Results for "Zoo+et+Barcelone+|+9+>+206"
6767 results found.
Location de moto en Espagne English translation pending
Nous sommes 2 passionnés(es) de moto et je voudrais savoir s'il y a des gens qui organisent des circuits, nous arrriverons à Torremolinos le 9 septembre et prévoyons louer chacun une moto pour quelques jours.
Merci de vos réponses,
Johanne
Problèmes pour les touristes à Bangkok (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
Je compte revenir pour la 6ème fois à Bangkok cet été. Mais je vois que malheureusement les problèmes là bas ne s'arrangent pas et bien au contraire. Est ce que actuellement les touristes n'ont pas de mal à se déplacer ? et pour ceux qui habitent là bas et qui voient les événements évoluer est ce que cela va s'améliorer d'ici cet été ? Je voyage avec deux enfants et je ne veux pas non plus aller vers les ennuis et être bloquée sans pouvoir me déplacer dans la ville.
Merci d'avance pour vos réponses.
7 jours en famille, direction l'Andalousie English translation pending
Bonsoir à tous et toutes,
Je fais appel à vos souvenirs et commentaires car nous préparons un petit séjour en Andalousie pour avril 2014. Nous sommes 6, nous pensons partir en avion mais je ne trouve pas vraiment de prix très attractifs à l'heure actuelle... notamment au départ de Lille. Visiblement c'est le Bruxelles-Malaga qui prime... Sur place nous souhaitons louer une voiture (voire deux?), en espérant que pour 7 jours les prix restent abordables. Sinon, nous allons probablement louer une petite maison, peut-être certains d'entre vous possèdent de bonnes adresses... :-) Concernant notre itinéraire, il n'est pas encore défini. Là encore, vous avez peut-être des conseils et ils sont les bienvenus!!
Merci d'avance pour vos réponses et à bientôt 😉
Ophélie
Je fais appel à vos souvenirs et commentaires car nous préparons un petit séjour en Andalousie pour avril 2014. Nous sommes 6, nous pensons partir en avion mais je ne trouve pas vraiment de prix très attractifs à l'heure actuelle... notamment au départ de Lille. Visiblement c'est le Bruxelles-Malaga qui prime... Sur place nous souhaitons louer une voiture (voire deux?), en espérant que pour 7 jours les prix restent abordables. Sinon, nous allons probablement louer une petite maison, peut-être certains d'entre vous possèdent de bonnes adresses... :-) Concernant notre itinéraire, il n'est pas encore défini. Là encore, vous avez peut-être des conseils et ils sont les bienvenus!!
Merci d'avance pour vos réponses et à bientôt 😉
Ophélie
Trajet/transport de Caracas à Rio Caribe (Vénézuela) English translation pending
Bonjour,
J'ai parcouru le forum mais n'ai pas pu trouver la réponse souhaitée. Je souhaiterais savoir comment on peut se rendre de Caracas à Rio Caribe au Venezuela? Quelqu'un aurait il fait ce trajet récemment? Y a til des bus? Quel est le temps de trajet? (jai vu qu'il y avait 565km mais je ne connais pas l'état des routes) Merci pour votre réponse, si vous en avez une!
J'ai parcouru le forum mais n'ai pas pu trouver la réponse souhaitée. Je souhaiterais savoir comment on peut se rendre de Caracas à Rio Caribe au Venezuela? Quelqu'un aurait il fait ce trajet récemment? Y a til des bus? Quel est le temps de trajet? (jai vu qu'il y avait 565km mais je ne connais pas l'état des routes) Merci pour votre réponse, si vous en avez une!
Malaga ou Marbella English translation pending
salut a tous
tout est dans le titre
j'ai trouver tres peux de comparaisons entre ces deux ville sur google
pour mes vacances de septembre j'hesite entre les deux ville pour savoir ou loger, mais je compte rester en espagne pendant 2 semaines et on a prevu de louer une voiture afin de visiter l'andalousie (sevilla, cadiz, cordoba, almeria)
pouvez vous me dire en quoi malaga ou marbella est meilleur que l'autre ?? j'aimlerais egalement que quelqu'un me donne les meilleurs site de location pour l'espagne svp
merci a tous pour vos reponses
j'ai trouver tres peux de comparaisons entre ces deux ville sur google
pour mes vacances de septembre j'hesite entre les deux ville pour savoir ou loger, mais je compte rester en espagne pendant 2 semaines et on a prevu de louer une voiture afin de visiter l'andalousie (sevilla, cadiz, cordoba, almeria)
pouvez vous me dire en quoi malaga ou marbella est meilleur que l'autre ?? j'aimlerais egalement que quelqu'un me donne les meilleurs site de location pour l'espagne svp
merci a tous pour vos reponses
Retour de l'hôtel Barcelo Maya Colonial (24 mai-1er juin 2008) English translation pending
Bonjour!!! voici un petit compte rendu de mon séjour d'une semaine au Barcelo Maya Colonial. Jy suis allée avec une amie du 24 mai au 1er juin et nous sommes toutes deux agées dans la début vingtaine.
LE COMPLEXE: Tout d'abord le complexe barcelo est IMMMEENNNSSE!! Il comprend 5 hotels dont le barcelo maya beach, barcelo maya colonial beach, barcelo maya caribe beach, barcelo maya tropical beach et le barcelo maya palace. Nous avons accès a tous les restaurants de tous les hotels sauf ceux du Barcelo maya palace puisque cest un 5*. Les batiments sont très beaux et n'ont pas lair défraichit. Ils ont vraiment réussi à intégrer la culture maya dans lachitecture et les décorations autant au lobby qu'à l'extérieur ou dans les batiments où se trouvent les chambres. Il y a beaucoup, beaucoup de végétation ce qui rend l'ambiance très exotique.
LA PLAGE et LES PISCINES: La plage en face du colonial est très belle!!! L'eau est vraiment turquoise et transparente cest superbe!! a certains endroits il y a un peu de corail et quelques algues mais il suffit de se déplacer un peu et le fond de la mer redevient sabloneux!! le sable de la plage est presque blanc et très fin. Il y a beaucoup de chaises et des palmiers pour ceux qui veulent un peu d'ombre et l'immence piscine est a proximité de la plage et des buffet extérieur et également des bars. Le complex est situé sur le bord de 2 especes de baies alors sa creer deux plages différentes. Il y a également un quai entre les 2 baies qui nous permet de voir plus loin sur leau. BREF, vous ne serez pas decu par la plage!!!! 😎
LES RESTAURANTS A LA CARTE ET BUFFETS: il y a beaucoup de restaurants à la cartes, je ne me souvien plus du nombre exact mais de toute maniere nous on avait seulement droit a 3 souper a la carte par semaine alors on ne peut pas tous les essayer. Mais ce nest pas grave puisque le buffet a tjs été excellent, a chaque soir il y a une diversité de nourriture, viande, poulet, poisson, fruits, riz, frites, creme glacé, patisseries, légumes etc. bref il y a vrm de tout. Le restaurant de fruits de mer Marenuestrum est EXCELLENT et vous devez ABSOLUMENT boire un café maya en mangeant votre dessert cest un must ds ce restaurant!!! Nous avont également esayer le restaurant thailandais très bon aussi!!! C'est vraiment ce dont on s'attend de manger. Pour ce qui est du restaurant mexicain, cest celui qu lon a moins aimer peut-etre a cose du style de la nourriture qui est de moins ''haute gastronomie', ( quesadillas, tacos, ..) mais sa dépend des gouts =)
EXCURSIONS: Il ya avait plusieurs excursions qui nous étaient proposés mais nous avons choisi Xcaret et Party Hooper. Premierement Xcaret cest une sorte de zoo et parc aquatique a la fois. C'est ABSOLUMENT a faire si vous aller a riviera maya. On peut faire vrm pleins d'activités ds ce parc tel que: nager ds une riviere naturelle, relaxer sur la plage, observé les singes, les tortues de mer géantes, visité une serre de plantes exotiques, etc. De plus le soir il ya un spectacle grandiose qui relate lhistoire des mayas. Sa coute assez cher juste pour entré ds le parc ( environ 120$) mais il y a aussi dautrs activités offertes sur le site tel que nager avec les daufin, une excursion en mer pour faire de la plongé et dautre activité du genre mais cest minimum 100$ de plus par activité alors sa vien assez cher... Deuxiement, Party Hooper cest une tournée de 3 bar a playa del carmen, cest-a-dire le carlos and charlies, senor frogs et classico. le tout est tres bien organisé et il y a une ''guide'' qui reste avec nous toute la soiré et sassure que tout le monde soit bien vivant au retour 😛 Toutes les boissons sont incluses ds tous les bars et les entré également. Le prix est denviron 80$. Cest évidemment a faire ABSOLUMENT aussi =)
Bref, jai essayer de résumer le plus possible mon séjour mais j'aurais encore milles et unes explications a vous donner alors si vous avez des question ou commentaires ne vous gener surtout pas!!........J'avais oublier............ je nai pas de points négatifs a vous dire!!!! ceux qui en trouveront des majeurs sont évidemment exxxxxxtremmmement exigent, meme un peu trop.
