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Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine)
Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.
Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.
Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.
Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...
Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !

Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.
Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.
Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !


Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora
Un blog de tour du monde? English translation pending
Bonjour, entre 2 voyages j'aimerais bien suivre un blogue de gens passionnés qui se préparent à faire un tour du monde.
Si c'est votre cas et que vous voulez être lu, faites moi signe
Bonne journée à tous
Forme physique pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare un TDM pour octobre 2014 et j'ai prévu lors de mon voyage de nombreux treks plus ou moins dur notamment en NZ, Argentine, Chili (patagonie), Pérou et Bolivie.
Je voulais savoir s'il fallait une préparation physique spécifique avant de partir pr ce genre d'activité sachant que je n'ai jamais fait de randonnée. Je suis jeune en assez bonne forme physique, je fait du sport plus au moins régulièrement. Est-ce suffisant ? ( par contre je fume, je risque de cracher mes poumons ds les Andes 😉)
Salutation !!!
Je voulais savoir s'il fallait une préparation physique spécifique avant de partir pr ce genre d'activité sachant que je n'ai jamais fait de randonnée. Je suis jeune en assez bonne forme physique, je fait du sport plus au moins régulièrement. Est-ce suffisant ? ( par contre je fume, je risque de cracher mes poumons ds les Andes 😉)
Salutation !!!
Un an en Amérique du Sud: transport en commun ou van? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons le projet (2 filles) de partir 1 an explorer le continent Sud-américain en 2015, avec un budget de 12000 euros par personne max (si c'est moins, c'est mieux)! Nous avons déjà pas mal voyagé, et sommes habituées au mode "roots", économe! Nous souhaiterions parcourir et traverser plusieurs pays durant ce périple, tel que l'Argentine, le Pérou, le Chili, la Bolivie, le Costarica, Cuba... Le feuille de route n'étant pas encore bien déterminé!!
Les questions que nous nous posons sont les suivantes: est-ce que ça vaut le coup d'acheter un van sur place pour être beaucoup plus libres et autonomes dans nos déplacements, sachant que nous sommes 2 filles (sécurité?)? J'ai utilisé ce moyen de transport pour la New-zélande et l'Afrique du sud, et j'ai vraiment apprécié cette liberté de voyage! 😉
Est-ce facile de passer les frontières de ces différents pays sans embrouilles administratives et autres? J'ai entendu dire que l'on ne pouvait pas sortir des pays avec un véhicule, saut s'il est acheté au Chili, est-ce vrai??
Est-ce avantageux économiquement ou vaut-il mieux utiliser les transports en commun (même si j'ai lu à plusieurs reprises que les trajets en bus et trains sont assez chers)?
Merci beaucoup pour votre aide, et si vous avez des bons plans pour acheter un billet d'avion "open"sur 1 an, je suis super preneuse!!😛
En attendant , Bon voyage Zot'tout!!
Nous avons le projet (2 filles) de partir 1 an explorer le continent Sud-américain en 2015, avec un budget de 12000 euros par personne max (si c'est moins, c'est mieux)! Nous avons déjà pas mal voyagé, et sommes habituées au mode "roots", économe! Nous souhaiterions parcourir et traverser plusieurs pays durant ce périple, tel que l'Argentine, le Pérou, le Chili, la Bolivie, le Costarica, Cuba... Le feuille de route n'étant pas encore bien déterminé!!
Les questions que nous nous posons sont les suivantes: est-ce que ça vaut le coup d'acheter un van sur place pour être beaucoup plus libres et autonomes dans nos déplacements, sachant que nous sommes 2 filles (sécurité?)? J'ai utilisé ce moyen de transport pour la New-zélande et l'Afrique du sud, et j'ai vraiment apprécié cette liberté de voyage! 😉
Est-ce facile de passer les frontières de ces différents pays sans embrouilles administratives et autres? J'ai entendu dire que l'on ne pouvait pas sortir des pays avec un véhicule, saut s'il est acheté au Chili, est-ce vrai??
Est-ce avantageux économiquement ou vaut-il mieux utiliser les transports en commun (même si j'ai lu à plusieurs reprises que les trajets en bus et trains sont assez chers)?
Merci beaucoup pour votre aide, et si vous avez des bons plans pour acheter un billet d'avion "open"sur 1 an, je suis super preneuse!!😛
En attendant , Bon voyage Zot'tout!!
Ascension Huyana Potosi English translation pending
hello
je vous offre mon conseil pour l'ascension du Huyana Potosi, nous avons réussi à gravir cette montagne, il y a seulement quelque jours avec l'agence Altitude 6000. Ce fut pour virginie et moi la plus belle expérience de notre tour du monde depuis 8 mois déjà ... c'est dire à quel point l'expèrience vaut le détour, la fatigue, la peur, les larmes de joies...
L'équipe d'altitude 6000 est tout simplement excellente, extrement pro ( je suis moi meme guide d'activité de pleine nature en france et j'ai su très vite voir à quel point ils sont compétents!!) Juan cho le chef de l'agence est une perle et un excellent animateur en dehors de ses compétences d'alpinistes, grimpeur. ils ont su s'adapter aux groupes afin que la plupart puisse réussir, anna, allemande de 52 ans a terminé l'ascension comme moi qui n'en est que 30. ils savent s'adapter et font en sorte que vous réussisiez.
De plus sur le plan alimentaire, ils vont savoir vous surprendre !!!
Vous paierez un peu plus (1350 bolivianos ) que les autres agences mais nous nous sommes sentis en confiance dés le début et nous ne le regrettons pas !!!!!!!!! Si vous avez un peu l'habitude de marcher, que vous etes à hautes atltitudes déjà depuis au moins une semaine, lancez vous !!!!!!!!!!
ils pourront vous équiper quasi de la téte au pied, y compris duvet chaud, inclus dans le prix... frontale pour la longue marche de nuit...
ils sont situés en haut à gauche de la calle sagarnaga, la rue ultra touristique de la paz ou la plupart des agences sont implantées ... passez leur le bonjour de notre part et j'espère que vous atteindrez aussi le sommet car c'est une merveille de dominer le monde d'aussi près des étoiles...
yves et virginie
je vous offre mon conseil pour l'ascension du Huyana Potosi, nous avons réussi à gravir cette montagne, il y a seulement quelque jours avec l'agence Altitude 6000. Ce fut pour virginie et moi la plus belle expérience de notre tour du monde depuis 8 mois déjà ... c'est dire à quel point l'expèrience vaut le détour, la fatigue, la peur, les larmes de joies...
L'équipe d'altitude 6000 est tout simplement excellente, extrement pro ( je suis moi meme guide d'activité de pleine nature en france et j'ai su très vite voir à quel point ils sont compétents!!) Juan cho le chef de l'agence est une perle et un excellent animateur en dehors de ses compétences d'alpinistes, grimpeur. ils ont su s'adapter aux groupes afin que la plupart puisse réussir, anna, allemande de 52 ans a terminé l'ascension comme moi qui n'en est que 30. ils savent s'adapter et font en sorte que vous réussisiez.
De plus sur le plan alimentaire, ils vont savoir vous surprendre !!!
Vous paierez un peu plus (1350 bolivianos ) que les autres agences mais nous nous sommes sentis en confiance dés le début et nous ne le regrettons pas !!!!!!!!! Si vous avez un peu l'habitude de marcher, que vous etes à hautes atltitudes déjà depuis au moins une semaine, lancez vous !!!!!!!!!!
ils pourront vous équiper quasi de la téte au pied, y compris duvet chaud, inclus dans le prix... frontale pour la longue marche de nuit...
ils sont situés en haut à gauche de la calle sagarnaga, la rue ultra touristique de la paz ou la plupart des agences sont implantées ... passez leur le bonjour de notre part et j'espère que vous atteindrez aussi le sommet car c'est une merveille de dominer le monde d'aussi près des étoiles...
yves et virginie
Voyager avec son chien en Asie et Amérique du Sud English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai 25 ans et une berger australienne. Je souhaite voyager seule avec elle en amérique du sud puis en asie pendant 1 an et demi (voir plus). Ce voyage aura lieu d'ici un ou deux ans, le temps de mettre de l argent de côté. J'ai vu beaucoup de posts sur le fait de voyager avec son chien, des horreurs et des avis positifs => je suis larguée! Je ne me soucie pas des modalités de transport (administratif, vaccins...) pour moi tout ça c'est de l'organisation et ce n'est pas insurmontable. En revanche je suis plus craintive sur d'autres sujets : hotels, visites de musés (où la confier alors?), vols de chien, alimentation... Je précise que j'ai peur des chiens, donc la question des chiens errants me parait bien compliquée... Elle est cool mais plutot soumise, donc pas sur qu'elle sache se défendre. Je pensais voyager en train, bus, mais je n'exclu pas du tout, si cela s'avère nécessaire, le fait d'acheter un camion sur place (bien que j ai un peu peur des routes dans certains pays) Je suis déjà allée en Inde, et les chiens errants la bas il y en a! Après ils étaient plutot dangereux le soir, quant il n'y avait plus grand monde dans les rues... mais je n'avais pas ma chienne à cette époque. J'aimerai surtout lire des personnes qui ont vécu cette expérience, et qui pourrait du coup témoigner, je reste cependant très intéressée par tout commentaire!
en tout cas merci à vous!
J'ai 25 ans et une berger australienne. Je souhaite voyager seule avec elle en amérique du sud puis en asie pendant 1 an et demi (voir plus). Ce voyage aura lieu d'ici un ou deux ans, le temps de mettre de l argent de côté. J'ai vu beaucoup de posts sur le fait de voyager avec son chien, des horreurs et des avis positifs => je suis larguée! Je ne me soucie pas des modalités de transport (administratif, vaccins...) pour moi tout ça c'est de l'organisation et ce n'est pas insurmontable. En revanche je suis plus craintive sur d'autres sujets : hotels, visites de musés (où la confier alors?), vols de chien, alimentation... Je précise que j'ai peur des chiens, donc la question des chiens errants me parait bien compliquée... Elle est cool mais plutot soumise, donc pas sur qu'elle sache se défendre. Je pensais voyager en train, bus, mais je n'exclu pas du tout, si cela s'avère nécessaire, le fait d'acheter un camion sur place (bien que j ai un peu peur des routes dans certains pays) Je suis déjà allée en Inde, et les chiens errants la bas il y en a! Après ils étaient plutot dangereux le soir, quant il n'y avait plus grand monde dans les rues... mais je n'avais pas ma chienne à cette époque. J'aimerai surtout lire des personnes qui ont vécu cette expérience, et qui pourrait du coup témoigner, je reste cependant très intéressée par tout commentaire!
en tout cas merci à vous!
De Rio à Las Vegas à moto financé par le poker (vidéo) English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je me présente, je m'appelle Jonathan, et j'étais encore architecte jusque fin 2013, date à laquelle j'ai décidé de tout plaquer pour réaliser mon rêve : le tour du monde financé par le poker.
Je suis arrivé à Rio de Janeiro le 1er avril 2013 et j'ai commencé ma route. De ville en ville, de poker room en poker room, des grands casinos de Lima aux tripots clandestins de Santa Cruz, des sous-sol de Curitiba aux arrières salles de restaurant à Salta. Après un mois au Brésil, j'avais gagné suffisamment pour m'offrir un petit cadeau, et en entrant au Paraguay, j'ai acheté ma tremblante moto : Parkinson. Ensemble nous avons voyagé jusqu'au Pérou d'où je vous écris aujourd'hui.
