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Égypte-Israël-Jordanie: itinéraire, budget, conseils...? English translation pending
by Elcanadiense · 2011-09-14 · 5 replies
Bonjour à tous,

Comme certains disent ce n'est jamais la bonne période pour voyager au moyen-orient et en Afrique du Nord, alors allons y ! C'est fait, nos billets sont acheté pour le Caire depuis le Canada. Plusieurs questions nous passes par la tête et bien entendu le forum nous aidera dans notre préparation.

Commençons par l'avis sur notre itinéraire prévu. Nous suivons de manière brouillon le lonely Planet, nous nous transportons par taxi ou guide possédant sa voiture autant que possible ainsi nous pouvons connaître d'avantage et arrêter comme bon nous semble et le chauffeur parle évidemment la langue locale donc la barrière de langue est mieux gérée. On s'hébergent généralement en Guest House et mangeons local. Nous avons suffisament de marge de manoeuvre pour tout type d'excursions.

L'itinéraire à vif: Caire (3 jours) - Louxor(3 jours) - assouan(3 jours) - Abou Simbel(3 jours) - retour vers le nord et virage à Edfou (vers la mer rouge)(1 jours) - Hourghada - Charm-El-Sheik(1 jour) - Sinai(2 jours) - Eiliat - Jerusalem(4 jours) - Tibériade(1 jour) - Jericho(1 jour) - Amman(1 jour) - Petra(3 jours) - Aquaba - Caire(3 jours)..........29 jours sur 38 utilisés. QUESTION: ou placer les 9 jours restant et que modifié pour optimiser le circuit et ne pas être coincé aux frontières inutilement avec un visa manquant ou difficile à obtenir ?

Comme nous essayons de nous débrouiller par nous même sans TO, certain détails nous échappent encore. QUESTION: Combien faut-il prévoir pour se transporter par jour par moyen privé énuméré plus haut (faut penser que nous pouvons louer une voiture mais c'est par choix que nous nous fesons conduire), combien faut-il prévoir pour un hébergement de type Guest House avec piscine et faut-il réservé d'avance ou si l'on peux facilement trouver sur place puisque que nous ne savons pas ou nous stoppons d'un jour à l'autre ?

Nous arrivons le 13 décembre au Caire et par choix et à cause de l'approche de Noel nous avons décidé de resté en Égypte jusqu'après les fêtes pour traverser en Israel autour du 7 janvier après toutes les foules qui seront dans la région de Jérusalem pour Noel (du moins nous le pensons). QUESTION: Avons nous fait le bon choix du sens de notre aventure par rapport aux dates ?

Nous voulons faire le Nil en bateau. QUESTION: Quel type de bateau devrions-nous privilégié et dans quel ordre de prix se situe chacun des types par jours ou forfaits ?

Nous aurons plusieurs autres questions, mais débutons ce post avec celles-ci. Je sais que j'aurai des réponses constructives mais malheureusement aussi des commentaires inutiles et critiques. Pour ces derniers, veuillez tenir compte que tous ne voyageons pas au même rythme, avec les mêmes attentes, les mêmes goûts et les mêmes budgets. Certains prendrons plusieurs voyages pour visiter et connaître un pays, nous ne retournons jamais 2 fois au même endroit donc remplacé votre critique par une question afin que vous puissiez nous aider à votre tour.

Merci.
Meilleur tour operator pour combiné croisière/séjour en Egypte? English translation pending
by Uneideesvp · 2008-02-08 · 10 replies
Bonjour à tous, je souhaite partir au mois d'Aout 2008 en Egypte (trois adultes un enfant) en croisière et séjour (15 jours) et j'aimerai vos avis sur les meilleurs tours opérator pour ce faire. Je m'oriente sur les paladiens Nouvelles Frontières. Qui peut m'indiquer ce que valent leur KOUDOO (nouveau club). Il me semble important que les clubs enfants soient francophones. Les croisières et hotels se ressemblant tous sur catalogues, votre avis m'interesse. Merci
Route feedback: Is a one-way flight to Abu Simbel worth it?
by Dolfino · 2026-01-08 · 5 replies
Hi everyone! We’re heading to Egypt for two weeks at the beginning of April. Here’s our current itinerary: |02/04/2026 - Cairo (arriving at 8:00 PM) |03/04/2026 - Cairo| |04/04/2026 - Dahshur / Saqqara / overnight in Giza |05/04/2026 - Giza / Cairo| |06/04/2026 - Cairo - Abu Simbel |07/04/2026 - Abu Simbel to Aswan |08/04/2026 - Aswan |09/04/2026 - Aswan |10/04/2026 - Aswan to Luxor |11/04/2026 - Luxor |12/04/2026 - Luxor |13/04/2026 - Luxor |14/04/2026 - Luxor to Hurghada/Safaga |15/04/2026 - Hurghada / Safaga |16/04/2026 - Red Sea / Cairo| |17/04/2026 - Cairo |18/04/2026 - Cairo (return to Belgium at 10:00 AM)

I’d love to hear your thoughts on this itinerary, but mostly I’m wondering if it’s possible—and worth it—to take a one-way flight to Abu Simbel. We’d like to spend a night there to take our time visiting the site early in the morning and catch the sound-and-light show in the evening, then head to Aswan with a private driver or by bus.

Your feedback would be super helpful in planning this part of our trip!

Have a great day! 🙂 Luis
Retour de deux semaines en Égypte English translation pending
by David31200 · 2019-08-24 · 3 replies
Bonjour à tous, je reviens de 2 grosses semaines en Egypte, un petit retour "technique" pour ceux qui souhaitent y aller et se posent des questions. Nous sommes partis à 4 (2 garçons, 2 filles) en autonome du 26 juillet au 11 aout 2019 - précision, nous avons l'habitude de voyager en autonome. Notre objectif était visites de sites, mais sans se presser, un farniente parce que ce sont les vacances d'été quand même ^^ Le trajet, hyper classique, était : Le Caire - Assouan (en avion) - Louxor (en taxi) - Safaga (en taxi) - Le Caire (en bus).

Avant toute chose, sur la sécurité : nous ne nous sommes jamais senti en insécurité de tout le séjour (tout le monde nous pose la question). Que ce soit dans les secteurs touristiques, les sites historiques, les transports, les souks, ou les quartiers pas touristiques pour un sou... c'était très tranquille (il y a eu un attentat contre un hôpital quand on y était, c'est à noter tout de même). Nos deux amies se promenaient quasi systématiquement en short (court...) et n'ont jamais été importunées, si ce n'est des regards parfois appuyés.

Sur les transports, pas de panique, le plus dur est souvent de refuser d'aller quelque part que de chercher comment y aller. Pour les trajets où vous changez de province, pensez tout de même à réserver la ville votre taxi : il devra demander des autorisations (il vous demandera photocopie de vos passeports).

Niveau prix, une fois sur place, la vie n'est vraiment pas chère. A noter toutefois que les prix indiqués dans le Routard sont pour la plupart à doubler...

Niveau fréquentation des sites : hormis le plateau de Giseh (en encore, vers les entrées), Abou Simbel et la vallée des rois... on a tout visité en étant seuls, absolument seuls ! (Karnak, Philae, Dahchour, Edfou, etc etc.). Niveau chaleur... ceci explique peut être cela, on a eu chaud évidemment (entre 37 et 43 °) mais... je pensais que ce serait pire. On venait d'avoir 2 périodes de canicule en France (on est toulousains) et je pense que nos corps étaient habitués à la chaleur. On n'a pas souffert de la chaleur, d'autant qu'on avait pris que des hôtels avec clim.

Le Caire et les pyramides : nous logions au Velvet 1915, pas loin de la place Tahrir, du musée, du métro, avec une vie locale assez intense. Nous avions pré réservé un taxi avec l'hotel pour venir nous chercher, tout s'est bien passé. Premier jour au Caire, nous sommes allé nous baladé au bord du Nil, puis au quartier copte (en métro), et Khan el Khalili (en taxi). J'ai beaucoup aimé ce dernier quartier en fin de journée, beaucoup d'ambiance, touristique et locale dès qu'on prend une rue perpendiculaire. Et un patrimoine urbain historique très riche.

Pour les taxis au Caire, on a toujours demandé à ce qu'ils mettent le taximeter, ce qu'ils ont fait systématiquement sans faire d'histoire, sauf pour aller à l'aéroport où là ça marche plutôt au forfait négocié. Du coup les prix sont plus que raisonnables.

Le lendemain, nous sommes allé visiter les pyramides. Nous avions réservé un taxi la veille dans une agence (au hasard) pour le lendemain pour les pyramides (45 € pour un taxi pour la journée pour plateau de Giseh, Saqqarah et Dahchour). Notre hôtel nous proposait la même chose pour 100 €. Je conseille vraiment de pousser jusqu'à Darchour, on est seuls sur un site immense et les 2 pyramides sont superbes. qq prix : - plateau de Giseh : 160 LE - entrée dans la grande pyramide : 360 LE (se prend à l'extérieur du site, si oubli - ce qu'on a fait - vous pouvez ressortir pour racheter le billet). Comme je l'ai dit, on était en août, on ne faisait la queue nulle part. - musée du bateau : 100 LE, s'achète sur place au musée au pied de la pyramide. - Saqqara : 150 LE - Dahshur : 60 LE On est retourné le dernier jour à Giseh en taxi pour revoir les pyramides. En taximeter, ça faisait 60 LE la course. C'est la seule fois où on a galéré pour qu'il mette le taximeter. En négociation, c'était entre 150 et 200 LE sinon, du coup on lui a donné 100 LE. Comme la seconde fois nous avions tout le temps que l'on voulait, nous sommes allé à pied aux points de vue que proposent les chameliers, mais à pied : cela se fait très très facilement. Si comme nous vous ne voulez faire ni chameau, ni cheval, ni calèche, tout se fait facilement à pied en 15 minutes au max !

Jour 3, toujours au Caire, nous sommes allé visiter la citadelle (en taxi), puis de là la mosquée el Hussein (à pied depuis la citadelle) pour finir la journée (en taxi) au musée du Caire qui nous a plutôt déçu (plus un méga bazar qu'un musée...). Enfin, on a vu Toutankamon, c'est le principal. - Mosquée El Hussein : 80 LE (j'ai beaucoup aimé !) - musée Egyptien : 160 LE

Le lendemain, c'était journée transport : nous avons pris l'avion pour aller à Assouan. On nous avais conseillé de venir très très tôt à l'aéroport... euh... il n'y avait personne, du coup on a beaucoup attendu en salle d'embarquement. Nous avions réservé notre chambre sur l'île Eléphantine, et on ne le regrette pas. L'ambiance le soir est très sympa, tranquille, et c'est très facile de rejoindre la ville d'Assouan. La maison que l'on avait donnait directement sur le Nil, à 5 minutes à pied du ferry. une très bonne expérience. On avait demandé à ce qu'on vienne nous chercher à l'aéroport.

L'hôte nous avait proposé de nous réserver l'aller retour à Abou Simbel, ce que l'on a accepté pour 25 € par personne (je pense qu'on aurait pu trouver moins cher sur place, mais on ne voulait pas s'embêter à chercher + le départ se faisant très tôt, avant l'ouverture du ferry, il fallait que notre hôte nous emmène sur la ville avec son petit bateau privé à 3 heures !). Au trajet, il faut rajouter 200 LE pour l'entrée sur le site. Un déception... la visite doit se faire au pas de charge : on a 1h30 entre la descente du bus et le départ pour Assouan, achat des billets et pose pipi comprise. Du coup, on ne se pose pas vraiment. Si vous trouvez une formule où vous pouvez rester plus longtemps, profitez en. Pour Abou Simbel, on part en pseudo convoi. En fait, pas de convoi du tout : tout le monde part à 4h30, mais personne ne s'attend et pas de forces de l'ordre pour nous surveiller. Je ne comprends pas le principe mais bon, c'est comme ça.

Le lendemain, on a pris un taxi à la sortie du ferry pour faire l'obélix inachevé, Philae et Kalachah - taxi 350 LE pour une vieille 504 break - obélisque : 80 LE - philae : 140 LE - Kalabchah : 60 LE Pour Philae et Kalabchah, il faut ajouter le prix du bateau pour l'aller retour : Philae, le prix est officiel et fixe, mais pour une durée d'une heure sur place. Si vous voulez rester plus longtemps, il faut négocier. 1 heure c'est suffisant. Pour Kalabchah, il faut négocier, c'est un temple perdu, il n'y a pas de concurrence entre bateliers... on a payé 150 LE.

Le lendemain direction Louxor en taxi (80 $) avec arrêt en route à Kom Ombo et Edfou, 2 temples superbes à faire (Kom Ombo : 100 LE et Edfou 140 LE). On est arrivé à Louxor en début d'après midi. A Louxor, on avait réservé 2 chambres dans l'un des grands hôtels de la ville (Mercure), avec piscine etc etc, très excentré, mais facile d'accès en taxi. Les prix de la chambre sont affichés à 200 € à l'accueil... nous avons payé 30 € par nuit et par chambre, et nous étions quasi seuls dans l'établissement. impressionnant. Pour le taxi, les prix sont fixes, proposés par l'hotel, mais raisonnables : - Karnak 50 LE, temple de Louxor : 70 LE, Aswan : 1300 LE, Hurghada : 1300 LE - aller retour sur la rive ouest : 400 LE (c'est ce qu'on a fait 2 jours de suite).

