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Quinze jours au Japon en mars 2013: retour d'expérience English translation pending
Je m’aide beaucoup de ce forum, mais j’y contribue rarement. Cette fois, justice sera rendue, je vais faire part de mon expérience de voyage au japon.
Voici le programme des 2 semaines :
- tokyo (4 nuits)
- hakone (1 nuit)
- kyoto (6 nuits)
- tokyo (2 nuits)
Nous avons également fait des excursions à la journée à partir de Tokyo et Kyoto :
Nikko, Nara et Osaka (pour le tournoi de sumo).
Rien à redire sur le programme, c’était bien équilibré.
La période : du 16 au 30 mars.
Très beau et chaud à Tokyo (25 deg), plus frais à Kyoto (8 deg) et en plein dans la période de floraison des cerisiers : top !!!! Pas une minute de pluie…donc prendre des vêtements pour tout type de temps.
Les hotels :
- Oak hotel à Tokyo pour 4 nuits. Très bien. Bien situé pour arriver à Tokyo (10 minute à pied de la gare d’Ueno et du Keisei Skyliner, la ligne que nous mène directement de l’aéroport). Pratique au niveau métro et proche d’Asakusa. Bon confort mais condensé, tout est très petit.
- Hotel Senkei à Hakone Yumoto pour une nuit. A 10 min à pied de la gare. Demander à un japonais de vous l’indiquer car là-bas les noms des hôtels ne sont pas traduits. Onsen Intérieur et Exterieur non mixte + repas kakesi servi dans la chambre. Bon accueil, grande chambre, très propre, Onsen agréable, repas copieux et…original (surtout le petit déjeuner au poisson…). Un peu cher mais c’est une expérience.
- K’s house hostel à Kyoto pour 6 nuits. Propre, moderne te bien organisé. Situé à 15 min de la gare à pied et à 3 min d’une station de métro. Bar/resto attenant pour se sustenter. Peu couteux. Bref à recommander pour les petits budgets.
- Andon Ryokan à Tokyo pour 2 nuits. Je n’ai pas trop apprécié malgré l’accueil très gentil. Une peu trop excentré dans un quartier sans commodités et surtout chambre digne d’un placard, beaucoup trop petite. Beaucoup de bruit également. Une clientèle très roots qui semble être dans son élement.
Les transports :
Très faciles au japon, un train, un métro et un pack excursion tout compris vous attendra forcément. Néanmoins un peu de temps pour appréhender les différentes compagnies est nécessaire. Je n’ai ni pris le JR pass (pas rentable), ni pris de carte de métro et aucun souci.
Les activités :
A Tokyo :
- visite du marché au poisson tsukiji à partir de 9h (nous n’avons pas fait la partie thon à 5h du matin) très impressionnant, faire très attention aux engins. Sushis dans les petits restos exceptionnels.
- quartier de shibuya : mode, jeune et dynamique, passage pietons bondé impressionnant.
- Akihabara : la ville électrique, mangas, shopping, maid café…étrange et intéressant
- Shinjuku : montée à l’observatoire gratuit de la mairie, vue sympa de nuit, buildings ultra moderne. Enseignes géantes et patchinko bruyants. Gare/station de métro géante, parc immense, magnifique pendant la floraison des cerisiers.
- Asakusa : shopping dans la rue du matériel de cuisine, temple senso-ji
- Parc de ueno : joli pendant le cherry blossom, musée national intéressant, marché vivant.
- ile Odaiba : métro aérien, onsen génial, grande roue la plus haute du monde et expo toyota
A kyoto :
Beaucoup de temples…de jardins zen. Tous différents et très beaux. Ballade en vélo, et shopping dans les arcades géantes. Visite du palais impérial guidée en anglais à réserver très à l’avance sur le net (idem pour tokyo mais plus de place).
A nikko :
2h30 de train depuis tokyo mais vraiment à voir. Lieu magique (foret mystérieuse) et temple magnifique.
A nara :
Beaux temples et daim en liberté très amusants. A 40 min de kyoto.
A osaka :
Tournoi de sumo. Génial. Billets pris de France sans souci avec BuySumoTickets.com.
Venir le matin pour s’approcher très facilement des sumos, on peut prendre des photos. Sortie une fois autorisée. Après-midi, les lutteurs connus et gradés arrivent, ambiance et sport garantit !! Vraiment à faire…
A hakone :
Amusant parcours de 5h dans les montagnes et sur le lac. Rien d’extraordinaire, juste sympa. Fumerolles, et œufs noirs. Vue éventuelle sur le mont fudji, croisière sur le lac. Ville de hakone yumoto sympa pour les souvenirs et marqueterie. Y venir pour les onsens et ryokans.
La nourriture :
Il faut aimer le poisson et les nouilles ;). Sushis extraordinaires, grande variété, aliments bizarres, glace au thé vert tout est là pour vous dépayser. Globalement c’est assez bon marché. Beaucoup de style de restaurants à faire : petit train à sushi, resto traditionnel assis par terre commande sur un automate, etc…des distributeurs de boisson partout !!
Les moins :
Anglais peu parlé (mais on y arrive sans souci)
Un peu trop de temples à Kyoto (légère overdose)
Pas de paysages fantastiques dans mon circuit
Voyage un peu fatiguant (on a envie de tout faire, tout voir)
Les plus :
Dépaysement assuré
Culture incroyable
Nourriture à découvrir
Contrastes entre hyper modernité et tradition
Beaucoup de chose à faire
Si c’était à refaire :
Je prendrais au départ un guide anglophone ou francophone pour m’expliquer les fondements de la culture nipponne, leurs codes…
Si vous avez des questions…n’hésitez pas !
Voici le programme des 2 semaines :
- tokyo (4 nuits)
- hakone (1 nuit)
- kyoto (6 nuits)
- tokyo (2 nuits)
Nous avons également fait des excursions à la journée à partir de Tokyo et Kyoto :
Nikko, Nara et Osaka (pour le tournoi de sumo).
Rien à redire sur le programme, c’était bien équilibré.
La période : du 16 au 30 mars.
Très beau et chaud à Tokyo (25 deg), plus frais à Kyoto (8 deg) et en plein dans la période de floraison des cerisiers : top !!!! Pas une minute de pluie…donc prendre des vêtements pour tout type de temps.
Les hotels :
- Oak hotel à Tokyo pour 4 nuits. Très bien. Bien situé pour arriver à Tokyo (10 minute à pied de la gare d’Ueno et du Keisei Skyliner, la ligne que nous mène directement de l’aéroport). Pratique au niveau métro et proche d’Asakusa. Bon confort mais condensé, tout est très petit.
- Hotel Senkei à Hakone Yumoto pour une nuit. A 10 min à pied de la gare. Demander à un japonais de vous l’indiquer car là-bas les noms des hôtels ne sont pas traduits. Onsen Intérieur et Exterieur non mixte + repas kakesi servi dans la chambre. Bon accueil, grande chambre, très propre, Onsen agréable, repas copieux et…original (surtout le petit déjeuner au poisson…). Un peu cher mais c’est une expérience.
- K’s house hostel à Kyoto pour 6 nuits. Propre, moderne te bien organisé. Situé à 15 min de la gare à pied et à 3 min d’une station de métro. Bar/resto attenant pour se sustenter. Peu couteux. Bref à recommander pour les petits budgets.
- Andon Ryokan à Tokyo pour 2 nuits. Je n’ai pas trop apprécié malgré l’accueil très gentil. Une peu trop excentré dans un quartier sans commodités et surtout chambre digne d’un placard, beaucoup trop petite. Beaucoup de bruit également. Une clientèle très roots qui semble être dans son élement.
Les transports :
Très faciles au japon, un train, un métro et un pack excursion tout compris vous attendra forcément. Néanmoins un peu de temps pour appréhender les différentes compagnies est nécessaire. Je n’ai ni pris le JR pass (pas rentable), ni pris de carte de métro et aucun souci.
Les activités :
A Tokyo :
- visite du marché au poisson tsukiji à partir de 9h (nous n’avons pas fait la partie thon à 5h du matin) très impressionnant, faire très attention aux engins. Sushis dans les petits restos exceptionnels.
- quartier de shibuya : mode, jeune et dynamique, passage pietons bondé impressionnant.
- Akihabara : la ville électrique, mangas, shopping, maid café…étrange et intéressant
- Shinjuku : montée à l’observatoire gratuit de la mairie, vue sympa de nuit, buildings ultra moderne. Enseignes géantes et patchinko bruyants. Gare/station de métro géante, parc immense, magnifique pendant la floraison des cerisiers.
- Asakusa : shopping dans la rue du matériel de cuisine, temple senso-ji
- Parc de ueno : joli pendant le cherry blossom, musée national intéressant, marché vivant.
- ile Odaiba : métro aérien, onsen génial, grande roue la plus haute du monde et expo toyota
A kyoto :
Beaucoup de temples…de jardins zen. Tous différents et très beaux. Ballade en vélo, et shopping dans les arcades géantes. Visite du palais impérial guidée en anglais à réserver très à l’avance sur le net (idem pour tokyo mais plus de place).
A nikko :
2h30 de train depuis tokyo mais vraiment à voir. Lieu magique (foret mystérieuse) et temple magnifique.
A nara :
Beaux temples et daim en liberté très amusants. A 40 min de kyoto.
A osaka :
Tournoi de sumo. Génial. Billets pris de France sans souci avec BuySumoTickets.com.
Venir le matin pour s’approcher très facilement des sumos, on peut prendre des photos. Sortie une fois autorisée. Après-midi, les lutteurs connus et gradés arrivent, ambiance et sport garantit !! Vraiment à faire…
A hakone :
Amusant parcours de 5h dans les montagnes et sur le lac. Rien d’extraordinaire, juste sympa. Fumerolles, et œufs noirs. Vue éventuelle sur le mont fudji, croisière sur le lac. Ville de hakone yumoto sympa pour les souvenirs et marqueterie. Y venir pour les onsens et ryokans.
La nourriture :
Il faut aimer le poisson et les nouilles ;). Sushis extraordinaires, grande variété, aliments bizarres, glace au thé vert tout est là pour vous dépayser. Globalement c’est assez bon marché. Beaucoup de style de restaurants à faire : petit train à sushi, resto traditionnel assis par terre commande sur un automate, etc…des distributeurs de boisson partout !!
Les moins :
Anglais peu parlé (mais on y arrive sans souci)
Un peu trop de temples à Kyoto (légère overdose)
Pas de paysages fantastiques dans mon circuit
Voyage un peu fatiguant (on a envie de tout faire, tout voir)
Les plus :
Dépaysement assuré
Culture incroyable
Nourriture à découvrir
Contrastes entre hyper modernité et tradition
Beaucoup de chose à faire
Si c’était à refaire :
Je prendrais au départ un guide anglophone ou francophone pour m’expliquer les fondements de la culture nipponne, leurs codes…
Si vous avez des questions…n’hésitez pas !
Bavaro, Punta Cana, Uvero Alto: conseils? English translation pending
Bonjour à tous.
Je vis actuellement à La CEIBA près de BAVARO province de l’ALTAGRACIA. J’ai rencontré un couple de canadiens dans un supermarché, qui m’a demandé s’il était prudent de louer une voiture pour visiter les alentours, le personnel de l’hôtel leur ayant déconseillé de le faire. Ceci étant logique puisqu’ ils organisent des excursions.
Bien sûr, je leur ai dit que la chose était possible et sans plus de danger que dans leur pays (hormis la nuit) et si je n’avais eu un couple d’amis français en vacance chez moi, je leur aurai proposé de les emmener visiter un site. C’est donc ce petit échange d’opinion qui m’a décidé à proposer mes services à des vacanciers de la région de Bavaro, Punta cana, Uvero Alto, Veron. Etant retraité je dispose de temps libre. Donc soit pour donner des renseignements et (ou) des conseils par mail, où pour emmener un couple visiter des sites comme boca de yuma, la route du cacao d’Anamuya, visiter une ferme (finca) ou se produit le café, manger poisson frit ou langoustes sur la plage de macao pour un prix bien moindre que dans les restaurants de touristes. voir un combat de coq, gouter et connaître les fruits tropicaux (corossol, manzana de oro, zapote ect..) boire du chocolat dominicain aromatisé à la cannelle où au gingembre , gouter les plats locaux tel que le sancocho, asopao, enfin bien des choses
Je vais continuer à investiguer des sites (miches, sabana del mar, parc des Haitises) pour d’ abord notre plaisir personnel, et peut être ensuite les faire partager.
Je vis actuellement à La CEIBA près de BAVARO province de l’ALTAGRACIA. J’ai rencontré un couple de canadiens dans un supermarché, qui m’a demandé s’il était prudent de louer une voiture pour visiter les alentours, le personnel de l’hôtel leur ayant déconseillé de le faire. Ceci étant logique puisqu’ ils organisent des excursions.
Bien sûr, je leur ai dit que la chose était possible et sans plus de danger que dans leur pays (hormis la nuit) et si je n’avais eu un couple d’amis français en vacance chez moi, je leur aurai proposé de les emmener visiter un site. C’est donc ce petit échange d’opinion qui m’a décidé à proposer mes services à des vacanciers de la région de Bavaro, Punta cana, Uvero Alto, Veron. Etant retraité je dispose de temps libre. Donc soit pour donner des renseignements et (ou) des conseils par mail, où pour emmener un couple visiter des sites comme boca de yuma, la route du cacao d’Anamuya, visiter une ferme (finca) ou se produit le café, manger poisson frit ou langoustes sur la plage de macao pour un prix bien moindre que dans les restaurants de touristes. voir un combat de coq, gouter et connaître les fruits tropicaux (corossol, manzana de oro, zapote ect..) boire du chocolat dominicain aromatisé à la cannelle où au gingembre , gouter les plats locaux tel que le sancocho, asopao, enfin bien des choses
Je vais continuer à investiguer des sites (miches, sabana del mar, parc des Haitises) pour d’ abord notre plaisir personnel, et peut être ensuite les faire partager.
Queyras avec des petits enfants? English translation pending
Bonjour à tous.
Comme on dit, l'essentiel est dans le titre.
Je précise que je compte partir en aout, que mes enfants auront 2,5 et 4 ans à ce moment, que l'ainée peut marcher environ 1h30 et 200 m de D+, que si çà passe en poussette c'est bien aussi, qu'on aime la rando bien sur mais aussi de varier les plaisirs (visites de chateaux, artisans, jeux pour enfants, vélo, marchés, ...)
Pensez vous que le Queyras est une destination qui nous convienne ou les possibilités de rando sont elles trop exigeantes pour mes petits bouts. Auquel cas, avez vous une autre destination montagne qui vous parait mieux.
Merci pour vos réponses.
Vincent
Comme on dit, l'essentiel est dans le titre.
Je précise que je compte partir en aout, que mes enfants auront 2,5 et 4 ans à ce moment, que l'ainée peut marcher environ 1h30 et 200 m de D+, que si çà passe en poussette c'est bien aussi, qu'on aime la rando bien sur mais aussi de varier les plaisirs (visites de chateaux, artisans, jeux pour enfants, vélo, marchés, ...)
Pensez vous que le Queyras est une destination qui nous convienne ou les possibilités de rando sont elles trop exigeantes pour mes petits bouts. Auquel cas, avez vous une autre destination montagne qui vous parait mieux.
Merci pour vos réponses.
Vincent
Préparation de voyage de quarante jours dans le grand Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai 19 ans et je souhaite partir cet été (juillet) pour un peu plus d'un mois aux Etats-Unis avec ma copine. Dans un soucis de budget et également parce que c'est ma façon de voir les choses, je préfère un voyage à la "roots". J'ai déjà été en Californie, il y a trois ans de ça mais j'étais resté essentiellement sur San Francisco. Je ne suis jamais allé à New-York et aimerait donc y passer à l'aller, de toute façon un vol Paris/San Francisco ou Paris/NY puis vol intérieur NY/CA ça revient à peu près au même prix. Mon idée de départ était de relier NY à San Francisco en bus mais ça revient à cher et je pense que c'est long (cb d'heures environ?) Je dis San Francisco mais je peux très bien arriver à un autre endroit en Californie si vous pensez que c'est mieux pour mon voyage hein. Ma question première est que j'ai 19 ans, j'ai le permis depuis un an environ mais est-ce suffisant pour louer une voiture? Si oui l'option voiture est-elle moins cher que le bus? J'ai vu qu'on pouvait voyager facilement avec Amtrak ou Greyhound, quel est le mieux? J'ai également vu que Greyhound ne proposait plus les pass illimités, existe t-il une alternative? Le stop ou le covoiturage sont ils développés là-bas? Dans un soucis de budget toujours et pour profiter pleinement je pense qu'on voyagera de nuit pour dormir dans le bus ou bien surfcouching, a moins qu'il soit possible de planter une tente quelque part?
Quant à l'itinéraire, que me conseillez vous? J'aimerai faire le plus de chose possible mais également que ça soit le moins cher possible, l'idéal étant d'allier les deux. Je pense qu'il faut absolument faire Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyons. Sinon en me renseignant un peu j'ai vu que Page, Moab ou encore Bodie étaient des lieux à faire? Peut-on s'y rendre en bus avec une compagnie telle que Greyhound? Je ne sais pas dans quel ordre faire ces lieux donc c'est là que j'ai besoin d'aide pour en quelque sorte faire un itinéraire. Dois-je repartir du même aéroport qu'à l'arrivée ou cela importe peu? Ca fait beaucoup de questions déjà, merci d'avance à toute la communauté.
Très cordialement
Marin
J'ai 19 ans et je souhaite partir cet été (juillet) pour un peu plus d'un mois aux Etats-Unis avec ma copine. Dans un soucis de budget et également parce que c'est ma façon de voir les choses, je préfère un voyage à la "roots". J'ai déjà été en Californie, il y a trois ans de ça mais j'étais resté essentiellement sur San Francisco. Je ne suis jamais allé à New-York et aimerait donc y passer à l'aller, de toute façon un vol Paris/San Francisco ou Paris/NY puis vol intérieur NY/CA ça revient à peu près au même prix. Mon idée de départ était de relier NY à San Francisco en bus mais ça revient à cher et je pense que c'est long (cb d'heures environ?) Je dis San Francisco mais je peux très bien arriver à un autre endroit en Californie si vous pensez que c'est mieux pour mon voyage hein. Ma question première est que j'ai 19 ans, j'ai le permis depuis un an environ mais est-ce suffisant pour louer une voiture? Si oui l'option voiture est-elle moins cher que le bus? J'ai vu qu'on pouvait voyager facilement avec Amtrak ou Greyhound, quel est le mieux? J'ai également vu que Greyhound ne proposait plus les pass illimités, existe t-il une alternative? Le stop ou le covoiturage sont ils développés là-bas? Dans un soucis de budget toujours et pour profiter pleinement je pense qu'on voyagera de nuit pour dormir dans le bus ou bien surfcouching, a moins qu'il soit possible de planter une tente quelque part?
Quant à l'itinéraire, que me conseillez vous? J'aimerai faire le plus de chose possible mais également que ça soit le moins cher possible, l'idéal étant d'allier les deux. Je pense qu'il faut absolument faire Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyons. Sinon en me renseignant un peu j'ai vu que Page, Moab ou encore Bodie étaient des lieux à faire? Peut-on s'y rendre en bus avec une compagnie telle que Greyhound? Je ne sais pas dans quel ordre faire ces lieux donc c'est là que j'ai besoin d'aide pour en quelque sorte faire un itinéraire. Dois-je repartir du même aéroport qu'à l'arrivée ou cela importe peu? Ca fait beaucoup de questions déjà, merci d'avance à toute la communauté.
Très cordialement
Marin
La folie d'Hanoï English translation pending

