Alassane Souleymane. (édition française). Bamako : Editions La Sahélienne. (Format Kindle)
Maïga, Mahmoud-Alpha Boncaneya (2014). Mali : le chaos généralisé. Raccourci d'un journal de voyage. Brazzaville, Paris : Editions Paari – Makitec Sarl.
Mathias, Gregor (2014). Les guerres africaines de François Hollande. Préface de Jean-Louis Triaud. (L'urgence de comprendre). La Tour d’Aigues : Editions de l'Aube.
Meillassoux, Claude (2015). Bamako. Urbanisation d'une communauté africaine. Préface de Jean Copans, introduction par Moussa Sow et Jean-Paul Colleyn. Editions de Tombouctou, avec le concours de l'IRD et de l'IMAF, Bamako (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article641&lang=fr)
Monteleone, Marcello (2014). Le culte de la terre au pays dogon (Mali). Entre coutumes foncières et décentralisation. Turin : Editions L'Harmattan Italia.
Nencini, Robert (2015). Mali : Livre photographique. Editions Corridor Elephant. (Format Kobo Edition, eBook)
Ngono, Emmanuel (2015). Le Président Amadou Toumani Touré et l'expérience malienne du consensus. Paris : Editions L'Harmattan.
Notin, Jean-Christophe (2014). La guerre de la France au Mali. Paris : Editions Tallandier.
Olivier de Sardin, Jean-Pierre / Ridde, Valéry (dir.) (2014). Une politique publique de santé et ses contradictions. La gratuité des soins au Burkina Faso, au Mali et au Niger... (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.
Orsenna, Eric (2015). Mali ô Mali. (Littérature & Documents). Paris : Le Livre de Poche.
Paul, Elisabeth (2014). Les tribulations d'une coopérante belge au Mali. carpe (per)diem. Récit romanesque. (Rue des écoles). Paris : Editions L'Harmattan.
Paulme, Denise / Lifchitz, Deborah (2015). Lettres de Sanga. Editées par Marianne Lemaire. Paris : CNRS Editions. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article653&lang=fr)
Pelizzari, Elisa / Sylla, Omar (sous la direction de) (2014). Enfance et sacrifice au Sénégal, Mali, Gabon. Ecoles coraniques. Pratiques d'initiation. Abus et crimes rituels. Turin : Editions L'Harmattan Italia.
Perret, Thierry (2014). Mali. Une crise au Sahel. (Terrains du siècle). Paris : Editions Karthala.
Salvaing, Bernard / Kounta, Albakaye O. (2014). Instituteur des sables : Bocar Cissé, témoin du Mali. Brinon-sur-Sauldre : Editions Granvaux. (http://editionsgrandvaux.free.fr/spip.php?article532)
Sangaré, Yacouba (2014). Les sanctions en droit du travail – Etude comparative entre le droit français et le droit africain du travail : cas du Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).
Scarpa, Rémi / Barrera, Bernard (sous la direction de) (2015). Offensive éclair au Sahel : La Brigade Serval au combat. Villers sur Mer : Pierre de Taillac Editions.
Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Héros et personnages du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.
Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Les guerres du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.
Sidibé, Sékou Assane (2015). Vision d'un Mali nouveau – "Nos jeunes ont besoin de racines pour se développer et des ailes pour voler". Suresnes : LEN (Les Editions du Net).
Siméant, Johanna (2014). Contester au Mali. Formes de la mobilisation et de la critique à Bamako. (Les Afriques). Paris : Editions Karthala.
Soumaoro, Soumaïla (2014). L'identité des Soumaoro-Kanté. (Hors collection). Bamako : Editions La Sahélienne.
Sow, Fanta (2014). La filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali – les stratégies de développement de la filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali. PAF (Presses Académiques Européennes).
Sy, Jacques Habib (éd.) (2014). L'Afrique, berceau de l'écriture. Et ses manuscrits en péril. Volume 2 : Contenus et défis de la conservation (Caméroun, Maghreb, Mauritanie, Tombouctou). Sous la direction de Jacques Habib Sy. Paris : Editions L'Harmattan.
Temedt Association "Justice–Paix–Développement" (2014). Esclavage au Mali. Des victimes témoignent. Paris : Editions L'Harmattan.
Tiquet, Père Jean / Bailleul, Charles / Meynet, Pierre (2015). Espèces arbustives spontanées du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal... 260 espèces avec leurs caractéristiques en photos. (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.
Tounkara, Aly (2015). Femmes et discriminations au Mali. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.
Traoré, Adama Fankele (2014). Le rôle des agents de base sur le développement en Afrique : cas du Mali. Paris : Editions L'Harmattan.
Traoré, Amadou Ousmane (2014). Elevage de poules pondeuses en milieu tropical. Production, gestion économique, audit vétérinaire. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Traoré, Aminata Dramane / Diop, Boubacar Boris (2014). La gloire des imposteurs. Lettres sur le Mali et l'Afrique. Paris : Philippe Rey.
Traoré, Cheick Oumar (2014). Les télécentres communautaires au Mali – Les pilotes comme agents de changement dans les télécentres communautaires au Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).
++++++++++++++++++++++++++++++
VIVE LE MALI !!!
Hery

Les livres listés ici sont classés par ordre alphabétique des auteurs. Divers types d'ouvrages et catégories sont présentés : belles-lettres, proverbe, policier, linguistique, politique actuelle (crise malienne et opération Serval surtout), musique, archéologie, histoire, religion, photographie, voyage, guide etc. La liste compte plus de 80 ouvrages au total (et n'a pourtant aucune prétention à l'exhaustivité).
Voici la liste d'ouvrages contre l'oubli d'un pays blessé ...
Ag Erless, Mohamed (2014). Proverbes dictons touaregs. Préface d'Odile Dayak, illustrations de Michel Damblant. Brest : Géorama.
Bamba, Habi (2014). Koulouba – La colline du pouvoir. Histoire d'amour dans un Mali en pleine révolte. Turin : Editions L'Harmattan Italia.
Barrera, Bernard (2015). Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013. Préface de Henri Bentégeat. (Documents). Paris : Editions du Seuil. (à paraître le 7 mai 2015)
Baumgardt, Ursula / Diallo, Abdourahmane (éds.) (2014). La transmission culturelle. L'exemple du peul. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.
Bengaly, Abraham (2015). La protection juridictionnelle des droits de l'homme au Mali. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Blaise, Mario (2015). Histoires de Migrants. Africains de l'Ouest, Domiens et Haïtiens. (Les Impliqués). Paris : Editions L'Harmattan.
Bombaert, Patrick (2015). Le pays dogon / Mali : la région est un vaste plateau s'élevant progressivement depuis le fleuve jusqu'à la falaise. (Calvendo Places). Unterhaching : Calvendo Verlag GmbH. (calendrier !)
Bondaz, Julien (2014). L'exposition postcoloniale : musées et zoos en Afrique de l'Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso). Paris : Editions L'Harmattan.
Boukari-Yabara, Amzat (2014). Mali. (Monde arabe/Monde musulman). Louvain-la-Neuve, Paris : De boeck Sup.
Brunet-Jailly, Joseph / Charmes, Jacques / Konaté, Doulaye (sous la direction de) (2015). Le Mali contemporain. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (voir la couverture en bas)
Camara, Mandjan (2015). Les larmes du cœur. Recueil de poèmes. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Casajus, Dominique (2015). L'alphabet Touareg : Histoire d'un vieil alphabet africain. (Le passé recomposé). Paris : Editions du CNRS. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article672&lang=fr)
Chêne-Sanogo, Alima (2014). Enjeux fonciers et développement durable au Mali (tome 1). PAF (Presses Académiques Francophones).
Cissé, Samba (2014). Le curriculum de l'enseignement fondamental au Mali – enjeux, défis et perspectives pou run enseignement de masse et de qualité : l'école fondamental Nioro I du CAP de Nioro. Sarrebruck (Saarbrücken) : Editions Universitaires Européennes.
Collectif (Boubacar Keita, Daniel Rondeau, Wanda Diebolt, Vincent Berjot) (2014). Mali, post-crise. De nouvelles perspectives pour le patrimoine, Séminaire du 23 juin 2014. Paris : Riveneuve Editions.
Commission de la défense (2014). Rapport d'information sur l'opération Serval. Paris : Assemblée nationale – Bibliothèque parlementaire. (Format Kindle)
Contamin, Laurent (2015). Sténopé. Une annonciation. (Théâtre des cinq continents). Paris : Editions L'Harmattan.
Corlan-Ioan, Simona (2014). Invention de Tombouctou. Histoires des récits occidentaux sur la ville pendant les XIXe–XXe siècles. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.
Coulibaly, Chéibane (2015). Politiques agricoles et stratégies paysannes au Mali de 1910 à 2010. Mythes et réalités à l'Office du Niger. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Dabo, Sadibou (2014). Musique traditionnelle et civilisation orale chez les Manding. Paris : Editions L'Harmattan.
Daniel, Serge (2014). Les mafias du Mali. Trafics et terrorisme au Sahel. Paris : Descartes & Cie.
De Grunne, Bernard (2014). Djenné-jeno : 1000 ans de sculpture en terre cuite au Mali. Bruxelles : Fonds Mercator.
Delorca, Frédéric (2015). Au cœur des mouvements anti-guerre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Ukraine...). Témoignage sur quinze ans d'engagement. (Frontières). Paris : Editions du Cygne.
De Vathaire, Albert (2014). Tombouctou. La vie d'un jeune officier de l'artillerie coloniale 1926–1928. (Mémoires du XXe siècle). Paris : Editions L'Harmattan.
Diallo, Bakary (2014). Au delà des frontières. Rungis : La Doxa Editions.
Diango, Sirafily (2014). Il pleut sur le Nord. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne.
Diarisso, Dianguina (2014). Et les oiseaux chantaient l'aurore. Préface de Gaoussou Diawara. Roman. Paris : Editions L'Harmattan.
Diarra, Facoh Donki (2014). La colère du prince. Roman historique. Bamako : Cauris Livres.
Dicko, Younouss Hamèye (2010/14). Anaïssoune ou Au temps de la baraka. Bamako : Editions Jamana. (Format Kindle, 2014)
Dilley, Roy (2015). Henri Gaden à travers l'Afrique de l'Ouest (1894–1939). Fils de Bordaux, aventurier africain. Traduit par Jean-Louis Balans. (Connaissance des hommes). Paris : Editions L'Harmattan.
Eyema, Rodrigue Magloire (2015). Le rescapé du Bouéta. Roman. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Favreau, Amaëlle (2014). Un art de la fête au Mali - Masques et marionnettes dans le théâtre traditionnel des peulpes bamana, malinké et bozo. (Mémoires de recherche de l'Ecole du Louvre). Paris : RMN (Réunion des Musées Nationaux).
Goundiam, Séga (2014). Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l'écroulement à l'émergence. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne (coédition aves les Presses Universitaires du Sahel).
Gout, Frédéric (2015). Retour du Mali. Paris : Editions Tallandier.
Gout, Frédéric (2015). Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali. (Témoignage). Paris : Editions Tallandier.
Groupe Synopsis / Hanne, Olivier (dir.) (2014). Mali, une paix à gagner – Analyses et témoignages sur l'opération Serval. Préface de Jean-Paul Laborde. Panazol : Editions Lavauzelle.
Guy, Jacques (2015). Les Saharas cachés. Une méharée imaginaire. Paris : Société des Ecrivains.
Holder, Gilles / Sow, Moussa (sous la direction de) (2014). L'Afrique des laïcités, Etat, religion et pouvoirs au sud du Sahara. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article200&lang=fr)
Jolly, Eric (2014). Démasquer la société dogon. Sahara–Soudan, janvier–avril 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article465&lang=fr)
Kedzierska-Manzon, Agnieszka (2014). Chasseurs mandingues. Violence, pouvoir et religion en Afrique de l'Ouest. Paris : Editions Karthala.
Keita, Naffet / Magassa, Seydou / Sangaré, Boukary (2015). Téléphonie et mobilité au Mali. Etats-Unis : Langaa RPCID (online store).
Keita, Seydou (2014). (Photographies de) Seydou Keita. Avant-propos de Youssouf Tata Cissé. (Photo poche). Paris : Centre national de la photographie.
Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.1) – Un peuple, un but, une fois. Bamako : Cauris Livres.
Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.2) – Forgeons le bien commun. Bamako : Cauris Livres.
Konaré, Alfa Oumar (2015). La bataille du souvenir. Bamako : Cauris Livres.
Konaré, Katiatou (2014). Guide du Manden – Guide culturel et touristique. Du Mali à la Guinée. (Cauris guides). Bamako : Cauris Livres, L'Oiseau Indigo diffusion.
Konaté, Moussa (2014). Meurtre à Tombouctou. (Noir). Paris : Métailié.
Ladislas, Nze Bekale (2014). Introduction aux finances des collectivités territoriales d'Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Sénégal). (Recherches). Paris : Publibook.
Lazarevic, Serge (2015). 1111 jours otage au Mali. (Histoires authentiques). Le Chesnay : Editions Jean-Pierre Otelli.
Lemaire, Marianne (éd.) (2014). Celles qui passent sans se rallier. La mission Paulme–Lifchitz, janvier–octobre 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article508&lang=fr)
Le Roux, Hubert / Sabbagh, Antoine (2015). Paroles de soldats – Les français en guerre, 1983–2015 (Liban, Koweït, Bosnie, Rwanda, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique). Paris : Editions Tallandier.
Lessana, Marie-Magdeleine (2014). Un théâtre de l'émotion au Mali. Récit. Paris : Editions L'Harmattan.
Maiga, Aboubacar (2014). Nation en sommeil : suivi de nouvelles du Mali. Préface d'Alassane Souleymane. (édition française). Bamako : Editions La Sahélienne. (Format Kindle)
Maïga, Mahmoud-Alpha Boncaneya (2014). Mali : le chaos généralisé. Raccourci d'un journal de voyage. Brazzaville, Paris : Editions Paari – Makitec Sarl.
Mathias, Gregor (2014). Les guerres africaines de François Hollande. Préface de Jean-Louis Triaud. (L'urgence de comprendre). La Tour d’Aigues : Editions de l'Aube.
Meillassoux, Claude (2015). Bamako. Urbanisation d'une communauté africaine. Préface de Jean Copans, introduction par Moussa Sow et Jean-Paul Colleyn. Editions de Tombouctou, avec le concours de l'IRD et de l'IMAF, Bamako (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article641&lang=fr)
Monteleone, Marcello (2014). Le culte de la terre au pays dogon (Mali). Entre coutumes foncières et décentralisation. Turin : Editions L'Harmattan Italia.
Nencini, Robert (2015). Mali : Livre photographique. Editions Corridor Elephant. (Format Kobo Edition, eBook)
Ngono, Emmanuel (2015). Le Président Amadou Toumani Touré et l'expérience malienne du consensus. Paris : Editions L'Harmattan.
Notin, Jean-Christophe (2014). La guerre de la France au Mali. Paris : Editions Tallandier.
Olivier de Sardin, Jean-Pierre / Ridde, Valéry (dir.) (2014). Une politique publique de santé et ses contradictions. La gratuité des soins au Burkina Faso, au Mali et au Niger... (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.
Orsenna, Eric (2015). Mali ô Mali. (Littérature & Documents). Paris : Le Livre de Poche.
Paul, Elisabeth (2014). Les tribulations d'une coopérante belge au Mali. carpe (per)diem. Récit romanesque. (Rue des écoles). Paris : Editions L'Harmattan.
Paulme, Denise / Lifchitz, Deborah (2015). Lettres de Sanga. Editées par Marianne Lemaire. Paris : CNRS Editions. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article653&lang=fr)
Pelizzari, Elisa / Sylla, Omar (sous la direction de) (2014). Enfance et sacrifice au Sénégal, Mali, Gabon. Ecoles coraniques. Pratiques d'initiation. Abus et crimes rituels. Turin : Editions L'Harmattan Italia.
Perret, Thierry (2014). Mali. Une crise au Sahel. (Terrains du siècle). Paris : Editions Karthala.
Salvaing, Bernard / Kounta, Albakaye O. (2014). Instituteur des sables : Bocar Cissé, témoin du Mali. Brinon-sur-Sauldre : Editions Granvaux. (http://editionsgrandvaux.free.fr/spip.php?article532)
Sangaré, Yacouba (2014). Les sanctions en droit du travail – Etude comparative entre le droit français et le droit africain du travail : cas du Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).
Scarpa, Rémi / Barrera, Bernard (sous la direction de) (2015). Offensive éclair au Sahel : La Brigade Serval au combat. Villers sur Mer : Pierre de Taillac Editions.
Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Héros et personnages du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.
Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Les guerres du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.
Sidibé, Sékou Assane (2015). Vision d'un Mali nouveau – "Nos jeunes ont besoin de racines pour se développer et des ailes pour voler". Suresnes : LEN (Les Editions du Net).
Siméant, Johanna (2014). Contester au Mali. Formes de la mobilisation et de la critique à Bamako. (Les Afriques). Paris : Editions Karthala.
Soumaoro, Soumaïla (2014). L'identité des Soumaoro-Kanté. (Hors collection). Bamako : Editions La Sahélienne.
Sow, Fanta (2014). La filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali – les stratégies de développement de la filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali. PAF (Presses Académiques Européennes).
Sy, Jacques Habib (éd.) (2014). L'Afrique, berceau de l'écriture. Et ses manuscrits en péril. Volume 2 : Contenus et défis de la conservation (Caméroun, Maghreb, Mauritanie, Tombouctou). Sous la direction de Jacques Habib Sy. Paris : Editions L'Harmattan.
Temedt Association "Justice–Paix–Développement" (2014). Esclavage au Mali. Des victimes témoignent. Paris : Editions L'Harmattan.
Tiquet, Père Jean / Bailleul, Charles / Meynet, Pierre (2015). Espèces arbustives spontanées du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal... 260 espèces avec leurs caractéristiques en photos. (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.
Tounkara, Aly (2015). Femmes et discriminations au Mali. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.
Traoré, Adama Fankele (2014). Le rôle des agents de base sur le développement en Afrique : cas du Mali. Paris : Editions L'Harmattan.
Traoré, Amadou Ousmane (2014). Elevage de poules pondeuses en milieu tropical. Production, gestion économique, audit vétérinaire. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.
Traoré, Aminata Dramane / Diop, Boubacar Boris (2014). La gloire des imposteurs. Lettres sur le Mali et l'Afrique. Paris : Philippe Rey.
Traoré, Cheick Oumar (2014). Les télécentres communautaires au Mali – Les pilotes comme agents de changement dans les télécentres communautaires au Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).
++++++++++++++++++++++++++++++
VIVE LE MALI !!!
Hery

