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Météo à Phuket actuellement? (fin novembre 2010) English translation pending
Bonjour ! javascript:%20addTag('rire')
J'envisage un séjour à Phuket, sans doute Karon ou Kata, entre le 19 décembre et le 2 janvier, mais chaque jour les infos météo annoncent de la pluie ces temps-ci.
Quel temps fait-il réellement à Phuket en ce moment.
Et la période du Noël au 1er Janvier risque t-elle d'être mauvaise cette année ?
Merci d'avance pour vos réponses.
J'envisage un séjour à Phuket, sans doute Karon ou Kata, entre le 19 décembre et le 2 janvier, mais chaque jour les infos météo annoncent de la pluie ces temps-ci.
Quel temps fait-il réellement à Phuket en ce moment.
Et la période du Noël au 1er Janvier risque t-elle d'être mauvaise cette année ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Cinq semaines pour relier Adélaide à Sydney English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 3 et 5 ans et nous envisageons de relier Adélaide à Sydney en 5 semaines ! Je suis en train de préparer l'itinéraire mais je n'arrive pas à avancer... En effet, nous allons partir d'Adélaide en camping-car vers les Flinders Ranges mais après je ne sais pas quoi faire. Où peut on aller sans retourner sur Adélaïde mais en passant par la Great Ocean Road ? Je cherche des endroits intéressants pour les enfants et où l'on peut trouver des campings.
Je vous remercie pour votre aide parce que là, je suis totalement perdue !😕
Merci à tous Nath
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 3 et 5 ans et nous envisageons de relier Adélaide à Sydney en 5 semaines ! Je suis en train de préparer l'itinéraire mais je n'arrive pas à avancer... En effet, nous allons partir d'Adélaide en camping-car vers les Flinders Ranges mais après je ne sais pas quoi faire. Où peut on aller sans retourner sur Adélaïde mais en passant par la Great Ocean Road ? Je cherche des endroits intéressants pour les enfants et où l'on peut trouver des campings.
Je vous remercie pour votre aide parce que là, je suis totalement perdue !😕
Merci à tous Nath
Plan de San Francisco English translation pending
Il y a très longtemps j'avais vu, ici même, " du coin de l'oeil ", un lien qui donnait sur une chouette carte de SFO ou figurait les trucs interessants à voir.
Aujourd'hui je tente de retrouver ce post/lien mais bien sur ... pas moyen ...
Ca parle à quelqu'un ?
Ca parle à quelqu'un ?
Quelques impressions sur le tour du Dhaulagiri (Himalaya népalais) English translation pending
Bonjour,
Je viens de faire le tour du Dhaulagiri, en 13 jours de marche.
Ce trek m'a vraiment enchanté par sa beauté.
Il permet de découvrir une palette complète de paysages : les villages, la forêt tropicale, les cultures en terrasses, les glaciers, les moraines, et les plus hauts pics enneigés... Ce trek est facile techniquement. Il n'y a pas de pentes raides, la montée est progressive (parfaite pour l'acclimatation), et le sentier est tracé tout le long. Mais, à partir de 4000 mètres, le froid intense et l'altitude le rendent engagé. L'ambiance devient "haute montagne", la nature prend un caractère austère... On découvre alors l'énorme Dhaulagiri ! Un monstre de glace !!!
A 5000 mètres, le vent peut souffler fort, et la température descend à -10° celsius sous la toile de tente !!! Glacial !!!
Nous étions un groupe de 8. L'équipe népalaise se composait d'une vingtaine de personnes (porteurs, cuisiniers, guide...). L'organisation était au top. J'étais impressionné par le courage des porteurs. Des hommes et des femmes soumis à très rude épreuve ! Plus de 40 kg de charge chacun ! Une sacrée leçon d'humilité ! J'ai admiré les cuisiniers préparant de vrais repas à haute altitude, dans des conditions très précaires. Chapeau !
Je conseille donc ce trek très sauvage, approchant au plus près un 8000, et accessible à tout le monde... Avec une bonne motivation !
Je viens de faire le tour du Dhaulagiri, en 13 jours de marche.
Ce trek m'a vraiment enchanté par sa beauté.
Il permet de découvrir une palette complète de paysages : les villages, la forêt tropicale, les cultures en terrasses, les glaciers, les moraines, et les plus hauts pics enneigés... Ce trek est facile techniquement. Il n'y a pas de pentes raides, la montée est progressive (parfaite pour l'acclimatation), et le sentier est tracé tout le long. Mais, à partir de 4000 mètres, le froid intense et l'altitude le rendent engagé. L'ambiance devient "haute montagne", la nature prend un caractère austère... On découvre alors l'énorme Dhaulagiri ! Un monstre de glace !!!
A 5000 mètres, le vent peut souffler fort, et la température descend à -10° celsius sous la toile de tente !!! Glacial !!!
Nous étions un groupe de 8. L'équipe népalaise se composait d'une vingtaine de personnes (porteurs, cuisiniers, guide...). L'organisation était au top. J'étais impressionné par le courage des porteurs. Des hommes et des femmes soumis à très rude épreuve ! Plus de 40 kg de charge chacun ! Une sacrée leçon d'humilité ! J'ai admiré les cuisiniers préparant de vrais repas à haute altitude, dans des conditions très précaires. Chapeau !
Je conseille donc ce trek très sauvage, approchant au plus près un 8000, et accessible à tout le monde... Avec une bonne motivation !
Hong Kong et Macao en dix jours? English translation pending
bonjour a tous
je pars 4 mois en asie en janvier et j aimerai me rendre a hong kong et macao sur 10 jours esce faisable ? y a t il besoin d un visa pour hong kong et macao ? (pour hk je pense que non , a confirmer sur le forum) pouvez vous me conseiller des hotels ou guesthouse maximum 20 dollar par nuit j ai un budget serré , je ne suis pas exigeante sur le confort.... et pour finir , quelle est la meilleure periode pour y aller entre janvier et debut mai ?? merci d avance pour vos reponses bien a vous vanilla
je pars 4 mois en asie en janvier et j aimerai me rendre a hong kong et macao sur 10 jours esce faisable ? y a t il besoin d un visa pour hong kong et macao ? (pour hk je pense que non , a confirmer sur le forum) pouvez vous me conseiller des hotels ou guesthouse maximum 20 dollar par nuit j ai un budget serré , je ne suis pas exigeante sur le confort.... et pour finir , quelle est la meilleure periode pour y aller entre janvier et debut mai ?? merci d avance pour vos reponses bien a vous vanilla
Avis sur circuit depuis Los Angeles jusqu'à San Francisco en passant par les parcs? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous organisons un voyage dans l'Ouest américain pour août 2011 et nous aimerions avoir l'avis de personnes expérimentées sur notre circuit. Pour information nous sommes 2 adultes et 4 enfants, de 8 à 18 ans.
Voici le projet détaillé par jour :
Jour 1 : Arrivée à Los Angeles dans l'après-midi, location de la voiture (une nuit à Los Angeles)
Jour 2 : Visite de Los Angeles (une nuit à Los Angeles)
Jour 3 : Départ pour le Grand Canyon par la route 66, en s'arrêtant à Calico notamment (une nuit au plus proche du Grand Canyon)
Jour 4 : Visite du Grand Canyon (une nuit au Grand Canyon)
Jour 5 : Direction Monument Valley que nous visitons dans la journée (nuit vers Page)
Jour 6 : Visite des alentours de Page et du lac (Antelope Canyon est à voir apparemment) puis départ vers Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 7 : Visite de Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 8 : Direction Las Vegas en passant par Zion National Park (nuit à Las Vegas)
Jour 9 : Visite de Las Vegas (nuit à Las Vegas)
Jour 10 : Traversée du sud de la Death Valley pour arriver à Furnace Creek, puis direction Mono Lake (nuit vers Mono Lake)
Jour 11 : Visite de Mammoth Lake, baignade à Mono Lake, visite de Bodie (nuit dans les environs, proche de Yosemite)
Jour 12 : Visite de Yosemite National Park (nuit à Yosemite)
Jour 13 : Route pour San Francisco et arrivée en ville (nuit à San Francisco)
Jour 14 : Visite de San Francisco (nuit à San Francisco)
Jour 15 : Dernier jour en ville et direction Genève !
Nous aimerions vraiment avoir votre opinion sur ce circuit. Paraît-il incongru ? illogique ? idéaliste ? 😊 Merci d'avance pour ceux qui voudront se pencher sur notre projet !
Jour 1 : Arrivée à Los Angeles dans l'après-midi, location de la voiture (une nuit à Los Angeles)
Jour 2 : Visite de Los Angeles (une nuit à Los Angeles)
Jour 3 : Départ pour le Grand Canyon par la route 66, en s'arrêtant à Calico notamment (une nuit au plus proche du Grand Canyon)
Jour 4 : Visite du Grand Canyon (une nuit au Grand Canyon)
Jour 5 : Direction Monument Valley que nous visitons dans la journée (nuit vers Page)
Jour 6 : Visite des alentours de Page et du lac (Antelope Canyon est à voir apparemment) puis départ vers Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 7 : Visite de Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 8 : Direction Las Vegas en passant par Zion National Park (nuit à Las Vegas)
Jour 9 : Visite de Las Vegas (nuit à Las Vegas)
Jour 10 : Traversée du sud de la Death Valley pour arriver à Furnace Creek, puis direction Mono Lake (nuit vers Mono Lake)
Jour 11 : Visite de Mammoth Lake, baignade à Mono Lake, visite de Bodie (nuit dans les environs, proche de Yosemite)
Jour 12 : Visite de Yosemite National Park (nuit à Yosemite)
Jour 13 : Route pour San Francisco et arrivée en ville (nuit à San Francisco)
Jour 14 : Visite de San Francisco (nuit à San Francisco)
Jour 15 : Dernier jour en ville et direction Genève !
Nous aimerions vraiment avoir votre opinion sur ce circuit. Paraît-il incongru ? illogique ? idéaliste ? 😊 Merci d'avance pour ceux qui voudront se pencher sur notre projet !
Passage dans le parc national américain Black Canyon of the Gunnison (Colorado) English translation pending
Bonjour à vous tous,
Nous envisageons un passage dans le NP de Black Canyon of the Gunnison COLORADO vers le 8 et 9 juin 2011 l'ayant "évité", loupé de justesse cette année
La nuit aura été passée au campground de Squaw Flat en prévision d'une rando dans les Needles (Canyonlands) pas encore déterminée ( là, aucun souci nous trouverons de quoi se mettre sous le pied 😉😛) puis nous filerons vers le parc en question avec une arrivée 4 H environ après (la journée débutera très tôt puisque nous dormirons dans le 4X4 et le réveil, en général est très matinal) en traversant par l'UT 46 puis la CO 90 et nous surplomberons les panoramiques de la Scenic Drive de la South Rim pour le Sunset ( pas sûr, à voir selon l'heure d'arrivée)
Nuit prévue selon météo au campground de la South Rim...le 9 juin sera en principe consacré à la découverte en profondeur et à l'intérieur du Canyon Les infos de ce parc étant très pauvres😕🙁, je m'en refère à vos expériences de randos intéressantes surtout côté paysages et sentiers.
Je suis restée interloquée par une rando présentée par le NPS.gov "Red Rock Canyon" car elle requiert et nécessite un permis et de par ma petite expérience, je devine peut-être un bijou mais rien de moins sûr 😕 !!!car plus loin dans les écrits il est spécifé que toute descente dans le Canyon requiert un permis ( système de loterie sur papier) ????? Le Red Rock Canyon se situe à l'ouest de la South Rim et débouche sur la Gunnison River après 3,4 miles Aucune documentation sur le Web à part le NPS selon mes recherches donc pour le petit bijou c'est nettement moins sûr🏴☠️😇!!!
De votre côté, avez-vous entendu parler de ce trail et quels en sont vos appréciations? Et si vous avez d'autres suggestions de trails dans ce canyon nous étudierons avec minutie et plaisir , les efforts et les miles ne nous apeurent pas spécialement ; seuls le vertige et l'escalade pointue peuvent nous contraindre à rebrousser chemin Une journée entière est prévue pour approfondir ce parc
Merci de votre attention devant cette demande... @ très bientôt, Laurence
Nous envisageons un passage dans le NP de Black Canyon of the Gunnison COLORADO vers le 8 et 9 juin 2011 l'ayant "évité", loupé de justesse cette année
La nuit aura été passée au campground de Squaw Flat en prévision d'une rando dans les Needles (Canyonlands) pas encore déterminée ( là, aucun souci nous trouverons de quoi se mettre sous le pied 😉😛) puis nous filerons vers le parc en question avec une arrivée 4 H environ après (la journée débutera très tôt puisque nous dormirons dans le 4X4 et le réveil, en général est très matinal) en traversant par l'UT 46 puis la CO 90 et nous surplomberons les panoramiques de la Scenic Drive de la South Rim pour le Sunset ( pas sûr, à voir selon l'heure d'arrivée)
Nuit prévue selon météo au campground de la South Rim...le 9 juin sera en principe consacré à la découverte en profondeur et à l'intérieur du Canyon Les infos de ce parc étant très pauvres😕🙁, je m'en refère à vos expériences de randos intéressantes surtout côté paysages et sentiers.
Je suis restée interloquée par une rando présentée par le NPS.gov "Red Rock Canyon" car elle requiert et nécessite un permis et de par ma petite expérience, je devine peut-être un bijou mais rien de moins sûr 😕 !!!car plus loin dans les écrits il est spécifé que toute descente dans le Canyon requiert un permis ( système de loterie sur papier) ????? Le Red Rock Canyon se situe à l'ouest de la South Rim et débouche sur la Gunnison River après 3,4 miles Aucune documentation sur le Web à part le NPS selon mes recherches donc pour le petit bijou c'est nettement moins sûr🏴☠️😇!!!
De votre côté, avez-vous entendu parler de ce trail et quels en sont vos appréciations? Et si vous avez d'autres suggestions de trails dans ce canyon nous étudierons avec minutie et plaisir , les efforts et les miles ne nous apeurent pas spécialement ; seuls le vertige et l'escalade pointue peuvent nous contraindre à rebrousser chemin Une journée entière est prévue pour approfondir ce parc
Merci de votre attention devant cette demande... @ très bientôt, Laurence
Itinéraire de trois semaines Montréal - Washington, DC English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement mon itinéraire pour un circuit de environ 3 semaines de montreal à montreal en descendant la cote jusqu'à washington et en remontant vers montreal en passant par le comté de lancaster, niagara falls et toronto...
Je voudrais avoir votre avis sur la partie Washington --> Montreal. Commen organiser les nuits ? sachant que nous voulons dormir en camping (moins cher aprés les villes...).
Je pensais dormir une nuit dans le pays amish (où ?) Une autre nuit à Niagara Falls ou à côté. Et aprés, des nuits à Montréal.
Pensez-vous que je devrais ajouter une nuit entre Niagara Falls et montréal ? Ou alors faire une nuit dans le comté de lancaster, puis une nuit au canada vers toronto, aprés un bref passage à niagara falls ?
Au niveau des visites, je ne sais pas non plus combien de temps consacrer à chaque lieu... Quelques heures à niagara falls est-ce suffisant, ou tout un aprés midi ?
Merci par avance si vous pouvez m'éclairer ;)
Bon weekend !
Je prépare actuellement mon itinéraire pour un circuit de environ 3 semaines de montreal à montreal en descendant la cote jusqu'à washington et en remontant vers montreal en passant par le comté de lancaster, niagara falls et toronto...
Je voudrais avoir votre avis sur la partie Washington --> Montreal. Commen organiser les nuits ? sachant que nous voulons dormir en camping (moins cher aprés les villes...).
Je pensais dormir une nuit dans le pays amish (où ?) Une autre nuit à Niagara Falls ou à côté. Et aprés, des nuits à Montréal.
Pensez-vous que je devrais ajouter une nuit entre Niagara Falls et montréal ? Ou alors faire une nuit dans le comté de lancaster, puis une nuit au canada vers toronto, aprés un bref passage à niagara falls ?
Au niveau des visites, je ne sais pas non plus combien de temps consacrer à chaque lieu... Quelques heures à niagara falls est-ce suffisant, ou tout un aprés midi ?
Merci par avance si vous pouvez m'éclairer ;)
Bon weekend !
Itinéraire pour quatre semaines en janvier aux Philippines? English translation pending
bonjour nous sommes deux couples et nous partons pour la première fois aux philippines tout le mois de Janvier en sac à dos. J'aimerais que l'on me renseigne sur les endroits qu'ils ne faut surtout pas manquer. Nous aimerions faire un trek de quelques jours sur banaue et si possible passer quelques jours sur un bateau pour allez pêcher. Merci d'avance pour vos réponses.
Chantal et philippe
Aide sur parcours à travers les Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Voilà, après 2 voyages aux États-Unis en 2006 et 2008, je me lance dans la préparation du 3eme pour l'été prochain (2011) et j'en suis au tout début c'est-à-dire au choix du parcours global. Voilà pourquoi j'ai grandement besoin de l'avis des grands connaisseurs qu'il y a sur ce forum pour me décider 😉
En gros, j'ai une "contrainte" d'arrivée et une de départ : - arrivée à (ou proche de) Indianapolis pour visiter des amis et aussi l'envie de voir Chicago pas très loin.
- départ : finir par quelques jours à San Francisco où vit mon fiston.
Ce que j'ai déjà visité (donc que je peux éviter) : - En 2006 : Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Séquoia Park, Yosemite Park, Lake Tahoe, Sacramento, Napa Valley, San Francisco puis stop à New York avant retour. - En 2008 : Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Flagstaff, Lake Powell, Page, Antelope Canyon, Monument Valley, Valley of Gods, Moab, Petrified Forest, Painted Desert, Gallup, Santa Fe, Canyonland, Mesa Verde, Arches, Capitol Reef, Bryce Canyon, Las Vegas puis vol vers San Francisco avant retour.
J'ai en tête 2 idées totalement différentes et donc grand besoin de vos connaissances pour faire un choix puis affiner le parcours avec les choses à ne pas rater : 1. Faire Chicago - San Francisco par la route (les km ne me font pas peur, nous avons fait 5800 km en 2008 sur 4 semaines et c'est un vrai plaisir de parcourir ce pays). Mais quels sont les points d'intérêt me permettant de construire l'itinéraire ? sachant que je souhaite visiter au moins le Mont Rushmore (un rêve de gosse depuis La mort au trousses d'Hitchcock🤪) et Yellowstone Park. 2. Faire Chicago – Miami par la route puis un vol intérieur Miami – San Francisco. La aussi, quel parcours et quels points d'intérêt ? sachant que je souhaiterais visiter au moins Nashville, Memphis et la Nouvelle Orléans avant de rejoindre la Floride, les Keys, …
Voilà, merci de m'avoir lu et merci d'avance pour tous les conseils et suggestions que vous pourriez m'apporter (voire de critiques si parcours sans intérêt) sur ces 2 embryons de périple. Comme je ne suis qu'au tout début, si vous avez même d'autres suggestions de parcours n'hésitez pas, je sais qu'il y a de vrais spécialistes des US sur ce forum.
Voilà, après 2 voyages aux États-Unis en 2006 et 2008, je me lance dans la préparation du 3eme pour l'été prochain (2011) et j'en suis au tout début c'est-à-dire au choix du parcours global. Voilà pourquoi j'ai grandement besoin de l'avis des grands connaisseurs qu'il y a sur ce forum pour me décider 😉
En gros, j'ai une "contrainte" d'arrivée et une de départ : - arrivée à (ou proche de) Indianapolis pour visiter des amis et aussi l'envie de voir Chicago pas très loin.
- départ : finir par quelques jours à San Francisco où vit mon fiston.
Ce que j'ai déjà visité (donc que je peux éviter) : - En 2006 : Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Séquoia Park, Yosemite Park, Lake Tahoe, Sacramento, Napa Valley, San Francisco puis stop à New York avant retour. - En 2008 : Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Flagstaff, Lake Powell, Page, Antelope Canyon, Monument Valley, Valley of Gods, Moab, Petrified Forest, Painted Desert, Gallup, Santa Fe, Canyonland, Mesa Verde, Arches, Capitol Reef, Bryce Canyon, Las Vegas puis vol vers San Francisco avant retour.
J'ai en tête 2 idées totalement différentes et donc grand besoin de vos connaissances pour faire un choix puis affiner le parcours avec les choses à ne pas rater : 1. Faire Chicago - San Francisco par la route (les km ne me font pas peur, nous avons fait 5800 km en 2008 sur 4 semaines et c'est un vrai plaisir de parcourir ce pays). Mais quels sont les points d'intérêt me permettant de construire l'itinéraire ? sachant que je souhaite visiter au moins le Mont Rushmore (un rêve de gosse depuis La mort au trousses d'Hitchcock🤪) et Yellowstone Park. 2. Faire Chicago – Miami par la route puis un vol intérieur Miami – San Francisco. La aussi, quel parcours et quels points d'intérêt ? sachant que je souhaiterais visiter au moins Nashville, Memphis et la Nouvelle Orléans avant de rejoindre la Floride, les Keys, …
Voilà, merci de m'avoir lu et merci d'avance pour tous les conseils et suggestions que vous pourriez m'apporter (voire de critiques si parcours sans intérêt) sur ces 2 embryons de périple. Comme je ne suis qu'au tout début, si vous avez même d'autres suggestions de parcours n'hésitez pas, je sais qu'il y a de vrais spécialistes des US sur ce forum.
Trek du camp de base Everest, lacs de Gokyo, traversée du Cho La Pass de mai à mi-juin? English translation pending
Bonjour !
moi et ma copine, début vingtaine, avons comme projet le trek du Camp de Base de l'Everest jumelé aux Lacs de Gokyo et la traverse du Cho La Pass. Nous serons au Népal pour environ 6 semaines de mai à la mi-juin pour faire le trek le plus tôt possible afin d'éviter la mousson. Sans être des randonneurs chevronnés, nous sommes assez en forme et avons déjà fait plusieurs treks, mais jamais rien d'aussi long et jamais autour des 5000m.
J'ai déjà lu énormément partout, mais quelques questions trottent dans ma tête....et pour pouvoir profiter de ceux qui ont déjà fait ce trek...
1) Votre avis sur la pertinence de faire la marche Jiri-Lukla au début du trek. Avantages: moins d'achalandage, beauté de la vallée au printemps, aide pour l'acclimatisation, contact avec la population Inconvénients: épuisant de couper les vallées transversalement avec nombreuses montées/descentes, rallonge d'environ 1 semaine...
2)Température au mois de mai, jour et nuit partout je lis qu'il fait chaud en mai...et sinon qu'il peut toujours faire froid en altitude pour des nuits atour du 5000m comme Gokyo et Gorak Shep. Mais concrètement, je trouve difficilement d'infos par rapport aux températures durant la journée pour la randonnée et surtout le froid qu'on doit prévoir autour de 5000m durant les nuit en mai...sous le point de congélation ?
3) Sans pouvoir changer nos plans de dates par contrainte logistique, votre avis sur l'impact de la pré-mousson et de l'air poussiéreux ou nuageux qui pourrait obstruer notre vue des sommets en mai !
4) Nous comptons faire le trek sans guide / porteur. Je sais que certains désapprouvent, arguant qu'on n'aide pas l'économie locale, mais pour avoir parlez à des gens, on aimerait mieux avoir la liberté d'être seul et autonome. On compte prendre notre temps et faire plusieurs journées d'acclimatisation pour découvrir mieux les différents villages et "à côté". Le trek EBC/Gokyo/Cho La est souvent décrit atour de 17-18 jours, s'il faut 3 semaines pour être agréable ou plus, pas de problème !
5) Traverse du Cho La Pass en Mai - en étant hors haute-saison, est-ce vraiment risqué de faire cette randonnée sans guide/porteur ou on devrait rencontrer des gens durant la traverse ? La probabilité d'avoir un col impraticable en mai ?
6) Lodges / Nourriture / Thé / Patisserie en mai - Je sais que la saison touristique #1 est autour d'octobre/novembre et #2 environ mars/avril.. Est-ce qu'on devrait avoir accès à tous les "services" au mois de mai ou certaines places risque d'être fermées ?
Bon ça suffit !
Si vous avez des avis/commentaires/suggestions, on est tout ouïe !
Fred et Gab !
moi et ma copine, début vingtaine, avons comme projet le trek du Camp de Base de l'Everest jumelé aux Lacs de Gokyo et la traverse du Cho La Pass. Nous serons au Népal pour environ 6 semaines de mai à la mi-juin pour faire le trek le plus tôt possible afin d'éviter la mousson. Sans être des randonneurs chevronnés, nous sommes assez en forme et avons déjà fait plusieurs treks, mais jamais rien d'aussi long et jamais autour des 5000m.
J'ai déjà lu énormément partout, mais quelques questions trottent dans ma tête....et pour pouvoir profiter de ceux qui ont déjà fait ce trek...
1) Votre avis sur la pertinence de faire la marche Jiri-Lukla au début du trek. Avantages: moins d'achalandage, beauté de la vallée au printemps, aide pour l'acclimatisation, contact avec la population Inconvénients: épuisant de couper les vallées transversalement avec nombreuses montées/descentes, rallonge d'environ 1 semaine...
2)Température au mois de mai, jour et nuit partout je lis qu'il fait chaud en mai...et sinon qu'il peut toujours faire froid en altitude pour des nuits atour du 5000m comme Gokyo et Gorak Shep. Mais concrètement, je trouve difficilement d'infos par rapport aux températures durant la journée pour la randonnée et surtout le froid qu'on doit prévoir autour de 5000m durant les nuit en mai...sous le point de congélation ?
3) Sans pouvoir changer nos plans de dates par contrainte logistique, votre avis sur l'impact de la pré-mousson et de l'air poussiéreux ou nuageux qui pourrait obstruer notre vue des sommets en mai !
4) Nous comptons faire le trek sans guide / porteur. Je sais que certains désapprouvent, arguant qu'on n'aide pas l'économie locale, mais pour avoir parlez à des gens, on aimerait mieux avoir la liberté d'être seul et autonome. On compte prendre notre temps et faire plusieurs journées d'acclimatisation pour découvrir mieux les différents villages et "à côté". Le trek EBC/Gokyo/Cho La est souvent décrit atour de 17-18 jours, s'il faut 3 semaines pour être agréable ou plus, pas de problème !
5) Traverse du Cho La Pass en Mai - en étant hors haute-saison, est-ce vraiment risqué de faire cette randonnée sans guide/porteur ou on devrait rencontrer des gens durant la traverse ? La probabilité d'avoir un col impraticable en mai ?
6) Lodges / Nourriture / Thé / Patisserie en mai - Je sais que la saison touristique #1 est autour d'octobre/novembre et #2 environ mars/avril.. Est-ce qu'on devrait avoir accès à tous les "services" au mois de mai ou certaines places risque d'être fermées ?
Bon ça suffit !
Si vous avez des avis/commentaires/suggestions, on est tout ouïe !
Fred et Gab !
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain et sur la route 66? English translation pending
Hello, hello ! 🙂
Je reviens vers vous pour avoir votre opinion sur l'itinéraire que nous avons concocté ! Il s'agirait d'un voyage de 3 semaines en juillet 2011. Je vous fait un petit topo, sachant que nous ne savons pas encore exactement combien de jours on restera sur quelques lieux et en sachant aussi que les randos, c'est pas notre truc !
- Paris/ San Francisco - San Francisco/ Groveland - Groveland/ Yosémite/ Lone Pine - Lone Pine/ Death Valley/ Las Végas - Las Végas/ Glendale - Glendale/ Bryce Canyon/Page - Page/ Monument Valley/ Bluff - Bluff/ Durango - Durango/ Taos - Taos/ Santé Fé/ Albuquerque - Albuquerque/ Gallup - Gallup/Flagstaff - Flagstaff/ Grand Canyon/ Williams - Williams/ Kingman - Kingman/ Los Angelès - Los Angelès/ Paris
Pensez vous que ce tour est réalisable en 3 semaines ? Si nous éliminons Yosémite (on a peur de perdre trop de temps à Yosémite ), par ou pouvons nous passer pour rejoindre Death Valley ? Je dois être la millionième à poser ce genre de question, mais si vous avez d'autres suggestions, elles sont les bienvenues ! Mon dieu que c'est difficile d'organiser un tel périple...mais tellement passionnant !!!! Merci d'avance !!!!
Je reviens vers vous pour avoir votre opinion sur l'itinéraire que nous avons concocté ! Il s'agirait d'un voyage de 3 semaines en juillet 2011. Je vous fait un petit topo, sachant que nous ne savons pas encore exactement combien de jours on restera sur quelques lieux et en sachant aussi que les randos, c'est pas notre truc !
- Paris/ San Francisco - San Francisco/ Groveland - Groveland/ Yosémite/ Lone Pine - Lone Pine/ Death Valley/ Las Végas - Las Végas/ Glendale - Glendale/ Bryce Canyon/Page - Page/ Monument Valley/ Bluff - Bluff/ Durango - Durango/ Taos - Taos/ Santé Fé/ Albuquerque - Albuquerque/ Gallup - Gallup/Flagstaff - Flagstaff/ Grand Canyon/ Williams - Williams/ Kingman - Kingman/ Los Angelès - Los Angelès/ Paris
Pensez vous que ce tour est réalisable en 3 semaines ? Si nous éliminons Yosémite (on a peur de perdre trop de temps à Yosémite ), par ou pouvons nous passer pour rejoindre Death Valley ? Je dois être la millionième à poser ce genre de question, mais si vous avez d'autres suggestions, elles sont les bienvenues ! Mon dieu que c'est difficile d'organiser un tel périple...mais tellement passionnant !!!! Merci d'avance !!!!
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (2ème Partie) English translation pending
Vous l'avez rêvé... vous l'avez demandé... tant pis pour vous !
Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)
Le 16 juin

Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.
Nous allons chercher les permis à la station of Paria.
D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...
Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»
GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)
Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)
Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...
La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.
Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)
… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.




3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)
Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...

Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...

un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.

(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»
une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.


La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...
Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.
Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...
Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!
Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.
Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!
Le 17 juin
BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifolia
Edmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.
De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.
1h de randonnée dans le sable sans aucune difficulté particulière.
Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»


Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.
Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.
Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!






A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.
Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!
(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…
Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.
Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!
Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !
Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..

Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.
A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.
Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos


Le 18 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalis
Une rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.
Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.
Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...
La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.
Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.
Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.
...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.
Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.
CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.
Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!
Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.
…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...




La 3ème vague..

The Frog..



plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.
Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.
Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...
Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.

Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.

Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.


Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!
Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!
Le 19 juin :
LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifolia
Nous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.
Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.
Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area
Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !
Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!
Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..
Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.
Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.
Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!
Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.

55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.
Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.
Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.
Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.
Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.

Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.


Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.
Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.

Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…


Laurence souligne :
Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !
Le 20 juin
Vers Coal Mine
PHLOX Phlox longifolia

Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.

Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.
Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !
Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.
En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.
Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.
Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.
Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.


Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!
Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...
J'évalue rapidement la situation:
- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !
Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!
Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)
A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.
Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!
Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.
Nous reprenons la voiture.
D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.
Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.
Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!
Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.
Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!
Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!
Aparté

Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.
Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication
Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.
Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.
Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.
Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.
Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.




Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !


Fusion et entrelacs
Conscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...
Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?
21 juin
PRINCE PLUME Stanleya pinnata
Plus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.
Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.
Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.
Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.
Monument Valley dans la brume !

La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point



Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.
De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.
Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!
Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.
Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.

Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.

Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.


Le 22 juin
DESERT PLANTS
Nous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.

Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.
Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)
En direction de Farmington... Shiprock

RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.
Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.
Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...
Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.



Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !
Yellow Hoodoos


Round Rocks

A l'ombre des géants !

Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.
Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.
Lizzard & Tamias & Kokopelli
Il n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.
Il est un excellent souvenir pour nous deux.
Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.
Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.
Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….
Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !
Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)
Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh
Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.
Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.
Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.
Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..
Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !
Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..
Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.
Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!
2h30 mn de check-in... record à battre !!





Kokopelli
Pour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?
Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.
Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".
Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........
Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)
Le 16 juin

Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.
Nous allons chercher les permis à la station of Paria.
D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...
Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»
GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)
Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)
Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...
La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.
Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)
… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.




3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)
Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...

Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...

un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.

(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»
une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.

La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...
Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.
Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...
Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!
Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.
Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!
Le 17 juin
BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifoliaEdmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.
De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.
1h de randonnée dans le sable sans aucune difficulté particulière.
Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»


Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.
Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.
Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!






A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.
Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!
(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…
Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.
Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!
Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !
Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..

Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.
A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.
Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos


Le 18 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalisUne rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.
Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.
Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...
La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.
Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.
Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.
...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.
Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.
CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.
Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!
Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.
…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...




La 3ème vague..

The Frog..



plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.
Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.
Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...
Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.

Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.

Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.


Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!
Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!
Le 19 juin :
LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifoliaNous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.
Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.
Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area
Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !
Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!
Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..
Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.
Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.
Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!
Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.

55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.
Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.
Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.
Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.
Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.

Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.


Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.
Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.

Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…


Laurence souligne :
Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !
Le 20 juin
Vers Coal Mine
PHLOX Phlox longifolia 
Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.

Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.
Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !
Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.
En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.
Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.
Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.
Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.


Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!
Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...
J'évalue rapidement la situation:
- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !
Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!
Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)
A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.
Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!
Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.
Nous reprenons la voiture.
D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.
Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.
Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!
Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.
Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!
Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!
Aparté

Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.
Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication
Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.
Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.
Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.
Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.
Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.




Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !


Fusion et entrelacsConscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...
Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?
21 juin
PRINCE PLUME Stanleya pinnataPlus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.
Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.
Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.
Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.
Monument Valley dans la brume !

La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point



Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.
De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.
Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!
Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.
Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.

Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.

Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.


Le 22 juin
DESERT PLANTSNous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.

Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.
Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)
En direction de Farmington... Shiprock

RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.
Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.
Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...
Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.



Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !
Yellow Hoodoos


Round Rocks

A l'ombre des géants !

Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.
Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.
Lizzard & Tamias & KokopelliIl n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.
Il est un excellent souvenir pour nous deux.
Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.
Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.
Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….
Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !
Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)
Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh
Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.
Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.
Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.
Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..
Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !
Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..
Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.
Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!
2h30 mn de check-in... record à battre !!





