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Une belle soirée d'été English translation pending
21h30, enfin la touffeur n'est plus qu'un souvenir, il fait bon lire dehors.
Les hirondelles trissent et volent haut dans le ciel, les bruants poussent un dernier "tzii" avant de se coucher, les tourterelles roucoulent perchées sur l'antenne de télévision. Les bourdons "vésinent" sur le cotonéaster. Les alouettes grisollent, les fauvettes et les mésanges zinzinulent, les merles babillent comme si c'était leur dernier jour. Les "demoiselles de la mare" ne sont toujours pas fatiguées de coasser.
Là-haut, très haut dans le ciel, un avion laisse un sillon blanc dans l'azur.
Le chat profite de la fraîcheur pour piquer un petit roupillon avant d'aller dormir sur notre lit. Erreur, il ne dormait que d'un œil ; en deux bonds, il traverse la cour et chope le pauvre lézard qui rentrait dans son trou pour la nuit. Il m'apporte son trophée pour les félicitations d'usage et le lézard, profitant d'une seconde d'inattention se sauve, laissant un bout de queue à son ennemi. Il en est quitte pour une belle frayeur.
Au loin, les moissonneuses empoussiérées ronronnent. Le soleil se prépare au coucher, le ciel pâlit et se nimbe de voiles vanilles et orangés. Soudain, c'est l'embrasement, le soleil plonge derrière le mur du jardin, le rougeoiement s'amenuise, le ciel s'obscurcit.
C'est le silence, les dernières hirondelles regagnent leur gîte et le ballet des chauves-souris commence. Les tourterelles, bruants et bourdons ont disparu. Les grenouilles se sont enfin tues. Les moissonneuses ont allumé leur phare. Loin, très loin sur la départementale, les juilletistes croisent les aoûtiens. Un escargot entreprend l'ascension d'une vasque pour aller cisailler un œillet d'Inde; dès que j'aurai le courage de me lever, j'irai stopper ses velléités destructrices. Le chèvrefeuille exhale sa fragrance sucrée.
Un petit bruit attire mon attention, les feuilles de bergénia ondulent. Qui habite la plate-bande? C'est le crapaud qui sort des épilobes, il grimpe sur le rebord et me regarde. Nous nous observons, puis il vaque à ses occupations.
Encore du bruit dans la plate-bande, celui-ci, reconnaissable entre tous. C'est le hérisson qui marche avec la grâce et la légèreté de l'éléphant, fouissant, à la recherche de petits vers. J'appelle mon mari afin qu'il lui apporte une assiette de pâtée à chat. Il s'en régale (le hérisson, pas le mari …) dès qu'il met le nez dessus. J'en profite pour l'attraper, il se met en boule mais s'apaise et se détend aussitôt que je caresse son petit ventre doux. Je le repose à terre et il continue à se goinfrer bruyamment.
Il fait nuit, la Petite Ourse et la Grande Ourse (amputée de la queue de la casserole) ainsi que tout le bestiaire environnant ( Petit Lion, Chien de Chasse, Dragon, Girafe, Lion, Lynx …) brillent dans le ciel obscur. C'est l'avantage de la campagne, pas d'éclairage polluant !!! La lune en decours (comme on dit dans le "jardin de la France") point au coin d'un nuage.
Le hibou bouboule, je range mon livre et rentre à la maison, escortée de Monsieur Chat qui croque une dernière croquette avant d'aller rêver à une autre chasse au lézard.
C'était une belle soirée d'été.
Les hirondelles trissent et volent haut dans le ciel, les bruants poussent un dernier "tzii" avant de se coucher, les tourterelles roucoulent perchées sur l'antenne de télévision. Les bourdons "vésinent" sur le cotonéaster. Les alouettes grisollent, les fauvettes et les mésanges zinzinulent, les merles babillent comme si c'était leur dernier jour. Les "demoiselles de la mare" ne sont toujours pas fatiguées de coasser.
Là-haut, très haut dans le ciel, un avion laisse un sillon blanc dans l'azur.
Le chat profite de la fraîcheur pour piquer un petit roupillon avant d'aller dormir sur notre lit. Erreur, il ne dormait que d'un œil ; en deux bonds, il traverse la cour et chope le pauvre lézard qui rentrait dans son trou pour la nuit. Il m'apporte son trophée pour les félicitations d'usage et le lézard, profitant d'une seconde d'inattention se sauve, laissant un bout de queue à son ennemi. Il en est quitte pour une belle frayeur.
Au loin, les moissonneuses empoussiérées ronronnent. Le soleil se prépare au coucher, le ciel pâlit et se nimbe de voiles vanilles et orangés. Soudain, c'est l'embrasement, le soleil plonge derrière le mur du jardin, le rougeoiement s'amenuise, le ciel s'obscurcit.
