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États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
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USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
De retour d'une croisière sur le Celebrity Solstice English translation pending
Lundi 4 juin : Barcelone --> Arcachon
Lever de bonne heure, en ce dernier matin, le débarquement est prévu de bonne heure. Pas de réunion d'information, on n'a pas eu, nous, de questionnaire qualité... Juste un papier explicatif, et des étiquettes à mettre sur les valises (fragiles, les étiquettes, on va en rajouter des "maison" collées sur les valises avec "Solstice Disembark 06/04 Group 18"). Alors il y a beaucoup plus de groupes que chez Costa (une cinquantaine, c'est le numéro qui compte, pas la couleur... dans chaque groupe, 40 à 50 passagers seulement, bref, un car, pour ceux qui ont un transfert).
Le plus surprenant, quand on sort de notre cabine, en ce jour de débarquement, c'est le calme qui règne... Aucune effervescence, presque personne dans les couloirs, ni les salons... Ce débarquement est à l'image de toute la croisière : jamais "speed", jamais personne qui court, qui crie... 😎
Pour la seule et unique fois (sauf le jour du brunch) on va prendre notre petit déj au buffet... Whaoo ! diversifié et des viennoiseries excellentes, avec des brioches "parisiennes", des pains au raisin... sans parler de toute la "mangeaille à l'anglosaxonne", que nous ne concevons pas au petit déjeuner... En tous cas, heureusement qu'on est resté sagement en cabine pour le petit déjeuner... sinon bonjour le poids... 😇
En suite, on est "prioritaire" pour sortir, mais les premiers numéros sont attribués aux transferts... Et notre heure de sortie est prévue à 7h 40... C'est déjà bien assez tôt alors que notre voiture est en principe prête pour 9h 30 (on pouvait pas demander plus tôt sur le site de Valet-Parking). Ils appellent un groupe en gros toutes les trois minutes, et à 7h 40 pétantes (pas 39, ni 41, hein), ils appellent le 18... On repasse à la cabine où on avait laissé nos bagages à mains pour aller déjeuner, et zou, direction la sortie, en 3 minutes on est dehors, par la grande passerelle comme à l'embarquement. Les valises arrivent sur tapis roulant qui tournent en boucle, les groupes les prennent au fur et à mesure, pas d'engorgement, Mme PAP, dont la logistique est la seconde nature, est bluffée par une telle organisation... sans qu'on sache d'ailleurs si on doit l'attribuer à Celebrity ou à la gare maritime de Barcelone.
Nous sortons dans le terminal B, il nous faut trois minutes pour récupérer nos 4 grosses valises... Je sors pour voir sur le parking, devant le terminal, si des fois Valet-Parking aurait de l'avance, mais non... J'essaie de revenir auprès de Mme PAP, mais paf ! je me fais arrêter par la police ! je dois faire le tour de l'autre côté, par l'entrée, pour revenir... Je leurs dis qu'ils viennent de me voir sortir 10 secondes et que je revenais juste sur mes pas, mais ils sont intraitables (j'ai comme l'impression qu'ils m'ont très bien compris, et qu'ils s'amusent à me forcer à faire le tour...)...
Il est 8 heures et nous allons attendre donc un moment dans le hall d'arrivée... A la relecture du papier (en Espagnol, j'avais pas bien lu 😊), je constate que si nous avons abandonné notre voiture ici même, il faut aller la rechercher à leur garage, à 5 minutes d'ici, et que c'est une navette qui va venir nous chercher... Je ressors "pour voir" vers 8h 45... Aaahhh ! le monsieur de l'autre jour, avec sa pancarte "VALET-PARKING" est déjà là (j'espère qu'il n'est pas là depuis 1/2 heure... 😕🤪 ). On confie tout notre barda à un porteur (il a un grand chariot, hein, on n'est pas des esclavagistes ! 😎 ) qui nous accompagne jusqu'au van du monsieur, nous dit que c'est gratuit (et empoche quand même un petit billet)... 10 minutes après, notre van se gare dans le garage où notre Vel Satis était bien à l'abri, lavée et sous housse platique (superbe prestation, pour un total de 159 euros les 12 jours + 10 euros pour le lavage).
Il n'est pas 9 heures 30 quand nous quittons Barcelone... Comme de bien entendu, le temps devient un peu plus nuageux quand nous passons en France, mais il ne pleuvra pas, et après plusieurs arrêts café et détente (car on a peu dormi, et l'autoroute n'est pas un endroit correct pour finir sa nuit 😇 ), nous serons à Arcachon vers 17 heures, pour dîner avec le mini-PAP n°5...
Et après une bonne nuit, et sans se presser, par un beau soleil, nous regagnons Poitiers...
Et une première pensée-bilan nous vient, concernant des éléments ne relevant pas de Celebrity.. mous aurons eu 12 jours de croisière *sur un lac* (jamais eu la moindre petite vague) et sous un soleil splendide voire trop chaud (et les deux heures d'orages en quittant Kotor ont fait partie du spectacles, avec les superbes éclairs sur les fjords et la montagne... mais ça n'a pas fait bouger le bateau, et l'orage a cessé dès que nous avons rejoint l'Adriatique...)
De superbes vacances, une croisière 100% réussie, yahooooooo ! Celebrity, c'est top ! (Dès aujourd'hui, même si c'est "pour le fun", je nous inscris au Captain Club) Même si, point par point, la comparaison avec nos souvenirs Costa est parfois en faveur de ce dernier... Mais il faut le reconnaître, 😕 , pas très souvent... mais c'est pas toujours la faute de Costa... Les passagers (enfin certains) sont parfois pour beaucoup dans les désagréments de croisière...
Bon, ben "y a plus qu'à" trier les photos , et revenir pour essayer de comparer point par point les choses que l'on connait, et à la lumière de nos expériences... C'est dire que, comme tout comparatif, ce sera à prendre avec moult pincettes... 😇 Notre avis n'est en rien "la" vérité absolue, si tant est que cette dernière existe... Je rappelle que nous nous classons sur cette croisière en "visiteurs curieux" (60% escales 40% bateau) voire même peut-être, du fait que nous n'avons pas fait "d'excursions bateau", en "visiteurs" (50 - 50)
Bon, alors voyons... on y retourne quand, chez Celebrity ? la question n'est plus en effet de savoir si on y retournera, mais juste *quand* et *où* 🙂🙂😎
Lever de bonne heure, en ce dernier matin, le débarquement est prévu de bonne heure. Pas de réunion d'information, on n'a pas eu, nous, de questionnaire qualité... Juste un papier explicatif, et des étiquettes à mettre sur les valises (fragiles, les étiquettes, on va en rajouter des "maison" collées sur les valises avec "Solstice Disembark 06/04 Group 18"). Alors il y a beaucoup plus de groupes que chez Costa (une cinquantaine, c'est le numéro qui compte, pas la couleur... dans chaque groupe, 40 à 50 passagers seulement, bref, un car, pour ceux qui ont un transfert).
Le plus surprenant, quand on sort de notre cabine, en ce jour de débarquement, c'est le calme qui règne... Aucune effervescence, presque personne dans les couloirs, ni les salons... Ce débarquement est à l'image de toute la croisière : jamais "speed", jamais personne qui court, qui crie... 😎
Pour la seule et unique fois (sauf le jour du brunch) on va prendre notre petit déj au buffet... Whaoo ! diversifié et des viennoiseries excellentes, avec des brioches "parisiennes", des pains au raisin... sans parler de toute la "mangeaille à l'anglosaxonne", que nous ne concevons pas au petit déjeuner... En tous cas, heureusement qu'on est resté sagement en cabine pour le petit déjeuner... sinon bonjour le poids... 😇
En suite, on est "prioritaire" pour sortir, mais les premiers numéros sont attribués aux transferts... Et notre heure de sortie est prévue à 7h 40... C'est déjà bien assez tôt alors que notre voiture est en principe prête pour 9h 30 (on pouvait pas demander plus tôt sur le site de Valet-Parking). Ils appellent un groupe en gros toutes les trois minutes, et à 7h 40 pétantes (pas 39, ni 41, hein), ils appellent le 18... On repasse à la cabine où on avait laissé nos bagages à mains pour aller déjeuner, et zou, direction la sortie, en 3 minutes on est dehors, par la grande passerelle comme à l'embarquement. Les valises arrivent sur tapis roulant qui tournent en boucle, les groupes les prennent au fur et à mesure, pas d'engorgement, Mme PAP, dont la logistique est la seconde nature, est bluffée par une telle organisation... sans qu'on sache d'ailleurs si on doit l'attribuer à Celebrity ou à la gare maritime de Barcelone.
Nous sortons dans le terminal B, il nous faut trois minutes pour récupérer nos 4 grosses valises... Je sors pour voir sur le parking, devant le terminal, si des fois Valet-Parking aurait de l'avance, mais non... J'essaie de revenir auprès de Mme PAP, mais paf ! je me fais arrêter par la police ! je dois faire le tour de l'autre côté, par l'entrée, pour revenir... Je leurs dis qu'ils viennent de me voir sortir 10 secondes et que je revenais juste sur mes pas, mais ils sont intraitables (j'ai comme l'impression qu'ils m'ont très bien compris, et qu'ils s'amusent à me forcer à faire le tour...)...
Il est 8 heures et nous allons attendre donc un moment dans le hall d'arrivée... A la relecture du papier (en Espagnol, j'avais pas bien lu 😊), je constate que si nous avons abandonné notre voiture ici même, il faut aller la rechercher à leur garage, à 5 minutes d'ici, et que c'est une navette qui va venir nous chercher... Je ressors "pour voir" vers 8h 45... Aaahhh ! le monsieur de l'autre jour, avec sa pancarte "VALET-PARKING" est déjà là (j'espère qu'il n'est pas là depuis 1/2 heure... 😕🤪 ). On confie tout notre barda à un porteur (il a un grand chariot, hein, on n'est pas des esclavagistes ! 😎 ) qui nous accompagne jusqu'au van du monsieur, nous dit que c'est gratuit (et empoche quand même un petit billet)... 10 minutes après, notre van se gare dans le garage où notre Vel Satis était bien à l'abri, lavée et sous housse platique (superbe prestation, pour un total de 159 euros les 12 jours + 10 euros pour le lavage).
Il n'est pas 9 heures 30 quand nous quittons Barcelone... Comme de bien entendu, le temps devient un peu plus nuageux quand nous passons en France, mais il ne pleuvra pas, et après plusieurs arrêts café et détente (car on a peu dormi, et l'autoroute n'est pas un endroit correct pour finir sa nuit 😇 ), nous serons à Arcachon vers 17 heures, pour dîner avec le mini-PAP n°5...
Et après une bonne nuit, et sans se presser, par un beau soleil, nous regagnons Poitiers...
Et une première pensée-bilan nous vient, concernant des éléments ne relevant pas de Celebrity.. mous aurons eu 12 jours de croisière *sur un lac* (jamais eu la moindre petite vague) et sous un soleil splendide voire trop chaud (et les deux heures d'orages en quittant Kotor ont fait partie du spectacles, avec les superbes éclairs sur les fjords et la montagne... mais ça n'a pas fait bouger le bateau, et l'orage a cessé dès que nous avons rejoint l'Adriatique...)
De superbes vacances, une croisière 100% réussie, yahooooooo ! Celebrity, c'est top ! (Dès aujourd'hui, même si c'est "pour le fun", je nous inscris au Captain Club) Même si, point par point, la comparaison avec nos souvenirs Costa est parfois en faveur de ce dernier... Mais il faut le reconnaître, 😕 , pas très souvent... mais c'est pas toujours la faute de Costa... Les passagers (enfin certains) sont parfois pour beaucoup dans les désagréments de croisière...
Bon, ben "y a plus qu'à" trier les photos , et revenir pour essayer de comparer point par point les choses que l'on connait, et à la lumière de nos expériences... C'est dire que, comme tout comparatif, ce sera à prendre avec moult pincettes... 😇 Notre avis n'est en rien "la" vérité absolue, si tant est que cette dernière existe... Je rappelle que nous nous classons sur cette croisière en "visiteurs curieux" (60% escales 40% bateau) voire même peut-être, du fait que nous n'avons pas fait "d'excursions bateau", en "visiteurs" (50 - 50)
Bon, alors voyons... on y retourne quand, chez Celebrity ? la question n'est plus en effet de savoir si on y retournera, mais juste *quand* et *où* 🙂🙂😎
Discussions autour du concours photos VF de juin 2012: " Les reflets" English translation pending
Un fil de discussions pour toutes vos remarques, commentaires, avis, questions et polémiques (humoristiques surtout !) ... concernant le thème du concours photos VF de Juin 2012 sur les photos avec reflets.
Tous ceux qui à travers les messages postées depuis 24 h sur le fil du précédent concours de mai s'impatientaient peuvent maintenant nous montrer leurs photos ... et commencer à échanger dans cet espace ...
Jean
PS : Pour participer au Concours, c'est ici, en suivant ce lien : http://voyageforum.com/forum/concours_photos_vf_juin_2012_reflets_D5270151/
Tous ceux qui à travers les messages postées depuis 24 h sur le fil du précédent concours de mai s'impatientaient peuvent maintenant nous montrer leurs photos ... et commencer à échanger dans cet espace ...
Jean
PS : Pour participer au Concours, c'est ici, en suivant ce lien : http://voyageforum.com/forum/concours_photos_vf_juin_2012_reflets_D5270151/
Itinéraire dans le nord de l'Italie, villes et endroits à visiter? English translation pending
Bonjour, même si il y a beaucoup de sujets sur l'Italie je préfère poster.
En effet, j'envisage de ma diriger vers l'Italie l'année prochaine et en prévision, je souhaiterais établir un itinéraire des villes et endroits à visiter et surtout le côté pratique. pour pouvoir calculer un peu mon budget.
Pour commencer, je me dis le nord de l'italie serait bien pour commencer, car même si j'ai envie de voir la Toscane et Rome c'est déjà plus éloigné. Nous venons de la Belgique.
Tout d'abord visiter Milan mais je ne sais pas encore vraiment alors si vous avez un récit de voyages ou des idées je suis preneuse.
- Bergame j'en ai entendu du bien - Vérone - Venise - Je serais également tenté de voir l'endroit ou a été touner certaines scènes de Star Wars à savoir la Villa Balbianello au lac de Côme. (comment ça se passe ou faut-il se rendre? Combien ça coûte et comment ça se passe pour visiter? et j'aimerais finir les vacances quelques jours pour se reposer dans la région di Levante ou dans les environs. Si vous avez des endroits à me conseiller.
Par contre je me demande ce qui est le plus intéressant au niveau du logement entre les différentes visites (nous serons en voiture). Par exemple arrivée à Milan rester 2 nuits sur place pour pouvoir visiter une autre ville dans les environs ou loger dans chaque villes visiter? Es-ce possible et intéressant de prendre le train pour relier d'un endroit à l'autre sans pour ainsi devoir y loger et ne faire les grandes étapes qu'en voiture? Dans ses destinations es-ce facile de trouver de quoi se garer? Si je manque vraiment une ville importante dans les environs ça m'intéresse aussi, nous n'avons pas vraiment de nombres de jours précis mais j'aimerais que le voyage me coûte un peu moins de 2000euro si c'est possible.
Pour commencer, je me dis le nord de l'italie serait bien pour commencer, car même si j'ai envie de voir la Toscane et Rome c'est déjà plus éloigné. Nous venons de la Belgique.
Tout d'abord visiter Milan mais je ne sais pas encore vraiment alors si vous avez un récit de voyages ou des idées je suis preneuse.
- Bergame j'en ai entendu du bien - Vérone - Venise - Je serais également tenté de voir l'endroit ou a été touner certaines scènes de Star Wars à savoir la Villa Balbianello au lac de Côme. (comment ça se passe ou faut-il se rendre? Combien ça coûte et comment ça se passe pour visiter? et j'aimerais finir les vacances quelques jours pour se reposer dans la région di Levante ou dans les environs. Si vous avez des endroits à me conseiller.
Par contre je me demande ce qui est le plus intéressant au niveau du logement entre les différentes visites (nous serons en voiture). Par exemple arrivée à Milan rester 2 nuits sur place pour pouvoir visiter une autre ville dans les environs ou loger dans chaque villes visiter? Es-ce possible et intéressant de prendre le train pour relier d'un endroit à l'autre sans pour ainsi devoir y loger et ne faire les grandes étapes qu'en voiture? Dans ses destinations es-ce facile de trouver de quoi se garer? Si je manque vraiment une ville importante dans les environs ça m'intéresse aussi, nous n'avons pas vraiment de nombres de jours précis mais j'aimerais que le voyage me coûte un peu moins de 2000euro si c'est possible.
En direct d'une croisière sur le Celebrity Solstice English translation pending
PROLOGUE
Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉
Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)
Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…
C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…
Mercredi 23 mai : Barcelone
C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮
Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…
Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…
Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂
Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).
On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).
Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…
Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…
On y va…
Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !
15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…
16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪
Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂
On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…
Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐
Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪
Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).
Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉
Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪
Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…
On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…
Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠
Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…
Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!
Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…
Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉
Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)
Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…
C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…
Mercredi 23 mai : Barcelone
C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮
Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…
Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…
Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂
Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).
On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).
Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…
Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…
On y va…
Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !
15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…
16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪
Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂
On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…
Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐
Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪
Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).
Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉
Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪
Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…
On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…
Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠
Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…
Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!
Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…
Compte rendu détaillé de quinze jours au Costa Rica! English translation pending
Bonjour,
Suite à notre voyage au Costa Rica, je viens présenter un (long) compte-rendu de ce que nous avons fait, nos coups de coeur, ce qui c'est un peu moins bien passé... bref, prenez votre courage à deux mains si vous voulez tout lire et en savoir plus sur nos impressions sur ce beau voyage, car je suis bavarde!
Au préalable, nous avions acheté la carte de l'association Tout Costa Rica (voir leur site web), qui coûte $60 mais permet d'avoir sur place une vraie assistance en français sur tous les problèmes auxquels des voyageurs peuvent être confrontés, des conseils sur les endroits à voir selon chaque période de l'année, et une réduction de 15% sur tous les hôtels qui ont bien voulu participer à cette association. Il y en a dans tous le pays, c'est très pratique et agréable, de savoir qu'on peut se rendre les yeux fermés dans tel ou tel endroit.
Nous avons fait le voyage sur Iberia, avec pas mal d'appréhension, compte tenu de ce que l'on peut lire sur cette compagnie... Cela ne s'est pas trop mal passé, pas de retard dans notre correspondance heureusement, et 1h30 de retard sur le dernier vol, pour san Jose, ce qui est un "moindre mal". Au retour, aucun retard, tout s'est bien passé. Nous avons récupéré la voiture (location d'un Jimny par Dollar rent a car, avec le full coverage en assurance, au cas où, ce qui nous a coûté bien cher, mais au moins, nous partions l'esprit tranquille). Nous avions pris un GPS en option, ce qui était une rudement bonne idée, on ne s'en serait jamais sortis sans! Que se soit en ville ou dans certaines routes, il n'y a parfois aucune indication ni de rue, ni de direction! Donc, je recommande vraiment le GPS, en plus d'une bonne carte routière. Par contre, ne prenez pas l'option de plein d'essence au retour de la voiture, car ils disent que c'est soit disant moins cher qu'à la pompe, et vous font payer $75 le plein, alors qu'on s'est rendus compte après, en faisant de l'essence pendant le voyage, qu'un plein coûte dans les $45/50! Donc arnaque!
Nous avons passé la première nuit près d'Alajuela, vu qu'il était déjà plus de 7h du soir, et qu'à cette heure-ci, dans le pays, tout le monde est déjà en train de dîner (le rythme de vie, c'est vraiment 6h du matin / 6h du soir pour les activités, en accord avec le temps de lumière du jour, puis les gens dinent tôt, vers 19h et à 22h, les rues sont désertées). Nous avons été à l'Orquideas Inn, sur la route du volcan Poas. L’hébergement est pas mal, bien qu'assez cher, mais par contre, le restaurant était super bon! J'ai pris des crevettes enrobées de noix de coco, une tuerie! :) Par contre, c'est pas donné (quasi $20 chaque plat).
Le lendemain, nous voulions aller au Parc de Tortuguero, mais nous n'avions qu'un seul jour à y consacrer (temps de voyage compris, pour s'y rendre d'Alajuela et repartir vers Cahuita, donc très peu de temps sur place), donc nous avions repéré une sorte de croisière sur les canaux, tout organisé, qui durait une demie journée. Quand on en a parlé aux gens de l'association Tout Costa Rica, qui étaient venus nous accueillir à l'aéroport, ils nous ont déconseillé de prendre ce genre de formule, très touristique et où on ne voit pas grand chose. Ils nous ont dit que soit il fallait mieux y consacrer deux jours pour nous y balader en canoe par nous-même, soit il ne valait mieux pas perdre notre temps à y aller pour une seule demie-journée, d'autant que ce n'était pas la saison des tortues. Nous avons fait le choix de sauter donc cette étape, et de partir directement vers Cahuita/Manzanillo, qui devait être notre étape suivante.
Il faut compter environ 4h30 de route d'Alajuela à Puerto Viejo de Talamanca. La route est très belle, surtout la partie dans les montagnes vers le parc Baurillo Carillo. Nous étions en fin de Semana Santa, la grande semaine de vacances des Costariciens, il y avait énormément de monde à Cahuita, Puerto Viejo de Talamanca et Manzanillo. Les deux premières "villes" (de petite taille) ont des allures très hippie, avec leurs stands de fringues colorées et à l'effigie de Bob Marley le long de la route principale. Nous avons choisi de nous poser entre Punta Uva et Manzanillo, dans les cabinas El Colibri. C'est un couple français qui en sont propriétaires, ils sont très sympa et l'endroit est vraiment très bien: cabine propre et confortable, petite terrasse perso en bois avec un hamac, petit dej' servi dans la cabine, superbe jardin rempli d'animaux (on y a vu un iguane vraiment géant, des chauves souris "toile de tente", un paresseux, des écureuils, de grands oiseaux... ), c'était vraiment cool! En arrivant le premier soir, nous avons dîné chez Selvin's, c'était pas mal mais assez cher (35 000 c pour deux -$70- pour les montants des resto que j'indique, la base est deux plats + deux desserts + 4 boissons type jus de fruit frais ou bière) Nous voulions plonger sur place, j'avais réservé au Punta Uva dive center. Le premier jour, il pleuvait, la sortie était annulée. Nous en avons profité pour aller au Sloth Sanctuary Los Aviarios un peu au nord de Cahuita, c'etait très chouette et vraiment instructif, nous avons beaucoup appris pendant la visite guidée, et vu de très près d'adorables paresseux, adultes et bébés. Ensuite, nous avons cherché le Ranario et Mariposario de Cahuita, mais nous avons découvert après de nombreux aléas que les deux établissements étaient fermés! Nous avons été au refuge Tree of Life à la place, c'est un refuge un peu "SPA", qui accueille toutes sortes d'animaux sauvages qui ont été récupérés blessés ou trouvé abandonnés après que des gens aient cherché à en faire des animaux domestiques. Le refuge ne vit que des dons et des entrées de visite, c'est donc une bonne action que vous faite en allant le visiter! On a adoré cette visite, très intéressante (nombreux panneaux pédagogiques partout) et qui nos a permis d'avoir une première rencontre avec les animaux locaux (il y a de tout, toucans, perroquets, pécaris, plusieurs espèces de singe, un rare jaguarundi, des paresseux, des coatis, un raton laveur, des kinkajou...). Patricia, qui a créé le refuge, met beaucoup de coeur à le maintenir: faites lui une petite visite si vous passez dans le coin! En fin d'aprem et le soir, on a été se balader jusqu’à la frontière du Panama par la route de Bribri, puis on a pris la piste de Sixaola pour essayer de voir s'il y avait des tortues sur la plage, la nuit. On s'est promené une heure le long de la plage, dans la nuit noire, et on n'a vu que des traces de ponte, mais c’était très sympa tout de même! Le soir, nous somme allés manger chez Maxi's à Manzanillo, c'est pas mal et pas trop cher (22 000 c/$44) Le second jour, nos avons visité la plage de Manzanillo le matin (paradisiaque) puis nous avons enfin fait nos plongées... L'aprem plongée c'est révélée plutôt épique. D'abord le gars du club ne voulait pas nous donner de combinaisons (trop la flemme de les chercher apparemment). Après avoir lourdement insisté, nous en avons eu. En se mettant à l'eau, mon chéri s'est rendu compte qu'il "fuyait" de l'air de plusieurs endroits sur le gilet et le détendeur... remontée dans le bateau, changement de matos, re-descente. Les fonds étaient pas horribles, mais on est quand même très très loin de la Mer Rouge ou de l'Indo-Pacifique... Quasiment pas de coraux, quelques gorgones, du poisson sympa certes, mais on en prend pas "plein les yeux". Bon, c’était tout de même bien de voir la biodiversité Caraïbes, ceci dit. Retour au club, préparation pour la seconde plongée. On y retourne. La conductrice du bateau n'a visiblement pas envie d'être là, on sent qu'on a dépassé son quota horaire habituel (ils ne plongent pas en après midi d'habitude, mais là, un groupe scientifique leur avait pris la matinée, et donc, ils ont fait des "heures sup" l'après midi avec nous). Elle nous stoppe à un endroit, on plonge. C'est une purée de pois, on y voit pas à 10 mètres, et on est sur un banc de sable. La divemaster qui nous accompagne cherche son chemin vers la zone de récif, elle avance vite, très vite. Nous, distraits le temps de faire une ou deux photos, elle nous perd au bout de 10 minutes. On attend sur place, voir si elle va faire demi-tour pour nous retrouver, rien ne se passe. Heureusement, j'ai amené mon ordi de plongée perso, et je peux nous remonter tranquillement, en faisant le stop réglementaire. Quand on est rejoint par les autres, une demie heure plus tard, on apprend que la DM avait en fait fait la course pour essayer de trouver le spot de plongée, car la conductrice du bateau, das sa précipitation, nous avait largué bien trop loin. Du coup, nous deux, nos étions fâchés d'avoir du écourté l plongée pour remonter bien trop tôt, et les autres étaient tout aussi fâchés de n'avoir jamais trouvé le bon spot! Bref, tout était à l'arrache, rien n'a vraiment été bien: matos, spots moyens, DM qui nous paume, pilote du bateau qui ne connait pas les spots... Je ne recommande pas ce club!! et c’était très cher pour ce que c'était, même tarif que mon club de plongée en France! Le soir, on a dîné chez El Refugio grill, c'était superbe, le cadre est génial, il n'y a que quelques tables (5) dans un patio ouvert sur un très joli jardin, c'est calme, les mets sont délicieux et originaux. C'est tenu par un couple d'argentins, lui en cuisine elle au service, il sont tous deux très sympathiques, l'accueil était extra, une mention vraiment spéciale pour cet endroit qu'on a vraiment adoré. C'est un peu plus cher que ce nous avons payé en général, mais cela les valait largement (45 000 c / $90 - et on avait pris des cocktails en apéro en plus).
Nous sommes partis le lendemain matin après notre super petit déjeuner en terrasse. On est partis à 8h du matin car nous avions une très longue route à faire, nous devions rejoindre Bahia Drake, côte Pacifique sud... et il n'y a pas de route au Sud qui traverse le pays, il faut repasser par San José. Luis, notre hôte à El Colibri, nous a déconseillé de prendre la route qui croise plus bas que San José, à Carthago, car elle est moins bonne que celle qui contourne par le haut, donc, c'est parti pour refaire la route inverse de l'aller! Nous n'avons pas été sages, nous avons fait une étape pour faire le Skytram à travers la canopée à Barillo Caurillo! C'etait assez chouette, notre guide dans la nacelle nous montrait beaucoup de plantes et nous racontait pas mal d'anecdotes de botanique, mais nous n'avons quasiment vu aucun animal excepté quelques oiseaux, une vipère arboricole et une grenouille. Arnaud, mon chéri, était déçu de ne pas voir d'animaux, et les plantes l’intéressait peu... on a trouvé ça globalement assez cher pour ce que c'est ($55 par personne), mais d'un autre côté, on a pas eu le temps de faire tout le parc, qui est compris dans le ticket d'entrée, donc, je pense que ça vaut le coup si on y reste la journée. Reprise de route, on est pas en avance... On arrive aux abords de San José, et nous voilà dans les bouchons (apparemment, les alentours de San José, c'est toujours l'horreur niveau trafic). Nous finissons par en sortir, et nous devons maintenant tracer la route vers le sud ouest. La pluie s'invite, pour nous corser encore la route... Après quelques frayeurs sur les routes de montagne assez glissantes, la nuit est tombée, et nous voilà devant la piste qui part de Rincon vers Bahia Drake, à plus de 20h passé. On y va, la piste est vraiment pas terrible, il pleut, il y a des animaux qui traversent, puis le brouillard s'ajoute en plus, ça devient duraille, et nous sommes fatigués! Puis arrive l'épreuve des gués, quatre petits cours d'eau à passer, deux très petits, un avec un pont, mais le 4e, on a eu des doutes! C'est passé tout juste, on voyait des clapotis de l'eau devant les phares de la voiture, car avec la pluie battante, le niveau etait monté dans la soirée, évidemment! Bref, on est arrivé à destination là où j'avais réservé, Cabinas Manolo, à 23h30... pour des touristes qui ne sont pas censés conduire de nuit, c’était réussi, lol! Manolo nous attendait, tout le village dormait bien sûr, tout était éteint... Nous devions plonger le lendemain, mais évidemment, avec la pluie, ça a encore été annulé! Enfin, j'étais presque contente, car comme ça on a pu se reposer, car on était vraiment crevés du périple de la veille. Du coup, on a glandé en attendant que la pluie cesse, puis on est allés se balader sur la plage et alentours, on a vu des groupes de singes capucins, c'était très sympa. Le lendemain, on a été en randonnée dans le parc du Corcovado, avec une nuit sur place, dans le lodge des rangers à la Sirena. Nos avons rejoint le parc en bateau, c’était très cool, on a vu des groupes de dauphins à l'aller et au retour). Nous avions un guide sympa, mais qui ne s'embarrassait pas trop à essayer de trouver les animaux, à part les oiseaux, qui étaient visiblement sa passion. En croisant d'autres guides, nous avons cependant pu profiter de voir un beau serpent, des toucans et un paresseux. Moment fort de la journée, un gros Tapir est passé juste devant le lodge de la Sirena, et nous avons eu tout loisir de le voir de le photographier, car il ne se pressait vraiment pas. Sinon, le parc est beau, les rando sont super faciles (c'est plat), mai je m'attendais à une forêt plus touffue -c'était un peu "déplumé" sans doute parce que nous étions en fin de saison sèche. Le lendemain matin, on a fait un tour de nuit très tôt, on a pas croisé grand chose, j'étais déçue de ne pas voir de grenouilles dendrobates, nous nous attendions à en croiser beaucoup plus que ce que nous avons vu, vu que le pays est connu pour cela. sans doute la saison ne s'y prêtait pas vraiment. C'est l'endroit où nous avons eu le plus chaud (sinon, le reste du voyage, c’était très supportable, pas vraiment chaud), avec les journées quasi continues de marche, j'avoue que dans l'aprem de la seconde journée, j'avais eu ma dose de rando, c'était assez répétitif, on ne voyait pas énormément d'animaux... pour faire passer le chaud, on buvait à foison (on a bu au moins 3.5l par jour chacun - on avait prévu 5l dans les sacs, heureusement que les rangers de la Sirena vendent les bouteilles!) et pourtant cela ne suffisait pas, j'étais vraiment contente de me faire une bonne douche froide de retour aux cabinas! Le soir nous avons fait un "night tour" dans les environs du village, pour voir les animaux nocturnes: là, enfin, une belle variété d'espèces de grenouilles et crapauds, y compris dendrobates et Agalychnys (la grenouille aux yeux rouges), des tarentules, un super beau serpent "yeux de chat", bref, on a vu en deux heures nettement plus d’animaux que de toute la journée au Corcovado... ce genre de balade nocturne, si on a un guide compétent, c'est vraiment top! Le lendemain, journée de plongée à Isla del Cano, très sympa, club et divemaster vraiment pro et une biodiversité intéressante, même si les coraux manquent toujours à l'appel... mais c'etait de loin notre meilleur spot de plongée! La journée en bateau est super agréable aussi, avec pique-nique sur la plage (mais pas sur l'île, car l'abordage des humains sur l'île est maintenant interdit). En milieu d'après midi, de retour sur la terre ferme, séance photo avec un couple d'aras écarlates qui font des démonstrations d'acrobaties, et un grand mâle lézard Basilic très beau. Nous partons ensuite vers le Parc Hacienda Baru, près de Dominical. Nous arrivons pour le diner, que nous passons dans le resto du lodge, dans la réserve (qui est une petite réserve privée). Resto super bon et super service, en plein air, au milieu des coassements des grenouilles et ds énormes sauterelles qui virevoltent ça et là (en parlant d'insecte, jamais lors de notre séjour nous n'avons été importunés par les moustiques, nous étions vraiment étonnés, vu comme les guides touristiques mettent en garde contre le "harcèlement" et le danger des moustiques... Mes flacons d'anti moustiques ont été très peu utilisés, je m'en servirai beaucoup plus à Nice à la maison, où les moustiques sont bien plus présents!).
