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Location de voiture à Las Vegas: mise en garde "Alamo" English translation pending
Bonjour, nous rentrons après un road trip de 3 semaines aux Etats Unis, tout c'est très bien passé mise à part la location de notre voiture!
Arrivé à Las Vegas le 08/07/2010 nous sommes allés directement à l'agence de location "Alamo" pour prendre notre véhicule que nous avions réservé et payé depuis la France via "location voiture .fr".Le monsieur qui nous a reçu n'a jamais voulu nous mettre la catégorie de voiture que nous avions réservé (Midsize 4T, voiture type Pontiac g5), prétextant que cette dernière n'existait plus; nous avons jamais pu voir les voitures correspondantes. Il nous a obligé à prendre une catégorie supérieure moyennant 300 dollars de plus. Vraiment impossible de faire autrement, nous avons vraiment insisté, mais non !!
Je précise, que d’autres Français se trouvaient aux autres guichets et ils ont eu le même probléme, ils ont dû remettre de l’argent !
Voila, pas vraiment cool de remettre 300 dollars🤪 , alors que cela faisait à peine 1heure que vous venions d'arriver sur le sol Américain!!
Avez vous connu le même souci?
Bonne soirée
Delphine
Nord du Vietnam: aller depuis Ba Be à Sapa? English translation pending
Je suis en train d'organiser mon prochain voyage à Vietnam. Je parte le prochain 4 d'août et je serai là jusqu'au le 31 d'août. J'ai utilisé beaucoup les informations du Forum, merci a tous! Quelques personnes comme Larsay et Abalone sont déjà mes copains de voyage virtuels.
J'aime voyager en vélo ou par les transports publics du pays. Ce fois sera per transports publics, peut-être la deuxième sera en vélo, on verra!
J'ai une question très concrète :
Je sais que c'est pas facile aller depuis la Ba Be vers la région de Sapa - Bac Ha (Lao Cai) . Mais je n'ai pas peur des difficultés. Alors c'est possible aller avec des transport publiques? En cas contraire, est-ce que il y a des gens du pays qui font, à peu, près ce parcours?
Peut-être il y a la possibilité d'aller depuis Ba be à la région du lac de Thac Ba et après aller a Lao Cai ou il sera encore plus compliqué?
Salut et pardonnez-moi mon français d'écolier
J'aime voyager en vélo ou par les transports publics du pays. Ce fois sera per transports publics, peut-être la deuxième sera en vélo, on verra!
J'ai une question très concrète :
Je sais que c'est pas facile aller depuis la Ba Be vers la région de Sapa - Bac Ha (Lao Cai) . Mais je n'ai pas peur des difficultés. Alors c'est possible aller avec des transport publiques? En cas contraire, est-ce que il y a des gens du pays qui font, à peu, près ce parcours?
Peut-être il y a la possibilité d'aller depuis Ba be à la région du lac de Thac Ba et après aller a Lao Cai ou il sera encore plus compliqué?
Salut et pardonnez-moi mon français d'écolier
Cinq jours sur le GR34 à VTT entre Plouaret et Brest English translation pending
Bonjour,
J’ai passé 5 jours en VTT sur le GR34 entre Plouaret et Brest entre 10 et 15 juillet 2010.
C’est mon premier voyage en solo de ce type et j’ai pris un énorme plaisir à le faire. J’ai mis le récit de mon voyage sur un blog wordpress (http://slot51.wordpress.com/).
Je mets le lien pas pour me faire du trafic sur le blog (d’ailleurs c’est le seul article sur ce blog) mais pour éviter de remplir une grosse page sur ce forum.
Cordialement,

J’ai passé 5 jours en VTT sur le GR34 entre Plouaret et Brest entre 10 et 15 juillet 2010.
C’est mon premier voyage en solo de ce type et j’ai pris un énorme plaisir à le faire. J’ai mis le récit de mon voyage sur un blog wordpress (http://slot51.wordpress.com/).
Je mets le lien pas pour me faire du trafic sur le blog (d’ailleurs c’est le seul article sur ce blog) mais pour éviter de remplir une grosse page sur ce forum.
Cordialement,

Vietnam: Lang Son, badiane, anis étoilé, illicium verum English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars mi-août au Vietnam jusqu'à mi septembre. Je dois me rendre à Lang Son, car passionné de plantes à épices, il ne me reste plus qu'à me procurer la célèbre mais introuvable badiane pour compléter ma collection de plantes à épices tropicales. Quelqu'un aurait-il des adresses concernant des producteurs de badiane. Des photos des plantations? Est-ce la période de fructification (j'ai lu que l'arbre fleurissait en été)?Est-ce facile d'accès? Lang Son est-il soumis à un visa spécial? Combien de temps met-on en bus ou train pour aller de Hanoi à Lang Son?
Tôi muốn tìm cây hồi je sais déjà dire ça (grâce à des amis vietnamiens)
Merci pour toutes les informations que vous pourrez me donner!
Je pars mi-août au Vietnam jusqu'à mi septembre. Je dois me rendre à Lang Son, car passionné de plantes à épices, il ne me reste plus qu'à me procurer la célèbre mais introuvable badiane pour compléter ma collection de plantes à épices tropicales. Quelqu'un aurait-il des adresses concernant des producteurs de badiane. Des photos des plantations? Est-ce la période de fructification (j'ai lu que l'arbre fleurissait en été)?Est-ce facile d'accès? Lang Son est-il soumis à un visa spécial? Combien de temps met-on en bus ou train pour aller de Hanoi à Lang Son?
Tôi muốn tìm cây hồi je sais déjà dire ça (grâce à des amis vietnamiens)
Merci pour toutes les informations que vous pourrez me donner!
Voyage à vélo de Paris vers l'Atlantique puis la Méditerranée English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets de poster un message sur VF car j'ai depuis un an environ l'idée d'un "voyage" à travers la France, au préalable de futures échapées à l'étranger. En effet, je n'ai que 18 ans et préfère donc commencer par quelque chose de plus "light" en ce qui concerne la barrière de la langue et de l'argent. Je sais déjà que beaucoup vont me prendre pour un jeune inconscient et ils auront au préalable raison : certes je viens d'un milieu aisé et n'ai pas connu à vrai dire d'autres voyages que des croisières et équipées de luxe avec mes parents. Cependant justement, je ne vois pas pourquoi cela serait un obstacle à mon rêve de voyage. J'ai pleinement conscience des difficultés de la vie de camper (j'ai longtemps été chez les scouts) et j'écoute avec envie les récits de mes parents qui, avant leurs vies cossues, ont chacun parcouru le monde (ma mère a fait le Chili jusqu'au Canada sans un sou).
Je vous expose mon projet : partir de Paris à vélo et descendre le plus bas possible en France, en traversant villages, campagnes, montagnes, bref, en voyant du paysage et en en bavant. Je m'attends autant à quelque chose de dur que de passionnant. J'ai libéré trois semaines au mois d'août après des vacances reposantes après des amiset voudrait profiter de vos avis et surtout de vos conseils (matériel, sécurité...). Je me débrouille bien en vélo mais hésite également à faire ce trajet à pied (je suis un très bon marcheur), sachant bien que les distances ne seront pas les mêmes. Je peux avoir l'argent dont j'ai envie mais je préfererais camper dans un jardin, un champ et profiter de la nourriture de locaux, espérant qu'ils soient plus accueillants en dehors des grandes villes. Je n'ai pas peur du risque ni de l'aventure, je suis persévérant et malgré des inévitables coups de barre, je vais toujours au bout de mes projets.
Merci de vos conseils :)
Je vous expose mon projet : partir de Paris à vélo et descendre le plus bas possible en France, en traversant villages, campagnes, montagnes, bref, en voyant du paysage et en en bavant. Je m'attends autant à quelque chose de dur que de passionnant. J'ai libéré trois semaines au mois d'août après des vacances reposantes après des amiset voudrait profiter de vos avis et surtout de vos conseils (matériel, sécurité...). Je me débrouille bien en vélo mais hésite également à faire ce trajet à pied (je suis un très bon marcheur), sachant bien que les distances ne seront pas les mêmes. Je peux avoir l'argent dont j'ai envie mais je préfererais camper dans un jardin, un champ et profiter de la nourriture de locaux, espérant qu'ils soient plus accueillants en dehors des grandes villes. Je n'ai pas peur du risque ni de l'aventure, je suis persévérant et malgré des inévitables coups de barre, je vais toujours au bout de mes projets.
Merci de vos conseils :)
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Transport Singapour-Tioman puis Tioman-Singapour? English translation pending
Bonjour à tous, je pars en Septembre à Singapour!!!!
J'aimerais visiter un peu Singapour puis rejoindre Tioman. J'ai vu pas mal de discutions sur le sujet mais pour le trajet en bus je n'ai rien vu de clair....
A priori je peut prendre l'avion mais c'est relativement cher: 201 SGD
Je préfèrerais donc l'option bus.... J'ai vu qu'il y avait à priori forcément une escale à Johor Bahru... D'après ce que j'ai compris il faut prendre le bus n°170 de Singapour à Johor Bahru...
Mais plusieurs problèmes: - Une fois arriver à Johor Bahru, comment je fais pour rejoindre Mersing....? - Combien coute le trajet en tout? (une approximation suffira ^^) - Combien de temps dur le trajet? (idem pour l'approximation) - Arrivées à Mersing il parait qu'il n'y a qu'un bateau qui va à Tioman et qu'il serait à 10h30... --> est-ce que c'est toujours vrai? (les infos que j'ai date de 2008) et si oui, à quelle heure faut-il partir de Singapour pour avoir une chance d'avoir la navette? - Enfin, peut on réserver un bungalow sur l'ile par internet? Parce qu'il parait que c'est vite remplis... On ne voudrait pas se retrouver sans logement....
Voili voilou, merci d'avance à tous!!!
J'aimerais visiter un peu Singapour puis rejoindre Tioman. J'ai vu pas mal de discutions sur le sujet mais pour le trajet en bus je n'ai rien vu de clair....
A priori je peut prendre l'avion mais c'est relativement cher: 201 SGD
Je préfèrerais donc l'option bus.... J'ai vu qu'il y avait à priori forcément une escale à Johor Bahru... D'après ce que j'ai compris il faut prendre le bus n°170 de Singapour à Johor Bahru...
Mais plusieurs problèmes: - Une fois arriver à Johor Bahru, comment je fais pour rejoindre Mersing....? - Combien coute le trajet en tout? (une approximation suffira ^^) - Combien de temps dur le trajet? (idem pour l'approximation) - Arrivées à Mersing il parait qu'il n'y a qu'un bateau qui va à Tioman et qu'il serait à 10h30... --> est-ce que c'est toujours vrai? (les infos que j'ai date de 2008) et si oui, à quelle heure faut-il partir de Singapour pour avoir une chance d'avoir la navette? - Enfin, peut on réserver un bungalow sur l'ile par internet? Parce qu'il parait que c'est vite remplis... On ne voudrait pas se retrouver sans logement....
Voili voilou, merci d'avance à tous!!!
Yunnan: agences locales sur Kunming? (Chine) English translation pending
Bonjour,
nous sommes un groupe de 12 personnes qui passeront 10 j au Yunnan en Aout (Kunming - Dali _ Lijang - Shangrila)! Nous sommes en contact avec des agences de Kunming pour nous organiser cette partie de notre voyage en chine :
www.yunnan-roads.fr
http://www.guidechine.com/
Quelqu'un a-il déjà utilisé les services de ces agences ? Aurions nous intérêt à contacter sur place des agences chinoises ? Pour 12 personnes en aout, est-il possible de se débrouiller au jour le jour ?
Merci par avance pour vos conseils
Quelqu'un a-il déjà utilisé les services de ces agences ? Aurions nous intérêt à contacter sur place des agences chinoises ? Pour 12 personnes en aout, est-il possible de se débrouiller au jour le jour ?
Merci par avance pour vos conseils
Croisière en Norvège avec Costa English translation pending
Bonjour,
Nous partirons d'Amsterdam le 20 juillet 2010. Je rêve de ce voyage depuis des mois, je le fais à l'occasion de mes 50 ans ;). (Nous avons fait une croisière en Méditerranée occidentale il y a 3 ans avec Costa aussi.)Est-ce que certains qui reviennent de cette croisière peuvent nous donner des conseils : vêtements, excursions (ns en avons réservé 3 lundi dernier sur le site : Vues de Geiranger, Transfert au Cap Nord et Les îles Lofoten), vie à bord, état de la mer, points positifs, problèmes rencontrés...)D'autres francophones parmi vous sont-ils inscrits?Merci 🙂
Quelle îles choisir en Polynésie-Française? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais faire un séjour en polynésie et j'aimerais aller sur les ile de bora bora;morea et j'aimerais en faire d'autre mais je ne sais pas lesquel choisirs
Pouvez vous m'aider??
Ce qui m'intéresse surtout c'est la plongée et voir des poissons (surtou dauphin, requin, raie) du corail et excursion sur des ile lagon.....
Merci de m'aider
Inde du Sud: Tamil Nadu et Kerala du 25 juillet au 23 août 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage du 25 juillet au 23 août 2010 en Inde du sud, d'abord au Tamil Nadu puis au Kerala (histoire d'éviter la fin de la mousson au Kerala).
Grosso-Modo, voilà ce que j'ai prévu comme itinéraire :
- Arrivée à Chennai, direction immédiate vers Mahabalipuram - Pondichéry - Thanjavur - Tiruchirapali - Madurai - Kanniyakumari - Trivandum - Kollam - Allepey - Cochin - Ernakulam - Munar - Kozkikode - Retour à Chennai
Bon, j'aimerais faire un peu de ménage dans cette liste pour faire sauter des étapes et avoir le temps de m'imprégner des lieux sans penser au train du lendemain... Mais j'ai du mal à faire des choix.
Sinon, pour info, j'ai envie de voir : - des parcs d'animaux sympas (ou même des animaux sauvages sans parcs) - des plantations de thé et d'épices - des spectacles ou des journées tradition si il y en a en août (genre courses de boat à allepey...) - l'extrême pointe sud de l'inde (ça doit être vraiment sympa) - les backwaters of course !
Voyage en train et bus. Sac à dos. Je suis déjà allé en Inde du Nord en 2005. J'espère en profiter encore plus cette cette fois-ci, et être plus "cool". :)
Et sinon, j'adore la photo, donc j'espère en profiter de ce côté-là aussi !
A vous lire, Alexandre
Je prépare un voyage du 25 juillet au 23 août 2010 en Inde du sud, d'abord au Tamil Nadu puis au Kerala (histoire d'éviter la fin de la mousson au Kerala).
Grosso-Modo, voilà ce que j'ai prévu comme itinéraire :
- Arrivée à Chennai, direction immédiate vers Mahabalipuram - Pondichéry - Thanjavur - Tiruchirapali - Madurai - Kanniyakumari - Trivandum - Kollam - Allepey - Cochin - Ernakulam - Munar - Kozkikode - Retour à Chennai
Bon, j'aimerais faire un peu de ménage dans cette liste pour faire sauter des étapes et avoir le temps de m'imprégner des lieux sans penser au train du lendemain... Mais j'ai du mal à faire des choix.
Sinon, pour info, j'ai envie de voir : - des parcs d'animaux sympas (ou même des animaux sauvages sans parcs) - des plantations de thé et d'épices - des spectacles ou des journées tradition si il y en a en août (genre courses de boat à allepey...) - l'extrême pointe sud de l'inde (ça doit être vraiment sympa) - les backwaters of course !
Voyage en train et bus. Sac à dos. Je suis déjà allé en Inde du Nord en 2005. J'espère en profiter encore plus cette cette fois-ci, et être plus "cool". :)
Et sinon, j'adore la photo, donc j'espère en profiter de ce côté-là aussi !
A vous lire, Alexandre
Itinéraire de dix-huit jours au Japon (ville et campagne): votre avis? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous partons à deux au Japon fin septembre pour 18 jours (les billets sont pris!) et nous voulons optimiser notre séjour, c'est pourquoi nous faisons appel à votre expérience. Nous sommes très attirés par les villes (surtout Tokyo) mais aussi par le Japon traditionnel (Kyoto, Koyasan) et la campagne (Chûgoku et vallée Kisoji). Voici nos questions :
1- Notre plus gros doute est la faisabilité de notre itinéraire entre Tokyo et Kyoto, c'est à dire les journées J7 (Tokyo-Magome et treck vers Tsumago), J8 (trajet Magome-Koyasan) et J9 (trajet Koyasan-Nara-Kyoto) pendant les-quelles nous ne voudrions pas courir toute la journée et finalement ne rien voir ni sentir dans ces endroits merveilleux. Par exemple nous serions prêts à laisser tomber Nara si une après-midi n'est pas assez ne serait-ce que pour un aperçu. Qu'en pensez-vous?
2- De plus un tour du Chûgoku en 4 jours de voiture vous paraît-il réaliste? (J13 à J16, départ de SHIN-YAMAGUSHI, arrivée à OKAYAMA).
Merci d'avance pour vos réponses. Nous sommes preneurs de tous vos conseils. Voici notre itinéraire.
J1 (Jeudi) Arrivée TOKYO
J2 (Vendredi) TOKYO
J3 (Samedi) TOKYO
J4 (Dimanche) TOKYO
J5 (Lundi) TOKYO-NIKKO-TOKYO
J6 (Mardi) TOKYO. Envoi des valises vers KYOTO pour être le plus léger possible sur les 3 prochains jours (MAGOME et KOYASAN).
J7 (Mercredi) Départ tôt le matin de TOKYO vers MAGOME via NAKATSUGAWA, arrivée à MAGOME vers 13h Marche de MAGOME à TSUMAGO (9km) Retour en bus à MAGOME vers 19h et nuit à MAGOME
J8 (Jeudi) Départ tôt le matin de MAGOME vers KOYASAN via NAKATSUGAWA et OSAKA(NAMBA), arrivée à KOYASAN vers 14h
J9 (Vendredi) Départ tôt le matin de KOYASAN vers NARA Visite de NARA l'après-midi Départ pour KYOTO en fin de journée
J10 (Samedi) KYOTO
J11 (Dimanche) KYOTO
J12 (Lundi) Départ tôt le matin de KYOTO vers HIROSHIMA et visite de MIYAJIMA
J13 (Mardi) Départ tôt le matin de HIROSHIMA vers SHIN-YAMAGUSHI Location de voiture à SHIN-YAMAGUSHI Route jusqu'à HAGI (environ 40 km)
J14 (Mercredi) Route HAGI-TSWANO-IZUMO
J15 (Jeudi) Route IZUMO-MATSUE
J16 (Vendredi) Route MATSUE-KURASHIKI-OKAYAMA Dépôt de voiture à OKAYAMA Train OKAYAMA-TOKYO
J17 (Samedi) TOKYO
J18 (Dimanche) Départ TOKYO
Bonne soirée à toutes et à tous,
Dadou
Nous partons à deux au Japon fin septembre pour 18 jours (les billets sont pris!) et nous voulons optimiser notre séjour, c'est pourquoi nous faisons appel à votre expérience. Nous sommes très attirés par les villes (surtout Tokyo) mais aussi par le Japon traditionnel (Kyoto, Koyasan) et la campagne (Chûgoku et vallée Kisoji). Voici nos questions :
1- Notre plus gros doute est la faisabilité de notre itinéraire entre Tokyo et Kyoto, c'est à dire les journées J7 (Tokyo-Magome et treck vers Tsumago), J8 (trajet Magome-Koyasan) et J9 (trajet Koyasan-Nara-Kyoto) pendant les-quelles nous ne voudrions pas courir toute la journée et finalement ne rien voir ni sentir dans ces endroits merveilleux. Par exemple nous serions prêts à laisser tomber Nara si une après-midi n'est pas assez ne serait-ce que pour un aperçu. Qu'en pensez-vous?
2- De plus un tour du Chûgoku en 4 jours de voiture vous paraît-il réaliste? (J13 à J16, départ de SHIN-YAMAGUSHI, arrivée à OKAYAMA).
Merci d'avance pour vos réponses. Nous sommes preneurs de tous vos conseils. Voici notre itinéraire.
