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Meilleur appareil photo numérique réflex? English translation pending
by David10120 · 2011-11-09 · 39 replies
Hello à tous !!!!

Fondu de voyages, je souhaite compléter mon compact LUMIX DMC FH1 par un réflex (voir un excellent Bridge).

Je m'y connais que trop peu et aimerais avoir vos avis sur les meilleurs appareils photo alliant une excellent qualité d'image, un zoom puissant, pour des photos en macro/paysage/portrait/de nuit etc...

MERCI d'avance David 😉
Caroline du Sud et Géorgie fin mars-début avril 2012 English translation pending
by Kimy6791 · 2011-11-03 · 8 replies
Bonjour,

Au mois de juillet je vous avais soumis un projet de circuit pour avril 2012. http://voyageforum.com/v.f?post=4404565;page=unread#unread J’ai passé des jours à essayer de modifier l’itinéraire : remplacer la partie « montagne » (Shenandoah NP et Great Smoky Mountains NP) par le Nord de la Floride et l’Est de l’Alabama éventuellement. Mais je trouve très peu de renseignements ou alors tout en anglais….. Alors je fais appel à vous, une fois de plus.

Nous aimerions partir 15 jours, fin mars-début avril 2012, AR Atlanta, pour visiter Savannah et Charleston : 2 nuits à Savannah, 3 nuits à Charleston, 2 nuits à Atlanta. Il me reste donc 7-8 nuits à placer. Et alors là, très, très peu d’idées……

Pour le début du circuit (ou la fin) aucun problème 😉 - Visite rapide d’Atlanta et Stone Mountain, - Madison, Eatonton, Historic Piedmont Scenic Bwy, Augusta, Columbia, - Drayton Hall, Magnolia Plantation, Middleton Place, Boone Hall Plantation, - Charleston - Beaufort, Hilton Head Island, - Savannah.

Mais c’est après Savannah que les idées manquent… 😕 Okefenokee NWR.

Nord de la Floride. Nous avons visité le Sud en janvier, c’est pas mal… mais c’est loin d’être notre région préférée, donc passage très rapide : Jacksonville - St Augustine - 2 nuits à Daytona Beach le WE.

Alabama. Prendre le Civil Rights Trail de Selma à Montgomery ? Puis passer par Birmingham avant de rejoindre Atlanta ?

Mes questions et elles sont nombreuses… 😊 - de Savannah à Jacksonville, des idées d’arrêts sympas par la côte ou l’intérieur des terres ? - Okefenokee NWR, j’ai trouvé de belles photos mais peu de renseignements sur le parc. Il y a 3 entrées : le Swamp Park au Nord, les trails à Est et Stephen C. Foster SP à l’Ouest. Des idées de trails ? Des ballades sympas en bateaux (je suppose que l’on trouve de tout, comme en Louisiane…) ? Que voir à Stephen C. Foster SP ? - route de Daytona Beach vers l’Alabama ? - les coins sympas en Alabama sans trop s’éloigner d’Atlanta ?

Autre possibilité : passer par Myrtle Beach avant Charleston et supprimer la partie Alabama. Puis remonter directement de Daytona Beach à Atlanta en passant par Okefenokee NWR et Macon ? Peut-on se baigner à Myrtle Beach ou à Daytona Beach fin mars ?

Ceux qui auront lu mon message jusqu’au bout auront compris que mon circuit est loin d’être bouclé…. Tous les conseils seront les bienvenus. Merci d’avance Michèle
Une semaine à Montréal avec voiture, que faire? English translation pending
by Vincecoco59 · 2011-10-28 · 42 replies
Bonjour, J'aurais peut être l'opportunité de partir 1 semaine à Montréal au mois d emars, avec hébergement sur place (location d'un appart ou studio). J'aurais également une voiture à disposition.

QUe me conseillez vous de faire/visiter durant cette semaine?

D'avance merci
Voyage à Cuba avec Air Cubana du 8 au 15 octobre 2011 English translation pending
by Voyage63 · 2011-10-17 · 8 replies
😠Bonjour je tiens à vous faire part de mon expérience avec cette compagnie aérienne, nous avons acheté nous billet en debut Aout pour Cayo Santa Maria. Nous étions supposés décollé de Montreal à 6h45 le matin et revenir le soir départ 9h30 de Cuba, bon ils ont changé nos heures 3 semaines avant notre départ donc 7h00 am le départ et le retour 14h30 en apres midi on venait de perdre 7 h00. Dans l'avion aucun service en francais ni de TV ni de musique ni de journaux rien, et l'attérissage se fait assez roff nous décendons trop rapidement et tournons assez abruptement donc les oreilles en souffres . Le retour départ de l'hotel à 9h00 am pour se faire dire à l'aéroport que notre vol avait un retard de 2 heures et plus, car il avait ajouté un escale à Halifax, nous avons décollé à 4h30 en pm, ca fait long dans cette aéroport avec comme il a juste 2 boutiques seulement et en plus il n'avait pas d'eau dans l'aéroport imaginé l'état des toilettes sans chase d'eau. Donc pour moi finit air cubana
InchaAllaH - Petite histoire du Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2011-10-15 · 2 replies
« Tu vois, si on avait une ambulance … ».