Ca fait maintenant un an que je suis parti, et au lieu de rentrer, ce qui était prévu, j'ai décidé de continuer. Dans les prochaines semaines, Parkinson et moi allons remonter plein Nord direction l'Equateur et la Colombie. Désormais la seule date de retour prévue, ca sera le jour où je n'aurai plus d'argent :)
J'ai sorti une vidéo pour fêter l'anniversaire, ca vous permettra de voir un peu ou j'en suis dans mon aventure. Bon visionnage !
https://www.youtube.com/watch?v=GPAl3JfE4hc
Jonathan www.worldpokertrip.net www.facebook.com/worldpokertrip
Je me présente, je m'appelle Jonathan, et j'étais encore architecte jusque fin 2013, date à laquelle j'ai décidé de tout plaquer pour réaliser mon rêve : le tour du monde financé par le poker.
Je suis arrivé à Rio de Janeiro le 1er avril 2013 et j'ai commencé ma route. De ville en ville, de poker room en poker room, des grands casinos de Lima aux tripots clandestins de Santa Cruz, des sous-sol de Curitiba aux arrières salles de restaurant à Salta. Après un mois au Brésil, j'avais gagné suffisamment pour m'offrir un petit cadeau, et en entrant au Paraguay, j'ai acheté ma tremblante moto : Parkinson. Ensemble nous avons voyagé jusqu'au Pérou d'où je vous écris aujourd'hui.
Ca fait maintenant un an que je suis parti, et au lieu de rentrer, ce qui était prévu, j'ai décidé de continuer. Dans les prochaines semaines, Parkinson et moi allons remonter plein Nord direction l'Equateur et la Colombie. Désormais la seule date de retour prévue, ca sera le jour où je n'aurai plus d'argent :)
J'ai sorti une vidéo pour fêter l'anniversaire, ca vous permettra de voir un peu ou j'en suis dans mon aventure. Bon visionnage !
https://www.youtube.com/watch?v=GPAl3JfE4hc
Jonathan www.worldpokertrip.net www.facebook.com/worldpokertrip
Retour de 20 jours de croisière Célébrity en Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Caledonie English translation pending
Bonjour,
Pas tout à fait rentres, nous sommes dans le Lounge Emirates de Sydney nous serons à la maison demain soir.
Mes premières impressions sont très positives en ce qui concerne l'itinéraire mais très négatives en ce qui concerne Célébrity.
J'y reviendrai plus en détail. Mais une chose est sûre si nous repartons avec Célébrity ce sera parce qu'ils sont les seuls a proposer un itinéraire, sinon nous privilégierons un bateau plus petit. 2 500 passagers et même 2700 la deuxième croisière c'est difficile à gérer et le service s'en ressent.
Voyage d'un mois en Amérique Latine English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, cela fait un petit moment que je voulais le faire, je me suis décidé à retourner en Amérique Latine après 3 mois passé au Panama il y a déjà 4 ans. Je viens de vivre une rupture douloureuse et je me sens terriblement seul. Cet événement m'a poussé à faire ce voyage. J'ai réussi à négocier 1 mois de vacances, conditionné par la fin d'un projet au travail. Donc je vais prendre mon billet ce week-end pour partir le 11/04 par exemple. Je cherche peut-être naïvement des conseils pour savoir quel est selon vous le meilleur pays pour se ressourcer, trouver la chaleur humaine et créer des liens pour repartir du bon pied en France... J'aime le sport, les sensations fortes, mais également la vie un peu plus "urbaine". Un mixte entre les 2 serait l'idéal. Je pars seul (j'étais déjà parti seul au Panama). J'ai pensé faire Colombie / Equateur / Pérou (je connais plusieurs personnes via des sites de correspondant fr/es) mais un mois me semble bien trop juste. Le budget n'est pas un problème, c'est seulement que je pars un peu au hasard et j'aurais aimé avoir quelques conseils de votre part.
Je vous remercie d'avance pour votre compréhension et réponses.
Voilà, cela fait un petit moment que je voulais le faire, je me suis décidé à retourner en Amérique Latine après 3 mois passé au Panama il y a déjà 4 ans. Je viens de vivre une rupture douloureuse et je me sens terriblement seul. Cet événement m'a poussé à faire ce voyage. J'ai réussi à négocier 1 mois de vacances, conditionné par la fin d'un projet au travail. Donc je vais prendre mon billet ce week-end pour partir le 11/04 par exemple. Je cherche peut-être naïvement des conseils pour savoir quel est selon vous le meilleur pays pour se ressourcer, trouver la chaleur humaine et créer des liens pour repartir du bon pied en France... J'aime le sport, les sensations fortes, mais également la vie un peu plus "urbaine". Un mixte entre les 2 serait l'idéal. Je pars seul (j'étais déjà parti seul au Panama). J'ai pensé faire Colombie / Equateur / Pérou (je connais plusieurs personnes via des sites de correspondant fr/es) mais un mois me semble bien trop juste. Le budget n'est pas un problème, c'est seulement que je pars un peu au hasard et j'aurais aimé avoir quelques conseils de votre part.
Je vous remercie d'avance pour votre compréhension et réponses.
Pérou vers Bolivie et Chili English translation pending
Bonjour a tous. Le 1 septembre 2014 je quitte le Québec en direction du Pérou ou je fais un stage humanitaire dans une orphenilat de la vallé sacré durant 4 semaines. Et par la suite je voudrais continuer par moi même et aller découvrir la Bolivie et le Chili si possible! Je suis aller en Asie et j'ai vu que c'étais très simple d'y voyager seul. Mais l'amérique latine en sac a dos, et je suis une femme seul avez vous des recommandations. Et est-ce que des gens serait intéressé de partager ce projet avec moi :), je suis ouverte aux nouveaux projets ??? Écrivez moi et au plaisir 🙂
Carolanne
Carolanne
Tour du monde d'un an - 6 mois en Asie et après? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai 26 ans et je prévois pour Janvier 2015 un départ pour un TDM d'une année accompagnée de mon conjoint de 28 ans. Nous avons commencé à regarder l'itinéraire, les prix, le climat... Et à planifier tout cela dans des jolis tableaux. ^^
J'ai toujours rêvé de visiter l'Asie et cela va enfin devenir une réalité... Commencer par ce continent en Janvier nous semble une bonne idée, voici le parcours auquel nous avons pensé : Cambodge - Thaïlande - Inde (Rajasthan) - Laos - Vietnam - Malaisie - Japon - Indonésie. Les destinations ne sont pas forcément dans l'ordre mais je pense avoir ciblé à peu près les bonnes saisons (chaudes mais pas trop, et pas de mousson).
Les durées minimum qu'on se fixe pour rester dans un pays varient entre 3 et 4 semaines, sauf pour le Japon où nous ferons un passage éclair faute d'avoir un budget plus conséquent.
Seulement voilà, on se retrouve face à un "problème" une fois tous ces pays planifiés. En fait, nous pensions décoller ensuite pour l'Amérique du Sud mais on ne trouve pas dans quel ordre réaliser les visites des pays qu'on voulait voir.
Voici la liste des pays d'Amérique du Sud que nous aimerions découvrir : Brésil, Pérou, Chili, Bolivie, Colombie et pourquoi pas l'Equateur. Seulement, vu l'immensité du territoire à couvrir, et la période de l'année, je ne sais pas du tout comment planifier notre arrivée dans ces différents pays. Pour raisons de santé, je ne peux pas voyager dans des zones géographiques trop froides (10 degrés en journée étant un minimum) et j'ai peur de passer à côté de certaines régions magnifiques car nous y arriverons pendant l'hiver.
Plusieurs questions donc : - Avez-vous des conseils ou des remarques par rapport à notre itinéraire / date de départ prévue ? - Comment feriez-vous pour visiter l'Amérique du Sud vers le mois d'Août jusqu'en Décembre/Janvier avec toutefois des températures clémentes ? - Ai-je loupé un incontournable parmi la liste des pays évoqués ?
Toute autre remarque ou suggestion est évidemment la bienvenue. J'écume les blogs et les forums depuis déjà plusieurs semaines, mais rien ne vaut un contact direct avec un voyageur.
Merci d'avance, et à bientôt j'espère. :)
J'ai 26 ans et je prévois pour Janvier 2015 un départ pour un TDM d'une année accompagnée de mon conjoint de 28 ans. Nous avons commencé à regarder l'itinéraire, les prix, le climat... Et à planifier tout cela dans des jolis tableaux. ^^
J'ai toujours rêvé de visiter l'Asie et cela va enfin devenir une réalité... Commencer par ce continent en Janvier nous semble une bonne idée, voici le parcours auquel nous avons pensé : Cambodge - Thaïlande - Inde (Rajasthan) - Laos - Vietnam - Malaisie - Japon - Indonésie. Les destinations ne sont pas forcément dans l'ordre mais je pense avoir ciblé à peu près les bonnes saisons (chaudes mais pas trop, et pas de mousson).
Les durées minimum qu'on se fixe pour rester dans un pays varient entre 3 et 4 semaines, sauf pour le Japon où nous ferons un passage éclair faute d'avoir un budget plus conséquent.
Seulement voilà, on se retrouve face à un "problème" une fois tous ces pays planifiés. En fait, nous pensions décoller ensuite pour l'Amérique du Sud mais on ne trouve pas dans quel ordre réaliser les visites des pays qu'on voulait voir.
Voici la liste des pays d'Amérique du Sud que nous aimerions découvrir : Brésil, Pérou, Chili, Bolivie, Colombie et pourquoi pas l'Equateur. Seulement, vu l'immensité du territoire à couvrir, et la période de l'année, je ne sais pas du tout comment planifier notre arrivée dans ces différents pays. Pour raisons de santé, je ne peux pas voyager dans des zones géographiques trop froides (10 degrés en journée étant un minimum) et j'ai peur de passer à côté de certaines régions magnifiques car nous y arriverons pendant l'hiver.
Plusieurs questions donc : - Avez-vous des conseils ou des remarques par rapport à notre itinéraire / date de départ prévue ? - Comment feriez-vous pour visiter l'Amérique du Sud vers le mois d'Août jusqu'en Décembre/Janvier avec toutefois des températures clémentes ? - Ai-je loupé un incontournable parmi la liste des pays évoqués ?
Toute autre remarque ou suggestion est évidemment la bienvenue. J'écume les blogs et les forums depuis déjà plusieurs semaines, mais rien ne vaut un contact direct avec un voyageur.
Merci d'avance, et à bientôt j'espère. :)
Tour de l'Amérique du Sud English translation pending
Hola los trotamundos !!!
Voila la machine est enclenchée ... Mi juin j'abandonne mon (confortable) CDI pour partir faire le tour de l'Amérique Latine durant 8 à 12 mois Outre tous les bons conseils (bons plans à ne pas rater ou galères à éviter) que les nomades expérimentés pourront me donner, j'ai 3 questions principales :
1 - Passages de frontières, parfois pour passer du pays A au Pays B il peut être plus facile de transiter par un pays C, si vous avez connaissance de ce genre de plans pour éviter des tracasseries et galères administratives, genre (j'invente) pour passer de Colombie au Perou moins de soucis en faisant Colombie - Equateur - Perou ...
