Results for "Grande+Côte+|+99+>+78"
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Itinéraire entre Ullapool et Grantown-on-Spey? (Écosse) English translation pending
bonsoir 🙂
J'ai des problèmes pour établir mon itinéraire pour l'étape " Ullopool - Grantown on Spey" en passant par le Loch Ness (rive Ouest puis rive Est)
Comme on nous a conseillé d'acheter la carte routière directement en Ecosse plutôt qu'en France (plus récente et plus précise) je n'en ai pas et sur internet ou les guides les cartes sont soit morcélées et il manque des tronçons ou bien les cartes sont entières mais les petites villes ne sont pas mentionnées
D'Inverness à Grantown pas de soucis hormis une petite précision, je ne pense pas avoir besoin de descendre jusqu'à Aviemore pour aller de Carrbridge à Grantoown : l'A 998 semble y aller directement
Par contre pour arriver au Loch Ness je bataille mais je n'avance pas .
J'ai vu qu'i fallait prendre la A835 au départ mais ensuite est ce qu'il faut obligatoirement passer par Inverness ou bien peut on faire un contournement par Contin, Muir of Ord, Beauly, Milton pour arriver à Drumnadrochit.
Et pareil pour le retour par la rive Est du loch Ness faut il remonter jusqu'à Inverness et prendre la A9 vers Grantown ou bien peut prendre les petites routes à partir de Dores
Je ne sais pas du tout comment sont ces petites routes : peut être met on encore plus de temps qu'en faisant le detour par Inverness
Si quelqu'un pouvait me repondre ce serait sympa
Merci d'avance
Marcalamar
Dans quel quartier de Londres dormir pour être proche de l'Eurostar? English translation pending
Bonjour,
les easyhotel ne sont pas cher, on va certainement booker avec eux. Lequel est le plus proche de l'eurostar ? VictoriaEarlcourtPaddingtonKensingtonMerci…
Votre avis sur mon planning en Écosse (Highlands) du 15 au 22 mai? English translation pending
Lut,
Bon bah comme je l'ai dis dans d'autres topics, je serai en Ecosse du samedi 15 au 22 mai. J'arrive à Edimbourg. J'aurais vraiment aimé visité les highlands et j'ai pour impératif d'être de retour à Edimbourg le jeudi 20 mai.
Voici ce que je pensais faire : - Samedi après-midi, arrivée à l'aéroport d'Edimbourg. Location d'une voiture et trajet jusqu'à Glasgow. Hébergement à Glasgow. - Dimanche matin, petite visite de Glasgow et départ pour Mallaig en fin d'après-midi. Hébergement à Mallaig. - Lundi matin, visite du coin et départ pour Portree en passant par Fort William pour pouvoir prendre le Skye Bridge (cela revient apparemment bien moins cher que de prendre le ferry). Hébergement à Portree. - Mardi, visite de l'île de Skye puis départ pour Inverness en fin d'après-midi. Hébergement à Inverness. - Mercredi, visite du coin, du Loch Ness, etc, puis départ le soir pour Dundee. Hébergement à Dundee. - Jeudi matin, visite de Dundee, puis retour à Edimbourg. Voiture de location rendue dans l'après-midi. Hébergement à Edimbourg. - Vendredi, visite d'Edimbourg, hébergement à Edimbourg. - Samedi matin, préparation au départ puis départ vers l'aéroport pour un vol qui partira l'après-midi.
Donc, que pensez-vous de cet itinéraire ? Est-ce une bonne idée de passer par Glasgow ? Concernant Mallaig, cela vaut-il le coût (il parait qu'il y a le train d'Harry Potter là bas mais niveau paysages ? Sachant qu'on ne prendra pas le ferry..). Devrait-on plutôt s'arrêter vers Ben Nevis/Fort William ? Aussi, savez-vous si le Skye Bridge est gratuit ? Egalement, un jour à Portree/Ile de Skye, est-ce suffisant ? Le coin d'Inverness est-il intéressant ? Est-ce une bonne idée d'aller ensuite à Dundee / Perth ?
Enfin, savez-vous s'il y a des péages, et avez-vous quelques bons conseils à me demander ? Egalement, est-ce facile de se garer gratuitement en Ecosse (dans les villes surtout), et est-ce dangereux ?
Esperant une réponse de votre part^^ Je vous remercie :)
Bon bah comme je l'ai dis dans d'autres topics, je serai en Ecosse du samedi 15 au 22 mai. J'arrive à Edimbourg. J'aurais vraiment aimé visité les highlands et j'ai pour impératif d'être de retour à Edimbourg le jeudi 20 mai.
Voici ce que je pensais faire : - Samedi après-midi, arrivée à l'aéroport d'Edimbourg. Location d'une voiture et trajet jusqu'à Glasgow. Hébergement à Glasgow. - Dimanche matin, petite visite de Glasgow et départ pour Mallaig en fin d'après-midi. Hébergement à Mallaig. - Lundi matin, visite du coin et départ pour Portree en passant par Fort William pour pouvoir prendre le Skye Bridge (cela revient apparemment bien moins cher que de prendre le ferry). Hébergement à Portree. - Mardi, visite de l'île de Skye puis départ pour Inverness en fin d'après-midi. Hébergement à Inverness. - Mercredi, visite du coin, du Loch Ness, etc, puis départ le soir pour Dundee. Hébergement à Dundee. - Jeudi matin, visite de Dundee, puis retour à Edimbourg. Voiture de location rendue dans l'après-midi. Hébergement à Edimbourg. - Vendredi, visite d'Edimbourg, hébergement à Edimbourg. - Samedi matin, préparation au départ puis départ vers l'aéroport pour un vol qui partira l'après-midi.
Donc, que pensez-vous de cet itinéraire ? Est-ce une bonne idée de passer par Glasgow ? Concernant Mallaig, cela vaut-il le coût (il parait qu'il y a le train d'Harry Potter là bas mais niveau paysages ? Sachant qu'on ne prendra pas le ferry..). Devrait-on plutôt s'arrêter vers Ben Nevis/Fort William ? Aussi, savez-vous si le Skye Bridge est gratuit ? Egalement, un jour à Portree/Ile de Skye, est-ce suffisant ? Le coin d'Inverness est-il intéressant ? Est-ce une bonne idée d'aller ensuite à Dundee / Perth ?
