Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine)

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LU
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine) Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »

Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.

Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.

Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool. Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !

Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.

Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.

Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora. Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable. Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...

Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !



Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.

Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.

Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres. La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins. Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.

Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.

Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.

En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

ML
C'est top, c'est cool :-) Blague à part, merci pour ce chouette carnet de voyage qui montre une façon atypique de découvrir ce beau pays ! En février j'ai fait ce parcours en bus, mais je dois dire que votre périple me fait rêver... Combien de temps avez-vous mis pour faire ce beau parcours ?
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland

Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
LU
Bonjour Aurélie, j'avais lu votre carnet sur votre balade dans l'Atacama. Effectivement les deux façons de voyager sont très différentes, mais pour bien s'imprégner d'une région aussi incroyable que l'Atacama il faut pratiquer les deux. Ce genre de voyage à vélo s'inscrit plus dans le défi sportif en acceptant de se mettre à la merci des éléments. Ce n'est pas forcément la meilleure méthode pour découvrir, en effet votre récit m'a appris beaucoup de choses alors que je suis resté 40 jours sur place. Mais j'ai bien l'intention d'y retourner en voiture pour faire un périple du genre du vôtre, mais cette fois mon épouse sera du voyage! Arica, sans doute comme moi, vous avez du éprouver en arrivant en avion de Santiago cette sensation d'être dans un immense désert, ce que l'on constate en montant sur les hauteurs de la ville. Vous êtes montée en une journée jusqu'à la frontière bolivienne, pour notre part nous avons mis quatre jours à vélo, 190 km de montée, ce qui permet une adaptation plus en douceur. L'Atacama, son envoûtement on ne s'en libère pas facilement, il est d'ailleurs fort probable que l'on n'en guérisse jamais! Bonne journée Luc
MA
Salut, vraiment ce voyage est impressionnant et très intéressant, Bonne chance.
PA
Bonjour ! J'ai lu, c'est magnifique ! Un rêve pour moi... Il se trouve que j'ai un blog sur le vélo et je serai ravi de faire partager votre aventure avec mes lecteurs. Avec des photos... Faites moi savoir si vous êtes ok :) Mon blog : http://www.pacohamidat.fr
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LU
Bonjour Paco, pour moi aussi c'est un rêve, je me demande parfois si je n'ai pas rêvé cette aventure un peu folle. Pas de problème pour faire partager et faire rêver et pourquoi pas pousser à s'engager dans ces coins tellement incroyables.. Bonne journée Luc
PA
L'article est prêt ! J'ai mis votre récit et toutes les photos que vous avez jointes. Si c'est toujours ok, je publie ça dans 1 semaine environ. J'espère que d'autres, y compris moi, feront comme vous !
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LU
Bonjour Paco, vas-y et j'espère que cela suscitera des vocations pour les déserts à vélo. Bonne journée Luc
SM
Merci ! [:)]

Ton récit où souffle un vent d'aventure est de ceux qui réussissent à nous faire manquer d'air au niveau de la mer !
" On voyait partout des sardines ... "
LU
Bonjour François, merci pour le commentaire et l'allusion à l'air qui manque. Mais je ne m'explique pas la raison, , à vélo même à 5000 mètres d'altitude cela va bien, et j'ai toujours moins souffert du manque d'oxygène à vélo qu'à pied. Pourquoi? En tout cas tes chiens savants sont superbes et irrésistibles. Je les ai déjà regardés de multiples fois, mais le rire me gagne immanquablement dès que j'agrandis la photo.Sont-ils en train d'étudier de vieux grimoires à la recherche de tas d'os enterrés dans quelques recoins oubliés, à moins qu'ils ne s'intéressent à la genèse de l'univers à la recherche de la confirmation du big-bang? Bonne journée Luc
SM
" Sont-ils en train d'étudier de vieux grimoires à la recherche de tas d'os enterrés dans quelques recoins oubliés ... "

Je ne sais pas ...

