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Muang Sing ou Phongsali au Laos? English translation pending
by Andalouse1 · 2008-12-04 · 16 replies
Bonjour!

Je pars pour le Laos dans 1 semaine et j'essaie de me faire un itinéraire. Je n'ai que 2 semaines et j'hésite entre me rendre à Phongsali ou à Muang Sing! Êtes-vous déjà allé à l'une de ces destinations, avez-vous des commentaires?

Merci beaucoup!!
Comment rejoindre Bangkok depuis Ventiane? English translation pending
by Laetih31 · 2008-11-18 · 7 replies
Bonjour,

J entre demain matin au Laos par Houei Xai en Thailande et j ai une quinzaine de jours devant moi, avant de retourner en Thailande.

Je ne voudrais pas trop perdre de temps mais si je peux eviter l avion je le ferai (en + c pas donne apparemment)

Savez vous combien de temps je dois prevoir entre Ventiane et Bkk ? Si c est mieux par bus, train...

Je ne compte pas rester a Ventiane, donc je peux aussi me deplacer depuis Luang Prabang, la seule ville que je raterai dans mon itineraire est Vang Vieng... grosse perte a votre avis ?

Merci pour tout, bons voyages @ +
Vols intérieurs au Laos English translation pending
by Dametartine · 2008-11-16 · 6 replies
je désire avoir des infos sur les vols intèrieus au Laos: fréquences, tarifs, annectodes et astuces pour se dépalcer au plus facile et au plus rapide pour un séjour fin avril/mai 2009. je découvre le laos en 15 jours. la ville de départ et de retour conseillées pour les arrivée et départ de Paris voire d'autres points auxquels je n'aurais pas pensé ! à tou(te)s, d'avance merci !
Mon voyage de trois semaines au Vietnam en avril 2009 English translation pending
by Michelisa · 2008-11-01 · 9 replies
Bonjour à tous !

Je m'appelles Michel et nous nous envolons avec ma femme pour 3 semaines au vietnam au mois d'avril 2009. Nous prévoyons de traverser le Vietnam du Sud au Nord

J'ai trouvé comme tout le monde beaucoup d'informations ici, et j'en remercie les membres.

J'ai par conséquent décidé de livrer ici l'avancée des préparatifs, et plus tard au retour de pouvoir donné à mon tour quelques bons tuyaux et récits.

Le transport : - nous voyagerons à destination du Vientam sur Qatar airways, les billets peuvent être réservés sur leur site ou sur n'importe quel voyagiste en ligne. Le choix s'est fait en fonction du tarif (environ 2000 euros pour deux avec assurance annulation), très intéressant (même si je viens de voir des vols avec Korean airlines un peu moins cher, mais la vente pour cette période n'était pas encore ouverte sur cette compagnie). Cette compagnie semble avoir de plus de bonnes prestations. Pour Vietam airlines les meilleurs places étaient semble-t'il déja partie. L'escale à Doa est suffisamment courte pour ne pas se morfondre et assez longue pour avoir le temps de faire la correspondance tranquillement.- à celà il nous faut ajouter un billet de train A/R Toulouse/Paris à environ 80-100 euros à deux en billets prem's ou idtgv mais les réservations n'ouvrent que 3 mois à l'avance. Pour info c'est le prix aller en avion low-cost. Nous ajouterons également un vol intérieur pour le vietnam afin de rejoindre Saigon au départ d'Hanoi pour retourner en France. J'ai vur sur le forum qu'il fallait compter au moins 45 euros par personne pour ce type de vol. Revenir à Ho Chi Minh par un autre moyen serait beaucoup trop long. Nos déplacement durant notre séjour ne sont pas encore fixés.Les formalités :- le Visa : visa on arrival ou commander totalement à l'avance. J'avoue que je suis tenté par le visa à l'arrivée ce qui nous permettrai d'économiser quelques euros utiles ailleurs. Pour le visa on arrival nous opterions pour ce site www.visa-vietnam.org nous pouvons opter pour le site actions visas (86 euros TTC pour un visa simple entrée d'un mois) pour recevoir les visas à domicile.- le passeport, évidemment indispensable. J'ai cru comprendre qu'un passeport européen peut s'avérer utile, puisqu'il peut permettre de s'adresser à l'ambassade d'un pays de l'union européenne pour au moins un premier contact. Nous avons tout deux un passeport à demander il sera donc européen. Coût 60 euros par personnes. Infos sur le site du ministère de l'intérieur ici Pour ce qui est du passeport biométrique il se met en place lentement et j'ignore s'il sera biométrique ou simplement électronique. Le visa biométrique est en place pour les vietnamiens pour leur entrée en France. Comprenons bien qu'il s'agit du visa pour la France à partir du Vietnam et que cette procédure ne nous concerne pas, voir ici- Santé : les vaccins habituels en France à jour (DT Polio....), certains autres sont recommandés : fièvre typhoïde, hépatite A (nous avons moins de 40 ans et donc peu de chance d'être protégé naturellement. Ma femme devra emporter ses ordonnances pour ses médicaments. matériel : pas de tentes, pas de camping au Vietnam excepté peut-être sur la plage de Càt Tiên sur l'île de Càt Bà (location de tente sur place environ 10 dollards). En ce qui concerne les vêtements nous prévoyons quelques vêtements chauds et résistants à la pluie même si nous serons hors mousson. Des sacs à dos confortables, ne serait-ce que pour faciliter les transits.L'hébergement : Nous avions prévu de voyager au Vietnam au moment où un de nos amis vietnamiens s'y trouverait lui-même, mais il a avancer ces dates de voyages, et ce n'était d'ailleurs qu'un point de chute à notre arrivée. Le forum fourmille d'informations à ce sujet. Nous cherchons des hébergements abordables à Ho Chi Minh, Nha Trang, Hue, Hanoï et Hai Phông (baie d'Along). Nous avons d'ores et déja acheté le guide du routard :)