Enfin, savez-vous s'il y a des péages, et avez-vous quelques bons conseils à me demander ? Egalement, est-ce facile de se garer gratuitement en Ecosse (dans les villes surtout), et est-ce dangereux ?
Esperant une réponse de votre part^^ Je vous remercie :)
Partir un an à Londres après le bac? English translation pending
Bonjour,
J'ai 18 ans et je suis étudiant en terminale dans la filière STG -option mercatique-, mes projets étant de poursuivre mes études avec un BTS commerce international -en alternance-. Mon niveau d'anglais est correct mais laisse a désirer =/. Pour le perfectionner, acquérir une nouvelle expérience professionnelle et économiser un peu d'argent, je souhaite donc partir à l'aventure l'année prochaine dans la ville de Londres après l'obtention -si tout se passe bien ^^'- de mon diplôme en Juin. Je ne possède pas de contacts sur place mais recherche activement des "bons plans", renseignements, organismes fiables -pour un petit budget- ou toutes autres indications qui pourraient m'être utiles ...
Pouvez-vous m'aider ?
Merci par avance, cordialement, Arthur.
J'ai 18 ans et je suis étudiant en terminale dans la filière STG -option mercatique-, mes projets étant de poursuivre mes études avec un BTS commerce international -en alternance-. Mon niveau d'anglais est correct mais laisse a désirer =/. Pour le perfectionner, acquérir une nouvelle expérience professionnelle et économiser un peu d'argent, je souhaite donc partir à l'aventure l'année prochaine dans la ville de Londres après l'obtention -si tout se passe bien ^^'- de mon diplôme en Juin. Je ne possède pas de contacts sur place mais recherche activement des "bons plans", renseignements, organismes fiables -pour un petit budget- ou toutes autres indications qui pourraient m'être utiles ...
Pouvez-vous m'aider ?
Merci par avance, cordialement, Arthur.
Coûts de billets de trains Paris-Tours puis Tours-Avignon? English translation pending
Bonjour!
Combien pourrait coûter un billet de train (je ne sais pas quel genre de train, je n'en ai jamais pris!..) de Paris à Tours? Puis de Tours à Avignon? De Avignon à Arles? Puis de Avignon à Orange?
À noter que je suis étudiante ; je ne sais pas si cela peut changer quelque chose!... Également, je compte acheter mes billets bien à l'avance, car je pars seulement dans un an! Merci! :)
Combien pourrait coûter un billet de train (je ne sais pas quel genre de train, je n'en ai jamais pris!..) de Paris à Tours? Puis de Tours à Avignon? De Avignon à Arles? Puis de Avignon à Orange?
À noter que je suis étudiante ; je ne sais pas si cela peut changer quelque chose!... Également, je compte acheter mes billets bien à l'avance, car je pars seulement dans un an! Merci! :)
Croisière sur le MSC Fantasia, départ de Marseille le 24 juillet 2010 English translation pending
Bonsoir,
Nous partons sur le MSC Fantasia le 24 Juillet de Marseille. Nous sommes vers le bassin d'arcachon et partons avec 2 enfants, 12 et 17 ans.
Quelqu'un est-il de la partie?
Quelqu'un est déjà parti sur le Fantasia et peut-il nous donner des conseils
Merci, Olivier
Nous partons sur le MSC Fantasia le 24 Juillet de Marseille. Nous sommes vers le bassin d'arcachon et partons avec 2 enfants, 12 et 17 ans.
Quelqu'un est-il de la partie?
Quelqu'un est déjà parti sur le Fantasia et peut-il nous donner des conseils
Merci, Olivier
Avis sur itinéraire de trois semaines Québec - Nouvelle Angleterre? English translation pending
bonjour
j aimerais avoir un avis sur mon itinéraire, prévu pour juillet 2010, départ le 14/07 pour QUEBEC et retour le 06/08 de montreal
j avais pensé a ça?
3 jours quebec ,2 nuit lac st jean ,1 nuit parc de Saguenay(quel ville est la plus idéale?) , 1 nuit tadoussac, ensuite usa, 2 nuit bar harbor,2 nuits portland, 1 nuit north conway ( mont Washington), 3 nuits boston, 1 nuit cape cod, ensuite 1 ou 2 nuit green mountain? quel ville ou endroit? 1 ou 2 nuits chutes de Niagara,1 nuit toronto et 2 nuits montreal;
est ce faisable en 3 semaines, ou c est trop rapide, quels endroits a le plus d intérêt? et pour les nuitées, si vous avez des idées, elles sont les bien venu
cordialement andrzej
Vol Montréal-Londres en classe Premium Economy? English translation pending
Bonjour,
Cet été je voudrais partir avec ma femme et mes enfants en voyage à Londre. Moi et ma famille souhaitons voyager dans une classe supérieure a celle économique mais a prix raisonable. J'ai regarder sur af et ba, et ils ont les deux des premium economy mais est-ce que sa vaut le coup?
Merci beaucoup!🙂
Deux à trois semaines en Ecosse: logement chez l'habitant, transport, itinéraire? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Durant ce mois d'Août 2010, j'aimerai faire un ptit voyage (2 à 3 semaines) chez nos amis Écossais. Je serais seul avec mon sac et ma tente.
J'ai déjà en tête l'itinéraire (enfin, plus ou moins) que voici: j'arriverai à Glasgow par avion, resté quelques jours, rejoindre Edinburgh (resté quelques jours). Puis partir vers le nord, vers Aberdeen. Plusieurs possibilités sont possibles ici, soit je remonte jusque Stirling pour ensuite gagné Perth, Dundee, Montrose et enfin Aberdeen. Soit je trouve un moyen de passer le Firth of Forth pour aller directement sur Perth, Dundee etc sans le détour par Stirling. Une fois à Aberdeen, je joindrai Braemar, puis Pitlorchy, Stirling pour enfin retourner sur Glasgow.
