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Travailler pour les associations humanitaires English translation pending
Bonjour à tous! Je me connecte sur ce site depuis pas très longtemps, mais je suis vraiment ravie de constater que beaucoup de personnes désirent faire de l'humanitaire comme moi. Je suis en effet une révoltée de nature et je cherche une mission ou un projet humanitaire auquel je pourrais participer. Je mets tout mon coeur, ma bonne volonté, mes études (science politique, japonais), mes engagements politiques à la disposition de tous ceux qui recherchent des bénévoles mais aussi à tous ceux qui désirent monter leur propre ONG. Le monde entier me convient parfaitement. Si quelqu'un est en train de monter une association pour l'Irak, Je suis prête à coopérer et à l'aider à monter son association, car je pense de plus en plus à essayer de monter la mienne.
Je suis motivée à fond pour partir!!
Je suis motivée à fond pour partir!!
Qu'allez-vous lire lors de votre prochain voyage? English translation pending
Tout est dans le titre...
Orthophoniste-logopède, où aller? English translation pending
Bonjour,
Je désire voyager, pouvoir participer à un projet humanitaire et aider... en particulier les enfants. Ayant achevé les études d'orthophoniste, l'aide concernant l'alphabétisation, l'apprentissage de la lecture, de l'écriture ... sont dans mes compétences...
J'aimerais faire une pause et quitter l'europe durant quelques mois...
Quelqu'un peut-il m'aider?? Vers ou me tourner?? Quelles sont les adresses et associations qui seraient intéressées par mon aide?
Merci à tous...
Je désire voyager, pouvoir participer à un projet humanitaire et aider... en particulier les enfants. Ayant achevé les études d'orthophoniste, l'aide concernant l'alphabétisation, l'apprentissage de la lecture, de l'écriture ... sont dans mes compétences...
J'aimerais faire une pause et quitter l'europe durant quelques mois...
Quelqu'un peut-il m'aider?? Vers ou me tourner?? Quelles sont les adresses et associations qui seraient intéressées par mon aide?
Merci à tous...
Bon plan d'hôtel à Tokyo? English translation pending
Hello 🙂,
connaissez-vous un hotel pas cher (pas trop cher 😕 )a tokyo ? (1 lit double pour 2 nuits en septembre)
on cherche qqc bien placé / aéroport et centre ville, et a un prix abordable. le moins cher que j'ai réussi à trouvé et qui ne ressemble pas à une boite à chaussure est à 80€ la nuit.
je compte sur vous pour trouver mieux. si vous avez des bons plans, merci d'avance pour les coordonnées et le prix 😉.
David
connaissez-vous un hotel pas cher (pas trop cher 😕 )a tokyo ? (1 lit double pour 2 nuits en septembre)
on cherche qqc bien placé / aéroport et centre ville, et a un prix abordable. le moins cher que j'ai réussi à trouvé et qui ne ressemble pas à une boite à chaussure est à 80€ la nuit.
je compte sur vous pour trouver mieux. si vous avez des bons plans, merci d'avance pour les coordonnées et le prix 😉.
David
Climat à Miami en septembre? English translation pending
Bonjour tout le monde, voilà je voudrais connaître le climat de Miami en Floride pour la période de septembre.
Cela va faire la 5ème fois consécutive que je vais m'y rendre, mais je ne m'y suis jamais rendu en septembre.
merci de me répondre
Cela va faire la 5ème fois consécutive que je vais m'y rendre, mais je ne m'y suis jamais rendu en septembre.
merci de me répondre
Premier grand voyage! English translation pending
bonjour, je suis une jeune étudiante de 20 ans et j interromps mes études durant un an pour bouger, voyager, "voir le monde"! Alors je cherche des conseils: combien faut il reunir comme somme de départ? faut il mieux partir seule? ou acompagnée? Y a t il des destinations plus faciles pour une premiere fois? Je compte partir avec mon sac a dos et compter sur ma chance mais tout reste encore trés vague...Donc voila si tu vous avez des idées ou si je pouvais accompagner l un de vous pour une premiere fois??😛
merci d avance, flo!
merci d avance, flo!