Bonne soirée!!
P.S. BON VOYAGE!!!! 😉
LE COMPLEXE: Tout d'abord le complexe barcelo est IMMMEENNNSSE!! Il comprend 5 hotels dont le barcelo maya beach, barcelo maya colonial beach, barcelo maya caribe beach, barcelo maya tropical beach et le barcelo maya palace. Nous avons accès a tous les restaurants de tous les hotels sauf ceux du Barcelo maya palace puisque cest un 5*. Les batiments sont très beaux et n'ont pas lair défraichit. Ils ont vraiment réussi à intégrer la culture maya dans lachitecture et les décorations autant au lobby qu'à l'extérieur ou dans les batiments où se trouvent les chambres. Il y a beaucoup, beaucoup de végétation ce qui rend l'ambiance très exotique.
LA PLAGE et LES PISCINES: La plage en face du colonial est très belle!!! L'eau est vraiment turquoise et transparente cest superbe!! a certains endroits il y a un peu de corail et quelques algues mais il suffit de se déplacer un peu et le fond de la mer redevient sabloneux!! le sable de la plage est presque blanc et très fin. Il y a beaucoup de chaises et des palmiers pour ceux qui veulent un peu d'ombre et l'immence piscine est a proximité de la plage et des buffet extérieur et également des bars. Le complex est situé sur le bord de 2 especes de baies alors sa creer deux plages différentes. Il y a également un quai entre les 2 baies qui nous permet de voir plus loin sur leau. BREF, vous ne serez pas decu par la plage!!!! 😎
LES RESTAURANTS A LA CARTE ET BUFFETS: il y a beaucoup de restaurants à la cartes, je ne me souvien plus du nombre exact mais de toute maniere nous on avait seulement droit a 3 souper a la carte par semaine alors on ne peut pas tous les essayer. Mais ce nest pas grave puisque le buffet a tjs été excellent, a chaque soir il y a une diversité de nourriture, viande, poulet, poisson, fruits, riz, frites, creme glacé, patisseries, légumes etc. bref il y a vrm de tout. Le restaurant de fruits de mer Marenuestrum est EXCELLENT et vous devez ABSOLUMENT boire un café maya en mangeant votre dessert cest un must ds ce restaurant!!! Nous avont également esayer le restaurant thailandais très bon aussi!!! C'est vraiment ce dont on s'attend de manger. Pour ce qui est du restaurant mexicain, cest celui qu lon a moins aimer peut-etre a cose du style de la nourriture qui est de moins ''haute gastronomie', ( quesadillas, tacos, ..) mais sa dépend des gouts =)
EXCURSIONS: Il ya avait plusieurs excursions qui nous étaient proposés mais nous avons choisi Xcaret et Party Hooper. Premierement Xcaret cest une sorte de zoo et parc aquatique a la fois. C'est ABSOLUMENT a faire si vous aller a riviera maya. On peut faire vrm pleins d'activités ds ce parc tel que: nager ds une riviere naturelle, relaxer sur la plage, observé les singes, les tortues de mer géantes, visité une serre de plantes exotiques, etc. De plus le soir il ya un spectacle grandiose qui relate lhistoire des mayas. Sa coute assez cher juste pour entré ds le parc ( environ 120$) mais il y a aussi dautrs activités offertes sur le site tel que nager avec les daufin, une excursion en mer pour faire de la plongé et dautre activité du genre mais cest minimum 100$ de plus par activité alors sa vien assez cher... Deuxiement, Party Hooper cest une tournée de 3 bar a playa del carmen, cest-a-dire le carlos and charlies, senor frogs et classico. le tout est tres bien organisé et il y a une ''guide'' qui reste avec nous toute la soiré et sassure que tout le monde soit bien vivant au retour 😛 Toutes les boissons sont incluses ds tous les bars et les entré également. Le prix est denviron 80$. Cest évidemment a faire ABSOLUMENT aussi =)
Bref, jai essayer de résumer le plus possible mon séjour mais j'aurais encore milles et unes explications a vous donner alors si vous avez des question ou commentaires ne vous gener surtout pas!!........J'avais oublier............ je nai pas de points négatifs a vous dire!!!! ceux qui en trouveront des majeurs sont évidemment exxxxxxtremmmement exigent, meme un peu trop.
Bonne soirée!!
P.S. BON VOYAGE!!!! 😉
Riviera Maya avec un enfant de 4 à 6 ans: hôtel et sorties? English translation pending
Quel hotel aller pour jeux activitées et sortie avec un enfant de 4 a 6 ans qui aime bougé
je recherche une bonne hotel pas trop loin de l areoport j ai vue xcaret?sortie genre arbre en arbre
je suis ouverte a toute sorte de sorties et le prix merci
Excursion à Xel-Ha ou Xcaret? (Playa del Carmen) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 🙂 le 7 juillet au Barcelo Tropical, à Puerto Aventuras et sommes en train de regarder les excursions possibles. On me dit que les 2 parcs sont très différents l'un de l'autre, bien que l'on puisse nager avec les dauphins dans les 2.
Quelqu'un peut-il me dire s'il y a une différence de prix et son coup de coeur ? Il me semble que les distances sont assez identiques par rapport à Puerto Aventura. (J'ai trouvé les sites internet des deux parcs, un en anglais et un en espagnol)
D'avance je vous en remercie.
P.S. Aux personnes à qui j'ai envoyé mon fichier comparatif des hôtels de Playa del Carmen, j'aimerais bien savoir s'il vous a rendu service. 😉
Nous partons 🙂 le 7 juillet au Barcelo Tropical, à Puerto Aventuras et sommes en train de regarder les excursions possibles. On me dit que les 2 parcs sont très différents l'un de l'autre, bien que l'on puisse nager avec les dauphins dans les 2.
Quelqu'un peut-il me dire s'il y a une différence de prix et son coup de coeur ? Il me semble que les distances sont assez identiques par rapport à Puerto Aventura. (J'ai trouvé les sites internet des deux parcs, un en anglais et un en espagnol)
D'avance je vous en remercie.
P.S. Aux personnes à qui j'ai envoyé mon fichier comparatif des hôtels de Playa del Carmen, j'aimerais bien savoir s'il vous a rendu service. 😉
Votre meilleur choix à Riviera Maya avec des enfants? English translation pending
Bonjour! Nous voulons partir à Riviera Maya avec nos enfants et j'aimerais connaître le meilleur endroit familial. Il y a tant d'hôtels!
Nous aimerions être en mesure de faire une excursion pour voir des ruines... Nous n'avons pas vraiment de contrainte au niveau budget.
Aussi, j'aimerais savoir quelle devise devrait-on apporter? Du US évidemment mais dois-je commander des pesos avant de partir aussi? Si j'apporte mes cartes bancaires et de crédit, puis-je les utiliser facilement sur place?
Merci beaucoup! J'ai déjà hâte de vous lire! 😉
Nous aimerions être en mesure de faire une excursion pour voir des ruines... Nous n'avons pas vraiment de contrainte au niveau budget.
Aussi, j'aimerais savoir quelle devise devrait-on apporter? Du US évidemment mais dois-je commander des pesos avant de partir aussi? Si j'apporte mes cartes bancaires et de crédit, puis-je les utiliser facilement sur place?
Merci beaucoup! J'ai déjà hâte de vous lire! 😉
Retour de l'hôtel Catalonia Royal Tulum English translation pending
Nous sommes de retour avec 1 pied de neige de plus... 🙁
nous sommes parti du 16 au 23 fév, et nous avons eu que de la belle température mais toujours beaucoup de vent, heureusement pcqu'il aurait fait vraiment chaud!!
la seule journée nuageuse nous étions à xcaret, ça vaut la peine de payer, c magnifique!!! nous sommes allé à xel-ha et nous avons vraiment aimé le site parcontre, c'est
seulement une activité de plongée et de randonnée en nature contairement à xcaret qui est plus un zoo avec une partie de culture maya. Ne prenez pas les forfaits c trop cher
payé, en prenant le collectivo ca revient à 5$/can par personne aller-retour!
l'hotel...magnifique 😇 !!! un site resté intact avec la nature et l'effet que c petit, ça demeure intime et chaleureux. Plusieurs nous ont avoués avoir visité d'autres hotels et ils nous ont assurés que la qualité de l'endroit était une coche audessus des autres. Jai choisi cet hotel pour un voyage d'amoureux, meme si le site est vraiment tranquille et la moyenne d'age est d'une quarantaine d'année (nous avons 27-29 ans) nous avons apprécié de pouvoir relaxer sans enfants. Mais il y avait tout de meme des gangs de notre âge mais ca brasse pas fort le soir!! 😕 La plage est extraordinaire, longue et sans coraux, nous pouvions marcher longtemps de chaque coté. Les restaurants étaient tous bons, les buffets déjeuners et dîner impressionants surtout celui des tapas...l'ambiance lounge à l'extérieur, la musique, le menu...ça vaut vraiment le coup.