Le budget Environ 12 euros par jour personne est-ce envisageable?

Voilà pour l'instant. A très bientôt.
Laos: fête de la Boun Xouang Heua English translation pending
by Pierroro · 2008-09-18 · 2 replies
La Boun Xouang Heua aussi appelée Loy Kratong ou fête des eaux avec courses de canots se déroulant en octobre (2008) à Vientiane: connaissez-vous les dates de ces célébrations? ont-elles lieu dans d'autres villes?

Vaut-il mieux réserver son hébergement?
Visa thaïlandais pour embarquer avec la Kuwait Airways? English translation pending
by Tana4 · 2008-08-23 · 8 replies
Bonjour, à tous, Je pars 4 mois au Laos, visa en poche, avec la Koweit airways et on m'a dit que je risquais d'etre refusé à l'embarquement avec cette compagnie si je n'ai pas un visa thai ou un vol Bangkok -Vientiane. Qui aurait vécu l'expérience ?
Vélo dans les bus en Thaïlande? English translation pending
by Utageshi · 2008-08-07 · 2 replies
Bonjour nous comptons aller passer un mois en vélo au Laos en partant de Bangkok et en mettant les vélos dans les bus jusqu'à Chang Rai. QQ l'a t'il déja fait? je pense que cela ne doit pas poser de PB mais qq a t il des conseils. Nous reviendrons par Vientiane. Autre question peut on laisser les cartons d'emballage des vélos à la consigne de l'aéroport de Bangkok?
Visiter Paksé, Paksan ou Savanakhet? (Laos) English translation pending
by Bloubloublou · 2008-07-18 · 13 replies
Bonjour, d'après nos vagues estimations, ça serait bien si nous arrivions à aller de Vientiane à Pakse en 7 jours: d'abord, pensez-vous que c'est faisable ? Nous aimerions nous arrêter 1 ou 2 jours dans une des ces villes, mais sinon faire le trajet assez vite, car nous voulons visiter le sud du Laos (Boloven et 4000 îles)> 2 questions donc: pensez-vous que cela soit faisable ? Laquelle de ces trois villes conseillez-vous (le plus ;-)

Merci de vos conseils ! Blou blou
Trajet Luang Prabang - Muang Sing (Laos) English translation pending
by Hermance · 2008-02-15 · 7 replies
Je souhaiterais connaître la meilleure solution pour rejoindre Muang Sing (et retour) depuis Luang Prabang. Combien de jours prévoir? Où peut-on faire éventuellement étape? Par quel moyen de transports? Pas trop dur avec 3 enfants de 2 à 9 ans? Par avance, merci!
Bangkok-Laos du Nord en avion? English translation pending
by Presk · 2008-01-01 · 10 replies
Bonjour! Nous envisageons d'aller au Laos (itinéraire pour le Nord du Laos) en Avril 2008 et nous en sommes au voyage... comment y aller. Il nous semble qu'il est plus intéressant de passer par Bangkok, mais savez-vous quelque chose pour après? Bangkok-Laos du Nord en avion? Merci de vos réponses.
Qunize jours au Yunnan, durée correcte? (Chine) English translation pending
by Neaa · 2007-12-03 · 1 reply
Salut a tous!