Nous sommes restés 4 jours pleins à Louxor : - jour 1 : temple de Karnak 150 LE (visite à 11h : chaud, mais personne d'autre que nous) - jour 2 : rive ouest (départ 7h, en taxi aller et retour + attente sur les sites) : vallée des rois 200 LE, Hatchepsout 100 LE et Ramesseum 80 LE - jour 3 : rive ouest (départ 7h) : vallée des nobles (ramose's tomb 60 LE), village des artisans 100 LE(superbes tombes), vallée des reines et des princes 100 LE et enfin Habu temple 80 LE (superbe, à ne pas rater). - jour 4 : temple de Louxor 140 LE et souk.

Sur les entrées, il se vend un pass de plusieurs jours pour tout visiter à Louxor : les achats de billets à l'unité coûte moins cher que le pass plusieurs jours (et en août, on n'a jamais fait la queue). Nota : nous n'avons pas fait le musée de Louxor ni de la momification

Nous sommes ensuite partis direction la mer rouge, à Safaga (en taxi, négocié la veille à 1000 LE). Nous ne sommes pas allé dans un resort, mais dans un petit hotel en ville, en bord de mer (Jawarha beach). Bon hôtel, où la réception parle français. Petite plage privative et propre à l'arrière. L'hotel est à 5 minutes à pied de l'agence de plongée "Dune" qui est gérée par un français. Bon, globalement, en tant que ville, Safaga n'a aucun intérêt. ça vaut le coup pour se poser 2 jours au bord de l'eau, sans avoir rien à faire. Nous sommes juste allé une journée faire du snorkelling (départ 8h, retour 16h30, avec nage au milieu des poissons sur 2 spots différents, une grosse heure à chaque fois, repas et eau compris pour 25 €, une boite gérée par un français).

Ensuite, retour au Caire en bus, avec la compagnie Go bus. Nous avions acheté nos places l'avant veille, heureusement, le bus était plein'. Les bus arrivent au Caire place Tahir après 7 heures de route (6 heures + une bonne pause). prix 245 LE par personne.

Voilà, dernière journée passée au Caire, puis taxi pour l'aéroport - négocié 120 LE. A l'aéroport, tout était fluide au niveau des contrôles encore une fois...

Voilà, je pense que vous avez un peu tout ce qui nous aura été utile sur place. Bon voyage
Égypte de Louxor à Assouan par ses temples English translation pending
by Sabnice · 2019-05-31 · 3 replies
Tout d’abord, il faut que je vous explique!! Certes je n’aurais jamais pensé un jour voyager de cette façon, en « All Inclusive » mais j’ai trouvé une offre pas chère du tout et j’avais envie de tester ce concept. Puis je me suis dis , l‘Egypte, de Louxor à Assouan par ses temples en naviguant, cela peut être sympa . Je voulais aussi savoir si l’idée que je me faisais du « all inclisive » était bien la bonne!! Ben … je ne me suis pas trompée, tous les clichés étaient présents!! Mais j’ai quand même bien profité en jouant de stratégies que je vous décrit ici Les 10 commandement d’un voyage organisé façon routard .MAINTENANT JE PEUX VOUS RACONTER L’EGYPTE, DE LOUXOR À ASSOUAN PAR SES TEMPLES J’arrive à Louxor, une ville situé au Sud de l’Egypte. 429 000 habitant qui vivent tous ou presque du tourisme. Pour commencer, je découvre le bateau, le chambre qui est super d’ailleurs!! Aprés quelques heures de sommeil, réveil à Louxor, nous allons visiter le temple de Karnak, un complexe religieux qui comprend un ensemble de ruines de temples, chapelles et pylônes. Il a été construit et développé pendant plus de 2000 ans par les Pharaons successifs, c’est le plus grand de toute le période antique!! Pour une première visite, ce lieux vous en met plein le vue!! Immense, magique et impressionnant!! Respect Messieurs les Pharaons colonnes sont immenses!! Ensuite, Esna, une cité égyptienne à 55 km de Louxor. Ici je peux enfin m’échapper du bateau et aller visiter la ville sans le groupe !! Ouff . Je n’ai le temps que de me promener dans le souk et boire un café en compagnie de locaux! Cela me fait un bien fou ;). Après cette petite escapade nous continuons les visites pour aller au Temple de Khnoum. Ce temple est dédié au culte … devinez Khnoum! (Dieu des cataractes et puissances créatrices dans la mythologie égyptienne). Je suis toujours impressionnée par ces colonnes dans la salle hypostyle et le travail fourni!! y a tellement à contempler!! Edfou, temple de Horus, c’est l’un des temples les mieux conservé d’Egypte, 137 mètres de longueur, 79 mètres de largeur, 36 mètres de hauteur pour les pylônes.

Abou Simbel ! Ces temples (il y en a deux) se situent au Nord du lac Nasser. Il faut prendre la route traversant le désert! Comme vous pouvez vous en douter j’ai adoré me perdre, à travers la vitre du bus, dans ces paysages splendides baignés de sable et de dunes pyramidales Quand je retournerai en Egypte, j’irai marcher dans ce désert … Le désert lybique …

Vous savez qu’il y a eu un sauvetage de ces 2 temples!! Le chantier décidé par l’UNSECO commençe en 1964 . La façade, l’intérieur et la montagne autour sont découpés en bloc pour être déplacés en lieu sûr. Pourquoi?? je vous en parlerai dans le prochain article . Apres Abou Simbel, rendez-vous à Deir et-Bahari un complexe funéraire composé de temples et de tombes. Un conseil, y aller tôt le matin car il fait très chaud, excessivement très chaud, abominablement très chaud lol ! D’ailleurs, certains du groupe ont renoncé à la visite pour un pur moment à l’ombre dans un café!! Puis enfin je vous parle de Temple de Philae!! Pour accéder à ce temple il faut prendre un bateau! Car oui! il se trouve sur une île. Ce temple a aussi été déplacé pour les mêmes raison que Les Temples Abou Simbel ;). Si vous avez lu l’article précédent, vous savez que pendant ce voyage j’ai usé de stratégies pour visiter les temples avec moins de monde … En général, j’y suis bien arrivée sauf ici!! Je vous raconte . Motivée à suivre le groupe car c’est un des derniers moment ensemble, je suis … puis un gardien du temple m’interpelle pour voir une salle! Ni une ni deux j’emboîte ses pas !! Ouai!! Génial!! je traîne, fais des photos, je profite! Jusqu’à ce qu’un autre homme interpelle le gardien, il s’en vont ensemble me laissant à mon triste sort lol. Pas grave je continue la visite . Là je m’aperçois que toutes les lumières s’éteignent!! Le spectacle son et lumière commence!! EUHHH comment je vais faire moi!?

Me voila coincée, dans le noir complet au milieu du temple … Ok !! Je décide d’attendre que les lumière s’éteignent pour aller de salle en salle sans que personne ne me voit! 1,2,3 … J’y vais! Je cours, toujours dans le noir, à découvert lol, Hop première étape passée! Nickel . Comme ça marche, je continue… J’attends que ça s’éteigne et c’est reparti!! Sauf que je rate mon coup, me retrouve sous les projecteurs face au public … J’ai honte, je ris, me choppe même un fou rire … et continue … Hop Hop Hop j’arrive à rejoindre les spectateurs ;).

Je me dis: « Peut-être qu’ils ne m’on pas vu, peut-être pas assez du lumière, peu-être que je me suis faite petite « . En rejoignant le groupe je n’en parle à personne, je fais comme si de rien n’était ;). Mais que nenni, on m’interpelle et on me dit: « On t’a reconnue!! Qu’est-ce que tu nous à fait rire!! Nous on croyait que le spectacle commençait et qu’il y avait des acteurs!!! On attendait tous ça » Euuuh Non ce n’était que moi … Imaginez vous ma tête! Entre honte et rires… Ils on vraiment cru que j’étais Cléopâtre!? Vla la Cléopâtre!! lol.

Et voila!! Je vous ai fait visiter l’Egypte de Louxor à Assouan par ses temples! Ça vous a plu?? En tout cas ce fût un très bon moment! Je m’en souviendrai toute ma vie Qu’est-ce que j’ai pu rire (malgré ma gène ), et qu’est-ce que j’ai pu faire rire les autres . Il y a aussi des petits magiques dans les voyages « all inclusive ». COTE PRATIQUE

– Entrée temple Medinet Habu : 80 EGP – Entrée temple Al-Deir Al-Bahari : 100 EGP – Entrée temple de Louxor : 140 EGP – Entrée temple Edfou : 140 EGP – Entrée Kom_Ombo 100 EGP – Entrée temple Abu Simbel 200 EGP – Entrée temple Karnak 150 EGP
Croisière exceptionnelle sur le Nil avec un bateau exceptionnel, le Sudan English translation pending
by Hyerois83 · 2019-01-26 · 36 replies
Nous revenons d'une excellente croisière sur le Nil, effectuée sur un bateau exceptionnel, le SUDAN, qui est le plus vieux bateau navigant sur le Nil et le seul encore à vapeur et à roues à aubes. Le tout était organisé par Voyageurs du monde, propriétaire du bateau et dont l'organisation est excellente. Le SUDAN à quai à Louxor.

Jour J -1 Vol Egyptair Roissy -Le Caire sans problème. A l’heure, de la place pour les jambes, une restauration sommaire, mais correcte pour un vol de 5 h. A l’arrivée au Caire, un représentant de Voyageurs du Monde nous attend avant la douane. Il nous facilite grandement le passage aux contrôles en court-circuitant les queues et en discutant avec les douaniers. Il nous emmène ensuite avec une voiture de l’agence au Novotel centre ville. Grande chambre avec une belle vue sur le Nil, mais très peu éclairée. Le service des chambres s’avère déficient : 30 minutes pour 2 salades et une glace qui arrive complètement fondue. De même pour la réception où il faut un quart d’heure au réceptionniste pour faire notre note.



Jour 1 Nous avions prévu une journée supplémentaire au Caire, pour voir le musée et les pyramides. Une guide de Voyageurs du Monde nous prend en main à heures avec une voiture et un chauffeur de l’agence. Le programme est chargé, avec le matin la visite des pyramides et l’après midi celle du musée. Le site des pyramides est balayé par un vent de sable glacial, ce qui ne nous empêche pas d’admirer ce paysage unique avec les explications éclairées de notre excellente guide, une chrétienne Copte. On paie 200 livres (100 £ =5 euros) pour monter à l’intérieur de la pyramide de Keops par un escalier très étroit (voir ci dessous) et voir le sarcophage en granit. Passage quasi obligé, mais pas inoubliable. Dehors, les perspectives sur les pyramides sont superbes. on les a vu cent fois en photo, mais c'est encore plus impressionnant en réel.



En à coté de la visite des pyramides, on apprécie particulièrement l’imposante barque solaire, barque funéraire entièrement construite avec les pièces détachées retrouvées dans les fouilles et réassemblées selon les schémas trouvés avec elles. C’est magnifique sur le plan esthétique et sur le plan technique, l’assemblage étant réalisé par des cordages .



La perspective d’ensemble à partir du sphinx est également superbe.



Retour au centre du Caire pour déjeuner et se rapprocher du musée, avec le spectacle étourdissant au sens propre de la circulation Cairote, où on roule à 3 de front à 60 km/h sur une route à 2 voies, où on change de voie aussi souvent qu’on en a envie et où des voitures roulent à contresens sur des routes à 3 voies, le tout dans un concert permanent de klaxons. Je ne parle même pas des feux rouges🙂. L’après midi, visite du musée. La guide nous a concocté un programme nous permettant de voir les pièces les plus intéressantes, car une visite complète prendrait une bonne semaine. Nous voyons ainsi de nombreuses œuvres d’une grande beauté.



Le top est la salle réservée à Toutankhamon, où, malheureusement, il est interdit de photographier. Outre le célèbre masque funéraire en or, on y trouve de nombreux objets superbes. Le tout va bientôt partir au nouveau musée, où la mise en valeur sera meilleure. On sort du musée éblouis. Le soir, on assiste au son et lumière des pyramides. Le commentaire est pompeux et certains effets de lumière du plus mauvais goût, mais, globalement le spectacle est magnifique. Il vaut mieux s’asseoir dans les premiers rangs, le plus à droite possible. Dans la cafeteria qui se trouve derrière, on a moins froid, mais on voit moins bien.



Le pauvre sphinx en voit de toutes les couleurs. La suite quand j'aurai fini de dépouiller mes 300 photos de Karnak et de Louxor 🙂
Temple de Ramsès II à Abou Simbel avec enfants English translation pending
by Pierreyvesb · 2018-09-19 · 16 replies
Bonjour à tous,

Quelqu'un a-t-il déjà logé à Abou Simbel?

ou été présent à Abou Simbel un 22 février ou 22 octobre (journée spéciale).

Ramsès II a orienté son temple à Abou Simbel de manière à ce que le sanctuaire intérieur (naos) ne laisse pénétrer les rayons du soleil que 2 fois par an : le 22 février pour son anniversaire, et le 22 octobre pour commémorer son accession au trône. Au petit matin, les statues de Ramsès II et des dieux Rê-Horakhty et Amon, dans une pièce au fond du temple, sont alors éclairées par le soleil qui les « régénère ». Seule celle de Ptah, le dieu des Ténèbres, reste dans l’ombre. La combinaison des prouesses humaines et d’un phénomène naturel provoque une vision des plus spectaculaires. Ce phénomène insolite, du au génie des architectes de l’Égypte ancienne, donne lieu chaque année à une grande fête sur ce site exceptionnel : musique, danse, etc.

Un voyageur expliquait sur un forum qu'il était parti à 1 h du mat avec un taxi pour arriver à temps pour tout voir ( beaucoup de circulation les 22 février et 22 octobre, d'où un départ plus matinal) et on loge sur une île à Aswan, donc départ de l'hôtel vers minuit j'imagine: l'horreur avec 2 enfants, du coup on se pose la question de dormir là-bas.