Mali: divers documents 2015 English translation pending
Le Mali : divers documents 2015
Amis et amoureux du Mali,
veuillez trouver, ci-joints, divers documents susceptibles de vous intéresser.
Je vous signale aussi A) le débat du 26 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Younouss Hameye Dicko (Président du RSD, majorité présidentielle), Ismael Sacko (Président du PDSA, majorité présidentielle), Tieble Drame (Président du PARENA, opposition), Amadou Koita (Président PS, Yelen Koura) : http://www.mali-info.net/#!La-majorit%C3%A9-affronte-lopposition-en-d%C3%A9bat-contradictoire-/c8b8/5519c97f0cf2aa18116e02e7 (sur l’accord d’Alger, le débat commence au début de la seconde heure de l’émission), et B) celui du 22 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Etienne Fakaba Sissoko, Adam Thiam, Alexis Kalambry et Serge Daniel, que vous trouverez ici : http://www.maliweb.net/video-du-jour/le-debat-du-dimanche-du-22-mars-2015-mali-suite-processus-dalger_arrestations-complices-attentat-877762.html
A lier au surplus un fichier : Un atelier organisé par l'association "Alliance pour la Démocratie au Mali" (A.DE.MA) avait pour thème "Quelle stratégie de défense et de sécurité pour les régions du Nord Mali ?" Synthèse compte-rendu et annexes, pdf hébergé sur Hightail : https://www.hightail.com/download/UlRRT0NTZ2dwaFNxV2NUQw
Voici les documents :
1) Equipe Modibo Kéita : un gouvernement de combat avec 6 rentrants dont Choguel, Ag Erlaf et Dramane Dembélé ; 8 départs dont les ministres à scandales : http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/120633-equipe-modibo-keita-un-gouvernement-de-combat-avec-6-rentrants-d.html
2) Decret N°2015-0004/P-RP du 10 janvier 2015 portant nomination des membres du gouvernement : http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/120629-la-composition-du-gouvernement-modibo-keita-devoilee.html
3) Human Rights Watch : rapport 2015 – Mali : http://www.hrw.org/fr/world-report/2015/country-chapters/132202
4) Human Rights Watch : effondrement de l'Etat, conflit et atrochités au Mali. Recueil de documents publiés par HRW sur le conflit armé de 2012-13 et ses conséquences : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=EFFONDREMENT+DE+L%E2%80%99%C3%89TAT%2C+CONFLIT+ET+ATROCIT%C3%89S+AU+MALI+human+rights+watch > télécharger le pdf
5) Le Monde Diplomatique : Philippe Leymarie, En Afrique, d’autres foyers du djihadisme (fév. 2015) : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=En+Afrique%2C+d%E2%80%99autres+foyers+du+djihadisme > télécharger le pdf
6) Programme de la Rentrée Littéraire du Mali 2015 : Bamako, 24-27 février 2015. Thème général : "Osons réinventer l'avenir": https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=Th%C3%A8me+g%C3%A9n%C3%A9ral+:+%C2%AB+Osons+r%C3%A9inventer+l%27avenir+%C2%BB > télécharger le pdf
http://www.institutfrancaismali.org/bamako/rentree-litteraire-du-mali/
http://niarela.net/societe/education/rentree-litteraire-2015-lexigence-de-qualite-monte
http://fr.africatime.com/mali/articles/mali-litterature-une-rentree-entre-fanon-et-audace
7) Groupe u.r.d. : Etude sur les zones à faible densité : le cas de "Mali" : http://www.urd.org/Etude-sur-la-gouvernance-dans-les,1819
A télécharger en bas de page le document pdf !!!
8) Accord pour la paix et la reconciliation au Mali. Issu du processus d'Alger : www.journaldumali.com/files/communiques/241.pdf
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/01/accords-de-paix-d-alger-une-derniere-chance-pour-le-mali_4585406_3212.html#
9) Friedrich-Ebert-Stiftung/Bureau Bamako : Mali - Mètre : enquête d'opinion : "Que pensent les Maliens?" Numéro spécial pour Gao, Kidal, Ménaka ; janvier/février 2015 : http://library.fes.de/pdf-files/bueros/mali/10100/ > télécharger le pdf/2015
10) Note du Cerfa 119 : Tobias Koepf/Comité d'études des relations franco-allemandes – "L'Allemagne à la recherche d'une stratégie de politique africaine" : https://www.ifri.org/fr/publications/enotes/notes-cerfa/lallemagne-recherche-dune-strategie-de-politique-africaine > télécharger le pdf
11) Middle East Eye, 16 mars 2015 : Laurence Aïda Ammour "Dialogue inter-libyen : une délicate mission pour Alger". http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/dialogue-inter-libyen-une-d-licate-mission-pour-alger-211014076
12) Groupe de Suivi Budgetaire (GSB) Mali : rapport évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par le GSB de janvier 2012 à octobre 2014 : http://www.maliweb.net/economie/developpement/rapport-du-groupe-de-suivi-budgetaire-gsb-difficultes-de-mise-en-oeuvre-de-certaines-recommandations-formulees-de-janvier-2012-octobre-2014-815942.html
13) 20minutes.fr : Mali : un projet d'"attentat de grande envergure" découvert à Bamako : http://www.20minutes.fr/monde/1579303-20150403-mali-projet-attentat-grande-envergure-decouvert-bamako
http://www.rfi.fr/afrique/20150404-explosion-maison-bamako-soupcons-projet-attentat-terrorisme/
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
VIVE LE MALI !!!
Hery
Amis et amoureux du Mali,
veuillez trouver, ci-joints, divers documents susceptibles de vous intéresser.
Je vous signale aussi A) le débat du 26 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Younouss Hameye Dicko (Président du RSD, majorité présidentielle), Ismael Sacko (Président du PDSA, majorité présidentielle), Tieble Drame (Président du PARENA, opposition), Amadou Koita (Président PS, Yelen Koura) : http://www.mali-info.net/#!La-majorit%C3%A9-affronte-lopposition-en-d%C3%A9bat-contradictoire-/c8b8/5519c97f0cf2aa18116e02e7 (sur l’accord d’Alger, le débat commence au début de la seconde heure de l’émission), et B) celui du 22 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Etienne Fakaba Sissoko, Adam Thiam, Alexis Kalambry et Serge Daniel, que vous trouverez ici : http://www.maliweb.net/video-du-jour/le-debat-du-dimanche-du-22-mars-2015-mali-suite-processus-dalger_arrestations-complices-attentat-877762.html
A lier au surplus un fichier : Un atelier organisé par l'association "Alliance pour la Démocratie au Mali" (A.DE.MA) avait pour thème "Quelle stratégie de défense et de sécurité pour les régions du Nord Mali ?" Synthèse compte-rendu et annexes, pdf hébergé sur Hightail : https://www.hightail.com/download/UlRRT0NTZ2dwaFNxV2NUQw
Voici les documents :
1) Equipe Modibo Kéita : un gouvernement de combat avec 6 rentrants dont Choguel, Ag Erlaf et Dramane Dembélé ; 8 départs dont les ministres à scandales : http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/120633-equipe-modibo-keita-un-gouvernement-de-combat-avec-6-rentrants-d.html
2) Decret N°2015-0004/P-RP du 10 janvier 2015 portant nomination des membres du gouvernement : http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/120629-la-composition-du-gouvernement-modibo-keita-devoilee.html
3) Human Rights Watch : rapport 2015 – Mali : http://www.hrw.org/fr/world-report/2015/country-chapters/132202
4) Human Rights Watch : effondrement de l'Etat, conflit et atrochités au Mali. Recueil de documents publiés par HRW sur le conflit armé de 2012-13 et ses conséquences : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=EFFONDREMENT+DE+L%E2%80%99%C3%89TAT%2C+CONFLIT+ET+ATROCIT%C3%89S+AU+MALI+human+rights+watch > télécharger le pdf
5) Le Monde Diplomatique : Philippe Leymarie, En Afrique, d’autres foyers du djihadisme (fév. 2015) : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=En+Afrique%2C+d%E2%80%99autres+foyers+du+djihadisme > télécharger le pdf
6) Programme de la Rentrée Littéraire du Mali 2015 : Bamako, 24-27 février 2015. Thème général : "Osons réinventer l'avenir": https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=Th%C3%A8me+g%C3%A9n%C3%A9ral+:+%C2%AB+Osons+r%C3%A9inventer+l%27avenir+%C2%BB > télécharger le pdf
http://www.institutfrancaismali.org/bamako/rentree-litteraire-du-mali/
http://niarela.net/societe/education/rentree-litteraire-2015-lexigence-de-qualite-monte
http://fr.africatime.com/mali/articles/mali-litterature-une-rentree-entre-fanon-et-audace
7) Groupe u.r.d. : Etude sur les zones à faible densité : le cas de "Mali" : http://www.urd.org/Etude-sur-la-gouvernance-dans-les,1819
A télécharger en bas de page le document pdf !!!
8) Accord pour la paix et la reconciliation au Mali. Issu du processus d'Alger : www.journaldumali.com/files/communiques/241.pdf
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/01/accords-de-paix-d-alger-une-derniere-chance-pour-le-mali_4585406_3212.html#
9) Friedrich-Ebert-Stiftung/Bureau Bamako : Mali - Mètre : enquête d'opinion : "Que pensent les Maliens?" Numéro spécial pour Gao, Kidal, Ménaka ; janvier/février 2015 : http://library.fes.de/pdf-files/bueros/mali/10100/ > télécharger le pdf/2015
10) Note du Cerfa 119 : Tobias Koepf/Comité d'études des relations franco-allemandes – "L'Allemagne à la recherche d'une stratégie de politique africaine" : https://www.ifri.org/fr/publications/enotes/notes-cerfa/lallemagne-recherche-dune-strategie-de-politique-africaine > télécharger le pdf
11) Middle East Eye, 16 mars 2015 : Laurence Aïda Ammour "Dialogue inter-libyen : une délicate mission pour Alger". http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/dialogue-inter-libyen-une-d-licate-mission-pour-alger-211014076
12) Groupe de Suivi Budgetaire (GSB) Mali : rapport évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par le GSB de janvier 2012 à octobre 2014 : http://www.maliweb.net/economie/developpement/rapport-du-groupe-de-suivi-budgetaire-gsb-difficultes-de-mise-en-oeuvre-de-certaines-recommandations-formulees-de-janvier-2012-octobre-2014-815942.html
13) 20minutes.fr : Mali : un projet d'"attentat de grande envergure" découvert à Bamako : http://www.20minutes.fr/monde/1579303-20150403-mali-projet-attentat-grande-envergure-decouvert-bamako
http://www.rfi.fr/afrique/20150404-explosion-maison-bamako-soupcons-projet-attentat-terrorisme/
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
VIVE LE MALI !!!
Hery
Traduction du malien English translation pending
Bonsoir,
Je voulais savoir si "SASASA" signifiait quelque chose en malien et si Kyligan sasasa pouvait être un nom ou prénom.
Merci d'avance
Je voulais savoir si "SASASA" signifiait quelque chose en malien et si Kyligan sasasa pouvait être un nom ou prénom.
Merci d'avance
Sur la scène et dans le métro (Mali/France) English translation pending
Petit portrait : Pédro Kouyaté
Compositeur, multi-instrumentiste (kamalengoni, ngoni, guitare, calebasse), interprète et musicien dans le métro, Pédro Kouyaté, ancien accompagnateur (à la calebasse) de Boubacar "Kar Kar" Traoré, diffuse avec son groupe, le "Mandinka Transe Acoustique", un répertoire inspiré par la culture ancestrale de son pays d'origine, le Mali, et notamment par l'univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingues – héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l'Ouest, devins et guérisseurs qui détiennent de nombreuses connaissances secrètes –, que ce musicien puise ce qui constitue la base de ses créations, enrichie des tonalités venues d'horizons fort divers. Son charisme énigmatique, son énergie créative et sa musique saisissante embarquent le public et l'invitent à un voyage musical intemporel ...