Les petites histoires en général commencent toutes par des petites phrases. Celle-ci ne déroge pas à la règle, ce ne sont que quelques mots aussi simple que bonjour ou que As-Salamu Alaykum. Je suis désolé, j’essaye pourtant de donner un sourire à mes textes mais ces lettres s’alignent, s’entêtent, se répètent et résonnent dans ma tête. Sur la feuille blanche muette je ne vais pas vous raconter l’éternité de mon mal-être, juste vous conter le monde et ses formes imparfaites.

C’était un lundi matin, peut-être un mardi. Ce qui est sur et certain c’est que ça aurait pu être n’importe quel jour de la semaine tant les jours se ressemblent au Fouta[1]. Benoît, l’infirmier de Gawdé Bofé, travaille au dispensaire et fait les consultations avec Rugy, la matrone. Une matrone, c’est une femme que l’on forme au village pour pallier au manque de sages-femme au Sénégal. A l’issue de ces 6 mois de formation, elle peut faire les accouchements et assister l’infirmier dans les soins de base. En vérité, elle sait presque tout faire car les urgences ne laissent pas le choix que de se former « sur le tas ».

Abù, le président de l’association des jeunes du village, et moi, sommes chez Benoît. Le matin on se retrouve souvent tous les deux, on discute des projets pour le village, on débat sur l’actualité, bref, on refait le monde comme on peut et surtout avec le peu qu’on a … et ce qu’on a le plus, c’est la parole.

Aujourd’hui, Benoît a beaucoup de patients, surtout des femmes et des enfants. En général, les débuts de semaine sont difficiles. Benoît prend son jour de congé le dimanche, alors dès le lundi, les malades sont nombreux à attendre devant les vieilles portes en ferraille du dispensaire et à s’asseoir sur les bancs en bois. Ceux qui n’ont plus de place restent debout ou reviendront plus tard, peut-être en soirée ou le lendemain.

Mais des cris et des pleurs interrompent notre reconstruction du monde. Une charrette tirée par deux ânes arrive à toute vitesse. Dessus, une femme qui souffre et crie en se tenant le ventre, avec deux hommes, son mari et son frère. De chez Benoît, on entend du bruit. Abù et moi sortons de nos illusions et nous précipitons au dispensaire. De l’agitation, les autres patients s’affolent, car ici, tout le monde se connaît. D’ailleurs même nous on les connaît ces gens-là. La charrette vient de Niarwal, un village à 10 km de Gawdé Bofé, plus loin dans la brousse. Je me souviens qu’avec Abù on était parti là-bas la semaine dernière pour rendre visite au chef du village, Demba BA. Et la femme enceinte qui était chez lui, que j’avais salué et félicité, c’est elle qui vient juste d’arriver.

Je me revois la piste entre les deux villages, et ce jour là avec Abù, on avait crevé une roue à cause des nids de poule et des épines. Obligé de téléphoner à un villageois pour nous en amener une autre et continuer notre chemin. Heureusement ce jour là, on avait pas une femme enceinte avec nous …

On aide Benoît à porter la femme dans la petite salle d’accouchement du dispensaire. Les deux lits sont heureusement vides aujourd’hui, il n’y a pas eu d’autre accouchement les jours passés, parfois ce n’est pas le cas, il faut alors improviser, mettre des matelas dehors …

C’est dommage parce qu’une ONG française avait construit une maternité il y a quelques années mais ils avaient oublié d’amener l’équipement qui va avec. Ce n’est qu’un bâtiment qui, aujourd’hui prend l’eau et sert à stocker le matériel de construction : pelles, ciment, truelles et quelques fils de fer. Au moins, ça sert à quelque chose.

Avec Abù on sort de la salle, et on laisse Benoît et Rugy faire leur travail. On attend tous anxieux sur les bancs du dispensaire. On était en train de refaire le monde et voilà que la réalité nous remet les pieds sur terre … Pourtant ça arrive souvent ici, et on commence à s’habituer, on était même en train de parier sur le prénom du petit : Benoît, David, Abù si c’est un garçon, peut-être Rugy ou Panda si c’est une fille.

Mais alors que l’on s’attendait à entendre les cris du nouveau né, toujours rien. Au bout d’un moment, je me lève et calmement je vais à l’intérieur voir comment ça se passe. Benoît ouvre la porte et se rue dehors presque en me bousculant. Il regarde Abù et lui dit : « Va chercher ta charrette vite ! ». L’infirmier n’avait pas besoin de rajouter quelques mots inutiles, tout le monde sait ce que sa sous-entend : « accouchement compliqué, évacuation vers l’hôpital de Bakel ». Le seul problème, c’est qu’au village il n’y a pas de véhicule, et que la route goudronnée est à 4 km, le seul moyen est d’emmener la femme sur la charrette jusqu’à la route et de prier pour qu’une voiture passe par là et accepte de l’évacuer vers Bakel, à 30 km d’ici,

InchaAllaH.