Les prix des hôtels sont très élevés. Je sais que Abou Simbel est petit, qu'il n'y a pas beaucoup d'hôtels, et que c'est sans doute la loi de l'offre et de la demande, mais bon, si quelqu’un a une idée, un bon plan ( même si j'y crois pas trop), merci de partager!

Pierre-Yves.
Croisière sur le Nil ou le lac Nasser English translation pending
by Isalain61 · 2018-09-10 · 6 replies
Bonjour, Nous envisageons un voyageant Egypte d'une quinzaine de jours en Janvier/février. Nous sommes hésitants sur le programme et notamment en ce qui concerne les possibilités de croisière. - S'il faut faire un choix entre naviguer sur le lac Nasser ou sur le Nil, lequel privilégier? - Et si nous optons pour une navigation sur le Nil, nous sommes certains de ne pas vouloir embarquer sur un gros bateau mais entre dahabeya, felouque, sandal... je m'y perds un peu... auriez-vous infos et conseils à ce sujet? Merci d'avance pour vos retours Isabelle
Comment découvrir l'Égypte? English translation pending
by Bagheerast · 2017-09-27 · 14 replies
Bonjour à tous,

Dans le cadre de la préparation d'un tour du monde en sac a dos, courant 2018, je souhaiterai intégrer l’Égypte à la liste des destinations.

Cependant, plusieurs questions auxquelles je n'ai pas trouvé de réponse subsistent. Cette étape dont je n'ai pas encore définit la durée se fera à deux (voyage en couple). Aussi avant de fixer les dates j'aimerai collecter un maximum d'informations, si possible de retour d'expérience sur ce pays.

Dans l'idéal, on voudrait parcourir les différents grands sites historiques de ce pays, la question qui subsiste est comment ? Tour organisé/agence de voyage/ou sans aucune organisations. A votre avis, quel mode de voyage est le plus adapté ? Idéalement pour nous, si on peut éviter de payer très cher une croisière ou un tour c'est top ! Évidemment je me pose cette question étant donné le climat local actuel (même si certains postes sur le sujet semblent rassurant).

En terme de budget, a quoi faut-il s'attendre ? Pour l'instant je n'ai rien de clairement définit non plus, mais dans le cadre d'un tour du monde disons clairement qu'il sera limité, on ne recherche pas a passer toutes nos nuits dans des grands hôtel, disons que l'essentiel de ce voyage sera les sites historiques.

N'hésitez pas à nous faire part de vos bons plans adresses et contacts seront les bienvenus

Merci d'avance pour le temps que vous consacrerez à ce post 🙂
Voyage en Égypte English translation pending
by Pikavlo · 2017-08-14 · 17 replies
Bonjour à tous!

Alors voilà, avec mon mari, nous avons décidé de partir en Egypte en novembre. Avant de réserver, on aimerait récolter quelques récents avis, car autour de nous c'est plutôt des "vous êtes courageux! vous n'avez pas peur?", alors forcément, les inquiétudes commencent à venir... On avait prévu d'aller au Caire, à Luxor et Assouan, qu'en pensez-vous? Nous hésitions aussi à passer une ou deux journées au Caire, pour cette question de sécurité. Par ailleurs, niveau alimentation, on m'a souvent rapporté qu'il fallait faire très attention, surtout au Caire... Etant donné que j'ai déjà choppé une sacrée infection dans un précédent voyage, j'ai pas envie que cela m'arrive deux fois! Donc si vous avez des endroits à recommander... 😉 Merci de votre aide :)

Vlo
Croisière sur le Nil avec tour-opérateur English translation pending
by Pitch33 · 2017-07-02 · 9 replies
Bonjour, je reviens tout juste d'une croisière sur le nil avec extension pyramide de gizeh (stopover 4 étoiles) via promovacances pour une semaine en solo avec un prix de 750e + prix de la chambre individuelle. bilan général : c'est une très belle expérience. Ce pays est magnifique et les gens très souriants

Je vais vous faire un débrief complet comme ça pas de mauvaises surprises

L'ARGENT SUR PLACE On a pay�� les visa sur place 66e . Il faut savoir que normalement c'est dans les 25e. les TO se mettent donc 41e dans la poche pour les frais de "service". Ca fait chéro mais tout le monde l'a fait. J'ai cru comprendre que même si vous avez fait la démarche de prendre vous même le visa il faudrait quand même payer 41e quoiqu'il en soit. C'est en euro. Concernant l'euro il faut savoir qu'on peut faire avec tout le long de la croisière, sur ce parcours pas besoin de livre egyptienne. Du 24 juin au 1er juillet le cours était à 1e = 20 livres mais.....si vous passez de la livre en euro ce sera divisé par 18 au lieu de 20. Petite astuce pour eux pour récupérer de l'argent (exemple sur 722 livres vous paierez 40e au lieu de payer 36e). Pour ceux qui veulent avoir quelques livres avec eux pour la monnaie dans les villages il y a des distrivuteurs ATM où vous glissez des billets euros et qui vous rendront des livres.

INFORMATIONS IMPORTANTES 1) les egyptiens ne peuvent échanger que des billets dans les bureaux d'échange dans leur pays donc ne vous étonnez pas s'ils preferent que vous payez en billet en non en pièce et beaucoup voudront vous échanger leur pièce d'euro contre des billets. Vous pouvez le faire sans souci mais vérifiez bien qu'il s'agit d'euro et comptez bien qu'il manque pas 1 euro au passage. 2) comme ils échangent les euros, certains n'accepteront de prendre que des billets euros non déchirés , abîmés etc..donc si vous avez sorti 200e voire 1 seul billet de 500e en france vérifier qu'il n'est pas du tout déchiré sinon votre opérateur ne l'acceptera et vous serez quitte pour retirer sur place

sur le bateau vous pouvez payer en mastercard , visa , euro, livres

SUR LE TOUR OPERATEUR PROMOVACANCES vous aurez un intermediaire pour le transfert, un guide permanent, plusieurs chauffeurs différents, des porteurs , une calèche à prendre, un guide différent au Caire, tout le personnel de bord etc... Certains demanderont des pourboires donc faut pensez à avoir toujours quelques billets sur soit ou 1e. A la fin du séjour ce sont deux enveloppes qui vous attendront pour le pourboire du personnel de bord et l'autre pour le guide permanent

Notre guide a tapé fort d'entrée. Dès le 1e soir, il nous explique le programme en nous disant qu'on lui doit 240e pour les excursions. Ce qui voulait dire qu'on DEVAIT prendr le packaging complet de toutes les excursions. Nous étions 6. Certains avaient déjà fait l'excursion, d'autres avec enfant. On a dû insister, négocier pour ne pas avoir à faire obligatoirement ces excursions OPTIONNELLES. Il a fini par céder mais en disant que les excursions étaient en forfait package par deux. On a donc enlevé à l'unissons 2 excursions (village nubien et son et lumière philae) et avons payé le soir même la somme de 175e il fallait donc avoir l'argent liquide en billet non déchirés avec nous. Ca a mis un frois avec le guide dès le départ. Apparemment option veut dire imposé avec ce guide. Le guide nous a fait un briefing général de la semaine. On le voyait peu le soir et il ne disait l'heure de lever du lendemain qu'à quelques un qu'il croisé le soir ..faut jouer du téléphone arabe.

CROISIERE ET RESTAURATION j'avais acheté une croisière 4 étoiles avec extension au caire . J'ai dormi au pyramids park hotel . Le single offre une chambre avec lit double d'environ 20-25m², propre et très jolie. Ceux qui avaient pris la croisère 5étoiles ont atteri au movenpick hotel apparemment plus vieillot Concernant le bateau on était sur le EMILIO, 4 et 5 étoiles étaient sur le même bateau Les chambres doubles étaient relativement grandes (lit séparé pour les couples, baignoire pour les chambres de trois) mais pour le 4 étoiles les chambres singles sont petites. Pas de problème d'odeur de fuel ni de bruit moteur au 1er étage mais je crois qu'un couple s'est plaint du bruit. Le ménage n'est pas fait régulièrement pourtant les hommes de ménage passaient deux fois dans la chambre par jour pour faire des décorations de serviettes ou mettre du papier WC. Les boissons dans les repas ne sont pas comprises.(sauf ceux qui avaient pris une croisière de deux semaines). Faut compter 15livres une grande bouteille d'eau (75centimes), un coca fanta sprite etc..18livres, biere (type heineken) et verre de vin ( le rouge est relativement bon et le blanc moelleux) 53livres. Les repas sont pas excellents, les entrées et desserts varient très peu. Il y a généralement toujours un plat de poisson, de poulet et une autre viande. Problème : très peu de fruits! La piscine est composée d'un bassin rond type jacuzzi sans bulle, une pataugeoire et une mini piscine de 1m60max. C'est pas très grand mais finalement peu de monde beaucoup de vent parfois sur la terrasse , faîte attention à ce que vos affaire ne volent pas climatisation dans les chambres et vue sur le nil

LES VISITES Les journées sont bien remplies et en ayant pris le package sans 2 excursions ça nous a permis d'avoir des apres midi libre sur le bateau pour faire bronzette et se reposer. parfois des lever à 5h voire une fois à 3h30 pour aller à Abu Simbel (le temple de ramses 2 est magnifique) mais 8h de route aller-retour dans une matinée c'est rude! Prévoir d'avoir toujours un sac à dos pour mettre une bouteille d'eau et de la crème solaire, chapeau , ça cogne en juin (39°C en moyenne dès le matin) Il est possible parfois de sortir du bateau quand il est à quai (le soir ou quand on a pas pris de visite), il faudra alors bien vérifier les heures de retour pour le départ . On peut vite se perdre dans les rues d'etna ou d'assouan l'excursion à dromadaire se fait en ville en traversant aussi une bananeraie. Je m'attendais à une dune de sable c'était pas le cas, prévoir du pourboire certains ont fait le village nubien mais en précisant qu'il était hors de question que ça consiste à rentrer dans des boutiques. Ils sont revenus satisfaits..les boutiques étaient fermées. la balade en felouque n'a rien d'exceptionnel Il y aura forcement des visites d'artisan : papyrus, albatre, huile essentielle...Lors de l'achat on a l'impression de faire une bonne affaire et en arrivant sur le bateau on se rend compte qu'en fait on s'est fait avoir , un mini lavage de cerveau s'étant fait en moins de 15 min pour peu que vous soyez interessé mais bon c'est le jeu . le must des visites pour ma part : le sphinx, les pyramides, temple d'amon, de louxor, de karnak, abu simbel, temple d'horus , la navigation

le moins : barrage d'assouan, felouque , vallée des rois (si on ne s'est pas renseigné c'est le guide qui choisi les trois tombeaux : ramses 4, soeur de ramses2, ramses 9). Ramses 4 est magnifique mais le dernier etait pas top , pour ma part j'avais demandé à voir thoutmosis 3 selon ce que j'avais vu sur les forum. J'étais également un peu déçu), temple d'hapshetsout un peu décevant aussi mais après ce sont les goûts et les couleurs , les crocodiles momifiés aucune explication du guide ni à l'intérieur. Temple kom ombo ..il reste pas grand chose

LES EGYPTIENS Les égyptiens sont très souriants et avenants (bien plus que les tunisiens ou même marocains à mon sens) mais ils peuvent être aussi hyper relou à toujours demander de l'argent ou limite vous forcer à rentrer dans leur boutique. Il faut apprendre à refuser sans méchanceté mais c'est vrai qu'après 200m de harcelement on en peu plus. Quand c'est pas l'un pour vous vendre des étolles, des bracelets ou l'autre pour demander un selfie pour ensuite vous demander de l'argent, ou insister pour échanger de l'argent , tout ces gamins qui veulent des selfies avec des étrangers ...ça devient épuisant.

Voila j'espère vous avoir aidé et avoir répondu à certaines interrogations que certains peuvent se poser avant de partir . ce voyage a été extraordinaire , la navigation à elle seule nous montre la beauté de l'egypte. Quelle histoire, quels paysages, quelle lumière. Profitez bien , ouvrez l'oeil ;)
Voyage dans le désert Blanc en Égypte: dangereux? English translation pending
by Margret · 2016-11-13 · 12 replies
Bonjour,

J'ai l'intention de faire un voyage en individuel en Egypte en janvier/février 2017. En commençant par le Caire j'aurais aimé faire un "détour" par le Désert Blanc avant de rejoindre le Nil au niveau de Luxor. Je lis tout et le contraire de tout à propos de la faisabilité du point de vue sécurité dans cette région. Je suis consciente que la situation peut évoluer rapidement mais qu'en est-il à l'heure actuelle ? Si vous avez une expérience de voyage récente je vous serais reconnaissante de la partager avec moi. Merci ! Margret
Une semaine en Egypte en janvier English translation pending
by Dizaz · 2016-04-22 · 36 replies
Bonjour, mon mari et moi souhaitons passer une semaine en Egypte en janvier 2017. Nous voudrions voir les pyramides bien sûr, et aurions voulu une belle croisière sur le Nil, mais ayant un budget limité, cela semble difficile. J'ai donc 2 questions: 1) est-on forcé de passer par des tours opérators pour des séjours clé en main ( est-ce plus sûr ? ) ou peut-on concocter son séjour soi-même ( c'est ce que j'ai l'habitude de faire pour nos voyages ) ? 2) que faut-il voir absolument ? Merci !
Egypte seul en décembre English translation pending
by Kurina · 2015-07-21 · 74 replies
Bonjour à tous,

Mon voyage vers la Birmanie s'approche à grands-pas (10 jours), mais je songe déjà au prochain ! J'ai négocié 2 semaines de congés en fin d'année à mon patron, j'aurai donc 17 jours (du 18 décembre au 3 janvier ou du 25 décembre au 10 janvier, je n'ai pas encore décidé). Ces dates auraient-elles une quelconque incidence ?