Le Malien Pédro Kouyaté fait son apprentissage aux percussions dans le fameux "Symmetric Orchestra", formation orchestrale du maestro de la kora, Toumani Diabaté, lors des soirées/concerts dans le club Le Hogon à Bamako, au quartier de Ntomikorobougou. Il est à bonne école : Toumani lui-même le forme. Il passe son bac et suit des études de socio-anthropologie. En parallèle, il ne cesse de bidouiller des instruments – à cordes ou percussions –, joue dans les mariages, les restauraunts et maquis, donne des cours de calebasse et de kamalengoni aux expats. Durant des années, Pédro accompagne à la calebasse le doyen de la musique malienne, Boubacar Traoré, sur les routes d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. En 2005, il se sépare d'avec Boubacar pour s'installer ensuite à Paris. "J’adore Boubacar, j’ai vécu cinq ans avec lui et j’ai énormément appris, mais je ne voulais pas être le nouveau petit Africain qui se vend sur le marché de la world music", résume-t-il, un homme qui veut désormais faire les choses à sa manière, avec toutes les difficultés et embûches qu'une telle démarche implique.
En France, Pédro fonde son propre groupe qui allie des musiciens de jazz et de blues, dans lequel il interprète ses propres compositions inspirées de ses origines maliennes, mais aussi, de ses découvertes et rencontres en Occident. Parallèlement à ses concerts et tournées, il intervient à la Cité de la Musique à Paris, y exprime l’art du griot et présente les instruments spécifiques à l’Afrique de l’Ouest, sans cesser d'accompagner de grands musiciens de jazz (entre autres le free-jazzeur Archie Shepp) ou de musique africaine aux percussions ou à la batterie durant leurs tournées internationales.
Pédro Kouyaté est également le personnage principal du film Foly (voir en bas) de sa femme, la réalisatrice Sophie Comtet Kouyaté. Dans ce documentaire consacré à la musique et aux sons produits par la vie quotidienne à Bamako, Pédro Kouyaté joue avec ou nous entraîne chez de grands artistes maliens tels que Toumani Diabaté, Kèlètigi Diabaté, Bassékou Kouyaté ... Ce film est régulièrement présenté en 1ère partie des nombreux concerts du groupe "Mandinka Transe Acoustique". En août 2009, Pédro Kouyaté et le film Foly entament une tournée dans les médiathèques de France pour des projections, concerts et master class.
En 2009, Pédro Kouyaté sort enfin son premier album, One, où il excelle aussi bien dans le kamalengoni qu’à la guitare acoustique. Cet album début est réalisé avec Vincent Bucher (harmonica), Simon Léger resp. Nelson Hamilcaro (basse) et saxophoniste-flûtiste Florent Dupuit. Pour son deuxième album acoustique, Two you (2011), Pédro Kouyaté veut faire entendre sa voix si particulière et les sons de sa guitare et de ses kamalengoni et (jeli)ngoni. Il n'est accompagné que par le batteur de jazz Renaud Ollivier, à qui il transmet la pratique d’un instrument essentiel dans sa musique : la calebasse. Le troisième album, Live (2012), est né de son désir de rassembler ses musiciens pour un enregistrement de nouveaux titres et des reprises dans les conditions live. Ce concert enregistré est joué par Kouyaté, Florent Dupuit au saxophone ténor & flûte, Nelson Hamilcaro à la basse et Renaud Ollivier à la batterie/calebasse. Son quatrième et dernier album, Tramontane (2014) est un album solo, produit grâce aux dons.
A partir de 2010, Pédro Kouyaté tourne pour les Jeunesses Musicales de France (JMF) avec son spectacle Conversation, un éveil musical sur l’art du griot pour jeune public, en duo avec le percussionniste Renaud Ollivier. Entre 2011 et 2014, Kouyaté et son groupe donnent des concerts en France, en Suisse, en Italie, au Japon et se produisent dans plusieurs festivals en France (Musiques métisses d'Angoulême, Jazz in Marciac etc.).
Artiste libre, soit artiste à l'écart du showbiz et libéré des contraintes de l'industrie musicale, Pédro Kouyaté est un vrai selfmademan : promo, communication, production et vente des disques, points de presse etc., tout est fait de lui-même. Et entre un concert dans un club prestigieux à Paris et une tournée en Europe ou au Japon, il ne cesse de se produire sur la scène en vivant à fond toute sa liberté : dans les couloirs du tube parisien, "son bureau", où il installe sa guitare et son ampli tôt le matin, jour par jour, pour envoûter les Parisiens pressés d'aller au boulot, les touristes et les sans-domiciles qui peuplent le sous-sol de la capitale française ... "Dans le métro, tu n’es rien, tu es un anonyme, tu n’es pas quelqu’un que l’on voie facilement. Mais par contre dans le métro, tu peux faire quelque chose pour que l’on te prenne pour quelqu’un ". Fort ...
Site officiel :
http://www.pedrokouyate.com/ (site très bien fait !)
a. Albums : http://www.pedrokouyate.com/albums-ecoute/
b. Clips : http://www.pedrokouyate.com/epk-clips/
c. Concert à venir (Paris) : http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/musicien-au-musee/10299-pedro-kouyate
d. Photos dans un blog : http://melissa-on-the-road.blogspot.de/2014/11/pedro-kouyate-cafe-de-la-danse-le.html?spref=tw
Hery
Vidéos :
1) Pédro Kouyaté et le "Mandinka Transe Acoustique" :
https://www.youtube.com/watch?v=nWk_JDU6uIw
2) Afronight avec Pédro Kouyaté :
http://www.dailymotion.com/video/x2an8n7_afronight-du-181114-avec-pedro-kouyate_music
3) Extrait du film Foly, avec Pédro Kouyaté :
https://www.youtube.com/watch?v=ryubKBddYNM
Compositeur, multi-instrumentiste (kamalengoni, ngoni, guitare, calebasse), interprète et musicien dans le métro, Pédro Kouyaté, ancien accompagnateur (à la calebasse) de Boubacar "Kar Kar" Traoré, diffuse avec son groupe, le "Mandinka Transe Acoustique", un répertoire inspiré par la culture ancestrale de son pays d'origine, le Mali, et notamment par l'univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingues – héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l'Ouest, devins et guérisseurs qui détiennent de nombreuses connaissances secrètes –, que ce musicien puise ce qui constitue la base de ses créations, enrichie des tonalités venues d'horizons fort divers. Son charisme énigmatique, son énergie créative et sa musique saisissante embarquent le public et l'invitent à un voyage musical intemporel ...
Le Malien Pédro Kouyaté fait son apprentissage aux percussions dans le fameux "Symmetric Orchestra", formation orchestrale du maestro de la kora, Toumani Diabaté, lors des soirées/concerts dans le club Le Hogon à Bamako, au quartier de Ntomikorobougou. Il est à bonne école : Toumani lui-même le forme. Il passe son bac et suit des études de socio-anthropologie. En parallèle, il ne cesse de bidouiller des instruments – à cordes ou percussions –, joue dans les mariages, les restauraunts et maquis, donne des cours de calebasse et de kamalengoni aux expats. Durant des années, Pédro accompagne à la calebasse le doyen de la musique malienne, Boubacar Traoré, sur les routes d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. En 2005, il se sépare d'avec Boubacar pour s'installer ensuite à Paris. "J’adore Boubacar, j’ai vécu cinq ans avec lui et j’ai énormément appris, mais je ne voulais pas être le nouveau petit Africain qui se vend sur le marché de la world music", résume-t-il, un homme qui veut désormais faire les choses à sa manière, avec toutes les difficultés et embûches qu'une telle démarche implique.
En France, Pédro fonde son propre groupe qui allie des musiciens de jazz et de blues, dans lequel il interprète ses propres compositions inspirées de ses origines maliennes, mais aussi, de ses découvertes et rencontres en Occident. Parallèlement à ses concerts et tournées, il intervient à la Cité de la Musique à Paris, y exprime l’art du griot et présente les instruments spécifiques à l’Afrique de l’Ouest, sans cesser d'accompagner de grands musiciens de jazz (entre autres le free-jazzeur Archie Shepp) ou de musique africaine aux percussions ou à la batterie durant leurs tournées internationales.
Pédro Kouyaté est également le personnage principal du film Foly (voir en bas) de sa femme, la réalisatrice Sophie Comtet Kouyaté. Dans ce documentaire consacré à la musique et aux sons produits par la vie quotidienne à Bamako, Pédro Kouyaté joue avec ou nous entraîne chez de grands artistes maliens tels que Toumani Diabaté, Kèlètigi Diabaté, Bassékou Kouyaté ... Ce film est régulièrement présenté en 1ère partie des nombreux concerts du groupe "Mandinka Transe Acoustique". En août 2009, Pédro Kouyaté et le film Foly entament une tournée dans les médiathèques de France pour des projections, concerts et master class.
En 2009, Pédro Kouyaté sort enfin son premier album, One, où il excelle aussi bien dans le kamalengoni qu’à la guitare acoustique. Cet album début est réalisé avec Vincent Bucher (harmonica), Simon Léger resp. Nelson Hamilcaro (basse) et saxophoniste-flûtiste Florent Dupuit. Pour son deuxième album acoustique, Two you (2011), Pédro Kouyaté veut faire entendre sa voix si particulière et les sons de sa guitare et de ses kamalengoni et (jeli)ngoni. Il n'est accompagné que par le batteur de jazz Renaud Ollivier, à qui il transmet la pratique d’un instrument essentiel dans sa musique : la calebasse. Le troisième album, Live (2012), est né de son désir de rassembler ses musiciens pour un enregistrement de nouveaux titres et des reprises dans les conditions live. Ce concert enregistré est joué par Kouyaté, Florent Dupuit au saxophone ténor & flûte, Nelson Hamilcaro à la basse et Renaud Ollivier à la batterie/calebasse. Son quatrième et dernier album, Tramontane (2014) est un album solo, produit grâce aux dons.
A partir de 2010, Pédro Kouyaté tourne pour les Jeunesses Musicales de France (JMF) avec son spectacle Conversation, un éveil musical sur l’art du griot pour jeune public, en duo avec le percussionniste Renaud Ollivier. Entre 2011 et 2014, Kouyaté et son groupe donnent des concerts en France, en Suisse, en Italie, au Japon et se produisent dans plusieurs festivals en France (Musiques métisses d'Angoulême, Jazz in Marciac etc.).
Artiste libre, soit artiste à l'écart du showbiz et libéré des contraintes de l'industrie musicale, Pédro Kouyaté est un vrai selfmademan : promo, communication, production et vente des disques, points de presse etc., tout est fait de lui-même. Et entre un concert dans un club prestigieux à Paris et une tournée en Europe ou au Japon, il ne cesse de se produire sur la scène en vivant à fond toute sa liberté : dans les couloirs du tube parisien, "son bureau", où il installe sa guitare et son ampli tôt le matin, jour par jour, pour envoûter les Parisiens pressés d'aller au boulot, les touristes et les sans-domiciles qui peuplent le sous-sol de la capitale française ... "Dans le métro, tu n’es rien, tu es un anonyme, tu n’es pas quelqu’un que l’on voie facilement. Mais par contre dans le métro, tu peux faire quelque chose pour que l’on te prenne pour quelqu’un ". Fort ...