Hanoi, c'est une ville qui se voit et qui s entend. Le vélo crie sur le piéton, le scooter klaxonne le vélo, la voiture klaxonne le scooter, le bus klaxonne la voiture, et le taxi klaxonne le bus qui klaxonne la voiture qui klaxonne le scooter qui klaxonne le vélo qui engueule le piéton. Vous l aurais compris ; Hanoi c est une folie routière. Il n'y a pas de code de la route et les tourisme n'ont heureusement pas le droit d'y louer de voitures sans chauffeurs. Les plus téméraires pourront tout de même tester des émotions fortes en louant scooter ou vélo. Dans tous les cas, c'est le plus gros qui l'emportera alors faites vous petit. Et si un accident se produit c'est avec un flegme tout asiatique que la personne renversée ramassera son scooter avant de reprendre sa route, le chauffard, lui, déjà loin devant. C'est cette symphonie de bruits et cette chorégraphie de mouvements ininterrompus qui fait d'Hanoi une ville complètement envoutante. Les étals des magasins sont classes, eux, de façon très précises. Et les noms de rues représentent les magasins qu'ils accueillent. Vous traversez la rue des chaussures, vous vous faufilez dans celle des sac, flânez dans la rue des fleuristes avant de croiser celle des serruriers. Les installations électriques et des télécoms valent bien celles de Bangkok. Et parfois on peut même voir la végétation reprendre ses droits parmi cette toile de câbles. Peu de gens parlent finalement anglais et la francophonie se perd. Même si des étudiants choisissent d apprendre le français pour trouver un meilleur travail, en étant persuade que le français va prendre prochainement une place importante en Asie. Peut être pensent-ils que les délocalisations transportent avec elles la culture du pays dont elles émigrent? Je leurs ai dis qu' ils étaient optimistes, ils m ont répondu que le vietnamien est optimiste. Que répondre a cela? Après 5 jours intenses, c'est à la gare routière de Luong Yen que mon séjour à Hanoi se termine. Je pars en direction de Cat Ba, une île au sud-est de la Baie d'Along.
Pour voir les photos : auxfilsdesrondes@over-blog.com
Remorque vélo pour l'Amérique Latine: suspension? English translation pending
bonjour,
ben comme le titre l'indique, je suis en train, aidée par un ami, de réfléchir à la conception d'une remorque pour emmener mon chien en amérique latine (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine). Nous avons opté pour une monoroue, pour faciliter la mobilité, mais je voudrais savoir si vous me conseillez une suspension ou non ???
merci d'avance pour vos réponses
aurore
Accessibilité de Prague pour une personne en fauteuil? English translation pending
Bonjour Amis Voyageurs
Nous avons prévu de partir à Prague, pour 4 jours en Mars 2013. Mon mari est en fauteuil, le métro est-il accessible ? Car nous ne avons pas prévu de louer une voiture pour si peu de temps. Pouvez-vous me donner votre avis si vous avez déjà visiter cette ville. On a l'habitude de voyager on s'adapte, mais certaines fois c'est difficile ??? Alors si je peux avoir des conseils avant cela me permettra d'organiser et de planifier les lieux à visiter ? Merci
Lombok ou Gili Trawangan , Air ou Meno? English translation pending
Bonjour à tous
Je suis expatrié à Lombok depuis 3 ans et je vais vous orienter le plus possible sur une question de choix qui se retrouve sur les forums et qui se doit aujourd hui d’avoir une explication ouverte et la plus juste. Je vais essayer de vous donner les tuyaux sur gili et lombok ainsi que les « vérités ».
Lombok
Lombok est une île musulmane à 78% qui souffre d’une réputation des plus mauvaises provenant de sa grande sœur balinaise qui a très peur ... Peur de quoi ? Peur du nombre flagrant de touriste venant à Lombok en direct et sans passer par Bali ! Cher balinais ne nous en faites pas vous avez 2 millions d’entrée par an Lombok en à 26000 !!!
Les nouveaux vols direct de Singapour 5x/semaine, Kuala Lungpur 3x/semaine et Perth dans un mois pour 4x/semaine vont changer considérablement le tourisme ici.
Le nouvel aéroport se trouve au centre sud de Lombok à exactement 1h20 de Senggigi et 55 min de Mataram car l’express route a été terminée cet été.
- Le prix : de l’aéroport à Senggigi c est entre 150 jusqu’ à 1,6 millions. Le vrai prix si vous réservez par un opérateur sérieux sera de 800.000 rp aller-retour. Si vous êtes routard et chanceux sur un vol de l’après-midi, il est possible de trouver 150.000 l aller avec un jeune qui a une vieille bagnole et qui sera ravi de vous emmener à l’hôtel désiré pour y prendre une commission supplémentaire
Lombok Culture :
J’ai lu des choses méprisantes sur Lombok, qui certes est moins riche que Bali mais qui tout de même possède d’excellents tours. - Le tours préférés et le tour du « nord » : village traditionnel , vue des baies de Lombok unique, forêt tropicales avec des singes et chutes d’eau numéro 1 et 2 qui sont très facile d’accès dans un chemin balisé dans le début de la forêt primaire ou singe noirs sont possibles d’être aperçu durant votre ballade.
- Le prix d’un tour : 800.000 pour le luxe mais par VOITURE ! Pour les offre à 350 par personne, si vous êtes à 7 ç est moins marrant ... Je recommande les tours dis « luxe » qui souvent comprennent les entrées et qui donc sont de meilleurs qualités que les autres.
Le tour « sasak contryside » vous amènera sur un tour de 10h passant par le centre de Lombok, et les temple de Namarda ou Lingsar plus les marchés traditionnels et d’autre stop dans des villages de fabrications artisanales Le prix est le même que pour le tour du nord...
Rinjani
Le rinjani est la merveille de Lombok. Le volcan est le deuxième plus surveille d’Indonésie et à une montée extrêmement pénible et difficile mais un souvenir unique. Il y a des opérateurs à tous les mètres mais seuls les bons sont à prendre en compte. Après 3 ans je peux dire que nous l’avons trouvé et c’est rinjanitrekking demandez moi en PV le tel je peux aussi vous avoir un prix.
Pour le rinjani vous êtes obligé d’être équipe et surtout de prendre le package deluxe !!!! Manger des chips 3 jours et vous êtes morts de fatigue tout le reste de votre voyage. Le Package deluxe possèdent des porteurs « cuisiniers » qui vous feront des petits plats très sympathique donc pancake banane le matin.
Je vous conseille d’apporter lampe frontale pour la nuit, un sac étanche pour vos vêtements secs et surtout des chaussures qui ne glissent pas donc tennis on oublie ... Une racine mouillée ça fait très mal surtout que la descente c’est presque 4 heures .... Pansements, tissu pour s’essuyer et crème si on se coupe ou ampoule, lunette de soleil et pour moi le plus important le blouson étanche de randonnée !!!
On commence à transpirer sous le soleil donc les Tee shirts sont trempés puis arrivez à 2000m vous prenez la flotte des premières pluies, trempée frigorifiés mais il faut continuer avec le vent qui vous rappelle ce qu’est le froid et après ça re soleil ... Conclusion tout est trempé et il vous reste 2 nuits... Pour éviter le calvaire prenez des sacs plastiques et autres pour tout séparer.
Le Rinjani est sincèrement une des plus belles choses faites en Indonésie. La vue est indescriptible et les photos ne rendent pas surtout avec la taille de la caldeira Je suis obligé de préciser que l’on ne monte pas au RINJANI après UN MINIMUM 48h de votre dernière plongée. Les livres disent 24H mais cette année, beaucoup d’accident ont eu lieu suite au plongée répétitives alors protégez-vous et comptez 48h
PS : Par contre après l’ascension vous pouvez plonger directement ça ne joue pas dans ce sens-là !!!
Les Gili :
Nous lisons tellement de choses sur ces îles qu'il faut y expliquer les différences ... je tiens à préciser que seulement un seul guide est à jour et c’est le petit futé qui vient tous les 2 ans en Indonésie. Donc pour le plus d’info (c’est gratuit je ne suis pas payé :-)) prenez ce guide avec vous ...
Gili Air :
C’est l’île qui fait le plus de bruit et qui passe son temps à dénigrer sa sœur Trawangan.
La réalité :
Gili air est peuplé de businessman qui ont souvent échoués sur Trawangan et par défaut se sont mis sur Air ou les terrains ne valaient pas un sous. La réalité 3 personnes détiennent l’île, avec à l’arrivée la destruction de toute la côte EST sans plage en face de Lombok, la destruction des sites de coraux au tracto pelles pour accueillir des plaisanciers ....
Vous aurez le plaisir dès votre arrivé de voir que l’ile ne possèdent plus de plage qui ont été remplacé par du béton surélevé …
Le côté le plus beau de l’île est celui qui est désert évidemment car on ne peut se baigner car vous êtes sur du rif ou ce qu’il en reste c’est le Nord-Ouest de l’ile. ...
Ce qu’il faut savoir sur AIR :
- En basse saison, les transports ne sont pas garantis comme pour Meno due au manque de client. Il vous faudra charterisé un bateau et ca coute tres cher !
- Les soirées FULL MOON PARTY , sont UNIQUEMENT A GILI AIR interdites a Trawangan !!! Les drogues sont présentes sur les 3 Gilis , donc arrêtons la stigmatisation de Trawangan !
- Les sites de plongées et de snorkelling , ou sont iles ??? TOUS LES CLUBS de GILI AIR et MENO viennent sur TRAWANGAN sans payer les taxes et les récifs uniquement financés par GILI T. C’est bien de cracher dans la soupe mais il faut assumer et rester humble…
Gili Meno :
Une ile pour les robinsons, qui possède de superbes plages tout le long.v Attention cette ile a 2 inconvénients majeures :
- Les plages sont sur du reef donc on ne pas se baigner … - Pas beaucoup d’hôtels - Pas beaucoup de transfert entre les iles (encore moins que Gili Air) - Aucun speed boat ne fait des depart pour Gili Meno - Lac d’eau fraiche donc plein de moustique sur cette ile. C’est la raison pour laquelle elle est vide…
C’est une ile qui se visite à mon avis 2 journées pour se reposer sans bruit.
Gili Trawangan :
L’ile de toutes les envies, les critiques les passions … alors qu’en est il ?
Gili Trawangan est l’ile ou l’on le plus de plages disponibles. La création de cette ile a été faite dans les années 88 90 par les plongeurs. Les fonds étaient superbes et les clients qui venaient se retrouver sur Trawangan avant l’ouverture de club et d’hotel. Pourquoi la ? Car c’est uniquement la que les fonds sont les plus variés et les plus jolis. C’est une ile aujourd’hui qui a été victime d’un succès considérable. Donc oui vous avez 3 bars avant la jeté entre Vila Ombak et la jetée. Apres ca il n’y a plus rien de nuisibles !!! Les familles avec enfants peuvent se reposer en toute securite car tout est fait pour les familles.
Pendant la basse saison, ça correspond aux vacances des suédois norvégiens et australiens qui y viennent pour faire « rien ». Dormir, boire et dormir mais toujours dans la partie sud de l’ile. En plein saison, juillet aout 90% sont des familles, des gens de bonnes éducation qui viennent se reposer sur les plages de Trawangan plongées ou/et faire du snorkelling.
Les tortues sont à Trawangan, les requins sont à Trawangan , les Manta sont a Trawangan…
Pas de police a Gili Trawangan ?? Oui et non, ils sont policiers dans le titre mais n’ont pas les mêmes règles que sur Lombok. Ils sont dirigés par le chef de l’ile et on peut dire que c’est efficace. En cas de vol ou autre, le coupable est vite arrêté et sera déféré a Lombok directement.
La drogue : Oui il y en a comme partout en Indonésie. Les champignons c’est légal en Indonésie (ne me demandez pas pourquoi je ne sais pas) tout le reste c’est peine capital. Rassurez-vous, les pires moments sont pendant les Full Moon party qui ne sont plus à Trawangan.
Les familles vous diront que c’est un superbe endroit et très agréables. Tout dépend avec qui vous restez, ce que vous recherchez et où vous dormez.
Voilà j’espère avoir éclairé la plupart d’entre vous sur ce « fameux » choix. Les critiques que vous lisez ne sont pas objectives et sont surtout établie par des gens vivant à air, vivant très mal le succès de Trawangan et de Lombok qui oublient et entèrent définitivement Meno et Air…
Je suis expatrié à Lombok depuis 3 ans et je vais vous orienter le plus possible sur une question de choix qui se retrouve sur les forums et qui se doit aujourd hui d’avoir une explication ouverte et la plus juste. Je vais essayer de vous donner les tuyaux sur gili et lombok ainsi que les « vérités ».
Lombok
Lombok est une île musulmane à 78% qui souffre d’une réputation des plus mauvaises provenant de sa grande sœur balinaise qui a très peur ... Peur de quoi ? Peur du nombre flagrant de touriste venant à Lombok en direct et sans passer par Bali ! Cher balinais ne nous en faites pas vous avez 2 millions d’entrée par an Lombok en à 26000 !!!
Les nouveaux vols direct de Singapour 5x/semaine, Kuala Lungpur 3x/semaine et Perth dans un mois pour 4x/semaine vont changer considérablement le tourisme ici.
Le nouvel aéroport se trouve au centre sud de Lombok à exactement 1h20 de Senggigi et 55 min de Mataram car l’express route a été terminée cet été.
- Le prix : de l’aéroport à Senggigi c est entre 150 jusqu’ à 1,6 millions. Le vrai prix si vous réservez par un opérateur sérieux sera de 800.000 rp aller-retour. Si vous êtes routard et chanceux sur un vol de l’après-midi, il est possible de trouver 150.000 l aller avec un jeune qui a une vieille bagnole et qui sera ravi de vous emmener à l’hôtel désiré pour y prendre une commission supplémentaire
Lombok Culture :
J’ai lu des choses méprisantes sur Lombok, qui certes est moins riche que Bali mais qui tout de même possède d’excellents tours. - Le tours préférés et le tour du « nord » : village traditionnel , vue des baies de Lombok unique, forêt tropicales avec des singes et chutes d’eau numéro 1 et 2 qui sont très facile d’accès dans un chemin balisé dans le début de la forêt primaire ou singe noirs sont possibles d’être aperçu durant votre ballade.
- Le prix d’un tour : 800.000 pour le luxe mais par VOITURE ! Pour les offre à 350 par personne, si vous êtes à 7 ç est moins marrant ... Je recommande les tours dis « luxe » qui souvent comprennent les entrées et qui donc sont de meilleurs qualités que les autres.
Le tour « sasak contryside » vous amènera sur un tour de 10h passant par le centre de Lombok, et les temple de Namarda ou Lingsar plus les marchés traditionnels et d’autre stop dans des villages de fabrications artisanales Le prix est le même que pour le tour du nord...
Rinjani
Le rinjani est la merveille de Lombok. Le volcan est le deuxième plus surveille d’Indonésie et à une montée extrêmement pénible et difficile mais un souvenir unique. Il y a des opérateurs à tous les mètres mais seuls les bons sont à prendre en compte. Après 3 ans je peux dire que nous l’avons trouvé et c’est rinjanitrekking demandez moi en PV le tel je peux aussi vous avoir un prix.
Pour le rinjani vous êtes obligé d’être équipe et surtout de prendre le package deluxe !!!! Manger des chips 3 jours et vous êtes morts de fatigue tout le reste de votre voyage. Le Package deluxe possèdent des porteurs « cuisiniers » qui vous feront des petits plats très sympathique donc pancake banane le matin.
Je vous conseille d’apporter lampe frontale pour la nuit, un sac étanche pour vos vêtements secs et surtout des chaussures qui ne glissent pas donc tennis on oublie ... Une racine mouillée ça fait très mal surtout que la descente c’est presque 4 heures .... Pansements, tissu pour s’essuyer et crème si on se coupe ou ampoule, lunette de soleil et pour moi le plus important le blouson étanche de randonnée !!!
On commence à transpirer sous le soleil donc les Tee shirts sont trempés puis arrivez à 2000m vous prenez la flotte des premières pluies, trempée frigorifiés mais il faut continuer avec le vent qui vous rappelle ce qu’est le froid et après ça re soleil ... Conclusion tout est trempé et il vous reste 2 nuits... Pour éviter le calvaire prenez des sacs plastiques et autres pour tout séparer.
Le Rinjani est sincèrement une des plus belles choses faites en Indonésie. La vue est indescriptible et les photos ne rendent pas surtout avec la taille de la caldeira Je suis obligé de préciser que l’on ne monte pas au RINJANI après UN MINIMUM 48h de votre dernière plongée. Les livres disent 24H mais cette année, beaucoup d’accident ont eu lieu suite au plongée répétitives alors protégez-vous et comptez 48h
PS : Par contre après l’ascension vous pouvez plonger directement ça ne joue pas dans ce sens-là !!!
Les Gili :
Nous lisons tellement de choses sur ces îles qu'il faut y expliquer les différences ... je tiens à préciser que seulement un seul guide est à jour et c’est le petit futé qui vient tous les 2 ans en Indonésie. Donc pour le plus d’info (c’est gratuit je ne suis pas payé :-)) prenez ce guide avec vous ...
Gili Air :
C’est l’île qui fait le plus de bruit et qui passe son temps à dénigrer sa sœur Trawangan.
La réalité :
Gili air est peuplé de businessman qui ont souvent échoués sur Trawangan et par défaut se sont mis sur Air ou les terrains ne valaient pas un sous. La réalité 3 personnes détiennent l’île, avec à l’arrivée la destruction de toute la côte EST sans plage en face de Lombok, la destruction des sites de coraux au tracto pelles pour accueillir des plaisanciers ....
Vous aurez le plaisir dès votre arrivé de voir que l’ile ne possèdent plus de plage qui ont été remplacé par du béton surélevé …
Le côté le plus beau de l’île est celui qui est désert évidemment car on ne peut se baigner car vous êtes sur du rif ou ce qu’il en reste c’est le Nord-Ouest de l’ile. ...
Ce qu’il faut savoir sur AIR :
- En basse saison, les transports ne sont pas garantis comme pour Meno due au manque de client. Il vous faudra charterisé un bateau et ca coute tres cher !
- Les soirées FULL MOON PARTY , sont UNIQUEMENT A GILI AIR interdites a Trawangan !!! Les drogues sont présentes sur les 3 Gilis , donc arrêtons la stigmatisation de Trawangan !
- Les sites de plongées et de snorkelling , ou sont iles ??? TOUS LES CLUBS de GILI AIR et MENO viennent sur TRAWANGAN sans payer les taxes et les récifs uniquement financés par GILI T. C’est bien de cracher dans la soupe mais il faut assumer et rester humble…
Gili Meno :
Une ile pour les robinsons, qui possède de superbes plages tout le long.v Attention cette ile a 2 inconvénients majeures :
- Les plages sont sur du reef donc on ne pas se baigner … - Pas beaucoup d’hôtels - Pas beaucoup de transfert entre les iles (encore moins que Gili Air) - Aucun speed boat ne fait des depart pour Gili Meno - Lac d’eau fraiche donc plein de moustique sur cette ile. C’est la raison pour laquelle elle est vide…
C’est une ile qui se visite à mon avis 2 journées pour se reposer sans bruit.
Gili Trawangan :
L’ile de toutes les envies, les critiques les passions … alors qu’en est il ?
Gili Trawangan est l’ile ou l’on le plus de plages disponibles. La création de cette ile a été faite dans les années 88 90 par les plongeurs. Les fonds étaient superbes et les clients qui venaient se retrouver sur Trawangan avant l’ouverture de club et d’hotel. Pourquoi la ? Car c’est uniquement la que les fonds sont les plus variés et les plus jolis. C’est une ile aujourd’hui qui a été victime d’un succès considérable. Donc oui vous avez 3 bars avant la jeté entre Vila Ombak et la jetée. Apres ca il n’y a plus rien de nuisibles !!! Les familles avec enfants peuvent se reposer en toute securite car tout est fait pour les familles.
Pendant la basse saison, ça correspond aux vacances des suédois norvégiens et australiens qui y viennent pour faire « rien ». Dormir, boire et dormir mais toujours dans la partie sud de l’ile. En plein saison, juillet aout 90% sont des familles, des gens de bonnes éducation qui viennent se reposer sur les plages de Trawangan plongées ou/et faire du snorkelling.
Les tortues sont à Trawangan, les requins sont à Trawangan , les Manta sont a Trawangan…
Pas de police a Gili Trawangan ?? Oui et non, ils sont policiers dans le titre mais n’ont pas les mêmes règles que sur Lombok. Ils sont dirigés par le chef de l’ile et on peut dire que c’est efficace. En cas de vol ou autre, le coupable est vite arrêté et sera déféré a Lombok directement.
La drogue : Oui il y en a comme partout en Indonésie. Les champignons c’est légal en Indonésie (ne me demandez pas pourquoi je ne sais pas) tout le reste c’est peine capital. Rassurez-vous, les pires moments sont pendant les Full Moon party qui ne sont plus à Trawangan.
Les familles vous diront que c’est un superbe endroit et très agréables. Tout dépend avec qui vous restez, ce que vous recherchez et où vous dormez.
Voilà j’espère avoir éclairé la plupart d’entre vous sur ce « fameux » choix. Les critiques que vous lisez ne sont pas objectives et sont surtout établie par des gens vivant à air, vivant très mal le succès de Trawangan et de Lombok qui oublient et entèrent définitivement Meno et Air…
Votre avis sur mon voyage de noces au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour mon voyage de noces, je vais réaliser un combiné Sri-Lanka/Maldives en Décembre avec Tourinter qui m’a fournit ce programme et j’aimerai avoir votre avis dessus :
1er jour (6h00 de route) : Arrivée 3.20 du matin à Colombo. Route vers Polonnaruwa (6h / 192km) Fin de journée libre dans l’hôtel kandalama.
2ème jour (2h00 de route) : route pour Sigiriya, visite du rocher du lion (fresque des demoiselles de Sigiriya) Après midi : Visite des alentours de Sigiriya avec rencontre des paysans sri lankais. 2ème nuit au Kandalama.
3ème jour (2h00 de route) : Visite du site archéologique de Polonnaruwa en vélo (Lac de Parakramabhu, statue du roi Parakramabhu, le Galpotha, temple Shiva, temple-caverne Gal-Vihare avec ses 4 statue de Bouddha). Puis, visite d’un atelier de sculptures de bois. Après midi : route pour le parc national de Minneriya pour un safari-photo en 4x4 (observation autour du lac Kaudulla d’oiseaux rares, éléphants et daims). 3ème nuit au Kandalama.
4ème jour (3h30 de route) : Route pour le rocher de Dambulla (visite du temple). On continue notre route vers Matale avec la visite des jardins d’épices (dégustation de thé aux épices et explications des vertus thérapeutiques de chaque plante). Massage avec des produits naturels offert à chaque client (10 min.) Balade à dos d’éléphant possible sur la route. Arrivée à Kandy en fin de journée et installation dans l’hôtel Earl’s regency.
5ème jour (45 minutes de route) : Route vers Pinnawala (visite de l’orphelinat des éléphants pour assister au bain). Retour vers Kandy pour visite de la ville (Centre culturel, marché local, temps libre pour faire des achats). Visite du Palais Royal, Temple de la Dent. Soirée : spectacle de danses Kandyennes avec grande marche sur le feu. 2ème nuits au Earl’s regency.
6ème jour (3h30 de route) : Route vers les jardins botaniques de Peradeniya (belles espèces tropicales d’arbres, dépices, de fleurs et de fruit sur 60 hectares). Balade en Tuk tuk. Continuation dans les plantations de thé, direction Nuwara Eliya. Arrivée à Nuwara Eliya, visite de cette charmante station. Installation dans l’hôtel Tea factory pour 1 nuit.
7ème jour (3h00 de route) : Départ pour Colombo avec un arrêt à Kithulgala (« Le Pont de la Rivière Kwai »). Arrivée à Colombo et installation dans l’hôtel Mount Lavinia.
