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Retour du Barcelo Marina Palace( 6 au 13 nov) English translation pending
Voici un petit résumé de ma merveilleuse semaine à cet hôtel:
Vol avec Air Transat: départ à l'heure et très bon vol avec un excellent service! Air Bus très confortable durée de 3h30. Pour le retour 3h13!
Arrivée à l'hôtel heure avancée de midi, la chambre n'est pas tout à fait prète mais on nous conduit au resto pour le diner en petite voiturette. Check in très bien et acceuil très chaleureux avec un petit drink et mot de bienvenue! Chambre prète au retour du diner.
Exactement la chambre demandée par e mail: la 1140 recommandée par Verseau du forum. Belle chambre avec lit extra grand, fauteuil deux places et faulteul 1 place dans la chambre. Vue sur la mer à environ 150 pieds!!🙂 2ième étage. Serviettes de plage dans la chambre et robe de bain. Frigo rempli de biere et liqueures douces à tous les jours ainsi qu'une bouleille de "ron". Coffre de sécurité à 4 chiffres compris.
Restos: un très grand buffet pour les déjeuners et soupers et un autre un peu plus petit pour le diner. Excellent service et bouffe délicieuse avec un très grand choix...vraiment de tout!| Il y a aussi un resto à la carte pour les déjeuner et diners (sans réservations) Il n'est pas encore près pour le souper, c'est un resto "fruits de mer".
Bar: il y a 1 bar au lobby et au resto buffet du midi ouverts 24 heures. Il y a aussi 1 bar pour chaque piscine (2) ouverts tant que les piscines le sont, dont un dans la piscine. Il n'y a pas de bar à la plage car elle est vraiment très proche de tout, l'hôtel étant presque qu'au bord de celle-ci.
Piscine: 2 très belles piscine très différente dont un avec chutes et une avec swim up bar et glissade d'eau. Eau très claire. Une des piscine a été réparée durant notre séjour car elle blessait un peu les pieds. Elle a donc été non disponible pour une partie de la semaine mais il y wen avait une autre. Chaises avec coussins très confortables.
Plage: très belle avec de belles vagues comme je les aime. Sable beige très doux dans l'eau mais un peu grossier sûr la plage à certains endroits mais pas blessant pour les pieds, pleins de beaux coquillages. Bonne quantité de palapas.
Animation: très beaux spectacles de dance en soirée (pas de jeux ou de pieces de théatre) Beaux costumes. Durant la journée, cours de dance, plongée, volley ball de piscine, basket dans la piscine. Il y a un mini club avec un beau parc et une barbotteuse. Il y a un jeu d'échec géant et 2 tables de baby foot ainsi qu'une table de pool.
Il y a une clinique médicale ouverte durant la journée.
Excursions: bon choix d'excursions mais je n'en ai pas fait personnellement. Je voulais allé nager avec les dauphins mais la guide m'a déconseiller d'aller au Delphinario car elle disait que l'eau était pas belle, mais j'ai renconté des gens à l'aéroport qui sont allé et ils ont adoré, pour 83 pesos tu passe 45 min avec les dauphins et ils te font sauter à l'eau, j'ai regretté ne pas y être allé. Ne pas confondre avec la journée catamaran où tu ne passe que 10min avec les dauphins. On m'a dit que l'eau n'était pas si pire.
Le site est très jeune donc manque de végétation mais il deviendra très beau avec le temps.
Le point fort de cette hôtel à part la bouffe est la gentillesse du personnel. Il sont vraiment charmants et très gentils "des amours"!🙂 On avait un jardinier adorable "Angel" qui nous donnait une fleur à tous les matins, il nous confectioné chacune 1 chapeau en paille (pas sèche) nous le monde nous demandait où on l'avait acheté. On a eu droit à 4 noix de coco. Tout le personnel est très serviable et souriant.
Service internet qui est "pas au slowmotion" pas vite comme ici mais pas si pire. Les deux dames y sont très gentilles. Une d'elle attend un petit bébé pour fév.
La chambre toujours très propre et plein de papiers de toilette!!!
En résumé; je conseille à 100% cet hôtel, nous avons, ma fille et moi passé une merveilleuse semaine et on songent toutes les deux y retourner. C'était le premier voyage pour ma fille, je crois que j'ai placé la barre un peu haute!!!
Si vous avez d'autres questions, ça me fera plaisir d'y répondre. Soleil61
Vol avec Air Transat: départ à l'heure et très bon vol avec un excellent service! Air Bus très confortable durée de 3h30. Pour le retour 3h13!
Arrivée à l'hôtel heure avancée de midi, la chambre n'est pas tout à fait prète mais on nous conduit au resto pour le diner en petite voiturette. Check in très bien et acceuil très chaleureux avec un petit drink et mot de bienvenue! Chambre prète au retour du diner.
Exactement la chambre demandée par e mail: la 1140 recommandée par Verseau du forum. Belle chambre avec lit extra grand, fauteuil deux places et faulteul 1 place dans la chambre. Vue sur la mer à environ 150 pieds!!🙂 2ième étage. Serviettes de plage dans la chambre et robe de bain. Frigo rempli de biere et liqueures douces à tous les jours ainsi qu'une bouleille de "ron". Coffre de sécurité à 4 chiffres compris.
Restos: un très grand buffet pour les déjeuners et soupers et un autre un peu plus petit pour le diner. Excellent service et bouffe délicieuse avec un très grand choix...vraiment de tout!| Il y a aussi un resto à la carte pour les déjeuner et diners (sans réservations) Il n'est pas encore près pour le souper, c'est un resto "fruits de mer".
Bar: il y a 1 bar au lobby et au resto buffet du midi ouverts 24 heures. Il y a aussi 1 bar pour chaque piscine (2) ouverts tant que les piscines le sont, dont un dans la piscine. Il n'y a pas de bar à la plage car elle est vraiment très proche de tout, l'hôtel étant presque qu'au bord de celle-ci.
Piscine: 2 très belles piscine très différente dont un avec chutes et une avec swim up bar et glissade d'eau. Eau très claire. Une des piscine a été réparée durant notre séjour car elle blessait un peu les pieds. Elle a donc été non disponible pour une partie de la semaine mais il y wen avait une autre. Chaises avec coussins très confortables.
Plage: très belle avec de belles vagues comme je les aime. Sable beige très doux dans l'eau mais un peu grossier sûr la plage à certains endroits mais pas blessant pour les pieds, pleins de beaux coquillages. Bonne quantité de palapas.
Animation: très beaux spectacles de dance en soirée (pas de jeux ou de pieces de théatre) Beaux costumes. Durant la journée, cours de dance, plongée, volley ball de piscine, basket dans la piscine. Il y a un mini club avec un beau parc et une barbotteuse. Il y a un jeu d'échec géant et 2 tables de baby foot ainsi qu'une table de pool.
Il y a une clinique médicale ouverte durant la journée.
Excursions: bon choix d'excursions mais je n'en ai pas fait personnellement. Je voulais allé nager avec les dauphins mais la guide m'a déconseiller d'aller au Delphinario car elle disait que l'eau était pas belle, mais j'ai renconté des gens à l'aéroport qui sont allé et ils ont adoré, pour 83 pesos tu passe 45 min avec les dauphins et ils te font sauter à l'eau, j'ai regretté ne pas y être allé. Ne pas confondre avec la journée catamaran où tu ne passe que 10min avec les dauphins. On m'a dit que l'eau n'était pas si pire.
Le site est très jeune donc manque de végétation mais il deviendra très beau avec le temps.
Le point fort de cette hôtel à part la bouffe est la gentillesse du personnel. Il sont vraiment charmants et très gentils "des amours"!🙂 On avait un jardinier adorable "Angel" qui nous donnait une fleur à tous les matins, il nous confectioné chacune 1 chapeau en paille (pas sèche) nous le monde nous demandait où on l'avait acheté. On a eu droit à 4 noix de coco. Tout le personnel est très serviable et souriant.
Service internet qui est "pas au slowmotion" pas vite comme ici mais pas si pire. Les deux dames y sont très gentilles. Une d'elle attend un petit bébé pour fév.
La chambre toujours très propre et plein de papiers de toilette!!!
En résumé; je conseille à 100% cet hôtel, nous avons, ma fille et moi passé une merveilleuse semaine et on songent toutes les deux y retourner. C'était le premier voyage pour ma fille, je crois que j'ai placé la barre un peu haute!!!
Si vous avez d'autres questions, ça me fera plaisir d'y répondre. Soleil61
Algérie: la transsharienne English translation pending
LA TRANSSAHARIENNE!!!! Un rêve d'il y a trente ans.
L'explorer du nord au sud, en s'arrêtant çà et là, au gré des envies, des paysages et des oasis, c'est ce dont nous rêvions depuis longtemps et que nous avons enfin entrepris ces 15 derniers jours.
Partis à deux de Annaba, jeudi après-midi, notre voiture chargée et bien équipée, première halte à Batna avant de rejoindre la porte du désert, vendredi après-midi, à El-Oued, la ville aux mille coupoles, centre de nombreux Oasis appelés "Souf". Souper et nuitée à l'hôtel Loose et deuxième menu de Ramadan: Chorba, bourek et poulet grillé.
Samedi matin, en route pour Toggourt, Ouargla et Ghardaïa. Quel enchantement cette route. Nous nous extasions à la vue de nos premières dunes, ocres, dorées, jalonnant les 400 kilomètres d'une excellente route goudronnée.
En chemin, d'anciens puits encore en service, des panneaux de signalisation "attention dromadaires", "risque d'ensablement".
Petite halte pique-nique: pâté Comtesse du Barry, et … Vache qui rit! arrosés d'une bière bien fraîche grâce à la glacière branchée sur l'allume-cigare de la voiture. Sans le vent et les mouches on se serait bien laissés aller à une bonne sieste!