J1 (Jeudi) Arrivée TOKYO
J2 (Vendredi) TOKYO
J3 (Samedi) TOKYO
J4 (Dimanche) TOKYO
J5 (Lundi) TOKYO-NIKKO-TOKYO
J6 (Mardi) TOKYO. Envoi des valises vers KYOTO pour être le plus léger possible sur les 3 prochains jours (MAGOME et KOYASAN).
J7 (Mercredi) Départ tôt le matin de TOKYO vers MAGOME via NAKATSUGAWA, arrivée à MAGOME vers 13h Marche de MAGOME à TSUMAGO (9km) Retour en bus à MAGOME vers 19h et nuit à MAGOME
J8 (Jeudi) Départ tôt le matin de MAGOME vers KOYASAN via NAKATSUGAWA et OSAKA(NAMBA), arrivée à KOYASAN vers 14h
J9 (Vendredi) Départ tôt le matin de KOYASAN vers NARA Visite de NARA l'après-midi Départ pour KYOTO en fin de journée
J10 (Samedi) KYOTO
J11 (Dimanche) KYOTO
J12 (Lundi) Départ tôt le matin de KYOTO vers HIROSHIMA et visite de MIYAJIMA
J13 (Mardi) Départ tôt le matin de HIROSHIMA vers SHIN-YAMAGUSHI Location de voiture à SHIN-YAMAGUSHI Route jusqu'à HAGI (environ 40 km)
J14 (Mercredi) Route HAGI-TSWANO-IZUMO
J15 (Jeudi) Route IZUMO-MATSUE
J16 (Vendredi) Route MATSUE-KURASHIKI-OKAYAMA Dépôt de voiture à OKAYAMA Train OKAYAMA-TOKYO
J17 (Samedi) TOKYO
J18 (Dimanche) Départ TOKYO
Bonne soirée à toutes et à tous,
Dadou
Incursion dans le nord-est du Vietnam: le pays du maïs English translation pending
Une fois n'est pas coutume et pour faire plaisir à notre ami Fabworld mais surtout Larsay, je suis parti découvrir pour la première fois une partie du Nord-Est du Vietnam. Autant ne pas tourner autour du pot, les paysages dans la province du Ha Giang sont tout bonnement époustouflants!
Au menu, trois jours de moto et plus de 800 km parcourus. En moto car c'est le moyen le plus pratique et le plus agréable pour un voyage dans cette partie là du Vietnam. Rappelons juste qu'il est interdit de conduire une moto pour un étranger mais finalement toléré par les autorités. Deux-trois points sont tout de même à souligner. Le port du casque est bien entendu obligatoire et la vitesse est limitée à 40 km/h. Il n'y a pas de règles de conduite donc vous ne serez jamais en infraction. Si la police vous arrête, la première question qu'ils posent c'est si vous parlez vietnamien. Ne surtout pas dire oui et après avoir vu votre passeport, ils vous laissent repartir tranquillement.
Revenons-en à ce parcours au milieu des millions de millions de plants de maïs.
Jour 1: Sapa - Lao Cai - Pho Rang - Viet Quang - Ha Giang (280 km) De loin pas la journée la plus intéressante. Les trente premiers kilomètres de Sapa à Lao Cai sur la route 4D sont toujours aussi sympas à faire en je ne me lasse toujours pas de cette route. Des rizières impressionnantes et cette vue magnifique qui offre au loin les montagnes du Sud de la Chine. Ensuite sur la 70 de Lao Cai à Pho Rang, c'est du plat et de la rizière de chaque côté. La route a été refaite il y a une année et c'est un véritable tapis à présent. Arrivé à Pho Rang il faut prendre à gauche à l'entrée de la ville pour rejoindre la 279 jusqu'à Viet Quang. C'est de loin la plus jolie portion de route de la journée. Bien qu'elle soit partiellement en travaux, cette route de campagne se laisse tout doucement avaler kilomètres après kilomètres. De la rizière, les premières étendues de champs de maïs et de jolies maisons sur pilotis. Arrivé à Viet Quang, on rejoint la nationale 2. J'aurai carrément envie de l'appeler la route de tous les dangers. Pas qu'elle soit en mauvaise état, c'est juste qu'il faut être particulièrement attentif tout du long. Le trajet à déjà été long (env. 200 km), et il faut user du klaxon pour déjouer les poules, les chiens, les motos qui débarquent sans prévenir à gauche ou à droite et les camions qui roulent ni à droite, ni à gauche mais en plein milieu de la route! Une fois débarqué à Ha Giang, j'ai suivi les conseils de Larsay qui a découvert un tout mignon Hôtel-Resort à la sortie de Ha Giang. Pas super facile à trouver car il n'y a qu'un grand panneau jaune vertical pour l'indiquer. Le patron va bientôt en installer un autre donc pas de souci pour l'avenir. Ce Resort propose 5 maisons style bungalow pour des prix allant de 200'000 à 280'000 la nuit. Vous pouvez y aller les yeux fermés! En plus ils parlent anglais ce qui est plutôt rare dans la province.
Jour 2: Ha Giang - Yen Minh - Meo Vac - Dong Van - Yen Minh (180 km) Hallucination totale pour ce deuxième jour. En partant de bonne heure de Ha Giang direction Yen Minh sur la 4C, on commence tout doucement à entrevoir le potentiel de la région. On attaque enfin les montagnes et on prend de la hauteur. Arrivé à Yen Minh, c'est là que ça devient complètement fou! La route jusqu'à Meo Vac est tout bonnement hallucinante et nous offre un spectacle de pitons rocheux envahis de champs de maïs. Un travail de titan est réalisé par les différentes minorités de la région si bien que chaque parcelle est utilisée. Mais ce n'est pas fini, le plus beau est à venir entre Meo Vac et Dong Van. C'est sans nul doute la plus belle portion de route qu'il m'a été donné de parcourir dans ma vie!!! Il y a des endroits merveilleux au Vietnam mais cette vingtaine de kilomètres les enterrent tous 😉 Nous avons malheureusement été surpris par un orage d'une rare intensité juste avant de passer le col mais j'y retournerai pour sûr. A cause de cet orage, nous avons dû revoir nos plans en cours de route et finalement loger à Yen Minh plutôt que de retourner à Ha Giang. Nous n'avions pas pris le permis donc ne pouvions ni rester à Meo Vac, ni à Dong Van. Sachez simplement qu'il est quand même obligatoire pour Yen Minh également. Peut-être est-ce dû à la Coupe du Monde mais après avoir expliqué notre cas, le patron de l'hôtel nous a dit que c'était ok finalement. Faites quand même attention.
Jour 3: Yen Minh - Ha Giang - Viet Quang - Pho Rang - Lao Cai - Sapa (350 km) Un troisième jour plutôt long et la même route qu'en venant. En fait le mieux est de faire la boucle sur quatre jours et de loger à Bac Ha la troisième nuit. Pour cela, il faut bifurquer à droite avant Viet Quang en direction de Xi Man. Essayez de caler votre arrivée à Bac Ha un samedi soir histoire de profiter du marché le dimanche matin. Le retour à Sapa se fait en trois heures environ.
Conclusion: De part mon métier, je suis sans cesse confronté à des voyageurs. Bien sûr, chacun voyage comme il le désire mais la tendance générale (90%) c'est de courir partout pour en voir le plus possible. Alors évidemment qu'il y a des sites incontournables à visiter au Vietnam. Mais de grâce, prenez votre temps! Après avoir vu ce que j'ai vu, je trouve carrément inconcevable de louper ça lors d'un voyage au Vietnam. Sapa est un excellent point de départ pour une petite ou longue incursion dans le Nord-Est. Sapa reste également Sapa et ce qui est impressionnant dans la région c'est le nombre de rizières en terrasses. La force de la région, c'est également de pouvoir communiquer avec les habitants. Le Nord-Est n'est pas si facile d'accès mais chacun devrait pouvoir se débrouiller. Pour moi, ça été plutôt facile car je touche assez au viet et au hmong pour pouvoir avoir des infos ou autres. Je vous conseille dès lors de procéder de la façon suivante: Pourquoi ne pas faire une petite randonnée autour de Sapa en suivant les conseils de Larsay puis de louer une moto pour aller faire un tour pendant 3 ou 4 jours avant de revenir à Sapa. La moto vous fait peur? Prenez un 4x4 avec chauffeur. Ce n'est pas gratuit mais à bien y réfléchir, les transports à droite à gauche pour tout voir ça ne l'est pas non plus et au final on se retrouve pratiquement sur le même budget. Prochaine étape, un tour d'une dizaine de jours direction Ba Be, Ban Gioc, etc. et en prenant mon temps cette fois-ci 😏
Au menu, trois jours de moto et plus de 800 km parcourus. En moto car c'est le moyen le plus pratique et le plus agréable pour un voyage dans cette partie là du Vietnam. Rappelons juste qu'il est interdit de conduire une moto pour un étranger mais finalement toléré par les autorités. Deux-trois points sont tout de même à souligner. Le port du casque est bien entendu obligatoire et la vitesse est limitée à 40 km/h. Il n'y a pas de règles de conduite donc vous ne serez jamais en infraction. Si la police vous arrête, la première question qu'ils posent c'est si vous parlez vietnamien. Ne surtout pas dire oui et après avoir vu votre passeport, ils vous laissent repartir tranquillement.
Revenons-en à ce parcours au milieu des millions de millions de plants de maïs.
Jour 1: Sapa - Lao Cai - Pho Rang - Viet Quang - Ha Giang (280 km) De loin pas la journée la plus intéressante. Les trente premiers kilomètres de Sapa à Lao Cai sur la route 4D sont toujours aussi sympas à faire en je ne me lasse toujours pas de cette route. Des rizières impressionnantes et cette vue magnifique qui offre au loin les montagnes du Sud de la Chine. Ensuite sur la 70 de Lao Cai à Pho Rang, c'est du plat et de la rizière de chaque côté. La route a été refaite il y a une année et c'est un véritable tapis à présent. Arrivé à Pho Rang il faut prendre à gauche à l'entrée de la ville pour rejoindre la 279 jusqu'à Viet Quang. C'est de loin la plus jolie portion de route de la journée. Bien qu'elle soit partiellement en travaux, cette route de campagne se laisse tout doucement avaler kilomètres après kilomètres. De la rizière, les premières étendues de champs de maïs et de jolies maisons sur pilotis. Arrivé à Viet Quang, on rejoint la nationale 2. J'aurai carrément envie de l'appeler la route de tous les dangers. Pas qu'elle soit en mauvaise état, c'est juste qu'il faut être particulièrement attentif tout du long. Le trajet à déjà été long (env. 200 km), et il faut user du klaxon pour déjouer les poules, les chiens, les motos qui débarquent sans prévenir à gauche ou à droite et les camions qui roulent ni à droite, ni à gauche mais en plein milieu de la route! Une fois débarqué à Ha Giang, j'ai suivi les conseils de Larsay qui a découvert un tout mignon Hôtel-Resort à la sortie de Ha Giang. Pas super facile à trouver car il n'y a qu'un grand panneau jaune vertical pour l'indiquer. Le patron va bientôt en installer un autre donc pas de souci pour l'avenir. Ce Resort propose 5 maisons style bungalow pour des prix allant de 200'000 à 280'000 la nuit. Vous pouvez y aller les yeux fermés! En plus ils parlent anglais ce qui est plutôt rare dans la province.
Jour 2: Ha Giang - Yen Minh - Meo Vac - Dong Van - Yen Minh (180 km) Hallucination totale pour ce deuxième jour. En partant de bonne heure de Ha Giang direction Yen Minh sur la 4C, on commence tout doucement à entrevoir le potentiel de la région. On attaque enfin les montagnes et on prend de la hauteur. Arrivé à Yen Minh, c'est là que ça devient complètement fou! La route jusqu'à Meo Vac est tout bonnement hallucinante et nous offre un spectacle de pitons rocheux envahis de champs de maïs. Un travail de titan est réalisé par les différentes minorités de la région si bien que chaque parcelle est utilisée. Mais ce n'est pas fini, le plus beau est à venir entre Meo Vac et Dong Van. C'est sans nul doute la plus belle portion de route qu'il m'a été donné de parcourir dans ma vie!!! Il y a des endroits merveilleux au Vietnam mais cette vingtaine de kilomètres les enterrent tous 😉 Nous avons malheureusement été surpris par un orage d'une rare intensité juste avant de passer le col mais j'y retournerai pour sûr. A cause de cet orage, nous avons dû revoir nos plans en cours de route et finalement loger à Yen Minh plutôt que de retourner à Ha Giang. Nous n'avions pas pris le permis donc ne pouvions ni rester à Meo Vac, ni à Dong Van. Sachez simplement qu'il est quand même obligatoire pour Yen Minh également. Peut-être est-ce dû à la Coupe du Monde mais après avoir expliqué notre cas, le patron de l'hôtel nous a dit que c'était ok finalement. Faites quand même attention.
Jour 3: Yen Minh - Ha Giang - Viet Quang - Pho Rang - Lao Cai - Sapa (350 km) Un troisième jour plutôt long et la même route qu'en venant. En fait le mieux est de faire la boucle sur quatre jours et de loger à Bac Ha la troisième nuit. Pour cela, il faut bifurquer à droite avant Viet Quang en direction de Xi Man. Essayez de caler votre arrivée à Bac Ha un samedi soir histoire de profiter du marché le dimanche matin. Le retour à Sapa se fait en trois heures environ.
Conclusion: De part mon métier, je suis sans cesse confronté à des voyageurs. Bien sûr, chacun voyage comme il le désire mais la tendance générale (90%) c'est de courir partout pour en voir le plus possible. Alors évidemment qu'il y a des sites incontournables à visiter au Vietnam. Mais de grâce, prenez votre temps! Après avoir vu ce que j'ai vu, je trouve carrément inconcevable de louper ça lors d'un voyage au Vietnam. Sapa est un excellent point de départ pour une petite ou longue incursion dans le Nord-Est. Sapa reste également Sapa et ce qui est impressionnant dans la région c'est le nombre de rizières en terrasses. La force de la région, c'est également de pouvoir communiquer avec les habitants. Le Nord-Est n'est pas si facile d'accès mais chacun devrait pouvoir se débrouiller. Pour moi, ça été plutôt facile car je touche assez au viet et au hmong pour pouvoir avoir des infos ou autres. Je vous conseille dès lors de procéder de la façon suivante: Pourquoi ne pas faire une petite randonnée autour de Sapa en suivant les conseils de Larsay puis de louer une moto pour aller faire un tour pendant 3 ou 4 jours avant de revenir à Sapa. La moto vous fait peur? Prenez un 4x4 avec chauffeur. Ce n'est pas gratuit mais à bien y réfléchir, les transports à droite à gauche pour tout voir ça ne l'est pas non plus et au final on se retrouve pratiquement sur le même budget. Prochaine étape, un tour d'une dizaine de jours direction Ba Be, Ban Gioc, etc. et en prenant mon temps cette fois-ci 😏
Itinéraire pour quatre semaines en Thaïlande, au Laos, au Cambodge et au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais partir pour un voyage de 100 jours (14 semaines) entre janvier et avril prochain.
Je vais passer les 6 dernières semaines (soit 42 jours) en Asie du Sud est.
J'hésite entre voyager dans un peu des 4 pays (Thailande, Laos, Vitenam et Cambodge) ou à n'en visiter que trois pour avoir plus de temps dans chacun...
Je souhaiterais avoir votre avis en fonction de vos expériences.
Les deux options sont à peu près celles-ci:
OPTION N°1
Boucle dans le Nord Ouest Thaïlandais pendant 2 semaines (de Bangkok à : Chiang Kong en passant notamment par Ayutala, lopburi, Mae Sot, le >Triangle d’or, Chiang mai)
Jusqu'à une frontière avec le Laos pour rejoindre Luan Prabang et y rester une semaine en profitant de la ville et des alentours.
Mon idée était de traverser le Mékong en Bateau entre Chiang Khong et Luan Prabang mais je ne sais pas s'il y a suffisamment d'eau pour le faire, quelqu'un pourrait-il me renseigner?
Prendre un vol de Luan Prabang à Siam Rep au Cambodge et passer une semaine au Cambodge : descendre directement vers Angkor, puis remonter à Phom pen pour prendre un vol pour Hanoi.
Ensuite, rester 10 jours au Viet Nam, et se balader dans la baie, les villages sous la baie et autres délices de la région.
Prendre un avion pour Ko Pi pi en Thaïlande pour passer les 5 derniers jours sur les iles au repos.
OPTION N° 2 :
Elle consisterait à « Squeezer » le Laos ou le Cambodge pour pouvoir passer soit 3 semaines en Thaïlande, soit 2 semaines au Laos ou 2 semaines au Cambodge… Qu’en pensez vous ? Merci d’avance de vos retours qui me seront très utiles pour choisir…
Camille
Je vais partir pour un voyage de 100 jours (14 semaines) entre janvier et avril prochain.
Je vais passer les 6 dernières semaines (soit 42 jours) en Asie du Sud est.
J'hésite entre voyager dans un peu des 4 pays (Thailande, Laos, Vitenam et Cambodge) ou à n'en visiter que trois pour avoir plus de temps dans chacun...
Je souhaiterais avoir votre avis en fonction de vos expériences.
Les deux options sont à peu près celles-ci:
OPTION N°1
Boucle dans le Nord Ouest Thaïlandais pendant 2 semaines (de Bangkok à : Chiang Kong en passant notamment par Ayutala, lopburi, Mae Sot, le >Triangle d’or, Chiang mai)
Jusqu'à une frontière avec le Laos pour rejoindre Luan Prabang et y rester une semaine en profitant de la ville et des alentours.
Mon idée était de traverser le Mékong en Bateau entre Chiang Khong et Luan Prabang mais je ne sais pas s'il y a suffisamment d'eau pour le faire, quelqu'un pourrait-il me renseigner?
Prendre un vol de Luan Prabang à Siam Rep au Cambodge et passer une semaine au Cambodge : descendre directement vers Angkor, puis remonter à Phom pen pour prendre un vol pour Hanoi.
Ensuite, rester 10 jours au Viet Nam, et se balader dans la baie, les villages sous la baie et autres délices de la région.
Prendre un avion pour Ko Pi pi en Thaïlande pour passer les 5 derniers jours sur les iles au repos.
OPTION N° 2 :
Elle consisterait à « Squeezer » le Laos ou le Cambodge pour pouvoir passer soit 3 semaines en Thaïlande, soit 2 semaines au Laos ou 2 semaines au Cambodge… Qu’en pensez vous ? Merci d’avance de vos retours qui me seront très utiles pour choisir…
Camille
Visiter le parc national de Kéoladéo Ghana à Bhâratpur? (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais savoir si quelqu'un parmi vous a déjà visité le parc de Kéoladéo Ghana à Bharatpur. Comment le visiter ( à pieds, en jeep, etc... ) ? Quels sont les tarifs pour l'entrée du parc, l'utilisation d'un véhicule, les droits de photographier, etc... ? Et quelqu'un connaîtrait-il un bon guide naturaliste expérimenté ?
Le choix des hotels, du moyen de locomotion pour le visiter, le prix pour un guide, etc... d'autres infos sur le sujet seront la binevenue ?...
Racontez-moi votre ressenti sur ce parc ?
Merci pour les infos.
Tigrecobra.
Je souhaiterais savoir si quelqu'un parmi vous a déjà visité le parc de Kéoladéo Ghana à Bharatpur. Comment le visiter ( à pieds, en jeep, etc... ) ? Quels sont les tarifs pour l'entrée du parc, l'utilisation d'un véhicule, les droits de photographier, etc... ? Et quelqu'un connaîtrait-il un bon guide naturaliste expérimenté ?
Le choix des hotels, du moyen de locomotion pour le visiter, le prix pour un guide, etc... d'autres infos sur le sujet seront la binevenue ?...
Racontez-moi votre ressenti sur ce parc ?
Merci pour les infos.
Tigrecobra.
Derniers préparatifs avant notre départ pour le Vietnam English translation pending
Alors voilà
Nous partons bientôt au Vietnam pour un voyage qui sera un peu particulier. Nous profitons de retourner dans la famille de ma fiancée pour faire un mariage traditionnel avant l'officiel fin aout. Pour cette occasion, nous avons la chance d'avoir plusieurs amis qui vont faire le déplacement jusque là 🙂. Le mariage aura lieu le 11 juillet à Saïgon et nos amis nous rejoignent quelques jours avant. Ensuite, j'ai prévu de faire un tour dans le nord du 14 au 24 juillet.