8ème jour (1h00 de route) : Transfert vers l’aéroport pour vol vers Malé à 5 nuits à l’hôtel Coco Palm Dhuni Kolhu.
Voilà, pour ceux qui connaissent bien le Sri-lanka, j’aurai quelques questions vis-à-vis du programme : - - Qu’y a-t-il à voir autour de Sigiriya (Voir le 2ème jour après midi) ? - - Le 6ème jour, ils parlent d’une balade en Tuk tuk : Cela vaut-il vraiment le coût ? - - Pensez-vous qu’on aura le temps le 7ème jour de visiter la villa de Colombo ou est-ce un peu serré en timing ? - - Que pensez-vous des hôtels choisis ?
Merci d’avance à ceux qui me répondront !
Pour mon voyage de noces, je vais réaliser un combiné Sri-Lanka/Maldives en Décembre avec Tourinter qui m’a fournit ce programme et j’aimerai avoir votre avis dessus :
1er jour (6h00 de route) : Arrivée 3.20 du matin à Colombo. Route vers Polonnaruwa (6h / 192km) Fin de journée libre dans l’hôtel kandalama.
2ème jour (2h00 de route) : route pour Sigiriya, visite du rocher du lion (fresque des demoiselles de Sigiriya) Après midi : Visite des alentours de Sigiriya avec rencontre des paysans sri lankais. 2ème nuit au Kandalama.
3ème jour (2h00 de route) : Visite du site archéologique de Polonnaruwa en vélo (Lac de Parakramabhu, statue du roi Parakramabhu, le Galpotha, temple Shiva, temple-caverne Gal-Vihare avec ses 4 statue de Bouddha). Puis, visite d’un atelier de sculptures de bois. Après midi : route pour le parc national de Minneriya pour un safari-photo en 4x4 (observation autour du lac Kaudulla d’oiseaux rares, éléphants et daims). 3ème nuit au Kandalama.
4ème jour (3h30 de route) : Route pour le rocher de Dambulla (visite du temple). On continue notre route vers Matale avec la visite des jardins d’épices (dégustation de thé aux épices et explications des vertus thérapeutiques de chaque plante). Massage avec des produits naturels offert à chaque client (10 min.) Balade à dos d’éléphant possible sur la route. Arrivée à Kandy en fin de journée et installation dans l’hôtel Earl’s regency.
5ème jour (45 minutes de route) : Route vers Pinnawala (visite de l’orphelinat des éléphants pour assister au bain). Retour vers Kandy pour visite de la ville (Centre culturel, marché local, temps libre pour faire des achats). Visite du Palais Royal, Temple de la Dent. Soirée : spectacle de danses Kandyennes avec grande marche sur le feu. 2ème nuits au Earl’s regency.
6ème jour (3h30 de route) : Route vers les jardins botaniques de Peradeniya (belles espèces tropicales d’arbres, dépices, de fleurs et de fruit sur 60 hectares). Balade en Tuk tuk. Continuation dans les plantations de thé, direction Nuwara Eliya. Arrivée à Nuwara Eliya, visite de cette charmante station. Installation dans l’hôtel Tea factory pour 1 nuit.
7ème jour (3h00 de route) : Départ pour Colombo avec un arrêt à Kithulgala (« Le Pont de la Rivière Kwai »). Arrivée à Colombo et installation dans l’hôtel Mount Lavinia.
8ème jour (1h00 de route) : Transfert vers l’aéroport pour vol vers Malé à 5 nuits à l’hôtel Coco Palm Dhuni Kolhu.
Voilà, pour ceux qui connaissent bien le Sri-lanka, j’aurai quelques questions vis-à-vis du programme : - - Qu’y a-t-il à voir autour de Sigiriya (Voir le 2ème jour après midi) ? - - Le 6ème jour, ils parlent d’une balade en Tuk tuk : Cela vaut-il vraiment le coût ? - - Pensez-vous qu’on aura le temps le 7ème jour de visiter la villa de Colombo ou est-ce un peu serré en timing ? - - Que pensez-vous des hôtels choisis ?
Merci d’avance à ceux qui me répondront !
Que faire de son vélo en voyage à vélo quand on ne fait pas de vélo? English translation pending
salut a tous
j'ai cherché un peu sur le forum et j'ai pas trouvé de discussion sur ce sujet !! lors d'un voyage a vélo, y a forcément un moment ou on est pas sur son vélo (achats, invitations visites, rando ou autre...)
le vélo ca parait plus simple, on l'attache, mais les saccoches ??
et je suis sur que chacun a une petite astuce a partager pour laisser son vélo et ses affaires (sans risquer de se les faire voler)
alors faites tourner !!
a bientôt
simon
j'ai cherché un peu sur le forum et j'ai pas trouvé de discussion sur ce sujet !! lors d'un voyage a vélo, y a forcément un moment ou on est pas sur son vélo (achats, invitations visites, rando ou autre...)
le vélo ca parait plus simple, on l'attache, mais les saccoches ??
et je suis sur que chacun a une petite astuce a partager pour laisser son vélo et ses affaires (sans risquer de se les faire voler)
alors faites tourner !!
a bientôt
simon
Itinéraire pour deux semaines à Sumatra? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaiterions obtenir des informations et vos expériences concernant un itinéraire de 2 semaines sur l'ile de Sumatra. Arrivée à Singapour le 25 Aout avec comme idée de se rendre à Bali ensuite depuis Sumatra.
Merci pour vos conseils
H.
Nous souhaiterions obtenir des informations et vos expériences concernant un itinéraire de 2 semaines sur l'ile de Sumatra. Arrivée à Singapour le 25 Aout avec comme idée de se rendre à Bali ensuite depuis Sumatra.
Merci pour vos conseils
H.
Conseils sur itinéraire dans la région de Kanchanaburi! English translation pending
Bonjour tout le monde, fin connaisseur de la Thaïlande,
Billets achetés, nous partons pour la Thaïlande le 18 Aout et retour 15 Septembre, soit 1 mois dans ce magnifique pays. Nous prenons dans nos bagages notre petite puce Mïa 20 mois lors de ce voyage.
Je me tourne vers vous pour avoir vos avis et conseils au sujet de notre itinéraire dans la région de Kanchanburi. Je ferais d’autres post pour les différents moments de ce périple mais là je demande votre aide pour Kanchanaburi.
L’idée de ce séjour est de voyager tranquille car nous avonc la chance de rester 1 mois. Nous ne voulons pas faire la course aux excursions car nous ne voulons pas que cela soit trop lourd et fatiguant pour notre puce. Notre budget est de 50 euros/jours, je pense réparti comme 20euros/logement et 30euros/nourriture-excursions. Qu’en pensez-vous ? Est-ce possible de faire l’inverse ?
Après notre 1ére nuit en Thailande (Bangkok) vous voulons partir de suite vers Kanchanburi pour une durée approximative d’une semaine. Si quelqu’un a une idée de logement dans nos prix ? Si possible avec jardin afin que notre petite puisse gambader librement et pas à coté de la rivière pour des questions de sécurité. J’ai pensé au Thai Garden Inn qui a en plus d’un grand jardin une piscine mais du coup le budget logement augmentera et empiétera sur le budget excursion.
Une autre question est : est ce qu’a cette période et dans cette région la climatisation dans la chambre est nécessaire ?
J-1 à Kanchaburi : je pense qu’on va rester tranquille et visiter simplement la ville afin que notre fille s’acclimate tous doucement a ces nouvelles odeurs, langues, lieux…
J-2 : visite chutes d’Erawan. Dans l’idée départ tôt le matin afin de rentrer pas trop tard 15h par exemple et de passer la fin de la journée paisiblement et donné la possibilité a notre fille de faire la sieste (c’est une grosse dormeuse)
J-3 : visite ??? : si quelqu’un à une idée ?
J-4 à 6: Départ en début d’après-midi pour le Ganesha Park. Je dois réserver mais dans l’idée ça serait pour la formule arrivée 17h au park et départ le surlendemain le matin.
J-6 : donc retour sur Kanchaburi et surement sortie en ville pour une soirée dans les rues à la thaïlandaise.
J-7 : visite ???
J-8 : ballade et préparation des affaires pour départ vers le sud Nakhon Si tammarat avec le train de nuit, départ vers 20h je crois de Nakhon Pathom.
Dans l’idée nous voulions rester sur Kanchanburi dans le même hôtel/guesthouse hormis notre escapade au Ganesha Park, pour des raisons de stabilité pour notre puce. Mais si finalement pour faire les visites il faut faire trop de voiture chaque jours, n’est-il pas mieux d’être plus mobile et de multiplié nos points de chutes ? Qu’en pensez-vous ?
J’espère que les connaisseurs de la région, ou les familles qui y sont déjà allées, prendrons le temps de me répondre. Julie
Billets achetés, nous partons pour la Thaïlande le 18 Aout et retour 15 Septembre, soit 1 mois dans ce magnifique pays. Nous prenons dans nos bagages notre petite puce Mïa 20 mois lors de ce voyage.
Je me tourne vers vous pour avoir vos avis et conseils au sujet de notre itinéraire dans la région de Kanchanburi. Je ferais d’autres post pour les différents moments de ce périple mais là je demande votre aide pour Kanchanaburi.
L’idée de ce séjour est de voyager tranquille car nous avonc la chance de rester 1 mois. Nous ne voulons pas faire la course aux excursions car nous ne voulons pas que cela soit trop lourd et fatiguant pour notre puce. Notre budget est de 50 euros/jours, je pense réparti comme 20euros/logement et 30euros/nourriture-excursions. Qu’en pensez-vous ? Est-ce possible de faire l’inverse ?
Après notre 1ére nuit en Thailande (Bangkok) vous voulons partir de suite vers Kanchanburi pour une durée approximative d’une semaine. Si quelqu’un a une idée de logement dans nos prix ? Si possible avec jardin afin que notre petite puisse gambader librement et pas à coté de la rivière pour des questions de sécurité. J’ai pensé au Thai Garden Inn qui a en plus d’un grand jardin une piscine mais du coup le budget logement augmentera et empiétera sur le budget excursion.
Une autre question est : est ce qu’a cette période et dans cette région la climatisation dans la chambre est nécessaire ?
J-1 à Kanchaburi : je pense qu’on va rester tranquille et visiter simplement la ville afin que notre fille s’acclimate tous doucement a ces nouvelles odeurs, langues, lieux…
J-2 : visite chutes d’Erawan. Dans l’idée départ tôt le matin afin de rentrer pas trop tard 15h par exemple et de passer la fin de la journée paisiblement et donné la possibilité a notre fille de faire la sieste (c’est une grosse dormeuse)
J-3 : visite ??? : si quelqu’un à une idée ?
J-4 à 6: Départ en début d’après-midi pour le Ganesha Park. Je dois réserver mais dans l’idée ça serait pour la formule arrivée 17h au park et départ le surlendemain le matin.
J-6 : donc retour sur Kanchaburi et surement sortie en ville pour une soirée dans les rues à la thaïlandaise.
J-7 : visite ???
J-8 : ballade et préparation des affaires pour départ vers le sud Nakhon Si tammarat avec le train de nuit, départ vers 20h je crois de Nakhon Pathom.
Dans l’idée nous voulions rester sur Kanchanburi dans le même hôtel/guesthouse hormis notre escapade au Ganesha Park, pour des raisons de stabilité pour notre puce. Mais si finalement pour faire les visites il faut faire trop de voiture chaque jours, n’est-il pas mieux d’être plus mobile et de multiplié nos points de chutes ? Qu’en pensez-vous ?
J’espère que les connaisseurs de la région, ou les familles qui y sont déjà allées, prendrons le temps de me répondre. Julie
Une semaine à Chypre en avril 2012 English translation pending
Une semaine à Chypre avril 2012
Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.
Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?
Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».
Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.
Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.
Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !
Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.
Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?
Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».
Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.
Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.
Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !
Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
Permis de conduire international à Playa del Carmen? English translation pending
Voilà, nous partons au Mexique avec mon compagnon fin de ce mois de mai, plus précisément à playa del carmen.
Nous envisageons de louer une voiture quelques jours.
Pouvez-vous me dire si actuellement, un permis international est nécessaire, ou le permis normal suffit ( je viens de Belgique) ??
J'ai cherché sur le net, et ai trouvé des réponses qui partaient un peu dans tous les sens ...
Merci :)
Nous envisageons de louer une voiture quelques jours.
Pouvez-vous me dire si actuellement, un permis international est nécessaire, ou le permis normal suffit ( je viens de Belgique) ??
J'ai cherché sur le net, et ai trouvé des réponses qui partaient un peu dans tous les sens ...
Merci :)
Sulawesi: randonnée dans le pays Toraja English translation pending
Bonjour,
Nous partons 4 semaines à Sulawesi fin juillet. Nous prevoyons ~10jours au pays Toraja avec randonnée de village en village. Notre but: ~4-5H de marche par jour afin de profiter et peut etre des arrets de 2 jours dans un village si ça nous plait.
Avant la randonnée peut être 1-2 jours avec un guide pour une introduction? Ou alors on découvre seul au hasard des rencontres (en ayant pas mal bouquiné avant pour ne pas passer totalement à coté et on peut toujours voir une cérémonie funéraire à la fin avec un guide)?
Après avoir pas mal lu sur les forums + guide (très peu d'info précise) voici notre idée d'itineraire à pieds: Bituang - Bolokan - Pangala - Baruppu - Pulu Pulu - Sapan - Pulio - Batutumonga.
Donc voici nos questions: Conaissez vous certaines de ces etapes et si oui combien de temps de marche entre chaque village? Difficultée des étapes (denivelé)?
Est il facile de trouver un logement dans ces villages (chez l'habitant ou autre) sutout vers fin juillet debut Aout? Dans quelle village dormir?
Le chemin est il clair entre les villages? Connaissez vous la carte Periplus de Sulawesi? Il semble qu'il y a inclus une carte du pays Toraja (1/85000)? Est elle suffisante pour s'orienter (avec boussole)?
Est ce que ca vaut la peine de partir de Mamasa pour rejoindre Bituang (en plus de l’itinéraire Bituang - Batutumonga)?
Merci pour votre aide.
Nous partons 4 semaines à Sulawesi fin juillet. Nous prevoyons ~10jours au pays Toraja avec randonnée de village en village. Notre but: ~4-5H de marche par jour afin de profiter et peut etre des arrets de 2 jours dans un village si ça nous plait.
Avant la randonnée peut être 1-2 jours avec un guide pour une introduction? Ou alors on découvre seul au hasard des rencontres (en ayant pas mal bouquiné avant pour ne pas passer totalement à coté et on peut toujours voir une cérémonie funéraire à la fin avec un guide)?
Après avoir pas mal lu sur les forums + guide (très peu d'info précise) voici notre idée d'itineraire à pieds: Bituang - Bolokan - Pangala - Baruppu - Pulu Pulu - Sapan - Pulio - Batutumonga.
Donc voici nos questions: Conaissez vous certaines de ces etapes et si oui combien de temps de marche entre chaque village? Difficultée des étapes (denivelé)?
Est il facile de trouver un logement dans ces villages (chez l'habitant ou autre) sutout vers fin juillet debut Aout? Dans quelle village dormir?
Le chemin est il clair entre les villages? Connaissez vous la carte Periplus de Sulawesi? Il semble qu'il y a inclus une carte du pays Toraja (1/85000)? Est elle suffisante pour s'orienter (avec boussole)?
Est ce que ca vaut la peine de partir de Mamasa pour rejoindre Bituang (en plus de l’itinéraire Bituang - Batutumonga)?
Merci pour votre aide.
Où passer une semaine au Vietnam dans le delta du Mékong? English translation pending
Bonjour à tous,
Le Vietnam , on en parlait ..... cette fois ca y est les billets sont pris .
Et nous avons choisi le Sud et le delta du Mékong pour notre première approche...
Nous sommes à la recherche d' un endroit où nous poser une semaine hors grande ville , aussi si vous connaissez de bonnes adresses , de bons plans sur place, n' hésitez pas à nous en faire profiter ....
merci d' avance ..
christian
Le Vietnam , on en parlait ..... cette fois ca y est les billets sont pris .
Et nous avons choisi le Sud et le delta du Mékong pour notre première approche...
Nous sommes à la recherche d' un endroit où nous poser une semaine hors grande ville , aussi si vous connaissez de bonnes adresses , de bons plans sur place, n' hésitez pas à nous en faire profiter ....
merci d' avance ..
christian
Hôtel Gran Bahia Principe Sian Ka'an English translation pending
Quelqu'un y est aller avec jaccuzi sur le toit.....est ce qu.on y a acces de la chambre...et un balcon par chambre??? ...ou balcon??
merci de me repondre
Sylvie🙂
merci de me repondre
Sylvie🙂
Compte rendu d'une croisière en Méditerranée sur le Costa Magica English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà rentrés d'une croisière en Méditerranée (Marseille, Savone, Rome, Naples, Palma, Valence, Marseille) sur le Costa Magica et je vais essayer de faire un CR mais ce sera lent car je manque de temps pour le rédiger.
Départ le 10 novembre à 7h du matin de Nemours (77) direction Marseille. Gris, brouillard, bruine jusqu'à Montelimar et enfin le soleil et les couleurs du Sud apparaissent. Nous avons eu une chance incroyable car nous n'avons pas vu un nuage de la semaine sauf à Palma (30 mn de pluie mais avec 23° c'est supportable) et compte tenu de la semaine d'avant et de ce qui tombe en ce moment...
Arrivée à 14h30 au port de Marseille après 1h de pause déjeuner sur l'autoroute. Pour info, les coordonnées GPS correspondant à l’entrée de la porte 4 de la gare maritime sont : N : 43.33994 degrés et E : 5.34756 degrés. Elles sont justes et c'est vraiment simple d'y arriver puis de trouver le parking. Je vous confirme également le prix de 13€ par jour pour le parking, soit 91€ pour 7 jours. Sur le parking, il y a des chariots. Nous mettons notre tonne de bagages dessus et direction l'embarquement à 200m. Compte tenu de l'heure (et surement aussi de la saison), il n'y a personne. Les étiquettes sont déjà sur les bagages. Nous les déposons sur le tapis roulant. Cela va tellement vite que personne ne nous donne de numéro ni ne nous fait remplir le questionnaire de santé. Nous passons à l'étage. Personne non plus au guichet sauf 4 hôtesses Costa. Nous avons l'embarras du choix. On nous demande le questionnaire de santé et comme nous ne l'avons pas rempli, on nous en fournit 2 et les stylos avec. 2mn après nous avons notre carte et toujours pas de numéro. Pas de problème : "vous n'avez pas de numéro, donc vous embarquez tout de suite" ! Le rêve. A 14h50 nous sommes dans notre cabine sur le Costa Magica que nous connaissons déjà pour avoir fait notre 1ère croisière dessus en décembre de l'année dernière. Moralité : partir en cette saison et arriver avant l'heure officielle d'embarquement, c'est cool !
Nous enregistrons nos cartes bancaires sur les points prévus à cet effet (3 au pont 3, faire glisser la carte bancaire comme la carte Costa et ne pas essayer de l'insérer, cela ne passe pas souvent et pour nous jamais) puis nous ressortons faire un tour sur le port où il y a deux autres bateaux de croisière. Puis retour au buffet, un petit verre de blanc et retour à la cabine pour vider les valises qui sont déjà en cabine. Nous sommes au 2ème service, nous avons donc le temps de nous détendre, d'aller profiter des derniers rayons de soleil sur le pont, de suivre le départ du port puis d'aller boire un coktail dans le grand bar où les 2 orchestres qui se relayent sont bons.
A suivre....
Nous voilà rentrés d'une croisière en Méditerranée (Marseille, Savone, Rome, Naples, Palma, Valence, Marseille) sur le Costa Magica et je vais essayer de faire un CR mais ce sera lent car je manque de temps pour le rédiger.
Départ le 10 novembre à 7h du matin de Nemours (77) direction Marseille. Gris, brouillard, bruine jusqu'à Montelimar et enfin le soleil et les couleurs du Sud apparaissent. Nous avons eu une chance incroyable car nous n'avons pas vu un nuage de la semaine sauf à Palma (30 mn de pluie mais avec 23° c'est supportable) et compte tenu de la semaine d'avant et de ce qui tombe en ce moment...
Arrivée à 14h30 au port de Marseille après 1h de pause déjeuner sur l'autoroute. Pour info, les coordonnées GPS correspondant à l’entrée de la porte 4 de la gare maritime sont : N : 43.33994 degrés et E : 5.34756 degrés. Elles sont justes et c'est vraiment simple d'y arriver puis de trouver le parking. Je vous confirme également le prix de 13€ par jour pour le parking, soit 91€ pour 7 jours. Sur le parking, il y a des chariots. Nous mettons notre tonne de bagages dessus et direction l'embarquement à 200m. Compte tenu de l'heure (et surement aussi de la saison), il n'y a personne. Les étiquettes sont déjà sur les bagages. Nous les déposons sur le tapis roulant. Cela va tellement vite que personne ne nous donne de numéro ni ne nous fait remplir le questionnaire de santé. Nous passons à l'étage. Personne non plus au guichet sauf 4 hôtesses Costa. Nous avons l'embarras du choix. On nous demande le questionnaire de santé et comme nous ne l'avons pas rempli, on nous en fournit 2 et les stylos avec. 2mn après nous avons notre carte et toujours pas de numéro. Pas de problème : "vous n'avez pas de numéro, donc vous embarquez tout de suite" ! Le rêve. A 14h50 nous sommes dans notre cabine sur le Costa Magica que nous connaissons déjà pour avoir fait notre 1ère croisière dessus en décembre de l'année dernière. Moralité : partir en cette saison et arriver avant l'heure officielle d'embarquement, c'est cool !
Nous enregistrons nos cartes bancaires sur les points prévus à cet effet (3 au pont 3, faire glisser la carte bancaire comme la carte Costa et ne pas essayer de l'insérer, cela ne passe pas souvent et pour nous jamais) puis nous ressortons faire un tour sur le port où il y a deux autres bateaux de croisière. Puis retour au buffet, un petit verre de blanc et retour à la cabine pour vider les valises qui sont déjà en cabine. Nous sommes au 2ème service, nous avons donc le temps de nous détendre, d'aller profiter des derniers rayons de soleil sur le pont, de suivre le départ du port puis d'aller boire un coktail dans le grand bar où les 2 orchestres qui se relayent sont bons.
A suivre....
En famille au Far West English translation pending
L’itinéraire est très classique, loin des explorations menées ici par certains, mais ce carnet intéressera peut-être ceux qui envisagent la découverte de l’Ouest américain avec des enfants.
Des enfants, dont on a un panel assez large : deux filles de 16 ans et 14 mois, et six garçons de 4, 6, 10, 11, 15 et 18 ans.
Avec des aspirations variées (sans compter les nôtres à nous les parents). On a choisi de tout faire en groupe sans faire un programme petits/ un programme grand ; ce qui a été possible à quelques exceptions près, en contentant tout le monde.
Voyager à dix c’est comme voyager à cinq, en multipliant tout par deux, SAUF pour :
-LA VOITURE. Alors qu’en France il est nécessaire d’avoir le permis transport en commun pour transporter plus de 9 personnes (le même que pour conduire un bus RATP…) aux Etats-Unis, le bonheur ! on peut louer un 12 ou un 15 places pour transporter sa famille avec notre bon vieux permis B Franchement M.Sarkosy si vous me lisez, un petit amendement en ce sens en France ça serait chouette. Nous avons choisi un Ford E 350 douze places : banquette de 4 au fond, puis 3 places, 3 places, et deux places à l’avant ; avec le siège bébé sur la première rangée quasi entre les parents devant, c’était royal.