Après un petit tour dans Toggourt et Ouargla (rien de très particulier), nous arrivons en fin d'après-midi à Ghardaïa. Halte de 3 nuits dans un "hôtel/auberge le Caravansérail" aménagé dans une ancienne maison traditionnelle au milieu de la palmeraie.
Ghardaïa, capitale du Mzab, est une "pentapole", composée de 5 cités/oasis ayant toutes gardé un style traditionnel très homogène; la plus spéciale "Béni Isguen" est toujours entourée d'une muraille percée de 3 portes seulement et qu'on ne visite qu'avec un guide. C'est la ville sainte des Mozabites encore très fermée et attachée aux traditions: les femmes y sont voilées de la tête aux pieds, ne laissant apparaître qu'un seul œil. Nous les appelions les cyclopes! Les pauvres, elles sont très maladroites avec leur œil unique, même que l'une d'entre elle est entrée en collision avec un vélo: "le cyclope contre le cycliste"!
Au Caravansérail, nous avons rencontré un couple de français, venus par avion, pour une semaine. Au bout de 3 jours, ils avaient un peu fait le tour et se demandaient comment occuper le reste de leur temps. Nous leur avons proposé de faire la route avec nous jusque El-Goléa, notre prochaine étape, d'où ils reprendraient l'avion pour Alger.
Départ donc de Ghardaïa le mardi matin: route superbe et rectiligne: des dunes, encore des dunes, des petites, des hautes, des dorées, des ridées, des lisses, bref, toutes très belles, nous ont accompagnés tout le long. Et nos premiers dromadaires près de la route! Ils sont magnifiques! Pique-nique à midi à l'ombre des acacias et arrivée vers 15h à El-Goléa. Logement chez l'habitant (plus convivial et sympa que le sinistre hôtel d'état): Saadiya, ravissante jeune femme, nous a accueillis chaleureusement dans sa maison et son fils Sami nous a fait le guide (le tombeau du Père Charles de Foucauld, l'église St Joseph - église/musée renfermant tous ses écrits et le récit de sa vie - le vieux ksar, etc…). A notre retour "à la maison", juste au chant du muezzin pour la rupture du jeûne, un dîner fastueux nous attendait; ça nous a changé de l'éternelle chorba/bourek/poulet grillé/salade que nous n'avions cessé de manger depuis notre départ. Soirée autour d'un feu sur lequel a bouilli l'eau du thé, préparé avec tout le cérémonial du désert, à la mode touareg, puis visite d'une petite boutique d'artisanat de tissage (tapis, nappes, châles, …) qui est une coopérative de femmes initiée par les Sœurs des Pauvres.
Mercredi matin, après des adieux émus, nous nous mettons en route pour une longue étape jusque In Salah où Laurent (collègue de travail) devait nous rejoindre par avion dans l'après-midi et faire la route avec nous jusque Tamanrasset. In Salah, oasis rouge, d'architecture "soudanaise", d'ambiance très saharienne avec les dunes de sable gagnant sur un côté de la ville et les hommes tous en chèche. Ville de contrebande de … panneaux solaires! Un seul hôtel d'état, plus ou moins décrépi, et évidemment, au souper, l'éternel menu de Ramadan. Ah! une bonne chorba, il y avait longtemps!!!
Seulement voilà: Air Algérie (Air Fantaisie!) en a décidé autrement. Annulé, l'avion. Laurent nous téléphone pour dire qu'il prendra le vol de jeudi matin 8h direct sur Tamanrasset et qu'il rappellera le matin avant le décollage.
Le lendemain, jeudi, c'est notre opérateur de téléphone portable qui est en panne, et donc nous nous mettons en route vers Tam (670 km, la plus longue étape) sans nouvelles de Laurent. Après les divers arrêts aux barrages de police, gendarmerie et sécurité, qui notaient consciencieusement les données de nos passeports (plus le nom du père, de la mère, du chat, du chien, (hi hi hi) la profession, la fonction, etc…, pour notre sécurité en tant qu'étrangers), les haltes pipi et pique-nique, nous arrivons à environ 15 km de Tam vers 20 heures. Je m'extasiais sur le ciel étoilé quand je vois le clignotement des lumières d'un avion, en même temps qu'une plaque indiquant l'aéroport. "Et si Laurent était dans l'avion? On va voir?" Nous y sommes allés et … Laurent était dans l'avion !!! Retrouvailles éberluées, car il aurait dû être arrivé vers 11h du matin, et nous vers 18h.
Nous appelons notre guide et à partir de ce moment, nous sommes pris en charge par Abdallah, agence Timidoua Travel (que nous recommandons chaleureusement pour tout voyage en Algérie), qui nous a organisé un circuit dans le Hoggar.
Il vient à notre rencontre et nous installe à l'hôtel/auberge Caravansérail (encore! oui, c'est la même chaîne). Nous déposons nos affaires, et partageons avec lui un verre de vin blanc bien frais tout en discutant du programme de ces 5 prochains jours.
Il est déjà 21h et, le vin blanc aidant, nous avons faim. Oh, surprise, en apprenant que sa femme nous attend chez eux avec un bon souper: la chorba était remplacée par une soupe au blé vert (délicieuse), les boureks (nettement meilleurs qu'ailleurs) sont incontournables, et le plat de résistance était un très bon ragoût de viande. Toute la famille nous a accueillis avec la simplicité, la chaleur et l'amitié que savent manifester les algériens.
Vendredi matin, démarrage vers 10h30. Nous laissons notre voiture dans le parking de l'hôtel et nous embarquons dans la Toyota 4x4 d'Abdallah, en direction du plateau de l'Assekrem, après un petit tour dans Tam, agglomération de création récente, qui n'a aucun intérêt particulier, excepté ses rues bordées de grands tamaris où l'on croise des Touaregs sur leurs dromadaires, affichant encore leur ancienne splendeur.
Abdallah connaît le désert et ses pistes jusqu'au bout des doigts. A un moment donné, il s'engage sur un immense espace sableux, hérissé de touffes d'herbe, au milieu de nulle part et sans aucun chemin tracé et quel est notre ébahissement de nous arrêter sous un bel acacia, à côté d'un autre 4x4 semblable au nôtre, où deux "hommes du désert" étaient occupés à cuisiner et avaient déjà étendu une natte et posé dessus une table basse, des tabourets, des couverts, des verres: on nous attendait pour le repas de midi! Il s'agissait en fait de la voiture "intendance" d'Abdallah, qui nous a accompagnés pendant tout notre circuit. Ses deux collaborateurs, Malek et Bey, se sont montrés d'une efficacité et d'une discrétion remarquables. Après le cérémonial du thé, nous nous dirigeons vers le plateau de l'Assekrem, 2778 m (qui signifie: "regarde et arrête-toi") rendu célèbre par l'ermitage que Charles de Foucauld y a installé en 1910. Une piste de 86 km, rocheuse et caillouteuse, serpente et grimpe dans le massif volcanique de l'Atakor, coeur du Hoggar et du Sahara, hérissé de pics montagneux de granit rose et de basalte noir : parois éclatées, tuyaux d’orgues, pain de sucre. La piste s'arrête là. Les hommes partent à pied (20 à 30 mn d'ascension à pied) pour atteindre le plateau d'Assekrem à 2778 mètres d'altitude, et assistent au coucher du soleil fabuleux à travers les monts de Tahat et d'Ilamân (plus hauts sommets d'Algérie).
Pendant ce temps, notre "intendance" a installé le camp. La tente est montée, le feu crépite, la table est mise et le repas mijote. Laurent nous annonce une surprise: ""apéritif au champagne et foie gras pour fêter le 30ème anniversaire de mariage de Guy et Andrée"". C'était tout simplement bouleversant! Merci Laurent pour ton amitié! Nous nous souviendrons longtemps de ces "noces de perle" aux pieds de la perle du Hoggar!!! La température, elle, ne cesse de baisser et nous dormirons par 7°. Je n'ai pas eu aussi froid depuis longtemps, mais ça valait la peine, rien que pour le spectacle du ciel d'une pureté telle que la moindre étoile y scintillait, et la guitare de Bey jouant "sotto voce" des mélopées touaregs, au milieu de ce silence que l'on entend !!!! Samedi matin, nous redescendons la piste. Première halte aux "gueltas" d'Afilal. Splendides bassins d'eau où "des poissons, témoins vivants d'un Sahara plus humide jadis, subsistent encore au milieu d'une végétation verdoyante composée notamment de menthe poliot, laurier rose, tamaris, joncs, fougères, etc." (sic Abdallah). Autre halte au mont Akar-Akar nommé aussi «château d'Antinea », où nous avons vu plusieurs gravures rupestres (girafes, buffles, gazelles…). Après les haltes pipis et moultes photos des gravures et des différentes espèces d'oiseaux que Laurent et Abdallah (passionnés tous les deux d'ornithologie et de botanique) arrivaient à identifier au vol ou au sommet d'un rocher (c'était passionnant), nous arrivons au lieu du pique-nique. A propos de botanique, j'ai appris pendant ce voyage que l'armoise, séchée et pilée, pouvait remplacer la moutarde (j'ai goûté c'est délicieux), et que la germandrée utilisée en infusion, est "le" remède contre la tourista (nous l'avons testée: c'est radical). Pour les passionnés de botanique, Abdallah et sa femme, Rabia, ont édité un guide de la flore du Hoggar "Promenade Botanique" avec de splendides photos (contact: sahkiabdallah@hotmail.com). Là, Karim, le fils d'Abdallah, nous rejoint avec une troisième voiture pour nous ramener Guy et moi à Tamanrasset, car à notre âge, n'est-ce pas, nous avons besoin d'un peu de repos et de confort avant d'attaquer la dernière partie du voyage. Laurent repart avec Abdallah à l'assaut des pistes, nous vers une bonne douche chaude et un lit qui reposera ma colonne vertébrale, et nous nous donnons rendez-vous lundi matin, vers 9h, au village de Hirafok, à environ 200 km de Tamanrasset: 120 par la RN (transsaharienne) et 80 de piste de sable, village Touareg d'artisans forgerons.