2 - Partir avec seulement un aller simple ??? Je vais prendre le billet le moins cher (peut m'importe de commencer par Bogota, Lima, Rio ou Santiago), par contre ne connaissant ni ma date de retour ni d'où je repartirais, je vais prendre un billet "aller simple". J'ai lu des exemples de personnes s'étant fait interdire l'embarquement au départ ou refouler à l'arrivée faute de pouvoir prouver leur intention de revenir en France. Votre expérience ou connaissances sur ce sujet ???
3 - Vaccins, à priori aucun vaccin obligatoire pour aucun pays d'A.L. en arrivant de France, mais en passant d'un pays à l'autre ???
Merci à tous
Voila la machine est enclenchée ... Mi juin j'abandonne mon (confortable) CDI pour partir faire le tour de l'Amérique Latine durant 8 à 12 mois Outre tous les bons conseils (bons plans à ne pas rater ou galères à éviter) que les nomades expérimentés pourront me donner, j'ai 3 questions principales :
1 - Passages de frontières, parfois pour passer du pays A au Pays B il peut être plus facile de transiter par un pays C, si vous avez connaissance de ce genre de plans pour éviter des tracasseries et galères administratives, genre (j'invente) pour passer de Colombie au Perou moins de soucis en faisant Colombie - Equateur - Perou ...
2 - Partir avec seulement un aller simple ??? Je vais prendre le billet le moins cher (peut m'importe de commencer par Bogota, Lima, Rio ou Santiago), par contre ne connaissant ni ma date de retour ni d'où je repartirais, je vais prendre un billet "aller simple". J'ai lu des exemples de personnes s'étant fait interdire l'embarquement au départ ou refouler à l'arrivée faute de pouvoir prouver leur intention de revenir en France. Votre expérience ou connaissances sur ce sujet ???
3 - Vaccins, à priori aucun vaccin obligatoire pour aucun pays d'A.L. en arrivant de France, mais en passant d'un pays à l'autre ???
Merci à tous
Itinéraire Cayenne - Bogota - Lima English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir dans quelque mois visiter la Guyane, la Colombie, et le Pérou.
Je souhaite partir au départ de la Guyane. J'aimerais savoir si vous avez des idées et informations sur d'éventuel itinéraire surtout sur comment quitter la Guyane pour continuer mon voyage. Je voyage seule, et bien sur j'aimerais ne pas me retrouver dans des situations à risque.
Merci :)
Aller-retour plus de 3 mois Chili - Argentine English translation pending
Bonjour,
Nous partons 5 mois en Patagonie Chili-Argentine, avec arrivée et départ de Santiago.
Note agence nous dis que nous ne pourrons embarquer (air france) à moins de mettre le retour dans 3 mois, et de modifier la date ensuite (300 euros par personne).
J'ai lu qu'en achetant un billet de bus genre Puerto-Mont - Bariloche, ça passera.
Est-ce quelqu'un l'a déjà expérimenté récemment?
Merci
Est-ce quelqu'un l'a déjà expérimenté récemment?
Merci
Notre traversée du Sud Lipez à vélo English translation pending
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Galapagos de plus en plus cher... Attention si vous prévoyez d'y aller par vous-même! English translation pending
Pour info : les prix ont enormement augmentes depuis mai 2013 car des quotas de nombre de touristes et surtout de nombre de bateaux ont ete instaures sur chaque site. Une excursion qui coutait 45 $ en mai 2013 coute 140 $ en novembre 2013, et encore tous les bateaux de la semaine etaient complets. Nous avons tout de meme fini par trouve un bateau oú il restait deux places pour dans 4 jours. Donc les Galapagos par soi-meme, c´est quasiment fini ! Les personnes qui s´imaginent venir et reserver les excursions sur place debarquerons sur l´ile et ne pourront rien visiter.
En haute saison, les croisieres sont generalement completes 3 mois a l´avance. Il va falloir s´y prendre encore plus tot ! Et un bateau doit attendre 13 jours avant de retourner a un endroit. Donc, un bateau de croisiere par exemple doit avoir deux itineraires d´une semaine et doit alterner les deux. Afin d´avoir du monde tout le temps, les sites les plus remarquables sont repartis entre les deux itineraires.
Le dernier jour de notre croisiere, nous sommes alles a Mosquito Island, situe a quelques km de Seymour North oú tout le monde voulait aller mais cette destination n´etait pas possible car elle etait integree dans le second itineraire de croisiere.
Et il y a des taxes surprises. Vous devez payer 110$ en especes a l´arrivee aux Galapagos (mais nous le savions, car il n´y a pas de distributeur a l´aeroport et il faut payer en especes). Mais la surprise est la surtaxe des compagnies aeriennes ! Lorsque vous embarquez, vous devez payer la difference de prix entre votre prix paye et celui du jour ! En fait, les equatoriens ont des tarifs preferentiels. Un etranger qui se connecte sur le site LAN ou TAME en Equateur verra apparaitre le prix equatorien, environ 260$/personne. Mais au moment d´embarquer, on vous demande de payer 160$/ personne ! Et nous avons meme croise des canadiens, qui ont achete leurs billets sur un site canadien (pour eviter cette surprise, ils n´avaient pas achete sur le site de LAN dont le tarif etait plus faible), ils sont venus sur l´ile, et au moment du vol retour on leur demande 110$ chacun ! Il parait que c´etait un oubli a l´aller... Apres avoir donne nos bagages, apres avoir paye une partie des taxes, avant de passer la securite, on nous dit que nous devons retourner au guichet et payer la difference de prix. Heureusement pour nous, nous n´avons rien eu a payer. Mais notre agence de voyage francaise connaissait ce piege et nous avait deja fait payer le prix fort. Et nous sommes passes par une agence de voyage, donc nous nous serions retournes contre elle...
Malgre tout cela, c´est une experience extraordinaire. Chere (nous ne nous sommes finalement pas rendus a l´ile Seymour Nord qui se situe a 10 minutes de bateau de l´aeroport car le prix de l´excursion etait monte a 140$ chacun) mais extraordinaire.
En mai dernier, il etait possible de venir soi meme aux Galapagos et de payer des excursions de demi-journee a 45-50 $ et visiter ainsi ce paradis pour un tarif raisonnable (en s`octroyant peut etre une excursion a 140$/pers, et en faisant egalement les activites gratuites comme la plage et les centres de sauvegarde des animaux). Aujourd´hui, ce n´est plus possible. Et trois iles sont interdites aux tours a la journee. Donc Espanola que je voulais absolument faire pour voir la seule ile ou il est possible de voir des albatros (et, a cette saison, ils apprennent a voler) n´est pas atteignable financierement. Les seules croisieres qui s´y rendent sont celles de categories Luxe (soit la plus chere, et c´est un tour de 5 jours minimum). Alors que l´ile en question n´est pas tres loin...
Et puis, les bateaux qui emmenent des plongeurs n´ont plus le droit de debarquer sur les iles. Si vous voulez plongez, vous payez une journee d´excursion ET une journee de plongee (pour une seule ile !).
Attention si vous ne comptez pas prendre de croisiere . Il faut savoir qu ´un tour a la journee coute maintenant 140$ (tarif negocie par personne en basse / moyenne saison). Il n´y a qu´un seul tour qui coutait 90$. Et comme tous les bateaux sont complets plusieurs jours avant, si j´etais eux, j´augmenterais encore les prix ... C´est tres bien de faire par soi meme, j´ai un peu fait cela mais les prix ont augmentes !!!!!
Voila, c´etait juste un petit post pour que voius ayez conscience des prix . je ne vous dit pas de ne pas y aller sans reserver mais ayez conscience des prix. Bon voyage
Et il y a des taxes surprises. Vous devez payer 110$ en especes a l´arrivee aux Galapagos (mais nous le savions, car il n´y a pas de distributeur a l´aeroport et il faut payer en especes). Mais la surprise est la surtaxe des compagnies aeriennes ! Lorsque vous embarquez, vous devez payer la difference de prix entre votre prix paye et celui du jour ! En fait, les equatoriens ont des tarifs preferentiels. Un etranger qui se connecte sur le site LAN ou TAME en Equateur verra apparaitre le prix equatorien, environ 260$/personne. Mais au moment d´embarquer, on vous demande de payer 160$/ personne ! Et nous avons meme croise des canadiens, qui ont achete leurs billets sur un site canadien (pour eviter cette surprise, ils n´avaient pas achete sur le site de LAN dont le tarif etait plus faible), ils sont venus sur l´ile, et au moment du vol retour on leur demande 110$ chacun ! Il parait que c´etait un oubli a l´aller... Apres avoir donne nos bagages, apres avoir paye une partie des taxes, avant de passer la securite, on nous dit que nous devons retourner au guichet et payer la difference de prix. Heureusement pour nous, nous n´avons rien eu a payer. Mais notre agence de voyage francaise connaissait ce piege et nous avait deja fait payer le prix fort. Et nous sommes passes par une agence de voyage, donc nous nous serions retournes contre elle...
Malgre tout cela, c´est une experience extraordinaire. Chere (nous ne nous sommes finalement pas rendus a l´ile Seymour Nord qui se situe a 10 minutes de bateau de l´aeroport car le prix de l´excursion etait monte a 140$ chacun) mais extraordinaire.
En mai dernier, il etait possible de venir soi meme aux Galapagos et de payer des excursions de demi-journee a 45-50 $ et visiter ainsi ce paradis pour un tarif raisonnable (en s`octroyant peut etre une excursion a 140$/pers, et en faisant egalement les activites gratuites comme la plage et les centres de sauvegarde des animaux). Aujourd´hui, ce n´est plus possible. Et trois iles sont interdites aux tours a la journee. Donc Espanola que je voulais absolument faire pour voir la seule ile ou il est possible de voir des albatros (et, a cette saison, ils apprennent a voler) n´est pas atteignable financierement. Les seules croisieres qui s´y rendent sont celles de categories Luxe (soit la plus chere, et c´est un tour de 5 jours minimum). Alors que l´ile en question n´est pas tres loin...
Et puis, les bateaux qui emmenent des plongeurs n´ont plus le droit de debarquer sur les iles. Si vous voulez plongez, vous payez une journee d´excursion ET une journee de plongee (pour une seule ile !).
Attention si vous ne comptez pas prendre de croisiere . Il faut savoir qu ´un tour a la journee coute maintenant 140$ (tarif negocie par personne en basse / moyenne saison). Il n´y a qu´un seul tour qui coutait 90$. Et comme tous les bateaux sont complets plusieurs jours avant, si j´etais eux, j´augmenterais encore les prix ... C´est tres bien de faire par soi meme, j´ai un peu fait cela mais les prix ont augmentes !!!!!
Voila, c´etait juste un petit post pour que voius ayez conscience des prix . je ne vous dit pas de ne pas y aller sans reserver mais ayez conscience des prix. Bon voyage
Les pièges d'un billet tour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
une fois n'est pas coutume, j'ouvre un fil avec un titre volontairement provocateur 😛!
Ce post est un copié collé d'un article de notre blog de voyage: http://poletarianesuiventlefil.eklablog.com/les-pieges-d-un-billet-tour-du-monde-a103025603
Comme je n'ai pas la prétention de croire que tout les membres de VF lisent assidument notre blog, je me permets (de manière exceptionnelle) de "me faire un peu de pub". En effet, je pense que cet article peut être utile dans cette section "faire le tour du monde", surtout pour ceux qui hésitent à acheter un tel billet.
C'est un peu long (désolé 😊), mais surtout, prenez le pour ce qu'il est: un avis personnel!