Le coffre n’est pas très grand en revanche, on a dû utiliser une des places en fourre-tout, bien que n’ayant pas énormément de bagages. En ce qui concerne la banquette quatre places, trois ados y tenaient à l’aise. Quatre auraient été tassés. Un véhicule haut sur roues, au moteur puissant et agréable, en revanche, direction molle et assez pénible à bonne vitesse ou sur les rafales de vent. Loué chez Dollar, 1800 euros pour 25 jours avec conducteurs additionnels et plein d’essence.
-L’avion. C’est bête mais au-delà de 9 (6 pour certaines compagnies) pas de résa ni de simulation possible en ligne. Donc appel téléphonique et frais afférents à prévoir. Et deux dossiers de vol.
-L’hôtel. Non là RAS, on a trouvé partout et sans difficulté des hôtels avec deux chambres de deux queen, nous acceptant à cinq par chambre. Les ados ont géré qui dormait sur l’auto gonflant par un système mystérieux de négociations et de tractations dignes de la société des Nations. La petite a retrouvé chaque soir avec bonheur son lit pop-up d’Eveil et jeux, appréciant visiblement son petit nid.

-LA VOITURE. Alors qu’en France il est nécessaire d’avoir le permis transport en commun pour transporter plus de 9 personnes (le même que pour conduire un bus RATP…) aux Etats-Unis, le bonheur ! on peut louer un 12 ou un 15 places pour transporter sa famille avec notre bon vieux permis B Franchement M.Sarkosy si vous me lisez, un petit amendement en ce sens en France ça serait chouette. Nous avons choisi un Ford E 350 douze places : banquette de 4 au fond, puis 3 places, 3 places, et deux places à l’avant ; avec le siège bébé sur la première rangée quasi entre les parents devant, c’était royal.


Le coffre n’est pas très grand en revanche, on a dû utiliser une des places en fourre-tout, bien que n’ayant pas énormément de bagages. En ce qui concerne la banquette quatre places, trois ados y tenaient à l’aise. Quatre auraient été tassés. Un véhicule haut sur roues, au moteur puissant et agréable, en revanche, direction molle et assez pénible à bonne vitesse ou sur les rafales de vent. Loué chez Dollar, 1800 euros pour 25 jours avec conducteurs additionnels et plein d’essence.
-L’avion. C’est bête mais au-delà de 9 (6 pour certaines compagnies) pas de résa ni de simulation possible en ligne. Donc appel téléphonique et frais afférents à prévoir. Et deux dossiers de vol.
-L’hôtel. Non là RAS, on a trouvé partout et sans difficulté des hôtels avec deux chambres de deux queen, nous acceptant à cinq par chambre. Les ados ont géré qui dormait sur l’auto gonflant par un système mystérieux de négociations et de tractations dignes de la société des Nations. La petite a retrouvé chaque soir avec bonheur son lit pop-up d’Eveil et jeux, appréciant visiblement son petit nid.