Donc Lundi matin, Bey vient nous rejoindre à l'hôtel et nous démarrons à 5h du matin, après avoir chargé tous nos "bintous" (pour les anciens d'Afrique!), car nous ne repassons plus par Tamanrasset. C'est enfin le baptême du désert pour notre Kia 4x4: elle a passé le test haut "le pneu" (si je puis dire!). A Hirafok, petit-déjeuner à deux, le temps que les autres arrivent. Puis visite d'un jardin de cultures maraîchères en zone bien désertique. C'est incroyable ce qu'on peut faire pousser. Nous avons d'ailleurs fait nos provisions de tomates, salades, oignons, pommes de terre et maïs pour les prochains repas. Le chef du village, Aflane, qui est en même temps un guide, embarque avec nous en direction de Mertoutek, centre de la région naturelle de la Tefedest, où nous allons voir les peintures rupestres. En chemin, observation de plantes et oiseaux évidemment, pique-nique et arrivée sur le lieu du bivouac vers 16h30. Repos de 10mn et nous nous lançons à l'assaut d'une montagne formée de gros blocs de rochers (des galets géants) renfermant des grottes où nous nous glissons pour admirer ces peintures qui sont encore d'une fraîcheur étonnantes: lion, danseuses, chevaux, gazelles, etc…. C'était fabuleux.
Bivouac dans l'oued Mertoutek. Pour agrémenter notre soirée autour du feu, Bey et Aflane nous ont donné un concert de chants touaregs, utilisant un jerrycan vide comme tambour pour rythmer leurs mélopées très harmonieuses.
Mardi, dernière journée. Sur le chemin du retour à Hirafok où nous avions laissé la Kia, nous faisons un détour pour voir le "cratère d'Ouksem", en fait deux cratères éruptifs, tombant en un à pic vertigineux de 200 mètres, qui ne font pas partie des circuits standards. Extraordinaire, époustouflant!!!! Déjeuner près du cratère, avec observation de traquets à tête blanche, de cratéropes fauves, d’amomane isabelline et d’une caille des blés.
Dans l'après-midi, pour clôturer en beauté, nous avons observé une famille entière de 10 "gangas couronnés" se baladant sur la rocaille, en rang serré, roucoulant, et pas du tout effrayés. Un peu plus loin, 2 gazelles dorcas magnifiques, mais hélas, plus farouche que les gangas. Il faut noter aussi la présence d’ânes qui vagabondent à l’état quasi sauvage dans tout le Hoggar, dont la chair participe à la chaîne alimentaire qui maintien le chacal, le guépard, quelques rares hyènes rayées et vautours.
Retour à Hirafok, adieux à Aflane, achat d'objets d'artisanat pour le remercier, récupération de la Kia, et en route pour notre dernier bivouac (à 15 km de la route principale). Un endroit superbe, dans le lit d'un oued asséché, les ajoncs nous protégeant du vent, et les montagnes majestueuses en arrière-fond. Pour notre dernière soirée, Bey et Malek nous ont demandé de la musique de chez nous. Un petit Vivaldi pendant le repas (je précise ici que nous n'avons pas eu deux fois le même menu le soir, et chaque fois un mets délicieux), puis au clair de la voie lactée et des constellations, la voix chaude d'Irène Papas nous a transportés sur une musique sublime de Vangelis.
Mercredi matin, c'est avec beaucoup de regrets que nous nous séparons. Guy, Laurent et moi prenons la route du retour vers In Salah. Jeudi matin, avion pour Guy et moi sur Alger et retour à la maison, Laurent se chargeant de ramener la voiture, en faisant le chemin inverse de nos 5 premiers jours.
Avant de clôturer, je voudrai remercier Abdallah pour la flexibilité et la gentillesse avec lesquelles il s'est adapté à tous nos desideratas. Un circuit vraiment "à la carte", adapté au fur et à mesure à notre fatigue et à nos envies.
Un dernier mot: à aucun moment de ces 15 jours, nous n'avons éprouvé le moindre sentiment d'insécurité!
Andrée. du 21 octobre au 03 novembre 2005.
P.S. Nous avons plein d'autres photos très belles. Si vous êtes intéressés … on vous en enverra.
L'explorer du nord au sud, en s'arrêtant çà et là, au gré des envies, des paysages et des oasis, c'est ce dont nous rêvions depuis longtemps et que nous avons enfin entrepris ces 15 derniers jours.
Partis à deux de Annaba, jeudi après-midi, notre voiture chargée et bien équipée, première halte à Batna avant de rejoindre la porte du désert, vendredi après-midi, à El-Oued, la ville aux mille coupoles, centre de nombreux Oasis appelés "Souf". Souper et nuitée à l'hôtel Loose et deuxième menu de Ramadan: Chorba, bourek et poulet grillé.
Samedi matin, en route pour Toggourt, Ouargla et Ghardaïa. Quel enchantement cette route. Nous nous extasions à la vue de nos premières dunes, ocres, dorées, jalonnant les 400 kilomètres d'une excellente route goudronnée.
En chemin, d'anciens puits encore en service, des panneaux de signalisation "attention dromadaires", "risque d'ensablement".
Petite halte pique-nique: pâté Comtesse du Barry, et … Vache qui rit! arrosés d'une bière bien fraîche grâce à la glacière branchée sur l'allume-cigare de la voiture. Sans le vent et les mouches on se serait bien laissés aller à une bonne sieste!
Après un petit tour dans Toggourt et Ouargla (rien de très particulier), nous arrivons en fin d'après-midi à Ghardaïa. Halte de 3 nuits dans un "hôtel/auberge le Caravansérail" aménagé dans une ancienne maison traditionnelle au milieu de la palmeraie.
Ghardaïa, capitale du Mzab, est une "pentapole", composée de 5 cités/oasis ayant toutes gardé un style traditionnel très homogène; la plus spéciale "Béni Isguen" est toujours entourée d'une muraille percée de 3 portes seulement et qu'on ne visite qu'avec un guide. C'est la ville sainte des Mozabites encore très fermée et attachée aux traditions: les femmes y sont voilées de la tête aux pieds, ne laissant apparaître qu'un seul œil. Nous les appelions les cyclopes! Les pauvres, elles sont très maladroites avec leur œil unique, même que l'une d'entre elle est entrée en collision avec un vélo: "le cyclope contre le cycliste"!
Au Caravansérail, nous avons rencontré un couple de français, venus par avion, pour une semaine. Au bout de 3 jours, ils avaient un peu fait le tour et se demandaient comment occuper le reste de leur temps. Nous leur avons proposé de faire la route avec nous jusque El-Goléa, notre prochaine étape, d'où ils reprendraient l'avion pour Alger.
Départ donc de Ghardaïa le mardi matin: route superbe et rectiligne: des dunes, encore des dunes, des petites, des hautes, des dorées, des ridées, des lisses, bref, toutes très belles, nous ont accompagnés tout le long. Et nos premiers dromadaires près de la route! Ils sont magnifiques! Pique-nique à midi à l'ombre des acacias et arrivée vers 15h à El-Goléa. Logement chez l'habitant (plus convivial et sympa que le sinistre hôtel d'état): Saadiya, ravissante jeune femme, nous a accueillis chaleureusement dans sa maison et son fils Sami nous a fait le guide (le tombeau du Père Charles de Foucauld, l'église St Joseph - église/musée renfermant tous ses écrits et le récit de sa vie - le vieux ksar, etc…). A notre retour "à la maison", juste au chant du muezzin pour la rupture du jeûne, un dîner fastueux nous attendait; ça nous a changé de l'éternelle chorba/bourek/poulet grillé/salade que nous n'avions cessé de manger depuis notre départ. Soirée autour d'un feu sur lequel a bouilli l'eau du thé, préparé avec tout le cérémonial du désert, à la mode touareg, puis visite d'une petite boutique d'artisanat de tissage (tapis, nappes, châles, …) qui est une coopérative de femmes initiée par les Sœurs des Pauvres.
Mercredi matin, après des adieux émus, nous nous mettons en route pour une longue étape jusque In Salah où Laurent (collègue de travail) devait nous rejoindre par avion dans l'après-midi et faire la route avec nous jusque Tamanrasset. In Salah, oasis rouge, d'architecture "soudanaise", d'ambiance très saharienne avec les dunes de sable gagnant sur un côté de la ville et les hommes tous en chèche. Ville de contrebande de … panneaux solaires! Un seul hôtel d'état, plus ou moins décrépi, et évidemment, au souper, l'éternel menu de Ramadan. Ah! une bonne chorba, il y avait longtemps!!!
Seulement voilà: Air Algérie (Air Fantaisie!) en a décidé autrement. Annulé, l'avion. Laurent nous téléphone pour dire qu'il prendra le vol de jeudi matin 8h direct sur Tamanrasset et qu'il rappellera le matin avant le décollage.
Le lendemain, jeudi, c'est notre opérateur de téléphone portable qui est en panne, et donc nous nous mettons en route vers Tam (670 km, la plus longue étape) sans nouvelles de Laurent. Après les divers arrêts aux barrages de police, gendarmerie et sécurité, qui notaient consciencieusement les données de nos passeports (plus le nom du père, de la mère, du chat, du chien, (hi hi hi) la profession, la fonction, etc…, pour notre sécurité en tant qu'étrangers), les haltes pipi et pique-nique, nous arrivons à environ 15 km de Tam vers 20 heures. Je m'extasiais sur le ciel étoilé quand je vois le clignotement des lumières d'un avion, en même temps qu'une plaque indiquant l'aéroport. "Et si Laurent était dans l'avion? On va voir?" Nous y sommes allés et … Laurent était dans l'avion !!! Retrouvailles éberluées, car il aurait dû être arrivé vers 11h du matin, et nous vers 18h.
