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Trois semaines au Japon en famille en août English translation pending
by CFA75 · 2012-01-09 · 13 replies
Bonjour,

Ca y est nous avons nos billets d'avion pour le japon Paris Tokyo le 5 aout retour Osaka Paris le 28 aout 2012.

Il me faut maintenant organiser le voyage et je commence à batir l'itinéraire. Il faut faire des choix et "choisir c'est se priver". En effet nous aimerions voir plus de choses car tout semble magnifique.

J'aimerais avoir l'avis de connaisseurs de ce pays car pour nous c'est une première au japon. Nous sommes 3 avec mon fils de 16 ans

Arrivée à Narita le 6 aout 8h

6 et 7 aout Tokyo

8 aout Nikko (AR dans la journée)

9 aout Tokyo

10 aout Kamakura (AR dans la journée)

11 et 12 aout Tokyo

13, 14 et 15 aout Mont fuji avec ascension

16 aout Hiroshima

17 au 21 aout visite en voiture du Chugoku (Onuchi, Karushiki, Matsue, Izumo, Tsuwano, Hagi, Iwakuni et Miyajima)

22 aout Hiroshima Kyoto en train

13-24 aout Kyoto

25 aout Nara (AR dans la journée)

26 aout Kyoto

27 aout Osaka

28 aout Osaka 11h30 départ pour Paris

Merci d'apporter vos critiques à ce circuit. Peut-etre avons nous oublié quelques sites essentiels pour un premier séjour ?

Pour la partie ballade en auto j'ai choisi le Chugoku mais j'ai hesité entre les Alpes japonaises, le Kyushu, le sud du Kansaî et shikoku.

Je suis demandeur également d'hotel sympa et pas trop cher à chaque étape (Tokyo, Mont Fuji, Hiroshima, Kyoto, Kurashiki, Matsue, Tsuwano, Hagi et Osaka)

Merci encore pour vos conseils.

Christian de Paris
Croisière en Terre Sainte, départ le 19 avril 2012 English translation pending
by Sago28 · 2012-01-06 · 94 replies
Bonsoir, Nous sommes sur le point de réserver notre 2ème croisière, cette fois ci avec costa, avec un départ le 19 avril 2012. Est ce qu'il y aura d'autres français de la partie? Pour le départ de car de nice à savone , de quelle gare est il possible? Nous sommes de paris est nous irons en train jusqu'a Nice, quelle gare nous conseillez vous? Merci pour vos réponse ou vos conseils. sago28
Croisière "Dolce Vita" sur le Costa Serena: excursion à Rome English translation pending
by Costa2009 · 2012-01-06 · 55 replies
Bonjour à tous.

Inscrite depuis peu sur le site, je profitais principalement de la lecture des avis divers des croisiéristes.

Aujourd'hui, je vous écris afin de recevoir des avis et conseils sur les excursions proposées par Costa à Rome.

Le 22 avril prochain, nous partons sur le Costa Serena - la Dolce Vita, ce sera notre 5ème croisière, et toujours aussi satisfaits.

En effet, nous choisissons toujours les excursions proposées par Costa, nous ne sommes pas trop branchés "visite libre".

Pour Rome, le choix est tellement vaste que l'on ne sait que choisir. Nous souhaitons bien sûr visiter la place Saint Pierre et l'intérieur de la Basilique. Les descriptions de Costa ne sont pas toujours évidentes et nous avons peur de ne voir que l'extérieur.

L'excursion "Rome, ville baroque" nous tente un peu, mais quelqu'un l'a-t-il déjà faite et peut nous renseigner à ce sujet.

Un grand merci à tous pour vos réponses.
On coince sur trois nuitées entre Death Valley et San Francisco English translation pending
by Tiffy85 · 2012-01-02 · 14 replies
Salut à toutes et à tous,

Tout d'abord, très bonne 2012 à tout le monde 🙂.

Nous partons en août 2012 pour 19 jours dans l'ouest américain. Grâce à l'aide de certains d'entre vous, nous avons pu préparer un chouette circuit. Maintenant, nous sommes en plein dans les réservations des motels/hôtels... et on coince sur 3 nuitées après DV et avant SF... nous nous expliquons:

Nous dormirons une nuit à Stovepipe Wells Village DV (déjà réservé). Nous comptons terminer la vallée le matin suivant en se rendant à Mammoth Lake et Bodie. Nous souhaitons dormir soit à Bridgeport ou Lee Vining.

Le lendemain direction Yosemite Park... et là vient notre problème. Malgré plusieurs recherches sur Internet et le forum, impossible de savoir comment on devrait au mieux s'organiser. En sachant qu'au début, on souhaitait dormir dans le parc. Mais pour 2 nuits en août 495$ 🤪, alors on aimerait laisser tomber cette option.

Que nous conseillez-vous? En sachant que nous souhaitons visiter les incontournables du parc (olmsted point, valley view, tunnel view, el capitan, yosemite fall, bridalveil falls, glacier point, maripose grove, faire le tiago pass, ...). Ou pourrions-nous dormir hors du parc? Serait-il plus judicieux de dormir avant le tiago pass une nuit et ensuite au sud du parc la deuxième nuit? Sachant que nous partons ensuite sur SF. On est un peu perdu 😕.

Avez-vous des conseils ou autres ? Nous vous serions très reconnaissants 😉.

Très bonne soirée et mille mercis d'avance.

Tiffy85
Quatorze jours dans l'Utah English translation pending
by Greg77190 · 2011-12-30 · 23 replies
Salut a tous! en 2001, j'ai fait 4 semaines aux USA en atterissant a LA et en repartant de SF ( Yosemite, Las Vegas, grand canyon, Bryce, monument Valle..). Pour fin aout 2012, j'ai 2 semaines avec ma copine et veut lui faire découvrir les parcs de l'utah. Voici l'idée: J1 : atterissage a Las Vegas a 18h30. Soirée et nuit. J2 : départ pour Bryce et visite du canyon. J3 : route 12 vers Capitol Reef. J4 : capitol reef J5 : route vers Moab J6,7 et 8 : Arches et Canyonlands J9 : route vers Monument Valley J10 : Monument Valley. Ballade a Cheval. J11 : route vers Lac Powell J12 : route vers Grand Canyon. J13 : Grand Canyon ( South) J14 : route vers antelope Canyon et visite. J15 : retour Las Vegas. Seul hic, on redecolle J15 en fin d'après midi. Ou gagner 1 journée? Est ce possible de faire plus?? On va camper et on a l'habitude de la vadrouille, on est équipé! Merci pour vos idées
Caribbean Princess - croisière de Noël English translation pending
by Joaline · 2011-12-28 · 23 replies
salut à tous

juste un bref cr de notre dernière croisière

NB:Tout ce qui est écrit n’engage que moi , il y avait sur ce même navire une autre VFmiste, elle a fait la crosière jusqu'au nouvel an, je pense qu'elle fera son cr, et peut -être qu'elle n'aura pas eu les mêmes appréciations que moi.

tout d'abord, je lis souvent ici, des personnes qui s'inquiètent ou qui pestent de ne pas avoir reçu de carnet de voyage, mois depuis 2007, jamais je n'en ai reçu ( COSTA - NORWEGIAN - CARNIVAL - ROYAL CARIBBEAN et PRINCESS) chaque fois il m'est envoyé par mail, une convocation à remettre à l'Embarquement, et bien sûr les instructions, consignes etc.. et cela que ce soit réservé sur le site de la compagnie, ou echos du large et je n'ai jamais eu à m'en plaindre

et les étiquettes à imprimer sont aussi sur les sites des compagnies, ce que je n'ai jamais fait, chaque fois, je les prends au port et le n° de la cabine est écrit u feutre indélébile et tout se passe bien pour les navires américains, chaque fois, il ne m'est jamais demandé de convocation, tout comme pour les hôtels, juste les passeports.

je ne parlerai pas des escales, elles sont presque toutes connues des personnes qui ont fait la Caraibe, pour ma part, il n'y a que BONNAIRE que je ne connaissais pas...

le navire

accueil très agréable comme toujours, procédure ultra rapide, tout le monde patient, personne ne cherche à dépasser qui que ce soit, le circuit tortueux style DISNEY pour accéder au Navire..

ayant déjà de quoi comparer ( terme de primo croisèriste à éviter!), nous sommes un peu plus critiques sur bien des points

pas d'atruim imposant comme l'ATLANTICA, ni de spectacle dès l'entrée comme l'ADVENTURE OF THE SEAS, un atrium sur 3 ou 4 étages, l'effet est assez beau avec le jeu d'escalier autour et les balcons.

pas de couleur flashie comme pour NORWEGIAN JEWEL ou L'ATLANTICA

le navire assez bien conçu,

pont lido, avec self et piscines, pas mal - nombreux jaccuzis, 1 piscine exclusivement pour les adultes

les 3 restaurants classiques, reposant ( expression personnelle) mais pas spectaculaire, c'était plus beau sur le MUSICA ou les autres de la même taille

le SABATINIS ( payant) , assez beau le CROWN GRILL, (payant( , très beau

* boutiques pas pire que sur les autres - tarif avantageux pr rapport à l'€ bien sûr

* toilettes publiques austères ( selon moi) sur l'ADVENTURE OF TH SEAS, c'était d"une beauté, n'en parlons pas sur le MUSICA qui était flambant neuf en 2006 quand on l'a pris

* le self, les selfs, bien conçus, malgré les 3 200 et + passagers, aux heures où on y allait jamais de foule, il y a toujours de la place quelque part intérieur ou extérieur

* casino petit ( jamais essayé)

* SPA - je ne peux rien en dire, car je n'ai pas essayé

* SANCTUAIRE - espace de bien être réservé aux adultes - le coin est bien certes, mais je n'adhère pas à ce concept...

* lieux publics : il y a de multiples coins pour s'isoler si l'on veut, le pont promenade extérieur, les multiples coins salons, les différents ponts extérieurs avec chaises longues et coussins confortables
Trois semaines en Italie Août 2011 (1ère semaine) English translation pending
by Martinval · 2011-12-28 · 3 replies
Après l'Ouest Américain, les Iles Anglo-saxonne, le Vietnam et la Namibie, nous avons jeté notre dévolu sur l'Italie. On pourrait, dit-on, visiter l'Italie durant toute une vie sans parvenir à épuiser ses richesses.

Ne disposant pas de tout ce temps, nous avons, en l'espace de trois semaines, tenter de découvrir cette galerie d'art à ciel ouvert, ce musé vivant et ce livre de cuisine tout en saveur au travers 4 régions : la Toscane, le Lathium, la Campanie et la Vénétie.

Nous tenterons au travers de ce carnet de vous faire partager notre voyage

SAMEDI 30 JUILLET 2011

la 1ière étape de notre périple italien nous conduit de Roquebrune Cap-Martin à Montaione (Toscane). Départ à 9h30 pour 350 km qui nous conduit tout d'abord à Gènes. Grand port fondé au IV siècle avant JC, Gène a toujours eu une vocation maritime. C'est au XVI siècle que cette ville s'est enrichie en finançant les expéditions espagnoles et que la cité se dota de ces bâtiments magnifiques que l'on peut voir encore aujourd'hui.



La vieille ville mérite un petit détour. Une petite balade dans d'étroites ruelles permet de découvrir la cathédrale San Lorenzo, le palazzo San Giorgio, le palazzo Ducale et la maison natale de Christophe Colomb.



Nous quittons le port génois vers 15h pour arriver à Castellare di Tonda en fin d'après midi. Perdu en pleine campagne toscane, se sera notre camp de base pour huit jours.



DIMANCHE 31 JUILLET 2011

Castelare di Tonda est un domaine viticole de plus de 250 ha qui en plus de produire un chianti(du même nom) a restauré d'anciennes fermes voir d'anciens villages (Tonda) en appartements en plein coeur de la campagne toscane. L'endroit ne manque ni de pittoresque ni de charme.



Après un petit déjeuné au soleil levant, nous partons pour visiter Lucques (Lucca) et Pises.



Luccas, moins connue que ses consoeurs (Pise, Sienne ou Florence) n'en demeure pas moins une ville pleine de charme avec des monuments remarquables. Fondée par les Etrusques, elle fut également une cité romaine en 180 av JC. Mais c'est au moyen âge qu'elle connut une grande prospérité grâce au commerce de la soie. Entourée de remparts (du 16° siècle) on peut y voir la très belle cathédrale Di San Martino (de style roman du XI siècle). A noter la présence du Volto Santo. Cette représentation du Christ en croix à taille humaine, aurait été selon la légende, sculptée par Nicodème, témoin de la crucifixion.



Dans le nouveau musée de la cathédrale (belle réalisation), on peut voir les parements en or (chaussures et tiare) que l'on met sur le Christ lors des processions. Pour le reste l suffit de se balader dans les ruelles de la cité pour profiter de la ville.



Après un déjeuné composé de pâtes carbonara (pour les enfants) et de risotto aux champignons (pour les parents) direction Pise. Ancienne base navale romaine, Pise est bien connue par sa tour.Située sur le Campo die Miracoli, la célèbre tour s'élève à coté de la cathédrale. Sa construction débuta en 1173 pour servir de campanile à la cathédrale. A peine 3 ��tages réalisés qu'elle se mit à pencher. Ce n'est qu'en 1272 que les travaux de constructions reprirent. Pour compenser cette inclinaison, on redressa les étages supérieurs créant ainsi une légère courbure. Rien n'y fit! La tour continua de pencher à raison d'1mn tous les ans. Le sol marécageux en est la cause. Grâce à cette erreur de conception des architectes du moyen âge c'est aujourd'hui l'un des monuments italiens les plus visités.









LUNDI 1 AOUT 2011



Après un début de matinée un peu nuageuse, nous prenons la route pour Sienne. A 65 km au sud de Montaione, Sienne, grand rivale de Florence, se dresse en haut d"une colline. Cité médiévale dont le point central est la Piazza del Campo. Siège du pouvoir communal au moyen âge, le campo est une superbe place en forme de conque. Des palais, formant un demi-cercle, sont élevés tout autour. Au point bas de la place, on y trouve l'hôtel de ville et son campanile haut de 102 mètres. Le sol de la place est divisé en 9 secteurs symbolisant les 9 membres du gouvernement. A noter que c'est autour de cette place que se déroule deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août, la célèbre course de chevaux : le Palio



Le Palio est une tradition qui remonte au moyen âge. Cette course oppose 10 des 17 quartiers de Sienne. Très rapide et violente, cette cavalcade de 3 minutes est remportée par le cheval (avec ou sans cavalier) qui franchit le 1ier la ligne d'arrivée. Un trophée est remis à la contrada (le quartier) victorieuse à savoir une bannière de soie : le palio. il faut se perdre dans les ruelles étroites de la vieille ville pour bien profiter de la ville. Sans oublier, bien sur, de passer au Duomo (la cathédrale). Sa façade de marbre polychrome est particulièrement somptueuse. Une autre particularité du lieu est son sol de marqueterie en marbre représentant des scènes de ma bible.



On quitte la ville après le déjeuner, avec le sentiment d'être passé à coté de plein de chose. Un futur week end de quelques jours à Sienne sera nécessaire.



La 2ième partie de la journée est consacrée à visiter Voltera. Cette ville fortifiée, toujours -du moyen âge, est bien connu des enfants. En effet c'est ici qu'ont été tournées quelques scènes de Twilight. A chacun ses références! Il n'en demeure pas moins que la ville a beaucoup de charme.





MARDI 2 AOUT 2011



Dire que la Toscane est belle est un euphémisme. Mais au sud de Sienne, elle y est, dit on encore plus remarquable. C'est dans cette direction que nous passerons cette 4ième journée. Notre circuit en voiture part de San Gimignano rendue célèbre par ses maisons-tours. Erigées au XIIe, elles avaient un double objectif: symboliser la puissance des familles nobles et assurer une défense efficace car elles étaient souvent rivales.





Nous poursuivons notre chemin en direction d'Asciano. Petit bourg fortifié où l'on peut voir une petite église romane du XIIIe. Puis direction l'abbaye de Monte Oliveto Maggiore. Abbaye bénédictine du XIVe toujours occupée par une trentaine de moines. Attention elle n'ouvre qu'à 15h!. Notre chemin nous conduit ensuite vers Buonconvento et Montalcino accroché au sommet d'une colline.





Cette petite ballade est l'occasion de déambuler de collines en collines couvertes de vignobles, de cyprès et d'oliviers. Plaisir des yeux.



MERCREDI 3 AOÛT 2011



La journée sera consacrée à Florence. Mais avant d'y venir quelques mots sur nos conditions climatiques, histoire de précaire le décor et les conditions de nos visites : ciel bleu (sauf aujourd'hui où c'est plus orageux) et une moyenne de température autour de 32° au soleil. Ajoutez le monde dans les rues de Florence et vous avez toutes les conditions d'une journée fatiguant. C'est même noir de monde! Les queues s'étalent sous un soleil de plomb. On va se contenter de voir et de regarder de l'extérieur. La galerie des Offices se sera pour une prochaine fois. Reste que la ville des Médicis est en soit un musée à ciel ouvert. - la Piazza del Duomo, sa cathédrale (la 4ième plus grande d'Europe) et son dôme, son campanile et ses 414 marches (que nous avons gravi une à une pour une vue imprenable sur la ville), son baptistère avec ses portes en bronze. - la Piazza della Signoria avec le Palazzo Vecchio (qui est toujours le siège de la municipalité de Florence) et ses statues. - le Ponte Vecchio et ses échoppes colorées qui enjambe l'Arno. Le plus vieux pont de Florence (ce qui en soit n'est pas un exploit mais un miracle vu que c'est le seul pont épargné par les allemands en 1944.











JEUDI 4 AOÛT 2011



Direction aujourd'hui : les cinque terre. On quitte la Toscane pour une journée en Ligurie. Pas très logique j'en conviens mais ce groupe de 5 villages nichés le long de la Méditerranée qui n'est accessible qu'à pied ou en train (depuis le 19e) vaut vraiment le détour. Nichés en haut de falaise, ou dans une crique et de toute façon toujours à des endroits les plus improbables, ces villages, et pour cause, sont longtemps restés isolés. Ils ont tous été fondés pour échapper soit à des barbares, des guerres ou autres persécutions..., Le résultat est que cette zone côtière de 12 km a été aménagée en un réseau complexe de champs et de jardins sculptés et entretenus depuis deux millénaires. La mer est aussi indissociable de la vie de ce coin perdu (plus aujourd'hui vu le nombre de touristes qui s'y pressent). Cet isolement a eu des conséquences sur la cuisine locale. De nombreuses spécialités mêlant légumes, poissons et vin sont aussi une des particularités des cinque terre (terre se traduisant ici par village). C'est aujourd'hui un parc national protégé auquel on accède par un chemin de randonnée le sentiero azzurra (le sentier bleu). Sans doute le sentier le plus ancien puisqu'il existe depuis le XII siècle (ancien sentier muletier qui permettait de relier les 5 villages). Visiter les cinque terre c'est aussi faire un voyage dans le temps puisque le plus ancien (Monterosso) fut fondé en 643.