Je me dirige actuellement vers le nord du Laos et vais me rapprocher de la frontiere chinoise. J ai tres envie de la franchir pour decouvrir le Yunnan. Mais mon temps est compte : 15 jours...Pensez vous que c est suffisant sans trop trop speeder?? J ai l intention de voler jusqu a Bangkok au retour pour prendre mon avion, quelles sont les compagnies interressantes?? Et pour quel prix?? Derniere question : connaissez vous un moyen d obtenir rapidemment un visa pour la Chine (moins que 4 jours) a Vientiane??

Merci a vous!
Envoi d'un colis du Laos English translation pending
by Lilianlulu · 2007-11-23 · 3 replies
Bientot au Laos, nous desirons savoir si la poste Laotienne est fiable et bon marche... Nous sommes a pied et en velo depuis de le nord Sichuan: lamarcheduprince.fr.st
Itinéraire "sauvage" au Laos English translation pending
by Khan79 · 2007-10-17 · 8 replies
Bonour à tous,

je viens de faire mon itinéraire au Laos (fin décembre 2007 et début janvier 2008), et j'aimerais savoir ce que vous en pensez. Ma blonde et moi voulons un itinéraire un peu "sauvage" (c'est-à-dire qui explore les petits villages éloignés), avec les attractions principales aussi.

25 décembre: passage à la frontière Ciang Khong / Huay Xai

25-27 décembre : Vieng Phukha et trek dans les environs (3)

28 décembre : Luam Nam Tha (1) 29 novembre: Nhong Khiaw (1) Est-ce que je devrais m'y arrêté plus longtemps pour explorer les environs?

30 déc.-1er janvier: Muang Ngoi Neua et trek dans les envisons (3)

2 - 4 janvier : Luang Pragang (3) 5 – 7 janvier : Vang Vieng (3) 8 – 10 janvier : Vientiane (3) J'aimerais surtout avoir vos commentaires sur Vieng Phukha, Nhong Khiaw et Muang Ngoi Neua. Lequel de ces villages vous plait le plus et pourquoi? Où fait-on les treks les plus intéressants? J'ai trouvé quelques commetaires sur ce site, mais pas assez détaillés à mon goût.

J'ai pensé faire le Ginnon expérience, mais 3 nuits ça me semble long, et je suis pas sur que ma blonde apprécierai cette immersion intense dans la jungle profonde. Sinon, je me demande aussi si je ne devrais pas prendre le bateau de Huay Xai a Luang Pragang, pour ainsi passer plus de temps dans le coin Nhong Khiaw et Muang Ngoi Neua. Ça éviterait de long trajets de bus incomfortables, mais le coin de Vieng Phukha, peu visité semble-t-il, m'intrigue...
Grande boucle Thaïlande-Laos-Vietnam-Cambodge? English translation pending
by Olivtex · 2007-10-05 · 9 replies
bonjour, je pars bientot ( fin octobre ) avec ma copine, pour 7 semaines de voyage en asie du sud-est, et j' avais envisagé une grande boucle : bangkok-ayutthaya-chiang mai-chiang rai-houei sai-luang prapang-vientiane puis avion pour hanoi (+ baie d'halong)- hoi an- dalat- saigon-can tho-phnom penh-angkor-bangkok puis quelques jours a koh phi phi avant le retour vers paris depuis bangkok. cela vous parait il envisagable? est ce trop la course et si oui que me conseilleriez vous de ne pas faire?
Huit jours au Laos fin octobre/début novembre: nord ou sud? English translation pending
by Clemx · 2007-10-02 · 10 replies
Bonjour,

N'ayant que 8 jours sur place au LAOS fin oct, début Novembre, nous hésitons entre le Nord et le SUD. Pensez vous qu'on puisse faire les 2 en si peu de temps ?

Quels sont les points qu pourraient nous permettre de nous départager ?

2 ème question : de Vientiane à Luang prabang on m'a parlé de Speed boat, ma femme étant un peu trouillarde, j'ai peur qu'elle n'apprécie pas trop...

Est ce qu'on perd tant de temps que ca par la route ?