Nous appelons notre guide et à partir de ce moment, nous sommes pris en charge par Abdallah, agence Timidoua Travel (que nous recommandons chaleureusement pour tout voyage en Algérie), qui nous a organisé un circuit dans le Hoggar.
Il vient à notre rencontre et nous installe à l'hôtel/auberge Caravansérail (encore! oui, c'est la même chaîne). Nous déposons nos affaires, et partageons avec lui un verre de vin blanc bien frais tout en discutant du programme de ces 5 prochains jours.
Il est déjà 21h et, le vin blanc aidant, nous avons faim. Oh, surprise, en apprenant que sa femme nous attend chez eux avec un bon souper: la chorba était remplacée par une soupe au blé vert (délicieuse), les boureks (nettement meilleurs qu'ailleurs) sont incontournables, et le plat de résistance était un très bon ragoût de viande. Toute la famille nous a accueillis avec la simplicité, la chaleur et l'amitié que savent manifester les algériens.
Vendredi matin, démarrage vers 10h30. Nous laissons notre voiture dans le parking de l'hôtel et nous embarquons dans la Toyota 4x4 d'Abdallah, en direction du plateau de l'Assekrem, après un petit tour dans Tam, agglomération de création récente, qui n'a aucun intérêt particulier, excepté ses rues bordées de grands tamaris où l'on croise des Touaregs sur leurs dromadaires, affichant encore leur ancienne splendeur.
Abdallah connaît le désert et ses pistes jusqu'au bout des doigts. A un moment donné, il s'engage sur un immense espace sableux, hérissé de touffes d'herbe, au milieu de nulle part et sans aucun chemin tracé et quel est notre ébahissement de nous arrêter sous un bel acacia, à côté d'un autre 4x4 semblable au nôtre, où deux "hommes du désert" étaient occupés à cuisiner et avaient déjà étendu une natte et posé dessus une table basse, des tabourets, des couverts, des verres: on nous attendait pour le repas de midi! Il s'agissait en fait de la voiture "intendance" d'Abdallah, qui nous a accompagnés pendant tout notre circuit. Ses deux collaborateurs, Malek et Bey, se sont montrés d'une efficacité et d'une discrétion remarquables. Après le cérémonial du thé, nous nous dirigeons vers le plateau de l'Assekrem, 2778 m (qui signifie: "regarde et arrête-toi") rendu célèbre par l'ermitage que Charles de Foucauld y a installé en 1910. Une piste de 86 km, rocheuse et caillouteuse, serpente et grimpe dans le massif volcanique de l'Atakor, coeur du Hoggar et du Sahara, hérissé de pics montagneux de granit rose et de basalte noir : parois éclatées, tuyaux d’orgues, pain de sucre. La piste s'arrête là. Les hommes partent à pied (20 à 30 mn d'ascension à pied) pour atteindre le plateau d'Assekrem à 2778 mètres d'altitude, et assistent au coucher du soleil fabuleux à travers les monts de Tahat et d'Ilamân (plus hauts sommets d'Algérie).
Pendant ce temps, notre "intendance" a installé le camp. La tente est montée, le feu crépite, la table est mise et le repas mijote. Laurent nous annonce une surprise: ""apéritif au champagne et foie gras pour fêter le 30ème anniversaire de mariage de Guy et Andrée"". C'était tout simplement bouleversant! Merci Laurent pour ton amitié! Nous nous souviendrons longtemps de ces "noces de perle" aux pieds de la perle du Hoggar!!! La température, elle, ne cesse de baisser et nous dormirons par 7°. Je n'ai pas eu aussi froid depuis longtemps, mais ça valait la peine, rien que pour le spectacle du ciel d'une pureté telle que la moindre étoile y scintillait, et la guitare de Bey jouant "sotto voce" des mélopées touaregs, au milieu de ce silence que l'on entend !!!! Samedi matin, nous redescendons la piste. Première halte aux "gueltas" d'Afilal. Splendides bassins d'eau où "des poissons, témoins vivants d'un Sahara plus humide jadis, subsistent encore au milieu d'une végétation verdoyante composée notamment de menthe poliot, laurier rose, tamaris, joncs, fougères, etc." (sic Abdallah). Autre halte au mont Akar-Akar nommé aussi «château d'Antinea », où nous avons vu plusieurs gravures rupestres (girafes, buffles, gazelles…). Après les haltes pipis et moultes photos des gravures et des différentes espèces d'oiseaux que Laurent et Abdallah (passionnés tous les deux d'ornithologie et de botanique) arrivaient à identifier au vol ou au sommet d'un rocher (c'était passionnant), nous arrivons au lieu du pique-nique. A propos de botanique, j'ai appris pendant ce voyage que l'armoise, séchée et pilée, pouvait remplacer la moutarde (j'ai goûté c'est délicieux), et que la germandrée utilisée en infusion, est "le" remède contre la tourista (nous l'avons testée: c'est radical). Pour les passionnés de botanique, Abdallah et sa femme, Rabia, ont édité un guide de la flore du Hoggar "Promenade Botanique" avec de splendides photos (contact: sahkiabdallah@hotmail.com). Là, Karim, le fils d'Abdallah, nous rejoint avec une troisième voiture pour nous ramener Guy et moi à Tamanrasset, car à notre âge, n'est-ce pas, nous avons besoin d'un peu de repos et de confort avant d'attaquer la dernière partie du voyage. Laurent repart avec Abdallah à l'assaut des pistes, nous vers une bonne douche chaude et un lit qui reposera ma colonne vertébrale, et nous nous donnons rendez-vous lundi matin, vers 9h, au village de Hirafok, à environ 200 km de Tamanrasset: 120 par la RN (transsaharienne) et 80 de piste de sable, village Touareg d'artisans forgerons.
Donc Lundi matin, Bey vient nous rejoindre à l'hôtel et nous démarrons à 5h du matin, après avoir chargé tous nos "bintous" (pour les anciens d'Afrique!), car nous ne repassons plus par Tamanrasset. C'est enfin le baptême du désert pour notre Kia 4x4: elle a passé le test haut "le pneu" (si je puis dire!). A Hirafok, petit-déjeuner à deux, le temps que les autres arrivent. Puis visite d'un jardin de cultures maraîchères en zone bien désertique. C'est incroyable ce qu'on peut faire pousser. Nous avons d'ailleurs fait nos provisions de tomates, salades, oignons, pommes de terre et maïs pour les prochains repas. Le chef du village, Aflane, qui est en même temps un guide, embarque avec nous en direction de Mertoutek, centre de la région naturelle de la Tefedest, où nous allons voir les peintures rupestres. En chemin, observation de plantes et oiseaux évidemment, pique-nique et arrivée sur le lieu du bivouac vers 16h30. Repos de 10mn et nous nous lançons à l'assaut d'une montagne formée de gros blocs de rochers (des galets géants) renfermant des grottes où nous nous glissons pour admirer ces peintures qui sont encore d'une fraîcheur étonnantes: lion, danseuses, chevaux, gazelles, etc…. C'était fabuleux.
Bivouac dans l'oued Mertoutek. Pour agrémenter notre soirée autour du feu, Bey et Aflane nous ont donné un concert de chants touaregs, utilisant un jerrycan vide comme tambour pour rythmer leurs mélopées très harmonieuses.
Mardi, dernière journée. Sur le chemin du retour à Hirafok où nous avions laissé la Kia, nous faisons un détour pour voir le "cratère d'Ouksem", en fait deux cratères éruptifs, tombant en un à pic vertigineux de 200 mètres, qui ne font pas partie des circuits standards. Extraordinaire, époustouflant!!!! Déjeuner près du cratère, avec observation de traquets à tête blanche, de cratéropes fauves, d’amomane isabelline et d’une caille des blés.
Dans l'après-midi, pour clôturer en beauté, nous avons observé une famille entière de 10 "gangas couronnés" se baladant sur la rocaille, en rang serré, roucoulant, et pas du tout effrayés. Un peu plus loin, 2 gazelles dorcas magnifiques, mais hélas, plus farouche que les gangas. Il faut noter aussi la présence d’ânes qui vagabondent à l’état quasi sauvage dans tout le Hoggar, dont la chair participe à la chaîne alimentaire qui maintien le chacal, le guépard, quelques rares hyènes rayées et vautours.
Retour à Hirafok, adieux à Aflane, achat d'objets d'artisanat pour le remercier, récupération de la Kia, et en route pour notre dernier bivouac (à 15 km de la route principale). Un endroit superbe, dans le lit d'un oued asséché, les ajoncs nous protégeant du vent, et les montagnes majestueuses en arrière-fond. Pour notre dernière soirée, Bey et Malek nous ont demandé de la musique de chez nous. Un petit Vivaldi pendant le repas (je précise ici que nous n'avons pas eu deux fois le même menu le soir, et chaque fois un mets délicieux), puis au clair de la voie lactée et des constellations, la voix chaude d'Irène Papas nous a transportés sur une musique sublime de Vangelis.
Mercredi matin, c'est avec beaucoup de regrets que nous nous séparons. Guy, Laurent et moi prenons la route du retour vers In Salah. Jeudi matin, avion pour Guy et moi sur Alger et retour à la maison, Laurent se chargeant de ramener la voiture, en faisant le chemin inverse de nos 5 premiers jours.
Avant de clôturer, je voudrai remercier Abdallah pour la flexibilité et la gentillesse avec lesquelles il s'est adapté à tous nos desideratas. Un circuit vraiment "à la carte", adapté au fur et à mesure à notre fatigue et à nos envies.
Un dernier mot: à aucun moment de ces 15 jours, nous n'avons éprouvé le moindre sentiment d'insécurité!
Andrée. du 21 octobre au 03 novembre 2005.