C'est le silence, les dernières hirondelles regagnent leur gîte et le ballet des chauves-souris commence. Les tourterelles, bruants et bourdons ont disparu. Les grenouilles se sont enfin tues. Les moissonneuses ont allumé leur phare. Loin, très loin sur la départementale, les juilletistes croisent les aoûtiens. Un escargot entreprend l'ascension d'une vasque pour aller cisailler un œillet d'Inde; dès que j'aurai le courage de me lever, j'irai stopper ses velléités destructrices. Le chèvrefeuille exhale sa fragrance sucrée.
Un petit bruit attire mon attention, les feuilles de bergénia ondulent. Qui habite la plate-bande? C'est le crapaud qui sort des épilobes, il grimpe sur le rebord et me regarde. Nous nous observons, puis il vaque à ses occupations.
Encore du bruit dans la plate-bande, celui-ci, reconnaissable entre tous. C'est le hérisson qui marche avec la grâce et la légèreté de l'éléphant, fouissant, à la recherche de petits vers. J'appelle mon mari afin qu'il lui apporte une assiette de pâtée à chat. Il s'en régale (le hérisson, pas le mari …) dès qu'il met le nez dessus. J'en profite pour l'attraper, il se met en boule mais s'apaise et se détend aussitôt que je caresse son petit ventre doux. Je le repose à terre et il continue à se goinfrer bruyamment.
Il fait nuit, la Petite Ourse et la Grande Ourse (amputée de la queue de la casserole) ainsi que tout le bestiaire environnant ( Petit Lion, Chien de Chasse, Dragon, Girafe, Lion, Lynx …) brillent dans le ciel obscur. C'est l'avantage de la campagne, pas d'éclairage polluant !!! La lune en decours (comme on dit dans le "jardin de la France") point au coin d'un nuage.
Le hibou bouboule, je range mon livre et rentre à la maison, escortée de Monsieur Chat qui croque une dernière croquette avant d'aller rêver à une autre chasse au lézard.
C'était une belle soirée d'été.
Relais motard en Afrique English translation pending
J'ai fait partie du "journal des motards" et si je roule depuis 1971, je ne suis en Afrique que depuis...on va dire 2000 ! (avant j'allais en Afrique !).
Peu de motards, mais surtout pour se dépanner ou pour les consommables, c dur dur !
Aussi, a Conakry (Guinée) pour 2 ans ou plus si affinités, je pense faire en plus de mon job, une sorte de relais motard, type auberge espagnole avec gite - couvert -garage - douche - gardien -barbecue ! en cdd...
Traverser le Sénégal est devenu une formalité, voir la Casamance c'est nécessaire, traverser le Fouta Djalon en Guinée? magnifique (mais visa nécessaire et obtenu avec une lettre d'invitation !). J'cause l'anglais, le françois, et le patois savoyard !
Importateurs motos Français, si vous avez besoin d'envoyer des pièces ou de dépanner des motards, des octobre je pense être opérationnel, sauf imprévu local.
Bonne piste !
Guadeloupe, St Martin ou Martinique English translation pending
Bonjour à tous,
Nous recherchons un bon petit plan pour l'année prochaine! Nous sommes 2 familles et aimerions partir 15 jours du côté des îles en 2008. Nous recherchons les meilleures compagnies aériennes(pour les meilleurs tarifs, car sup cher) et les meilleurs plans pour une location maison bord de plage très sympa. Alors si vous connaissez, que vous êtes allés ou tout autre info je compte sur vous et vos réponses nombreuses soient-elles, qui puissent nous aider. On s'y prend peut-être un peu à l'avance, mais le budjet est conséquent!!!!
Un grand Merci
Milou
Nous recherchons un bon petit plan pour l'année prochaine! Nous sommes 2 familles et aimerions partir 15 jours du côté des îles en 2008. Nous recherchons les meilleures compagnies aériennes(pour les meilleurs tarifs, car sup cher) et les meilleurs plans pour une location maison bord de plage très sympa. Alors si vous connaissez, que vous êtes allés ou tout autre info je compte sur vous et vos réponses nombreuses soient-elles, qui puissent nous aider. On s'y prend peut-être un peu à l'avance, mais le budjet est conséquent!!!!
Un grand Merci
Milou
Hébergement pas cher en Estonie? English translation pending
Bonjour,
Je pars une semaine en Estonie avec ma fille (15 ans) et une amie. Nous avons pris des vols secs et n'avons pas encore défini où nous dormirions. Nous aimerions savoir s'il existe des gites ruraux pas chers plutôt que des auberges de jeunesse. Notamment à Tallinn, puis dans les Iles de l'archipel (Saaremaa, Hiiumaa, Muhu et vormsi) Est-ce que l'on peut dormir chez l'habitant. Si vous avez des pistes à nous donner, elles seront les bienvenues.