Nous avons été séduit par riviera maya, je ne regrette pas mon choix!! à tous, bonne vacance!!!
l'hotel...magnifique 😇 !!! un site resté intact avec la nature et l'effet que c petit, ça demeure intime et chaleureux. Plusieurs nous ont avoués avoir visité d'autres hotels et ils nous ont assurés que la qualité de l'endroit était une coche audessus des autres. Jai choisi cet hotel pour un voyage d'amoureux, meme si le site est vraiment tranquille et la moyenne d'age est d'une quarantaine d'année (nous avons 27-29 ans) nous avons apprécié de pouvoir relaxer sans enfants. Mais il y avait tout de meme des gangs de notre âge mais ca brasse pas fort le soir!! 😕 La plage est extraordinaire, longue et sans coraux, nous pouvions marcher longtemps de chaque coté. Les restaurants étaient tous bons, les buffets déjeuners et dîner impressionants surtout celui des tapas...l'ambiance lounge à l'extérieur, la musique, le menu...ça vaut vraiment le coup.
Nous avons été séduit par riviera maya, je ne regrette pas mon choix!! à tous, bonne vacance!!!
Meilleure période pour Cancun English translation pending
Bonjour,
En partance de la ville de Québec pour Cancún avec ma jeune famille (2 adultes, et 2 enfants), je me cherche un petit forfait d'une semaine pour un petit budget. Donc, je viens vous demander si je peux m'en tirer avec moins de 2000$ ou est-ce que je rêve ?
Pour la période, je suis assez flexible, entre septembre et décembre. Bien sûr, je me cherche un hôtel sympa, pas trop loin de la plage.
Est-ce que pour quelqu'un qui veut faire de la plage, et un peu de visite touristique, Cancún peut faire l'affaire ?
Merci pour vos précieux conseils
En partance de la ville de Québec pour Cancún avec ma jeune famille (2 adultes, et 2 enfants), je me cherche un petit forfait d'une semaine pour un petit budget. Donc, je viens vous demander si je peux m'en tirer avec moins de 2000$ ou est-ce que je rêve ?
Pour la période, je suis assez flexible, entre septembre et décembre. Bien sûr, je me cherche un hôtel sympa, pas trop loin de la plage.
Est-ce que pour quelqu'un qui veut faire de la plage, et un peu de visite touristique, Cancún peut faire l'affaire ?
Merci pour vos précieux conseils
Nicaragua à l'hôtel Montelimar, oui ou non? English translation pending
Bonjour,
Nous prevoyons partir le 28 février au Nicaragua à l'hôtel Montelimar. Nous aimerions avoir vos impressions face à ce complexe hôtelier et les activités dans cette région. Selon certaines personnes ce site est très bien mais comment est la plage, la nourriture. la végétation et la région ? 🤪
NB : Nous avons 2 enfants de 19 et 17 ans ....
Nous prevoyons partir le 28 février au Nicaragua à l'hôtel Montelimar. Nous aimerions avoir vos impressions face à ce complexe hôtelier et les activités dans cette région. Selon certaines personnes ce site est très bien mais comment est la plage, la nourriture. la végétation et la région ? 🤪
NB : Nous avons 2 enfants de 19 et 17 ans ....
Préparation voyage avril 2015 avec 2 enfants Cuba, République Dominicaine, ou bien Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous
Je viens ici pour la première fois.
En parcourant le forum de long en large J ai pu avoir beaucoup d infos , mais je vous avoue que je suis perdue, J aurais besoin d infos de personnes qui sont déjà allées dans ces pays.
Je suis en train d organiser notre futur voyage qui se déroulera au mois d avril 2015.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans.
Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.
nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.
nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
Hôtel Barcelo Maya Beach à Riviera Maya: excursions? English translation pending
Bonjour,
Je serai au Barcelo Maya Beach de Riviera Maya pour 14 jours à compter de la semaine prochaine (octobre 2011). C'est mon premier séjour au Mexique.
Je suis à la recherche d'excursions intéressantes et peu coûteuses. J'aime tout, qu'il s'agisse de visite culturelles, historiques, de type aventure ou nature, mon esprit est grand ouvert et nous voyageons à 2.
Je sais que la visite de Chichin Itza, entre autre, semble un incontournable. Est-ce que quelqu'un sait si je peux faire cette excursion en utilisant le transport collectif et quel en est le prix et les horaires.
Quelles sont les autres excursions que vous me suggérez en tenant compte d'un budget restreint. J'ai hâte de lire vos trucs et suggestions de voyageurs avertis.
Merci pour votre aide !
Bons hôtels et belle plage à Riviera Maya? English translation pending
bonjour
Nous souhaitons aller à Rivièrra Maya en novembre prochain, j'ai fais plusieurs recherches mais il y a tellement d'hôtels que je ne sais plus trop. Nous désirons être à Playa Del Carmen ou Playacar, nous voulons une belle plage, et nous souhaitons aussi faire quelques excursions comme à l'ile des femmes et au parc XCAret qui est semble t-il un très bel endroit à visiter. Alors, si vous avez des suggestions, n'éhistez pas. (Nous désirons payer environ entre 1,000 et 1,2000 pour une semaine).
Retour de l'hôtel Barcelo Maya Colonial/Tropical (14-21 janvier 2007) English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens tout juste du magnifique complexe Barcelo Maya (14 au 21 janvier 2007) et comme à l'habitude, je reviens pour vous partager mon expérience et vous donner quelques conseils aux prochains visiteurs de cet hôtel. Il s'agit en fait de mon 3è voyage tout-inclus, j'ai précdemment visité la République dominicaine (Puerto Plate) et Cuba (Santa Lucia) et à mon avis, le mexique est de loin ma destination préférée. Je sais que les 2 autres voyages que j'avais fait ne se comparait pas nécessairement à la Riviera Maya en terme d'étoiles et de plages et c'est justement pour cette raison que cette fois, on s'était promis de visiter soit Punta Cana (RD) ou la Riviera Maya. Je peux vous dire tout de suite que je ne regrette pas mon choix!
Nous sommes arrivés de nuit, 4h00AM à l'aéroport, environ 5h00AM à l'hôtel. Disons que je ne commencerai pas nécessairement par une bonne note mais nous avons été très déçu à notre arrivée. Nous étions dans un autobus plein et tous pour ce complexe et à notre arrivée, seulement une personne à la réception et une deuxième est arrivée en renfort un peu plus tard. Après un vol de nuit comme celui-ci, c'était plutôt enrageant.
L'hôtel où nous avions réservé, le Barcelo Maya Colonial était par contre plein à craquer. Notre TO nous a dit que c'était la semaine la plus occupée dans leur histoire (j'ai étrangement l'impression qu'elle dit ça chaque semaine...), j'ai entendu qu'il y avait eut 6000 entrées cette fin de semaine... Par contre avec le prix qu'ils fesaient, ça ne m'étonne pas (1325$/CDN/pers). Il y avait énormément de canadiens (majorité) et également beaucoup de québecois. Comme l'hôtel était plein, on nous a donc transféré dans le côté Tropical. Il est vrai que vous logiez au Colonial ou au Tropical c'est exactement la même chose. Par contre, pour 2 raisons je vais vous déconseiller le Tropical: 1- le complexe est formé de 4 hôtels, le Caribe, le Beach, le Colonial et le Tropical. Les hôtels sont répartis dans cet ordre donc le Tropical se trouve à l'autre bout. Je vous dirais que ça fait un peu loin de tout et vous devrez marcher considérablement durant votre séjour, sur ce plan, le Colonial est de beaucoup mieux situé. 2- Ils sont en train de construire le nouvel hôtel du complexe, le Barcelo Maya Palace, qui semble une copie conforme des 2 autres nouveaux. Le hic c'est que notre chambre était juste à côté des constructions. À moins que vous aimiez vous réveiller au son des pépines, bétonières et marteaux piqueurs, je vous déconseille le Tropical. C'est pour ces 2 raisons et aussi par le fait que notre chambre sentait le renfermé et que notre carte magnétique avait fait défaut pour la deuxième fois en 2 jrs que nous nous sommez plaints et avons été transféré dès le lendemain du côté Colonial. C'était le jour et la nuit (j'exagère, l'autre chambre était bien aussi). Nous étions au 3è étage avec une superbe vue sur la végétation entre les hôtels, plus d'ensoleilement et nous pouvions nous réveiller au son des oiseaux, beaucoup plus agréable qu'un marteau piqueur!