KokopelliPour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?
Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.
Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".
Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Trajet de vingt et un jours entre le Wyoming, le Dakota du Sud et l'Utah English translation pending
Bonsoir,
Après quelques mois à avoir potassé mon précédent post, je me retourne vers vous afin d'avoir votre avis sur un voyage dans le Grand ouest américain l'été prochain. Nous serons 7 adulte en autonomie. Nous louerons un vehicule pour nous tous et le matériel de camping. Nous avosn fait en juillet 2009, un premier voyage dans l'ouest (celui-ci était organisé): Grand Cayon, Monument Valley, Arches, Brice, Zion, Valley of the Death, Yosemite, SF..
Pour l'été prochain, nous avons pensé à:
J1: Vol Paris/Salt Lake city: récupération de la voiture, quelques courses et visite rapide du centre..
J2: route Salt Lake/Grand Teton (depart assez tôt), visite de Jackson Hole, premiers pas dans le parc
J3: Grand Teton
J4: Grand Teton
J5: route Grand Teton/Yellowstone, premiers pas dans le parc
J6: Yellowstone
J7: Yellowstone
J8: Yellowstone
J9: route de Yellowstone à Cody, visite des musés à Cody et de la ville, rodéo le soir!
J10: route Cody/Big horn National Forest, premiers pas dans le parc
J11: Big horn national forest
J12: route Big horn national forest/Devil's tower, rando autour de Devil's tower
J13: route Devil's tower, Deadwood, Rapid City
J14: Custer park puis Mt Rusmore et Crazy horse monument en soirée
J15: Badlands
j16: longue journée de route vers Flaming gorge (environ 9 heures)
J17: Flaming gorge
J18: Dinosaur NM
J19: Route Dinosaur/Salt Lake, tour en ville le soir
J20: Vol Salt Lake/Las vegas, outlets, repas, spectacle, casinos..
J21: retour vers Paris
Nous passerons la majeure partie de nos nuits en camping à quelques exceptions près. Nous aimons randonner et les grands espaces..
Ce parcours vous semble-t-il cohérent? Facilement faisable en 21 jours?
Merci pour votre aide.
Bonne soirée
Ju
Sept semaines pour visiter de Bali à Flores... English translation pending
Bonjour,
j'ai lu pas mal de sujets avant de poster celui ci, j'ai une partie des reponses, mais bon, comme chaque voyage est différent, ça ne colle pas forcement.
Nous avons 26 et 32 ans, sportifs, et partons donc en couple pour 7 semaines en Indonesie, de septembre a novembre, avec option sac a dos.
Arrivée a Denpassar, notre objectif serait d'aller voir assez loin a l'Est et pourquoi pas jusqu'à l'archipel d'Alor a l'est de Flores... Aller directement a Flores serait trop facile, on opterait donc pour l'option bus bateau, d'ile en ile, avec au passage, une ptite ascension au Rinjani, un peu de surf a Sumbawa, visite de Sumba, puis Flores donc, avec le Kelimutu... . Et un pti retour en bateau "croisiere" de façon a rencontrer les dragons sur Komodo ou Rinca...puis de rejoindre Bali. Toutes ces iles offrent tellement de diversités qu'il est difficile de faire un choix, nous comptons voir aussi sur place, en fonction de la meteo, des opportunités et des rencontres.
Là je pense que certains vont sauter sur leur clavier en me disant que ça fait beaucoup... j'ai l'impression aussi, mais bon, j'ai du mal a me projeter sur 7 semaines, ça laisse quand meme pas mal de temps... En fait on a envie de bouger, et de silloner l'Indonesie, pas forcement de rester 1 voire 2 semaines au meme endroit (mais bon, a voir une fois sur place...), mais nous n'avons pas envie non plus de courrir apres les bus, les ferry etc...
Comme je l'ai dit plus haut, j'ai parcouru le forum depuis 2/3 mois, j'ai lu les differents itinéraires racontés par les membres, les conseils etc, mais comme bon nombre d'entre vous ont une bonne connaissance de cet endroit, j'aurais voulu avoir quelques avis.
Je m'arrete là pour le pavé, j'espere qu'il sera pas trop dur a digérer... et merci de votre attention ;)
à bientot
j'ai lu pas mal de sujets avant de poster celui ci, j'ai une partie des reponses, mais bon, comme chaque voyage est différent, ça ne colle pas forcement.
Nous avons 26 et 32 ans, sportifs, et partons donc en couple pour 7 semaines en Indonesie, de septembre a novembre, avec option sac a dos.
Arrivée a Denpassar, notre objectif serait d'aller voir assez loin a l'Est et pourquoi pas jusqu'à l'archipel d'Alor a l'est de Flores... Aller directement a Flores serait trop facile, on opterait donc pour l'option bus bateau, d'ile en ile, avec au passage, une ptite ascension au Rinjani, un peu de surf a Sumbawa, visite de Sumba, puis Flores donc, avec le Kelimutu... . Et un pti retour en bateau "croisiere" de façon a rencontrer les dragons sur Komodo ou Rinca...puis de rejoindre Bali. Toutes ces iles offrent tellement de diversités qu'il est difficile de faire un choix, nous comptons voir aussi sur place, en fonction de la meteo, des opportunités et des rencontres.
Là je pense que certains vont sauter sur leur clavier en me disant que ça fait beaucoup... j'ai l'impression aussi, mais bon, j'ai du mal a me projeter sur 7 semaines, ça laisse quand meme pas mal de temps... En fait on a envie de bouger, et de silloner l'Indonesie, pas forcement de rester 1 voire 2 semaines au meme endroit (mais bon, a voir une fois sur place...), mais nous n'avons pas envie non plus de courrir apres les bus, les ferry etc...
Comme je l'ai dit plus haut, j'ai parcouru le forum depuis 2/3 mois, j'ai lu les differents itinéraires racontés par les membres, les conseils etc, mais comme bon nombre d'entre vous ont une bonne connaissance de cet endroit, j'aurais voulu avoir quelques avis.
Je m'arrete là pour le pavé, j'espere qu'il sera pas trop dur a digérer... et merci de votre attention ;)
à bientot
Retour de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous
Nous voilà revenus depuis quelques jours, le jet lag se termine et c'est avec des images plein la tête et des étoiles plein des yeux que je viens vous dire un grand merci à tous pour tous les bons tuyaux que j'ai pu glaner ici et là sur le forum et les nombreux blogs des uns et des autres.
Ce fut THE voyage un truc de dingues et sans aucune fausse note. Voici notre itinéraire, au total 3800 km que nous avons à peine senti passer, et franchement si c'était à refaire je ne changerai rien sauf l'étape à Lone Pine bourgade sans aucun interet (avec la nuit au Confort inn qui me reste entre la gorge car nous avons payé aussi cher qu'à Sf pour des prestations minables). Franchement si vous faites cet itinéraire poussez jusqu'à Bodie c'est bien plus chouette.
Pour info à l'arrivée à NYC le passage à l'immigration + récupération des valises n'a duré que 25 minutes mais je pense que nous avons eu de la chance. Sur tous les vols que nous avons pris les seuls qui ont eu du retard : u départ de Montpellier (20 minutes ) et au départ de NYC au retour 1 heure mais récupérée pendant le vol.
Par ailleurs nous avions réservé chez Dollar une full size type Dogde charger avec GPS (payé 454 euros) nous étions 4 et 3 valises et il a fallu que nous passions en catégorie premium car les valises ne rentraient pas dans le coffre ce qui nous couté la modique somme de 335 euros supplémentaires, énervant .... Mais bon ca fait partie des "impondérables"...
Samedi 07/08 - Paris / New York (nuit) hotel Hampton inTimes square north 08 - NY (nuit) 09- NY (nuit) 10- NY (nuit) 11 depart pour Las Vegas - nuit à LV Hotel Planet Hollywood (location de voiture agence Dollar) 12 - Bryce Canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Hotel 13- Moab (nuit) - Hotel Best Western Canyonlands 14 - Moab (nuit) 15 -Monument valley (nuit) - hotel The View 16- Page (nuit) - Hotel Holiday inn Express 17 -Grand canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Canyon Squire inn 18 - Las Vegas (nuit) - Hotel The Mirage 19 - Las Vegas (nuit) 20 - Lone Pine (nuit) - Hotel Confort Inn 21 - yosemite (nuit) - Hotel Yosemite view Lodge 22 - yosemite (nuit) 23 -SF (nuit) - Hotel Parc 55 24 - SF (nuit) 25 - SF (nuit) 26 - SF (nuit) 27 - SF Depart - Vol pour Paris Samedi 28 - arrivée Paris
Je suis disponible pour répondre à mon tour à toutes vos questions, à toutes vos préoccupations concernant les hôtels et autres ... encore merci à tous de nous avoir permis de nous organiser un si chouette voyage. Christèle 😉 PS : sur le blog de l'un d'entre vous j'avais vu en photo un vieux monsieur avec une belle barbe blanche, un des rangers de Bodie. je suis désolée de vous informer que ce monsieur à l'air si sympathique est décédé le 10 aout dernier ... un hommage lui était rendu au musée de Bodie.
Ce fut THE voyage un truc de dingues et sans aucune fausse note. Voici notre itinéraire, au total 3800 km que nous avons à peine senti passer, et franchement si c'était à refaire je ne changerai rien sauf l'étape à Lone Pine bourgade sans aucun interet (avec la nuit au Confort inn qui me reste entre la gorge car nous avons payé aussi cher qu'à Sf pour des prestations minables). Franchement si vous faites cet itinéraire poussez jusqu'à Bodie c'est bien plus chouette.
Pour info à l'arrivée à NYC le passage à l'immigration + récupération des valises n'a duré que 25 minutes mais je pense que nous avons eu de la chance. Sur tous les vols que nous avons pris les seuls qui ont eu du retard : u départ de Montpellier (20 minutes ) et au départ de NYC au retour 1 heure mais récupérée pendant le vol.
Par ailleurs nous avions réservé chez Dollar une full size type Dogde charger avec GPS (payé 454 euros) nous étions 4 et 3 valises et il a fallu que nous passions en catégorie premium car les valises ne rentraient pas dans le coffre ce qui nous couté la modique somme de 335 euros supplémentaires, énervant .... Mais bon ca fait partie des "impondérables"...
Samedi 07/08 - Paris / New York (nuit) hotel Hampton inTimes square north 08 - NY (nuit) 09- NY (nuit) 10- NY (nuit) 11 depart pour Las Vegas - nuit à LV Hotel Planet Hollywood (location de voiture agence Dollar) 12 - Bryce Canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Hotel 13- Moab (nuit) - Hotel Best Western Canyonlands 14 - Moab (nuit) 15 -Monument valley (nuit) - hotel The View 16- Page (nuit) - Hotel Holiday inn Express 17 -Grand canyon (nuit) - Hotel Best Western Grand Canyon Squire inn 18 - Las Vegas (nuit) - Hotel The Mirage 19 - Las Vegas (nuit) 20 - Lone Pine (nuit) - Hotel Confort Inn 21 - yosemite (nuit) - Hotel Yosemite view Lodge 22 - yosemite (nuit) 23 -SF (nuit) - Hotel Parc 55 24 - SF (nuit) 25 - SF (nuit) 26 - SF (nuit) 27 - SF Depart - Vol pour Paris Samedi 28 - arrivée Paris
Je suis disponible pour répondre à mon tour à toutes vos questions, à toutes vos préoccupations concernant les hôtels et autres ... encore merci à tous de nous avoir permis de nous organiser un si chouette voyage. Christèle 😉 PS : sur le blog de l'un d'entre vous j'avais vu en photo un vieux monsieur avec une belle barbe blanche, un des rangers de Bodie. je suis désolée de vous informer que ce monsieur à l'air si sympathique est décédé le 10 aout dernier ... un hommage lui était rendu au musée de Bodie.
Thaïlande du 24 décembre au 10 janvier: des idées de parcours? English translation pending
Bonjour à tous,
Alors voilà je pars cet hiver en Thaïlande du 24 décembre au 10 janvier. C'est la première fois que je pars dans ce pays.
J'aimerais connaître des idées de parcours. Je pars avec un ami, peut être un autre qui suivra, et nous avons 26 ans.
Je ne vous cache pas que principalement nous voulons profiter des plages paradisiaques, faire la fête surtout que l'on y passera le jour de l'an là bas.
Alors je sais que la Thaïlande c'est bien plus que, un patrimoine culturel riche et varié mais on ne peut pas tout faire.
J'avais prévu de passer environ 4-5 nuits à Bangkok en arrivant, puis partir pour Koh Samui et passer le jour de l'an là bas (fameuses Full Moon), puis enfin Phuket.
Alors Koh Samui j'ai pu lire que a pouvait être pluvieux à cette période (fin décembre début janvier), donc j'hésite. Et puis on m'a parlé aussi de Koh Tao et Koh Chang.
Bref j'aimerais avoir vos avis.
Merci à tous.
Alors voilà je pars cet hiver en Thaïlande du 24 décembre au 10 janvier. C'est la première fois que je pars dans ce pays.
J'aimerais connaître des idées de parcours. Je pars avec un ami, peut être un autre qui suivra, et nous avons 26 ans.
Je ne vous cache pas que principalement nous voulons profiter des plages paradisiaques, faire la fête surtout que l'on y passera le jour de l'an là bas.
Alors je sais que la Thaïlande c'est bien plus que, un patrimoine culturel riche et varié mais on ne peut pas tout faire.
J'avais prévu de passer environ 4-5 nuits à Bangkok en arrivant, puis partir pour Koh Samui et passer le jour de l'an là bas (fameuses Full Moon), puis enfin Phuket.
Alors Koh Samui j'ai pu lire que a pouvait être pluvieux à cette période (fin décembre début janvier), donc j'hésite. Et puis on m'a parlé aussi de Koh Tao et Koh Chang.
Bref j'aimerais avoir vos avis.
Merci à tous.
Retour de l'Ouest américain, merci à tous English translation pending
Merci Merci à tous ceux du forum. En Février, je commençais à préparer notre premier voyage dans l'ouest américain, de 20 jours, en Aout. Nous partions deux adultes et deux ados de 14 ans😎
Suite à trois devis d'agence, j'ai demandé au forum ce qu'il en pensait et je remercie ceux qui ont pris le temps de me répondre, donc merci à Virginath, Frisoulette, ITAT, Dommm063, jpg13, PI131 et tout le forum pour les conseils que j'ai pu trouver et les infos.😊🙂😉
Au niveau langue, nous avions peur de pas pouvoir nous débrouiller, avec notre anglais scolaire qui datait, les américains sont supers supers gentils, nous n'avons pas eu de gros problèmes, les enfants ont fait des efforts pour s'exprimer et nous aussi, au final ca était.🙂 Idem conduire, aucun problème grace aux conseils de Voyage Forum.
Notre trajet : LA 3 Jours-Laughlin-Grand Canyon-Page 2 Jours-Monument Valley-Moab 2 jours-Brice Canyon-Zion-LV 3 jours-Death Valley (bishop)-Bodie et Yosémite -SF 4 jours. Au total dans les 4500 Km, nous avons rendu la voiture le lendemain de notre arrivée à SF, avec tous les transports en commum pas besoin de l'avoir dans cette ville.
Nous sommes rentrés Samedi matin et nous n'avons qu'une idée repartir.
Que de souvenirs, le survol du grand canyon, la ballade à cheval dans MV (accompagné par un petit poulain qui s'est invité)😄, la croisière sur le lac powell, balade en limousine 😎 et spectacle de Criss Angel à LV, randonnée à Zion, Alcatraz et le cable car à SF...
Nous n'avons pas pu voir Séquoias Park (grand regret) mais trop de km en sortant de la Death Valley. Las Vegas nous n'y retournerons pas, trop grand, trop de tout, à voir une fois. Los Angeles nous n'avons pas eu le temps de faire ce que nous avions prévu, idem pour SF.
Notre nouveau projet, peut être l'année prochaine, serait d'arriver à Salt Lake City, faire les environs, remonter sur Yellowstone, puis redescendre sur le sud et voir Mesa Verde, gallup, la forêt pétrifiée et les environs, pour finir sur Los Angeles (le tout sur 3 semaines). Y en a t'il qui l'ont déjà fait ? les km ?🙂 Merci d'avance pour les réponses. Dyalas
Au niveau langue, nous avions peur de pas pouvoir nous débrouiller, avec notre anglais scolaire qui datait, les américains sont supers supers gentils, nous n'avons pas eu de gros problèmes, les enfants ont fait des efforts pour s'exprimer et nous aussi, au final ca était.🙂 Idem conduire, aucun problème grace aux conseils de Voyage Forum.
Notre trajet : LA 3 Jours-Laughlin-Grand Canyon-Page 2 Jours-Monument Valley-Moab 2 jours-Brice Canyon-Zion-LV 3 jours-Death Valley (bishop)-Bodie et Yosémite -SF 4 jours. Au total dans les 4500 Km, nous avons rendu la voiture le lendemain de notre arrivée à SF, avec tous les transports en commum pas besoin de l'avoir dans cette ville.
Nous sommes rentrés Samedi matin et nous n'avons qu'une idée repartir.
Que de souvenirs, le survol du grand canyon, la ballade à cheval dans MV (accompagné par un petit poulain qui s'est invité)😄, la croisière sur le lac powell, balade en limousine 😎 et spectacle de Criss Angel à LV, randonnée à Zion, Alcatraz et le cable car à SF...
Nous n'avons pas pu voir Séquoias Park (grand regret) mais trop de km en sortant de la Death Valley. Las Vegas nous n'y retournerons pas, trop grand, trop de tout, à voir une fois. Los Angeles nous n'avons pas eu le temps de faire ce que nous avions prévu, idem pour SF.
Notre nouveau projet, peut être l'année prochaine, serait d'arriver à Salt Lake City, faire les environs, remonter sur Yellowstone, puis redescendre sur le sud et voir Mesa Verde, gallup, la forêt pétrifiée et les environs, pour finir sur Los Angeles (le tout sur 3 semaines). Y en a t'il qui l'ont déjà fait ? les km ?🙂 Merci d'avance pour les réponses. Dyalas
Résumé de nos vingt-cinq jours aux Philippines en juillet 2010: Negros-Siquijor-Bohol-Camiguin English translation pending
Hello, je me dois de faire un résumé de nos 25 jours en jullet 2010 aux Philippines.
Départ de Londres, escale à Dubai, arrivée à Manille vers 23h!
Là, à l'aéroport, ne vous attendez pas a sortir de l'avion et de sauter dans un taxi.... non non, files de controle des visas, je pense qu'on a du attendre 30-45 min avant de passer le poste.
Là hop taxi jaune devant l'aeroport (on nous les avait conseillés car "safe").
On arrive a notre hotel le Townhouse (600 php pour une nuit) vers 00H30, là on nous installe dans notre chambre avec fan (en fait pt ventilo rikiki), des fils électriques bidouillés juste au dessus du pommeau de douche, et une odeur de pas frais. On se dit pas grave, ce n'est que pour une nuit! A 5h du mat, nous voilà réveillés, non pas à cause du décallage horaire, mais l'hotel avait décidé de faire des travaux au marteau dans la chambre voisine!
On décide de changer nos plan et de ne pas rester à Manille la matiné, et donc de se depecher pour essayer d'avoir un vol vers Dumaguete plus tot, hop direction vers la salle de douche, ou... un cafard énorme ( je plaisante pas!) joue a cache cache derriere nos brosses a dents, gobelet...
Pas de chance, pas possible de prendre un vol plus tot, on dort donc sur les banquettes de l'aeroport (en fait, si Manille n'est qu'une escale, je vous conseille de ne pas prendre d'hotel, et de dormir dans l'aeroport).
Arrivés à Dumaguete, on négocie bien le prix pour un van climatisé, et direction le Thalatta resort, très chouette hotel, calme et super bien entretenu, le patron Patrick est très sympa et serviable, le bar sert des cocktails... miammm ;-)
Sur l'ile, on décide de louer une moto (bon vu qu c'etait nos premiers jours, nous avons mal négociés le prix, mais bon...); direction Dumaguete, ville très dense, très active, on s'arrete au Robinson, centre commercial gigantesque, flambant neuf, très "européen". on y fait les magasins, je demande le prix pour une coupe de cheveux... même pas 4 euros, je fonce; un vrai régal, massage du haut du dos, lavage du crane avec douceur, remassage du haut du dos, coupe et sechage!!!! le rêve.
Sortant du centre commercial, ... plus de moto... on demande au gardien s'il a vu qq chose, rien, un attroupement se forme autour de nous on essaye de nous aider, mais non, plus de moto, là on tel à l'hotel pour avoir les renseignements sur la moto (plaque...) et direction en tricycle vers le commissariat. Là le policier super sympa, nous explique qu'ils ne sont que 60 policiers pour travailler dans la capitale et que c'est difficile de lutter contre ce genre de vol; nous lui expliquons, que pour notre 1ere journée aux Philippines, c'est pas très positif comme image de marque; et là, il contacte une patrouille qui nous accompagne sur le lieu du "crime" et comme par hasard... notre moto avait réapparu. entre temps Patrick le patron de l'hotel était venu sur place pour nous aider.
Après cette mésaventure qui c'est bien finie, direction vers un petit resto "chez Natacha" tenu par deux francais, avec Patrick et sa femme Debby.
Nous avons pour les jours suivant alterné visites et plongées; dont une en dérive sur Apo island "coconut", ou dès la descente nous avons été acceuillis par deux tortues "brouttant" les algues!!
Le dernier jour, visite du marché de Malatapay, très exotique, très colorés.
On recontacte le taxi qui nous avait emmené à l'hotel afin qu'il nous conduise au port; là, ne lachez pas vos bagages, si non des "porteurs" s'en accaparent et plus moyen de les récuperer sans un pour boire ;-)
Arrivé à Siquijor, un chauffeur de tricycle super sympa nous conduis au kiwi dive center près de Larena. Chambre correcte, même si un peu sombre. N'y aller pas pour la nourriture!!! Par contre le jardin est fabuleux et la responsable très chouette. L'île est magnifique et les gens très gentils, si nous avions su, nous aurions plutot logé à San juan (près de Lazi) que près de Larena, plus de plongées interessantes (dont Paliton wall) et petit resto bon marché ou l'on mange vraiment bien, le castaway! Pour la location de moto, ne louez pas à l'hotel, mais remonter le chemin vers la route, au croisement prenez à gauche, à la 2 eme maison, il y a un panneau rental bike, on l'a eue pour 350 php la journée, au lieu de 650 au kiwi! Dernier jour, tricycle vers le port de Larena, ou nous prenons un ferry vers Bohol, 3h de trajet et nous voilà vers 23h arrivés au port de Taglibaran, un taxi nous amène au Flower Garden sur Panglao.
Pour ma part, c'est le resort et l'ile que j'ai préféré. Le resort est composé de quelques bungalows avec sdd, clim et coin cuisine, doncnous sommes tout à fait indépendants! Pas de resto dans le resort, juste les bungalows, le jardin et la piscine. Une boulangerie est à 2 min a pied; la plage à 5-10 min, toujours a pied. Sur la plage, on y trouve du poisson frais dans des restos bien tenus (ok pas depaysants, plutot genre cote d'azur, mais une fois de tps un tps un peu de "luxe" ca fait du bien ;-) ) Nous avons loué notre moto et plongé avec sun divers, prix imbattables et belles plongées... A ne pas manquer, la reserve des Tarsiers, seul endroit ou vous pourrez en apercevoir, a oublier, les chocolate hills, attrappe touristes et resto très mauvais, nous avons mille fois préféré la route bordée de rizières avec on fond les chocolate hills, que le site propre!!!
C'est avec nostalgie que le taxi nous emene vers le port de Anda direction Camiguin; lors du transfert en ferry, nous nous surprenons a avoir des rêves de s'installer aux Philippines... population calme, gentille, serviable, faune et flore variée, on se voit déjà proposer à Sigi de racheter son resort... bref, il ne nous reste plus qu'à gagner le gros lot au loto ;-)
Arrivé a Camiguin, on se fait "harceler" pour nous conduire vers notre hotel le seaside lodge à mombajao; là, chambre sombre, dépouilée, pas très nette, sdd... beurk... Nous décidons d'aller prendre un verre à et de manger un bout à l'hotel d'à coté le Jasmin by the sea beach resort; nous demandons s'ils ont encore des chambres de libres et si l'on peu y jetter un coup d'oeil, miracle, ils leur en reste une, propre, lumineuse, et au même prix (600 PHP la nuit), mon moral fait un bon vers le haut (toujours nostalgique de Bohol et chambre "insalubre du seaside, m'avais un peu minée)? Donc nous restons qd mme une nuit au seaside et le lendemain nous déménageons 100 mètres plus loin! L'hotel est famillial, les serveuses sont souriantes et font un maximum pour nous faire plaisir, la nourriture est convenable. Notre seul manque... l'accès internet! Pour remedier à cela, nous avaons mangé 3 soirs au restaurant le Luna avec accès wifi gratuit (italien avec de vrais pizzas au feu de bois, oui, j'avoue, c'est dingue, mais après 3 semaines, certaines choses qui nous semble tout à fait banales nous manquent ;-) ). A faire obsolument le soir, les sources d'eaux chaudes, très relaxant après une journée en moto ;-)
Notre périple se termine, direction le port pour prendre un ferry vers Mindanao, là, c'est le seul endroit ou nous avons été sujet à la mandicité enfantine. Arrivé à Mindanao, nous prenons un bus à la station de bus (bcp moins cher que les vans) et traversée de +- 2h dans Mindanao vers l'aéroport. Les gens avaient l'air malheureux et encore plus pauvres que sur les îles que nous avons visité (ailleurs, il y avait de la pauvreté, mais les gens étaient souriants, ils avaient l'air heureux malgrès le peu de biens qu'ils possedaient), les "maisons" etaient les unes sur les autres, nous avons eu le sentiments de traverser un immense bidon ville sans fin! descendu du bus, nous prenons un taxi vers l'aeroport, et là surprise, des villes enmurées et gardées par des gardiens armés, des villes pour "riches"; notre sentiment de pays ou les gens de toutes classes sociales étaient mélangées s'envole; ici à Mindanao, s'arrête le rêve!
Donc avons ADORE Siquijor, Bohol et Camiguin, un peu moins Negros, et pas du tout Mindanao! Les philippines resteront à jamais gravées dans nos tête comme pays peuplé de gens aimables, d'enfants souriants, de forêts luxuraintes, de plages fabuluses (et sans trop de monde, à Siquijor, nous avions la plage pour nous seuls), de sanctuaires marins époustoufflants. Pays à voir, à respecter, à aimer!!! Le retour à la réalité est difficile, l'envie de tout quitter pour s'y installer est grand...
Si vous voulez plus d'info, n'hésiter pas
Arrivés à Dumaguete, on négocie bien le prix pour un van climatisé, et direction le Thalatta resort, très chouette hotel, calme et super bien entretenu, le patron Patrick est très sympa et serviable, le bar sert des cocktails... miammm ;-)
Sur l'ile, on décide de louer une moto (bon vu qu c'etait nos premiers jours, nous avons mal négociés le prix, mais bon...); direction Dumaguete, ville très dense, très active, on s'arrete au Robinson, centre commercial gigantesque, flambant neuf, très "européen". on y fait les magasins, je demande le prix pour une coupe de cheveux... même pas 4 euros, je fonce; un vrai régal, massage du haut du dos, lavage du crane avec douceur, remassage du haut du dos, coupe et sechage!!!! le rêve.