Louer un scooter à Bali English translation pending
Hello,
juste une petite question à ceux qui ont deja loué un scooter à Bali (ce qui me semble le meilleur moyen de visiter l'ile) :
faut-il absolument un permis de conduire internationnal pour louer un scooter? (permis auto ou permis moto) (en france, je n'ai pas le permis moto et j'ai l'équivalensce 125cm3 avec mon permis auto. la prefecture refuse de me délivrer un permis moto internationnal.)
les flics locaux controlent-ils souvent les touristes (bakchich?) 😠
merci de vos reponses David
juste une petite question à ceux qui ont deja loué un scooter à Bali (ce qui me semble le meilleur moyen de visiter l'ile) :
faut-il absolument un permis de conduire internationnal pour louer un scooter? (permis auto ou permis moto) (en france, je n'ai pas le permis moto et j'ai l'équivalensce 125cm3 avec mon permis auto. la prefecture refuse de me délivrer un permis moto internationnal.)
les flics locaux controlent-ils souvent les touristes (bakchich?) 😠
merci de vos reponses David
Climat au Mexique en septembre English translation pending
salut à tous !
voilà j'aimerai partir les 2 dernières semaines de Septembre au Mexique et j'aimerai avoir des commentaires ou des conseils sur la pluie pour cette période...
je ne m'inquiète pas pour la chaleur mais il parait que c'est assez pluvieux quand même
je pars sur la cote EST du côté de playa del carmen, un peu plus au SUD...
est-ce qu'il y a des risques de tempetes ou la pluie est elle vraiment très fréquente ?
Merci d'avance pour vos réponses
😎
@+ David
voilà j'aimerai partir les 2 dernières semaines de Septembre au Mexique et j'aimerai avoir des commentaires ou des conseils sur la pluie pour cette période...
je ne m'inquiète pas pour la chaleur mais il parait que c'est assez pluvieux quand même
je pars sur la cote EST du côté de playa del carmen, un peu plus au SUD...
est-ce qu'il y a des risques de tempetes ou la pluie est elle vraiment très fréquente ?
Merci d'avance pour vos réponses
😎
@+ David
Prolongation de visa pour le Laos English translation pending
je suis actuellement au laos, avec un visa d un mois. j ai aucune envie de partir, et je reterais bien plus longtemps, mais mon visa se termine bientot.
on me propose des prolongations de visa pour 3 dollar par jour, 2.5 en negotiant bien, ou alors de passer une frontiere. mais je crois qu il n y a que la frontiere thaie qui est ouverte et ils ne proposent que des visa de 15 jours, ou alors il faut retourner a bangkok, et attendre 3 jours pour un autre visa..
jai entendu parler d un ministere qui faisait des prolongations de visa un peu au black, sous couvert de visa de travail, mais jen sais pas plus. Est ce que qq connait ce plan, ou un autre? je veux pas partir!!!
on me propose des prolongations de visa pour 3 dollar par jour, 2.5 en negotiant bien, ou alors de passer une frontiere. mais je crois qu il n y a que la frontiere thaie qui est ouverte et ils ne proposent que des visa de 15 jours, ou alors il faut retourner a bangkok, et attendre 3 jours pour un autre visa..
jai entendu parler d un ministere qui faisait des prolongations de visa un peu au black, sous couvert de visa de travail, mais jen sais pas plus. Est ce que qq connait ce plan, ou un autre? je veux pas partir!!!
Iles Gili au départ de bali? English translation pending
Hello,
je pars 3 sem a bali en sept et j'ai tres envie d'aller sur les iles GILI.
quel est le meilleur moyen de s'y rendre depuis bali (par ou faut-il passer)? combien de temps faut-il et quel budget prévoir?
laquelle des 3 iles me conseillez-vous?
merci d'avance de vos réponses... 😉
je pars 3 sem a bali en sept et j'ai tres envie d'aller sur les iles GILI.
quel est le meilleur moyen de s'y rendre depuis bali (par ou faut-il passer)? combien de temps faut-il et quel budget prévoir?
laquelle des 3 iles me conseillez-vous?
merci d'avance de vos réponses... 😉
Femmes d'aventure English translation pending
"femmes d'aventure, du rêve à la réalisation de soi" de Catherine Reverzy est un livre très intéressant.