Excursions croisière Amsterdam-Longyearbyen-Amsterdam sur Celebrity Constellation English translation pending
Bonjour,
nous partons en famille (mon épouse, moi-même et nos 3 enfants de 3 ans, 6 ans et 8 ans) à bord du Celibrity Constellation du 9 au 21 juillet. L'organisateur est Celebrity Cruises et nous avons réservé par la Boutique des Croisières. Voici les escales : - 09/07 : Embarquement d'Amsterdam (vers 12h ou 16h selon la source) - 11/07 : Bergen de 9h à 19h - 13/07 : Lekness (Lofoten) de 8h à 17h - 15/07 : Longyearbyen de 8h à 19h - 17/07 : Honningsvag (Cap Nord) de 8h à 15h - 19/07 : Alesund de 8h à 16h - 21/07 : Débarquement à Amsterdam (vers 9h selon la « Boutique... » alors que sur le site de Celebrity il est indiqué 5h)
Il s'agit de notre première croisière. Ayant pas mal « navigué » sur le forum, il ressort que les excursions ne sont pas toutes à prendre par Celebrity Cruise. En plus des questions ressortant souvent, nous avons la « problématique » des enfants. Nous voulons panacher : faire la majorité des escales en familles et 1 ou 2 en couple (à bord, il y a une garderie qui peut prendre en charge nos enfants).
Le « décor » étant planté, voici donc les principales des nombreuses questions que nous nous posons : Le prestataire nous rapporte que Celebrity Cruise conseille vivement de réserver via Internet avant de partir (plutot qu'attendre d'être à bord). Je fais donc appel aux expériences des membres de ce forum pour nous aider dans nos préparatifs.
- Amsterdam : Ne voulant pas débourser plus des sommes folles (souvent cela revient à plus de 200 E par nuit pour nous 5), nous essayons de réserver en camping (chalet). En effet, nous aurions voulu profiter du déplacement pour visiter Amsterdam et ses environs. Il y a aussi la problématique du stationnement pendant 12~15 jours. Ce qui semble le « mieux » est de trouver un hébergement en périphérie d'Amsterdam et de laisser la voiture là-bas. Avez-vous des suggestions (que ce soit pour l'hébergement ou le parking) ?
- Escales : Nous avons trouvés quelques tuyaux utiles. Il y a notamment de Moonshield qui préconise par exemple (dans un de ses messages) pour : - Honningsvag : les colonies d'oiseaux de Gjesvaer plutôt que le Cap Nord (vu que nous montons encore plus haut et que nous ne sommes pas attachés au symbol), mais comment se fait cette excursion ? Il y a aussi le bar de glace : peut-on réserver à part ou vaut-il mieux passer par Celebrity Cruise. - Bergen : la forteresse et le vieux quartier. S’il fait beau, nous prendrons le funiculaire sur le mont Fløien afin d’y apprécier le splendide point de vue sur la ville et la mer.
Il est dommage que certains liens ne fonctionnent plus.
Par contre, peut-on planifier une excursion depuis Lognyearbyen afin de profiter au maximum. Il semble difficile de faire quelque chose sur une journée, mais je m'en voudrais de passer à côté de quelque-chose de faisable.
Nous nous posons toutes ces questions car il ressort des différents commentaires que les excursions « Celebrity » sont beaucoup plus chères que si l'on s'organise « seul ». Nous ne voulons toutefois pas partir en galère...
Nous voulons profiter au mieux de chaque moment et donc de chaque escale, mais avons de la peine à juger de la pertinence des propositions "Celebrity" qui sont en plus en Anglais (nous comprenons en gros mais pas tous les détails). Vos suggestions et expériences sont les bienvenues pour tout (excursions, à bord du Celibrity Constellation, la garderie pour les enfants). Enfin, nous avons les repas mais pas la boisson (apparemment classique). Cela signifie que si nous voulons du vin, c'est toujours en supplément ? Il semble que chaque croisiériste ait un compte et règle le tout à la fin. Est-ce bien cela et y-a-t-il un point ou faire particulièrement attention ?
Je m'arrête la car je multiplie les question et brouille tout. Merci encore pour ce forum très enrichissant
nous partons en famille (mon épouse, moi-même et nos 3 enfants de 3 ans, 6 ans et 8 ans) à bord du Celibrity Constellation du 9 au 21 juillet. L'organisateur est Celebrity Cruises et nous avons réservé par la Boutique des Croisières. Voici les escales : - 09/07 : Embarquement d'Amsterdam (vers 12h ou 16h selon la source) - 11/07 : Bergen de 9h à 19h - 13/07 : Lekness (Lofoten) de 8h à 17h - 15/07 : Longyearbyen de 8h à 19h - 17/07 : Honningsvag (Cap Nord) de 8h à 15h - 19/07 : Alesund de 8h à 16h - 21/07 : Débarquement à Amsterdam (vers 9h selon la « Boutique... » alors que sur le site de Celebrity il est indiqué 5h)
Il s'agit de notre première croisière. Ayant pas mal « navigué » sur le forum, il ressort que les excursions ne sont pas toutes à prendre par Celebrity Cruise. En plus des questions ressortant souvent, nous avons la « problématique » des enfants. Nous voulons panacher : faire la majorité des escales en familles et 1 ou 2 en couple (à bord, il y a une garderie qui peut prendre en charge nos enfants).
Le « décor » étant planté, voici donc les principales des nombreuses questions que nous nous posons : Le prestataire nous rapporte que Celebrity Cruise conseille vivement de réserver via Internet avant de partir (plutot qu'attendre d'être à bord). Je fais donc appel aux expériences des membres de ce forum pour nous aider dans nos préparatifs.
- Amsterdam : Ne voulant pas débourser plus des sommes folles (souvent cela revient à plus de 200 E par nuit pour nous 5), nous essayons de réserver en camping (chalet). En effet, nous aurions voulu profiter du déplacement pour visiter Amsterdam et ses environs. Il y a aussi la problématique du stationnement pendant 12~15 jours. Ce qui semble le « mieux » est de trouver un hébergement en périphérie d'Amsterdam et de laisser la voiture là-bas. Avez-vous des suggestions (que ce soit pour l'hébergement ou le parking) ?
- Escales : Nous avons trouvés quelques tuyaux utiles. Il y a notamment de Moonshield qui préconise par exemple (dans un de ses messages) pour : - Honningsvag : les colonies d'oiseaux de Gjesvaer plutôt que le Cap Nord (vu que nous montons encore plus haut et que nous ne sommes pas attachés au symbol), mais comment se fait cette excursion ? Il y a aussi le bar de glace : peut-on réserver à part ou vaut-il mieux passer par Celebrity Cruise. - Bergen : la forteresse et le vieux quartier. S’il fait beau, nous prendrons le funiculaire sur le mont Fløien afin d’y apprécier le splendide point de vue sur la ville et la mer.
Il est dommage que certains liens ne fonctionnent plus.
Par contre, peut-on planifier une excursion depuis Lognyearbyen afin de profiter au maximum. Il semble difficile de faire quelque chose sur une journée, mais je m'en voudrais de passer à côté de quelque-chose de faisable.
Nous nous posons toutes ces questions car il ressort des différents commentaires que les excursions « Celebrity » sont beaucoup plus chères que si l'on s'organise « seul ». Nous ne voulons toutefois pas partir en galère...
Nous voulons profiter au mieux de chaque moment et donc de chaque escale, mais avons de la peine à juger de la pertinence des propositions "Celebrity" qui sont en plus en Anglais (nous comprenons en gros mais pas tous les détails). Vos suggestions et expériences sont les bienvenues pour tout (excursions, à bord du Celibrity Constellation, la garderie pour les enfants). Enfin, nous avons les repas mais pas la boisson (apparemment classique). Cela signifie que si nous voulons du vin, c'est toujours en supplément ? Il semble que chaque croisiériste ait un compte et règle le tout à la fin. Est-ce bien cela et y-a-t-il un point ou faire particulièrement attention ?
Je m'arrête la car je multiplie les question et brouille tout. Merci encore pour ce forum très enrichissant
Voyage en car 5 jours aux Pays-Bas English translation pending
Nous avons gagné ce voyage en car Marti à un concours organisé par la Coop (valeur du gain = 2'000 frs pour 2 personnes), sinon nous ne l'aurions pas fait.
Nous connaissons déjà tous les lieux à visiter, sauf la bourse aux fleurs et le parc du Keukenhof. Pour ceux qui ne connaissent pas Amsterdam et Rotterdam, ils ne vont pas en voir grand chose...
Nous ne sommes pas du tout habitués ni fans de ce genre de voyages organisés "en troupeaux"...
Quelques sources d'étonnement :
Le chauffeur paraît assez âgé, mais est très dynamique. Il ne parle au micro qu'en suisse allemand mais sait le français. En cas de doute, nous lui demandions en français, notamment pour l'heure exacte de retour au car.
Nous pensions qu'il y aurait un guide à côté du chauffeur, non, il était seul pour tout faire, conduire, parler dans le micro, distribuer des tickets, vendre des bouteilles, sortir les valises du car... Nous, nous préférons qu'il n'y ait pas de guide, mais je pense que ce n'était peut-être pas forcément bien indiqué à ceux qui ont acheté ce voyage. Il nous arrangeait qu'on nous pose à un endroit et qu'on nous dise de revenir à telle heure au bus. Mais peut-être est-ce dérangeant pour d'autres personnes du car plus âgées qui auraient souhaité être accompagnées ?
Le GPS du car est placé beaucoup trop loin à droite du chauffeur, l'obligeant à faire de la gymnastique pour le lire et en plus, le soleil complique la lecture...
Les sièges sont très confortables, avec un grand espace devant pour bouger les pieds, une table pour poser une bouteille (avec une forme prévue à cet effet), un espace au dessus des passagers pour les sacs à dos, vestes, etc. La vue, en tout cas des 2 premiers sièges à gauche ou à droite est panoramique car le pare-brise est très très grand. Le couloir est un petit peu étroit, les WC au centre du car très pratiques. La ceinture de sécurité confortable et pas gênante du tout.
Le chauffeur a sur sa droite un frigo avec quelques petites bouteilles d'eau, coca, etc. Les passagers en voulant viennent se servir dans le frigo et paient au chauffeur (apparemment, si j'ai bien vu 1.50 frs par bouteille), à nouveau parfois pendant qu'il conduit...
Les 40 personnes du car sont assez calmes, il y a très peu de bruit dans ce car bien insonorisé. Très peu sont bilingues, donc peu nous adresserons la parole en français (ou en allemand), ce qui nous arrange en fait...
Pour info, train aller retour Genève-Berne 156 frs sans abonnement demi-tarif et 78 frs avec (compris dans le montant gagné en ce qui nous concerne).
Samedi 16 avril :
Départ en train pour Berne à 7 h 45. Dans le train Intercity à 2 étages, il y a un vélo attaché par chaîne et cadenas à l'entrée d'un wagon. Je précise ceci pour montrer qu'on peut y mettre un vélo.
Arrivée à Berne, à 9 h 25, changement de train pour la gare de Berne-Wankdorf, arrivée à 9 h 45. Une place spéciale dans le wagon où nous sommes semble être dévolue aux vélos (disons à vue d'oeil, une dizaine de vélos).
Nous allons repérer où part le car demain matin, en fait sur une toute petite place à l'arrière de la gare, accessible par une passerelle et ascenseur.
Nous partons à pied pour l'hôtel réservé vers 9 h 55. En longeant le stade du Wankdorf. Nous arrivons à 10 h 15 à l'hôtel Ibis, place Guisan (il y a Novotel, Ibis et Etap Hôtel dans le même bâtiment, avec une entrée générale pour le parking et des entrées différentes dans le bâtiment selon l'hôtel, en face de la grande roue du BEA). Il a été réservé il y a longtemps, le week-end, fr. 109.--, donc nous payons fr. 114.60 avec les taxes de séjour locales, sans petits déjeuners. Nous avons la chambre 809 où nous allons poser directement nos affaires. On peut rejoindre ces 3 hôtels avec le tram 9 allant de la place Guisan à la gare centrale de Berne (1 ticket de bus/tram = 4 frs par trajet).
Wifi gratuit dans l'entrée de l'hôtel, idem pour Etap Hôtel.
Départ vers 10 h 45 à pied pour la vieille ville. Nous descendons voir la nouvelle fosse aux ours, étrange, il n'y a que 3 ours, ... puis balade dans la vieille ville, repas à 12 h au restaurant brasserie Anker, Kornhausplatz pour y manger des roesti avec cipolata. + 2 dl vin rouge + 1 coca light + 2 cafés = frs 67.20. Excellent et beaucoup de choix dans ce restaurant relativement bon marché pour Berne.
Nous poursuivons le périple en direction de la gare, il y a d'ailleurs peu après un restaurant Migros dans la rue centrale (utile à savoir pour les petites bourses, uniquement à midi, pas le dimanche).
Nous allons ensuite voir la cathédrale, clocher en travaux, on peut y monter (5 frs), on peut y louer un audio-guide en français (5 frs), nous repassons voir le Palais fédéral, continuons la balade dans les rues avec magasins et antiquaires, 2 coca-light dans un Mcdo = 7 frs.
La plupart des magasins ferment à 17 h ce jour samedi, quelques-uns à 16 h et très peu sont fermés toute la journée. La plupart des magasins sont fermés le dimanche.
Puis, nous rentrons à l'hôtel à pied par un autre pont et la Viktoriaplatz. Nous y arrivons à 18 h.
Nous allons manger une glace 3 boules et boire 1 coca light au bar du Novotel, 15.60 fr.
Quelqu'un renverse un gros pot de fleur au bar, ceci provoque toute une histoire et l'arrivée de la police pour le constat. Quel cirque pour un pot de fleurs... !
Dimanche 17 avril :
Debout à 5 h 45, nous descendons ensuite prendre 2 cafés au bar de l'hôtel 7,60 frs.
Départ à pied à 6 h 35 pour aller rejoindre le car Marti derrière la gare du Wankdorf, nous arrivons vers 7 h, il y a 5 cars... nous trouvons le nôtre et partons à 7 h 10 pour aller à un restoroute à Pratteln récupérer d'autres clients et le chauffeur qui nous accompagnera tout le voyage. Arrivée là-bas à 8 h 10. Départ à 9 h 40. Chacun fait ce qu'il veut pendant ce laps de temps.
1 WC = fr. 1.-- ce qui génère un bon d'achat d'un franc à utiliser dans les commerces. Nous achetons un emballage de biscuits à 1 fr....
Ensuite, nous nous arrêtons encore à l'arrière de la gare de Bâle pour prendre les 7 dernières personnes.
A 9 h 10, nous partons enfin au complet.
A 12 h 50, nous nous arrêtons dans un self service d'autoroute en Allemagne, 1 h pour manger, chacun fait comme il veut.
1 assiette porc/légumes, 1 spaghetti bolognaise, 1 salade, 1 pain, 1 coca light, 2 décis de vin local en bouteille, 2 cafés = 39,39 euros
Là aussi, un passage aux toilettes à 0.70 euro engendre un ticket d'achat à 0.50 euro que nous remettrons en payant la facture du restaurant self service.
Nous repartons à 13 h 50 et roulons jusqu'à 16 h 20, arrêt au restoroute self service AC à Sevenum aux Pays-Bas pour 30 min. Chacun fait ce qu'il veut. Nous achetons 2 glaces Magnum que nous mangeons à l'extérieur, 4.20 euros.
Nous repartons à 17 h 05 pour arriver enfin à l'hôtel à Zandvort à 19 h 30. C'est vraiment beaucoup de route ce jour... Je suis plus fatiguée que si c'était moi qui conduisait. Le bus ne dépasse pas le 100 km/h (apparemment, c'est la loi) et moi qui ai l'habitude de beaucoup rouler à travers l'Europe, cela me tue de ne rien faire que de regarder le chauffeur... !
Chambre 227, très grande, mais, pour un 4 étoiles, pas de chaînes TV en français, le personnel parle un peu allemand, bien anglais et pas français. Le Wifi est payant dans les chambres et gratuit 30 min. dans le hall au rez, mais très lent à se charger, avec un code à demander à la réception. Cet hôtel est plutôt un 3 étoiles à mes yeux. L'hôtel est mentionné comme non fumeur, mais la chambre où nous nous trouvons et en tout cas celles du couloir adjacent sont fumeurs. Il y a un cendrier et allumettes dans notre chambre. Aucune odeur dans la chambre, mais dans le couloir oui. La salle de bain est équipée d'une douche avec rideau alors qu'il y aurait largement la place pour une baignoire/douche avec portes en verre..., pas de sèche-cheveux. Les éclats du lavabo blanc sont réparés à la peinture blanche... Il y a un coffre fort dans l'armoire, assez grand pour mon PC portable 10.1, plus des clefs, documents, porte-monnaie, etc. Il y a une cafetière dans la chambre et un mini-bar vide...
L'hôtel est juste en face du circuit automobile de Zandvort, paraît-il plus utilisé depuis l'an 2000. Dès la nuit tombée, certains semblent penser que la rue le long de la plage et le giratoire devant l'hôtel font partie intégrantes du circuit... !
Nous redescendons comme indiqué vers 20 h 30 pour un buffet. Choix de salades et de desserts, il y a là env. 3 cars, c'est assez simple et fonctionnel. 2 coca-light = 5 euros.
Puis, nous sortons faire un bref tour vers la plage.
Lundi 18 avril :
Petit déjeuner à 6 h 30, départ du bus à 7 h 45.
8 h 45, arrivée à la bourse aux fleurs d'Aalsmeer (Flora Holland), avec des tas d'autres bus, nous entrons et devons faire un tour au dessus du marché aux fleurs sur une passerelle (800 mètres aller et 800 mètres retour), au passage, nous voyons les courtiers derrière leurs ordinateurs passant les ordres d'achat, les manipulations des fleurs sur chariot, etc.
Le prix d'entrée est de 5 euros par personne (4 euros pour les groupes), nous ne payons pas car déjà inclus dans notre voyage.
La bourse ferme à 11 h, d'où le rush des touristes...
Départ du bus : 10 h 10
11 h 05, arrivée à Amsterdam devant les canaux, dans la grande rue devant la gare. Nous montons tout de suite dans le bateau faisant le tour des canaux, là aussi, rien payé déjà inclus dans notre voyage, mais prix affiché 8.50 euros par personne.
12 h 15, retour, nous avons quartier libre jusqu'à 13 h 30. Nous faisons un petit tour à pied dans les rues arrière et mangeons 2 menus Big Mac (= 12.50 euros en tout). Dans le McDo, WC payant 50 ct d'euro, visiblement très surveillés dans le quartier...
13 h 30, départ pour Volendam. Avant l'entrée de Volendam, à 14 h, nous nous arrêtons pour 30 min. dans une fromagerie / fabrique de soccolis... Henri Willig. Visite magasin avec fromages Gouda, etc. et magasin avec soccolis. Aucun intérêt en ce qui nous concerne, nous jetons un oeil 5 min. et restons au soleil dans la cour. WC gratuits dans la cour.
14 h 30, départ pour Volendam, arrêt à l'entrée du village vers 14 h 45, nous avons quartier libre jusqu'à 16 h. Petit tour dans ce ravissant village de pêcheurs. 2 x 2 boules glace kiwi = 4 euros et 2 cafés, 3.90 euros.
16 h, départ, arrivée à l'hôtel à 17 h 30. Le repas est prévu à 19 h.
Buffet salades, à choix 1 poisson, 1 viande, patates ou riz, buffet desserts. 2 cocas light = 5 euros.
Départ à pied de l'hôtel pour le centre ville à 20 h. La gare est à 15-20 min. à pied de l'hôtel. Nous regardons pour demain soir pour aller éventuellement à Harlem. Apparemment, 4 euros aller retour par personne, préparer de la monnaie en pièces pour l'automate, les guichets étant fermés le soir... et plusieurs machines ayant le logo "billets" ou "carte de crédit" biffés, il vaut mieux avoir des pièces de monnaie...
La plage est belle, les immeubles entre notre hôtel et le centre ville horribles à mes yeux. Quelques jolies maisons en centre ville... 2 cafés = 3.90 euros. A Zandvoort, mais ailleurs aussi, énormément d'appartements à vendre...
Puis, nous allons voir le casino. Entrée payante, 5 euros par personne. Les machines à sous et les tables de jeux sont dans le même local. Peu de machines à rouleaux, beaucoup de machines électroniques avec écran. Nous partons assez rapidement après avoir gagné 100 euros... et rentrons à pied par la rue arrière.
Arrivée à l'hôtel à 22 h.
Mardi 19 avril :
Petit déjeuner à 6 h 30.
Départ du bus à 8 h pour le parc du Keukenhof, le chauffeur nous ayant remis les billets d'entrée (pour info 14.50 euros, le parking voiture coûte 6 euros). Arrivée vers 8 h 45, il y a 10 bus déjà. Le chauffeur dit que certains dimanches ou à Pâques, il y a parfois 500 bus... Nous avons quartier libre jusqu'à 11 h. pour nous promener dans le parc. Vers 11 h, il y a déjà env. 40 bus...
On peut accéder au parc en bus, no 54, depuis la gare de Leyde (Leiden) ou directement depuis l'aéroport Shiphol d'Amsterdam avec le bus no 58.
Il y a des WC gratuits avant l'entrée et de nombreux autres après l'entrée et dans le parc.
Avant l'entrée, il y a des casiers de consignes pour les gens qui arriveraient avec leur valise directement de l'aéroport.
Les massifs de tulipes et autres fleurs sont splendides, + 2 serres à visiter + un moulin dans lequel on peut monter pour voir les champs de tulipes environnant le parc. Nous en avions déjà vu quelques-uns en arrivant avec le bus. Près du moulin, possibilité de promenade en bateau dans les canaux au milieu des champs de tulipes (7.50 euros).
A 11 h 05, nous repartons avec le bus pour Scheveningen.
En route, nous nous arrêtons 10 min. pour photos devant le Tribunal international de La Haye (Den Haag).
Arrivée à 12 h 15. Nous pouvons aller sur le quai manger où nous le voulons et devons revenir au bus à 13 h 30. Donc, nous nous installons pas trop loin du bus dans un kebab, 1 poisson avec patates légumes, 1 mixed grill avec patates légumes, 2 coca = 28 euros.
Départ du bus à 13 h 30 pour Rotterdam. Arrivée au port vers 14 h 40 pour un tour en bateau de 75 min. (prix = 8.50 euros, voir www.spido.nl). Ca ne nous intéresse pas car déjà fait, donc nous allons nous promener en attendant.
2 cafés = 3.80 euros.
Départ du bus à 16 h 10. Enormément de circulation... Nous arrivons à Zandvoort à 18 h 10. Le repas du soir est à 18 h 45 car l'hôtel attend plusieurs groupes ce soir... Salades à choix, poisson ou poulet, légumes, pâtes, patates, desserts à choix. 2 cocas light = 5 euros.
Rangement des valises, etc. car demain nous déménageons pour aller passer la dernière nuit à Bruxelles, dans un autre NH Hôtel près de la Grand Place.
Mercredi 20 avril :
Petit déjeuner à 6 h 30
Rendez-vous au bus à 7 h 45 avec les valises.
Départ du bus à 8 h.
Route des polders.
10 h 45, arrêt au parc du Delta pour 30 min. Café, biscuits dans le bus. Petit tour à pied autour.
11 h 15, départ pour Middelburg, arrivée à 12 h 15, départ à 13 h 45. Petit tour dans la ville, repas simple où l'on veut. Nous nous arrêtons chez Delifrance. 1 salade niçoise, 1 salade tomate/mozarella, 1 coca light, 1 verre vin, 1 sandwich tomate/mozarella, total 23.65 euros. Pendant la promenade en ville, 2 cafés sur une place = 3.40 euros.
14 h 00, départ pour Bruxelles où nous arrivons vers 15 h 30. Le chauffeur nous fait faire un tour en bus, arrêt 10 min. vers l'Atomium pour photos, passage devant château de Laeken, arrêt 10 min sur la place avec monument des 50 ans d'indépendance de la Belgique, puis passage vers le palais royal.
Vers 16 h 30, arrivée à l'hôtel NH Grand Place. Installation dans les chambres. Nous arrivons dans la nôtre, elle n'est pas faite... idem pour un autre couple du car, nous redescendons, on nous attribue à chacun une autre chambre avec des excuses du bout des lèvres... Donc, finalement, chambre 303, chambre fumeur, beaucoup plus petite qu'à Zandvoort, la rue devant en pente peut s'avérer bruyante par moment...
Salle de bains avec baignoire/douche et protection en verre. Etrange verre fumé entre la salle de bains et la chambre, un sèche-cheveux, un mini-bar rempli, un coffre-fort plus profond que le précédent.
Wifi gratuit dans le hall en bas, sinon payant.
Nous ressortons faire un tour au centre ville. 2 cocas light dans la rue du Midi = 3 euros
Repas devant le théâtre de la Bourse, au café de l'Opéra. 1 coca light, 2 décilitres vin ouvert, 2 steack de boeuf, 2 expressos, total 52.40 euros.
Nous retournons voir la Grand Place éclairée dès 21 h. Grosse déception, peu d'éclairage, plusieurs spots semblent ne pas fonctionner. Nous rentrons à l'hôtel vers 22 h.
Jeudi 21 avril :
Petit déjeuner buffet à 6 h 30, un peu plus de choix qu'à Zandvoort.
Nous mettons nos valises dans le bus à 7 h 10 et partons visiter à pied la cathédrale toute proche qui est ouverte en tout cas déjà à 7 h 15. L'extérieur me plaît davantage que l'intérieur. Quelques autels en bois sculpté. Nous aurions pu descendre à la crypte (1 euro), mais pas sûrs à cette heure-là, nous n'avons pas essayé. Plus tard, il y a des visites du trésor de la cathédrale aussi (1 euro).
Nous redescendons au bus qui part à 7 h 45.
Nous nous arrêtons à Bastogne sur la place centrale à 9 h 45 jusqu'à 10 h 30. 1 café + 1 coca sur la place au soleil = 3.50 euros
Nous faisons un petit tour pour voir les jambons fumés, spécialités locales, dans les diverses boucheries. Celle sur la place, face au bus, ayant paraît-il décidé de faire un rabais de 10 % aux personnes du car... Toute cette cochonnaille fumée ne nous attire pas vraiment, d'autres personnes achètent des jambons sous vide... Il y a aussi plusieurs pâtisseries dans le secteur, avec gâteaux de riz locaux et autres...
10 h 30, nous repartons.
Nous continuons sur la N4 et traversons notamment Martelange, un côté du village est au Luxembourg, l'autre en Belgique. Donc, sur le côté gauche, plusieurs stations service vendant de l'essence au prix luxembourgeois (1.35 euro le litre de super sans plomb, alors qu'en Belgique et en Hollande, il est vendu environ 1.65 euro... + semble-t-il également de l'alcool et des cigarettes moins chers qu'en Belgique)...
Nous reprenons ensuite l'autoroute en direction de Strasbourg et mangeons dans un restoroute Flunch à Longeville sur l'autoroute même. Arrivée 12 h 10 et départ 13 h 30.
Dans ce Flunch, on prend son plat chaud avant de passer la caisse contrairement aux autres Flunch français que je connais.
1 filet de lieu, 1 pièce du boucher, 1 Pepsi light, 2.5 décilitres de vin d'Oc = 21.20 euros.
On peut manger à l'ombre sur une terrasse à l'arrière très agréable.
Il y a aussi un magasin de journaux, 1 magasin général (nourriture et objets divers) + WC + station service essence bien sûr.
L'autoroute devient payante dès après ce restoroute, le chauffeur passe rapidement les péages grâce au télépéage.
Départ du bus : 13 h 30. Nous nous arrêtons 5 min. à la gare de Bâle vers 16 h 15 pour déposer 6 personnes, puis au restoroute à Pratteln de 16 h 35 à 17 h 25 pour déposer quelques personnes.
2 glaces Magnum = 6 frs.
Départ à 17 h 25, arrivée gare Wankdorf à Berne à 18 h 25.
Selon le chauffeur, nous avons fait en tout, de Berne à Berne, 2'350 km.
Train pour Berne centre à 18 h 35. 5 min. de train pour arriver.
Ensuite, à pied, via Lorrainebrücke jusqu'à la Pension Marthaler où j'avais réservé une chambre depuis longtemps.
110 frs. pour les deux, avec taxes locales et petit déjeuner, internet wifi gratuit dans tout le bâtiment (demander un code à la réception). Petit déjeuner de 7 h à 11 h.
Chambre 404, WC et douche sur l'étage, lavabo dans la chambre. 5 étages, 9 chambres par étage, 2 WC et 2 douches par étage. Rénové, extrêmement propre, chambres non fumeur, avec ou sans balcon selon le cas, la nôtre n'en a pas. Elle donne sur la cour, mais d'autres donnent sur la rue.
Il y a une cuisine utilisable par tout le monde et on peut louer des vélos.
Il y a 4 ou 5 places de parking sur réservation dans la cour.
Le quartier est très calme, l'hôtel est dans une impasse.
On peut y accéder depuis la gare avec le bus no 20 (4 frs le ticket).
Nous repartons à pied manger au restaurant Anker où nous avions déjà mangé à l'aller. 2 pizzas, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 59 frs.
Retour à l'hôtel à 21 h 30.
Vendredi 22 avril :
Petit déjeuner à 7 h 10. Un bon choix de pains, confitures, charcuteries, fromages, etc.
Nous partons ensuite à la gare à pied. Nous y arrivons à 8 h 10.
Train de 8 h 34 direct pour Genève où nous arrivons à 10 h 15.
Nous connaissons déjà tous les lieux à visiter, sauf la bourse aux fleurs et le parc du Keukenhof. Pour ceux qui ne connaissent pas Amsterdam et Rotterdam, ils ne vont pas en voir grand chose...
Nous ne sommes pas du tout habitués ni fans de ce genre de voyages organisés "en troupeaux"...
Quelques sources d'étonnement :