Merci !
Anne
Saint-Jacques-de-Compostelle: hébergement entre Orthez et Saint-Jean-Pied-de-Port? English translation pending
Bonjour, je pars fin août à partir d’Orthez jusqu’à St-Jacques de Compostelle. Je cherche des refuges pour pèlerins entre Orthez et St-Jean-Pied-de-Port qui me permettraient de faire des arrêts aux 15 km pas plus car je veux commencer mon périple en douceur avant d’affronter les Pyrénées. C’est une portion du chemin que je connais moins et j’ai peu d’informations sur les municipalités et refuges dans ce secteur. Avez-vous des suggestions ?
Visite des Pyrénées orientales English translation pending
Bonjour à tous !
Entre Utah et Pyrénées orientales, nous avons choisi cette dernière destination pour nos prochaines vacances en septembre prochain. Nous avons déjà parcouru les Corbières et la région d'Argeles Gazost il y a quelques années. Nous sommes tombés en amour avec les Pyrénées. Plus près de ce que nous retrouvons chez nous, les grands espaces pas trop achalandés, nous voudrions cette fois-ci découvrir la région autour du Canigou parce que nous atterrissons à Barcelone et non à Toulouse cette fois-ci. Nous sommes également adeptes de Gîtes de France et nous cherchons la situation idéale, moins près de la mer que des montagnes. J'ai trouvé un gîte intéressant autour d'Estavar mais je ne connais pas le coin. Ce coin me semble un peu reculé. Nous sommes adeptes de la randonnée pépère comme on dit chez nous; randonnée d'une journée et niveau de difficulté bas à moyen. Ce serait bien aussi que l'Aude soit accessible pour une visite d'une journée (Termes, Lagrasse...) Avez-vous des suggestions ?
Merci et bonnes vacances !
Une plage pour se baigner en Gaspésie? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais partir quelques jours en Gaspésie, pour me baigner- il fait trop chaud ! Mais je ne sais pas à partir d'où l'eau est propre à la baignade. J'habite à Québec. J'aimerais que vous me conseillez où aller, svp ! Ce que je veux faire est simple: juste me baigner !🙂
Merci.
Rihanaa !
J'aimerais partir quelques jours en Gaspésie, pour me baigner- il fait trop chaud ! Mais je ne sais pas à partir d'où l'eau est propre à la baignade. J'habite à Québec. J'aimerais que vous me conseillez où aller, svp ! Ce que je veux faire est simple: juste me baigner !🙂
Merci.
Rihanaa !
Islande: durée du trajet F35 et F88? English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 2 août pour une semaine en Islande et nous avons besoin d'aide pour finaliser notre itinéraire.
Est-ce que quelqu'un pourrait nous dire combien de temps il faut mettre pour:
1: Aller de Gullfoss à Hveravellir par la F35? 2: Aller de Hveravellir à la route #1 au nord toujours par la F35? 3: Parcourir le trajet de la F88 à partir de la route #1 jusqu'à Askjar?
Merci infiniment,
Luc et Karine
Nous partons le 2 août pour une semaine en Islande et nous avons besoin d'aide pour finaliser notre itinéraire.
Est-ce que quelqu'un pourrait nous dire combien de temps il faut mettre pour:
1: Aller de Gullfoss à Hveravellir par la F35? 2: Aller de Hveravellir à la route #1 au nord toujours par la F35? 3: Parcourir le trajet de la F88 à partir de la route #1 jusqu'à Askjar?
Merci infiniment,
Luc et Karine
Pyrénées ou Corse pour trek au mois de juillet/août? English translation pending
bonjour,
finalement mon voyage au maroc est remis pour plus tard, Je vais quand meme faire un trek, mais j'hesite entre les pyrénées et la corse? J'ai pas vraiment d'experience de trek et le dernier remonte un peu! Je souhaiterais faire environ 10 jours et pas envie de faire qq chose de trop technique ou il faut s'equiper(crampon, piolet...)
De toute facon, les deux sont surement tres beau, non?
Si on pouvait se ravitailler frequemment pour ne pas avoir a porter 20 kg ou que l'on pourrait avoir la possibilité 1 Jour sur deux de manger dans un refuge, on n'est pas contre😎! Il me semble que pour la corse on peut manger tout les jours dans un refuge/gite? et pour les pyrenées?
pour les refuges, il faut reserver?
merci d'avance pour les reponses que vous me donnerez!
finalement mon voyage au maroc est remis pour plus tard, Je vais quand meme faire un trek, mais j'hesite entre les pyrénées et la corse? J'ai pas vraiment d'experience de trek et le dernier remonte un peu! Je souhaiterais faire environ 10 jours et pas envie de faire qq chose de trop technique ou il faut s'equiper(crampon, piolet...)