P.S. Nous avons plein d'autres photos très belles. Si vous êtes intéressés … on vous en enverra.
Sénégal: hôtel pas cher et discothèque English translation pending
Salut à tous . J'ai 20 ans, je suis étudiant Bts Commercial à Marseille et cet été j envisage de partir 1 mois au Sénégal entre fin Juin à Fin Juillet déjà est ce une bonne période pour y aller????j' ai trouvé un bon tarif Marseille Dakar allez retour 555 euros le billet d avion c une bonne offre ou alors c possible de trouver moins ?????
Il faut ramener le passeport avec ???? Quel sont les vaccins obligatoires avant d y aller????
Sinon, je cherche vos conseils, qui connaît des hôtels pas cher à Dakar???? entre 10 et 20 euros si possible budget étudiant.
Comme je suis jeune, j adore bouger avez vous des bonne adresse pour sortir le soir à Dakar???? en discothéque . Plutôt bonne ambiance, techno, house, etc... boite de nuit de jeune ????? C environ combien le prix d entrée??? Consommation?? Une Biére par exemple?????
Voilà sinon y a des coins a part l ile de gorée
Merci Beaucoup de vos réponses
PS : C est bien pour un premier voyage routard?????
J ai un peu peur même si je suis un gars, je me facilement repérer lol, un grand 1m83, cheveux blonds au yeux bleus, je pense pas que ca sera un avantage pour moi.
Ciao a tous
Bonne soirée😛
Il faut ramener le passeport avec ???? Quel sont les vaccins obligatoires avant d y aller????
Sinon, je cherche vos conseils, qui connaît des hôtels pas cher à Dakar???? entre 10 et 20 euros si possible budget étudiant.
Comme je suis jeune, j adore bouger avez vous des bonne adresse pour sortir le soir à Dakar???? en discothéque . Plutôt bonne ambiance, techno, house, etc... boite de nuit de jeune ????? C environ combien le prix d entrée??? Consommation?? Une Biére par exemple?????
Voilà sinon y a des coins a part l ile de gorée
Merci Beaucoup de vos réponses
PS : C est bien pour un premier voyage routard?????
J ai un peu peur même si je suis un gars, je me facilement repérer lol, un grand 1m83, cheveux blonds au yeux bleus, je pense pas que ca sera un avantage pour moi.
Ciao a tous
Bonne soirée😛
Location de moto en Argentine English translation pending
Hello,
Je pars dans 2 semaines et souhaiterais faire un bout de visite en moto...2 questions se posent :
1 - Quelqu'un a-t'il des adresses de loueurs sur Buenos Aires ou dans le Nord en général (Missiones, Iguazu, Salta...) ? 2 - Y'a t'il des risques, des précautions à prendre, des horaires, des régions ou des routes à éviter ?
Je suis preneur de toutes les infos...Et aussi croiser pour un bout de route d'autres routards qui seraient sur place entre fin nov. et début déc.
Merci d'avance et bonne route !
Je pars dans 2 semaines et souhaiterais faire un bout de visite en moto...2 questions se posent :
1 - Quelqu'un a-t'il des adresses de loueurs sur Buenos Aires ou dans le Nord en général (Missiones, Iguazu, Salta...) ? 2 - Y'a t'il des risques, des précautions à prendre, des horaires, des régions ou des routes à éviter ?
Je suis preneur de toutes les infos...Et aussi croiser pour un bout de route d'autres routards qui seraient sur place entre fin nov. et début déc.
Merci d'avance et bonne route !
Coût de la vie au Brésil? English translation pending
Bonjour
Moi et ma copine arrivons a Rio le 15 janvier, et nous comptons aller de Rio à Buenos Aires en bus (on prend l'avion a BA le 31 janvier)
Pour prevoir notre budget j'aimerais savoir combien vas nous couT la vie ds les diff endroits:
On veut passer du tps a Rio(4-5 jours):pao de azucar, corcovado, tijuca, tramway Santa tereza...combien les visites vont elles nous couT?
Les bus: Rio-Sao Paulo? Sao Paulo-Curitiba? et Curitiba-Foz Iguazu?
Le tarif pour le train de paranagua a Curitiba?....
Merci d'avance pour vos réponses
Michel
Infos sur Australie, Nouvelle-Zélande et Polynésie Française English translation pending
bonjour à tous,
Nous sommes 4 à partir en TDM en octobre 2006 et on s'est partagé les taches et moi je suis "responsable"🙂 des infos sur l'oceanie.
voila donc je recherche des sites où il y aurait des infos sur l'australie, la nouvellez zelande et la polynesie Française.
Alors des infos sur les sites à visiter, les gens à rencontrer, une estimation du cout journalier (j'ai deja vu la fiche pays mais une info de kkun ki y est allé c mieux), des sites avec des photos superbes, enfin tout en fait ... plus j'ai d'infos mieux c'est ...
merci par avance à vous tous
bizzzzzzzzzzzzzzzzz😊😊😊
Olive
Nous sommes 4 à partir en TDM en octobre 2006 et on s'est partagé les taches et moi je suis "responsable"🙂 des infos sur l'oceanie.
voila donc je recherche des sites où il y aurait des infos sur l'australie, la nouvellez zelande et la polynesie Française.
Alors des infos sur les sites à visiter, les gens à rencontrer, une estimation du cout journalier (j'ai deja vu la fiche pays mais une info de kkun ki y est allé c mieux), des sites avec des photos superbes, enfin tout en fait ... plus j'ai d'infos mieux c'est ...
merci par avance à vous tous
bizzzzzzzzzzzzzzzzz😊😊😊
Olive
Bon plan pour logement en Allemagne durant la coupe du monde (été 2006) English translation pending
Salut a tous, voila j ai 20 ans, je vis en France à Marseille et je cherche des conseils et des infos des voyageurs qui se sont déja rendu en Allemagne je compte m y rendre durant 1 mois pour la coupe du monde de footballl 2006, enfin ce soir c sur car la France ce sont qualifié, donc si quelqu un a de bonne adresse hotel, auberge de jeunesse, Camping, Sortis nocturne, , Bouffe je prend toute les infos.
Les villes qui peuvent m interesser sont Berlin, Leipzig, Nuremberg, Hambourg, Hannover, Gelsenkirchen, Frankfurt, Cologne, Munich, Stuttgart, Kaiserslautern, et Dortmund
Merci a tous de vos réponses
Si quelqu un est interesse par ce voyage pas de probléme ca sera avec grand plaisir je cherche du monde des fan de foot pour encourager la nation France ou autre Nation
Ciao a +😉
Les villes qui peuvent m interesser sont Berlin, Leipzig, Nuremberg, Hambourg, Hannover, Gelsenkirchen, Frankfurt, Cologne, Munich, Stuttgart, Kaiserslautern, et Dortmund
Merci a tous de vos réponses
Si quelqu un est interesse par ce voyage pas de probléme ca sera avec grand plaisir je cherche du monde des fan de foot pour encourager la nation France ou autre Nation
Ciao a +😉
Circuit touristique et danse à Cuba English translation pending
Salut à tous, 😉
Nous pratiquons de salsa en France et souhaitons savoir s'il existe des possibilités des voyages à Cuba incluant circuit touristique et stage de danse.
Merci d'avance.
MJG
Nous pratiquons de salsa en France et souhaitons savoir s'il existe des possibilités des voyages à Cuba incluant circuit touristique et stage de danse.
Merci d'avance.
MJG
Le 31 décembre à Cracovie (Pologne)? English translation pending
Bonjour!
Je vais aller en pologne cet hiver avec des amis et nous serons le 31 décembre à cracovie. Comment est-ce fêté là-bas? Est-ce qu'il y a un feu d'artifice? un bal?
Les restaurants font-ils des menus spéciaux? Est-ce cher?
Les bars et discothèques restent-ils ouverts toute la nuit?
Merci!
Compte rendu du Bavaro Princess English translation pending
bonjour à tous!
je suis partie au mois d'août au bavaro princess avec mon mari et mon fils de 3 ans 1/2, nous sommes partie 2 semaines. Le départ de bruxelles, arrivée punta cana ! le vol était long, surtout que nous avions un peu peur de l'avion !!!! tout s'est bien passée ; à l'arrivée, il faisait très chaud !!!! nous sommes arrivés à l'hôtel tout emerveillés !!! splendide hôtel, très grand, très très propre, lorsque nous nous sommes rendus dans la chambre, nous avons était vraiment surpris de la grandeur du site, la chambre magnifique!!!! à disposition un petit frigo, avec coca, sprite, bière...et cela tous les jours. La chambre était nettoyée tous les jours, les draps changés tous les jours...
nous avons eu du beau temps toute la 1ere semaine, parfois de courte pluie par contre la 2e semaine beau temps le matin jusque 14h, et ensuite nuageux, mais il faisait chaud quand même !!! la plage est magnifique, l'eau de la mer trop bonne, le sable fin, le paradis quoi !!! la piscine était propre, il y avait un grand espace réservé aux enfants.... Pas besoin d'emmener de serviettes, ni de pull, polo .... Par contre shampoing et gel douche oui, dans la chambre il y en avait mais c'était des petits flacons, pas terrible...
Les repas très correct, énormément de choix, les langoustes délicieuses, par contre le restaurant japonais pas terrible du tout (moi qui adore cela !). Attention à la tourista ! mon fils n'a rien eu mais moi et mon mari !!! aie aie aie.. prévoyer des médicaments pour le mal de ventre et diahrré car durant 3 jours, c'était pas la joie...
Les moustique !!!! alors je peux vous dire qu'il y en a... le soir dans la chambre c'était la chasse !!! le soir, on se faisait piquer les pieds !!! prévoir des prises à moustiques et encore je ne sais pas si cela fonctionnera, moi j'avais ramenais des plaquettes (inutile!!!)