Pour y accéder il faut prendre le train à la Spezia et pour 10 euros (qui comprend l'accès au chemin de randonné (payant)) on a accès pour la journée à tout le parcourt. Reste qu'une journée c'est un peu court pour profiter des lieux.



L'idéal est de se rendre au plus loin (20mn en train) à Monterosso puis de faire le voyage retour en s'arrêtant à Vernazza (le seul à avoir accès à la mer) puis Corniglia (juché sur un promontoire rocheux), suivi de Manarola (réputé pour son vin) et enfin Riomaggioré (on n'a pas eu le temps de s'y arrêter) qui est connu par ses maisons de couleur pastel qui descendent en enfilade vers un petit port.



A pied il fut compter entre Monterosso - Vernazza 2h entre Vernazza - Corniglia 1h30 entre Corniglia - Manarola 1 bonne heure entre Manarola - Riomaggioré 20 mn Il faut tenir compte d'une température ambiante de 30-32° ça calme!









VENDREDI 5 AOÛT

Dernier jour en Toscane. On se décide pour la région du Chianti. Sans doute le vin le plus connu d'Italie avec le Chianti Classico. Vignobles et oliveraies couvrent une bonne partie de cette région prospère. C'est aussi l'occasion de découvrir de jolis villages, leurs églises romanes et leurs châteaux. Notre balade nous entraine à Castillina in Chianti, Radda in Chianti, Badia a Coltibuono et enfin à Castello di Brolio.

Ce midi on s'est lâché coté restaurant. En effet on est arrivé à l'heure du repas aux environs de Badia a Coltibuoro, une abbaye vallombrosienne( congrégation religieuse qui a adopté la règle de St Benoit (bénédiction) dans sa forme la plus austère du XIe, aujourd'hui transformée en un domaine viticole avec restaurant. L'austèrité n'est plus qu'un lointain souvenir. C'est aujourd'hui un endroit plein de charme, à l'ombre des tonnelles avec une cuisine de grande qualité...Ce ne sera pas tous les jours! Assortiment d'antipasti, risotto aux herbes, tagliatelles aux légumes, assortiments de gâteaux toscans le tout accompagné d'un vin blanc du domaine, fruité et frais...un régal. Ceci dit, la cuisine italienne est un verrai bonheur : gouteuse (et coûteuse) à souhait! Le repas commence toujours par des antiparti. La corbeille de pain (4€/personne) et l'huile d'olive sont déjà un pousse au crime. Le mariage des deux c'est histoire de patienter en choisissant entre des assortiments de charcuterie, de poivrons confits au vinaigre, des bruschettas de tomates fraiches à l'ail et huile d'olive, de poissons frits ou poulpes (si on est en bord de mer).... Après cette mise en bouche on passe au 1ier plat : le primo piano. un festival de pâtes, de risotto, de gnocchis où se mélangent les aubergines, les tomates, les champignons, l'huile d'olive (encore!), le basilic, les anchois, la mozzarelle... Si le coeur vous en dit (ou l'appétit) on peut enchainer avec le secondo piano. Viandes, poissons en sauce toujours accompagnés de légumes. pour conclure, fromage e dolci (fromage et dessert) sont de mise avec l'embarras du choix là aussi. un bon repas ne saurait se terminer sans un café express, sans sucre et bien serré. Un dernière chose! le repas sans vin est une aberration pour un italien. D'autant qu'il y en a pour tous les goûts, blan, rouge, léger, typé. Il faudra bien une grappa pour faire passer l'addition.
Avis sur itinéraire de trois semaines en Birmanie? English translation pending
by Aripule · 2011-12-16 · 48 replies
Je souhaite partir en Birmanie, en 2012, pendant environ 3 semaines, 3 semaines et demi. J'ai établi un itinéraire approximatif, mais j'aurai besoin de votre avis sur ce dernier. Le voici : Jours 1 et 2 : Yangon Jour 3 : vol interne pour Mandalay Jours 4/5 et 6 : Mandalay Jour 7 : bateau pour Bagan Jour 8/9 et 10 : Bagan Jour 11 : bateau pour lac Inle Jour 12/13et 14 : Lac Inle + Kentgung Jour 15 : véhicule pour Pindaya Jour 16 : Pindaya Jour 17 : retour Yangon pour vol interne pour une nuit à Sittwe Jour 18/19/20 et 21 : bateau pour Mrauk U Jour 22 : Yangon

N'hésitez pas à faire des observations sur cet itinéraire et à donner vos suggestions.

Merci d'avance !!!
Séjour de quatre jours à Rome English translation pending
by GSE68 · 2011-12-14 · 17 replies
Hello, est il possible de visiter le même jour matinée : musée vatican, sixtine et basilique st pierre puis en après-midi musée de la villa borghèse ?? aussi pour le colisée, cela est jouable en demi journée ?? merci a vous G.
Itinéraire au Botswana pour juillet-août 2012 English translation pending
by Charamal · 2011-12-12 · 28 replies
Bonjour, Après un séjour en Afrique du sud et en Namibie l'an dernier, nous souhaitons nous "attaquer" au Botswana en juillet août 2012. Je me suis renseignée sur les disponibilités dans certains campings qui semblent très recherchés (Ihaha, Third Bridge, Sunday Pan et South Camp à Nxai) et pour l'instant les réponses sont positives. Y -a-t-il d'autres campings à réserver bien à l'avance?

Nous allons partir de Johannesburg par la route et comptons rester entre 12 et 14 jours au Botswana. Nous visons Chobe et Moremi prioritairement, mais je voudrais également passer par Nxai et Makgadikgadi Pans, le Central Kalahari entre autres. Quelqu'un pourrait-il proposer un itinéraire incluant les coins "incontournables", sachant que nous ne voulons pas entreprendre des choses trop ambitieuses (on n'a pas d'expérience de la conduite en 4 x 4) et que nous préférons éviter des périodes trop longues en autonomie. Les campings à Savuti et Linyanti me semblent horriblement chers, mais s'il faut passer par là, tant pis!

Sur un autre forum j'ai lu des choses assez alarmistes par rapport à la faisabilité d'un tel voyage sans guide. J'espère que c'est quand même réaliste de l'envisager!

Merci beaucoup!
Compte-rendu de croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Celebrity Silhouette (7 au 22 octobre 2011) English translation pending
by MissMC · 2011-12-12 · 14 replies
Croisière Celebrity Silhouette Terre sainte Du 7 au 22 octobre 2011

Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.

Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!

La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!

Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.

En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!

Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.

La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.

Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!

Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.

Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.

Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.

Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.

L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!

Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.

Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.

Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!

Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.

En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!

Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web :
http://www.hotelforte.com/eng/home.htm

Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#

Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!

Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/

Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/

J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!

Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/

Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C

À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.

Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.

À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).

Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).

À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !

On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).

Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.

Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.

Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !

De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !

Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C

Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !

Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.

Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !

Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…

Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)

Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)

Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !

Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.

Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…

Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C

Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !

Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.

Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…

Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.

Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !

On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.

Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !

Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.

Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.

Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !

À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…

Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!

Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C

Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !

Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !

A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.

Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…

La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !

Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».

Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.

Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.

Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)

Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !

Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.

Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.

Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.

Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !

Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C

Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !

Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les bâtiments doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !

Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que Jésus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.

Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.

Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG

Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.

Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.

Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.

Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.

Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !

C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…

* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…

En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C

Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !

Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C

Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l’île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !

Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.

Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.

Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !

* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:

En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C

Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…

Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!

Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C

Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !

Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C

Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !

Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Circuit de deux mois... vingt et une étapes, Thailande-Laos-Cambodge English translation pending
by Tifinar · 2011-12-11 · 13 replies
Bonjour

Grace aux discussions et recherches et conseils des amis sur ce forum nous avons (enfin ?) élaboré un Circuit de 2 mois pour visiter la THAILANDE, le LAOS et le CAMBODGE en 21 étapes :

1 – LYON – BANGKOK 3 JOURS

2 – BANGKOK – SUKHOTTAI 2

3 – SUKHOTTA - CHIANG MAI 3

4 – CHIANG MAI - CHIENG KHONG – HOUESSAI – OUDOUM SAI 3

5 – OUDOUM SAI - PAKMONG – NONG KHIAW – LUANG PRABANG 4

6 – LUANG PRABANG - PHONSAVAN – XIENG KHOUANG – VANG VIENG 3

7 – VANG VIENG – VIENTIANE 3

8 – VIENTIANE - THAKHEK 2

9 – THAKHEK – SAVANNAKHET - PAKSE 3

10 - PAKSE – PAKSONG – PLATEAU des BOLOVENS 3

11 – PLATEAU des BOLOVENS - CHAMPASSAK – ILE DE KHONG 2

12 - ILE DE KHONG - STUNG TRENG 2

13 - STUNG TRENG – KRATIE 3

14 - KRATIE - KOMPONG CHAM 2

15 - KOMPONG CHAM - KOMPONG THOM 2

16 - KOMPONG THOM - SIEM REAP – ANGKOR 5

17 - SIEM REAP – BATTAMBANG 3

18 - BATTAMBANG – PURSAT 2

19 - PURSAT - KAMPONG CHHNANG - PHNOM PENH 2

20 - PHNOM PENH - TAKEO - KAMPOT – KEP 3

21 - KEP - PHNOM PENH … BANGKOK - RETOUR France 2

Aléas ....................... 2

TOTAL…………………………………………………………………. 60 JOURS

Tous les grands trajets sont prévus en Train et Bus (une journée pour relier les étapes entre elles) , les visites en taxi et/ou Tuk Tuk, "à pieds" ou en moto...

Hébergements dans les Guesthousses "Routards"

Qu'en pensez vous ?

Est ce réalisable ? N'est ce pas trop ambitieux ou trop "speed" ? Aurons nous le temps de "découvrir" et d'apprécier ?

Les transports entre les différentes étapes sont -ils aisés ? par exemple... entre Houessai, Oudoum Sai, et Nong Khiaw ? entre Luang Prabang et Vang vieng ? ...

Trouverions facilement un hébergement correct aux différentes étapes ? (Chambre double, propre, sympa et peu chére... 15 usd)

Les commentaires, conseils et suggestions seront fortement appréciés.

Merci
Surclassement Air France English translation pending
by Afornotaf · 2011-12-07 · 31 replies
Bonjour à tous, Soyez indulgents avec moi avant de me disputer. Voici la situation. J'ai réservé un CDG-PUJ (AR) du 29/01/12 au 11/02/12 en Alizé pour mon épouse, mon fils (3 ans) et moi en Alizé. Le vol doit logiquement être effectué en 777-300 COI avec une attribution de sièges aux rangées 4 à 6 si je ne m'abuse. Or, les sièges qui me sont attribués sont à la rangée 16. J'en suis donc surpris. Finalement, je m'aperçois que l'avion sera un 777-300 ER LC international 383 sièges. Ces appareils ne sont pas équipés en Alizé mais en Voyageur Prémium pour les rangées 14 à 16. Je vais donc voyager sur des sièges Voyageur Prémium et non pas Alizé. Vous allez me dire sans doute que je gagne au change. Le seul problème est que sur les sièges Alizé, les accoudoirs peuvent être relevés et pas en Prémium Voyageur. Cela ne signifie peut être rien pour vous mais pour moi, ça veut dire beaucoup (amis mélomanes ...) car cela nous permet, en relevant lesdits accoudoirs, d'allonger le petit entre nous et il peut ainsi s'endormir facilement. Cela ne sera pas possible en cabine Prémium Voyageur. Le choix de l'accoudoir escamotable était donc déterminant pour moi, vous l'aurez compris. Pensez-vous que je puisse, à l'enregistrement, soulever ce problème auprès de la charmante hôtesse et espérer de sa part, une quelconque mansuétude, voir même une certaine générosité, qui pourrait se traduire, par exemple, par un surclassement en J ? Je suis bien conscient que le mieux, pour voyager en J est d'en acquitter le tarif mais là, la prestation vendue ne sera pas identique à la prestation effectivement proposée. Bien à vous tous.
Hôtel Riu Merengue à Puerto Plata: bloc de chambres tranquilles? English translation pending
by Satin · 2011-12-04 · 8 replies
Bonjour,

Nous allons en famille pour Nöel au Riu Merengue et j'aimerais savoir dans quel bloc est-ce que les chambres sont les plus tranquilles? Car on veut quand même se reposer. Merci
Japon: voyage de quinze jours du 7 au 22 octobre 2011 English translation pending
by Kilometre · 2011-12-04 · 13 replies
Bonjour, ça y est je me décide de vous faire mon carnet de voyage de notre petit circuit au japon Celui ci était programmé depuis le mois d'octobre 2010 retour de nos vacances d'avant. Le choix sur nos dates s'est porté sur les couleurs automne mais là un peu raté trop tôt. Ensuite comme tout le monde sait en mars la catastrophe est arrivée. Nous avions nos billets en main. Et la décision à prendre maintenir ou pas notre voyage. Notre parcours est assez classique, je me suis basée sur le forum + brochures de voyages et offre agence. J'ai établi nos choix d'étapes et réservé vol, carte de transport train JR et réservation d'hôtel via agence spécialisé sur Paris qui d'ailleurs est bien implantée sur le Japon. Tous les jours j'ai tapé un récapitulatif de nos journées sur un ordi portable que je vais vous remettre sur ce carnet de voyage en essayant de vous joindre quelques photos. En tout cas merci à tout ce qui mon aidé à avoir des réponses pendant le montage de mon road book.

Vendredi 7 octobre 2011 le jour j du départ. Une sensation étrange. Pressé d'y être et en même temps on est fou Donc bagage dans la voiture billet en poche et c'est partie.Départ de la maison vers 6h30 vous allez me dire c'est tôt pour 13h30 le décollage mais bon. Nous avons eu droit aux embouteillages vers les environs de paris logique heure de pointe. Arrivée devant notre parking 8h30. Nous prenons contact avec les loueurs vers 9H00 et arrivé à Roissy à 10H nous n'avons pas eu trop le temps de voir le temps tourner pour l'enregistrement des bagages notre carte d'embarcation imprimée à la maison. Tout les vols sur air france maintenant sont mélangé il y a juste des comptoirs selon les compagnies. Donc nous air france. Mais pour l'embarcation ils annoncent et affichent du retard 1h à la fin pour problème d'organisation de nétoyage du A380 plus long Voyage an dormant moyennement on se force une longue journée nous attend. Un film pour moi et des joujous. Le repas et petit déjeuné juste avant d'atterir. Toujours limite en place jambe surtout pour monsieur qui est grand. Nous somme samedi déjà l'aire de rien.

Arrivé à Tokyo. On y est bien sur bienvenue à Tokyo en japonnais et anglais. C'est nette le Français est absent.

On découvre nos premières toilettes avec option japonnais dès notre arrivée. Les bagages sont arrivés sur le champ mais bon nous avions pris notre temps d'aller aux bagages. Mais d'abord un passage douane avec empruntes et photo idem que USA. Formulaire à remplir.

D'ailleurs l'hôtesse très charmante avec qui nous avions bien causé avait omis de faire la distribution. D'ailleurs elle nous avait parlé du retour des japonnais de France avec suivie d'un psychiatre mais nous avons bien compris à notre retour sans pour autant avoir fait une consultation.

Donc distribution sur l'urgence en decendant de l'avion et remplissage à l'aéroport de nos coupons. Mais bon tout c'est bien passé. Deuxième contrôle cette fois avec les bagages. Maintenant recherche de notre JR pass. Nous demandons. Les premiers guichet que vous voyez c'est les compagnies de car privé. Donc on nous dirige vers les guichets je ne me rapelle plus si il fallait décendre d'un niveau et la je reconnais la façade que j'avais vu en photo sur internet. Donc nous faisons la queue pas trop longue remplir un formulaire et on nous fait notre jr. Et c'est partie pour nos premier transport explication tout en anglais évidemment. On n'arrive avec directement une réservation car nous. Le monsieur nous a demandé notre première adresse et nous a fait de suite la réservation donc gratuite avec le jr sur le prochain train. Effectivement le premier train nickel.On regarde pendant notre trajet les premières paysage du japon. Entre l'architecture et les riziaires. La ou nous ressentons l'influence de cette ville c'est à la correspondance de la gare de Tokyo. J'avoue je ne suis pas trop ville. Pas intérait de se quitter avec mon marie. Sortie des transports ou tout est bien indiqué. A pied nous avons bien tourné en demandant notre route à plusieurs reprise pour trouver notre hôtel. Pourtant nous constaterons que la route était plus ou moins tout droit. Et j'avais étudié sur map avant de partir et tout emprimé. Un peu de marche tout de même si on utilise que le JR passe. Mais la météo est avec nous. Soleil et température bonne. Arrivé à l'hotel il nous propose de laisser nos bagages avec d'autres, ce que nous acceptions et que j'avais prévu. Mais il est déjà 13H quand nous avions fini le premier périple. Comme pour les US trop prévue sur la première journée que nous ne fairons pas. Mais cette année j'ai décidé de prendre les choses plus cool. Mais monsieur veut manger. Oh là là deuxième étape. Nous finissons dans une superette on prend l'eau, du poulet panné déjà cuit une viennoiserie et c'est partie pour le jr vers le parcshinjuku on nous avions mangé tranquille parmis beaucoup de japonnais nous sommes samedi donc en famille dans le parc. Visite de celui ci. A ces jardins japonnais d'ailleurs pendant notre trajet train nous avions pu observé que même si ils ont peu de terrain autour de leur maison il y a toujours leur superbe arbre taillé en banzai. Ensuite à la recherche des tour Tokyo métropolitain et là nous avons bien tourné avant d'arrivée à les atteindre. J'avais presque honte de ma tenue toutes les filles et femme habillées en endimanché je vous dis que ça. Je suis pressé de voir lundi si c'est en constance ou pas en tout cas très coquette et moi en tennis jean bon on est des touristes et ça ce voit d'ailleurs nous ne sommes pas trop nombreux dans l'avion même pas 1/10. Donc nous arrivons à nos tours et toujours à tourner en rond pour pouvoir y monter nous sommes samedi l'entrée principale fermé mais en passant par le dessous nous avons pu monter dans la tour avec restaurant car l'autre fermait dans 20 minutes et effectivement nous avons une vue sur une partie de cette ville immense qui est Tokyo pas de vue des monts soit trop tard ou une brume au loin. Nous redescendons et retour vers notre hotel la fatigue se ressent. Je décide de chercher à manger avant de rentrer à l'hotel car je suis persuadée de ne pas avoir le courage de ressortir allez un magdo d'ici désolé et retour à l'hotel trouvé plus facilement Nous prenons possession de notre chambre pas trop grand mais je mis attendais.