Chambres: Les chambres sont très très bien. D'une bonne grandeur, toutes équipées d'un grand balcon, TV satelite, mini-bar rempli chaque jour de liqueurs (soda, orangeade, coke, bières, bouteilles d'eau), de collation (chips, chocolat, peanuts), les salles de bains sont très belles avec comptoir en granit et tous les murs en céramique reproduisant le marbre, c'est vraiment très beau. Vous avez également un petit coin salon dans chaque chambre avec divan et également une table avec 2 chaises. On vous fournit des serviettes de plage, robe de chambre, pantoufles et tous les articles de salle de bain. Le seul hic pour les chambres, essayez d'avoir une chambre au 2è ou au 3è. Lorsque nous étions au rez-de-chaussée, la chambre sentait le renfermé. Peut-être était-ce parce qu'ils louent les chambres du Tropical seulement en dernier recours à cause des constructions, je ne pourrais vous dire...
L'hôtel: Vraiment maginifique, tout est bien pensé et il y a beaucoup de détails et de luxe dans la décoration. On se sent réellement dans un 5*. La végétation est omni-présente et entretenue avec soin. Il y a toujours des jardiniers un peu partout en train de prendre soin de celle-ci. L'hôtel est très propre également, même les salles de bain publiques sont impeccables. Vous avez également tous les services à votre disposition, internet ($$$), centre commercial, spa, coiffure, etc... Un conseil: n'utilisez pas le téléphone de la chambre pour vos longues distances. Ils chargent 5$ juste pour la connexion, même à frais viré et on vous déboursera d'un énorme 6$/min... Plus cher encore qu'une ligne érotique! Je vous conseille d'acheter des cartes d'appels (20$ USD / 15 mins) disponibles à côté des téléphones publiques dans le lobby.
Nourriture: Nous avons vraiment très bien mangé. C'est le jour et la nuit en comparé à la République ou à Cuba où j'avais perdu environ 4 lbs par voyage, cette fois j'ai dû en prendre au moins 4... 😛 Le buffet est très grand, beaucoup de choix et de variété, sauf pour le déjeuner mais vous allez toujours trouver quelque chose pour remplir votre assiette et probablement une deuxième même! Concernant les restos à la carte, nous avions 4 choix. Nous avions au départ choisi le steakhouse, l'espagnol, les fruits de mer et finalement le japonais. Le steakhouse était tellement bon que nous avons annulé l'espagnol pour y retourner une deuxième fois. Je vous conseille fortement le filet mignon qui est vraiment délicieux et également prenez un café maya comme digestif, le serveur fait un spectacle que vous apprécierez garanti! Le resto de fruits de mer était très bon aussi, les commentaires étaient très bons aussi, en particulier pour la langouste et le saumon. La japonais vaut vraiment le coût. Réservez tôt, il y a très rarement de la place. Vous soupez autour du cuisinier qui prépare votre souper sur une plaque et il fait un très bon spetacle, ne manquez pas ça! Bien entendu, réservez dès votre arrivée si vous voulez manger dans les meilleurs restos (14 au total je crois) et à des heures raisonnables...
Piscine: Elles sont immenses et je n'exagère pas. juste celles du Colonial/Tropical doit faire 1 km de long avec des espaces jacuzzis, bars, panniers de basket, volley, etc...
Plage: Vraiment une plage magnifique, le sable est blanc et doux pour les pieds et la mer est tout simplement incroyable. Il y a une quantité incroyable de chaises à votre disposition donc pas besoin d'arriver tôt le matin. Le seul hic, c'est les roches dans l'eau (corail). Il y a des longs corails sur la plage de l'hôtel où vous pouvez faire de la plongée en apnée et voir des dizaines de sortes de poissons et de tortues (j'en ai vu 4 en l'espace de deux heures), le problème c'est qu'il y en a beaucoup où vous vous baignez et c'est très dangereux car on ne voit pas nécessairement où elles sont situées lorsque l'eau est trouble à cause des vagues et vous risquez de vous blesser aux pieds. Il y a un corridor où tout le monde se baigne où il n'y a pas de roches mais lorsque vous sortez de ce corridor, prenez garde. Vous pouvez par contre garder vos sandales si vous avez peur de marcher dessus. Je crois qu'ils devraient investir un peu et enlever cette roche pour la sécurité des visiteurs mais j'ai l'impression qu'ils doivent être restreints par la loi. Fait à noter, la plage du côté Beach et Caribe semblaient très belle et sans roche, je ne l'ai pas essayé par contre.
Personnel / Services: Le personnel est très gentil et courtois. Beaucoup plus que j'ai déjà connu. J'ai l'impression que le personnel de l'hôtel est au dessus de la classe moyenne dans la région et ça se sent, vous ne vous sentez aucunement mal à l'aise de vivre dans le luxe et l'abondance devant eux et quoi que très apprécié, les pourboires ne semblaient faire aucune différence sur le service, autant au bars qu'au service aux chambres. Je dirais qu'il est vrai qu'il manque un peu de personnel, vous attendez souvent au buffet qu'on vous apporte des ustensils par exemple et également il y a seulement 2 bars à la piscine/plage donc vous devrez attendre avant d'être servi. C'est un peu domage mais ça ne change rien au reste et vous pouvez également aller vous servir vous même votre cerveza aux 2 grills sur la plage.
Animation: Semblait bonne mais je ne suis pas un grand fan. Pour les gens comme moi qui préfèrent rester tranquilles, sachez que vous ne serez jamais forcer de participer et vous pouvez aller à la piscine du Colonial ou à la plage et vous n'entendrez pas du tout l'animation.
J'ai également beaucoup aimé le fait que vous pouvez sortir de l'hôtel pour faire des sorties et également le fait qu'on se sente très en sécurité à l'extérieur de l'hôtel. C'est vraiment différent de la RD ou de Cuba sur ce point. Il y a plusieurs endroits à visiter aux alentours et c'est vraiment bien. Je vous résume un peu mes expériences.
Playa del Carmen: Maginifique plage, beaucoup de petits restos-bar sur la plage où vous pouvez déguster une cerveza et manger de la nourriture typiquement mexicaine. Vous pouvez également prendre le traversier pour l'île de Cozumel à cet endroit. La 5è avenue, qui est l'équivalent d'un boardwalk américain (avec McDo oui...), est remplie de boutiques, restos, bars et vous pouvez y marcher durant un long moment et faire beaucoup de magasinage. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait d'excellents deals, c'est sur qu'ils attendent les touristes mais vous pourrez acheter de la tequila à bas prix... À ce sujet, n'oubliez pas vos articles de tous les jours. J'avais oublié ma crème à barbe et ils chargeaient 9$US à l'hôtel et j'ai eut un "deal" en ville pour 6$US... 😛
Tulum: J'ai bien aimé Tulum. C'est court (un avant-midi vous suffira), c'est accessible (20 mins de l'hôtel), ça coûte pas cher (4$ US) et ça vous faire voir des ruines Maya qui est incontournable selon moi. De plus, la plage est tout simplement paradisiaque, l'eau est comme dans les films, le sable est parfait, il y a beaucoup de vague et vous pourrez prendre les meilleures photos de votre voyage à cet endroit avec comme arrière-plan des ruines Maya.
Xcaret: Ça vaut vraiment le déplacement. Il s'agit d'un des 2 parcs d'attraction de la région. Xcaret (Ich-ca-ret) est un croisement entre un zoo, un jardin botanique et un parc aquatique. Vous pourrez nager avec les dauphins à cet endroit, c'est sur que c'est cher (89$-149$US) mais c'est à faire une fois dans une vie... Si vous comptez le faire, je vous conseille d'aller à cet endroit. Le prix d'entrée du site est de 59$US et les dauphins 89$US pour 30 mins (c'est suffisant même si on voudrait continuer), vous aurez donc fait une visite inoubliable et aussi nagé avec les dauphins. Les TO vendent une excursion à 149$ pour 1 hr (Delphinus), c'est au même endroit mais vous ne pouvez pas visiter le reste du site et ce n'est pas le même bassin, beaucoup moins intéressant à mon avis. Un conseil, restez pour le spetacle de fin de soirée, c'est gratuit et très impressionnant. Le 2è parc est Xel-Ha (Shela), c'est le même prix mais c'est plutôt un parc aquatique naturel ou vous pourrez faire entre autre de la plongée en apnée dans un site entièrement naturel.
Lorsque vous sortez de l'hôtel, vous pouvez utiliser les "collectivos". Il s'agit de petites vans (très bien avec AC) qui remplacent si vous voulez nos autobus (disponibles également). Il passent devant tous les hôtels à toutes les 5 mins (mexicaines) et ça ne vous coûtera que 20 pesos (2$US) par personne peu importe où vous allez entre Playa del Carmen et Tulum. Il s'agit d'un très bon moyen pour rentrer dans le moule des mexicains en utilisant leur moyen de transport. Le seul hic c'est que c'est TRÈS PEU sécuritaire et très peuplé. Sans blague c'est une expérience à faire une fois dans votre vie. Les ceintures sont attachées ensemble pour qu'on ne les utilise pas (d'ailleurs le seul qui est attaché est le chauffeur...) et ceux-ci sont très très casse-cou... dépassements lorsque des voitures arrivent à contre-sens, vitesse excessive, etc... Par contre j'ai bien aimé mon expérience et ils ont l'air très habitué et en confiance. Tous les mexicains semblent conduire comme ça (même les autobus) donc il faudra vous y faire.