La plus part des villes citées ci-dessus disposent d'Auberges de jeunesse (sauf Perth et Dundee). Je pense également poser ma tente de temps en temps dans un camping (ces deux solutions me permettront de me laver 😛). Je pense qu'une fois les deux régions de Glasgow et d'Edinburgh dépassées, je pourrai faire du camping sauvage, ce qui me permettrai de faire quelques économies. J'ai vu que c'était toléré et qu'une charte était même publiée (http://www.outdooraccess-scotland.com/default.asp).
Une première question: j'aimerai aussi tenter de dormir chez l'habitant. J'ai cru comprendre que ce n'était pas une infamie de faire cela là-bas et que nos amis écossais étaient assez accueillants. Croyez-vous que c'est possible ? Je pourrai toujours proposer quelques services en échange (travaux, inculquer quelques bases de français etc.). En ce sens, j'aimerai avoir quelques contacts déjà sur place de personnes qui pourraient éventuellement m'héberger l'histoire d'une nuit. Mais je ne sais pas comment faire pour prendre ces contacts ? Avez-vous des idées ? Je dois dire que je pars avec un avantage, étant français, nous avons un ennemi commun: les anglais 😛😏
Voilà un peu pour le côté "hébergement".
Maintenant, le côté "transport". Une fois sur place, je pense faire de la marche, du stop et prendre le bus. Croyez-vous que l'auto-stop soit possible dans les coins reculés ? Les réseaux de bus sont-ils développés ? Je suppose que chaque villes ou chaque régions doit disposer de son propre réseau ?
Une question existentielle: pensez-vous ce trajet (plus ou moins 600kms - 370/380 miles) réalisable en 3 semaines ? Ce que je veux c'est vraiment bouger et voyager à travers le patrimoine écossais durant 3 semaines et ne rester qu'à un point fixe au max 2/3 jours.
A noter, je ne dispose pas d'un budget illimité, donc j'évite tous ce qui est hôtels, B&B etc. Les Auberges de jeunesse sont en moyenne dans les £20. Les prix des campings varient souvent mais y'a moyen de trouver des choses dans les £15/20.
Au niveau nourriture, je pense me rabattre sur les fruits et légumes (riz et patte), c'est ce qui me semble encore le moins chère.
Tout vos trucs et astuces sont les bienvenus vu que c'est la première fois que je me lance dans ce genre d'aventure.
D'avance je vous remercie toutes et tous grandement !
Durant ce mois d'Août 2010, j'aimerai faire un ptit voyage (2 à 3 semaines) chez nos amis Écossais. Je serais seul avec mon sac et ma tente.
J'ai déjà en tête l'itinéraire (enfin, plus ou moins) que voici: j'arriverai à Glasgow par avion, resté quelques jours, rejoindre Edinburgh (resté quelques jours). Puis partir vers le nord, vers Aberdeen. Plusieurs possibilités sont possibles ici, soit je remonte jusque Stirling pour ensuite gagné Perth, Dundee, Montrose et enfin Aberdeen. Soit je trouve un moyen de passer le Firth of Forth pour aller directement sur Perth, Dundee etc sans le détour par Stirling. Une fois à Aberdeen, je joindrai Braemar, puis Pitlorchy, Stirling pour enfin retourner sur Glasgow.
La plus part des villes citées ci-dessus disposent d'Auberges de jeunesse (sauf Perth et Dundee). Je pense également poser ma tente de temps en temps dans un camping (ces deux solutions me permettront de me laver 😛). Je pense qu'une fois les deux régions de Glasgow et d'Edinburgh dépassées, je pourrai faire du camping sauvage, ce qui me permettrai de faire quelques économies. J'ai vu que c'était toléré et qu'une charte était même publiée (http://www.outdooraccess-scotland.com/default.asp).
Une première question: j'aimerai aussi tenter de dormir chez l'habitant. J'ai cru comprendre que ce n'était pas une infamie de faire cela là-bas et que nos amis écossais étaient assez accueillants. Croyez-vous que c'est possible ? Je pourrai toujours proposer quelques services en échange (travaux, inculquer quelques bases de français etc.). En ce sens, j'aimerai avoir quelques contacts déjà sur place de personnes qui pourraient éventuellement m'héberger l'histoire d'une nuit. Mais je ne sais pas comment faire pour prendre ces contacts ? Avez-vous des idées ? Je dois dire que je pars avec un avantage, étant français, nous avons un ennemi commun: les anglais 😛😏
Voilà un peu pour le côté "hébergement".
Maintenant, le côté "transport". Une fois sur place, je pense faire de la marche, du stop et prendre le bus. Croyez-vous que l'auto-stop soit possible dans les coins reculés ? Les réseaux de bus sont-ils développés ? Je suppose que chaque villes ou chaque régions doit disposer de son propre réseau ?
Une question existentielle: pensez-vous ce trajet (plus ou moins 600kms - 370/380 miles) réalisable en 3 semaines ? Ce que je veux c'est vraiment bouger et voyager à travers le patrimoine écossais durant 3 semaines et ne rester qu'à un point fixe au max 2/3 jours.
A noter, je ne dispose pas d'un budget illimité, donc j'évite tous ce qui est hôtels, B&B etc. Les Auberges de jeunesse sont en moyenne dans les £20. Les prix des campings varient souvent mais y'a moyen de trouver des choses dans les £15/20.
Au niveau nourriture, je pense me rabattre sur les fruits et légumes (riz et patte), c'est ce qui me semble encore le moins chère.
Tout vos trucs et astuces sont les bienvenus vu que c'est la première fois que je me lance dans ce genre d'aventure.
D'avance je vous remercie toutes et tous grandement !
Itinéraire pour visiter l'Écosse en sept jours English translation pending
Bonjour à toutes et à toutes,
j'ai bien épluché certains des sujets sur votre forum relatifs aux séjours en Écosse et pour cela, je remercie les posteurs. Car c'est à partir de leurs messages, conseils et orientations que j'ai pu mettre au point un premier jet de mon itinéraire.
Nous partons en mai à 2 en couple. Nous avons loué une voiture. Départ prévu en mai.
7 jours, ce n'est pas bien long, et forcément, on a envie d'en prendre le plus possible en passant mais je me dis que finalement, il y a peut être moyen de moins faire de route et de profiter un peu plus de certains endroits en particulier.