Note: j'ai du refaire un peu la mise en page sur VF, je trouve que l'article est plus lisible (car mieux découpé) sur mon blog. Comme c'est un peu long...
Ce billet est directiment inspiré de notre expérience avec l'agence de voyage en ligne "Zip World". Dans les faits, les billets et l'agence sont étroitement liés, mais il nous semble que certains éléments de fonctionnement sont communs à tous les billets TDM, peu importe le prestataire. Nous voulions vous partager notre avis sur ce système de billets ici. Dans le prochain article nous donnerons notre retour d'expérience sur Zip World.
Au commencement
Une fois la liste des pays établie et les punaises accrochées sur la mappemonde du salon, il est fort probable qu'il vous faille un paquet de ficelle pour relier tous ces points entre eux. Après s'être renseigné sur le prix correspondant à 1 cm de ficelle en bateau cargot ou en avion avec un vol classique, on comprend vite qu'il va falloir trouver une astuce si l'on ne veut pas dépenser 75% de son budget voyage chez Air France... Fort heureusement pour nous, des âmes charitables se sont penchées sur notre cas et ont imaginé une solution parfaite à nos problèmes: le billet tour du monde. Voyons ça de plus près...
Les promesses C'est économique: ramené au nombre de kilomètres parcourus, c'est vrai que le prix peut parfois être vraiment intéressant comparé au prix d'achats cumulés de billets secsC'est simple: on donne son itinéraire prévisionnel à une agence spécialisée, quelques jours plus tard on a un devis tout fait sans passer des heures sur internet à essayer de tout planifier.C'est souple: une modification, un imprévu? Pas de problèmes, on peut changer ses dates (parfois sans frais) et même modifier son itinéraire en cours de voyage! Un petit mail et c'est tout!C'est pratique: un interlocuteur unique pour toutes vos demandes, et encore une fois c'est lui qui se charge de la partie billetterie s'il y a des modifications à effectuer.C'est sécurisant: surtout pour les vols inter-continentaux, on est sûr d'avoir sa place et c'est un problème de moins à gérer en voyage. Et puis en cas de problème, on peut toujours contacter l'agence n'est ce pas?Si avec ça vous n'êtes pas convaincus que le billet TDM est LA solution, je ne sais pas ce qu'il vous faut!
Les faits
Dans les faits, le système "billet TDM" est une grosse boîte noire: à moins d'être un voyageur averti ou "du milieu", c'est difficile d'en connaître exactement tous les rouages. Comment ces agences font elles pour avoir des prix aussi bas? Ce n'est pas par bonté de coeur, il y a forcément une contre partie quelque part. Mais l'information est impossible à trouver. Comment faire pour tester une boîte noire alors? C'est simple, on la stimule en entrée et on regarde la sortie... Nous avons testé pour vous! Les points qui vont suivre sont plus ou moins inspirés de notre propre expérience et de nos analyses ; on peut donc se tromper sur un détail mais on pense avoir à peu près cerné correctement le fonctionnement du système...
Vous êtes un world traveler...
Les agences ne sont en fait pas maitresses de ce qu'elle vous vendent, elles dépendent des compagnies. Par exemple, Zip World pour des voyages en Asie / Océanie utilise Qantas Airlines. Et pour ces compagnies, vous n'êtes pas un voyageur ordinaire. Quand vous regardez sur votre bllet électronique, vous pouvez parfois lire "classe World Traveler" au lieu de la "classe éco" habituelle. Une petite distinction sémantique qui prend tout son sens lorsque vous voulez procéder à quelques modifications de parcours...
Le changement de date par exemple. Une simple formalité pensez vous? Ça dépend. Parce que voyez vous, la compagnie aérienne ça ne l'intéresse pas d'avoir un avion rempli de "world traveler". Elle préfère les simples voyageurs qui pour le même trajet que vous ont payé plus cher! D'ailleurs, à n'en pas douter en cas de surbooking c'est vous qui allez sauter si l'avion est complet lors de l'embarquement... Bref, notre grande amie Qantas (on va parler de ce que l'on connait mais je suis sûr qu'elle n'est ni meilleure ni plus méchante qu'une autre) a son petit quota de world traveler par avion. Et si ce quota est atteint, vous allez avoir un problème pour changer de date car on va vous dire "désolé mais c'est complet". Complet? Vous faites une simulation sur un vol qantas en direct et vous trouvez pléthore de billets disponibles pour toutes les dates que vous voulez... Peut être, mais vous n'y avez pas droit car la compagnie a atteint son quota de World Traveler! Donc on va vous proposer une autre date oui, mais potentiellement assez éloignée de la date de départ (une ou plusieurs semaines). Vous pouvez aussi avoir de la chance, ça dépend forcément du lieu et de la période.
Le cas qui lui est associé est le changement d'itinéraire: on appelle ça le re-routing. Cela permet de modfier son itinéraire en cours de route selon vos envies. Pratique pour rajouter un crochet sur une île du pacifique non? Ça, c'est le cas idéal. Vous rajoutez un aller retour quelque part avant de reprendre le cours "normal" du voyage. Il y a le cas moins idéal, celui où vous comptiez vous rendre en Nouvelle Zélande depuis Singapour (par exemple) mais où vous vous apercevez que vous ne pourrez pas arriver à temps pour prendre votre vol. Du coup vous demandez à votre agence qui demande à Qantas: "c'est possible de partir depuis Bangkok plutôt?". Sauf que la réponse peut être négative, comme ce qui nous est arrivé: "non, vous devez partir de Singapour, il n'y a plus de place à Bangkok". Etonnés, vous faites des simulations pour des vols Bangkok - Singapour - Nouvelle Zélande et vous trouvez plein de vols! Souvenez vous, vous êtes un world traveler, il n'y a plus de place pour vous! Mais vous êtes plein de ressources, et vous constatez que les pays limitrophes sont aussi desservis par Qantas et que vous pouvez rejoindre la Nouvelle Zélande depuis ces aéroports. Sauf que "non, votre statut de World Traveler ne vous permet pas de décoller depuis ces aéroports, il n'y a que Bangkok (qui est complet pour vous) et Singapour". Bien sûr, si vous voulez changer la date de votre vol à Singapour pour vous laisser plus de marge, je vous laisse relire le paragraphe précédent...
A ce moment là, vous vous retrouvez donc avec un billet absolument non modifiable - sauf à décaler de plusieurs semaines. Le problème là dedans, c'est qu'à aucun moment on ne vous a prévenu que peut être "oui on peut toujours changer mais ce n'est pas toujours évident, ne comptez pas trop dessus". Vous découvrez le truc une fois sur place, et la souplesse se transforme en contrainte: peu importe ce que vous aviez prévu, vous devez vous rendre à votre prochain vol en temps et en heure... Pour ceux qui voudraient prendre la tangeante, attendez de lire la suite......
... et un world traveler riche!
Dans le cas où vous ne pouvez ni changer de date ni d'aéroport, vous méditerez profondément sur la souplesse tant vantée par votre agence de voyage... mais ce n'est pas ça qui vous sortira du pétrin pour autant. Vous envisagez donc de faire votre propre rerouting. Si vous ne pouvez pas embarquer sur votre vol Singapour Nouvelle Zélande, vous vous dites que vous pouvez toujours prendre un billet pour la nouvelle Zélande par vos propres moyens depuis là où vous êtes, puis reprendre le fil de votre voyage par la suite. Ça fait repayer un billet, mais a t-on encore le choix? Et bien non! Vos billets sont liés entre eux, c'est à dire que si vous ne vous présentez pas à l'embarquement pour l'un de vos vols, tous les vols restants seront annulés par la compagnie! Et pour le remboursement, faut pas rêver... Donc, vous êtes obligés de prendre votre avion à l'heure dite! Astucieux non?
Trop c'est trop... vous en avez marre de ce système pas souple du tout et vous voulez récupérer votre mise pour les vols non effectués. Après un bref calcul: somme totale - voyages effectués - frais d'annulation, il n'est pas trop tard pour récupérer une partie de son pécule. Héhé, vous faites encore fausse route! Une fois le voyage commencé (donc le 1er vol effectué), le remboursement n'est plus possible (hors cas spéciaux type décès d'un membre de la famille proche, etc...). Libre à vous de ne pas prendre vos vols, mais vous ne récupérerez pas un centime...
Finalement, vous vous dites que la nouvelle Zélande, c'est trop loin, trop compliqué, vous ne voulez plus y aller. Vous demandez donc un changement complet d'itinéraire (il y aura bien un aéroport avec une place de libre pour vous dans les 3 prochains mois quand même...). Vos billets pour la NZ vous avaient coûté 3000€ (exemple estimé), vous imaginez donc que le rerouting vers une destination moins loin et moins énoreuse ne vous coûtera que les frais de dossiers, le nouveau billet étant forcément moins cher que l'ancien. Et bien pas du tout, les 3000€ sont quasi perdus! Pour votre nouveau billet, il faudra le repayer en partie selon un calcul sorti du chapeau que l'on ne connait pas. Pour notre cas, le nouveau billet a quand même été facturé 50% du prix "grand public" que nous aurions eu si on l'avait acheté par nous-même... De plus, je doute fortement que la compagnie aérienne laisse un siège vacant dans un avion. Vous avez donc payé 3000€ (toujours un exemple) pour un billet que vous n'utiliserez pas au final, la compagnie peut donc revendre les sièges au moins au même tarif sinon plus cher, et de votre côté vous lui repayez encore un autre billet pour une autre destination. Le transport aérien, c'est rentable...
Que reste t-il de ces belles promesses?
Pas grand chose... Vous l'aurez compris, ce genre de billet n'est pas souple du tout car cette pseudo souplesse repose sur un mécanisme que vous ne connaissez pas et donc que vous ne pouvez pas anticiper. Bien sûr, un lieu prisé dans des dates prisées est un facteur agravant, mais ce n'est qu'une partie de l'iceberg.
Quant au prix, il restera contenu si vous vous en tenez à votre planning, un re-routing pouvant faire exploser votre budget. En ce qui nous concerne, nous avons payé le double de ce que nous auraient coûté les vols en nous débrouillant nous même à la dernière minute.
Est ce que c'est pratique alors? Quand tout fonctionne bien oui. Parce que justement, avec ce genre de billet vous êtes dans une dépendance totale vis à vis de votre agence, pour le meilleur et pour le pire. Vous ne pouvez pas discuter vous même avec la compagnie aérienne qui propose le vol, l'agence est votre seul lien. Et au final, l'agence n'a pas vraiment de pouvoir, c'est la compagnie qui dicte si oui ou non il y aura des places pour vous. L'agence rajoute donc un intermediaire entre vous et la compagnie, les délais de temps pour les questions réponses s'en trouvant rallongés. Et quand l'agence ne fait pas toujours correctement son boulot, croyez moi on a bien envie de prendre les choses en main par soi-même plutôt que d'attendre une réponse qui arrivera suivant le bon vouloir de la personne en charge de votre dossier... Et nous qui voulions ne pas nous prendre la tête avec les histoires d'avions pendant le voyage, que d'énervements au final!
Reste la simplicité et la sécurité: indéniablement, entre passer 20 minutes à rentrer son itinéraire sur un site web et se coltiner tous les comparateurs de vol de la terre... Donc oui c'est un vrai argument. Cela peut être sécurisant également, mais encore une fois à condition de ne pas toucher à son itinéraire. Regardez également si un numéro 24h/24h à appeler en cas d'urgence est disponible... sinon c'est à vous de gérer tout seul comme un grand en cas de pépin (vécu quand Air France nous a refusé l'embarquement de nos vélos pour le voyage retour si on ne payait pas de frais supplémentaires).
