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Livre d'Or de l'Issan 2 English translation pending
by KhiNorn · 2009-07-04 · 24 replies
Pourquoi ne pas continuer ? 😉

Nouveau marché flottant dans l'ancienne capitale du Siam (Ayutthaya) English translation pending
by Sidartha · 2009-06-18 · 21 replies
pour ceux qui se balladent dans la region d'Ayutthaya, sachez que depuis quelques semaines, un nouveau marche flottant est en place non loin du Wat Jong Klom, au milieu des rizieres;

Il n'a certes rien d'extraordinaire mais il offre la possibilite de voir autre chose que les temples et n'est pas encore trop envahi par les touristes etrangers, alors....
Avis sur parcours pour quinze jours à Bali English translation pending
by Marion51 · 2009-06-11 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je pars le 12 juillet à Bali avec 2 copines, pour 15 jours. nous avons travaillé sur un itinéraire, assez basique me semble-t-il. Si certains d'entre vous pouvaient me dire ce qu'ils en pensent, ca serait très gentil. Notre objectif avant tout est de trouver des endroits magiques: temples reculés, belles rizières, ... je suis consciente que notre itinénaire est assez touristique, c'est pourquoi nous aimerions trouver des endroits plus calmes de temps en temps! donc n'hésitez pas à me donner vos bons plans! merci d'avance!

- arrivée Denpasar, migration directe vers Kuta 3 jours (passage vers Tanah lot) - Munduk 2 jours - passage sur la côte par le nord pour rejoindre le mont Batur. 2 jours. . - Amed 2 jours - îles Gili - 2 jours (snorkeling, farniente) - ubud 3 jours
Villages typiques au Japon? (coup de coeur) English translation pending
by Mauricie · 2009-06-04 · 2 replies
Bonjour, Nous séjournerons dans certaines villes en octobre 09: Kyoto-Nara-Tottori-Kobe-Gifu-Shizuoka-Tokyo-Nikko. Est-ce qu'il existe des villages typiques ruraux dans les environs de ces villes ex: les gens à la campagne, fermes, rizières en terrasses, voir le travail des artisans, culture de perles etc. etc. J'aime bien le contact avec les gens.😉

merci à vous
Voiture avec chauffeur à Chiang Mai? English translation pending
by Vally13 · 2009-04-23 · 13 replies
bonjour,

je serais cinq jours à chiang mai en juillet prochain, voici ce que je prévois :

- Doi Suthep - Wat ched yot - Plantation café en altitude, rizières - Village Hmong blanc de « ban chiang klang », tribu Ban Doi Pui Hmong - Lac Huay Ting Tao, baignade - Source d’eau chaude San Kampaeng - Cimetière des princesses, Wat Suan Dok - Vestiges Wiang Kum Kam - Monastère U Mong - Ferme aux orchidées - Chiang Dao, et ses éléphants - Villages artisanaux de Bo Sang et Ban Tawai - Lamphun