J'ai aussi du mal à m'y retrouver dans les logements. Le but du jeu est d'éviter les dortoirs à 15 lits en auberge de jeunesse et les nuitées qui dépassent souvent les 50€ par couple. Si vous avez des conseils, je suis preneur.
Voici donc mon parcours avec mes étapes, n'hésitez pas à me faire part de vos points de vue:
Où on dort Lundi 10: Edinburgh Mardi: 11: Ben Nevis Mercredi 12: Ile de Skye Jeudi 13: Ile de Skye Vendredi 14: Ullapool Samedi 15: Inverness / Aviemore Dimanche: Aéroport Edinburgh
Et voici notre itinéraire avec en rouge les endroits que nous aimerions voir. (forcément, certains lieux que j'avais relevé sur certains sujets de votre forum et ailleurs ne font pas parti du trajet de notre escapade, donc à voir si ils valent le coup ou non. Et bien sûr, n'hésitez pas à m'en faire rajouter):
http://img511.imageshack.us/...tineraireencours.png
D'avance, un grand merci à vous pour vos tuyaux, conseils, remarques:-)
j'ai bien épluché certains des sujets sur votre forum relatifs aux séjours en Écosse et pour cela, je remercie les posteurs. Car c'est à partir de leurs messages, conseils et orientations que j'ai pu mettre au point un premier jet de mon itinéraire.
Nous partons en mai à 2 en couple. Nous avons loué une voiture. Départ prévu en mai.
7 jours, ce n'est pas bien long, et forcément, on a envie d'en prendre le plus possible en passant mais je me dis que finalement, il y a peut être moyen de moins faire de route et de profiter un peu plus de certains endroits en particulier.
J'ai aussi du mal à m'y retrouver dans les logements. Le but du jeu est d'éviter les dortoirs à 15 lits en auberge de jeunesse et les nuitées qui dépassent souvent les 50€ par couple. Si vous avez des conseils, je suis preneur.
Voici donc mon parcours avec mes étapes, n'hésitez pas à me faire part de vos points de vue:
Où on dort Lundi 10: Edinburgh Mardi: 11: Ben Nevis Mercredi 12: Ile de Skye Jeudi 13: Ile de Skye Vendredi 14: Ullapool Samedi 15: Inverness / Aviemore Dimanche: Aéroport Edinburgh
Et voici notre itinéraire avec en rouge les endroits que nous aimerions voir. (forcément, certains lieux que j'avais relevé sur certains sujets de votre forum et ailleurs ne font pas parti du trajet de notre escapade, donc à voir si ils valent le coup ou non. Et bien sûr, n'hésitez pas à m'en faire rajouter):
http://img511.imageshack.us/...tineraireencours.png
D'avance, un grand merci à vous pour vos tuyaux, conseils, remarques:-)
Recherche organisme sérieux pour job d'été à l'étranger (Angleterre ou Irlande) English translation pending
Bonjour,
J'aimerais partir travailler à l'étranger (Angleterre ou Irlande) cet été (1 mois) Je voudrais partir avec un organisme/association (qui trouve le job et le logement) J'ai déjà fait bcp de recherches mais je sais pas quels organismes sont sérieux. Si vous êtes déjà parti avec un organisme pourriez-vous me donner votre avis et le nom de l'organisme. Merci.
J'aimerais partir travailler à l'étranger (Angleterre ou Irlande) cet été (1 mois) Je voudrais partir avec un organisme/association (qui trouve le job et le logement) J'ai déjà fait bcp de recherches mais je sais pas quels organismes sont sérieux. Si vous êtes déjà parti avec un organisme pourriez-vous me donner votre avis et le nom de l'organisme. Merci.
Toulon English translation pending
Je suis très déçu par cette ville
aucun contact sympa, la ville est très sale, les transports sont inexistant au départ de la gare si vous arrivé le soir.
il est préférable d'aller sur HYERES ou dans des petits villages juste à coté comme LE PRADET ou CARQUEIRANNE
Ils sont très propre avec de belles plages et de belles balades à faire
Toulon il y a surtout Le RCT et l'arsenal avec 1 ou 2 bateaux de guerre
Ils sont très propre avec de belles plages et de belles balades à faire
Toulon il y a surtout Le RCT et l'arsenal avec 1 ou 2 bateaux de guerre
Partir à Londres définitivement English translation pending
Bonjour
J'aimerais avoir des renseignements je souhaite partir a londres bientot mais j'aimerais bien savoir des petites choses comment apprendre l'anglais gratuitement si possible ou travailler avec un anglais quasi nul ou dormir en colocation et aussi j'aimerais connaitre la zone ou il y a des musulmans et puis si certain musulmane lisent elles peuvent me contacter et peut etre pourquoi pas etre logée chez une musulmane plus pratique pour ma religion
merci beaucoup
J'aimerais avoir des renseignements je souhaite partir a londres bientot mais j'aimerais bien savoir des petites choses comment apprendre l'anglais gratuitement si possible ou travailler avec un anglais quasi nul ou dormir en colocation et aussi j'aimerais connaitre la zone ou il y a des musulmans et puis si certain musulmane lisent elles peuvent me contacter et peut etre pourquoi pas etre logée chez une musulmane plus pratique pour ma religion
merci beaucoup
Trajet Paris-Londres par l'Eurostar: contrôle des billets et de l'identité? English translation pending
Bonjour allant bientôt a Londres par l'EUROSTAR pour la première fois, je me suis renseigné sur les conditions de contrôle qui ont l'air exigeantes (espace Schengen; immigration clandestine) !
Comment se passe en détails le contrôle des billets et de l'identité ? Passe-t-on nos billets à une borne automatique? Est-ce un guichet avec une personne? Si oui, comment cela se passe-t-il ? Ont-ils une liste des personnes (les billets étant nominatifs) ?
Merci de répondre ! 🙂
Comment se passe en détails le contrôle des billets et de l'identité ? Passe-t-on nos billets à une borne automatique? Est-ce un guichet avec une personne? Si oui, comment cela se passe-t-il ? Ont-ils une liste des personnes (les billets étant nominatifs) ?