Alors forcément notre jugement a été influencé par notre expérience avec Zip World, mais Zip World fonctionne sur le même principe que les autres agences. Donc à priori, les différences se feront à la marge car ça sera toujours la compagnie aérienne qui aura le dernier mot.
Les implications d'un billet tour du monde
Allez, on oublie toutes ces histoires de world traveler et de gros sous pour se poser quelques questions de fond.
Quel est fondamentalement le but de ce genre de billet? Vous faire manger du "miles" et du "stop". Vous avez vu, plus vous utilisez l'avion et plus ça semble rentable. "Ah ouais, pour 150€ de plus je peux me faire un petit stop à Beijing pour aller voir la muraille de chine, et pour à peine 250€ je peux aussi me rajouter un stop au Népal!". Bref, un bon moyen pour aller prendre une petite photo que vous pourrez afficher dans votre salon à votre retour: "j'ai fais tout ça!".
Génial. Sauf que malheureusement quand on prend un billet tout du monde, c'est que l'on a généralement une date de retour, donc une durée fixe. Et c'est très tentant de vouloir en faire un maximum "pour profiter", le billet tour du monde vous encourageant implicitement à "shooter du spot" pour vos photos de salon. 2 semaines par ci, 3 semaines par là, auxquelles il faut retirer quelques jours à chaque fois à cause de l'avion (le temps de se poser après l'aterrissage , et de prendre de la marge pour revenir prendre le vol suivant) . "Bon, on a 15 jours, qu'y a-t-il à voir ici?" La réponse risque fort de se trouver dans la rubrique "que faire en 15 jours" du Lonely Planet. Ne pas manquer l'incontournable je ne sais pas quoi, sans parler du grandiose bidule machin. Et vous voilà partis avec votre petit planning tel le lapin blanc dans Alice aux pays des merveilles qui court après le temps... Si j'osais un (gros) raccourci, je dirais que le billet TDM est au voyage ce que le crédit est à la consommation... avec le risque d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre!
Certes, je force un peu le trait mais pas tant que ça non plus. Sur la route, nous avons été surpris du nombre de gens correspondant pile poil à ce schéma. Alors chacun voyage bien comme il veut, et si c'est ce style de voyage que vous affectionnez, grand bien vous fasse! Cependant le net regorge de forums et de blogs où tout à chacun prétend chercher un voyage "authentique et qui nous ressemble". Même si cela n'est pas incompatible avec un billet tour du monde, le danger existe bel et bien de vouloir en faire trop.
L'autre effet pervers du billet TDM est le découpage de votre voyage en vacances successives de quelques semaines à chaque fois. L'avion crée une distortion de temps et d'espace qui à tendance à remettre "le compteur à zéro" après chaque atterissage. Pas de transition en douceur, on est catapulté d'une culture à une autre et on atterrit comme on peut à chaque fois. Mais surtout, ce découpage en tronçons successifs restreint l'espace de liberté du voyageur, le circonscrivant à la durée entre 2 vols. On se sent bien quelque part? Impossible d'y rester. On tombe sur un récit de voyage enchanteur à propos d'un pays qui n'est pas sur notre liste? Ça va être compliqué de tout caser dans le planning...
Alors plus les vols sont espacés, plus l'espace de liberté grandira. Mais voilà, la vrai liberté c'est quand même de ne pas avoir d'horizon. Et donc pas de vol prévu. Mettre fin à son voyage soi même est la plus belle des choses, même sur un laps de temps déterminé. Ne pas prévoir, choisir au dernier moment et rechanger ses plans tous les 4 matins, c'est là le plaisir immense à portée de chaque voyageur, encore faut-il ne pas se le gâcher en voulant tout prévoir à l'avance.
A cela s'ajoute que voyager sans avion, c'est re-découvrir l'éloge de la lenteur. Pourquoi prendre l'avion alors que l'on pourrait prendre 1 train, 2 bus, 1 taxi et marcher à pieds une petite heure pour aller je-ne-sais-où? A votre avis, où a t-on le plus de chance de faire de bonnes ou mauvaises rencontres?
Au final?
Vous l'aurez compris, nous ne sommes pas très fans des billets tour du monde! Leur manque de souplesse, leur coût prohibitif et la restriction de liberté en font pour nous un des pire mode de voyage. Nous l'avons découvert en cours de route, affinant par la même occasion notre façon de voyager (qui a été bien différente de ce que nous imaginions au départ). Le but de ce billet à charge n'est pas de dire "les billets tour du monde c'est mal", mais plutôt de vous inciter à vous poser la question "est ce que ce mode de voyage correspond à ma façon de voyager?" Si la réponse est oui, tant mieux pour vous! Si vous avez un doute, abstenez vous... En cas d'erreur (comme dans notre cas), l'addition monte très vite: perte financière, perte de temps, énervement, énergie déployée à se battre contre une boîte noire au lieu de profiter du voyage... Si nous avions lu un tel article avant de partir, nous aurions fait autrement. Donc on l'écrit pour les voyageurs à venir, sait-on jamais, des fois que ça serve à quelqu'un... PS: Si vous voulez un peu plus loin sur le sujet, nous vous recommandons la lecture du livre Vagabonding: An Uncommon Guide to the Art of Long-Term World Travel. L'auteur a aussi un blog: http://www.vagablogging.net/
Ti'Pol
Ce billet est directiment inspiré de notre expérience avec l'agence de voyage en ligne "Zip World". Dans les faits, les billets et l'agence sont étroitement liés, mais il nous semble que certains éléments de fonctionnement sont communs à tous les billets TDM, peu importe le prestataire. Nous voulions vous partager notre avis sur ce système de billets ici. Dans le prochain article nous donnerons notre retour d'expérience sur Zip World.
Au commencement
Une fois la liste des pays établie et les punaises accrochées sur la mappemonde du salon, il est fort probable qu'il vous faille un paquet de ficelle pour relier tous ces points entre eux. Après s'être renseigné sur le prix correspondant à 1 cm de ficelle en bateau cargot ou en avion avec un vol classique, on comprend vite qu'il va falloir trouver une astuce si l'on ne veut pas dépenser 75% de son budget voyage chez Air France... Fort heureusement pour nous, des âmes charitables se sont penchées sur notre cas et ont imaginé une solution parfaite à nos problèmes: le billet tour du monde. Voyons ça de plus près...
Les promesses C'est économique: ramené au nombre de kilomètres parcourus, c'est vrai que le prix peut parfois être vraiment intéressant comparé au prix d'achats cumulés de billets secsC'est simple: on donne son itinéraire prévisionnel à une agence spécialisée, quelques jours plus tard on a un devis tout fait sans passer des heures sur internet à essayer de tout planifier.C'est souple: une modification, un imprévu? Pas de problèmes, on peut changer ses dates (parfois sans frais) et même modifier son itinéraire en cours de voyage! Un petit mail et c'est tout!C'est pratique: un interlocuteur unique pour toutes vos demandes, et encore une fois c'est lui qui se charge de la partie billetterie s'il y a des modifications à effectuer.C'est sécurisant: surtout pour les vols inter-continentaux, on est sûr d'avoir sa place et c'est un problème de moins à gérer en voyage. Et puis en cas de problème, on peut toujours contacter l'agence n'est ce pas?Si avec ça vous n'êtes pas convaincus que le billet TDM est LA solution, je ne sais pas ce qu'il vous faut!
Les faits
Dans les faits, le système "billet TDM" est une grosse boîte noire: à moins d'être un voyageur averti ou "du milieu", c'est difficile d'en connaître exactement tous les rouages. Comment ces agences font elles pour avoir des prix aussi bas? Ce n'est pas par bonté de coeur, il y a forcément une contre partie quelque part. Mais l'information est impossible à trouver. Comment faire pour tester une boîte noire alors? C'est simple, on la stimule en entrée et on regarde la sortie... Nous avons testé pour vous! Les points qui vont suivre sont plus ou moins inspirés de notre propre expérience et de nos analyses ; on peut donc se tromper sur un détail mais on pense avoir à peu près cerné correctement le fonctionnement du système...
Vous êtes un world traveler...
Les agences ne sont en fait pas maitresses de ce qu'elle vous vendent, elles dépendent des compagnies. Par exemple, Zip World pour des voyages en Asie / Océanie utilise Qantas Airlines. Et pour ces compagnies, vous n'êtes pas un voyageur ordinaire. Quand vous regardez sur votre bllet électronique, vous pouvez parfois lire "classe World Traveler" au lieu de la "classe éco" habituelle. Une petite distinction sémantique qui prend tout son sens lorsque vous voulez procéder à quelques modifications de parcours...
Le changement de date par exemple. Une simple formalité pensez vous? Ça dépend. Parce que voyez vous, la compagnie aérienne ça ne l'intéresse pas d'avoir un avion rempli de "world traveler". Elle préfère les simples voyageurs qui pour le même trajet que vous ont payé plus cher! D'ailleurs, à n'en pas douter en cas de surbooking c'est vous qui allez sauter si l'avion est complet lors de l'embarquement... Bref, notre grande amie Qantas (on va parler de ce que l'on connait mais je suis sûr qu'elle n'est ni meilleure ni plus méchante qu'une autre) a son petit quota de world traveler par avion. Et si ce quota est atteint, vous allez avoir un problème pour changer de date car on va vous dire "désolé mais c'est complet". Complet? Vous faites une simulation sur un vol qantas en direct et vous trouvez pléthore de billets disponibles pour toutes les dates que vous voulez... Peut être, mais vous n'y avez pas droit car la compagnie a atteint son quota de World Traveler! Donc on va vous proposer une autre date oui, mais potentiellement assez éloignée de la date de départ (une ou plusieurs semaines). Vous pouvez aussi avoir de la chance, ça dépend forcément du lieu et de la période.
Le cas qui lui est associé est le changement d'itinéraire: on appelle ça le re-routing. Cela permet de modfier son itinéraire en cours de route selon vos envies. Pratique pour rajouter un crochet sur une île du pacifique non? Ça, c'est le cas idéal. Vous rajoutez un aller retour quelque part avant de reprendre le cours "normal" du voyage. Il y a le cas moins idéal, celui où vous comptiez vous rendre en Nouvelle Zélande depuis Singapour (par exemple) mais où vous vous apercevez que vous ne pourrez pas arriver à temps pour prendre votre vol. Du coup vous demandez à votre agence qui demande à Qantas: "c'est possible de partir depuis Bangkok plutôt?". Sauf que la réponse peut être négative, comme ce qui nous est arrivé: "non, vous devez partir de Singapour, il n'y a plus de place à Bangkok". Etonnés, vous faites des simulations pour des vols Bangkok - Singapour - Nouvelle Zélande et vous trouvez plein de vols! Souvenez vous, vous êtes un world traveler, il n'y a plus de place pour vous! Mais vous êtes plein de ressources, et vous constatez que les pays limitrophes sont aussi desservis par Qantas et que vous pouvez rejoindre la Nouvelle Zélande depuis ces aéroports. Sauf que "non, votre statut de World Traveler ne vous permet pas de décoller depuis ces aéroports, il n'y a que Bangkok (qui est complet pour vous) et Singapour". Bien sûr, si vous voulez changer la date de votre vol à Singapour pour vous laisser plus de marge, je vous laisse relire le paragraphe précédent...