Abù connaît le métier, il sait ce qu’il doit faire. A défaut d’un véhicule au village, c’est lui qui fait office d’ambulancier, et il en a déjà vu de toutes les couleurs. Un matin justement, il me racontait que parfois les femmes accouchaient sur la charrette pendant le trajet, la faute aux secousses. Mais moins drôle, certaines décèdent aussi sur la charrette avant d’atteindre la route et l’hôpital. Abù me raconte ça comme une banale routine, et en fait ça l’est bien une routine.

On place la femme délicatement sur la charrette. Abù avait mis deux matelas en mousse pour amortir les chocs sur la piste. Rugy et moi nous partons avec lui. Benoît reste au dispensaire s’occuper des autres patients mais je sais qu’il appellera dans quelques minutes pour prendre des nouvelles.

Et c’est parti pour 4 km de piste parsemée de bosses, de nids de poule, de sable, et tout son lot de souffrances pour la femme enceinte. En tant normal, même nous on souffre de ce petit voyage entre le village et le goudron, alors avec une malade à nos côtés ..

Tout le long du chemin, elle s’en remettra à Dieu « AllaH Ouakbar, AllaH Ouakbar … », et nous aussi c’est à Lui que nous pensons à ce moment là.

Le pire c’est que l’on ne sait pas ce qui nous attends une fois arrivé à la route. Parfois, quand on veut voyager, on peut attendre 2 heures ici le temps qu’une voiture arrive, d’autres fois 5 minutes, il n’ y a pas de règle. D’habitude, on s’en fiche, mais aujourd’hui c’est le moment d’avoir un peu de chance. On arrive à la route : rien. Même pas l’ombre d’une vache, c’est pour dire.

Abù décide de remonter la route vers Thianiaf, une petite ville à encore 3 km, il y a un garage, on trouvera forcément une voiture là-bas. Au bout d’1 km, j’entends un bruit, je dis à Abù qu’une voiture arrive, il gare la charrette sur le côté et se met au milieu de la route, malheureusement c’est un 4x4. Je dis malheureusement car avec Abù, quand on voyage tous les deux, les 4x4 sont les seuls à ne jamais s’arrêter. On avait coutume de dire en Pulaar, la langue locale, « Auto mawdo, bernde toccocel » qui signifie en français « grosse voiture, petit cœur ». Autant pour moi, avec notre ambulancier en plein milieu de la route, le chauffeur n’avait pas d’autre choix que de s’arrêter. C’est notre jour de chance, à l’intérieur du véhicule, le préfet de Bakel qui était en déplacement et rentre à sa préfecture. Il accepte d’emmener la femme à l’hôpital.

Ca ne se passe pas toujours comme ça. C’est déjà arrivé qu’Abù arrête une voiture et que le conducteur refuse moyennant finance. Alors il négocie le prix du transport et sort quelques billets de sa poche, c’est triste mais le temps presse. On a pas le temps de se mettre en colère dans ces moments là.

La voiture démarre et tous les trois on reste planter là à regarder le véhicule jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. La tension redescend et on a comme l’impression de respirer à nouveau.

On se regarde sans savoir quoi se dire, puis Abù me lance : « Tu vois, si on avait une ambulance … ». A mon tour, je regarde Abù et Rugy puis leur dit : « On aura cette ambulance, InchaAllaH ». Et tout le monde de répéter :

« InchaAllaH »

Plus tard, on apprendra par Benoît que la femme est arrivée juste à temps à l’hôpital de Bakel, elle est en bonne santé et elle a accouché d’une petite fille, elle s’appelle Rugy et se porte bien. Finalement, on avait quand même gagner notre pari. Elle rentrera au village dans quelques jours quand elle retrouvera ses forces. Pour elle, c’est bon, la pièce est tombée du bon côté, mais pour d’autres …

On pense d’ailleurs à la femme de notre ami Toussé qui, une fois évacuée à Bakel, a du être ré évacué à l’hôpital d’Ourrossogui à plus de 150 km car les médecins ne pouvaient rien faire. Elle est décédée dans une ambulance entre les deux hôpitaux à Dundé, un petit village sur la route. Et on pourrait en citer beaucoup d’autres, Mariam, Maïmouna, Djeynaba, Kadia …

Après cette histoire, avec Abù on a décidé d’arrêter de refaire le monde avec notre bouche, et on est parti avec sa charrette sillonner les 12 villages que prend en charge le dispensaire pour recenser les femmes décédées en évacuation et discuter avec les chefs de village du projet de l’ambulance. Plus tard, on rencontrera le médecin chef de Kanel et on se rendra même à Dakar commencer à négocier les véhicules.

Cette ambulance, on ne l’a pas encore mais aujourd’hui, avec Abù, quand on se parle au téléphone on a toujours en tête cette petite phrase « On aura cette ambulance,

InchaAllaH … ».