Nous arriverons, ma fiancée et moi, le 25 juin de sorte d'avoir bien le temps de préparer ce qu'il reste à faire. Le 4 juillet, nous avons notre séance photo mariage prévue à Hué. Avant cela, on voulait prendre quelques jours pour se reposer à la plage. Au début on pensait aller à Nha Trang, mais maintenant, je me demande si ce ne serait pas plus sympa d'aller directement dans le centre et de rester près de Hoi An (ça nous ferait perdre moins de temps et d'argent dans les différents transports) Lors de notre dernier voyage, nous n'avions pas été longtemps à Hoi An et pas du tout à la plage dans cette région. Début juillet, quel serait le meilleur endroit? L'autre point positif, c'est que si on va quelques jours à Hoi An, j'ai tout le temps de me faire faire un costume là bas qui sera probablement moins cher et mieux réalisé qu'à Saïgon! Si on va sur Nha Trang, je pensais de toute façon aller dans les petites iles toutes proches plutôt que sur la plage ultra touristique.
Ensuite, passons à notre voyage avec les amis dans le nord...
L'idée étant de sortir des cohues de touristes, voilà ce que j'ai retenu :
- Tam Coc (déjà contacté Loan 😉) - Halong - Lac Babe / chutes de Ban Gioc. ou Sapa
Nous aurons donc dans le nord une dizaine de jours. Pour Halong, j'ai trouvé pas mal de commentaires élogieux sur Bai Tu Long au nord. On prendrais une croisière qui partirait de Halong et qui passerait par bai Tu Long (2n : 1 sur le bateau et 1 sur Quan Lan) Ou alors on prend le bateau au port de Hon Gai directement vers Quan Lan... MAis alors, ça fait moins croisière ou on peut s'arreter quand on veut.
Pour la boucle vers Babe... Comment faire? J'aurais bien contacté Minh que recommande chaudement Larsay mais nous serons 6... Trop nombreux. Et si on passe par une agence, ça risque de vite monter si on veut quelque chose d'original. Combien de jours il faut compter pour profiter de ce petit tour jusqu'à Ban Gioc? En 3/4 nuits ça suffit? Si on n'a pas assez de temps où de solution pas trop cher, on se "rabattra" sur Sapa (Facile à organiser pour pas trop cher 😎)
Nous partons bientôt au Vietnam pour un voyage qui sera un peu particulier. Nous profitons de retourner dans la famille de ma fiancée pour faire un mariage traditionnel avant l'officiel fin aout. Pour cette occasion, nous avons la chance d'avoir plusieurs amis qui vont faire le déplacement jusque là 🙂. Le mariage aura lieu le 11 juillet à Saïgon et nos amis nous rejoignent quelques jours avant. Ensuite, j'ai prévu de faire un tour dans le nord du 14 au 24 juillet.
Nous arriverons, ma fiancée et moi, le 25 juin de sorte d'avoir bien le temps de préparer ce qu'il reste à faire. Le 4 juillet, nous avons notre séance photo mariage prévue à Hué. Avant cela, on voulait prendre quelques jours pour se reposer à la plage. Au début on pensait aller à Nha Trang, mais maintenant, je me demande si ce ne serait pas plus sympa d'aller directement dans le centre et de rester près de Hoi An (ça nous ferait perdre moins de temps et d'argent dans les différents transports) Lors de notre dernier voyage, nous n'avions pas été longtemps à Hoi An et pas du tout à la plage dans cette région. Début juillet, quel serait le meilleur endroit? L'autre point positif, c'est que si on va quelques jours à Hoi An, j'ai tout le temps de me faire faire un costume là bas qui sera probablement moins cher et mieux réalisé qu'à Saïgon! Si on va sur Nha Trang, je pensais de toute façon aller dans les petites iles toutes proches plutôt que sur la plage ultra touristique.
Ensuite, passons à notre voyage avec les amis dans le nord...
L'idée étant de sortir des cohues de touristes, voilà ce que j'ai retenu :
- Tam Coc (déjà contacté Loan 😉) - Halong - Lac Babe / chutes de Ban Gioc. ou Sapa
Nous aurons donc dans le nord une dizaine de jours. Pour Halong, j'ai trouvé pas mal de commentaires élogieux sur Bai Tu Long au nord. On prendrais une croisière qui partirait de Halong et qui passerait par bai Tu Long (2n : 1 sur le bateau et 1 sur Quan Lan) Ou alors on prend le bateau au port de Hon Gai directement vers Quan Lan... MAis alors, ça fait moins croisière ou on peut s'arreter quand on veut.
Pour la boucle vers Babe... Comment faire? J'aurais bien contacté Minh que recommande chaudement Larsay mais nous serons 6... Trop nombreux. Et si on passe par une agence, ça risque de vite monter si on veut quelque chose d'original. Combien de jours il faut compter pour profiter de ce petit tour jusqu'à Ban Gioc? En 3/4 nuits ça suffit? Si on n'a pas assez de temps où de solution pas trop cher, on se "rabattra" sur Sapa (Facile à organiser pour pas trop cher 😎)
Toubkal ou M'Goun: il faut choisir (Maroc) English translation pending
Toubkal ou M'Goun , il faut choisir ses neiges éternelles (1)
Quand les chaleurs montent à Marrakech, les montagnes du Haut Atlas vous narguent à l'horizon Sud... Leurs crêtes enneigées sont rarement embrumées à cette époque de l'année...
C'est le moment d'aller contempler les faneuses dans le Haut pays Berbère, rouge et vert... De n'importe quelle vallée choisie à moins d'une heure de voiture et à plus de 2 OOO mètres d'altitude, des villages hauts perchés vous accueillent entre deux récoltes de cerises, les cerises de juillet seront bientôt mûres... de nèfles, de noix , de carottes, de pommes de terre...
Les berbères du Haut Atlas n'ont pas encore abandonné leurs cultures d'altitude, ils n'en vivent plus ou en nourrissent leurs familles, les retombées du tourisme leur permettent d'offrir aux visiteurs des chambres d'hôtes charmantes, au milieu des braiments de mules, des caquetements des poules, entre deux muezzins d'altitude...
Le randonneur contemplatif a le choix de sourire à ses voisines sur les toits, qui se font belles entre deux portages de foin coupé et une tagine au poulet aux légumes du jardin...
Le randonneur coquin bousculera ces boules de foin coupées qui remontent vers les étables et découvrira de petites jeunes filles espiègles qui portent leurs trente cinq kilogs de foin en chantant...
Le randonneur bavard et franchouillard découvrira au troisième thé que son guide et hôte du jour, n'ayant jamais quitté son hameau à 2.020 m au pied du Toubkal, parle sept langues: outre trois langues berbères, l'arabe, l'espagnol, l'anglais et le français...
Vous négocierez sans trop d'apreté les trois jours de trek dans lequel votre guide vous servira de compagnon, d'ami, de philosophe et de poète:
pensées du jour de HOUSSINE:
"si tu es trop pressé, tu es déjà mort..." "no pain, no gain"...
Quand les chaleurs montent à Marrakech, les montagnes du Haut Atlas vous narguent à l'horizon Sud... Leurs crêtes enneigées sont rarement embrumées à cette époque de l'année...
C'est le moment d'aller contempler les faneuses dans le Haut pays Berbère, rouge et vert... De n'importe quelle vallée choisie à moins d'une heure de voiture et à plus de 2 OOO mètres d'altitude, des villages hauts perchés vous accueillent entre deux récoltes de cerises, les cerises de juillet seront bientôt mûres... de nèfles, de noix , de carottes, de pommes de terre...
Les berbères du Haut Atlas n'ont pas encore abandonné leurs cultures d'altitude, ils n'en vivent plus ou en nourrissent leurs familles, les retombées du tourisme leur permettent d'offrir aux visiteurs des chambres d'hôtes charmantes, au milieu des braiments de mules, des caquetements des poules, entre deux muezzins d'altitude...
Le randonneur contemplatif a le choix de sourire à ses voisines sur les toits, qui se font belles entre deux portages de foin coupé et une tagine au poulet aux légumes du jardin...
Le randonneur coquin bousculera ces boules de foin coupées qui remontent vers les étables et découvrira de petites jeunes filles espiègles qui portent leurs trente cinq kilogs de foin en chantant...
Le randonneur bavard et franchouillard découvrira au troisième thé que son guide et hôte du jour, n'ayant jamais quitté son hameau à 2.020 m au pied du Toubkal, parle sept langues: outre trois langues berbères, l'arabe, l'espagnol, l'anglais et le français...
Vous négocierez sans trop d'apreté les trois jours de trek dans lequel votre guide vous servira de compagnon, d'ami, de philosophe et de poète:
pensées du jour de HOUSSINE:
"si tu es trop pressé, tu es déjà mort..." "no pain, no gain"...
Voyage en Thaïlande pour la première fois: itinéraire English translation pending
Hello tout le monde!
j'y vais avec ma famille (à 4) pour le mois de juillet. Nous avons concocté un petit programme sur la route du sud. Qu'en pensez-vous?
- Visite des marché flottant, temples et palais royal (sans guide ou tour?) (Bangkok, 3 jours) - Hua Hin en train(?) repos + Keang Krachan Park (3 à 4jours) - Chumphon en train (?) (1 à 2 jours) - Bateau vers les îles Kho Tao, Koh Phangan, Koh Samui (combien de jours?) - Surat Thani + Park Khao Sok (nuit sur place) - Phuket + Krabi + îles - Retour sur Bangkok (en avion) pour shopping et soins dentaires (2 à 3 jours)
Est-ce correct? Manquons nous quelque chose d'intéressant? Merci de vos réponses xoxo.
- Visite des marché flottant, temples et palais royal (sans guide ou tour?) (Bangkok, 3 jours) - Hua Hin en train(?) repos + Keang Krachan Park (3 à 4jours) - Chumphon en train (?) (1 à 2 jours) - Bateau vers les îles Kho Tao, Koh Phangan, Koh Samui (combien de jours?) - Surat Thani + Park Khao Sok (nuit sur place) - Phuket + Krabi + îles - Retour sur Bangkok (en avion) pour shopping et soins dentaires (2 à 3 jours)
Est-ce correct? Manquons nous quelque chose d'intéressant? Merci de vos réponses xoxo.
Visiter le village de Dong Dinh au Vietnam? English translation pending
Bonjour,
A quelques jours de notre voyage au Vietnam, je m'interroge sur nos 2 nuits et 1 journée à Tam Coc. J'hésite entre la jouer tranquille et suivre les conseils de Mme Loan en allant faire une ballade le matin tôt à Tam Coc , puis Hoa Lu et Bai Dihn et compléter ma journée par Ken Gha ou Phat Diem. En sachant que je trouve moi même un taxi (on est 4)
Sinon j'ai une proposition d'agence pour : le village de Dong Dinh (que je ne situe pas et ne vois aucun post dessus) avec promenade en sampan, déjeuner chez l'habitant , promenade à Trang an ou Van Long et au retour soit les temples de Hoa Lu ou la pagode de Bai Dihn, donc avec guide et chauffeur et tarif qui va avec...
Donc ma question, que me conseillez vous membres pertinents du forum, sachant que je veux bien payer les services si vraiment ils m'apportent un plus autre que les explications sur les monuments visités...😉
Merci de vos réponses
FK
A quelques jours de notre voyage au Vietnam, je m'interroge sur nos 2 nuits et 1 journée à Tam Coc. J'hésite entre la jouer tranquille et suivre les conseils de Mme Loan en allant faire une ballade le matin tôt à Tam Coc , puis Hoa Lu et Bai Dihn et compléter ma journée par Ken Gha ou Phat Diem. En sachant que je trouve moi même un taxi (on est 4)
Sinon j'ai une proposition d'agence pour : le village de Dong Dinh (que je ne situe pas et ne vois aucun post dessus) avec promenade en sampan, déjeuner chez l'habitant , promenade à Trang an ou Van Long et au retour soit les temples de Hoa Lu ou la pagode de Bai Dihn, donc avec guide et chauffeur et tarif qui va avec...
Donc ma question, que me conseillez vous membres pertinents du forum, sachant que je veux bien payer les services si vraiment ils m'apportent un plus autre que les explications sur les monuments visités...😉
Merci de vos réponses
FK
Condensé des visites et activités à faire à Lisbonne English translation pending
Bonsoir.
De retour d'un Nième voyage au Portugal, j'ai profité pour mettre à jour le résumé que j'ai posté auparavant dans ce forum, de ce qu'il faut faire et voir dans la belle ville de LISBONNE et que je partage avec les futurs visiteurs.
CONDENSE DE CE QU'IL FAUT FAIRE ET VOIR A LISBONNE :m.à.j. du 05.06.2010.
LIENS DE QUELQUES SITES internet DONNANT DES INFOS. SUR LISBONNE.
http://www.portugalmania.com/ http://www.visitlisboa.com/ http://www.askmelisboa.com/en http://www.cm-lisboa.pt/ http://www.luso.u-net.com/lisbon.htm http://www.golisbon.com/
TRANSPORTS URBAINS Je vous conseille dès votre arrivée: - de vous procurer une carte de lisbonne , un plan de métro et la brochure "follow me lisboa" auprès d'un guichet de tourisme. - d'acheter un ticket métro/bus valable 24 h.pour tous les transports:métro, bus, élevator santa justa, les 4 funiculaires . Tarif;4.20 eur les premiers 24 h et 3.70 eur chaque 24 h.suivantes. A acheter dans les stations de métros aux guichets automatiques(faites vous assister si possible par un employé de la station) ou de préférence dans les boutiques"CASA DA SORTE". Une se trouve à l'angle de praça rossio juste à coté de l'arrêt du bus 91(desservant l'aéroport), avec une autre entrée praça da figueira.
QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER: - praça do commercio(ou terreiro de paço)nouvellement aménagée avec accès au tage - Praça rossio et da figueira et les rues adjacentes , dont rua portas de santo antao(restos avec terrasse) - Baixa:rua da prata jusqu'à plaça do commercio et les rues avoisinantes - chiado:rua garrett et les rues avoisinantes - bairo alto:rua attalaia et les rues avoisinantes - Resturadores :de l'avenida da liberdade à praça marques de pombal et les jardins"parque edouard VII et estufa fria: métro: restauradores ou marques pombal - la cathédrale(se).tram 28 E - alfama:flâner dans le vieux quartier avec ses restos et boites à fado, en descendant depuis la puerta do sol jusqu'au cais santarem):tram 28 E. - castelo sao georges:accès à partir de la puerta do sol . tram 28 E - Graça :tram 28 E - monastère sao vicenté:graça.tram 28 e - ponteao national:graça.tram 28 e - feria da ladra:marché aus puces le samedi.graça:tram 28 e - mercado da ribeira:métro cais do sodre - Belem( mosterio dos jeronimos-pastelleria antigua do belem-torre do belem -padrao dos descubrimientos):tram 15 E. - Marina "docas santo amaro":Tram 15 E au retour de belem(ou le soir) - parque das naçoes: et son oceanario, pavillon de la connaissance... :métro oriente - Le zoo :métro:jardim zoologico - la gare Rossio.près de praça rossio:métro restauradores ou rossio
LES PLUS BELLES VUES(miradouros) : - Cacilhas:traverser le tage par ferry à prendre à la gare maritime "cais sodre" - miradouro igreja da gracia à graça :tram 28 E - miradouro senora do monte à graça(la plus belle vue de lisbonne):Tram 28 e - miradouro santa catherina:métro chiado ou élevator da gloria - miradouro castelo sao george .tram 28 E
ELEVATORS ET FENICULAIRES : - santa justa (superbe):rua do ouro près praça do rossio .métro rossio ou chiado - da bica (trés pittoresque):rua loreto et calhariz.metro.chiado ou tram 28 E - do lavra:rua portas de santo antao, près de plaça do rossio .métro restauradores - da gloria(pittoresque):restauradores, sur l'av.liberdade:métro restauradores
HEBERGEMENTS BON MARCHE DANS LE CENTRE: - residential coimbra et madrid:3 praça da figueira.tel.+351231421760.métro rossio - hospederia bom dias:25 calçada do carmo.tel.+351213471918.métro chiado - pensao galizia:50 rua do crucifixo.tel.+351213428430.métro rossio - pensao imperial.78 praça restauradores.tel.+351213420166(4° étage sans ascenceur).métro restauradores - albergue popular:121 rua da rosa.métro chiado ou tram 28 E - redential milanesa:Rua da Alegria n.º25. Telf.: +351 213 466 456 | Fax: +351 213 420 945. http://www.milanesa.pt/home.asp?lang=en&content=recepcao&versao=dois....métro:retauradores ou avenida et beaucoup d'autres.
HEBERGEMENTS CATEGORIE MOYENNE DANS LE CENTRE: - hôtel borges:108 rua garett.tel.351213461951.métro chiado(la meilleure situation) - hotel gat rossio:27 rua jardim do regedor:hotelgastrorossio@gatrooms.com. métro restauradores ou rossio - residental forescente:99 rua portas de san antao.tel.+351213425062.métro restauradores ou rossio - residential alegria:12 plaça da alegria.tel.+351213220670.metro restauradores. - pensao londres.53 rua dom pedro V.tel.+351213462203.Métro rossio - hotel americano:rua 1°decembre.tel.+351 213 474 976 .metro restauradores ou rossio - hotel duas naçoes:41 rua da victoria et rua augusta.tel.+351 213 460 710.métro rossio ou chiado - chambre d'hôte avec vue sur le tage:esthel ... plume.la.lune@gmail.com - lisbon lounge hostal:http://www.lisbonloungehostel.com/ :métro rossio location d'appartements meublés: - alfamatejo dans le quartier d'alfama:http://alfamatejo.com/ - autres appartements:http://www.feelathomeinlisbon.com/cgi-bin/fl/app.py?page=1&lang=1 - location également d'appart.dans le centre ou à la limite du bario alto au délà de la rua da rosa: http://www.golisbon.com/apartments/ et beaucoup d'autres.
RESTAURANTS: - bons et pas chers dans la rua dos sapateiros;baixa.métro rossio - dans les escaliers "esc.do duque" au dessus de la gare do rossio:, plusieurs restos sur des plateformes , avec le soir, une belle vue sur la ville et le castelo:métro rossio - dans le bairo alto le soir ou dans la rua loreto à l'extérieur du bairo alto. - Dans les grands centres commerciaux"vasco da gama(métro orienté) et colombo"(métro colégio militar luz):Une multitude de restos servant diverses spécialités avec des prix doux.
Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné , (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande: sardines grillées ou poisson bacalao ou daurade ou poulet grillé un délice(spécialité du sud"frango piri piri")ou viande rouge. Pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: les" en cas "déposés d'office sur votre table:beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas.
.restos recommandés: .cerveceria trinidad-rua nova da trinidad:magnifique cadre(ancien couvent) et bon rapport qualité/prix.métro chiado .casa do alentejo:rua portas de santo antao.métro rossio .chapito(restô):Costa do Castelo 7.terrasse panoramique avec vue exceptionnelle.tram 28 E .Paparucha:R. D. Pedro V, 18 .Tel: +351 213 425 333:superbe vue sur le castelo sao georges.Métro chiado ou féniculaire da gloria .Fogo de chao -13 avenida elias garcia.tel. +351 217 977 077Métro:campo pequeno ou saldanha. Pour les adeptes de buffets de salades et d'une douzaine de variétés de viande bresilienne à la broche servies à volonté dans votre assiette(rodizio); restaurant le meilleur de lisbonne dans sa catégorie. reservation obligatoire pour le soir.plusieurs formules:choisir le "rodizio traditional" à 15 euros.