Le lendemain (déjà neuvième jour, nous avons passé plus de la moitié de nos vacances, ça passe trop vite!!), après une chouette balade matinale dans la réserve, 4km de chemin (avec plein de panneaux pédagogiques sur les arbres qui nous entourent) qui nous mènent à une plage qui s'étend à perte de vue, nous repartons, suivre la côté pacifique jusqu'à Puntarenas, puis ferry, objectif Montezuma: on passe Quepos, Jaco (très "Cancun", pas terrible), on s'arrête mitrailler un groupe d'ara écarlates qui se chamaillent sur les arbres devant la route, on arrive à Puntarenas, une ville aux rues décrépies, il fait chaud, la ville est vide. Impression étrange. On prend le ferry, traversée sympa en compagnie des pélicans, on arrive de l'autre côté et on trace jusqu'à Montezuma. Cette ville est extra, un peu hippie, du tourisme mais une nature alentour bien préservée, un bon compromis. On a trouvé un hotel extra, au bout d'une petite impasse à côté du café Organic, l’hôtel Pacific, pas cher du tout par rapport à ce qu'on a l'habitude de payer ailleurs ($35), au calme, avec clim, balcon, café le matin, et propre: impec! Le matin, petit dej au Bakery Café, excellent, un choix de dingue hyper appétissant (fruits, cakes, smoothies, café aromatisés...) puis on fait un tour de plage, une petite baignade, on a mangé quelques mangues tombées de l'arbre (délicieuses) et hop, on the road again! Direction Playa del coco, par une piste qui traverse la péninsule de Nicoya, pour retrouver la route principale (on nous a vraiment déconseillé de prendre les pistes de la côte Pacifique, très dures, beaucoup de passages à gué tributaires des marées, bref, pas facile pour nous qui n'avons pas le temps de nous arrêter... Donc, on a suivi les recommandations et pris une autre piste à l'intérieur des terres. C'était génial, on est tombés sur un groupe de singes hurleurs, j'ai passé 10 minutes à crier avec eux pour les faire réagir, je les imitais et ils me répondaient d'un ton pas content en secouant les branches d'arbres, j'ai fait de super photos... bon, je ne suis pas restée trop longtemps car je ne voulais pas trop contrarier leur journée non plus! On a vu de beaux gros iguanes aussi, lézardant sur la route.
Arrivée à Playa del Coco en milieu d'après midi, un coin très touristique (surtout américains), mais sympa quand même. On a été dans un joli hôtel un peu excentré, tenu par des canadiens très sympa, la Villa del Sol. On a joué les touristos, on a été mangé chez Woody's un resto américain semi en plein air... c'était pas trop mal, mais un peu cher pour ce que c'est, et la cuisine typique du pays est autrement meilleure! Le lendemain, on plonge! Club et matos professionnel et de bonne qualité, mais par contre dans l'eau, c'est moyen. D'une part on sent que l'écosystème est très perturbé, car quelques espèces ont pris le dessus de nombreuses niches écologiques et sont en très grand nombre, notamment les diodons et autres poissons coffres et hérissons, il y en a partout! Pas mal de prédateurs aussi, murènes (vraiment beaucoup), requins et raies. Ceci dit, c'est intéressant à voir, car très particulier, comme biodiversité (dans le "petit et intéressant", j'ai vu aussi un antennaire, de nombreux crabes flèches et deux hippocampes). D'autre part, on est arrivés à un période d'invasion de dinoflagellées, donc eau très trouble marron/rouge, pas facile pour la visibilité, mais le pire c'était qu'il y avait des cadavres de poissons un peu partout sur la plage et qui flottaient sur l'eau, car ces algues captent l'oxygène et les poissons trop en surface, au milieu de la couche d'algue, meurent asphyxiés. Pas très ragoutant tout cela! Méfaits de l'agriculture intensive, qui rejette des engrais bourrés de phosphates...
De retour, nous partons vers le Rio Celeste, à l'intérieur des terres... Finie la chaleur tropicale, on a limite froid! Nous stoppons à Bijagua, au Sueno Celeste, de superbes cabinas en pleine nature, tenues par des français. Le lendemain matin, après un bon petit dej devant le ballet des colibris (les proprio ont mis un nectarier devant les fenêtres, du coup, il y a une fréquentation intense des ces petites merveilles d'oiseaux! Nous avons d'ailleurs appris que les colibris n'étaient pas totalement nectarivores, mais plutôt insectivores, mais qu'ils consommaient le nectar à la façon d'une boisson énergisante, pour absorber suffisamment de sucre pour tenir leur rythme de battements d'ailes effréné!), nous avons été à la cascade Llenos de Cortes, près de Bagaces, et aux sources chaudes / bains de boue à Miravalles. On s'est bien amusés à faire les hippopotames dans la boue et après faire trempettes dans les piscines à différentes températures! très chouette. Le lendemain matin, nous sommes allées faire la randonnée du Tenorio / Rio Celeste, c'était bien, bien qu'il ait énormément plu, donc c'était très glissant et fatiguant. En plus, à cause de le pluie tombée depuis deux jours, la rivière n'était pas bleue turquoise laiteuse comme promis sur les guides (à cause de sa composition très riche en soufre), mais grisâtre, c'était dommage, pas de bol! De retour à l’hôtel vers 14h, nous sommes ensuite parti pour Monteverde, avec un gros passage de piste très cahoteux, mais de très beaux paysages de montagnes dans la brume! Il faut environ 2h pour faire le trajet. Arrivés à l’hôtel, un établissement très sympa dans un beau jardin, tenu par un couple de Suisse allemands, donc bien-nommé Swiss Hotel, nous nous posons et repartons de suite pour le Ranario, histoire de voir les grenouilles de nuit. Expo assez sympa et complète des batraciens locaux. Pour faire le pendant, le lendemain, on a été visiter le Serpentario, qui possède une belle collection de reptiles du pays. Ensuite, nous sommes allés au Selvatura, mon chéri pour faire la ballade en câbles (tyroliennes), et moi les ponts suspendus, le tout au dessus d'une forêt primaire superbe. C'est un peu cher mais ça vaut le coup. Malheureusement, il a beaucoup plu pendant la journée, donc c’était moyen pour les photos et j'avoue avoir pas trop profité du dernier tiers de la ballade, trop occupée à essayer de protéger mon matos photo, car ça tombait vraiment à seaux... Dommage, car l'endroit était vraiment splendide, et la balade, quasiment seule sur chaque pont, c’était vraiment un moment exceptionnel. Nous repartons, après avoir fait une belle petite session photo d'un coati venu devant le parking, alléché par la poubelle du parc, pour notre dernière nuit, dans la région d'Alajuela, pour faire une ultime balade au volcan Poas le matin (joli petit panorama), puis prendre l'avion. Pour cette dernière nuit, nous avons appelé en dernière minute le Vida Tropical, qui s'est révélé un excellent choix, le propriétaire est exceptionnel, vraiment super sympa, très accueillant et cool, il nous fait sécher toutes nos fringues malmenées par les jours de pluie précédents, pour qu'on puisse faire notre valise, nous a fait un super ptit dej' le lendemain matin avec des spécialités cubaines (son pays d'origine), on a vraiment apprécié de le rencontrer, c'était super.
Et voilà, nous avons dit au revoir au Costa Rica, un super périple, un super pays, des paysages splendides avec plein d'animaux partout, et des habitants super sympa, qu'ils soient Ticos ou expatriés. J'ai trouvé ces vacances super courtes, et j'espère que nous y retournerons un jour!
En espérant que vous avez trouvé ce long pavé un peu informatif!
amicalement, Sabine
Suite à notre voyage au Costa Rica, je viens présenter un (long) compte-rendu de ce que nous avons fait, nos coups de coeur, ce qui c'est un peu moins bien passé... bref, prenez votre courage à deux mains si vous voulez tout lire et en savoir plus sur nos impressions sur ce beau voyage, car je suis bavarde!
Au préalable, nous avions acheté la carte de l'association Tout Costa Rica (voir leur site web), qui coûte $60 mais permet d'avoir sur place une vraie assistance en français sur tous les problèmes auxquels des voyageurs peuvent être confrontés, des conseils sur les endroits à voir selon chaque période de l'année, et une réduction de 15% sur tous les hôtels qui ont bien voulu participer à cette association. Il y en a dans tous le pays, c'est très pratique et agréable, de savoir qu'on peut se rendre les yeux fermés dans tel ou tel endroit.
Nous avons fait le voyage sur Iberia, avec pas mal d'appréhension, compte tenu de ce que l'on peut lire sur cette compagnie... Cela ne s'est pas trop mal passé, pas de retard dans notre correspondance heureusement, et 1h30 de retard sur le dernier vol, pour san Jose, ce qui est un "moindre mal". Au retour, aucun retard, tout s'est bien passé. Nous avons récupéré la voiture (location d'un Jimny par Dollar rent a car, avec le full coverage en assurance, au cas où, ce qui nous a coûté bien cher, mais au moins, nous partions l'esprit tranquille). Nous avions pris un GPS en option, ce qui était une rudement bonne idée, on ne s'en serait jamais sortis sans! Que se soit en ville ou dans certaines routes, il n'y a parfois aucune indication ni de rue, ni de direction! Donc, je recommande vraiment le GPS, en plus d'une bonne carte routière. Par contre, ne prenez pas l'option de plein d'essence au retour de la voiture, car ils disent que c'est soit disant moins cher qu'à la pompe, et vous font payer $75 le plein, alors qu'on s'est rendus compte après, en faisant de l'essence pendant le voyage, qu'un plein coûte dans les $45/50! Donc arnaque!
Nous avons passé la première nuit près d'Alajuela, vu qu'il était déjà plus de 7h du soir, et qu'à cette heure-ci, dans le pays, tout le monde est déjà en train de dîner (le rythme de vie, c'est vraiment 6h du matin / 6h du soir pour les activités, en accord avec le temps de lumière du jour, puis les gens dinent tôt, vers 19h et à 22h, les rues sont désertées). Nous avons été à l'Orquideas Inn, sur la route du volcan Poas. L’hébergement est pas mal, bien qu'assez cher, mais par contre, le restaurant était super bon! J'ai pris des crevettes enrobées de noix de coco, une tuerie! :) Par contre, c'est pas donné (quasi $20 chaque plat).
Le lendemain, nous voulions aller au Parc de Tortuguero, mais nous n'avions qu'un seul jour à y consacrer (temps de voyage compris, pour s'y rendre d'Alajuela et repartir vers Cahuita, donc très peu de temps sur place), donc nous avions repéré une sorte de croisière sur les canaux, tout organisé, qui durait une demie journée. Quand on en a parlé aux gens de l'association Tout Costa Rica, qui étaient venus nous accueillir à l'aéroport, ils nous ont déconseillé de prendre ce genre de formule, très touristique et où on ne voit pas grand chose. Ils nous ont dit que soit il fallait mieux y consacrer deux jours pour nous y balader en canoe par nous-même, soit il ne valait mieux pas perdre notre temps à y aller pour une seule demie-journée, d'autant que ce n'était pas la saison des tortues. Nous avons fait le choix de sauter donc cette étape, et de partir directement vers Cahuita/Manzanillo, qui devait être notre étape suivante.
Il faut compter environ 4h30 de route d'Alajuela à Puerto Viejo de Talamanca. La route est très belle, surtout la partie dans les montagnes vers le parc Baurillo Carillo. Nous étions en fin de Semana Santa, la grande semaine de vacances des Costariciens, il y avait énormément de monde à Cahuita, Puerto Viejo de Talamanca et Manzanillo. Les deux premières "villes" (de petite taille) ont des allures très hippie, avec leurs stands de fringues colorées et à l'effigie de Bob Marley le long de la route principale. Nous avons choisi de nous poser entre Punta Uva et Manzanillo, dans les cabinas El Colibri. C'est un couple français qui en sont propriétaires, ils sont très sympa et l'endroit est vraiment très bien: cabine propre et confortable, petite terrasse perso en bois avec un hamac, petit dej' servi dans la cabine, superbe jardin rempli d'animaux (on y a vu un iguane vraiment géant, des chauves souris "toile de tente", un paresseux, des écureuils, de grands oiseaux... ), c'était vraiment cool! En arrivant le premier soir, nous avons dîné chez Selvin's, c'était pas mal mais assez cher (35 000 c pour deux -$70- pour les montants des resto que j'indique, la base est deux plats + deux desserts + 4 boissons type jus de fruit frais ou bière) Nous voulions plonger sur place, j'avais réservé au Punta Uva dive center. Le premier jour, il pleuvait, la sortie était annulée. Nous en avons profité pour aller au Sloth Sanctuary Los Aviarios un peu au nord de Cahuita, c'etait très chouette et vraiment instructif, nous avons beaucoup appris pendant la visite guidée, et vu de très près d'adorables paresseux, adultes et bébés. Ensuite, nous avons cherché le Ranario et Mariposario de Cahuita, mais nous avons découvert après de nombreux aléas que les deux établissements étaient fermés! Nous avons été au refuge Tree of Life à la place, c'est un refuge un peu "SPA", qui accueille toutes sortes d'animaux sauvages qui ont été récupérés blessés ou trouvé abandonnés après que des gens aient cherché à en faire des animaux domestiques. Le refuge ne vit que des dons et des entrées de visite, c'est donc une bonne action que vous faite en allant le visiter! On a adoré cette visite, très intéressante (nombreux panneaux pédagogiques partout) et qui nos a permis d'avoir une première rencontre avec les animaux locaux (il y a de tout, toucans, perroquets, pécaris, plusieurs espèces de singe, un rare jaguarundi, des paresseux, des coatis, un raton laveur, des kinkajou...). Patricia, qui a créé le refuge, met beaucoup de coeur à le maintenir: faites lui une petite visite si vous passez dans le coin! En fin d'aprem et le soir, on a été se balader jusqu’à la frontière du Panama par la route de Bribri, puis on a pris la piste de Sixaola pour essayer de voir s'il y avait des tortues sur la plage, la nuit. On s'est promené une heure le long de la plage, dans la nuit noire, et on n'a vu que des traces de ponte, mais c’était très sympa tout de même! Le soir, nous somme allés manger chez Maxi's à Manzanillo, c'est pas mal et pas trop cher (22 000 c/$44) Le second jour, nos avons visité la plage de Manzanillo le matin (paradisiaque) puis nous avons enfin fait nos plongées... L'aprem plongée c'est révélée plutôt épique. D'abord le gars du club ne voulait pas nous donner de combinaisons (trop la flemme de les chercher apparemment). Après avoir lourdement insisté, nous en avons eu. En se mettant à l'eau, mon chéri s'est rendu compte qu'il "fuyait" de l'air de plusieurs endroits sur le gilet et le détendeur... remontée dans le bateau, changement de matos, re-descente. Les fonds étaient pas horribles, mais on est quand même très très loin de la Mer Rouge ou de l'Indo-Pacifique... Quasiment pas de coraux, quelques gorgones, du poisson sympa certes, mais on en prend pas "plein les yeux". Bon, c’était tout de même bien de voir la biodiversité Caraïbes, ceci dit. Retour au club, préparation pour la seconde plongée. On y retourne. La conductrice du bateau n'a visiblement pas envie d'être là, on sent qu'on a dépassé son quota horaire habituel (ils ne plongent pas en après midi d'habitude, mais là, un groupe scientifique leur avait pris la matinée, et donc, ils ont fait des "heures sup" l'après midi avec nous). Elle nous stoppe à un endroit, on plonge. C'est une purée de pois, on y voit pas à 10 mètres, et on est sur un banc de sable. La divemaster qui nous accompagne cherche son chemin vers la zone de récif, elle avance vite, très vite. Nous, distraits le temps de faire une ou deux photos, elle nous perd au bout de 10 minutes. On attend sur place, voir si elle va faire demi-tour pour nous retrouver, rien ne se passe. Heureusement, j'ai amené mon ordi de plongée perso, et je peux nous remonter tranquillement, en faisant le stop réglementaire. Quand on est rejoint par les autres, une demie heure plus tard, on apprend que la DM avait en fait fait la course pour essayer de trouver le spot de plongée, car la conductrice du bateau, das sa précipitation, nous avait largué bien trop loin. Du coup, nous deux, nos étions fâchés d'avoir du écourté l plongée pour remonter bien trop tôt, et les autres étaient tout aussi fâchés de n'avoir jamais trouvé le bon spot! Bref, tout était à l'arrache, rien n'a vraiment été bien: matos, spots moyens, DM qui nous paume, pilote du bateau qui ne connait pas les spots... Je ne recommande pas ce club!! et c’était très cher pour ce que c'était, même tarif que mon club de plongée en France! Le soir, on a dîné chez El Refugio grill, c'était superbe, le cadre est génial, il n'y a que quelques tables (5) dans un patio ouvert sur un très joli jardin, c'est calme, les mets sont délicieux et originaux. C'est tenu par un couple d'argentins, lui en cuisine elle au service, il sont tous deux très sympathiques, l'accueil était extra, une mention vraiment spéciale pour cet endroit qu'on a vraiment adoré. C'est un peu plus cher que ce nous avons payé en général, mais cela les valait largement (45 000 c / $90 - et on avait pris des cocktails en apéro en plus).