Une douche et le lit malgrès le wifi pas possible de ce connecter une version trop récente sur notre portable Bon pas grave un autre jour pour dire au proche que nous sommes bien à Tokyo.(Plus tard nous serons que nos parents étaient très inquiets)

dodo maintenant sur un lit bien dur.

Dimanche 9 octobre

Donc aujourd'hui l'anniversaire de monsieur 40 ans ça ne s'oublie pas l'ironie du sort c'est toujours moi qui voulait partir pour la date de mon anniversaire Donc aujourd'hui visite de Tokyo nous sommes loin du planning prévue le marché au poisson fermé pour jour férié mais de toute façon je n’aurais pas pu rentrer il faut des chaussures bien fermées et moi j’avais pris des sandalettes. En passant par le parc de Hama Rikyo Onshi Teien à voir avec de belle arrière vue de la ville au milieu de la végétation un bon contraste pour les photos



après nous avons pris le Shuto express way pour atteindre Odaiba mais nous avons fini à la fin dans une grande galerie avec un musée de Toyota avec des voitures Française à l'intérieur une galerie qui ressemble énormément au décor du Vénitien à las Végas ensuite nous sommes repartie dans l'autre sens pour rejoindre Yoyogi park Nous étions dimanche 9 novembre faite du sport avec beaucoup de gens entrain de faire différente activité du sport celle qui nous a le plus amusé c’est le Rosk n roll plein de Elvis Presley

nous avons fini la fin d'après midi devant le parc Chiyoda ku du palais impérial ou nous apercevrons que c’était fermé. Le parc de pin taillé en banzai était impressionnant Ensuite retour à la maison avec un repas au restaurant pris au hasard très bien mangé assez simple et là pas le droit de tricher que des baguettes.

Lundi 10 Octobre 2011 Ce matin réveil à 7h nous avons du trajet départ pour Kamakura au petit déjeuné à l’hôtel, plutôt de travailleur Japonais que de Japonais en week-end. il a plu la nuit ouf peut être une chance d'avoir du beau temps ce qui sera confirmé par la suite. Donc je suis mon book pour les trains changement à prendre je dirais efficace merci Hyperdia nous arriverons bien à destination. Nous commençons à voir la campagne et ses habitations. Je suis surprise de voir qu'ils aient leur fenêtre à 5 mètres de la voie de train. Nous longerons la voie ferrée plus ou moins tout le long de nos visites en la traversant à plusieurs reprise aucun pont ni de tunnel comme chez nous dans les campagnes. la visite des temples commence temple de engakuji ensuite temple d toheiji nous nous apercevrons que selon le prix d'entrée nous avons l'importance de celui ci il y a la possibilité de faire une pose thé dans certain la végétation est très verte et intense nous nous croirions au Mexique on a de la chance la météo est avec nous l’heure du repas approche monsieur a son ventre qui appel famine le problème il exige un menu traduit en version anglaise mais là nous n'avons pas trop le choix du coup nous avons si bien que nous loupons les derniers temples de la liste le premier malheureusement pour nous c’est pour nos amis les peets

Mais nous trouvons un resto juste à coté du temple tombeau de tsuragoaka hachimangu que nous visiterons ensuite. Passage dans la rue commerçante et nous voilà à la gare. L’aide des japonais nous a été utile plus d’une fois pour retrouver notre chemin. En rentrant dans le temple nous avons fait le rituelle de purification des mains de la station de Kamakura nous partons vers le grand bouddha et effectivement il est impressionnant

nous allons jusqu'à la mer. Ensuite voyant l'heure nous décidons de rentrer à l'hôtel la nuit tombe déjà pas de train qui longe la mer comme prévu au programme. Notre arrêt restaurant sera chez nos 2 mamies avec les messieurs au fourneau un petit restaurant familiale qui paye pas de mine mais suffisant pour nous.

Nous arrivons à nous diriger pour rentrer à l’hôtel sans souci. En conclusion nous avons annulé notre escapade sur Nikko et pris une journée de plus sur Tokyo.

Mardi 11 octobre 2011 donc départ pour le hakone longue journée en perspective nous prendrons notre pass pour 2 jours de la gare de Odawara ensuite une partie de la visite se fait en faisant les trajets avec différent moyen de locomotion tramway téléphérique petit train

d'abord nous allons à notre arrêt hôtel miyanoshita un grand panneau indique la direction à prendre nous sommes pas les seuls touristes l'hôtel extérieur a du caché

on dépose nos bagages et nous commençons à suivre l’itinéraire classique pour arriver sur gora prendre la télécabine qui surplombe la vallée et la soufrière pour nous pas trop d’étonnement nous avions visité sur java une soufrière plus imposante et plus exploité nous dirons que celle de Hakone est en fin de vie mon fred commence à ne dire aucun mot je sens le malaise et effectivement la migraine arrive avec un repas et un bon coca nous repartons sur notre périple pour atteindre directement le lac avec les bateaux à touriste

ensuite à hakone machi nous cherchons les old Tokaido et holine détachet palace etc. mais nous ne verrons rien nous reprendrons le bus qui nous amèneras directement devant notre hôtel donc assez vieillot le restaurant fut imposé car pas trop le choix dans les alentours nous prendrons dans l'hôtel Nous n'avions pas prévue nos tenues de soirée qui était exigé pour manger dans la partie restaurant japonais mais voyant le prix rien à regretter nous avons eu droit à nos couvert en argent et tout ce qui va avec. Remarquez que ça va avec le décor nous nous serions cru sur le Titanic le petit déjeuné fut idem aussi chic au niveau service mais pour des touristes ordinaires ça fait décalé mais les japonais à l'aire d'apprécier nous avons eu droit à notre fax de l'agence de voyage de la part de nos parents qui commençaient à s'inquiéter ça faisait plusieurs jours que nous n'avions pu envoyer de mail. Ce soir c'est bon malgré un hôtel vieillot internet était plus à jour. En tout cas le temps c'est maintenu. Pendant tout notre séjour nous avons constaté que l’on peut oublier sa brosse à dent que tout le nécessaire de nos trousses de toilette son dans une corbeille dans la salle de bain. Pratique je dirais. Autre chose pendant notre voyage il y avait beaucoup de groupe de femmes japonaises d'un certain âge en déplacement. Pourquoi ? Veuve ou messieurs travaillent ? En tout cas plein de questions sans réponse. Sur le forum quelqu’un m’a donné réponse à mes questions que les femmes et hommes visite séparément comme en scolaire etc. etc. le lit ne s'est pas fait attendre

Le 12 octobre 2011 aujourd'hui départ pour Takayama nous reprenons, après un petit déjeuné avec nos cuillères en argent , le petit train pour rejoindre odawara nous avons avec nous un jeune couple de français c'est tellement rare que l'on se sourie ils font le périple comme nous tout seule avec les trajets imprimés sur Hyperdia par contre ils finissaient vers Tokyo dans l'autre sens que nous il nous souhaitait bon courage car l'anglais était moins courant vers notre direction nous arrivons en tout cas sans problème à faire notre parcours train avec les réservations pour le jr pendant le trajet nous observons les habitations qui nous paraissent très anchevétrées les unes à coté des autres mais la faim commence à ce faire ressentir nous allons profiter du trajet pour manger notre belle boite que nous avons acheté en gare comme la plupart des japonais. En tout cas si vous mettez accidentellement à coté de la queue pour monter dans le train personne ne vous laissera passer. Donc arrivé à la gare nous cherchons l'hôtel il était tellement en face de la gare que nous cherchions dans une rue après donc notre clef nous est donné comme il est 14h nous avons vu pendant le trajet qu'il avait déjà pluie et que les prévisions météo n'était pas bonne nous allons à notre chambre pas grande mais fonctionnelle une salle de bain ressemblant à une classe première de chez nous donc nous repartons pour prendre nos ticket pour le bus de demain réservation avec l'étape arrêt de 2heures à Shirakawago ensuite nous décidons de faire du change pas à notre avantage évidement nous n'avons pas le choix ils ne prennent pas les cartes mastercard à la poste mais le bureau ferme dans 10 minutes nous faisons vite d'ailleurs en fin de transaction les rideaux baissent. il est tout juste 15H30 tout ferme tôt dans ce pays d'ailleurs ce n'est pas facile à programmer quelques choses Donc nous partons à la visite de la petite ville sans but trop précis je n'avais pas trop envie de me prendre la tête en fin de compte nous en avons vu pas mal sauf le musée des chars qui est conseillé mais voyant l'heure et que tout ferme nous nous sommes plutôt dirigé sur le musée du palais de l'empereur d'ailleurs que nous ferons au pas accéléré car on nous explique que dans 30 minutes il ferme. Maintenant le moment du repas est arrivée et il est 18 heures donc nous nous apercevons que la plupart des restaurants sont fermés le jeudi dommage donc nous finissons près de la gare et de notre hôtel repas à la japonaise la viande pas jojo plein de gras en tout cas la ville de Takayama m'a plu, pas trop grande mais des choses à voir.

Le 13 octobre 2011

Donc petit déjeuné dans notre chambre j'avais apporté du thé sucrette et nous avions des petits pains avec nous ensuite comme il nous restait 1H30 avant le départ du bus nous avons été faire un tour au marché très simple avec effectivement des vendeurs de fruit et légume locaux pas en grand nombre d'ailleurs nous avons acheté des pommes plus cher qu'en France avec un tatouage dessus que nous avons photographié

ensuite nous repartons chercher les bagages à notre chambre et c'est parti pour le bus direction shinogowa village dans les montagnes on arrive facilement à imaginer dans la neige comment ça doit être sympa de passer les fêtes de fin d'année nous laissons le sac que nous avions avec nous au casier à consigne pour 400 yens avoir de la monnaie avec vous ensuite c'est partie pour une ballade le temps était mitigé un peu de pluie nous faisons de belles photos il y avait une belle vue panoramique un peu en hauteur bien mérité après une bonne marche

nous profitons de toutes ces fleurs qui je pense quelles étaient justement là pour donner du cliché

et nous avons eu droit à un défilé d'enfants et d'adultes avec instrument habillé en costume nous ne serons pas si c'était occasionnel ou si tous les jours il y en avait un pour les touristes

sinon c'est sympa mitigé entre village pour touriste et un bon en arrière. En tout cas une vie extérieur des grands agglomérations ensuite nous reprenons notre car obi avec réservation pour Kanazawa nous avons une petit trotte pour rejoindre notre hôtel nous retrouvons la ville après dépo de bagage, vite nous partons pour le quartier des anciennes geisha mais bon nous en voyons une qui court et ensuite plus que des magasins à touriste ça ressemblait à un quartier que nous avions visité dans la ville de Takayama le temps ne sera pas avec nous il pleut on part vers le parc et Chateau mais là il y a des travaux les entrées que l'on voulait prendre fermé nous devons faire le tour nous ne verrons que un bout de l'extérieur il est déjà trop tard enfin 16H30 environ tant pis nous n'en verrons pas plus. Nous rentrons pour trouver à manger dans une galerie à coté de notre hôtel d'ailleurs il y a un type de marché couvert que nous traverserons et là nous verrons les prix des fruits et poisson assez élevé des magasins de vêtement dont des marques de luxe de france mais dans tout cela nous avons pu trouver un restaurant sympa ou nous avons fini dans un compartiment style japonais car nous avons demandé non fumeur le menu très bon et la patronne nous a offert une entré suite qu'elle a su que nous étions français de là nous rentrons pour faire une bonne nuit
Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage English translation pending
by Trrristan · 2011-12-03 · 24 replies
Bonjour à tous,

J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.

Préparatifs

J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).

21 juillet

Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.

22 juillet

En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.

Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).

23 juillet

En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)

En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)

Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.

Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.

24 juillet

C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.

Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.

En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.

25 juillet

Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.

Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.

Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.

TRAJET EN BUS RGN-MDLY

Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.

26 juillet

Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.

Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).

Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.

Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.

27 juillet

Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).

Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).

Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.

28 juillet

Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.

29 juillet

Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.

En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.

Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.

30/31 juillet

C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...

PARENTHÈSE : MR BEAN

Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).

Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.

Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.

J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.

Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée :
http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797

1er août

C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...

2 août

Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.

3 août

Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.

PARENTHÈSE : LE MINIBUS

Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.

Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.

4 août

Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.

5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.

7 août

3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?

A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.

Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.

8 août

Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.

Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.

9 août

Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.

10 août

Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.

11 août

Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.

On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)

Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.

12 août

Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)

13 août

Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.

A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.

RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.

14 août

La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.

Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!

Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...

Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :

- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!

- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!

- -

- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.

- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.

- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.

- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.

- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.

- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)

- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.

- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.

- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.

- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.

- Allez en Birmanie!!

Tristan
Mon projet pour vingt jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Miju69 · 2011-11-30 · 33 replies
Bonjour à tous,

L'an passé alors que je commençais à préparer ce voyage, j'ai du interrompre, mais là pour la première fois j'ai de la peine à préparer mon circuit, certainement du fait de l'immensité du pays et aussi du fait que tous les gens qui connaissent un peu ou beaucoup sont emballés par ce qu'ils ont vu et puis bien sur parce que mes moyens physiques et financiers m'imposent des limites 20 jours environ et pas de randos trop difficiles dénivelé et temps de marche.

Je souhaite voir San Francisco (est-ce que la maison bleue est toujours sur la colline?) Las Végas pour bien prendre conscience des problèmes d'eau. Le retour sur Los Angelès devrait me permettre de voir d'autre Américains que les touristes que nous rencontrerons sur dans les parcs.

Merci d'avance de vos avis sur :

1Lyon Los Angelès 2Los Angelès 3L A xXXX 4xxx Grand Canyon 5Grand Canyon Gray Mountain 6Gray mountainMonument Valley nuit à XXX 7 XXXArches Moab 8Moab 9MoabCapitol ReefBryce Canyon 10Bryce Canyon 11Bryce canyonZionLas Végas 13Las VégasLas Végas 14 Las VégasDeath Valley XXXXX 15XXXXXYosémite 16YosémiteSanfrancisco 17Sanfrancisco 18Sanfrancisco 19SanfranciscoMonterey 18MontereySequoia parc

19Sequoia parcLos Angelès 20 Los Angelès 21Los AngelèsLyon 22Lyon

Les XXXXX sont à déterminer comme point de chute.

Bonne soirée, je vous attend et je rêve.
Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
by Getperrier · 2011-11-30 · 991 replies
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Cadeau de Noël: un billet pour Las Vegas, vingt et un jours sur place pour se balader en famille dans l'Ouest américain English translation pending
by Taq · 2011-11-28 · 20 replies
Voilà, c'est fait alors que je n'y croyais plus à la vue des tarifs, je viens de prendre 5 billets AR pour Las Vegas (les tarifs étant bien plus intéressants que sur SF ou LA) du 15/07 au 07/08, ce qui nous laisse donc 21 jours pour parcourir l'Ouest (enfin une partie!)avec nos 3 enfants de 10,13 et 16 ans. Pas de jouets, jeux, etc dans les souliers cette année mais une enveloppe avec les dates et la destination pour l'été 2012 et un billet vert! Je prépare donc exclusivement sur le net pour le moment car je ne veux pas éveiller les soupçons en laissant traîner un guide ( qui fera partie du "pack noël"!). Je pensais m'occuper du parcours + tard mais je vois à la lecture de vos posts, carnets, etc qu'il vaut mieux réserver très tôt les hébergements. Après étude de vos posts (mais toujours insuffisamment pour tout savoir!), voici un projet de parcours sur lequel j'aimerais connaître l'avis des "connaisseurs":

Date J Lieu Programme Di 15/07 J1 Londres Départ Lu 16/07 J2 Las Vegas Arrivée : 14h10 Las Vegas. Location voiture. Hôtel.

Ma 17/07 J3 Las Vegas Las Vegas : visite des hôtels sur le strip (Venetian, Bellagio, Caesar Palace, Excalibur)

Me 18/07 J4 Zion Tôt, Vallée of fire + route pour Zion (260 kms-2h50). Visite.

Je 19/07 J5 Bryce Canyon Suite de Zion : rando Emerald pools (3h). Route vers Bryce Canyon (150 kms-2h).Visite au coucher du soleil (sunset point).

Ve 20/07 J6 Capitol reef

Bryce point +rando ?. Route vers Arches National Park via capitol reef et national scenic road (440kms-5h30). Sa 21/07

J7 Arches NP Arches National Park. Di 22/07

J8 Canyonlands Canyonlands+ route vers Mexican Hat via Needles (350 kms-3h15).Monument Valley en fin d’aprem. Lu 23/07

J9 Monument Valley Monument Valley puis route vers Page (200kms-2h15). Ma 24/07

J10 Lake Powell /Antelope Canyon Horseshoe Bend + Antelope Canyon +Lake powell. Me 25/07

J11 Grand Canyon Route vers Grand Canyon South Rim (220 kms-2h45).Visite. Je 26/07

J12 Death Valley Route vers Death Valley (570kms-6h30).Death Valley Ve 27/07

J13 Yosemite Route vers Yosemite ( ?) en passant par Sequoia ?. Sa 28/07

J14 Yosemite Yosemite Di 29/07

J15 San Francisco Route vers San Francisco ( 310 kms-3h45) Lu 30/07

J16 San Francisco San Francisco : financial district, russian hill, Alamo square, golden gate à vélo, tour en tramway Ma 31/07

J17 San Francisco San Francisco Me 1/08

J18 Côte Route côtière vers Monterey-Cambria (720 kms-8h). Je 2/08

J19 Los Angeles Route vers los Angeles: Santa Barbara, observation éléphants de mer, Malibu beach / Santa Monica (plage, Venice, pier, main street) Ve 3/08

J20 Los Angeles Los Angeles : Beverly Hills, Hollywood blvd, observatoire Griffith Park. Sa 4/08

J21 Los Angeles Los Angeles : Universal studios Di 5/08

J22 Las Vegas Route Los Angeles-las Vegas ( 426 kms-4h20). Outlet. Lu 6/08

J23 Las Vegas Convocation aéroport 13h40 Las Vegas

Ma 7/08

J24 Paris Retour

Je voudrais donc savoir si l'ordre des étapes est cohérent et si cela est réalisable.Certaines journées sont-elles trop lourdes? Je me demande si cela ne fait pas "trop" de canyons car je ne voudrais pas arriver à une overdose mais dans ce cas que supprimer? Ne vaut-il pas mieux "zapper" certains parcs et aller au Yellow Stone mais il me semble que c'est trop loin si on veut aussi aller à SF et LA. Enfin, que peut-on voir comme animaux et où? Un grand merci d'avance à ceux qui m'aideront à y voir plus clair.
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
by LeSpartiate · 2011-11-27 · 180 replies
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus

Le 6 juin : Au plus profond

En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...

Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.

Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.



On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!

Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.



Au tréfonds de l'antre de la bête...





Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.





CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola

La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.

Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »

L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.













Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.





Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »





Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.



Le 8 juin : Du vert à l'aride

Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.

Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.

















Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.



ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.

Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)







Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.

une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...



A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.

HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli

Le 9 juin : Royal

Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.





Raie Manta souriante...





Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.

Les chevaliers de la table ronde



Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »



J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.





Sublime désolation...



La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !

Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.

Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.

Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮

L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.

Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »

Un dragon venu du tréfonds des âges...



Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.





Shadow in wilderness...





Moon through arch...



Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.

Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.

Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...

FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !

En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.

Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.







OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana

Le 11 juin : Bloc in the roc

Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !

Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !

MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca

La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.





Empreintes... d'un autre temps



un autre dragon venu du fond des âges...

Western Collared Lizard

Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.









Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »

En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴‍☠️



Le 12 juin : Hummer tour

Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.

Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.









En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.





Alien guette...







Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.

Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.

Direction « Thousand Pocket »

Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!

« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.







Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.



Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel

Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.

La dure loi du far west...





Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.













Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.







Guimauve hoodoo









Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement



.





Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !

ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii

Le 14 juin : C'est Coton !

Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.





Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !





Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !



Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.

Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.



Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)

PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora

Le 15 juin : Plongées

Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?

Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.

Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?





Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.

D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.

Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.









Le 16 juin : Surprise et inquiétudes

Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.

Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.

Around... Castle Rock



Et Red Top









Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !

Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.



Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...



Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...

FEROCACTUS Echinocactus polycephalus

Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !

Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !

La descente vers le paradis

Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.

7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.

Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...



Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !

Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.

Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.





La remontée vers l’enfer

Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.

D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.

Première alerte

Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.

Deuxième alerte

La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...

Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.

Perdus !

Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.

Troisième alerte

Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.

Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)

Ultime ressource, dernière chance

Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.

Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.

Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.

Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.

Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.

Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!

La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.

C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !

Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.

Conclusion :

Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.

Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.



Le 18 juin : Coucou... C'est nous

Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.

















Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.

Le 19 juin : Hasard à Las Vegas

Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.

Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.

Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE

L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!

Conclusion:

Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.

Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .

Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.

Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.

Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

2011: L'appel du Wilderness (partie I) English translation pending
by LeSpartiate · 2011-11-26 · 116 replies


2010/2011 : Discussions, cogitations, élaboration

Vers la fin de juin 2010, comme pour prolonger la magie du voyage, nous avions dessiné sur une nappe de papier d'un obscur restaurant à l'aéroport de Denver, une ébauche d'une future boucle Southwest 2011. A peine le carnet de voyage « Érosion, Fusion, Passion » fut mis en ligne sur VoyageForum, que nous replongions dans le chaudron magique du wilderness. Après maintes discussions, de profonds desiderata de l'un et de l'autre, le nouvel itinéraire réalisé, finalisé, constamment remanié quelque peu ambitieux, sans temps mort, assurément sportif, a fini tout naturellement par ne plus ressembler à l'ébauche dessinée. Une boucle qui reprend une partie de l'itinéraire de 2010, avec des endroits déjà connus mais qui seront explorés plus longuement, de nouveaux sites, des endroits plus intimistes et des rencontres programmées. Des roches rouges et ocre de l'Utah et de l'Arizona, à la chaleur du Nevada, aux pentes boisées du Colorado, en passant par les terres arides du Nouveau Mexique; tel serait notre programme de cette année 2011. Que l'aventure commence !

PRAIRIE SMOKE Erytrocoma triflora

PRAIRIE SMOKE Erytrocoma triflora



Le 19/05/2011: Le grand départ

Ça y est !!! C’est le grand jour… La concrétisation d’une longue cogitation … Une longue journée qui nous mènera vers Las Vegas, une escale à Los Angeles, avec forcément des contrôles multipliés. De plus, avec le décalage horaire…la journée de 24h durera exceptionnellement au moins 32h… Une longue journée. Départ avec Air Tahiti Nui. Une compagnie aérienne dégotée par Laurence. Personnel très sympa avec une particularité : Le personnel change de tenue lors du service, des vêtements qui font plus « Tahiti », avec fleur de tiaré dans les cheveux pour les hôtesses. Première « Feufleur» du parcours. !!!Enfin les USA… Arrivée à L.A.Immigration… no problem Douane… no problem Bagages en drop off… no problem Enregistrement… problem avec les automates Contrôles… oubli de mes lunettes…malheureusement, la liste va s’étofferBref, les bagages voyagent plus facilement que les personnes !!!

Le survol de LV nous confirme que la ville est immense. Récupération de la voiture… chez Hertz. Nous apprenons que la conduite « deuxième conducteur » est gratuite si nous sommes mariés. Il faut donc payer !!! 10 $ par jour… Wow et reWow… Nouvelle discussion, le budget n’est pas extensible. Devant notre longue-longue hésitation, subitement l’employé de l’agence nous propose un forfait de 50 $ !!!

Découverte du SUV Mitsubishi « Endeavor » moins sophistiqué que la Jeep Grand Cherokee que nous avions en 2010, mais « high clearance » tout de même, bien que les ancrages des suspensions arrière soient bas. A surveiller donc lors des passages délicats.

Las Vegas est plus immense encore au sol, nous mettons beaucoup de temps à trouver l’hôtel « Desert Rose Resort » qui n’est pas situé sur le Strip (hôtel à dimension humaine sans machine à sous… Eh oui, cela existe) Nous sommes fourbus, fatigués, éreintés. La journée de 24h a bien duré 32h. Les achats pour le wilderness attendront demain. Dream’zzzzzzzzzzzzzz !

BARREL CACTUS Ferocactus cylindraceus / SACRED DATURA Datura Wrightii

Le 20/05 : L’appel du wilderness

Le réveil est facile, le breakfast se déguste dans un bel endroit aménagé, décidément le « Desert Rose Resort » est un hôtel qui gagne à être connu. Première randonnée du voyage… direction vers l’un des innombrables Walmart de la ville pour les achats incontournables, nécessaires pour vadrouiller dans le désert. Les connaisseurs apprécieront l’effort consenti devant la liste plus que fournie. Nous sommes parés pour quelques nuits dans le wilderness.

En route vers la « Valley of Fire State Park » par la « NorthShore Road » jugée plus sympa que la I 15. Déjà parcouru l’année dernière, nous retournons vers ce site car il y a quelques mois, au fil de mes recherches sur le Net, j’étais tombé (Non…même pas mal) sur un magnifique spot qui se nomme à juste titre « Wave of Fire » Cette nouvelle vague était encore méconnue, il y a peu de temps, idéalement bien placée, d’un accès facile, et proche de la route qui mène à White Domes : Pas de doute, The « Wave of Fire » deviendra un must de ce parc. D’ailleurs quelques cairns commencent à fleurir. Ephemeral Arch… Rest In Peace !









CARANDAY PALM TREE Copernicia alba

Pas le temps d’attendre le sunset, nous filons vers un autre spot, particulier (encore un !) : « Gold Butte » dans « Little Finland ». Une longue piste nullement lassante grâce aux multiples paysages traversés.



« Little Finland » : Ne vous attendez pas à voir débouler des troupeaux de rennes, ni même de bisons si chers à ITATstone, mais plutôt à voir apparaître des gargouilles ou dragons échappés d’un autre âge.



Nous ratons de quelques dizaines de minutes, l’instant magique (la Golden Hour), mais nous arrivons tout de même à photographier quelques monstres avant que le soleil ne se couche.



Imaginez ce lieu très isolé, assez fermé, entouré d’un bestiaire moyenâgeux, inanimé, (va-t'il le rester dans la nuit?) Absolument personne… Palpez l’air bruissant de silence et vous aurez une idée de l’ambiance surnaturelle qui y règne à l’opposé de la bruyante ville de Las Vegas déjà si loin. Pour une première nuit dans le wilderness, nous ne pouvions pas mieux rêver. Dream’zzzzzzzzzz ! Sous les millions d’étoiles, un spectacle toujours aussi merveilleux et fascinant !

Le 21/05 : Surprise

Aux aurores, dernière petite virée solitaire de Laurence dans le secteur, histoire de vérifier si quelques dragons pétrifiés ne sont pas apparus durant la nuit, pendant que je réaménage la partie literie du 4x4. Notez la répartition des rôles !







Pendant qu'une certaine personne s'amuse... 😉 Je remballe... Admirez le travail



Puis en direction de "Snow Canyon State Park", un petit détour sur "Withney Pocket". Le site est très bien indiqué, mais le dernier mile de la piste est quelque peu abîmé, une petite marche et nous trouvons les pétroglyphes, mais le plus intéressant d'entre tous (Falling Man) nous échappe. Peut-être est-il définitivement tombé ? Tant pis, nous laissons tomber, nous aussi. Il est temps de faire la route vers le Snow Canyon State Park.

JOSHUA TREE Yucca brevifolia



Pour le parc "Snow Canyon State Park", nous avions réservé un emplacement au campground, encore une nuit dans un hôtel à plusieurs millions d’étoiles. Bon à savoir : L’entrée du parc est gratuite si un emplacement a été réservé. Nous allons de suite régler les formalités et prendre possession des lieux (emplacement 23) avant d’entamer une des nombreuses petites randos du parc. La ranger informe Laurence qu’elle a un message… Wooh ! Surprise !!!! Tiens, un admirateur US ? / Non… râté …. C’est Ninou98 alias Mamie Boulet … Alias Ninou Croft avec son Grand qui passaient par là et peut-être repasseront-ils par ici à ne pas en douter.

De toute façon, nous ne pouvions pas les louper... Ils avaient tout prévu.



En attendant, nous choisissons le trail « Lava Flow & Butterfly trail / Durée : 1h Sympa ce trail au milieu des roches typiques de l’Utah, traversant un terrain effondré par endroit et constellé de pierres noires issues d’une ancienne éruption volcanique, vraiment facile à parcourir.



Nous revenons au camp, quand soudainement, le temps s’assombrit, les nuages gris, puis noirs s’annoncent cachant un soleil à l’instant radieux, le vent se lève et forcit… Plus d’oiseaux dans le ciel… Plus un bruit dans le wilderness, toute la faune se cache, le signe assurément d’une bonne tempête qui va s’abattre sans coup férir sur ce petit parc. Bise…brise…blizzard…bizarrement, rien n’avait été annoncé à la météo de la station des rangers ??? Bon sang ! Mais c’est bien sûr, tous ces éléments déchaînés annoncent l’arrivée imminente des baroudeurs de l’ouest : Ninou et le Grand dans leur 4x4. Il est temps de vaincre le signe indien : « C’est de part ma volonté que les éléments se meuvent »: Alors…Soleil !!! Une rencontre fortuite mais bien sympathique. L’emplacement ne manquant pas de place, il est convenu que Ninou et son Grand planteront la tente, après avoir régler 16$ à la station. Un petit trail : "Hidden Pinyon & Petrified Dunes Trail", en leur compagnie. Marche et papotage. Je reste décent pour ne pas divulguer : Qui marche et qui papote ? Reste le plus dur, la soirée: Margarita, BBQ (saucisses), bières, fruits : ne manquaient plus que les Shamallows !! Nos deux baroudeurs de l’ouest sont bien organisés et outillés.

Puis lights out…. Dream’ZZZZZZZ ! Admirable et réjouissante journée… Absolument !!!

Une bonne tablée.... rien que du bio... Enfin presque 😉



En résumé, le parc et le campground sont sympathiques. Les randos sont abordables, idéales pour ceux qui voudraient s’essayer au wilderness pour la première fois.

BLUE FLAX Linum perenne var. lewisii

Le 22/05 : Déception, crevaison, réparation et contemplation

Après le petit déjeuner pris avec Ninou et son Grand et avec du vrai café (un pur luxe dans le wilderness), nous sommes prêts à repartir vers nos destinations respectives. Nous vers le soleil... et Ninou (c'est à dire pas nous) vers le vent, la pluie ! Nous nous reverrons à Escalante avec d’autres forumeurs, un repas prévu de longue date.

Déception : Direction Toroweap, une nuit de plus dans le 4x4, par la piste « Mount Trumbull road » : 61 miles assez ennuyeux et réputés « crevant »… pour les pneus. Nous filons vers Tuckup pour Shaman's Gallery, de jolis pictographes restés confidentiels sont à l'ordre du jour. Malheureusement, je me suis bien fourvoyé dans les relevés des waypoints et interprétation de la topo. Nous empruntons une piste et nous butons sur une barrière bien plantée au milieu de la piste. Impossible de la bouger, en plus pour être sûrs, les rangers ont savamment déposé rocs et tronc d'arbre... C'est clair, je me suis planté, et nous sommes plantés, comme la barrière. Fin du périple.

Crevaison : Le demi-tour s'impose et d'autant plus imposé, qu'au tableau de bord, un voyant s'allume. Un voyant que je reconnais « Tire flat »... Houston, nous avons un problème ! Constat : le pneu n'est pas éclaté, mais semble se dégonfler lentement. Option 1 : « Recherche de la bonne piste de Shaman’s Galery» est annulée. Option 2: « Aller vers le campground et changer le pneu » est évoquée mais vite abandonnée. Option 3 : « Mettre à profit le temps imparti pour la rando » pour un retour vers Fredonia, réparer le pneu, puis retourner au campground de Toroweap. Ainsi, la journée ne serait pas tout à fait perdue. Opération délicate, qui n’est pas assurée dans son déroulement : Fredonia est un petit bled et nous sommes dimanche. Nous allons tenter tout de même le coup.

Réparation : Fredonia : Le garage ou plutôt la superette du coin : Alimentation, postes à essence et atelier de réparation et tout à coté, la fin d'une fiesta dominicale. Le décor est planté. Après s’être fait comprendre par le boss du lieu (j’avais emmené le guide de dépannage de la voiture au cas où), il interpelle un gars qui nous indique un emplacement de l’autre côté du garage (drôle d’endroit pour réparer) puis se ravise et nous fait signe de nous rapprocher et nous laisse en plan. Doit-il finir la fiesta ? Attente Arrive une jeune femme (fait-elle partie de la fiesta ou du magasin ?) qui fait le tour de la voiture et détecte le pneu incriminé, puis repart…Attente…Attente… Arrive un autre gars, (Fiesta) inspecte le pneu et trouve le caillou planté et nous dit d’attendre une bonne vingtaine de minutes, puis repart…Attente…Attente…Attente… Arrive le Mexicain du coin, le préposé à la réparation : cette fois, c’est la bonne ! Opération rondement menée : 20 $ + le café gratuit offert par le patron parce que nous avions attendu... Ah bon ? nous avions attendu… Ce qui s’appelle un service à l’américaine qui nous a bien dépanné et avec une notion d’entraide que nous ne connaissons pas ou plus en France.

Contemplation : L’après midi est bien entamé, il est 15h45, de nouveau nous sommes en direction de Toroweap en espérant trouver une place au campground. Celui-ci est placé sous la dure loi du Far West « du premier arrivé, premier servi ». La piste est toujours aussi longue, ennuyeuse excepté pour les 5 derniers miles composés de slickrock et de rocailles.

Le long de la piste, des milliers de feufleurs....

GLOBE MALLOW Sphaeralcea parvifolia

Chance ! Il reste de la place. Chanceux assurément, car pour un SUV normalement constitué, seuls 3 emplacements (1 à 3) situés sur le plateau peuvent être atteints. Les 7 autres situés sous la falaise sont difficilement accessibles, une marche assez haute met le bas de caisse du véhicule à rude épreuve. Il est 18h, il nous reste du temps pour randonner tranquillement avant le sunset sur Toroweap, l’unique randonnée de la journée déjà riche en péripéties. Une petite ballade de 1h30 à 2h le long du rim à la recherche de points de vue sur le Colorado, le soleil éclaire encore les falaises abruptes. Pour moi, il est temps de m'asseoir et de contempler la lumière baissant sur les parois. Le grand vide n'est pas ma tasse de thé, autant ne pas tomber dedans. Laurence baguenaude à la recherche d'un spot photo inconnu.





Le 23/05 : De l’indicible profondeur à la vertigineuse beauté

Ce matin, nous décidons d'aller admirer Toroweap Overlook en reprenant le trail de la veille. Un photographe est à pied d'œuvre près de l'emplacement n°10, prenant une vue de l'ombre que fait un arbre sur la falaise… Marrant, c'est une bonne idée...A parier que la photo sera d'une facture intéressante.

PINYON PINE

Pour ceux qui voudraient faire la rando au plus court... Ne vous cachez pas ! Je vous connais. Ça démarre à l'emplacement n°5 / trail dénommé « Saddle Trail »

Puis direction Zion NP, un parc que nous affectionnons tout particulièrement. Nous prenons notre temps car nous savons que la rando du lendemain « Big Spring et Orderville Canyon » est annulée. La Virgin River est inaccessible pour cause de fonte des neiges tardive. Par acquis de conscience, sans grands espoirs, nous vérifions au visitor center... malheureusement confirmé. Du bon temps, nous n'en aurons pas de sitôt...Un luxe ! Bizarre de dire cela, nous sommes pourtant en vacances ? 🙂

1 ère photo : PENSTEMON penstemon leonardii var.leonardii & RED CLOVER Trifolium longipes 2 ème photo : DESERT PAINTBRUSH Castilleja chromoca / PHLOX Linanthastrum nuttalli 3 ème photo : Inflorescence PINYON PINE

Le 24/05 : Hauteur et intimistes piscines

Aujourd’hui, première rando digne de ce nom « Observation Point » tout en montée progressive, un sentier bien délimité, sans soucis d’orientation. Pour m’amuser, je serai bien tenté de grimper à la façon spartiate, mais c’est sans compter sur les « feufleurs » nouvelles espèces apparues cette année sur Zion NP. Des rouges, des violettes, des oranges, des fuchsias, des hautes sur tige, des courtes sur pattes....Ma parole, elles se sont toutes données rendez-vous ici ! Certains touristes sont souvent surpris, voire un peu amusés ou interrogatifs à la vue d’une « botaniste en herbe » penchée sur quelques pétales de fleurs accrochées au bord du sentier. Pendant ce temps, je fais joujou avec les nouvelles fonctions de mon GPS (Game Pour Sportifs) :Temps de déplacement « Seulement »Temps d’arrêt « Ah tout ça » Durée totale de la rando « Ah oui quand même » Moyenne de déplacement « Bof et rebof »Tiens, nous nous sommes arrêtés 10 mn cette fois ci, j’ai le temps d’admirer le paysage de Zion qui devient de plus en plus grandiose au fur et à mesure que nous montons…et d’admirer aussi les jolis nuages noirs qui déboulent à l'horizon. Le vent commence à forcir, (Ninou serait-elle dans le coin ?), nous obligeant à nous revêtir plus chaudement. Nous grimpons, quelques gouttes de pluie tombent. Nous grimpons encore et nous arrivons sur le plateau, les gouttes d'eau se transforment en averse de grêle. Super ! La vue depuis Observation Point est fortement perturbée par les nuages, le brouillard, la pluie... on se croirait au Yellowstone ! 😛 Le froid, le point de vue bouché, le monde, nous décidons de redescendre. Malgré le monde, cette rando reste sympa par sa variété de paysages traversés : de beaux points de vue panoramique, des vues plongeantes sur le canyon, des pools, cours d'eau à traverser.