A ce moment là, vous vous retrouvez donc avec un billet absolument non modifiable - sauf à décaler de plusieurs semaines. Le problème là dedans, c'est qu'à aucun moment on ne vous a prévenu que peut être "oui on peut toujours changer mais ce n'est pas toujours évident, ne comptez pas trop dessus". Vous découvrez le truc une fois sur place, et la souplesse se transforme en contrainte: peu importe ce que vous aviez prévu, vous devez vous rendre à votre prochain vol en temps et en heure... Pour ceux qui voudraient prendre la tangeante, attendez de lire la suite......
... et un world traveler riche!
Dans le cas où vous ne pouvez ni changer de date ni d'aéroport, vous méditerez profondément sur la souplesse tant vantée par votre agence de voyage... mais ce n'est pas ça qui vous sortira du pétrin pour autant. Vous envisagez donc de faire votre propre rerouting. Si vous ne pouvez pas embarquer sur votre vol Singapour Nouvelle Zélande, vous vous dites que vous pouvez toujours prendre un billet pour la nouvelle Zélande par vos propres moyens depuis là où vous êtes, puis reprendre le fil de votre voyage par la suite. Ça fait repayer un billet, mais a t-on encore le choix? Et bien non! Vos billets sont liés entre eux, c'est à dire que si vous ne vous présentez pas à l'embarquement pour l'un de vos vols, tous les vols restants seront annulés par la compagnie! Et pour le remboursement, faut pas rêver... Donc, vous êtes obligés de prendre votre avion à l'heure dite! Astucieux non?
Trop c'est trop... vous en avez marre de ce système pas souple du tout et vous voulez récupérer votre mise pour les vols non effectués. Après un bref calcul: somme totale - voyages effectués - frais d'annulation, il n'est pas trop tard pour récupérer une partie de son pécule. Héhé, vous faites encore fausse route! Une fois le voyage commencé (donc le 1er vol effectué), le remboursement n'est plus possible (hors cas spéciaux type décès d'un membre de la famille proche, etc...). Libre à vous de ne pas prendre vos vols, mais vous ne récupérerez pas un centime...
Finalement, vous vous dites que la nouvelle Zélande, c'est trop loin, trop compliqué, vous ne voulez plus y aller. Vous demandez donc un changement complet d'itinéraire (il y aura bien un aéroport avec une place de libre pour vous dans les 3 prochains mois quand même...). Vos billets pour la NZ vous avaient coûté 3000€ (exemple estimé), vous imaginez donc que le rerouting vers une destination moins loin et moins énoreuse ne vous coûtera que les frais de dossiers, le nouveau billet étant forcément moins cher que l'ancien. Et bien pas du tout, les 3000€ sont quasi perdus! Pour votre nouveau billet, il faudra le repayer en partie selon un calcul sorti du chapeau que l'on ne connait pas. Pour notre cas, le nouveau billet a quand même été facturé 50% du prix "grand public" que nous aurions eu si on l'avait acheté par nous-même... De plus, je doute fortement que la compagnie aérienne laisse un siège vacant dans un avion. Vous avez donc payé 3000€ (toujours un exemple) pour un billet que vous n'utiliserez pas au final, la compagnie peut donc revendre les sièges au moins au même tarif sinon plus cher, et de votre côté vous lui repayez encore un autre billet pour une autre destination. Le transport aérien, c'est rentable...
Que reste t-il de ces belles promesses?
Pas grand chose... Vous l'aurez compris, ce genre de billet n'est pas souple du tout car cette pseudo souplesse repose sur un mécanisme que vous ne connaissez pas et donc que vous ne pouvez pas anticiper. Bien sûr, un lieu prisé dans des dates prisées est un facteur agravant, mais ce n'est qu'une partie de l'iceberg.
Quant au prix, il restera contenu si vous vous en tenez à votre planning, un re-routing pouvant faire exploser votre budget. En ce qui nous concerne, nous avons payé le double de ce que nous auraient coûté les vols en nous débrouillant nous même à la dernière minute.
Est ce que c'est pratique alors? Quand tout fonctionne bien oui. Parce que justement, avec ce genre de billet vous êtes dans une dépendance totale vis à vis de votre agence, pour le meilleur et pour le pire. Vous ne pouvez pas discuter vous même avec la compagnie aérienne qui propose le vol, l'agence est votre seul lien. Et au final, l'agence n'a pas vraiment de pouvoir, c'est la compagnie qui dicte si oui ou non il y aura des places pour vous. L'agence rajoute donc un intermediaire entre vous et la compagnie, les délais de temps pour les questions réponses s'en trouvant rallongés. Et quand l'agence ne fait pas toujours correctement son boulot, croyez moi on a bien envie de prendre les choses en main par soi-même plutôt que d'attendre une réponse qui arrivera suivant le bon vouloir de la personne en charge de votre dossier... Et nous qui voulions ne pas nous prendre la tête avec les histoires d'avions pendant le voyage, que d'énervements au final!
Reste la simplicité et la sécurité: indéniablement, entre passer 20 minutes à rentrer son itinéraire sur un site web et se coltiner tous les comparateurs de vol de la terre... Donc oui c'est un vrai argument. Cela peut être sécurisant également, mais encore une fois à condition de ne pas toucher à son itinéraire. Regardez également si un numéro 24h/24h à appeler en cas d'urgence est disponible... sinon c'est à vous de gérer tout seul comme un grand en cas de pépin (vécu quand Air France nous a refusé l'embarquement de nos vélos pour le voyage retour si on ne payait pas de frais supplémentaires).
Alors forcément notre jugement a été influencé par notre expérience avec Zip World, mais Zip World fonctionne sur le même principe que les autres agences. Donc à priori, les différences se feront à la marge car ça sera toujours la compagnie aérienne qui aura le dernier mot.
Les implications d'un billet tour du monde
Allez, on oublie toutes ces histoires de world traveler et de gros sous pour se poser quelques questions de fond.
Quel est fondamentalement le but de ce genre de billet? Vous faire manger du "miles" et du "stop". Vous avez vu, plus vous utilisez l'avion et plus ça semble rentable. "Ah ouais, pour 150€ de plus je peux me faire un petit stop à Beijing pour aller voir la muraille de chine, et pour à peine 250€ je peux aussi me rajouter un stop au Népal!". Bref, un bon moyen pour aller prendre une petite photo que vous pourrez afficher dans votre salon à votre retour: "j'ai fais tout ça!".
Génial. Sauf que malheureusement quand on prend un billet tout du monde, c'est que l'on a généralement une date de retour, donc une durée fixe. Et c'est très tentant de vouloir en faire un maximum "pour profiter", le billet tour du monde vous encourageant implicitement à "shooter du spot" pour vos photos de salon. 2 semaines par ci, 3 semaines par là, auxquelles il faut retirer quelques jours à chaque fois à cause de l'avion (le temps de se poser après l'aterrissage , et de prendre de la marge pour revenir prendre le vol suivant) . "Bon, on a 15 jours, qu'y a-t-il à voir ici?" La réponse risque fort de se trouver dans la rubrique "que faire en 15 jours" du Lonely Planet. Ne pas manquer l'incontournable je ne sais pas quoi, sans parler du grandiose bidule machin. Et vous voilà partis avec votre petit planning tel le lapin blanc dans Alice aux pays des merveilles qui court après le temps... Si j'osais un (gros) raccourci, je dirais que le billet TDM est au voyage ce que le crédit est à la consommation... avec le risque d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre!
Certes, je force un peu le trait mais pas tant que ça non plus. Sur la route, nous avons été surpris du nombre de gens correspondant pile poil à ce schéma. Alors chacun voyage bien comme il veut, et si c'est ce style de voyage que vous affectionnez, grand bien vous fasse! Cependant le net regorge de forums et de blogs où tout à chacun prétend chercher un voyage "authentique et qui nous ressemble". Même si cela n'est pas incompatible avec un billet tour du monde, le danger existe bel et bien de vouloir en faire trop.
L'autre effet pervers du billet TDM est le découpage de votre voyage en vacances successives de quelques semaines à chaque fois. L'avion crée une distortion de temps et d'espace qui à tendance à remettre "le compteur à zéro" après chaque atterissage. Pas de transition en douceur, on est catapulté d'une culture à une autre et on atterrit comme on peut à chaque fois. Mais surtout, ce découpage en tronçons successifs restreint l'espace de liberté du voyageur, le circonscrivant à la durée entre 2 vols. On se sent bien quelque part? Impossible d'y rester. On tombe sur un récit de voyage enchanteur à propos d'un pays qui n'est pas sur notre liste? Ça va être compliqué de tout caser dans le planning...
Alors plus les vols sont espacés, plus l'espace de liberté grandira. Mais voilà, la vrai liberté c'est quand même de ne pas avoir d'horizon. Et donc pas de vol prévu. Mettre fin à son voyage soi même est la plus belle des choses, même sur un laps de temps déterminé. Ne pas prévoir, choisir au dernier moment et rechanger ses plans tous les 4 matins, c'est là le plaisir immense à portée de chaque voyageur, encore faut-il ne pas se le gâcher en voulant tout prévoir à l'avance.
A cela s'ajoute que voyager sans avion, c'est re-découvrir l'éloge de la lenteur. Pourquoi prendre l'avion alors que l'on pourrait prendre 1 train, 2 bus, 1 taxi et marcher à pieds une petite heure pour aller je-ne-sais-où? A votre avis, où a t-on le plus de chance de faire de bonnes ou mauvaises rencontres?
Au final?
Vous l'aurez compris, nous ne sommes pas très fans des billets tour du monde! Leur manque de souplesse, leur coût prohibitif et la restriction de liberté en font pour nous un des pire mode de voyage. Nous l'avons découvert en cours de route, affinant par la même occasion notre façon de voyager (qui a été bien différente de ce que nous imaginions au départ). Le but de ce billet à charge n'est pas de dire "les billets tour du monde c'est mal", mais plutôt de vous inciter à vous poser la question "est ce que ce mode de voyage correspond à ma façon de voyager?" Si la réponse est oui, tant mieux pour vous! Si vous avez un doute, abstenez vous... En cas d'erreur (comme dans notre cas), l'addition monte très vite: perte financière, perte de temps, énervement, énergie déployée à se battre contre une boîte noire au lieu de profiter du voyage... Si nous avions lu un tel article avant de partir, nous aurions fait autrement. Donc on l'écrit pour les voyageurs à venir, sait-on jamais, des fois que ça serve à quelqu'un... PS: Si vous voulez un peu plus loin sur le sujet, nous vous recommandons la lecture du livre Vagabonding: An Uncommon Guide to the Art of Long-Term World Travel. L'auteur a aussi un blog: http://www.vagablogging.net/
Ti'Pol
Préparer sa valise pour l'Argentine début décembre English translation pending
Bonjour, nous partons du 30/11 au 14/12, nous commençons par Buenos Aires puis la région de Salta (Cachi Molinos Cafayate Humahuaca) puis la péninsule de Valdès. Ensuite, le sud, Ushuaia, El Calafate.
Le pays est grand et j'ai lu que dans le sud il peut faire très froid. Petite précision, nous avons réservé des hôtels, pas de camping donc moins froid j'espère !!!
Merci d'avance à ceux qui sont allés en Argentine début décembre de me conseiller sur le choix des vêtements.