Sortant du centre commercial, ... plus de moto... on demande au gardien s'il a vu qq chose, rien, un attroupement se forme autour de nous on essaye de nous aider, mais non, plus de moto, là on tel à l'hotel pour avoir les renseignements sur la moto (plaque...) et direction en tricycle vers le commissariat. Là le policier super sympa, nous explique qu'ils ne sont que 60 policiers pour travailler dans la capitale et que c'est difficile de lutter contre ce genre de vol; nous lui expliquons, que pour notre 1ere journée aux Philippines, c'est pas très positif comme image de marque; et là, il contacte une patrouille qui nous accompagne sur le lieu du "crime" et comme par hasard... notre moto avait réapparu. entre temps Patrick le patron de l'hotel était venu sur place pour nous aider.
Après cette mésaventure qui c'est bien finie, direction vers un petit resto "chez Natacha" tenu par deux francais, avec Patrick et sa femme Debby.
Nous avons pour les jours suivant alterné visites et plongées; dont une en dérive sur Apo island "coconut", ou dès la descente nous avons été acceuillis par deux tortues "brouttant" les algues!!
Le dernier jour, visite du marché de Malatapay, très exotique, très colorés.
On recontacte le taxi qui nous avait emmené à l'hotel afin qu'il nous conduise au port; là, ne lachez pas vos bagages, si non des "porteurs" s'en accaparent et plus moyen de les récuperer sans un pour boire ;-)
Arrivé à Siquijor, un chauffeur de tricycle super sympa nous conduis au kiwi dive center près de Larena. Chambre correcte, même si un peu sombre. N'y aller pas pour la nourriture!!! Par contre le jardin est fabuleux et la responsable très chouette. L'île est magnifique et les gens très gentils, si nous avions su, nous aurions plutot logé à San juan (près de Lazi) que près de Larena, plus de plongées interessantes (dont Paliton wall) et petit resto bon marché ou l'on mange vraiment bien, le castaway! Pour la location de moto, ne louez pas à l'hotel, mais remonter le chemin vers la route, au croisement prenez à gauche, à la 2 eme maison, il y a un panneau rental bike, on l'a eue pour 350 php la journée, au lieu de 650 au kiwi! Dernier jour, tricycle vers le port de Larena, ou nous prenons un ferry vers Bohol, 3h de trajet et nous voilà vers 23h arrivés au port de Taglibaran, un taxi nous amène au Flower Garden sur Panglao.
Pour ma part, c'est le resort et l'ile que j'ai préféré. Le resort est composé de quelques bungalows avec sdd, clim et coin cuisine, doncnous sommes tout à fait indépendants! Pas de resto dans le resort, juste les bungalows, le jardin et la piscine. Une boulangerie est à 2 min a pied; la plage à 5-10 min, toujours a pied. Sur la plage, on y trouve du poisson frais dans des restos bien tenus (ok pas depaysants, plutot genre cote d'azur, mais une fois de tps un tps un peu de "luxe" ca fait du bien ;-) ) Nous avons loué notre moto et plongé avec sun divers, prix imbattables et belles plongées... A ne pas manquer, la reserve des Tarsiers, seul endroit ou vous pourrez en apercevoir, a oublier, les chocolate hills, attrappe touristes et resto très mauvais, nous avons mille fois préféré la route bordée de rizières avec on fond les chocolate hills, que le site propre!!!
C'est avec nostalgie que le taxi nous emene vers le port de Anda direction Camiguin; lors du transfert en ferry, nous nous surprenons a avoir des rêves de s'installer aux Philippines... population calme, gentille, serviable, faune et flore variée, on se voit déjà proposer à Sigi de racheter son resort... bref, il ne nous reste plus qu'à gagner le gros lot au loto ;-)
Arrivé a Camiguin, on se fait "harceler" pour nous conduire vers notre hotel le seaside lodge à mombajao; là, chambre sombre, dépouilée, pas très nette, sdd... beurk... Nous décidons d'aller prendre un verre à et de manger un bout à l'hotel d'à coté le Jasmin by the sea beach resort; nous demandons s'ils ont encore des chambres de libres et si l'on peu y jetter un coup d'oeil, miracle, ils leur en reste une, propre, lumineuse, et au même prix (600 PHP la nuit), mon moral fait un bon vers le haut (toujours nostalgique de Bohol et chambre "insalubre du seaside, m'avais un peu minée)? Donc nous restons qd mme une nuit au seaside et le lendemain nous déménageons 100 mètres plus loin! L'hotel est famillial, les serveuses sont souriantes et font un maximum pour nous faire plaisir, la nourriture est convenable. Notre seul manque... l'accès internet! Pour remedier à cela, nous avaons mangé 3 soirs au restaurant le Luna avec accès wifi gratuit (italien avec de vrais pizzas au feu de bois, oui, j'avoue, c'est dingue, mais après 3 semaines, certaines choses qui nous semble tout à fait banales nous manquent ;-) ). A faire obsolument le soir, les sources d'eaux chaudes, très relaxant après une journée en moto ;-)
Notre périple se termine, direction le port pour prendre un ferry vers Mindanao, là, c'est le seul endroit ou nous avons été sujet à la mandicité enfantine. Arrivé à Mindanao, nous prenons un bus à la station de bus (bcp moins cher que les vans) et traversée de +- 2h dans Mindanao vers l'aéroport. Les gens avaient l'air malheureux et encore plus pauvres que sur les îles que nous avons visité (ailleurs, il y avait de la pauvreté, mais les gens étaient souriants, ils avaient l'air heureux malgrès le peu de biens qu'ils possedaient), les "maisons" etaient les unes sur les autres, nous avons eu le sentiments de traverser un immense bidon ville sans fin! descendu du bus, nous prenons un taxi vers l'aeroport, et là surprise, des villes enmurées et gardées par des gardiens armés, des villes pour "riches"; notre sentiment de pays ou les gens de toutes classes sociales étaient mélangées s'envole; ici à Mindanao, s'arrête le rêve!
Donc avons ADORE Siquijor, Bohol et Camiguin, un peu moins Negros, et pas du tout Mindanao! Les philippines resteront à jamais gravées dans nos tête comme pays peuplé de gens aimables, d'enfants souriants, de forêts luxuraintes, de plages fabuluses (et sans trop de monde, à Siquijor, nous avions la plage pour nous seuls), de sanctuaires marins époustoufflants. Pays à voir, à respecter, à aimer!!! Le retour à la réalité est difficile, l'envie de tout quitter pour s'y installer est grand...
Si vous voulez plus d'info, n'hésiter pas
Retour de cinq semaines en Chine et Hong Kong English translation pending
ALLER
Départ Paris Ch de Gaulles 3 juillet LYON 20h20 / Beijing 12h55 le 4 juillet (trajet 10h)
Le 4 juillet Beijing 15h30/19h00 Hong Kong (trajet 3h30)
RETOUR Retour 6 aout Hong Kong 8h30 / Beijing 11h55 (trajet 11h) 6 aout Beijing 13h35 / Paris Ch de G 18h40 (trajet 3h35)
Le tout avec Air China compagnie que je ne recommande pas, le service est au mini mini pas de jeu, pas d’écran perso, des films sont souvent en chinois sans sous titrage, la nourriture médiocre, en clair, si l’on peut compagnie à éviter !
Nous sommes partis 5 semaines. Les filles étaient seules avec papa la première semaine, la maman nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes.
Taux de change 1E=0,98 HK$ / 1E=0,93Y
D 4 Hong kong Prendre le bus au RdC (acheter les cartes Octopus dans le hall d’arrivée 50 HK$ de déposite c’est très pratique on peut prendre bus, bateaux, payer dans de nombreux magasins du type 7/11 et elle se recharge de partout très rapidement). Pour Kowloon prendre le bus le A21, 40mn, 33 HK$, hôtel Cosmic 250/300 HK$ pour ¾ personnes. Attention il est préférable d’aller à Mirador Mension plutôt que à Chuking Mension qui est un bulding pas rénové, souvent sale et mal fréquenté. Mirador est à 50m à gauche lorsque l’on fait face à Chuking Mension. Les chambres sont minuscules mais propres. Nombreux hôtels ont des chambres de niveaux différents dans plusieurs parties du bâtiment, le but est de trouver une chambre rénovée à prix correct, testez en plusieurs. Le Hong kong GH au 12ème étage m’a fait les meilleurs prix 700 HK$ pour 3 nuits à 4, chambre rénovée, douche, wc, clim, TV écran plat. Ce quartier est très central, proche des bateaux, de la piscine, des musées, du métro.
L 5 Hong kong Petite balade à Kowloon, voir l’hôtel Peninsula RL583/LP595 office du tourisme vers le ferry est performant. Pour Aberdeen (prendre le bus n°70 à "central "- 5 H$ - depuis le terminal des bus, continuer dans le même sens, empruntez le souterrain, on y est.....au retour, le même ou le n°37 A / n°72 pour Causeway et le n°107 pour Kowloon) visite sympa mais pas indispensable à faire si l’on a du temps. Ce port est un des poumons de la ville, port rempli de sampans. 35 HK$ pour environ 30 min de ballade Retour à HK, balade avec le tramway du Nord au Sud de la ville pour 2 HKD, 2h dans un autre monde.
En fin de journée Tin hau temple 8h18h puis marché de nuit on peut y manger, c’est bon et pas cher, marché de jade et le Ladie’s market. En soirée piscine de Kowloon ouverte jusqu’à 22h à faire on paye avec la carte Octopus, les enfants adorent.
M 6 Cheung chau prendre le ferry pour central 2 H$ puis arrivé à central tourner à droite. Quai N°5, ferry 30 min22 H$ ou 55 min11 H$ "l'île longue" en Cantonnais. Louer un vélo 30HK$/3h, visiter du temple taoïste "Kwan Kung" (ouvert de 6h30 à 16h30) pas loin il y a une petite grotte prendre une lampe de poche. Temple de Pak-Tai (restauration récente) dédié au Dieu du même nom qui est en quelque sorte le "parton" de Cheung-Chau - Quelques beaux sentiers, on peut se baigner à"Tungwan Beach" et il y a un autre plage sur sa droite "Kwun Yam beach" avec toilettes et douches gratuites à dispo.
Ballade à pieds (si l’on préfère la marche au vélo): après la plage de " Kwun Yam", remonter le petit chemin raide, suivre les panneaux "mini great wall", et faire une jolie promenade en balcon au milieu de la nature - 10 min plus tard, petite bifurcation à Gauche (possibilité de descendre jusqu'à "Human Head Rock" en A/R) on revient sur le chemin et on continue jusqu'à la nouvelle bifurcation , prendre à droite en direction de "Fa peng Rd par les marches, on arrive à un plan sur votre D, prendre sur votre G et à la fourche, à nouveau à G vers le "Kwantai Pavilon" , passer quelques maisons jusqu'à prendre au début d'une petite descente sur la gauche par des escaliers qui ont vue sur le port , on arrive dans "School Rd", en tournant à D, on arrive au coeur du village.
M 7 Hong kong Marchéaux oiseaux: au nord de Kowloon (à faire petit mais amusant vente de sauterelles, de vers aussi) - Yuen Po Street/Mong kok - Un peu plus loin marché aux fleurs y arriver le matin pour les couleurs des fleurs exotiques. Aller au sud dans "Tung Choi Street"également un marché aux poissons rouges ! Et un marché tout cour pas loin.
Tous les musées sont gratuits le mercredi profitez-en ; musée de l’espace (bien pour les enfants sans plus), les films dans la géode sont très intéressants, ils raviront grands et petits ne pas prendre les places devant. Musée de la science avec des centaines d’expériences à faire le tout sur 5 niveaux (génial pour les enfants et ados) et en face le musée de l’histoire de Hong Kong (très beau mon préféré). Le soir à Kowloon il y a la symphonie des lumières à 20h LP550 bien sans plus.
J 8 Océan park LP549 Ocean Park est ouvert tous les jours de l'année, du mardi au dimanche, de 10h à 18h en hiver, jusqu'à 19h en été. Plein tarif : 23/11E. - "Ocean Park": (bus spécial au départ de "Central").
A faire, les enfants adorent, les attractions sont TB et il n’y a pratiquement pas de queue ; dommage qu’il n’y ai pas de piscine mais qu’une « zone humide » maillots à prendre!
V 9 Hong kong Balade LP553, puis soho P539 le central Escalator: Situé dans le quartier de "Mid Levels", (île principale) ce "super escalator" ( le plus long au monde avec 800 m de long pour un dénivelé de 400 m !) relie en une petite demi heure le quartier de "Queen's Road" à celui de "Conduit Street" - Il est gratuit et coupé en de nombreux endroits vous permettant de vous arrêter. Vers le milieu, sur la gauche, remarquez la belle mosquée "Jamia" perdue au milieu des buildings - L'escalator monte de 10h à minuit et redescends de 6h du matin à 10h, si vous êtes dans l'un des sens contraire vous marcherez ! Du sommet, tourner à gauche et suivre les panneaux qui prennent la direction du zoo et du jardin botanique (un petit quart d'heure en descente), promenez vous au milieu de cet endroit agréable (gratuit) et calme alors qu'il se trouve en plein centre ville ! Puis on arrive au tram de Victoria peak. Avec la carte Octopus l’A/R est au même prix que l’aller simple puis descente à pied. En haut, il y a un centre commercial et le musée de Me Thusaud (artistes en cire cher), superbe vue sur HK.
S 10 Lamma island prendre le ferry pour central puis prendre à droite quai N°4-tts.les heures-11 H$ pour "Yung Shue" ou 14 H$ pour arriver à "Sok Kwu" - 6000 habitants. Lamma" est l'île verte belles plages on traverse l'île à pied. Il faut arriver à Yung Shue faire la balade de 1h15 une petite plage est à la sortie de la ville, mais il faut aller à la plus belle plage de l’île avec toilettes et douches à dispo gratuitement. (prendre de l’eau car il n’y a pas de vendeur sur place) puis après la baignade, en 20mn rejoindre Sok Kwu de là on pourra reprendre le ferry pour central ou repas de poisons.
D 11 Hong kong Villages fortifiés du XVIème LP551 aucun intérêt, puis temple des dix mille Boudas à Sha Tin, très sympa et facile à trouver des Boudas comme s’il en pleuvait ! Il vous faudra quand même monter 500 marches jusqu’en haut. Puis repos et arrivée de maman le soir.
12 L Hong kong - shenzhen bus 100 HK$ direct pour l’aéroport départ de "Elément" (c’st un bulding dans Keloon), 2h30 avec arrêt en douane. Avion Shenzhen-Kunming-Lijiang 14:15/18:10 2400m La vieille ville de Lijiang est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est un haut lieu de la minorité Naxi. Hôtel Mama’s Naxi GH, génial dans le vieux centre 160Y pour 4 pour deux grandes chambres communicantes. Mama fait le petit dèj et le diner avec ses filles et on mange seul ou tous ensemble avec la famille pas cher et pan cake délicieux, dans la cour à 18 h elle donne plein de conseils sur le coin. C'est un peu introuvable dans les ruelles 78 WEN HUA, WuYi, DaYan il faut appeler et on vient te cher pour 50Y tel dans le LP. Ballade dans la ville le soir.
13 M Lijiang Visite de la vielle ville superbe le matin, marché, pagode Wanggu, la résidence Mu (il faut se lever tôt)… pour l’orchestre Naxi c’est très cher 160Y nous ne l’avons pas fait. En fin de matinée des hordes de chinois envahissent la ville, bruyants et en pleine frénésie acheteuse, il est temps d’aller dans les petites rues voir les parties moins touristiques de la ville.
14 M Lijiang louer un vélo 20Y et aller à Baisha puis Shuhe ((également appelé Longquan) c’est un village protégé en tant que « Site de l’Héritage Culturel Mondial »), le petit village de Baisha est très sympa, pas grand monde. Pour, Baisha (ne pas payer le droit d’entrée abusif 80Y il y a deux possibilités : faire le tour ou ne pas s’arrêter à la caisse (nous on a choisi le 2)) lorsque l'on arrive depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit. De là il est facile de rejoindre Shuhé par les routes secondaires, la balade est très agréable, c’est plat et facile à trouver.
15 J Départ pour les gorges du saut du tigre avec Mama’s Naxi GH2 h de routele plus simple (si l’on veut continuer après sur Shangri la) est de laisser ses affaires à Qiao Tou qui est entre Shangri la et Lijiang et de les récupérer après le trek. La GH du coin qui est juste au début du sentier elle prend 5Y par sac. Le LP est très alarmiste sur les difficultés et la sécurité de cette marche. Il ne faut pas exagérer être prudent, ne pas s’approcher des précipices et un peu de bon sens suffisent. C’est un tek superbe avec des paysages grandioses. Le premier jour est un peu plus rude surtout les fameux 30 lacets mais pas d’inquiétude de nombreux chevaux vous seront proposés tout au long du trajet pour vous aider. Nous, nous en avons pris un pour les trois filles pour 150Y. En chemin on peut manger pas cher à Tea house et on arrive vers 3h à Halfway GH où nous avons dormi à 100Y pour une chambre pour 4 et le repas est excellent et pas cher.
16 V Les gorges du saut du tigre la marche est plus facile que la veille, plus de plat et une belle descente à la fin. Attention, à un moment on croise une route goudronnée, il ne faut pas descendre mais au contraire remonter sur 100m et l’on retrouve le chemin fléché. Néanmoins, il faut être prudent pendant cette marche et bien marcher sur l’intérieur des chemins (à répéter régulièrement aux enfants).
Une route à péage est en construction dans la vallée, le coin sera bientôt payant et les nombreux touristes chinois qui n’aiment pas marcher pourront venir dans les gorges en bus. Arrivée vers 14h à Tina GH qui nous a organisé le retour en minibus pour Shangri la 3h. Visite de la ville, hôtel dans le centre pour 105Y.
17 S Shangri la Le grand monastère de Sumtseling le « petit Potala » accueille 600 moines bus N°3 il faut vraiment le voir même si le prix de l’entrée est excessif 80Y nous avons assisté à une cérémonie très intéressante, prendre son temps pour visiter les différents temples où des prières sont bien souvent en train d’être dites par de nombreux moines de tous les ages.
18 D Shangri la / Dali 1900m départ pour Lijiang 4/5h puis Lijiang-Dali 3h, 90Y.
19 L Dali P712 C’est une ville vielle entourée de rempares. Hôtel devant les remparts, internet gratuit, bon hôtel chambres propres et spacieuses, 70Y/chambre. Se renseigner pour les dates des marchés ils sont très sympas. On peut se passer de visiter les trois pagodes hors de prix 140Y! Mais les voir d’en bas/haut.
Nous devions faire une petite marche sur les hauteurs de Dali pour rejoindre deux temples Zhonghé et Gantong. Pour aller à Zhonghé télésiège de là on peut marcher et rejoindre temples et autres monuments. Puis, il suffit de suivre un chemin tout plat à flanc de coteau qui continue sur de nombreux kilomètres, on peut redescendre à pied plus loin ou bien en télésiège. Nous n’avons pas fait cette marche à cause de la pluie, mais il faut se renseigner à l’hôtel elle semble très intéressante à faire le ticket entrée, télésiège est en vente à l’hôtel. Journée à zoner à l’hôtel ; pluie, pluie, pluie…
20 M Dali Dans la région de Dali, exactement à 23kms au Nord de la vieille ville de Dali (au Nord Ouest du lac Erhai), se trouve le très agréable village de Zhoucheng c’était jour de marché très sympa puis aller à Xiehou c’est un autre endroit pour observer la culture et l’architecture typiques de la minorité Bai. Voir la place du marché elle n’est pas à coté du parc aux papillons qui n’intéressera que les chinois vu le prix ! Possibilité de faire tout ceci en vélo ou en bus.
21 M Dali / Kunming LP693 1800m 4/5h en théorie mais l’autoroute étant en travaux le trajet a duré 9h30 dans des routes défoncées. Nous sommes arrivés crevés et en plus l’hôtel que nous voulions était complet nous avons donc atterri dans le centre ville dans une tour tout récente ultra moderne et presque déserte dans laquelle un hôtel occupait le 8 et 9ème étage nous avons eu une chambre superbe pour 4 à 200Y.
22 J Kunming excursion à Silin LP704 c’est à 120km il faut partir à 8h le bus part de la toute nouvelle gare routière et plus de la gare routière située à gauche de la gare ferroviaire. Le mieux est de prendre un taxi jusqu’à la gare routière puis un bus. Silin ticket très cher 175Y/125Y adulte /enfant. Le but est de s’éloigner des groupes. Il y a des parcours aménagés qui se terminent sur des pavillons élevés où l’on a une vue panoramique de la forêt. Plan derrière le ticket d’entrée mais en chinois. Très beau.
23 V Kunming départ pour Jiansuhi une des plus belles villes anciennes du Sud du Yunnan, Jianshui est situé à 210kms au Sud de Kunming 3h30 départ d’une autre gare routière neuve elle aussi. Hotel Peng Yuan, moyennement propre, 60Y la chambre dans le centre bien situé. Temple de confucius 60Y le matin des papis font de la musique avec des instruments traditionnels, jardin de la famille Zhu, porte Chaoyang.
24 S Jiansuhi pas loin de l’hôtel le jardin de la famille Zhu 50Y, très beau un bel ensemble de maisons traditionnelles, tout un art de vivre au XIXème la ville est agréable avec ses avenues ombragées. Puis retour à Kunming puis avion pour Guilin dep 14h20 arriv 15h45. Voir la pagode de la lune et du soleil, balade autour du lac romantique à souhait.
25 D Guilin balades en bateau 50Y pour la vue depuis la rivière (à faire) et il faut absolument faire un des pics de la ville. Nous, nous avons fait la colline de Fuebo qui est restée à 15Y alors que par exemple a colline qui arrête les vague annoncée à 15Y est maintenant à 60Y (400% d’augmentation !) puis nous sommes allés à la grotte de la flûte et du roseau (payante comme toujours) éclairage très surprenant mais pourquoi pas superbe grotte à faire, grandes salles puis en soirée marché nocturne.
26 L Guilin Sanjiang en bus 3h puis 1h30 pour Longsheng 27Y (ville d’où arrivent et partent les mini-bus pour les villages des rizières de Longji) et prendre un bus plus petit pour Ping’an (environ 30-40 minutes, 5 yuans). Entrée dans la région 50Y, les bus s’arrêtent en bas du village, pour rejoindre les hôtels il y a une belle grimpette avec le sac ! Hotel tout neuf Ping’an GH 50Y la chambre.
27 M Ping’an / Dazhai Ballade facile d’environ 5 heures qui relie les deux villages à ne pas rater un superbe moment à passer : de Ping’an le début monte un peu puis la fin est facile on traverse 3 versant avec des panoramas différents pas de difficultés d’orientation c’est la marche à faire ! Puis de Dazhai prendre un bus qui descend et vous laissera en bas de la montée pour revenir à Ping’an. Cette ballade permet de voir à la fois les rizières de Dazhai, la campagne entre les deux villages, traverse d’autres villages et hameaux très peu touristiques et amène aux différents points de vue magnifiques de Ping’an. Attention toutefois aux horaires des bus entre Ping’an et Dazhai : les bus ne sont pas très fréquents, il faut en demander les horaires à l’entrée du village où l’on vous remet aussi un plan du site. Prévoir deux jours et deux nuits, un jour pour le trajet et la découverte de Ping’an, le second jour pour la ballade, avec un départ au matin du troisième jour vers Guilin ou le pays Dong "Pont du vent et de la pluie" de Chenyang, chef-d'oeuvre de l'architecture dong que nous n’avons pas vu.
28 M Yangshuo Pour dormir tranquille ne pas aller sur la rue centrale, mais plutôt vers la rivière ou dans les rues adjacentes. Nombreux hôtels mais pour les renseignements, le Bamboo hôtel est très performant, les excursions sont bien placés, on y mange bien, pas besoin d’y dormir pour tout ceci. Visite de la ville.
29 J Yangshuo matin, balade sur la rivière Li RP687 au départ de Yangdi (y aller en bus) bamboo boat jusqu’à Xingping puis marche vers Yangdi cette marche est très belle et doit durer 5/6, malheureusement elle a été interrompue par une pluie incessante.
En soirée son et lumière (160 RMB), magnifique à faire absolument, il y a trois cathégories de prix de mémoire 140/160/180Y avec le transport compris. Il faut prendre les billets à 160Y car à 140Y on est trop près pour bien voir.
30 V Yangshuo petit marché puis vélo dans les rizières 24km, partir en bamboo boat avec les vélos dessus puis revenir en vélo en longeant la rivière génial, c’est la balade du LP.
31 S Yangshuo Monhill belle colline à gravir, lorsque l’on est dans le trou, on peut continuer de monter et atteindre le sommet (c’est sans danger), puis les grottes "Water caves" super on peut se baigner à l’intérieur dans de la boue et dans des sources chaudes expérience très originale. En fin d’après midi bus pour Guilin 1h 15Y (attention bien prendre le bus rapide et direct). Et train de nuit pour Guangzhou 700Y pour tous en hard bed, 12h de trajet les trains sont propres est les couchettes sont confortable une bonne expérience.
1 D Guangzhou Hong kong en bus 100Y 3h30 pour Hong Kong avec les formalités - ne pas oublier de prendre vos affaires à chaque fois que le bus s'arrête à l'une des frontières.
2 L Hong kong arrivée en début d’après midi, Balade dans Kowloon, et marchés.
3M Hong kong pour que tous se reposent un peu de plage, Lamma island et repas de poisons nous avions prévu d’aller à Macao mais ce sera pour une autre année, car il fallait calmer le rythme pour reposer les filles.
4 M Hong kong Victoria peak la marche qui fait le tour du pic est très agréable à faire elle dure 1h15, en sortant du tram et du petit centre commercial au sommet, tourner à droite la marche dure 1h15, puis nous sommes redescendu à pied dans le centre. L’après midi repos et musée historique.
Le soir nous sommes allés voir un superbe spectacle de danse, il faut réserver les billets le plus tôt possible. Nous, nous les avons pris à notre arrivée pour l’avant-veille de notre départ. Les prix sont très raisonnables la salle est belle, on voir et on entent bien de partout. Si vous pouvez, à faire !
5 J Lantau island nous avons pris le bateau quai n°6 à "Central" - 1h00 de traversée -11,30 H$ (autre possibilité plus cher par le métro puis ballade en télécabine). A Lantau, il y a 40.000 habitants. En arrivant à "Mui Wo", sentiers de randonnée. Le monastère de "PO LIN" ainsi que le fameux Bouddha géant (26 m de haut et apparemment le plus grand bouddha assis au monde) en prenant le bus N°2 face aux ferry (16 H$ la semaine et 25 H$ le Dimanche - 45 minutes de route sinueuse mais en bon état) - Le Bouddha (Tian Tan) trône fièrement en haut des escaliers Belle (des 300 marches pour grimper en haut). 23 H$ pour entrer à l’intérieur avec une bouteille d’eau et une glace. Possible aussi de manger avec les moines (tarif comprenant au retour un repas léger au monastère de "Po Lin" où l'on vous offre en échange du ticket une boisson, un petit bol de nouilles 60 H$.
6 V Retour.
Bon un petit bilan pour ce n’est que mon avis et il n’engage que moi
- les vielles villes sont très belles,
- les campagnes lorsqu’elles sont isolées et préservées sont superbes,
- les villes sont sales et très bruyantes,
- les WC desc gares routières : une horreur, du jamais vu !