L'auteur est psychiatre de formation psychanalytique et cherche à comprendre pourquoi des femmes se lancent dans l'aventure, pourquoi ce goût du risque....
Pour mieux comprendre elle nous propose des parcours d'aventurières:
Solenn Bardet, Isabelle Vayron, Priscilla Telmon, Peggy Bouchet, Laurence de la Ferrière, Alexandra Boulat, Nicole Viloteau, Jocelyne Ollivier-Henry; Christine Janin, Catherine Destivelle, Chantal Mauduit, Catherine Chabaud, Jacqueline Auriol, Anita Conti, Ella Maillard, Alexandra David Neel.
"Par leur exemple, et leur courage, toutes nous invitent à réfléchir sur nos choix de vie. Et à reconsidérer notre capacité à avoir du cran, à prendre notre existence en main, à nous sentir plus vrais, à être plus libres".
Livre que je conseillerais à vous toutes aimant le voyage et l'aventure.
(et en plus vous saurez ce qu'est un Philobate!!)
L'auteur est psychiatre de formation psychanalytique et cherche à comprendre pourquoi des femmes se lancent dans l'aventure, pourquoi ce goût du risque....
Pour mieux comprendre elle nous propose des parcours d'aventurières:
Solenn Bardet, Isabelle Vayron, Priscilla Telmon, Peggy Bouchet, Laurence de la Ferrière, Alexandra Boulat, Nicole Viloteau, Jocelyne Ollivier-Henry; Christine Janin, Catherine Destivelle, Chantal Mauduit, Catherine Chabaud, Jacqueline Auriol, Anita Conti, Ella Maillard, Alexandra David Neel.
"Par leur exemple, et leur courage, toutes nous invitent à réfléchir sur nos choix de vie. Et à reconsidérer notre capacité à avoir du cran, à prendre notre existence en main, à nous sentir plus vrais, à être plus libres".
Livre que je conseillerais à vous toutes aimant le voyage et l'aventure.
(et en plus vous saurez ce qu'est un Philobate!!)
Magazine "Carnet d'expé" English translation pending
Hello,
C'est un magazine pas trés vieux, est ce que quelqu"un la vue de ses yeux vue ????
Philo
C'est un magazine pas trés vieux, est ce que quelqu"un la vue de ses yeux vue ????
Philo
Recherche volontariat pays asiatiques English translation pending
bonjour
voila j'ai 22, 5 ans et je vais normalement avoir mon diplome d'assistante sociale fin juin. avant d'exercer mon métier je souhaiterais faire une mission humanitaire de 6 mois ou+ .
alors si vous avez besoin d'une volontaire je suis là!!! sinon je suis égalment preneuse d'une adresse pour une asso'
merci d'avance
elkharratmyriam@hotmail.com 🙂
voila j'ai 22, 5 ans et je vais normalement avoir mon diplome d'assistante sociale fin juin. avant d'exercer mon métier je souhaiterais faire une mission humanitaire de 6 mois ou+ .
alors si vous avez besoin d'une volontaire je suis là!!! sinon je suis égalment preneuse d'une adresse pour une asso'
merci d'avance
elkharratmyriam@hotmail.com 🙂
Circuit hivernal au départ de Québec English translation pending
Bonjour,
Je prépare une nouvelle randonnée en motoneige avec un groupe d'amis pour février prochain au départ de la ville de Québec.
Au cours des cinq dernières années, nous avons parcouru une partie des régions suivantes : Lanaudière, Laurentides, Bas Saint Laurent, Chaudière-Appalaches, Gaspésie, Mauricie (Jusqu'à Obedjiwan !), Saguenay-Lac Saint Jean.