De toute facon, les deux sont surement tres beau, non?
Si on pouvait se ravitailler frequemment pour ne pas avoir a porter 20 kg ou que l'on pourrait avoir la possibilité 1 Jour sur deux de manger dans un refuge, on n'est pas contre😎! Il me semble que pour la corse on peut manger tout les jours dans un refuge/gite? et pour les pyrenées?
pour les refuges, il faut reserver?
merci d'avance pour les reponses que vous me donnerez!
Hébergement en Suisse Romande et en Allemagne English translation pending
Bonjour,
je prévois de passer en Suisse et en Allemagne, et j'aurais besoin de me loger, sur les villes de Lausanne et Mannheim.
A Lausanne, ce serais pour 4 nuits environs, et à Mannheim, de 1 à 3 semaines.
Je voulais savoir qu'elles étaient les solutions les moins onéreuses.
J'ai les adresses des auberge de jeunesse des deux villes, mais je voulais attendre d'avoir d'autre renseignement, surtout niveau prix.
Auriez vous des conseils de logements pour moins "chere" (les auberges de jeunesse sont environs à 22€ par nuit).
Je pensais surtout au logement chez l'habitant ? Est ce que c'est faisable en Suisse et en Allemagne et quel en serait dans ce cas les modalités ? (je suppose que j'arrive pas comme ça, en m'incrustant "Bonjour, ich bin franzosich..." avec mon super accent...
Voilà, merci d'avance pour vos réponses ;)
Kormin
je prévois de passer en Suisse et en Allemagne, et j'aurais besoin de me loger, sur les villes de Lausanne et Mannheim.
A Lausanne, ce serais pour 4 nuits environs, et à Mannheim, de 1 à 3 semaines.
Je voulais savoir qu'elles étaient les solutions les moins onéreuses.
J'ai les adresses des auberge de jeunesse des deux villes, mais je voulais attendre d'avoir d'autre renseignement, surtout niveau prix.
Auriez vous des conseils de logements pour moins "chere" (les auberges de jeunesse sont environs à 22€ par nuit).
Je pensais surtout au logement chez l'habitant ? Est ce que c'est faisable en Suisse et en Allemagne et quel en serait dans ce cas les modalités ? (je suppose que j'arrive pas comme ça, en m'incrustant "Bonjour, ich bin franzosich..." avec mon super accent...
Voilà, merci d'avance pour vos réponses ;)
Kormin
Canal de Bourgogne à vélo: dans quel sens? English translation pending
Bonjour tout le monde, j’ai besoin d’un petit conseil, j’envisage de faire en famille avec mes 2 enfants ( 8 et 11 ans ) le canal de bourgogne (Migennes Dijon), d’ici une dizaine de jours, si le temps le permet, comme c’est une première pour mes enfants, j’aurais voulu savoir si c’était préférable de le faire dans le sens Migennes Dijon ou bien Dijon Migennes, à cause du dénivelé ?
Pas de souci pour trouver camping ou gîte communal sur la route ?
Encore merci pour vos expériences, et bonne route…
George
George
Itinéraire en Italie et hôtels English translation pending
Bonjour, du 1 au 15 octobre prochaine nous serons en italie. Nous voulons visiter, Rome, la Toscane (Florence), Bologne, Venise et Cinque Terre. Retour a Rome et ensuite la côte amalfitaine (capri, napples, sorrento, pompei.
Nous sommes à la recherche de villa ou appartement sur la côte avec vue sur la mer et cuisinette. Nous voudrions y rester une semaine. On cherche qqe chose de bien mais abordable. (genre $ 1000/sem).
Nous recherchons aussi de bonnes adresses pour logis (gîte, hotel, ou autre) pour la Toscane, Cinque Terre, Bologne et Venise.
Bien sûr nous dormirons à Rome 2-3 nuits.
Merci pour toutes vos suggestions.
Grisaille
Nous sommes à la recherche de villa ou appartement sur la côte avec vue sur la mer et cuisinette. Nous voudrions y rester une semaine. On cherche qqe chose de bien mais abordable. (genre $ 1000/sem).
Nous recherchons aussi de bonnes adresses pour logis (gîte, hotel, ou autre) pour la Toscane, Cinque Terre, Bologne et Venise.
Bien sûr nous dormirons à Rome 2-3 nuits.
Merci pour toutes vos suggestions.