Pour mon fils, le soir il réclame encore son biberon !!!! (pas bien) nous prenions tous les 2 jours une brique de lait au bar, ainsi que des petites bouteilles d'eau... Par contre, chose utile prévoyer du produit vaiselle et de quoi nettoyer le biberon ! attention toujours rincer avec un peu d'eau de bouteille! car l'eau n'est pas potable.... A savoir également, le site est vraiment grand, et avec le décalage horaire mon fils n'était pas toujours de bonne humeur lorsqu'il s'agissait de marcher, prévoyer une poussette, franchement vous ne serez pas déçue de l'avoir embarquer et votre enfant vous remerciera.
Cette année, je n'avais pas pris suffisamment de crème solaire, sauf pour mon fils, franchement le soleil tape très fort, !!!! Je pensais en acheté sur place, mais quand nous avons vu les prix !!!! non merci... Aussi, il est difficile de garder les yeux ouvert sans lunettes de soleil ! et de bonnes lunettes aux normes !!!
Mis à part tout cela, nous avons fait pas mal de photo, mais je regrette comme même de n'avoir pas pris assez la plage, on se dit, on fera des photos plus tard, on filmera plus tard mais ensuite il est trop tard. Par contre, un photographe est là, tous les jours, il fait des photos de vous en famille, individuel avec petit singe, perroquet etc.... les photos sont vraiment magnifique, le soir elles sont accrochés et si vous souhaitez, vous pouvez les acheter...
Je suis contente d'avoir été en RD, mais par contre à refaire je ne partirais pas 2 semaines, vers la fin c'était long, mons fils s'ennuyait un peu... et puis 10h30 d'avion s'est long. Surtout, pas pour effrayer, avec tous les accidents qu'il y a eu !!!! nous n'étions pas rassurer pour le retour!!!! Nous avons eu une escale en jamaïque!!! vous savez ce quà dit le pilote à l'approche de l'aéroport! : impact dans 3 minutes !!! on s'est tous regardé !!!!!!!!! Nous avons eu également pas mal de turbulence!!! et au retour à bruxelles !!!! brouillard et pluie....
Voilà un petit compte rendu, j'ai apprécié ses vacances mais je ne pense pas vraiment y retourné, c'est vraiment un endroit pour bien se reposer, et avec un enfant ce n'est pas toujours le cas !!! par contre c'est vraiment magnifique !!!! je n'avais jamais vu une aussi belle plage !!!!! SPLENDIDE....
je suis partie au mois d'août au bavaro princess avec mon mari et mon fils de 3 ans 1/2, nous sommes partie 2 semaines. Le départ de bruxelles, arrivée punta cana ! le vol était long, surtout que nous avions un peu peur de l'avion !!!! tout s'est bien passée ; à l'arrivée, il faisait très chaud !!!! nous sommes arrivés à l'hôtel tout emerveillés !!! splendide hôtel, très grand, très très propre, lorsque nous nous sommes rendus dans la chambre, nous avons était vraiment surpris de la grandeur du site, la chambre magnifique!!!! à disposition un petit frigo, avec coca, sprite, bière...et cela tous les jours. La chambre était nettoyée tous les jours, les draps changés tous les jours...
nous avons eu du beau temps toute la 1ere semaine, parfois de courte pluie par contre la 2e semaine beau temps le matin jusque 14h, et ensuite nuageux, mais il faisait chaud quand même !!! la plage est magnifique, l'eau de la mer trop bonne, le sable fin, le paradis quoi !!! la piscine était propre, il y avait un grand espace réservé aux enfants.... Pas besoin d'emmener de serviettes, ni de pull, polo .... Par contre shampoing et gel douche oui, dans la chambre il y en avait mais c'était des petits flacons, pas terrible...
Les repas très correct, énormément de choix, les langoustes délicieuses, par contre le restaurant japonais pas terrible du tout (moi qui adore cela !). Attention à la tourista ! mon fils n'a rien eu mais moi et mon mari !!! aie aie aie.. prévoyer des médicaments pour le mal de ventre et diahrré car durant 3 jours, c'était pas la joie...
Les moustique !!!! alors je peux vous dire qu'il y en a... le soir dans la chambre c'était la chasse !!! le soir, on se faisait piquer les pieds !!! prévoir des prises à moustiques et encore je ne sais pas si cela fonctionnera, moi j'avais ramenais des plaquettes (inutile!!!)
Pour mon fils, le soir il réclame encore son biberon !!!! (pas bien) nous prenions tous les 2 jours une brique de lait au bar, ainsi que des petites bouteilles d'eau... Par contre, chose utile prévoyer du produit vaiselle et de quoi nettoyer le biberon ! attention toujours rincer avec un peu d'eau de bouteille! car l'eau n'est pas potable.... A savoir également, le site est vraiment grand, et avec le décalage horaire mon fils n'était pas toujours de bonne humeur lorsqu'il s'agissait de marcher, prévoyer une poussette, franchement vous ne serez pas déçue de l'avoir embarquer et votre enfant vous remerciera.
Cette année, je n'avais pas pris suffisamment de crème solaire, sauf pour mon fils, franchement le soleil tape très fort, !!!! Je pensais en acheté sur place, mais quand nous avons vu les prix !!!! non merci... Aussi, il est difficile de garder les yeux ouvert sans lunettes de soleil ! et de bonnes lunettes aux normes !!!
Mis à part tout cela, nous avons fait pas mal de photo, mais je regrette comme même de n'avoir pas pris assez la plage, on se dit, on fera des photos plus tard, on filmera plus tard mais ensuite il est trop tard. Par contre, un photographe est là, tous les jours, il fait des photos de vous en famille, individuel avec petit singe, perroquet etc.... les photos sont vraiment magnifique, le soir elles sont accrochés et si vous souhaitez, vous pouvez les acheter...
Je suis contente d'avoir été en RD, mais par contre à refaire je ne partirais pas 2 semaines, vers la fin c'était long, mons fils s'ennuyait un peu... et puis 10h30 d'avion s'est long. Surtout, pas pour effrayer, avec tous les accidents qu'il y a eu !!!! nous n'étions pas rassurer pour le retour!!!! Nous avons eu une escale en jamaïque!!! vous savez ce quà dit le pilote à l'approche de l'aéroport! : impact dans 3 minutes !!! on s'est tous regardé !!!!!!!!! Nous avons eu également pas mal de turbulence!!! et au retour à bruxelles !!!! brouillard et pluie....
Voilà un petit compte rendu, j'ai apprécié ses vacances mais je ne pense pas vraiment y retourné, c'est vraiment un endroit pour bien se reposer, et avec un enfant ce n'est pas toujours le cas !!! par contre c'est vraiment magnifique !!!! je n'avais jamais vu une aussi belle plage !!!!! SPLENDIDE....
Hôtel Rui Lupita English translation pending
Bonjour,
Je quitterai le 30 octobre prochain pour le RIU Lupita.
Tout commentaire serait apprécié !
Est-ce qu'il y a des gens ici qui y seront également ?
Au plaisir de vous lire !
Martine
Je quitterai le 30 octobre prochain pour le RIU Lupita.
Tout commentaire serait apprécié !
Est-ce qu'il y a des gens ici qui y seront également ?
Au plaisir de vous lire !
Martine
Excursions à Puerto Plata? English translation pending
Je serai au playa naco du 1er au 8 décembre prochain.(purto plata, playa dorada) Je voudrait savoir quels excursions sont incontournables pour ce coin de pays... vos expériences et commantaires svp... la visite de santo domingo vaut elle le détour? merci!
Bons plans à Amsterdam English translation pending
Bonjour,
je pars à Amsterdam dans qq temps et je voudrais qq bons plans !!!! Hôtels pas chers, restos pas chers, où boire un coup, les meilleurs musées...... si vous avez un petit coup de coeur, n'importe quelle info d'ailleurs...je suis preneuse !!!! Mille merci !
mandoo
je pars à Amsterdam dans qq temps et je voudrais qq bons plans !!!! Hôtels pas chers, restos pas chers, où boire un coup, les meilleurs musées...... si vous avez un petit coup de coeur, n'importe quelle info d'ailleurs...je suis preneuse !!!! Mille merci !
mandoo
Delta Airlines English translation pending
vous paraut-il raisonnable d'acheter un vol delta airlines pour l'été prochain sachant que cette compagnie a déposé le bilan?
Merci pour vos conseils.
Marie
Vallée de la Loire (France) English translation pending
J'ai découvert qu'il existe un parcours balisé le long de la loire, sur 800 km, est ce que vous l'avez pratiqué ?
Quelles sont vos impressions s'il vous plait ?
Merci
Merci
Birmanie: hôtel à Rangoon? English translation pending
Hello j atteris dans trois jours a rangoon et j aurais bien voulu trouver un petit hotel pour pouvoir m aclimater les deux premiers jours...Si possible pres de la pagode Schewagdon
Auriez vous un endroit a conseiller ? dans des prix raisonnable si possible avec une fenetre...
Merci a tous !!!
Auriez vous un endroit a conseiller ? dans des prix raisonnable si possible avec une fenetre...
Merci a tous !!!
Eau en bouteille à Madagascar? English translation pending
Salut,
Juste une petite question : trouve t on facilement de l'eau en bouteille sur l'ile ? ou juste dans certaines ville ? C'est pour savoir si on doit prevoire pompe pour filtrer et micropur.
Merci de votre reponse
Montréal: rencontre 27-28-29 ou 30 octobre 2005 English translation pending
Je vous propose d’organiser une rencontre lors du festival des films d’aventure de Montréal, le 27 28 29 ou 30 octobre.
Et voilà l’horaire http://www.espaces.qc.ca/fifam/html/programmation.shtml
Et le prix de l’admission http://www.espaces.qc.ca/fifam/html/billets.shtml
Moi je suis fou de ce festival et je vais être là à toutes les représentations.