Par David DUPUY

[1] Fouta Toro (ou Fuuta Tooro) : Nom d’un grand royaume édifié au XVIème siècle et situé au Nord du Sénégal dans la Vallée du Fleuve.
Hôtel Be Live Grand Riviera Maya le 19 janvier, excursions? English translation pending
by Flysky · 2011-10-14 · 2 replies
bonjour, nous sommes deux amis qui partons au be live grand riviera maya le 19 janvier. nous cherchons des trucs et des astuces pour bien profiter de notre voyage de 2 semaines. petit resto typique, chose a voir, a faire a bas prix. les incontournables quoi !!😎 si vous aller a cette hotel apartir du 19 janvier au 2fevrier, faite nous signe. merci beaucoup a l`avance😄
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2011-10-07 · 5 replies
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Jeune rwandaise voudrait apprendre le kinyarwanda (Rwanda) et le kirundi (Burundi) English translation pending
by Tsindita · 2011-10-03 · 3 replies
Bonjour à tous !

je suis à moitié rwandaise et n'ai malheureusement pas eu la chance d'apprendre le kinyarwanda jusqu'à présent. Je suis allée au Rwanda l'année passée et cela m'a donné très envie d'apprendre un peu plus que simplement "amakuru ?" La bas j'ai trouvé un livre, plutôt bien fait, en français, et je vais m'y mettre autant que je peux mais je sais que la meilleure façon d'apprendre une langue c'est de pouvoir la parler, et d'autant mieux en vrai !!

J'habite à Lyon, et je sais qu'il y a des banyarwanda et barundi dans le coin, mais je ne sais pas où 😐 d'où ma requête. Donc si quelqu'un aurait un peu de temps et l'envie de partager cette tres belle langue avec moi, je suis plus que preneuse.

Merci d'avance pour vos réponses, et à très bientôt j'espère.

Tsinda
Hôtel Catalonia Playa Maroma English translation pending
by Micheldd · 2011-10-02 · 7 replies
Il semble que, à cette hotel il n'y ait qu'une allée, du lobby à la plage et que chaque cote de l'allée c'est la brousse ou des habitacions sans plus. Il n'y a pas de site. Il ressemble à catalonia royale tulum (que je n'ai pas aimé ) car pas de site, meme si la plage est merveilleuse aux deux endroits. Est ce que je me trompe!!!!

Pour ceux qui sont allés à ctr et playa maroma pouvez vous me repondre
Argentine: route de San Juan jusqu'au Paso de Jama English translation pending
by Mchammer · 2011-10-01 · 4 replies
Bonjour encore nous et notre Kombi avec un million de questions! Nous sommes présentement au Parque Ischigualasto (aussi appelé Vale de la luna), nous désirons remonter jusqu'au Paso de Jama. Quelles routes nous conseillez vous? Nous recherchons beaux paysages, routes potables (nous avons un Kombi avec un moteur en moyen état...) et un peu de vie (pour plus de sécurité).

Merci pour vos conseils
Séjour en Andalousie, hôtel et visites? English translation pending
by Kikie80 · 2011-10-01 · 11 replies
le 26/10 nous partons avec marmara en andalousie avec les enfants 15,12,9 a l hotel marbella qui connais et surtout que voir ? merci
Québécois sur le Carnival Valor le 6 novembre 2011, départ de Miami? English translation pending
by Hémérocaille · 2011-09-20 · 15 replies
Bonjour serez vous de la croisière du 6 nov sur le Valor départ de Miami?
Boîte aux lettres en République Dominicaine? English translation pending
by Polloblanco · 2011-09-19 · 13 replies
Pourquoi n'y a t il pas de boite aux lettres en republique dominicaine comment leur ecrire ??
Tour du monde après des études d'ingénieur English translation pending
by Voyageurdu59 · 2011-09-14 · 4 replies
Bonjour je suis actuellement en seconde mais depuis 2 ans, l'idée de faire le tour du monde écloe dans ma tête et c'est aujourd'hui mon rêve. Je vais me diriger vers un bac scientifique dans le but de faire ingénieur et je voudrais savoir si aprés les études d'ingénieur, faire le tour du monde ( Je partirai environ 3 ans ) est envisageable et comment cela marche t'il pour trouver un emploi une fois revenu ? Merci de vos réponses
Changement de carrière? English translation pending
by Sarah2205 · 2011-09-12 · 7 replies
Bonjour,

Je suis toute nouvelle sur le Forum, je tiens à vous dire 'Bonjour!!' et à me présenter: j'ai 27 ans, j'ai plus de 7 d'expérience de travail en RH, Comm et Vente, je suis trilingue (FR/ANG/NL) et je suis à nouveau célibataire depuis peu (après 8 ans). J'ai eu la chance de grandir en Afrique grâce au travail de mes parents et depuis toujours j'ai eu envie de repartir, mais mon mari n'était pas du tout tenté par l'expérience. Comme je suis maintenant séparée, je regarde activement sur les sites internet, mais je dois dire que ce n'est pas évident.