Concernant le retour, nous partions de nuit donc quittions l'hôtel de nuit soit à 23h30. C'est très domage que nous soyons obligé de faire le checkout à midi et être pris sans chambre durant la moitié de la journée. Par contre on peut profiter de la dernière journée au complet, on est même allé manger dans un resto à la carte avant de partir... De plus, ils mettent à la disposition une salle fermée à clé pour les bagages (quoi qu'il y a souvent du monde qui vont à leur bagage donc la porte est souvent ouverte) et il y a aussi des vestiaires pour prendre une douche après une journée au soleil...
Pour conclure (il était temps me direz vous!), nous avons passé probablement la plus belle semaine de notre vie au Barcelo et nous y retournerons sans doute. Je donne une note de 5* même s'il manque un peu de personnel. Tout le reste est tellement bien que vous ne pouvez quitter cet hôtel déçu. Si vous avez des questions ou voulez des photos, n'hésitez pas à me répondre. J'ai de magnifique photos panoramiques du site et des chambres. Par contre elles sont très pesantes donc dites-moi le d'avance si votre serveur de messagerie n'accepte pas les grosses pièces jointes...
Merci de m'avoir lu et bonnes vacances!
Charles
Je reviens tout juste du magnifique complexe Barcelo Maya (14 au 21 janvier 2007) et comme à l'habitude, je reviens pour vous partager mon expérience et vous donner quelques conseils aux prochains visiteurs de cet hôtel. Il s'agit en fait de mon 3è voyage tout-inclus, j'ai précdemment visité la République dominicaine (Puerto Plate) et Cuba (Santa Lucia) et à mon avis, le mexique est de loin ma destination préférée. Je sais que les 2 autres voyages que j'avais fait ne se comparait pas nécessairement à la Riviera Maya en terme d'étoiles et de plages et c'est justement pour cette raison que cette fois, on s'était promis de visiter soit Punta Cana (RD) ou la Riviera Maya. Je peux vous dire tout de suite que je ne regrette pas mon choix!
Nous sommes arrivés de nuit, 4h00AM à l'aéroport, environ 5h00AM à l'hôtel. Disons que je ne commencerai pas nécessairement par une bonne note mais nous avons été très déçu à notre arrivée. Nous étions dans un autobus plein et tous pour ce complexe et à notre arrivée, seulement une personne à la réception et une deuxième est arrivée en renfort un peu plus tard. Après un vol de nuit comme celui-ci, c'était plutôt enrageant.
L'hôtel où nous avions réservé, le Barcelo Maya Colonial était par contre plein à craquer. Notre TO nous a dit que c'était la semaine la plus occupée dans leur histoire (j'ai étrangement l'impression qu'elle dit ça chaque semaine...), j'ai entendu qu'il y avait eut 6000 entrées cette fin de semaine... Par contre avec le prix qu'ils fesaient, ça ne m'étonne pas (1325$/CDN/pers). Il y avait énormément de canadiens (majorité) et également beaucoup de québecois. Comme l'hôtel était plein, on nous a donc transféré dans le côté Tropical. Il est vrai que vous logiez au Colonial ou au Tropical c'est exactement la même chose. Par contre, pour 2 raisons je vais vous déconseiller le Tropical: 1- le complexe est formé de 4 hôtels, le Caribe, le Beach, le Colonial et le Tropical. Les hôtels sont répartis dans cet ordre donc le Tropical se trouve à l'autre bout. Je vous dirais que ça fait un peu loin de tout et vous devrez marcher considérablement durant votre séjour, sur ce plan, le Colonial est de beaucoup mieux situé. 2- Ils sont en train de construire le nouvel hôtel du complexe, le Barcelo Maya Palace, qui semble une copie conforme des 2 autres nouveaux. Le hic c'est que notre chambre était juste à côté des constructions. À moins que vous aimiez vous réveiller au son des pépines, bétonières et marteaux piqueurs, je vous déconseille le Tropical. C'est pour ces 2 raisons et aussi par le fait que notre chambre sentait le renfermé et que notre carte magnétique avait fait défaut pour la deuxième fois en 2 jrs que nous nous sommez plaints et avons été transféré dès le lendemain du côté Colonial. C'était le jour et la nuit (j'exagère, l'autre chambre était bien aussi). Nous étions au 3è étage avec une superbe vue sur la végétation entre les hôtels, plus d'ensoleilement et nous pouvions nous réveiller au son des oiseaux, beaucoup plus agréable qu'un marteau piqueur!
Chambres: Les chambres sont très très bien. D'une bonne grandeur, toutes équipées d'un grand balcon, TV satelite, mini-bar rempli chaque jour de liqueurs (soda, orangeade, coke, bières, bouteilles d'eau), de collation (chips, chocolat, peanuts), les salles de bains sont très belles avec comptoir en granit et tous les murs en céramique reproduisant le marbre, c'est vraiment très beau. Vous avez également un petit coin salon dans chaque chambre avec divan et également une table avec 2 chaises. On vous fournit des serviettes de plage, robe de chambre, pantoufles et tous les articles de salle de bain. Le seul hic pour les chambres, essayez d'avoir une chambre au 2è ou au 3è. Lorsque nous étions au rez-de-chaussée, la chambre sentait le renfermé. Peut-être était-ce parce qu'ils louent les chambres du Tropical seulement en dernier recours à cause des constructions, je ne pourrais vous dire...
L'hôtel: Vraiment maginifique, tout est bien pensé et il y a beaucoup de détails et de luxe dans la décoration. On se sent réellement dans un 5*. La végétation est omni-présente et entretenue avec soin. Il y a toujours des jardiniers un peu partout en train de prendre soin de celle-ci. L'hôtel est très propre également, même les salles de bain publiques sont impeccables. Vous avez également tous les services à votre disposition, internet ($$$), centre commercial, spa, coiffure, etc... Un conseil: n'utilisez pas le téléphone de la chambre pour vos longues distances. Ils chargent 5$ juste pour la connexion, même à frais viré et on vous déboursera d'un énorme 6$/min... Plus cher encore qu'une ligne érotique! Je vous conseille d'acheter des cartes d'appels (20$ USD / 15 mins) disponibles à côté des téléphones publiques dans le lobby.
Nourriture: Nous avons vraiment très bien mangé. C'est le jour et la nuit en comparé à la République ou à Cuba où j'avais perdu environ 4 lbs par voyage, cette fois j'ai dû en prendre au moins 4... 😛 Le buffet est très grand, beaucoup de choix et de variété, sauf pour le déjeuner mais vous allez toujours trouver quelque chose pour remplir votre assiette et probablement une deuxième même! Concernant les restos à la carte, nous avions 4 choix. Nous avions au départ choisi le steakhouse, l'espagnol, les fruits de mer et finalement le japonais. Le steakhouse était tellement bon que nous avons annulé l'espagnol pour y retourner une deuxième fois. Je vous conseille fortement le filet mignon qui est vraiment délicieux et également prenez un café maya comme digestif, le serveur fait un spectacle que vous apprécierez garanti! Le resto de fruits de mer était très bon aussi, les commentaires étaient très bons aussi, en particulier pour la langouste et le saumon. La japonais vaut vraiment le coût. Réservez tôt, il y a très rarement de la place. Vous soupez autour du cuisinier qui prépare votre souper sur une plaque et il fait un très bon spetacle, ne manquez pas ça! Bien entendu, réservez dès votre arrivée si vous voulez manger dans les meilleurs restos (14 au total je crois) et à des heures raisonnables...
Piscine: Elles sont immenses et je n'exagère pas. juste celles du Colonial/Tropical doit faire 1 km de long avec des espaces jacuzzis, bars, panniers de basket, volley, etc...
Plage: Vraiment une plage magnifique, le sable est blanc et doux pour les pieds et la mer est tout simplement incroyable. Il y a une quantité incroyable de chaises à votre disposition donc pas besoin d'arriver tôt le matin. Le seul hic, c'est les roches dans l'eau (corail). Il y a des longs corails sur la plage de l'hôtel où vous pouvez faire de la plongée en apnée et voir des dizaines de sortes de poissons et de tortues (j'en ai vu 4 en l'espace de deux heures), le problème c'est qu'il y en a beaucoup où vous vous baignez et c'est très dangereux car on ne voit pas nécessairement où elles sont situées lorsque l'eau est trouble à cause des vagues et vous risquez de vous blesser aux pieds. Il y a un corridor où tout le monde se baigne où il n'y a pas de roches mais lorsque vous sortez de ce corridor, prenez garde. Vous pouvez par contre garder vos sandales si vous avez peur de marcher dessus. Je crois qu'ils devraient investir un peu et enlever cette roche pour la sécurité des visiteurs mais j'ai l'impression qu'ils doivent être restreints par la loi. Fait à noter, la plage du côté Beach et Caribe semblaient très belle et sans roche, je ne l'ai pas essayé par contre.