-... mais ils semblent depuis quelques temps s'intéresser de très près à la thanatocénose et à l'Afrique ... l'un des derniers mythes occidentaux sur les éléphants est sur le point de s'effondrer ! [:P]
" On voyait partout des sardines ... "
CI
Je viens tout juste de voir votre récit .... fantastique ! Je prévois un voyage beaucoup plus facile à vélo : traversé des Etats-Unis. Je me demandais quels sites vous aviez utilisés pour trouver un partenaire de voyage ? Merci benoit
SU
J'ai aimé. Merci pour ce carnet de voyage au ralenti.
LU
Bonjour Benoit, les sites sur lesquels j'ai mis des messages, tout d'abord sur Voyage Forum, on a assez souvent des réponses et j'ai trouvé à plusieurs reprises des compagnons ou compagnes de voyage avec VF. Il y a aussi CCI et warmshower ainsi que le site compagnons de voyage du routard. Ne pas hésiter à chercher sur les sites de langue anglaise, ou allemande ( Natürlich wenn Sie deutsch sprechen). A part cela je ferai bien une traversée des USA par la côte ouest du Canada au Mexique et je cherche une ou plusieurs personnes pour une traversée de la Mongolie en deux mois pour 2015. Ou moins loin j'envisage une traversée des Pyrénées par pistes en Espagne en associant montagne et vélo. Luc
RO
Quel récit !!!! Je suis impressionné !!!

Moi qui fait des recherches sur l'Amérique du sud ( je pars en septembre ) j'ai été réellement captivé et je vous tire mon chapeau pour cette aventure incroyable que vous avez du vivre =) qui a également être un vrai challenge sur le point physique.

Je vais être beaucoup plus soft pour mon voyage... Je pars du Brésil ( Rio ) puis je vais descendre en Argentine et remonter à l'ouest. Je ne connais pas encore vraiment mon parcours car il se fera au feeling... Vous n'avez pas rencontré de gentil jaguar ? ;)

Bravo encore pour ce voyage qui est franchement inspirant
JE
Bonjour , J'ai commencé à lire votre récit mais j'aimerais vous poser une question Vous etes sur que vous ne confondez pas Arica avec Iquique ? Les dunes qui dominent dangeureusement des quartiers habités se trouvent à Iquique. Merci pour ce récit , j' ai passé une semaine dans ces deux villes autrefois . Jean

......Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini.....
LU
Bonjour Romain, merci pour le petit mot. Concernant le challenge physique, dans ce type de voyage on rentre rapidement dans la féerie du désert en autonomie et on fait corps avec la nature et on perd les notions de temps et de fatigue. Avant de partir on éprouve des appréhensions devant l'immensité du défi et quand on est dedans on le vit intensément, et rapidement le corps s'adapte et qu'il fasse -15 la nuit ou +35 le jour on se sent bien. Mais il ne faut pas chercher à dépasser ses capacités physiques, mais le corps rapidement est capable d'aller très loin. Des jaguars nous n'en avons pas vus. On nous a dit que tant que les renards étaient visibles, il n'y avait aucun danger à craindre des jaguars. Bon voyage en Amérique du Sud Luc
LU
Bonsoir concernant Iquique, non je ne confonds pas pour la bonne raison que cette ville je ne la connais pas. Luc
NO
salut Luc Quel vol avait tu pris pour l’Amérique du sud? Quel prix pour les vélos Nous pensions remonter depuis Ushuaïa jusqu’à Buenos aires environ du 15 janvier au 15avril en passant coté Chili la région des lacs mais apparemment les premiers 1500 kms sont monotones. Nous hésitons encore, si nous montons en direction de Salta en partant de Buenos aires ça n'est pas bien la bonne saison ?
http://curieuxcyclos.eklablog.fr
ON
Bonjour Michel,

Je rentre il y a deux semaines d'un voyage dans les Andes. J'avais un billet Buenos Aires -Lyon Aller simple pour 650€ par iberia en passant par Madrid. Le vélo m'a coûté à peu près 75€ car je n'avais droit qu'à un bagage de 23kg donc considéré comme excédent de bagages. Avec iberia depuis l'Europe, le vélo est considéré depuis cet été comme un bagage standard.

Pour ce qui est de Buenos Aires à Salsa, je pense que c'est pas la plus belle région à traverser, bien que la partie San Miguel - Cafayate -Salta soit très jolie....