J'ai postulé au Club Med il y a une semaine, mais pas encore de réponse; à part ça, j'ai postulé dans des sociétés de croisière mais rien non plus; au niveau sociétés traditionnelles idem... Je dois dire que je commence à désespérer; j'ai toujours trouvé du travail assez facilement, mais cette fois-ci la tache s'annonce très compliquée... Je suis très flexible en ce qui concerne l'endroit (pas de préférence au niveau des continents), je voudrai juste trouver un endroit où il fait beau 😎 Je commence à me dire qu'il faudrait peut-être que je recommence ma carrière 'à zéro' (par exemple comme réceptionniste), mais je dois dire que je ne suis pas très emballée car j'adore mon métier!

Petite précision: je dois continuer à rembourser ma maison en Belgique, détail important... Je ne peux donc pas partir avec mon sac à dos et aller découvrir le monde, en espérant que mon prêt se rembourse tout seul... 😕

Avez-vous des conseils, des bons plans, des expériences, des contacts? Merci! 😉
Mariage franco-thai English translation pending
by 20syl95 · 2011-09-11 · 22 replies
bonjour a tous,

je sais que ce sujet est un peu récurent sur vf mais j'ai besoin quand meme de quelques precisions. Alors voila, je suis en couple avec ma copine thai depuis 3 ans, je me suis installer en thailande a ses cotés, en issan dans un petit village de la province de surin, la vie etait assez cool, mais etant jeune et san grandes ressources, c'est difficile de s'en sortir en faisant les marchés, surtout pour un farang! Ma copine est venue avec moi en france 3 mois, nous allons avoir un bébé mais nous n'avons pas actuellement les moyens de lui offrir une bonne education. Nous avons donc décider de venir en france, du moin quelques année, pour avoir un peu plus d'aisance financiere. Je sais que ce n'est pas l'eldorado, elle en est aussi consciente mais quand elle saura parler francais elle poura je pense trouver un job et l'on devrait bien s'en sortir a 2. voila pour nos motivations vola maintenant les questions: - sachant que je suis inscrit au registre des francais résidant hors de france ( domicilié en thailande) ne serait il pas plus simple, et surtout moin long, de faire mes demarches avec mon adreese thai? cela ne la genera t'il pas pour sa demande de visa? - comment cela se passe t'il pour faire un contrat de mariage, ou, et avant ou apres la transcriptions sur les registres de l'etat civil francais? - Je n'ai pas de revenus fixes, pas de travail fixes, pas d'argent de coté. Je ne me fais pas de souci par raport a l'administration francaise ( visa 3 mois obtenus du 1er coup) mais les autorités thai risque t'elle de refuser de nous marier?

c'est tout pour l'instant ( et c'est deja pas mal!) merci a tous pour vos futures reponses
Véhicule de location de Sukhothaï à Lampang et guest house? English translation pending
by Nicky11 · 2011-09-09 · 2 replies
Bonjour ! Je cherche sur le forum ainsi que sur le net mais je ne trouve pas les infos dont j'ai besoin....je sais que sur le forum il y plein de pro de la Thailande 😉....vous devriez donc pouvoir m'aider !

Je cherche à savoir comme se rendre de Sukhothai à Lampang (1 nuit prévue normalement à Lampang) puis continuer sur Chiang Mai, sachant que nous sommes 4 ( dont 2 ados et 2 grosses valises) ne serait-il pas mieux de louer une voiture avec chauffeur (grosse voiture ou minibus). Mais où faut-il s'adresser pour ce service ? J'ai vu sur le forum que certains l'ont fait....mais je ne trouve jamais de nom de loueur .... Ou faut-il négocier avec un chauffeur de taxi qui a un gros véhicule pour nous emmener jusqu'à Lampang (si poss. via Sri satchanalai) puis à lampang prendre un autre taxi ou un bus ? Ou faut s'adresser à une agence sur place???

On avait pensé loger à l'orchid hibiscus dans old sukhothai mais les critiques ne sont pas toujours bonnes, mais comme elles datent un peu.... qu'en pensez-vous ou avez-vous d'autres bon tuyaux ? Et pour Lampang ? Avez-vous un hotel ou une guest house sympa, propre à conseiller?

Merci d'avance pour vos bons conseils !
Hôtel Club Amigo Atlantico Guardalavaca du 11 au 18 septembre English translation pending
by Blackbass22 · 2011-09-05 · 4 replies
J'aimerais savoir si ya du monde d'ici qui vont au club Amigo du 11 au 18 septembre?

En espérant que les ouragans passent pas par là 😛

Bonne journée!
Malaisie-Bornéo: itinéraire de trois semaines en septembre English translation pending
by Itadakimasu · 2011-09-02 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons à deux pour 3 semaines sur place en Malaisie avec arrivée et départ depuis KL...et nous sommes en train de planifier notre itinéraire de vacances (un peu à la bourre je sais 😉)

L'idée générale, c'est de faire des vacances qui nous permettent à la fois de: - découvrir la culture du pays, sa cuisine, la vie des malaisiens - découvrir sa nature (trek/flore/faune) - profiter des plages

Avec l'expérience de mes précédents voyages, je voulais éviter de vouloir "tout faire" et donc me consacrer à la partie péninsulaire de la Malaisie. Mais, à force de lire VF, j'en viens à me dire que ne pas passer par Bornéo serait presque criminel :)