De sombres nuages à l'horizon... Prometteur

Au plus près de la Virgin River



Il est 17h15, retour à Springdale, courses pour la rando de demain. Nos forces sont à peine entamées, dès lors, nous en profitons pour faire la sympathique et facile rando de Many Pools. Au milieu d'un panorama aux rochers rouges et ocre toute une série de piscines bien remplies....d'eau et de crapauds qui se donnent l’alarme dès que nous approchons de leur mare privée. La lumière faiblissante du début de soirée augmente encore la sérénité du lieu… Splendide ! De plus, nous sommes seuls... Oui, splendide et apaisant. Une rando qui n'avait pas pu être réalisée l'année dernière et que nous ne regrettons pas d'avoir remise au programme cette année.





GOLDEN BANNER Thermopsis montana / ASPEN Populus tremuloides / SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

Le 25/05 : The long long way

Aujourd'hui, fini la rigolade. West Rim Trail est au programme des réjouissances. Au moins 8h de marche sur au moins 20km ... en plus, le soleil sera de la partie. Bref, The Rando. Jamais, nous n'avons marché sur une telle distance et sur ce laps de temps. Tiendrons-nous la distance ? De toute façon, une fois partis, il faudra revenir, personne ne reviendra nous rechercher. La question existentielle n'a plus lieu d'être. Il va falloir mettre un pied devant l'autre et avancer encore et encore. Ceci dit, ce challenge ne me déplait pas. 6h Lever, ...Petit déjeuner frugal dans le hall de l'hôtel (Pionner Lodge), pratique tout de même, car à Springdale, il ne doit pas avoir beaucoup de restaurants servant le breakfast si tôt.

7h, …Rendez-vous au shuttle de l'Outfitter Zion Adventure. Nous sommes sept personnes, sept téméraires à avoir eu la même idée. Au grès de la route, le conducteur s'arrête et commente...Ah ! Encore des « feufleurs »

8h...Lava Point, mais nous stoppons 2 miles avant le point prévu. La navette ne peut pas aller plus loin, la neige barre la piste. (On a bien roulé, sommes-nous arrivés au Yellowstone ?)

Sympa, des plaques de neige, des arbres coupant la voie qui serpente dans la forêt. Chic ! 2 miles de plus !! à rajouter à notre compteur. Go ! Je déclenche le GPS.

La piste 4x4 se métamorphose en joli et petit sentier. Ce charmant sentier se perd dans une prairie inondée qui nous oblige à patauger et chercher un peu notre chemin. Nous sommes dépassés par deux randonneurs qui visiblement ont choisi un bien meilleur itinéraire que nous. Décidons de nous recaler sur eux et nous les rattrapons dans la montée, (Eh Eh ! Bien oui quoi ! on se refait pas) malgré la chaleur, ils sont habillés chaudement. Ce sont des Suédois ??, je ne savais pas qu'il faisait si chaud en Suède pour qu'ils gardent aussi les gants malgré ce soleil qui darde. Fait-il si chaud en Suéde pour que ses habitants aient si froid en Utah ? (la preuve en est donnée, qu'il y a bien un réchauffement climatique)

Horse Pasture Plateau et Potato Hollow négociés. Enfin, les très beaux panoramas de Great Rim Views se dévoilent... Majestueux !





Petit en-cas sur un tronc d'arbre abattu et sous un cagnard d'enfer. (Ninou où es-tu ?) puis nous pointons vers Zion canyon. Nous dominons et nous apercevons le sentier en zigzag qui mène à Angel's Landing... vertigineux !





Trail :27,3 km « Ah ! oui quand même » Temps de déplacement : 5h 44 « seulement » Durée totale de la rando : 8h15 « Il devait y avoir beaucoup de feufleurs à photographier » Moyenne de déplacement : 4,8 km/h « Bof bof » Moyenne globale : 3,4 km/h « re bof bof »

Retour à Zion Adventure... Bien fatigués : « oui » Epuisés : « Euh !! non » Exténués : « assurément non »

Une indication : resto Bit Spur : très bon, des accompagnements qui différent des sempiternelles « french fries, rice, ou potatoes »

Un conseil : Malgré la longueur du trail, mieux vaut commencer par Lava Point : Nettement plus facile que dans l'autre sens, car moins de dénivelé.

SPOTTED-STICKSEED Hackelia patens (Ah! ma Pascale, elle ne serait pas nommée, sans toi)

Le 26/05 : Divine surprise de l'autre côté du parc

Ce matin, nous ne ressentons aucune séquelle de la rando d'hier. Impec !

Au programme : Washing machine, courses et achats de souvenirs dans un magasin que Laurence affectionne tout particulièrement. Eh oui, il faut bien y passer... je parle du programme lavage !!! Puis en route vers l'I15 et Kolob Canyons contact station, l'autre partie de Zion NP.

Kanarra Creek était à l'ordre du jour, mais nous nous doutions que ce serait largement compromis. Confirmé, température de l'eau : 5° et au moins 4h de trail. Nous ne sommes pas équipés pour cela. Au risque d'une hypothermie sévère, le jeu n'en vaut pas la chandelle qui d'ailleurs ne nous aurait pas beaucoup réchauffé. L'option de Taylor Creek est vite prise. Nous longeons la Middle Fork et nous la traversons par de petits gués (52 en tout, oui, j'ai compté)















Ce trail très agréable, frais, balisé avec en point d'orgue la « Double Arch Alcove » sublime, reste pour nous une bonne surprise. Nous recommandons ce trail. Seul inconvénient, vous ne serez pas seuls...

Pour ceux qui seraient dans l'impossibilité de randonner sur " Neon Canyon et sa trop fabuleuse Golden Cathedral ", Taylor Creek peut se révéler un agéable substitut. Trail: 8,6 km/h « facile» Temps de déplacement : 2h 09 « seulement » Durée totale de la rando : 3h24 « pas trop de feufleurs à photographier» Moyenne de déplacement : 4 km/h « c'est moyen» Moyenne globale : 2 km/h « ça baisse » MANZANITA Arctostaphylos patula / FENDLER'S GROUNDSEL FLOWERS Packera fendleri

Le 27/05 : Formes et couleurs

Direction Red Rock Canyon en délaissant Cedar Breaks NM qui ouvrira ses portes à la horde de touristes seulement une semaine plus tard. Une très petite rando (une promenade du dimanche) Pink Ledges Trail. Les roches présentent de magnifiques tons rougeâtres.



Puis une autre promenade du dimanche Mossy Cave en passant à travers la paroi trouée avec des tons de rouges dégradés, de la même texture que Bryce Canyon. Sympa en longeant le cours d'eau et surplombant la petite chute.

Mossy Cave ... côté face

Et Mossy cave côté pile





Nous continuons notre route vers Kodachrome State Park où d'énormes pitons bicolores de toute forme se dressent dans tout le parc. Il fait chaud et le vent est sec. Nous choisissons le trail « Panorama Trail »



Une rando tout en montagnes russes. 2H15 A/R pour admirer « Ballerine Spire, Hat Shop, et Secret Passage qui, au passage n'a plus rien de secret... c'est indiqué par un petit panneau. Ceux qui veulent jouer à Zorro, c'est râté... N’est-ce-pas Maxou ?



Secret Passage qui mène droit dans le mur !



Impossible de dormir dans le parc, campground et cabins sont occupés, because « Memorial day ». Nous pouvons dormir mais à l'extérieur du parc, comme d'hab.

A la vue de ce qui nous attend ces prochains jours, nous tentons le coup du célèbre « Vil Canon » (In english : le coup de Canonville) sur le seul hôtel de la ville (Grand Staircase Inn) Bingo, il reste une chambre !

SPIDERWORT Tradescantia occidentalis

Le 28/05 : A la recherche du Hoodoo perdu

En piste pour Red Slot et Sam Pollock Hoodoo, un trail qui s'annonce pas facile. Il s'effectue principalement dans un wash avec une succession de vallons, des montées et descentes dans le sable. Bref, du lourd... Nous atteignons le rim du Red Slot. Il porte bien son nom, il est de couleur rouge sang. Déjà, les corbeaux tourbillonnent autour de nos têtes, attirés par la chair fraîche et le fumet appétissant qui se dégagent des touristes qui leur semblent bien égarés. Bien qu'à ce moment de la rando, nous ne sommes plus vraiment frais, mais pour des corbeaux, ce n'est que mieux mieux !



Laurence reconnaît des feufleurs... je la cite:Prairie Spider Wort Prickly Pear Cactus...Mais pas sûre... « bon, ce n'est pas moi qui vais la contredire !» Evening Primerose Là, je reconnais, ce sont des cactus à fleurs jaunes

PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia phaecantha ou polyacantha

Nous essayons de descendre pour atteindre le bas du Red Slot, mais nous y renonçons, la roche est friable et assez à pic. De plus, nous devons trouver Sam Pollock Hoodoo perdu dans cette immensité de sable et de roches. Nous avons les waypoints de ce hoodoo, mais il n'est pas facile de le trouver. S'engage alors notre jeu favori, qui va trouver le lieu, le premier ? A ce jeu là, les yeux de Laurence sont des armes redoutables... Des yeux de lynx, vous dis-je. Et forcément, je perds... le hoodoo caché est repéré vite fait. Un hoodoo particulier chapeauté d'une pierre en forme de tricorne de couleur sombre, sur la colonne on peut y voir encore gravée la signature de Sam Pollock, un berger des années 30. Allez, une bise de Laurence à Sam Pollock le hoodoo ! Pour moi, pas de bise... faire une bise à un hoodoo en pierre me laisse de marbre !





Puis le retour se fait plus lentement, car les dunes et le wash sont vraiment très usants.Trail :14 km « même pô mal» Temps de déplacement : 4h26 « bon ! compte tenu de la nature du sol » Durée totale de la rando : 6h35 « des feufleurs et un repas à l'ombre de Sam » C'est une rando à faire uniquement si vous êtes motivés par le Red Slot ou le Hoodoo.

En route vers Escalante, où j'avais réservé une cabine chez Escalante Outfitters. Pour la première fois, un problème de réservation... elle n'apparait pas sur leur tablette. On n'arrive pas à savoir exactement pourquoi ? Aie ! Surtout que c'est «Memorial Day » tout semble complet à Escalante. Après un petit tour du bourg, il est évident que tout est « No vacancy ». La solution est évidente : Dormir dans le 4x4 sur la Hole In The Rock, après un repas au Cow Boy Blues. Il y a pire comme situation !

Un conseil : Lors de l'établissement de l'itinéraire, prendre en compte « Memorial day » pour les réservations.

ROCKSLIDE DAISY Asteraceae erigeron leiomerus / CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus

Du fun dans les restrooms "Ladies"



Le 29/05 : Erreurs non fatales

Retour à Escalante, après le breakfast, nous allons aux renseignements au visitor center. Zebra est dans l'eau (nous nous en doutions un peu) Le ranger nous indique le niveau... jusqu'à son ventre, vu sa taille... Mais non, pas de son ventre !... nous en aurons au moins jusqu'à la poitrine. Nous apprendrons plus tard que quelques téméraires ont tenté le trail.

Donc moralité, Zebra étant dans l'eau, la rando "Zebra et Tunnel Slot Canyon" tombe à l'eau. Bement Arch, le ranger ne connait pas... il fait appel à une autre collègue. Elle nous signifie que le trail est dur, trop dur et ne nous le conseille pas du tout. Elle doit nous prendre pour des touristes de canapé. Une chose qu'il ne fallait pas dire... et qui nous fait bien rigoler. On maintient ce trail au programme. Il est évident que nous ne pourrons pas passer par le slot. Il y aura forcément de l'eau...Nous passerons par le rim. Nous décidons de faire une petite visite à « Upper Calf Creek Falls » rando à peine amorcée l'an passé.



Retour à Escalante, pour déguster des excellents tapas chez Escalante Outfitter et pour Laurence, avoir le fin mot du râté de la réservation. Explication par le propriétaire: lors de la réservation, j'avais cliqué sur «emplacement en commun» et non sur «cabine» !!! Mea culpa ! Malgré, mon erreur, il nous offre une nuit en cabine, impossible car durant deux soirs, nous serons dans le wilderness.

Courses pour deux jours et deux nuits et pour des expéditions pas faciles. Retour sur HITRR et Devil's Garden et Metate Arch qui ne sont plus à présenter. Un site sympa et très photogénique.





Direction vers Fortymile Ridge, piste sans histoire. Une erreur d'appréciation nous fait arriver au parking « Water tank » qui est le départ pour Jacob Hamblin au lieu du parking pour un départ à « Crack in the Wall » Cela, nous le saurons demain. Pour l'heure, nous savourons notre deuxième nuit Hole in the Rock

BEARDED BEGGARTICKS Bidens aristosa

Le 30/05 : Deux coyotes vers Coyote Gulch

Aux lueurs matinales, réveil, le vent est fort et glacial (Assurément, Ninou est bien dans le coin) Au moment du départ, je m'aperçois de la perte de tous mes points GPS. Retour pour un transfert des points, du PC au GPS, pas facile avec les doigts engourdis par ce vent. Cette fois, c'est parti, les deux coyotes sont en rando, mais bien vite un problème surgit, la distance nous parait trop longue. L'erreur de parking en est l'explication. Dilemme : Soit nous poursuivons, soit nous revenons sur nos pas et essayons de rejoindre le bon parking. Nous décidons de poursuivre et d'employer la même technique que pour Golden Cathedral : suivre le rim, mais il est clair, que nous n'aurons pas le temps d'atteindre « Coyote Bridge ». Concertation et conclusion: 1er jour : Nous approchons au possible de Stevens Arch puis demi-tour en direction de Coyote Bridge, jusqu'à la troisième fall. 2 ème jour : Randonnée jusqu'à Coyote Bridge, mais il nous faudra abandonner le trail sur Bement Arch.

Suivre le rim ne manque pas de charme, du haut, nous pouvons admirer Cliff Arch, bien que nous sommes à la recherche de Crack in the Wall. Il ne faut absolument pas manquer ce point d'entrée. GPS hautement recommandé.

Crack in the Wall : Imaginez deux parois rectilignes espacées de moins de 30 cm l'une de l'autre comme si un « JEDI » les avait découpées au sabre laser, et vous aurez une certaine idée de Crack in the Wall. Pour commencer, une désescalade en trois points d'appui, puis vous êtes obligés de retirer le sac à dos et de le tenir à bout de bras. Je suis même obligé de retirer mon sweet enroulé autour de ma taille afin de progresser. Voilà... Obèses ou claustrophobes ou les deux (les pauvres) s'abstenir !

Dune : Quand vous débouchez de ce trou, alors apparaît « La DUNE » dans toute sa démesure et sa splendeur au milieu d'un panorama fantastique... superbe vue ! Et là, vous vous dîtes : « La descendre ne va pas être facile, la remonter après quelques kilomètres dans les papattes, ne va pas être du tout une partie de plaisir... » Et, vous aurez raison.😉 La descente de la dune se fait sans problème et nous bifurquons vers la droite dans le gulch. L'eau n'est pas froide et n'est pas profonde, de belles parois ocre et rouges creusées... un délice. Ça nous change de la dernière randonnée sur Sam Pollock Hoodoo.



Arrivons au confluent, Escalante River. Là, la surprise ! Son débit est assez fort et nous n'arrivons pas déterminer sa profondeur. L'arche, belle et imposante, nous pousse à s'en approcher. Il faut impérativement traverser la « river ».



Hésitations, cogitations, actions ... Impossible de déterminer ni la profondeur ni la force du courant. Je me lance, je laisse le Camelbak sur la rive au cas où... Il me sera plus facile de me rattraper sans un poids sur le dos et mes affaires ne seront pas mouillées. Je m'enfonce jusqu'à.... l'expression « mouiller le slip » qui prend ici toute sa valeur... » Bon ça passe. Je retourne chercher Laurence et le sac. Nous atteignons l'autre berge et nous traversons une forêt dense de tamaris (source Laurence) et source aussi d'écorchures diverses et variées.

La Steven's Arch est en face trônant majestueusement dans ce dédale de sandstone pourpre.



Le retour se fait plus difficile à travers la forêt de tamaris, nous ne retrouvons plus la trace, la pente est trop abrupte pour la traversée de la rivière. Il nous faut situer l'endroit du passage. Dans ce fouillis de branchage, je trouve un bâton, il me sera utile. Après quelques errements et des chutes dans des trous dissimulés, nous arrivons enfin à localiser l'endroit. Je replonge. Avec le bâton, c'est plus aisé pour assurer l’équilibre et marcher contre le courant. Au tour de Laurence, elle manque de perdre l'équilibre, d'une main, je la rattrape in extremis... Elle ne s'est aperçue de rien... tranquille !

Direction Coyote Bridge, la troisième fall pose un problème de passage, la roche est glissante et n'est pas facile à négocier, mais ça passe. Demain, c'est sûr, nous perdrons moins de temps, il n'y aura plus d'hésitation. Au retour, nous rencontrons deux américains de Cody (père et fils... Bud et Bud junior) très étonnés que des français connaissent cet endroit. On leur dit que depuis que nous avons découvert l'électricité, internet est nettement plus facile à manipuler !... Je plaisante !

La montée de la dune se fait tranquille, Laurence « buffle » un peu. Le passage de Crack in the Wall se fait plus facilement. Il est temps de souffler un peu et une question jaillit : Retourne t-on tous les deux au parking de Water Tank ou se dirige-t-on vers le parking qui était prévu à l'origine ? Nous convenons de nous diriger sur le parking le plus proche, la marche dans le sable n'est pas simple, autant économiser nos forces pour demain. J'irai chercher la voiture en marchant sur la piste. Cela sera plus facile, enfin du moins, le croyais-je ! Au bout d'une heure de marche dans le sable, arrivés au parking, je vérifie au GPS, la distance à vol d'oiseau qui nous sépare de Water Tank : 2,5 miles …Une promenade de santé pour un Spartiate !