Site officiel :
http://www.pedrokouyate.com/ (site très bien fait !)
a. Albums : http://www.pedrokouyate.com/albums-ecoute/
b. Clips : http://www.pedrokouyate.com/epk-clips/
c. Concert à venir (Paris) : http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/musicien-au-musee/10299-pedro-kouyate
d. Photos dans un blog : http://melissa-on-the-road.blogspot.de/2014/11/pedro-kouyate-cafe-de-la-danse-le.html?spref=tw
Hery
Vidéos :
1) Pédro Kouyaté et le "Mandinka Transe Acoustique" :
https://www.youtube.com/watch?v=nWk_JDU6uIw
2) Afronight avec Pédro Kouyaté :
http://www.dailymotion.com/video/x2an8n7_afronight-du-181114-avec-pedro-kouyate_music
3) Extrait du film Foly, avec Pédro Kouyaté :
https://www.youtube.com/watch?v=ryubKBddYNM
Arbuste au Mali English translation pending
Bonjour,
Qui pourrait me donner le nom scientifique d'un arbuste du Mali, appelé "gnimassou" ?
merci et bien cordialement
Convoi entre la Mauritanie et le Mali: formalités? English translation pending
Bonjour
Je viens vers vous pour avoir une information , je prepare un voyage vers le Mali en traversant l 'Espagne , le Maroc la Mauritanie le Mali , j'ai appris que maintenant il y'a un convoi organisé entre la MAURITANIE et le MALI je precise que j'ai un trafic amanegé donc qui me sert aussi de camping donc ma question est de savoir si cette question de convoie est toujours d actualité entre ses deux pays si quelqu'un peut m'en dire d avantage je vous remercie et vous souhaite un bon moments de voyage
Route Ouagadougou - Niamey puis Niamey - Bamako English translation pending
Je veux faire Tunis-Ouaga par avion puis par route le trajet Ouaga- Niamey puis Niamey - Bamako en passant par bobo
qui peut m’aider avec des infos pratiques
Expression malienne English translation pending
bonsoir,
est ce que quelqu'un sait ce que signifie l'expression malienne "met ta femme dans ton ventre"?
merci d'avance
Formalités visa pour le Niger à Bamako English translation pending
Je vais faire un séjour d'un mois au Mali.Après, je voudrais me rendre au Niger pour un séjour de 15 jours.Qui pourrait me renseigner pour la procédure à suivre..Demande de visa à Bamako..ou à partir de Paris?
Je ne sais pas encore si je ferai ce déplacement de Bamako à Nyamey en avion, ou en car en passant par le Burkina..Dans ce cas, comment obtenir un visa de transit?..
D'avance, merci pour les infos.
Pierre
Texte bozo: "Un match de football" (Mali) English translation pending
Un match de football
Konna contre Mopti, c'est ce qu'on peut désigner de "derby" ou "match local", donc un match opposant deux clubs (villes) géographiquement proches : Konna est une ville et commune rurale au Cercle de Mopti dans la 5e région administrative du Mali. Elle est située à 60 kms au nord-est de Mopti. La route principale N16 qui relie Sévaré et Gao, passe la ville et tourne un peu au sud de Konna à l'est vers Douentza, Hombori et enfin Gao. Son marché de jeudi est très fréquenté par la population de cette zone (une fois par moi aussi). Selon le recensement de 2009, la population totale compte 36.000 personnes. J'ai visité Konna plusieurs fois ... Mopti est la capitale de la 5e région et se situe au confluent des fleuves Bani et Niger. Une ville très vivante et animée, grâce à sa situation géographique très centrale, à son architecture et à son port, un port de grande importance sur le fleuve Niger, où transitent hommes et marchandises. Cette ville multi-ethnique est aussi marquée par l'important chantier naval de pirogues et pinasses, toutes de première nécessité pour le transport au pays. La ville compte env. 110.000 habitants.
Qui va gagner ce "derby", les petits de la campagne ou les grands de la capitale régionale ? On va voir ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un match de football
Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon. Ceux de Konna sont venus à Mopti. Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs. Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas. De tous les côtés on n’entend que "Konna". Aujourd’hui ce sera dur. L’après-midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain. Mopti était d’un côté, habillé en rouge, Konna de l’autre, habillé en blanc. Les arbitres sont habillés en noir. L’arbitre central a mis le ballon au centre. Il a sifflé. Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises. Komasa est un bon joueur. Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces. Il a marqué un but. Le garde-but de Mopti n’a rien vu. Les spectateurs ont applaudi. Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage. Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Le match a repris. Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon et marqué un but. Les spectateurs ont crié. Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie. Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs de redoubler d’ardeur pour gagner le match. Le garde-but de Mopti était adossé au montant de sa cage en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
– texte glosé :
Balònkòre Balòn-kòre ballon-combat Un match de football
Galaati mon kièga, Kòna yen Sagan balòn kòga. galaati – mon – kiè-ga – Kòna – yen – Sagan – balon – kò-ga dimanche – REL – passer-PFF – K. – et – S. – ballon – battre-PFF Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon.
Kònange duò bega Sagan. Kòna-nge – duò – be-ga – Sagan K.-PL – FOC – aller-PFF – S. Ceux de Konna sont venus à Mopti.
E mòbili tuumin pa nyimi ni. e – mòbili – tuumin – pa – nyimi – ni ils – voiture – 6 – remplir – gens – avec Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs.
Sagange e tenbe buraama ni, jii yen dièpò. Sagan-nge – e – tenbe – buraaman – ni – jii – yen – diè-pò S.-PL – les – accueillir – respect – avec – eau – et – repas-chose Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas.
Taa gu saan a na pò si miè kala "Kòna". taa – gu – saan – a – na – pò si – miè – kala – Kòna côté – DEF – tous – on – IPFnég – rien – entendre – sauf – K. De tous les côtés on n’entend que "Konna".
A na deman wai de ! a – na – deman – wai – de il – IPFnég – être doux – aujourd'hui – EMPH Aujourd’hui ce sera dur.
Nènèwaati, jamaa saan so buò kòrepata buron ni. nènè-waati – jamaa – saan – so – buò – kòre-pata – buron – ni soir-temps – foule – toute – partir – ensemble – battre-espace – grand – à L’après–midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain.
Sagan ga taa ken ni, juu tòòmò ga e kan, Sagan – ga – taa – ken – ni – juu – tòòmò – ga – e – kan S. – COP? – côté – 1 – à – vêtement – rouge – COP – eux – chez Mopti était d’un côté, habillé en rouge,
Kòna ga juu kuo taa ken ni. Kòna – ga – juu – kuo – taa – ken – ni K. – COP – vêtement – blanc – côté – 1 – à Konna de l’autre, habillé en blanc.
Juu piin ga arabiitiriye kan. juu – piin – ga – arabiitiri-ye – kan vêtement –noir – COP – arbitre-PL – chez Les arbitres sont habillés en noir.
Arabiitiri buron gu balòn gu yaa balònkòrepata gu bogu ni. arabiitiri – buron – gu – balòn – gu – yaa – balòn-kòre-pata – gu – bogu – ni arbitre – grand – DEF – ballon – DEF – mettre – ballon-battre-espace – DEF – centre – à L’arbitre central a mis le ballon au centre.
A sufule gu kò. a – sufule – gu – kò il – sifflet – DEF – battre Il a sifflé.
Kòna kie balòn ni, ye a dò dò buon na. Kòna – bie – balòn – ni – ye – a – dò – dò – buon – na K. – courir – ballon – avec – ils – le – mettre – mettre – ?? – avec Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises.
Kòmasa ga Kòna balònkòreya monyon ni. Kòmasa – ga – Kòna – balòn-kòre-ya – monyon – ni K. – COP – K. – ballon-battre-AG – bon – COP Komasa est un bon joueur.
A balòn kiran gu, a a kieni, be a kò n sènbè saan ni, a – balòn – kiran – gu – a – a – kieni – be – a – kò – n – sènbè – saan – ni il – ballon – avoir – DEF – il – le – relever – venir – le – battre – LOG – force – toute – avec Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces.
a bii dò. a – bii – dò il – but – mettre Il a marqué un but.
Sagan gooludien te pò si kai. Sagan – goolu-dien – te – pò si – kai S. – but-enfant – IPFnég – rien – voir Le garde–but de Mopti n’a rien vu.
Jamaa tèbènkòre. jamaa – tèbènkòre foule – battre des mains Les spectateurs ont applaudi.
Kòna balònkòreyaye yakuba. Kòna – balòn-kòre-ya-ye – yakuba K. – ballon-battre-AG-PL – prendre davantage de courage Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage.
Sagan bii maa baana saan ni, e te a kiran, e pondega. Sagan – bii – maa – baana – saan – ni – e – te –a – kiran – e – ponde-ga S. – but – chercher – manière – toute – avec – ils – IPFnég – le – avoir – ils – se fâcher-PFF Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Ils se sont fâchés.
E buò kiran tun. e – buò – kiran – tun ils – ensemble – acquérir – encore Le match a repris.
Kòna balònkòreya mon ga n keira Petii ni, balòn kò n nyèn ni. Kòna – balònkòreya – mon – ga – n keira – Petii – ni – balòn – kò – n – nyèn – ni K. – footballeur – REL – IPF – s'appeler – Petit – avec – ballon – battre – LOG – tête – avec Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon
A bii pendaana dò. Jamaa gu kòmon. a – bii – pende-ana – dò – jamaa – gu – kòmon il – but – 2-ORD – mettre – foule – DEF – crier et marqué le deuxième but. Les spectateurs ont crié.
Pònye to, pònye tawa piisi suo. pòn-ye – to – pòn-ye – tawa – piisi – suo certain-PL – sauter – certain-PL – jambe – soulever – sortir Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie.
Kònange more e balónkòreyaye gire yo Kòna-nge – mo-re – e – balònkòreya-ye – gire – yo K.-PL – REL-PL – leurs – footballeur-PL – DEF – dire Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs
e nyimire ganan e nòòtòmani sabi e ga a può, Kòna ganan hini Sagan te. e – nyimire – ganan – e nòòtòmani – sabi – e – ga – a – può – K. – ganan – hini – S. – te leurs – gens – INJ – s'efforcer – parce que – ils – IPF – le – vouloir – K. – INJ – gagner – S. – contre de redoubler d’ardeur pour gagner le match.
Sagan gooludien gu a tiin a ga junjuna n goolikèè pa, Sagan – gooludien – gu – a – tiin – a – ga – junjuna – n – gooli-kèè – pa S. – garde-but – DEF – le – faire – il – IPF – adosser – LOG – but-montant – contre Le garde–but de Mopti était adossé au montant de sa cage
a ga munyu balòn kòrena te tun. a – ga – munyu – balòn – kòre-na – te – tun il – IPF – attendre – ballon – battre-PART – à – encore en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : AG = agent ; COP = copule ; DEF = article défini ; EMPH = emphatique ; FOC = focalisateur ; INJ = injonctif ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; ORD = ordinal ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PFF = aspect perfectif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom rélatif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photos "de foot" (prises par moi à Niono/Mali) :