Je ne regarde jamais la télé, donc ce qu'il se passe dans le monde, je l'entends juste par bouche à oreille ou sur le net. Certains me disent que l'Egypte, c'est dangereux en ce moment et tout, mais je ne suis pas du genre à faire le mouton et à écouter ce que veulent nous faire croire les médias. Aussi, je préfère avoir votre avis sur la question, notamment ceux qui y sont allés récemment : la sécurité pour un touriste, voyageant seul, ça va ou pas ?

Habitué des voyages en sac à dos, seul ou à deux, en Asie et ailleurs, je n'ai jamais été dans un pays du Moyen-Orient. Les voyages sont-ils faciles (transport, logement, accès aux sites touristiques...) ? S'il me vient l'idée sur place de monter sur un bateau visiter quelques sites le long du Nil, c'est faisable sur place ou il faut réserver à l'avance ?

Je vais passer mon permis de plongée sous-marine à Koh Tao en Thaïlande dans un mois, et lorsque j'étais en Malaisie, on m'a dit que l'Egypte était un des plus beaux spots de plongée du monde...je pense passer quelques jours au bord de la mer pour plonger : des conseils sur les meilleurs endroits ?

Voilà, j'ai à peine défriché le terrain...j'ai en tête quelques destinations (Jordanie, Egypte, Maroc...voire d'autres régions du monde si je trouve des billets d'avion pas trop chers)...reste plus qu'à choisir.

Merci pour votre aide, toujours très précieuse.
D'Égypte à Israël... la longue route du Caire à Jérusalem English translation pending
by Elcanadiense · 2014-07-22 · 58 replies
Bonjour,

Je me lance dans cette rubrique pour une première fois...on verra ou ça mène. Je vous ferez voir avec nos yeux et notre vision différente des choses avec des images classiques et humaines.

13 déc. 2011 En 2012 nous avons décidé (la famille, papa, maman et les fistons 11 et 15 à l'époque) d'atterrir au Caire avec quelques idées en têtes et 4 sac à dos. Voyageant avec Royal Air Maroc depuis Montréal, on a vite compris que l'arabe deviendrais la langue d'usage...



Comme nous avions pris soins de réserver notre hôtel..., notre hôte avait pris soins de nous envoyer son chauffeur à l'aéroport. Heureusement car jusqu'à l’hôtel, c'est une concert de klaxon et de cris en arabe. Le folklore surprend les garçons et nous regardent en se disant probablement ou est-ce que vous nous avez amenez ? Arrivé tôt en soirée nous en profitons pour marcher autour de l’hôtel histoire de renifler les saveurs locales.



Tout sent bon mais la barrière de langue nous empêche de savoir exactement qu'est-ce qu'on mange. Heureusement les enfants sont habitués aux aventures et mange de tout. C'est avec la photo que nous saurons plus tard à l'hotel qu'il y a avait du foie dans le sandwich et de chèvre dans le plat pour le reste on en a déduis.

15 déc. 2011 Pour ceux qui se demande ce qui est arrivé avec le 14 déc., on l'a perdu dans le transport transatlantique ! Évidemment nous débutons avec le musée du Caire pour l'histoire et les reliques les plus importantes de l'époque des pharaons. Comme nous sommes qu'à 15 minutes à pieds du musée nous prendrons l'air du Caire...monoxyde de carbone au menu pour déjeuner.

Les enfants me font remarquer que les chauffeurs de camions défis la loi de la gravité en Égypte...!

Le musée est très ancien et n'a rien de sécurisé, on y circule librement et aléatoirement au travers les pièces anciennes et probablement de valeurs inestimables. C'est une surprise totale.







Il y a un nombre incalculable de pièces à voir..le musée est un incontournable ! nous terminerons notre journée avec un stop aux cuisiniers ambulants de la rue avant le repos du soir.

16 déc. 2011 Aujourd'hui, le classique des classiques, nous allons à Gizeh voir les empilades de briques qui tiennent depuis 7 000 ans. Nous utilisons un taxi qui s'exprime en anglais à peu près comme moi avec mon arabe, mais on arrivera à se comprendre sur les conseils donnés par le proprio de l’hôtel Mohamed qui est très serviable d'ailleurs. La signalisation étant bilingue ont devine vite que l'on approche de notre destination.

Nous nous rendons vite compte que l'urbanisation n'est pas au même niveau touristique que le site des pyramides, ,

Une fois arrivé sur place, il faut acquitter les droits d'entrée et acheter (facultatif) un billet supplémentaire pour entrer dans la grande pyramide pour le voir aucuns hiéroglyphes, aucunes peintures murales, aucunes reliques et grimper jusqu'à la chambre du pharaon dont la momie est au musée du Caire...bon on est quitte pour un premier piège à touristes. Comme le site est grand et qu'il fait déjà très chaud à 7h du matin, nous allons louer des montures histoires de ne pas marcher dans le sable mou et brûlant du désert...et oui les pyramides sont au portes du Sahara.

Histoire de faire connaissance !

Après quelques dunes, voici ce qui apparait sous nos yeux, pas sensible de nature mais là....impressionné !

On ne publiera pas la séance de photos, mais il y en a plusieurs...dont celle-ci que j'aime bien.

Après avoir rapporté nos montures nous prendrons le reste de la journée pour récupérer et réapprendre à marcher droit, c'est vraiment pas évident de rester 3h sur un chameau...charmant, rustique et d'ambiance mais c'est pas le confort recherché. Voici quelques clichés pris sur le chemin du retour en stoppant pour goûter les productions locales.





Journée bien rempli, une planification avec le patron de l’hôtel et demain nous prendrons la route des oasis du Sahara pour se rendre à Louxor par la route.

17 déc. 2011 Aujourd'hui comme nous avons du temps nous décidons de prendre la route des oasis pour se rendre à Louxor. Il nous faudra 5 ou 6 jours par le désert. Nous remarquons que le paysage change rapidement de visage au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Caire.









On se rend vite compte que le visage urbain est complètement disparu en quelques heure pour laisser place au monde des bédouins. Le temps, l'époque semble avoir arrêté nous arrivons au point de contrôle de l'oasis Bahariya.

Point de contrôle franchi, nous prenons la direction du campement Badr's ou nous seront accueilli avec l'excellent thé local dans une incroyable verdure au beau milieu du désert...

Trajet Assouan-Abou Simbel et Assouan-Louxor English translation pending
by S31500 · 2013-08-11 · 19 replies
Bonjour J'ai une question sur comment effectuer le trajet Assouan-Abou Simbel. Quelle est la meilleure solution ? Je compte passer une nuit à Abou Simbel (hôtel pré-éservé..) puis retour Abou Simbel-Assouan. Quelle sont les meilleures solutions pour aller à Abou Simbel et pour en repartir ?

Ensuite, depuis Assouan, je dois aller à Louxor. Même question : quel est le moyen le plus efficace de faire le trajet Assouan-Louxor ?

Merci pour vos réponses
Petit mais costaud compte rendu de quatorze jours en Égypte en famille (mai 2013) English translation pending
by Bonjourciao · 2013-05-16 · 13 replies
Qu'est-ce que c'est ? : un petit-mais-pas-si-petit-que-ça retour de mon séjour de 14 jours en Egypte.

Quand ? : du 27 avril au 10 mai 2013 (vacances scolaires oblige).

Qui ? : une vraie tribu : moi et mes 2 enfants (13 et 9 ans), ma sœur et ses 3 enfants (17, 11 et 6 ans).

Où ? : Caire (3 nuits), Aswan (2 nuits), Abu Simbel (1 nuit), dahabaya Naëma (3 nuits), Louxor (3 nuits), Caire (1 nuit).

Pour qui ? : ceux qui auront le courage de me lire jusqu'au bout, ou ceux qui veulent des infos fraîches et brutes de décoffrage.

- Sécurité / insécurité : là un petit bémol à formuler 😠. Je retiens surtout du bon dans ce voyage, mais je vais commencer par raconter le moins bon. J’ai lu, tout comme vous je suppose, tout un tas de gué-guerres sur ce forum concernant les uns qui disent que c’est sécurisé, d’autres non, que les uns racontent n’importe quoi, que les autres n’y sont pas, et patati, et patata. Voici ce que nous nous avons vécu, à titre perso, et ce il y a quelques jours à peine. Les seuls réels soucis, nous les avons eu à Louxor. Mais commençons par Le Caire.

Sécurité au Caire : dans l’ensemble, on a été tranquille. Sauf qu’on a eu droit d’office à un garde du corps armé ! Je raconte.

On était avec un guide touristique et on avait décidé d’aller faire un tour au Souk Khan El Khallili. Donc on est déposés juste à côté pour aller visiter juste entre nous, la guide nous attendant à un point de RDV. Dès qu’on est descendus de la voiture, un policier est venu nous voir et s’est entretenu avec la guide. Il ne se connaissait pas ni nous ni la guide, et j’ai vu la surprise s’inscrire sur le visage de cette dernière. Elle nous a expliqué que le policier nous attribuait d’office un policier en civil armé 😮, et qu’elle s’excusait parce qu’elle n’avait jamais vu ça. Apparemment, c’était pour nous « sécuriser ». Il a été très discret et souriant à notre égard, nous suivant partout où nous allions, à 2 mètres derrière nous. Il ne parlait pas vraiment anglais, et ne nous a devancé nulle part. Une seule fois il nous a demandé de ne pas continuer plus avant sur la direction que nous prenions, et nous a invité à tourner dans une autre rue perpendiculaire. Il ne nous a quasiment pas parlé (j’ai essayé de discuter avec lui mais il semblait ne pas parler anglais).

J’avoue que c’était très classe d’avoir un super bodyguard (beau garçon en plus 😎 !) en costume et arme de poing visible, on l’aurait bien gardé avec nous plus longtemps !

Mais plaisanteries mises à part, je considère que cela prouve bien qu’il doit bien y avoir des problèmes de sécurité, il n’y a pas de fumée sans feu. C’est mon point de vue, et ce n’est pas pour créer du débat.

Sécurité à Louxor. Franchement, c’est la ville que j’ai le moins aimée, et ma sœur partage mon avis. Les gens sont ULTRA agressifs, tous les « khlass », les non, les ça suffit, dans toutes les langues ne suffisent pas à ce qu’on vous laisse tranquille. Et l’arabe de ma mère m’a pourtant bien servi à ce que je sois claire.

En outre, à Louxor, on a eu 2 problèmes majeurs à nos yeux : un après-midi, vers 16h, on a voulu aller au souk à pied de notre hôtel (Iberotel), mais on avait d’abord besoin d’aller faire du change ou retirer de l’argent. Manque de chance, les guichets étaient tous soit fermés (c’était jour de fête) soit hors service. On a du aller jusqu’après le temple de Louxor pour trouver un grand carrefour où il y avait un bureau de change. On a été suivis sur tout le long par un jeune homme qui se prétendait être un cuisinier du Palace Winter qui s’en allait acheter des épices et qui tenait absolument à faire un bout de route avec nous, puisque c’était soit disant sur son chemin. Il prétendait être honnête et que du coup il nous aidait à dire aux caléchiers qu’on avait pas besoin d’eux. 5 mn, ça va. Au bout de 10, il devenait lourd à nous dire qu’il fallait absolument aller à un autre souk qui n’était pas touristique, qu’il ne fallait rater parce qu’il ne se tenait qu’une fois pas semaine, et que c’était beaucoup mieux.

Au bout d’un moment, je deviens plus ferme en lui disant merci, mais qu’on voulait continuer seuls et que de toutes façons, on voulait aller au souk touristique et pas un autre. Il ne nous a pas lâchées jusqu’au bureau de change. A l’intérieur, je dis à ma sœur que vraiment je n’arrive pas à m’en défaire et on se met d’accord sur... devinez quoi ?? allez j'arrête de vous faire languir : on se met d'accord sur le fait que pour une fois qu’on veut se faire arnaquer consciemment et consciencieusement, ce sera au souk touristique et pas un autre 😏😄😏 !

On ressort, et je re-dis clairement et fermement au type que définitivement non, on irait pas plus loin avec lui, mais il s’en ai pris à nous en insistant comme un malade, et j’ai vraiment dû me prendre la tête avec lui pour qu’enfin il nous lâche enfin !

Nous sommes enfin tranquilles. Mais... pour 3 minutes seulement, vous allez comprendre. C'est que des fois, on est pas très douées, hein 😊 ! Le guichetier du bureau de change m’avait bien dit dans quelle direction était le souk touristique. Donc on revient sur nos pas, et on se fait harponner par quelqu’un que je crois être au début un chauffeur de taxi. Je lui dis qu’on n’a besoin de rien ni de personne, et qu’on veut juste aller au souk touristique. Il nous dit qu’il est honnête (tiens, lui aussi !) et nous dit qu’au souk touristique on devra négocier sans arrêt, mais qu’il existe un centre commercial sur 3 étages qui est gouvernemental et où les prix sont fixes, etc…. bref, idiotes que nous sommes, au bout d’un certain temps on décide qu’ok, on va y jeter juste un petit un coup d’œil rapide. On dit vouloir y aller seules et à pied, il nous dit pas de problème c’est à 5 mn. Pffff…. Bizarre c’était dans la direction que le « cuisinier » voulait que nous prenions… Au bout de 5 mn de marche à pied, je constate qu’on est comme sur un grand terrain vague, et je ne vois rien au bout (toute vie est semble-t-il derrière nous). Pas de magasin, pas de boutiques, rien. Je surveille qu’il ne nous ait pas suivi, et je le vois qui se prend la tête avec d’autres gens plus loin. On en profite et on décide de bifurquer vite fait bien fait à gauche, pour reprendre une autre route en sens inverse sans repasser par là où il était.