Grisaille
Recherche mission humanitaire en Afrique English translation pending
Bonjour,
Je devais partir en mission humanitaire avec un organisme mais ca ne s'est pas fait. Je souhaiterai donc rentrer en contact avec une ou plusieurs structures en Afrique (Afrique de l'ouest, ou ghana, gambi..) pour faire du bénévolat. J'ai une experience professionnelle variée (administratif, commercial, management, conduite de projets) et un bon niveau en anglais. Je suis libre a partir de septembre 2007 pour de 3 à 4 mois environ. Je souhaiterai m'impliquer vraiment dans un projet pour une asso serieuse en échange du gite et du couvert. En vous remerciant par avance
Alexis
Je devais partir en mission humanitaire avec un organisme mais ca ne s'est pas fait. Je souhaiterai donc rentrer en contact avec une ou plusieurs structures en Afrique (Afrique de l'ouest, ou ghana, gambi..) pour faire du bénévolat. J'ai une experience professionnelle variée (administratif, commercial, management, conduite de projets) et un bon niveau en anglais. Je suis libre a partir de septembre 2007 pour de 3 à 4 mois environ. Je souhaiterai m'impliquer vraiment dans un projet pour une asso serieuse en échange du gite et du couvert. En vous remerciant par avance
Alexis
Recherche coin européen pour passer une semaine avec deux enfants en août English translation pending
bonjour,
nous recherchons un coin sympa pour passer une semaine en bord de mer avec nos 2 enfants (14 ans) en Août.
Pas de lieux précis, nous pensons à la Corse, la Grèce, La Crète, la Sicile ou la Sardaigne ou autre. Pas de date fixe.
Hôtel ou appartement. Pas trop cher mais correct quand même.
Si quelqu'un a une proposition?
Merci
Itinéraire France-Séville (Espagne) à vélo? English translation pending
Bonjour à tous!
J'aimerai refaire ma vie à seville pour x raisons, et j'aimerai m'y rendre en vélo avec ma remorque plutot en passant par les pyrénnées sud. Si quelqu'un connait un peu l'itineraire, pourrait il me renseigner sur divers parcours, les coins sympas, dangereux, pistes cyclables, les bons tuyaux? MERCI /nico/
J'aimerai refaire ma vie à seville pour x raisons, et j'aimerai m'y rendre en vélo avec ma remorque plutot en passant par les pyrénnées sud. Si quelqu'un connait un peu l'itineraire, pourrait il me renseigner sur divers parcours, les coins sympas, dangereux, pistes cyclables, les bons tuyaux? MERCI /nico/
Logement dans la région de Nazare au Portugal English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons rester 1 semaine environ dans cette région du¨Portugal et nous aimerions habité dans un endroit sympa aupres de la population Nous avons deux enfants en bas age 6 et 4 ans
Chez l'habitant ou en maison ( au calme)
Donc n'hésitez pas
merci
nat35
Nous souhaitons rester 1 semaine environ dans cette région du¨Portugal et nous aimerions habité dans un endroit sympa aupres de la population Nous avons deux enfants en bas age 6 et 4 ans
Chez l'habitant ou en maison ( au calme)
Donc n'hésitez pas
merci
nat35
Itinéraire et logement pour deux semaines en Rhénanie Palatinat (Allemagne) English translation pending
Bonjour à tous,
Du 1er au 15 juillet 2007, nous partons en vacances et après avoir hésité longuement pour partir au Québec, il s'est avéré que l'aventure était trop chère pour nous, donc nous avons choisi de partir en voiture et visiter la région de la Rhénanie Palatinat. Or, à J-2 semaines, je suis dans la panade et je crois que j'ai besoin d'un peu d'aide !!
J'ai pensé faire le circuit suivant : Saarbrücken Aachen Köln Bonn Koblenz Frankfurt am Main Mainz/Wiesbaden Mannheim/Heidelberg Karlsruhe Baden Baden Freiburg Basel
En faisant une ville par jour...et redescendre le Rhin jusqu'en Suisse...
Au fil des sites, j'ai du mal à trouver des infos, en particulier par rapport aux logements, j'ai lu brèvement sur le Routard de l'Allemagne (que je n'ai pas acheté car nous n'en faisons qu'une petite partie) qu'il fallait réserver très à l'avance et que tout n'était pas forcément référencé sur Internet, qu'il fallait guetter "Zimmer Frei" à l'entrée des Pensionen...
Ou alors, j'avais pensé réserver un gîte la première semaine et rayonner autour, un autre gîte la 2ème semaine idem...mais ça pourrait nous coûter cher en aller-retours...bof bof !
Si vous aviez des bonnes adresses de chambres d'hôtes...
Egalement, pourriez-vous me donner une idée sur ce qu'il ne faut pas louper dans ces villes ? Bien sûr, les sites à visiter et qui valent le détour, mais aussi les bons plans qui ne sont pas forcément clairs au départ pour les étrangers que nous sommes...comme des festivals, événements, écofermes qui se visitent, petits musées cachés et qui valent vraiment le coup, etc. Que sais-je !