Le chauffeur paraît assez âgé, mais est très dynamique. Il ne parle au micro qu'en suisse allemand mais sait le français. En cas de doute, nous lui demandions en français, notamment pour l'heure exacte de retour au car.
Nous pensions qu'il y aurait un guide à côté du chauffeur, non, il était seul pour tout faire, conduire, parler dans le micro, distribuer des tickets, vendre des bouteilles, sortir les valises du car... Nous, nous préférons qu'il n'y ait pas de guide, mais je pense que ce n'était peut-être pas forcément bien indiqué à ceux qui ont acheté ce voyage. Il nous arrangeait qu'on nous pose à un endroit et qu'on nous dise de revenir à telle heure au bus. Mais peut-être est-ce dérangeant pour d'autres personnes du car plus âgées qui auraient souhaité être accompagnées ?
Le GPS du car est placé beaucoup trop loin à droite du chauffeur, l'obligeant à faire de la gymnastique pour le lire et en plus, le soleil complique la lecture...
Les sièges sont très confortables, avec un grand espace devant pour bouger les pieds, une table pour poser une bouteille (avec une forme prévue à cet effet), un espace au dessus des passagers pour les sacs à dos, vestes, etc. La vue, en tout cas des 2 premiers sièges à gauche ou à droite est panoramique car le pare-brise est très très grand. Le couloir est un petit peu étroit, les WC au centre du car très pratiques. La ceinture de sécurité confortable et pas gênante du tout.
Le chauffeur a sur sa droite un frigo avec quelques petites bouteilles d'eau, coca, etc. Les passagers en voulant viennent se servir dans le frigo et paient au chauffeur (apparemment, si j'ai bien vu 1.50 frs par bouteille), à nouveau parfois pendant qu'il conduit...
Les 40 personnes du car sont assez calmes, il y a très peu de bruit dans ce car bien insonorisé. Très peu sont bilingues, donc peu nous adresserons la parole en français (ou en allemand), ce qui nous arrange en fait...
Pour info, train aller retour Genève-Berne 156 frs sans abonnement demi-tarif et 78 frs avec (compris dans le montant gagné en ce qui nous concerne).
Samedi 16 avril :
Départ en train pour Berne à 7 h 45. Dans le train Intercity à 2 étages, il y a un vélo attaché par chaîne et cadenas à l'entrée d'un wagon. Je précise ceci pour montrer qu'on peut y mettre un vélo.
Arrivée à Berne, à 9 h 25, changement de train pour la gare de Berne-Wankdorf, arrivée à 9 h 45. Une place spéciale dans le wagon où nous sommes semble être dévolue aux vélos (disons à vue d'oeil, une dizaine de vélos).
Nous allons repérer où part le car demain matin, en fait sur une toute petite place à l'arrière de la gare, accessible par une passerelle et ascenseur.
Nous partons à pied pour l'hôtel réservé vers 9 h 55. En longeant le stade du Wankdorf. Nous arrivons à 10 h 15 à l'hôtel Ibis, place Guisan (il y a Novotel, Ibis et Etap Hôtel dans le même bâtiment, avec une entrée générale pour le parking et des entrées différentes dans le bâtiment selon l'hôtel, en face de la grande roue du BEA). Il a été réservé il y a longtemps, le week-end, fr. 109.--, donc nous payons fr. 114.60 avec les taxes de séjour locales, sans petits déjeuners. Nous avons la chambre 809 où nous allons poser directement nos affaires. On peut rejoindre ces 3 hôtels avec le tram 9 allant de la place Guisan à la gare centrale de Berne (1 ticket de bus/tram = 4 frs par trajet).
Wifi gratuit dans l'entrée de l'hôtel, idem pour Etap Hôtel.
Départ vers 10 h 45 à pied pour la vieille ville. Nous descendons voir la nouvelle fosse aux ours, étrange, il n'y a que 3 ours, ... puis balade dans la vieille ville, repas à 12 h au restaurant brasserie Anker, Kornhausplatz pour y manger des roesti avec cipolata. + 2 dl vin rouge + 1 coca light + 2 cafés = frs 67.20. Excellent et beaucoup de choix dans ce restaurant relativement bon marché pour Berne.
Nous poursuivons le périple en direction de la gare, il y a d'ailleurs peu après un restaurant Migros dans la rue centrale (utile à savoir pour les petites bourses, uniquement à midi, pas le dimanche).
Nous allons ensuite voir la cathédrale, clocher en travaux, on peut y monter (5 frs), on peut y louer un audio-guide en français (5 frs), nous repassons voir le Palais fédéral, continuons la balade dans les rues avec magasins et antiquaires, 2 coca-light dans un Mcdo = 7 frs.
La plupart des magasins ferment à 17 h ce jour samedi, quelques-uns à 16 h et très peu sont fermés toute la journée. La plupart des magasins sont fermés le dimanche.
Puis, nous rentrons à l'hôtel à pied par un autre pont et la Viktoriaplatz. Nous y arrivons à 18 h.
Nous allons manger une glace 3 boules et boire 1 coca light au bar du Novotel, 15.60 fr.
Quelqu'un renverse un gros pot de fleur au bar, ceci provoque toute une histoire et l'arrivée de la police pour le constat. Quel cirque pour un pot de fleurs... !
Dimanche 17 avril :
Debout à 5 h 45, nous descendons ensuite prendre 2 cafés au bar de l'hôtel 7,60 frs.
Départ à pied à 6 h 35 pour aller rejoindre le car Marti derrière la gare du Wankdorf, nous arrivons vers 7 h, il y a 5 cars... nous trouvons le nôtre et partons à 7 h 10 pour aller à un restoroute à Pratteln récupérer d'autres clients et le chauffeur qui nous accompagnera tout le voyage. Arrivée là-bas à 8 h 10. Départ à 9 h 40. Chacun fait ce qu'il veut pendant ce laps de temps.
1 WC = fr. 1.-- ce qui génère un bon d'achat d'un franc à utiliser dans les commerces. Nous achetons un emballage de biscuits à 1 fr....
Ensuite, nous nous arrêtons encore à l'arrière de la gare de Bâle pour prendre les 7 dernières personnes.
A 9 h 10, nous partons enfin au complet.
A 12 h 50, nous nous arrêtons dans un self service d'autoroute en Allemagne, 1 h pour manger, chacun fait comme il veut.
1 assiette porc/légumes, 1 spaghetti bolognaise, 1 salade, 1 pain, 1 coca light, 2 décis de vin local en bouteille, 2 cafés = 39,39 euros
Là aussi, un passage aux toilettes à 0.70 euro engendre un ticket d'achat à 0.50 euro que nous remettrons en payant la facture du restaurant self service.
Nous repartons à 13 h 50 et roulons jusqu'à 16 h 20, arrêt au restoroute self service AC à Sevenum aux Pays-Bas pour 30 min. Chacun fait ce qu'il veut. Nous achetons 2 glaces Magnum que nous mangeons à l'extérieur, 4.20 euros.
Nous repartons à 17 h 05 pour arriver enfin à l'hôtel à Zandvort à 19 h 30. C'est vraiment beaucoup de route ce jour... Je suis plus fatiguée que si c'était moi qui conduisait. Le bus ne dépasse pas le 100 km/h (apparemment, c'est la loi) et moi qui ai l'habitude de beaucoup rouler à travers l'Europe, cela me tue de ne rien faire que de regarder le chauffeur... !
Chambre 227, très grande, mais, pour un 4 étoiles, pas de chaînes TV en français, le personnel parle un peu allemand, bien anglais et pas français. Le Wifi est payant dans les chambres et gratuit 30 min. dans le hall au rez, mais très lent à se charger, avec un code à demander à la réception. Cet hôtel est plutôt un 3 étoiles à mes yeux. L'hôtel est mentionné comme non fumeur, mais la chambre où nous nous trouvons et en tout cas celles du couloir adjacent sont fumeurs. Il y a un cendrier et allumettes dans notre chambre. Aucune odeur dans la chambre, mais dans le couloir oui. La salle de bain est équipée d'une douche avec rideau alors qu'il y aurait largement la place pour une baignoire/douche avec portes en verre..., pas de sèche-cheveux. Les éclats du lavabo blanc sont réparés à la peinture blanche... Il y a un coffre fort dans l'armoire, assez grand pour mon PC portable 10.1, plus des clefs, documents, porte-monnaie, etc. Il y a une cafetière dans la chambre et un mini-bar vide...
L'hôtel est juste en face du circuit automobile de Zandvort, paraît-il plus utilisé depuis l'an 2000. Dès la nuit tombée, certains semblent penser que la rue le long de la plage et le giratoire devant l'hôtel font partie intégrantes du circuit... !
Nous redescendons comme indiqué vers 20 h 30 pour un buffet. Choix de salades et de desserts, il y a là env. 3 cars, c'est assez simple et fonctionnel. 2 coca-light = 5 euros.
Puis, nous sortons faire un bref tour vers la plage.
Lundi 18 avril :
Petit déjeuner à 6 h 30, départ du bus à 7 h 45.
8 h 45, arrivée à la bourse aux fleurs d'Aalsmeer (Flora Holland), avec des tas d'autres bus, nous entrons et devons faire un tour au dessus du marché aux fleurs sur une passerelle (800 mètres aller et 800 mètres retour), au passage, nous voyons les courtiers derrière leurs ordinateurs passant les ordres d'achat, les manipulations des fleurs sur chariot, etc.
Le prix d'entrée est de 5 euros par personne (4 euros pour les groupes), nous ne payons pas car déjà inclus dans notre voyage.
La bourse ferme à 11 h, d'où le rush des touristes...
Départ du bus : 10 h 10
11 h 05, arrivée à Amsterdam devant les canaux, dans la grande rue devant la gare. Nous montons tout de suite dans le bateau faisant le tour des canaux, là aussi, rien payé déjà inclus dans notre voyage, mais prix affiché 8.50 euros par personne.
12 h 15, retour, nous avons quartier libre jusqu'à 13 h 30. Nous faisons un petit tour à pied dans les rues arrière et mangeons 2 menus Big Mac (= 12.50 euros en tout). Dans le McDo, WC payant 50 ct d'euro, visiblement très surveillés dans le quartier...
13 h 30, départ pour Volendam. Avant l'entrée de Volendam, à 14 h, nous nous arrêtons pour 30 min. dans une fromagerie / fabrique de soccolis... Henri Willig. Visite magasin avec fromages Gouda, etc. et magasin avec soccolis. Aucun intérêt en ce qui nous concerne, nous jetons un oeil 5 min. et restons au soleil dans la cour. WC gratuits dans la cour.
14 h 30, départ pour Volendam, arrêt à l'entrée du village vers 14 h 45, nous avons quartier libre jusqu'à 16 h. Petit tour dans ce ravissant village de pêcheurs. 2 x 2 boules glace kiwi = 4 euros et 2 cafés, 3.90 euros.
16 h, départ, arrivée à l'hôtel à 17 h 30. Le repas est prévu à 19 h.
Buffet salades, à choix 1 poisson, 1 viande, patates ou riz, buffet desserts. 2 cocas light = 5 euros.
Départ à pied de l'hôtel pour le centre ville à 20 h. La gare est à 15-20 min. à pied de l'hôtel. Nous regardons pour demain soir pour aller éventuellement à Harlem. Apparemment, 4 euros aller retour par personne, préparer de la monnaie en pièces pour l'automate, les guichets étant fermés le soir... et plusieurs machines ayant le logo "billets" ou "carte de crédit" biffés, il vaut mieux avoir des pièces de monnaie...
La plage est belle, les immeubles entre notre hôtel et le centre ville horribles à mes yeux. Quelques jolies maisons en centre ville... 2 cafés = 3.90 euros. A Zandvoort, mais ailleurs aussi, énormément d'appartements à vendre...
Puis, nous allons voir le casino. Entrée payante, 5 euros par personne. Les machines à sous et les tables de jeux sont dans le même local. Peu de machines à rouleaux, beaucoup de machines électroniques avec écran. Nous partons assez rapidement après avoir gagné 100 euros... et rentrons à pied par la rue arrière.
Arrivée à l'hôtel à 22 h.
Mardi 19 avril :
Petit déjeuner à 6 h 30.
Départ du bus à 8 h pour le parc du Keukenhof, le chauffeur nous ayant remis les billets d'entrée (pour info 14.50 euros, le parking voiture coûte 6 euros). Arrivée vers 8 h 45, il y a 10 bus déjà. Le chauffeur dit que certains dimanches ou à Pâques, il y a parfois 500 bus... Nous avons quartier libre jusqu'à 11 h. pour nous promener dans le parc. Vers 11 h, il y a déjà env. 40 bus...
On peut accéder au parc en bus, no 54, depuis la gare de Leyde (Leiden) ou directement depuis l'aéroport Shiphol d'Amsterdam avec le bus no 58.
Il y a des WC gratuits avant l'entrée et de nombreux autres après l'entrée et dans le parc.
Avant l'entrée, il y a des casiers de consignes pour les gens qui arriveraient avec leur valise directement de l'aéroport.
Les massifs de tulipes et autres fleurs sont splendides, + 2 serres à visiter + un moulin dans lequel on peut monter pour voir les champs de tulipes environnant le parc. Nous en avions déjà vu quelques-uns en arrivant avec le bus. Près du moulin, possibilité de promenade en bateau dans les canaux au milieu des champs de tulipes (7.50 euros).
A 11 h 05, nous repartons avec le bus pour Scheveningen.
En route, nous nous arrêtons 10 min. pour photos devant le Tribunal international de La Haye (Den Haag).
Arrivée à 12 h 15. Nous pouvons aller sur le quai manger où nous le voulons et devons revenir au bus à 13 h 30. Donc, nous nous installons pas trop loin du bus dans un kebab, 1 poisson avec patates légumes, 1 mixed grill avec patates légumes, 2 coca = 28 euros.
Départ du bus à 13 h 30 pour Rotterdam. Arrivée au port vers 14 h 40 pour un tour en bateau de 75 min. (prix = 8.50 euros, voir www.spido.nl). Ca ne nous intéresse pas car déjà fait, donc nous allons nous promener en attendant.
2 cafés = 3.80 euros.
Départ du bus à 16 h 10. Enormément de circulation... Nous arrivons à Zandvoort à 18 h 10. Le repas du soir est à 18 h 45 car l'hôtel attend plusieurs groupes ce soir... Salades à choix, poisson ou poulet, légumes, pâtes, patates, desserts à choix. 2 cocas light = 5 euros.
Rangement des valises, etc. car demain nous déménageons pour aller passer la dernière nuit à Bruxelles, dans un autre NH Hôtel près de la Grand Place.
Mercredi 20 avril :
Petit déjeuner à 6 h 30
Rendez-vous au bus à 7 h 45 avec les valises.
Départ du bus à 8 h.
Route des polders.
10 h 45, arrêt au parc du Delta pour 30 min. Café, biscuits dans le bus. Petit tour à pied autour.
11 h 15, départ pour Middelburg, arrivée à 12 h 15, départ à 13 h 45. Petit tour dans la ville, repas simple où l'on veut. Nous nous arrêtons chez Delifrance. 1 salade niçoise, 1 salade tomate/mozarella, 1 coca light, 1 verre vin, 1 sandwich tomate/mozarella, total 23.65 euros. Pendant la promenade en ville, 2 cafés sur une place = 3.40 euros.
14 h 00, départ pour Bruxelles où nous arrivons vers 15 h 30. Le chauffeur nous fait faire un tour en bus, arrêt 10 min. vers l'Atomium pour photos, passage devant château de Laeken, arrêt 10 min sur la place avec monument des 50 ans d'indépendance de la Belgique, puis passage vers le palais royal.
Vers 16 h 30, arrivée à l'hôtel NH Grand Place. Installation dans les chambres. Nous arrivons dans la nôtre, elle n'est pas faite... idem pour un autre couple du car, nous redescendons, on nous attribue à chacun une autre chambre avec des excuses du bout des lèvres... Donc, finalement, chambre 303, chambre fumeur, beaucoup plus petite qu'à Zandvoort, la rue devant en pente peut s'avérer bruyante par moment...
Salle de bains avec baignoire/douche et protection en verre. Etrange verre fumé entre la salle de bains et la chambre, un sèche-cheveux, un mini-bar rempli, un coffre-fort plus profond que le précédent.
Wifi gratuit dans le hall en bas, sinon payant.
Nous ressortons faire un tour au centre ville. 2 cocas light dans la rue du Midi = 3 euros
Repas devant le théâtre de la Bourse, au café de l'Opéra. 1 coca light, 2 décilitres vin ouvert, 2 steack de boeuf, 2 expressos, total 52.40 euros.
Nous retournons voir la Grand Place éclairée dès 21 h. Grosse déception, peu d'éclairage, plusieurs spots semblent ne pas fonctionner. Nous rentrons à l'hôtel vers 22 h.
Jeudi 21 avril :
Petit déjeuner buffet à 6 h 30, un peu plus de choix qu'à Zandvoort.
Nous mettons nos valises dans le bus à 7 h 10 et partons visiter à pied la cathédrale toute proche qui est ouverte en tout cas déjà à 7 h 15. L'extérieur me plaît davantage que l'intérieur. Quelques autels en bois sculpté. Nous aurions pu descendre à la crypte (1 euro), mais pas sûrs à cette heure-là, nous n'avons pas essayé. Plus tard, il y a des visites du trésor de la cathédrale aussi (1 euro).
Nous redescendons au bus qui part à 7 h 45.
Nous nous arrêtons à Bastogne sur la place centrale à 9 h 45 jusqu'à 10 h 30. 1 café + 1 coca sur la place au soleil = 3.50 euros
Nous faisons un petit tour pour voir les jambons fumés, spécialités locales, dans les diverses boucheries. Celle sur la place, face au bus, ayant paraît-il décidé de faire un rabais de 10 % aux personnes du car... Toute cette cochonnaille fumée ne nous attire pas vraiment, d'autres personnes achètent des jambons sous vide... Il y a aussi plusieurs pâtisseries dans le secteur, avec gâteaux de riz locaux et autres...
10 h 30, nous repartons.
Nous continuons sur la N4 et traversons notamment Martelange, un côté du village est au Luxembourg, l'autre en Belgique. Donc, sur le côté gauche, plusieurs stations service vendant de l'essence au prix luxembourgeois (1.35 euro le litre de super sans plomb, alors qu'en Belgique et en Hollande, il est vendu environ 1.65 euro... + semble-t-il également de l'alcool et des cigarettes moins chers qu'en Belgique)...
Nous reprenons ensuite l'autoroute en direction de Strasbourg et mangeons dans un restoroute Flunch à Longeville sur l'autoroute même. Arrivée 12 h 10 et départ 13 h 30.
Dans ce Flunch, on prend son plat chaud avant de passer la caisse contrairement aux autres Flunch français que je connais.
1 filet de lieu, 1 pièce du boucher, 1 Pepsi light, 2.5 décilitres de vin d'Oc = 21.20 euros.
On peut manger à l'ombre sur une terrasse à l'arrière très agréable.
Il y a aussi un magasin de journaux, 1 magasin général (nourriture et objets divers) + WC + station service essence bien sûr.
L'autoroute devient payante dès après ce restoroute, le chauffeur passe rapidement les péages grâce au télépéage.
Départ du bus : 13 h 30. Nous nous arrêtons 5 min. à la gare de Bâle vers 16 h 15 pour déposer 6 personnes, puis au restoroute à Pratteln de 16 h 35 à 17 h 25 pour déposer quelques personnes.
2 glaces Magnum = 6 frs.
Départ à 17 h 25, arrivée gare Wankdorf à Berne à 18 h 25.
Selon le chauffeur, nous avons fait en tout, de Berne à Berne, 2'350 km.
Train pour Berne centre à 18 h 35. 5 min. de train pour arriver.
Ensuite, à pied, via Lorrainebrücke jusqu'à la Pension Marthaler où j'avais réservé une chambre depuis longtemps.
110 frs. pour les deux, avec taxes locales et petit déjeuner, internet wifi gratuit dans tout le bâtiment (demander un code à la réception). Petit déjeuner de 7 h à 11 h.
Chambre 404, WC et douche sur l'étage, lavabo dans la chambre. 5 étages, 9 chambres par étage, 2 WC et 2 douches par étage. Rénové, extrêmement propre, chambres non fumeur, avec ou sans balcon selon le cas, la nôtre n'en a pas. Elle donne sur la cour, mais d'autres donnent sur la rue.
Il y a une cuisine utilisable par tout le monde et on peut louer des vélos.
Il y a 4 ou 5 places de parking sur réservation dans la cour.
Le quartier est très calme, l'hôtel est dans une impasse.
On peut y accéder depuis la gare avec le bus no 20 (4 frs le ticket).
Nous repartons à pied manger au restaurant Anker où nous avions déjà mangé à l'aller. 2 pizzas, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 59 frs.
Retour à l'hôtel à 21 h 30.
Vendredi 22 avril :
Petit déjeuner à 7 h 10. Un bon choix de pains, confitures, charcuteries, fromages, etc.
Nous partons ensuite à la gare à pied. Nous y arrivons à 8 h 10.
Train de 8 h 34 direct pour Genève où nous arrivons à 10 h 15.
Coyote Buttes South avec la Paria Outpost Outfitter, sans BBQ (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
N'étant pas la seule dans ce cas, je pose la question sur le forum:
Nous sommes deux adultes et allons faire en juin Coyote Buttes South avec la Paria Outpost Outfitter (les Dobsons). Par email, ils m'ont inscrit sur leur camendraier an nous inforùmant que nopus partirions à 6h (pour évioetr les grosses chaleur) avec un retour à 15h et que nous devrons payer 175 $ par personne en espèces sur place.
Or sur leur site, il est indiqué que le prix (175 $) comprend également un BBQ le soir... ce qui ne sera pas le cas étant donné que nous les quitterons à 15h....
Ainsi, pour celles et ceux qui sont passés par eux en faisant 6h-15h, leur ont-ils fait une ristourne étant donné que le BBQ du soir n'est pas compris ou ont-ils payé quand même les 175 $ demandés?
Merci pour votre réponse qui en aidera plus d'un je crois.
Bonne journée Sylvie
N'étant pas la seule dans ce cas, je pose la question sur le forum:
Nous sommes deux adultes et allons faire en juin Coyote Buttes South avec la Paria Outpost Outfitter (les Dobsons). Par email, ils m'ont inscrit sur leur camendraier an nous inforùmant que nopus partirions à 6h (pour évioetr les grosses chaleur) avec un retour à 15h et que nous devrons payer 175 $ par personne en espèces sur place.
Or sur leur site, il est indiqué que le prix (175 $) comprend également un BBQ le soir... ce qui ne sera pas le cas étant donné que nous les quitterons à 15h....
Ainsi, pour celles et ceux qui sont passés par eux en faisant 6h-15h, leur ont-ils fait une ristourne étant donné que le BBQ du soir n'est pas compris ou ont-ils payé quand même les 175 $ demandés?
Merci pour votre réponse qui en aidera plus d'un je crois.
Bonne journée Sylvie
Trajet Siem Reap - Koh Chang: faisable dans la journée? English translation pending
Bonjour!
Quelqu'un aurait il récemment fait le parcourt entre Siem Reap et Koh Chang?
Est ce faisable dans la journée? Précision: nous sommes un groupe de 8 personnes.
Merci à vous.
Compte rendu de croisière de Noël "Magie des Caraïbes" sur le Costa Atlantica English translation pending
Bonsoir,
Nous voila de retour d'un long périple qui a démarré à Milan le 17 Décembre et s'est terminé ce jour.
Ceci n'est, bien sur, qu'un avis subjectif qui correspond à des événements vécus qui peuvent être différents d'une croisière à l'autre et qui découle de ma petite expérience en la matière.
Je commencerai par dérouler les journées et ensuite je donnerai mon avis sur différents points de la vie à bord.
Pat
Trajet en voiture dans l'ouest des États-Unis de mi-juin à mi-juillet 2011 English translation pending
Bonjour,
Je lis le forum depuis plusieurs mois et je vois que certains d'entre vous connaissent bien l'ouest américain. C'est pour cela que je me tourne vers vous pour avoir un avis sur notre prochain voyage :
- nous sommes 2 adultes + 2 jeunes enfants - temps 4 semaines, mi-juin mi-juillet 2011 - aéroport départ/arrivée : LAX - endroits à visiter : - Las Vegas - Sequoia park - Yosemite + Bodie - Lake Tahoe - San francisco
Ce qui me pose problème, ce sont les itinéraires à prendre et l'ordre à choisir entre ces différents lieux. j'ai lu qu'il n'y avait que 2 entrées à Séquoia, et plutôt mal placées en venant de LV. Sur google map, je vois qu'entre chaque coin il y a facile 5 heures de route. (pour un adulte pas de problème, on se retient de manger, de marcher... mais avec des enfants, c'est pas la même chose; de plus j'aimerais perdre le moins de temps possible en détours inutiles).
merci beaucoup Vinivini
Je lis le forum depuis plusieurs mois et je vois que certains d'entre vous connaissent bien l'ouest américain. C'est pour cela que je me tourne vers vous pour avoir un avis sur notre prochain voyage :
- nous sommes 2 adultes + 2 jeunes enfants - temps 4 semaines, mi-juin mi-juillet 2011 - aéroport départ/arrivée : LAX - endroits à visiter : - Las Vegas - Sequoia park - Yosemite + Bodie - Lake Tahoe - San francisco
Ce qui me pose problème, ce sont les itinéraires à prendre et l'ordre à choisir entre ces différents lieux. j'ai lu qu'il n'y avait que 2 entrées à Séquoia, et plutôt mal placées en venant de LV. Sur google map, je vois qu'entre chaque coin il y a facile 5 heures de route. (pour un adulte pas de problème, on se retient de manger, de marcher... mais avec des enfants, c'est pas la même chose; de plus j'aimerais perdre le moins de temps possible en détours inutiles).
merci beaucoup Vinivini
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (1e partie) English translation pending
Encore une fois, je me laisse prendre au jeu de l'écriture et il m'est difficile de faire plus court. Le flot des images et des souvenirs ne peut être endigué alors je vous livre nos souvenirs tels qu'ils le sont, presque sans retenue. Nous gardons quand même quelques moments secrets, enfouis dans notre petit jardin.
Promis juré, quand la rédaction sera terminée, je tenterai un ajout de photos.
Prologue :
Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!
En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.
Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.
Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.
Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.
Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :
cette fois on en veut plus encore....
La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.
Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.
Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!
Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :
Paris/Le Caire/Johannesbourg.
Avantages :
Tarifs : 580 euros le billet
Escale "assez" courte : 4 heures
Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45
Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45
Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.
Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.
Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.
Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.
Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.
Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.
Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.
Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.
Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :
Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.
Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.
Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.
Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.
Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.
Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,
on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.
C'est parti !!
Samedi 31 juillet :
Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...
Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...
Dimanche 01 aout :
Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.
Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...
Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.
On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula
( http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!
Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)
Lundi 2 aout :
Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!
Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.
On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...
Petit aparté sur nos "contre-mesures" :
- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...
- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.
- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.
- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...
Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"
On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.
Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.
Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.
Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.
On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...
Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.
Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!
J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.
Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30
Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.
La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.
Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.
Mardi 3 août.
Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.
Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".
Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...
Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.
Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.

Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.
La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.
On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.
A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.
Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.
On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.
Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.
2ème jour sans douche.
Mercredi 4 Août :
Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.
Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.

Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.
Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.

La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée
Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....

Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.
3ème jour sans douche.
Jeudi 5 août :
Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.

Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.

On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.


Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.
Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.
Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.
4ème jour sans douche.
Vendredi 6 aout :
Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.
Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....
Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".
On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.
Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...
En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.
A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.
L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.
En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.
Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.

Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.
Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.
Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.

De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :
D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.

Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.


Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.
5ème jour sans douche
Samedi 7 aout :

A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.
Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.
Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.

Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :
Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.

Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et
s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.

Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.

De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.
Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...

De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.
L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!
Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.
Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.
Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.
Dimanche 8 août :
Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.
Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.
Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.

Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.
Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.
Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.
Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.
A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.
Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.
Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....
Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..
Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.
Lundi 9 août :
Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".
Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.



Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.
Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.
Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.
Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"
Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.
L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.
Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.
Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.
Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.
La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.
Fin de la première partie
Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Prologue :
Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!
En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.
Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.
Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.
Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.
Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :
cette fois on en veut plus encore....
La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.
Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.
Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!
Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :
Paris/Le Caire/Johannesbourg.
Avantages :
Tarifs : 580 euros le billet
Escale "assez" courte : 4 heures
Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45
Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45
Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.
Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.
Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.
Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.
Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.
Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.
Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.
Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.
Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :
Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.
Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.
Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.
Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.
Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.
Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,
on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.
C'est parti !!
Samedi 31 juillet :
Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...
Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...
Dimanche 01 aout :
Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.
Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...
Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.
On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula
( http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!
Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)
Lundi 2 aout :
Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!
Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.
On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...
Petit aparté sur nos "contre-mesures" :
- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...
- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.
- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.
- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...
Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"
On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.
Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.
Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.
Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.
On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...
Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.
Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!
J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.
Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30
Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.
La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.
Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.
Mardi 3 août.
Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.
Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".
Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...
Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.
Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.

Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.
La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.
On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.
A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.
Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.
On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.
Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.
2ème jour sans douche.
Mercredi 4 Août :
Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.
Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.

Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.
Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.

La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée
Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....

Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.
3ème jour sans douche.
Jeudi 5 août :
Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.

Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.

On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.


Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.
Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.
Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.
4ème jour sans douche.
Vendredi 6 aout :
Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.
Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....
Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".
On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.
Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...
En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.
A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.
L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.
En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.
Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.

Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.
Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.
Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.

De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :
D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.

Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.


Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.
5ème jour sans douche
Samedi 7 aout :

A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.
Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.
Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.

Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :
Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.

Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et
s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.

Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.

De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.
Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...

De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.
L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!
Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.
Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.
Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.
Dimanche 8 août :
Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.
Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.
Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.

Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.
Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.
Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.
Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.
A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.
Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.
Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....
Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..
Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.
Lundi 9 août :
Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".
Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.



Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.
Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.
Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.
Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"
Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.
L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.
Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.
Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.
Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.
La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.
Fin de la première partie
Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Compte rendu de voyage en Birmanie - 20 jours en août/septembre 2010 English translation pending
Mingalaba,
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
Voyage au Vietnam en 2004 English translation pending
Le Vietnam s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoï et la baie d'Halong. Au Sud, HoChiMinhVille (Saïgon) et les mangroves du Mékong. Arrivée à Hanoï pour un embarquement immédiat vers Huê. Huê la belle, accrochée à la rivière des Parfums comme un enfant au sein de sa mère. Les Français y sont encore très présents car c’est l’ancienne capitale politique, mystique et culturelle. Tous les deux ans se déroule un festival culturel et artistique : le Festival franco-vietnamien de Huê.

Construite selon la géomancie chinoise, la cité pourpre impériale se trouvait dans la citadelle. Elle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. Dès le départ, ce fut un lieu magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel. Pour le Festival 2004, un typhon s’est abattu sur la mer de Chine : les atterrissages à l’aéroport de Phu Baï ont été bouleversés et une grande partie des cérémonies officielles, annulée.

On accède à la citadelle par le pont Tran-Tien, une construction de l’école Eiffel, qui enjambe la Rivière des Parfums. A l’occasion du Festival, il était éclairé toute la nuit. La foule des festivaliers s’y ruait à vélo. La pluie à verse qui battait la contrée donnait à l’aventure une tournure mystérieuse, fantômatique. Je pensais à la chanson de Gérard Manset : « comme un guerrier » : sous la pluie averse, y a le pont qui traverse. L’Asie est un lieu de ruissellement. Ruissellement des eaux, ruissellement de la circulation où la foule agit comme un ban de poissons, ruissellement des peuples, drainant le danger lorsque arrivent les crues.

Des pôles Internet étaient à disposition des participants du Festival et des journalistes. Des jeunes gens et des jeunes filles faisaient office de guide pour les festivaliers. Ils étaient vêtus de bleu et je les appelais : mes petites libellules bleues. En collaboration avec la Région Nord-Pas-de-Calais, ces jeunes avaient pris en charge le volet Tourisme : le tour de la citadelle en cyclo-pousse et un tour dans la campagne en vélo. Ce tour comprenait une dégustation d’alcool de riz bu à la paille dans une cruche commune. Pour rentrer, je troquai mon vélo contre une place passager sur une moto.
Vu le prix des spectacles et des repas impériaux, le Festival s’adresse surtout aux touristes étrangers et aux riches Vietnamiens mais il y a bien sûr le festival off : de la musique, des expos, des joutes nautiques, un jeu d’échec avec pions humains et surtout le grand défilé. Souvenirs d’un concert : une dame m’a fait asseoir à côté d’elle sur les gradins, me posant son enfant sur les genoux. Discrètement, elle m’a désigné les policiers qui « géraient » l’immense espace entre le groupe de musique et les gradins. Un espace pourtant fait pour danser et que personne n’aurait oser investir. Le défilé met en scène la traditionnelle procession du roi dans les lieux mystiques de la ville. Curiosité : la chaise à porteur est vide. Le roi n’est pas représenté et pour cause : le pouvoir communiste veut éviter toute allusion (illusion ?) à la moindre restauration (le retour du roi).
La citadelle abrite une prestigieuse école des Beaux-Arts. Pendant le Festival, les artistes exposent leurs oeuvres au travers de la ville et la rue le long de la Rivière des Parfums leur est livrée afin qu’ils dessinent sur le sol. Pour participer, il faut faire partir d’une organisation officielle. En fait, au Vietnam, tout doit toujours être formalisé, ressortir du prévu, de l’organisé. Les initiatives individuelles ne sont pas encore vraiment encouragées.

Toujours conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale de Huê est inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. A deux kilomètres, se trouve la Montagne magique, un tertre qui abrite les dieux protecteurs du sol. Une pagode se dresse, dédiée à la Dame céleste, protectrice de la ville. Il faut y aller par bateau touristique sur la Rivière des Parfums. Etre ferme pour ne pas passer le temps de la promenade en négociations marchandes au lieu de regarder le paysage. De la rivière, on voit l’arrière des maisons, avec les femmes qui font la lessive, au bout de quelques marches plongeant dans l’eau. On peut aussi visiter les tombeaux des rois.

My est la jeune serveuse du Phuong Nam, le restaurant où se rassemblaient les jeunes Français participant au Festival. Ses parents vivent dans un petit village de pêcheur, en bordure de la mer. Elle veut se lancer dans le Tourisme. La ville abrite une bonne école hôtelière et de Tourisme. Sans moyen, My pourra-t-elle réaliser ses rêves ?
Visite de la plage en moto. Assis nonchalamment sur une chaise, un homme a indiqué la plage, comme si c’était évident que je ne pouvais aller que là. Une maison, sur le sable, vestiges de l’épicurisme colonial. Mais est-ce bien à Huê ? Peut-être est-ce sur une plage ailleurs, à Hoï An ou à Da-Nang ?

La mer est belle mais pas claire du tout – inappropriée, donc, pour la plongée sous-marine. Des vendeurs arpentent la plage. Les enfants et les hommes se baignent, les femmes moins. Elles craignent trop de foncer et de froncer leur peau. Des bateaux de pêche sèchent la quille en l’air, abritant les familles des pêcheurs. D’autres sont au large, partis chercher la cargaison de poissons du marché du jour.
Le marché aux poissons s’étend en bordure de la plage, couvert par les toiles en plastique des vendeuses. Avant de vendre le poisson, les vendeuses les tuent et les vident. J’ai vu des poulpes tenter d’impossibles évasions hors des bacs de polystyrène. Pour la conservation, on utilise la glace concassée. Un vendeur de glace occupe d’ailleurs un stand sur le marché et approvisionne les échoppes. Si le poisson a les honneurs de la glace, la viande est vendue telle quelle, parfois posée à même le trottoir, envahie par les mouches. Les volailles (poulets et canards) sont vendues vivantes. J’ai vu des cochons transportés vifs sur des vélos.

Les petites filles vont à l’école mais pendant les vacances, elles donnent un coup de main à la maman. C’est tout un monde féminin qui s’épanouit, où les traditions se transmettent de mère en fille. On y trouve un élégant mélange de sérieux et de rire.

Vivant sur leurs villages flottant, les sampaniers sont les manouches de Huê et du Vietnam en général. Pour le Festival, ils ont été repoussés aux confins de la ville. En guise de mâts sur ces roulottes flottantes : des antennes de télévision. On peut passer d’un sampan à l’autre sans mettre pied à terre. Les sampans servent à la pêche mais aussi à la drague de sable pour les entreprises de construction.
http://lessampaniersduvietnam.over-blog.org

De nombreux petits métiers s’épanouissent à fleur de terre, comme cette échoppe de libraire. Des jeunes y lisent sur ces tabourets multicolores que l’on trouve aussi dans les « restaurants de poussières », échoppes ambulantes où la cuisine se fait sur place et où les plats sont servis sur des tables basses. D’où le nom de restaurants de poussière.

Il y a aussi des épiceries où l’on vend notamment les foulards, les gants et les masques que les femmes portent pour se protéger du soleil, du vent et de la pluie. Pour la pluie, on utilise des grands imperméables qui couvrent à la fois la personne et la moto ou le vélo. Parfois, l’imperméable abrite toute la famille, comme une tente. On en trouve de toutes les couleurs pastels transparentes mais certains ne sont pas solides, pour tout dire : c’est quasi du jetable. Idéal pour les temps de mousson.

Le pays étant situé presque sur l’Equateur, les journées sont courtes. Les Vietnamiens se couchent tôt et se lèvent tôt. Certains vont se baigner dans la mer avant le travail, d’autres travaillent très tôt, comme ces distributeurs de journaux qui viennent chercher les journaux avant de partir faire leur tournée.

Comme il y a peu de frigo, le système de conservation est le même que celui qui prévalait dans nos pays dans les années cinquante : une entreprise fabrique et stocke de la glace. Cette glace est livrée en cyclo-pousse sous forme de pains de glace oblongs. Les clients sont les professionnels de la restauration et les marchands.

Les échafaudages sont en bambou. Sur les chantiers, beaucoup de femmes travaillent. Elles sont spécialement chargées de transporter les seaux de ciment. La citadelle et les tombeaux des rois étant classés au patrimoine de l’Unesco, les travaux battent leur plein.
La construction d'habitations et d'hôtels est aussi en pleine expansion.
Les moyens de transports sont l’avion pour aller d’une grande ville à l’autre mais surtout le train et le bus. Pour aller de Huê à Da-Nang, j’ai pris le bus, qui est moins cher que le train. Le paysage est magnifique et le bus s’arrête au sommet du Col des Nuages. Là se trouvent des vestiges de fortifications françaises et des vendeurs de souvenirs façon nuage de sauterelles.
Somme toute, le roi des moyens de transport est le cyclo-pousse ou le deux-roues : motocyclette ou bicyclette. Idéal pour la ville comme pour la campagne.

Dès les faubourgs des villes commencent la campagne et les buffles au travail avec de jeunes garçons. Bientôt viennent les plantations de thé et de café, les rizières. Dans le Sud, les rizières abritent les tombes familiales. La citadelle de Huê recèle de jolis potagers sillonnés par un réseau d’irrigation au départ d’une citerne. Entre Da-Nang et HoChiMinhVille, Dalat est le véritable potager du Vietnam. Il a été établi par les Français, venus chercher la fraîcheur sur le plateau.

Tout le pays foisonne de petits marchés. Les légumes sont les mêmes qu’ici : des carottes, des choux … mais les fruits offrent un feu d’artifice de couleurs et de goûts : mangue, banane, ananas, noix de coco, orange, pomelo, papaye, pomme cannelle, ramboutan, litchi, salak, tamarin, salk, logan, mangoustan, durian, jaque …
Des artisans proposent des petits jouets.
A HoChiMinhVille se trouve un immense marché couvert. C’est le marché chinois. Je l’ai visité avec un guide : An Ngô Quâ’c, dont une amie belge m’avait donné la référence. Chauffeur de taxi pour une compagnie, il peut disposer du véhicule pour son propre compte. Sur le marché chinois, j’ai été abordée par une petite fille. Elle avait déposé son sac à ses pieds et à ma demande elle en a sorti un éventail. Stupeur : elle n’avait pas de bras, seulement des moignons. Agent orange, me dit le guide. La guerre ou l’agriculture productiviste qui permet trois récoltes de riz par an ??
Au Vietnam, les handicapés font partie de la vie. A Huê, je trébucherai littéralement sur un cul-de-jatte. A Da-Nang, ce sera une jeune fille arriérée mentale qui me tiendra compagnie dans le café tenu par sa maman, cependant que son petit frère faisait la comptabilité. A HoChiMinhVille, je visiterai un atelier artisanal employant des handicapés à la création de tableaux en laques et de feux d’artifices. Il y avait aussi des aveugles.

A HoChiMinVille, ville agressive et sauvage, mon guide m’emmena visiter les églises caodaïes (secte syncrétique qui vénère Saint Victor Hugo et Saint Alexandre Yersin, le bactériologiste franco-suisse qui découvrit le bacille de la peste). On prit une petite embarcation à moteur pour aller dans la mangrove.
On s’enfonça jusqu’à des zones habitées dans lesquelles on accosta.
Je me souviens d’un tour en vélo, dans une nuée de papillons (Cat Tien National Park) et de la petite fabrique de bonbons à la noix de coco. Des ouvriers s’activaient à faire la pâte, à la couler sur des plaques, à la découper en formes de caramels qui étaient ensuite emballés et mis en boîtes.
Le temps d’une étape, je partageai la passion d’un jeune apiculteur pour le miel et les abeilles.
Lorsque j'arrivai à HoChiMinhVille, mon taxi me débarqua d'autorité dans un hôtel cinq étoiles du quartier des affaires. J'y passai ma première nuit, pestant contre mon manque d'autorité, me réconciliant en me baignant sous les étoiles, dans la piscine sur le toit. Le lendemain j'appelai mon guide. An m’installa dans le quartier catholique de la ville, dans une pension de famille destinée aux parents venus adopter un enfant dans les orphelinats. L'hôtel Loan, pension de famille "Au bon goût", se trouve au fond d’une impasse.
Chaque fois que je passais, une mendiante embusquée m’abordait immanquablement. Je l’appelais « ma pirate de la mer de Chine ». Peut-être laissait-elle aux femmes le temps de rentrer les enfants. J’avais l’impression d’être une ogresse.
Un soir, je croquai la cuisinière qui lisait son journal sur les marches d’entrée de la pension de famille. Elle faisait une cuisine à la française : steak-frites-salade ou boeuf bourguignon.
A quelques mètres de la pension de famille se trouvait un restaurant tenu par un ancien soldat de l’armée des Vietcongs, alliée des Américains. Il me montra ses archives autour d’un pho très goûteux. Il y avait aussi l’église, très fréquentée à la messe du dimanche et un parc très tranquille où tournait un manège.

Je croquai un autre manège : celui des hommes et des femmes chargés de l’entretien du parc. A l’endroit où le gazon était abîmé, un homme repiquait des touffes à la façon du repiquage du riz dans les rizières. Ses gestes étaient très rapides, comme ceux des lézards verts fluo qui grimpaient aux troncs des arbres, vif argent aérien et souple. Certains arrosaient ou balayaient.

Ce voyage au Vietnam avait pour cadre une mission pour l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne du sud. Cette association est le comité de jumelage qui unit Donzy-le-National et Hoa Haï, le village de la Montagne de marbre, près de Da-Nang. Ces deux villages ont la particularité d’être dévolu à l’artisanat d’art. Le jumelage s’articule autour de projets santé (alimentation en eau d’un hôpital), de projets développement durable (création d’unité de biogaz dans les campagnes) et de projets culturels. Pour ma part, il s’agissait d’investir les milieux artistiques et de proposer à un artiste vietnamien une résidence d’artiste à Tramayes, dans le Haut-Clunisois.
http://www.donzyhoahai.org

Une autre mission se déroulait en même temps : des jeunes de Typo devait couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê pour leur journal : Typoextramuros. Typo est un magazine fait par des lycéens de Bourgogne dans le cadre d’une expérience de presse menée dans les lycées par le Clémi de Bourgogne. L’expérience comprend des missions à l’étranger, surtout dans la Francophonie, pour écrire au retour TypoExtraMuros.
http://www.typomag.net
La résidence d'artiste

Sur les indications d’une chargée de mission au centre culturelle de Hanoï, je choisis Hoan Lê Quoc, artiste à Huê, pour venir en résidence d’artiste à Tramayes. Je le choisis sans le voir, uniquement sur les appréciations des gens qui le connaissaient, comme Luong Bui Quang, galeriste à Huê (Art Gallery, Câm Chaû, 03 Pham Ngu Lao). Je rencontrai aussi Buu Y, grand érudit de la ville, descendant de la famille royale. Malgré les difficultés de toutes sortes, la résidence a eu lieu à Tramayes en 2005. Sur la photo : Hoan en visite à la galerie européenne de la forêt et du bois de Dompierre-les-Ormes. Grande conversation avec les mains sur les temples Incas.