Une calèche arrive, on saute dessus pour nous extirper de ce qui à l’air plus d’être un guet-apens qu’autre chose, et on dit bien au caléchier qu’il nous emmène au souk touristique et pas un autre. Il s’apprête à démarrer quand tout à coup, surgit de nulle part, il y a le 2ème homme qui lui saute dessus et qui lui crie en arabe qu’il doit nous emmener là où il avait dit lui, et pas là où on a dit nous !!! Honnêtement, je suis bien contente d’avoir des notions d’arabe, parce que franchement c’était incroyable ! On a du se prendre la tête avec le caléchier pour qu’il n’écoute pas ce monsieur. Je vous passe d’autres détails, mais franchement, cela aura été l’un de nos deux pires après-midi/soirée de ce voyage, parce que cela a l'air vite raconté, mais tout cela a duré bien longtemps (trop).

L’autre pire soirée a eu lieu également à Louxor. Décidément. On sort de l’Iberotel à 19h30 pour prendre le ferry public pour dîner sur l’autre rive. Sur ce court trajet menant au ferry, on croise un groupe de jeunes (entre 15 et 20 ans maxi) qui, ne trouvant peut-être pas le trottoir assez large, nous croise en nous frôlant et en disant des obscénités. On garde notre calme en faisant mine de ne pas comprendre, mais lorsque l’un deux, celui qui doit avoir 15-16 ans, passe près de ma nièce de 17 ans et pose sa main sur son bras, on voit rouge, et on se fait copieusement agresser verbalement, en arabe et en anglais, avec toute une série de joyeux « F--k the tourists » et autres ! je lui dit en arabe qu’il devrait avoir honte, et ils continuent à nous insulter de plus belle ! Les ayant menacés d’aller voir la police qu’on avait vu plus loin, l’espèce de chef de bande de 15 ans (qui n’avait pas l’air dans son état normal) répondit qu’on pouvait y aller qu’ils n’en avaient rien à foutre. Franchement, on a eu peur. Tout simplement mais vraiment. On est allés voir les policiers qu’on avait vu plus loin, près de l’hôtel, garés à un carrefour. Je leur ai raconté, je leur ai dit qu’ils avaient un très beau pays, mais qu’on les respectaient, qu’on s’habillaient avec des tenues décentes et couvrantes, que les Egyptiens étaient les Rois en leur pays, mais qu’on ne pouvait pas être traitées comme ça, que le respect était une base sacrée. Ils n’ont rien dit et n’ont pas bougé. Par contre, un homme qui avait tout vu s’est approché et a pris la parole à la place des policiers, en disant que tout cela c’était à cause de la révolution, que les Egyptiens n’étaient pas tous comme ça, que leur attitude était condamnable, et qu’il en était désolé. C’était tellement violent ce qu’on a vécu que j’en avais des larmes aux yeux. Tout ça devant nos enfants. Il a décidé de nous suivre un peu au cas où il les croiserait pour qu’on aille passer une soirée tranquille comme prévu au départ. Il a vu le groupe de jeunes qui se re-dirigeait vers nous, et je peux vous dire qu’il a attrapé le jeune de 15 ans par le col et l’a plaqué contre le mur en lui criant dessus. On a pas demandé notre reste et on a continué notre chemin rapidement sans s’arrêter.

Plus tard, sur le chemin du retour, j’ai reconnu de loin cet ado allongé par terre, comme un junkie, endormi ou shooté. On a vite changé de trottoir en silence pour ne pas éveiller son attention.

Voilà 😕😕😕.

BACKCHICHES, POURBOIRES OU… TAXES ? : ce qui m’a été pénible aussi a été de négocier (plus ou moins longtemps), qu’on se mette d’accord sur un prix, qu’on ajoute à la fin un pourboire, et qu’on s’entende dire que ce n’est pas assez ?!!! Exemple : on se met d’accord avec un chauffeur de taxi pour 155 EGP un trajet simple, d’un point A à un point B. A l’arrivée, je donne les 155 EGP + 10 %, soit 170 EGP. Bah non, il a fallu que le chauffeur revienne pour me dire que ce n’est pas assez, qu’il est perdant ! Mais dans ce cas, ils n’ont qu’à dire que c’est une taxe, pas un pourboire ! Et annoncer la couleur dès le départ ! Voilà le genre de situation qui m’énerve.

NEGOCIATIONS : on en a marre de négocier des fois, mais faites-le, parce qu’il paraît qu’en moyenne le prix annoncé est au moins 3 x plus cher, mais il m’est arrivé d’obtenir 5 x moins le prix de départ annoncé.

Fréquentation touristique : c’est affolant pour les uns (les Egyptiens, et je compatis parce que certains d’entre eux m’on dit que la situation était catastrophique), mais réjouissant pour les autres (nous !) : quasiment pas de touristes. Exemples :

- Une seule autre famille de touristes croisée au souk de Khan El Khallili.

- On était les seuls à l’intérieur de la pyramide de Khéops, mais on a croisé quelques touristes en re-descendant. Et pas besoin de faire la queue pour avoir les billets (on les a eu à 14h30 sans problème).

- On avait le temple d’Abu Simbel pour nous tous seuls au lever du jour, puis on a vu 2 cars de touristes japonais. Personne d’autre.

- Malheureusement, certains grands hôtels deviennent comme des fantômes : j’ai discuté avec un réceptionniste du Pyramisa Isis Island, il m’a dit que sur plus de 400 chambres, seules 24 chambres étaient occupées… par 41 touristes…. La cata…

Hôtels :

Le Caire : on a adoré l’hôtel Mercure au Caire, près des Pyramides. C’est vrai que c’est loin de l’aéroport, mais c’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 2 adultes que nous étions !).

Aswan : Pyramisa Isis Island : géniale d’être sur une île ! Très grand hôtel impersonnel mais avec 2 très belles piscines et un hall majestueux. Cool le bateau gratuit à peu près toutes les 15 mn pour relier l’embarcadère à l’hôtel ! C’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 5 enfants qu’ils étaient !).

Abu Simbel : Eskaleh (Mohamed Fikri). Franchement : à fuir 😠 ! C’était le pire de ce que nous avons eu. OK, d’accord, tout est subjectif, mais j’ai entendu tellement que de bonnes choses que franchement j’ai été très déçue. On n’est pourtant pas si difficiles que ça, croyez-moi ! Je ne sais pas où j’ai lu qu’on y mangeait bio avec les légumes du potager ??? Le repas de 90 EGP par personne et 60 EGP pour les enfants de 6 et 9 ans était infect : le poulet tellement cuit qu’il était ultra sec, le poisson tellement cuit qu’il avait changé de texture et de goût, les 2 malheureuses tranches d’aubergine frites en entrée étaient extra-froides, le dessert (laissez-moi rire) : c’était les flans en poudre qu’ils on dû mélanger avec du lait coupé avec de l'eau, à l’ancienne…. La cerise sur le gâteau, c’était le cafard qui s’est invité à notre table !!!!!

Et la cerise sur la cerise du gâteau (si je puis dire) : franchement, on est en vacances, alors venir à tour de rôle toutes les 2 mn pour nous demander si on fini pour ramener la suite et débarrasser, faut pas abuser ! C’était tellement abusé que j’ai dû leur dire à plusieurs reprises, dommage que c'était en vain, que cool, relax, on est en vacances, doucement, etc…. ! Bon point : j'ai quand même demandé s'ils n'avaient pas des oranges pour qu'on se mette quelque chose de bon sous la langue... ils ont bien voulu nous en apporter (il y avait en effet une tranche d'orange pour décorer une assiette, cela avait été la meilleure partie du repas 🤪).

Autre chose : attention, pas de frigo dans les chambres, sauf dans la chambre n° 1 qui est la quadruple (et encore, M. Fikri m’a dit qu’il venait d’y être installé). Quand il fait plus de 40°C à l’ombre, franchement, et vu le prix des chambres, le frigo n’est pas une option….

J’aurais préféré payer plus cher, et aller au Sethi ou autre hôtel d’Abu Simbel (qui soit dit-en passant ont en plus une piscine…).

Louxor : Iberotel. Très bon hôtel, piscine sur un ponton posé sur le Nil, de forme rectangulaire classique. Très bon petit déjeuner !! A noter : apparemment, tous les mardi il y a un spectacle qui est donné sur la terrasse entre le bar et la piscine. Un soir on a eu un groupe de musiciens qui est venu jouer une heure, avec une danseuse orientale : c’était vraiment une soirée agréable !

Les visites : ahhhh… vraiment il FAUT se lever tôt à cause de la chaleur, quand on partait à 8h30 de l’hôtel, c’était bien souvent déjà trop tard. Si j’y avais été sans enfant, je crois que je serais sortie pour 7h.

Vraiment dommage de ne pas pouvoir photographié les plus belles merveilles que nous ayons eu l’occasion de voir. Le tombeau de Ramsès III à la Vallée des Rois a été l’une des plus belles choses qui m’ait été données de voir 🙂🙂🙂 ! Je n’imaginais pas autant de couleurs, autant de blanc, de bleu ciel, de fraîcheur, de beauté… 😇 On a aussi vu le tombeau de Ramsès IV, celle de Taousert et Horemheb. Vallée des Artisans : mon coup de cœur a été pour la tombe de Sennefer qui cache dans sa salle principale un plafond magnifique orné de grappes de raisins et de vignes qui prennent racine derrière sa femme 😮😇.

Musée du Caire : au départ cela ne me disait rien d’y aller et cela inquiétait ma sœur du fait qu’il soit prêt de la Place Tahrir. On a finit par y aller et franchement on s’est dit après que cela aurait été bien dommage de rater cela ! Certes, on a ciblé (on ne voulait pas lasser trop tôt les enfants des visites), et on visé le trésor de Toutankhamon, et la partie « momies » payante avec un supplément.

Le trésor est juste FA-BU-LEUX, et la salle des momies royales est à ne pas manquer, voir des momies « en vrai » est saisissant ! En plus, nous n’avons pas vu d’autres momies d’humains autre part au cours de notre voyage (sauf une au musée de la Momification de Louxor, une momie bien joufflue d’ailleurs ! le reste, c’était des momies d’animaux dans ce musée de Louxor).

Contrairement à ce que j’ai pu lire par-ci par-là, le musée était très propre, tout était très bien rangé et rien n’était poussiéreux. Du moins là où on a été, hein !

Quant à la pyramide de Kheops, c’est la blagounette du voyage : je connais la « vraie » raison pour laquelle on n’a pas le droit de photographier l’intérieur : pour ne pas pouvoir apporter la preuve aux autres qu’il n’y a justement RIEN à voir !!!!! ça sent le pipi, c’est renfermé, humide et très chaud, c’est étroit, et il n’y a ni hiéroglyphe, ni dessin, ni monument, ni couleur, absolument rien à voir !!! on monte une longue échelle pliés en deux, puis on re-descend. L’arnaque absolue. Et claustrophobes s’abstenir. Sauf à pouvoir se dire : « j’y suis allé », franchement… L’un des enfants ayant « oublié » de déposer son appareil photo à l’entrée, j’ose ici poster une photo volée…



LES PRIX DES VISITES : Si j’ai un conseil à donner, c’est celui-là : pensez à vous faire faire la carte étudiant internationale ISIC si vous le pouvez, ou la carte enseignant ITIC ! Pour les enfants de – de 12 ans, ils appliquent d’office la réduction de -50 %. Pour tous les autres à partir de 12 ans, la réduction de -50 % est appliquée sur présentation de la carte ISIC. Je les ai fait faire avant de partir, c’est très rapide sur le site internet d’ISIC, il faut juste scanner une photo et un justificatif (genre certificat de scolarité, attestation de n’importe quelle école, etc…). Apparemment ce n’est pas vérifié par ISIC, on paie en CB sur le site (13 € la carte étudiant, 18 € la carte enseignant), la carte est envoyée le jour même par courrier postal simple, elle arrive sous 3 jours.

Et je peux dire qu’on les a vite amorties vu le prix et le nombre de visites !! Sacrées économies réalisées.

Les visites sont gratuites pour les – de 6 ans d’après ce que j’ai compris.

Quelques tarifs de visite en vrac, en fonction des tickets d’entrée que j’ai gardé : Musée du Caire : 60 EGP par adulte (30 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC. Salle des momies royales : 120 EGP par adulte (60 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Le prix sur le Routard 2013 n’est donc pas à jour pour cette visite. Kheops : 100 EGP par adulte (50 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Musée de la momification de Louxor : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Temple de Karnak : 70 EGP par adulte (35 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Vallée des Rois : 80 EGP par adulte (40 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Temple de Philae : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Kom Ombo, Deir al-Madina Habu Temple Olwet Abdel Qurna Temple d’Horemheb, Al-Kab Monuments : pour chacun de ces sites c’est 30 EGP par adulte (15 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Pour les autres, je ne retrouve plus les tickets d’entrée. Précision pour le sons & lumières d’Abu Simbel : les cartes ISIC et ITIC ne fonctionnent pas.

Abu Simbel :



SONS ET LUMIERES : on a été uniquement voir le sons & lumières d’Abu Simbel. C’était juste bien pour ceux qui n’ont pas eu le courage de se lever tôt pour le lever du soleil sur ce site, sinon on a trouvé ça bof.