CAFES ET PATISSERIES: - pasteleria antiga de belem à belem .tram 15 E ou bus 714 - cafe a brasileira (une institution;à voir et à revoir) .métro chiado - cafe suiça:praça rossio.métro rossio - cafe nicola:praça rossio.métro rossio - pasteleria versailles:(superbe cadre et patisseries)av.republica.métro saldanha - pasteleria national.praça da figueira .métro rossio
FETES IMPORTANTES: .principale fête de lisboa:fête de santo antao du 12 au 30 juin.animation de rue à baixa, alfama, madragoa.... .Noite magica:31 decembre
SORTIR: - Marina Docas santo amaro: restos, bars, live music(superbe mais cher) tram 15e et bus 714 - Docas du parque do naçoes, le week end:bars, discos, restos .Metro "oriente" - bairo alto(surtout le week end-bonne ambiance):bars discos, restos , fado : métro chiado - quartier d'alfama:restos, cafés, bars, et restos avec musique en live:fado, jazz.. .lautasco:7 beco de azinhal .restô:7 costa do castelo .Pois café:Rua São João da Praça 93 .Kuta bar:Travessa do Chafariz del Rey .onda jazz":7 arco de jesus :tel.+351 218 873 064 .Taborda:75 costa do castelo
- pour les boites, discos:
.lux:av.infante dom henrique.santa apolonia .kapital:68. av.24 julio .kremlin:5 escadina da praia.santos. .fragil:126 rua da atalaia dans le bairo alto. et d'autres.
- pour les boites de jazz: .Hot Clube de Portugal. Praça da Alegria, 39, 1250 Lisboa Tel: 213467369 / 213619740 Fax: 213619748. .Ateneu Café. Rua das Portas de Santo Antão, 110. Tel: 00351917231484. .onda jazz:7 arco de jesus.tel.+381 218 873 064
- Pour le fado: +aller le lundi ou le mercredi à "tasca chico" 39 rua dario da noticia, dans le bario alto: bonne ambiance et peu cher. +club de fado:94 rua s.joao da praça.près de la cathédrale.tel.+351 218852704 tram 28 e.chic et très cher il y a de bons petits restos avec progamme de fado dans l'alfama: .Parreirinha de alfama:tel.+351 218868209 .o pereira:tel.+351 218 877 299 .portal do fado:http://www.portaldofado.net/content/view/965/67/ .A baiuca:tel.351 939457098 .S.miguel d'alfama:tel.+351 96 8554422 .esquina de alfama:tel.+351 21 8870590 .Fado mayor:+351 21 8877508 et d'autres - éviter les restos à fado de bario alto, trés touristiques et surtout très chers(Luso-o faia-mesquita-machado...)
SHOPING: - Lisbonne est dotée de gigantesques centres commerciaux dont le plus beaux: .Colombo:métro colegio militar luz.plus de 300 magasins et une centaine de restos. .et vasco de gamma.métro oriente - dans les ruelles de baixa et rua garett(chic). - dans le quartier de saldanha:métro saldanha - dans le quartier autour de l'avenida de roma.métro roma
VISITES IMPORTANTES AUX ALENTOURS: - sintra .train toutes les 20 mn depuis la gare "rossio":métro rossio a voir:palacio da pena(superbe), palacio da sintra , castelo dos mouros, quinta da regaleira Un petit train vous permet d'aller de sintra visiter une belle plage de surfeurs "praia da maça". A 15 mn de marche de maça(ou par bus) on peut accéder à"azenhas do mar", superbe village à flan de falaise avec sa jolie plage. - Mafra et son palais:bus"mafrense" toutes les heures de campo grande à mafra - cascais et ses plages:belle plage "praia do guincho à 9 km de cascais.A voir également"boca do inferno" train toutes les 15 mn pour cascais depuis la gare "cais do sodre".un bus assure également la liaison de cascais à sintra en longeant d'abord la côte, ensuite une jolie route sinueuse. - costa da caparica et ses belles plages:bus N°153 depuis praça de espana ou 135 depuis cacilha ou train fertagus de la gare "entre campos" jusqu'à "pragal" et de là bus 124 ou 194 pour caparica. En été un petit train relie caparica à toutes les plages jusqu'à fonte de telha. - croisière sur le tage:départ cais do sodre ou cais da princesa.Lisboa vista do tejo.tel:+351 21 391 3030
MUSEES:(fermés le lundi pour la plupart) - calouste gulbenkian.Métro;sao sebastian ou plaça de espana - arts populaires:tram 15E ou bus 714 - del azulejo:bus 794 ou 18 ou 42 - centre culturel de belem:tram 15 e - del fado en bas d'alfama :bus 708-28-35-48 ... - oriente:doca de alcantara.tram 15 e - de la presidentia de la republica à belem:tram 15 e et bus 714 - museu national da coches:belem.tram 15 e et bus 714 - et d'autres
PARKINGS DE VOITURES LONGUE DUREE SURVEILLES 24HX 24H. - parking sous terrain"marque pombal:10.90 eur.les 24 h.métro;marques pombal.situé en bordure du parc "edouard VII". Pour y accéder en venant de" l"avenida da liberdad" ou de celle "avenida fontes pereira de melo", faire le tour du rond point "marques pombal"prendre la rua "joaquim antonio da aguilar", tourner dans la 2°rue à droite et suivre les indications. - parking sous la "gare oriente":7.50er.en semaine et 9.50 er.le W.E.les 24 h.Métro:oriente.l'accés se trouve à côté de la station de bus. - parking sous terrain"docas santo amaro" :3.65 eur.les 24 h. Il se trouve sous le pont du 25 avril, dans la marina "docas santo amaro", reputée pour ses restaurants. Pour y accéder à partir de la placça do commercio, prendre la direction"ponte sul"-"alcontara mar"-"torré do belem." Arrivé à l'indication, emprunter ensuite un pont à gauche qui surplombe la voie de trains.Faire le rond point puis, direction" torré de belem". Arrivé devant "new café"tourner à gauche" et revenir sur ces pas en longeant les bords du tage jusqu'au parking sous terrain. De là pour aller au centre il faut aller à pied((5mn)en passant par la marina, traverser la gare de train, "alcontara mar", par le passage sous terrain et à la sortie, prendre le tram 15e ou le bus 714 pour la praça da figueira.
Voilà pour l'essentiel. Attention aux pickpokets qui sévissent à lisbonne dans les trams 28e et 15e lorsqu'ils sont bondés.
Bon séjour dans ce superbe pays.
CONDENSE DE CE QU'IL FAUT FAIRE ET VOIR A LISBONNE :m.à.j. du 05.06.2010.
LIENS DE QUELQUES SITES internet DONNANT DES INFOS. SUR LISBONNE.
http://www.portugalmania.com/ http://www.visitlisboa.com/ http://www.askmelisboa.com/en http://www.cm-lisboa.pt/ http://www.luso.u-net.com/lisbon.htm http://www.golisbon.com/
TRANSPORTS URBAINS Je vous conseille dès votre arrivée: - de vous procurer une carte de lisbonne , un plan de métro et la brochure "follow me lisboa" auprès d'un guichet de tourisme. - d'acheter un ticket métro/bus valable 24 h.pour tous les transports:métro, bus, élevator santa justa, les 4 funiculaires . Tarif;4.20 eur les premiers 24 h et 3.70 eur chaque 24 h.suivantes. A acheter dans les stations de métros aux guichets automatiques(faites vous assister si possible par un employé de la station) ou de préférence dans les boutiques"CASA DA SORTE". Une se trouve à l'angle de praça rossio juste à coté de l'arrêt du bus 91(desservant l'aéroport), avec une autre entrée praça da figueira.
QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER: - praça do commercio(ou terreiro de paço)nouvellement aménagée avec accès au tage - Praça rossio et da figueira et les rues adjacentes , dont rua portas de santo antao(restos avec terrasse) - Baixa:rua da prata jusqu'à plaça do commercio et les rues avoisinantes - chiado:rua garrett et les rues avoisinantes - bairo alto:rua attalaia et les rues avoisinantes - Resturadores :de l'avenida da liberdade à praça marques de pombal et les jardins"parque edouard VII et estufa fria: métro: restauradores ou marques pombal - la cathédrale(se).tram 28 E - alfama:flâner dans le vieux quartier avec ses restos et boites à fado, en descendant depuis la puerta do sol jusqu'au cais santarem):tram 28 E. - castelo sao georges:accès à partir de la puerta do sol . tram 28 E - Graça :tram 28 E - monastère sao vicenté:graça.tram 28 e - ponteao national:graça.tram 28 e - feria da ladra:marché aus puces le samedi.graça:tram 28 e - mercado da ribeira:métro cais do sodre - Belem( mosterio dos jeronimos-pastelleria antigua do belem-torre do belem -padrao dos descubrimientos):tram 15 E. - Marina "docas santo amaro":Tram 15 E au retour de belem(ou le soir) - parque das naçoes: et son oceanario, pavillon de la connaissance... :métro oriente - Le zoo :métro:jardim zoologico - la gare Rossio.près de praça rossio:métro restauradores ou rossio
LES PLUS BELLES VUES(miradouros) : - Cacilhas:traverser le tage par ferry à prendre à la gare maritime "cais sodre" - miradouro igreja da gracia à graça :tram 28 E - miradouro senora do monte à graça(la plus belle vue de lisbonne):Tram 28 e - miradouro santa catherina:métro chiado ou élevator da gloria - miradouro castelo sao george .tram 28 E
ELEVATORS ET FENICULAIRES : - santa justa (superbe):rua do ouro près praça do rossio .métro rossio ou chiado - da bica (trés pittoresque):rua loreto et calhariz.metro.chiado ou tram 28 E - do lavra:rua portas de santo antao, près de plaça do rossio .métro restauradores - da gloria(pittoresque):restauradores, sur l'av.liberdade:métro restauradores
HEBERGEMENTS BON MARCHE DANS LE CENTRE: - residential coimbra et madrid:3 praça da figueira.tel.+351231421760.métro rossio - hospederia bom dias:25 calçada do carmo.tel.+351213471918.métro chiado - pensao galizia:50 rua do crucifixo.tel.+351213428430.métro rossio - pensao imperial.78 praça restauradores.tel.+351213420166(4° étage sans ascenceur).métro restauradores - albergue popular:121 rua da rosa.métro chiado ou tram 28 E - redential milanesa:Rua da Alegria n.º25. Telf.: +351 213 466 456 | Fax: +351 213 420 945. http://www.milanesa.pt/home.asp?lang=en&content=recepcao&versao=dois....métro:retauradores ou avenida et beaucoup d'autres.
HEBERGEMENTS CATEGORIE MOYENNE DANS LE CENTRE: - hôtel borges:108 rua garett.tel.351213461951.métro chiado(la meilleure situation) - hotel gat rossio:27 rua jardim do regedor:hotelgastrorossio@gatrooms.com. métro restauradores ou rossio - residental forescente:99 rua portas de san antao.tel.+351213425062.métro restauradores ou rossio - residential alegria:12 plaça da alegria.tel.+351213220670.metro restauradores. - pensao londres.53 rua dom pedro V.tel.+351213462203.Métro rossio - hotel americano:rua 1°decembre.tel.+351 213 474 976 .metro restauradores ou rossio - hotel duas naçoes:41 rua da victoria et rua augusta.tel.+351 213 460 710.métro rossio ou chiado - chambre d'hôte avec vue sur le tage:esthel ... plume.la.lune@gmail.com - lisbon lounge hostal:http://www.lisbonloungehostel.com/ :métro rossio location d'appartements meublés: - alfamatejo dans le quartier d'alfama:http://alfamatejo.com/ - autres appartements:http://www.feelathomeinlisbon.com/cgi-bin/fl/app.py?page=1&lang=1 - location également d'appart.dans le centre ou à la limite du bario alto au délà de la rua da rosa: http://www.golisbon.com/apartments/ et beaucoup d'autres.
RESTAURANTS: - bons et pas chers dans la rua dos sapateiros;baixa.métro rossio - dans les escaliers "esc.do duque" au dessus de la gare do rossio:, plusieurs restos sur des plateformes , avec le soir, une belle vue sur la ville et le castelo:métro rossio - dans le bairo alto le soir ou dans la rua loreto à l'extérieur du bairo alto. - Dans les grands centres commerciaux"vasco da gama(métro orienté) et colombo"(métro colégio militar luz):Une multitude de restos servant diverses spécialités avec des prix doux.
Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné , (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande: sardines grillées ou poisson bacalao ou daurade ou poulet grillé un délice(spécialité du sud"frango piri piri")ou viande rouge. Pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: les" en cas "déposés d'office sur votre table:beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas.
.restos recommandés: .cerveceria trinidad-rua nova da trinidad:magnifique cadre(ancien couvent) et bon rapport qualité/prix.métro chiado .casa do alentejo:rua portas de santo antao.métro rossio .chapito(restô):Costa do Castelo 7.terrasse panoramique avec vue exceptionnelle.tram 28 E .Paparucha:R. D. Pedro V, 18 .Tel: +351 213 425 333:superbe vue sur le castelo sao georges.Métro chiado ou féniculaire da gloria .Fogo de chao -13 avenida elias garcia.tel. +351 217 977 077Métro:campo pequeno ou saldanha. Pour les adeptes de buffets de salades et d'une douzaine de variétés de viande bresilienne à la broche servies à volonté dans votre assiette(rodizio); restaurant le meilleur de lisbonne dans sa catégorie. reservation obligatoire pour le soir.plusieurs formules:choisir le "rodizio traditional" à 15 euros.
CAFES ET PATISSERIES: - pasteleria antiga de belem à belem .tram 15 E ou bus 714 - cafe a brasileira (une institution;à voir et à revoir) .métro chiado - cafe suiça:praça rossio.métro rossio - cafe nicola:praça rossio.métro rossio - pasteleria versailles:(superbe cadre et patisseries)av.republica.métro saldanha - pasteleria national.praça da figueira .métro rossio
FETES IMPORTANTES: .principale fête de lisboa:fête de santo antao du 12 au 30 juin.animation de rue à baixa, alfama, madragoa.... .Noite magica:31 decembre
SORTIR: - Marina Docas santo amaro: restos, bars, live music(superbe mais cher) tram 15e et bus 714 - Docas du parque do naçoes, le week end:bars, discos, restos .Metro "oriente" - bairo alto(surtout le week end-bonne ambiance):bars discos, restos , fado : métro chiado - quartier d'alfama:restos, cafés, bars, et restos avec musique en live:fado, jazz.. .lautasco:7 beco de azinhal .restô:7 costa do castelo .Pois café:Rua São João da Praça 93 .Kuta bar:Travessa do Chafariz del Rey .onda jazz":7 arco de jesus :tel.+351 218 873 064 .Taborda:75 costa do castelo
- pour les boites, discos:
.lux:av.infante dom henrique.santa apolonia .kapital:68. av.24 julio .kremlin:5 escadina da praia.santos. .fragil:126 rua da atalaia dans le bairo alto. et d'autres.
- pour les boites de jazz: .Hot Clube de Portugal. Praça da Alegria, 39, 1250 Lisboa Tel: 213467369 / 213619740 Fax: 213619748. .Ateneu Café. Rua das Portas de Santo Antão, 110. Tel: 00351917231484. .onda jazz:7 arco de jesus.tel.+381 218 873 064
- Pour le fado: +aller le lundi ou le mercredi à "tasca chico" 39 rua dario da noticia, dans le bario alto: bonne ambiance et peu cher. +club de fado:94 rua s.joao da praça.près de la cathédrale.tel.+351 218852704 tram 28 e.chic et très cher il y a de bons petits restos avec progamme de fado dans l'alfama: .Parreirinha de alfama:tel.+351 218868209 .o pereira:tel.+351 218 877 299 .portal do fado:http://www.portaldofado.net/content/view/965/67/ .A baiuca:tel.351 939457098 .S.miguel d'alfama:tel.+351 96 8554422 .esquina de alfama:tel.+351 21 8870590 .Fado mayor:+351 21 8877508 et d'autres - éviter les restos à fado de bario alto, trés touristiques et surtout très chers(Luso-o faia-mesquita-machado...)
SHOPING: - Lisbonne est dotée de gigantesques centres commerciaux dont le plus beaux: .Colombo:métro colegio militar luz.plus de 300 magasins et une centaine de restos. .et vasco de gamma.métro oriente - dans les ruelles de baixa et rua garett(chic). - dans le quartier de saldanha:métro saldanha - dans le quartier autour de l'avenida de roma.métro roma
VISITES IMPORTANTES AUX ALENTOURS: - sintra .train toutes les 20 mn depuis la gare "rossio":métro rossio a voir:palacio da pena(superbe), palacio da sintra , castelo dos mouros, quinta da regaleira Un petit train vous permet d'aller de sintra visiter une belle plage de surfeurs "praia da maça". A 15 mn de marche de maça(ou par bus) on peut accéder à"azenhas do mar", superbe village à flan de falaise avec sa jolie plage. - Mafra et son palais:bus"mafrense" toutes les heures de campo grande à mafra - cascais et ses plages:belle plage "praia do guincho à 9 km de cascais.A voir également"boca do inferno" train toutes les 15 mn pour cascais depuis la gare "cais do sodre".un bus assure également la liaison de cascais à sintra en longeant d'abord la côte, ensuite une jolie route sinueuse. - costa da caparica et ses belles plages:bus N°153 depuis praça de espana ou 135 depuis cacilha ou train fertagus de la gare "entre campos" jusqu'à "pragal" et de là bus 124 ou 194 pour caparica. En été un petit train relie caparica à toutes les plages jusqu'à fonte de telha. - croisière sur le tage:départ cais do sodre ou cais da princesa.Lisboa vista do tejo.tel:+351 21 391 3030
MUSEES:(fermés le lundi pour la plupart) - calouste gulbenkian.Métro;sao sebastian ou plaça de espana - arts populaires:tram 15E ou bus 714 - del azulejo:bus 794 ou 18 ou 42 - centre culturel de belem:tram 15 e - del fado en bas d'alfama :bus 708-28-35-48 ... - oriente:doca de alcantara.tram 15 e - de la presidentia de la republica à belem:tram 15 e et bus 714 - museu national da coches:belem.tram 15 e et bus 714 - et d'autres
PARKINGS DE VOITURES LONGUE DUREE SURVEILLES 24HX 24H. - parking sous terrain"marque pombal:10.90 eur.les 24 h.métro;marques pombal.situé en bordure du parc "edouard VII". Pour y accéder en venant de" l"avenida da liberdad" ou de celle "avenida fontes pereira de melo", faire le tour du rond point "marques pombal"prendre la rua "joaquim antonio da aguilar", tourner dans la 2°rue à droite et suivre les indications. - parking sous la "gare oriente":7.50er.en semaine et 9.50 er.le W.E.les 24 h.Métro:oriente.l'accés se trouve à côté de la station de bus. - parking sous terrain"docas santo amaro" :3.65 eur.les 24 h. Il se trouve sous le pont du 25 avril, dans la marina "docas santo amaro", reputée pour ses restaurants. Pour y accéder à partir de la placça do commercio, prendre la direction"ponte sul"-"alcontara mar"-"torré do belem." Arrivé à l'indication, emprunter ensuite un pont à gauche qui surplombe la voie de trains.Faire le rond point puis, direction" torré de belem". Arrivé devant "new café"tourner à gauche" et revenir sur ces pas en longeant les bords du tage jusqu'au parking sous terrain. De là pour aller au centre il faut aller à pied((5mn)en passant par la marina, traverser la gare de train, "alcontara mar", par le passage sous terrain et à la sortie, prendre le tram 15e ou le bus 714 pour la praça da figueira.
Voilà pour l'essentiel. Attention aux pickpokets qui sévissent à lisbonne dans les trams 28e et 15e lorsqu'ils sont bondés.
Bon séjour dans ce superbe pays.
Itinéraire de quatre semaines Pérou-Bolivie English translation pending
Bonjour, je part lundi pour 4 semaines au Pérou et Bolivie, voici l'itinéraire auquel j'ai pensé :
Lundi 7: Bogota -> Lima (arrivé 11h35)
Mardi 8: Lima
Mercredi 9 : Lima -> Cuzco (arrivé 12h15) Visite de la ville
Jeudi 10 : Pisac, Tambomachay, Pukapukara, Q'enqo, Saqsaywaman (a pied); Nuit à Cuzco
Vendredi 11: Chinchero, Salinas, Ollantaytambo, train pour Agua Caliente 18h20 -21h14
Samedi 12: Machu Picchu ; Nuit Agua Caliente
Dimanche 13: 9:00 train Agua Caliente -> 11:35 bus Ollanta -> Cuzco -> bus Puno (Possible de tout faire en une journée?)
Lundi 14 Puno – Visite Uros – Amantani (nuit sur l'ile)
Mardi 15 Amantani -> Puno -> Copacabana.
Mercredi 16 Isla del sol (nuit a Copacabana ou nuit sur l'ile peut etre mieux?)