Voilà, mon parcours n'est qu'un draft, on peut certes passer un peu plus de temps ailleurs, ou bien enlever une ville qui ne vaut pas la peine de s'arrêter, ce n'est qu'un 1er jet pour l'instant...et le temps presse, le temps file et je ne m'en sors pas !!
Je vous remercie énormément par avance de toute l'aide que vous pourrez m'apporter...
Merci !!!
Du 1er au 15 juillet 2007, nous partons en vacances et après avoir hésité longuement pour partir au Québec, il s'est avéré que l'aventure était trop chère pour nous, donc nous avons choisi de partir en voiture et visiter la région de la Rhénanie Palatinat. Or, à J-2 semaines, je suis dans la panade et je crois que j'ai besoin d'un peu d'aide !!
J'ai pensé faire le circuit suivant : Saarbrücken Aachen Köln Bonn Koblenz Frankfurt am Main Mainz/Wiesbaden Mannheim/Heidelberg Karlsruhe Baden Baden Freiburg Basel
En faisant une ville par jour...et redescendre le Rhin jusqu'en Suisse...
Au fil des sites, j'ai du mal à trouver des infos, en particulier par rapport aux logements, j'ai lu brèvement sur le Routard de l'Allemagne (que je n'ai pas acheté car nous n'en faisons qu'une petite partie) qu'il fallait réserver très à l'avance et que tout n'était pas forcément référencé sur Internet, qu'il fallait guetter "Zimmer Frei" à l'entrée des Pensionen...
Ou alors, j'avais pensé réserver un gîte la première semaine et rayonner autour, un autre gîte la 2ème semaine idem...mais ça pourrait nous coûter cher en aller-retours...bof bof !
Si vous aviez des bonnes adresses de chambres d'hôtes...
Egalement, pourriez-vous me donner une idée sur ce qu'il ne faut pas louper dans ces villes ? Bien sûr, les sites à visiter et qui valent le détour, mais aussi les bons plans qui ne sont pas forcément clairs au départ pour les étrangers que nous sommes...comme des festivals, événements, écofermes qui se visitent, petits musées cachés et qui valent vraiment le coup, etc. Que sais-je !
Voilà, mon parcours n'est qu'un draft, on peut certes passer un peu plus de temps ailleurs, ou bien enlever une ville qui ne vaut pas la peine de s'arrêter, ce n'est qu'un 1er jet pour l'instant...et le temps presse, le temps file et je ne m'en sors pas !!
Je vous remercie énormément par avance de toute l'aide que vous pourrez m'apporter...
Merci !!!
Héberger une voiture près d'Orléans? English translation pending
Salut,
Voici ce que je prévois pour début juillet: descendre de Belgique à Orleans, prendre le corail lunea de nuit à les aubrais orleans (train facile) jusqu'à Biarritz, remonter à vélo jusque orleans en passant par les landes - Royan - Niort - Saumur - Tours et enfin reprendre la voiture.
Vous l'aurez compris, il me manque un endroit pour laisser ma voiture près d'Orléans pendant deux petites semaines. Si vous avez des idées ou des propositions...
Deuxième question: quelqu'un connaitrait-il les étapes du train Corail lunea de nuit? Pas moyen de trouver sur le net...
Enfin, bien que je vais analyser les autres messages, si vous avez des suggestions pour mon parcours (campings, routes, ...), je suis évidemment preneur.
Merci, Bonne route, David
Voici ce que je prévois pour début juillet: descendre de Belgique à Orleans, prendre le corail lunea de nuit à les aubrais orleans (train facile) jusqu'à Biarritz, remonter à vélo jusque orleans en passant par les landes - Royan - Niort - Saumur - Tours et enfin reprendre la voiture.
Vous l'aurez compris, il me manque un endroit pour laisser ma voiture près d'Orléans pendant deux petites semaines. Si vous avez des idées ou des propositions...
Deuxième question: quelqu'un connaitrait-il les étapes du train Corail lunea de nuit? Pas moyen de trouver sur le net...
Enfin, bien que je vais analyser les autres messages, si vous avez des suggestions pour mon parcours (campings, routes, ...), je suis évidemment preneur.
Merci, Bonne route, David
Votre avis sur louer à l'année/acheter une maison à Fes ou Ouarzazate? English translation pending
apres une dizaine de sejours au maroc dans tous les sens vu que je prends toutes les pistes et hors pistes j'envisage soit de louer a l'annee soit d'acheter une maison a fez ou ouarzazate, mais un petit clignotant rouge me dit soit prudent, pourtant le prix de l'immobilier a ete multiplie par trois en trois ans a rabat et l'investissement pourrait etre rentable dans les dix ans, je prefere connaitre le sentiments de ceux qui ont deja saute le pas et si c'est toujours aussi bien qu'on le dit a la tele ou sur les revues, merci pour vos conseils sachant que je garde un pied a terre en france a bientot 😎
Fleuve Maroni en Guyane English translation pending
Un salut à tous...