Dernière épreuve de la journée : 2,5 miles sur une piste ne devraient pas poser de problème... Sauf que la piste est entièrement sableuse, difficile de marcher à sa vitesse de croisière. Tant pis... En piste... Monotonie, mais tout un coup, un troupeau de vaches vient rompre le paisible ron-ron de la marche. Tout d'abord curieuses, elles deviennent quelque peu agacées de voir un bipède vagabonder sur leur propriété privée. Pas question pour moi de me retrouver au milieu d’un troupeau qui s’affolerait à mon passage, je vais me retrouver coincé, bousculé et piétiné. L’unique et sage solution serait de passer au large. Je tente. Bonne idée, sauf que deux vaches ont la même idée lumineuse. Pour une vache, l'idée est forcément lumineuse. J'enlève mon Camelbak, je pourrai toujours donner un coup sur le museau, ça devrait calmer quelque peu les ardeurs belliqueuses de ces quadrupèdes. Je tente une courageuse manoeuvre d'évitement. 😉 L'une s'arrête, l'autre s'enfuit...Je ne sais pas pourquoi, peut-être que mes lunettes ne lui plaisent pas ? … Tant mieux... Je me tais sur la marque de mes lunettes. C'est bon, je poursuis sans encombre et arrive enfin à mon véhicule.

Retour par la piste ensablée, d'ailleurs un écriteau le signale, tiens! je n'avais pas remarqué que la piste était sablonneuse! Je croise mes amies les vaches plus nombreuses encore, j'ai eu de la chance... Elles espéraient peut-être que je repasse à pied pour me tomber dessus. Vous faites moins les malignes maintenant hein ? Ou est-ce moi, maintenant, qui fais le malin à bord de mon gros 4x4 et j'ai toujours mes lunettes ! Je retrouve Laurence assise sur une pierre sans se douter un seul instant qu'elle aurait pu me retrouver sur la piste en paillasson pour vaches. Il est temps de sortir une bonne petite mousse bien méritée... Santé !Trail : 25,3km « le record n'est pas battu » Temps de déplacement : 6h24 « + un bain dans la rivière » Durée totale : 11h24 : « demain, on remet cela »

le 31/05 : Trois coyotes à Coyote Bridge

La veille, nous avons vu arriver non pas une vache... mais un baroudeur, un vrai de vrai... pas un coyote ! Voici l'histoire. Prenez un café, ça va être long. A peine la voiture garée, la tente dépliée sur le parking, que notre baroudeur monte au point le plus haut du lieu et s'oriente à l'aide d'une carte et d'une boussole (Eh oui, un baroudeur vous dis-je)... Là... Respect ! Pas un GPS... une vraie boussole à l'ancienne qui indique le Nooooord !

Au passage, il nous aborde, c'est un Italien, (nul n'est parfait, ça c'est pour Mokalhki) et nous montre sa carte, ce n'est ni plus, ni moins qu'un schéma de la boucle : « Crack in the Wall, Coyote Bridge, Jacob Hamblin ». Et il va s'orienter qu'avec ça ? Même pas une carte d'état major, un simple schéma! Là, nous sommes impressionnés! Au détour de la conversation, succincte la conversion, nous ne parlons pas italien, il ne parle pas français et notre anglais n'est pas terrible (enfin en ce qui me concerne) Il nous demande à quelle heure nous partons ? On lui répond « Normalement 7h » d'un commun accord, nous trouvons plutôt bizarre la question. Peut-être veut-il partager le café du matin ? Dream'ZZZZZZZ

Ce matin, toujours aussi froid et venteux (là, pas de doute, Ninou est arrivée à Escalante) Notre Italien est déjà prêt (un baroudeur, ça n'attend pas) Le petit déjeuner presqu'avalé, alors que nous étirons encore nos papattes. La veille, il nous avait dit qu'il prendrait la direction Hamblin Arch... Derniers préparatifs... derniers points d'orientation... Il est « GO-one » et part en direction de... Crack in the Wall !!! « Il n'est pas arrivé » me dis-je, à moins qu'il ait changé d'avis durant la nuit ! Ben oui, un baroudeur, c'est comme ça.

Après étirement des papattes, petit déjeuner sur le pouce, Eh ! Oui, c'est la tradition chez les coyotes. Que voyons-nous arriver ??? notre baroudeur ??? Monte au plus haut point du parking, refait le point (carte, boussole qui indique le Nooooord) Il est « Go-two » direction Hamblin Arch... revirement dans l'action. Ben oui ! Un baroudeur, c'est ça aussi.

Après le petit déjeuner sur le pouce, préparatifs du matériel et victuailles... oui, c'est encore une tradition chez les coyotes... Quand tout un coup, qu'est-ce qu'on voit arriver... notre baroudeur ! Monte au plus haut point du parking, refait le point (carte, boussole qui indique normalement le Noooord) Il est « GO-three » en direction de Crack in the wall, sans doute pour tromper l'ennemi... C'est retord un baroudeur.

Nous sommes enfin prêts, c'est une tradition de plus chez les coyotes. Le GPS allumé, il nous suffira de suivre la trace du retour d'hier pour retrouver aisément le passage. Nous cheminons ... J’ouvre la marche et Laurence suit. Eh Oui, je sais! Encore une.... tradition chez les coyotes. Au loin, nous voyons notre baroudeur, visiblement, il s'écarte de la route. Il va louper d'au moins deux kilomètres, le fameux passage. Nous marchons, je me retourne … Laurence suit... Tiens ! le baroudeur se rapproche. Il est encore à quelques encablures de nous...

Nous poursuivons, je me retourne... Laurence suit toujours... et que vois-je ? notre baroudeur qui suit Laurence (C'est vraiment un Italien)!!! il nous demande s'il peut nous accompagner... visiblement, il est carrément paumé. On ne va pas le laisser seul, au risque qu'il se perde pour de bon. Solidarité du wilderness oblige, nous acquiesçons.

A présent, il y a trois coyotes en direction de Coyote Bridge !!!!

Le passage entre les deux murailles est toujours aussi sportif et unique. La dune et le panorama toujours aussi impressionnants. L'eau de Coyote Gulch est plus froide qu'hier, mais nous y sommes plus tôt. C'est une belle ballade, au milieu de ces hautes parois rouges, Cliff Arch aperçu du haut est toujours aussi magnifique vue du bas.



Des Hanging Gardens...





Des ruisseaux bruissent et jaillissent...

GRASSFERN Asplenium septentrionale / COYOTE WILLOW Salix exiga

En rouge et vert



Falls à négocier... Fun.

Au travers d'une végétation très Cottonwood Populus deltoïde magnifiant ses délicieux verts en offrant son ombre salvatrice aux nombreux randonneurs...



Réflexion



Puis Coyote Bridge, une magnifique trouée, un lieu très plaisant, un lieu de rencontres, une petite sieste à l'ombre des feuillages. Fabio (l'Italien baroudeur, le 3 ème coyote) toujours à nos basques, sait se faire discret et respecte notre intimité.





Mais le retour doit se faire pour être dans le timing pour notre rendez-vous au Cowboy Blues.

La dune est à remonter pour la deuxième fois, je porte le sac de Laurence en plus de mon Camelbak, idée lumineuse. Je ne suis pas vache ! Dépassé par le 3 ème coyote équipé de bâtons de marche... Je suis obligé de souffler, ma parole, il y a un roc dans le sac. Bientôt dépassé par la deuxième coyote sans bâton et sans...sac… Dur pour moi... je souffle, je buffle, je suis obligé de m'y reprendre à plusieurs fois pour arriver au sommet de la dune. Le spectacle n’est pas joli, mais je n'ai pas renoncé. Le passage de Crack est plus mouvementé pour Fabio, à cause de son genou. Le retour dans le sable lui est aussi pénible ; il est à la traîne. Chacun son tour. Nous vérifions de temps à autre s'il se trouve dans la direction du parking.

C'est OK, nous prenons congé de Fabio.

Direction la Hole in The Rock Road, soudain, nous avons l'impression de traverser un écran de cinéma et le temps, d'être au bon vieux Far West. Des cow boys, ceux là même qui ont construit et contribué au mythe de l'Ouest Américain, s'échinent à rassembler un cheptel de vaches. C'est amusant pour nous, et prenons des photos de ce rare et authentique moment.









Sauf, que nous n'avançons plus et l'heure tourne... Va-t-on manquer notre rendez-vous ? Heureusement pour nous, des Américains négocient le passage. Nous devons placer nos véhicules cul à cul et rouler ainsi sur des miles, au milieu des bêtes qui déboulent, qui traversent la piste sans avertir... les vaches. A posteriori, je me dis que j'ai bien fait de n'avoir pas marché hier, sur la piste au milieu de ces satanées bestioles. Arrivés au Circle D, nous voyons Ninou papoter (encore) avec des amis rencontrés au hasard des randos, mais ne veut pas nous faire la bise. Serait-elle allergique au superbe et doucereux fumet de coyote qui se dégage si voluptueusement de notre peau ? La mort dans l'âme, nous allons prendre une douche !!

Soirée hyper cool et très sympathique au Cowboy Blues. Le stock de margaritas épuisé, pichets de bière et vins sur la table. Y'aurait-il des saucisses dans la salade ? Vous ne comprenez pas cette histoire de saucisses?

Voici l'anedocte racontée par Ninou: Bien évidemment, je me suis assise à côté de notre Lolo pour pouvoir papoter tranquilles. Nous traînons tous autour de nos apéros Margarita savourant ce moment bien sympathique. Le garçon - que nous connaissons bien maintenant - vient prendre les commandes. Même si je sais à quoi je m’engage, je commande des Buffalo Wings A suivie par quelques autres convives; Laurence, elle, réfléchit, puis se décide pour une Salad - bien… parfait – mais précise-t-elle « without saussage » : tête ahurie du serveur, étonnement de notre part avant de comprendre qu’elle veut juste sa salade sans sauce !

En tous cas, merci aux forumers présents : Ninou et son Grand (Patrick) Fred (Lanfeust) et son père le couple d'amis de Ninou (je ne sais plus leur prénom... Pardon) Photopolox (Paul le Belge) que nous reverrons avec plaisir à Page, pour d'autres aventures.

Merci au patron du Cowboy Blues pour la glace - sans saucisses - offerte à Laurence ! Nous ne savons toujours pas pourquoi d'ailleurs...

CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus / ASTER Erigeron Concinnus / CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus

Le 1er juin : Ça « Cathedral Valley » encore le coup de cœur

Petit déjeuner avec la joyeuse compagnie à Escalante Outfitter, puis l'heure des séparations arrive. A bientôt sur VF. Aujourd'hui nous ne sommes pas pressés par le temps. Nous pouvons apprécier. Nous prenons la direction de Torrey par la Hwy 12 très « scenic » Sans le soleil, le parc se dévoile tout aussi beau. Le cycle washing machine, courses et détente à Austin Chuck Wagon deviennent un rituel, l'année dernière nous étions déjà en ce lieu. Direction vers un endroit que Laurence affectionne tout particulièrement : Cathedral Valley...

Au mile 91, nous atteignons la jonction et passons le gué de la Fremont River et un grand bang retentit au niveau du bas de caisse. Pas de doute, un roc sous l'eau était tapi et nous ne l’avons pas râté. Après une inspection, pas de dégâts...Ouf ! Nous nous arrêtons au niveau des paysages de bentonite, car curieusement, nous ne les avions pas photographiés l'année précédente. Cet oubli est réparé.



Au campground, pas foule... juste un couple. Nous ne souffrirons pas de la promiscuité. Nous assistons au sunset toujours aussi grandiose sur ces monolithes. Oh ! C'est beau !!! Sweet dream'ZZZZZ





Le 2 juin : D'Art Rock au Blues sound

Aujourd'hui est un jour spécial, car ce soir nous dormirons à Moab ! Je n'ai pas de mot pour décrire Moab, alors je n'en mettrai aucun sur le papier... Ça vous reposera les yeux. Pour l'heure, nous empruntons la « Thousand Mountain », à ma grande surprise, une belle piste bordée d'arbres et par endroits, de névés.





Nous allons admirer « Rochester Panel Petroglyphs » une explosion de dessins au milieu d'un chaos de pierres.





Une petite randonnée le long du rim « Wedge Overlook » le bien nommé « Little Grand Canyon » qui n'est pas si facile à photographier.



Puis direction « Buckhorn Panel Pictographs » par une belle et roulante piste. Le panel est immense et les dessins magnifiques et pour certains assez énigmatiques.





La piste se termine par un vieux pont « Swinging Bridge » qui rappelle à Laurence, non pas le pont du roman « le pont de la rivière Kwaï » mais « Sur la route de Madison » avec le toit en moins ! A chacun, ses références cinématographiques !



Spotted Wolf Overlook en direction de Moab



Nous roulons vers un endroit assez singulier et qui me fait irrémédiablement penser à un sympathique forumeur fou de Yellowstone que je ne nommerai pas mais que tout le monde aura reconnu ! Et oui nous roulons en direction du seul (je pense) geyser proche de Moab « Crystal Geyser » aux couleurs orange et marron bien prononcées.

J'aurai envie de le comparer à « Mammoth Springs » mais force est de constater qu'il ne tient pas la comparaison face aux geysers naturels d'ITATstone. Mais néanmoins... Ça existe, et c'est proche de Moab !



Nous arrivons à Moab, toujours aussi impressionnés à l'approche des roches rouges sang, j'y retrouve mes repères. Tout de suite, je m'y sens bien, reposé, nostalgique des ballades en VTT, calme dans cette petite ville à l'atmosphère nonchalante, cool mais très sportive. Au fait, vous ai-je déjà dit que j'adorais Moab ?😉

Ce soir, rendez-vous à Moabrewery (au hasard) avec un sympathique couple Luxembourgeois Monika et Angelo plus connu sous le pseudo de Mokalhki. Soirée très fun qui se terminera au Slickrock Café (sans VTT) où deux musiciens et une chanteuse (Lost Buffalo) se produisent. Dire que nous avons failli finir en prison, car Angelo, ce voyou avait emporté les boissons alcoolisées sur le trottoir. Heureusement que le serveur veillait au grain et a ramené ce délinquant (du moins dans l'Utah) sur le droit chemin. Une rando en « Jailhouse » de Moab n'était pas prévue au programme et Jailhouse Rock n'a pas été chanté.

BEARDED BEGGARTICKS Bidens aristosa / MOJAVE YUCCA / BEEPLANTCleome lutea

Le 3 juin : Moab, en terre inconnue !

Aujourd'hui, une rando, un loop qui s'enfonce en terre inconnue. Elle n'a jamais été décrite sur VF. Pas même par Philippides raison de plus!!! Que va-t-on y trouver ? Quelles seront les difficultés ? Pourra-t-on atteindre l'objectif fixé par cette voie ?... Voici, nos interrogations au départ de « Hunter Canyon » pour aller admirer « Prichett Arch » une magnifique arche méconnue des touristes qui privilégient à juste titre le beau parc « Arches NP » J'avais survolé à l'aide de Google Earth, le canyon... Je savais que ce ne serait pas une petite promenade du dimanche. Pourtant, au départ, ce canyon est très large et commence par un petit sentier où nous rencontrons des personnes promenant leur chien. Par notre petite expérience du wilderness, nous savons que cela ne va pas durer. Rapidement, le sentier se métamorphose en un semblant de tracé, le canyon se rétrécit encore, puis plus rien... L'aventure commence. Des pools, une succession de gros blocs à négocier, une marche tantôt dans l'eau, tantôt dans le sable, au milieu des herbes sympathiques griffant nos gambettes musclées... la progression s'annonce ardue. Au fur et à mesure de l'avancée, le fatras se fait encore plus oppressant, successions plus rapides de blocs de plus en plus gros, l'eau se fait plus rare, le sable se transforme en dune, l'herbe en forêt d’arbustes.





Nous arrivons au fond du canyon, je crois que c'est la première fois que nous arrivons à la fin d'un canyon. Je cherche le point de sortie, mais bien vite, un cirque de hautes parois bloque tout espoir, il paraît évident que la sortie ne se trouve pas au fond. Tous ces efforts pour rester bloqués et adieu la magnifique arche... Dur Et pourtant, il y a bien un point de sortie, les points GPS l'indiquent. Pendant ma courte exploration, Laurence a eu le temps de jeter un coup d’œil sur le GPS et m'indique que le point de sortie serait situé à droite et non au fond !!!! Sous ses railleries, les pffouff...pffouff, (j'en passe et des meilleurs, je résume); pour mon calme intérieur, je décide d'aller voir... Je dévale la dune, je grimpe sur une autre et bute sur une paroi, cette fois-ci, c'est négociable avec un petit tas de pierres instables posé là... par hasard ? Je débouche sur un large plateau, des cairns... Pas de doute possible: Par ici, la sortie Messieurs, Dames !!! Laurence avait raison ! (hein... Qui a dit "Une fois de plus") Je retourne la chercher : « Alors, n'avais-je pas raison ? »… Repffouffouff, Repffouffouff».. Ouais Ouais! Pô drôle !

Ça fait réflèchir...



Nos efforts sont récompensés, une dernière et difficile montée et l'arche massive, bien dessinée s'offre à notre vue... massive, magnifique, fantastique, nous sommes seuls (rare à Moab)... Mais nous savons pourquoi !





Prichett Arch ... La force brute



Wigwam Arch... Au loin



Le retour se fera par la piste « Pritchett Canyon » Piste de catégorie 5 empruntée par les 4x4 de pro et engins dignes du film « Mad Max »... Nous ne sommes plus seuls, au loin, motos et engins hétéroclites s'en donnent à coeur joie. La piste n'est pas très agréable et surtout monotone... Pas trop le choix, c'est celle-ci ou revenir par Hunter Canyon. Nous débouchons enfin sur Kane Creek, il ne me reste plus que... 5 km à parcourir puisque la voiture est garée sur le parking d'Hunter Canyon. Heureusement, la piste est belle, et je peux marcher à mon allure de croisière. Je mettrai 1h15 mn pour avaler la distance. Laurence attend patiemment à l'entrée du campground de Pritchett Canyon (pas plaisant pour elle!)Distance du trail : 20km + (5km loop) « Tu l'as voulu, tu l'as eu mon pote » Temps total : 8h20 « Pas mal du tout » Temps de déplacement : 6h56 « Pas trop de feufleurs, un crâne d'animal photographié »C'est une rando contraignante, très sauvage, mais plaisante et sportive... La variante la plus facile est de faire l'A/R par Pritchett Canyon, mais attendez-vous à que cela soit monotone. Une variante, la faire en Quad ou en VTT bien sûr... Un ride que j'avais amorcé en 2009, mais j'ai dû renoncer car un orage s'annonçait.

Dîner chez Pasta Jay's, il faut bien reconstituer nos forces par une bonne platée de pâtes...

Nous retrouvons Monika et Angelo et les musiciens au Slickrock Café... Cette fois-ci, le serveur ne court plus derrière Angelo... Il n'y aura pas de jailhouse rock in Moab !