Hoan est graphiste, calligraphe et peintre laqueur. On lui avait demandé de baser sa résidence sur le travail de la laque. Il est venu avec des œuvres de démonstration, pour montrer les différentes étapes et techniques de la laque : avec les coquilles d'oeufs, la feuille d'or ...

Hoan travaille avec une artiste française à l’utilisation de la technique de la laque dans la création contemporaine. On voit nettement l'influence du dessin animé et de la BD. Pendant le Festival franco-vietnamien, la cité pourpre de Huê abritait une expo de photo et une expo de BD. Dans ce tableau en laque, Hoan exprime l'essence même du Vietnam.

Hoan a découvert la région et rencontré plusieurs artistes, comme Amano, peintre intuitif à Briant, (Saône-et-Loire). Sur la photo : Amano et Hoan dans la salle d'expo de Tramayes où avaient lieu les initiations à la technique de la laque et à la calligraphie.
http://www.art-mano.com
De retour à Huê, Hoan a ouvert un café-galerie qu'il tient avec sa famille.
Journaliste de profession, j’ai publié sur ce voyage différents articles dans des journaux régionaux et participé à quelques publications :


Typo ExtraMuros, avec les jeunes du Clémi de Dijon.
Comme j'ai fait d'autres voyages (Sénégal, Pologne, Québec), j'ai participé à la rédaction d'une méthodologie à destination des associations qui développent des échanges à l'international. Cette brochure est éditée par la FNFR (Fédération Nationale des Foyers Ruraux).
J'ai décanté ce voyage initiatique et alchimique dans quelques pages de fiction :

"Buu Y" est une nouvelle qui raconte la rencontre dans un train entre une voyageuse et Buu Y, l'érudit de Huê.

Je l'ai écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture qui s'est déroulé dans la Drôme avec l'écrivaine Marie Motay.
et "My", un petit polar qui a pour cadre le festival de Huê et qui reprend tout mon vécu lors de ce voyage.
L'histoire : envoyée pour écrire un guide sur la ville, une femme se retrouve sur le Festival 2004 et assiste à la rivalité de deux artistes, l'un Français, l'autre Vietnamien. Cette rivalité s'exprime dans leur art, leur vision du monde et leur amour pour My, la jeunes serveuse du Phuong Nam.
Ce récit par mail sur demande.
Mon blog : http://voyagevietnam2004.over-blog.com

Construite selon la géomancie chinoise, la cité pourpre impériale se trouvait dans la citadelle. Elle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. Dès le départ, ce fut un lieu magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel. Pour le Festival 2004, un typhon s’est abattu sur la mer de Chine : les atterrissages à l’aéroport de Phu Baï ont été bouleversés et une grande partie des cérémonies officielles, annulée.

On accède à la citadelle par le pont Tran-Tien, une construction de l’école Eiffel, qui enjambe la Rivière des Parfums. A l’occasion du Festival, il était éclairé toute la nuit. La foule des festivaliers s’y ruait à vélo. La pluie à verse qui battait la contrée donnait à l’aventure une tournure mystérieuse, fantômatique. Je pensais à la chanson de Gérard Manset : « comme un guerrier » : sous la pluie averse, y a le pont qui traverse. L’Asie est un lieu de ruissellement. Ruissellement des eaux, ruissellement de la circulation où la foule agit comme un ban de poissons, ruissellement des peuples, drainant le danger lorsque arrivent les crues.

Des pôles Internet étaient à disposition des participants du Festival et des journalistes. Des jeunes gens et des jeunes filles faisaient office de guide pour les festivaliers. Ils étaient vêtus de bleu et je les appelais : mes petites libellules bleues. En collaboration avec la Région Nord-Pas-de-Calais, ces jeunes avaient pris en charge le volet Tourisme : le tour de la citadelle en cyclo-pousse et un tour dans la campagne en vélo. Ce tour comprenait une dégustation d’alcool de riz bu à la paille dans une cruche commune. Pour rentrer, je troquai mon vélo contre une place passager sur une moto.
Vu le prix des spectacles et des repas impériaux, le Festival s’adresse surtout aux touristes étrangers et aux riches Vietnamiens mais il y a bien sûr le festival off : de la musique, des expos, des joutes nautiques, un jeu d’échec avec pions humains et surtout le grand défilé. Souvenirs d’un concert : une dame m’a fait asseoir à côté d’elle sur les gradins, me posant son enfant sur les genoux. Discrètement, elle m’a désigné les policiers qui « géraient » l’immense espace entre le groupe de musique et les gradins. Un espace pourtant fait pour danser et que personne n’aurait oser investir. Le défilé met en scène la traditionnelle procession du roi dans les lieux mystiques de la ville. Curiosité : la chaise à porteur est vide. Le roi n’est pas représenté et pour cause : le pouvoir communiste veut éviter toute allusion (illusion ?) à la moindre restauration (le retour du roi).
La citadelle abrite une prestigieuse école des Beaux-Arts. Pendant le Festival, les artistes exposent leurs oeuvres au travers de la ville et la rue le long de la Rivière des Parfums leur est livrée afin qu’ils dessinent sur le sol. Pour participer, il faut faire partir d’une organisation officielle. En fait, au Vietnam, tout doit toujours être formalisé, ressortir du prévu, de l’organisé. Les initiatives individuelles ne sont pas encore vraiment encouragées.
Toujours conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale de Huê est inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. A deux kilomètres, se trouve la Montagne magique, un tertre qui abrite les dieux protecteurs du sol. Une pagode se dresse, dédiée à la Dame céleste, protectrice de la ville. Il faut y aller par bateau touristique sur la Rivière des Parfums. Etre ferme pour ne pas passer le temps de la promenade en négociations marchandes au lieu de regarder le paysage. De la rivière, on voit l’arrière des maisons, avec les femmes qui font la lessive, au bout de quelques marches plongeant dans l’eau. On peut aussi visiter les tombeaux des rois.

My est la jeune serveuse du Phuong Nam, le restaurant où se rassemblaient les jeunes Français participant au Festival. Ses parents vivent dans un petit village de pêcheur, en bordure de la mer. Elle veut se lancer dans le Tourisme. La ville abrite une bonne école hôtelière et de Tourisme. Sans moyen, My pourra-t-elle réaliser ses rêves ?
Visite de la plage en moto. Assis nonchalamment sur une chaise, un homme a indiqué la plage, comme si c’était évident que je ne pouvais aller que là. Une maison, sur le sable, vestiges de l’épicurisme colonial. Mais est-ce bien à Huê ? Peut-être est-ce sur une plage ailleurs, à Hoï An ou à Da-Nang ?
La mer est belle mais pas claire du tout – inappropriée, donc, pour la plongée sous-marine. Des vendeurs arpentent la plage. Les enfants et les hommes se baignent, les femmes moins. Elles craignent trop de foncer et de froncer leur peau. Des bateaux de pêche sèchent la quille en l’air, abritant les familles des pêcheurs. D’autres sont au large, partis chercher la cargaison de poissons du marché du jour.
Le marché aux poissons s’étend en bordure de la plage, couvert par les toiles en plastique des vendeuses. Avant de vendre le poisson, les vendeuses les tuent et les vident. J’ai vu des poulpes tenter d’impossibles évasions hors des bacs de polystyrène. Pour la conservation, on utilise la glace concassée. Un vendeur de glace occupe d’ailleurs un stand sur le marché et approvisionne les échoppes. Si le poisson a les honneurs de la glace, la viande est vendue telle quelle, parfois posée à même le trottoir, envahie par les mouches. Les volailles (poulets et canards) sont vendues vivantes. J’ai vu des cochons transportés vifs sur des vélos.
Les petites filles vont à l’école mais pendant les vacances, elles donnent un coup de main à la maman. C’est tout un monde féminin qui s’épanouit, où les traditions se transmettent de mère en fille. On y trouve un élégant mélange de sérieux et de rire.

Vivant sur leurs villages flottant, les sampaniers sont les manouches de Huê et du Vietnam en général. Pour le Festival, ils ont été repoussés aux confins de la ville. En guise de mâts sur ces roulottes flottantes : des antennes de télévision. On peut passer d’un sampan à l’autre sans mettre pied à terre. Les sampans servent à la pêche mais aussi à la drague de sable pour les entreprises de construction.
http://lessampaniersduvietnam.over-blog.org

De nombreux petits métiers s’épanouissent à fleur de terre, comme cette échoppe de libraire. Des jeunes y lisent sur ces tabourets multicolores que l’on trouve aussi dans les « restaurants de poussières », échoppes ambulantes où la cuisine se fait sur place et où les plats sont servis sur des tables basses. D’où le nom de restaurants de poussière.

Il y a aussi des épiceries où l’on vend notamment les foulards, les gants et les masques que les femmes portent pour se protéger du soleil, du vent et de la pluie. Pour la pluie, on utilise des grands imperméables qui couvrent à la fois la personne et la moto ou le vélo. Parfois, l’imperméable abrite toute la famille, comme une tente. On en trouve de toutes les couleurs pastels transparentes mais certains ne sont pas solides, pour tout dire : c’est quasi du jetable. Idéal pour les temps de mousson.

Le pays étant situé presque sur l’Equateur, les journées sont courtes. Les Vietnamiens se couchent tôt et se lèvent tôt. Certains vont se baigner dans la mer avant le travail, d’autres travaillent très tôt, comme ces distributeurs de journaux qui viennent chercher les journaux avant de partir faire leur tournée.

Comme il y a peu de frigo, le système de conservation est le même que celui qui prévalait dans nos pays dans les années cinquante : une entreprise fabrique et stocke de la glace. Cette glace est livrée en cyclo-pousse sous forme de pains de glace oblongs. Les clients sont les professionnels de la restauration et les marchands.

Les échafaudages sont en bambou. Sur les chantiers, beaucoup de femmes travaillent. Elles sont spécialement chargées de transporter les seaux de ciment. La citadelle et les tombeaux des rois étant classés au patrimoine de l’Unesco, les travaux battent leur plein.
La construction d'habitations et d'hôtels est aussi en pleine expansion.
Les moyens de transports sont l’avion pour aller d’une grande ville à l’autre mais surtout le train et le bus. Pour aller de Huê à Da-Nang, j’ai pris le bus, qui est moins cher que le train. Le paysage est magnifique et le bus s’arrête au sommet du Col des Nuages. Là se trouvent des vestiges de fortifications françaises et des vendeurs de souvenirs façon nuage de sauterelles.
Somme toute, le roi des moyens de transport est le cyclo-pousse ou le deux-roues : motocyclette ou bicyclette. Idéal pour la ville comme pour la campagne.
Dès les faubourgs des villes commencent la campagne et les buffles au travail avec de jeunes garçons. Bientôt viennent les plantations de thé et de café, les rizières. Dans le Sud, les rizières abritent les tombes familiales. La citadelle de Huê recèle de jolis potagers sillonnés par un réseau d’irrigation au départ d’une citerne. Entre Da-Nang et HoChiMinhVille, Dalat est le véritable potager du Vietnam. Il a été établi par les Français, venus chercher la fraîcheur sur le plateau.

Tout le pays foisonne de petits marchés. Les légumes sont les mêmes qu’ici : des carottes, des choux … mais les fruits offrent un feu d’artifice de couleurs et de goûts : mangue, banane, ananas, noix de coco, orange, pomelo, papaye, pomme cannelle, ramboutan, litchi, salak, tamarin, salk, logan, mangoustan, durian, jaque …
Des artisans proposent des petits jouets.
A HoChiMinhVille se trouve un immense marché couvert. C’est le marché chinois. Je l’ai visité avec un guide : An Ngô Quâ’c, dont une amie belge m’avait donné la référence. Chauffeur de taxi pour une compagnie, il peut disposer du véhicule pour son propre compte. Sur le marché chinois, j’ai été abordée par une petite fille. Elle avait déposé son sac à ses pieds et à ma demande elle en a sorti un éventail. Stupeur : elle n’avait pas de bras, seulement des moignons. Agent orange, me dit le guide. La guerre ou l’agriculture productiviste qui permet trois récoltes de riz par an ??
Au Vietnam, les handicapés font partie de la vie. A Huê, je trébucherai littéralement sur un cul-de-jatte. A Da-Nang, ce sera une jeune fille arriérée mentale qui me tiendra compagnie dans le café tenu par sa maman, cependant que son petit frère faisait la comptabilité. A HoChiMinhVille, je visiterai un atelier artisanal employant des handicapés à la création de tableaux en laques et de feux d’artifices. Il y avait aussi des aveugles.A HoChiMinVille, ville agressive et sauvage, mon guide m’emmena visiter les églises caodaïes (secte syncrétique qui vénère Saint Victor Hugo et Saint Alexandre Yersin, le bactériologiste franco-suisse qui découvrit le bacille de la peste). On prit une petite embarcation à moteur pour aller dans la mangrove.
On s’enfonça jusqu’à des zones habitées dans lesquelles on accosta.
Je me souviens d’un tour en vélo, dans une nuée de papillons (Cat Tien National Park) et de la petite fabrique de bonbons à la noix de coco. Des ouvriers s’activaient à faire la pâte, à la couler sur des plaques, à la découper en formes de caramels qui étaient ensuite emballés et mis en boîtes.
Le temps d’une étape, je partageai la passion d’un jeune apiculteur pour le miel et les abeilles.Lorsque j'arrivai à HoChiMinhVille, mon taxi me débarqua d'autorité dans un hôtel cinq étoiles du quartier des affaires. J'y passai ma première nuit, pestant contre mon manque d'autorité, me réconciliant en me baignant sous les étoiles, dans la piscine sur le toit. Le lendemain j'appelai mon guide. An m’installa dans le quartier catholique de la ville, dans une pension de famille destinée aux parents venus adopter un enfant dans les orphelinats. L'hôtel Loan, pension de famille "Au bon goût", se trouve au fond d’une impasse.
Chaque fois que je passais, une mendiante embusquée m’abordait immanquablement. Je l’appelais « ma pirate de la mer de Chine ». Peut-être laissait-elle aux femmes le temps de rentrer les enfants. J’avais l’impression d’être une ogresse.
Un soir, je croquai la cuisinière qui lisait son journal sur les marches d’entrée de la pension de famille. Elle faisait une cuisine à la française : steak-frites-salade ou boeuf bourguignon.
A quelques mètres de la pension de famille se trouvait un restaurant tenu par un ancien soldat de l’armée des Vietcongs, alliée des Américains. Il me montra ses archives autour d’un pho très goûteux. Il y avait aussi l’église, très fréquentée à la messe du dimanche et un parc très tranquille où tournait un manège.

Je croquai un autre manège : celui des hommes et des femmes chargés de l’entretien du parc. A l’endroit où le gazon était abîmé, un homme repiquait des touffes à la façon du repiquage du riz dans les rizières. Ses gestes étaient très rapides, comme ceux des lézards verts fluo qui grimpaient aux troncs des arbres, vif argent aérien et souple. Certains arrosaient ou balayaient.

Ce voyage au Vietnam avait pour cadre une mission pour l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne du sud. Cette association est le comité de jumelage qui unit Donzy-le-National et Hoa Haï, le village de la Montagne de marbre, près de Da-Nang. Ces deux villages ont la particularité d’être dévolu à l’artisanat d’art. Le jumelage s’articule autour de projets santé (alimentation en eau d’un hôpital), de projets développement durable (création d’unité de biogaz dans les campagnes) et de projets culturels. Pour ma part, il s’agissait d’investir les milieux artistiques et de proposer à un artiste vietnamien une résidence d’artiste à Tramayes, dans le Haut-Clunisois.
http://www.donzyhoahai.org

Une autre mission se déroulait en même temps : des jeunes de Typo devait couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê pour leur journal : Typoextramuros. Typo est un magazine fait par des lycéens de Bourgogne dans le cadre d’une expérience de presse menée dans les lycées par le Clémi de Bourgogne. L’expérience comprend des missions à l’étranger, surtout dans la Francophonie, pour écrire au retour TypoExtraMuros.
http://www.typomag.net
La résidence d'artiste

Sur les indications d’une chargée de mission au centre culturelle de Hanoï, je choisis Hoan Lê Quoc, artiste à Huê, pour venir en résidence d’artiste à Tramayes. Je le choisis sans le voir, uniquement sur les appréciations des gens qui le connaissaient, comme Luong Bui Quang, galeriste à Huê (Art Gallery, Câm Chaû, 03 Pham Ngu Lao). Je rencontrai aussi Buu Y, grand érudit de la ville, descendant de la famille royale. Malgré les difficultés de toutes sortes, la résidence a eu lieu à Tramayes en 2005. Sur la photo : Hoan en visite à la galerie européenne de la forêt et du bois de Dompierre-les-Ormes. Grande conversation avec les mains sur les temples Incas.

Hoan est graphiste, calligraphe et peintre laqueur. On lui avait demandé de baser sa résidence sur le travail de la laque. Il est venu avec des œuvres de démonstration, pour montrer les différentes étapes et techniques de la laque : avec les coquilles d'oeufs, la feuille d'or ...

Hoan travaille avec une artiste française à l’utilisation de la technique de la laque dans la création contemporaine. On voit nettement l'influence du dessin animé et de la BD. Pendant le Festival franco-vietnamien, la cité pourpre de Huê abritait une expo de photo et une expo de BD. Dans ce tableau en laque, Hoan exprime l'essence même du Vietnam.

Hoan a découvert la région et rencontré plusieurs artistes, comme Amano, peintre intuitif à Briant, (Saône-et-Loire). Sur la photo : Amano et Hoan dans la salle d'expo de Tramayes où avaient lieu les initiations à la technique de la laque et à la calligraphie.
http://www.art-mano.com
De retour à Huê, Hoan a ouvert un café-galerie qu'il tient avec sa famille.
Journaliste de profession, j’ai publié sur ce voyage différents articles dans des journaux régionaux et participé à quelques publications :


Typo ExtraMuros, avec les jeunes du Clémi de Dijon.
Comme j'ai fait d'autres voyages (Sénégal, Pologne, Québec), j'ai participé à la rédaction d'une méthodologie à destination des associations qui développent des échanges à l'international. Cette brochure est éditée par la FNFR (Fédération Nationale des Foyers Ruraux).J'ai décanté ce voyage initiatique et alchimique dans quelques pages de fiction :

"Buu Y" est une nouvelle qui raconte la rencontre dans un train entre une voyageuse et Buu Y, l'érudit de Huê.

Je l'ai écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture qui s'est déroulé dans la Drôme avec l'écrivaine Marie Motay.
et "My", un petit polar qui a pour cadre le festival de Huê et qui reprend tout mon vécu lors de ce voyage.
L'histoire : envoyée pour écrire un guide sur la ville, une femme se retrouve sur le Festival 2004 et assiste à la rivalité de deux artistes, l'un Français, l'autre Vietnamien. Cette rivalité s'exprime dans leur art, leur vision du monde et leur amour pour My, la jeunes serveuse du Phuong Nam.
Ce récit par mail sur demande.
Mon blog : http://voyagevietnam2004.over-blog.com
Quelle est la mentalité des Québécois? English translation pending
Bonjour,
Je ne connais absolument pas l'Amérique du nord, et j'aimerai, un jour, visiter le Canada. En particulier le Québec. Je rêve de voir l'été indien... Mais, au Québec, j'imagine surtout rencontrer des gens décontractés, "cool", avec une certaine convivialité... Je crois qu'il y a aussi le tutoiement spontané ?!?
La mentalité est-elle bien différente par rapport à celle en France, en Europe ?
Je sais qu'il y a énormément de québecois sur le forum, je pense que je serai bien renseigné.
Merci !
Je ne connais absolument pas l'Amérique du nord, et j'aimerai, un jour, visiter le Canada. En particulier le Québec. Je rêve de voir l'été indien... Mais, au Québec, j'imagine surtout rencontrer des gens décontractés, "cool", avec une certaine convivialité... Je crois qu'il y a aussi le tutoiement spontané ?!?
La mentalité est-elle bien différente par rapport à celle en France, en Europe ?
Je sais qu'il y a énormément de québecois sur le forum, je pense que je serai bien renseigné.
Merci !
Fin des hostilités en Thaïlande? English translation pending
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements.
Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie.
Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges.
La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.
🙂
🙂