Je cherche des pistes d'hébergement sur apatou, grand santi, papaïchton et maripasoula (ou dans les campous à côté) pour une période 1 mois maxi dans chacune de ces communes (chambres chez l'habitant, carbet ou case avec éléctricité, hotels, ou appartement).
Je suis sur la brèche merci de vous creuser les méninges...
Un autre salut au lecteur.
Je cherche des pistes d'hébergement sur apatou, grand santi, papaïchton et maripasoula (ou dans les campous à côté) pour une période 1 mois maxi dans chacune de ces communes (chambres chez l'habitant, carbet ou case avec éléctricité, hotels, ou appartement).
Je suis sur la brèche merci de vous creuser les méninges...
Un autre salut au lecteur.
Logement ou chambre d'hôtes à Marie Galante en Gudadeloupe English translation pending
Je suis a la recherche sur Marie Galante pour 2 nuits ( un couple + 1 ado ) d'une chambre d'hote ou autre mais a un prix raisonnable; peut on m'aider départ la semaine prochaine.( je suis preneuse de toutes vos infos concernant cette petite ile)
Comment raccourcir le Mare a Mare centre? (Corse) English translation pending
Bonjour, avec un ami nous comptons faire le mare a mare centre mais 7 jours ça nous semble long vu que les étapes sont souvent de 5h... Est-ce dû à la difficulté ou est-il possible de le faire en 5 jours en marchant bien (sachant qu'on marche souvent) ? On connaît pas la corse donc on a du mal à évaluer vraiment la difficulté, si vous pouvez nous éclairer, merci d'avance !
Auberge de jeunesse à Montréal proche d'un arrêt de bus à destination de Sherbrooke? English translation pending
Bonjour,
Je suis étudiante et je viens faire un stage à Sherbrooke à partir du 15juin. Mon avion arrive le mardi 12juin à Montréal à 15h40. J'ai peur d'arriver trop tard à Sherbrooke le soir pour récupérer mon logement (entre l'attente au service immigration, récuperer les bagages et faire le trajet Montréal Sherbrooke). J'aimerai savoir si vous connaissiez des logements, auberges de jeunesse à Montréal proche de l'arret de bus pour aller à Sherbrooke pour y passer une nuit. En effet, plus je réfléchis et plus je me dis que si je vais directement à Sherbrooke je vais arriver tard, et je ne pense pas que je puisse avoir les clés de mon logement.
Merci!! Clémence
Je suis étudiante et je viens faire un stage à Sherbrooke à partir du 15juin. Mon avion arrive le mardi 12juin à Montréal à 15h40. J'ai peur d'arriver trop tard à Sherbrooke le soir pour récupérer mon logement (entre l'attente au service immigration, récuperer les bagages et faire le trajet Montréal Sherbrooke). J'aimerai savoir si vous connaissiez des logements, auberges de jeunesse à Montréal proche de l'arret de bus pour aller à Sherbrooke pour y passer une nuit. En effet, plus je réfléchis et plus je me dis que si je vais directement à Sherbrooke je vais arriver tard, et je ne pense pas que je puisse avoir les clés de mon logement.
Merci!! Clémence
Budget hébergement dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 2 découvrir l' Ouest des Etats-Unis du 4 septembre au 2 octobre prochains ( achat d' un vol AR San Francisco sur Northwest Airlines + réservation Interm.Car chez Avis, à ce jour ) . Nous voulons faire une grande boucle dont les extrémités seraient Yellowstone - Grand Teton au N et le Grand Canyon au S .
Pour le moment ma principale interrogation porte sur les hébergements disponibles dans les Parcs nationaux ou à leur proximité immédiate, et les tarifs généralement pratiqués en septembre : la formule qui aurait notre préférence se situe entre la chambre de motel équipée d' un petit coin cuisine (en Nouvelle - Zélande :" self contained unit " ), et plus rustiquement le petit bungalow type chalet ou " cabin " .
Par ailleurs, sur un plan + général, existe-t-il dans ces Etats un ou des systèmes de Points d' Information touristique, comme il en fonctionne souvent à merveille au Québec ou en NZ, capables de renseigner sur les disponibilités pour le gîte du soir, voire d' en effectuer la réservation ?
Merci aux pionniers qui voudront bien nous faire part de leur précieuse expérience .