Ryanair et vélos English translation pending
Bonjour
Préparant mon voyage a vélo en Ecosse je souhaité me renseigner sur les formalités de transport de vélo de la compagnie aerienne Ryan air ..
J'ai vu sur leur site qu'il accepte jusque 30 kg en soute ..Le vélo doit til être démonté ? car il ne précise rien Je compte voyager avec 20 a 25 kg de sacoche en sachant que mon vélo pèse 16 kilo ..
Comment faire ? car le tout fait environ 40 kg
Cordialement
Nicolas
Préparant mon voyage a vélo en Ecosse je souhaité me renseigner sur les formalités de transport de vélo de la compagnie aerienne Ryan air ..
J'ai vu sur leur site qu'il accepte jusque 30 kg en soute ..Le vélo doit til être démonté ? car il ne précise rien Je compte voyager avec 20 a 25 kg de sacoche en sachant que mon vélo pèse 16 kilo ..
Comment faire ? car le tout fait environ 40 kg
Cordialement
Nicolas
Voyage en Amérique du Sud: quel type de vol choisir? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'adresse à vous car dans quelques mois je pars en Amérique du Sud où je visiterai en priorité : l'Argentine, le Chili, le Pérou et peut être l'Equateur et la Colombie.
J'hésite entre plusieurs solutions pour les vols :
- Je prends directement l'aller-retour, sachant que j'aurais la contrainte d'être à temps pour le retour - Je prends que l'aller et le retour je le prendrais sur place lorsque mon voyage sera terminé - Je prends un billet tour du monde
J'attends vos conseils, vos avis ainsi que vos différentes expériences pour ceux qui l'ont déjà vécu 😉
Je m'adresse à vous car dans quelques mois je pars en Amérique du Sud où je visiterai en priorité : l'Argentine, le Chili, le Pérou et peut être l'Equateur et la Colombie.
J'hésite entre plusieurs solutions pour les vols :
- Je prends directement l'aller-retour, sachant que j'aurais la contrainte d'être à temps pour le retour - Je prends que l'aller et le retour je le prendrais sur place lorsque mon voyage sera terminé - Je prends un billet tour du monde
J'attends vos conseils, vos avis ainsi que vos différentes expériences pour ceux qui l'ont déjà vécu 😉
Taxis d'Istanbul, des escrocs English translation pending
50 TL demandés par le 1er taxi pour aller de Taksim à Sultanhammet , je sors de la voiture et en reprends un plus loin , qui met son taximeter à zéro et qui passé le pont Galata me demande 30 TL (incrits comme par magie au compteur TRAFIQUE) alors que nous ne sommes mêmes pas arrivés à l'hotel, j'ai failli lui foutre sur la tronche, ma femme ne voulant pas d'histoires j'ai payé, j'ai pas pris la peine de relever son numéro.
A titre indicatif ça vaut entre 15 et 20 TL.
Les pires voleurs , même si la somme reste modeste, c'est le fait de se faire prendre pour des cons.
Un appareil photo à Cuba? English translation pending
... Quelques conseils à un routard de 48 ans qui voyage en sac à dos,
Dernièrement, je me demandais si j'allais ou pas apporter un appareil photos avec moi à Cuba.
Je suis un peu tiraillé entre... l'envie de prendre de jolies photos, de vues insolites ou très belles, de choses rares, tellement différentes parfois, et... le souhait de ne pas choquer ... de ne pas agresser ni manquer de respect en montrant aux cubains un appareil qu'ils ne peuvent s'offrir. Cela a un coté indécent aussi.
Certains d'entre vous ont-ils vécu un peu ce dilemme ? Comment vous vous y êtes pris ? Quel choix avez-vous fait ?
Suis intéressé sur ce point par votre vécu ou expériences,
Merci à tous,
Fred
Dernièrement, je me demandais si j'allais ou pas apporter un appareil photos avec moi à Cuba.
Je suis un peu tiraillé entre... l'envie de prendre de jolies photos, de vues insolites ou très belles, de choses rares, tellement différentes parfois, et... le souhait de ne pas choquer ... de ne pas agresser ni manquer de respect en montrant aux cubains un appareil qu'ils ne peuvent s'offrir. Cela a un coté indécent aussi.
Certains d'entre vous ont-ils vécu un peu ce dilemme ? Comment vous vous y êtes pris ? Quel choix avez-vous fait ?
Suis intéressé sur ce point par votre vécu ou expériences,
Merci à tous,
Fred
Préparation tour du monde été 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'avoir l'accord de mon patron pour une année sabbatique... Je peux donc démarrer mon TDM l'été prochain pendant un an. Je suis actuellement en train de constituer un itinéraire mais j'ai besoin de vos retours pour un avis sur la faisabilité. Le parcours que je vais vous décrire est fantasmé et doit, selon vos retours être réajusté voir complètement modifié, également en fonction du budget. Je n'ai encore aucune idée du nombre de billets d'avion que je vais devoir acheter mais voici ce que je souhaiterai faire : Canada / Etats-Unis / Mexique / Costa Rica / Venezuela / Pérou / Bolivie / Chili / ïle de Pâques / Tahiti / Nouvelle Zélande / Nouvelle Calédonie / Australie / remonter vers Malaisie et/ou Philippines / Vietnam / Cambodge / Laos puis finir par l'Inde et Népal...
Qu'en pensez-vous? Y en a-t-il qui ont fait un circuit similaire? Vos propositions sont les bienvenues
Merci pour vos retours.
Bien à vous
Je viens d'avoir l'accord de mon patron pour une année sabbatique... Je peux donc démarrer mon TDM l'été prochain pendant un an. Je suis actuellement en train de constituer un itinéraire mais j'ai besoin de vos retours pour un avis sur la faisabilité. Le parcours que je vais vous décrire est fantasmé et doit, selon vos retours être réajusté voir complètement modifié, également en fonction du budget. Je n'ai encore aucune idée du nombre de billets d'avion que je vais devoir acheter mais voici ce que je souhaiterai faire : Canada / Etats-Unis / Mexique / Costa Rica / Venezuela / Pérou / Bolivie / Chili / ïle de Pâques / Tahiti / Nouvelle Zélande / Nouvelle Calédonie / Australie / remonter vers Malaisie et/ou Philippines / Vietnam / Cambodge / Laos puis finir par l'Inde et Népal...
Qu'en pensez-vous? Y en a-t-il qui ont fait un circuit similaire? Vos propositions sont les bienvenues
Merci pour vos retours.
Bien à vous
Problème de billet d'avion (maximum un an en Amérique du Sud) English translation pending
Bonjour à tous!!
J'ai besoin de votre aide please!!
Je dois me rendre à San Carlos de Bariloche début octobre 2013 puis aller jusqu'au Pérou
Le problème est que je ne sais pas combien de temps je vais rester en Amérique du Sud (max 1an) ni d'ou je vais repartir peut-etre Lima.
Je ne peux pas prendre un billet aller simple, un billet open est hors de prix pour moi, je ne sais pas comment faire!!
Selon vous quelle est la meilleure solution pour le billet d'avion?
Merci d'avance
Salar d'Uyuni - Sud Lipez - Salta English translation pending
@Etchelecou
Quand on est en haut du sud Lipez à la frontière Bolivie/Chili, on n'est pas au Paso de Jama. Il faut descendre à San Pedro de Atacama pour se faire tamponner le passeport pour ensuite remonter et passer le Paso de Jama pour l'Argentine. De San Pedro on peut aussi rejoindre l'Argentine par le paso Sico (plus sécurisant en cas de mauvais temps) puis depuis le village de Catua, il y a une piste qui permet de joindre Susquès, Purmamarca, Humahuaca (piste qu'on voit très bien sur Google earth).
Je poursuis la conversation ici pour plus de clarté.
Voila on peut voir sur La carte les 2 parcours. Maintenant passer par le Paso Sico fait tout de même un sacré détour. Ensuite pour profiter des meilleurs paysages, il faut donc remonter jusqu'à Humahuaca encore un bel aller retour. (peut être je me trompe et que Pucara de Tilcara suffit)
Quand on est en haut du sud Lipez à la frontière Bolivie/Chili, on n'est pas au Paso de Jama. Il faut descendre à San Pedro de Atacama pour se faire tamponner le passeport pour ensuite remonter et passer le Paso de Jama pour l'Argentine. De San Pedro on peut aussi rejoindre l'Argentine par le paso Sico (plus sécurisant en cas de mauvais temps) puis depuis le village de Catua, il y a une piste qui permet de joindre Susquès, Purmamarca, Humahuaca (piste qu'on voit très bien sur Google earth).
Je poursuis la conversation ici pour plus de clarté.
Voila on peut voir sur La carte les 2 parcours. Maintenant passer par le Paso Sico fait tout de même un sacré détour. Ensuite pour profiter des meilleurs paysages, il faut donc remonter jusqu'à Humahuaca encore un bel aller retour. (peut être je me trompe et que Pucara de Tilcara suffit)
Lima, Pérou: refus de traitement de la demande de visa English translation pending
Bonjours à tous, 😕
Comme dit dans le titre le traitement de la demande de visas de mon épouse à été refusé pour n' avoir aucune connaissance de la langue française. Ils ont tout simplement refusé de traité le dossier et demander à ma femme d'apprendre le français à raison de 40h😠. (Elle connais beaucoup de mot mais ne peut pas entretenir une conversation)
j'en peut plus 3 ans d'un parcoure du combattant pour enfin recevoir le livret de famille et à l'ultime étape (Le visas) nous sommes bloqué à nouveau🤪. Le pire c'est que à aucun moment on nous à dit qu'il fallait quelle sache parler français pour obtenir le visas de conjoint , de plus je savait bien que en France elle devrait étudier le français puisque c'est obligatoire alors pourquoi ils embête tous le monde avec cette procédure.
Au vu du mutisme de l'ambassade😠 ma question est, ou doit elle passer ces 40h de cours de français? Dans une école de notre choix? dans une école reconnue par l'ambassade? Et si ces 40h ne suffisait pas pour avoir les connaissance voulut par le service des visas, accepterait il de traité le dossier comme même?
j'ai besoin de votre aide et de l'avis de tout ceux qui serait deja passer par là, afin d'en finir une bonne foi pour toute.😐
merci d'avance. ( je peut également donner des infos sur toute les démarche, du mariage -->au livret de famille en message privée uniquement pour ne pas détourné le post de son but premier merci de votre compréhension)😛
Comme dit dans le titre le traitement de la demande de visas de mon épouse à été refusé pour n' avoir aucune connaissance de la langue française. Ils ont tout simplement refusé de traité le dossier et demander à ma femme d'apprendre le français à raison de 40h😠. (Elle connais beaucoup de mot mais ne peut pas entretenir une conversation)
j'en peut plus 3 ans d'un parcoure du combattant pour enfin recevoir le livret de famille et à l'ultime étape (Le visas) nous sommes bloqué à nouveau🤪. Le pire c'est que à aucun moment on nous à dit qu'il fallait quelle sache parler français pour obtenir le visas de conjoint , de plus je savait bien que en France elle devrait étudier le français puisque c'est obligatoire alors pourquoi ils embête tous le monde avec cette procédure.