Konna contre Mopti, c'est ce qu'on peut désigner de "derby" ou "match local", donc un match opposant deux clubs (villes) géographiquement proches : Konna est une ville et commune rurale au Cercle de Mopti dans la 5e région administrative du Mali. Elle est située à 60 kms au nord-est de Mopti. La route principale N16 qui relie Sévaré et Gao, passe la ville et tourne un peu au sud de Konna à l'est vers Douentza, Hombori et enfin Gao. Son marché de jeudi est très fréquenté par la population de cette zone (une fois par moi aussi). Selon le recensement de 2009, la population totale compte 36.000 personnes. J'ai visité Konna plusieurs fois ... Mopti est la capitale de la 5e région et se situe au confluent des fleuves Bani et Niger. Une ville très vivante et animée, grâce à sa situation géographique très centrale, à son architecture et à son port, un port de grande importance sur le fleuve Niger, où transitent hommes et marchandises. Cette ville multi-ethnique est aussi marquée par l'important chantier naval de pirogues et pinasses, toutes de première nécessité pour le transport au pays. La ville compte env. 110.000 habitants.
Qui va gagner ce "derby", les petits de la campagne ou les grands de la capitale régionale ? On va voir ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un match de football
Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon. Ceux de Konna sont venus à Mopti. Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs. Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas. De tous les côtés on n’entend que "Konna". Aujourd’hui ce sera dur. L’après-midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain. Mopti était d’un côté, habillé en rouge, Konna de l’autre, habillé en blanc. Les arbitres sont habillés en noir. L’arbitre central a mis le ballon au centre. Il a sifflé. Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises. Komasa est un bon joueur. Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces. Il a marqué un but. Le garde-but de Mopti n’a rien vu. Les spectateurs ont applaudi. Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage. Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Le match a repris. Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon et marqué un but. Les spectateurs ont crié. Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie. Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs de redoubler d’ardeur pour gagner le match. Le garde-but de Mopti était adossé au montant de sa cage en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
– texte glosé :
Balònkòre Balòn-kòre ballon-combat Un match de football
Galaati mon kièga, Kòna yen Sagan balòn kòga. galaati – mon – kiè-ga – Kòna – yen – Sagan – balon – kò-ga dimanche – REL – passer-PFF – K. – et – S. – ballon – battre-PFF Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon.
Kònange duò bega Sagan. Kòna-nge – duò – be-ga – Sagan K.-PL – FOC – aller-PFF – S. Ceux de Konna sont venus à Mopti.
E mòbili tuumin pa nyimi ni. e – mòbili – tuumin – pa – nyimi – ni ils – voiture – 6 – remplir – gens – avec Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs.
Sagange e tenbe buraama ni, jii yen dièpò. Sagan-nge – e – tenbe – buraaman – ni – jii – yen – diè-pò S.-PL – les – accueillir – respect – avec – eau – et – repas-chose Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas.
Taa gu saan a na pò si miè kala "Kòna". taa – gu – saan – a – na – pò si – miè – kala – Kòna côté – DEF – tous – on – IPFnég – rien – entendre – sauf – K. De tous les côtés on n’entend que "Konna".
A na deman wai de ! a – na – deman – wai – de il – IPFnég – être doux – aujourd'hui – EMPH Aujourd’hui ce sera dur.
Nènèwaati, jamaa saan so buò kòrepata buron ni. nènè-waati – jamaa – saan – so – buò – kòre-pata – buron – ni soir-temps – foule – toute – partir – ensemble – battre-espace – grand – à L’après–midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain.
Sagan ga taa ken ni, juu tòòmò ga e kan, Sagan – ga – taa – ken – ni – juu – tòòmò – ga – e – kan S. – COP? – côté – 1 – à – vêtement – rouge – COP – eux – chez Mopti était d’un côté, habillé en rouge,
Kòna ga juu kuo taa ken ni. Kòna – ga – juu – kuo – taa – ken – ni K. – COP – vêtement – blanc – côté – 1 – à Konna de l’autre, habillé en blanc.
Juu piin ga arabiitiriye kan. juu – piin – ga – arabiitiri-ye – kan vêtement –noir – COP – arbitre-PL – chez Les arbitres sont habillés en noir.
Arabiitiri buron gu balòn gu yaa balònkòrepata gu bogu ni. arabiitiri – buron – gu – balòn – gu – yaa – balòn-kòre-pata – gu – bogu – ni arbitre – grand – DEF – ballon – DEF – mettre – ballon-battre-espace – DEF – centre – à L’arbitre central a mis le ballon au centre.
A sufule gu kò. a – sufule – gu – kò il – sifflet – DEF – battre Il a sifflé.
Kòna kie balòn ni, ye a dò dò buon na. Kòna – bie – balòn – ni – ye – a – dò – dò – buon – na K. – courir – ballon – avec – ils – le – mettre – mettre – ?? – avec Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises.
Kòmasa ga Kòna balònkòreya monyon ni. Kòmasa – ga – Kòna – balòn-kòre-ya – monyon – ni K. – COP – K. – ballon-battre-AG – bon – COP Komasa est un bon joueur.
A balòn kiran gu, a a kieni, be a kò n sènbè saan ni, a – balòn – kiran – gu – a – a – kieni – be – a – kò – n – sènbè – saan – ni il – ballon – avoir – DEF – il – le – relever – venir – le – battre – LOG – force – toute – avec Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces.
a bii dò. a – bii – dò il – but – mettre Il a marqué un but.
Sagan gooludien te pò si kai. Sagan – goolu-dien – te – pò si – kai S. – but-enfant – IPFnég – rien – voir Le garde–but de Mopti n’a rien vu.
Jamaa tèbènkòre. jamaa – tèbènkòre foule – battre des mains Les spectateurs ont applaudi.
Kòna balònkòreyaye yakuba. Kòna – balòn-kòre-ya-ye – yakuba K. – ballon-battre-AG-PL – prendre davantage de courage Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage.
Sagan bii maa baana saan ni, e te a kiran, e pondega. Sagan – bii – maa – baana – saan – ni – e – te –a – kiran – e – ponde-ga S. – but – chercher – manière – toute – avec – ils – IPFnég – le – avoir – ils – se fâcher-PFF Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Ils se sont fâchés.
E buò kiran tun. e – buò – kiran – tun ils – ensemble – acquérir – encore Le match a repris.
Kòna balònkòreya mon ga n keira Petii ni, balòn kò n nyèn ni. Kòna – balònkòreya – mon – ga – n keira – Petii – ni – balòn – kò – n – nyèn – ni K. – footballeur – REL – IPF – s'appeler – Petit – avec – ballon – battre – LOG – tête – avec Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon
A bii pendaana dò. Jamaa gu kòmon. a – bii – pende-ana – dò – jamaa – gu – kòmon il – but – 2-ORD – mettre – foule – DEF – crier et marqué le deuxième but. Les spectateurs ont crié.
Pònye to, pònye tawa piisi suo. pòn-ye – to – pòn-ye – tawa – piisi – suo certain-PL – sauter – certain-PL – jambe – soulever – sortir Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie.
Kònange more e balónkòreyaye gire yo Kòna-nge – mo-re – e – balònkòreya-ye – gire – yo K.-PL – REL-PL – leurs – footballeur-PL – DEF – dire Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs
e nyimire ganan e nòòtòmani sabi e ga a può, Kòna ganan hini Sagan te. e – nyimire – ganan – e nòòtòmani – sabi – e – ga – a – può – K. – ganan – hini – S. – te leurs – gens – INJ – s'efforcer – parce que – ils – IPF – le – vouloir – K. – INJ – gagner – S. – contre de redoubler d’ardeur pour gagner le match.
Sagan gooludien gu a tiin a ga junjuna n goolikèè pa, Sagan – gooludien – gu – a – tiin – a – ga – junjuna – n – gooli-kèè – pa S. – garde-but – DEF – le – faire – il – IPF – adosser – LOG – but-montant – contre Le garde–but de Mopti était adossé au montant de sa cage
a ga munyu balòn kòrena te tun. a – ga – munyu – balòn – kòre-na – te – tun il – IPF – attendre – ballon – battre-PART – à – encore en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : AG = agent ; COP = copule ; DEF = article défini ; EMPH = emphatique ; FOC = focalisateur ; INJ = injonctif ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; ORD = ordinal ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PFF = aspect perfectif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom rélatif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photos "de foot" (prises par moi à Niono/Mali) :