Nous sommes partis le lendemain matin après notre super petit déjeuner en terrasse. On est partis à 8h du matin car nous avions une très longue route à faire, nous devions rejoindre Bahia Drake, côte Pacifique sud... et il n'y a pas de route au Sud qui traverse le pays, il faut repasser par San José. Luis, notre hôte à El Colibri, nous a déconseillé de prendre la route qui croise plus bas que San José, à Carthago, car elle est moins bonne que celle qui contourne par le haut, donc, c'est parti pour refaire la route inverse de l'aller! Nous n'avons pas été sages, nous avons fait une étape pour faire le Skytram à travers la canopée à Barillo Caurillo! C'etait assez chouette, notre guide dans la nacelle nous montrait beaucoup de plantes et nous racontait pas mal d'anecdotes de botanique, mais nous n'avons quasiment vu aucun animal excepté quelques oiseaux, une vipère arboricole et une grenouille. Arnaud, mon chéri, était déçu de ne pas voir d'animaux, et les plantes l’intéressait peu... on a trouvé ça globalement assez cher pour ce que c'est ($55 par personne), mais d'un autre côté, on a pas eu le temps de faire tout le parc, qui est compris dans le ticket d'entrée, donc, je pense que ça vaut le coup si on y reste la journée. Reprise de route, on est pas en avance... On arrive aux abords de San José, et nous voilà dans les bouchons (apparemment, les alentours de San José, c'est toujours l'horreur niveau trafic). Nous finissons par en sortir, et nous devons maintenant tracer la route vers le sud ouest. La pluie s'invite, pour nous corser encore la route... Après quelques frayeurs sur les routes de montagne assez glissantes, la nuit est tombée, et nous voilà devant la piste qui part de Rincon vers Bahia Drake, à plus de 20h passé. On y va, la piste est vraiment pas terrible, il pleut, il y a des animaux qui traversent, puis le brouillard s'ajoute en plus, ça devient duraille, et nous sommes fatigués! Puis arrive l'épreuve des gués, quatre petits cours d'eau à passer, deux très petits, un avec un pont, mais le 4e, on a eu des doutes! C'est passé tout juste, on voyait des clapotis de l'eau devant les phares de la voiture, car avec la pluie battante, le niveau etait monté dans la soirée, évidemment! Bref, on est arrivé à destination là où j'avais réservé, Cabinas Manolo, à 23h30... pour des touristes qui ne sont pas censés conduire de nuit, c’était réussi, lol! Manolo nous attendait, tout le village dormait bien sûr, tout était éteint... Nous devions plonger le lendemain, mais évidemment, avec la pluie, ça a encore été annulé! Enfin, j'étais presque contente, car comme ça on a pu se reposer, car on était vraiment crevés du périple de la veille. Du coup, on a glandé en attendant que la pluie cesse, puis on est allés se balader sur la plage et alentours, on a vu des groupes de singes capucins, c'était très sympa. Le lendemain, on a été en randonnée dans le parc du Corcovado, avec une nuit sur place, dans le lodge des rangers à la Sirena. Nos avons rejoint le parc en bateau, c’était très cool, on a vu des groupes de dauphins à l'aller et au retour). Nous avions un guide sympa, mais qui ne s'embarrassait pas trop à essayer de trouver les animaux, à part les oiseaux, qui étaient visiblement sa passion. En croisant d'autres guides, nous avons cependant pu profiter de voir un beau serpent, des toucans et un paresseux. Moment fort de la journée, un gros Tapir est passé juste devant le lodge de la Sirena, et nous avons eu tout loisir de le voir de le photographier, car il ne se pressait vraiment pas. Sinon, le parc est beau, les rando sont super faciles (c'est plat), mai je m'attendais à une forêt plus touffue -c'était un peu "déplumé" sans doute parce que nous étions en fin de saison sèche. Le lendemain matin, on a fait un tour de nuit très tôt, on a pas croisé grand chose, j'étais déçue de ne pas voir de grenouilles dendrobates, nous nous attendions à en croiser beaucoup plus que ce que nous avons vu, vu que le pays est connu pour cela. sans doute la saison ne s'y prêtait pas vraiment. C'est l'endroit où nous avons eu le plus chaud (sinon, le reste du voyage, c’était très supportable, pas vraiment chaud), avec les journées quasi continues de marche, j'avoue que dans l'aprem de la seconde journée, j'avais eu ma dose de rando, c'était assez répétitif, on ne voyait pas énormément d'animaux... pour faire passer le chaud, on buvait à foison (on a bu au moins 3.5l par jour chacun - on avait prévu 5l dans les sacs, heureusement que les rangers de la Sirena vendent les bouteilles!) et pourtant cela ne suffisait pas, j'étais vraiment contente de me faire une bonne douche froide de retour aux cabinas! Le soir nous avons fait un "night tour" dans les environs du village, pour voir les animaux nocturnes: là, enfin, une belle variété d'espèces de grenouilles et crapauds, y compris dendrobates et Agalychnys (la grenouille aux yeux rouges), des tarentules, un super beau serpent "yeux de chat", bref, on a vu en deux heures nettement plus d’animaux que de toute la journée au Corcovado... ce genre de balade nocturne, si on a un guide compétent, c'est vraiment top! Le lendemain, journée de plongée à Isla del Cano, très sympa, club et divemaster vraiment pro et une biodiversité intéressante, même si les coraux manquent toujours à l'appel... mais c'etait de loin notre meilleur spot de plongée! La journée en bateau est super agréable aussi, avec pique-nique sur la plage (mais pas sur l'île, car l'abordage des humains sur l'île est maintenant interdit). En milieu d'après midi, de retour sur la terre ferme, séance photo avec un couple d'aras écarlates qui font des démonstrations d'acrobaties, et un grand mâle lézard Basilic très beau. Nous partons ensuite vers le Parc Hacienda Baru, près de Dominical. Nous arrivons pour le diner, que nous passons dans le resto du lodge, dans la réserve (qui est une petite réserve privée). Resto super bon et super service, en plein air, au milieu des coassements des grenouilles et ds énormes sauterelles qui virevoltent ça et là (en parlant d'insecte, jamais lors de notre séjour nous n'avons été importunés par les moustiques, nous étions vraiment étonnés, vu comme les guides touristiques mettent en garde contre le "harcèlement" et le danger des moustiques... Mes flacons d'anti moustiques ont été très peu utilisés, je m'en servirai beaucoup plus à Nice à la maison, où les moustiques sont bien plus présents!).
Le lendemain (déjà neuvième jour, nous avons passé plus de la moitié de nos vacances, ça passe trop vite!!), après une chouette balade matinale dans la réserve, 4km de chemin (avec plein de panneaux pédagogiques sur les arbres qui nous entourent) qui nous mènent à une plage qui s'étend à perte de vue, nous repartons, suivre la côté pacifique jusqu'à Puntarenas, puis ferry, objectif Montezuma: on passe Quepos, Jaco (très "Cancun", pas terrible), on s'arrête mitrailler un groupe d'ara écarlates qui se chamaillent sur les arbres devant la route, on arrive à Puntarenas, une ville aux rues décrépies, il fait chaud, la ville est vide. Impression étrange. On prend le ferry, traversée sympa en compagnie des pélicans, on arrive de l'autre côté et on trace jusqu'à Montezuma. Cette ville est extra, un peu hippie, du tourisme mais une nature alentour bien préservée, un bon compromis. On a trouvé un hotel extra, au bout d'une petite impasse à côté du café Organic, l’hôtel Pacific, pas cher du tout par rapport à ce qu'on a l'habitude de payer ailleurs ($35), au calme, avec clim, balcon, café le matin, et propre: impec! Le matin, petit dej au Bakery Café, excellent, un choix de dingue hyper appétissant (fruits, cakes, smoothies, café aromatisés...) puis on fait un tour de plage, une petite baignade, on a mangé quelques mangues tombées de l'arbre (délicieuses) et hop, on the road again! Direction Playa del coco, par une piste qui traverse la péninsule de Nicoya, pour retrouver la route principale (on nous a vraiment déconseillé de prendre les pistes de la côte Pacifique, très dures, beaucoup de passages à gué tributaires des marées, bref, pas facile pour nous qui n'avons pas le temps de nous arrêter... Donc, on a suivi les recommandations et pris une autre piste à l'intérieur des terres. C'était génial, on est tombés sur un groupe de singes hurleurs, j'ai passé 10 minutes à crier avec eux pour les faire réagir, je les imitais et ils me répondaient d'un ton pas content en secouant les branches d'arbres, j'ai fait de super photos... bon, je ne suis pas restée trop longtemps car je ne voulais pas trop contrarier leur journée non plus! On a vu de beaux gros iguanes aussi, lézardant sur la route.
Arrivée à Playa del Coco en milieu d'après midi, un coin très touristique (surtout américains), mais sympa quand même. On a été dans un joli hôtel un peu excentré, tenu par des canadiens très sympa, la Villa del Sol. On a joué les touristos, on a été mangé chez Woody's un resto américain semi en plein air... c'était pas trop mal, mais un peu cher pour ce que c'est, et la cuisine typique du pays est autrement meilleure! Le lendemain, on plonge! Club et matos professionnel et de bonne qualité, mais par contre dans l'eau, c'est moyen. D'une part on sent que l'écosystème est très perturbé, car quelques espèces ont pris le dessus de nombreuses niches écologiques et sont en très grand nombre, notamment les diodons et autres poissons coffres et hérissons, il y en a partout! Pas mal de prédateurs aussi, murènes (vraiment beaucoup), requins et raies. Ceci dit, c'est intéressant à voir, car très particulier, comme biodiversité (dans le "petit et intéressant", j'ai vu aussi un antennaire, de nombreux crabes flèches et deux hippocampes). D'autre part, on est arrivés à un période d'invasion de dinoflagellées, donc eau très trouble marron/rouge, pas facile pour la visibilité, mais le pire c'était qu'il y avait des cadavres de poissons un peu partout sur la plage et qui flottaient sur l'eau, car ces algues captent l'oxygène et les poissons trop en surface, au milieu de la couche d'algue, meurent asphyxiés. Pas très ragoutant tout cela! Méfaits de l'agriculture intensive, qui rejette des engrais bourrés de phosphates...
De retour, nous partons vers le Rio Celeste, à l'intérieur des terres... Finie la chaleur tropicale, on a limite froid! Nous stoppons à Bijagua, au Sueno Celeste, de superbes cabinas en pleine nature, tenues par des français. Le lendemain matin, après un bon petit dej devant le ballet des colibris (les proprio ont mis un nectarier devant les fenêtres, du coup, il y a une fréquentation intense des ces petites merveilles d'oiseaux! Nous avons d'ailleurs appris que les colibris n'étaient pas totalement nectarivores, mais plutôt insectivores, mais qu'ils consommaient le nectar à la façon d'une boisson énergisante, pour absorber suffisamment de sucre pour tenir leur rythme de battements d'ailes effréné!), nous avons été à la cascade Llenos de Cortes, près de Bagaces, et aux sources chaudes / bains de boue à Miravalles. On s'est bien amusés à faire les hippopotames dans la boue et après faire trempettes dans les piscines à différentes températures! très chouette. Le lendemain matin, nous sommes allées faire la randonnée du Tenorio / Rio Celeste, c'était bien, bien qu'il ait énormément plu, donc c'était très glissant et fatiguant. En plus, à cause de le pluie tombée depuis deux jours, la rivière n'était pas bleue turquoise laiteuse comme promis sur les guides (à cause de sa composition très riche en soufre), mais grisâtre, c'était dommage, pas de bol! De retour à l’hôtel vers 14h, nous sommes ensuite parti pour Monteverde, avec un gros passage de piste très cahoteux, mais de très beaux paysages de montagnes dans la brume! Il faut environ 2h pour faire le trajet. Arrivés à l’hôtel, un établissement très sympa dans un beau jardin, tenu par un couple de Suisse allemands, donc bien-nommé Swiss Hotel, nous nous posons et repartons de suite pour le Ranario, histoire de voir les grenouilles de nuit. Expo assez sympa et complète des batraciens locaux. Pour faire le pendant, le lendemain, on a été visiter le Serpentario, qui possède une belle collection de reptiles du pays. Ensuite, nous sommes allés au Selvatura, mon chéri pour faire la ballade en câbles (tyroliennes), et moi les ponts suspendus, le tout au dessus d'une forêt primaire superbe. C'est un peu cher mais ça vaut le coup. Malheureusement, il a beaucoup plu pendant la journée, donc c’était moyen pour les photos et j'avoue avoir pas trop profité du dernier tiers de la ballade, trop occupée à essayer de protéger mon matos photo, car ça tombait vraiment à seaux... Dommage, car l'endroit était vraiment splendide, et la balade, quasiment seule sur chaque pont, c’était vraiment un moment exceptionnel. Nous repartons, après avoir fait une belle petite session photo d'un coati venu devant le parking, alléché par la poubelle du parc, pour notre dernière nuit, dans la région d'Alajuela, pour faire une ultime balade au volcan Poas le matin (joli petit panorama), puis prendre l'avion. Pour cette dernière nuit, nous avons appelé en dernière minute le Vida Tropical, qui s'est révélé un excellent choix, le propriétaire est exceptionnel, vraiment super sympa, très accueillant et cool, il nous fait sécher toutes nos fringues malmenées par les jours de pluie précédents, pour qu'on puisse faire notre valise, nous a fait un super ptit dej' le lendemain matin avec des spécialités cubaines (son pays d'origine), on a vraiment apprécié de le rencontrer, c'était super.
Et voilà, nous avons dit au revoir au Costa Rica, un super périple, un super pays, des paysages splendides avec plein d'animaux partout, et des habitants super sympa, qu'ils soient Ticos ou expatriés. J'ai trouvé ces vacances super courtes, et j'espère que nous y retournerons un jour!
En espérant que vous avez trouvé ce long pavé un peu informatif!
amicalement, Sabine
Croisière sur le Costa Fascinosa en Grèce le 29 octobre 2012 English translation pending
Je pars en croisière en famille avec mon mari, mes enfants 20,16 et 6 ans sur le costa fascinosa le 29/10/2012. Nous partons de Venise, puis Bari, katakolon, santorin, rhodes, dubrovnik et retour à venise.
quelqu'un d'autre se prépare t-il à faire cette croisière à la même période...ou à une autre période.
nous avons déjà fait deux autres croisières avec costa et nous ne sommes donc pas trop inquiets sur l'organisation; par contre les îles grecs seront une nouveauté, et nous nous posons beaucoup de questions sur la météo à cette époque de l'année..
si vous avez des infos à me donner, ce sera avec plasir...et pas seulement sur la météo...
je suis novice sur le forum et attends donc vos messages avec impatience.
Bornéo entre jungle et océan English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.
Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.

Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.
Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.

Premières bulles chez les junkies
Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.
Balade en aquarium
Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.

Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.

Le jour où Grisemote devint une légende.
Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.

Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.

Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !

Nasiques à gogo
Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !
La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.

Impitoyable Jungle
Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …
Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »
A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …

Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.

Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.

Marchons sous la pluie
Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.

Larmes de volcans
Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.
Viens chez moi, j’habite dans une « long house »
La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.
Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !

Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !

Tip of Bornéo : la plage du bout du monde
Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.

Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !

Bako : la jungle pour les nuls
Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.
Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.

La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers
Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.
Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.
- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.
- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir
- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !
- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.

Kuching : le retour
Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.

Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.

Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.

Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant
Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.

Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.

Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.
Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.

Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.
Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.
C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …
Gilles 23/04/2012 1H34
DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Je me suis fait agresser dans le parc national de Bogota English translation pending
Bonjour à tous
Je voudrais raconter ici que je me suis fait aggressé lors de mon voyage en Colombie. Cela s'est passé dans la ville de Bogota le jeudi 12 avril au mileu de l'après midi. Je rentre juste et je suis plutôt un peu sous le choc.
En fait, c'était un gars armé avec un autre qui était vraiment un gosse de peut-être 13 ans. Le petit m'a abordé comme pour demander une pièce ou demander l'heure, et l'autre est apparu par derrière. Ils avaient un pistolet chacun mais je sais pas si le gosse c'était un vrai vu qu'il l'a rangé vite dès que j'ai levé les mains en l'air pour me dépouiller.
C'est le petit qui m'a dépouillé et l'autre qui disait "rapido ! rapido!" et menaçait. Il faut peut-être faire attention à pas trop se promené seul comme c'était mon cas. C'était dans le parc national de la ville de Bogota ou je m'étais arreté pour lire un peu et profité d'une éclaircie et j'ai pas fait gaffe qu'il y avait personne autour de moi. Premier voyage en Colombie et ça restera le dernier. Avant j'étais en Costa Rica et Panama et c'était super. Pas détesté la Colombie mais le souvenir est bien dur. On m'avait beaucoup dit de pas y aller pour la sécurité et j'avais envie quand même et je dirais pas que j'ai eu tord mais tout le monde me dit ça maintenant au retour.
C'est juste pour informer tout le monde de bien faire gaffe si vous êtes seul surtout.
Compte rendu "Vers les Iles Grecques" - Costa Fortuna - avril 2012 English translation pending
C/R Costa Fortuna - Vers les Iles Grecques - avril 12
Lundi 09 avril 12 - VENISE -Italie
Après un vol "Bruxelles-Venise " sans histoire avec une "Commandante", nous sommes accueillis dès la sortie par une Costawoman qui nous dirige vers un guichet Costa. Là, on nous donne un ticket pour le transfert (Vol et transfert Costa) et le départ se fait à 09h00. A 09h30, nous sommes au port et distribution de notre ticket d'embarquement, le n° 5. Les bagages confiés aux Costamen, nous partons, à pied jusqu'à la Piazzale Roma (+/- 15min) et nous voilà au début du Grand Canal. Il y a moyen de prendre un tramway Moever (1€) qui va du port à la Piazzale Roma. On part le long du Canal et de sa vie grouillante, on observe ravis, 🙂 gondoles, bateaux de police, poubelles, de chantiers, ambulances...Nous sommes déjà venus à Venise Zhom' et moi, mais c'est toujours un plaisir d'arpenter ruelles, courettes, ponts . Nous traînerons nos guêtres dans les quartiers de Santa Croce et San Simeon Piccolo, San Giacomo dell'Orio, Fondation deï Turchi, Stan Stae, Ca Pesaro, Ca d'Oro, Fabbriche Nuove, le Marché aux Poissons, San Polo, Santa Maria dei Frari et j'en passe...
Nos yeux sont émerveillés, il fait nuageux , 12-13° mais en gens du nord, cela n'a pas d'influence sur notre bonne humeur...Et puis cela donnera de bonnes photos....😎😉
On retourne vers l'entrepôt n° 107, 1° étage, et là, une foule impatiente de monter sur le Fortuna. Et....et voilà que c'est l'embarquement des n° 5, c'est nouuuussss....😉.Passage de douane, vérifications des documents d'embarquement, photo, puis ça y est en un rien de temps, nous sommes guidés par des Costamen jusqu'au Christophe Colomb, le self-service où nous pouvons manger un pti bout. Bon, y a du monde....et il faut se battre pour avoir une table. 🤪Donc, il y en a un qui doit garder la table et l'autre aller faire la file. Ca, ça ne nous plaît pas de trop...Ensuite, allons à la découverte de notre cabine, grande, une terrasse, biennnn....
Nos valises sont arrivées en 2X, nous partons à la découverte de ce "monstre" des mers, ponts, et différents salons avant la foule, puis enregistrement de la carte bancaire.
Exercice de sauvetage à 16h15....on arrive avec nos bouées sur le pont 4 au point C comme indiqué, et là, là, comment dire, le boxon total, la désorganisation, une pagaille sans nom, des va-et-vient, des sans gilets...Ca a duré 1 heure!!!!, le personnel inorganisé ne disait rien devant ces gens se promenant...le temps passe, le bateau doit appareiller à 17h!!!!! 🤪😠😠
A 17h15, on est "libérés", vite les gilets dans la cabine et viiite sur les ponts supérieurs pour admirer le départ de Venise.... Quelle merveille, quelle splendeur sous un pti soleil....à ne pas manquer....Heureusement que le Fortuna est un peu en retard sur son planning....🙂
Mais, il y a un mais.....En même temps, il y a la réunion des francophones au Théâtre Rex avec Gaëlle....🤪 Le choix est vite fait : le départ de Venise.... et sans regrets...
Après, on va à la réunion de Gaëlle (multi média en panne) on reste 3 minutes, puis il est temps d'aller souper (enfin, dîner). J'avais RV avec Pifounette, mais parmi les 1000 francophones et cette réunion en plein départ, je l'ai loupée....😕par après, j'ai essayé de la repérée mais sur un tel bateau....
Nous sommes au 1° service (ah?!) et comme d'habitude nous avons demandé une table francophone et comme d'hab, nous nous sommes retrouvés à une table....avec plein de Hollandais....Nous avions une table au Michelangelo près des fenêtres arrières, très joli...
Mais, après le repas, on va demander un changement de table....au 2° service et sur le côté.... Au retour dans la cabine, nos tickets d'excursions réservées par le Net nous attendent....Ainsi que le Today...
Debout depuis 3h00 du matin, on s'écroule sur notre lit..
RRrrrrZZzzzzzzz
Marine
Help, je n'arrive pas à insérer des photos...😕
Lundi 09 avril 12 - VENISE -Italie
Après un vol "Bruxelles-Venise " sans histoire avec une "Commandante", nous sommes accueillis dès la sortie par une Costawoman qui nous dirige vers un guichet Costa. Là, on nous donne un ticket pour le transfert (Vol et transfert Costa) et le départ se fait à 09h00. A 09h30, nous sommes au port et distribution de notre ticket d'embarquement, le n° 5. Les bagages confiés aux Costamen, nous partons, à pied jusqu'à la Piazzale Roma (+/- 15min) et nous voilà au début du Grand Canal. Il y a moyen de prendre un tramway Moever (1€) qui va du port à la Piazzale Roma. On part le long du Canal et de sa vie grouillante, on observe ravis, 🙂 gondoles, bateaux de police, poubelles, de chantiers, ambulances...Nous sommes déjà venus à Venise Zhom' et moi, mais c'est toujours un plaisir d'arpenter ruelles, courettes, ponts . Nous traînerons nos guêtres dans les quartiers de Santa Croce et San Simeon Piccolo, San Giacomo dell'Orio, Fondation deï Turchi, Stan Stae, Ca Pesaro, Ca d'Oro, Fabbriche Nuove, le Marché aux Poissons, San Polo, Santa Maria dei Frari et j'en passe...
Nos yeux sont émerveillés, il fait nuageux , 12-13° mais en gens du nord, cela n'a pas d'influence sur notre bonne humeur...Et puis cela donnera de bonnes photos....😎😉
On retourne vers l'entrepôt n° 107, 1° étage, et là, une foule impatiente de monter sur le Fortuna. Et....et voilà que c'est l'embarquement des n° 5, c'est nouuuussss....😉.Passage de douane, vérifications des documents d'embarquement, photo, puis ça y est en un rien de temps, nous sommes guidés par des Costamen jusqu'au Christophe Colomb, le self-service où nous pouvons manger un pti bout. Bon, y a du monde....et il faut se battre pour avoir une table. 🤪Donc, il y en a un qui doit garder la table et l'autre aller faire la file. Ca, ça ne nous plaît pas de trop...Ensuite, allons à la découverte de notre cabine, grande, une terrasse, biennnn....
Nos valises sont arrivées en 2X, nous partons à la découverte de ce "monstre" des mers, ponts, et différents salons avant la foule, puis enregistrement de la carte bancaire.
Exercice de sauvetage à 16h15....on arrive avec nos bouées sur le pont 4 au point C comme indiqué, et là, là, comment dire, le boxon total, la désorganisation, une pagaille sans nom, des va-et-vient, des sans gilets...Ca a duré 1 heure!!!!, le personnel inorganisé ne disait rien devant ces gens se promenant...le temps passe, le bateau doit appareiller à 17h!!!!! 🤪😠😠
A 17h15, on est "libérés", vite les gilets dans la cabine et viiite sur les ponts supérieurs pour admirer le départ de Venise.... Quelle merveille, quelle splendeur sous un pti soleil....à ne pas manquer....Heureusement que le Fortuna est un peu en retard sur son planning....🙂
Mais, il y a un mais.....En même temps, il y a la réunion des francophones au Théâtre Rex avec Gaëlle....🤪 Le choix est vite fait : le départ de Venise.... et sans regrets...
Après, on va à la réunion de Gaëlle (multi média en panne) on reste 3 minutes, puis il est temps d'aller souper (enfin, dîner). J'avais RV avec Pifounette, mais parmi les 1000 francophones et cette réunion en plein départ, je l'ai loupée....😕par après, j'ai essayé de la repérée mais sur un tel bateau....
Nous sommes au 1° service (ah?!) et comme d'habitude nous avons demandé une table francophone et comme d'hab, nous nous sommes retrouvés à une table....avec plein de Hollandais....Nous avions une table au Michelangelo près des fenêtres arrières, très joli...
Mais, après le repas, on va demander un changement de table....au 2° service et sur le côté.... Au retour dans la cabine, nos tickets d'excursions réservées par le Net nous attendent....Ainsi que le Today...
Debout depuis 3h00 du matin, on s'écroule sur notre lit..
RRrrrrZZzzzzzzz
Marine
Help, je n'arrive pas à insérer des photos...😕
Séjour d'une semaine - Florence et Rome English translation pending
Bonjour, 🙂
Ça s'est décidé hier, sans prévenir : nous irons 1 semaine en Italie en août. 😎 Nous y rejoindrons des amis, à qui j'ai pu faire modifier le planning initial 🙂: J1. Paris-Florence en avion J234. Florence J5. Florence-Rome J678. Rome J9. Rome-Paris
Eux seront véhiculés. J'ai l'impression que c'est la galère en ville avec une voiture. Donc, hôtels avec parking ou parking public ? Leur voiture est pleine, donc nous irons à Rome par nos propres moyens. J'ai vu qu'il y avait des arrêts possibles sur le trajet (Orvieto par exemple). Est-ce intéressant de louer une voiture pour la journée ? Ce sera le 15 août. Ou l'avion ? 55' avec Alitalia. C'est comment au mois d'août ? Pas trop la cohue ? Les visites sont-elles assez faciles, ou surbookées ?
Merci pour vos avis. 🙂
Ça s'est décidé hier, sans prévenir : nous irons 1 semaine en Italie en août. 😎 Nous y rejoindrons des amis, à qui j'ai pu faire modifier le planning initial 🙂: J1. Paris-Florence en avion J234. Florence J5. Florence-Rome J678. Rome J9. Rome-Paris
Eux seront véhiculés. J'ai l'impression que c'est la galère en ville avec une voiture. Donc, hôtels avec parking ou parking public ? Leur voiture est pleine, donc nous irons à Rome par nos propres moyens. J'ai vu qu'il y avait des arrêts possibles sur le trajet (Orvieto par exemple). Est-ce intéressant de louer une voiture pour la journée ? Ce sera le 15 août. Ou l'avion ? 55' avec Alitalia. C'est comment au mois d'août ? Pas trop la cohue ? Les visites sont-elles assez faciles, ou surbookées ?
Merci pour vos avis. 🙂
Malaisie insulaire ou Sumatra? English translation pending
Bonjour tous,
Nous envisageons un voyage en Asie pour Août 2013 (je sais je m'y prend tôt !). Pour nous ce sera une première (après l'Ouest Américain et l' Afrique Australe). Ce qui nous faisait hésiter c'est les déplacements pas toujours aisés. Cela fait des semaines que j'apprends 😛. Au départ on était parti sur la Birmanie mais apparemment ce n'est pas la bonne saison (sauf dans le centre, du coup ça fait un peu "juste" pour 3 semaines).🤪
Ensuite on est parti sur une version plus "nature", d'où voici ma question: Entre la Malaisie Insulaire et le nord de Sumatra lequel est le plus "dépaysant", sachant que nous souhaiterions voir une forêt primaire et des Orang-Outans ?
Comme nous pensons partir 3 semaines je voudrais mixer cette destination très verte avec des volcans et des temples (j'hésite entre Java et Bali).
J'en suis encore au "débroussaillage" toutes les suggestions et avis seront acceptés avec plaisir 🙂🙂
par avance merci
Max
Nous envisageons un voyage en Asie pour Août 2013 (je sais je m'y prend tôt !). Pour nous ce sera une première (après l'Ouest Américain et l' Afrique Australe). Ce qui nous faisait hésiter c'est les déplacements pas toujours aisés. Cela fait des semaines que j'apprends 😛. Au départ on était parti sur la Birmanie mais apparemment ce n'est pas la bonne saison (sauf dans le centre, du coup ça fait un peu "juste" pour 3 semaines).🤪
Ensuite on est parti sur une version plus "nature", d'où voici ma question: Entre la Malaisie Insulaire et le nord de Sumatra lequel est le plus "dépaysant", sachant que nous souhaiterions voir une forêt primaire et des Orang-Outans ?
Comme nous pensons partir 3 semaines je voudrais mixer cette destination très verte avec des volcans et des temples (j'hésite entre Java et Bali).
J'en suis encore au "débroussaillage" toutes les suggestions et avis seront acceptés avec plaisir 🙂🙂
par avance merci
Max
Croisière sur le Celebrity Solstice, premiers préparatifs pour mon départ du 23 mai English translation pending
hello les gens !
Lors de sa séance d'hier soir, notre Conseil d'Administration (qui comporte deux membres, Mme PAP et moi 😉) a adopté les dates exactes de voyage pour notre croisière "du 23 mai" sur le Solstice.
Nous utiliserons notre voiture pour le trajet Poitiers (très exactement pour les gens du coin Mignaloux-Beauvoir)-Barcelone, avec une étape à l'aller comme au retour, et arrivée à Barcelone la veille de l'embarquement. Pour nous, c'est une distance totale équivalente à celle de Marseille, donc bien plus court que Savone.. 🙂
Sam/dimanche 19 et 20 mai : préparation des bagages (par Mme PAP, bien sûr ! je ne suis en ce domaine qu'un aide zélé et discipliné... 😇). Tout sera prêt dimanche soir, sauf bien sûr les vestes qui resteront sur cintres jusqu'au départ...
Lundi 21 mai : Mme PAP ira travailler jusque vers 16 heures, elle aime bien expédier les "affaires courantes" avant de partir 17 heures. départ de Poitiers et escale à Bordeaux-Mérignac (Novotel) juste deux bonnes heures de route, histoire de diminuer la distance du lendemain. Et puis comme ça, c'est déjà les vacances ! 😛
Mardi 22 mai : Bordeaux - Barcelone via Toulouse et Narbonne... 641 km d'autoroute, donc même sans partir de bordeaux aux aurores, on devrait arriver pas trop tard à Barcelone. Histoire de pouvoir s'y balader un peu en fin d'après-midi.
Lundi 4 juin : Barcelone-Arcachon. escale à l'hôtel Ibis où sévit le Mini-PAP n° 5. en espérant qu'il sera libre pour passer la soirée avec nous.
Mardi 5 juin, retour à Poitiers dans la matinée.
- --
DONC A BARCELONE :
Pas de problèmes pour trouver des hôtels à proximité du port. Y en a de toutes les catégories, de * à *****. Notre document de travail principal a été
http://www.barcelona-tourist-guide.com/...ieres-barcelone.html
Il semble que le terminal d'embarquement des bateaux Celebrity est le B. Le "Palacrucieros" Costa est le terminal D, tout au bout.
Notre choix hôtelier s'est porté le Eurostars Grand Marina, qui nous a été recommandé par des amis, et qui est l'hôtel situé "dans" le Word Trade Center, donc tout près du port d'embarquement. Sans doute pas aussi "top" que le Sofitel de Marseille de mai 2011, qui était dans le forfait YC de MSC, mais ça a l'air d'excellent rapport qualité/prix pour un hôtel qui "affiche" 5 étoiles... Et puis ça peut pas être plus près, puisque de notre chambre, le matin, on devrait voir le Solstice... qui doit arriver vers 7 heures... Notre voiture sera au parking de cet hôtel pour la nuit du 22 au 23. Comme toujours, nous avons pris une réservation annulable jusque la veille... même si la carte VISA doit assurer cela... mais nous sommes toujours très prudents...
Restait le problème du parking *pendant* la croisière. L'an dernier, à Marseille, la voiture était restée au parking de l'hôtel, pour un tarif acceptable (5 euros de plus par jour que le parking du port, mais couvert, gardé 24/24 et assuré)... et comme l'aller retour Sofitel-Port en limousine était compris dans le forfait Yacht-Club, on avait fait ce choix. Là, l'hôtel voulait bien nous garder la voiture, mais pour 25 euros la nuit... prohibitif... Donc il a fallu que je travaille 😊:
Dans un premier temps, j'ai pensé au parking 900 places du WTC, qui doit d'ailleurs héberger celui de l'hôtel, qui nous aurait couté 150 euros pour les 12 jours (12.50 euros par jour). Après, il y avait soit une navette-bus spéciale WTC-terminaux portuaires, soit des taxis. distance pour le terminal B : entre 2 et 3 km. Donc, le matin du départ
1) remettre les valises (4 grosses et 2 petites, comme d'hab) dans la voiture, aller mettre la voiture au parking, 2) en sortir les valises, prendre un taxi pour les 2.5 km (avec les valises, j'ai compté 10 euros même pour un trajet qui ne fait pas 10 minutes). Il y a aussi une navette (le "Bus bleu") à 2 euros par personne et par jour. Mais bon, avec tous nos bagages, on évite... 😇
3) au retour, taxi idem pour retourner au parking. transvasage des valises dans la voiture et retour.
http://www.wtcbarcelona.com/...minal-barcelona.html
et puis en cherchant bien, j'ai trouvé plus simple, *à condition* d'être sur un bateau RCI, Azamara, ou Celebrity... Et ça tombe bien, c'est le cas 😎:
http://www.valetparkingbcn.es/index.php?lang=fr Avec ce système, on va pratiquement au terminal avec la voiture. On sort les valises qu'on donne aux celebritymen. Le parking est juste devant, notre voiture est prise en charge, sera emportée au parking "Valet" et sera rapportée au même endroit le matin du débarquement. Du coup, c'est exactement comme à Savone... les bagages passent directement de notre voiture au bateau... et ce pour 159 euros pour les 12 jours donc plus économique, puisque pas de taxi AR... et pour 10 euros de plus, ils te rendent ta voiture lavée de la veille... 😛 Réservation sur Internet (il faut donner son identité et le n° de la voiture), et paiement sur place.