Jeudi 17 Copacabana -> La Paz
Vendredi 18 Visite de La Paz
Samedi 19 Route de la mort en VTT
Dimanche 20 La Paz -> Potosi
Lundi 21 Potosi
Mardi 22 Potosi -> Sucre
Mercredi 23 Sucre
Jeudi 24 Sucre -> Uyuni
Vendredi 25 1erjour excursion 4x4
Samedi 26 2eme jour excursion 4x4
Dimanche 27 3eme jour excursion 4x4
Lundi 28 4eme jour excursion 4x4
Alors c'est la ou je sais plus quoi faire ! J'ai l'avion dimanche 5 juillet à Arequipa au Pérou, je ne sais pas si il faut mieux que je rentre par la Bolivie (revenir sur mon trajet) ou passer par le Chili ...
Pouvez vous m'aider? Merci
Lundi 7: Bogota -> Lima (arrivé 11h35)
Mardi 8: Lima
Mercredi 9 : Lima -> Cuzco (arrivé 12h15) Visite de la ville
Jeudi 10 : Pisac, Tambomachay, Pukapukara, Q'enqo, Saqsaywaman (a pied); Nuit à Cuzco
Vendredi 11: Chinchero, Salinas, Ollantaytambo, train pour Agua Caliente 18h20 -21h14
Samedi 12: Machu Picchu ; Nuit Agua Caliente
Dimanche 13: 9:00 train Agua Caliente -> 11:35 bus Ollanta -> Cuzco -> bus Puno (Possible de tout faire en une journée?)
Lundi 14 Puno – Visite Uros – Amantani (nuit sur l'ile)
Mardi 15 Amantani -> Puno -> Copacabana.
Mercredi 16 Isla del sol (nuit a Copacabana ou nuit sur l'ile peut etre mieux?)
Jeudi 17 Copacabana -> La Paz
Vendredi 18 Visite de La Paz
Samedi 19 Route de la mort en VTT
Dimanche 20 La Paz -> Potosi
Lundi 21 Potosi
Mardi 22 Potosi -> Sucre
Mercredi 23 Sucre
Jeudi 24 Sucre -> Uyuni
Vendredi 25 1erjour excursion 4x4
Samedi 26 2eme jour excursion 4x4
Dimanche 27 3eme jour excursion 4x4
Lundi 28 4eme jour excursion 4x4
Alors c'est la ou je sais plus quoi faire ! J'ai l'avion dimanche 5 juillet à Arequipa au Pérou, je ne sais pas si il faut mieux que je rentre par la Bolivie (revenir sur mon trajet) ou passer par le Chili ...
Pouvez vous m'aider? Merci
Le tour du monde autour du ballon rond... English translation pending
Pour François....
Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....
Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛
VAYA ESPAÑA....
Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....
Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛
VAYA ESPAÑA....
Vietnam: endroits romantiques? English translation pending
Bonjour,
je m'excuse par avance si la question a déjà été posée : connaissez-vous comme endroits romantiques au Vietnam ?
Je compte demander ma chérie en mariage là-bas au cours de nos vacances... je pensais à la baie d'Halong mais d'après ce que j'ai entendu dire 1. C'est devenu une grosse poubelle i.e. l'eau est absolument dégueulasse, 2. c'est tellement une usine à touristes qu'il est impossible de trouver un moment tranquille à deux, bien romantique et tout.
Si vous me conseillez d'autres endroits sympas, j'attendrai p-e d'y arriver au cours de notre voyage pour me déclarer ! :) Merci !
Si vous me conseillez d'autres endroits sympas, j'attendrai p-e d'y arriver au cours de notre voyage pour me déclarer ! :) Merci !
Bolivie: comment s'organiser pour deux jours à Sajama? English translation pending
Bonjour,
nous serons cet été en voyages entre le Pérou et la Bolivie pour un peu plus de 3 semaines (23-24j).
Notre itinéraire est calé dans sa globalité et nous avons prévu 2-3 jours pour le Parc National Sajama en partant de la Paz pour ensuite filer vers Uyuni et Potosi: "... - J12: visite de La Paz, nuit à La Paz - J13: trajet et visite du Sajama, nuit à Sajama - J14: visite du Sajama, nuit à Sajama - J15: trajet et Visite de La Paz, nuit dans le bus pour Uyuni - J16: visite du Salar-Sud Lipez ..."
Or, après recherche sur ce forum, j'ai du mal à y voir clair... donc plusieurs questions:
- comment s'y rendre: j'ai cru comprendre qu'il fallait prendre un bus pour Patacamaya puis un minibus qui va à Sajama Village. Mais peut on rejoindre Patacamaya directement depuis La Paz? Combien de temps faut il pour rejoindre Sajama au final?
- pour en repartir: c'est idem? mieux vaut revenir jusqu'à la Paz ou rejoindre directement Oruro?
- sur place: l'hotel existant à Sajama a de l'électricité ou tout du moins de l'eau chaude? y a t'il un resto au village?
- pour se ballader dans le parc: les chemins sont ils bien balisés? peut on se faire accompagner d'un guide?
merci d'avance!
Notre itinéraire est calé dans sa globalité et nous avons prévu 2-3 jours pour le Parc National Sajama en partant de la Paz pour ensuite filer vers Uyuni et Potosi: "... - J12: visite de La Paz, nuit à La Paz - J13: trajet et visite du Sajama, nuit à Sajama - J14: visite du Sajama, nuit à Sajama - J15: trajet et Visite de La Paz, nuit dans le bus pour Uyuni - J16: visite du Salar-Sud Lipez ..."
Or, après recherche sur ce forum, j'ai du mal à y voir clair... donc plusieurs questions:
- comment s'y rendre: j'ai cru comprendre qu'il fallait prendre un bus pour Patacamaya puis un minibus qui va à Sajama Village. Mais peut on rejoindre Patacamaya directement depuis La Paz? Combien de temps faut il pour rejoindre Sajama au final?
- pour en repartir: c'est idem? mieux vaut revenir jusqu'à la Paz ou rejoindre directement Oruro?
- sur place: l'hotel existant à Sajama a de l'électricité ou tout du moins de l'eau chaude? y a t'il un resto au village?
- pour se ballader dans le parc: les chemins sont ils bien balisés? peut on se faire accompagner d'un guide?
merci d'avance!
Se rendre à Bangkok dans trois jours: danger? English translation pending
Bonjour a tous
Je suis actuellement a samui jusqu au 18 mai, date a laquelle je dois prendre l avion pour sejourner 4 jours a bangkok, a l hotel Grand Sumkhumvit - soi 7 je crois.🤪
Je m inquiete bien entendu de la situation sur place mais je souhaite - dans la mesure du possible naturellement - eviter d annuler les 4 nuits a bangkok qui sont deja reglees et non remboursables (je sais, consideration bassement financiere ...😊).
Pouvez vous me dire s il est possible de se rendre sur sukhumvit en taxi depuis l aeroport suvarnabhum ?
La zone est elle secure a ce jour ?😕
Merci a tous de vos reponses rapide ...🙂🙂
Je suis actuellement a samui jusqu au 18 mai, date a laquelle je dois prendre l avion pour sejourner 4 jours a bangkok, a l hotel Grand Sumkhumvit - soi 7 je crois.🤪
Je m inquiete bien entendu de la situation sur place mais je souhaite - dans la mesure du possible naturellement - eviter d annuler les 4 nuits a bangkok qui sont deja reglees et non remboursables (je sais, consideration bassement financiere ...😊).
Pouvez vous me dire s il est possible de se rendre sur sukhumvit en taxi depuis l aeroport suvarnabhum ?
La zone est elle secure a ce jour ?😕
Merci a tous de vos reponses rapide ...🙂🙂
Dynamo dans le moyeux utilisé comme chargeur? English translation pending
Bonjour. Possédant un vélo avec dynamo dans le moyeux qui fournit de l'électricité quasiment sans résistance, serait-t'il possible via un système électronique de l'utiliser comme chargeur? Bricoleurs, si vous avez une solution ou astuce. Merci à tous.
Quel itinéraire choisir pour trois semaines en Asie Centrale? English translation pending
Bonjour,
Nous avons comme projet cet été avec un ami d'aller voyager en Asie Centrale. Nous avons 3 semaines de vacances et nous hésitons entre deux itinéraires :
Tashkent -> Osh -> Route des Pamirs via Sary-Tash -> Dushanbe (~1300km) OU Almaty -> Bishkek -> Osh -> Route des Pamirs via Sary-Tash -> Dushanbe (~2000km)
Je pense que le premier itinéraire est réalisable en trois semaines, mais j'ai de gros doutes sur le second. Nous prendrons bien entendu nos visas avant le départ et nous comptons nous déplacer avec les moyens locaux.
Pour ceux qui ont déjà voyagé dans le coin, est-ce facile de relier des villes moyennes dans la région ?
Nous avons comme projet cet été avec un ami d'aller voyager en Asie Centrale. Nous avons 3 semaines de vacances et nous hésitons entre deux itinéraires :
Tashkent -> Osh -> Route des Pamirs via Sary-Tash -> Dushanbe (~1300km) OU Almaty -> Bishkek -> Osh -> Route des Pamirs via Sary-Tash -> Dushanbe (~2000km)
Je pense que le premier itinéraire est réalisable en trois semaines, mais j'ai de gros doutes sur le second. Nous prendrons bien entendu nos visas avant le départ et nous comptons nous déplacer avec les moyens locaux.
Pour ceux qui ont déjà voyagé dans le coin, est-ce facile de relier des villes moyennes dans la région ?
Quinze jours dans les Rocheuses canadiennes English translation pending
Bonjour,
Ca fait des mois que je farfouille ce site GÉNIAL pour élaborer nos vacances et la je crois que je suis arrivée à qqchose de plus ou moins abouti du coup je me lance et je vous soumet le résultat de mes recherches (qui est en grande partie une compilation de ce que g pu trouver sur ce forum et sur les sites des parcs oyio, jasper et banff).
L'objet de ce message a pour but de récolter qqs derniers conseils ou correctifs avant de reserver les campings.
Pour vous situer: nous somme deux (mon chéri et moi), on est en voiture de location, on a notre equipement de camping (meme si j'hesite encore entre ma tente quechua qui se monte tte seule ou en acheter une nouvelle "traditionnelle" car apres ce sejour au canada on part dans l'ouest US avec probablement une nuit de camping au fond de grand canyon et une traditionnelle serait plus pratique a transporter dans le sac... mais faudrait la monter et démonter chaque jour) == Votre avis sur la tente? on veut voir des paysage magnifique, le moins de touriste possible t plein d'animaux (comme tout le monde j'imagine mais je voulais le préciser 😛) on cherche en priorité de belles balades pour en prendre plein la vue et faire de jolie photos, on aime bien faire des rando, on est assez sportif (mais peut etre pas 10 tous les jours...), on a un budget assez limité, donc au max de camping pas cher pour profiter du reste et se faire des petits plaisirs
Le programme est modifiable jusqua la reservation des campings SAUF le 9 ou on doit etre a Calgary pour le stampede (Je vais voir des cowboy et des indiens YES)
Voici donc le bébé
Mercredi 30-juin journée vancouver trajet vers kamloops nuit a kamloops 355 km 3h45
Jeudi 01-juil matinée kamloops trajet vers lac o'hara nuit kicking horse? 439km 6h00
Vendredi 02-juil lac o'hara trajet lake louise nuit lake louise? 30 km 0h35
Samedi 03-juil lake louise (tot le matin) trajet vers glacier 135 km 2h balade glacier 5h (quelle entreprise choisir) trajet lake maligne 156 km 2h30 nuit? (y a t il un camping au bout nord du lac?) 291 km 4h30
Dimanche 04-juil randonnee skyline
Lundi 05-juil randonnee skyline
Mardi 06-juil canot lake maligne nuit canot
Mercredi 07-juil canot lake maligne trajet lac bourgeau nuit two lack ou mont tunnel ? 333 km 4h40
Jeudi 08-juil rando lac bourgeau (6h) trajet sources thermales 14km 16 min source thermale banff trajet calgary 130 km 1h40 nuit camping sauvage vers canmore 145 km 2h00
Vendredi 09-juil calgary stampede parade 9h a 11h rodeo a 13h30 nuit two lake ou mont tunnel ?
Samedi 10-juil trajet 161 km 1h58 chutes johnson canyon (4 h) trajet vers lake louise 45km 49 min possibilité de prendre la voiture ou uniquement en navette entre lake louise et moraine? lake moraine (???) nuit lake louise 226km 3h15
Dimanche 11-juil lac agnes (??) nuit kicking horse ou dans la voiture
Lundi 12-juil Trajet seattle rendre voiture nuit 945 km 11h30
J'ai essayé de mettre le max d'info désolé s'il en manque, je débute sur le forum...
De plus on se pose des questions quant a la rando de 2 jours skyline... ne vaut il mieux pas passer plus de temps vers lake moraigne... faire plus de petites balades qu'une seule grosse?
Et pour lake maline, faut il réserver le canot a l'avance (apparemment c pas parc canada qui gere ca)? et ou réserve t on les campings sur maligne (la encore je n'ai rien trouvé en passant par lake maligne)
Je m'apercois de la longueur du message et je me dis que ca suffira peut etre pour ce soir (oui oui, ce soir car je suis actuellement au Québec en permis de travail temporaire donc pour moi c le soir)
MERCI 🙂🙂🙂🙂 d'avance pour votre interet
et surtout préparez vous car je compte bien apporter ma contribution a ce site au cours des 3 mois a venir (un mois de preparation puis 2 mois entre les rocheuses canadiennes, l'ouest US et les provinces maritimes du Québec) En plus comme j'élabore tout le voyage sous excel en consignant les disctances et les couts je pense que ca pourra servir a pas mal de monde car souvent qd on veut budgeter on a du mal a imaginer ttes les petites depenses qui au final font un pactol conséquent... donc affaire a suivre
L'objet de ce message a pour but de récolter qqs derniers conseils ou correctifs avant de reserver les campings.
Pour vous situer: nous somme deux (mon chéri et moi), on est en voiture de location, on a notre equipement de camping (meme si j'hesite encore entre ma tente quechua qui se monte tte seule ou en acheter une nouvelle "traditionnelle" car apres ce sejour au canada on part dans l'ouest US avec probablement une nuit de camping au fond de grand canyon et une traditionnelle serait plus pratique a transporter dans le sac... mais faudrait la monter et démonter chaque jour) == Votre avis sur la tente? on veut voir des paysage magnifique, le moins de touriste possible t plein d'animaux (comme tout le monde j'imagine mais je voulais le préciser 😛) on cherche en priorité de belles balades pour en prendre plein la vue et faire de jolie photos, on aime bien faire des rando, on est assez sportif (mais peut etre pas 10 tous les jours...), on a un budget assez limité, donc au max de camping pas cher pour profiter du reste et se faire des petits plaisirs
Le programme est modifiable jusqua la reservation des campings SAUF le 9 ou on doit etre a Calgary pour le stampede (Je vais voir des cowboy et des indiens YES)
Voici donc le bébé
Mercredi 30-juin journée vancouver trajet vers kamloops nuit a kamloops 355 km 3h45
Jeudi 01-juil matinée kamloops trajet vers lac o'hara nuit kicking horse? 439km 6h00
Vendredi 02-juil lac o'hara trajet lake louise nuit lake louise? 30 km 0h35
Samedi 03-juil lake louise (tot le matin) trajet vers glacier 135 km 2h balade glacier 5h (quelle entreprise choisir) trajet lake maligne 156 km 2h30 nuit? (y a t il un camping au bout nord du lac?) 291 km 4h30
Dimanche 04-juil randonnee skyline
Lundi 05-juil randonnee skyline
Mardi 06-juil canot lake maligne nuit canot
Mercredi 07-juil canot lake maligne trajet lac bourgeau nuit two lack ou mont tunnel ? 333 km 4h40
Jeudi 08-juil rando lac bourgeau (6h) trajet sources thermales 14km 16 min source thermale banff trajet calgary 130 km 1h40 nuit camping sauvage vers canmore 145 km 2h00
Vendredi 09-juil calgary stampede parade 9h a 11h rodeo a 13h30 nuit two lake ou mont tunnel ?
Samedi 10-juil trajet 161 km 1h58 chutes johnson canyon (4 h) trajet vers lake louise 45km 49 min possibilité de prendre la voiture ou uniquement en navette entre lake louise et moraine? lake moraine (???) nuit lake louise 226km 3h15
Dimanche 11-juil lac agnes (??) nuit kicking horse ou dans la voiture
Lundi 12-juil Trajet seattle rendre voiture nuit 945 km 11h30
J'ai essayé de mettre le max d'info désolé s'il en manque, je débute sur le forum...
De plus on se pose des questions quant a la rando de 2 jours skyline... ne vaut il mieux pas passer plus de temps vers lake moraigne... faire plus de petites balades qu'une seule grosse?
Et pour lake maline, faut il réserver le canot a l'avance (apparemment c pas parc canada qui gere ca)? et ou réserve t on les campings sur maligne (la encore je n'ai rien trouvé en passant par lake maligne)
Je m'apercois de la longueur du message et je me dis que ca suffira peut etre pour ce soir (oui oui, ce soir car je suis actuellement au Québec en permis de travail temporaire donc pour moi c le soir)
MERCI 🙂🙂🙂🙂 d'avance pour votre interet
et surtout préparez vous car je compte bien apporter ma contribution a ce site au cours des 3 mois a venir (un mois de preparation puis 2 mois entre les rocheuses canadiennes, l'ouest US et les provinces maritimes du Québec) En plus comme j'élabore tout le voyage sous excel en consignant les disctances et les couts je pense que ca pourra servir a pas mal de monde car souvent qd on veut budgeter on a du mal a imaginer ttes les petites depenses qui au final font un pactol conséquent... donc affaire a suivre
Compte-rendu de la Transat Mer des Caraïbes sur le Costa Mediterranea English translation pending
Nous voilà revenu de notre Transatlantique (3eme croisière pour nous) qui était "Perles des Antilles" du 10 au 29 avril 2010.
Un voyage fabuleux, de tres beaux paysages, bref que du bonheur, malheureusement trop court 😉
C'était trop bien, on a adoré.
Allez je vais essayé de résumer tout ca.
Samedi 10 avril :
Lever prévu ce matin à 5h00, mais on est réveillés avant. Toutes les valises sont prêtes, On doit venir nous chercher à 5h45 pour nous emmener à l’aéroport de Marseille. Allez c’est parti pour 45 minutes de voiture, le voyage ne fait que commencer.
Nous récupérons nos billets électroniques aux bornes interactives pour pouvoir pénétrer dans la salle d’embarquement. Nous attendons devant notre porte et l’avion arrive aux alentours de 7h45. Des passagers en sortent et la navette Marseille/Paris est nettoyée. Nous commençons à embarquer vers 8h30, décollage prévu à 9h. Nous arrivons à Paris à 10h30 environ à Orly. Nous cherchons notre hall de départ pour Pointe à Pitre et attendons l’heure dans la salle d’embarquement.
Nous pouvons commencer à embarquer vers 14h25. Les passagers du fond de l’avion sont d’abord appelés. Ca tombe bien, on en fait parti. Nous entrons donc dans le Boeing 777. Il est complet, il va donc falloir attendre que les 500 passagers s’installent, un peu long, mais nous partons à l’heure, à 15h20. C’est parti pour 7h50 de vol.
Nous avons chacun un petit écran interactif, nous pouvons choisir parmi plusieurs films, récents ou anciens, épisodes de séries diverses, les radios, des albums musicaux, des documentaires, ou bien la caméra de vol et ainsi suivre tout notre itinéraire dans les moindres détails.
Nous arrivons à PTP aux alentours de 23h15, soit 17h15, heure locale. Nous ne nous occupons pas de nos valises depuis Marseille, nous les retrouverons plus tard directement dans notre cabine. Nous prenons les bus Costa, destinés à emmener tous les passagers au bateau.
Le trajet dure environ 15/20 minutes.
Ca y est, on l’aperçoit !!!!!!!!!!!! Le fameux Costa Mediterranea (CM). Il est beau et très grand dans le port.
Nous embarquons assez rapidement, un gros quart d’heure. Nous nous dirigeons vers notre chambre, une cabine avec grand balcon.
Nous prenons nos marques et allons faire un tour sur le bateau.