Petit dialogue en bozo: "Voyage à Youvarou" (Mali) English translation pending
Voyager à Youvarou
La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...
Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...
– en bozo-sorogaama :
– en français :
Voyage à Youvarou
Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?
Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.
Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Daouda : Jusque derrière le Débo.
Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...
– texte glosé :
Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou
Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?
Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,
Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.
Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.
Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photo : carte bozophone

Photo : le port de Youvarou
La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...
Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Voyage à Youvarou
Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?
Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.
Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Daouda : Jusque derrière le Débo.
Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...
– texte glosé :
Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou
Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?
Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,
Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.
Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.
Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photo : carte bozophone

Photo : le port de Youvarou

Fantani Touré: un grand talent de la musique mandingue est mort (Mali) English translation pending
Une grande voix de la musique malienne s'est éteinte
La chanteuse malienne Fantani Touré est décédée, à l'âge de 50 ans, mardi à Paris. Elle était l'une des voix les plus respectée du Mali mais aussi une artiste engagée, impliquée dans de nombreux projets pour la promotion de la culture malienne et pour la défense des droits des femmes au Mali.
"Le ministre de la Culture annonce, avec une profonde affliction, la disparition tragique de l'artiste Mme Dembélé Fantani Touré, qui s'est éteinte le mercredi 3 décembre 2014 à Paris où elle résidait depuis plusieurs années", selon un communiqué officiel. Le gouvernement rend hommage à Fantani Touré, "éminente figure artistique" connue pour son "engagement pour la promotion de la culture malienne", et couronnée par plusieurs distinctions dont la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mali (2010) et le Prix Unesco de la paix (2011).
Épouse du célèbre comédien Habib Dembélé, elle consacre sa vie quasiment exclusivement aux arts. Déjà à l'âge de sept ans, Fantani commence à se produire sur scène comme danseuse, chanteuse et comédienne de théâtre. A dix ans, elle reçoit le titre de "Meilleure soliste et danseuse" lors des Biennales Artistiques et Culturelles du Mali. En 1995, lors du Marché des Arts du Spectacle Africain, Fantani chante en solo accompagnée par le virtuose de la kora, Toumani Diabaté. Là elle se fait remarquer au grand public. Deux ans plus tard, elle sort son premier album international, N'tin Naari, la toute première production au studio "Wanda" de Salif Keïta, dans la série "Salif Keïta presents ...". Il est élu "Meilleur album" et "Meilleure vente", et Fantani "Meilleure artiste au Mali". Après sa parution, on fête une nouvelle et imposante voix de la musique wassoulou : "...It is said: 'Powerful men quake' when she sings! ... Strong musicianship, diamond fingered balafon, rolling percussion, loping basslines and the trademark Wassoulou chorus vocals." (FRoots)
Depuis, cette forte personnalité originaire du quartier bamakois de Bozola produit une demi-douzaine de disques et collabore avec d'autres grands noms de la musique dont ses compatriotes Toumani Diabaté, Ali Farka Touré, Lansine Diabaté et Makan Tounkara. Elle participe à de nombreux festivals à travers le monde : au Festival d'Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges, au Festival de l'Hippodrôme de Douai, à la Cité de la Musique (avec Salif Keïta), au Festival Paroles d'Hiver en Bretagne, au Festival Le Mali en Scène à Paris, au Festival au Désert et au Festival Yelen au Mali.
En parallèle, elle s'associe à divers projets de création théâtrale et s'engage au cinéma, notamment dans "Sya, le rêve du python" de Dani Kouyaté (Burkina Faso) et dans "La Genèse" du Cheick Oumar Sissoko (Mali). Pour le premier, elle compose aussi la musique.
En 2001, elle prépare le spectacle d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations au Mali, en 2008, elle initie, pour la cause des femmes, un festival baptisé Les Voix de Bamako (aujourd'hui orphelin).
Avec son décès, le Mali perd une grande chanteuse mais aussi une engagée pour améliorer la vie de son pays, rehausser sa culture et ses traditions et lutter en faveur des femmes maliennes, à travers notamment l'association "Kolonba" (kòlònba, mot bambara, veut dire "grand puits"). "Kolonba est dirigée par des artistes, des artisans de Bamako et moi-même. Nous travaillons à valoriser le patrimoine culturel du Mali, nous permettons à des jeunes, et surtout à des femmes en difficulté, d’accéder à une formation et à un métier d’art ou d’artisanat. Nous luttons aussi contre l’excision. Aujourd’hui, 65 personnes travaillent grâce à Kolonba." (Le Magazine.Info)
Sa voix et ses engagements sont une vraie perte pour le Mali : K'a dayòrò sumaya ...
Discographie :
Fantani Touré (1997). N'tin Naari. Stern's STCD 1080 Fantani Touré (2000). Bozola. (cassette ?) Fantani Touré (2002). Benkan. Seydoni Mali SMP 001 Fantani Touré (2003). Soukabé Mali. Fantani Touré (2007). Awô.
Hery

La chanteuse malienne Fantani Touré est décédée, à l'âge de 50 ans, mardi à Paris. Elle était l'une des voix les plus respectée du Mali mais aussi une artiste engagée, impliquée dans de nombreux projets pour la promotion de la culture malienne et pour la défense des droits des femmes au Mali.
"Le ministre de la Culture annonce, avec une profonde affliction, la disparition tragique de l'artiste Mme Dembélé Fantani Touré, qui s'est éteinte le mercredi 3 décembre 2014 à Paris où elle résidait depuis plusieurs années", selon un communiqué officiel. Le gouvernement rend hommage à Fantani Touré, "éminente figure artistique" connue pour son "engagement pour la promotion de la culture malienne", et couronnée par plusieurs distinctions dont la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mali (2010) et le Prix Unesco de la paix (2011).
Épouse du célèbre comédien Habib Dembélé, elle consacre sa vie quasiment exclusivement aux arts. Déjà à l'âge de sept ans, Fantani commence à se produire sur scène comme danseuse, chanteuse et comédienne de théâtre. A dix ans, elle reçoit le titre de "Meilleure soliste et danseuse" lors des Biennales Artistiques et Culturelles du Mali. En 1995, lors du Marché des Arts du Spectacle Africain, Fantani chante en solo accompagnée par le virtuose de la kora, Toumani Diabaté. Là elle se fait remarquer au grand public. Deux ans plus tard, elle sort son premier album international, N'tin Naari, la toute première production au studio "Wanda" de Salif Keïta, dans la série "Salif Keïta presents ...". Il est élu "Meilleur album" et "Meilleure vente", et Fantani "Meilleure artiste au Mali". Après sa parution, on fête une nouvelle et imposante voix de la musique wassoulou : "...It is said: 'Powerful men quake' when she sings! ... Strong musicianship, diamond fingered balafon, rolling percussion, loping basslines and the trademark Wassoulou chorus vocals." (FRoots)
Depuis, cette forte personnalité originaire du quartier bamakois de Bozola produit une demi-douzaine de disques et collabore avec d'autres grands noms de la musique dont ses compatriotes Toumani Diabaté, Ali Farka Touré, Lansine Diabaté et Makan Tounkara. Elle participe à de nombreux festivals à travers le monde : au Festival d'Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges, au Festival de l'Hippodrôme de Douai, à la Cité de la Musique (avec Salif Keïta), au Festival Paroles d'Hiver en Bretagne, au Festival Le Mali en Scène à Paris, au Festival au Désert et au Festival Yelen au Mali.
En parallèle, elle s'associe à divers projets de création théâtrale et s'engage au cinéma, notamment dans "Sya, le rêve du python" de Dani Kouyaté (Burkina Faso) et dans "La Genèse" du Cheick Oumar Sissoko (Mali). Pour le premier, elle compose aussi la musique.
En 2001, elle prépare le spectacle d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations au Mali, en 2008, elle initie, pour la cause des femmes, un festival baptisé Les Voix de Bamako (aujourd'hui orphelin).
Avec son décès, le Mali perd une grande chanteuse mais aussi une engagée pour améliorer la vie de son pays, rehausser sa culture et ses traditions et lutter en faveur des femmes maliennes, à travers notamment l'association "Kolonba" (kòlònba, mot bambara, veut dire "grand puits"). "Kolonba est dirigée par des artistes, des artisans de Bamako et moi-même. Nous travaillons à valoriser le patrimoine culturel du Mali, nous permettons à des jeunes, et surtout à des femmes en difficulté, d’accéder à une formation et à un métier d’art ou d’artisanat. Nous luttons aussi contre l’excision. Aujourd’hui, 65 personnes travaillent grâce à Kolonba." (Le Magazine.Info)
Sa voix et ses engagements sont une vraie perte pour le Mali : K'a dayòrò sumaya ...
Discographie :
Fantani Touré (1997). N'tin Naari. Stern's STCD 1080 Fantani Touré (2000). Bozola. (cassette ?) Fantani Touré (2002). Benkan. Seydoni Mali SMP 001 Fantani Touré (2003). Soukabé Mali. Fantani Touré (2007). Awô.
Hery

Melia Buenavista ou Paradisus Princesa del Mar English translation pending
Bonjour à tous
Nous souhaitons partir mon mari et moi au mois de mars à Cuba et nous hésitons entre le mélia buenavista et le paradisus princesa del mar. Quelqu'un connait-il ces hôtels ? et pouvez vous me donnez vos impressions ?
Merci d'avance 😉
Mure
Merci d'avance 😉
Mure
Comment dire cette phrase en bamanan? (bambara) English translation pending
Bonjour,
j'aurais aimé savoir comment traduire en Bamanan la phrase suivante:
" la fumée monte dans le ciel" , "des flammes remplissent les cieux" je remercie grandement celui qui pourrait m'aider Ambé doni Ala k'an tilen héré la !
" la fumée monte dans le ciel" , "des flammes remplissent les cieux" je remercie grandement celui qui pourrait m'aider Ambé doni Ala k'an tilen héré la !
Quand le père avec le fils... (Mali) English translation pending
"Toumani & Sidiki", une fusion générationnelle et musicale
Deux koras dialoguent, l'une avec l'autre, et les duettistes sont père et fils : le Malien Toumani Diabaté, maestro incontesté et émancipateur magistral de cet instrument depuis deux décennies, et son fils Sidiki, 23 ans. A quatre mains et quarante-deux cordes, les deux musiciens-griots révisent et interprètent un repertoire largement ancestral transcendé par une musicalité immaculée. En fin de compte, ils illustrent à la fois l'extraordinaire richesse culturelle mandingue et la continuité du griotisme (jeliya) en Afrique de l'Ouest, et tout particulièrement au Mali. Un album à considérer comme le plus abouti de Toumani depuis les deux qu'il a enregistrés en studio avec son ami, le grand Ali Farka Touré (aussi bien In the Heart of the Moon qu'Ali and Toumani) ...
Un artiste est le reflet de son époque, de son pays et même de sa famille. Pour les griots, cette influence héréditaire sur la musique se transmet de génération en génération depuis des siècles. Sur le nouvel album de Toumani Diabaté, Toumani & Sidiki, deux griots de la même famille, père et fils, font une déclaration importante à propos du "naturel" et de l'élasticité de la culture.
Les griots sont les archivistes des grands royaumes mandé ayant dominé l'Afrique de l'Ouest avant la colonisation. A une fonction similaire à celle des bardes médiévaux, les griots ont servi dans les courts royales pour composer des chansons qui commémorent les grandes actions du roi et de ses ancêtres. Ils étaient indispensables à la société mandé. Toumani Diabaté, joueur de kora le plus célèbre de la planète, est un héritier de cette longue lignée de griots : il a contribué essentiellement à faire de la kora un instrument soliste à part entière et a augmenté énormément la popularité de son instrument par une série d'albums instrumentaux extraordinaires. Son propre père, Sidiki (1922–1996), pionnier du genre, a été le premier griot à avoir enregistré un album de kora. Et ici, Toumani perpétue ce savoir-faire instrumental avec son fils, le "petit" Sidiki, jeune prodige de 23 ans, en passant producteur de hip-hop et star des scènes rap au Mali. Vraiment un symbole émouvant. Par cet album, les deux koristes témoignent avant tout de l'intemporalité de cette tradition..
Cet album familial est une conversation intime entre père et fils, conduite à travers l'antique kora, pour ainsi dire, à travers la langue de leurs ancêtres. Un album d'une beauté hors pair ! Le duo virtuose de griots est conscient de sa vocation de transmettre les traditions ancestrales du peuple mandingue en nous proposant une réinterprétation instrumentale et acoustique à quatre mains de vieux standards dont certains étaient en train de disparaître du répertoire moderne qui nous accompagnent à travers l'imaginaire mandingue.. Chacun des dix morceaux est rebaptisé en honorant un personnage, un lieu, un événement, etc. pour montrer le côté positif du Mali. Les femmes, les légendes, les bienfaiteurs, les parents, les migrants africains perdus en mer, même une entreprise agricole malienne, tous sont honorés de cette façon et rassemblés dans un album où "le passé rencontre le présent pour construire l'avenir" (Toumani Diabaté) : le morceau "Tijaniya" est dédié à l'ordre soufi, pluriséculaire et très populaire en Afrique de l'Ouest. Cet ordre mystique enseigne que la musique n'est pas une diversion dangereuse (comme le prétendent les islamistes) mais plutôt un moyen de l'exploration spirituelle. Même si l'album a de profondes racines dans le passé du Mali, il y a pourtant beaucoup de références à l'histoire récente du pays : "ACI 2000 Diaby" se réfère à un secteur moderne dans la capitale malienne, "Dr Cheickh Modibo Diarra" honore l'astrophysicien malien qui était premier ministre par intérim après le coup d'Etat militaire en 2012. Et le seul non-classique mandingue de l'album, une nouvelle composition dite "Lampedusa" est un autre favori (et le mien de toutes façons), son titre une référence à l'île italienne où un naufrage a tué plus de 350 migrants africains à la recherche d'une meilleure vie l'année dernière. Une musique émouvante dont la mélodie érige le morceau en un requiem en larmes. "Le titre 'Lampedusa' évoque l’injustice des relations Nord-Sud, et au-delà de cette île où échouent des clandestins venus d’Afrique, je pense à ceux qui meurent en mer et à tous les artistes dont les tournées sont annulées à cause des visas. Aujourd’hui en Occident, un papier est plus important que la vie humaine" se déclare Toumani (rfimusique, 07/05/2014).
L'album Toumani & Sidiki n'est ni une réinvention ni un isolement de la tradition griotique mais plutôt un statement pour l'importance et la durabilité de la tradition. Une tradition qui a été menacée récemment (et qui l'est encore), par des islamistes, des soldats-pistoleros loufoques mais aussi par un Etat affaibli de plus en plus y compris une "élite" politique cupide, de mauvaise gouvernance, de désintégration des forces de sécurité, tout ce qui a, avec un effet durable, basculé le Mali depuis janvier 2012 dans une crise multidimensionnelle à la fois sociopolitique, sécuritaire et humanitaire sans précédent. Cet album illustre les racines profondes de la culture mandé, et continue des traditions et pratiques qui contrastent avec un dur intégrisme que veulent imposer certains au Mali. La lutte persistante pour le futur "visage" du Mali souligne une autre "paradoxie" (apparente) mais qui définit le conflit essentiel dans de nombreuses sociétés où l'islam a été incorporé dans la tradition locale pendant des siècles : le split entre traditionnalistes et intégristes. Et c'est dans le contexte de ce conflit que cet enregistrement-ci peut servir à inspirer ...
A LIRE : http://www.rfimusique.com/actu-musique/musique-africaine/album/20140507-toumani-sidiki-diabate
ALBUM : Toumani & Sidiki Diabaté (2014). Toumani & Sidiki. World Circuit.
Hery
++++++++++++++++++++++++++++++++++
PHOTOS :
1) le nouvel album "Toumani & Sidiki" (2014) :