- il est casse pied de toujours devoir payer pour n’importe quel site et c’est facilement 50/60Y,
- le chinois (bon ils sont 1,4M), ils parlent peu ou pas l’anglais, oui, ils crachent, ils ne parlent pas ils hurlent.
- les rapports humains sont très froids, voir inexistants…
Bon voyage à tous.
Olivier
RETOUR Retour 6 aout Hong Kong 8h30 / Beijing 11h55 (trajet 11h) 6 aout Beijing 13h35 / Paris Ch de G 18h40 (trajet 3h35)
Le tout avec Air China compagnie que je ne recommande pas, le service est au mini mini pas de jeu, pas d’écran perso, des films sont souvent en chinois sans sous titrage, la nourriture médiocre, en clair, si l’on peut compagnie à éviter !
Nous sommes partis 5 semaines. Les filles étaient seules avec papa la première semaine, la maman nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes.
Taux de change 1E=0,98 HK$ / 1E=0,93Y
D 4 Hong kong Prendre le bus au RdC (acheter les cartes Octopus dans le hall d’arrivée 50 HK$ de déposite c’est très pratique on peut prendre bus, bateaux, payer dans de nombreux magasins du type 7/11 et elle se recharge de partout très rapidement). Pour Kowloon prendre le bus le A21, 40mn, 33 HK$, hôtel Cosmic 250/300 HK$ pour ¾ personnes. Attention il est préférable d’aller à Mirador Mension plutôt que à Chuking Mension qui est un bulding pas rénové, souvent sale et mal fréquenté. Mirador est à 50m à gauche lorsque l’on fait face à Chuking Mension. Les chambres sont minuscules mais propres. Nombreux hôtels ont des chambres de niveaux différents dans plusieurs parties du bâtiment, le but est de trouver une chambre rénovée à prix correct, testez en plusieurs. Le Hong kong GH au 12ème étage m’a fait les meilleurs prix 700 HK$ pour 3 nuits à 4, chambre rénovée, douche, wc, clim, TV écran plat. Ce quartier est très central, proche des bateaux, de la piscine, des musées, du métro.
L 5 Hong kong Petite balade à Kowloon, voir l’hôtel Peninsula RL583/LP595 office du tourisme vers le ferry est performant. Pour Aberdeen (prendre le bus n°70 à "central "- 5 H$ - depuis le terminal des bus, continuer dans le même sens, empruntez le souterrain, on y est.....au retour, le même ou le n°37 A / n°72 pour Causeway et le n°107 pour Kowloon) visite sympa mais pas indispensable à faire si l’on a du temps. Ce port est un des poumons de la ville, port rempli de sampans. 35 HK$ pour environ 30 min de ballade Retour à HK, balade avec le tramway du Nord au Sud de la ville pour 2 HKD, 2h dans un autre monde.
En fin de journée Tin hau temple 8h18h puis marché de nuit on peut y manger, c’est bon et pas cher, marché de jade et le Ladie’s market. En soirée piscine de Kowloon ouverte jusqu’à 22h à faire on paye avec la carte Octopus, les enfants adorent.
M 6 Cheung chau prendre le ferry pour central 2 H$ puis arrivé à central tourner à droite. Quai N°5, ferry 30 min22 H$ ou 55 min11 H$ "l'île longue" en Cantonnais. Louer un vélo 30HK$/3h, visiter du temple taoïste "Kwan Kung" (ouvert de 6h30 à 16h30) pas loin il y a une petite grotte prendre une lampe de poche. Temple de Pak-Tai (restauration récente) dédié au Dieu du même nom qui est en quelque sorte le "parton" de Cheung-Chau - Quelques beaux sentiers, on peut se baigner à"Tungwan Beach" et il y a un autre plage sur sa droite "Kwun Yam beach" avec toilettes et douches gratuites à dispo.
Ballade à pieds (si l’on préfère la marche au vélo): après la plage de " Kwun Yam", remonter le petit chemin raide, suivre les panneaux "mini great wall", et faire une jolie promenade en balcon au milieu de la nature - 10 min plus tard, petite bifurcation à Gauche (possibilité de descendre jusqu'à "Human Head Rock" en A/R) on revient sur le chemin et on continue jusqu'à la nouvelle bifurcation , prendre à droite en direction de "Fa peng Rd par les marches, on arrive à un plan sur votre D, prendre sur votre G et à la fourche, à nouveau à G vers le "Kwantai Pavilon" , passer quelques maisons jusqu'à prendre au début d'une petite descente sur la gauche par des escaliers qui ont vue sur le port , on arrive dans "School Rd", en tournant à D, on arrive au coeur du village.
M 7 Hong kong Marchéaux oiseaux: au nord de Kowloon (à faire petit mais amusant vente de sauterelles, de vers aussi) - Yuen Po Street/Mong kok - Un peu plus loin marché aux fleurs y arriver le matin pour les couleurs des fleurs exotiques. Aller au sud dans "Tung Choi Street"également un marché aux poissons rouges ! Et un marché tout cour pas loin.
Tous les musées sont gratuits le mercredi profitez-en ; musée de l’espace (bien pour les enfants sans plus), les films dans la géode sont très intéressants, ils raviront grands et petits ne pas prendre les places devant. Musée de la science avec des centaines d’expériences à faire le tout sur 5 niveaux (génial pour les enfants et ados) et en face le musée de l’histoire de Hong Kong (très beau mon préféré). Le soir à Kowloon il y a la symphonie des lumières à 20h LP550 bien sans plus.
J 8 Océan park LP549 Ocean Park est ouvert tous les jours de l'année, du mardi au dimanche, de 10h à 18h en hiver, jusqu'à 19h en été. Plein tarif : 23/11E. - "Ocean Park": (bus spécial au départ de "Central").
A faire, les enfants adorent, les attractions sont TB et il n’y a pratiquement pas de queue ; dommage qu’il n’y ai pas de piscine mais qu’une « zone humide » maillots à prendre!
V 9 Hong kong Balade LP553, puis soho P539 le central Escalator: Situé dans le quartier de "Mid Levels", (île principale) ce "super escalator" ( le plus long au monde avec 800 m de long pour un dénivelé de 400 m !) relie en une petite demi heure le quartier de "Queen's Road" à celui de "Conduit Street" - Il est gratuit et coupé en de nombreux endroits vous permettant de vous arrêter. Vers le milieu, sur la gauche, remarquez la belle mosquée "Jamia" perdue au milieu des buildings - L'escalator monte de 10h à minuit et redescends de 6h du matin à 10h, si vous êtes dans l'un des sens contraire vous marcherez ! Du sommet, tourner à gauche et suivre les panneaux qui prennent la direction du zoo et du jardin botanique (un petit quart d'heure en descente), promenez vous au milieu de cet endroit agréable (gratuit) et calme alors qu'il se trouve en plein centre ville ! Puis on arrive au tram de Victoria peak. Avec la carte Octopus l’A/R est au même prix que l’aller simple puis descente à pied. En haut, il y a un centre commercial et le musée de Me Thusaud (artistes en cire cher), superbe vue sur HK.
S 10 Lamma island prendre le ferry pour central puis prendre à droite quai N°4-tts.les heures-11 H$ pour "Yung Shue" ou 14 H$ pour arriver à "Sok Kwu" - 6000 habitants. Lamma" est l'île verte belles plages on traverse l'île à pied. Il faut arriver à Yung Shue faire la balade de 1h15 une petite plage est à la sortie de la ville, mais il faut aller à la plus belle plage de l’île avec toilettes et douches à dispo gratuitement. (prendre de l’eau car il n’y a pas de vendeur sur place) puis après la baignade, en 20mn rejoindre Sok Kwu de là on pourra reprendre le ferry pour central ou repas de poisons.
D 11 Hong kong Villages fortifiés du XVIème LP551 aucun intérêt, puis temple des dix mille Boudas à Sha Tin, très sympa et facile à trouver des Boudas comme s’il en pleuvait ! Il vous faudra quand même monter 500 marches jusqu’en haut. Puis repos et arrivée de maman le soir.
12 L Hong kong - shenzhen bus 100 HK$ direct pour l’aéroport départ de "Elément" (c’st un bulding dans Keloon), 2h30 avec arrêt en douane. Avion Shenzhen-Kunming-Lijiang 14:15/18:10 2400m La vieille ville de Lijiang est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est un haut lieu de la minorité Naxi. Hôtel Mama’s Naxi GH, génial dans le vieux centre 160Y pour 4 pour deux grandes chambres communicantes. Mama fait le petit dèj et le diner avec ses filles et on mange seul ou tous ensemble avec la famille pas cher et pan cake délicieux, dans la cour à 18 h elle donne plein de conseils sur le coin. C'est un peu introuvable dans les ruelles 78 WEN HUA, WuYi, DaYan il faut appeler et on vient te cher pour 50Y tel dans le LP. Ballade dans la ville le soir.
13 M Lijiang Visite de la vielle ville superbe le matin, marché, pagode Wanggu, la résidence Mu (il faut se lever tôt)… pour l’orchestre Naxi c’est très cher 160Y nous ne l’avons pas fait. En fin de matinée des hordes de chinois envahissent la ville, bruyants et en pleine frénésie acheteuse, il est temps d’aller dans les petites rues voir les parties moins touristiques de la ville.
14 M Lijiang louer un vélo 20Y et aller à Baisha puis Shuhe ((également appelé Longquan) c’est un village protégé en tant que « Site de l’Héritage Culturel Mondial »), le petit village de Baisha est très sympa, pas grand monde. Pour, Baisha (ne pas payer le droit d’entrée abusif 80Y il y a deux possibilités : faire le tour ou ne pas s’arrêter à la caisse (nous on a choisi le 2)) lorsque l'on arrive depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit. De là il est facile de rejoindre Shuhé par les routes secondaires, la balade est très agréable, c’est plat et facile à trouver.
15 J Départ pour les gorges du saut du tigre avec Mama’s Naxi GH2 h de routele plus simple (si l’on veut continuer après sur Shangri la) est de laisser ses affaires à Qiao Tou qui est entre Shangri la et Lijiang et de les récupérer après le trek. La GH du coin qui est juste au début du sentier elle prend 5Y par sac. Le LP est très alarmiste sur les difficultés et la sécurité de cette marche. Il ne faut pas exagérer être prudent, ne pas s’approcher des précipices et un peu de bon sens suffisent. C’est un tek superbe avec des paysages grandioses. Le premier jour est un peu plus rude surtout les fameux 30 lacets mais pas d’inquiétude de nombreux chevaux vous seront proposés tout au long du trajet pour vous aider. Nous, nous en avons pris un pour les trois filles pour 150Y. En chemin on peut manger pas cher à Tea house et on arrive vers 3h à Halfway GH où nous avons dormi à 100Y pour une chambre pour 4 et le repas est excellent et pas cher.
16 V Les gorges du saut du tigre la marche est plus facile que la veille, plus de plat et une belle descente à la fin. Attention, à un moment on croise une route goudronnée, il ne faut pas descendre mais au contraire remonter sur 100m et l’on retrouve le chemin fléché. Néanmoins, il faut être prudent pendant cette marche et bien marcher sur l’intérieur des chemins (à répéter régulièrement aux enfants).
Une route à péage est en construction dans la vallée, le coin sera bientôt payant et les nombreux touristes chinois qui n’aiment pas marcher pourront venir dans les gorges en bus. Arrivée vers 14h à Tina GH qui nous a organisé le retour en minibus pour Shangri la 3h. Visite de la ville, hôtel dans le centre pour 105Y.
17 S Shangri la Le grand monastère de Sumtseling le « petit Potala » accueille 600 moines bus N°3 il faut vraiment le voir même si le prix de l’entrée est excessif 80Y nous avons assisté à une cérémonie très intéressante, prendre son temps pour visiter les différents temples où des prières sont bien souvent en train d’être dites par de nombreux moines de tous les ages.
18 D Shangri la / Dali 1900m départ pour Lijiang 4/5h puis Lijiang-Dali 3h, 90Y.
19 L Dali P712 C’est une ville vielle entourée de rempares. Hôtel devant les remparts, internet gratuit, bon hôtel chambres propres et spacieuses, 70Y/chambre. Se renseigner pour les dates des marchés ils sont très sympas. On peut se passer de visiter les trois pagodes hors de prix 140Y! Mais les voir d’en bas/haut.
Nous devions faire une petite marche sur les hauteurs de Dali pour rejoindre deux temples Zhonghé et Gantong. Pour aller à Zhonghé télésiège de là on peut marcher et rejoindre temples et autres monuments. Puis, il suffit de suivre un chemin tout plat à flanc de coteau qui continue sur de nombreux kilomètres, on peut redescendre à pied plus loin ou bien en télésiège. Nous n’avons pas fait cette marche à cause de la pluie, mais il faut se renseigner à l’hôtel elle semble très intéressante à faire le ticket entrée, télésiège est en vente à l’hôtel. Journée à zoner à l’hôtel ; pluie, pluie, pluie…
20 M Dali Dans la région de Dali, exactement à 23kms au Nord de la vieille ville de Dali (au Nord Ouest du lac Erhai), se trouve le très agréable village de Zhoucheng c’était jour de marché très sympa puis aller à Xiehou c’est un autre endroit pour observer la culture et l’architecture typiques de la minorité Bai. Voir la place du marché elle n’est pas à coté du parc aux papillons qui n’intéressera que les chinois vu le prix ! Possibilité de faire tout ceci en vélo ou en bus.
21 M Dali / Kunming LP693 1800m 4/5h en théorie mais l’autoroute étant en travaux le trajet a duré 9h30 dans des routes défoncées. Nous sommes arrivés crevés et en plus l’hôtel que nous voulions était complet nous avons donc atterri dans le centre ville dans une tour tout récente ultra moderne et presque déserte dans laquelle un hôtel occupait le 8 et 9ème étage nous avons eu une chambre superbe pour 4 à 200Y.
22 J Kunming excursion à Silin LP704 c’est à 120km il faut partir à 8h le bus part de la toute nouvelle gare routière et plus de la gare routière située à gauche de la gare ferroviaire. Le mieux est de prendre un taxi jusqu’à la gare routière puis un bus. Silin ticket très cher 175Y/125Y adulte /enfant. Le but est de s’éloigner des groupes. Il y a des parcours aménagés qui se terminent sur des pavillons élevés où l’on a une vue panoramique de la forêt. Plan derrière le ticket d’entrée mais en chinois. Très beau.
23 V Kunming départ pour Jiansuhi une des plus belles villes anciennes du Sud du Yunnan, Jianshui est situé à 210kms au Sud de Kunming 3h30 départ d’une autre gare routière neuve elle aussi. Hotel Peng Yuan, moyennement propre, 60Y la chambre dans le centre bien situé. Temple de confucius 60Y le matin des papis font de la musique avec des instruments traditionnels, jardin de la famille Zhu, porte Chaoyang.
24 S Jiansuhi pas loin de l’hôtel le jardin de la famille Zhu 50Y, très beau un bel ensemble de maisons traditionnelles, tout un art de vivre au XIXème la ville est agréable avec ses avenues ombragées. Puis retour à Kunming puis avion pour Guilin dep 14h20 arriv 15h45. Voir la pagode de la lune et du soleil, balade autour du lac romantique à souhait.
25 D Guilin balades en bateau 50Y pour la vue depuis la rivière (à faire) et il faut absolument faire un des pics de la ville. Nous, nous avons fait la colline de Fuebo qui est restée à 15Y alors que par exemple a colline qui arrête les vague annoncée à 15Y est maintenant à 60Y (400% d’augmentation !) puis nous sommes allés à la grotte de la flûte et du roseau (payante comme toujours) éclairage très surprenant mais pourquoi pas superbe grotte à faire, grandes salles puis en soirée marché nocturne.
26 L Guilin Sanjiang en bus 3h puis 1h30 pour Longsheng 27Y (ville d’où arrivent et partent les mini-bus pour les villages des rizières de Longji) et prendre un bus plus petit pour Ping’an (environ 30-40 minutes, 5 yuans). Entrée dans la région 50Y, les bus s’arrêtent en bas du village, pour rejoindre les hôtels il y a une belle grimpette avec le sac ! Hotel tout neuf Ping’an GH 50Y la chambre.
27 M Ping’an / Dazhai Ballade facile d’environ 5 heures qui relie les deux villages à ne pas rater un superbe moment à passer : de Ping’an le début monte un peu puis la fin est facile on traverse 3 versant avec des panoramas différents pas de difficultés d’orientation c’est la marche à faire ! Puis de Dazhai prendre un bus qui descend et vous laissera en bas de la montée pour revenir à Ping’an. Cette ballade permet de voir à la fois les rizières de Dazhai, la campagne entre les deux villages, traverse d’autres villages et hameaux très peu touristiques et amène aux différents points de vue magnifiques de Ping’an. Attention toutefois aux horaires des bus entre Ping’an et Dazhai : les bus ne sont pas très fréquents, il faut en demander les horaires à l’entrée du village où l’on vous remet aussi un plan du site. Prévoir deux jours et deux nuits, un jour pour le trajet et la découverte de Ping’an, le second jour pour la ballade, avec un départ au matin du troisième jour vers Guilin ou le pays Dong "Pont du vent et de la pluie" de Chenyang, chef-d'oeuvre de l'architecture dong que nous n’avons pas vu.
28 M Yangshuo Pour dormir tranquille ne pas aller sur la rue centrale, mais plutôt vers la rivière ou dans les rues adjacentes. Nombreux hôtels mais pour les renseignements, le Bamboo hôtel est très performant, les excursions sont bien placés, on y mange bien, pas besoin d’y dormir pour tout ceci. Visite de la ville.
29 J Yangshuo matin, balade sur la rivière Li RP687 au départ de Yangdi (y aller en bus) bamboo boat jusqu’à Xingping puis marche vers Yangdi cette marche est très belle et doit durer 5/6, malheureusement elle a été interrompue par une pluie incessante.
En soirée son et lumière (160 RMB), magnifique à faire absolument, il y a trois cathégories de prix de mémoire 140/160/180Y avec le transport compris. Il faut prendre les billets à 160Y car à 140Y on est trop près pour bien voir.
30 V Yangshuo petit marché puis vélo dans les rizières 24km, partir en bamboo boat avec les vélos dessus puis revenir en vélo en longeant la rivière génial, c’est la balade du LP.
31 S Yangshuo Monhill belle colline à gravir, lorsque l’on est dans le trou, on peut continuer de monter et atteindre le sommet (c’est sans danger), puis les grottes "Water caves" super on peut se baigner à l’intérieur dans de la boue et dans des sources chaudes expérience très originale. En fin d’après midi bus pour Guilin 1h 15Y (attention bien prendre le bus rapide et direct). Et train de nuit pour Guangzhou 700Y pour tous en hard bed, 12h de trajet les trains sont propres est les couchettes sont confortable une bonne expérience.
1 D Guangzhou Hong kong en bus 100Y 3h30 pour Hong Kong avec les formalités - ne pas oublier de prendre vos affaires à chaque fois que le bus s'arrête à l'une des frontières.
2 L Hong kong arrivée en début d’après midi, Balade dans Kowloon, et marchés.
3M Hong kong pour que tous se reposent un peu de plage, Lamma island et repas de poisons nous avions prévu d’aller à Macao mais ce sera pour une autre année, car il fallait calmer le rythme pour reposer les filles.
4 M Hong kong Victoria peak la marche qui fait le tour du pic est très agréable à faire elle dure 1h15, en sortant du tram et du petit centre commercial au sommet, tourner à droite la marche dure 1h15, puis nous sommes redescendu à pied dans le centre. L’après midi repos et musée historique.
Le soir nous sommes allés voir un superbe spectacle de danse, il faut réserver les billets le plus tôt possible. Nous, nous les avons pris à notre arrivée pour l’avant-veille de notre départ. Les prix sont très raisonnables la salle est belle, on voir et on entent bien de partout. Si vous pouvez, à faire !
5 J Lantau island nous avons pris le bateau quai n°6 à "Central" - 1h00 de traversée -11,30 H$ (autre possibilité plus cher par le métro puis ballade en télécabine). A Lantau, il y a 40.000 habitants. En arrivant à "Mui Wo", sentiers de randonnée. Le monastère de "PO LIN" ainsi que le fameux Bouddha géant (26 m de haut et apparemment le plus grand bouddha assis au monde) en prenant le bus N°2 face aux ferry (16 H$ la semaine et 25 H$ le Dimanche - 45 minutes de route sinueuse mais en bon état) - Le Bouddha (Tian Tan) trône fièrement en haut des escaliers Belle (des 300 marches pour grimper en haut). 23 H$ pour entrer à l’intérieur avec une bouteille d’eau et une glace. Possible aussi de manger avec les moines (tarif comprenant au retour un repas léger au monastère de "Po Lin" où l'on vous offre en échange du ticket une boisson, un petit bol de nouilles 60 H$.
6 V Retour.
Bon un petit bilan pour ce n’est que mon avis et il n’engage que moi
- les vielles villes sont très belles,
- les campagnes lorsqu’elles sont isolées et préservées sont superbes,
- les villes sont sales et très bruyantes,
- les WC desc gares routières : une horreur, du jamais vu !
- il est casse pied de toujours devoir payer pour n’importe quel site et c’est facilement 50/60Y,
- le chinois (bon ils sont 1,4M), ils parlent peu ou pas l’anglais, oui, ils crachent, ils ne parlent pas ils hurlent.
- les rapports humains sont très froids, voir inexistants…
Bon voyage à tous.
Olivier
Commentaires sur le Sri Lanka de juillet 2010 English translation pending
Voici quelques commentaires sur notre escapade Sri Lankaise. Je ne donnerai pas toutes mes impressions personnelles mais au contraire, essaierai de faire un compte-rendu qui peut vous aider dans la préparation de vos vacances. Je voyage sac à dos et ma femme valise à roulettes, on a donc essayé de satisfaire les 2, autant que possible …
4 juillet 2010, nous voilà dans l’avion de Sri Lankan Airlines pour un vol direct Paris Colombo. Arrivée à l’aéroport, échange des euros en roupies en prenant soin de demander des petites coupures. Négociation avec la première compagnie de taxis pour un circuit de 5 jours dans le Triangle Culturel _ circuit Colombo, Dambulla, Sirigyia, Anuradhapura, Polonnawura, Matale, Kandy avec voiture et chauffeur 21 000 rps ( moitié à Colombo, moitié à Kandy ) et nous voilà partis en voiture climatisée. Etape à Dambulla (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur chez Samman’s : 2000 rps hors taxe la nuit avec PDJ inclus. Visite des grottes sous une chaleur torride et fatigue du voyage. Très beaux Boudhas Le lendemain, visite de Sirigiya _ achat du pass culturel 5750 rps (indispensable si vous allez sur d’autres sites ) et découverte des demoiselles cachées dans une grotte dans le flanc du rocher. Sujets au vertige s’abstenir. Le soir on appréciera la dégustation des hoppers dans un restaurant local. Ensuite visite de Polonnawura en tuk-tuk, payée par le chauffeur. En fait cela lui évite de faire des kilomètres. Très beau musée. Etape à Anuradhapura (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur : Hotel Grand Holidays : 2500 rps net price avec PDJ inclus. Le lendemain, visite du site d’Anuradhapura à vélo (350 rps la journée mais un peu usagé). Le site est important et le vélo est la solution idéale pour tout parcourir, à son rythme et en toute liberté. Etape à Kandy ( 4 nuits ) _ au bout du lac, près du garden café et des courts de tennis En chemin, nous aurons visité le site de Nalanda : tout petit par rapport aux précédents mais il constitue une très jolie halte sur la route. A Matale, visite d’un jardin d’épices. Les commentaires sont intéressants, en français mais la boutique est un peu chère. Sur la route, il y a une multitude de jardins. A Kandy, nous demandons au chauffeur de nous déposer au SangriLa, déclinons son offre de guesthouse (le Majestic _ plus loin, plus chère, moins bien) et réglons le solde du circuit. Notre bilan des 5 jours avec la formule Voiture+Chauffeur Des avantages : un certain confort, ne pas se soucier des transports, ne pas porter son sac, avoir la clim si on souhaite, avoir l’impression qu’on dispose d’une voiture. Les inconvénients : accepter que le chauffeur choisisse son itinéraire, être catalogué comme ayant un fort pouvoir d’achat quand on aborde une boutique, abandonner ses envies d’autonomie, on est un peu en vase clos. Ce bilan est bien sûr le notre. Il est à nuancer en fonction du chauffeur. Revenons sur le SangriLa GuestHouse. L’ambiance est ici différente des précédents logements. Ce n’est pas un hôtel. Anoma veille sur nous, nous offre le thé et prépare les repas si on le souhaite. Sinon le Garden café tout proche est un excellent Take Away. Le boss Nandana nous accueille avec sourire et calme. Nous allons nous poser ici et prendre notre temps. Ma Véro profitera des massages ayurvédiques et commencera à apprécier le pays. Anoma l’accompagnera même pour du shopping et l’achat d’un penjâbi. C’est sûrement la bonne adresse. A Kandy, nous irons voir le jardin botanique, le temple de la Dent, l’orphelinat très très touristique des éléphants, le marché et diverses boutiques. Le week-end, possibilité de change chez les bijoutiers, Travellers acceptés. Etape à Nuwara Elyia ( 2 nuits ) Nous prenons le train de 8h20 depuis Kandy (attention changement à Peredenyia) pour Nuwara. Le train chemine dans un cadre très luxuriant. Le train s’arrête à Nanu Oya et là un taxi collectif nous propose le transfert pour 50 rps par personne. A Nuwara Elyia, il pleut, le ciel est gris et nous poserons nos sacs dans un petit hôtel, tout calme, d’une propreté irréprochable et qui mérite d’être connu. Nous sommes les seuls clients avec Tim que nous avons croisé dans le taxi. En soirée, on accompagnera Tim au Hill Club _ lieu très british pour lequel il faut chemise et cravate. L’hôtelier nous prêtera même les cravates car cela n’était pas sur ma liste de l’indispensable. C’est la première fois que je porte cravate et sandales, très chic. Le lendemain, on profitera d’une éclaircie pour visiter la San Pedro Tea Factory. L’après-midi, il pleut à nouveau et Véro plonge dans une déprime qui la mènera au lit, le 14 juillet. Vite allons plus loin. Etape à Haputale ( 2 nuits ) Train en 3ème classe pour Haputale et installation au Sri Lak View. (pas Lake). Ballade en tuk tuk ( 1200 rps) au cascade de Dyialuna pour une petite baignade magique sous la chute d’eau. Idéal pour faire oublier la pluie de Nuwara et la 3ème classe over crowded. Le lendemain, ballade dans les plantations et petit bus pour Ella Etape à Debarawewa ( 2 nuits ) Nous abordons notre descente vers la cote sud avec l’objectif d’aller voir le festival de Katagarama. Deux bus nous amèneront rapidement à proximité de Tissamaharama. Nous avions une adresse à Debarawewa (Regina) et nous sommes allés la voir, pour finalement y rester tellement cela nous convenait. La Regina Guesthouse est située, près de l’hôpital, dans une allée qui longe le canal, assez loin de la route pour être au calme et assez près pour accéder facilement aux bus (200 m). Après un petit thé dégusté sous la véranda, en devisant tranquillement avec les vendeurs de safari au parc de Yala, nous nous rendrons à la Perahera de Katagarama. (20_25 mn de bus). La foule est immense et colorée. Tout le monde se retrouve dans l’eau de la rivière, avec les éléphants, avant d’assister à la procession. Le lendemain sera plus calme. Ranjit (du Regina) nous a fourni des vélos pour faire un petit circuit qui longe le canal et nous amène à Tissa via les rizières et le lac. Ce sera l’occasion de se baigner et de faire plein de rencontres, d’autant plus que nous étions un week-end. Je suis vraiment fan du vélo en Asie. Etape à Tangalle ( 1 nuit ) Nous faisons un stop à Tangalle pour notre première étape au bord de la mer. Le hasard nous mènera au Kingfisher. A cette période de l’année, les touristes sont plutôt rares. Certains hôtels sont encore en préparation de l’afflux des foreigners et nous avons le choix. Mais la chambre nous convient (lit HyperKingSize), le menu aussi, la plage aussi. Par contre la météo n’est pas avec nous, ciel chargé et mer houleuse : mousson oblige. Etape à Mirissa ( 7 nuits ) Dernier stop de notre périple : Mirissa où une maison nous attend, les pieds dans l’eau. Ce sera l’occasion de vivre des vacances différentes avec un super pied à terre, de rencontrer des sri lankais délicieux, de cuisiner des poissons à volonté, de passer des journées dans un site de rêve à guetter la tortue qui vient nous saluer vers midi. Cette maison, évoquée sur un blog que j’avais lu avant de partir (http://melaetthomas-srilanka2010.space-blogs.com/) , mais aussitôt oubliée, est la preuve que lors d’un voyage, l’imprévu peut réserver les plus belles surprises. Depuis Mirissa, nous irons à Matara, Weligama pour les achats de poissons, Galle, et aussi à Dondra pour une autre Perahera. Le dernier jour sera consacré au retour vers la France. Nous quitterons Mirissa le cœur gros car notre rencontre avec Gamini et sa famille nous a vraiment touchés, Train depuis Weligama vers Colombo. Dépose des bagages à la consigne pour faire les derniers achats les mains libres Bus n° 187 (devant la gare) pour l’aéroport. (prévoir un trajet de 1h30/2h entre les embouteillages et le changement pour la navette qui vous déposera devant le terminal).