Voilà pour l'instant ce que je ne voulais pas manquer de mon voyage: * KL (~3jours) * Cameron Highlands (~2 jr) * Une île de la côte Nord-Est pour le snorkeling (Perenthian? , Redang?) (~3/4 jr) * Une (ou plusieurs) île de l'archipel Seribuat pour profiter de la plage dans un lieu moins touristique (Rawa? Sibu?) (~3 jr) * Au choix, et pour découvrir le pays: Malacca, Kuala Selangor, Penang/Georgetown. Le choix des villes se fera en fonction de l'itinéraire choisi * Singapour (~3 jours) Premières questions: - Compte tenu de la période (Mi-Sept --> début Octobre), le choix de ces îles est-il le bon? - Perenthian ou Redang ou autre? - Quelqu'un a-t-il des conseils pour l'archipel de Seribuat?

Ensuite, j'aurais aimé voir pouvoir faire un trek/observation de la faune/flore...j'allais choisir le Teman Negara (voir le Parc Endau Rompin) mais comme je le disais plus haut, Borneo semble être le must...Vaut-il mieux passer ~3 jours à Teman Negara (ou Endau Rompin) et s'éviter trop de temps à passez en Avion/taxi/bus pour Bornéo ou oublier Teman Negara (et probablement 1 des îles "détentes" citées plus haut) et passer quelques jours (entre 4 jours et 1 semaine environ?) sur Bornéo avec au choix: - Kuching + Bako + Semmengok ou - Trek rivière Kinabatangan ou - Sepilog + Labuk Bay

En gros: Taman Negara (ou Endau Rompin) ou Borneo? Si Bornéo, où aller? Borneo a l'air tellement belle , sauvage et authentique qu'elle mérite plusieurs semaines pour elle toute seule...😊 Mais si ça se révèle un peu juste niveau planning (et réservation, car je précise que bien sûr, rien n'a été réservé!), ce sera pour une prochaine fois!

N'hésiter pas à me donner tous vos conseils! :)

Itadakimasu
Sac à dos en Amérique du Sud: lieux, guest houses, hôtels, budget? English translation pending
by PaulineB0903 · 2011-08-31 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je viens de partir 9 mois seule avec sac à dos en Thailande, Laos, Cambodge et j'aimerais beaucoup réitérer cette expérience en Amérique du Sud :) Pour ça, j'ai besoin de qq infos des voyageurs qui l'ont déjà fait :) Pouvez m'indiquer des lieux, des pays à ne pas manquer ! Ainsi que des guest house ou hotel pas cher ? car je ne connais pas du tout le prix, en Asie je savais me loger très bien pour 4eurosn je pense que ce sera plus cher en Amérique du sud 😎

merci
Ouragan Irene (27 août 2011) English translation pending
by Charly81 · 2011-08-26 · 15 replies
Je suis deja aux U.S.A. à Boston Si vous devez venir ces prochains jours cote Est renseignez-vous Je suis devant les infos de la FOX, Il parle d'évacuation sur New York: dans les quartiers en bord de mer En Caroline du Nord et aussi dans le New Jersey Il parle aussi d'ouvrir toutes les voies des grandes Autoroutes que dans une seule direction:vers l'évacuation. J' ai l'impréssion que sur ce coup, Ils le jouent prudent prudent, qu'on ne reproche pas aux autorités qu'ils non pas fait grand choses... Donc informez-vous aupres de votre compagnie aerienne, pour l'instant ici à la télé ils ne parlent pas de fermeture d'aéroport, a mon avis ça devrais pas tarder.
Visiter le Machu Picchu (été 2011) English translation pending
by Fanyta · 2011-08-15 · 5 replies
Bonjour,

J'ai entendu que recemment, l'acces au MP est limité et qu'il fallait passer par une agence pour etre sur d'avoir les places. J ai vu sur le site du MP.gob qu'on pouvait les acheter en ligne. Quelqu'un les a deja acheté sur ce site ? est ce vraiment sur ?

Concernant les moyens d'acces, j'y etais allée en bus il y a 3 ans en passant par differents villages (la route de Santa Teresa, hydroelectrica), mais pour ca aussi on m'a dit que c'etait compliqué maintenant .. merci de m'informer si vous avez utilisé ce trajet recemment.

Et puis j'en profite pour m'informer sur les hotels .. vous connaissez un hotel a 20 soles la nuit pour 2 personnes pas trop loin du centre ?

merci beaucoup pour votre aide !!

Fanny
Quel(s) pays d'Amérique du Sud choisir pour partir un mois en janvier 2012? English translation pending
by Anneso83Bxl · 2011-08-12 · 24 replies
Bonjour,

J'ai le projet de partir en Amérique du Sud durant 1 mois en janvier 2012. J'avais dans l'idée de départ de faire le Chili et la Bolivie. J'ai 28 ans et je pars seule, sac au dos mais espère vite rencontrer d'autres voyageurs et locaux.

Pourriez-vous me conseiller sur le ou les pays qui valent le plus le détour (Chili, Bolivie, Argentine, Equateur, Pérou ?) ou un exemple de circuit à faire qui me permettront de voir une variété de paysages et de me sentir un minimum en sécurité sur 4 semaines, en tenant compte du climat le plus adéquat et du coût (Chili et Argentine plus chers m'a-t-on dit) ?