Au vu du mutisme de l'ambassade😠 ma question est, ou doit elle passer ces 40h de cours de français? Dans une école de notre choix? dans une école reconnue par l'ambassade? Et si ces 40h ne suffisait pas pour avoir les connaissance voulut par le service des visas, accepterait il de traité le dossier comme même?
j'ai besoin de votre aide et de l'avis de tout ceux qui serait deja passer par là, afin d'en finir une bonne foi pour toute.😐
merci d'avance. ( je peut également donner des infos sur toute les démarche, du mariage -->au livret de famille en message privée uniquement pour ne pas détourné le post de son but premier merci de votre compréhension)😛
Récit de notre mauvaise expérience au Mexique... English translation pending
Nous voyageons beaucoup et puis cette derniere semaine au mexique a été un vrai cauchemar ! Alors évidemment c'est la faute à pas de chance et je suis certaine que 90% des voyageurs reviennent ravis , mais je voulais nous raconter notre histoire afin d'éviter aux futurs voyageurs de vivre la même histoire ...
Nous avons passé une première journée idyllique à Isla Mujeres ... Nous avons fait le tour de l'île, pris un bon bain de soleil ... Nous ne savions pas que ce serait notre SEULE journée de vacances ...
Le lendemain nous devions prendre le car pour nous rendre a Tulum ... Mais nous avons reçu un courriel de l'hôtel que nous avions reservé qui nous a dit qu'ils ne pouvaient finalement pas nous recevoir ... Pour ne pas perdre une journée d'activité nous nous sommes rendus à la gare pour prendre un car pour Akumal ... Au guichet on m'a dit que le car partait 15 min plus tard ... Nous étions ravis ...
En fait ce que cette personne a oublié de me signaler c'est qu'il s'agissait d'un billet pour la compagnie mayab et non pas pour ADO ... Mais est ce que j'aurais tiqué s'il me l'avait dit certainement que non car je n'en savais rien ... Cette compagnie est réputée au Mexique pour ne pas être sécuritaire ... Nous l'avons su après ... Nous étions bien installés dans ce car climatisé ... Mon sac a dos entre mes jambes, mon sac a main sur moi ... Puis quand nous avons voulu descendre surpriiiiise ... Une crapule s'est en fait faufilé SOUS les sièges du car, a découpé mon sac à dos dans toute sa longueur avec un cuter et s'est emparé de tout ce qu'il y avait à l'intérieur ... Notamment mon appareil photo ( j'en pleure encore), une petite trousse de toilette mais il m'a laissé nos tongs ! Mon conjoint a quand à lui constaté la disparition de son porte feuille ( le voleur avait refermé son sac ... si nous n'avions pas vu le piteux état du mien nous n'aurions jamais imaginé nous être fait volé dans le car ...) . J'ai immédiatement averti le chauffeur mais vu qu'avec Mayab, les passagers montent et descendent où ils veulent sur la route ... Cela faisait un bon moment que nos voleurs nous avaient faussé compagnie ! Nous sommes dons descendus à Akumal où nous nous sommes rendus au commisseriat ... Là comme dans les films nous nous sommes retrouvés dans une case absolument miteuse ... Personne ne pouvait rien faire pour nous ! Nous avons pris un collectivo pour Tulum où nous avons rencontré un adorable gamin qui nous a offert le voyage, accompagné jusqu'à a banque et offert son aide et son soutien ... Arrivés à Tulum nous nous sommes rendus au commisseriat où une personne a pris notre déposition sur un cahier avant de nous dire qu'il ne pouvait rien faire pour nous pas même nous délivrer une attestation pour nos banques ( nous avons joints nos parents pour faire les oppositions) mais ils nous ont dit de nous rendre au ministère public ... Nous étions épuisés sans argent mais personne ne pouvait nous accompagner ... c'est pas loin juste 5 mn a pied ... En fait il y a 10 km !! bref nous sommes enfin arrivés et là une mexicaine a pris note déposition sur informatique ça a prit 2h ! Parce qu'elle etait fatiguée et faisait des pauses entre chaque mots .. (elle faisait des micro siestes ...) voila notre deuxieme jour sur place ... Nous avons fini épuisés dans le premier hotel que nous avons trouvé ... Une super place pour le coup mais qui n'acceptait que le cash ! heureusement pour nous il me restait une carte de credit dans mon sac a main ... Le lendemain matin nous sommes allés retirer au chaudraoui juste en face de l'hôtel ... Là j'ai bien reçu un ticket validant mon retrait mais l'appareil était vide je n'ai donc eu aucun argent et voila comment perdre 200 euros de plus !! Là encore personne pour nous aider .. Le supermarché n'est pas responsable et le numéro d'urgence de la HSBC nous a dit de nous rendre a la banque avec un témoin .. Pas de chance le lendemain etant un jour férie, il nous a fallut rester deux jours supplémentaires ... Pour finalement s'entendre dire qu'ils ne pouvaient rien faire pour nous ... Je ne rentre pas plus dans les détails car cela remue ma désolation d'avoir passé des vacances aussi merdique à courir d'dministration en administration pour finalement rien du tout ... bref je vous raconte tout cela pour deux raisons : si j'avais lu quelque part sur ce forum de ne surtout pas prendre la compagnie mayab je me serai bien plus méfiée et si j'avais su que les distributeurs vides volaient l'argent des touristes eh bien j'aurais mieux géré mes retraits ... Le mexique est un beau pays mais je vous avoue n'avoir pas réussi à en profiter ... J'espère via ce post éviter à certains d'entre vous de connaître nos galères ! Bonnes vacances à tous !!
Nous avons passé une première journée idyllique à Isla Mujeres ... Nous avons fait le tour de l'île, pris un bon bain de soleil ... Nous ne savions pas que ce serait notre SEULE journée de vacances ...
Le lendemain nous devions prendre le car pour nous rendre a Tulum ... Mais nous avons reçu un courriel de l'hôtel que nous avions reservé qui nous a dit qu'ils ne pouvaient finalement pas nous recevoir ... Pour ne pas perdre une journée d'activité nous nous sommes rendus à la gare pour prendre un car pour Akumal ... Au guichet on m'a dit que le car partait 15 min plus tard ... Nous étions ravis ...
En fait ce que cette personne a oublié de me signaler c'est qu'il s'agissait d'un billet pour la compagnie mayab et non pas pour ADO ... Mais est ce que j'aurais tiqué s'il me l'avait dit certainement que non car je n'en savais rien ... Cette compagnie est réputée au Mexique pour ne pas être sécuritaire ... Nous l'avons su après ... Nous étions bien installés dans ce car climatisé ... Mon sac a dos entre mes jambes, mon sac a main sur moi ... Puis quand nous avons voulu descendre surpriiiiise ... Une crapule s'est en fait faufilé SOUS les sièges du car, a découpé mon sac à dos dans toute sa longueur avec un cuter et s'est emparé de tout ce qu'il y avait à l'intérieur ... Notamment mon appareil photo ( j'en pleure encore), une petite trousse de toilette mais il m'a laissé nos tongs ! Mon conjoint a quand à lui constaté la disparition de son porte feuille ( le voleur avait refermé son sac ... si nous n'avions pas vu le piteux état du mien nous n'aurions jamais imaginé nous être fait volé dans le car ...) . J'ai immédiatement averti le chauffeur mais vu qu'avec Mayab, les passagers montent et descendent où ils veulent sur la route ... Cela faisait un bon moment que nos voleurs nous avaient faussé compagnie ! Nous sommes dons descendus à Akumal où nous nous sommes rendus au commisseriat ... Là comme dans les films nous nous sommes retrouvés dans une case absolument miteuse ... Personne ne pouvait rien faire pour nous ! Nous avons pris un collectivo pour Tulum où nous avons rencontré un adorable gamin qui nous a offert le voyage, accompagné jusqu'à a banque et offert son aide et son soutien ... Arrivés à Tulum nous nous sommes rendus au commisseriat où une personne a pris notre déposition sur un cahier avant de nous dire qu'il ne pouvait rien faire pour nous pas même nous délivrer une attestation pour nos banques ( nous avons joints nos parents pour faire les oppositions) mais ils nous ont dit de nous rendre au ministère public ... Nous étions épuisés sans argent mais personne ne pouvait nous accompagner ... c'est pas loin juste 5 mn a pied ... En fait il y a 10 km !! bref nous sommes enfin arrivés et là une mexicaine a pris note déposition sur informatique ça a prit 2h ! Parce qu'elle etait fatiguée et faisait des pauses entre chaque mots .. (elle faisait des micro siestes ...) voila notre deuxieme jour sur place ... Nous avons fini épuisés dans le premier hotel que nous avons trouvé ... Une super place pour le coup mais qui n'acceptait que le cash ! heureusement pour nous il me restait une carte de credit dans mon sac a main ... Le lendemain matin nous sommes allés retirer au chaudraoui juste en face de l'hôtel ... Là j'ai bien reçu un ticket validant mon retrait mais l'appareil était vide je n'ai donc eu aucun argent et voila comment perdre 200 euros de plus !! Là encore personne pour nous aider .. Le supermarché n'est pas responsable et le numéro d'urgence de la HSBC nous a dit de nous rendre a la banque avec un témoin .. Pas de chance le lendemain etant un jour férie, il nous a fallut rester deux jours supplémentaires ... Pour finalement s'entendre dire qu'ils ne pouvaient rien faire pour nous ... Je ne rentre pas plus dans les détails car cela remue ma désolation d'avoir passé des vacances aussi merdique à courir d'dministration en administration pour finalement rien du tout ... bref je vous raconte tout cela pour deux raisons : si j'avais lu quelque part sur ce forum de ne surtout pas prendre la compagnie mayab je me serai bien plus méfiée et si j'avais su que les distributeurs vides volaient l'argent des touristes eh bien j'aurais mieux géré mes retraits ... Le mexique est un beau pays mais je vous avoue n'avoir pas réussi à en profiter ... J'espère via ce post éviter à certains d'entre vous de connaître nos galères ! Bonnes vacances à tous !!
Vol pour les îles Galapagos English translation pending
Bonjour,
je pars en équateur en septembre, et jai l'intention de passer 6-7 jours sur les iles Galapagos.
Jai lu plusieurs de discussions à ce propos et notamment concernant les vols, et les agences
Est il toujours avantageux d'acheter son vol en France avant? Sur quel site? LAN? TAME?
Ou de le prendre sur place? avec une agence?
merci pour vos réponses
merci pour vos réponses
Nourriture au Costa Rica: consommer sans risque? English translation pending
Je vais partir fin juin pour un voyage au costa rica de 14 jours.
J aimerais savoir si les légumes peuvent être consommés crus sans risque, quid des glaçons ?
Y a t-il des aliments à éviter.
Merci de votre aide Loris
Merci de votre aide Loris
Un billet retour est-il nécessaire pour la douane en Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour,
Je pars en juin, seul pour environ 6 mois en Amérique du Sud. Je compte descendre au moins de l'équateur jusqu'à la terre de feu. Mais je ne sais ni quand ni d'où exactement je repartirais. Donc je comptais ne pas prendre de billet retour et aviser sur place. Quelqu'un sait-il si le fait de ne pas avoir de billet retour peut poser problème aux postes frontières ? Cela m'inquiète un peu...
Merci d'avance beaucoup pour vos réponses !
Je pars en juin, seul pour environ 6 mois en Amérique du Sud. Je compte descendre au moins de l'équateur jusqu'à la terre de feu. Mais je ne sais ni quand ni d'où exactement je repartirais. Donc je comptais ne pas prendre de billet retour et aviser sur place. Quelqu'un sait-il si le fait de ne pas avoir de billet retour peut poser problème aux postes frontières ? Cela m'inquiète un peu...
Merci d'avance beaucoup pour vos réponses !