A noter que ce parking marche aussi pour les autres compagnies (Costa, MSC, etc...) mais il faut alors aller porter sa voiture au parking, pas loin "à vol d'oiseau", mais par la rue à 5 ou 6 km du port... donc dans ce cas, moins intéressant que le WTC...
D'autres parking, mais un peu plus lointains sont également disponible avec des tarifs spéciaux pour les croiséristes, comme
http://www.bsmsa.es/...litoral-port-2023-en
qui ferait 107.50 euros pour 12 jours, mais sans doute des frais de taxi supérieurs à ceux évoqués pour le WTC... (oui, il y a peut-être aussi des bus municipaux, mais ça, avec 6 valises + 2 sacs à main, totalisant un peu plus de 100 kg, c'est pour les sportifs entraînés... 😉 )
Voilà... l'environnement "péri-croisière est donc prêt. On prévoit de laisser notre voiture vers 10h 30... et espérons embarquer ensuite le plus rapidement possible... mais si c'est pas le cas, ça permettra de tester ce que Celebrity a prévu pour faire patienter ses passagers de suites... 😎
Bon, maintenant, va falloir un peu voir comment on va occuper les journées d'escales... mais on a encore le temps... 😇
En sachant que l'escale Villefranche (sur mer de préférence 😉) est déjà "remplie", puisqu'on passe la journée avec des amis niçois qui viendront nous chercher à l'arrivée des chaloupes... Sachant que l'arrivée est prévue à 10:00, on devrait être à terre entre 10:30 et 11:00... et retour bateau à prévoir pour 18:00 (départ à 20:00).
Et ça fait J - 46 ! 🙂
Lors de sa séance d'hier soir, notre Conseil d'Administration (qui comporte deux membres, Mme PAP et moi 😉) a adopté les dates exactes de voyage pour notre croisière "du 23 mai" sur le Solstice.
Nous utiliserons notre voiture pour le trajet Poitiers (très exactement pour les gens du coin Mignaloux-Beauvoir)-Barcelone, avec une étape à l'aller comme au retour, et arrivée à Barcelone la veille de l'embarquement. Pour nous, c'est une distance totale équivalente à celle de Marseille, donc bien plus court que Savone.. 🙂
Sam/dimanche 19 et 20 mai : préparation des bagages (par Mme PAP, bien sûr ! je ne suis en ce domaine qu'un aide zélé et discipliné... 😇). Tout sera prêt dimanche soir, sauf bien sûr les vestes qui resteront sur cintres jusqu'au départ...
Lundi 21 mai : Mme PAP ira travailler jusque vers 16 heures, elle aime bien expédier les "affaires courantes" avant de partir 17 heures. départ de Poitiers et escale à Bordeaux-Mérignac (Novotel) juste deux bonnes heures de route, histoire de diminuer la distance du lendemain. Et puis comme ça, c'est déjà les vacances ! 😛
Mardi 22 mai : Bordeaux - Barcelone via Toulouse et Narbonne... 641 km d'autoroute, donc même sans partir de bordeaux aux aurores, on devrait arriver pas trop tard à Barcelone. Histoire de pouvoir s'y balader un peu en fin d'après-midi.
Lundi 4 juin : Barcelone-Arcachon. escale à l'hôtel Ibis où sévit le Mini-PAP n° 5. en espérant qu'il sera libre pour passer la soirée avec nous.
Mardi 5 juin, retour à Poitiers dans la matinée.
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DONC A BARCELONE :
Pas de problèmes pour trouver des hôtels à proximité du port. Y en a de toutes les catégories, de * à *****. Notre document de travail principal a été
http://www.barcelona-tourist-guide.com/...ieres-barcelone.html
Il semble que le terminal d'embarquement des bateaux Celebrity est le B. Le "Palacrucieros" Costa est le terminal D, tout au bout.
Notre choix hôtelier s'est porté le Eurostars Grand Marina, qui nous a été recommandé par des amis, et qui est l'hôtel situé "dans" le Word Trade Center, donc tout près du port d'embarquement. Sans doute pas aussi "top" que le Sofitel de Marseille de mai 2011, qui était dans le forfait YC de MSC, mais ça a l'air d'excellent rapport qualité/prix pour un hôtel qui "affiche" 5 étoiles... Et puis ça peut pas être plus près, puisque de notre chambre, le matin, on devrait voir le Solstice... qui doit arriver vers 7 heures... Notre voiture sera au parking de cet hôtel pour la nuit du 22 au 23. Comme toujours, nous avons pris une réservation annulable jusque la veille... même si la carte VISA doit assurer cela... mais nous sommes toujours très prudents...
Restait le problème du parking *pendant* la croisière. L'an dernier, à Marseille, la voiture était restée au parking de l'hôtel, pour un tarif acceptable (5 euros de plus par jour que le parking du port, mais couvert, gardé 24/24 et assuré)... et comme l'aller retour Sofitel-Port en limousine était compris dans le forfait Yacht-Club, on avait fait ce choix. Là, l'hôtel voulait bien nous garder la voiture, mais pour 25 euros la nuit... prohibitif... Donc il a fallu que je travaille 😊:
Dans un premier temps, j'ai pensé au parking 900 places du WTC, qui doit d'ailleurs héberger celui de l'hôtel, qui nous aurait couté 150 euros pour les 12 jours (12.50 euros par jour). Après, il y avait soit une navette-bus spéciale WTC-terminaux portuaires, soit des taxis. distance pour le terminal B : entre 2 et 3 km. Donc, le matin du départ
1) remettre les valises (4 grosses et 2 petites, comme d'hab) dans la voiture, aller mettre la voiture au parking, 2) en sortir les valises, prendre un taxi pour les 2.5 km (avec les valises, j'ai compté 10 euros même pour un trajet qui ne fait pas 10 minutes). Il y a aussi une navette (le "Bus bleu") à 2 euros par personne et par jour. Mais bon, avec tous nos bagages, on évite... 😇
3) au retour, taxi idem pour retourner au parking. transvasage des valises dans la voiture et retour.
http://www.wtcbarcelona.com/...minal-barcelona.html
et puis en cherchant bien, j'ai trouvé plus simple, *à condition* d'être sur un bateau RCI, Azamara, ou Celebrity... Et ça tombe bien, c'est le cas 😎:
http://www.valetparkingbcn.es/index.php?lang=fr Avec ce système, on va pratiquement au terminal avec la voiture. On sort les valises qu'on donne aux celebritymen. Le parking est juste devant, notre voiture est prise en charge, sera emportée au parking "Valet" et sera rapportée au même endroit le matin du débarquement. Du coup, c'est exactement comme à Savone... les bagages passent directement de notre voiture au bateau... et ce pour 159 euros pour les 12 jours donc plus économique, puisque pas de taxi AR... et pour 10 euros de plus, ils te rendent ta voiture lavée de la veille... 😛 Réservation sur Internet (il faut donner son identité et le n° de la voiture), et paiement sur place.
A noter que ce parking marche aussi pour les autres compagnies (Costa, MSC, etc...) mais il faut alors aller porter sa voiture au parking, pas loin "à vol d'oiseau", mais par la rue à 5 ou 6 km du port... donc dans ce cas, moins intéressant que le WTC...
D'autres parking, mais un peu plus lointains sont également disponible avec des tarifs spéciaux pour les croiséristes, comme
http://www.bsmsa.es/...litoral-port-2023-en
qui ferait 107.50 euros pour 12 jours, mais sans doute des frais de taxi supérieurs à ceux évoqués pour le WTC... (oui, il y a peut-être aussi des bus municipaux, mais ça, avec 6 valises + 2 sacs à main, totalisant un peu plus de 100 kg, c'est pour les sportifs entraînés... 😉 )
Voilà... l'environnement "péri-croisière est donc prêt. On prévoit de laisser notre voiture vers 10h 30... et espérons embarquer ensuite le plus rapidement possible... mais si c'est pas le cas, ça permettra de tester ce que Celebrity a prévu pour faire patienter ses passagers de suites... 😎
Bon, maintenant, va falloir un peu voir comment on va occuper les journées d'escales... mais on a encore le temps... 😇
En sachant que l'escale Villefranche (sur mer de préférence 😉) est déjà "remplie", puisqu'on passe la journée avec des amis niçois qui viendront nous chercher à l'arrivée des chaloupes... Sachant que l'arrivée est prévue à 10:00, on devrait être à terre entre 10:30 et 11:00... et retour bateau à prévoir pour 18:00 (départ à 20:00).
Et ça fait J - 46 ! 🙂
Avis sur un itinéraire de seize jours au Sri Lanka en avril/mai? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans un peu moins de 3 semaines (le 19 Avril) pour 16 jours pleins au Sri Lanka. J'ai préparé l'itinéraire suivant:
J1 Colombo Fort - Kandy J2 Kandy J3 Dambulla - Sigiyria J4 Sigiyria - Pollonaruwa J5 Pollonaruwa (Huluru Eco Park) J6 Pollonaruwa - Kandy - Hatton/Dalhousie J7 Adam's peak - Nuwara Elya J8 Nuwara Elya (Horton Plains) J9 Nuwara Elya - Haputale J10 Haputale J11 Haputale - Ella J12 Ella J13 Ella - Mirissa J14 Mirissa J15 Mirissa J16 Mirissa - Airport
Qu'en pensez vous? Vaudrait-il mieux filer directement sur Pollonaruwa au lieu de Kandy? Nous devons arriver vers 16h30 à l'a��roport. Si nous comptons 1h de formalités immigration+douanes, y a t-il possibilité de rejoindre Kandy en bus le soir même?
Merci d'avance.
Nous partons dans un peu moins de 3 semaines (le 19 Avril) pour 16 jours pleins au Sri Lanka. J'ai préparé l'itinéraire suivant:
J1 Colombo Fort - Kandy J2 Kandy J3 Dambulla - Sigiyria J4 Sigiyria - Pollonaruwa J5 Pollonaruwa (Huluru Eco Park) J6 Pollonaruwa - Kandy - Hatton/Dalhousie J7 Adam's peak - Nuwara Elya J8 Nuwara Elya (Horton Plains) J9 Nuwara Elya - Haputale J10 Haputale J11 Haputale - Ella J12 Ella J13 Ella - Mirissa J14 Mirissa J15 Mirissa J16 Mirissa - Airport
Qu'en pensez vous? Vaudrait-il mieux filer directement sur Pollonaruwa au lieu de Kandy? Nous devons arriver vers 16h30 à l'a��roport. Si nous comptons 1h de formalités immigration+douanes, y a t-il possibilité de rejoindre Kandy en bus le soir même?
Merci d'avance.
Avis sur itinéraire de 17 jours au Costa Rica? English translation pending
Bonjour,
Après avoir bien « épluché » les itinéraires des uns et des autres, les messages sur les forums (merci à tous ceux qui en laissent, c'est le début du voyage !!), à mon tour de vous suggérer notre itinéraire (oui, un enième !) …
Nous sommes une famille de 5 (3 enfants de 8, 11 et 14 ans). Ce qui nous intéresse : la faune, la flore, les plages (besoin de chaleur !!), les belles balades… et bien sûr les gens du pays !
J’ai des questions ! A commencer par celle-ci : est-il judicieux de commencer par Tortuguero, ce qui permet, semble-t-il, d’éviter la location de voiture pendant les premiers jours ?
J1 arrivée Alajuela
J2 Alajuela / Tortuguero en bus ( ?)
J3 visite Parc Tortuguero
J4 retour sur Alajuela (bus) et direction (loc voiture) secteur Monteverde
J5 activités (canopy…) Monteverde
J6 Monteverde / route direction Parc Manuel Antonio
J7 visite Parc Manuel Antonio (c’est un vendredi, pas trop de monde ??)
J8 route pour Dominical
J9 repos/baignade/surf (Dominical ?)
J10 Route direction Bahia Drake
J11 visite parc Corcovado
J12 Bahia Drake / route pour secteur Cartago / Orosi (quelle durée faut-il prévoir ?)
J13 visite Volcan Irazu ( ??)
J14 route pour Puerto Viejo (quel temps de route faut-il prévoir ici aussi ?)
J15 visite réserve Yorkin
J16 Visite du Parc Cahuita
J17 retour sur Alajuela
J18 départ en fin de journée (ce qui permet peut-être une visite du volcan Poas)
Les temps de routes sont-ils réalisables en prenant son temps afin de bien profiter ? Des suggestions sur ce parcours ? Nous ne voulons pas "courir" non plus... Je suis tentée par un jour de plus dans le Corcovado, mais sur quoi faire l'impasse ? Dans un premier itinéraire, j’avais placé Tortuguero juste avant la côte Caraïbe (fin de séjour), est-ce mieux ?
Merci pour votre aide précieuse !!
Valérie
Après avoir bien « épluché » les itinéraires des uns et des autres, les messages sur les forums (merci à tous ceux qui en laissent, c'est le début du voyage !!), à mon tour de vous suggérer notre itinéraire (oui, un enième !) …
Nous sommes une famille de 5 (3 enfants de 8, 11 et 14 ans). Ce qui nous intéresse : la faune, la flore, les plages (besoin de chaleur !!), les belles balades… et bien sûr les gens du pays !
J’ai des questions ! A commencer par celle-ci : est-il judicieux de commencer par Tortuguero, ce qui permet, semble-t-il, d’éviter la location de voiture pendant les premiers jours ?
J1 arrivée Alajuela
J2 Alajuela / Tortuguero en bus ( ?)
J3 visite Parc Tortuguero
J4 retour sur Alajuela (bus) et direction (loc voiture) secteur Monteverde
J5 activités (canopy…) Monteverde
J6 Monteverde / route direction Parc Manuel Antonio
J7 visite Parc Manuel Antonio (c’est un vendredi, pas trop de monde ??)
J8 route pour Dominical
J9 repos/baignade/surf (Dominical ?)
J10 Route direction Bahia Drake
J11 visite parc Corcovado
J12 Bahia Drake / route pour secteur Cartago / Orosi (quelle durée faut-il prévoir ?)
J13 visite Volcan Irazu ( ??)
J14 route pour Puerto Viejo (quel temps de route faut-il prévoir ici aussi ?)
J15 visite réserve Yorkin
J16 Visite du Parc Cahuita
J17 retour sur Alajuela
J18 départ en fin de journée (ce qui permet peut-être une visite du volcan Poas)
Les temps de routes sont-ils réalisables en prenant son temps afin de bien profiter ? Des suggestions sur ce parcours ? Nous ne voulons pas "courir" non plus... Je suis tentée par un jour de plus dans le Corcovado, mais sur quoi faire l'impasse ? Dans un premier itinéraire, j’avais placé Tortuguero juste avant la côte Caraïbe (fin de séjour), est-ce mieux ?
Merci pour votre aide précieuse !!
Valérie
Malaisie: rejoindre Redang et Rawa depuis les Perhentian (Kecil) English translation pending
Bonjour!
En Partant de Kecil j'aimerai rejoindre Redang et Rawa pour une journée ou plus si possible mais je ne trouve pas d'info sur les bateaux ou taxi boat dispo pour se rendre sur ces iles...et à quel prix... La seule chose que j'ai trouvée c'est qu'il existe un bateau qui relie les iles pour 500RM! bien trop cher pour moi!!! Peut être qu'avec les bâteaux partant pour la plongée on a la possibilité de se faire déposer pour pas trop cher...ou alors louer un taxi boat...??? Pouvez-vous m'apporter des informations? D'avance merci pour votre aide!!!🙂
En Partant de Kecil j'aimerai rejoindre Redang et Rawa pour une journée ou plus si possible mais je ne trouve pas d'info sur les bateaux ou taxi boat dispo pour se rendre sur ces iles...et à quel prix... La seule chose que j'ai trouvée c'est qu'il existe un bateau qui relie les iles pour 500RM! bien trop cher pour moi!!! Peut être qu'avec les bâteaux partant pour la plongée on a la possibilité de se faire déposer pour pas trop cher...ou alors louer un taxi boat...??? Pouvez-vous m'apporter des informations? D'avance merci pour votre aide!!!🙂
Croisière "Îles et terre du soleil" sur le NéoRomantica du 2 mars 2012? English translation pending
bonsoir, quelqu un a t il des nouvelles des personnes qui font actuellement la croisiere iles et terres du soleil sur le neoromantica. Ils sont partis le 2 mars 2012 Merci
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Splendida en Méditerranée (février 2012) - 2ème parcours English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Dans la poursuite des escales du MSC Splendida en Méditerranée….
En décembre 2011, nous avions fait les escales suivantes avec le MSC Splendida :
- Embarquement et Débarquement à Gênes
- Escales : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence et Marseille
Le compte-rendu de ces escales et du bateau est consultable ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4696604;page=unread#unread
Pour cette nouvelle croisière sur le MSC Splendida qui s’est déroulée du 17 au 24 février 2012, nous avons fait :
- Embarquement et Débarquement à Marseille
- Escales : Gênes, Barcelone, La Valette, La Goulette, et Civitavecchia.
Les préparatifs de cette croisière sont consultables ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=4599625;page=unread#unread
Vous trouverez ci-après un compte-rendu progressif de cette nouvelle croisière.
Bonne lecture.
Catherine
Dans la poursuite des escales du MSC Splendida en Méditerranée….
En décembre 2011, nous avions fait les escales suivantes avec le MSC Splendida :
- Embarquement et Débarquement à Gênes
- Escales : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence et Marseille
Le compte-rendu de ces escales et du bateau est consultable ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4696604;page=unread#unread
Pour cette nouvelle croisière sur le MSC Splendida qui s’est déroulée du 17 au 24 février 2012, nous avons fait :
- Embarquement et Débarquement à Marseille
- Escales : Gênes, Barcelone, La Valette, La Goulette, et Civitavecchia.
Les préparatifs de cette croisière sont consultables ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=4599625;page=unread#unread
Vous trouverez ci-après un compte-rendu progressif de cette nouvelle croisière.
Bonne lecture.
Catherine
Croisière Venise - Olympie - Istanbul sur le MSC Divina le 27 octobre 2012 English translation pending
Je pars seule (pas réussie à convaincre mon mari de venir avec nous) avec mon fils, qui aura 14 ans, sur le MSC Divina, du 27 octobre au 3 novembre 2012 (Venise - Bari - Olympie - Izmir - Istanbul - Dubrovnik - Venise). Nous aimerions rencontrer d'autres francophones qui ont choisi cette croisière, afin de ne pas nous sentir trop seuls.
Croisière MSC Splendida en Méditerranée English translation pending
Bonjour,
je m'apprête à faire une croisière sur le MSC SPLENDIDA de 8 jours en méditerrannée - départ le 31 Mars ; Genes, barcelone, la valette, la goulette, ...
Y a t il quelqu'un du forum qui l'a déjà faite ? les excursions sont-elles intéressantes ?
pourriez vous me dire si vous connaissez ce bateau et sur les prestations sont aussi bien que celle de COSTA -j'ai fait deux COSTA, j'ai trouvé que c'était très bien -nourriture, prestations, services, spectacles..
Merci j'attends vos réponses avec impatience. Très cordialement Michelle
pourriez vous me dire si vous connaissez ce bateau et sur les prestations sont aussi bien que celle de COSTA -j'ai fait deux COSTA, j'ai trouvé que c'était très bien -nourriture, prestations, services, spectacles..
Merci j'attends vos réponses avec impatience. Très cordialement Michelle
Compte rendu de deux semaines de voyage à Oman English translation pending
Bonjour,
Quelques semaines après mon retour de Oman, ci-joint un « long » compte rendu de mon voyage , avec toutes mes impressions, commentaires et coup de cœur de cette très belle aventure Omanaise ! Voyage effectué en véhicule 4X4 , 2 filles seules ( mais arabisantes) et avec un budget voyage « moyen » de 1200 euros par personne (vol / hotels / nourriture/ location voiture) grace à un mélange de nuitées en hôtel de base et de camping !
A signaler : 1 / le voyage a été préparé comme un grand « 8 » autour de Mascate, car l’amie de la première semaine « changeait » pour une autre amie accompagnant la 2 ième semaine = il fallait prévoir repasser par l’aéroport de Mascate à mi parcours pour faire « l’échange de copine ». La première semaine étant organisée avec un parcours vers les montagnes de 3ouest de Mascate dans la zone de « BARKA / AL HAMRA / NIZWA alors que l’itinéraire de la deuxième semaine nous emmènerait découvrir l’EST dans la zone de « SUR / désert de WAHIBA et IBRA » Nous avons volontairement fait l’impasse vers le Sud du pays et Salaalah car bien trop éloigné géographiquement. ..À prévoir dans un deuxième voyage !!
2 / J’avais pu obtenir grâce à un ami vivant à Oman, la bible indispensable à ce voyage : le « Oman off road » pour préparer en détail tout l’itinéraire du voyage. Tout le parcours était donc bien établi à notre arrivée, surtout qu’un super forumeur « GILFOV » vivant à Mascate m’avait très gentiment «vérifié, conseillé et corrigé » le parcours établi !..ENCORE MERCI GILLES !!
3 / voyageant sur Egyptair régulièrement, j’ai la chance d’avoir droit à enregistrer 3 valises et mon amie à 2 (standard Egyptair = 2x23kg en vol international). Nous avions donc chacune un 1er sac avec nos effets personnels, un second sac avec « sac de couchage/ tente, matelas et couverture extra).et moi ayant droit à une « troisième valise » ai pris en réalité une glacière avec tout le petit matériel nécessaire au camping = ouvre boite, tire bouchon, briquet, casserole, assiettes et verres plastiques, nattes pour s’asseoir ….pour n’avoir à acheter sur place que le consommable.