2) Toumani (à gauche) & Sidiki Diabaté (à droite), virtuoses de kora. (photo prise du web) :

3) les Diabaté, dynastie griots au Mali et en Afrique de l'Ouest : en arrière à droite, en boubou blanc, c'est Toumani ; à l'avant au centre, le vieil homme, c'est Sidiki sen., le père de Toumani ; à l'avant entre son grand-père et la dame en robe bleue, déjà une petite kora (avec le sigle SD) en mains, c'est Sidiki jun., le fils de Toumani ...

VIDEOS :
1) Toumani & Sidiki Diabaté live au Festival de Glastonbury, en 2014 :
http://www.youtube.com/watch?v=K8nyjsDj-Is
2) Toumani & Sidiki Diabaté live au Royal Festival Hall/Londres :
http://www.theguardian.com/music/video/2014/mar/17/toumani-diabate-sidiki-master-apprentice-video
3) Toumani & Sidiki Diabaté présentent Rachid Ouiguini, un des morceaux les plus connus au répertoire des griots mandé, morceau remontant jusqu'à l'Empire du Wagadu (Ghana) et basé sur l'histoire du Mininyanba ("grand python") :
http://www.youtube.com/watch?v=Jt2u7C-CnCM
Deux koras dialoguent, l'une avec l'autre, et les duettistes sont père et fils : le Malien Toumani Diabaté, maestro incontesté et émancipateur magistral de cet instrument depuis deux décennies, et son fils Sidiki, 23 ans. A quatre mains et quarante-deux cordes, les deux musiciens-griots révisent et interprètent un repertoire largement ancestral transcendé par une musicalité immaculée. En fin de compte, ils illustrent à la fois l'extraordinaire richesse culturelle mandingue et la continuité du griotisme (jeliya) en Afrique de l'Ouest, et tout particulièrement au Mali. Un album à considérer comme le plus abouti de Toumani depuis les deux qu'il a enregistrés en studio avec son ami, le grand Ali Farka Touré (aussi bien In the Heart of the Moon qu'Ali and Toumani) ...
Un artiste est le reflet de son époque, de son pays et même de sa famille. Pour les griots, cette influence héréditaire sur la musique se transmet de génération en génération depuis des siècles. Sur le nouvel album de Toumani Diabaté, Toumani & Sidiki, deux griots de la même famille, père et fils, font une déclaration importante à propos du "naturel" et de l'élasticité de la culture.
Les griots sont les archivistes des grands royaumes mandé ayant dominé l'Afrique de l'Ouest avant la colonisation. A une fonction similaire à celle des bardes médiévaux, les griots ont servi dans les courts royales pour composer des chansons qui commémorent les grandes actions du roi et de ses ancêtres. Ils étaient indispensables à la société mandé. Toumani Diabaté, joueur de kora le plus célèbre de la planète, est un héritier de cette longue lignée de griots : il a contribué essentiellement à faire de la kora un instrument soliste à part entière et a augmenté énormément la popularité de son instrument par une série d'albums instrumentaux extraordinaires. Son propre père, Sidiki (1922–1996), pionnier du genre, a été le premier griot à avoir enregistré un album de kora. Et ici, Toumani perpétue ce savoir-faire instrumental avec son fils, le "petit" Sidiki, jeune prodige de 23 ans, en passant producteur de hip-hop et star des scènes rap au Mali. Vraiment un symbole émouvant. Par cet album, les deux koristes témoignent avant tout de l'intemporalité de cette tradition..
Cet album familial est une conversation intime entre père et fils, conduite à travers l'antique kora, pour ainsi dire, à travers la langue de leurs ancêtres. Un album d'une beauté hors pair ! Le duo virtuose de griots est conscient de sa vocation de transmettre les traditions ancestrales du peuple mandingue en nous proposant une réinterprétation instrumentale et acoustique à quatre mains de vieux standards dont certains étaient en train de disparaître du répertoire moderne qui nous accompagnent à travers l'imaginaire mandingue.. Chacun des dix morceaux est rebaptisé en honorant un personnage, un lieu, un événement, etc. pour montrer le côté positif du Mali. Les femmes, les légendes, les bienfaiteurs, les parents, les migrants africains perdus en mer, même une entreprise agricole malienne, tous sont honorés de cette façon et rassemblés dans un album où "le passé rencontre le présent pour construire l'avenir" (Toumani Diabaté) : le morceau "Tijaniya" est dédié à l'ordre soufi, pluriséculaire et très populaire en Afrique de l'Ouest. Cet ordre mystique enseigne que la musique n'est pas une diversion dangereuse (comme le prétendent les islamistes) mais plutôt un moyen de l'exploration spirituelle. Même si l'album a de profondes racines dans le passé du Mali, il y a pourtant beaucoup de références à l'histoire récente du pays : "ACI 2000 Diaby" se réfère à un secteur moderne dans la capitale malienne, "Dr Cheickh Modibo Diarra" honore l'astrophysicien malien qui était premier ministre par intérim après le coup d'Etat militaire en 2012. Et le seul non-classique mandingue de l'album, une nouvelle composition dite "Lampedusa" est un autre favori (et le mien de toutes façons), son titre une référence à l'île italienne où un naufrage a tué plus de 350 migrants africains à la recherche d'une meilleure vie l'année dernière. Une musique émouvante dont la mélodie érige le morceau en un requiem en larmes. "Le titre 'Lampedusa' évoque l’injustice des relations Nord-Sud, et au-delà de cette île où échouent des clandestins venus d’Afrique, je pense à ceux qui meurent en mer et à tous les artistes dont les tournées sont annulées à cause des visas. Aujourd’hui en Occident, un papier est plus important que la vie humaine" se déclare Toumani (rfimusique, 07/05/2014).
L'album Toumani & Sidiki n'est ni une réinvention ni un isolement de la tradition griotique mais plutôt un statement pour l'importance et la durabilité de la tradition. Une tradition qui a été menacée récemment (et qui l'est encore), par des islamistes, des soldats-pistoleros loufoques mais aussi par un Etat affaibli de plus en plus y compris une "élite" politique cupide, de mauvaise gouvernance, de désintégration des forces de sécurité, tout ce qui a, avec un effet durable, basculé le Mali depuis janvier 2012 dans une crise multidimensionnelle à la fois sociopolitique, sécuritaire et humanitaire sans précédent. Cet album illustre les racines profondes de la culture mandé, et continue des traditions et pratiques qui contrastent avec un dur intégrisme que veulent imposer certains au Mali. La lutte persistante pour le futur "visage" du Mali souligne une autre "paradoxie" (apparente) mais qui définit le conflit essentiel dans de nombreuses sociétés où l'islam a été incorporé dans la tradition locale pendant des siècles : le split entre traditionnalistes et intégristes. Et c'est dans le contexte de ce conflit que cet enregistrement-ci peut servir à inspirer ...
A LIRE : http://www.rfimusique.com/actu-musique/musique-africaine/album/20140507-toumani-sidiki-diabate
ALBUM : Toumani & Sidiki Diabaté (2014). Toumani & Sidiki. World Circuit.
Hery
++++++++++++++++++++++++++++++++++
PHOTOS :
1) le nouvel album "Toumani & Sidiki" (2014) :

2) Toumani (à gauche) & Sidiki Diabaté (à droite), virtuoses de kora. (photo prise du web) :

3) les Diabaté, dynastie griots au Mali et en Afrique de l'Ouest : en arrière à droite, en boubou blanc, c'est Toumani ; à l'avant au centre, le vieil homme, c'est Sidiki sen., le père de Toumani ; à l'avant entre son grand-père et la dame en robe bleue, déjà une petite kora (avec le sigle SD) en mains, c'est Sidiki jun., le fils de Toumani ...