SNOWBALL SAND VERBANA Abronia fragrans / PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia phaecantha ou polyacantha

Le 4 juin : Diamants sur roches rouges et ocre

Aujourd'hui, nous commençons cool, petit déjeuner pendant qu'un défilé démarre sur la Hwy 191. Un peu de tout défile sous nos yeux... des chevaux du rodéo à la bétonnière aux couleurs USA, en passant par des engins roulants de tout acabit. Un clown et un cow boy distribuent des bonbons aux enfants amassés le long du parcours. Emplettes, ce soir nous dormirons dans un campground proche des Needles.

Direction « Arches NP », une rando avec un spot qui nous avait d'emblée attiré. Elle n'est pas balisée, ce qui pourrait expliquer le fait que l'arche qui s'y cache soit très peu connue. Parfait, nous sommes sûrs d'être seuls pour admirer « Ring Arch » située dans le secteur du parc nommé « Courthouse Wash » Une petite rando de 2h A/R pour être au plus près de ce bijou, si vous ne marchez pas dans le wash..

Normalement, la voûte des arches est très souvent en arc de cercle. La voûte de « Ring Arch » est rectiligne conférant à l'arche son allure si singulière.

Pour qui veut s'échapper de l'afflux des touristes à « Arches NP », voilà un petit trail fait pour vous !





Sur le chemin du retour... Panorama...



Deuxième rando de la journée : S'il y avait bien une rando qui faisait l'unanimité dans la wish list, c'était bien celle-ci !!!😉 Un site très intime, seul connu des photographes professionnels américains du cru et de quelques initiés... Laurence l'a découvert par hasard sur internet et instantanément coup de foudre ! Problème : Forcément, aucun point GPS, aucune localisation, la légende des photos ''dithyrambique'' indique simplement « Around Moab » d'où la question quelque peu sournoise et sous-jacente de sa part : « Tu peux trouver ? Ça serait bien....» Voici votre mission, si vous l'acceptez...etc..etc...Une mission, plutôt un défi , oui !!! J'aime bien relever un défi et notamment trouver des lieux cachés mais connus de certains initiés. Quand je trouve l'endroit, c'est alors la jubilation, d'autant plus grande que le lieu est magnifique et photogénique. Comme j'ai bourlingué à Moab en 2009 et que je connais juste un petit peu les alentours, j'ai repéré assez vite sur Google Earth, le site. Après vérification, l'affaire était bouclée. « Delta Pool » et le « Box Canyon » adjacent étaient cernés.

Certe, nous voyons arriver les questions dominantes: « Où est-ce ? Les points GPS ?», Nous avons largement débattu, Laurence et moi de cette question et de la réponse à donner... Nous ne sommes pas tenus à une quelconque promesse donnée de ne pas divulguer l'emplacement puisque nous avons trouvé sans aucune aide, mais nous n'aimons pas non plus mâcher votre excitant travail de recherche. La victoire ou la solution se trouve dans l'effort... On dirait une phrase de Spartiate... j'aime ! Comme je suis joueur, j'offre la clé, une piste vers la solution, par énigme à la façon « Père Fouras » :- « Si vous regardez au sud du Delta, remontez le temps (un temps sombre pour les USA) vous verrez alors que le wilderness fera place à l'océan et que les citadelles de roc devant vous se transformeront en bâtiments »

L'accès facile par les pistes. La rando l'est un peu moins. Arrivés sur place, nous visualisons le terrain et commençons une bonne grimpette tout en cherchant le point d'entrée au plateau. La recherche est excitante mais aussi éreintante, il faut trouver le point précis d'entrée. Après de nombreuses recherches infructueuses, de vas et viens, nous arrivons à déboucher sur le plateau. Nous y trouvons un cairn bien placé qui reste dissimulé à la vue lors de la montée, mais qui sera bien visible et utile au retour. Pour arriver à la piscine du coin, il faut marcher plus d'une ½ h tout en montée et descente sur des roches grises. Nous approchons de la fin du plateau, alors le jeu recommence : Qui va découvrir Delta, le premier ? Le rythme de la marche s’accélère. Je pars sur la gauche et je tombe sur... Box Canyon... Aie … mauvaise pioche... Soudain, rejaillit un cri : « J'ai trouvé »... Damned, j'ai encore perdu ! Delta Pool est là, tapie, merveilleuse, insolite. La lumière est encore haute, nous explorons les alentours. Seuls, nous savourons pleinement et avec jubilation ces instants privilégiés, à proximité de ce diamant protégé par son écrin.











Le retour et la descente du plateau se font sans problème grâce au cairn idéalement placé.



En route pour la 3ème étape de la journée, « The Needles Oupost » Il est 23h quand nous arrivons au campground, il reste un emplacement sous le scintillement des innombrables étoiles du splendide ciel de l'Utah.

Toujours aussi magique ! Décidément, c'était notre journée de chance. Normal, nous étions à Moab !😛

PENSTEMON Penstemon comarrhenus / PEA FAMILY Astragalus calycosus var.monophyllidius / DELPHINIUM Delphinium scaposum

Le 5 juin : Impromptue rencontre sur le trail

Aujourd'hui, au programme « Chesler Park par Joint Trail » Ce trail très accidenté se situe en haut d'un plateau est très agréable à parcourir du fait de sa diversité malgré sa longueur : Marche sur le slickrock, dans le sable, dans un wash, en plaine, montées et descentes et un passage incroyable et inattendu, un slot qui nous donne un peu de fraîcheur. Il se prolonge par « Joint trail » qui permet de voir les aiguilles par la face avant et face arrière.

Nous rencontrons un jeune couple sympathique parti plus tôt, nous discutons de nos parcours respectifs dans le wilderness. Sans savoir les uns et les autres que nous nous connaissions déjà, sur le forum.... Nous avions croisé Pitimerguez et sa compagne. Le monde du wilderness est petit. Dommage de ne l'avoir pas su plus tôt... J'avais une question qui me taraude l'esprit depuis toujours : Pourquoi ce pseudo Pitimerguez ?

J'aurai peut-être eu la réponse !! un jour...peut-être ?

- Longueur du trail : 17,8 km « Encore une bonne course » - Temps total : 5h 56 « Pas mal du tout » - Durée de déplacement : 4h19 « déjeuner … mais pas dans l'herbe »







Avec un petit pincement au cœur (en ce qui me concerne) nous reprenons la longue route en direction en direction de l'est : Ridgway / Colorado. Nous longeons le « San Miguel » un torrent assez puissant. Pour Laurence, les vues sont éblouissantes, le Mount Sneffels crêmé d'un voile blanc, immaculé est féerique. Bref, la montagne : ça la gagne. Moi, je pleure intérieurement... Moab et sa région





Nous arrivons à temps pour reprendre des forces dans un bar encore ouvert, les serveuses sont très sympathiques et agréables. Bah, le Colorado a aussi du bon !

La suite... to be continued...
http://voyageforum.com/forum/etats-unis_2011_appel_wilderness_partie_ii_fin_D4627418/
Ouest des Etats-Unis à moto: comment sont les routes: monotones, paysages changeants...? English translation pending
by Baroudavelo · 2011-11-24 · 17 replies
Bonjour

Bien qu'ayant parcouru le forum de long en large je ne trouve pas de réponses à ma question ! Avec mon mari nous avons le projet (voyage de noce !!) de faire l'ouest des états unis en moto : le tour des parcs nationaux ! (appelé big circle je crois) nous sommes pas limité par le temps !

Ma question est : comment sont les routes ? Pas niveau qualité bitume mais "monotonie" si j'ose dire ! Mon beau frère m'a dit que c'était la plupart du temps des nationales à 2 voies... Genre nos autoroutes ici...(cela n'empeche il a adoré son voyage et est allé 2 fois aux states mais jamais en moto ) Du coup on hésite on est très étonné de cela je l'ai lu dans aucune discussion ! Etant passagère je m'inquiète car j'aime les payasages changeants, les virages etc !!!! Même si le paysage est fantastique c'est pas super agréable les 2 voies...

Peut être avez vous des routes à conseiller en moto ?

Bref on voudrait partir en juin et donc toute réponses rapides est bienenues car il faut réserver les billets d'avion ( on en a vu à 580€ c'est bien non ?)

D'avance merci pour vos réponses !

Myriam
Conseils sur circuit de trois semaines au Vietnam? English translation pending
by Isag94 · 2011-11-22 · 14 replies
Bonjour à tous

Certes j'ai déjà lu les multiples sujets qui traitent du même thème tous les ans ....mais je me dis qu'il y a surement des nouveautés ou des choses à prendre des gens partis (et donc revenus ! ) en 2011.....Alors je me lance....

Nous partirons à 3 couples d'amis du 4 au 25 Aout environ et avions pensé faire le circuit suivant :

Pour le Nord 8 jours environ :

Nous voulons voir les paysages de montagne sans pour autant passer des dizaines d'heures en voiture (nous restons 3 semaines ce qui est long mais aussi très court par rapport à ce que nous voulons faire et voir....) Des amis qui ont déjà fait le vietnam plusieurs fois , nous ont soufflé le circuit suivant :

Hanoi-Dien BienPhu en avion : pas d'escale à dien bien phu (donc arrivée dans la matinée ) et départ immédiat vers sapa en passant par Tuan Giao ( les paysages seraient magnifiques sur cette route ??) - Prévoir une escale vers MuongLay ou autre pour couper ce trajet assez long .

Sapa , Bac Ha : les marchés(pouvez vous me préciser s'il y a des marchés tous les jours ou juste le samedi ?) , 1 ou 2 randonnées "courtes" : 2-3h00 de marche maxi dans les villages...: 2 nuits sur place

3ème nuit retour en train vers Hanoi

Journée à Hanoi : visite + marionnettes sur l'eau Nuit à Hanoi

Départ pour baie d'Along en passant par la pagode de But Thap : 1 nuit sur une jonque

Le lendemain départ pour la baie d'Along terrestre : Balade en bateau + ou - visite de village et/ou campagne : en fonction des heures de transport et transfert en avion vers Hue 1 ou 2 nuits sur place

Départ vers Hue

Hué et Hoi An 3 ou 4 nuits : Rivière des parfums , cité impériale , marché , my son , pont japonais

Départ vers Phu Quoc en avion ( nous ne souhaitons pas rester à Ho Chi Minh....il fallait vers un choix et nous reviendrons faire le sud une autre fois ..... ) : repos et plage pendant 3 ou 4 nuits ....nous n'aurons pas besoin d'un guide là bas ..... pensez vous que le temps risque d'être vraiment mauvais ou juste des risque d'orages le soir surtout ?...et si c'est un mauvais plan(surtout compte tenu de la météo en aout ?) , quelle autre idée de plage-farniente serait préférable ( dans le centre ou Mui Ne ?)

Départ pour Siemp reap 4 nuits pour les temples d'Angkor

Retour sur Paris en passant par Ho Chi Minh (donc éventuellement 1 nuit là bas en fonction des horaires d'avion.)

Bien sur tout ceci ne sont que nos premiers souhaits mais nous pouvons modifier certaines choses en fonction de vos conseils .

Notre plus gros problème est l'organisation du périple dans le Nord : en gros nous ne voulons pas rater des paysages magnifiques mais nous ne voulons pas non plus passer des dizaines d'heures en voiture sur des routes tortueuses (je sais , je sais les choses se méritent mais malheureusement je suis sujette de façon assez systématique au mal des transports😕 , spécialement en montagne...la seule façon pour moi de me sentir à peu près bien étant de conduire...ce sera raté au vietnam !) On nous a dit que la route entre DBP et Tuan Giao était une des plus belles pour ses paysages du vietnam ...est ce vrai ??celà vaut-il le coup de faire DBP-Sapa en voiture ou le fait de rester antre Sapa et Bac Ha 3-4 jours suffira -t-il à réjouir nos yeux et nos objectifs ??

L'autre solution étant de faire les 2 trajets A/R en train jusqu'à LaoCai pour rester dans la région de Sapa et Bac Ha .

Je vous remercie si vous avez eu la patiente de lire ce très long message jusqu'au bout😉 et encore plus si vous pouvez me donner quelques conseils et avis sur tous les aspects de ce voyage 😎.
Mémoires d'un road trip 2011 (Utah, Wyoming, South Dakota, Colorado) English translation pending
by Rafmax · 2011-11-21 · 45 replies
Voilà, quelques moi après notre retour (Femme, enfant 13ans et moi même), je me décide à livrer une modeste contribution à ce forum qui m'a tant apporté pour la préparation de ce second périple dans l'Ouest.

L'itinéraire intégral sur Google Map

Les "quelques" Photos

C'est parti !

Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)

Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.

Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.

Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.

A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.

Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey) 4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00. Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel. 7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey. Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.

Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.

Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.

12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.

13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.

14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.

15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.

Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.

17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.

19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.

21h00 : extinction des feux.

Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey) 5h00 : réveil Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley. Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…

Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.

Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !

Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.

Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.

11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard

13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.

14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.

18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.

20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.

Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab) 5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux. Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.

Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…

10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.

11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !

12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.

Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.

Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !

13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.

14h30 : arrêt au Moab City Market .

16h00 : check in au Inca Inn.

16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.

19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J

20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...

Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab) 6h00 : wake up ! 7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn 7h45 : départ pour The Needles.

Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.

Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.

8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J

9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.

9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».

10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.

En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…

Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J

Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab) 6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).

7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.

7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)

8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…

9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.

9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.

10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.

Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J

12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)

13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J

13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)

16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.

17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.

17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J

Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.

Il est 18h00.

19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.

21h30 : nous nous couchons repus.

Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !

Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab) Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.

7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J

8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.

12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.

12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.

13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…

17h45 Départ pour Delicate Arch.

19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J

20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?

21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…

22h30 ronflements dans la chambre.

Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal) Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner

8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.

C’est une journée de transition

9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.

12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…

13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.

14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.

Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !

A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.

De mémoire, la journée s’est finie au lit.

Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur) 6h00 : Réveil 7h00 : petit déjeuner 7h30 : départ pour Dinosaur 8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause). 9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.

10h45 nous commençons à trouver le temps long…

11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.

11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.

Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »

12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.

13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.

Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J

17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.

19h30 diner dans la chambre, etc…

Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge) 7h00 : réveil 7h45 : Breakfast 8h30 : départ pour Jensen.

Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.

Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.

Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.

12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.

12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu’ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J

13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.

14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.

16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.

Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.

Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.

19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu… il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.

21h30 : extinction de tous les feux.

Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge) 6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.

7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.

9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.

11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.

12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !

13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.

14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.

19h00 : départ pour le restau du Lodge.

20h15 : retour.

21h30 : on tire le rideau. A demain.

C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?

Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton) 6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30. Direction Grand Teton. La météo est idéale.

Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J

9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.

Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.

A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.

11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.

12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.

Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...

15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.

17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.

19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.

Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton) 6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛 7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.

8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.

10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.

Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J

13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.

14h00 « temps mort »

15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.

17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.

18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J

20h30 : retour à la base, etc.

Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone) 6h30 : driiinnngg ! 7h00 : … 8h00 : … Ça trainasse ce matin.

8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance

9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu’il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.

10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.

10h45 : Midway Geyser Basin

11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.

12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.

13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)

14h00 : Madison vers West Entrance.

16h00 : Check In au Old Faitfull

17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J

18h00 : Ice Cream et repos

20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)

Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone) 6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo. 7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull 8h00 : le fiston se réveille à son tour. 9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J 9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.

12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.

12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.

13h30 : anecdote… éruption du Old F. J

13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !

15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.

17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.

19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.

A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J

Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone) 6h30 : réveil 7h00 : Dej’ 8h30 : Check Out

9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…

9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J

Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…

11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.

12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.

13h00 : Snack.

13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!

15h30 : Petrified Tree

16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.

16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.

Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone) 6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères ! C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant. 7h00 départ. 7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J

8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.

10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.

11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim

15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort

18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.

21h30 – 23h00 : re-série TV

23h00 : fin des programmes.

Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody) 7h30 : réveil pour départ à 8h30.

9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !

12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.

14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.

16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)

21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..

Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower) 8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00. 9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)

12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)

14h00 : arrivée à Devils Tower

16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.

19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J

20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.

Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood) 6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)

9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.

A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.

11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.

13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.

21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J

22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.

Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer) 8h20 : oops, réveil tardif ! 9h30 : départ 12h00 on déjeune en arrivant à Badlands. 12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City

15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.

17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !

18h00 : Check in au BW. 18h30 – 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel

20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)

22h00 : click.

Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)

6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park

9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone

12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone

13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.

C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.

Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne) 6h30 : réveil 7h30 : P’tit dèj. 8h30 : Check out.

12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !

16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.

20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.

22h30 : biiiiiiiiip.

Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne) 7h00 : réveil 9h00 : départ pour la parade en ville 11h00 : break Café

12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo 17h45 : Retour à l’hotel 18h30 : … Piscine.

20h45 : restaurant de l’hotel

22h00 : retour chambre, etc.

Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver) 6h30 : Réveil 8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville. 8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake. Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J

9h00 : Direction Denver.

11h00 : Cherry Creek Mall

16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.

17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre

19H00 : Hotel

20h00 : Hard Rock Café (on nous refait le coup de l’ID card)

21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.

Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)

8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall

19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.

Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)

6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.

Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.

Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.

Super voyage J

FIN
Guesthouse, chambre d'hôte ou bed and breakfast à Jerusalem? English translation pending
by Sherwood · 2011-11-20 · 22 replies
bonsoir! quelqu'un pourrait-il me conseiller une guesthouse, chambre d'hote ou bed and breakfast a jerusalem?j'y vais au mois de janvier.de preference dans la vieille ville.et des petites adresses sympas de resto?enfin derniere question/est-ce qu'une fille seule peut sortir le soir a jerusalem en toute securite, dans la vieille ville?merci d'avance pour vos infos!🙂
Visiter Valley of Fire English translation pending
by Jonanaclem · 2011-11-19 · 369 replies
Bonjour,

Lors de notre circuit dans les parcs de l'ouest américain en juillet prochain avec notre fils de tout juste 7 ans, j'avais d'abord zappé valley of fire;

En effet, je m'étais dit qu'après le yellowstone, le grand canyon, bryce canyon, antelope canyon et zion, nous foncerions directement vers las végas pour y passer 1 jour et demi avant notre départ!

Mais voilà, je viens de découvrir sur un site allemand, l'existence de "The fire wave", soit disant un site comme the wave dans CBS mais sans permis et assez proche de la route qui traverse le parc...

du coup, moi qui rêvait faire the wave mais c'était impossible avec la loterie et surtout avec la marche et la chaleur pour mon fils de 7 ans; je me dis, faire un petit détour par valley of fire pour voir cette vague me dirait bien!!!🙂

donc, tout d'abord: - quelqu'un connait-il ce site dans valley of fire? est-ce vraiment facile d'accès? comment le trouver? y a-t-il une carte? - 2ème: comment organiser la visite de valley of fire: à part cette vague, quels sont les arrêts incontournables? on sera en fin de circuit, je ne sais pas si ce sera l'overdose de pierres rouges pour nous et surtout notre fils! Combien de temps prévoir pour faire la route avec seulement quelques points de vue, pas de rando sauf pour aller à cette fameuse vague!