Nous allons à la réunion d’informations pour les nouveaux arrivants francophones et ensuite au restaurant pour manger et récupérer nos tickets de boissons (forfaits eaux et boys and girls).
Il est très tard pour nous et allons vite nous coucher vers 22h30, heure locale, soit 4h30 de chez nous, donc 24h sans dormir. Mais c’est pour la bonne cause !!!!
C’est parti pour la première nuit sur le bateau.
Samedi 10 avril :
Lever prévu ce matin à 5h00, mais on est réveillés avant. Toutes les valises sont prêtes, On doit venir nous chercher à 5h45 pour nous emmener à l’aéroport de Marseille. Allez c’est parti pour 45 minutes de voiture, le voyage ne fait que commencer.
Nous récupérons nos billets électroniques aux bornes interactives pour pouvoir pénétrer dans la salle d’embarquement. Nous attendons devant notre porte et l’avion arrive aux alentours de 7h45. Des passagers en sortent et la navette Marseille/Paris est nettoyée. Nous commençons à embarquer vers 8h30, décollage prévu à 9h. Nous arrivons à Paris à 10h30 environ à Orly. Nous cherchons notre hall de départ pour Pointe à Pitre et attendons l’heure dans la salle d’embarquement.
Nous pouvons commencer à embarquer vers 14h25. Les passagers du fond de l’avion sont d’abord appelés. Ca tombe bien, on en fait parti. Nous entrons donc dans le Boeing 777. Il est complet, il va donc falloir attendre que les 500 passagers s’installent, un peu long, mais nous partons à l’heure, à 15h20. C’est parti pour 7h50 de vol.
Nous avons chacun un petit écran interactif, nous pouvons choisir parmi plusieurs films, récents ou anciens, épisodes de séries diverses, les radios, des albums musicaux, des documentaires, ou bien la caméra de vol et ainsi suivre tout notre itinéraire dans les moindres détails.
Nous arrivons à PTP aux alentours de 23h15, soit 17h15, heure locale. Nous ne nous occupons pas de nos valises depuis Marseille, nous les retrouverons plus tard directement dans notre cabine. Nous prenons les bus Costa, destinés à emmener tous les passagers au bateau.
Le trajet dure environ 15/20 minutes.
Ca y est, on l’aperçoit !!!!!!!!!!!! Le fameux Costa Mediterranea (CM). Il est beau et très grand dans le port.
Nous embarquons assez rapidement, un gros quart d’heure. Nous nous dirigeons vers notre chambre, une cabine avec grand balcon.
Nous prenons nos marques et allons faire un tour sur le bateau.
Nous allons à la réunion d’informations pour les nouveaux arrivants francophones et ensuite au restaurant pour manger et récupérer nos tickets de boissons (forfaits eaux et boys and girls).
Il est très tard pour nous et allons vite nous coucher vers 22h30, heure locale, soit 4h30 de chez nous, donc 24h sans dormir. Mais c’est pour la bonne cause !!!!
C’est parti pour la première nuit sur le bateau.
Lanzarote: petites randonnées volcaniques... English translation pending
Bonjour à tous,
Il est tout frais, il est tout chaud, le dernier carnet volcanique de la famille Lefèvre! A peine retardé par le nuage de cendres islandais...
Pour le récit en photos, cliquez ici : sibellelaterre.
Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
LANZAROTE AVRIL 2010
Présentation Ceux qui nous connaissent le savent bien : nous aimons les cailloux et les volcans!
Il y a quelques années, Ténérife nous avait très agréablement surpris et l'envie de découvrir une autre de ces îles canariennes nous titillait depuis longtemps.
Pourquoi Lanzarote en particulier? Sans doute en grande partie à cause de l'influence de César Manrique (1919-1992) architecte et artiste dont les exigences esthétiques ont empêché (enfin...presque) le bétonnage outrancier trop souvent présent sur les autres îles. En préparant ce voyage, il me semblait que la nature volcanique si fragile de Lanzarote était relativement préservée. J'étais impatiente de découvrir en marchant ses paysages volcaniques mais aussi ses petits villages soignés. Curieuse aussi de comprendre comment des hommes avaient pu vivre sur cette île sans eau douce jusqu'à la construction de la première centrale de dessalinisation de l'eau de mer au début des années 60.
Bien que située à la latitude du Maroc, à 140 km de ses côtes, Lanzarote est relativement tempérée, du fait de la présence du courant froid des Canaries et des alizés de NE. L'eau y est toute l'année aux environs de 20°C et en avril les températures y sont idéales (20 à 25°C)
Après avoir un peu hésité avec Fuerteventura, j'optai définitivement pour Lanzarote après avoir lu que les panneaux publicitaires y étaient totalement absents, reflet d'un sens de l'esthétique prometteur! Nous n'avons pas été déçus!
Le voyage (samedi 10 avril) Nous arrivons en milieu de journée à l'aéroport de Frankfurt Hahn, sans doute une ancienne base aérienne militaire américaine recyclée en aéroport tout petit mais très pratique. Le temps passe vite en salle d'embarquement : des agents de Ryanair soupèsent systématiquement chaque bagage-cabine et en cas de doute sur le poids, direction la balance puis le terminal carte bleue (20 £/kg supplémentaire!!). Le volume des bagages est aussi contrôlé. On est dans les clous! Du coup on observe le manège avec un amusement narquois, c'est pö gentil! Vol sans histoire agrémenté de sandwiches-maison au cours duquel nous reconnaissons le Pays-Basque et les Pyrénées, puis c'est la Grande Bleue... Environ 1000 km plus loin (soit après 3h45 de vol en tout) Lanzarote est en vue: nous reconnaissons l'île de la Graciosa, située au nord de Lanzarote et aussitôt le caractère volcanique de l'île nous saute aux yeux : elle est formée d'une juxtaposition de petits volcans aux formes parfaites, tels qu'en dessineraient des enfants. C'est un camaïeux d'ocres, terre de sienne, gris et noirs égayés de villages blancs pimpants éclatants sous le soleil de fin d'après-midi. Atterrissage au bord de la mer, récupération des bagages en un clin d'oeil (vive les petits aéroports), récupération de la voiture, un beau Nissan Pathfinder tout rouge, puis premiers km sur l'île. Une fois quittés les abords de l'aéroport et la côte est, c'est bien simple : TOUT est beau. Nous restons toutefois concentrés sur les indications données par Zanna, propriétaire de la Finca Amatista, située près de la Vegueta, grosso modo au centre de l'île. Nous y parvenons en moins de 30 mn. Il faut dire que l'île n'est pas bien grande : 60 km de long et pas plus de 30 de large. De cet endroit où nous prévoyons de rester une semaine, nous allons pouvoir facilement rayonner pour des virées à la journée. Je jubile en approchant de la maison : le jardin est magnifique, les alentours... volcaniques avec plein de beaux volcans tous azimuts. J'adore. Nous sommes chaleureusement accueillis par Zanna et ses 2 chiens que nous allons aussitôt adopter! Nous posons nos affaires dans notre appartement (la maison est composée de plusieurs appart' mais agencée de telle sorte que chacun garde son intimité) puis filons au « supermarket » de Tiagua, à quelques km pour y faire notre ravitaillement. Comme espéré, la semaine de vacances s'annonce simple et reposante...
Dimanche 11 avril Sur les conseils de Zanna, nous allons de bon matin faire un tour au petit marché de la Mancha Blanca où une dizaine de marchands vendent leurs produits du terroir. On a beau être sur une île, les prix sont vraiment très raisonnables et les produits bien appétissants! Alors que nous quittons le marché, un bus de touriste arrive et simultanément la sono commence à débiter un flot de musique « typique » Nous ne sommes pas restés pour vérifier si la sono s'arrête avec le départ du bus de touristes... Des touristes, il y en a plein au marché de Teguise où nous nous rendons ensuite : ce joli bourg, ancienne capitale de l'île accueille le dimanche un marché sans grand intérêt : on y trouve la pacotille universelle des zones touristiques, bof quoi! Les rues sont envahies d'étals et d'auvents et nous nous promettons de retourner à Teguise un jour « normal » pour pouvoir découvrir tranquillement sa belle architecture. Nous retournons à la Finca par la piste et en profitons pour faire conduire les enfants : l'île est truffée de pistes faciles et très très peu fréquentées et nous nous ferons un plaisir de les emprunter. Dorénavant la 1ère question des enfants quand nous déciderons d'aller à tel ou tel endroit sera : « Y a-t-il une piste pour y aller? » Vraiment poètes ces zados! Les distances sont vraiment minuscules, aussi repassons- nous déjeuner à la Finca. Nous en profitons pour découvrir plus en détails la casa et ses environs.
Après une petite sieste nous allons vers la Playa de la Madera par une piste facile : nous découvrons une côte très austère composée du front de lave de l'éruption de Timanfaya qui eut lieu en 1730, dura 6 ans et couvrit le quart de la superficie de l'île. Nous croisons plusieurs pêcheurs à pied, qui rentrent lourdement chargés de mollusques. Ce ne doit pas être une sinécure de pêcher sur cette côte acérée battue par la houle atlantique. Cette côte ingrate se poursuit sur une quinzaine de km aussi faisons-nous demi-tour pour aller grimper sur la Montana Blanca (461m) que nous atteignons par une piste sur son versant ouest, ce qui nous évite la marche d'approche depuis la Mancha Blanca. En chemin, nous découvrons une ferme abandonnée qui s'intègre parfaitement dans le paysage! La grimpette sur la lèvre de la Caldeira Blanca est assez raide mais le vent, omniprésent à Lanzarote nous rafraichit agréablement. Parvenus au sommet, nous découvrons un étrange animal dessiné à partir de blocs de lave : s’agit d’un enclos de berger poète ? La vue sur le Parque Nacional de Timanfaya est impressionnante et... magnifique. Nous faisons le tour de la caldeira, effrayant au passage un troupeau de chèvres. La vue de ce troupeau soulevant un nuage de poussière au fond du cratère me fait penser à certains paysages d’Afrique (encore pas vus pour de vrai !)
Par un chemin un peu acrobatique, nous regagnons enfin la voiture puis nous décidons de continuer par une piste vers le sud et la route LZ67. Piste magnifique mais 4X4 indispensable. Avec le soleil déclinant la Caldeira Roja et la Montana Tirgata sont encore plus belles! Retour à la Finca au soleil couchant, les alentours sont vraiment très agréables!
Lundi 12 avril Nous avons eu une petite averse cette nuit qui n'a pas du durer plus de 30 mn. Le temps change à toute vitesse sur l'île : les cumulus se succèdent dans le ciel. Je commence à comprendre qu'il est inutile de consulter la météo, ça change tout le temps mais les précipitations sont très faibles (200 mm/an) En route pour la Geria, zone de vignes plantées dans des dépressions protégées des vents dominants par des murets de pierre de lave. Les racines des pieds de Malvoisie atteignent la terre arable tandis que de la poudre de lave à la structure alvéolée capture la rosée nocturne, très abondante sur cette île océanique. L'ensemble est très graphique, simplement ponctué de figuiers de Barbarie utilisés autrefois pour la culture de la cochenille qui donnait un colorant rouge très apprécié.
Chose promise, chose due à Marion : nous allons aujourd'hui à la plage. Papagayo, située à l'extrême sud de l'ile est considérée comme une de ses plus belles plages. Après avoir acquitté un péage de 3 euro pour y accéder nous découvrons une petite plage très banale où nous pique-niquons et prenons quelques coups de soleil. Au bout de ¾ h, à l'unanimité, tout le monde s'ennuie, il fait super chaud, pas un poil d'ombre, la mer est trop fraîche pour nous, bref, nous mettons les voiles! On décide de prendre la piste qui longe la côte SE de l'île jusque la Punta Garda puis qui remonte le Barranco Parado jusqu'à la Degollada del Portugues avant de plonger vers la route qui va de Femés à la Playa Blanca. Mamma Mia! Quelle aventure: cette très belle piste passe plusieurs barrancos très techniques pas faciles du tout à franchir! De plus la sortie de cette piste est indiquée comme fermée sur la carte et je ne me vois pas du tout la refaire dans l'autre sens. Fred insiste pour continuer et il a bien fait car nous découvrons une jolie petite plage déserte où les plus courageux (les garçons quoi!) piquent une tête. Après quelques autres passages scabreux nous arrivons à la Degollada Del Portugues, col haut perché d'où nous allons partir pour faire une jolie balade dans de sauvages barrancos avec vue sur la mer. Nous arrivons à un refuge à cause duquel se trouve un puits où j'insiste pour que nous prenions de l'eau car avec cette chaleur nos stocks sont bien entamés. Heureusement nous n'aurons pas à boire cette eau douteuse qui a l'air très heu... nourrissante. Très belle balade! Nous terminons la journée en allant voir d'abord les Salinas de Janubio sur la côte ouest qui sont d'anciens marais salants maintenus en activité pour le tourisme puis le surprenant lagon vert appelé Charco de Los Clicos juste au sud du village d'El Golfo. Nous rentrons par la Geria afin de la revoir sous une autre lumière: on ne s'en lasse pas!
Mardi 13 avril Aujourd'hui, cap au nord-ouest pour découvrir les falaises d'El Risco qui plongent à pic dans la mer sur plus de 400 m. Toujours principalement par les pistes, nous gagnons le village de Yé et nous garons près de la Finca La Corona. De ce petit parking, un sentier descend jusqu'au bord de la mer puis file vers le nord jusqu'aux Salinas del Rio (-400m, +400m, 13,5 km) La vue vers l'île de la Graciosa est évidement imprenable. Le sentier chemine au sein d'une belle végétation. Nous arrivons à une très belle plage déserte que nous longeons avant d'arriver finalement aux salines qui ont été abandonnées il y a bien longtemps car il était trop difficile de remonter le sel en haut de la falaise. Nous mangeons un morceau puis prenons le chemin du retour : le ciel assez nuageux fait bien notre affaire pour remonter les 400m. Sur la route du retour nous faisons un arrêt dans le beau village de Haria où le charme de la Plaza Leon di Castillo nous donne envie d'y déjeuner (à 15h30, ce qui est tout à fait habituel là-bas) : repas vraiment quelconque aux « 2 brothers » (à éviter). Fin d'après-midi tranquille après cette rando qui n'est pas de tout repos...
Mercredi 14 avril Le vent a soufflé très fort toute la nuit : nous décidons donc d'aller voir Los Hervideros sur la côte ouest. La côte y est creusée de cavités dans lesquelles les vagues s'engouffrent avec fracas et peuvent parait-il cartains jours se transformer en « geysers ». Nous repassons par les Salinas de Janubio, mieux éclairées à cette heure matinale. Los Hervideros est sympathique mais la houle semble un peu insuffisante pour rendre cet endroit vraiment impressionnant. Il est encore un peu tôt pour que le lagon vert soit complètement au soleil mais l'endroit est tout de même très beau. Nous faisons ensuite une petite promenade dans le joli village de Yaiza. Nous découvrons plein de jolis détails architecturaux. Nous repassons ensuite par la Geria puis prenons la route LZ56. A l'ouest de cette route, , nous faisons une très jolie rando vers la Montana Cuervo : petit cratère où poussent des centaines de géraniums sauvages! La rando est courte, facile et charmante! Nous profitons de cette journée ventée pour ensuite aller faire du cerf-volant sur la Playa de Famara, située sur la côte NO. Encore une très belle plage, fréquentée par des surfeurs et véliplanchistes. En fin d'après-midi le vent faiblit et nous regagnons finalement nos pénates.
Jeudi 15 avril Ce matin, grosse averse d'allure tropicale, 20 mn chrono puis soleil. Nous décidons de faire un petit tour dans le beau village de Teguise. Vraiment bien plus agréable sans le marché! Les Montanas del Fuego de Timafaya nous fascinent vraiment! On ne peut théoriquement visiter le Parque Nacional de Timanfaya qu'en montant dans un bus pour un tour organisé d'une quarantaine de minutes. Bof, bof, bof.... J'ai toutefois repéré sur la carte une piste qui permet de s'approcher très près du parc et d'en profiter en toute liberté. A partir de la route LZ56 nous prenons une piste qui file vers la Montana Los Rodeos, la contourne puis s'arrête au fond d'une petite ravine cernée de reliefs volcaniques. Nous suivons un sentier non balisé mais visiblement régulièrement fréquenté et grimpons sur la caldera de la Rilla dont nous faisons le tour. Ensuite nous poursuivons par un sentier qui part vers l'ouest, passe dans une zone très torturée avec plusieurs tunnels de lave, des cheminées éteintes et nous arrivons à la lisière du parc, matérialisée par un petit panneau. Nous tournons alors vers le nord pour grimper sur l'impressionnante Montana Senalo. De là-haut nous avons une vue imprenable sur le cône parfait de la Caldera de la Rilla. J'ai adoré cette balade!
Vendredi 16 avril Comme nous partons demain, je fais quelques photos-souvenirs depuis le toit de la Casa. Ensuite, Marion et Fred s’étant enrhumés dans l’avion, nous partons à la pharmacie chercher des médicaments pour le rhume : la pharmacienne a du faire plusieurs tiroirs avant de les trouver ! Tout un symbole ! D’ailleurs il n’y a pas de mouchoirs au petit supermarché de Tiagua… En route pour le joli village de Haria, dans le nord de l’île, j’immortalise quelques mobiles de César Manrique. Puis nous grimpons vers Haria en passant par la belle vallée de Tabayasco (LZ 206). Ce versant de l’île est beaucoup plus fertile. La vallée est couverte de terrasses, le plus souvent laissées à l’abandon. Le village de Haria se niche dans une large vallée plantée de palmiers. Nous y avons fait une sympathique balade en grimpant depuis le village jusqu'au sommet de la falaise d'El Risco. Vue superbe sur la Playa de Famara au SO et la Graciosa au N. Nous redescendons par les petits champs entre les villages de Magues et Haria. Nous décidons ensuite de pousser jusqu'à l'extrême nord de l'île, le petit village d'Orzola d'où part le petit ferry pour la Graciosa. Nous y prenons un bon repas dans un des restaurants situés sur le port puis nous découvrons la jolie Playa de la Canteria, autre spot de surf. Encore une plage bien plus belle que Papagayo, décidément... Nous prenons ensuite la route côtière avec l’idée d’aller visiter les Jameos del Agua, œuvre de Manrique construite dans un tunnel de lave qui descend de la Montana Corona jusqu’à la mer. On change aussitôt d’avis en voyant la demi-douzaine de bus garée sur le parking ! Nous prenons donc une piste qui remonte sur le sommet d’El Risco, la grande falaise qui constitue l’arête dorsale du nord de l’île. Petit arrêt en chemin pour jeter un œil au seul point d’eau douce de l’île, créé par un barrage de retenue qui semble abandonné mais qui fait le bonheur des goélands, assez peu nombreux par ailleurs sur l’île. Très jolie vallée qui ressemble à celle de Tabayasco. Nous arrivons près du point culminant de l’île (675 m), occupé par des installations militaires. Quelques centaines de mètres plus au sud nous passons par l'Ermita de Las Nieves d’où la vue est splendide. Très bonne piste jusqu'à Teguise puis jusqu'à notre finca. Nous devons reprendre l'avion demain si bien que nous décidons de profiter de la belle lumière de fin de journée pour reparcourir la belle piste du 1er jour entre la Caldera Blanca et la LZ 67. En arrivant à la finca, Fred reçoit un SMS de mon père nous informant d'annulation de vols à cause du volcan islandais qui produirait un nuage de cendres dangereuses pour les avions. N'ayant reçu aucun mail ni SMS de Ryanair nous ne sommes pas inquiets, d'autant plus que comme toujours en vacances nous ne suivons absolument pas l'actualité. Je vérifie tout de même sur le site de Ryanair et -coup d'adrénaline!- notre vol prévu dans moins de 24h est annulé! On tombe des nues! En quelques minutes on évalue les conséquences: - professionnelles, pas simple! - où dormir demain soir - conserver la voiture ou en trouver une autre Sans attendre on décide d'acheter de nouveaux billets pour mardi 20/04, rien de dispo avant : 1000 euro pour nous 5 à destination de Francfort. Zanna nous annonce au bout de quelques heures que les allemands qui devaient nous remplacer dans notre appart' ont du annuler : un souci en moins. On peut aussi garder la voiture : plus aucun nouveau touriste n'arrive sur l'île. Très mauvaise nuit à cogiter dans tous les sens, personne ne sait comment la situation va évoluer mais une chose est sûre : nous ne serons pas au boulot lundi!