4 / voyage effectué entre le 12 janvier et le 04 février 2012 ; Période idéale car « hiver à Oman », température moyenne « vivable » prévue, même si des nuitées en montagne probablement fraiches à très fraiches annoncées ! (alors même que Oman est en principe un pays désertique horriblement chaud la plupart de l’année !) Avions peur de voir la pluie et de ne pouvoir faire tous les Wadi espérés, nous aurons au final beaucoup de chance car 2 semaines de grand ciel bleu sans interruption !! et pas une goute de pluie !! .. 24 Degrés la journée en montagne et 28 le long des cotes … température idéale pour toute la durée du voyage, sachant que c’est l’hiver !! lol !! (Et entendrons à la TV que la vague de froid est arrivée en Europe avec des températures annoncées à moins 10 !!)
J1 : arrivée 4 heure du matin à l’aéroport de Mascate : files interminables pour l’obtention du visa, pas de grande vitesse d’exécution du personnel …cela ne me change pas beaucoup de l’Egypte où j’habite !! Grace à mon passeport européen, obtention du visa sur place, moyennant un change sur place a taux pas préférentiel du tout d’euros = 20 rials le visa (soit approx. 40 euros), cela calme de suite : Oman est un pays pour touristes riches !! … il parait que depuis mon retour le visa à par contre baissé, tant mieux pour les suivants !!
Prise du véhicule loué via le site « locationvoiture.fr » au comptoir de Europcar : Un Toyota PRADO / avec 2 ième chauffeur inclus et GPS inclus pour 767 euros les 2 semaines. Le représentant au comptoir ne sera pas du tout aidant, nous « balançant » le véhicule sans explication du système 4X4 ( vous n’avez qu’à lire les explications notées là ! ) , nous donnant un GPS qui ne fonctionne pas, puis après insistance pour le changer, nous donnant le second et seul restant, tout neuf MAIS en allemand … (vous n’avez qu’à lire le mode d’emploi pour le mettre en ce que vous voulez !! ) …
Bref, c’est un peu énervée, après 2 heures perdu à l’aéroport mais assise au volant d’un super véhicule tout beau, tout blanc et en parfait état que nous sommes parties vers Mascate. Objectif numéro 1 : trouver un café et un croissant : merci au GPS que nous avons pu changer en français, nous avons trouvé le COSTA CAFE et pris un bon petit déjeuner … probablement le plus chère de Mascate ! 18 rials pour 2 cafés et 2 croissants, mais bon, cela nous a bien aidées à nous réveiller vraiment après ce vol de nuit où nous n’avons de fait pas vraiment dormi ! Mon conseil : évitez les grandes chaines de fast food si vous êtes « petit budget » à Oman !!
Objectif numéro 2 : visite de la mosquée du sultan Quabos ce samedi matin car seul possibilité du voyage pour la voir, rentrant à Mascate vendredi prochain pour poser la copine à l’aéroport (elle ne peut voyager qu’une semaine) et la mosquée sera alors fermée car jour de prière !
QUI N’A PAS VU LA MOSQUEE DU SULTAN QUABOS N’A PAS VU DE MOSQUEE !! Elle est juste incroyable, grandiose, belle, … tous les adjectifs lui conviennent !!!… Et pourtant vivant en moyen orient depuis plus de 10 ans, j’en ai vu des mosquées !! Tous les meilleurs artisans d’art islamique et oriental ont été regroupés pour faire une merveille !
Après la mosquée, petit tour à la vieille ville historique de MUTRAH , petit tour sur la corniche, dans les souks, et direction carrefour pour faire le plein de nourriture pour la semaine… et déjeuner d’une pizza au food court (autre fast food à éviter pour les petits budgets : pizza super chère et pas plus terrible que ça !!)
Enfin, arrivée à notre lieu de résidence pour cette première nuit à Oman : la maison d’hôte « LANAVILLA » http://www.lanavilla-oman.com : Réservation par internet. 40 rials TTC la chambre double, petit déjeuner –gargantuesque - inclus. Mic le gérant m’avait recontactée par mail pour confirmer mon arrivée, m’envoyer les infos pour m’y rendre et nous y a fait un super accueil = une bonne adresse à recommander !!
Le soir, RDV avec GILFOV et son épouse pour enfin faire connaissance « en vrai » et partager un dîner dans un super resto indien (Gilles je t’attends au Caire pour t’amener dans le meilleur resto Egyptien de la capitale !). Hélas mon amie elle restera au lit à la villa car arrivée en vacances malade, elle préfère se reposer et se remettre du vol de nuit pour être en forme demain !
J2 : Grand ciel bleu et température extérieure affichée au compteur : 24 degrés ! Le top ! Route vers le fort de Nakhal (merci le GPS) et première visite. Fort très joli, vue impressionnante du haut des Terrace de la plaine et des montagnes que nous allons parcourir ! Direction Wadi Bani Kharus (route 14 du OOR) pour y découvrir les maisons de type Yéménite…que nous ne trouverons jamais !! On a dû les passer sans les voir car, moi trop occupée à conduire et regarder la piste et mon amie ne maitrisant pas trop bien l’art du co-pilotage et de la lecture et interprétation surtout des cartes de l’OOR !...de plus, elle est encore malade, donc les trekkings vont se transformer en ballades très accessibles. Premier arrêt au village de AS SUWAYH pour y voir les maisons de pierre abandonnées ; et première rencontre avec les enfants du village qui vont nous conduire chez eux pour y prendre le thé et nous offrir les dates avec leur mère et leur sœur … un beau moment de rencontre , facilité par l’égyptien que nous parlons et un réel plaisir de pouvoir communiquer avec les gens … et puis surtout première leçon de savoir faire et de diplomatie à l’omanaise avec le rituel du café car toute une gestuelle des mains à connaître pour exprimer si on en veux encore ou non … Nous nous arrêterons tôt pour cette première journée car mon amie fait son baptême de camping, ne connaît pas encore son matériel et je ne veux pas monter le camp dans le noir ! Nous poserons donc notre tente au point recommandé du OOR sur la piste rejoignant le au Awf que nous avons l’intention de visiter le lendemain ! Bois mort à volonté autour de nous pour notre premier feu de camp et première nuit sous un ciel super étoilé, au calme, et seules au bout du monde !!
NB/ ai appris aussi à la copine à bruler son papier toilette pour ne pas se retrouver comme en Egypte dans le désert blanc dans des sites pollués par le passage des trop nombreux campeurs … Car même si les besoins naturels doivent se faire, mieux vaux minimiser son impact sur la nature si on veut que Oman reste une magnifique destination de voyage aventure et de camping dans des lieux préservés!
AVIS AUX CAMPEURS : n’oubliez pas vos briquets ou allumettes en plus de votre papier toilette !!
J3 : réveil, petit déj, plier le camps et départ sous un beau ciel bleu direction Wadi Bani AWF (OOR route 13). Premier arrêt pour une promenade au « little snake canyon » : Un passage plutôt « gymnastique » au milieu de gros éboulis au début du canyon, puis une magnifique promenade dans le canyon jusqu’au fameux « scoop » et découverte de très jolies petites piscines naturelles d’eau douce, translucide …avec même les petits poissons dedans !! GROS regret d’avoir oublié de mettre le maillot de bain sous nos habits, ce ne sera du coup qu’un bain de pied !! Continuation de la piste vers le village de BALAD SAYT : et ENOOOOOOOOOORME coup de cœur pour ce village magnifique et ses cultures en Terrace, situé au cœur d’une vallée perdue. Très belle promenade dans le village, les champs le long d’un sentier puis d’un falaj (en fait nous en suivrons ensuite pas mal, car très souvent les plus belles promenades !) accompagné par quelques ado tout contents de nous montrer leur village. L’après midi du coup est déjà bien avancée et nous ne souhaitons pas faire le remontée de la montagne dans la pénombre car cette partie de la route semble bien « challenging », nous poserons donc nos tentes le soir tôt juste à coté du terrain de foot proche du village. Nous demanderons aux ados pour acheter du bois et en recevrons plus que nécessaire pour le feu du soir sans jamais vouloir accepter notre argent !!
DE FAIT ; la piste de WADI BANI AWF est à postiori LA PLUS TECHNIQUE, car est une vrai piste, très étroite par moment (surtout la partie passage au fond du), à la remontée très impressionnante et surtout TRES LONGUE = plus de 10km de lacets et piste étroite par endroit réellement posée entre falaise et ravin. = très contente de l’avoir fait dans ce sens « Al Awabi VERS Al Hamra » car ai rencontré des autres voyageurs au fond du wadi totalement stressés de l’avoir descendu la partie la plus difficile car dans l'autre sens la vue est permanente sur le ravin !! … moi au moins je regardais vers le haut en grimpant la montagne pour le passeage le plus impressionnant !!
MON AVIS : En partant tôt le premier jour pour le Wadi Bani Kharus puis le Wadi Bani Awf, et avec une partenaire de route plus aguerrie à la lecture de carte et au camping ; nous aurions pu les faire les 2 Wadi en 2 jours et une seule nuit de camping ; en posant le camps du coté du little snake canyon ou en bas du Wadi Awf (2 points de camping recommandés dans le OOR) …
MAIS : dans ce cas, à surtout ne pas faire ces canyons en premières journée de voyage car nécessite d’avoir bien en main le véhicule et la maitrise de ses dimensions … pour nous, comme c’était nos premiers jours de voyage avec la prise en main de la voiture … je ne suis pas mécontente d’avoir « trainé » sur cette route très technique car du coup je n’étais pas stressée par le temps et le risque de nous retrouver au milieu de la piste de montagne dans la pénombre du soir qui arrive très tôt et très vite à cette période de l’année !
suite du voyage dans un prochain post, a dispo pour vous donner des infos complémentaires à propos de ce MAGNIFIIIIIIIIIQUE PAYS... pour ce que j'en ai découvert en fait !
Quelques semaines après mon retour de Oman, ci-joint un « long » compte rendu de mon voyage , avec toutes mes impressions, commentaires et coup de cœur de cette très belle aventure Omanaise ! Voyage effectué en véhicule 4X4 , 2 filles seules ( mais arabisantes) et avec un budget voyage « moyen » de 1200 euros par personne (vol / hotels / nourriture/ location voiture) grace à un mélange de nuitées en hôtel de base et de camping !
A signaler : 1 / le voyage a été préparé comme un grand « 8 » autour de Mascate, car l’amie de la première semaine « changeait » pour une autre amie accompagnant la 2 ième semaine = il fallait prévoir repasser par l’aéroport de Mascate à mi parcours pour faire « l’échange de copine ». La première semaine étant organisée avec un parcours vers les montagnes de 3ouest de Mascate dans la zone de « BARKA / AL HAMRA / NIZWA alors que l’itinéraire de la deuxième semaine nous emmènerait découvrir l’EST dans la zone de « SUR / désert de WAHIBA et IBRA » Nous avons volontairement fait l’impasse vers le Sud du pays et Salaalah car bien trop éloigné géographiquement. ..À prévoir dans un deuxième voyage !!
2 / J’avais pu obtenir grâce à un ami vivant à Oman, la bible indispensable à ce voyage : le « Oman off road » pour préparer en détail tout l’itinéraire du voyage. Tout le parcours était donc bien établi à notre arrivée, surtout qu’un super forumeur « GILFOV » vivant à Mascate m’avait très gentiment «vérifié, conseillé et corrigé » le parcours établi !..ENCORE MERCI GILLES !!
3 / voyageant sur Egyptair régulièrement, j’ai la chance d’avoir droit à enregistrer 3 valises et mon amie à 2 (standard Egyptair = 2x23kg en vol international). Nous avions donc chacune un 1er sac avec nos effets personnels, un second sac avec « sac de couchage/ tente, matelas et couverture extra).et moi ayant droit à une « troisième valise » ai pris en réalité une glacière avec tout le petit matériel nécessaire au camping = ouvre boite, tire bouchon, briquet, casserole, assiettes et verres plastiques, nattes pour s’asseoir ….pour n’avoir à acheter sur place que le consommable.
4 / voyage effectué entre le 12 janvier et le 04 février 2012 ; Période idéale car « hiver à Oman », température moyenne « vivable » prévue, même si des nuitées en montagne probablement fraiches à très fraiches annoncées ! (alors même que Oman est en principe un pays désertique horriblement chaud la plupart de l’année !) Avions peur de voir la pluie et de ne pouvoir faire tous les Wadi espérés, nous aurons au final beaucoup de chance car 2 semaines de grand ciel bleu sans interruption !! et pas une goute de pluie !! .. 24 Degrés la journée en montagne et 28 le long des cotes … température idéale pour toute la durée du voyage, sachant que c’est l’hiver !! lol !! (Et entendrons à la TV que la vague de froid est arrivée en Europe avec des températures annoncées à moins 10 !!)
J1 : arrivée 4 heure du matin à l’aéroport de Mascate : files interminables pour l’obtention du visa, pas de grande vitesse d’exécution du personnel …cela ne me change pas beaucoup de l’Egypte où j’habite !! Grace à mon passeport européen, obtention du visa sur place, moyennant un change sur place a taux pas préférentiel du tout d’euros = 20 rials le visa (soit approx. 40 euros), cela calme de suite : Oman est un pays pour touristes riches !! … il parait que depuis mon retour le visa à par contre baissé, tant mieux pour les suivants !!
Prise du véhicule loué via le site « locationvoiture.fr » au comptoir de Europcar : Un Toyota PRADO / avec 2 ième chauffeur inclus et GPS inclus pour 767 euros les 2 semaines. Le représentant au comptoir ne sera pas du tout aidant, nous « balançant » le véhicule sans explication du système 4X4 ( vous n’avez qu’à lire les explications notées là ! ) , nous donnant un GPS qui ne fonctionne pas, puis après insistance pour le changer, nous donnant le second et seul restant, tout neuf MAIS en allemand … (vous n’avez qu’à lire le mode d’emploi pour le mettre en ce que vous voulez !! ) …
Bref, c’est un peu énervée, après 2 heures perdu à l’aéroport mais assise au volant d’un super véhicule tout beau, tout blanc et en parfait état que nous sommes parties vers Mascate. Objectif numéro 1 : trouver un café et un croissant : merci au GPS que nous avons pu changer en français, nous avons trouvé le COSTA CAFE et pris un bon petit déjeuner … probablement le plus chère de Mascate ! 18 rials pour 2 cafés et 2 croissants, mais bon, cela nous a bien aidées à nous réveiller vraiment après ce vol de nuit où nous n’avons de fait pas vraiment dormi ! Mon conseil : évitez les grandes chaines de fast food si vous êtes « petit budget » à Oman !!
Objectif numéro 2 : visite de la mosquée du sultan Quabos ce samedi matin car seul possibilité du voyage pour la voir, rentrant à Mascate vendredi prochain pour poser la copine à l’aéroport (elle ne peut voyager qu’une semaine) et la mosquée sera alors fermée car jour de prière !
QUI N’A PAS VU LA MOSQUEE DU SULTAN QUABOS N’A PAS VU DE MOSQUEE !! Elle est juste incroyable, grandiose, belle, … tous les adjectifs lui conviennent !!!… Et pourtant vivant en moyen orient depuis plus de 10 ans, j’en ai vu des mosquées !! Tous les meilleurs artisans d’art islamique et oriental ont été regroupés pour faire une merveille !
Après la mosquée, petit tour à la vieille ville historique de MUTRAH , petit tour sur la corniche, dans les souks, et direction carrefour pour faire le plein de nourriture pour la semaine… et déjeuner d’une pizza au food court (autre fast food à éviter pour les petits budgets : pizza super chère et pas plus terrible que ça !!)
Enfin, arrivée à notre lieu de résidence pour cette première nuit à Oman : la maison d’hôte « LANAVILLA » http://www.lanavilla-oman.com : Réservation par internet. 40 rials TTC la chambre double, petit déjeuner –gargantuesque - inclus. Mic le gérant m’avait recontactée par mail pour confirmer mon arrivée, m’envoyer les infos pour m’y rendre et nous y a fait un super accueil = une bonne adresse à recommander !!
Le soir, RDV avec GILFOV et son épouse pour enfin faire connaissance « en vrai » et partager un dîner dans un super resto indien (Gilles je t’attends au Caire pour t’amener dans le meilleur resto Egyptien de la capitale !). Hélas mon amie elle restera au lit à la villa car arrivée en vacances malade, elle préfère se reposer et se remettre du vol de nuit pour être en forme demain !
J2 : Grand ciel bleu et température extérieure affichée au compteur : 24 degrés ! Le top ! Route vers le fort de Nakhal (merci le GPS) et première visite. Fort très joli, vue impressionnante du haut des Terrace de la plaine et des montagnes que nous allons parcourir ! Direction Wadi Bani Kharus (route 14 du OOR) pour y découvrir les maisons de type Yéménite…que nous ne trouverons jamais !! On a dû les passer sans les voir car, moi trop occupée à conduire et regarder la piste et mon amie ne maitrisant pas trop bien l’art du co-pilotage et de la lecture et interprétation surtout des cartes de l’OOR !...de plus, elle est encore malade, donc les trekkings vont se transformer en ballades très accessibles. Premier arrêt au village de AS SUWAYH pour y voir les maisons de pierre abandonnées ; et première rencontre avec les enfants du village qui vont nous conduire chez eux pour y prendre le thé et nous offrir les dates avec leur mère et leur sœur … un beau moment de rencontre , facilité par l’égyptien que nous parlons et un réel plaisir de pouvoir communiquer avec les gens … et puis surtout première leçon de savoir faire et de diplomatie à l’omanaise avec le rituel du café car toute une gestuelle des mains à connaître pour exprimer si on en veux encore ou non … Nous nous arrêterons tôt pour cette première journée car mon amie fait son baptême de camping, ne connaît pas encore son matériel et je ne veux pas monter le camp dans le noir ! Nous poserons donc notre tente au point recommandé du OOR sur la piste rejoignant le au Awf que nous avons l’intention de visiter le lendemain ! Bois mort à volonté autour de nous pour notre premier feu de camp et première nuit sous un ciel super étoilé, au calme, et seules au bout du monde !!
NB/ ai appris aussi à la copine à bruler son papier toilette pour ne pas se retrouver comme en Egypte dans le désert blanc dans des sites pollués par le passage des trop nombreux campeurs … Car même si les besoins naturels doivent se faire, mieux vaux minimiser son impact sur la nature si on veut que Oman reste une magnifique destination de voyage aventure et de camping dans des lieux préservés!
AVIS AUX CAMPEURS : n’oubliez pas vos briquets ou allumettes en plus de votre papier toilette !!
J3 : réveil, petit déj, plier le camps et départ sous un beau ciel bleu direction Wadi Bani AWF (OOR route 13). Premier arrêt pour une promenade au « little snake canyon » : Un passage plutôt « gymnastique » au milieu de gros éboulis au début du canyon, puis une magnifique promenade dans le canyon jusqu’au fameux « scoop » et découverte de très jolies petites piscines naturelles d’eau douce, translucide …avec même les petits poissons dedans !! GROS regret d’avoir oublié de mettre le maillot de bain sous nos habits, ce ne sera du coup qu’un bain de pied !! Continuation de la piste vers le village de BALAD SAYT : et ENOOOOOOOOOORME coup de cœur pour ce village magnifique et ses cultures en Terrace, situé au cœur d’une vallée perdue. Très belle promenade dans le village, les champs le long d’un sentier puis d’un falaj (en fait nous en suivrons ensuite pas mal, car très souvent les plus belles promenades !) accompagné par quelques ado tout contents de nous montrer leur village. L’après midi du coup est déjà bien avancée et nous ne souhaitons pas faire le remontée de la montagne dans la pénombre car cette partie de la route semble bien « challenging », nous poserons donc nos tentes le soir tôt juste à coté du terrain de foot proche du village. Nous demanderons aux ados pour acheter du bois et en recevrons plus que nécessaire pour le feu du soir sans jamais vouloir accepter notre argent !!
DE FAIT ; la piste de WADI BANI AWF est à postiori LA PLUS TECHNIQUE, car est une vrai piste, très étroite par moment (surtout la partie passage au fond du), à la remontée très impressionnante et surtout TRES LONGUE = plus de 10km de lacets et piste étroite par endroit réellement posée entre falaise et ravin. = très contente de l’avoir fait dans ce sens « Al Awabi VERS Al Hamra » car ai rencontré des autres voyageurs au fond du wadi totalement stressés de l’avoir descendu la partie la plus difficile car dans l'autre sens la vue est permanente sur le ravin !! … moi au moins je regardais vers le haut en grimpant la montagne pour le passeage le plus impressionnant !!