7 jours seront consacrés exclusivement à la motoneige et nous souhaitons parcourir environ 250 kms par étape (Avec, si possible, deux nuits au même endroit au milieu du "raid")
Avez-vous des idées de circuit ? Des sites incontournables en hiver ? Des bonnes adresses pour les hébergements (Nous préférons le bois au béton et les petites structures simples et authentiques aux "usines" à touristes) ?
A vos claviers et merci d'avance!
Barzaz
Je prépare une nouvelle randonnée en motoneige avec un groupe d'amis pour février prochain au départ de la ville de Québec.
Au cours des cinq dernières années, nous avons parcouru une partie des régions suivantes : Lanaudière, Laurentides, Bas Saint Laurent, Chaudière-Appalaches, Gaspésie, Mauricie (Jusqu'à Obedjiwan !), Saguenay-Lac Saint Jean.
7 jours seront consacrés exclusivement à la motoneige et nous souhaitons parcourir environ 250 kms par étape (Avec, si possible, deux nuits au même endroit au milieu du "raid")
Avez-vous des idées de circuit ? Des sites incontournables en hiver ? Des bonnes adresses pour les hébergements (Nous préférons le bois au béton et les petites structures simples et authentiques aux "usines" à touristes) ?
A vos claviers et merci d'avance!
Barzaz
Maroc: trek avec des enfants en bas âge English translation pending
Bonjour,
Je viens de découvrir ce site très intéressanmt qui me rappelle. www.myccr.com au sujet du canotage au Canada, nous sommes du Québec.
Ma femme et moi désirons faire notre premier bon gros voyage en compagnie des enfants (6 1/2, 3 1/2 et 1 1/2 en mars 2005) à l'étranger au printemps 2005.
Nous pensions au Maroc, sous la forme d'un trek de 6-8 jours avec mulets.
Est-ce une destination envisageable? Nous avons voyager à plusieurs reprises avec les enfants au Québec et au Canada, tant en canot-camping qu'en randonnée.
Y at'il des discussions à ce sujet sur ce site?
merci
David
Je viens de découvrir ce site très intéressanmt qui me rappelle. www.myccr.com au sujet du canotage au Canada, nous sommes du Québec.
Ma femme et moi désirons faire notre premier bon gros voyage en compagnie des enfants (6 1/2, 3 1/2 et 1 1/2 en mars 2005) à l'étranger au printemps 2005.
Nous pensions au Maroc, sous la forme d'un trek de 6-8 jours avec mulets.
Est-ce une destination envisageable? Nous avons voyager à plusieurs reprises avec les enfants au Québec et au Canada, tant en canot-camping qu'en randonnée.
Y at'il des discussions à ce sujet sur ce site?
merci
David
Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
"La vallée des rubis" English translation pending
Etonnant, non ? "La Vallée des rubis" de Joseph Kessel, paru en 1955, avait échappé à la boulimique de livres que je suis...
Je répare cette lacune et je me régale : malgré les 50 années qui se sont écoulées depuis son récit, il paraît avoir été écrit hier. L'arrivée à Bombay : même choc en atterrissant au milieu des bidonvilles qui s'agglutinent jusque sur les barrières de la piste. C'est hallucinant ! Et je n'en suis qu'à la page 50, je me prépare à la suite pour découvrir la Birmanie où se déroule l'action...
J'aimerais avoir les commentaires d'autres voyageurs ayant lu ce livre et connaissant le Myanmar d'aujourd'hui. Peut-être la destination de mon prochain voyage ?
Je répare cette lacune et je me régale : malgré les 50 années qui se sont écoulées depuis son récit, il paraît avoir été écrit hier. L'arrivée à Bombay : même choc en atterrissant au milieu des bidonvilles qui s'agglutinent jusque sur les barrières de la piste. C'est hallucinant ! Et je n'en suis qu'à la page 50, je me prépare à la suite pour découvrir la Birmanie où se déroule l'action...
J'aimerais avoir les commentaires d'autres voyageurs ayant lu ce livre et connaissant le Myanmar d'aujourd'hui. Peut-être la destination de mon prochain voyage ?