Merci de répondre ! 🙂
Carte de transport en Angleterre: Oyster Card ou Travel Card? English translation pending
Bonjour
je compte partir une semaine en Angleterre. Je serai hebergée a Londres la zone 3/4 (Southfield pres de wimbledon). Je voudrai avoir confirmation sur le meilleur rapport qualité prix concernant la carte à choisir pour le transport (essentiellement en métro), sachant que durant les 3 premiers jours, nous irons nous ballader a Londres, les deeux jours suivants nous irons faire un break en campagne pour ensuite reprendre un bain de foule Londonnien. Je compte prendre une Oyster card comme support et y mettre une travel card mais est ce judicieux de prendre directement une 7 days ou une 3 days puis 2 fois une one days, a moins que vous avez une meilleure idée?? merci par avance pour vos réponses tant attendues.
je compte partir une semaine en Angleterre. Je serai hebergée a Londres la zone 3/4 (Southfield pres de wimbledon). Je voudrai avoir confirmation sur le meilleur rapport qualité prix concernant la carte à choisir pour le transport (essentiellement en métro), sachant que durant les 3 premiers jours, nous irons nous ballader a Londres, les deeux jours suivants nous irons faire un break en campagne pour ensuite reprendre un bain de foule Londonnien. Je compte prendre une Oyster card comme support et y mettre une travel card mais est ce judicieux de prendre directement une 7 days ou une 3 days puis 2 fois une one days, a moins que vous avez une meilleure idée?? merci par avance pour vos réponses tant attendues.
Que voir en quatorze jours en Angleterre et au Pays de Galles? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Avec 2 de mes amies, nous souhaitons nous rendre en Angleterre en juillet prochain. Nous voulons partir 14 jours. Nous sommes en pleine réflexion sur le circuit à faire! Quels itinéraires vous semblent réalisables dans ce laps de temps? Sachant que nous voulons faire Londres bien sûr! Ensuite nous voudrions visiter les parcs naturels mais lesquels nous conseilleriez-vous? Snowdonia? La région des Cornouailles? Lake district? Autres? Aurons-nous le temps de faire les 3 (sans se précipiter non plus, nous préférons profiter des paysages!) en 14 jours? Y-a t-il des villes à voir absolument? York, Canterbury, Bath? Quelqu'un connait-il des endroits insolites (et mystiques? On est au Royaume Uni après tout!)?
Vous l'aurez compris, je recherche un max d'infos pour découvrir l'Angleterre et le Pays de Galles au mieux! Avec un peu de villes mais plus de paysages naturels, sauvages! Nous n'irons pas en Écosse, ce voyage est prévu pour une prochaine fois... et ce sera uniquement l'Écosse!
Une fois en Angleterre, nous n'aurons pas de voiture, nous pensons nous déplacer en train ou en bus. Les régions que nous souhaitons faire sont-elles accessibles par ce biais?
Merci d'avance pour toutes vos suggestions!
PS: J'ai déjà fait des recherches sur Internet avant de venir sur le forum.
Avec 2 de mes amies, nous souhaitons nous rendre en Angleterre en juillet prochain. Nous voulons partir 14 jours. Nous sommes en pleine réflexion sur le circuit à faire! Quels itinéraires vous semblent réalisables dans ce laps de temps? Sachant que nous voulons faire Londres bien sûr! Ensuite nous voudrions visiter les parcs naturels mais lesquels nous conseilleriez-vous? Snowdonia? La région des Cornouailles? Lake district? Autres? Aurons-nous le temps de faire les 3 (sans se précipiter non plus, nous préférons profiter des paysages!) en 14 jours? Y-a t-il des villes à voir absolument? York, Canterbury, Bath? Quelqu'un connait-il des endroits insolites (et mystiques? On est au Royaume Uni après tout!)?
Vous l'aurez compris, je recherche un max d'infos pour découvrir l'Angleterre et le Pays de Galles au mieux! Avec un peu de villes mais plus de paysages naturels, sauvages! Nous n'irons pas en Écosse, ce voyage est prévu pour une prochaine fois... et ce sera uniquement l'Écosse!
Une fois en Angleterre, nous n'aurons pas de voiture, nous pensons nous déplacer en train ou en bus. Les régions que nous souhaitons faire sont-elles accessibles par ce biais?
Merci d'avance pour toutes vos suggestions!
PS: J'ai déjà fait des recherches sur Internet avant de venir sur le forum.
Bons plans pour vingt jours en Europe après avoir passé dix jours en Écosse? English translation pending
Bonjour un ami et moi irons en Écosse fin juin, début juillet. Arrivée à Glasgow ou Édimbourg (???). Nous désirons louer une voiture sur place et faire une petite tournée. Nous sommes en quête de châteaux, de paysages, de pittoresque et de scotch :)
Des suggestions d'itinéraire, des conseils ?
10 jours passés, mon ami rentre au pays, moi je reste en Europe pour +ou- 20 jours de plus (sans la voiture)... Des suggestions ? Je pensais rester un peu à Édimbourg, puis descendre en Angleterre. J'ai quelques amis en France, mais je serais peut-être aussi intéressé par les Pays-bas.
On me dira sans doute que le 20 jours de plus pourrait être investi en Écosse, en Irlande ou encore que l'Angleterre demande plus de temps que ça à elle seule. Sans doute. Mais la rareté du voyage en Europe, fait que l'on veut toujours en voir énormément :) Quantité plutôt que qualité... Le vieux débat. Je prends tout, réflexions, suggestions, conseils, critiques...
Merci à vous tous !
Des suggestions d'itinéraire, des conseils ?
10 jours passés, mon ami rentre au pays, moi je reste en Europe pour +ou- 20 jours de plus (sans la voiture)... Des suggestions ? Je pensais rester un peu à Édimbourg, puis descendre en Angleterre. J'ai quelques amis en France, mais je serais peut-être aussi intéressé par les Pays-bas.
On me dira sans doute que le 20 jours de plus pourrait être investi en Écosse, en Irlande ou encore que l'Angleterre demande plus de temps que ça à elle seule. Sans doute. Mais la rareté du voyage en Europe, fait que l'on veut toujours en voir énormément :) Quantité plutôt que qualité... Le vieux débat. Je prends tout, réflexions, suggestions, conseils, critiques...