Je souhaiterais me déplacer en taxi, ou voiture avec chauffeur louer à la journée. pouvez vous me dire où je dois m'adresser et combien cela peut-il me couter. Certains endroits sont ils facile à visiter en bus ? Si un taxi nous amène sur un lieu, est -il facile de trouver un autre taxi pour le retour? Je ne souhaite pas louer de voiture ou de moto car je n'ai pas envie de conduire en lieux inconnus. Le programme prévu est-il trop chargé pour cinq jours? Je suis preneuse de tous vos conseils ou bonnes adresses. Je pensais loger au Castle Rajchiang, connaissez vous cet hotel et qu'en pensez vous ? C'est mon premier voyage en thailande, aussi je me pose pleins de questions. Grâce à ce forum, j'ai déjà trouver pas mal d'infos, je trouve ça super! Merci de vos réponses.
Nord et centre du Vietnam du 23 septembre au 7 octobre: circuit et climat? English translation pending
by Skaya · 2009-04-22 · 12 replies
Bonjour, c'est ma première discussion Nous devrions aller au vietnam du 23 septembre au 7 octobre. J'ai lu beaucoup de message mais on ne parle jamais de septembre . Ce qui m'interesse, c'est de pouvoir faire la baie terrestre ( NINH BINH, grottes de TAM COC, etc) en barque comme sur les photos et pensez vous qu'à cette période les rizières sont déjà coupées? Je serai déçu de voir tout cela sec comme l'a dit quelqu'un (pas même période) D'après ce que je lis et en fonction du climat, j'ai pensé organiser notre tourde la fçon suivante: Hanoi Hué (Hué 1 ou 2 jours?) Hué Ninh Binh (Tam coc village flottant de Kenh GA grotte de la perle village de menuiserie dormir "chez Loan"(est ce vraiment sympa?)etc..;2jours ou 3? Ninh Bin, Hoa Lu, Mai chu, Moc Châu, Son La, Lai chu Sapa, Bàc Hà, Xin Man combien de jours pour ne pas faire speed? Retour Hanoi dormir Baie halong 2 jours ou 3? Quand pensez vous, pour le climat et le temps Merci de vos infos
Climat à Bali en mai et juillet? English translation pending
by Vivalasalsa · 2009-04-05 · 5 replies
Bonjour

Nouss hésitons à partir à Bali en mai ou en juillet.

Quel climat fait-il pour ces deux mois? Est ce humide et très chaud? On m'a parlé de traitement anti paludéen, est-ce nécessaire?

Les rizières auront elles poussé ou seront elles encore remplies d'eau?

Une dernière question peut on louer une voiture et conduire en sécurité là bas?

par avance merci à tous 🙂
Aller de Kathmandou à Pokhara English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-03-30 · 16 replies
Voila, j' ai fait ce trajet en ...... octobre 1982 (eh oui!) et je ne me rappelle plus si la route etait difficile, c.a.d. combien de temps ca dure, s' il y a beaucoup de passages un peu risques (du genre pleine montagne) etc.... Je ne me rappelle plus que d' une chose, il y avait de tres beaux paysages, rizieres etagees a flancs de montagne sur certains troncons.....

Quelqu' un pourrait me dire comment sont les conditions de nos jours, pour faire le trajet en bus, de nouveau en octobre? Y-a-t-il une solution "taxi" et combien cela me couterait-il?

Merci d' avance! 🙂
Voyage de noces de quinze jours à Bali English translation pending
by Aquadoud · 2009-03-26 · 7 replies
Nous souhaitons ma future femme et moi partir en lune de miel en Indonésie pour 15 jours. Notre projet est le suivant : Visiter Java (1 ou 2 jours) Rester sur Bali le plus gros de notre séjour Et finir (ou passer quelques jours) sur les ile Gili. Nous souhaitons visiter les rizières, les temples, etc. Faire de la plongée car il parait que c’est à faire (ma femme est niveau 1 et moi-même niveau 2) (éventuellement voir les fameux mola-mola, les requins à tête ou queue blanche je ne sais plus et pourquoi pas des tortues de mer et surtout aller voir la fameuse épave dont tout le monde parle). Nous jouons un peu au golf et avons entendu qu’il y a de superbes parcours là-bas, donc nous aimerions bien jouer quelques fois (les beaux parcours en France étant tellement inaccessible et réservé à une élite). Nous souhaitons aussi profiter de ces fameux massages pour nous revitaliser pour toutes ces années que nous allons vivre ensemble. Contrairement à ce que certains pourrait penser en lisant ce post, nous ne sommes pas du tout dans le trip hôtel de luxe. Je vais à l’hôtel pour dormir donc il doit être confortable et avec un service agréable. Peut-être que deux ou trois jours dans le séjour nous resterons à l’hôtel pour nous reposer, mais aller à l’étranger pour retrouver ce que nous avons en France, et nous allonger sur les bords d’une piscine pendant quinze jours, ne fait pas du tout partie de notre conception de voyage ? Enfin, et si c’est possible, nous souhaitons voyager dans le respect de l’économie locale (mais ça j’ai l’impression qu’à Bali, ça à plutôt l’air d’être le cas en général) sans être le dindon de la farce de ses fameux voyage dit "écotourime" où ce qui change c’est le prix (à la hausse) Parmi vous y a-t-il des gens qui pourraient nous aider dans ce voyage si important pour nous ?
Belles régions pour les randonnées à Bali? English translation pending
by Menara · 2009-03-19 · 13 replies
Voilà tout est dans le titre :)

Quels sont selon vous les plus beaux coins pour effectuer des petites rando faciles en étoiles de 3 à 4 heures depuis un hotel?