Projet en Amérique du Sud... English translation pending
Bonjour,
Nous nous apprêtons à partir pour une année en Amérique du Sud (Sud du Brésil, Bolivie, Chili, Argentine, Pérou et Equateur) à la rencontre d'associations ou d'organismes travaillant dans les domaines du commerce équitable, des énergies renouvelables, de l'économie solidaire et de l'enfance. Nous avons donc monté un petit projet (nommé itinéraire en Solidaire / Itensol), et allons essayé de faire connaitre les initiatives rencontrées pendant notre voyage par l'intermédiaire de notre site web (http://itensol.apinc.org) et en correspondant avec 2 écoles. Et au retour, nous essaierons également de restituer au mieux l'expérience acquise lors de ce séjour (conférence, expo photo, diaporama..) Nous sommes actuellement en train de préparer notre départ (prévu le 16 juin) et aurions aimé savoir si vous auriez des conseils à nous donner sur les pays que nous allons traverser : choses à ne pas manquer, adresses intéressantes, contacts utiles...
Votre retour d'expérience sur l'un ou plusieurs de ces pays est donc le bienvenu!
Merci d'avance pour votre aide!
Anne-Sophie & David ABMistes de Rennes
Nous nous apprêtons à partir pour une année en Amérique du Sud (Sud du Brésil, Bolivie, Chili, Argentine, Pérou et Equateur) à la rencontre d'associations ou d'organismes travaillant dans les domaines du commerce équitable, des énergies renouvelables, de l'économie solidaire et de l'enfance. Nous avons donc monté un petit projet (nommé itinéraire en Solidaire / Itensol), et allons essayé de faire connaitre les initiatives rencontrées pendant notre voyage par l'intermédiaire de notre site web (http://itensol.apinc.org) et en correspondant avec 2 écoles. Et au retour, nous essaierons également de restituer au mieux l'expérience acquise lors de ce séjour (conférence, expo photo, diaporama..) Nous sommes actuellement en train de préparer notre départ (prévu le 16 juin) et aurions aimé savoir si vous auriez des conseils à nous donner sur les pays que nous allons traverser : choses à ne pas manquer, adresses intéressantes, contacts utiles...
Votre retour d'expérience sur l'un ou plusieurs de ces pays est donc le bienvenu!
Merci d'avance pour votre aide!
Anne-Sophie & David ABMistes de Rennes
Voyages aux pays des serbes English translation pending
Un excellent bouquin pour qui veut s'imprégner de l'ambiance des pays d'ex-yougoslavie et comprendre un peu mieux les conflits. En fait, c'est écrit sous forme de portraits de divers personnages que les auteurs rencontrent au fur et à mesure de leur périple. C'est un carnet de voyage illustré par des dessins, car l'un des deux voyageurs est dessinateur. Titre: voyages aux pays des Serbes, Auteurs: Christophe Dabitch et David Prudhomme, aux éditions: Autrement frontières. A lire absolument pour qui s'intéresse un tant soit peu à cette région d'Europe centrale.
Liban: hôtels et passage frontière avec la Syrie English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je pars au Liban dans 2 semaines et j'aimerai connaître vos avis côté logement. Voici les villes où je m'arrêterai volontiers: Beyrouth (j'étais resté au Tala's New Hotel en 2001, très bien, qq'un a-t-il une autre idée en 2004?) Tripoli Tyre ou Sidon Baalbek ou aux alentours
Quelqu'un a-t-il des infos récentes sur le passage de la frontière Liban vers Syrie? (Obtention visa, coût...)
Merci d'avance
Je pars au Liban dans 2 semaines et j'aimerai connaître vos avis côté logement. Voici les villes où je m'arrêterai volontiers: Beyrouth (j'étais resté au Tala's New Hotel en 2001, très bien, qq'un a-t-il une autre idée en 2004?) Tripoli Tyre ou Sidon Baalbek ou aux alentours
Quelqu'un a-t-il des infos récentes sur le passage de la frontière Liban vers Syrie? (Obtention visa, coût...)