Merci à vous tous !
Échange et immersion totale en Angleterre pour l'été 2010 English translation pending
Bonjours. J'ai 16 ans et j'aimerai partir en Angleterre un mois cet été 2010 dans une famille où il y aurait une personne de mon âge pour faire un échange de trois semaines, elle pourrait venir avec moi en France les trois semaines suivantes, pour n'avoir que le voyage à payer. Je cherche cela depuis très longtemps, mais je n'ais trouvé que des sites où l'inscription était payante et le résultat non garantit ou alors des organismes qui proposaient pour la plupart des formules cours d'anglais le matin + visite ou temps libre l'après-midi, mais il est necessaire pour moi de ne pas être avec des Français et donc d'être en "immersion totale" de plus le cout de ses organismes était assez élever, il fallait compter 1500 à 2500 euro seulement pour deux semaines.
Car entre Nîmes vers Avignon? English translation pending
Bonjour,
Je séjournerai à Nîmes quelques jours en mai. Je voudrais me rendre à Avignon 2 jours. Existe t'il des Cars entre ces 2 villes ou seulement le train ? Dans l'éventualité ou les 2 existent, que me conseillez-vous ?
Merci!
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
Une traversée des Calanques en janvier
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Visiter Cantorbéry et ses environs sans voiture? (Angleterre) English translation pending
Bonjour,
Je vais sans doute aller passer un long week-end à Canterbury au mois de mai et j'ai plusieurs questions: - Une fois visitée Canterbury elle-même, que voir dans les environs? - Est-il possible de se déplacer dans la région sans automobile?
Je vais sans doute aller passer un long week-end à Canterbury au mois de mai et j'ai plusieurs questions: - Une fois visitée Canterbury elle-même, que voir dans les environs? - Est-il possible de se déplacer dans la région sans automobile?
Itinéraire pour quatre à cinq jours en Écosse English translation pending
Bonjour,
Nous irons 6 jours (4 jours complets) en Écosse au mois de Mars (arrivée à Glasgow très tard le soir ). Oui, c'est très court et comme nous ne prendrons pas voiture de location (nous ferons tout en train ou bus), je ne pense pas qu'il soit raisonnable d'aller dans les Highlands...
J'ai besoin de vos recommandations pour l'itinéraire... Arrivée le 24/03 vers 23h à Glasgow - JOUR 1 (25/03) : Ile de Mull ou Ile d'Arran ? (nuit sur place) - JOUR 2 (26/03) : Stirling (nuit sur place) - JOUR 3 (27/03) : Édimbourg (nuit sur place) - JOUR 4 (28/03) : Édimbourg (nuit à Glasgow) - JOUR 5 (29/03) : Glasgow (départ du vol à 16h)
Nous n'avons aucun problème pour passer deux jours à Édimbourg et un jour à Stirling mais nous avons des hésitations concernant le 1er jour... Nous ne savons pas ce qu'il y a à faire dans l'Ile de Mull ou l'Ile d'Arran.... 😕
Tout commentaire pourra nous éclairer sur l'itinéraire, le transport, l'hébergement, les visites ! 😉
Nous irons 6 jours (4 jours complets) en Écosse au mois de Mars (arrivée à Glasgow très tard le soir ). Oui, c'est très court et comme nous ne prendrons pas voiture de location (nous ferons tout en train ou bus), je ne pense pas qu'il soit raisonnable d'aller dans les Highlands...
J'ai besoin de vos recommandations pour l'itinéraire... Arrivée le 24/03 vers 23h à Glasgow - JOUR 1 (25/03) : Ile de Mull ou Ile d'Arran ? (nuit sur place) - JOUR 2 (26/03) : Stirling (nuit sur place) - JOUR 3 (27/03) : Édimbourg (nuit sur place) - JOUR 4 (28/03) : Édimbourg (nuit à Glasgow) - JOUR 5 (29/03) : Glasgow (départ du vol à 16h)
Nous n'avons aucun problème pour passer deux jours à Édimbourg et un jour à Stirling mais nous avons des hésitations concernant le 1er jour... Nous ne savons pas ce qu'il y a à faire dans l'Ile de Mull ou l'Ile d'Arran.... 😕
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Demande de circuit en camping-car en Ecosse et Irlande English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons ma femme et deux enfants 5 ans et 2 ans en camping car, au mois de mai prochain pour une durée de 6 semaines soit deux semaines en Ecosse et le reste en Irlande (irlande que nous connaissons un peu) j'aurai voulu savoir si quelqu'un pourrait me donner un itinéraire sympa et quelques occasions de pêcher en Ecosse si possible. Aussi quelques PUB'S car jouant de l accordeon diatonique et amoureux de cornemuses.
Je vous en remercie et vous dit à trés bientôt.
Thierry sud de la France (Diato)
Londres: bons plans d'hébergement, de transport et de travail? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous j'ai 20 ans et je suis étudiant en économie, et je souhaites partir avec mon amie 2 mois cet été à Londres pour parfaire mon anglais, travail et faire du tourisme.
Dans ce premier cas pas de soucis, normalement dans une famille d'accueil à 15 Km de londre pour 22 euros / pers / nuit.
Mais pour organiser tous ça, sur place, commencer a donner les CV connaître la ville j'aimerais partir 1 mois (en MAI_JUIN) avec un ami, mais là on souhaite se mettre en mode "routard" à l'aventure, le problème c'est qu'en regardant le prix des auberges de jeunesse j'ai vu pour une truc basique 900 euros à deux pour le moi. ce qui nous ferait 800 euros le mois (Logement , vol, et vie local) par personne, c'est peu c'est vrai mais si on y va et que l'on travail pas, et que l'été que je passe en travaillant à londres sert à payer mon logement sur place ... c'est un peu trop
Je trouve ça cher, et nous cherchons donc des bons plans, des sites de personnes qui proposes une colocation , avec nos 900 euros on ira pas loin mais si quelqu'un fais ça pour aider, plus que pour faire de l'argent, donc nous attendons vos bon, plan, sur la ville, sur le logement, sur le transport sur place, sur les activités a faire ....