Une fois, à la maison, les vacances ne sont pas forcément terminées car nous avons engrangé de nombreuses et belles images dans notre mémoire et notre cœur. C’est sûr, nous sommes prêts à reprendre nos sacs pour y retourner.
Récap des logements :
Dambulla : Samman’s : 2000 rps hors taxe PDJ inclus. Notre premier point de chute. Rien de spécial. Le plus est peut être son emplacement près du temple.
Anuradhapura : Grand Hotel Holidays : 2500 rps ttc PDJ inclus. Bon restaurant avec de nombreux locaux argentés qui apportent leurs propres bouteilles d’alcool. PDJ sympa _ chambre propre. Le plus class de notre périple.
Kandy : Sangrila 1500 rps ttc PDJ inclus. http://www.shangrilanka.com Bien situé, près du lac. Chambre agréable. Patron très sympa. Plus la présence inestimable de la gentille Amona qui assiste à merveille son patron Nandana.
Nuwara Elyia : Carnation Rest 1200 rps ttc. Unique View Road Tel : 052 222 3630 Mérite à être connu. Patron sympa qui n’est pas forcément à l’aise en anglais. Mais la maison est très propre, calme et les employés feront leur possible pour vous. Je répète que les étrangers sont assez rares dans ce lieu. Nous avons aimé.
Haputale : SriLak View : 1250 rps ttc. http://www.srilakviewholidayinn.com/index.htm Tel : 057 226 8125 Apparemment incontournable à Haputale. C’est vrai que les chambres avec balcon ont en général une belle vue. Le restaurant est un peu tristounet. Raja est sympa et saura vous aider.
Debarawewa : Regina Guest House : 1000 rps ttc. Tel : 047 223 7159 La maison est agréable et très bien située : 4 chambres avec véranda pour prendre thé et PDJ ou rice & curry. Ranjit le patron a de bons tuyaux pour les ballades.
Tangalle : Kingfisher : 800 rps ttc. http://lanka-houses.com/...ouse-restaurant.html Tel : 047 224 2472 Belles chambres, bien situé et restaurant qui vaut le détour. Calamars avec sauce 😛
Mirissa : 1000 rps ttc.
En raison de la saison – juillet, nous n’avons eu aucun problème à trouver de la place. En fait, à part le SangriLa de Kandy qui est encensé, à juste titre, je n’avais repéré aucun point de chute avant de partir et fait aucune réservation. On voit quand on arrive. D’ailleurs aucun planning n’était prévu non plus. Nous disposions d’un peu plus de 3 semaines : le choix a donc été : _ 1/3 sites culturels _ on peut aisément faire plus. _ 1/3 plantations de thé _ Adam’s Peak était un peu espéré mais la météo n’était pas avec nous. _ 1/3 plages : malgré la période de mousson, on a pu se baigner et bronzer à souhait.
Autres coups de cœur :
Little Folly à Ella : petit salon de thé avec super gâteaux _ 1 chambre aussi. Sur la route du Little Adam’s Peak.
Royal Restaurant à Tissamaharama _ près de la gare routière.
Mama’s Galle : bon restaurant en terrasse sur le toit.
Pagoda Restaurant à Colombo _ dans le Fort : super lamprais servis dans une feuille de bananier. (Sri Lankan dish of rice boiled in meat stock, and mixed with meat and vegetables. Rice is boiled in beef stock, then added to vegetables and meat and baked in a low oven after it is wrapped in a banana leaf. Baking the rice in a banana leaf gives a special flavour to the rice)
+ plein de petits restaurants locaux, où en général nous avons apprécié les rices & curries, les jus de fruits, les hoppers … et tous les fruits dont nous avons abusés _ mangues, ananas, ramboutan, bananes, king coconuts, avocats, pastèques, …
4 juillet 2010, nous voilà dans l’avion de Sri Lankan Airlines pour un vol direct Paris Colombo. Arrivée à l’aéroport, échange des euros en roupies en prenant soin de demander des petites coupures. Négociation avec la première compagnie de taxis pour un circuit de 5 jours dans le Triangle Culturel _ circuit Colombo, Dambulla, Sirigyia, Anuradhapura, Polonnawura, Matale, Kandy avec voiture et chauffeur 21 000 rps ( moitié à Colombo, moitié à Kandy ) et nous voilà partis en voiture climatisée. Etape à Dambulla (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur chez Samman’s : 2000 rps hors taxe la nuit avec PDJ inclus. Visite des grottes sous une chaleur torride et fatigue du voyage. Très beaux Boudhas Le lendemain, visite de Sirigiya _ achat du pass culturel 5750 rps (indispensable si vous allez sur d’autres sites ) et découverte des demoiselles cachées dans une grotte dans le flanc du rocher. Sujets au vertige s’abstenir. Le soir on appréciera la dégustation des hoppers dans un restaurant local. Ensuite visite de Polonnawura en tuk-tuk, payée par le chauffeur. En fait cela lui évite de faire des kilomètres. Très beau musée. Etape à Anuradhapura (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur : Hotel Grand Holidays : 2500 rps net price avec PDJ inclus. Le lendemain, visite du site d’Anuradhapura à vélo (350 rps la journée mais un peu usagé). Le site est important et le vélo est la solution idéale pour tout parcourir, à son rythme et en toute liberté. Etape à Kandy ( 4 nuits ) _ au bout du lac, près du garden café et des courts de tennis En chemin, nous aurons visité le site de Nalanda : tout petit par rapport aux précédents mais il constitue une très jolie halte sur la route. A Matale, visite d’un jardin d’épices. Les commentaires sont intéressants, en français mais la boutique est un peu chère. Sur la route, il y a une multitude de jardins. A Kandy, nous demandons au chauffeur de nous déposer au SangriLa, déclinons son offre de guesthouse (le Majestic _ plus loin, plus chère, moins bien) et réglons le solde du circuit. Notre bilan des 5 jours avec la formule Voiture+Chauffeur Des avantages : un certain confort, ne pas se soucier des transports, ne pas porter son sac, avoir la clim si on souhaite, avoir l’impression qu’on dispose d’une voiture. Les inconvénients : accepter que le chauffeur choisisse son itinéraire, être catalogué comme ayant un fort pouvoir d’achat quand on aborde une boutique, abandonner ses envies d’autonomie, on est un peu en vase clos. Ce bilan est bien sûr le notre. Il est à nuancer en fonction du chauffeur. Revenons sur le SangriLa GuestHouse. L’ambiance est ici différente des précédents logements. Ce n’est pas un hôtel. Anoma veille sur nous, nous offre le thé et prépare les repas si on le souhaite. Sinon le Garden café tout proche est un excellent Take Away. Le boss Nandana nous accueille avec sourire et calme. Nous allons nous poser ici et prendre notre temps. Ma Véro profitera des massages ayurvédiques et commencera à apprécier le pays. Anoma l’accompagnera même pour du shopping et l’achat d’un penjâbi. C’est sûrement la bonne adresse. A Kandy, nous irons voir le jardin botanique, le temple de la Dent, l’orphelinat très très touristique des éléphants, le marché et diverses boutiques. Le week-end, possibilité de change chez les bijoutiers, Travellers acceptés. Etape à Nuwara Elyia ( 2 nuits ) Nous prenons le train de 8h20 depuis Kandy (attention changement à Peredenyia) pour Nuwara. Le train chemine dans un cadre très luxuriant. Le train s’arrête à Nanu Oya et là un taxi collectif nous propose le transfert pour 50 rps par personne. A Nuwara Elyia, il pleut, le ciel est gris et nous poserons nos sacs dans un petit hôtel, tout calme, d’une propreté irréprochable et qui mérite d’être connu. Nous sommes les seuls clients avec Tim que nous avons croisé dans le taxi. En soirée, on accompagnera Tim au Hill Club _ lieu très british pour lequel il faut chemise et cravate. L’hôtelier nous prêtera même les cravates car cela n’était pas sur ma liste de l’indispensable. C’est la première fois que je porte cravate et sandales, très chic. Le lendemain, on profitera d’une éclaircie pour visiter la San Pedro Tea Factory. L’après-midi, il pleut à nouveau et Véro plonge dans une déprime qui la mènera au lit, le 14 juillet. Vite allons plus loin. Etape à Haputale ( 2 nuits ) Train en 3ème classe pour Haputale et installation au Sri Lak View. (pas Lake). Ballade en tuk tuk ( 1200 rps) au cascade de Dyialuna pour une petite baignade magique sous la chute d’eau. Idéal pour faire oublier la pluie de Nuwara et la 3ème classe over crowded. Le lendemain, ballade dans les plantations et petit bus pour Ella Etape à Debarawewa ( 2 nuits ) Nous abordons notre descente vers la cote sud avec l’objectif d’aller voir le festival de Katagarama. Deux bus nous amèneront rapidement à proximité de Tissamaharama. Nous avions une adresse à Debarawewa (Regina) et nous sommes allés la voir, pour finalement y rester tellement cela nous convenait. La Regina Guesthouse est située, près de l’hôpital, dans une allée qui longe le canal, assez loin de la route pour être au calme et assez près pour accéder facilement aux bus (200 m). Après un petit thé dégusté sous la véranda, en devisant tranquillement avec les vendeurs de safari au parc de Yala, nous nous rendrons à la Perahera de Katagarama. (20_25 mn de bus). La foule est immense et colorée. Tout le monde se retrouve dans l’eau de la rivière, avec les éléphants, avant d’assister à la procession. Le lendemain sera plus calme. Ranjit (du Regina) nous a fourni des vélos pour faire un petit circuit qui longe le canal et nous amène à Tissa via les rizières et le lac. Ce sera l’occasion de se baigner et de faire plein de rencontres, d’autant plus que nous étions un week-end. Je suis vraiment fan du vélo en Asie. Etape à Tangalle ( 1 nuit ) Nous faisons un stop à Tangalle pour notre première étape au bord de la mer. Le hasard nous mènera au Kingfisher. A cette période de l’année, les touristes sont plutôt rares. Certains hôtels sont encore en préparation de l’afflux des foreigners et nous avons le choix. Mais la chambre nous convient (lit HyperKingSize), le menu aussi, la plage aussi. Par contre la météo n’est pas avec nous, ciel chargé et mer houleuse : mousson oblige. Etape à Mirissa ( 7 nuits ) Dernier stop de notre périple : Mirissa où une maison nous attend, les pieds dans l’eau. Ce sera l’occasion de vivre des vacances différentes avec un super pied à terre, de rencontrer des sri lankais délicieux, de cuisiner des poissons à volonté, de passer des journées dans un site de rêve à guetter la tortue qui vient nous saluer vers midi. Cette maison, évoquée sur un blog que j’avais lu avant de partir (http://melaetthomas-srilanka2010.space-blogs.com/) , mais aussitôt oubliée, est la preuve que lors d’un voyage, l’imprévu peut réserver les plus belles surprises. Depuis Mirissa, nous irons à Matara, Weligama pour les achats de poissons, Galle, et aussi à Dondra pour une autre Perahera. Le dernier jour sera consacré au retour vers la France. Nous quitterons Mirissa le cœur gros car notre rencontre avec Gamini et sa famille nous a vraiment touchés, Train depuis Weligama vers Colombo. Dépose des bagages à la consigne pour faire les derniers achats les mains libres Bus n° 187 (devant la gare) pour l’aéroport. (prévoir un trajet de 1h30/2h entre les embouteillages et le changement pour la navette qui vous déposera devant le terminal).
Une fois, à la maison, les vacances ne sont pas forcément terminées car nous avons engrangé de nombreuses et belles images dans notre mémoire et notre cœur. C’est sûr, nous sommes prêts à reprendre nos sacs pour y retourner.
Récap des logements :
Dambulla : Samman’s : 2000 rps hors taxe PDJ inclus. Notre premier point de chute. Rien de spécial. Le plus est peut être son emplacement près du temple.
Anuradhapura : Grand Hotel Holidays : 2500 rps ttc PDJ inclus. Bon restaurant avec de nombreux locaux argentés qui apportent leurs propres bouteilles d’alcool. PDJ sympa _ chambre propre. Le plus class de notre périple.
Kandy : Sangrila 1500 rps ttc PDJ inclus. http://www.shangrilanka.com Bien situé, près du lac. Chambre agréable. Patron très sympa. Plus la présence inestimable de la gentille Amona qui assiste à merveille son patron Nandana.
Nuwara Elyia : Carnation Rest 1200 rps ttc. Unique View Road Tel : 052 222 3630 Mérite à être connu. Patron sympa qui n’est pas forcément à l’aise en anglais. Mais la maison est très propre, calme et les employés feront leur possible pour vous. Je répète que les étrangers sont assez rares dans ce lieu. Nous avons aimé.
Haputale : SriLak View : 1250 rps ttc. http://www.srilakviewholidayinn.com/index.htm Tel : 057 226 8125 Apparemment incontournable à Haputale. C’est vrai que les chambres avec balcon ont en général une belle vue. Le restaurant est un peu tristounet. Raja est sympa et saura vous aider.
Debarawewa : Regina Guest House : 1000 rps ttc. Tel : 047 223 7159 La maison est agréable et très bien située : 4 chambres avec véranda pour prendre thé et PDJ ou rice & curry. Ranjit le patron a de bons tuyaux pour les ballades.
Tangalle : Kingfisher : 800 rps ttc. http://lanka-houses.com/...ouse-restaurant.html Tel : 047 224 2472 Belles chambres, bien situé et restaurant qui vaut le détour. Calamars avec sauce 😛
Mirissa : 1000 rps ttc.
En raison de la saison – juillet, nous n’avons eu aucun problème à trouver de la place. En fait, à part le SangriLa de Kandy qui est encensé, à juste titre, je n’avais repéré aucun point de chute avant de partir et fait aucune réservation. On voit quand on arrive. D’ailleurs aucun planning n’était prévu non plus. Nous disposions d’un peu plus de 3 semaines : le choix a donc été : _ 1/3 sites culturels _ on peut aisément faire plus. _ 1/3 plantations de thé _ Adam’s Peak était un peu espéré mais la météo n’était pas avec nous. _ 1/3 plages : malgré la période de mousson, on a pu se baigner et bronzer à souhait.
Autres coups de cœur :
Little Folly à Ella : petit salon de thé avec super gâteaux _ 1 chambre aussi. Sur la route du Little Adam’s Peak.
Royal Restaurant à Tissamaharama _ près de la gare routière.
Mama’s Galle : bon restaurant en terrasse sur le toit.
Pagoda Restaurant à Colombo _ dans le Fort : super lamprais servis dans une feuille de bananier. (Sri Lankan dish of rice boiled in meat stock, and mixed with meat and vegetables. Rice is boiled in beef stock, then added to vegetables and meat and baked in a low oven after it is wrapped in a banana leaf. Baking the rice in a banana leaf gives a special flavour to the rice)
+ plein de petits restaurants locaux, où en général nous avons apprécié les rices & curries, les jus de fruits, les hoppers … et tous les fruits dont nous avons abusés _ mangues, ananas, ramboutan, bananes, king coconuts, avocats, pastèques, …
Location de voiture sans chauffeur à Colombo? English translation pending
Bonjour,
Nous, ma femme et moi, partons au SL du 16 au 26/08/2010.
Séjour trop court, mais nous n'avons guère le choix...
Nous souhaitons louer une voiture sans chauffeur afin d'être autonome (Ma femme photographie énormément et demande à s'arrêter très très très souvent), "aventurier" et espérant être plus rapide...
Peut-on réserver dès notre arrivée à l'aéroport de Colombo sans avoir réservé de FRANCE?
Connaissez-vous une agence de location sérieuse sur place?
Le permis international suffit-il?
Quels sont les tarifs pour 8 jours approximativement?
Y a t-il vraiment des risques avec leur façon de conduire?
Merci pour vos expériences et vos réponses!
Nous sommes vraiment impatients de découvrir cette "perle"...!!!!
Des Empire State Building partout, King Kong ne saurait où grimper, c'est Hong Kong English translation pending
Je me souviens que quand j'étais enfant, c'était donc hier, et que je partais en colonie de vacances comme cela arrivait deux à trois fois dans l'année, j'avais très souvent un gros problème dans la corrspondance. Que ce soit à 6 ans, quand on vous mache le travail, à 12 ans, quand on te l'impose pour ne pas être privé de veillée, ou à 16 ans, quand tu te retrouves un peu plus livré à ta plume sans qu'un moniteur vienne à te le rappeler, le plus souvent, mes cartes postales arrivaient bien après mon retour sans que la poste y soit pour grand chose quand elles n'étaient pas tout bonnement perdues sur les routes ensoleillées de la jeunesse insouciante.
Apparement, rien à changer... Vingt ans plus tard, tout pareil. Les boîtes aux lettres débordent de prospectus et j'ai toujours autant de mal à "trouver des timbres"...
Mes parents sont au courant depuis longtemps; toi, tu découvres. C'est dur. Mais parfois, au détour d'un chemin, le miracle arrive. Tu réouvres la valise dont tu ne t'es servie depuis les précédentes vacances et elle est là, perdue au milieu d'une poche vide, la carte postale qui n'est jamais arrivée! Depuis neuf mois!!!
Neuf mois en arrière... La fin du mois de juin dernier...
Je quitte Manille rempli d'appréhension à l'idée d'entamer ce qui promet d'être la plus dure expérience linguistique du voyage, la Chine. D'après ce que j'en entends d'autres voyageurs, la crise de nerfs est derrière chaque porte, chaque pas, chaque raclement de gorge. Finie la vie à ce la couler douce dans les eaux anglophiles des Philippines, retour aux idéogrammes et au mîme dans le meilleur des cas avec un sas de décompression à l'aller puisque Hong-Kong m'attend, moi et mon vol à 30 dollars.
Dans la cabine, je ne dors pas une seconde, je cligne à peine des yeux plongé que je suis dans le LP chinois lourd de plus de mille pages que je viens à peine d'acheter. A la course aux informations, je suis dernier mais compte bien refaire mon retard!
Pour l'instant, le plus urgent, ce sont les fondamentaux. "Bonjour - au revoir - merci", c'est un bon début. Ensuite, ébaucher un itinéraire, bon courage!! Enfin, alors que l'avion entame sa descente, Hong Kong et principalement comment s'y rendre et où y dormir. Le plus simple pour rejoindre le "centre-ville" est de prendre le métro. Sitôt mes sacs sur mes épaules, je m'engouffre. A ma grande surprise, l'anglais est omniprésent, l'équipée rendue facile. Je decends à la recherche de la surface. Un escalator, puis un autre, je me faufile difficilement dans la foule du début de soirée. Un nouvel escalier mécanique, j'atteins la sortie. Halluciné. A mesure que j'approche le bout du tunnel, l'horizon s'ouvre pour la première fois. Tu penses avoir tout vu des villes du monde, think again. En face de moi, des immeubles se dressent dans la nuit. Plus j'avance, plus j'attends d'en voir les sommets. Plus j'avance, plus je me tords le cou. Plus j'avance, plus je suis écrasé de démesure. Il est 21h, le ciel est noir nuit et la chaussée est baignée de lumière comme en plein jour. Tout n'est que verticalité, tu marches sur le trottoir et pourtant tu es pris de vertiges. Tes yeux reviennent à l'horizontale, passe une Ferrari, tiens puis une autre. Tout le monde a l'air de conduire une Batmobile. Ca surprend quand on a encore la tête dans la mangrove!! J'ai l'impression d'avoir débarqué dans le 5ème élément et me surprends de n'y voir aucune voiture volante!!
Le réveil des fondamentaux sonne mon retour sur terre. La GH, où peut-elle bien se cacher dans ce labyrinthe colossal? T'es en Chine au milieu des gratte-ciels et tu vas devoir trouver ton nord de ton sud. C'est là qu'Hong Kong se savoure. Un rapide coup d'oeil permet de se rendre compte que la ville est la capitale mondiale des plaques de rues et en plus dans les deux langues!! Merci les anglais!! Je m'enfonce dans les boulevards jusqu'à faire face à un immeuble d'habitations de plus de vingt étages. Le numéro fait pourtant foi. C'est ici sauf que rien ne l'indique. J'attends quelques secondes en attendant que quelqu'un veuille bien ouvrir la porte. En posant mes sacs à terre au milieu des boutiques clincantes, je suis le clochard de Beverly Hills. Ca ne dure pas. Un jeune couple arrive et eux ne sont pas chinois, c'est sûr, comme le Porc Salut, c'est écrit dessus, ils sont norvégiens. Je me faufile derrière eux et entreprends la conversation au cours de laquelle j'apprends que c'est bien une GH puisque eux y dorment. Ils m'indiquent où trouver la réception qui me donne ma clé d'un dortoir de quatre personnes que je vais partager avec... Les norvégiens!!! C'est une bien belle coïncidence parce qu'ils sont biens sympas et riches d'une belle énergie. Ca fait déjà 24 heures qu'ils sont dans les parrages et peuvent m'enseigner de précieuses leçons, notamment sur le cout de la vie et la viabilité de se restaurer dans les chaines de restauration rapide en général et dans celle qui vend des Double Whopper cheese & bacon en particulier. On célèbre mon apprentissage en s'essuyant le jus de viande de nos comissures de lèvres et en décidant de synchroniser nos montres imaginaires et nos emplois du temps encore plus hypothétiques pour le lendemain et plus si affinités en commençant par la demande d'un visa chinois, ça devrait nous occuper un moment.
Voilà pourquoi le réveil sonne. Pas question d'y passer toute la journée, plus tôt on commence, vous connaissez la suite, sachant qu'il y a en prime une petite trotte les yeux en l'air pour y aller. En chemin, c'est comme la veille, je me sens toujours tout petit, un pou sur la tête de Desireless que, par ailleurs, j'entends de ci de là, merci la chanson française à l'étranger!!!
En bas de l'immeuble accueuillant le bureau des visas, la queue est déjà longue. Avec mes deux compères, on patiente. Une heure. Puis on rentre dans le batiment où à l'entrée, on me confisque mon briquet, merci la confiance!! La porte de l'ascenseur s'ouvre sur une salle immense où les gens en finissent patiemment avec la chaîne bureaucratique. Deux heures de patience au terme desquelles mon passeport noyé des temps laossiens a fait sourcillé mon interlocutrice et son supérieur. Mais ils ont quand même la grace de le prendre. Merci la chaîne bureaucratique!
On sort de la dedans au son du gong quand midi vient fermer la porte sur le nez des retardataires. On est bien entamé et passer du froid climatisé des bureaux polissés à la chaleur des trottoirs n'aide en rien. A Hong Kong, la consommation électrique correspondant à la climatisation équivaudrait avec la consommation électrique du Danmark tout compris même le chauffage. A Hong Kong cependant, quand tu passes ta vie dehors, comme dans le désert, l'hydratation est la clé de la survie. Ayant bien appris notre leçon, on met en pratique jusqu'à réalterner pied gauche et pied droit sur les coups de 14h. Aux grés des circonstances et des instincts on se promène. Puis, lassés, le tramway prend le relai jusqu'au bord du Victoria Harbour, le port d'où part le Star Ferry, bateau traversant la baie qui tient autant du transport en commun que de l'excursion touristique. Le voyage de quelques minutes m'ouvre les yeux sur cette ville dont je n'ai eu pour l'instant qu'un bref aperçu. Les gratte-ciels sont omniprésents. Pas un immeuble de la baie ne regarderait la tour Montparnasse en levant les yeux. C'est une concentration de géants comme nulle part ailleurs qui, alors que le soleil se couche sur l'empire, se pare de mille et une et une et une lumières pour le grand plaisir des passants qui s'ammacent sur les quais comme des papillons de nuit hypnotisés par un lampadaire. A l'issue du retour en bateau, chacun est ravi de sa journée, c'est le retour aux fondamentaux. Les norvégiens, qui l'ont ressacé toute la journée doivent faire une lessive, ni facile ni bon marché dans une ville où les montres en or se vendent en plus grand nombre que les pots de rillettes. Pour rendre la pillule plus digeste, je les convaincs de laver leur linge sale en famille, à la maison, comme des grands. Ne nous manque qu'un seau qu'on pourra surement trouver sous la référence Inisbluk dans l'Ikea voisin de notre hotel.
Nous voilà donc, lessivé d'une journée de marche dans une mégalopole tropicale, à traquer le seau dans un supermarché taillé pour le viking. Saleté de standardisation mais terrain de jeu idéal pour jeunes loins de chez eux. Dès qu'on voit un ballon, une assiette en plastique, un coussin, ça devient autant de parties de foot, de freesbee, de batailles de polochons jusqu'à la sortie au grand amusement de tous les clients dont les sourires se débrident. Chez Ikéa, on est chez nous ou presque. Il n'est seulement pas possible d'utiliser la machine à laver fictive. Dommage... M'y ferais bien enfermer toute la nuit dans le Ikea...