VIDEOS :
1) Toumani & Sidiki Diabaté live au Festival de Glastonbury, en 2014 :
http://www.youtube.com/watch?v=K8nyjsDj-Is
2) Toumani & Sidiki Diabaté live au Royal Festival Hall/Londres :
http://www.theguardian.com/music/video/2014/mar/17/toumani-diabate-sidiki-master-apprentice-video
3) Toumani & Sidiki Diabaté présentent Rachid Ouiguini, un des morceaux les plus connus au répertoire des griots mandé, morceau remontant jusqu'à l'Empire du Wagadu (Ghana) et basé sur l'histoire du Mininyanba ("grand python") :
http://www.youtube.com/watch?v=Jt2u7C-CnCM
Texte bozo: "Un méchant hippopotame" (Mali) English translation pending
« Un méchant hippopotame »
Voici un conte bozo : l'histoire de Diokole Sembe, chasseur bozo, qui est appelé à sauver un village d'un hippopotame en colère. Homme courageux, Diokole s'oppose à l'animal ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un méchant hippopotame
Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna. Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison, l’hippopotame remonte pour brouter et détruire tout le riz des périmètres. Chaque pirogue qui passe est aussi menacée. Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers. Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe. Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame. Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari. Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts (1) de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole. Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna. A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame. Le même instant, ils se sont vus. L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole. Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa. Les gens sont allés l’encercler. On n’entend que Sembe, Sembe... On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame. En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués. Chacun est parti avec sa part dans son village. Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
(1) Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF) au Mali, dénommée « Eaux et Forêts », sert à veiller à la gestion durable des forêts et de la faune
– texte glosé :
Sòwò nyon sòwò – nyon hippopotame – méchant Un méchant hippopotame
Sòwò nyon kondoga Kòna jii laa. sòwò – nyon – kondo-ga – Kòna – jii – laa hippo – méchant – rester-PFF – Konna – fleuve – à Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna.
Taran saan, nyimire nan so e kan, taran – saan – nyimire – nan – so – e – kan jour – tous – gens – SBJ – retourner – eux – chez Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison,
sòwò ga bie diikuduga dia. sòwò – ga bie – diiku-duga – dia hippo – FUT – digue autour d'un champ-riz – manger l’hippopotame remonte pour brouter
A ga a tawa tuò ni, be a saan main. a – ga – a – tawa – tuò – ni– be – a – saan – main il – COP – ses – pieds – terre – dans – CONV – le – tout – détruire et détruire tout le riz des périmètres.
Kiin mon nan pò kiè, sòwò nyon gu ga a tònya. kiin – mon – nan – pò – kiè – sòwò – nyon – gu – ga – a – tònya pirogue – REL – SBJ – ? – passer – hippo – méchant – DEF – IPF – le – menacer Chaque pirogue qui passe est aussi menacée.
A na n den a pa, a ga a kaa, be a nyimire waa. a – na – n den – a – pa – a – ga – a – kaa – be – a – nyimire – waa il – COND – attraper – la – à – il – IPF – la – détruire – CONV – ses – passagers – tuer Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers.
Nyon kuma Kònange so Jòmada Jòkòlè Senbe kan. nyon – kuma – Kòna-nge – so – Jòmada – Jòkòlè Senbe – kan ceci – sur – Konna-PL – partir – Diomoda – Diokole Sembe – chez Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe.
Jòkòlè ga tiso ni, mon na kuan sòwò te. Jòkòlè – ga – tiso – ni – mon – na – kuan – sòwò – te Di. – COP – grand chasseur – COP – REL – IPFnég – s'angoisser – hippo – de Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame.
Malfa ga a te, a nyòn sòwò nyòn, teu ga kòru ni. malfa – ga – a – te – a – nyòn – sòwò – nyòn – teu – ga – kòru – ni fusil – COP – lui – COP – son – oeil – hippo – oeil – viande – COP – canari – dans Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari.
Kònange dòò degi osofòrè kan Sagan, be a dò Jòkòlè na. Kòna-nge – dòò – degi – osofòrè – kan – Sagan – be – a – dò – Jòkòlè – na Konna-PL – document – prendre – Eaux et Forêts – chez – Mopti – CONV – le – donner – Di. – à Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts* de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole.
Jòkòlè n paasè, a be Kòna sen kun. Jòkòlè – n paasè – a – be – Kòna – sen – kun Di. – se bien préparer – il – PFF – Konna – route – prendre Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna.
A kièna gu, Kònange be Jòkòlè sèini kiin ni a – kiè-na – gu – Kòna-nge – be – Jòkòlè – sèi-ni – kiin – ni il – arriver-PRT – DEF – Konna-PL – venir – Di. – attacher-CAUS – pirogue – dans A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue
be sòwò gu ton wasi. be – sòwò – gu – ton – wasi CONV – hippo – DEF – lieu – montrer pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame.
Nyon waati saan, e buò kai. nyon – waati – saan – e – buò – kai DEM – instant – même – ils – réc. – voir Le même instant, ils se sont vus.
Sòwò ponde, a girin, be n tegedò Jòkòlè munyamunya. sòwò – ponde – a – girin – be – n – tege – dò – Jòkòlè – munyamunya hippo – se fâcher – il – se précipiter – CONV – LOG – front – poser – Di. – de plaisir L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole.
A n malfa gu sima a te, a a sèi, sòwò gu so n tegetege. a – n – malfa – gu – sima – a – te – a – a – sèi – sòwò – gu – so – n tegetege il – LOG – fusil – DEF – viser – lui – sur – il – le – tirer – hippo – DEF – partir – se renverser Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa.
Jamaa be tiè a pa. jamaa – be – tiè – a – pa foule – venir – s'unir – lui – autour Les gens sont allés l’encercler.
A na pò si miè kala Senbe Senbe. a – na – pò – si – miè – kala – Senbe – Senbe on – IPFnég – chose – NEG – entendre – sauf – Sembe – Sembe On n’entend que Sembe, Sembe...
Kònange ja sòwò kuma ten yen dauye ni. kònange – ja – sòwò – kuma – ten – yen – dau-ye – ni gens de Konna – monter – hippo – sur – hache – et – couteau-PL – avec On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame.
Waati ken, e sòwò saan kutu, be a teu kanya waati – ken – e – sòwò – saan – kutu – be – a – teu – kanya instant – 1 – ils – hippo – tout – dépecer – CONV – sa – viande – distribuer En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués.
mon saan n pòn tien so nògu ni. mon – saan – n – pòn – tien – so – nògu – ni REL – tous – LOG – part – porter – aller – village – dans Chacun est parti avec sa part dans son village.
Jòkòlè yo : Sòwò nan kapa, a teu ga dòrò kòru ni. Jòkòlè – yo – sòwò – nan – kapa – a – teu – ga – dòrò – kòru – ni Di. – dire – hippo – SBJ – devenir pétulant – sa – viande – IPF – donner – canari – dans Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONV = connecteur entre verbaux ; COP = copule ; DEF = article défini ; DEM = adjectif démonstratif ; FUTpr = futur proche ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; NEG = particule négative ; PL = marque du pluriel ; PRT = participe présent ; PFF = aspect perfectif ; REL = pronom rélatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Voici un conte bozo : l'histoire de Diokole Sembe, chasseur bozo, qui est appelé à sauver un village d'un hippopotame en colère. Homme courageux, Diokole s'oppose à l'animal ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un méchant hippopotame
Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna. Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison, l’hippopotame remonte pour brouter et détruire tout le riz des périmètres. Chaque pirogue qui passe est aussi menacée. Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers. Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe. Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame. Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari. Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts (1) de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole. Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna. A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame. Le même instant, ils se sont vus. L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole. Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa. Les gens sont allés l’encercler. On n’entend que Sembe, Sembe... On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame. En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués. Chacun est parti avec sa part dans son village. Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
(1) Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF) au Mali, dénommée « Eaux et Forêts », sert à veiller à la gestion durable des forêts et de la faune
– texte glosé :
Sòwò nyon sòwò – nyon hippopotame – méchant Un méchant hippopotame
Sòwò nyon kondoga Kòna jii laa. sòwò – nyon – kondo-ga – Kòna – jii – laa hippo – méchant – rester-PFF – Konna – fleuve – à Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna.
Taran saan, nyimire nan so e kan, taran – saan – nyimire – nan – so – e – kan jour – tous – gens – SBJ – retourner – eux – chez Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison,
sòwò ga bie diikuduga dia. sòwò – ga bie – diiku-duga – dia hippo – FUT – digue autour d'un champ-riz – manger l’hippopotame remonte pour brouter
A ga a tawa tuò ni, be a saan main. a – ga – a – tawa – tuò – ni– be – a – saan – main il – COP – ses – pieds – terre – dans – CONV – le – tout – détruire et détruire tout le riz des périmètres.
Kiin mon nan pò kiè, sòwò nyon gu ga a tònya. kiin – mon – nan – pò – kiè – sòwò – nyon – gu – ga – a – tònya pirogue – REL – SBJ – ? – passer – hippo – méchant – DEF – IPF – le – menacer Chaque pirogue qui passe est aussi menacée.
A na n den a pa, a ga a kaa, be a nyimire waa. a – na – n den – a – pa – a – ga – a – kaa – be – a – nyimire – waa il – COND – attraper – la – à – il – IPF – la – détruire – CONV – ses – passagers – tuer Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers.
Nyon kuma Kònange so Jòmada Jòkòlè Senbe kan. nyon – kuma – Kòna-nge – so – Jòmada – Jòkòlè Senbe – kan ceci – sur – Konna-PL – partir – Diomoda – Diokole Sembe – chez Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe.
Jòkòlè ga tiso ni, mon na kuan sòwò te. Jòkòlè – ga – tiso – ni – mon – na – kuan – sòwò – te Di. – COP – grand chasseur – COP – REL – IPFnég – s'angoisser – hippo – de Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame.
Malfa ga a te, a nyòn sòwò nyòn, teu ga kòru ni. malfa – ga – a – te – a – nyòn – sòwò – nyòn – teu – ga – kòru – ni fusil – COP – lui – COP – son – oeil – hippo – oeil – viande – COP – canari – dans Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari.
Kònange dòò degi osofòrè kan Sagan, be a dò Jòkòlè na. Kòna-nge – dòò – degi – osofòrè – kan – Sagan – be – a – dò – Jòkòlè – na Konna-PL – document – prendre – Eaux et Forêts – chez – Mopti – CONV – le – donner – Di. – à Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts* de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole.
Jòkòlè n paasè, a be Kòna sen kun. Jòkòlè – n paasè – a – be – Kòna – sen – kun Di. – se bien préparer – il – PFF – Konna – route – prendre Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna.
A kièna gu, Kònange be Jòkòlè sèini kiin ni a – kiè-na – gu – Kòna-nge – be – Jòkòlè – sèi-ni – kiin – ni il – arriver-PRT – DEF – Konna-PL – venir – Di. – attacher-CAUS – pirogue – dans A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue
be sòwò gu ton wasi. be – sòwò – gu – ton – wasi CONV – hippo – DEF – lieu – montrer pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame.
Nyon waati saan, e buò kai. nyon – waati – saan – e – buò – kai DEM – instant – même – ils – réc. – voir Le même instant, ils se sont vus.
Sòwò ponde, a girin, be n tegedò Jòkòlè munyamunya. sòwò – ponde – a – girin – be – n – tege – dò – Jòkòlè – munyamunya hippo – se fâcher – il – se précipiter – CONV – LOG – front – poser – Di. – de plaisir L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole.
A n malfa gu sima a te, a a sèi, sòwò gu so n tegetege. a – n – malfa – gu – sima – a – te – a – a – sèi – sòwò – gu – so – n tegetege il – LOG – fusil – DEF – viser – lui – sur – il – le – tirer – hippo – DEF – partir – se renverser Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa.
Jamaa be tiè a pa. jamaa – be – tiè – a – pa foule – venir – s'unir – lui – autour Les gens sont allés l’encercler.
A na pò si miè kala Senbe Senbe. a – na – pò – si – miè – kala – Senbe – Senbe on – IPFnég – chose – NEG – entendre – sauf – Sembe – Sembe On n’entend que Sembe, Sembe...
Kònange ja sòwò kuma ten yen dauye ni. kònange – ja – sòwò – kuma – ten – yen – dau-ye – ni gens de Konna – monter – hippo – sur – hache – et – couteau-PL – avec On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame.
Waati ken, e sòwò saan kutu, be a teu kanya waati – ken – e – sòwò – saan – kutu – be – a – teu – kanya instant – 1 – ils – hippo – tout – dépecer – CONV – sa – viande – distribuer En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués.
mon saan n pòn tien so nògu ni. mon – saan – n – pòn – tien – so – nògu – ni REL – tous – LOG – part – porter – aller – village – dans Chacun est parti avec sa part dans son village.
Jòkòlè yo : Sòwò nan kapa, a teu ga dòrò kòru ni. Jòkòlè – yo – sòwò – nan – kapa – a – teu – ga – dòrò – kòru – ni Di. – dire – hippo – SBJ – devenir pétulant – sa – viande – IPF – donner – canari – dans Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONV = connecteur entre verbaux ; COP = copule ; DEF = article défini ; DEM = adjectif démonstratif ; FUTpr = futur proche ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; NEG = particule négative ; PL = marque du pluriel ; PRT = participe présent ; PFF = aspect perfectif ; REL = pronom rélatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Traduction d'une chanson malienne English translation pending
Bonjour à tous ,
Je souhaite avoir la traduction en français des paroles de la chanson d'Oumou Sangaré Moussolou , celle qu il y a sur youtube qui dure 5 min 17.
Merci beaucoup à tous ceux qui pourront me faire cette traduction
Merci beaucoup à tous ceux qui pourront me faire cette traduction