Ou même pourquoi pas des villes aussi bien que londres (que je connais un peu) et beaucoup moins cher.
Merci d'avance
Dans ce premier cas pas de soucis, normalement dans une famille d'accueil à 15 Km de londre pour 22 euros / pers / nuit.
Mais pour organiser tous ça, sur place, commencer a donner les CV connaître la ville j'aimerais partir 1 mois (en MAI_JUIN) avec un ami, mais là on souhaite se mettre en mode "routard" à l'aventure, le problème c'est qu'en regardant le prix des auberges de jeunesse j'ai vu pour une truc basique 900 euros à deux pour le moi. ce qui nous ferait 800 euros le mois (Logement , vol, et vie local) par personne, c'est peu c'est vrai mais si on y va et que l'on travail pas, et que l'été que je passe en travaillant à londres sert à payer mon logement sur place ... c'est un peu trop
Je trouve ça cher, et nous cherchons donc des bons plans, des sites de personnes qui proposes une colocation , avec nos 900 euros on ira pas loin mais si quelqu'un fais ça pour aider, plus que pour faire de l'argent, donc nous attendons vos bon, plan, sur la ville, sur le logement, sur le transport sur place, sur les activités a faire ....
Ou même pourquoi pas des villes aussi bien que londres (que je connais un peu) et beaucoup moins cher.
Merci d'avance
Une semaine en Ecosse: itinéraire et hébergement? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 1 semaine en Ecosse à la mi-mars. Pour tout dire vrai, nous n'avons pas prévu grand chose ! La seule chose de sûr est qu'on arrive à Edimburgh (13 mars) et qu'on décolle de la même ville 7 jours après (20 mars) ! 🙂
Ce que je pensais faire est :
- Visite d'edimburgh : 1 jour et demi - Les Highlands : Alors là c'est vaste et c'est là où j'ai besoin de votre aide...!! On m'a parlé de l'île de Skye qui est magnifique, mais sinon Loch Ness, Inverness ?? Quel Loch aller voir ? Il y en a tellement... - ça tenterait bien mon copain d'aller visiter une distillerie... Des idées de distillerie sur la route entre edimburgh et les highlands ? - Est ce que Glasgow vaut le coup ?
Dernière question : Le logement... Evidemment, vu la saison, on ne peut pas camper... Donc j'imagine que les auberges et B&B sont plus adaptés. Faut - il réserver à l'avance ? Quel est le prix moyen de la nuit par personne dans les highlands ?
Merci à tous pour votre aide, qui est, à chaque fois, très utile !
Nous partons 1 semaine en Ecosse à la mi-mars. Pour tout dire vrai, nous n'avons pas prévu grand chose ! La seule chose de sûr est qu'on arrive à Edimburgh (13 mars) et qu'on décolle de la même ville 7 jours après (20 mars) ! 🙂
Ce que je pensais faire est :
- Visite d'edimburgh : 1 jour et demi - Les Highlands : Alors là c'est vaste et c'est là où j'ai besoin de votre aide...!! On m'a parlé de l'île de Skye qui est magnifique, mais sinon Loch Ness, Inverness ?? Quel Loch aller voir ? Il y en a tellement... - ça tenterait bien mon copain d'aller visiter une distillerie... Des idées de distillerie sur la route entre edimburgh et les highlands ? - Est ce que Glasgow vaut le coup ?
Dernière question : Le logement... Evidemment, vu la saison, on ne peut pas camper... Donc j'imagine que les auberges et B&B sont plus adaptés. Faut - il réserver à l'avance ? Quel est le prix moyen de la nuit par personne dans les highlands ?
Merci à tous pour votre aide, qui est, à chaque fois, très utile !
Tout quitter pour vivre en Angleterre English translation pending
bonjour, je vient solicité votre aide maman de 32ans de 3enfants je vie a paris, actuelement en séparation car trop de misere trop long a raconté, avans d'avoir connue mon conjoint j'était une femme tres sur de moi avec beaucoup d'ambission peur de rien(je foncé)et a ce jour jai l'impréssiond'étre une moin que rien, la peur, les angoise etc.. maintenent je compte remonté la pente et recommencer une nouvelle vie.partir vivre en angleterre pourqu'oi pas!!! car je c'est que je peu reussir, jai juste besoin d'un petit coup de pouce, je recherche dans un premier temp un logement et du boulot je c'est que c'est trop demandé mes peu etre qu'une personne poura m'aidez a remonter la pente je vous remercie du fon du coeur en attente du reponce.
Voyage routier de 8-10 jours en Ecosse en septembre prochain: que voir, que faire? English translation pending
Bonjour à tous !
Comme chaque année, avec ma copine, nous passons nos vacances d'été dans un pays, en faisant un road trip ! Après vos très bons conseils sur l'Italie et l'Angleterre, je reviens vers vous pour des conseils sur ... l'Ecosse !
Pour les grandes lignes, ça serait un départ fin août d'Edimburg, en voiture, pour arriver à Glasgow 8-10 jours plus tard (ou l'inverse). Et c'est à peu près tout ...
On a pas encore de lieux précis de repérés ... le classique Loch Ness je pense, éventuellement une île, un passage souhaité le 4 septembre à Braemar (d'ailleurs, comment ça se passe ce festival ?), et si possible un détour par le mur d'Hadrien.
Moyen de locomotion, comme je vous l'ai dit, voiture. Comment se passe justement la conduite en Ecosse ? Sensiblement identique à l'Angleterre je suppose ? Les circulations en ville sont-elles difficiles ? et pour les parkings ?
Pour le logement, on s'est vite rendu comptes que les B&B pouvaient être cher, et j'ai vu que la chaine Travelodge (donc on a été très satisfait l'année dernière) est pas mal implanté sur les grandes villes. Quid donc des logements en campagne ?
Bref, on attend avec impatience tout les conseils que vous pourrez nous donner !
Comme chaque année, avec ma copine, nous passons nos vacances d'été dans un pays, en faisant un road trip ! Après vos très bons conseils sur l'Italie et l'Angleterre, je reviens vers vous pour des conseils sur ... l'Ecosse !