Merci d'avance
Visa pour la Guinée et le Mali English translation pending
Ceci est un appel à tous,
J'aimerais savoir si c'est compliqué et surtout possible d'obtenir des visas pour aller en guinée et au mali à partir du sénégal.
Je pars pour le sénégal le 12 février, pas le temps de faire les démarches ici. je pensais aller à l'ambassade du mali et de la guinée pour les obtenir...à Dakar.
Besoin de votre aide et de vos commentaires
J'espère pouvoir vous lire avant le départ...
Merci
Cathou-Absa
J'aimerais savoir si c'est compliqué et surtout possible d'obtenir des visas pour aller en guinée et au mali à partir du sénégal.
Je pars pour le sénégal le 12 février, pas le temps de faire les démarches ici. je pensais aller à l'ambassade du mali et de la guinée pour les obtenir...à Dakar.
Besoin de votre aide et de vos commentaires
J'espère pouvoir vous lire avant le départ...
Merci
Cathou-Absa
Panama -> Costa Rica English translation pending
Salut,
Je retourne visité un ami au Panama au mois de mars. Je voudrais savoir si de Bocas Del toro, il est facile de traverser au Costa Rica pour quelques jours seulement. J'aimerais savoir quel est le moyen le plus facile, le moins dispendieux et enfin si vous connaissez quelques places à visiter au Costa Rica.
J'aimerais que vous me donniez le plus d'informations possibles car je ne connais absolument rien de Costa Rica.

Je retourne visité un ami au Panama au mois de mars. Je voudrais savoir si de Bocas Del toro, il est facile de traverser au Costa Rica pour quelques jours seulement. J'aimerais savoir quel est le moyen le plus facile, le moins dispendieux et enfin si vous connaissez quelques places à visiter au Costa Rica.
J'aimerais que vous me donniez le plus d'informations possibles car je ne connais absolument rien de Costa Rica.

panama visites et coutumes English translation pending
J'ai lu sur un guide que des petits Kdo étaient les bienvenus. Y a-t-il des choses à éviter pour ne pas vexer ? Je vais à l'hotel décameron (comme beaucoup ici) et j'aimerais voir du pays. Les locations de voiture sont elles cheres? ou bus ? ou fusée ? ou patin à roullettes ?
Une question pour PURAVIDA : c'est un alligator, un croco, ou un jouet ?😏
Une question pour PURAVIDA : c'est un alligator, un croco, ou un jouet ?😏
Madagascar à vélo English translation pending
Salut tout l'monde
Je pars 1 mois à Madagascar pour la 1° fois fin Avril 2004. Je n'ai encore aucune idée de mon itinéraire à vélo. Nord, Sud, ... ? A priori, j'aurais envie de visiter l'Andringitra et l'Isalo. J'aimerai bien pouvoir grimper aussi. C'est pourquoi je pensais à une descente le long du canal des Pangalanes, l'Andrigintra, Tulear, puis remontée par la côte Ouest. Est ce que les routes seront praticables sur la côte Est à cette période ? Je me suis laissé dire que certaines sont encore innondées en Avril, surtout à l'Est.
Et si certains y ont grimpé, au Nord également, je suis preneur de toute info(quel niveau minimum, ...) Merci beaucoup. A plouch
Je pars 1 mois à Madagascar pour la 1° fois fin Avril 2004. Je n'ai encore aucune idée de mon itinéraire à vélo. Nord, Sud, ... ? A priori, j'aurais envie de visiter l'Andringitra et l'Isalo. J'aimerai bien pouvoir grimper aussi. C'est pourquoi je pensais à une descente le long du canal des Pangalanes, l'Andrigintra, Tulear, puis remontée par la côte Ouest. Est ce que les routes seront praticables sur la côte Est à cette période ? Je me suis laissé dire que certaines sont encore innondées en Avril, surtout à l'Est.
Et si certains y ont grimpé, au Nord également, je suis preneur de toute info(quel niveau minimum, ...) Merci beaucoup. A plouch
Vivre en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Mon reve est de trouvé un endroit chaud ou je peux vivre tout bonne ment d ela nature facilement.