Les plus belles rizières de bali?

Au début j'avais pensé à Ubud mais les avis sont tres partagés on trouve à la fois: "region magnifique" et "rizieres bof bof remplacée par des hotels"....

Sinon, Munduk, Sidemen??

Des idées des circuits? Guides locaux nécessaire? Une idée des prix (j'ai lu de 6 à 9 euros de l'heure pour un anglophone).

Je pense de toute façon faire l'ascension du Kawah Ijen à java et du Mont batur à bali.
Vietnam: climat à Sapa début août? English translation pending
by Aurelie38 · 2009-03-06 · 4 replies
Bonjour

Je comptais partir au Vietnam les 2 premieres semaines d'Aout et notemment vers Sapa (region qui me tente le plus) mais j'ai lu sur pas mal de messages que ce n'etait pas une bonne periode pour aller voir les rizieres..

C'est en pleine periode de mousson mais ce qui n'est pas clair pour moi est la frequence et la durée des pluies.. Certains disent qu'il n'y a qu'un orage le matin et en debut de soiree de 30mn 1h chacun, du coup ca fait meme du bien avec la chaleur de toute la journée. Et d'autres disent qu'au mois d'Aout j'aurais des pluies continues toute la journée et que les routes deviendront impraticables et que tout risque d'etre annulé...

Qu'est ce que vous en pensez?

Au niveau de la couleur et la beauté des rizieres, pensez vous que c'est un bon mois?

Merci d'avance pour vos reponses

Aurelie
Itinéraire de trois semaines à Bali English translation pending
by Lovebali · 2009-03-05 · 3 replies
Bonjour, je pars environ 3 semaines à Bali l'été prochain avec ma copine. Apres consultations des posts sur ce forum, j'ai pensé a l'itinéraire suivant:

2-3 jours de repos pres de Tana Lot - je souhaite m'eloigner de Nusa Dua, Kuta et Seminyak, trop touristiques 2 jours a jatiluwi (temple+ rizieres+ lac Bratan) 4 jours a Ubud (ville+rizieres+klungun+mont batur ou agung) 4 jours a Lombok (ascension du Rinjani) 4 jours sur les Gili 1-2 jours sur Bali pour finir par du shopping et prendre l'avion...

Merci de me donner vos avis sur mon circuit.

un immense merci a tous pour vos posts qui me donnent tant envie d'y etre - j'arrive pr le moment a regarder le moins de photos possibles afin de ne pas tout "trop" preparer!
Que visiter dans la région de Tirtagangga? (Bali) English translation pending
by Ssoy · 2009-03-04 · 5 replies
Que visiter dans la région de tirtagangga? Mercid 'avance. Anne
Itinéraire pour deux mois aux Philippines English translation pending
by Niko7 · 2009-02-14 · 13 replies
Salut Je quitte pour 2 mois ( mars et avril) pour les Philipinnes, est-ce qqun d'entre vous à un itinéraire à proposer. Je quitte backpack, rien d'organiser pour l'instant, mis àa part le fait d'aller vers les rizières dans les premiers jours.

Merci d, avance pour les infos
Vietnam: faire des balades à vélo dans un coin "peinard" du delta? English translation pending
by Jeansellier · 2009-01-28 · 5 replies
Bonjour à tous,

Pour mon retour au Vietnam, Je cherche une ville du delta dont la peripherie proche se preterait idéalement aux promenades en bicyclette à travers campagne & riziéres en empruntant petites routes tranquilles et chemins.