Un grand merci d'avance pour vos infos et expériences.

Anne-Sophie
Sud de l'Équateur: île de Jambeli et Cuenca English translation pending
by Noelise · 2011-08-11 · 3 replies
En voyage depuis un mois au Pérou nous avons décidé de faire une petite incursion dans le sud de l'équateur, nous avons malheureusement suivit les conseils du patit futé et sommes allé voir l'ile de Jambeli, sur la cote proche de Machala; à éviter!!! C'était archi nul, la plage était jonchée de cadavres de tortues, phoques, poissons en tous genre dont des espèces d'anguilles et de rascasses et bien sur des déchets à en plus finir. Proche des habitations elle est nettoyée mais jonchées de sacs de toile remplis de sable..pour faire office de digue? La marée ne descend pas beaucoup du coup il n'y a pas beaucoup d'espace et l'eau est genre mer du nord, soit opaque, bien qu'on puisse y nager (les vagues ne sont pas trop fortes) nous n'avons pas osé vu tout ce qui jonchait la plage... Pour ce qui est des baleines et la faune style galapagos comme vendu dans le guide, il faut louer un bateau et aller sur l'ile de santa clara...soit très loin et proportionellement cher (200 dols. nous as-t-on dit), bon on a eu de la chance on a eu droit à une peau de baleine en decomposition! Le logement sur l'ile est hyper crade, l'hotel sol y mar vendu par le guide comme le seul potable nous a pris 5 dol par personne (en nous faisant une fleur parce que normalement c'est 15!) pour une chambre pourrie, dégueulasse et sans eau chaude..c'était notre premièere nuit en équateur du coup on pensait que c'etait normal. On est arrivé un dimanche après midi, remplis de vacanciers équatoriens et de techno à fond.. Bref autant vous dire qu'on s'est enfuit le lendemain. Cependant si vous avez le budget il y a un super hotel un peu à l'écart à 100 dol la nuit avec piscine et bungalows qui avait l'air plutot top..mais bon nous c'est pas dans nos prix..

Nous avons donc filé direct a Cuenca, jolie et agréable ville ou nous avons trouvé un hotel pour backpakers charmant, à 6 dols la nuit par personne en bano compartido mais avec eau super chaude, cuisine, salon salle a manger, internet, terasse avec vue sur la cathédrale, lanvanderia, serviette de bain et petits savon, grandes chambres ensoleillées et parquet en bois, tout cela en plein centre ville. Evidement pas renseigné dans les guides (on a échangé notre petit futé contre un lonely de 2007..je ne sais pas ce qui est mieux...!). Bref ça s'apelle la perla cuecana , de l'exterieur ça paye pas de mine (c'est au dessus d'un garage) dans la Mariscal Lamar (entre luis cordero et benigno Malo. Cuenca c'est joli, meme si c beaucoup pour l'hotel qu'on reste. On a fait le tour des trois villages proposé dans le lonely mais vu qu'on était pas dimanche c'etait pas intéressant à par pour se balader un peu en dehors de la ville (et encore) enfin on a acheté des chapeaux de panama (qui sont en fait de cette région) à Sipsip (3ème village) à une association de femme artisanes à 12 dols au lieu de 15 en ville, et on nous a montré comment elle fabriquent les chapeaux etc.

Voilà des infos pour si jamais vous hésitez à aller à Jabemli pour aller voir les fameuses plages d'équateur!! jeje.

Nous retournons maintenant au Pérou 5il nous reste moins d'une semaine), nous prévoyons un jours à Loja puis direct a Piura puis Chclayo pour visiter un peu par là avant de retourner sur Lima. Si vous avez des conseils sur les incontournables de cette région hésitez pas! Le seigneur de Sipan ça vaut la peine? On a été a chan chan la semaine passée.. Enfin je fais une croix sur les plages de sable blanc et la mer turquoise des mes reves pour retourner voir (encore!) des ruines et des tombes.. et j'irais à la mer du nord!
Itinéraire le plus rapide/facile entre San Diego et Burbank? (Californie) English translation pending
by Sawadee87 · 2011-08-01 · 16 replies
Tout est dans le titre, j'aimerais que vous me conseilliez pour un itinéraire en voiture de San Diego à Burbank (Warner Bros Studios).

Nous avons réussi à obtenir des tickets pour le tournage de Big Bang Theory le 30 aout. Nous devons cependant arriver en avance pour être sûrs de rentrer, donc je me demande si il est préférable de faire ce trajet en évitant l'autoroute à LA ou si au contraire c'est plus rapide.

Je veux éviter de me trouver coincée et de rater le tournage :)

Merci !
Quel programme en Nouvelle Zélande? English translation pending
by Hollywoodz · 2011-07-30 · 8 replies
Hello !!