Si mon projet vous intéresse, J’ai besoin d’aide pour choisir le restaurant et le bar, car je ne suis pas de Montréal.
D’un on doit choisir la soirée de notre rencontre.
Ce que je propose est d'organiser deux types rencontre.
Un souper d'un heur avent le visionne ment des films de la soirée choisie question de faire connaissance.
Et une bière après le visionnent, mens, des mêmes films. Pour discuter des films.
Et voilà l’horaire http://www.espaces.qc.ca/fifam/html/programmation.shtml
Et le prix de l’admission http://www.espaces.qc.ca/fifam/html/billets.shtml
Moi je suis fou de ce festival et je vais être là à toutes les représentations.
Si mon projet vous intéresse, J’ai besoin d’aide pour choisir le restaurant et le bar, car je ne suis pas de Montréal.
D’un on doit choisir la soirée de notre rencontre.
Ce que je propose est d'organiser deux types rencontre.
Un souper d'un heur avent le visionne ment des films de la soirée choisie question de faire connaissance.
Et une bière après le visionnent, mens, des mêmes films. Pour discuter des films.
Vivre et travailler à Trujillo (Pérou) English translation pending
Bonjour,
j'ai pour idée de m'installer au Pérou, plus précisément à Trujillo (3ème ville du pays).
Y'a-t-il des personnes qui connaissent bien cette ville et qui pourraient me donner leur avis quant au climat, la population, le travail, le coût de la vie, l'insécurité, les plages, la vie nocturne... ??? Quelqu'un a-t-il eu l'occasion de fréquenter l'Alliance Française de Trujillo ?
Merci
Chuck
Budget journalier au Brésil? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes
Je souhaiterais partir au bresil pendant environ 6 mois et je souhaiterais connaitre le budget nécessaire journalieer minimum... Mon choix vacille entre le bresil et panama je sais, ce sont 2 pays qui n'ont rien à voir !!!), et j'ai un budget d'environ 700 euros mensuel. Vais je survivre ou vais je mourir dans un pays comme le brésil ?!! Merci pour vos réponses, je suis vraiment en gros questionnement... Tony
Je souhaiterais partir au bresil pendant environ 6 mois et je souhaiterais connaitre le budget nécessaire journalieer minimum... Mon choix vacille entre le bresil et panama je sais, ce sont 2 pays qui n'ont rien à voir !!!), et j'ai un budget d'environ 700 euros mensuel. Vais je survivre ou vais je mourir dans un pays comme le brésil ?!! Merci pour vos réponses, je suis vraiment en gros questionnement... Tony
Stage en entreprise en Australie English translation pending
Salut à tous,
Je suis étudiante en France et je recherche un stage à Sydney en hotellerie-restauration pour une période de 4 mois allant de fin mars à début juillet. J'ai une convention de stage assez stricte, entre autre, l'entreprise doit me loger et me donner une gratification d'environ 220€ par mois. J'ai fait tout un tas de site internet, j'ai appelé l'ambassade australienne et je suis tjs en galère. Je connais un peu l'australie puique j'y suis allée déjà plusieurs fois... Si quelqu'un pouvait m'aider ce serait extra... Merci d'avance
Je suis étudiante en France et je recherche un stage à Sydney en hotellerie-restauration pour une période de 4 mois allant de fin mars à début juillet. J'ai une convention de stage assez stricte, entre autre, l'entreprise doit me loger et me donner une gratification d'environ 220€ par mois. J'ai fait tout un tas de site internet, j'ai appelé l'ambassade australienne et je suis tjs en galère. Je connais un peu l'australie puique j'y suis allée déjà plusieurs fois... Si quelqu'un pouvait m'aider ce serait extra... Merci d'avance
Départ imminent et imprévu pour la Slovaquie English translation pending
Bonjour à tous... Ayant déjà posté un msg dans le topic Bratislava, mais finalement, je me rends compte qu'il vaut mieux que j'en crée un nouveau !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
L'hôtel Coralia Palm beach Djerba English translation pending
HELP !!! INFOS SUR CORALIA PALM BEACH DJERBA ?? JE SUIS TRÈS TENTÉE PAR CET HÔTEL MAIS J'AI DES PETITES QUESTIONS !!
1. EST-IL TRÈS FAMILLE AVEC ENFANTS ? 2. L'HÔTEL EST-IL UN PEU « CRA-CRA » ET CERTAINES CHAMBRES PLUTÔT VÉTUSTES (PB DE PLOMBERIE), COMME DIT DS CERTAINS POST ? 4. LES ANIMATIONS (ADULTES !!, PAS BAMBOU CLUB) SONT-ELLES AUSSI NOMBREUSES ET VARIÉES À CETTE PÉRIODE, C'EST À DIRE HORS JUILLET-AOUT ??
MERCI BEAUCOUP POUR VOS RÉPONSES, JE DOIS VITE RÉSERVER !!
1. EST-IL TRÈS FAMILLE AVEC ENFANTS ? 2. L'HÔTEL EST-IL UN PEU « CRA-CRA » ET CERTAINES CHAMBRES PLUTÔT VÉTUSTES (PB DE PLOMBERIE), COMME DIT DS CERTAINS POST ? 4. LES ANIMATIONS (ADULTES !!, PAS BAMBOU CLUB) SONT-ELLES AUSSI NOMBREUSES ET VARIÉES À CETTE PÉRIODE, C'EST À DIRE HORS JUILLET-AOUT ??
MERCI BEAUCOUP POUR VOS RÉPONSES, JE DOIS VITE RÉSERVER !!
Hôtel Meerufenfushi English translation pending
🙂 Bonjour,
Pouvez vous me donner vos impressions et vos infos sur cet hôtel des Maldives : Hôtel Meerufenfushi Merci à tous😉 Michèle
Pouvez vous me donner vos impressions et vos infos sur cet hôtel des Maldives : Hôtel Meerufenfushi Merci à tous😉 Michèle
Hôtel Club Amigo ou Arenas Blancas (Varadero) English translation pending
Je voudrais savoir a quel hotel je devrais aller a varadero
si quelqu'un peut me donner des renseignements sur club amigo arenas blancas
merci
merci
Vénézuela sac à dos English translation pending
Hola,
je suis en voyage depuis 5 mois, (Argentine, Bolivie, Perou), je passe par l´ Amazonie pour rejoindre le Bresil puis le Venezuela.Je ne connais pas et j ai pas de guide.Je suis donc a la recherche d´infos aussi bien sur la securité(pour ne pas faire d´erreurs grossieres) que sur des bonnes adresses etc...
J ai deja vu quelques discussions mais c est un peu trop orienté tourisme classique.ca ne me derange pas mais je recherche plus d´infos.
Merci pour le coup de pouce !
Erwan
La "coolitude" confrontée à la réalité English translation pending
Oui je sais j'ai vachtement réfléchi pendant mon voyage ;)
En fait surtout au chili il y a pas mal d'hotels type auberges de jeunesse, avec salle de bains commune, cuisine à disposition.
Je voulais pousser un coup de gueule concernant l'image qu'essaient de se donner beaucoup de voyageurs qui fréquentent ces hotels, et concernant leur comportement. Je m'explique.
Au premier contact, tout le monde est super cool. On boit une biere tous ensemble au coin du feu le soir, c'est génial tout le monde s'aime, tout le monde trouve tout le monde sympa (y a pas de cons chez les gens cools).
Mais les choses se corsent quand il s'agit de vivre en communauté (puisque c'est un peu de cela qu'il s'agit). Exemple*. Il n'y a qu'une petite cuisinière qui marche pas top dans la cuisine pour 15 voyageurs. Au lieu de faire chauffer des pates sur un des feux, un groupe de gros malins fait chauffer des pates, revenir des oignons, cuire de la soupe et cuire une omelette. Resultat, les autres attendent une heure que ces messieurs-dames aient fini. Ahn oui mais c'est pas grave tout le monde est cool. Ah ça y est ils ont fini leur banquet. Bon ben je vais m'y mettre à cuire mes pauvres pates. Ah ben non pas possible parce que toutes les casseroles sont sales, dans l'évier en attente d'un hypothétique et incertain lavage plus tardif. Bon ben je vais me taper la vaisselle alors.
Autre exemple. Internet est gratuit. Il est écrit en gros de se limiter à une demi-heure parce qu'il n'y a qu'un PC. Evidemment tout le monde reste une heure devant l'écran. mais c'est pas grave on est cool.
Autre exemple. Une seule salle de bains avec les seules toilettes à l'intérieur. Qui va se doucher, se laver les cheveux pendant une heure à 11h du soir pendant que le reste de l'auberge attend d'aller pisser avant de dormir ? Quelqu'un de cool soyez-en sur.
Bref je commence à en avoir sacrément ras-le-bol des gens cools qui vont dans les auberges de jeunesse (à noter que dans certains pays comme par exemple en écosse les gens m'ont paru plus respectueux) et qui sont les plus égoïstes qui soient.
Marre aussi dans un autre registre que les seules discussions qu'on puisse avoir avec ces gens-là c'est "oh j'ai vu ça c'était gé-nial" ou bien "quoi 10 heures de bus c'est rien la semaine derniere j'ai fait 25 heures non stop" ou bien "oh ben moi je fais le tour du monde, j'aime pas me presser" (alors qu'ils traversent le pays plus vite que vous, ah ah ah).
Marre pour finir des de ces gens qui se la jouent fauchés alors qu'ils sont intégralement habillés en North Face ou Patagonia, ont payé un billet d'avion 1000 euros et qu'ils portent rien qu'en vetements, lunettes, sac à dos et chaussures ce qu'un habitant du pays gagne en 10 ans. Si ça vous fait chier d'etre riche je connais des boliviens qui prendraient bien l'avion à 300 balles au lieu de se coltiner 40 heures de bus pourri. ET puis jouer au fauché ça empeche pas de prendre la douche si ? Ils puent pas les paysans boliviens alors pourquoi vous oui ?