A Chau Doc par exemple, on peut emprunter un bac au cœur de la ville lequel traverse le Bassac et vous améne sur la rive opposée dans ce genre d'endroit.

Aujourd'hui, Je cherche des avis sur la region autour de My Tho, Sadec, Vinh Long, Ben Tre, Tra Vinh, Soc Trang et autres . Tra Vinh semblerait convenir le mieux . En attendant vos commentaires, d'avance merci à tous Jean
Plus beaux lieux de la Thaïlande? English translation pending
by Evasion59 · 2009-01-25 · 24 replies
Bonjour à tous,

Parmi ceux qui sont déjà partis en Thailande, pourriez vous me citer un ou plusieurs endroits de rêves dans ce pays qui sera je l'espère mon lieu de villégiature au mois de mai... Merci beaucoup pour vos conseils! Par ailleurs, est il possible de combiner séjour sur la côte et découverte de la Thailande traditionnelle? (rizières etc.)

Evasion59
Dilemme: Indonésie, Cambodge, Thaïlande ou Vietnam? English translation pending
by Bonjourciao · 2009-01-04 · 29 replies
Bonjour à tous les voyageurs !

Maman célibataire de 2 enfants (9 ans et 5 ans), je souhaite réaliser un grand rêve : un voyage de 3 semaines cet été, probablement en août. Mais où ? Aidez-moi, pour le Top 4 suivant :

1 : Indonésie (bali - lombok) : entre la jungle, les rizières et les plages... 😇 2 : Cambodge 3 : Vietnam 4 : Taïlande (mais cela m'a l'air trop trop touristique, j'ai peur qu'il soit dénaturé par le tourisme de masse).

Je vous solicite donc pour cette grande question, sachant que j'ai SOIF de paysages, que je veux plutôt voyager itinérant, avec 2 ou 3 jours dans chaque endroit... avec mes enfants !

J'ai beau m'être renseignée, je ne sais pas, alors pourriez-vous me départager ?

Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider à choisir. Au fait : j'aurai un budget, normalement, de 4500 €, dont 3000 € de billets d'avion... depuis le temps que j'économise... ;) Bisous !!

(Préparer un voyage, c'est déjà voyager...)
Plus beaux temples et sites à Bali? English translation pending
by Ssoy · 2009-01-01 · 3 replies
Tout est dans le titre du post. Tout est tellement tentant dans les guides de voyage que j'ai besoin de vos avis personnels pour établir ma programmation...😉
Sulawesi ou Bali et Lombok? English translation pending
by Domih · 2008-12-31 · 9 replies
Qu'en pensez-vous ? nous avons les billets pour Kuala Lumpur mais on hésite pour la suite, on a connu Bali en 83, on a des images de petit paradis, des rizières fabuleuses, de magnifiques rencontres, des fêtes partout, qu'en est-il actuellement ? on a l'idée si on choisit cette destination de nous poser à Sidemen, Jatiluwith (ouest) et Ubud puis aller vers Lombok (là on a aucun doute). Ou aller vers Sulawesi, se balader dans le pays toraja et terminer par de belles plages. Merci à tous les voyageurs de leurs conseils, belle et douce année 2009 à tous.
Quatorze jours à Bali: les îles Gili sont elles indispensables, avis sur notre circuit? English translation pending
by Cocalidou · 2008-12-30 · 28 replies
Coucou à tous Et merci d'avance pour vos réponses ce forum fait vraiment avancer...

Alors voici notre idée de circuit:

J1 Arrivée et nuit à Seminiak J 2 Ubud : boutiques / artisans aux alentours / Rizières J 3 Ubud: monkey forest et ...? J4 Ubud: ascension du volcan Batur J 5 Munduk: les lacs; les rizières alentour nuit à Munduk J 6 Munduk idem nuit à Ubud J 7 route vers Amed / ballades nuit à Amed J 8 Amed ballades et plages nuit à Sanur J 9 Départ en avion de Denpasar pour les iles gilli J 10 Iles Gilli J11 Iles Gilli J 12 Retour en avion nuit à Sanur J 13 SANUR J14 Départ