De retour à la chambre déjà en sérieux bordel, surtout du fait de l'espace disponible, chacun vaque à ses affaires jusqu'à ce qu'un fil recouvert de vêtements qui gouttent vienne transformé le plafond en une toile d'araignée hallucinée et le sol en une éponge expiatoire. Règne en ces murs une atmosphère de maison mobile, c'est plaisir et pas seulement pour nous protéger de la pluie qui s'active à tomber en trombes dès le réveil du matin suivant. Tant que ça ne dure pas. De toute façon nous sommes vendredi et on ne peut récupérer notre passeport que le lundi suivant un weekend aussi chaumé en Chine que partout ailleurs, merci pour eux. Aujourd'hui n'est donc pas consacré aux visites. C'est surtout pour mes deux norvégiens l'occasion de revoir une connaissance locale rencontrée en vadrouille quelques mois auparavant. Le monde est petit, je m'en rend compte tous les jours quand je ne prends pas des bus pour des dizaines d'heures.
On appelera le gars "X" non pas pour protéger son anonymat, encore que, mais parce que je ne me souviens plus de son prénom. X est singapourien d'origine mais du haut de ses 25 ans, il a plus ou moins toujours vécu à Hong Kong sauf quand il a dû aller étudier aux Etats-Unis. X est d'une famille de la riche bourgeoisie qui, elle, est retournée vivre à Singapour ce qui implique que, de retour de voyage, il loge temporairement dans une chambre immense avec vue d'un palace de la ville dans laquel il nous propose de le rejoindre. A l'intérieur, une immense fenêtre tient en lieu et place d'un mur, la baignoire est plus grande que ma salle de bain parigote, le minibar "offre" du quinze ans d'age. Et X au milieu, il fait tout petit même si bien à son aise. Il est de retour chez lui après six mois de bourlingue en Asie Centrale et il tient à le faire savoir en nous conviant tous pour une soirée en mode quatre étoiles, les glands dans les petits plats!!
La fin d'après-midi défile comme une matinée de mariage. Chacun se pare de ses plus beaux atouts dans la limite risible du disponible pour moi et dans la limite du sec pour la Norvège. Chacun prend une douche et se déodorise, Jurgen et moi nous rasons de près, c'est trop la fête!! Je sors en prime ma dernière et quasi-seule acquisition futile du voyage, un jean acheté à Cebu tellement large qu'il couvrirait mes pieds chaussés chez Zavatta, qu'il me faut le soulever telle Marie-Antoinette en robe parapluie au moment de gravir des escaliers escarpés, tellement confortable que j'ai l'impression de savoir ce que c'est que de porter une jupe longue, les petits draps dans les grands!!!
On a rendez-vous devant un des plus vieux restaurant de la ville où une table a été réservée pour six. Quand nous l'atteignons après un rapide trajet en métro, les trois autres sont là, il y a X ainsi que deux amis à lui, Y et Z, la vie est bien faite. Comme il pleut toujours, un employé du restaurant les couvre en permanence à l'aide d'un parapluie de la taille d'un parasol. Le temps de nous présenter et un deuxième employé arrive avec un deuxième parasol-parapluie, les clients sont couvés. On nous amène à notre table. X s'occupe de la carte et commande pour tout le monde. X, Y et Z parlent tous un anglais parfait, les sujets de conversation se suivent jusqu'à être coupés par une toute autre farandole, celle des plats. La table rectangulaire n'est pas assez grande, qu'à cela ne tienne, une table d'appoint est apportée. Poissons, crustacés, viandes, légumes et vins s'embouteillent devant l'étonnement non feint des yeux. Il est sous-entendu que X régale, j'espère sincèrement que c'est vrai!!! Et puis, comme de toutes façons, faut pas gacher, chacun saisit ses baguettes et se régale de toutes les saveurs qui se succèdent dans des portions indécentes qui viendront à peine à bout de la moitié du festin proposé. Apparemment, en Chine, pour la nourriture, on ne compte pas... Au moment de l'addition, Jurgen entrevoit le montant par dessus l'épaule de X. La rumeur court depuis sur une somme approchant les mille euros... Mille euros sur lesquels on a peut-être ingéré 600, ça vous donne le "doggy bag" à 400, doggy bag dont il n'a pas fallu se charger. Aux dires de X, "à Hong Kong, les pauvres, ils ont assez à bouffer!" (sic) En tout cas, incroyable premier repas traditionnel comme je n'en aurais certainement plus. Malgré les conneries que X, Y ou Z sortent parfois, X, X, X, hourraaaaaa!!!!
Et ça ne fait que commencer...
Z a sa voiture garée pas loin et comme c'est une énorme voiture allemande avec l'étoile encerclée sur la calandre, il y a en effet de la place pour six. C'est donc l'heure d'un "Hong Kong by night" comme aux plus belles des "Paris by night" d'il y a quelques années comme quand on avait emmené Sully, l'appelé Réunionais en Picardie qui découvre la métropole en hiver, en virée motorisée à travers la ville magnifique. A travers le toit ouvrant ouvert de la berline, les immeubles nous toisent, la brise raffraichit, ça ne change pas de d'habitude; ça sent le cuir vachette, c'est une première!!!
L'équipée motorisée s'arrête dans le parking souterrain d'un centre commercial luxueux. Après une montée d'ascenseur comme on change de planète, les portes s'ouvrent devant un bar duquel une musique enjouée nous parvient. A l'intérieur, le décor est minimaliste et l'ambiance tamisée. Un long bar trone au centre d'une ribambelle de canapés blancs. C'est du meilleur gout même si ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pandore est ailleurs, disséminée dans la salle. Quand elle te saute aux yeux, telle une sirène, elle ne te lache plus. Machinalement, comme en entrant où que ce soit, je regarde les gens. Seulement, ici, les gens ne sont pas des gens. Tous les êtres humains présents sans même une exception sont d'une beauté renversante. Les gars ont tous la machoire carrée et le muscle pectoral fier. Les filles, euh... Comment dire? C'est à un point tel que tu te demandes ce que tu fais là, sur la même planète, si tes pouces opposables ne sont pas la seule chose que vous ayez en commun. De tous les styles, de toutes les couleurs, neuf mois plus tard, je n'ai pas oublié! Et X, Y et Z semblent connaître tout le monde, les poignées de mains et les bises sont nombreuses et souvent ponctuées de rires automatiques. Puis, comme c'est apparemment la coutume ce soir, on nous convit à rejoindre notre table réservée. Les cartes arrivent. X les intercepte et commande X bouteilles pour tenter de rassasier la dizaine de personnes assises autour de la table. Visiblement, en Chine, pour la boisson comme pour la nourriture, on ne compte pas non plus!!
Posé là, j'ai à ma gauche les norvégiens et à ma droite Z. Après un temps, lui et moi engageons la discussion. Je le questionne gentiment sur lui et il en fait de même avec moi. Puis le grand manitou es-question se met en marche et il raconte un peu plus.
- Comment tu connais X? Vous êtes des potes d'enfance? - Ah ça ouais, ça remonte. On était d'abord à l'école ensemble puis on a été membres du même club avant qu'il ne s'en aille pour les USA. - Et ton tatouage, là, qui dépasse de ton col, c'est quoi? - C'est un dragon, je viens de le finir. Il part de la base de mon pied jusqu'en haut de mon cou ondulant sur tout mon corps.
Il lève le bas de son patalon jusqu'à son genou et me montre. Effectivement.
- Ca a une signification particulière pour toi le dragon? - C'est avant tout une histoire de bandes. - Comme le club avec X? - Ouais si on veut... - Tu fais quoi pour eux? - Ben, plus rien maintenant, mais au départ comme je connaissais pas mal de gosses riches, je tentais de leur vendre de la drogue. - Et ensuite? - Ensuite, j'ai pris du galon, j'ai vendu aux vendeurs. - Et ensuite? - Ensuite j'ai vendu des femmes.
Vendu des femmes???????????? Le gars entre le rhum et le whisky me raconte qu'il vendait des femmes????? Carton rouge, merci bien!!!!! La prochaine fois, la grosse bagnole, ce sera sans moi!!!! Je préfèrais mille fois quand le type n'était qu' "Y", pas un mafieux de la pire espèce en puissance!!! Je retourne vers mon côté gauche pour y rester n'oubliant pas de laisser divaguer mon regard vers ces summums de beauté que sont les femmes en général et ce soir là en particulier. Il est bon de se raffraichir la tête pour oublier cette histoire bien sordide!!
Les verres succèdent aux verres. De A à Z, tout le monde monte en régime pour le club. Car pour aller du boulevard du restaurant à la rue du strip-tease, il faut bien passer par la case avenue de la discothèque et toucher 20.000 francs!!
Toujours un groupe de plus de dix personnes, tout le monde ne peut monter dans la Zmobile, tant mieux, je me dévoue et passe mon tour. Avec la Norvège et X qui décide de nous accompagner, on prend un taxi et on se retrouve là-bas! Tony Montana rincé au whisky pour chauffeur, non merci!!!
Le club est en plein centre-ville et déchire le silence loin aux alentours. Il a beau être près de 1h, les voisins devront encore patienter pour ne pas sentir leur lit bouger au (gros) son des basses. A l'extérieur, le bas peuple attend de voir donner le feu vert pour bouger son corps avec les beautiful people de Hong Kong. Deux cerbères et une femme, gardienne en chef, controlent les allers et venues. Dans la foulée de X, le reste du groupe entre. Pas moi... La physionomiste déteste mon pantalon qu'elle trouve trop large pour sa piste de danse à l'esprit trop étroit. Je suis déchiré et je ne parle pas que du rhum. La femme me fait comprendre que si je change de pantalon, alors plus de problème. Un jean plus passe-partout fera l'affaire. Seulement, et d'une, on habite pas tout près, et de deux,
- Qu'est ce qu'elle vient me prendre la tête avec mon pantalon cette c...e?!? Que je me calme?? D'accord. Bon alors, je fais l'aller-retour?? A tout de suite!!
A toute blinde, je cours trouver un taxi trop heureux de me faire boucler la boucle. En sortant du taxi, je cours. En montant l'escalier, je cours. En enfilant un autre pantalon, je cours. En vingt minutes, je suis de retour pour voir les autres non pas remuer leur derrière à l'intérieur mais assis autour d'une table disposée spécialement à l'extérieur. Finalement, j'aurais pû garder mon pantalon. (sic) Tant pis, je me venge sur la boisson porté par cette ambiance de retrouvailles.
Les heures passent, quatre heures sonnent. Tout le monde est passablement dans un état second. Si ça devait s'arrêter là, ce ne serait que justice. Mais X n'a pas encore rendu les armes. Il est bien décidé à vivre une sixième mi-temps. Au point où on en est, on suit. Deux taxis sont réquisitionnés. X nous fait arrêter devant un immeuble à l'allure anodine. Un code pour rentrer? X passe un coup de fil et l'épreuve du digicode. On est alors six ou sept entre une porte d'ascenseur qui tarde à s'ouvrir et des boites aux lettres. Normal. L'ascenseur arrive, on grimpe les étages les uns après les autres. La porte se réouvre directement sur un appartement. Pas de palier, pas de sonnette, tout de suite dans le vif du sujet.
Dans un coin, un bar sombre. Des chaises sont réparties le long des murs. Et au centre, une danseuse qui peine à éveiller l'intéret des derniers clients présents. Des boîtes de strip-tease, je n'ai pas dû en voir plus que trois mais celle-ci est bizarrement et de loin la plus glauque. Jurgen s'ennuie, sa copine baille, moi aussi, les deux. Après un dernier cocktail, il est dit que la soirée s'achève. La Norvège et la France saluent et remercient Singapour. Je salue rapidement X une dernière fois en sachant que, de quelque manière que ce soit, le gars est une légende, une comète improbable devant qui toutes les portes s'ouvrent, un seigneur de la nuit responsable d'une belle barre de fer plantée dans ma tête qui aurait dû penser à prendre une aspirine avant d'incuber pour la nuit une sacrée gueule de bois.
Pas de réveil. Il nous reste à tous au moins trois jours à Hong Kong donc pas de réveil. Dehors, il pleut toujours, ce n'est pas engageant pour un samedi... Au moins peut-on se réconforter à l'idée qu'une embellie est attendue dès le lendemain... Il sera alors temps de vaquer à l'extérieur. En attendant, on se dégourdit un peu les cartes avant que Jurgen ait l'idée du jour. En face de chez nous est construit un cinéma immense, allons donc nous faire une toile! Une seule rue à traverser, on est tous vite convaincu et vite suffisamment couvert pour affronter ces cordes passagères. Au guichet du cinéma, c'est la tuile artistique, le multiplex n'en est finalement pas un. Il n'y a qu'une seule salle montrant un seul film, la merveille absolue de l'été 2009 avec son scénario écrit sur un timbre poste, ses gentils très très gentils et ses méchants très très méchants, le retour des transformers, Transformers II. Transformers II qui vous apprend que les chinois n'ont pas d'armée, que Petra et Louxor c'est au même endroit, que merci l'Amérique!!! Que merci aussi mon après-midi cinéclub!!! Les norvègiens agés d'une petite vingtaine d'année ont adoré, moi non plus. Vivement la censure, vivement les excursions, vivement le soleil!!!
Au retour du navet, on s'équipe pour manger en chambre et attendre demain de pieds fermes. L'a intérêt à être coopératif!!!
Il l'est, un peu. Il ne pleut plus pour l'instant, c'est l'essentiel. Toujours les fondamentaux. Ca nous donne en tout cas le courage de reprendre notre baton de marcheur, du métro jusqu'à un téléphérique (sic), jusqu'au plus grand "bouddha en bronze assis à l'extérieur" du monde. Pour s'y rendre, le téléphérique est une nouvelle occasion d'apprécier ou de vomir l'architecture locale. Cela permet également d'apprécier qu'à Hong Kong, il y encore de la verdure, des collines entières recouvertes de forêts de la base au sommet entourées d'une mer calme. C'est l'écrin dans lequel repose notre Bouddha géant sur l'île de Lantau qui nous occupe jusqu'au soir entre deux averses soudaines. Comme à l'aller, le retour s'effectue en téléphérique.
En rentrant en ville, on tombe sur un restaurant de sushis à volonté qui a bien fait de se trouver là, patientant longtemps avant notre capitulation.
Une fois à la chambre, le fil sur lequel pendaient les vêtements secs s'est cassé la figure ermportant avec lui son chargement. La piaule ressemble à un champ de bataille. Plus que deux jours. Plus que deux jours avant Pékin. Mardi.
Mais avant, lundi. Lundi, le bureau des visas est censé nous rendre nos passeports. Nous y allons gaiement en fin de matinée sous un soleil qui aura mis quatre jours à percer d'entre les nuages. A l'extérieur, comparée à la dernière fois, la file d'attente est anecdotique par rapport à la dernière fois et par rapport à la foule omniprésente d'une rue moyenne. En quinze minutes, on me reconfisque mon briquet!! Quinze minutes plus tard, mon droit d'entrée dans l'Empire du Milieu en poche, je récupère cette fois mon bien. Depuis le temps que je ne carambouille plus les briquets des autres, ça fait tache quand on me carambouille le mien!!
A l'issue de cette minute paperasserie, la journée nous appartient encore. La norvège quitte également Hong Kong le lendemain pour la Chine intérieure, tachons d'en tirer le meilleur. On se jète alors dans une très longue promenade, passant entre autre par le plus long tapis roulant du monde. (NDLR : ça devient n'importe quoi tous ces "les plus / du monde"!!) Puis, dans un timing parfait, on se retrouve au pied du peaktram un peu avant le coucher du soleil. Le peaktram est une sorte de train qui gravit quasiment à la verticale le long du Victoria Peak jusqu'à un sentier long de trois bornes qui permet de dominer toute la ville qui s'éclaire dans la lumière décroissante quand tu choisis bien ton moment, comme nous on fait!
La gare du bas est encastrée entre les immeubles, immeubles que nous dépassons à un tiers de la montée, puis c'est la forêt, tout de suite, dense, humide, spectaculaire, jusqu'à la gare haute qui abrite, malgré la forêt, un Burger King. De là, on commence donc notre marche à s'étonner des cascades et du nombres d'oiseaux jusqu'à la cerise sur le gateau : tout Hong Kong à nos pieds comme une immense île flottante!! Pharaonique est un adjectif qui ne peut même pas s'appliquer tant c'est gigantesque, la ville verticale. Enfin, comme prévu, le soleil s'est finalement couché, on peut lui faire confiance pour être à l'heure. La lumière venue du sol a progressivement remplacé celle venue du ciel. Feu d'artifice quotidien pour une autre ville lumière.
On achèvera de célébrer ces quatre à cinq jours passés ensemble en buvant quelques bières au lit. Tout est permis. Comme l'idée d'un prochain article.
Apparement, rien à changer... Vingt ans plus tard, tout pareil. Les boîtes aux lettres débordent de prospectus et j'ai toujours autant de mal à "trouver des timbres"...
Mes parents sont au courant depuis longtemps; toi, tu découvres. C'est dur. Mais parfois, au détour d'un chemin, le miracle arrive. Tu réouvres la valise dont tu ne t'es servie depuis les précédentes vacances et elle est là, perdue au milieu d'une poche vide, la carte postale qui n'est jamais arrivée! Depuis neuf mois!!!
Neuf mois en arrière... La fin du mois de juin dernier...
Je quitte Manille rempli d'appréhension à l'idée d'entamer ce qui promet d'être la plus dure expérience linguistique du voyage, la Chine. D'après ce que j'en entends d'autres voyageurs, la crise de nerfs est derrière chaque porte, chaque pas, chaque raclement de gorge. Finie la vie à ce la couler douce dans les eaux anglophiles des Philippines, retour aux idéogrammes et au mîme dans le meilleur des cas avec un sas de décompression à l'aller puisque Hong-Kong m'attend, moi et mon vol à 30 dollars.
Dans la cabine, je ne dors pas une seconde, je cligne à peine des yeux plongé que je suis dans le LP chinois lourd de plus de mille pages que je viens à peine d'acheter. A la course aux informations, je suis dernier mais compte bien refaire mon retard!
Pour l'instant, le plus urgent, ce sont les fondamentaux. "Bonjour - au revoir - merci", c'est un bon début. Ensuite, ébaucher un itinéraire, bon courage!! Enfin, alors que l'avion entame sa descente, Hong Kong et principalement comment s'y rendre et où y dormir. Le plus simple pour rejoindre le "centre-ville" est de prendre le métro. Sitôt mes sacs sur mes épaules, je m'engouffre. A ma grande surprise, l'anglais est omniprésent, l'équipée rendue facile. Je decends à la recherche de la surface. Un escalator, puis un autre, je me faufile difficilement dans la foule du début de soirée. Un nouvel escalier mécanique, j'atteins la sortie. Halluciné. A mesure que j'approche le bout du tunnel, l'horizon s'ouvre pour la première fois. Tu penses avoir tout vu des villes du monde, think again. En face de moi, des immeubles se dressent dans la nuit. Plus j'avance, plus j'attends d'en voir les sommets. Plus j'avance, plus je me tords le cou. Plus j'avance, plus je suis écrasé de démesure. Il est 21h, le ciel est noir nuit et la chaussée est baignée de lumière comme en plein jour. Tout n'est que verticalité, tu marches sur le trottoir et pourtant tu es pris de vertiges. Tes yeux reviennent à l'horizontale, passe une Ferrari, tiens puis une autre. Tout le monde a l'air de conduire une Batmobile. Ca surprend quand on a encore la tête dans la mangrove!! J'ai l'impression d'avoir débarqué dans le 5ème élément et me surprends de n'y voir aucune voiture volante!!
Le réveil des fondamentaux sonne mon retour sur terre. La GH, où peut-elle bien se cacher dans ce labyrinthe colossal? T'es en Chine au milieu des gratte-ciels et tu vas devoir trouver ton nord de ton sud. C'est là qu'Hong Kong se savoure. Un rapide coup d'oeil permet de se rendre compte que la ville est la capitale mondiale des plaques de rues et en plus dans les deux langues!! Merci les anglais!! Je m'enfonce dans les boulevards jusqu'à faire face à un immeuble d'habitations de plus de vingt étages. Le numéro fait pourtant foi. C'est ici sauf que rien ne l'indique. J'attends quelques secondes en attendant que quelqu'un veuille bien ouvrir la porte. En posant mes sacs à terre au milieu des boutiques clincantes, je suis le clochard de Beverly Hills. Ca ne dure pas. Un jeune couple arrive et eux ne sont pas chinois, c'est sûr, comme le Porc Salut, c'est écrit dessus, ils sont norvégiens. Je me faufile derrière eux et entreprends la conversation au cours de laquelle j'apprends que c'est bien une GH puisque eux y dorment. Ils m'indiquent où trouver la réception qui me donne ma clé d'un dortoir de quatre personnes que je vais partager avec... Les norvégiens!!! C'est une bien belle coïncidence parce qu'ils sont biens sympas et riches d'une belle énergie. Ca fait déjà 24 heures qu'ils sont dans les parrages et peuvent m'enseigner de précieuses leçons, notamment sur le cout de la vie et la viabilité de se restaurer dans les chaines de restauration rapide en général et dans celle qui vend des Double Whopper cheese & bacon en particulier. On célèbre mon apprentissage en s'essuyant le jus de viande de nos comissures de lèvres et en décidant de synchroniser nos montres imaginaires et nos emplois du temps encore plus hypothétiques pour le lendemain et plus si affinités en commençant par la demande d'un visa chinois, ça devrait nous occuper un moment.
Voilà pourquoi le réveil sonne. Pas question d'y passer toute la journée, plus tôt on commence, vous connaissez la suite, sachant qu'il y a en prime une petite trotte les yeux en l'air pour y aller. En chemin, c'est comme la veille, je me sens toujours tout petit, un pou sur la tête de Desireless que, par ailleurs, j'entends de ci de là, merci la chanson française à l'étranger!!!
En bas de l'immeuble accueuillant le bureau des visas, la queue est déjà longue. Avec mes deux compères, on patiente. Une heure. Puis on rentre dans le batiment où à l'entrée, on me confisque mon briquet, merci la confiance!! La porte de l'ascenseur s'ouvre sur une salle immense où les gens en finissent patiemment avec la chaîne bureaucratique. Deux heures de patience au terme desquelles mon passeport noyé des temps laossiens a fait sourcillé mon interlocutrice et son supérieur. Mais ils ont quand même la grace de le prendre. Merci la chaîne bureaucratique!
On sort de la dedans au son du gong quand midi vient fermer la porte sur le nez des retardataires. On est bien entamé et passer du froid climatisé des bureaux polissés à la chaleur des trottoirs n'aide en rien. A Hong Kong, la consommation électrique correspondant à la climatisation équivaudrait avec la consommation électrique du Danmark tout compris même le chauffage. A Hong Kong cependant, quand tu passes ta vie dehors, comme dans le désert, l'hydratation est la clé de la survie. Ayant bien appris notre leçon, on met en pratique jusqu'à réalterner pied gauche et pied droit sur les coups de 14h. Aux grés des circonstances et des instincts on se promène. Puis, lassés, le tramway prend le relai jusqu'au bord du Victoria Harbour, le port d'où part le Star Ferry, bateau traversant la baie qui tient autant du transport en commun que de l'excursion touristique. Le voyage de quelques minutes m'ouvre les yeux sur cette ville dont je n'ai eu pour l'instant qu'un bref aperçu. Les gratte-ciels sont omniprésents. Pas un immeuble de la baie ne regarderait la tour Montparnasse en levant les yeux. C'est une concentration de géants comme nulle part ailleurs qui, alors que le soleil se couche sur l'empire, se pare de mille et une et une et une lumières pour le grand plaisir des passants qui s'ammacent sur les quais comme des papillons de nuit hypnotisés par un lampadaire. A l'issue du retour en bateau, chacun est ravi de sa journée, c'est le retour aux fondamentaux. Les norvégiens, qui l'ont ressacé toute la journée doivent faire une lessive, ni facile ni bon marché dans une ville où les montres en or se vendent en plus grand nombre que les pots de rillettes. Pour rendre la pillule plus digeste, je les convaincs de laver leur linge sale en famille, à la maison, comme des grands. Ne nous manque qu'un seau qu'on pourra surement trouver sous la référence Inisbluk dans l'Ikea voisin de notre hotel.
Nous voilà donc, lessivé d'une journée de marche dans une mégalopole tropicale, à traquer le seau dans un supermarché taillé pour le viking. Saleté de standardisation mais terrain de jeu idéal pour jeunes loins de chez eux. Dès qu'on voit un ballon, une assiette en plastique, un coussin, ça devient autant de parties de foot, de freesbee, de batailles de polochons jusqu'à la sortie au grand amusement de tous les clients dont les sourires se débrident. Chez Ikéa, on est chez nous ou presque. Il n'est seulement pas possible d'utiliser la machine à laver fictive. Dommage... M'y ferais bien enfermer toute la nuit dans le Ikea...
De retour à la chambre déjà en sérieux bordel, surtout du fait de l'espace disponible, chacun vaque à ses affaires jusqu'à ce qu'un fil recouvert de vêtements qui gouttent vienne transformé le plafond en une toile d'araignée hallucinée et le sol en une éponge expiatoire. Règne en ces murs une atmosphère de maison mobile, c'est plaisir et pas seulement pour nous protéger de la pluie qui s'active à tomber en trombes dès le réveil du matin suivant. Tant que ça ne dure pas. De toute façon nous sommes vendredi et on ne peut récupérer notre passeport que le lundi suivant un weekend aussi chaumé en Chine que partout ailleurs, merci pour eux. Aujourd'hui n'est donc pas consacré aux visites. C'est surtout pour mes deux norvégiens l'occasion de revoir une connaissance locale rencontrée en vadrouille quelques mois auparavant. Le monde est petit, je m'en rend compte tous les jours quand je ne prends pas des bus pour des dizaines d'heures.
On appelera le gars "X" non pas pour protéger son anonymat, encore que, mais parce que je ne me souviens plus de son prénom. X est singapourien d'origine mais du haut de ses 25 ans, il a plus ou moins toujours vécu à Hong Kong sauf quand il a dû aller étudier aux Etats-Unis. X est d'une famille de la riche bourgeoisie qui, elle, est retournée vivre à Singapour ce qui implique que, de retour de voyage, il loge temporairement dans une chambre immense avec vue d'un palace de la ville dans laquel il nous propose de le rejoindre. A l'intérieur, une immense fenêtre tient en lieu et place d'un mur, la baignoire est plus grande que ma salle de bain parigote, le minibar "offre" du quinze ans d'age. Et X au milieu, il fait tout petit même si bien à son aise. Il est de retour chez lui après six mois de bourlingue en Asie Centrale et il tient à le faire savoir en nous conviant tous pour une soirée en mode quatre étoiles, les glands dans les petits plats!!