Nous partons à 2 découvrir l' Ouest des Etats-Unis du 4 septembre au 2 octobre prochains ( achat d' un vol AR San Francisco sur Northwest Airlines + réservation Interm.Car chez Avis, à ce jour ) . Nous voulons faire une grande boucle dont les extrémités seraient Yellowstone - Grand Teton au N et le Grand Canyon au S .
Pour le moment ma principale interrogation porte sur les hébergements disponibles dans les Parcs nationaux ou à leur proximité immédiate, et les tarifs généralement pratiqués en septembre : la formule qui aurait notre préférence se situe entre la chambre de motel équipée d' un petit coin cuisine (en Nouvelle - Zélande :" self contained unit " ), et plus rustiquement le petit bungalow type chalet ou " cabin " .
Par ailleurs, sur un plan + général, existe-t-il dans ces Etats un ou des systèmes de Points d' Information touristique, comme il en fonctionne souvent à merveille au Québec ou en NZ, capables de renseigner sur les disponibilités pour le gîte du soir, voire d' en effectuer la réservation ?
Merci aux pionniers qui voudront bien nous faire part de leur précieuse expérience .
Obtention du permis pour plus de trois jours à la "Valley of flowers" (Inde) English translation pending
Bonjour à tous😉,
J'envisage de me rendre a la "Valley of flowers" cet été. Pensez vs qu'il soit possible d'obtenir un permis de plus de trois jours facilement? Est ce un endroit paisible, sans trop de touriste (Juin)?
J'aimerai alle au Hem Kund exactement pour voir le lac sacré et monte aves les pelerins et saddhus.
Je vs remercie d'avance pour vos conseils,
Amitié,
David
J'envisage de me rendre a la "Valley of flowers" cet été. Pensez vs qu'il soit possible d'obtenir un permis de plus de trois jours facilement? Est ce un endroit paisible, sans trop de touriste (Juin)?
J'aimerai alle au Hem Kund exactement pour voir le lac sacré et monte aves les pelerins et saddhus.
Je vs remercie d'avance pour vos conseils,
Amitié,
David
Cherche petite ville entre Florence et Venise English translation pending
Bonjour a tous,
Premier message d'un nouveau membre.
Je vais partir en Italie dans 3 semaines pour une semaine, en train, arriver a florence et repartir de venise.
Je ne voudrais pas faire que de la grosse ville;et surtout découvrir la campagne Italienne.Je cherche donc des petites villes ou villages où faire escale pour une nuit ou deux entre Florence et Venise qui seraient susceptible d'avoir une gare.Où une adresse d' auberge ou de gîte pour prévoir d'y passer.Merci d' avance.
Premier message d'un nouveau membre.
Je vais partir en Italie dans 3 semaines pour une semaine, en train, arriver a florence et repartir de venise.
Je ne voudrais pas faire que de la grosse ville;et surtout découvrir la campagne Italienne.Je cherche donc des petites villes ou villages où faire escale pour une nuit ou deux entre Florence et Venise qui seraient susceptible d'avoir une gare.Où une adresse d' auberge ou de gîte pour prévoir d'y passer.Merci d' avance.
Estonie: logement à me recommander à Kuressaare? English translation pending
Quelqu'un a-t-il déjà séjourné sur l'île de Saaremaa et pourrait-il me recommander un logement à Kuressaare? Quels sont les points d'intérêts à ne pas manquer?
Kuressaare-Tallinn en voiture (+/-220 km), est-ce faisable en une journée (d'été!) ou bien faut-il prévoir de loger en chemin?
Merci, Petitbeurre.
Kuressaare-Tallinn en voiture (+/-220 km), est-ce faisable en une journée (d'été!) ou bien faut-il prévoir de loger en chemin?
Merci, Petitbeurre.
Motel et resort à Santa Monica: réserver? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars 15 jours en juillet à santa monica. Je voudrais commencer par un motel, pas un motel de chaîne, c'est un petit motel de base près de la plage, puis enchainer avec un resort, plutôt le Loews ou le Huntley. Cependant je n'aime pas trop réserver les hotels à l'avance pour 15 j (on peut tjs êtré déçu). Je préférerais prendre juste qques nuits dans le motel puis voir par la suite. Pensez vous que j'aurais de meilleurs prix ainsi, que ce soit dans le motel si je veux prolonger ou dans un resort, ou alors que ce sera plus cher sur place et surtout y aura-t-il de la place car pour être déjà allé là bas je sais que c'est bondé à cette période.
merci
merci
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
========================================================================
Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia
Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo
Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju
Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano
Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier
Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi
Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !
Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier
EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
========================================================================
Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Maroc: achat de ferme par un non marocain? English translation pending
je voudrais savoir si il est toujours interdit a un etranger d'acheter une propriete a la campagne.on m'avait dit que cela changerait car le tourisme va etre encourage en dehors des villes.