Cordialement

Thierry
Pourquoi vouloir absolument soulever des montagnes alors qu'il est si simple de passer par dessus.

http://onbaik.blogspot.fr
LU
Bonjour Michel, j'y suis allé deux fois en Amérique du Sud. La première fois Madrid Quito avec Iberia et retour Santiago du Chili Lyon avec Lufthansa. La seconde fois aller Lyon Santiago Arica aller et retour Santiago Lyon. Les deux compagnies très bien, je crois me souvenir que le vélo avec Iberia c'était moins cher, même si Lufthansa ne m'avait pas fait payer le retour, je n'ai pas vraiment compris pourquoi. Sans certitude ma mémoire flanche un peu: Iberia avec la connexion vers Arica 150 euros aller-retour, Lufthansa 150 euros par passage. Mais tout cela peut avoir changé car c'était en 2010 et 2013. Lufthansa que j'ai utilisée une autre fois pour l'Asie, les deux fois j'ai eu des problèmes sur mon vélo et pas avec Iberia, mais c'est sans doute indépendant des compagnies, car les manipulateurs n'en dépendent pas. Le trajet que tu envisages je ne le connais pas, je ne peux donc rien dire. Mon immense coup de cœur c'est l'Atacama, mais c'est vrai que de janvier à avril ce n'est pas le meilleur moment pour y aller, à moins que tu aimes les hivernales engagées, certains font bien la face nord des Grandes Jorasses en hiver. Les cols qui me font fantasmer entre Chili et Argentine, Paso Agua Negra et Paso San Fransisco en faisant une boucle depuis Salta, en empruntant la partie de la Ruta 40 entre Cachi et San Antonio de los Cobres. Aïe! il va falloir que j'y retourne une troisième fois en AdS[;)]. Amitiés Luc
NO
Merci J'ai retrouvé que j'avais pris Iberia pour la Colombieet apparemment ça c'était pas mal passé.
http://curieuxcyclos.eklablog.fr
NO
Salut Luc quelle tente avait tu pour ton périple ? Je suis exacerbé par le prix tentes surtout pour celles fabriqué de surcroit en Chine. Bonjour la marge des revendeurs!
http://curieuxcyclos.eklablog.fr
LU
Bonjour Michel, c'est vrai que les tentes il y en a de très chères. On a tendance à se dire plus c'est cher meilleure sera la qualité, ce qui est mon cas, mais est-ce vrai? On voit dans les grandes surfaces des tentes pas très chères, mais j'ai le réflexe d'aller au Vieux Campeur. Tout cela pour te dire que pour traverser l'Atacama j'ai acheté une tente MSR, biplace très vaste trois saisons 3,2 kg, je crois me souvenir 500 euros. En tout cas elle nous a donné entière satisfaction par des températures jusqu'à -16 et des vents très forts. Si vous restez dans des régions pas trop hautes en altitude avec des conditions moins rudes peut-être une tente moins solide suffit. L'Amérique du Sud sur les trois pays quand le temps est au beau Argentine, Chili et Bolivie (plus le sud du Pérou) qui ont une grande emprise sur le désert d'Atacama c'est l'empire du vent permanent de 10 h du matin jusqu'après la tombée de la nuit Je te mets qq photos