La fin d'après-midi défile comme une matinée de mariage. Chacun se pare de ses plus beaux atouts dans la limite risible du disponible pour moi et dans la limite du sec pour la Norvège. Chacun prend une douche et se déodorise, Jurgen et moi nous rasons de près, c'est trop la fête!! Je sors en prime ma dernière et quasi-seule acquisition futile du voyage, un jean acheté à Cebu tellement large qu'il couvrirait mes pieds chaussés chez Zavatta, qu'il me faut le soulever telle Marie-Antoinette en robe parapluie au moment de gravir des escaliers escarpés, tellement confortable que j'ai l'impression de savoir ce que c'est que de porter une jupe longue, les petits draps dans les grands!!!
On a rendez-vous devant un des plus vieux restaurant de la ville où une table a été réservée pour six. Quand nous l'atteignons après un rapide trajet en métro, les trois autres sont là, il y a X ainsi que deux amis à lui, Y et Z, la vie est bien faite. Comme il pleut toujours, un employé du restaurant les couvre en permanence à l'aide d'un parapluie de la taille d'un parasol. Le temps de nous présenter et un deuxième employé arrive avec un deuxième parasol-parapluie, les clients sont couvés. On nous amène à notre table. X s'occupe de la carte et commande pour tout le monde. X, Y et Z parlent tous un anglais parfait, les sujets de conversation se suivent jusqu'à être coupés par une toute autre farandole, celle des plats. La table rectangulaire n'est pas assez grande, qu'à cela ne tienne, une table d'appoint est apportée. Poissons, crustacés, viandes, légumes et vins s'embouteillent devant l'étonnement non feint des yeux. Il est sous-entendu que X régale, j'espère sincèrement que c'est vrai!!! Et puis, comme de toutes façons, faut pas gacher, chacun saisit ses baguettes et se régale de toutes les saveurs qui se succèdent dans des portions indécentes qui viendront à peine à bout de la moitié du festin proposé. Apparemment, en Chine, pour la nourriture, on ne compte pas... Au moment de l'addition, Jurgen entrevoit le montant par dessus l'épaule de X. La rumeur court depuis sur une somme approchant les mille euros... Mille euros sur lesquels on a peut-être ingéré 600, ça vous donne le "doggy bag" à 400, doggy bag dont il n'a pas fallu se charger. Aux dires de X, "à Hong Kong, les pauvres, ils ont assez à bouffer!" (sic) En tout cas, incroyable premier repas traditionnel comme je n'en aurais certainement plus. Malgré les conneries que X, Y ou Z sortent parfois, X, X, X, hourraaaaaa!!!!
Et ça ne fait que commencer...
Z a sa voiture garée pas loin et comme c'est une énorme voiture allemande avec l'étoile encerclée sur la calandre, il y a en effet de la place pour six. C'est donc l'heure d'un "Hong Kong by night" comme aux plus belles des "Paris by night" d'il y a quelques années comme quand on avait emmené Sully, l'appelé Réunionais en Picardie qui découvre la métropole en hiver, en virée motorisée à travers la ville magnifique. A travers le toit ouvrant ouvert de la berline, les immeubles nous toisent, la brise raffraichit, ça ne change pas de d'habitude; ça sent le cuir vachette, c'est une première!!!
L'équipée motorisée s'arrête dans le parking souterrain d'un centre commercial luxueux. Après une montée d'ascenseur comme on change de planète, les portes s'ouvrent devant un bar duquel une musique enjouée nous parvient. A l'intérieur, le décor est minimaliste et l'ambiance tamisée. Un long bar trone au centre d'une ribambelle de canapés blancs. C'est du meilleur gout même si ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pandore est ailleurs, disséminée dans la salle. Quand elle te saute aux yeux, telle une sirène, elle ne te lache plus. Machinalement, comme en entrant où que ce soit, je regarde les gens. Seulement, ici, les gens ne sont pas des gens. Tous les êtres humains présents sans même une exception sont d'une beauté renversante. Les gars ont tous la machoire carrée et le muscle pectoral fier. Les filles, euh... Comment dire? C'est à un point tel que tu te demandes ce que tu fais là, sur la même planète, si tes pouces opposables ne sont pas la seule chose que vous ayez en commun. De tous les styles, de toutes les couleurs, neuf mois plus tard, je n'ai pas oublié! Et X, Y et Z semblent connaître tout le monde, les poignées de mains et les bises sont nombreuses et souvent ponctuées de rires automatiques. Puis, comme c'est apparemment la coutume ce soir, on nous convit à rejoindre notre table réservée. Les cartes arrivent. X les intercepte et commande X bouteilles pour tenter de rassasier la dizaine de personnes assises autour de la table. Visiblement, en Chine, pour la boisson comme pour la nourriture, on ne compte pas non plus!!
Posé là, j'ai à ma gauche les norvégiens et à ma droite Z. Après un temps, lui et moi engageons la discussion. Je le questionne gentiment sur lui et il en fait de même avec moi. Puis le grand manitou es-question se met en marche et il raconte un peu plus.
- Comment tu connais X? Vous êtes des potes d'enfance? - Ah ça ouais, ça remonte. On était d'abord à l'école ensemble puis on a été membres du même club avant qu'il ne s'en aille pour les USA. - Et ton tatouage, là, qui dépasse de ton col, c'est quoi? - C'est un dragon, je viens de le finir. Il part de la base de mon pied jusqu'en haut de mon cou ondulant sur tout mon corps.
Il lève le bas de son patalon jusqu'à son genou et me montre. Effectivement.
- Ca a une signification particulière pour toi le dragon? - C'est avant tout une histoire de bandes. - Comme le club avec X? - Ouais si on veut... - Tu fais quoi pour eux? - Ben, plus rien maintenant, mais au départ comme je connaissais pas mal de gosses riches, je tentais de leur vendre de la drogue. - Et ensuite? - Ensuite, j'ai pris du galon, j'ai vendu aux vendeurs. - Et ensuite? - Ensuite j'ai vendu des femmes.
Vendu des femmes???????????? Le gars entre le rhum et le whisky me raconte qu'il vendait des femmes????? Carton rouge, merci bien!!!!! La prochaine fois, la grosse bagnole, ce sera sans moi!!!! Je préfèrais mille fois quand le type n'était qu' "Y", pas un mafieux de la pire espèce en puissance!!! Je retourne vers mon côté gauche pour y rester n'oubliant pas de laisser divaguer mon regard vers ces summums de beauté que sont les femmes en général et ce soir là en particulier. Il est bon de se raffraichir la tête pour oublier cette histoire bien sordide!!
Les verres succèdent aux verres. De A à Z, tout le monde monte en régime pour le club. Car pour aller du boulevard du restaurant à la rue du strip-tease, il faut bien passer par la case avenue de la discothèque et toucher 20.000 francs!!
Toujours un groupe de plus de dix personnes, tout le monde ne peut monter dans la Zmobile, tant mieux, je me dévoue et passe mon tour. Avec la Norvège et X qui décide de nous accompagner, on prend un taxi et on se retrouve là-bas! Tony Montana rincé au whisky pour chauffeur, non merci!!!
Le club est en plein centre-ville et déchire le silence loin aux alentours. Il a beau être près de 1h, les voisins devront encore patienter pour ne pas sentir leur lit bouger au (gros) son des basses. A l'extérieur, le bas peuple attend de voir donner le feu vert pour bouger son corps avec les beautiful people de Hong Kong. Deux cerbères et une femme, gardienne en chef, controlent les allers et venues. Dans la foulée de X, le reste du groupe entre. Pas moi... La physionomiste déteste mon pantalon qu'elle trouve trop large pour sa piste de danse à l'esprit trop étroit. Je suis déchiré et je ne parle pas que du rhum. La femme me fait comprendre que si je change de pantalon, alors plus de problème. Un jean plus passe-partout fera l'affaire. Seulement, et d'une, on habite pas tout près, et de deux,
- Qu'est ce qu'elle vient me prendre la tête avec mon pantalon cette c...e?!? Que je me calme?? D'accord. Bon alors, je fais l'aller-retour?? A tout de suite!!
A toute blinde, je cours trouver un taxi trop heureux de me faire boucler la boucle. En sortant du taxi, je cours. En montant l'escalier, je cours. En enfilant un autre pantalon, je cours. En vingt minutes, je suis de retour pour voir les autres non pas remuer leur derrière à l'intérieur mais assis autour d'une table disposée spécialement à l'extérieur. Finalement, j'aurais pû garder mon pantalon. (sic) Tant pis, je me venge sur la boisson porté par cette ambiance de retrouvailles.
Les heures passent, quatre heures sonnent. Tout le monde est passablement dans un état second. Si ça devait s'arrêter là, ce ne serait que justice. Mais X n'a pas encore rendu les armes. Il est bien décidé à vivre une sixième mi-temps. Au point où on en est, on suit. Deux taxis sont réquisitionnés. X nous fait arrêter devant un immeuble à l'allure anodine. Un code pour rentrer? X passe un coup de fil et l'épreuve du digicode. On est alors six ou sept entre une porte d'ascenseur qui tarde à s'ouvrir et des boites aux lettres. Normal. L'ascenseur arrive, on grimpe les étages les uns après les autres. La porte se réouvre directement sur un appartement. Pas de palier, pas de sonnette, tout de suite dans le vif du sujet.
Dans un coin, un bar sombre. Des chaises sont réparties le long des murs. Et au centre, une danseuse qui peine à éveiller l'intéret des derniers clients présents. Des boîtes de strip-tease, je n'ai pas dû en voir plus que trois mais celle-ci est bizarrement et de loin la plus glauque. Jurgen s'ennuie, sa copine baille, moi aussi, les deux. Après un dernier cocktail, il est dit que la soirée s'achève. La Norvège et la France saluent et remercient Singapour. Je salue rapidement X une dernière fois en sachant que, de quelque manière que ce soit, le gars est une légende, une comète improbable devant qui toutes les portes s'ouvrent, un seigneur de la nuit responsable d'une belle barre de fer plantée dans ma tête qui aurait dû penser à prendre une aspirine avant d'incuber pour la nuit une sacrée gueule de bois.
Pas de réveil. Il nous reste à tous au moins trois jours à Hong Kong donc pas de réveil. Dehors, il pleut toujours, ce n'est pas engageant pour un samedi... Au moins peut-on se réconforter à l'idée qu'une embellie est attendue dès le lendemain... Il sera alors temps de vaquer à l'extérieur. En attendant, on se dégourdit un peu les cartes avant que Jurgen ait l'idée du jour. En face de chez nous est construit un cinéma immense, allons donc nous faire une toile! Une seule rue à traverser, on est tous vite convaincu et vite suffisamment couvert pour affronter ces cordes passagères. Au guichet du cinéma, c'est la tuile artistique, le multiplex n'en est finalement pas un. Il n'y a qu'une seule salle montrant un seul film, la merveille absolue de l'été 2009 avec son scénario écrit sur un timbre poste, ses gentils très très gentils et ses méchants très très méchants, le retour des transformers, Transformers II. Transformers II qui vous apprend que les chinois n'ont pas d'armée, que Petra et Louxor c'est au même endroit, que merci l'Amérique!!! Que merci aussi mon après-midi cinéclub!!! Les norvègiens agés d'une petite vingtaine d'année ont adoré, moi non plus. Vivement la censure, vivement les excursions, vivement le soleil!!!
Au retour du navet, on s'équipe pour manger en chambre et attendre demain de pieds fermes. L'a intérêt à être coopératif!!!
Il l'est, un peu. Il ne pleut plus pour l'instant, c'est l'essentiel. Toujours les fondamentaux. Ca nous donne en tout cas le courage de reprendre notre baton de marcheur, du métro jusqu'à un téléphérique (sic), jusqu'au plus grand "bouddha en bronze assis à l'extérieur" du monde. Pour s'y rendre, le téléphérique est une nouvelle occasion d'apprécier ou de vomir l'architecture locale. Cela permet également d'apprécier qu'à Hong Kong, il y encore de la verdure, des collines entières recouvertes de forêts de la base au sommet entourées d'une mer calme. C'est l'écrin dans lequel repose notre Bouddha géant sur l'île de Lantau qui nous occupe jusqu'au soir entre deux averses soudaines. Comme à l'aller, le retour s'effectue en téléphérique.
En rentrant en ville, on tombe sur un restaurant de sushis à volonté qui a bien fait de se trouver là, patientant longtemps avant notre capitulation.
Une fois à la chambre, le fil sur lequel pendaient les vêtements secs s'est cassé la figure ermportant avec lui son chargement. La piaule ressemble à un champ de bataille. Plus que deux jours. Plus que deux jours avant Pékin. Mardi.
Mais avant, lundi. Lundi, le bureau des visas est censé nous rendre nos passeports. Nous y allons gaiement en fin de matinée sous un soleil qui aura mis quatre jours à percer d'entre les nuages. A l'extérieur, comparée à la dernière fois, la file d'attente est anecdotique par rapport à la dernière fois et par rapport à la foule omniprésente d'une rue moyenne. En quinze minutes, on me reconfisque mon briquet!! Quinze minutes plus tard, mon droit d'entrée dans l'Empire du Milieu en poche, je récupère cette fois mon bien. Depuis le temps que je ne carambouille plus les briquets des autres, ça fait tache quand on me carambouille le mien!!
A l'issue de cette minute paperasserie, la journée nous appartient encore. La norvège quitte également Hong Kong le lendemain pour la Chine intérieure, tachons d'en tirer le meilleur. On se jète alors dans une très longue promenade, passant entre autre par le plus long tapis roulant du monde. (NDLR : ça devient n'importe quoi tous ces "les plus / du monde"!!) Puis, dans un timing parfait, on se retrouve au pied du peaktram un peu avant le coucher du soleil. Le peaktram est une sorte de train qui gravit quasiment à la verticale le long du Victoria Peak jusqu'à un sentier long de trois bornes qui permet de dominer toute la ville qui s'éclaire dans la lumière décroissante quand tu choisis bien ton moment, comme nous on fait!
La gare du bas est encastrée entre les immeubles, immeubles que nous dépassons à un tiers de la montée, puis c'est la forêt, tout de suite, dense, humide, spectaculaire, jusqu'à la gare haute qui abrite, malgré la forêt, un Burger King. De là, on commence donc notre marche à s'étonner des cascades et du nombres d'oiseaux jusqu'à la cerise sur le gateau : tout Hong Kong à nos pieds comme une immense île flottante!! Pharaonique est un adjectif qui ne peut même pas s'appliquer tant c'est gigantesque, la ville verticale. Enfin, comme prévu, le soleil s'est finalement couché, on peut lui faire confiance pour être à l'heure. La lumière venue du sol a progressivement remplacé celle venue du ciel. Feu d'artifice quotidien pour une autre ville lumière.
On achèvera de célébrer ces quatre à cinq jours passés ensemble en buvant quelques bières au lit. Tout est permis. Comme l'idée d'un prochain article.
Itinéraire d'un trek au Népal fin septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je prévois un trek sur le népal fin septembre, et j'aurais avoir votre avis.
Voilà 2 h que je cherche sur le forum et j'ai pas trouvé de poste traitant de cette itinéraire.
Itinéraire 1= kathmandu to pokhara by plane and guide will come by bus. 2= Pokhara to lumle by taxi.than walk to birethanti and night in Hille.(1430m) 4h. 3= Hille to Ghorepani.(2860m) 5h. 4=Ghorepani to poonHill (3200m 1h) look panoromic views of mountains than depart to Tadapani.(2630m)6hour. 5=Tadapani to ghandruk.(1940m)3 hour. gurung village. 6= Ghandruk to Doban.(2600m) 6h. 7= Doban To MBC.(3700m)4hour. 8=MBC to ABC(4130m. 1and half hour) and back to Dobhan.(2600m)6h. 9=Dobhan to Landruk than Austrian Camp. 7h. 10=Austrian Camp to sarangkot than decent to pokhara.(820m)7h.
Voilà Merci à vous
Voilà 2 h que je cherche sur le forum et j'ai pas trouvé de poste traitant de cette itinéraire.
Itinéraire 1= kathmandu to pokhara by plane and guide will come by bus. 2= Pokhara to lumle by taxi.than walk to birethanti and night in Hille.(1430m) 4h. 3= Hille to Ghorepani.(2860m) 5h. 4=Ghorepani to poonHill (3200m 1h) look panoromic views of mountains than depart to Tadapani.(2630m)6hour. 5=Tadapani to ghandruk.(1940m)3 hour. gurung village. 6= Ghandruk to Doban.(2600m) 6h. 7= Doban To MBC.(3700m)4hour. 8=MBC to ABC(4130m. 1and half hour) and back to Dobhan.(2600m)6h. 9=Dobhan to Landruk than Austrian Camp. 7h. 10=Austrian Camp to sarangkot than decent to pokhara.(820m)7h.
Voilà Merci à vous
Inde: la valse des prix English translation pending
Tout augmente dans des proportions folles. Particulièrement tout ce qui est d'ordre touristique. Beaucoup de site gratuits sont devenus payants, les payants sont passés du simple au triple et l'hébergement (hôtels et restaus confondus) ne cesse de grimper. Hier, sur ce forum on me recommande une chouette guesthouse à ... Bundi (très peu touristique) avec des chambres à 300/400 Rs. Et le garçon de me dire c'est un peu chérot !😏😏😏 mais bien. Renseignements pris et recherche, je trouve le site de la guesthouse en question avec les chambres à Rs3400, 4000, 5000. Je réponds donc à ce membre qu'il a dû oublier de mettre le 1 devant. Ben, non, il s'étonne, me dit que je dois me tromper d'établissement, etc... Je l'envoie sur le site pour qu'il identifie la guesthouse "super" (qui appartient tout de même à un Maharadja). Et oui, il s'agissait bien de la même... Scotché, le mec ! http://voyageforum.com/v.f?post=3569635&idl=1314639&idl2=3068681&idl3=11724149186&;#3569635
Le temps (pas très lointain = seulement 2 ans) où l'on payait 500/600Rs une belle chambre et 50 ou 100 un bon repas est bel et bien révolu. J'ai eu beaucoup de mal cette année à trouver un hébergement correct à moins de 800 ou 1000Rs. Et 800 est même une exception. La plupart des chambres de ce standing sont passées à 1200 voire 1500 Rs. Quant aux breakfast, lunch, dinner, c'est dans le même ordre de croissance. Augmentation de 200, 300%. Je n'ose écrire sur ce site à combien de milliers d'euros vont me revenir mes 6 mois en Inde cette année. Ce sera probablement ma dernière année. Je ne peux plus suivre.
Et tout ça, la faute en incombe à qui ? Devinez ma réponse, car pour l'indien de base, les prix ont augmenté, certes, mais pas à ce point. Arrêtez de jeter votre fric par les fenêtres, de comparer sans cesse les prix "indiens" aux prix "européens", l'euro avec la roupie, de vous exprimer en euros quand vous êtes en Inde, alors que la monnaie nationale est la roupie et... d'exhiber vos liasses de Rs1000 !
Trek au Népal en novembre/décembre: tour du Manaslu ou la traversée Khumbu-Rowaling? English translation pending
Bonjour a tous,
Je souhaite faire un trek au Népal, mais je ne pourrai guère partir avant mi-novembre. Je peux prendre mon temps (disons 4 a 6 semaines). Dans le passé, j'ai deja fait plusieurs treks (en autonomie a deux), et toujours en hiver: (1) Kumbu avec Kala Pattar et Gokyo en passant par le Chola Pass, en terminant avec la traversée vers Hile (2) le tour de l'Annapurna et la montée au camp de base (mais c'est chaud, a la descente nous devions constater que nos traces étaient traversées par une avalanche monstre, et totalement non prévisible d'en bas), (3) Langtang. Ces treks sont assez différents, et je les ai tous aimés mais j'aurais voulu changer un peu. J'ai déja fouillé pas mal sur le forum, et j'ai lu quelques guides. J'ai vue qu'a cette saison le Kandjenjunga, cela n'est pas tres raisonnable -- pourtant cela me plaisait bien. J'ai aussi vu que le Makalu basecamp serait probablement bloqué par la neige.
J'ai pensé au trour de Manaslu, il y a eu quelques jolies séries de photos sur le forum. En fait, cela me tentait bien. Mais je n'ai pas trouvé l'informations si c'etait faisable a cette époque de l'année. C'est vrai c'est en partie en basse altitude, mais il y a quand meme un haut col ou deux. C'est tout pres du tour des Annapurna. Aussi j'ai bien compris qu'il fallait prévoir un peu d'infrastructure car il n'y a pas de lodges tout le long. J'ai bien vu des conseils pour des agences népalaises, mais j'aurais preférée une version un peu light, je n'aime pas les expeditions lourdes, et j'ai l'habitude de porter mon sac.
Puis, il y a la traversée Kumbu-Rowaling qui m'a l'air très tentante. Mais la non plus je ne sais pas si c'est raisonnable d'envisager cela a cette saison. Si on peut rester bloqué un jour ou deux par la neige (c'est le cas pour les trek Kumbu) ce ne serait pas trop grave, mais cela me parait assez engagée quand même. Et aussi cela sera surement dur en autonome.
Est-ce qu'il y en a ici sur le forum qui ont déja fait un de ces treks (ou d'autres) a cette saison ? et comment ca a été?
Maintenant, je n'ai pas les idées completement arrêtées, et je me joindrais éventuellement bien a un petit groupe pour faire organisation commune. Je sais ce n'est plus trop la saison habituelle, et il n'y aura p.e. plus bcp de monde.
merci pour vos conseils Sanne
Je souhaite faire un trek au Népal, mais je ne pourrai guère partir avant mi-novembre. Je peux prendre mon temps (disons 4 a 6 semaines). Dans le passé, j'ai deja fait plusieurs treks (en autonomie a deux), et toujours en hiver: (1) Kumbu avec Kala Pattar et Gokyo en passant par le Chola Pass, en terminant avec la traversée vers Hile (2) le tour de l'Annapurna et la montée au camp de base (mais c'est chaud, a la descente nous devions constater que nos traces étaient traversées par une avalanche monstre, et totalement non prévisible d'en bas), (3) Langtang. Ces treks sont assez différents, et je les ai tous aimés mais j'aurais voulu changer un peu. J'ai déja fouillé pas mal sur le forum, et j'ai lu quelques guides. J'ai vue qu'a cette saison le Kandjenjunga, cela n'est pas tres raisonnable -- pourtant cela me plaisait bien. J'ai aussi vu que le Makalu basecamp serait probablement bloqué par la neige.
J'ai pensé au trour de Manaslu, il y a eu quelques jolies séries de photos sur le forum. En fait, cela me tentait bien. Mais je n'ai pas trouvé l'informations si c'etait faisable a cette époque de l'année. C'est vrai c'est en partie en basse altitude, mais il y a quand meme un haut col ou deux. C'est tout pres du tour des Annapurna. Aussi j'ai bien compris qu'il fallait prévoir un peu d'infrastructure car il n'y a pas de lodges tout le long. J'ai bien vu des conseils pour des agences népalaises, mais j'aurais preférée une version un peu light, je n'aime pas les expeditions lourdes, et j'ai l'habitude de porter mon sac.
Puis, il y a la traversée Kumbu-Rowaling qui m'a l'air très tentante. Mais la non plus je ne sais pas si c'est raisonnable d'envisager cela a cette saison. Si on peut rester bloqué un jour ou deux par la neige (c'est le cas pour les trek Kumbu) ce ne serait pas trop grave, mais cela me parait assez engagée quand même. Et aussi cela sera surement dur en autonome.
Est-ce qu'il y en a ici sur le forum qui ont déja fait un de ces treks (ou d'autres) a cette saison ? et comment ca a été?
Maintenant, je n'ai pas les idées completement arrêtées, et je me joindrais éventuellement bien a un petit groupe pour faire organisation commune. Je sais ce n'est plus trop la saison habituelle, et il n'y aura p.e. plus bcp de monde.
merci pour vos conseils Sanne
Premier voyage en Thaïlande, un mois de mi-décembre à mi-janvier English translation pending
Je prépare un voyage d'un mois en Thailande de mi-décembre à mi-janvier.
Je n'y suis encore jamais allée alors je fouille ce forum et d'autres sites pour me renseigner... J'ai plusieurs questions.
Concernant le budget: est-il vrai que les prix augmentent à partir du 15 décembre de 200bt pour tout??? Hotels, resto, transports...
Combien avez vous dépensé, pour ceux qui y sont restés plus de 3 semaines (en cette période) et en vivant confortablement, pas luxueux non plus mais avec des excursions, des spa et de la bonne bouffe?
Autre question concernant les fêtes de Noel et le jour de l'an: que font les thailandais?
Et enfin dernière question, on me parle beaucoup d'arnaques au touristes impliquant de faux policiers et des amandes exorbitantes à verser à des commerçants lorsqu'on est accusé à tort de vol dans des magasins. C'est arrivé à l'un d'entre vous?
Merci de votre aide à tous!
Combien avez vous dépensé, pour ceux qui y sont restés plus de 3 semaines (en cette période) et en vivant confortablement, pas luxueux non plus mais avec des excursions, des spa et de la bonne bouffe?
Autre question concernant les fêtes de Noel et le jour de l'an: que font les thailandais?
Et enfin dernière question, on me parle beaucoup d'arnaques au touristes impliquant de faux policiers et des amandes exorbitantes à verser à des commerçants lorsqu'on est accusé à tort de vol dans des magasins. C'est arrivé à l'un d'entre vous?
Merci de votre aide à tous!
Faire la San Francisco 49 Mile Scenic Drive le soir? English translation pending
Bonjour à tous !
Alors nous aimerions cet été faire la San Francisco 49 Mile Scenic Drive mais l'idéal dans notre programme serait de la faire le soir tout de suite en arrivant donc aux alentours de 17h.
Donc j'ai plusieurs questions: - Est-elle plus intéressante à faire de jour ou de nuit ? - Aux alentours de quelle heure le soleil se couche à San Francisco en Aout ? - Y a t'il beaucoup de circulation à 17h/18h ? - Combien de temps faut il prévoir pour la faire entièrement ?
Merci beaucoup de vos réponses !
PeillY0u
Alors nous aimerions cet été faire la San Francisco 49 Mile Scenic Drive mais l'idéal dans notre programme serait de la faire le soir tout de suite en arrivant donc aux alentours de 17h.
Donc j'ai plusieurs questions: - Est-elle plus intéressante à faire de jour ou de nuit ? - Aux alentours de quelle heure le soleil se couche à San Francisco en Aout ? - Y a t'il beaucoup de circulation à 17h/18h ? - Combien de temps faut il prévoir pour la faire entièrement ?
Merci beaucoup de vos réponses !
PeillY0u