Guides : j’avais conclu de passer 2 jours au Caire avec la guide égyptologue Zienab, dont j’avais eu les coordonnées sur les forums. Mauvaise surprise arrivés au Caire : elle m’appelle pour me dire qu’elle ne pourra pas venir, et que j’aurais 2 guides différents les 2 jours. Si c’est pour avoir 2 guides différents, et si j’avais su cela avant, j’aurais préféré avoir le choix de décider autre chose plutôt que d’être mise devant le fait accompli.

La guide qu’elle nous a attribué le 1er jour était formidable : elle s’appelait Nevine, et a déjà travaillé pour Thomas Cook. Elle connaissait plein de choses, elle parlait très bien le français, était gentille, érudite et agréable.

La guide que nous avons eu le 2ème jour s’appelait Yasmine. Elle était l’anti-thèse de Nevine : gentille certes, mais pas très classe, et surtout elle préférait répondre à côté de la plaque plutôt que de dire qu’elle ne savait pas (j’en ai eu la preuve grâce au Routard 2013). Disons qu’avec Nevine la veille, le contraste était saisissant.

Prix payé : 50 € la journée (de 8h30 à 14h30/15h) comprenant le guide, la voiture pour 7 climatisée (genre mini-bus) et le chauffeur de la voiture.

Tarif négocié pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel situé à Guizeh : 15 € le trajet (en véhicule type minibus confortable et climatisé).

LE MEILLEUR POUR LA FIN :

Et enfin, je laisse le meilleur pour la fin : nos 3 nuits et 3 jours pleins sur la dahabaya Naëma – avec les Grééments du Nil. Mais tout d’abord, je tiens à vous dire ce que j’ai pensé, et ce que je pense, en toute sincérité, sans vouloir polémiquer s’il vous plaît.

Tout d’abord, j’ai constaté que Grééments du Nil était connu comme le loup blanc un peu partout sur les forums, que ce soit celui de VF ou d’autres. Au départ, cela m’a étonnée de voir qu’on en parlait qu’en bien systématiquement, que décidément, il n’y avait jamais un bémol. Ensuite, cela a finit par m’agacer, j’ai même sans les contacter regarder s’il n’y avait pas d’autres alternatives. Je me suis dit que vraiment, « ils avaient tous l’air d’avoir été achetés ou quoi ???! » ces supers commentaires... Jamais rien à redire par qui que ce soit ? Trop bizarre… et quelque peu agaçant.

Ça, c’était avant.

Jusqu'à aujourd'hui, je n’ai jamais rencontré Sara, j’ai juste communiqué avec elle par email et par téléphone. Une phrase qu’elle m’a dite lors de notre dernière conversation téléphonique (à la fin de la mini-croisière) a été : « Vous voyez, maintenant que vous l’avez fait, vous pouvez comprendre ». Pour moi, cette seule phrase résume le tout.

Alors oui, ces 3 jours ont été un joyau. Pas assez de superlatifs. Que ce soit au niveau du personnel (bon sang quelle gentillesse !), la cuisine, des repas de rois, des rafraîchissements à dès qu’on revenait de sortie, des goûters à l’heure du thé, et j’en passe (bon sang ce canard farçiiiiiiiiiii !!!!!), les chambres (quelle classe, et avec salle de bains pour chaque chambre, et des moustiquaires !) !

On aurait cru voir surgir Agatha Christie sur le pont à l’heure du thé…



Et le guide, Mohamed : une perle (gentil, doux, excellent français, prévenant, discret, plein de choses à raconter, qui s’adapte à toutes les situations, qui peut vous parler de l’Egypte ancienne pendant des heures). Tellement bien qu’on s’est mis d’accord pour qu’il soit notre guide à Louxor (Vallée des Rois, des Artisans et Karnak).

Alors oui, c’est cher, et nous qui ne sommes pas riches, c’est un vrai « gouffre-à-économies » : 1800 € du vendredi matin au lundi matin… bon, après on peut le partager en 2 si on est 2 familles (c’est ce qu’on a fait, il y a 4 cabines).

Si on est qu’entre adultes, à 4 couples, je crois que c’est 2800 € pour 5 jours dans l’autre sens, cela ferait 700 € par couple, ce qui est plus que raisonnable. Mon sentiment à la fin : cela les vaut vraiment. On avait même pas envie de sortir du bateau tellement on y était bien !

Et les paysages des rives du Nil….. waouwwwwwww…. Et chaque jour, ils nous ont trouvé des endroits paradisiaques avec une eau cristalline pour pouvoir se baigner dans le Nil !!! Rien que ça, c’était magique ! J’avais un gros roman passionnant à lire, qui portait sur la vie de Belzoni : impossible, je n’arrivais pas à lire tellement je voulais profiter de tout ce qui m’entourait ! A ces paysages qui défilent doucement…

Au cours d’une conversation avec Mohamed, je lui avais dit que le dernier jour était l’anniversaire de ma sœur : alors la veille, le chef cuisinier a fait un super gâteau digne d’une très bonne pâtisserie française, et tout l’équipage est venu avec une bougie dessus et des tamtams en chantant joyeux anniversaire !

Je vais vous dire une chose : j’espère de tout cœur qu’un jour (inch’allah dans 2 ans ?) on retournera en Egypte, uniquement pour une croisière d’une semaine sur la Naëma, et AVEC Mohamed !!! Je suis bien heureuse d’avoir « bataillé » un peu avec Sara pour ne pas avoir un autre bateau !!!!

Ce sera notre meilleur et merveilleux souvenir à tous, petits et grands.

PS : si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout, je vous présente mes excuses pour mon franc-parler. Et il y a bien sûr plein de SUPER choses que je n'ai pas raconté ici, comme le déjeuner improvisé chez une famille nubienne après avoir visité le temple de Philae, ou encore d'autres choses. 🙂
Plongée en Égypte, Marsa Alam et pyramides English translation pending
by Viajeros75 · 2013-04-02 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous, Avec ma compagne on souhaiterait partir en Egypte pour 3 semaines à partir de mi-juin, essentiellement pour faire de la plongée mais essayer de profiter aussi de quelques endroits touristiques comme les pyramides. J'ai beaucoup de questions à poser, mais je vais me limiter à quelques unes:

1- Quelle destination choisir par ces dates: Marsa Alam, Sharm El Sheikh, Hourghada? Pour ces questions je fais appel aux personnes qui on déjà plongée là bas.😎

2- On voudrait également aller voir les pyramides. Etant donné que l'Egypte est quand même assez grand, pouvez vous nous filer des tuyaux au niveau du parcours?

3- Concernant le type de voyage. Quel type de voyage choisir: Un pack complet depuis Paris, ce qui implique le voyage en groupe mais si ça revient moins cher tant pis... Ou bien un voyage routard débrouillard avec la liberté de bouger selon nos envies...

4- Et enfin, etant donné que l'Egypte n'est pas l'Asie du Sud, 3 semaines vous parait-il trop long pour visiter l'Egypte???

Merci de vos réponses!!!
Avis sur mon parcours en Egypte? English translation pending
by Illbill · 2012-07-16 · 36 replies
Bon, enfin après tout ce temps mon rêve commence a devenir réalité; le 5 septembre prochain de m'envole pour aller passer 2 mois solo avec mon backpack 65L en Égypte. Après plus d'un an de planification, je me sens prêt plus que jamais. Il ne me reste seulement que peu d'interrogation, dont j'aimerais que vous m'éclaircissiez sur ceux-ci.

Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).

P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.

Donc,

- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal

Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.

Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(

Merci d'avance.
Croisière en Egypte: questions sur les excursions optionnelles English translation pending
by Trueline · 2012-02-26 · 16 replies
Bonjour,

Partant en Egypte dans deux semaines je me pose des questions quant aux visites optionnelles :

Vallée des Rois : 30€ par personnes Son et Lumière de Karnak : 30€ Son et Lumière Philae : 30€ Temple de Philae : 20€ Abou Simbel : 90€ en car 190 par avion Village Nubien : 30€ Temple d'Hatchepsout : 15€

Voila ma question est simple et j'ai vu que beaucoup de personnes se sont posées les mêmes questions mais sur le forum les dates varient de 2005 à 2006 alors je voulais savoir s'il en était de même aujourd'hui ?

Est-il possible de réaliser certaines excursions par ses propres moyens, si oui lesquelles ?

Merci beaucoup pour vos futures réponses.

Amicalement

Christophe
Spectacle "Son et Lumières" à Abu Simbel English translation pending
by Sabine1975 · 2011-07-05 · 45 replies
Bonsoir à tous!

J'aimerais savoir si le spectacle son & lumières à Abu Simbel a encore lieu tous les soirs. Je vais là-bas au mois d'août et j'aimerais savoir si ça vaut la peine de rester dormir une nuit pour voir le spectacle. Merci pour votre aide!

Sabine
Croisière sur le Nil: possibilité de sortir des groupes ou pas? English translation pending
by Madikéra · 2011-05-28 · 45 replies
Bonjour,

D'avance merci à toutes celles et tous ceux lisant notre demande et ayant la gentillesse de nous répondre.

Cet été, nous ne disposons que d'une semaine pour nous offrir un petit tour quelque part et ce au départ de Lyon (aucune envie de rejoindre Paris pour prendre un vol, cela nous suffit avec celui nous permettant de venir en métropole). Après moult tergiversations, nous envisagons l'Egypte. Après quelques années orientées grands paysages, nous avons envie d'un peu de belles pierres !

Nous sommes très peu fan des voyages organisés et de groupe. Mais pour aller en Egypte, en une semaine, au départ de Lyon, nous n'avons pas le choix. Nous avons deux options: Look et Marmara ou sinon nous n'irons pas cette année. Et comme l'envie est grande... et que les prix nous semblent corrects (entre 750 et 950 euros la semaine selon les prestations).

Nous avons bien compris que les bateaux-hôtels ne sont pas toujours extra. Nous avons dormi dans des endroits plus que sommaire et n'avons pas l'habitude du luxe. Donc cela devrait le faire. Idem pour la nourriture qui n'est guère un de nos objectifs en voyage, surtout pour une semaine.

Après avoir parcouru pas mal de pages de ce forum et de divers sites perso, nous avons quelques interrogations avant de nous lancer dans un type de voyage qui nous fait un peu peur par son côté "tous ensemble au même endroit au même moment".

Question1 En été, devons-nous nous attendre à une quirielle de bateaux-hôtels les uns derrière les autres ou à un faible nombre de bateaux en activité ?

Question 2 Lors des excursions programmées est-il possible de sortir du groupe et de rentrer par ses propres moyens au bateau ? Cela nous permettrait d'avoir plus de temps sur les sites et d'éviter les arrêts gifts-shops et autres ateliers "spécial touristes". Nous savons que ce sera un coût supp.

Question 3 Sur place peut-on trouver des petites agences pour faire en groupe restreint la visite d'Abou Simbel ? Puisque c'est en supplément; nous préfèrerions l'envisager autrement qu'en grand groupe.

Question 4 Dans toutes les croisières, il y a une journée complète de navigation entre Assouan et Louxor. Est-il possible de la remplacer par une excursion entre Assouan et Louxor ou éventuellement un saut au Caire (totale conscience que ce sera un survol absolu) ? Nous n'avons guère envie de passer une journée complète bloqués sur un bateau.

Il y aura probablement d'autres questions par la suite...

Inutile de nous dire qu'à nous lire, ce type de voyage ne semble pas pour nous, nous en avons conscience (nous l'avons déjà fait, au Mexique, dans des circonstances identiques).

Madikéra www.lesvoyagesdemadikera.fr
Compte rendu de la croisière "Au fil du Nil" English translation pending
by Véro34 · 2011-04-20 · 57 replies
Bonsoir tout le monde,

Ceux qui me connaissent , savent que je suis une grande fan de croisières ... maritimes et là en dernière minute résa le 7 avril pour un départ le 12 : croisière sur le Nil , chaud pour préparer quoi que ce soit à part les valises !!!

Mon mari en rêvait, on l'a fait, c'était à mon sens le bon moment, prix cassé, temps très chaud mais pas pire et très peu de monde, c'était le pourquoi du comment 😛

TO : Marmara, j'ai cédé à la tentation, du moins vu les échos peu favorables j'ai voulu avoir ma propre opinion

Croisière tout inclus, vol de Marseille ( on en re-parlera d'ailleurs de ça !!!) , séjour bateau 5 étoiles, boissons toutes confondues, visas ( OK on nous fait payer un visa 36 € alors qu'il coûte 12 ???? ) pourboires , visites le tout pour 1200 € parking Marseille inclus

Infos avant de partir ... euhhhh très spatiates mais on fait avec , on y croit et pas trop le temps de réfléchir Départ de Marseille à 16 h convocation à 14 h et la fille n'est là qu' au dernier moment Très peu de personnes à l'embarquement

Avion propre et un peu plus d'espace que quand on était partis en Jordanie, j'ai dit un peu faut pas rêver non plus 😇 Escale à Toulouse, sans possibilité de sortir de l'avion, flute alors, j'aurais bien commencé mon voyage par une visite de la ville rose et bien non on re-part 1 h 30 plus tard direction Luxor

Si vous avez déjà des questions n'hésitez pas, ça me permettra de compléter les infos au fur et à mesure

A + tout le monde
Partir ou pas en Egypte? English translation pending
by Warzager · 2011-01-26 · 326 replies
Bonjour aux menbres de voyage forum Nous devons partir mon epoux et moi méme en Egypte ( sharm el sheick) le 19/ mars prochain , pensez vous aux vues des conjonctures actuelles , que nous devrions annuler notre voyage !!!!😠 Merci d avance pour vos precieuses réponses !!! Pascale
Le Caire, Le Nil, Le Steam Ship Sudan, le Lac Nasser, le Kasr Ibrim et Abou Simbel English translation pending
by Ninou98 · 2010-10-10 · 135 replies
L’Egypte, j’en rêve depuis si longtemps. Le Grand petit à petit a été conquis par mon rêve.