Alors voici mes multiples questions: 1°) On désirait faire ce circuit en moto pour plus de facilité ...est ce faisable ou est-il préférable de prendre d'autres moyens de transport? Où louer cette moto et que faire de nos bagages pendant le circuit ? 2°) 3 jours sont ils suffisants pour Ubud ? Comment organiser la journée vers le volcan Batur ? Je ne suis pas trop sportive pour l'ascension que proposez-vous? 3°) Combien de temps faut il en moto pour se rendre à Amed à partir de Ubud? et de Amed à Sanur ? 4°) On voudrait avoir quelques moments de farniente (plage/massages) on opte pour les îles Gilli est-ce intéressant ou vaut-il mieux rester à un endroit sur Bali ? A entendre, les plages sont magnifiques mais y'a-t-il d'aussi belles plages à Bali qui nous éviteraient de reprendre l'avion etc...surtout qu'il apparaît difficile de profiter de Lombok (Rinjani et kuta) en si peu de temps? 5°) Notre circuit semble-t-il réalisable ou faut-il oublier Gilli et passer plus de temps aux endroits cités avant? car nous n'avons pas envie de courir non plus!!!🤪

Grand merci pour toutes vos réponses...😛
Recherche marchés et petits villages à la frontière Chine-Vietnam English translation pending
by Tofeuf · 2008-12-02 · 4 replies
Bonjour,

je suis actuellement a kumming, et demain nous descendons sur le vietnam, nous avons decide de prendre 5 jours pour descendre en passant par les rizieres de yangyuan. cependant nous avons entendu parle et lu (un vraiment bref passage) de marche superbe qui se tiennent dans des villes pres de la frontiere vietnamienne ou pas mal de minorite se reunissent, qq un a t il une info sur ces marches et un nom de ville a aller voir ?

je me pose la question s il ne serait pas judicieux de descndre direct a hekou et de reyonner au tour de la ville pendant 4 jours ? pour les rizieres nous en avons vu pas maul dans le ghuizu vers zhaoxing et celles du dos du dragon.

merci pour votre reponse,

christophe
Voyage à Peñíscola ou Cullera en Espagne? English translation pending
by Jororemy · 2008-11-10 · 2 replies
Bonjour,

je souhaiterais des infos sur la station balneaire de CULLERA a cote de Valence. Est ce une station animée? qui a t-il au tour etc.. car j'hesite entre aller a Peniscola et Cullera.

Merci
Se balader dans la campagne autour de Chiang Mai? English translation pending
by Envallis · 2008-11-05 · 2 replies
Sonsoir à tous,

2 jours avant le départ !!

je commence par Chiang Mai et je me rends pas du tout compte de la taille de la ville.

En fait je voudrais savoir si il est facile d'aller se balader tranquillou dans la campagne environnante à partir du centre ville...

quel côté prévilégier pour voir des coins superbes (siouplé des rizières 😉) tout en évitant de se paumer dans des petits chemins ? (attention je en parles pas de trek mais de balade tout seul dans la campage)

Merci

A+
Récit de mon voyage en Chine du 14 au 25 avril 2008 English translation pending
by Lynajosse · 2008-10-05 · 3 replies
Voyage en Chine intitulé "Saveurs d'Orient"

VOYAGE EN CHINE

du 14 au 25 avril 2008



Imaginez-vous un pays aux forêts luxuriantes, aux montagnes sauvages, aux fleuves et rizières en terrasses, aux villages traditionnels dans les campagnes tranquilles mais aussi aux villes géantes où poussent les gratte-ciels autour de périphériques multiples, aux centres d’affaires ou commerciaux qui côtoient des marchés populaires et des temples à l’histoire millénaire… C’est un pays de contrastes, étonnant par sa diversité, en plein développement.

Mon voyage a eu lieu à la mi-avril 2008, le temps prévu en Chine devait être agréable pendant le printemps et j’ai eu de la chance à ce sujet. Je ne raconte pas ci-dessous en détail mes journées et mes visites, j'ai noté quelques faits et descriptions qui m'ont paru significatifs pour illustrer ce voyage très bien organisé et donner peut-être envie à certains d'aller le visiter.