Je serais de passage en Nouvelle Zélande avec un ami du 13 Août au 07 Septembre avec une arrivée prévue à Christchurch et un départ de Auckland que nous devrons rejoindre par nos propres moyens. Nous disposons donc de 25 jours complets pour visiter l'île Nord et Sud mais nous ne savons absolument pas quels sont les choses à voir, à faire ainsi que les lieux touristiques à ne pas louper. Par conséquent, serait il possible que vous nous aidiez à établir un programme de visites ? Connaissez vous des adresses pas chères ou louer une voiture voir un camp van ?

Merci d'avance
La Toscane avec un bébé de 4 mois English translation pending
by Sammy2011 · 2011-07-26 · 10 replies
Bonjour,

J'ai prévu un voyage en Toscane (Gaiole in Chianti) dans qq semaines. Voici mes petites questions.

AVION:

Malheureusement, l'unique siège où l'o peut placer un petit lit de bébé est déjà occupé sur ce vol. Le bébé sera donc sur mes genoux pour toute la durée du vol. Je voyage avec une copine donc on pourra se relayer. Si nous sommes chanceuses, le vol ne sera pas plein et nous pourrons placer le bébé sur un siège entre nous 2... Bref, avez vous des conseils à me donner si vous l'avez déjà vécu ?

SUR PLACE

- Nous atterrissons à Rome. J'ai loué une voiture avec un siège de bébé. Sont-ils similaires aux nôtres ?

- Je ne veux pas trainer des couches pour les 10 jours (je vais en avoir pour 2/3 jours), je veux donc les acheter là-bas. Ça va être facile de les trouver en pharmacie ou en épicerie ? Ont-ils les mêmes grandes marques que nous ? Le prix ?

- J'allaite mon bébé, serait0il mieux que je ne boive pas l'eau du robinet ? (Conseil de mon pédiatre)

- Y a t-il bcp de moustiques ?

- À part du Tylénol et Benadryl, devrais-je apporter autre chose ?

- Nous passerons 2 jours à Rome avant le retour. Devrais-je rester à l'hôtel près de l'aéroport ou plus en ville ?

- Sienne avec le bébé, c'est agréable à visiter ?

- Comment on se déplace sans voiture? Taxi le bébé sur nous ? Bus ?

Tout autre conseil serait bienvenu!

Merci :-)
Hôtel avec direction française à Pattaya? English translation pending
by Cricrijo · 2011-07-26 · 16 replies
bonjour! je suis preneur de bonnes adresses d'hotel tenus par des francophones pour 2 ou 3 semaines sur pattaya entre 15 et 35 euros si piscine c'est bien si on peut dormir la nuit c'est bien merci à tous
Mariage franco-américain avec visa touriste: comment faire? English translation pending
by Brainwaves · 2011-07-26 · 17 replies
Hello tous le monde, je suis aux USA, moi et mon copain voulons nous marier pour que je puisse rester avec lui aux Etats-Unis, mais nous somme perdu, on ne sais pas comment faire....

J'ai un "visa" touristique car je j'ai bénéficiée du programme d'extenssion de visa (moins de 90 jours), je sais qu'il faut faire attention a la visa fraud et tout ca, mais on est perdu dans les démarches et les documents... Quels documents faut-il exactement? Que faut-il faire?

Aidez nous, je sais que j'ai poser la question plusieurs fois ici, mais j'était encore en france et maintenant je suis sure que je veux rester avec lui. Comment faire?

Merci beaucoup à vous tous on a vraiment besoin d'aide.
Votre avis sur mon circuit et séjour balnéaire au Cambodge English translation pending
by Emma78 · 2011-07-24 · 52 replies
Ça y est, c'est décidé ... destination le Cambodge en février 2012.

Le circuit sera assez classique (P.P., S.R. et quelques jours plages) Je pense que nous prendrons les services d'un chauffeur pour gagner du temps sur les trajets, car malheureusement notre temps sera limité sur place (12 jours):Paris / Bangkok / Phnom Penh (arrivée le matin) Phnom Penh Phnom Penh Phnom Penh / Kompong ThomKompong Thom / Siem Reap 3 jours complets à Siem Reap Siem Reap / Phnom Penh (par avion), puis direction Kep ou Sihanoukville Kep ou Sihanoukville Kep ou Sihanoukville Phnom Penh / Bangkok / Paris. Une autre solution serait de ne pas faire Kompong Thom, mais l'aller : retour P.P. / S.R. en avion , ce qui permet de rester 1 jour de plus à S.R.:Paris / Bangkok / Phnom Penh (arrivée le matin) Phnom Penh Phnom Penh Phnom Penh / Siem Reap 4 jours complets à Siem Reap Siem Reap / Phnom Penh (par avion), puis direction Kep ou Sihanoukville Kep ou Sihanoukville Kep ou Sihanoukville Phnom Penh / Bangkok / Paris.Nous souhaitons terminer par 2/3 jours balnéaires. Nous recherchons un endroit calme. Kep me parait mieux que Sihanoukville si nous recherchons le calme. Par contre, il semble que les plages de Kep soient très moches. Qu'en est-il ?

Quel est le temps de trajet en voiture P.P. / Kep ou P.P. / Sihanoukville ?

Merci de votre aide.

Emma

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