Personnel / Services: Le personnel est très gentil et courtois. Beaucoup plus que j'ai déjà connu. J'ai l'impression que le personnel de l'hôtel est au dessus de la classe moyenne dans la région et ça se sent, vous ne vous sentez aucunement mal à l'aise de vivre dans le luxe et l'abondance devant eux et quoi que très apprécié, les pourboires ne semblaient faire aucune différence sur le service, autant au bars qu'au service aux chambres. Je dirais qu'il est vrai qu'il manque un peu de personnel, vous attendez souvent au buffet qu'on vous apporte des ustensils par exemple et également il y a seulement 2 bars à la piscine/plage donc vous devrez attendre avant d'être servi. C'est un peu domage mais ça ne change rien au reste et vous pouvez également aller vous servir vous même votre cerveza aux 2 grills sur la plage.
Animation: Semblait bonne mais je ne suis pas un grand fan. Pour les gens comme moi qui préfèrent rester tranquilles, sachez que vous ne serez jamais forcer de participer et vous pouvez aller à la piscine du Colonial ou à la plage et vous n'entendrez pas du tout l'animation.
J'ai également beaucoup aimé le fait que vous pouvez sortir de l'hôtel pour faire des sorties et également le fait qu'on se sente très en sécurité à l'extérieur de l'hôtel. C'est vraiment différent de la RD ou de Cuba sur ce point. Il y a plusieurs endroits à visiter aux alentours et c'est vraiment bien. Je vous résume un peu mes expériences.
Playa del Carmen: Maginifique plage, beaucoup de petits restos-bar sur la plage où vous pouvez déguster une cerveza et manger de la nourriture typiquement mexicaine. Vous pouvez également prendre le traversier pour l'île de Cozumel à cet endroit. La 5è avenue, qui est l'équivalent d'un boardwalk américain (avec McDo oui...), est remplie de boutiques, restos, bars et vous pouvez y marcher durant un long moment et faire beaucoup de magasinage. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait d'excellents deals, c'est sur qu'ils attendent les touristes mais vous pourrez acheter de la tequila à bas prix... À ce sujet, n'oubliez pas vos articles de tous les jours. J'avais oublié ma crème à barbe et ils chargeaient 9$US à l'hôtel et j'ai eut un "deal" en ville pour 6$US... 😛
Tulum: J'ai bien aimé Tulum. C'est court (un avant-midi vous suffira), c'est accessible (20 mins de l'hôtel), ça coûte pas cher (4$ US) et ça vous faire voir des ruines Maya qui est incontournable selon moi. De plus, la plage est tout simplement paradisiaque, l'eau est comme dans les films, le sable est parfait, il y a beaucoup de vague et vous pourrez prendre les meilleures photos de votre voyage à cet endroit avec comme arrière-plan des ruines Maya.
Xcaret: Ça vaut vraiment le déplacement. Il s'agit d'un des 2 parcs d'attraction de la région. Xcaret (Ich-ca-ret) est un croisement entre un zoo, un jardin botanique et un parc aquatique. Vous pourrez nager avec les dauphins à cet endroit, c'est sur que c'est cher (89$-149$US) mais c'est à faire une fois dans une vie... Si vous comptez le faire, je vous conseille d'aller à cet endroit. Le prix d'entrée du site est de 59$US et les dauphins 89$US pour 30 mins (c'est suffisant même si on voudrait continuer), vous aurez donc fait une visite inoubliable et aussi nagé avec les dauphins. Les TO vendent une excursion à 149$ pour 1 hr (Delphinus), c'est au même endroit mais vous ne pouvez pas visiter le reste du site et ce n'est pas le même bassin, beaucoup moins intéressant à mon avis. Un conseil, restez pour le spetacle de fin de soirée, c'est gratuit et très impressionnant. Le 2è parc est Xel-Ha (Shela), c'est le même prix mais c'est plutôt un parc aquatique naturel ou vous pourrez faire entre autre de la plongée en apnée dans un site entièrement naturel.
Lorsque vous sortez de l'hôtel, vous pouvez utiliser les "collectivos". Il s'agit de petites vans (très bien avec AC) qui remplacent si vous voulez nos autobus (disponibles également). Il passent devant tous les hôtels à toutes les 5 mins (mexicaines) et ça ne vous coûtera que 20 pesos (2$US) par personne peu importe où vous allez entre Playa del Carmen et Tulum. Il s'agit d'un très bon moyen pour rentrer dans le moule des mexicains en utilisant leur moyen de transport. Le seul hic c'est que c'est TRÈS PEU sécuritaire et très peuplé. Sans blague c'est une expérience à faire une fois dans votre vie. Les ceintures sont attachées ensemble pour qu'on ne les utilise pas (d'ailleurs le seul qui est attaché est le chauffeur...) et ceux-ci sont très très casse-cou... dépassements lorsque des voitures arrivent à contre-sens, vitesse excessive, etc... Par contre j'ai bien aimé mon expérience et ils ont l'air très habitué et en confiance. Tous les mexicains semblent conduire comme ça (même les autobus) donc il faudra vous y faire.
Concernant le retour, nous partions de nuit donc quittions l'hôtel de nuit soit à 23h30. C'est très domage que nous soyons obligé de faire le checkout à midi et être pris sans chambre durant la moitié de la journée. Par contre on peut profiter de la dernière journée au complet, on est même allé manger dans un resto à la carte avant de partir... De plus, ils mettent à la disposition une salle fermée à clé pour les bagages (quoi qu'il y a souvent du monde qui vont à leur bagage donc la porte est souvent ouverte) et il y a aussi des vestiaires pour prendre une douche après une journée au soleil...
Pour conclure (il était temps me direz vous!), nous avons passé probablement la plus belle semaine de notre vie au Barcelo et nous y retournerons sans doute. Je donne une note de 5* même s'il manque un peu de personnel. Tout le reste est tellement bien que vous ne pouvez quitter cet hôtel déçu. Si vous avez des questions ou voulez des photos, n'hésitez pas à me répondre. J'ai de magnifique photos panoramiques du site et des chambres. Par contre elles sont très pesantes donc dites-moi le d'avance si votre serveur de messagerie n'accepte pas les grosses pièces jointes...
Merci de m'avoir lu et bonnes vacances!
Charles
Hésitation entre 3 destinations English translation pending
Bonjour a tous et a toutes
Voila je compte partir une semaine en vacance prochainement avec ma copine (pour le 15 mars) et mon cœur hésite entre l'ile de Zanzibar, la Thaïlande (phuket ou phi phi island) voir aussi la république dominicaine (puta cana)
Effectivement c'est 3 destinations complètement différente, mais je rechercherai, des super plage, une superbe eau bleu, et de faire de la plongée et voir des beaux paysage. A l'heure actuel zanzibar me tente bien mais phuket a l'air d’être vraiment sympa aussi.
Merci de vos conseil tout ai bon a prendre pour moi
Voila je compte partir une semaine en vacance prochainement avec ma copine (pour le 15 mars) et mon cœur hésite entre l'ile de Zanzibar, la Thaïlande (phuket ou phi phi island) voir aussi la république dominicaine (puta cana)
Effectivement c'est 3 destinations complètement différente, mais je rechercherai, des super plage, une superbe eau bleu, et de faire de la plongée et voir des beaux paysage. A l'heure actuel zanzibar me tente bien mais phuket a l'air d’être vraiment sympa aussi.
Merci de vos conseil tout ai bon a prendre pour moi
Région et hôtel au Mexique English translation pending
Bonjour
J'aimerais partir au Mexique en janvier ;mais en fait je ne connais pas du tout ce pays ;je vais découvrir !!
ma première question !
Quelle région me conseillez vous ?
Avec un hôtel en tout inclus et j'aimerais beaucoup qu’il y est des possibilités de visites aux alentours !
Je pars une semaine donc je ne peux pas me tromper!!
Soyer précis dans vos réponses car comme je le disais précedemment je ne connais pas ce pays
Merci d'avance!!
Retour de l'hôtel Barcelo Montelimar Nicaragua English translation pending
Bonjour.