En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.

23 septembre

Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.

Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.

Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.

Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !

Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».

L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.

Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…

On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…

Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.

A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :





Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.

Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…

Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.

24 septembre

Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).

Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.

En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.

A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…

Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.

Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.

On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».

Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X



Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.

Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…

Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.

Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.

La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.



Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :



Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.



Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.

Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.

Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.

Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.



Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !

Le résultat est là :



Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.





Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.



Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.

A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !

Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.



Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.

Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.

Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.

Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪

Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :



Les rives du Nil sont un peu protégées



Il y a de beaux palais



et des quartiers misérables accablés par la pollution

(Photo Elodie)

On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.

Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.

Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?

Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…

On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…

A demain Ninou
Hôtel El Nakhil Louxor English translation pending
by Loona62 · 2010-10-09 · 11 replies
🙂 Bonjour à toutes et tous ! En décembre prochain, nous partons à Louxor.Ce sera notre 5ème voyage en Egypte et le 1er que nous ferons en tant que "routards"😎 En fait, il s'agit d'un voyage dont je réserve la surprise à mon mari, à l'occasion de son anniversaire😉Comme c'est une surprise, je ne peux pas en parler avec lui... Je me suis donc débrouillée pour la réservation de vols "secs"(partons de Bruxelles avec ThomasC****Airlines) et du séjour à l'hotel El Nackhil de Louxor via leur site internet.Pour l'instant, je n'ai pas de problème particulier dans la mesure où j'ai toujours eu une réponse à mes messages. Si d'autres voyageurs connaissent cet hôtel, j'apprécierais d'avoir des infos de leur part sur les conditions d'accueil, l'hébergement, les repas, etc...;tout comme j'apprécierais le retour d'expériences de voyages similaires(voyages sans T.O)🙂 En outre, quelqu'un serait-il susceptible de me donner des infos sur "L'île aux Bananes"(Banana Island)? Est-ce intéressant? La balade peut-elle se faire à vélo?(Distance du centre-ville de Louxor?) Enfin, à qui s'adresser pour un vol en montgolfière? Quels sont les créneaux horaires intéressants? Durée du vol? Merci d'avoir pris le temps de lire mon message et au plaisir de lire vos réponses!
Prix du taxi d'Assouan à Abou Simbel pour cinq personnes? English translation pending
by Lesmomolau · 2010-08-21 · 40 replies
Bonjour,

Qui peut me renseigner pour le prix d'un taxi pour Abou Simbel au départ d'Assouan nous serons cinq adultes,

le TO demande 90 euros par personne soit 450 euros pour cinq, le prix de la visite du site j'ai vu sur le site à 90LE soit 12 euros, je pense que nous pouvons avoir un taxi pour moins cher???

par le TO 78 euros par personne pour le transport me semble excessif !!!

Autre question y a t 'il un arrêt pipi pendant le trajet?
En Égypte, de la Méditerranée à la Nubie English translation pending
by Ayis · 2010-06-18 · 13 replies
Ce voyage, est le premier qui fut en grande partie improvisé, car après avoir trimballé mes yeux vers le sahel malien et les montagnes d’Anatolie, ce furent des raisons purement pécuniaires qui me poussèrent à aller jouer aux égyptologues modernes, une promotion d’Egyptair à 220 euros A/R, c’était décidé, j’irais boire de l’eau du Nil !!

Arrivée tôt le matin à l’aéroport du Caire, visa acheté mais douanière méprisante et beaucoup trop curieuse par rapport à mon nom à consonance arabe, « et votre père il est de quelle origine ? » !!! Est ce je lui demande moi si elle est une descendante de Néfertiti ?!! Bref je récupère mes bagages, et à l’aide du chauffeur de la navette gratuite, me fait déposer à la gare routière de l’aéroport ou je compte rallier Alexandrie directement, j’ai trop peur d’être envahi par le Caire ou alors inconsciemment je la laisse pour la fin comme la cerise sur le gâteau.

Déjà un égyptien essaie de me fourguer un taxi privée pour Alexandrie, non merci, je prends le bus et justement il est la, bien pourri comme il faut, et c’est accompagné de quelques passagers payants et d’autres clandestins (des cafards pour ne pas les citer) que l’on prend la route de la méditerranée….bien évidemment ce ne fut pas un direct, il aura fallu trainasser dans toutes les gares routières du Caire et ce n’est que 4 heures après que je pus apercevoir la lagune, gros lac qui coince la métropole alexandrine avec la grande bleue.

ALEXANDRIE

Hop un taxi cher payé mais qui me dépose pile devant l’hôtel que je lui indiquais, un ascendeur rafistolé jusqu’au 6 ème étage puis une réception décatie mais accueillante et finalement une chambre double pour moi tout seul et cette vue extraordinaire sur la baie, impossible de l’appréhender d’un seul coup d’œil.

Une douche puis c’est parti…….c’est calme, beaucoup trop calme, moi qui m’attendais au bourdonnement incessant de la foule, enfin il ya ce tram d’un autre âge qu’on monte pour 5cts d’euro et qui vous fait remonter le temps, ces vieux immeubles juste la écroulés devant vous et les autres qui sont encore debout abritent dans leurs cours intérieures des cafés égyptiens ou l’on sirote une infusion d’hibiscus glacé tout en pouffant sur un narguilé à la pomme.

Imaginez une cour d’immeuble ouverte sur la rue par quatre portes, là sont installés des chaises et des tables sur lesquels sont attablés de vieux et moins vieux messieurs criant et fumant et puis au milieu ce sont : un commis de cuisine qui ramène des provisions à l’arrière boutique de ce snack, une femme en burqa qui passe impassible avec ses provisions, des enfants en uniforme de retour de l’école……... On se croirait devant un tableau de Magritte qui aurait comme titre « ceci n’est pas un café », effectivement c’est plutôt une planche de théâtre ou une scène de cinéma, j’y reste des heures !!!

Je me balade à pied la plupart du temps, je mange des glaces qui rappellent l’Italie, je me perds, je me retrouve…..partout les gens me semblent vivre dans une sorte de nostalgie heureuse qui les fait sentir qu’ils sont encore au centre de la mare nostrum, le centre du monde…ils cultivent encore cette noblesse des habitants d’une capitale universelle…….c’est un bonheur de les voir faire vivre la mémoire de leurs pierres sans se rendre compte.

Ah les catacombes, les musées archéologiques fermées, la bibliotheca alexandrina, le fort quat bey, les immeubles coloniaux, que vous êtes chanceux de voir encore vivre parmi vous des gens qui ne vous considèrent pas seulement comme des monuments historiques.

Ies rues de la ville sont étroites et empêchent le soleil d’y pénétrer et le vent du soir venant de la méditerranée est glacial mais on s’en fout, l’infusion d’hibiscus sera chaude pour ce soir.
Voyage de quinze jours sans tour opérateur Le Caire - Louxor - croisière sur le Nil - Abou Simbel English translation pending
by Anacrouse · 2010-05-27 · 132 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. La cinquantaine, nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec un adolescent de 15 ans.

- JOUR 1 – samedi: Paris / Le Caire

Arrivée du vol à 20H40. Après environ 1H30 de voiture, nous voici arrivés à Guiseh. Nous avons choisi de passer 3 nuits au pied des pyramides ce qui nous a grandement limité les temps de déplacements pour visiter Ghiseh, Dachour et Saqqarah, évité des embouteillages démentiels et autant que faire se peut la pollution qui est intense. Dès la sortie de l’aéroport, une odeur acre prend à la gorge et aux poumons. Pour la première fois de ma vie j'ai été contente de conserver les fenêtres fermées et de faire fonctionner à la clim qui permet une filtration de l'air.

- JOUR 2 – dimanche: Dachour, Saqqarah, Memphis

On retrouve notre guide à 8H dans le hall de l’hôtel, départ pour une petite heure de route et nos premières visites.On a glissés dans nos sacs des petites lampes torches LED en plus des bouteilles d’eau.

Arrivés à Saqqarah le site ne révèle rien de particulièrement réjouissant, à part la pyramide à degrés de Djoser, en marches d’escalier géantes. Mais ne vous contentez pas de cette première approche. En ce lieu, qui servit de sépulture à nombre de pharaons ainsi qu'à leurs épouses, aux princes et aux notables, le plus beau se cache dans les entrailles de la terre ou dans la douce pénombre des mastabas qui recèlent des bas-reliefs d’une extrême finesse.

A Dachour, situé à 10 km de Saqqarah, 2 pyramides seulement restent intactes, la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, de même hauteur, les plus grandes d’Egypte après celles de Ghiseh.

Le site est très beau, peu de touristes car il est beaucoup moins fréquenté par les tours, donc il est bien plus tranquille. Il est moins cher aussi.

- La pyramide rhomboïdale doit son nom à sa forme curieuse,

- La pyramide rouge se visite de l’intérieur, par un couloir de 125 marches et un boyau de 1,20 de haut environ et long de 60 mètres, en pente. On arrive dans deux antichambres très hautes, avec des plafonds pointus en dalles de pierre gigantesques en encorbellement. Dans la chambre funéraire une odeur d'ammoniac prend à la gorge et au nez et c’est pratiquement en apnée qu’on a fait le tour du sarcophage. A la fin du boyau, un platelage en bois marque le seuil de l’échelle qui mène à la première antichambre. En sautant dessus, cela produit évidemment un bruit de choc un peu sourd qui en ricochant sur les parois rocheuses, s’amplifie comme si la pyramide s’écroulait soudainement. Très drôle, la pauvre dame devant moi est morte de trouille dans le boyau, ce qui fait beaucoup rire les lycéens qui reviennent.

Memphis, c'est un petit musée en plein air avec le colosse de Ramses 2 couché qui mérite le coup d'œil. A voir également une impressionnante table d’embaumement en albâtre et d'un magnifique sphinx de près de 8 mètres de longueur. Visite rapide et ça tombe bien, la fatigue commence à se faire sentir, la visite de la pyramide cassé en deux, c’est dur pour les reins!.

Retour à l’hôtel vers 16H, on est tous morts. A 19H30, son et lumières au pyramides.

- JOUR 3 – lundi: Ghiseh – Le Caire

Visite du plateau ghiseh. Pharaonique vous avez dit ?

Khéops, la plus grande pyramide c’est 2,5 millions de blocs de 2,5 tonnes, empilés sur une hauteur de 137 mètres. A sa base, la pyramide mesure 230 mètres de côté…

Kheops comme Khephren se visitent de l’intérieur. Contrairement à la pyramide de Dachour, ici la ventilation naturelle a été pensée mais si on respire bien, en revanche, on transpire à grosses gouttes. Retour cassé en deux par le chemin inverse.

Départ pour le musée des antiquités égyptiennes qui se présente comme un gigantesque entassement d’antiquités poussiéreuses, tel que Mariette a posé ses trésors avant de s’en aller.

Au 1er étage, le masque funéraire de Toutankhamon en or massif y est présenté dans une salle sécurisée, entouré de tous ses bijoux et ornements funéraires, en or également pour la plupart.

Les mobiliers d’une richesse exceptionnelle et d’un design parfois étonnant occupent presque une aile entière. La salle des momies est payante. Ce n’est pas impressionnant pour les enfants, les panneaux d'explications sont écrits en anglais.

Retour à l’hôtel avec des courbatures partout.

- JOUR 4 – Le caire-Louxor-Esna, début de la croisière

Nous sommes accueillis par un verre de karkadé, infusion de fleurs d’hibiscus qui se boit chaude ou au contraire, bien fraiche.

Nous larguons les amarres toutes voiles dehors. On file vite, je suis étonnée parce qu’on va à contre courant. Eh oui, le Nil coule du sud vers le nord, alors que Louxor-Assouan, c’est dans l’autre sens.

- JOUR 5 – mercredi navigation, Al Kab –Edfou

A 8H 30, c’est le départ direction Al Kab. Il ne reste de cette ancienne cité que des murailles de brique crue de 12 mètres d’épaisseur que l’on contourne par un petit chemin qui conduit jusqu’à l’entrée d’un site désert. Les bateaux de croisière ne peuvent pas accoster, les tours en bus ne s’arrêtent pas, pas de gare, autant dire que sans bateau ni voiture privés vous n’avez aucune chance de visiter ce site depuis la terre ferme. Il s’agit de tombes de nobles de la 18è et 20è dynastie, creusées dans la falaise qui présentent des décorations très bien conservées décrivant des scènes de la vie quotidienne.

Départ pour Edfou. Pour passer sous le pont il faut démâter… C’est quelque chose, et passé le pont rebelote dans l’autre sens. Arrivée à Edfou, le temple d’Horus, dédié au dieu faucon, domine la ville. Dans un état de conservation exceptionnel, il est par ses dimensions le plus important temple après Karnak.

L’Egypte ancienne témoigne de toute sa grandeur.

- JOUR 6 – jeudi navigation

A 2 heures de navigation d’Edfou, le Nil se rétrécit pour se faufiler entre des falaises de grés.

Arrêt du bateau sur les berges pour une promenade dans le désert à Wadi el Schott pour découvrir d’anciennes inscriptions sur des stèles et des gravures rupestres, en fait des graffitis des soldats de la reine Hatchepsout gravés dans la roche.

Poursuite de notre périple au milieu du désert vers le Djebel Silsilea, carrières pharaoniques et lieu d’extraction du grès servant à édifier les temples. On se rend compte de l’énormité de l’entreprise car le paysage se découvre aujourd’hui comme une gigantesque toile cubiste, entre fleuve et désert.

Longeant la route nous voici arrivés au spéos (sanctuaire creusé dans la roche) d’Horemheb, général des armées.