Pour les grandes lignes, ça serait un départ fin août d'Edimburg, en voiture, pour arriver à Glasgow 8-10 jours plus tard (ou l'inverse). Et c'est à peu près tout ...
On a pas encore de lieux précis de repérés ... le classique Loch Ness je pense, éventuellement une île, un passage souhaité le 4 septembre à Braemar (d'ailleurs, comment ça se passe ce festival ?), et si possible un détour par le mur d'Hadrien.
Moyen de locomotion, comme je vous l'ai dit, voiture. Comment se passe justement la conduite en Ecosse ? Sensiblement identique à l'Angleterre je suppose ? Les circulations en ville sont-elles difficiles ? et pour les parkings ?
Pour le logement, on s'est vite rendu comptes que les B&B pouvaient être cher, et j'ai vu que la chaine Travelodge (donc on a été très satisfait l'année dernière) est pas mal implanté sur les grandes villes. Quid donc des logements en campagne ?
Bref, on attend avec impatience tout les conseils que vous pourrez nous donner !
Vol Marseille-Lima: temps de transit entre les aéroports Orly et Roissy trop court? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai réservé sur le site lastminute.com un billet marseille-lima A/R pour un vol le 07/07/2010 avec retour le 17/08/2010 et en examinant de plus près les temps de transits entre l' aéroport de paris orly et roissy je me suis apperçu que nous n' avions qu' un délai de 3h entre les deux vols, sachant qu' il faut environ 1h13 pour joindre via la ligne rer b les deux aéroport.
J'ai appelé lastminute.com qui comme vous auriez pu le deviner ne m' a pas impressionné par leur service au client et m'a affirmé que le parcours avait été approuvé par "la direction de l'aviation civile" et que c'était par conséquent faisable.
De mon côté, je souhaitais simplement prendre un train ( à mes frais) jusque roissy et prendre directement le vol avec TAM, mais lastminute m' a indiqué que ne pas se présenter à Marseille entrainerait l' annulation des différents segments de vols.
Présentation à MARSEILLE 07/07/10 16:00
Départ à MARSEILLE 07/07/10 18:00 AIR FRANCE AF 6043
Arrivée à PARIS ORLY 07/07/10 19:20
Départ à PARIS ROISSY 2A 07/07/10 22:20 TAM JJ 8099
Que puis-je faire? Pensez vous que ce soit jouable ?
En vous remerciant pour vos lumières...
J'ai appelé lastminute.com qui comme vous auriez pu le deviner ne m' a pas impressionné par leur service au client et m'a affirmé que le parcours avait été approuvé par "la direction de l'aviation civile" et que c'était par conséquent faisable.
De mon côté, je souhaitais simplement prendre un train ( à mes frais) jusque roissy et prendre directement le vol avec TAM, mais lastminute m' a indiqué que ne pas se présenter à Marseille entrainerait l' annulation des différents segments de vols.
Présentation à MARSEILLE 07/07/10 16:00
Départ à MARSEILLE 07/07/10 18:00 AIR FRANCE AF 6043
Arrivée à PARIS ORLY 07/07/10 19:20
Départ à PARIS ROISSY 2A 07/07/10 22:20 TAM JJ 8099
Que puis-je faire? Pensez vous que ce soit jouable ?
En vous remerciant pour vos lumières...
partir en octobre/novembre en Angleterre English translation pending
Bonjour à tous,
Je me lance sur ce forum n'ayant trouvé aucune réponse complète ailleurs(peut-être n'ai-je pas cherché où il faut!). Je souhaite partir en Angleterre en octobre/novembre pour un an, après avoir validé ma dernière année de master. Je pars essentiellement pour apprendre la langue (j'ai un niveau très moyen, et oui la fac ce n'est pas l'idéal!), rencontrer des nouvelles personnes, faire des expériences et aussi pour faire une transition entre ma vie d'étudiante et la vie active. Bien entendu, je souhaite y trouver un emploi, petits boulots.
D'autres discussions ont déjà dû répondre à mes questions mais je suis un peu perdue par le flot d'informations différentes et parfois contradictoires. J'aimerai discuter avec des personnes qui souhaitent partir pour partager les démarches et avec des personnes qui sont partis récemment pour connaitre leur cheminement.
Mes quetions sont les suivantes :
Quels documents faut-il avant de partir ? visa(pour travailler?)? sécurité sociale ?
Comment trouver un logement à partir de la France ? est-ce fiable?
Pour le travail, avec un niveau très moyen, est-ce possible de trouver un emploi rapidemment ?
Arriver sur place, quelles démarches faut-il effectuées ? ouverture d'un compte? j'ai entendu une histoire de numéro pour travailler???
Mes questions paraissent peut être ridicules mais je ne suis jamais partie seule dans un pays où la langue est différente, j'appréhende un peu, rassurez-moi !!!!!
Merci...
Vivre dans le Norfolk: Sherinham? Cromer? Fakenham? (Angleterre) English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi allons commencer à travailler à Wells-Next-the-sea début avril. C'est un petit village de pêcheurs, nous voudrions vivre dans un endroit un peu plus grand sachant que Norwich est un peu loin.
Nous avons repéré 2 villes en bord de mer, Sheringham et Cromer ont l'air pas mal. Est-ce que quelqu'un les connaît?
Et si c'était vous? Sherinham? Cromer? Fakenham?
Nous allons commencer à démarcher les agences de location mais nous n'irons pas visiter avant mi-mars alors votre aide nous sera précieuse!!
Merci 🙂
Bettina
Mon ami et moi allons commencer à travailler à Wells-Next-the-sea début avril. C'est un petit village de pêcheurs, nous voudrions vivre dans un endroit un peu plus grand sachant que Norwich est un peu loin.
Nous avons repéré 2 villes en bord de mer, Sheringham et Cromer ont l'air pas mal. Est-ce que quelqu'un les connaît?
Et si c'était vous? Sherinham? Cromer? Fakenham?
Nous allons commencer à démarcher les agences de location mais nous n'irons pas visiter avant mi-mars alors votre aide nous sera précieuse!!
Merci 🙂
Bettina