14 avril : Vol à direction de Shanghai en effectuant un Paris Londres pour commencer. Nous nous sommes aperçus à l’aéroport de Londres que nous étions un petit groupe de 10 adultes et 2 enfants de 10 et 13 ans. Formidable !

15 avril : Arrivée le matin à Shanghai, ville récente par son aspect comparée à d’autres villes chinoises. Un guide local nous récupère et un guide national se joint à nous, ce dernier nous accompagnera durant tout notre séjour. Visitant 3 grandes régions, nous aurons à chaque fois un guide local, un chauffeur et un minibus pour tout ce petit monde. Dans Shanghai beaucoup de monde, d’activités, hormis le fait de voir circuler des chinois dans les rues on pourrait se croire dans n’importe quelle métropole occidentale. Déjeuner en ville puis visite de la résidence du Mandarin Yu ( Palais sur 7 ha de 1500 à 1900 ans de notre ère, Grande bâtisse avec des jardins qui se succèdent comme des patios et débouchent à chaque fois vers d’autres bâtiments typiques). Promenade sur le Bund, (équivalent de nos Champs-Elysées) célèbre avenue de 5 km de long bordée d’arbres dont 1 km est réservé aux piétons. Pas très loin se dresse une Tour météo de 1907, une tour de 420 m de hauteur et une autre de 330 m, c’est le centre des Affaires............................... 20 avril :..................... Retour à Xian, visite d’une fabrique d’objets en jade puis un diner de spécialités (raviolis chinois) une dizaine de sortes nous seront servies et enfin un spectacle de chants et danses Tang avec la magie des décors, costumes, danses… tout ceci présenté par un vénérable chinois sorti tout droit du « passé » et une charmante « hôtesse » vêtus de costumes somptueux.



Retour à l’hôtel excellent et tout confort comme d’habitude.

Pour lire l'intégralité du récit de ce voyage, cliquez ICI
Le Laos: allez-y! English translation pending
by Fred34000 · 2008-08-20 · 11 replies
Salut tout le monde ! Je reviens d’un voyage en Asie (Laos, Cambodge et Vietnam) voici qq conseils et mes impressions de voyage sur le Laos (les photos viendront par la suite) :

Transport : Route 10 bon état général: route très agréable bordé de rizières. Très peu d’habitation le long de la route mais qq villages tous les 5kms ... Vers la fin de la route avant l’embranchement sur la 13 petit resto et guesthouse (mais la c’est vraiment pommé de chez pommé) au bord du mekong pour une halte déjeuner...Carte à base de poissons. Beaucoup d’Hello de gamins sur cette route ! Route 13 de Vientiane en allant vers Vang Vieg : bon état au début puis vraiment défoncé 60km avant Vang Vieg ... route moins plaisante que la 10 ...

Avion : J’ai pris 4 vols avec Lao Ailines : aucun problème, pas de retard, sortie de l’avion très rapide, bagages livrés rapidement. Hôtesse cordiale. ATR sans problème. J’ai pris aussi un avion chinois MI6 (copie de l’ATR) et rien à signaler, le vol était tout aussi agréable ... Plateau repas et boissons sur chaque vol : même à 16h de l’après midi !

=> Pour acheter vos billets pour le Laos depuis la Thaïlande : Je vous conseil d’aller sur Silom road car Lao airline a une petite agence (ressemble à une petite agence de voyage Thaï). Ils ont aussi un guichet à l’aéroport mais vous paierez plus cher les billets (c’est la nana de ce guichet qui me l’a dit). L’agence sur silom se trouve dans un genre d’immeuble en U avec une allée centrale et des bancs au milieu : le nom du bâtiment est Silom Plaza. En venant de la gare ferroviaire le bâtiment est sur la droite ...disons entre 800 et 1km après l’hôtel Holiday Sun... demander au gens du coin Silom Plaza si vous ne trouvez pas ... Le mec qui s’occupe des réservations dans l’agence (un laotien) est très gentil et vous donnera tout ce qui est nécessaire pour votre arrivé au Laos : demande de visa on arrival, plan de villes ... attention pas d’appareil Visa/Mastercard donc prévoir le budget sur les retraits si vous êtes limité par semaine ... distributeur de billets pas loin de l’agence ... Remarque cette agence ne vend que des vols au départ de la Thaïlande.