Merci de voter aide
Trek à Luang Nam Tha (Laos) English translation pending
by Rozenns · 2007-09-22 · 13 replies
bonjour nous partons en novembre pour le laos et cambodge apres luang prabang nous irons vers luang nam tha pour y faire si possible petit trekking de 2, 3 jours(ne sommes pas de grands trekkeurs!) pour decouvrir les etnies... avez vous des guides ou une organisation a nous proposer si vous avez decouvert ce petit coin?merci de nous faire part de vos impressions.rozenn
Laos: descente du Mékong English translation pending
by Illico17 · 2007-05-17 · 1 reply
Je suis en train de cogiter sur la descente du Mékong entre Houay Xai et Luang Prabang ( novemre 2007).Connaissez vous une agence locale qui pourrait nous organiser la descente sur 4 jours avec arrêts entre Pakbeng, Hongsa, grotte de Pak Ou, forêt de l'Eléphant Blanc, etc, sur un bateau rien que pour nous ( 4 personnes) et prévoir les GH? C'est le début de notre voyage: aprés, on avisera sur place!
Hôtel à Ventiane au Laos English translation pending
by Flipflop · 2007-05-15 · 4 replies
bonjour je suis a Luang prabang, il fait ni beau ni mauvais entre soleil et pluies un peu comme precedemment a koh samui.

je cherche un bon plan GH ou hotel a ventiane pour y passer 3 nuits...maxi 80 euros ou 100 USD plutot bien place

merci
Descendre le Mékong de Chiang Khong à Luang Prabang English translation pending
by Ytteb · 2007-02-11 · 12 replies
bonjour, je commence à préparer mon itinéraire en thailande et j'ai lu sur ce forum qu'il était sympa de descendre le mékong de chiang khong à luang prabang. je crois que c'est Marc qui l'avait conseillé. combien de temps faut-il compter ? quel tarif en gros ? est-ce le meilleur endroit pour descendre le mékong ou y a t'il des coins plus beaux si on le descend sur la frontière est ? merci à tous.
Visas Thaïlande - Laos - Cambodge English translation pending
by Shambhala6 · 2007-01-24 · 2 replies
😉 Salut a tous...

La fin de mon petit periple indien de 4 mois approche et d ici deux a trois semaines je vais poursuivre vers l est.😎

Je compte faire Laos - Cambodge - Thailande (dans l ordre). Classique oui je sais 🤪

En surfant sur le moteur de recherche des billets d avion j ai constate que, quittant l inde a partir de Calcutta et voulant me rendre a Vientiane, il etait plus economique de prendre un vol Calcutta - Bangkok, puis un autre Bangkok - Vientiane, que de faire le truc d une traite avec la meme compagnie... (De 100 a 150 euros d economie, plus si je remplace Phnom Phenh par Ventiane d ailleurs... avis aux amateurs).

En lisant les posts sur les visas pour le Laos et le Cambodge j avoue etre un peu perdu, d autant que les infos semblent changer rapidement.🤪

1- Mon intention etant donc de faire un Calcutta-Bangkok, suivi d un Bangkok- Vientiane. Puis je avoir un visa a plusieures entrees pour la Thailande, et ainsi passer deux ou trois jours a Bangkok avant de prendre mon vol pour Vientiane. Ou bien puis je simplement sortir... Puis re-rentrer en mars avec un autre visa. Je n aurais besoin que de 15 jours la seconde fois.

😮Pourquoi ne pas commencer par la Thailande puisque j y arrive ? Et bien parce que mon avion de retour sur l Europe part de Bangkok fin mars et je comptais donc finir par la Thailande, d autant que ma dulcine qui a ete tres patiente m y rejoint 😊...

Mon passage au Laos sera d environ 15 jours, idem pour le Cambodge. Oui je sais c est peu, mais je me suis un peu plus attarde en Inde que prevu.🤪

2- Puis-je faire mon visa pour le Laos a mon arrivee a l aeroport de Vientiane si je viens de Bangkok ? Ou peut etre vaut il mieux le faire de Bangkok avant de prendre l avion ? Mais si je peux eviter de courir les administrations j aime autant.

3- Apres un tour au nord du Laos je comptais descendre le mekong puis passer au Cambodge. Y a t il un point de passage au sud du fleuve ou je puisse avoir un visa ou dois je plutot m occuper de le faire genre de Vientiane (puisque j y passe).

4- Bon d apres ce que j ai lu il semble que je puisse ensuite repasser en Thailande par Poipet. C est toujours bon ?

Voili vouloi... En vous remerciant d avance de vos reponses...😛

Enjoy and take care ! 😛kiss
Myanmar "sacré": Pagode, Paya? English translation pending
by Mida · 2006-12-25 · 20 replies
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans. Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière. S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.

Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.

Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !

Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.

Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !

Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.

J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.

Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, �� pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.

Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)

Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !

Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !

Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)

Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !

La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !

Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.

Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.

Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.

Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan

Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !

Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.

Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.

Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.

La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !

Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.

Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !

Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !

Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.

Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.

Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.

Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !

Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Le Mékong bientôt à sec? English translation pending
by Tchaona · 2006-12-25 · 46 replies
Les chinois font vraiment n'importe quoi, et surtout n'en font qu'a leur tete!

http://www.bangkokpost.com/News/25Dec2006_news05.php

"The Mekong river discharges 475 billion cubic metres of water annually and its basin covers 795, 000sq km of land"

Construction du 3° barrage hydro-electrique sur le Mekong: "Located in its southern province of Yunnan, the Xiaowan dam will be finished in 2010"

evidemment sans consulter ni les laotiens ni les thai ni les cambodgiens ni les vietnamiens alors que ce grand fleuve traverse ces quatre pays;
Devises au Laos English translation pending
by Senmout · 2006-12-02 · 20 replies
On part au laos en fevrier. Que devons -nous emmener comme devises sachant que nous n'avons qu'une mastercard comme CB? Et pour payer le visa au pont de l'amitié? Merci à tous!
Entrer au Laos ou au Cambodge sans visas depuis la Thaïlande? English translation pending
by Flipflop · 2006-11-14 · 2 replies
bonjour,

peut on entrer au laos ou cambodge sans visas depuis la thailande ? et faire les formalites administratives pour l obtention à la frontiere ou à l aeroport ?

merci
Coût de la location d'un minibus au Laos? English translation pending
by DUC · 2006-07-12 · 1 reply
Nous partons au mois d'aout 2006, pour le sud du laos et la Thaïlande. Nous voudrions louer un minibus au Laos (à Paksé) pour 7 jours. Quelqu'un connaît-il le prix par jour et si nous pouvons trouver ce type de véhicule à Paksé? merci de vos renseignements
Agences de voyage au Yunnan en Chine? English translation pending
by Miougrane · 2006-05-26 · 1 reply
J' aimerais savoir s' il y a au yunnan des agences de voyages qui organisent des tours pour visiter la région, et est-ce onéreux ? Nous arriverions à Kunming par le Laos. Dans cette ville pouvons-nous trouver cette agence qui nous organiserait ces petits périples en étoile pour finir à Kunming et retourner sur Vientiane en avion prendre notre vol de retour pour la France. Merci d' avance
Frontière Thaïlande-Laos avec une voiture de location thailandaise English translation pending
by Debandlo · 2006-04-28 · 10 replies
Bonjour a Tous! Nous sommes actuellement a Chiang Mai, avec une voiture de location. Nous voudrions passer quelques jours a Vientiane Sommes nous autorises a passer la frontiere Thailande-Laos avec le vehicule de location Thailandais? Merci d avance! Deborah et Laurent
Frontière Laos-Vietnam par la route English translation pending
by Lafamily · 2006-04-04 · 14 replies
Bonjour,

1 - Quels sont les postes frontieres entre le Laos et le Vietnam par la route ?

2 - Si nous prenons notre visa pour le Vietnam au Cambodge, combien de temps avons nous pour l utiliser ?

3 - Ou est-il possible de prendre son visa pour le Laos au Cambodge en dehors de la capitale Cambodgienne (Siem Reap par exemple)?

4- Avez vous une idee des possibilites de Vol entre le Vietnam et le Myanmar (prix et conditions...) ?

Nous realisons un voyage de 2ans avec nos 3 bambins de 13 mois, 5ans et 12ans. Nous sommes en route depuis 9mois... nous voyageons en Asie uniquement par la route en bus, train et autres transports locaux... Nous avons passe 7 mois a Madagascar avant d arriver en Thailande depuis 2 mois.

Est-il toujours impossible de franchir une frontiere terrestre entre Laos, Thailande vers le Myanmar ?

Merci de votre aide !

Francis et toute Lafamily !
Guest house dans quartier calme de Vang Vieng au Laos English translation pending
by Mida · 2006-02-27 · 12 replies
Bonjour à tous les connaisseurs du Laos (et aux autres🙂)

Notre parcours au Laos nous emmenes à passer 2 nuits à Vang Vieng et en lisant tous vos commentaires, j'ai vraiment l'impression que ça bouge pas mal (bruits etc) Pouvez vous me suggerer des GH, sympa, propre et agréable pour passer 2 nuits pas trop agiter, ni bruyant. Nous sommes du style à aller chercher l'animation quand nous avons envie et non pas lorsque ceci est imposé.

Merci pour vos conseils
Location de moto au Laos English translation pending
by Marie75 · 2006-01-02 · 18 replies
Bonjour, Je me rends au Laos a la mi-fevrier avec 2 amis et aimerais louer des motos 125cm3 (n ayant pas mon permis moto). Sauriez-vous ou je peux louer ce genre d' engin? Si vous avez fait cette experience pouvez-vous m'indiquer votre parcours. Merci d'avance.

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