Histoire d'etre raleur je vais aussi etre chauvin parce que j'ai trouve les français rencontrés plus respectueux et en tous cas ils essayaient moins de se donner une image en bois.
Voila j'ai poussé mon coup de geule je suis content.
* tous les exemples sont vécus bien sur
En fait surtout au chili il y a pas mal d'hotels type auberges de jeunesse, avec salle de bains commune, cuisine à disposition.
Je voulais pousser un coup de gueule concernant l'image qu'essaient de se donner beaucoup de voyageurs qui fréquentent ces hotels, et concernant leur comportement. Je m'explique.
Au premier contact, tout le monde est super cool. On boit une biere tous ensemble au coin du feu le soir, c'est génial tout le monde s'aime, tout le monde trouve tout le monde sympa (y a pas de cons chez les gens cools).
Mais les choses se corsent quand il s'agit de vivre en communauté (puisque c'est un peu de cela qu'il s'agit). Exemple*. Il n'y a qu'une petite cuisinière qui marche pas top dans la cuisine pour 15 voyageurs. Au lieu de faire chauffer des pates sur un des feux, un groupe de gros malins fait chauffer des pates, revenir des oignons, cuire de la soupe et cuire une omelette. Resultat, les autres attendent une heure que ces messieurs-dames aient fini. Ahn oui mais c'est pas grave tout le monde est cool. Ah ça y est ils ont fini leur banquet. Bon ben je vais m'y mettre à cuire mes pauvres pates. Ah ben non pas possible parce que toutes les casseroles sont sales, dans l'évier en attente d'un hypothétique et incertain lavage plus tardif. Bon ben je vais me taper la vaisselle alors.
Autre exemple. Internet est gratuit. Il est écrit en gros de se limiter à une demi-heure parce qu'il n'y a qu'un PC. Evidemment tout le monde reste une heure devant l'écran. mais c'est pas grave on est cool.
Autre exemple. Une seule salle de bains avec les seules toilettes à l'intérieur. Qui va se doucher, se laver les cheveux pendant une heure à 11h du soir pendant que le reste de l'auberge attend d'aller pisser avant de dormir ? Quelqu'un de cool soyez-en sur.
Bref je commence à en avoir sacrément ras-le-bol des gens cools qui vont dans les auberges de jeunesse (à noter que dans certains pays comme par exemple en écosse les gens m'ont paru plus respectueux) et qui sont les plus égoïstes qui soient.
Marre aussi dans un autre registre que les seules discussions qu'on puisse avoir avec ces gens-là c'est "oh j'ai vu ça c'était gé-nial" ou bien "quoi 10 heures de bus c'est rien la semaine derniere j'ai fait 25 heures non stop" ou bien "oh ben moi je fais le tour du monde, j'aime pas me presser" (alors qu'ils traversent le pays plus vite que vous, ah ah ah).
Marre pour finir des de ces gens qui se la jouent fauchés alors qu'ils sont intégralement habillés en North Face ou Patagonia, ont payé un billet d'avion 1000 euros et qu'ils portent rien qu'en vetements, lunettes, sac à dos et chaussures ce qu'un habitant du pays gagne en 10 ans. Si ça vous fait chier d'etre riche je connais des boliviens qui prendraient bien l'avion à 300 balles au lieu de se coltiner 40 heures de bus pourri. ET puis jouer au fauché ça empeche pas de prendre la douche si ? Ils puent pas les paysans boliviens alors pourquoi vous oui ?
Histoire d'etre raleur je vais aussi etre chauvin parce que j'ai trouve les français rencontrés plus respectueux et en tous cas ils essayaient moins de se donner une image en bois.
Voila j'ai poussé mon coup de geule je suis content.
* tous les exemples sont vécus bien sur
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Les poubelles à Fred (Montréal) English translation pending
Les poubelles à Fred.
Invariablement Fred terminait sa tournée des poubelles au coin des rues DeLorimier et Rachel ‘’- À cause de la grande poubelle au dépanneur Couche Tard’’ qu’il disait. Trois gros sacs de plastique blanc tissés serrés (les meilleurs selon lui! Légers et difficiles à percer.), servant à l’origine pour l’importation de riz, gonflés comme des outres de cannettes d’aluminium, bouteilles de bière, métal recyclable et contenant divers de plastique, témoignaient du succès de sa récolte. Fred trimballait ses sacs dans un chariot d’épicerie chippé au Loblaw des anciennes usines Angus.
Ratissant un quadrilatère du Plateau Mont Royal qu’il s’était approprié au fil du temps en plus de faire la chasse régulièrement aux intrus débordant dans son domaine, Fred empruntait les dimanches matin une section de la rue Des Érables entre Rachel et Gauthier, ‘’- Toujours en direction sud’’ disait-il, parce qu’il aimait regarder la perspective du pont Jacques Cartier sous la voûte des grands érables. Il ne m’était pas difficile de deviner le passage de Fred devant ma rue : les grinçants couic-couic du chariot entraient par la fenêtre ouverte de la chambre de bain. ‘’- Tiens me disais-je, on est dimanche puisque Fred Couic-Couic passe!’’.
En ce dimanche d’août quelque chose cloche. Normalement, en route pour le resto où je vais déjeuner (j’ai mes habitudes!), la poubelle du dépanneur chinois devrait être inspectée, de même que celles sur DeLorimier. De plus il y a quelques ‘’trésors à Fred’’ jonchant les trottoirs, cadeaux du samedi soir des adeptes de balconville des alentours. Au resto je fais la remarque à Nicole (ma serveuse préférée!) : - T’as vu? Fred est en retard! Les poubelles sont pleines de bouteilles! - Yé pas en retard, yé mort! qu’elle répond. Deux œufs, bacon, comme d’habitude? - Fred est mort? Quand? - J’sais pas trop. La semaine passée d’après un client qui le connaissait bien. Je vous apporte votre café? - Oui, un café s’il vous plaît. Laissez faire pour le déjeuner. J’ai pu faim!
J’ai songé à Fred entre deux cafés et la boucane d’une cigarette, en me disant que désormais mes grasses matinées des dimanches matin ne seront plus les mêmes. Plus de Fred Couic Couic à ma fenêtre.
Tu sais Fred, t’avais raison. Il est jolie le pont Jacques Cartier le matin sous les arbres de la rue Des Érables. Moi c’est le soir, après le souper, quand les rayons du soleil le font paraître doré. J’espère qu’au Paradis des sans abris le Bonyeu des clochards tolère les paniers d’épicerie. Ya sûrement de la musique couic couic à faire la haut!
DeCléricy
Invariablement Fred terminait sa tournée des poubelles au coin des rues DeLorimier et Rachel ‘’- À cause de la grande poubelle au dépanneur Couche Tard’’ qu’il disait. Trois gros sacs de plastique blanc tissés serrés (les meilleurs selon lui! Légers et difficiles à percer.), servant à l’origine pour l’importation de riz, gonflés comme des outres de cannettes d’aluminium, bouteilles de bière, métal recyclable et contenant divers de plastique, témoignaient du succès de sa récolte. Fred trimballait ses sacs dans un chariot d’épicerie chippé au Loblaw des anciennes usines Angus.
Ratissant un quadrilatère du Plateau Mont Royal qu’il s’était approprié au fil du temps en plus de faire la chasse régulièrement aux intrus débordant dans son domaine, Fred empruntait les dimanches matin une section de la rue Des Érables entre Rachel et Gauthier, ‘’- Toujours en direction sud’’ disait-il, parce qu’il aimait regarder la perspective du pont Jacques Cartier sous la voûte des grands érables. Il ne m’était pas difficile de deviner le passage de Fred devant ma rue : les grinçants couic-couic du chariot entraient par la fenêtre ouverte de la chambre de bain. ‘’- Tiens me disais-je, on est dimanche puisque Fred Couic-Couic passe!’’.
En ce dimanche d’août quelque chose cloche. Normalement, en route pour le resto où je vais déjeuner (j’ai mes habitudes!), la poubelle du dépanneur chinois devrait être inspectée, de même que celles sur DeLorimier. De plus il y a quelques ‘’trésors à Fred’’ jonchant les trottoirs, cadeaux du samedi soir des adeptes de balconville des alentours. Au resto je fais la remarque à Nicole (ma serveuse préférée!) : - T’as vu? Fred est en retard! Les poubelles sont pleines de bouteilles! - Yé pas en retard, yé mort! qu’elle répond. Deux œufs, bacon, comme d’habitude? - Fred est mort? Quand? - J’sais pas trop. La semaine passée d’après un client qui le connaissait bien. Je vous apporte votre café? - Oui, un café s’il vous plaît. Laissez faire pour le déjeuner. J’ai pu faim!
J’ai songé à Fred entre deux cafés et la boucane d’une cigarette, en me disant que désormais mes grasses matinées des dimanches matin ne seront plus les mêmes. Plus de Fred Couic Couic à ma fenêtre.
Tu sais Fred, t’avais raison. Il est jolie le pont Jacques Cartier le matin sous les arbres de la rue Des Érables. Moi c’est le soir, après le souper, quand les rayons du soleil le font paraître doré. J’espère qu’au Paradis des sans abris le Bonyeu des clochards tolère les paniers d’épicerie. Ya sûrement de la musique couic couic à faire la haut!
DeCléricy
Hôtel Utopia Beach à el Qseir English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir des infos complétes ( hotel, animations, plage, mer ) sur l'utopia beach de el qseir ( +-150km d'hurghada ). Si possible, j'aimerais bien aussi des photos. Merci à tous
j'aimerais avoir des infos complétes ( hotel, animations, plage, mer ) sur l'utopia beach de el qseir ( +-150km d'hurghada ). Si possible, j'aimerais bien aussi des photos. Merci à tous