Le seul moment où on peut caser cette visite supplémentaire, c'est après Zion, en partant vers las vegas.

Nous serons à Zion depuis la veille, nous comptons faire en fin de matinée la balade riverside walk, manger à zion et ensuite, nous devions partir vers las vegas pour y passer la fin d'aprem et la soirée. Nous avons encore une journée complète et une soire à LV.

Donc, ça veut dire qu'on serait à valley of fire vers 16h...n'est-cepas trop tôt? trop chaud?

Bref, je me suis emballée à la vue de cette vague🙂 mais est-ce raisonnable de rajouter cette visite à ce moment là? et surtout, comment la trouver cette vague?!!😛

merci d'avance
Prendre le bus au Pérou: danger? English translation pending
by Shadowtina · 2011-11-18 · 22 replies
Bonjour, voila j'ai voyager dans le monde entier seule ou pas, toujour en bus local, auto-stop, train, bémo, tuk tuk , ricksaw etc... et la j'arréte pas de lire et d'entendre des histoires par les péruviens à Aréquipa ou je travail, apparement beacoup se font voler voir pire dans les bus, beacoup d'accidents, mais c'est tellement moins cher...

avez-vous des conseilles ? des histoires à raconter sur les bus au Pérou en 2011( car bien sur , les recis de 2006 ne vallent plus rien)

(car je cherche un trajet lima -arequipa puis arequipa- cuzco) merci
Idée de "road trip" dans l'Ouest américain English translation pending
by Philoquébec · 2011-11-18 · 22 replies
Salut à tous je viens de m'inscrire sur ce forum que je trouve absolument génial et rempli d'infos !!!

Je me présente Phil, j'ai 28 ans, français, habitant au Québec depuis 1 an, et ayant pour projet un trip de 2 mois en tente avec ma blonde

On envisage un road trip de 2 mois l'été prochain dans l'ouest canadien et américain

J'ai déjà épluché de près qques récits de road trip (le monde de Grismote, ouestusa.fr, sibellelaterre, et autres) ce qui me donne déjà une bonne idée du trajet

Alors si vous avez des infos (je recherche notamment des recommandations sur les campings, également "sites loin de tout", dans ou en dehors des parcs nationaux aux USA et au Canada), je suis preneur !!!

je vous laisse me donner un avis sur cette idée de trajet !!!

Avant toute chose, on dispose de 3 ou 4 jours de plus à rajouter ici ou là, soit pour visiter un lieu, soit pour du repos supplémentaire alors n'hésitez pas On souhaite faire exclusivement que du camping en tente (sauf dans les villes bien entendu) On va faire les sites connus bien entendu (c'est notre 1ere visite) mais on essai d'éviter le monde et les touristes même si nous en sommes !

1er aout au 03 aout : banff 03 aout au 05 aout : jasper 05 aout : yoho 06 aout : route pour vancouver 07 au 10 aout : vancouver island 11 aout : seattle 12 aout : route vers yellowstone 13 au 17 aout : yellowstone 18 aout : route vers antelope island 19 sept : route vers Moab + mill creek canyon 20 aout : arches NP + onion creek road + fisher tower 21 aout : dead horse + canyonland (island in the sky) 22 aout : island in the sky 23 aout : retour vers Moab via shafer trail + potash road et musselman arch et route vers the needles 24 aout : the needles 25 aout : route vers monument valley + MV 26 aout : route vers Hanksville + valley of the gods, Goosenecks + muley point 27 aout : little egypt + little wild horse canyon 28 aout : route vers Capitol reef (fruita) 29 aout : capitol reef (cathedral valley) 30 aout : capitol reef (strike valley, waterpocket via burr trail road) 31 aout : capitol reef (upper muley twist canyon) 01 sept : lower calf canyon ? 02 sept : hole in the rock road (the volcano) 03 sept : hole in the rock road (peekaboo guilch, broken bow arch, sunset arch, coyote arch, devils garden, cathedral golden) (faisable dans la journée ???) 04 sept : route vers bryce canyon + red canyon (mossy cave) 05 sept : Bryce canyon 06 et 07 sept : Zion 08 sept : route vers lake powell (nuit alstrom point) 09 sept : antelope canyon + horseshoe bend 10, 11 et 12 sept : grand canyon (bright angel trail) 13 sept : las Vegas + route vers death valley (furnace creek) 14 sept : death valley (racetrack playa) 15 et 16 sept : Sequoia NP 17 sept : route vers yosemite 18 et 19 sept : yosemite 20 sept : route vers monolake via tioga pass 21 sept : bodie + route vers San Francisco 22, 23, 24 sept : San francisco 25 et 26 sept : route vers Los Angeles via CA 1 + Monterey 27 et 28 : Los Angeles et fin du voyage

Est il nécessaire de visiter Sequoia si on s'attarde à Yosemite avec mariposa grove ? Lower Calf canyon vaut il une journée de visite ?

D'avance un immense merci pour votre aide

Philippe
En direct d'une croisière sur le Costa Pacifica English translation pending
by PAP86 · 2011-11-17 · 348 replies
PROLOGUE

Voilà… Il est 23 heures et nous sommes à bord du Costa Pacifica… 😎

Enfin, je crois… tellement ça bouge peu… pourvu que ça dure… Mme PAP écoute France 24, seule chaine française reçue à bord, mais quitte à faire, c’est agréable, on a au moins des nouvelles fraiches du Pays…

On va très vite passer sur notre départ de Poitiers lundi soir, sous un superbe soleil après mise de la maison en mode « vacances » (alarme, télésurveillance, simulateurs de présence, double condamnation des portes… ). Mme PAP avait tout préparé et il lui a juste fallu rajouter dans les valises les vestes 😛 qui, jusqu’à la dernière minute, étaient restées sur des cintres. Deux bonnes heures de route, escale à Bordeaux… Sortie des vestes à l’hôtel (remises sur des cintres) 😛. Dîner avec des amis et dodo…

Mardi, vestes dans les valises (surtout ne pas oublier les vestes ! 😛), départ 8h 30, superbe beau ciel bleu. Simulation du film « Nimitz, retour vers l’enfer » entre Toulouse et Nimes… 😮 Ciel brusquement noir, pluie torrentielle, obligeant à réduire l’allure sous les 80 km/h, et brusquement, à nouveau temps splendide jusqu’à Nice où nous arrivons vers 17 heures… Rapide comparaison entre le Radisson de Nice et le Sofitel de Marseille, en mai dernier, mais par charité pour le premier, on restera discret… 🤪 Sortie des vestes des valises… Elles sont toujours sans un seul pli… 😛 Le secret : jamais plus de 12 heures dans la valise… Agréable soirée en amoureux 😊😊 et dodo2…

Mercredi à Nice : temps splendide ! Journée entière chez des amis, qui habitent sur le Mont Boron, un peu en dessous de chez Elton Jones, pour ceux qui connaissent… 😉 Super sympa, mais on est déjà en overdose alimentaire alors que la croisière a pas commencé… On rentre tard au Radisson et dodo3…

Bon, tout le monde va me dire, « tout ça, on s’en fiche, la croisière ! », ça va, ça va, les gens, on y arrive ! 😇

Jeudi 17 novembre : SAVONE

Nous quittons Le Radisson vers 10 heures… Je suis pas mécontent, j’ai fait valoir leur pub « pas satisfait ? vous ne payez pas » pour obtenir la gratuité d’une nuit sur 2 petits déj compris… 😎 on a eu en effet très très chaud dans la chambre, et la clim de l’hôtel était coupée… (mais on n’a pas oublié les vestes ! 😛)

Malgré une autoroute pleine de travaux, de voies uniques, voire des doubles sens, il fait un soleil sans nuage, et nous arrivons au Palacrociere vers 11h 45. Et là, le process habituel bien huilé : nous emportons la voiture au parking : les valises sont extraites de la voiture : elles ont bien sûr été, au départ de Nice, comme d’habitude, doublement étiquetées : les étiquettes « « COSTA » autour des poignées, ce sont les plastifiées, indéchirables, issues du carnet récemment reçu, et aussi « nos » étiquettes, collées sur chaque valise avec la date, « Pacifica », et « 7286 ». On nous remet une étiquette « 9 », et nous accomplissons alors l’exploit sportif de rejoindre avec nos bagages à main (dont la valise de mon ordinateur) le Palacrociere ! (on a fait au moins 200 mètres ! 🙂😮).

Le temps de passer au bureau d’embarquement, d’échanger notre « 9 » contre un « 1 » rouge (suites), et on annonce l’embarquement… Zut, même pas le temps d’aller se faire offrir un en-cas dans le salon réservé aux suites et Gold-Pearl… 😉 Et nous voilà dans la file précédés par quelques « 2 » qui campent là depuis un moment ». Mais c’est pas Amsterdam, ici, et Costa sait faire la police : on appelle les « 1 », les Costawomen, tout sourire mais fermement 😐, font attendre les « 2 » et passer les « 1 »… Nous voilà au contrôle de police, la photo, et paf, nous sommes à bord… Il est midi… Il y a 20 minutes, nous n’étions pas encore à Savone !!! 😮 Belle performance de Costa (ou belle synchro liée au hasard, on aurait peut-être plus attendu en quittant Nice plus tôt, mais Mme PAP avait des vestes à ranger… 😛)

12h 05… premier contact avec le Costa Pacifica… le « bateau de la musique »… bof… l’est pas beau…😕 rouge sombre et sinistre (le théatre notamment est atroce) autant que le Deliziosa était rouge pimpant et agréable… Tout ce qu’on va voir par la suite nous confortera dans notre opinion… on n’aime pas, mais bon, c’est de la décoration, ça change rien au bateau… Même si certains coins, comme la chocolaterie, ou le salon du fond du pont 5, ne sont pas vilains… Je crois que je vais me plaire à la chocolaterie, et seuls des esprits pervers pourraient penser que c’est à cause du chocolat… 😇

12h 10… Nous voici dans notre grande suite. La 7286. Tiens, c’est une « droite »… c’est-à-dire que quand on rentre, le lit est sur la droite… curieusement, sur 16 croisières Costa, et sans l’avoir jamais fait exprès, ce n’est que la deuxième fois… 😐 D’habitude notre cabine est une gauche… Bon, on va pas insister sur les problèmes que ça pose du fait que on va pas changer pour autant notre côté dans le lit, ni à la salle de bain… Je dors à droite (dans le sens de la marche du lit) et je me lave à droite (en se regardant dans la glace)… du coup, je ne suis pas à côté du placard qui contient mes affaires, et le miroir grossissant, que Mme PAP aime bien pour des histoires de maquillage de zyeux, est de mon côté, mais on fera avec… Sur le lit, tous les documents habituels, avec un bouquet de fleurs envoyées par le directeur de l’hôtellerie, qui nous invite à le rencontrer ce soir à 19h…

12h 30… Nous voici à la cafétéria et là, nous constatons une grande nouveauté : on ne se sert plus !!! 😮 ce sont des Costamen qui servent obligatoirement… A vérifier les jours suivants, mais cela semble une superbe innovation, car les plats, même à moitié vides, ne ressemblent pas à des champs de ruines… Nous achetons aussi un forfait café (22 cafés et 3 capuccinos) à 27.50, un forfait (13) eaux à 22.56 et un Boys and Girls (20) à 42 (rajouter les 15%).

13h 00… Retour cabine : les valises arrivent en même temps que nous, et Mme PAP se met au grand déballage… Les vestes en premier, bien évidemment… 😛 Et elles sont absolument intactes ! pas un faux pli ! ah ! Mme PAP a encore réussi ! 😎😎

La majordome se présente (oui, « la ») et la cabinière aussi… Whaooo ! Rien que du personnel féminin… Va falloir que je fasse drôlement gaffe en sortant de la salle de bains, moi… 😊

14h 30 : Passage chez le Maître d’hôtel… L’impression que nous avons (mais qu’il va falloir confirmer) que le bateau n’est pas plein se trouve confortée par le fait que notre inscription au restaurant Samsara pour toute la croisière ne pose aucun problème… Ah, si ! l’imprimante du maître d’hôtel joue les récalcitrantes 😠, alors ils s’absente deux minutes et revient avec un beau ticket à 360 euros à me faire signer… Bon, eh bien ça, c’est fait… 🙂

15h 45 : c’est l’heure de la réunion d’informations avec l’hôtesse francophone. Stéphanie Dazzi. Rien de bien spécial, elle présente le bateau, le Today, les excursions, elle se mélange un peu les crayons 🤪😮 quant aux deux jours à Haïfa, en disant d’abord que les excursions au départ de cette ville sont « exactement les mêmes » les deux jours, mais que finalement, le deuxième jour, ils en ont rajouté… Notamment « Massada et la Mer morte » (ce qui me fait un peu grincer des dents, vu que cette excursion que j’vais réservée au départ d’Ashdod m’a été signalée par Costa comme annulée 😠😠), mais en attirant bien l’attention sur le fait que c’est une excursion de plus de 12 heures, avec rien que le trajet aller de plus de 3 heures 30… Il y a aussi une excursion de deux jours avec nuit à Jérusalem… Mais bon, autour de 350 euros l’excursion par personne… Quand on pense que les dernières places sur le bateau étaietn bradées à 532 euros, on se demande si cette « sortie » va avoir du succès… 🤪

Mais il y a aussi une visite de Tel Aviv et Jaffa, plus axée sur l’Israël moderne 🙂 et moins sur l’Israël religieux, ouf il y en a quand même une, que nous allons probablement prendre… si… parce qu’il y a hélas un si… s’il y a assez de demandes… 😕 parce que vue la salle clairsemée de cette réunion, ou les francophones ont boudé Stéphanie, ou ils ne sont pas très nombreux… A l’heure où j’écris demeurent deux questions : quel est le taux de remplissage (le bateau ne semble pas bondé) et quel est le taux de francophones (même si nous pouvons constater la présence d’au moins un groupe : ‘CE’ ou truc dans ce genre)…

16h 45 : exercice d’alerte… bon, là, on a l’impression qu’il y a quand même du monde… mais le pompon d’honneur est décerné à cet exercice dans la mesure où si toutes les cartes rouges sont bien relevées, et tout le monde sagement rangé par colonnes de 5, dans tout le coin où nous étions, nous n’avons pas entendu un seul mot des speeches dans les différentes langues… 🤪🤪🤪 Il devait y avoir au moins 3 ou 4 haut-parleurs en panne, on n’entendait qu’un vague ronronnement lointain… Bon, heureusement, ça a été relativement court (ou alors j’ai dormi un peu, j’étais appuyé contre le mur et un tuyau…)

18 h : il a dû y avoir un retard d’un car lié au retard d’un avion… Nous quittons seulement Savone (il fait nuit noire)… alors que le départ était prévu une heure plus tôt… 😐

19h : nous nous rendons à notre rendez-vous chez le directeur de l’hôtellerie… Il doit y avoir un problème, il semble en grande conversation avec des collaborateurs… Il sort dans le couloir, nous donne sa carte, nous dit que nous pouvons compter sur lui au moindre besoin, il ne faut pas hésiter à l’appeler, bavarde 3 minutes, au cours desquelles nous apprenons que « oui, Marion est partie, mais elle reviendra 🤪 »… et nous laisse là… Vraiment le minimum syndical, là… C’est le genre de truc où l’invitant se ridiculise plus qu’autre chose quand on relit sa lettre… D’ailleurs précédemment, avec d’autres, ça avait été une bonne ½ heure d’entretien dans le bureau…

19h 30 : Du coup, on décide d’aller manger… Le Samsara a repris, contrairement à cet été sur le Deliziosa son fonctionnement habituel : on y va quand on veut, sans prévenir, entre 18h 30 et 21h… 🙂 Il n’est pas plein, loin de là, même si plusieurs couples arriveront après nous… Il n’y avait d’ailleurs ce soir que des tables de deux…Quant à la seconde salle « Samsara », elle n’est même pas « en service ». Par contre, les arrivées en permanence rendent le service assez lent (cela ne nous dérange pas) : il nous faudra presque une heure et quart pour manger entrée plat dessert… Mais le service est parfait, de bonne classe… 😛 Et c'était très bon... On aura l'occasion d'en reparler...

21h 15 : spectacle du « 1er service »… quelconque… 🤪 mais là, je crois qu’une fois qu’on a vu les spectacles du Fantasia, on devient trop exigeant, et Costa ne semble pas jouer « dans la même cour »… Espérons qu’il y aura quand même une ou deux « guest stars »…

22 h : un dernier petit alcool au « piano bar » du bout du pont 5, qui va sans doute devenir « notre bar », et retour cabine… Avec un constat qui reste à vérifier, mais surprenant pour un bateau qui se dit « de la musique » : en dehors de l’atrium au pont 3 et du « grand bar » au pont , aucune musique dans aucun autre bar avant 20 h 30 (contrôlé sur le Today) ! 😮😮 On n’avait jamais vu ça sur un bateau Costa… 😕

Eh bien il est temps maintenant, d’aller faire un dodo4… D’autant que dès demain, on passe à l’heure grecque…ça fait une heure de moins à dormir... mais j'ai de l'avance... 🙂
Bâtir un circuit dans l'Ouest américain du 14 juillet au 7 août English translation pending
by Poupou10 · 2011-11-16 · 63 replies
bonjour j'ai enfin trouvé des vols a prix raisonnables, ça y est nous partons pour la premiere fois à la decouverte de l'ouest Americain 😎 Nous arriverons à Las VEGAS le samedi 14 juillet à 14h10 et repartirons de LAS VEGAS le mardi 7 aout à 16h40

j'ai à présent besoin de vos conseils pour bâtir un circuit !! j'aimerais bénéficier de vos conseils afin de profiter au mieux ! Je n'ai pas pris d'autotour car je veux avoir du temps sur place pour visiter ! il y a tellement de choses a voir, je sais tres bien qu il va falloir faire des choix

voilà comment j'envisage ce circuit, tout d'abord passer 2 / 3 nuits à las vegas puis partir à la decouverte des grands parcs puis revenir sur las vegas et prendre un vol LAS VEGAS SAN FRANCISCO, passer 3 jours à San Francisco puis longer la cote en m arretant a Monterrey ou big sur ? jusque los angeles (2 jours) et revenir à las vegas si possible en voiture.

Pourriez vous m'aider, je ne sais pas dans quel sens il est mieux de faire la boucle pour visiter les parcs à partir de las vegas..... quels sont les parcs incontournables ? GRAND CANYON BRYCE CANYON ZION ANTELOPE CANYON mais j'en oublie sans doute plein........

Toutes vos idées et tous vos conseils seront les bienvenus, un GRAND MERCI d'avance 😉

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