Nous retrouvons le bateau. La ballade aura duré 3H environ, un peu dur pour les mollets.

- JOUR 7 – vendredi navigation Kom Ombo - Darraw

Navigation tranquille jusqu’à Kom Ombo, constitué par l'union de deux temples accolés. Le temple de droite est consacré à Sobek, le dieu de la fertilité et celui de gauche dédié à Horus, le dieu solaire guerrier.

Après la visite, départ pour une navigation qui devrait nous mener à Darraw. Le temps est bizarre, la lumière devient laiteuse et il commence à souffler un vent tellement chargé de sable qu’on ne voit plus la berge opposée. Le manque de visibilité oblige même les gros bateaux à réduire leur vitesse.

Une ile un peu plus haute et plantée d’arbres nous servira de refuge pour la nuit.

- JOUR 8 – samedi Darraw – Assouan,

C’est le jour du marché aux dromadaires, le plus important de tout le moyen orient. Les bêtes arrivent du Soudan après 40 jours de marche dans le désert.

Tout d’un coup derrière un grand mur, une tête, une autre, elles disparaissent, réapparaissent ailleurs, disparaissent encore…Pour empêcher les dromadaires de s’échapper, les propriétaires leur attachent une patte repliée. Ils sautent donc à cloche patte, comme tous les écoliers.

Le spectacle est incroyable, plus de 1000 bêtes rassemblées qui sautillent en pagaille. Pas un touriste à l’horizon, on a pu caresser un bébé dromadaire de 15 jours. C'est une autre face de l'Égypte, traditionnelle et rurale.

Départ du marché direction d’Assouan pour une visite du musée de la Nubie, des carrières de granit rose avec l'obélisque inachevé et du temple de Philae. Pour les détectives à l’œil aiguisé, il existe dans le temple d’Hathor un bas relief très amusant d’un babouin musicien, on dirait qu’il joue de la guitare électrique.

Nous passerons le reste de la journée et la nuit dans un établissement entre hôtel et maison d’hôtes, à l’architecture nubienne éclatante de couleurs chez Anakato. On dirait un gros château de sable, l’ensemble de manque pas de charme et bénéficie d’un environnement sauvage qui permet des ballades en bateau magnifiques, du surf des sables sur la grande dune, des ballades à dromadaire le long des rives sablonneuses du Nil et la découverte du village nubien.

- JOUR 9 – dimanche Abou Simbel

Départ à 8H direction l’aéroport, l’avion décolle à 9H30, vol 45 minutes.

Nous avons réservé notre nuit chez Fikry, un musicien retraité qui a construit à Abou Simbel une maison nubienne de toute splendeur en briques de terre rouge, avec patios intérieurs, voutes rafraichissantes, immense terrasse donnant sur un petit bras du lac Nasser,

Nous décidons de visiter le temple sans attendre, malgré un soleil de plomb, car le matin le temple est en plein soleil alors que l’après midi, il est à l’ombre. Les reliefs s’effacent et franchement c’est vraiment dommage, en plus de faire injure aux égyptiens anciens qui se sont donnés tant de mal pour honorer l’astre solaire.

Et à cette heure stratégique, les temples sont déjà désertés par les hordes du convoi du matin, tandis que ce celles de l’après midi ne sont pas encore arrivées.

Nous avons décidé en attendant le son et lumière à 17H30 de passer l’après midi à la piscine de Seti.

- JOUR 10 –lundi Louxor

Décollage de l’avion à 7H10, arrivée à Louxor 9H30.

Louxor est une grosse bourgade animée, d'où se dégage une atmosphère de fête et de gaieté. La présence du temple au cœur même de la ville et une concentration inégalée de ruines grandioses lui donnent un cachet particulier. Temples et monuments funéraires de la capitale du Nouvel Empire, témoignent d'une foi aujourd'hui éteinte, mais autrefois bien exigeante.

Notre première visite sera pour le temple de Karnak et ses dimensions extravagantes. Le grand choc survient, une fois franchi le 2e pylône, quand, salle hypostyle, vous vous trouvez face à une forêt de 134 colonnes papyriformes qui laisse ébahi. A l’origine cette salle immense était pourvue d'un plafond en dalles de pierre peintes. Il est permis de rêver…

Retour à l’hôtel pour un peu de repos piscine jusqu’à 17H

Visite du temple de Louxor

- JOUR 11 –mardi vallée des rois carte page 260

Départ de l’hôtel à 8H15 en direction de la vallée des rois qui abrite 63 tombeaux royaux, tous différents, creusés dans les flans d’une vallée désertique isolée. A l’entrée du site, une grande maquette représente la vallée avec l’indication de l’emplacement des tombes. En faisant le tour, les cotés de la maquette sont transparents et permettent de se rendre compte de l’ampleur des galeries creusées en tous sens pour devenir les tombeaux royaux.

Les photos sont totalement interdites sur ce site, sous peine de confiscation soit de l’appareil soit de la carte mémoire. Les fresques sont fragiles et si les couleurs sont arrivés jusqu’à nous dans un état exceptionnel, c’est grâce au climat aride et l’absence d’humidité. Avec le développement du tourisme, des dégradations liées à l’humidité produite par la sueur et la respiration des visiteurs sont apparues. Aussi pour tenter d’en limiter les effets néfastes, les tombes sont ouvertes par roulement. On ne peut pas savoir avant de visiter quelles tombes seront ouvertes. Le billet d’entrée permet d’en visiter 3, parmi celles ouvertes.

Certaines sont payantes en plus comme la très célèbre tombe de Toutankhamon

Nous avons visité les tombes de Ramsès 3, Ramsès 9 et Ramsès 1

Puis nous partons vers la vallée des babouins visiter la tombe de Ay. Le chemin d’accès monte dans une gorge rocheuse et désolée bordée de falaises de calcaire blond. Le silence de cet endroit désertique rend le site très impressionnant et l’homme petit.

Les peintures sont absolument magnifiques. Elles le représentent chassant l’hippopotame dans les marais tandis que des canards volent au dessus d’une foret de papyrus. Sur un coté opposé de la chambre funéraire, 12 babouins symbolisent les heures de la nuit.

Départ pour la visite du temple d’Hatchepsout. En route nous nous arrêtons dans une fabrique d’objets en albâtre, il faut bien faire quelques emplettes.

Ce qui frappe en arrivant Deir al Bahari, ce sont surtout les falaises calcaires spectaculaires au pied desquelles s’étend un monument aux lignes pures parfaitement contemporaines, creusé de la main de l’homme. On accède au temple par une succession de rampes et de terrasses encadrées par des colonnades délicatement sculptées. Les bas reliefs les mieux conservées se trouvent sur la 2è terrasse.

Le plus intéressant est d’observer le récit gravé du voyage de la reine au pays de Pount (sans doute la Somalie ou l’Erythrée).

- JOUR 12 –mercredi

Traversée du Nil pour visiter la rive ouest. On peut prendre le bateau populaire, cout 1LE par passage.

Sur la route après avoir passé la ville nouvelle de Gourna, nous arrivons devant les colosses de Memnon. Il s’agit de deux grandes statues sans visage, assez dégradées qui ne sont qu’un minuscule vestige du temple funéraire d’Aménophis 3, dont il n’en reste quasiment rien, le temps et les inondations du Nil ayant eu raison des briques de terre crue.

On repart direction Medinet Abou (temple de Ramses 3)

On entre dans le site par la porte de Syrie construit come une forteresse asiatique.

Puis le premier pylône marque la façade du temple avec des bas reliefs gravés profondément pour éviter un martelage. Ramsès 3 qui cherche une légitimité dans le prolongement de Ramsès 2 se fait représenter en guerrier victorieux, terrassant des ennemis barbus et à tête bouclée.

Il est intéressant de voir que le pharaon comptabilisait ses victimes grâce aux mains et sexes tranchés. Pas très charitable l’époque !

Ensuite par un chemin pavé et caillouteux nous montons jusqu’à Deir El Medina, village des ouvriers. Nous avons visité 2 tombes d’artisans stupéfiantes de finesse et de beauté, celle de Senedjem et celle de Inherkhaou, qui travaillaient pour les pharaons Seti 1er et Ramsès 2.

Non loin des tombes des artisans, s’étend ce qui reste du temple que Ramsès 2 avait érigé pour son culte funéraire. Pour cette raison Champollion baptisa cet ensemble monumental Ramesseum. Il est essentiellement en ruines.

En face, les tombes des nobles qui, soucieux de mener une belle vie après leur mort, ornaient leurs tombes de scènes très finement détaillées de leur existence quotidienne un peu magnifiée. Les tombes ouvertes au public sont réparties en 5 groupes, chacun nécessitant un billet séparé.

Nous avons visité les tombes de Ramosé, Ouserhat, et Khaemhat

Retour à Louxor avec visite en début de soirée visite du musée de Louxor, relativement récent et aux antipodes de celui du Caire. Ici, les objets sont beaucoup moins nombreux mais ils sont très bien mis en valeur : chefs d’œuvre bas reliefs, statues en grès, momies royales, armes et chars, et puis surtout le mur d’Akhenaton, avec ces visages énigmatiques tellement contemporains…

A voir également des bijoux d’une modernité étonnante, notamment un collier de la reine Ahhotep avec 3 énormes mouches en or, anciennement caché dans les réserves du musée du Caire

En nocturne visite du musée de la momification, qui présente dans un parcours toutes les étapes de la momification, avec les instruments utilisés pour curer les organes et le cerveau.

Quelques momies bien conservées sont exposées, des sarcophages peints et des objets d’accompagnement des morts dans l’au-delà. Musée facile, même pour des enfants.

- JOUR 13 –jeudi Dendera

Départ pour la visite du temple de la déesse Hathor représentée sous les traits d’une femme avec cornes ou à tête de vache. C’est un des édifices les plus emblématiques d’Egypte car il demeure quasiment intact, avec un imposant toit en pierre qui repose sur des colonnes surmontées de têtes de vaches toutes en couleurs, des salles obscures, des cryptes, des escaliers dérobés dans l’épaisseur des murs jusque sur le toit du temple avec une vue superbe. Temple très original et très peu de touristes

- JOUR 14 –vendredi

Arrivée au Caire en fin de matinée. Nous avons prévu d’organiser nos deux derniers jours avec en premier la visite du Caire copte et le lendemain la visite du Caire islamique.

Visite Caire copte

Cette partie du Caire pleine de charme est le plus ancien quartier de la ville.

La forteresse de Babylone s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive. Ce quartier renferme la synagogue Ben Ezra et plusieurs églises dont l’église suspendue consacrée à la Vierge, l’Eglise Saint Serge construite à la fin du IVème siècle au dessus d’une crypte où la Sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Egypte et l’église Sainte Barbara reconstruite au XIème siècle.

Il est à noter que les églises ne se distinguent pas de l’extérieur mais elles possèdent un intérieur très riche. Le musée copte fondé en 1908 est le plus riche musée du monde en art copte au travers d’une collection rare d’objets, de tissus, d’icônes et de manuscrits.

Nous avons eu la chance de faire ses visites avec un guide copte et cela a sans doute changé le regard que nous aurions pu porter comme simples voyageurs. Porté par la foi, il a su nous faire partager des moments d’une belle intensité religieuse et ses explications sur l’iconographie ont été vraiment intéressantes.

- JOUR 15 –samedi

visite du Caire islamique

Lorsqu'en l'an 969 les fatimides, conquérants chiites épris de poésie et de musique, s'emparent de la place qu'ils nomment al- Qahira (la Victorieuse), ils s'empressent d'ériger un lieu d'enseignement religieux, après quelques beaux palais dont l'un suscite l'admiration d'un voyageur persan, perdu dans un dédale qu'il compare à la plus grande des cités de son pays. Le Caire devient la ville des califes raffinés, défendue par une armée d'esclaves, d'eunuques et de mercenaires.

Nous avons fait une assez longue journée de visites soutenues (détail dans mon compte rendu complet).

- JOUR 16 –dimanche

Retour à Paris

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir :

- la croisière avec Gréement du Nil, exceptionnelle, un bonheur absolu, traités comme des princes

- se déplacer en avion pour gagner du temps et du confort sans avoir à subir en urgence les aléas du train

- le timing de visite du Caire, parfait pour un voyage de 15 jours

- la visite à Dendera, un temple magnifique avec des couleurs éclatantes, très peu fréquenté

Ce que nous regrettons :

- Nous aurions du garder notre guide à Assouan pour visiter intelligemment le temple de Philae. Le guide Lonely planet s’est avéré nettement insuffisant. Il aurait fallu, pour se passer de guide, avoir le guide bleu.

- ne pas avoir eu l’idée d’aller de la vallée des rois au temple d’Hatshepsout à pieds en passant par la montagne

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et explications, tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers et les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 30 pages
Egypte, du désert aux berges du Nil English translation pending
by Grisemote · 2010-04-29 · 27 replies
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte

La version complète avec toutes les photos se trouve ici:
http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home

Préparation du voyage :

Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)

- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)

Texte et photos : Gilles et Sylvie

1er jour

Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !

L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.

Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.

Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.

L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)

2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !

A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.

Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …



Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.



Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.

Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.

3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.



L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.

4ème jour



Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.



De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.



Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.

5ème jour



Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).

Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l��avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !



Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.



Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…

6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.



A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….

7ème jour

Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com

Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.

Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.

Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !

8 ème jour



Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.



Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !



La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !

9 ème jour

Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.



Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …

Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…

Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !



Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !

De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!

10 ème jour



Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.

Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !

11 ème jour

Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.

Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.



A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?



Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .

12 ème jour

C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/

Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr



Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.



Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.



Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)

Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.

Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !



Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).

13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?

Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !



On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.



Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.

Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !

Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !

Divers liens qui peuvent être utiles :

Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr

Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/

Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)

Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu

Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…

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