Bonne préparation Luc
CR
Bonjour Luc Pour avoir passé un col à 5100 m (à pieds) et ressenti ce qu'était le manque d'oxygène, et avoir fait un (petit) infarctus l'an dernier, après 4 Kms de vélo dans le froid et sans échauffement (sur un bon faux plat), je me dis que tu as tenté un peu le diable en faisant cet incroyable voyage... rassure moi: tu avais consulté un cardiologue et fait un test d'effort avant ton départ? le diable n'a pas voulu de toi [;)] , c'est l'essentiel, mais je voudrais que tous les lecteurs de ton récit prennent bien conscience qu'un tel voyage présente des risques: les efforts physiques dans le froid sont dangereux, l'échauffement doit-être très progressif et durer 10 mn minimum. Christian
http://limportantcestlechemin.over-blog.com/
LU
Bonjour Christian, pour répondre à tes questions qui pourraient appeler bien des développements, je dirais déjà que je ne me pose jamais trop de questions, on a déjà tellement d'alibis plus ou moins bien réels de ne pas partir, qu'à partir du moment où je me sens en forme je ne cherche pas à faire confirmer que je suis en forme, effectivement c'est peut-être une connerie, mais une interdiction de départ serait sans doute la meilleure méthode de me tuer. Je fais simplement bien attention que ma famille ne sera pas dans le besoin matériel au cas où je disparaissais. Les problèmes d'altitude, en montant doucement l'organisme s'adapte, doucement c'est doucement. Trop souvent on arrive en altitude soit directement en avion ou en véhicule. Dans le cas de cette traversée de l'Atacama nous sommes partis du niveau de la mer et sommes montés tranquillement, 4 jours pour passer le premier col à 4600 m. De plus avec les problèmes de décalage horaire ne pas démarrer tout de suite mais attendre au moins d'avoir dormi deux nuits une fois sur place. De manière étonnant et je ne me l'explique pas je ressens moins l'effet de l'altitude à vélo qu'à pied. Je l'avais constaté il y a 6 ans lors d'une traversée des Andes de Quito à Uyuni sur 4000 km. Nous avions passé une vingtaine de cols à plus de 4000, jamais aucun problème de souffle lié à l'altitude à vélo. Nous avions fait quelques treks le long de notre itinéraire. J'avais beaucoup plus ressenti l'effet de l'altitude à pied qu'à vélo, pourquoi? J'ai même pris un gros coup de bambou dans une ascension à 5700 m alors que nous avions déjà 400 km à vélo avec des passages à plus de 3000 et déjà effectué deux sommets à 4600 m. Les effets de l'altitude sont amoindris si on s'acclimate, mais nous restons tous inégaux face à l'effet de ce phénomène de basses pressions sur notre oganisme. A vélo je fais toujours attention de ne pas pousser trop loin la bête , monter progressivement dans l'effort les premiers jours si mon corps renâcle, et très vite il s'adapte et sans fatigue apparente je peux pédaler du lever du jour à la tombée de la nuit. Pourvu que cela dure mais à 63 ans ça ne devrait pas durer encore 25 ans, à moins que je m'appelle Robert Marchand Le moral joue beaucoup, et le moral je le renforce de temps en temps en roulant avec beaucoup plus jeune que moi, comme cette balade de 2300 km à travers les Alpes avec mon petit-cousin de 22 ans, j'ai pris un sacré coup de jeune: https://voyageforum.com/v.f?post=7161306;#7161306 Mais voilà dans tout ce que l'on fait il y a une part de risques, comment gérer au moins mal sa vie? On sait de toutes façons que c'est une histoire qui se terminera mal Amitiés Luc
CR
Bonjour Luc je te rejoins sur plusieurs points: - l'histoire finira mal (mais je pense comme toi qu'il faut la vivre le mieux possible) - le moral joue beaucoup (si des conditions de mon infarctus sont claires -activité physique sans échauffement par temps froid- j'avais vécu des situations de grand stress les mois précédents) - il faut écouter "sa propre machine" (ce que je ne faisais pas avant... maintenant j'ai un cardio fréquencemètre, sinon je suis attentif dès que ça grimpe) .. et il y aura toujours une part de risques... quoiqu'on fasse: ma compagne, qui aime également pédaler, a été renversée par un cycliste (!) fin aout: fracture du crane et perte irréversible de l'odorat... alors profitons en tout en restant attentif! [;)] Christian
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MA
salut voila pour toi le voyage de Vancouver vers l ile de Vancouver puis le Yukon et direction inuvik le paysage est tres joli et vraiment il faut du courage alors que lje l ai realise a velo et en solitaire bon voyage maicob
KI
j adore ! waaa magnifique parcours, c est énorme ce que vous avez fait, comme se ballader au paradis!! j adore les déserts, mais les traverser est souvent très compliqué juste bravo !! admirative ! pis dormir dans le desert de dali waaaaa mais quel kiff!
LU
Bonjour Karine, merci pour ce message enthousiaste. Bien souvent, il suffit d'oser et puis une fois le premier pas (ou le premier coup de pédale) donné, les événements s'enchaînent et le chemin se parcourt. Toujours rester à l'écoute de son corps, on fera 20 ou 100 km, mais ne pas passer en surchauffe, ou pas trop souvent. Ne pas vouloir coller rigoureusement à une prévision d'avancement. Si après 25 km à 10 h du matin on se cache pour la journée et la nuit suivante à l'ombre d'un rocher, car on se sent fatigué eh bien c'est le rythme du corps qui le demande. On prend le temps de vivre en osmose avec le lieu et les conditions. Faire attention à l'eau, cependant pas trop difficile dans l'Atacama, des villages de loin en loin, entre 50 km et 80 km le long de l'itinéraire que nous avons parcouru, ou un poste frontière, où on peut espérer une bouteille ou un seau d'eau. Il est vrai que le voyage à vélo dans les coins perdus de la planète laisse des souvenirs fabuleux, et avec le temps les rêves sur les envies se confondent avec le vécu. Il faut essayer! Qui ose gagne Luc

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