La nouvelle -cledonie cest bon pour ca. Ya beaucoup de moustique mouche la bas?
Sinon vous conaissez de bons pays pour ca? ile etc..
Et des infos pour y vivre de cette facon. Peut etre que les peuples de la region sont les meilleurs la dedans.
La nouvelle -cledonie cest bon pour ca. Ya beaucoup de moustique mouche la bas?
Sinon vous conaissez de bons pays pour ca? ile etc..
Et des infos pour y vivre de cette facon. Peut etre que les peuples de la region sont les meilleurs la dedans.
Croisière à Chypre English translation pending
Nous souhaiterions effectuer une croisière avec qqs amis(location de bateau+skipper) à chypre pour rejoindre le liban par ferry dans un second temps.
Chypre est une bonne destination afin d'effectuer une croisière?
Il y a t'il de jolies criques ou la côte est "bétonnée"?
Quelle autre destination conseilleriez-vous (grèce, turquie...)?
Meric pour vos conseils
Chypre est une bonne destination afin d'effectuer une croisière?
Il y a t'il de jolies criques ou la côte est "bétonnée"?
Quelle autre destination conseilleriez-vous (grèce, turquie...)?
Meric pour vos conseils
Aller au Panama avec une voiture louée au Costa Rica English translation pending
bonjour
encore moi (et ce n'est qu'un début car j'ai prévu de passer les fêtes à préparer mon voyage alors y aura d'autres questions!) Je suis en contact avec qui me dit qu'on ne peut pas traverser les frontières avec une caisse louée au Costa Rica. çà m'étonne un peu... Quelqu'un peut il m'en dire plus?
merci!!🙂
encore moi (et ce n'est qu'un début car j'ai prévu de passer les fêtes à préparer mon voyage alors y aura d'autres questions!) Je suis en contact avec qui me dit qu'on ne peut pas traverser les frontières avec une caisse louée au Costa Rica. çà m'étonne un peu... Quelqu'un peut il m'en dire plus?
merci!!🙂
Bénévolat en archéologie English translation pending
coucou!
étudiante en archéologie je cherche des plans pour fouiller à l'étranger nourri, logé(en camping c'est parfait)
je connais des adresses pour fouiller en france nourri, logé et à l'étranger avec participation n'hésitez pas à demander.
bisous
étudiante en archéologie je cherche des plans pour fouiller à l'étranger nourri, logé(en camping c'est parfait)
je connais des adresses pour fouiller en france nourri, logé et à l'étranger avec participation n'hésitez pas à demander.
bisous
Voyager au Québec avec son chien English translation pending
Bonjour je cherche une formule de voyage au quebec avec mon chien.
En effet j'envisage d'aller au quebec au printemps 2004 et de faire un peu de randonnées dans un des nombreux parcs. Hors je voyage toujours avec mon chien, au niveau d'Air-Canada il n'y a aucun problème ce qui se complique c'est mon arrivée à Montréal en effet je n'ai encore rien trouvé comme formule pour partir vers un parc avec mon animal...
Si vous avez des infos... Merci...
En effet j'envisage d'aller au quebec au printemps 2004 et de faire un peu de randonnées dans un des nombreux parcs. Hors je voyage toujours avec mon chien, au niveau d'Air-Canada il n'y a aucun problème ce qui se complique c'est mon arrivée à Montréal en effet je n'ai encore rien trouvé comme formule pour partir vers un parc avec mon animal...
Si vous avez des infos... Merci...
Nouvelle cité au Pérou? English translation pending
Salut,
Il y a peu de temps une nouvelle cite a ete decouverte au Perou. Si vous avez des infos concernant cette nouvelle n hesitez pas, je suis actuellement moi meme entrain d en chercher.
A+ francois
Il y a peu de temps une nouvelle cite a ete decouverte au Perou. Si vous avez des infos concernant cette nouvelle n hesitez pas, je suis actuellement moi meme entrain d en chercher.
A+ francois