=> Pour acheter ses billets à Vientiane : L’agence se trouve au début de la rue Pangkham en partant des quais (rue en face du marchand de moto viet PVO). Aucun problème, staffs pro vous proposant même les promotions du mois ! Paiement par CB possible.

TukTuk : à utiliser très peu car les prix sont prohibitifs ! la course est à 40000 Kips sur leur sois disants papier officiel ... mais n’oubliez pas de négocier !

Moto : très pratique ! Les laotiens ont une bonne conduite, si l’on compare aux autres pays d’Asie ... Dans Vientiane (la capitale) aucun problème de trafics ...

Maintenant passons à MES impressions du Laos :

Pays très beau. Les villes ressemblent un peu au nord de la Thaïlande ... surtout la capitale Vientiane très calme et paisible... Les gens sont adorables, gentils et honnêtes. Toujours le sourire même lorsque l’on ne se comprend pas ... Globalement les vendeurs ne sont pas agressifs et ont de la patience avec le client ... Sur les marchés les prix touristes sont corrects ... Au restaurant service en général débutant et hésitant ... mais toujours avec le sourire et dans le but de bien faire. Nourriture excellente surtout les plats à base de citronnelles ... Par contre attention à ceux qui n’aime pas la menthe comme moi : bien demandé without mint ! car il yen a partout !

Vientiane : La ville de Vientiane se visite rapidement en une ou deux journée. Le soir flâner et dîner sur les quais avec toutes les gargotes proposant des plats sur le principe du barbecue le long du Mekong ... Essayer le poisson grillé c’est délicieux ! Ses nombreux temples et les anciennes maisons coloniales sont à voir ... Monter en haut du Patuxai pour une vue imprenable sur la ville et la palais présidentiel. La place de la fontaine Nam Phou se voit rapidement. Le plus intéressant est la campagne autour de Vientiane : waterfalls, balade en vélo ou moto ...

Vang Vieg : la ville est immonde, sans charme et sale. Des le départ vous avez un aperçu de la ville en passant sur la piste d’aéroport complètement défoncée et bourrée de détritus ... Les restaurants sont pitoyables sans aucune gastronomie ... Aucun restaurant spécialisé : au menu de presque chaque restaus : pizzas, cuisine lao, hamburgers ... tout et n’importe quoi ... c’est l’empire de la carte qui plait à tout le monde mais au final nourriture de cantine ... Les fameux restaurants où les gens sont couchés tout en mangeant en regardant Friends n’est pas un mythe ... c’est pitoyable ! Ce qui est magnifique à Vang Vieg par contre c’est la campagne autour ! Niveau hotel je conseil le jardin organique bungalows et Ban Sabai Bungalows pour le cadre et les chambres propres.

Luang Prabang : ville agréable, propre, verte et fleuries ! Très beau marché de nuit : très propre, bien rangé, coloré et super bien éclairé le soir. Le passage des bonzes pour l’aumône très tôt le matin(plutot 6 :00 que 6 :30) est magique à condition d’éviter les jours où des cars de touristes photographes débarquent ! Flânez aussi tôt le matin dans le marché (plutôt alimentaire) et s’accrocher au niveau des odeurs mais cela fait parti aussi du voyage ! Les waterfalls génials et la balade vers la grotte de Pak Ou ! De nombreux treks (à pied ou dos d’éléphant) au départ de Luang pour ceux qui ont plus de temps.

Restaurant : le chedi à la fin de la rue principale et couleur café un peu moins bien ...