Nous revenons d'un séjour de deux semaines au Barcelo Montelimar Nicaragua. Nous avons adoré. Malgré le fait que nous ayons demandé un bungalow, nous avons été localisés dans la section Hotel au dernier étage. La vue de notre balcon était magnifique pour les couchers de soleil. Selon les commentaires reçus des gens qui étaient dans certains bungalows, il y avait beaucoup de bruit tôt le matin, car les tracteurs qui font l'entretien du site passent dans les sentiers qui longent les bungalows. Nous de notre coté, dans la section hotel, aucun bruit, et nous étions près de tout.
La température a été parfaite durant les deux semaines. Il y a eu quelques nuages, mais rien de plus. Il y a toujours un bon vent, ce qui fait que la chaleur est tolérable. La plage est extraordinaire. Je ne suis pas une fanatique de la baignade dans l'océan, toutefois, à cet endroit, je me suis baignée à tous les jours. Il y a de bonnes vagues, mais elle ne "tirent" pas et l'eau était tellement chaude....Mon chum de son côté s'est beaucoup amusé avec les planches.
Pour ce qui est de la bouffe, c'était délicieux autant au buffet que dans les restaurants à la carte. Jus d'orange fraichement pressé tous les matin...
Dans notre première semaine, il y avait beaucoup de jeunes adolescents car c'était la semaine de relâche donc le site était animé, les jeunes participaient avec les gens qui s'occupaient des activités sur le site, ce qui rendait le tout très plaisant.
A tous les midis, sur le bord de la piscine principale, il y avait un orchestre qui s'installait et qui jouait durant environ 1h30 de la musique latino et les g.o. donnaient des cours de danse. L'orchestre était très bonne. Les g.o étaient très aimables avec tout le monde. Le matin à leur arrivée ils faisaient le tour du site et donnaient la main à tout le monde en leur souhaitant une belle journée. C'était la première fois que je voyais des gens si gentils et avenants.
Nous avons fait le tour organisé du volcan Massaya et du marché de Managua. Notre guide Sergio était extra; il parlait un très bon français. Le volcan est très impressionnant, le dîner au restaurant était excellent; toutefois au marché, nous n'avions qu'une heure et c'est tellement grand que nous n'avons pratiquement rien vu.
Nous sommes allés en vélo taxi au village de pêcheurs de Massachapa. Notre guide vélo parlait un francais qui était très correct. Nous avons visité l'école primaire et nous avons remis nos petits cadeaux pour les enfants directement au professeur afin que cette dernière les distribue convenablement, car lorsque nous arrivons sur place on se fait envahir par les enfants;ils arrivent par groupe de 10 et plus et s'ils voient que nous offrons des choses, alors il en arrive encore plus.
Nous sommes revenus hier, le 20 Mars et nous étions les derniers Québécois à y être allés en voyage organisé. L'avion est venue nous chercher sans amener de nouveaux touristes. Nous avons trouvé que la saison se terminait tôt. Toutefois pour eux ceci ne semble pas poser problèmes, car les touristes qui arriveront dans les prochaines semaines proviendront du Honduras, du Costa Rica, de la Colombie. Pour terminer le tout en beauté, notre vol a décollé avec 45 minutes d'avance...oui vous avez bien lu, d'avance....et en plus il nous a fallu attendre un passager qui était en retard. Donc nous aurions pû partir 1 heure d'avance. J'en était à mon 17 ième voyage et c'était seulement la deuxième fois que cela m'arrivait.
En résumé, je le recommande fortement à ceux qui aiment la chaleur, car c'est vraiment chaud. Nous avons atteint 50 degrés celcius en plein soleil à l'heure du diner et à l'ombre notre thermomètre oscillait entre 33 et 39 degrés celcius. L'humidité est toutefois modérée, donc plus endurable. La première semaine a toutefois été plus chaude que la seconde.
Si vous avez besoin d'infos supplémentaires, je suis disponible, n'hésitez pas.
Sylvie ( Toutousb )😎
Nous revenons d'un séjour de deux semaines au Barcelo Montelimar Nicaragua. Nous avons adoré. Malgré le fait que nous ayons demandé un bungalow, nous avons été localisés dans la section Hotel au dernier étage. La vue de notre balcon était magnifique pour les couchers de soleil. Selon les commentaires reçus des gens qui étaient dans certains bungalows, il y avait beaucoup de bruit tôt le matin, car les tracteurs qui font l'entretien du site passent dans les sentiers qui longent les bungalows. Nous de notre coté, dans la section hotel, aucun bruit, et nous étions près de tout.
La température a été parfaite durant les deux semaines. Il y a eu quelques nuages, mais rien de plus. Il y a toujours un bon vent, ce qui fait que la chaleur est tolérable. La plage est extraordinaire. Je ne suis pas une fanatique de la baignade dans l'océan, toutefois, à cet endroit, je me suis baignée à tous les jours. Il y a de bonnes vagues, mais elle ne "tirent" pas et l'eau était tellement chaude....Mon chum de son côté s'est beaucoup amusé avec les planches.
Pour ce qui est de la bouffe, c'était délicieux autant au buffet que dans les restaurants à la carte. Jus d'orange fraichement pressé tous les matin...
Dans notre première semaine, il y avait beaucoup de jeunes adolescents car c'était la semaine de relâche donc le site était animé, les jeunes participaient avec les gens qui s'occupaient des activités sur le site, ce qui rendait le tout très plaisant.
A tous les midis, sur le bord de la piscine principale, il y avait un orchestre qui s'installait et qui jouait durant environ 1h30 de la musique latino et les g.o. donnaient des cours de danse. L'orchestre était très bonne. Les g.o étaient très aimables avec tout le monde. Le matin à leur arrivée ils faisaient le tour du site et donnaient la main à tout le monde en leur souhaitant une belle journée. C'était la première fois que je voyais des gens si gentils et avenants.
Nous avons fait le tour organisé du volcan Massaya et du marché de Managua. Notre guide Sergio était extra; il parlait un très bon français. Le volcan est très impressionnant, le dîner au restaurant était excellent; toutefois au marché, nous n'avions qu'une heure et c'est tellement grand que nous n'avons pratiquement rien vu.
Nous sommes allés en vélo taxi au village de pêcheurs de Massachapa. Notre guide vélo parlait un francais qui était très correct. Nous avons visité l'école primaire et nous avons remis nos petits cadeaux pour les enfants directement au professeur afin que cette dernière les distribue convenablement, car lorsque nous arrivons sur place on se fait envahir par les enfants;ils arrivent par groupe de 10 et plus et s'ils voient que nous offrons des choses, alors il en arrive encore plus.
Nous sommes revenus hier, le 20 Mars et nous étions les derniers Québécois à y être allés en voyage organisé. L'avion est venue nous chercher sans amener de nouveaux touristes. Nous avons trouvé que la saison se terminait tôt. Toutefois pour eux ceci ne semble pas poser problèmes, car les touristes qui arriveront dans les prochaines semaines proviendront du Honduras, du Costa Rica, de la Colombie. Pour terminer le tout en beauté, notre vol a décollé avec 45 minutes d'avance...oui vous avez bien lu, d'avance....et en plus il nous a fallu attendre un passager qui était en retard. Donc nous aurions pû partir 1 heure d'avance. J'en était à mon 17 ième voyage et c'était seulement la deuxième fois que cela m'arrivait.
En résumé, je le recommande fortement à ceux qui aiment la chaleur, car c'est vraiment chaud. Nous avons atteint 50 degrés celcius en plein soleil à l'heure du diner et à l'ombre notre thermomètre oscillait entre 33 et 39 degrés celcius. L'humidité est toutefois modérée, donc plus endurable. La première semaine a toutefois été plus chaude que la seconde.
Si vous avez besoin d'infos supplémentaires, je suis disponible, n'hésitez pas.
Sylvie ( Toutousb )😎
Excursion à partir de l'hôtel Royal Decameron Panama? English translation pending
Bonjour, je serais au Royal Decamron du 23 avril au 30 avril et j`aimerais savoir quel excursion est à recommander fortement...
Merci Patrick....
Merci Patrick....
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.
21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.
Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.
Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…
Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…
J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…
Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.
La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.
Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.
Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.
Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.
Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.
Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.
En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.
La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…
Samedi 21 juillet : Royal Madrid
Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.
Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…
Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.
Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.
En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…
Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo
En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.
Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.
Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.
J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.
Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…
A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…
Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.
Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.
En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…
Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre
Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.
Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.
Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.
Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !
Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.
Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…
Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !
La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.
Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.
Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.
Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.
Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.
Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.
Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.
Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.
A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…
Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night
Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.
La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.
Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.
La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.
Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.
La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.
Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.
Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.
Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.
C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…
Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei
Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.
Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…
Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.
Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.
Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.
Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…
Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…
Vendredi 27 juillet : direction Porto
Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.
Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…
La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.
Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.
Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.
Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.
Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.
Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.
Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…
Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires
Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.
C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.
Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.
14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.
Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.
Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.
Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.
Dimanche 29 juillet : retour à la réalité
Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.
Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…
Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.
14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !
Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.
L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !
Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.
Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.
Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…
Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…
J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…
Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.
La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.
Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.
Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.
Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.
Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.
Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.
En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.
La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…
Samedi 21 juillet : Royal Madrid
Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.
Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…
Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.
Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.
En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…
Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo
En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.
Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.
Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.
J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.
Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…
A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…
Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.
Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.
En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…
Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre
Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.
Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.
Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.
Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !
Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.
Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…
Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !
La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.
Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.
Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.
Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.
Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.
Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.
Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.
Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.
A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…
Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night
Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.
La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.
Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.
La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.
Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.
La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.
Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.
Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.
Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.
C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…
Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei
Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.
Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…
Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.
Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.
Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.
Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…
Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…
Vendredi 27 juillet : direction Porto
Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.
Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…
La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.
Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.
Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.
Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.
Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.
Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.
Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…
Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires
Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.
C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.
Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.
14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.
Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.
Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.
Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.
Dimanche 29 juillet : retour à la réalité
Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.
Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…
Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.
14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !
Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.
L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !
Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Barcelo Solymar - vue sur le parking? English translation pending
voila nous partons en famille 3 adultes et 2 enfants entre noel et nouvel et sejournerons à l'hotel barcelo solymar, seulement un petit doute m'envahit car en voyant plusieurs photos de l'hotel montre une vue sur une sorte de parking ??
si qq un ya été derbnierement peux il nous dire ce qui en est exactement ?
et aussi quelles excursions sont conseillées ?
mille mercis à vous
si qq un ya été derbnierement peux il nous dire ce qui en est exactement ?
et aussi quelles excursions sont conseillées ?
mille mercis à vous
Hôtel Barcelo Montelimar (Nicaragua) English translation pending
bonjour nous partons le 5 fev 2008 a cette hotel jaimerais savoir si il y a des singes sur la plage merci de me repondre
Nicaragua: excursions à partir de l'hôtel Barcelo Montellimar? English translation pending
je voudrais savoir pour les excursion au barcelo montellimar les volcans et autre .quoi ne pas manquer .il y a t-il des chose a savoir avant de partir pour amiliorer notre voyage .souper a la carte vin est -il bon a cette hotel ...merci et dit moi en plus si vous vouler j'ai hate de vous lire.tropique merci ...
Hôtel Barcelo Montelimar au Nicaragua English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour le Nicaragua (Hôtel Montelimar) le 22 janvier 2008. J'ai lu en parcourant le forum qu'il y avait des raies. Nous y sommes allés en janvier 2007 et nous n'en avons pas vues. Est-ce que quelqu'un pourrait me dire à quel moment de la journée on peut les voir?
Autre chose, pouvez-vous me dire si l'excursion en bateau (voilier) est encore disponible?
Merci et bonne soirée
Autre chose, pouvez-vous me dire si l'excursion en bateau (voilier) est encore disponible?
Merci et bonne soirée
Hôtel Barcelo Montélimar Beach au Nicaragua English translation pending
Bonjour, nous sommes deux couples dans la quarantaine qui désirent allés deux semaines à cet endroit cet hiver. Je voudrais savoir s'il y a beaucoup de choses a visiter ?, si la plage est belle? comment est la nourriture? Est-ce qu'il y a des fruits de mer? Comment est l'hôtel? Est-ce que c'est vrai que les choses a visiter sont tous loin de l'hôtel? Comment est la température en février?
L'an passé, nous sommes allé a San Andres à l'Aquarium et nous avons adorés En 2004, nous sommes allés à Marguarita à l'hôtel Hespéria El Agua et nous avons bien aimé aussi. Merci et j'attend une réponse bientôt.. Caro5
L'an passé, nous sommes allé a San Andres à l'Aquarium et nous avons adorés En 2004, nous sommes allés à Marguarita à l'hôtel Hespéria El Agua et nous avons bien aimé aussi. Merci et j'attend une réponse bientôt.. Caro5
Hôtel Barcelo Montelimar English translation pending
Bonjour!
Pour notre voyage de cet hiver, nous venons d'acheter un voyage d'une semaine au Barcelo Montellimar au Nicaragua. Nous partons du 5 au 12 février 2013.
J'aimerais avoir pleins d'info sur ce voyage! Mais s'il vous plait, j'aimerais surtout des éléments positifs car notre voyage est acheté... :) J'aimerais aussi avoir une idée de la température là-bas. Mon agente m'a dit que j'aurais chaud et j'espère avoir très chaud!!!
Merci à tous à l'avance!
J'aimerais avoir pleins d'info sur ce voyage! Mais s'il vous plait, j'aimerais surtout des éléments positifs car notre voyage est acheté... :) J'aimerais aussi avoir une idée de la température là-bas. Mon agente m'a dit que j'aurais chaud et j'espère avoir très chaud!!!
Merci à tous à l'avance!
Retour de l'hôtel Barcelo Cayo Largo English translation pending
Voici un petit résumé de notre séjour au barcelo cayo largo. Bravo à Sunwing pour le service et la gentillesse du personnel! Très bel accueil à l'hôtel. Nous avions fait une demande de chambre et nous avons eu le jackpot je pense: section hôtel, 3e étage avec une vue super de la mer! Bravo à notre femme de chambre: tout était propre et joli!
Le complexe est très propre mais il manque de végétation (à cause du climat bien sûr). Ce n'est pas luxueux mais confortable. Les restaurants à la carte nous ont déçus, autant pour la nourriture que pour l'ambiance. L'accueil au buffet est toujours chaleureux. Par contre, il manque un peu de diversité. Mais on s'en sort très bien quand même. Les drinks sont bons et ça ne prend pas des heures à se faire servir. Il y a même de la cristal en cannette au petit bar de la plage.
La plage maintenant! Wow! Quelle mer! De tous mes voyages, c'est la plus belle que j'ai vue! Turquoise, cristalline et rafraîchissante même! Les premiers jours, il y avait des grosses vagues: difficile de s'y baigner. Par la suite, c'était calme et on pouvait y nager sans crainte. Nous avons même réussi à s'éloigner suffisamment pour y faire un peu d'apnée. Caprichio n'offrait plus de service mais on s'y croyait seul au monde ce qui est bien agréable parfois. Et que dire de sirenas et paradisio: des palmiers, quelques palapas et cette couleur et transparence de l'eau! Par contre le trajet est assez long alors nous n'y sommes allés qu'une fois. Ce que je trouve le plus regrettable, c'est le manque de palapas à la plage de l'hôtel et surtout le fait qu'ils soient réservés très tôt et souvent par des gens qui ne s'en servent que quelques heures. Vraiment, je trouve ça égoïste et irrespectueux. Oui pour les "réservations" mais NON pour me faire rôtir au soleil pendant que les chaises sous les palapas sont vides! Il y avait aussi des parasols mais il en manquait souvent.
La température a été belle toute la semaine: le matin, un peu de nuages et puis beau soleil et un peu de vent. Les spectacles sont assez bien en général mais nous aurions apprécié des musiciens ou un piano bar à l'heure de l'apéro. Le personnel de l'hôtel est en général courtois et amical (bisous, bisous). La clientèle était vraiment le fun: beaucoup de belles rencontres mais sans se sentir obligé de passer nos journées ensemble. Nous avons fait l'excursion à l'île aux iguanes, apnée, piscine naturelle, souper aux langoustes. Encore là, l'ambiance était très agréable, la salsa de Marie-Claude et du capitaine y contribuant.
Alors, en général, nous sommes très satisfaits de notre séjour mais ça ne deviendra pas notre destination privilégiée je pense. L'hôtel est vendue à Ibérostar je pense. Les prix risquent donc d'augmenter. Alors, dépêchez-vous de réserver!
Hôtel Barcelo Punta Cana du 1er au 8 février? English translation pending
Bonjour,
Je serai à Punta Cana du 01 fév au 08 fév 2008 au départ de Québec au "Barcélo Punta Cana" (anciennement Brezes ou Premium Punta Cana) et j'aimerais avoir vos commentaires et suggestions sur cet hotel; ceux qui y sont séjourné dernièrement.
J'aimerais savoir quelle excursion est un "must" car c'est ma première visite à Punta Cana.
Est-ce que d'autres personnes y seront à cette période ?
Bye
Martin 🙂
Je serai à Punta Cana du 01 fév au 08 fév 2008 au départ de Québec au "Barcélo Punta Cana" (anciennement Brezes ou Premium Punta Cana) et j'aimerais avoir vos commentaires et suggestions sur cet hotel; ceux qui y sont séjourné dernièrement.
J'aimerais savoir quelle excursion est un "must" car c'est ma première visite à Punta Cana.
Est-ce que d'autres personnes y seront à cette période ?
Bye
Martin 🙂
Riviera Maya et l'hôtel Grand Sunset Princess All Suites Resort & Spa: vos coups de coeur? English translation pending
Qui est allé a Riviera maya? Vos coups de coeur? Qu'avez vous fait comme excursion?
Merci de vos réponses je pars bientot pour le Grand Sunset Princess All Suites Resort and Spa 5*
Patricia
Merci de vos réponses je pars bientot pour le Grand Sunset Princess All Suites Resort and Spa 5*
Patricia