Samedi 17 avril Après une matinée passée à essayer d'évaluer la situation et arranger le bazar, nous nous rendons à l'aéroport où on nous annonce le remboursement à venir du vol retour de ce jour annulé. Par contre les 1000 euro pour les nouveaux billets sont pour notre pomme, du moins si le vol est maintenu... Bon, maintenant il va falloir s'occuper jusqu'à mardi. Nous en profitons aussi pour prolonger la location de la voiture jusqu'au mardi. En route donc pour le Jardin de Cactus, pas mal du tout : il s'agit d'un amphithéâtre planté de plus de centaines d'espèces de cactus, conçu par César Manrique. Ensuite nous allons visiter la fondation César Manrique au sud de Tahiche : il construisit cette maison surréaliste au sein de 5 bulles de laves en 1982. On a adoré!
Dimanche 18 avril Les nouvelles du volcan sont toujours aussi imprécises ce matin, vol maintenu pour le moment... Nous allons faire un tour au visitor center (gratuit)du Parc de Timanfaya : nous y visionnons 2 films d'une vingtaine de minutes (en espagnol) sur la formation de l'île, sa faune et sa flore, « expérimentons » une éruption fictive et discutons un peu avec une ranger très sympa qui parle un français parfait! Nous roulons ensuite jusqu'à Playa Quemada sur la côte sud-est : village un peu déglingué (seul endroit de l'île où nous verrons quelque chose qui ressemble à un camping) où Zanna nous a indiqué le départ d'une rando vers une jolie crique. Malheureusement nous ne la verrons pas, nous étant arrêtés par erreur à la précédente plage qui ne cassait pas des briques (playa del Pozo). Dommage... Bien que n'étant pas allés au bout de la rando, nous rentrons assoiffés et buvons un verre à la Playa Quemada, au bord de l'eau, restaurant recommandé par Zanna qui arrive d'ailleurs 5 mn après avec sa chienne Nitti, toute contente de retrouver les enfants! Nous allons mieux profiter de son 2ème tuyau : sur la côte au nord de Playa Blanca se trouve un horrible hôtel gigantesque dont la construction n'a jamais été achevée et en contrebas de cet hôtel se trouvent des piscines d'eau de mer. Après une piste assez fastidieuse (mieux vaut y aller par le sud), nous y arrivons enfin : une fois en bas, l'hôtel n'est plus visible et l'endroit est magnifique! Nous nous baignons dans des grandes piscines naturelles avec une eau à 30°C! Un régal! Soirée internet : le vol de mardi pour Francfort est annulé!! Pas d'autre vol pour Francfort, Paris, Bruxelles, Düsseldorf, avant au mieux le 27 avril! Seuls les vols pour l'Espagne sont maintenus... Après une brève réflexion, on décide de prendre des billets avec Air Europa (108 euro X5) pour Bilbao, au pays Basque espagnol pour le jeudi 22/04. L'aéroport est actuellement aussi fermé mais devrait rouvrir dès demain. La grève SNCF continue, bien sûr! Plus aucune voiture de location disponible. On appelle mon père à la rescousse : il va venir nous chercher de Quiberon (830 km) et nous irons ensuite à Nancy (1200 km) Ensuite il ne restera « plus » qu'à aller récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) puis il rentrera à Quiberon (830 km) Quel bazar! C'est de toute façon la seule solution car tous les vols vers le nord de l'Europe ont été annulés depuis 5 jours et il n'y a pas de places disponibles avant au moins 1 semaine!
Lundi 19 avril Nous allons en début de matinée à l'aéroport pour nous faire rembourser les billets de Ryanair mais il y a une file interminable. Nous décidons de retenter notre chance plus tard dans la journée. Nous avons la chance de loger à une vingtaine de minutes de l'aéroport dans un endroit agréable sur une île calme et sympathique. De tous les voyages que nous avons faits, s'il y avait une destination où il n'aurait pas été trop galère d'être bloqués pendant plusieurs jours, c'est bien Lanzarote. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur. Brève incursion dans Arrecife pour y faire un ravitaillement : nous préférons largement l'épicerie de Tiagua! Nous retournons en début d'après-midi à l'aéroport où en 5 minutes nous obtenons un accord pour le remboursement des billets de mardi (payés 1000 euro, depuis j'ai reçu un mail m'indiquant un remboursement de 676 euro seulement!!) Dans la foulée nous prolongeons la location de voiture jusqu'au jeudi! Nous allons ensuite visiter les Jameos del Agua, situés dans le NE de l'île, encore un endroit imaginé et créé par César Manrique dans un gigantesque tunnel de lave : on découvre un lac souterrain qui communique avec la mer et où vivent de curieux crabes transparents, plus loin se trouve une superbe piscine entourée de palmiers, enfin il y a une exposition sur le volcanisme. Il n'y a vraiment pas grand-monde, sans doute à cause des circonstances : pas de nouveaux venus dans l'île et ceux qui sont là depuis 1 semaine ont sans doute déjà visité le site. Soirée brain storming avec les autres locataires de la finca : 2 étudiantes wallones et 1 couple avec bébé néerlandophones. Ils ont aussi des vols avec Ryanair, prévus jeudi et indiqués comme annulés.Les filles ont un budget étudiant et un examen à la rentrée : mauvaise nuit pour elles aussi en perspective! Zanna très généreusement nous annonce qu'elle ne nous fera payer les jours supplémentaires qu'à 50% du prix normal. Sympa!
Mardi 20 avril Il devient difficile de trouver de nouveaux sites non encore visités dans l'île. Nous allons voir à quoi ressemble le Charco de San Ginès, petit port situé au nord d'Arrecife : pas horrible mais quelconque. Nous faisons une intéressante visite (gratuite qui plus est) au Castillo de San Gabriel situé un peu plus au sud : on y explique la vie des habitants avant la construction de la 1ère usine pour dessaliniser l'eau de mer. Elle était si dure que la plupart des habitants de l'île émigraient pour l'Amérique du sud ou Centrale. Nous faisons ensuite une courte visite au MIAC (Musée d'Art Contemporain) situé dans le Castillo San José, pas désagréable sans plus. Nous partons ensuite visiter la Cueva de Los Verdes, grotte formée par le même tunnel de lave que les Jameos del Agua entre la Montana Corona et la mer. Visite guidée uniquement, pas transcendante. Nous décidons ensuite d’aller voir de plus près la Montana Corona qui a produit ce tunnel de lave. Nous nous garons dans le village de Yé et montons jusqu’à la lèvre du cratère. Ses bords sont trop acérés pour pouvoir en faire le tour au sommet. Nous descendons donc un peu en contrebas. Il n’est pas évident de trouver un sentier et Marion fait du hors-piste dans les cactus ! Sur le versant est du volcan nous découvrons un gigantesque collecteur d’eaux pluviales. Nous poursuivons le tour du volcan par d’anciennes terrasses qui ne sont plus cultivées mais restent très coquettes, envahies par les fleurs sauvages. Nous bouclons la boucle dans les vignes de Malvoisie.
Mercredi 21 avril C'est théoriquement notre dernier jour à Lanzarote. Nous avons bon espoir que ce vol soit le bon car la situation semble s'améliorer. Certains évoquent toutefois la possibilité d'un 2ème nuage... On croise les doigts et on part le nez au vent vers la zone des volcans que nous aimons tant à l'ouest de la Mancha Blanca. Nous allons par hasard faire un très belle balade sur la Montana Teneza en prenant une piste qui longe son flanc est. Nous grimpons d'abord dans le cratère puis poursuivons sur les bords de sa caldeira avant de redescendre par une longue crête le long de la mer. Nous sommes maintenant familiers de la géographie locale et c'est un plaisir de pouvoir nommer tous ces volcans où nous nous sommes baladés. Nous pique niquons en haut de la falaise en profitant de la vue sur Tenesar.
Ensuite, à la demande générale des enfants, nous retournons aux piscines d'eau de mer où nous passons toute l'après-midi. Les piscines sont légèrement plus fraîches que la dernière fois et aussi un peu moins grandes mais la houle est magnifique et le spectacle est captivant!
Bien crevés par la baignade, nous nous couchons de bonne heure après avoir une ultime fois vérifié que notre vol était maintenu.
Jeudi 22 avril Lever 5h, dur, dur! On s'était mis au rythme espagnol! A 8h nous décollons pour Bilbao. L'avion est plein de nord- européens! Je ne sais pas comment ils vont ensuite se débrouiller pour rentrer chez eux... A 12h00 (3h de vol, 1h de décalage horaire) nous atterrissons. Mon père est au RDV. Il est venu en camping car ce qui nous permettra de voyager confortablement tous les 6. 1h du mat vendredi, nous arrivons à Nancy. Il n’y a « plus » qu’à récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) et pour mon père qu'à rentrer à Quiberon (830 km)
CONCLUSION On a vraiment aimé Lanzarote, combinaison étonnante de rudes paysages volcaniques et d'une douceur de vivre qui contraste avec les stigmates de la vie d'autrefois. Le tourisme a adouci la vie de ses habitants mais celui-ci nous a semblé bien fragile, menacé par une urbanisation démesurée dans certains endroits comme Playa Blanca où les programmes immobiliers semblent se succéder alors que des centaines de « villas » semblent ne pas encore avoir trouvé acquéreur. On peut imaginer aussi qu'à terme l'absence d'eau redeviendra un problème sur l'île car comment produire de l'eau en quantité suffisante pour des milliers de touristes quand le pétrole viendra à manquer? L'âge d'or de Lanzarote me semble terminé. Fini le temps où César Manrique, enfant de l'île réussissait à influencer ses compatriotes pour construire « raisonnablement » avec une unité architecturale pour toute l'île (en particulier aucun bâtiment de plus de 2 étages, la hauteur d'un palmier des Canaries) Bref, il est urgent de découvrir cette île magnifique! Mais euh... une semaine, c'est suffisant!
BUDGET
INITIALEMENT PREVU Avion pour 5 A/R Francfort Hahn Lanzarote du 10 au 17 avril 610 euro Location voiture Nissan Pathfinder 7j 295 euro Location Tisalaya dans Casa Amatista (http://www.villa-amatista.com/) 7j 770 euro Parking aéroport 7j 47 euro Total pour 1 semaine à 5 : 1722 euro
FINALEMENT Avion pour 5 personnes: Aller Francfort-hahn Lanzarote 300 euro Retour Lanzarote Francfort le 17/04: 300 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Francfort le 20/04 : 1000 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Bilbao avec Air Europa : 540 euro Donc normalement si remboursements effectués : 840 euro
Location de voiture Nissan Pathfinder 7j (295 euro) + 3j (169 euro) + 1,5 j (90 euro) 554 euro pour 13 jours Un 4X4 n'est pas indispensable du tout mais nous en avons bien profité sur les nombreuses pistes de l'île dont certaines (pas toutes loin de là) nécessitent un 4X4
Location appartement Tisalaya dans la Casa Amatista 7j à 770 euro + 4j à 220 euro : 990 euro
Parking aéroport : 47 +40 euro Péages : 180 euro Essence 432 euro Total pour 12 jours à 5 : 3083 euro
Frais occasionnés par le blocage de l'espace aérien : 1361 euro si Ryanair nous rembourse... Sans compter les conséquences professionnelles... Heureusement qu'on aime les volcans!
BIBLIOGRAPHIE J’ai utilisé un excellent petit guide accompagné d’une carte absolument parfaite : Walk ! Lanzarote de David and Ros Brawn, Discovery Walking Guides. Presque toutes nos balades se trouvent dans ce guide, à l’exception de 2 ou 3 que nous avons « inventées »
Il est tout frais, il est tout chaud, le dernier carnet volcanique de la famille Lefèvre! A peine retardé par le nuage de cendres islandais...
Pour le récit en photos, cliquez ici : sibellelaterre.
Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
LANZAROTE AVRIL 2010
Présentation Ceux qui nous connaissent le savent bien : nous aimons les cailloux et les volcans!
Il y a quelques années, Ténérife nous avait très agréablement surpris et l'envie de découvrir une autre de ces îles canariennes nous titillait depuis longtemps.
Pourquoi Lanzarote en particulier? Sans doute en grande partie à cause de l'influence de César Manrique (1919-1992) architecte et artiste dont les exigences esthétiques ont empêché (enfin...presque) le bétonnage outrancier trop souvent présent sur les autres îles. En préparant ce voyage, il me semblait que la nature volcanique si fragile de Lanzarote était relativement préservée. J'étais impatiente de découvrir en marchant ses paysages volcaniques mais aussi ses petits villages soignés. Curieuse aussi de comprendre comment des hommes avaient pu vivre sur cette île sans eau douce jusqu'à la construction de la première centrale de dessalinisation de l'eau de mer au début des années 60.
Bien que située à la latitude du Maroc, à 140 km de ses côtes, Lanzarote est relativement tempérée, du fait de la présence du courant froid des Canaries et des alizés de NE. L'eau y est toute l'année aux environs de 20°C et en avril les températures y sont idéales (20 à 25°C)
Après avoir un peu hésité avec Fuerteventura, j'optai définitivement pour Lanzarote après avoir lu que les panneaux publicitaires y étaient totalement absents, reflet d'un sens de l'esthétique prometteur! Nous n'avons pas été déçus!
Le voyage (samedi 10 avril) Nous arrivons en milieu de journée à l'aéroport de Frankfurt Hahn, sans doute une ancienne base aérienne militaire américaine recyclée en aéroport tout petit mais très pratique. Le temps passe vite en salle d'embarquement : des agents de Ryanair soupèsent systématiquement chaque bagage-cabine et en cas de doute sur le poids, direction la balance puis le terminal carte bleue (20 £/kg supplémentaire!!). Le volume des bagages est aussi contrôlé. On est dans les clous! Du coup on observe le manège avec un amusement narquois, c'est pö gentil! Vol sans histoire agrémenté de sandwiches-maison au cours duquel nous reconnaissons le Pays-Basque et les Pyrénées, puis c'est la Grande Bleue... Environ 1000 km plus loin (soit après 3h45 de vol en tout) Lanzarote est en vue: nous reconnaissons l'île de la Graciosa, située au nord de Lanzarote et aussitôt le caractère volcanique de l'île nous saute aux yeux : elle est formée d'une juxtaposition de petits volcans aux formes parfaites, tels qu'en dessineraient des enfants. C'est un camaïeux d'ocres, terre de sienne, gris et noirs égayés de villages blancs pimpants éclatants sous le soleil de fin d'après-midi. Atterrissage au bord de la mer, récupération des bagages en un clin d'oeil (vive les petits aéroports), récupération de la voiture, un beau Nissan Pathfinder tout rouge, puis premiers km sur l'île. Une fois quittés les abords de l'aéroport et la côte est, c'est bien simple : TOUT est beau. Nous restons toutefois concentrés sur les indications données par Zanna, propriétaire de la Finca Amatista, située près de la Vegueta, grosso modo au centre de l'île. Nous y parvenons en moins de 30 mn. Il faut dire que l'île n'est pas bien grande : 60 km de long et pas plus de 30 de large. De cet endroit où nous prévoyons de rester une semaine, nous allons pouvoir facilement rayonner pour des virées à la journée. Je jubile en approchant de la maison : le jardin est magnifique, les alentours... volcaniques avec plein de beaux volcans tous azimuts. J'adore. Nous sommes chaleureusement accueillis par Zanna et ses 2 chiens que nous allons aussitôt adopter! Nous posons nos affaires dans notre appartement (la maison est composée de plusieurs appart' mais agencée de telle sorte que chacun garde son intimité) puis filons au « supermarket » de Tiagua, à quelques km pour y faire notre ravitaillement. Comme espéré, la semaine de vacances s'annonce simple et reposante...
Dimanche 11 avril Sur les conseils de Zanna, nous allons de bon matin faire un tour au petit marché de la Mancha Blanca où une dizaine de marchands vendent leurs produits du terroir. On a beau être sur une île, les prix sont vraiment très raisonnables et les produits bien appétissants! Alors que nous quittons le marché, un bus de touriste arrive et simultanément la sono commence à débiter un flot de musique « typique » Nous ne sommes pas restés pour vérifier si la sono s'arrête avec le départ du bus de touristes... Des touristes, il y en a plein au marché de Teguise où nous nous rendons ensuite : ce joli bourg, ancienne capitale de l'île accueille le dimanche un marché sans grand intérêt : on y trouve la pacotille universelle des zones touristiques, bof quoi! Les rues sont envahies d'étals et d'auvents et nous nous promettons de retourner à Teguise un jour « normal » pour pouvoir découvrir tranquillement sa belle architecture. Nous retournons à la Finca par la piste et en profitons pour faire conduire les enfants : l'île est truffée de pistes faciles et très très peu fréquentées et nous nous ferons un plaisir de les emprunter. Dorénavant la 1ère question des enfants quand nous déciderons d'aller à tel ou tel endroit sera : « Y a-t-il une piste pour y aller? » Vraiment poètes ces zados! Les distances sont vraiment minuscules, aussi repassons- nous déjeuner à la Finca. Nous en profitons pour découvrir plus en détails la casa et ses environs.
Après une petite sieste nous allons vers la Playa de la Madera par une piste facile : nous découvrons une côte très austère composée du front de lave de l'éruption de Timanfaya qui eut lieu en 1730, dura 6 ans et couvrit le quart de la superficie de l'île. Nous croisons plusieurs pêcheurs à pied, qui rentrent lourdement chargés de mollusques. Ce ne doit pas être une sinécure de pêcher sur cette côte acérée battue par la houle atlantique. Cette côte ingrate se poursuit sur une quinzaine de km aussi faisons-nous demi-tour pour aller grimper sur la Montana Blanca (461m) que nous atteignons par une piste sur son versant ouest, ce qui nous évite la marche d'approche depuis la Mancha Blanca. En chemin, nous découvrons une ferme abandonnée qui s'intègre parfaitement dans le paysage! La grimpette sur la lèvre de la Caldeira Blanca est assez raide mais le vent, omniprésent à Lanzarote nous rafraichit agréablement. Parvenus au sommet, nous découvrons un étrange animal dessiné à partir de blocs de lave : s’agit d’un enclos de berger poète ? La vue sur le Parque Nacional de Timanfaya est impressionnante et... magnifique. Nous faisons le tour de la caldeira, effrayant au passage un troupeau de chèvres. La vue de ce troupeau soulevant un nuage de poussière au fond du cratère me fait penser à certains paysages d’Afrique (encore pas vus pour de vrai !)
Par un chemin un peu acrobatique, nous regagnons enfin la voiture puis nous décidons de continuer par une piste vers le sud et la route LZ67. Piste magnifique mais 4X4 indispensable. Avec le soleil déclinant la Caldeira Roja et la Montana Tirgata sont encore plus belles! Retour à la Finca au soleil couchant, les alentours sont vraiment très agréables!
Lundi 12 avril Nous avons eu une petite averse cette nuit qui n'a pas du durer plus de 30 mn. Le temps change à toute vitesse sur l'île : les cumulus se succèdent dans le ciel. Je commence à comprendre qu'il est inutile de consulter la météo, ça change tout le temps mais les précipitations sont très faibles (200 mm/an) En route pour la Geria, zone de vignes plantées dans des dépressions protégées des vents dominants par des murets de pierre de lave. Les racines des pieds de Malvoisie atteignent la terre arable tandis que de la poudre de lave à la structure alvéolée capture la rosée nocturne, très abondante sur cette île océanique. L'ensemble est très graphique, simplement ponctué de figuiers de Barbarie utilisés autrefois pour la culture de la cochenille qui donnait un colorant rouge très apprécié.