LE LAOS ALLEZ Y ! ALLEZ Y ! ALLEZ Y !
Programme à Madagascar du 23 août au 8 septembre English translation pending
by Michel92 · 2008-08-12 · 17 replies
Bonsoir,

Merci de me dire se que vous pensez de ce programme. Il s' agit du séjour de deux amis. Trop dense, trop varié ...? Une partie sera faite avec voiture et chauffeur. Deux personnes. 23/08 : arrivee a Tana (vol Air France) 24/08 : Tana / antsirabe rizières, ses villages typiques 25/08 : antsirabe / ambositra / fianarantsoa hauts plateaux étagés de rizières, pays des Betsiléo. Arrêt à Ambositr 26/08 : fianarantsoa / manakara en train 27/08 : manakara / ranomafana 28/08 : ranomafana / fianarantsoa / ambalavao / isalo 29/08 : isalo randonnée dans les canyons (makis/ rats) et si 2 jours piscine naturelle et/ou cascade des nymphes 30/08 : isalo / tulear - Ifaty (a determiner) randonnée dans les canyons (makis/ rats) et si 2 jours piscine naturelle et/ou cascade des nymphes 31/08 : isalo / tulear - Ifaty (a determiner) 01/09 : Tulear : départ pour morondava en avion 02/09 : morondava / bekopaka journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 03/09 : tsingy / manambaola journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 04/09 : tsingy / manambaola journée au parc national des "Tsingy de Bemaraha" et / ou Découverte des « Grands Tsingy 05/09 : bekopaka / morondava découverte en pirogue de gorges et de grottes. Puis, route pour Morondava. Passage par « allée des baobabs » 06/09 : Morondava / tana en avion 07/09 : Tana ...depart pour Paris dans la nuit du 07 au 08 Merci de votre patience et de vos conseils. Mes amis ne sont pas "accrochés " à ce circuit et peuvent le changer. Cordialement.😉
Transports et balades à Bali English translation pending
by Jeffmarina · 2008-08-04 · 11 replies
Bonjour tout le monde,

Nous partons tout le mois de septembre en Indonésie avec notre sac à dos, et nous allons rester environ 2 semaines à Bali. Plongées et balades à travers les rizières sont notamment au programme, nous avons hâte. Se pose pour nous un dilemne : ne faire que de l'itinérant, et donc passer pas mal de temps dans les transports, ou choisir 2 ou 3 points de chute et se balader ensuite autour (par exemple Padang Bai, Tulamben et Pemuteran). Qu'en pensez-vous ? Autre question sur le transport : si la location d'une voiture nous inspire assez peu, on serait partant pour louer de temps en temps une voiture avec chauffeur (puisque les bémos sont décrits sur les forum comme très lents...). Mais est-il possible de louer cela pour faire un aller "simple" c'est-à-dire par exemple de Lovina, au nord, à pemuteran, au nord-ouest ? En somme, ça ressemble davantage à un taxi...J'ai l'impression qu'on loue surtout des chauffeurs à la journée, pour une balade, avec retour au point de départ. Est-ce exact ? Pour voyager d'une ville à l'autre, j'ai du mal à trouver des infos sur les bus "longue distance" et sur leur rapidité... Bref, je patauge un peu là, alors je vous remercie d'avance de me faire part de vos expériences, à bientôt !! Jeff
Traitements antipaludéens pour la Thaïlande? English translation pending
by Isabo71 · 2008-07-23 · 21 replies
Bonjour nous atterrissons à BKK puis filons vers CHIANG RAI et/ou CHAING MAI Puis nous redescendons dans le sud pensez vous qu'il faille prendre des traitements antipaludiens ? merci Isabelle
Climat en Indonésie au mois de novembre? English translation pending
by Cath81 · 2008-07-07 · 8 replies
Hello,

Un doute m'assaillit.... Je pense peut-être partir en indonésie debut novembre. Or ce sera la fin de la saison sèche --> ma crainte est les paysages. Les rizieres et la vegetation seront-elles encore vertes ou pas du tout à cause de la sécheresse ???

merci pr cette info, catheline
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-27 · 5 replies
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?

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