Chose promise, chose due à Marion : nous allons aujourd'hui à la plage. Papagayo, située à l'extrême sud de l'ile est considérée comme une de ses plus belles plages. Après avoir acquitté un péage de 3 euro pour y accéder nous découvrons une petite plage très banale où nous pique-niquons et prenons quelques coups de soleil. Au bout de ¾ h, à l'unanimité, tout le monde s'ennuie, il fait super chaud, pas un poil d'ombre, la mer est trop fraîche pour nous, bref, nous mettons les voiles! On décide de prendre la piste qui longe la côte SE de l'île jusque la Punta Garda puis qui remonte le Barranco Parado jusqu'à la Degollada del Portugues avant de plonger vers la route qui va de Femés à la Playa Blanca. Mamma Mia! Quelle aventure: cette très belle piste passe plusieurs barrancos très techniques pas faciles du tout à franchir! De plus la sortie de cette piste est indiquée comme fermée sur la carte et je ne me vois pas du tout la refaire dans l'autre sens. Fred insiste pour continuer et il a bien fait car nous découvrons une jolie petite plage déserte où les plus courageux (les garçons quoi!) piquent une tête. Après quelques autres passages scabreux nous arrivons à la Degollada Del Portugues, col haut perché d'où nous allons partir pour faire une jolie balade dans de sauvages barrancos avec vue sur la mer. Nous arrivons à un refuge à cause duquel se trouve un puits où j'insiste pour que nous prenions de l'eau car avec cette chaleur nos stocks sont bien entamés. Heureusement nous n'aurons pas à boire cette eau douteuse qui a l'air très heu... nourrissante. Très belle balade! Nous terminons la journée en allant voir d'abord les Salinas de Janubio sur la côte ouest qui sont d'anciens marais salants maintenus en activité pour le tourisme puis le surprenant lagon vert appelé Charco de Los Clicos juste au sud du village d'El Golfo. Nous rentrons par la Geria afin de la revoir sous une autre lumière: on ne s'en lasse pas!
Mardi 13 avril Aujourd'hui, cap au nord-ouest pour découvrir les falaises d'El Risco qui plongent à pic dans la mer sur plus de 400 m. Toujours principalement par les pistes, nous gagnons le village de Yé et nous garons près de la Finca La Corona. De ce petit parking, un sentier descend jusqu'au bord de la mer puis file vers le nord jusqu'aux Salinas del Rio (-400m, +400m, 13,5 km) La vue vers l'île de la Graciosa est évidement imprenable. Le sentier chemine au sein d'une belle végétation. Nous arrivons à une très belle plage déserte que nous longeons avant d'arriver finalement aux salines qui ont été abandonnées il y a bien longtemps car il était trop difficile de remonter le sel en haut de la falaise. Nous mangeons un morceau puis prenons le chemin du retour : le ciel assez nuageux fait bien notre affaire pour remonter les 400m. Sur la route du retour nous faisons un arrêt dans le beau village de Haria où le charme de la Plaza Leon di Castillo nous donne envie d'y déjeuner (à 15h30, ce qui est tout à fait habituel là-bas) : repas vraiment quelconque aux « 2 brothers » (à éviter). Fin d'après-midi tranquille après cette rando qui n'est pas de tout repos...
Mercredi 14 avril Le vent a soufflé très fort toute la nuit : nous décidons donc d'aller voir Los Hervideros sur la côte ouest. La côte y est creusée de cavités dans lesquelles les vagues s'engouffrent avec fracas et peuvent parait-il cartains jours se transformer en « geysers ». Nous repassons par les Salinas de Janubio, mieux éclairées à cette heure matinale. Los Hervideros est sympathique mais la houle semble un peu insuffisante pour rendre cet endroit vraiment impressionnant. Il est encore un peu tôt pour que le lagon vert soit complètement au soleil mais l'endroit est tout de même très beau. Nous faisons ensuite une petite promenade dans le joli village de Yaiza. Nous découvrons plein de jolis détails architecturaux. Nous repassons ensuite par la Geria puis prenons la route LZ56. A l'ouest de cette route, , nous faisons une très jolie rando vers la Montana Cuervo : petit cratère où poussent des centaines de géraniums sauvages! La rando est courte, facile et charmante! Nous profitons de cette journée ventée pour ensuite aller faire du cerf-volant sur la Playa de Famara, située sur la côte NO. Encore une très belle plage, fréquentée par des surfeurs et véliplanchistes. En fin d'après-midi le vent faiblit et nous regagnons finalement nos pénates.
Jeudi 15 avril Ce matin, grosse averse d'allure tropicale, 20 mn chrono puis soleil. Nous décidons de faire un petit tour dans le beau village de Teguise. Vraiment bien plus agréable sans le marché! Les Montanas del Fuego de Timafaya nous fascinent vraiment! On ne peut théoriquement visiter le Parque Nacional de Timanfaya qu'en montant dans un bus pour un tour organisé d'une quarantaine de minutes. Bof, bof, bof.... J'ai toutefois repéré sur la carte une piste qui permet de s'approcher très près du parc et d'en profiter en toute liberté. A partir de la route LZ56 nous prenons une piste qui file vers la Montana Los Rodeos, la contourne puis s'arrête au fond d'une petite ravine cernée de reliefs volcaniques. Nous suivons un sentier non balisé mais visiblement régulièrement fréquenté et grimpons sur la caldera de la Rilla dont nous faisons le tour. Ensuite nous poursuivons par un sentier qui part vers l'ouest, passe dans une zone très torturée avec plusieurs tunnels de lave, des cheminées éteintes et nous arrivons à la lisière du parc, matérialisée par un petit panneau. Nous tournons alors vers le nord pour grimper sur l'impressionnante Montana Senalo. De là-haut nous avons une vue imprenable sur le cône parfait de la Caldera de la Rilla. J'ai adoré cette balade!
Vendredi 16 avril Comme nous partons demain, je fais quelques photos-souvenirs depuis le toit de la Casa. Ensuite, Marion et Fred s’étant enrhumés dans l’avion, nous partons à la pharmacie chercher des médicaments pour le rhume : la pharmacienne a du faire plusieurs tiroirs avant de les trouver ! Tout un symbole ! D’ailleurs il n’y a pas de mouchoirs au petit supermarché de Tiagua… En route pour le joli village de Haria, dans le nord de l’île, j’immortalise quelques mobiles de César Manrique. Puis nous grimpons vers Haria en passant par la belle vallée de Tabayasco (LZ 206). Ce versant de l’île est beaucoup plus fertile. La vallée est couverte de terrasses, le plus souvent laissées à l’abandon. Le village de Haria se niche dans une large vallée plantée de palmiers. Nous y avons fait une sympathique balade en grimpant depuis le village jusqu'au sommet de la falaise d'El Risco. Vue superbe sur la Playa de Famara au SO et la Graciosa au N. Nous redescendons par les petits champs entre les villages de Magues et Haria. Nous décidons ensuite de pousser jusqu'à l'extrême nord de l'île, le petit village d'Orzola d'où part le petit ferry pour la Graciosa. Nous y prenons un bon repas dans un des restaurants situés sur le port puis nous découvrons la jolie Playa de la Canteria, autre spot de surf. Encore une plage bien plus belle que Papagayo, décidément... Nous prenons ensuite la route côtière avec l’idée d’aller visiter les Jameos del Agua, œuvre de Manrique construite dans un tunnel de lave qui descend de la Montana Corona jusqu’à la mer. On change aussitôt d’avis en voyant la demi-douzaine de bus garée sur le parking ! Nous prenons donc une piste qui remonte sur le sommet d’El Risco, la grande falaise qui constitue l’arête dorsale du nord de l’île. Petit arrêt en chemin pour jeter un œil au seul point d’eau douce de l’île, créé par un barrage de retenue qui semble abandonné mais qui fait le bonheur des goélands, assez peu nombreux par ailleurs sur l’île. Très jolie vallée qui ressemble à celle de Tabayasco. Nous arrivons près du point culminant de l’île (675 m), occupé par des installations militaires. Quelques centaines de mètres plus au sud nous passons par l'Ermita de Las Nieves d’où la vue est splendide. Très bonne piste jusqu'à Teguise puis jusqu'à notre finca. Nous devons reprendre l'avion demain si bien que nous décidons de profiter de la belle lumière de fin de journée pour reparcourir la belle piste du 1er jour entre la Caldera Blanca et la LZ 67. En arrivant à la finca, Fred reçoit un SMS de mon père nous informant d'annulation de vols à cause du volcan islandais qui produirait un nuage de cendres dangereuses pour les avions. N'ayant reçu aucun mail ni SMS de Ryanair nous ne sommes pas inquiets, d'autant plus que comme toujours en vacances nous ne suivons absolument pas l'actualité. Je vérifie tout de même sur le site de Ryanair et -coup d'adrénaline!- notre vol prévu dans moins de 24h est annulé! On tombe des nues! En quelques minutes on évalue les conséquences: - professionnelles, pas simple! - où dormir demain soir - conserver la voiture ou en trouver une autre Sans attendre on décide d'acheter de nouveaux billets pour mardi 20/04, rien de dispo avant : 1000 euro pour nous 5 à destination de Francfort. Zanna nous annonce au bout de quelques heures que les allemands qui devaient nous remplacer dans notre appart' ont du annuler : un souci en moins. On peut aussi garder la voiture : plus aucun nouveau touriste n'arrive sur l'île. Très mauvaise nuit à cogiter dans tous les sens, personne ne sait comment la situation va évoluer mais une chose est sûre : nous ne serons pas au boulot lundi!
Samedi 17 avril Après une matinée passée à essayer d'évaluer la situation et arranger le bazar, nous nous rendons à l'aéroport où on nous annonce le remboursement à venir du vol retour de ce jour annulé. Par contre les 1000 euro pour les nouveaux billets sont pour notre pomme, du moins si le vol est maintenu... Bon, maintenant il va falloir s'occuper jusqu'à mardi. Nous en profitons aussi pour prolonger la location de la voiture jusqu'au mardi. En route donc pour le Jardin de Cactus, pas mal du tout : il s'agit d'un amphithéâtre planté de plus de centaines d'espèces de cactus, conçu par César Manrique. Ensuite nous allons visiter la fondation César Manrique au sud de Tahiche : il construisit cette maison surréaliste au sein de 5 bulles de laves en 1982. On a adoré!
Dimanche 18 avril Les nouvelles du volcan sont toujours aussi imprécises ce matin, vol maintenu pour le moment... Nous allons faire un tour au visitor center (gratuit)du Parc de Timanfaya : nous y visionnons 2 films d'une vingtaine de minutes (en espagnol) sur la formation de l'île, sa faune et sa flore, « expérimentons » une éruption fictive et discutons un peu avec une ranger très sympa qui parle un français parfait! Nous roulons ensuite jusqu'à Playa Quemada sur la côte sud-est : village un peu déglingué (seul endroit de l'île où nous verrons quelque chose qui ressemble à un camping) où Zanna nous a indiqué le départ d'une rando vers une jolie crique. Malheureusement nous ne la verrons pas, nous étant arrêtés par erreur à la précédente plage qui ne cassait pas des briques (playa del Pozo). Dommage... Bien que n'étant pas allés au bout de la rando, nous rentrons assoiffés et buvons un verre à la Playa Quemada, au bord de l'eau, restaurant recommandé par Zanna qui arrive d'ailleurs 5 mn après avec sa chienne Nitti, toute contente de retrouver les enfants! Nous allons mieux profiter de son 2ème tuyau : sur la côte au nord de Playa Blanca se trouve un horrible hôtel gigantesque dont la construction n'a jamais été achevée et en contrebas de cet hôtel se trouvent des piscines d'eau de mer. Après une piste assez fastidieuse (mieux vaut y aller par le sud), nous y arrivons enfin : une fois en bas, l'hôtel n'est plus visible et l'endroit est magnifique! Nous nous baignons dans des grandes piscines naturelles avec une eau à 30°C! Un régal! Soirée internet : le vol de mardi pour Francfort est annulé!! Pas d'autre vol pour Francfort, Paris, Bruxelles, Düsseldorf, avant au mieux le 27 avril! Seuls les vols pour l'Espagne sont maintenus... Après une brève réflexion, on décide de prendre des billets avec Air Europa (108 euro X5) pour Bilbao, au pays Basque espagnol pour le jeudi 22/04. L'aéroport est actuellement aussi fermé mais devrait rouvrir dès demain. La grève SNCF continue, bien sûr! Plus aucune voiture de location disponible. On appelle mon père à la rescousse : il va venir nous chercher de Quiberon (830 km) et nous irons ensuite à Nancy (1200 km) Ensuite il ne restera « plus » qu'à aller récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) puis il rentrera à Quiberon (830 km) Quel bazar! C'est de toute façon la seule solution car tous les vols vers le nord de l'Europe ont été annulés depuis 5 jours et il n'y a pas de places disponibles avant au moins 1 semaine!
Lundi 19 avril Nous allons en début de matinée à l'aéroport pour nous faire rembourser les billets de Ryanair mais il y a une file interminable. Nous décidons de retenter notre chance plus tard dans la journée. Nous avons la chance de loger à une vingtaine de minutes de l'aéroport dans un endroit agréable sur une île calme et sympathique. De tous les voyages que nous avons faits, s'il y avait une destination où il n'aurait pas été trop galère d'être bloqués pendant plusieurs jours, c'est bien Lanzarote. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur. Brève incursion dans Arrecife pour y faire un ravitaillement : nous préférons largement l'épicerie de Tiagua! Nous retournons en début d'après-midi à l'aéroport où en 5 minutes nous obtenons un accord pour le remboursement des billets de mardi (payés 1000 euro, depuis j'ai reçu un mail m'indiquant un remboursement de 676 euro seulement!!) Dans la foulée nous prolongeons la location de voiture jusqu'au jeudi! Nous allons ensuite visiter les Jameos del Agua, situés dans le NE de l'île, encore un endroit imaginé et créé par César Manrique dans un gigantesque tunnel de lave : on découvre un lac souterrain qui communique avec la mer et où vivent de curieux crabes transparents, plus loin se trouve une superbe piscine entourée de palmiers, enfin il y a une exposition sur le volcanisme. Il n'y a vraiment pas grand-monde, sans doute à cause des circonstances : pas de nouveaux venus dans l'île et ceux qui sont là depuis 1 semaine ont sans doute déjà visité le site. Soirée brain storming avec les autres locataires de la finca : 2 étudiantes wallones et 1 couple avec bébé néerlandophones. Ils ont aussi des vols avec Ryanair, prévus jeudi et indiqués comme annulés.Les filles ont un budget étudiant et un examen à la rentrée : mauvaise nuit pour elles aussi en perspective! Zanna très généreusement nous annonce qu'elle ne nous fera payer les jours supplémentaires qu'à 50% du prix normal. Sympa!
Mardi 20 avril Il devient difficile de trouver de nouveaux sites non encore visités dans l'île. Nous allons voir à quoi ressemble le Charco de San Ginès, petit port situé au nord d'Arrecife : pas horrible mais quelconque. Nous faisons une intéressante visite (gratuite qui plus est) au Castillo de San Gabriel situé un peu plus au sud : on y explique la vie des habitants avant la construction de la 1ère usine pour dessaliniser l'eau de mer. Elle était si dure que la plupart des habitants de l'île émigraient pour l'Amérique du sud ou Centrale. Nous faisons ensuite une courte visite au MIAC (Musée d'Art Contemporain) situé dans le Castillo San José, pas désagréable sans plus. Nous partons ensuite visiter la Cueva de Los Verdes, grotte formée par le même tunnel de lave que les Jameos del Agua entre la Montana Corona et la mer. Visite guidée uniquement, pas transcendante. Nous décidons ensuite d’aller voir de plus près la Montana Corona qui a produit ce tunnel de lave. Nous nous garons dans le village de Yé et montons jusqu’à la lèvre du cratère. Ses bords sont trop acérés pour pouvoir en faire le tour au sommet. Nous descendons donc un peu en contrebas. Il n’est pas évident de trouver un sentier et Marion fait du hors-piste dans les cactus ! Sur le versant est du volcan nous découvrons un gigantesque collecteur d’eaux pluviales. Nous poursuivons le tour du volcan par d’anciennes terrasses qui ne sont plus cultivées mais restent très coquettes, envahies par les fleurs sauvages. Nous bouclons la boucle dans les vignes de Malvoisie.
Mercredi 21 avril C'est théoriquement notre dernier jour à Lanzarote. Nous avons bon espoir que ce vol soit le bon car la situation semble s'améliorer. Certains évoquent toutefois la possibilité d'un 2ème nuage... On croise les doigts et on part le nez au vent vers la zone des volcans que nous aimons tant à l'ouest de la Mancha Blanca. Nous allons par hasard faire un très belle balade sur la Montana Teneza en prenant une piste qui longe son flanc est. Nous grimpons d'abord dans le cratère puis poursuivons sur les bords de sa caldeira avant de redescendre par une longue crête le long de la mer. Nous sommes maintenant familiers de la géographie locale et c'est un plaisir de pouvoir nommer tous ces volcans où nous nous sommes baladés. Nous pique niquons en haut de la falaise en profitant de la vue sur Tenesar.
Ensuite, à la demande générale des enfants, nous retournons aux piscines d'eau de mer où nous passons toute l'après-midi. Les piscines sont légèrement plus fraîches que la dernière fois et aussi un peu moins grandes mais la houle est magnifique et le spectacle est captivant!
Bien crevés par la baignade, nous nous couchons de bonne heure après avoir une ultime fois vérifié que notre vol était maintenu.
Jeudi 22 avril Lever 5h, dur, dur! On s'était mis au rythme espagnol! A 8h nous décollons pour Bilbao. L'avion est plein de nord- européens! Je ne sais pas comment ils vont ensuite se débrouiller pour rentrer chez eux... A 12h00 (3h de vol, 1h de décalage horaire) nous atterrissons. Mon père est au RDV. Il est venu en camping car ce qui nous permettra de voyager confortablement tous les 6. 1h du mat vendredi, nous arrivons à Nancy. Il n’y a « plus » qu’à récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) et pour mon père qu'à rentrer à Quiberon (830 km)
CONCLUSION On a vraiment aimé Lanzarote, combinaison étonnante de rudes paysages volcaniques et d'une douceur de vivre qui contraste avec les stigmates de la vie d'autrefois. Le tourisme a adouci la vie de ses habitants mais celui-ci nous a semblé bien fragile, menacé par une urbanisation démesurée dans certains endroits comme Playa Blanca où les programmes immobiliers semblent se succéder alors que des centaines de « villas » semblent ne pas encore avoir trouvé acquéreur. On peut imaginer aussi qu'à terme l'absence d'eau redeviendra un problème sur l'île car comment produire de l'eau en quantité suffisante pour des milliers de touristes quand le pétrole viendra à manquer? L'âge d'or de Lanzarote me semble terminé. Fini le temps où César Manrique, enfant de l'île réussissait à influencer ses compatriotes pour construire « raisonnablement » avec une unité architecturale pour toute l'île (en particulier aucun bâtiment de plus de 2 étages, la hauteur d'un palmier des Canaries) Bref, il est urgent de découvrir cette île magnifique! Mais euh... une semaine, c'est suffisant!
BUDGET
INITIALEMENT PREVU Avion pour 5 A/R Francfort Hahn Lanzarote du 10 au 17 avril 610 euro Location voiture Nissan Pathfinder 7j 295 euro Location Tisalaya dans Casa Amatista (http://www.villa-amatista.com/) 7j 770 euro Parking aéroport 7j 47 euro Total pour 1 semaine à 5 : 1722 euro
FINALEMENT Avion pour 5 personnes: Aller Francfort-hahn Lanzarote 300 euro Retour Lanzarote Francfort le 17/04: 300 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Francfort le 20/04 : 1000 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Bilbao avec Air Europa : 540 euro Donc normalement si remboursements effectués : 840 euro
Location de voiture Nissan Pathfinder 7j (295 euro) + 3j (169 euro) + 1,5 j (90 euro) 554 euro pour 13 jours Un 4X4 n'est pas indispensable du tout mais nous en avons bien profité sur les nombreuses pistes de l'île dont certaines (pas toutes loin de là) nécessitent un 4X4
Location appartement Tisalaya dans la Casa Amatista 7j à 770 euro + 4j à 220 euro : 990 euro
Parking aéroport : 47 +40 euro Péages : 180 euro Essence 432 euro Total pour 12 jours à 5 : 3083 euro
Frais occasionnés par le blocage de l'espace aérien : 1361 euro si Ryanair nous rembourse... Sans compter les conséquences professionnelles... Heureusement qu'on aime les volcans!
BIBLIOGRAPHIE J’ai utilisé un excellent petit guide accompagné d’une carte absolument parfaite : Walk ! Lanzarote de David and Ros Brawn, Discovery Walking Guides. Presque toutes nos balades se trouvent dans ce guide, à l’exception de 2 ou 3 que nous avons « inventées »