MON AVIS : En partant tôt le premier jour pour le Wadi Bani Kharus puis le Wadi Bani Awf, et avec une partenaire de route plus aguerrie à la lecture de carte et au camping ; nous aurions pu les faire les 2 Wadi en 2 jours et une seule nuit de camping ; en posant le camps du coté du little snake canyon ou en bas du Wadi Awf (2 points de camping recommandés dans le OOR) …
MAIS : dans ce cas, à surtout ne pas faire ces canyons en premières journée de voyage car nécessite d’avoir bien en main le véhicule et la maitrise de ses dimensions … pour nous, comme c’était nos premiers jours de voyage avec la prise en main de la voiture … je ne suis pas mécontente d’avoir « trainé » sur cette route très technique car du coup je n’étais pas stressée par le temps et le risque de nous retrouver au milieu de la piste de montagne dans la pénombre du soir qui arrive très tôt et très vite à cette période de l’année !
suite du voyage dans un prochain post, a dispo pour vous donner des infos complémentaires à propos de ce MAGNIFIIIIIIIIIQUE PAYS... pour ce que j'en ai découvert en fait !
Astuces pour visiter Lyon, Vérone, Venise et Florence English translation pending
Bonjour,
Cette année, nous sommes partis deux semaines en Italie du Nord et je souhaiterais partager cette expérience avec vous. Nous avons effectué un voyage trés agréable et fort intéressant. Nous sommes partis en voiture et nous avons fait essentiellement du camping.
Nous avons commencé notrepériple par LYON: Logement: hôtel à côté de la gare de Perache, trés pratique car à côté du métro. En revanche le quartier laisse un peu à désirer..... 2 Journées suffises pour visiter la ville. Le centre historique est fort beau. Il faut absolument monter à Fourvière par le funiculaire, la vue panoramique est magnifique. N'oubliez pas les jumelles. Sur la colline de fourvière se trouve un amphithéâtre romain impressionnant avec un musée sur l'histoire de la ville. C'est fort intéressant car cela permet de connaître les prémices de la ville. Nous avons visité le musée des Beaux arts qui est assez grand dont le jardin intérieur est magnifique. Le musée des frères lumière est lui aussi à voir. Il vous racontera l'histoire de la famille Lumière.
Où manger? dans un des nombreux bouchons du vieux lyon, c'est trés touristique dans le quartier de Pérache, juste à côté de la gare de Pérache, nous avons trouvé une grande brasserie. La salle est immense et il y reigne une ambiance trés particulière. Comment vous dire?? En entrant dans cette brasserie, on a l'impression de plonger dans les années folles et dans le burlesque. Les mets sont délicieux, les servieurs trés agréables et de trés bonne humeur voire comiques et les prix sont tout à fait abordables.
Vérone: 2 jours suffisent pour visiter cette ville merveilleuse. C'est la ville mythique de Roméo et Juliette. Pas de musée particulier à faire mais la ville en elle-même vous ravit. A voir: les différents palais la statue de Juliette, sont accès est gratuit, il faut absolument toucher son sein si vous voulez être heureux en amour les façades des maisons les châteaux l'amphithéâtre les fortifications la banlieue de Vérone car la plupart des quartiers sont résidentiels. Les maison sont jolies, colorées et leurs jardins trés bien arrangés. N'hésitez pas à vous arrêter à une terrasse pour regarder les véronais car ils sont trés trés bien habillés, quasiment tous en tenue de soirée, les dames ont de superbes toilettes. Nous les touristes étions les plus mal habillés.
Où dormir??: le seul camping de Vérone surplombe la ville ainsi que les collines avoisinantes. Le terrain n'est absolument pas plat et nous sommes les uns sur les autres. Nous avons une vue magnifique depuis la terrasse. Nous avons assisté à des couchers de soleils magnifiques mais le problème dans ce camping, c'est le bruit, car la nuit il y a des courses de motos dans la rue!!!! Les sanitaires, n'étaient pas trés propres non plus et les tarifs pas si donnés que cela: 35€/nuit pour une tente et deux personnes. Nous sommes restés uniquement pour la vue car les soirées étaient fort agréables.
A noter: Un hôtel standing moyen en Italie du nord coûte environ 50/60€ par nuit pour deux.
Où manger? Dans les nombreuses pizzerias et bien sûr n'oubliez pas de rendre visites aux nombreux glaciers.
Le Lac de Garde 25km de Vérone. De nombreux campings jalonnent ce lac. Le paysage est magnifique. Pour ceux qui souhaitent camper, je leur suggère de camper au lac et de visiter Vérone. Nous avons uniquement visité Bardolino. C'est une petite station balnéaire trés chic. Nous avons trés bien mangé dans un des nombreux restaurants et ce n'était pas cher.
Venise 3 jours de visites et 2 jours de plage dans l'Adriatique Nous avons opté pour camper au camping miramare della Punta Sabbioni Camping trés agréable, ombragé, plat, propre, 35€/nuit tente/2 pers navette gratuite depuis le camping permettant l'accès à la plage. La plage est propre, on vous prête un parasol. La mer est chaude en août, environ 28 Degrès, pas de vague et pas trop profonde. Donc idéale pour les enfants et pour les petites embarcations. Le sable est clair, c'est trés agréable. Depuis le camping, nous pouvions aller à l'embarcadère à pied pour prendre le Vaporetto (métro maritime vénitien). Nous étions à une demi heure de la place Saint Marc.
où manger? au restaurant de l'embarcadère della Punta Sabbioni pour le dépaysement complet et pour la bonne cuisine. Bon rapport qualité prix. Tout est fait maison et l'attente peut être un peu longue, mais cela vaut la peine!!!! Les clients arrivent en bateau et se garent à côté du restaurant sur un parking maritime. La vraie Dolce vità.
Comment se déplacer à Venise??? Je vous conseillerais de prendre un forfait illimité pour les transport en commun maritimes car cela est beaucoup plus économique. 20€/personne pour 2 jours de bateau illimité jour et nuit.
Que visiter? Venise centre à ne pas manquer Le Lido, trés chic, trés urbain Burano, adorable petite île peuplée de petites maisons colorées Murano, île capitale du verre de Murano. Attention aux vendeurs chinois à Venise, n'achetez pas n'importe quel verre. Par expérience, il vaut mieux acheter le verre directement aux fabricants sur l'île de Murano. Pour un petit vase, compter environ 100€. Il doit être signé et poinçonné. Le vendeur doit vous remettre un certificat d'authenticité car la pièce doit être unique. Dans Venise, de nombreux magasins chinois vous proposent des vases et de babioles en verre meilleur marché mais le grain du verre est beaucoup moins fin. Si vous voyez qu'il y a plusieurs vases identiques, méfiance car cela signifie qu'ils sont fabriqué à la chaîne en Chine.
La ville de Venise est tellement magnifique, que nous avons l'impression de faire partie intégrante d'un décor de cinéma tellement que c'est irréel. Vous verrez toutes sortes de bateaux, ambulances, pompiers, police, taxi. N'hésitez pas à vous assoir à une terrasse sur le grand canal et à observer la scène. Les palais sont magnifiques, et je vous inviterais à vous perdre dans les petites ruelles. Nous n'avons pas pu faire le palais de Doges ni les différents musées car les files d'attente étaient interminables.
Un bémol, Venise est assez chère, compter environ 3€ une tasse de café par exemple.
Florence:
Nous avons opté pour camper dans la camagne toscane à une vingtaine de km de Florence. Nous étions dans un petit village toscan perdu dans la forêt et la montagne et nous étions les seuls étrangers du village. Inutile de dire que la campagne toscane est magnifique, les couchers de soleil aussi. Les maisons sont trés bien arrangées, en général trés grandes et les jardins sont trés colorés. Les habitants sont trés gentils et fort accueillants. Nous faisions nos emplettes au village dans les petits commerçants comme autrefois. Nous avons pu manger de trés bons produits du terroir trés bon marché.
Où manger? Chez Zocchi à Pratolino bien sûr. La façade ne fait pas de mine mais une fois que vous pénétrez dans le restaurant, vous vous rendez compte que le cadre est magnifique puisque la grande terrasse surplombe un parc naturel!!!! Nous y verrez des cerfs et des sangliers en liberté depuis votre table. N'oubliez donc pas vos jumelles. On y mange de la cuisine du terroir. Le menu est à 20€. Dans cette région de toscane, au mois d'août les crépuscules sont violets! Inutile de dire que le cadre est trés romantique.
A Florence, deux jours suffisent pour visiter l'ensemble de la ville. Où se garer gratuitement?? il y a des places gratuites entre l'hyppodrome et le tramway. Il faut le savoir!
Que visiter? S'agissant d'une ville de renommée internationale, il y a beaucoup de choses à voir et à visiter. La ville elle-même est magnifique. Je vous conseillerais de prendre un pass pour les différents musées car sinon cela peut revenir trés cher. Si la campagne toscane n'est pas chère, Florence étant trés touristique est fort chère.
Le Duomo ( vue imprenable sur Florence) à ne pas faire si vous avez le vertige car il faut monter 450 marches dans le dôme. La dernier tronçon de l'escalier est impressionnant car il est bombé vers l'extérieur et vous devez le monter comme s'il s'agit d'une échelle!!! Il Ponte Vecchio Le jardin di Boboli, payant. Le musée d'art, un des plus célèbres du monde avec le Louvre. Vous pourrez admirez les oeuvres de Michelangelo, El Greco, .... C'est à Florence que l'histoire de Pinocchio fut inventée.
Voilà, j'espère que ce petit résumé vous aura donné envie de visiter le nord de l'Italie, je reste bien sûr à votre entière disposition si vous avez des questions. L'année dernière nous avions fait Rhodes et j'avais également posté quelque chose.
Cette année, nous sommes partis deux semaines en Italie du Nord et je souhaiterais partager cette expérience avec vous. Nous avons effectué un voyage trés agréable et fort intéressant. Nous sommes partis en voiture et nous avons fait essentiellement du camping.
Nous avons commencé notrepériple par LYON: Logement: hôtel à côté de la gare de Perache, trés pratique car à côté du métro. En revanche le quartier laisse un peu à désirer..... 2 Journées suffises pour visiter la ville. Le centre historique est fort beau. Il faut absolument monter à Fourvière par le funiculaire, la vue panoramique est magnifique. N'oubliez pas les jumelles. Sur la colline de fourvière se trouve un amphithéâtre romain impressionnant avec un musée sur l'histoire de la ville. C'est fort intéressant car cela permet de connaître les prémices de la ville. Nous avons visité le musée des Beaux arts qui est assez grand dont le jardin intérieur est magnifique. Le musée des frères lumière est lui aussi à voir. Il vous racontera l'histoire de la famille Lumière.
Où manger? dans un des nombreux bouchons du vieux lyon, c'est trés touristique dans le quartier de Pérache, juste à côté de la gare de Pérache, nous avons trouvé une grande brasserie. La salle est immense et il y reigne une ambiance trés particulière. Comment vous dire?? En entrant dans cette brasserie, on a l'impression de plonger dans les années folles et dans le burlesque. Les mets sont délicieux, les servieurs trés agréables et de trés bonne humeur voire comiques et les prix sont tout à fait abordables.
Vérone: 2 jours suffisent pour visiter cette ville merveilleuse. C'est la ville mythique de Roméo et Juliette. Pas de musée particulier à faire mais la ville en elle-même vous ravit. A voir: les différents palais la statue de Juliette, sont accès est gratuit, il faut absolument toucher son sein si vous voulez être heureux en amour les façades des maisons les châteaux l'amphithéâtre les fortifications la banlieue de Vérone car la plupart des quartiers sont résidentiels. Les maison sont jolies, colorées et leurs jardins trés bien arrangés. N'hésitez pas à vous arrêter à une terrasse pour regarder les véronais car ils sont trés trés bien habillés, quasiment tous en tenue de soirée, les dames ont de superbes toilettes. Nous les touristes étions les plus mal habillés.
Où dormir??: le seul camping de Vérone surplombe la ville ainsi que les collines avoisinantes. Le terrain n'est absolument pas plat et nous sommes les uns sur les autres. Nous avons une vue magnifique depuis la terrasse. Nous avons assisté à des couchers de soleils magnifiques mais le problème dans ce camping, c'est le bruit, car la nuit il y a des courses de motos dans la rue!!!! Les sanitaires, n'étaient pas trés propres non plus et les tarifs pas si donnés que cela: 35€/nuit pour une tente et deux personnes. Nous sommes restés uniquement pour la vue car les soirées étaient fort agréables.
A noter: Un hôtel standing moyen en Italie du nord coûte environ 50/60€ par nuit pour deux.
Où manger? Dans les nombreuses pizzerias et bien sûr n'oubliez pas de rendre visites aux nombreux glaciers.
Le Lac de Garde 25km de Vérone. De nombreux campings jalonnent ce lac. Le paysage est magnifique. Pour ceux qui souhaitent camper, je leur suggère de camper au lac et de visiter Vérone. Nous avons uniquement visité Bardolino. C'est une petite station balnéaire trés chic. Nous avons trés bien mangé dans un des nombreux restaurants et ce n'était pas cher.
Venise 3 jours de visites et 2 jours de plage dans l'Adriatique Nous avons opté pour camper au camping miramare della Punta Sabbioni Camping trés agréable, ombragé, plat, propre, 35€/nuit tente/2 pers navette gratuite depuis le camping permettant l'accès à la plage. La plage est propre, on vous prête un parasol. La mer est chaude en août, environ 28 Degrès, pas de vague et pas trop profonde. Donc idéale pour les enfants et pour les petites embarcations. Le sable est clair, c'est trés agréable. Depuis le camping, nous pouvions aller à l'embarcadère à pied pour prendre le Vaporetto (métro maritime vénitien). Nous étions à une demi heure de la place Saint Marc.
où manger? au restaurant de l'embarcadère della Punta Sabbioni pour le dépaysement complet et pour la bonne cuisine. Bon rapport qualité prix. Tout est fait maison et l'attente peut être un peu longue, mais cela vaut la peine!!!! Les clients arrivent en bateau et se garent à côté du restaurant sur un parking maritime. La vraie Dolce vità.
Comment se déplacer à Venise??? Je vous conseillerais de prendre un forfait illimité pour les transport en commun maritimes car cela est beaucoup plus économique. 20€/personne pour 2 jours de bateau illimité jour et nuit.
Que visiter? Venise centre à ne pas manquer Le Lido, trés chic, trés urbain Burano, adorable petite île peuplée de petites maisons colorées Murano, île capitale du verre de Murano. Attention aux vendeurs chinois à Venise, n'achetez pas n'importe quel verre. Par expérience, il vaut mieux acheter le verre directement aux fabricants sur l'île de Murano. Pour un petit vase, compter environ 100€. Il doit être signé et poinçonné. Le vendeur doit vous remettre un certificat d'authenticité car la pièce doit être unique. Dans Venise, de nombreux magasins chinois vous proposent des vases et de babioles en verre meilleur marché mais le grain du verre est beaucoup moins fin. Si vous voyez qu'il y a plusieurs vases identiques, méfiance car cela signifie qu'ils sont fabriqué à la chaîne en Chine.
La ville de Venise est tellement magnifique, que nous avons l'impression de faire partie intégrante d'un décor de cinéma tellement que c'est irréel. Vous verrez toutes sortes de bateaux, ambulances, pompiers, police, taxi. N'hésitez pas à vous assoir à une terrasse sur le grand canal et à observer la scène. Les palais sont magnifiques, et je vous inviterais à vous perdre dans les petites ruelles. Nous n'avons pas pu faire le palais de Doges ni les différents musées car les files d'attente étaient interminables.
Un bémol, Venise est assez chère, compter environ 3€ une tasse de café par exemple.
Florence:
Nous avons opté pour camper dans la camagne toscane à une vingtaine de km de Florence. Nous étions dans un petit village toscan perdu dans la forêt et la montagne et nous étions les seuls étrangers du village. Inutile de dire que la campagne toscane est magnifique, les couchers de soleil aussi. Les maisons sont trés bien arrangées, en général trés grandes et les jardins sont trés colorés. Les habitants sont trés gentils et fort accueillants. Nous faisions nos emplettes au village dans les petits commerçants comme autrefois. Nous avons pu manger de trés bons produits du terroir trés bon marché.
Où manger? Chez Zocchi à Pratolino bien sûr. La façade ne fait pas de mine mais une fois que vous pénétrez dans le restaurant, vous vous rendez compte que le cadre est magnifique puisque la grande terrasse surplombe un parc naturel!!!! Nous y verrez des cerfs et des sangliers en liberté depuis votre table. N'oubliez donc pas vos jumelles. On y mange de la cuisine du terroir. Le menu est à 20€. Dans cette région de toscane, au mois d'août les crépuscules sont violets! Inutile de dire que le cadre est trés romantique.
A Florence, deux jours suffisent pour visiter l'ensemble de la ville. Où se garer gratuitement?? il y a des places gratuites entre l'hyppodrome et le tramway. Il faut le savoir!
Que visiter? S'agissant d'une ville de renommée internationale, il y a beaucoup de choses à voir et à visiter. La ville elle-même est magnifique. Je vous conseillerais de prendre un pass pour les différents musées car sinon cela peut revenir trés cher. Si la campagne toscane n'est pas chère, Florence étant trés touristique est fort chère.
Le Duomo ( vue imprenable sur Florence) à ne pas faire si vous avez le vertige car il faut monter 450 marches dans le dôme. La dernier tronçon de l'escalier est impressionnant car il est bombé vers l'extérieur et vous devez le monter comme s'il s'agit d'une échelle!!! Il Ponte Vecchio Le jardin di Boboli, payant. Le musée d'art, un des plus célèbres du monde avec le Louvre. Vous pourrez admirez les oeuvres de Michelangelo, El Greco, .... C'est à Florence que l'histoire de Pinocchio fut inventée.
Voilà, j'espère que ce petit résumé vous aura donné envie de visiter le nord de l'Italie, je reste bien sûr à votre entière disposition si vous avez des questions. L'année dernière nous avions fait Rhodes et j'avais également posté quelque chose.
Ma croisière neoRomantica: la réponse de Costa English translation pending
Hello les gens !
Gratinée, la réponse que je viens de recevoir ! je vous l'offre : 😉
Cher Monsieur,
C’est avec une attention toute particulière que j’ai pris connaissance de vos différents courriels et messages concernant votre croisière sur le Costa NeoRomantica.
Membre Gold Pearl de notre Costa Club, je tiens premièrement à vous remercier pour votre grande fidélité à Costa Croisières.
Le dramatique accident du Costa Concordia a frappé ce que nous avons de plus cher, nos clients, notre personnel, et l’un de nos magnifiques navires. Nous sommes actuellement dans une phase sensible, et nous sommes très affectés par les épreuves endurées par toutes ces personnes.
Afin de pouvoir continuer à proposer l’un des itinéraires les plus appréciés de nos clients, l’itinéraire du NeoRomantica a été entièrement modifié, et votre croisière a été annulée. Croyez bien que nous en sommes très sincèrement navrés, nous avions le devoir de proposer des croisières de reprotection aux milliers de passagers inscrits sur le Costa Concordia, ce qui entraine manifestement d’importantes modifications. Je vous présente, au nom de Costa Croisières, nos plus sincères excuses pour l’annulation des vacances que vous aviez organisées de longue date, à la découverte du tout nouveau Costa neoRomantica et de cette croisière inédite « Baltique et Fjords »
Notre service Réservation gère les modifications apportées à nos itinéraires, procède à l'actualisation des dossiers et adresse une communication aux agences de voyages concernées afin que chaque passager puisse être informé et donner sa réponse. Le passager reçoit une communication de la part de son agence l’invitant a prendre sa décision, l’acception du report sur les départs proposés, ou l’annulation sans frais.
Notre Service Réservation se tient ensuite prêt à étudier les différentes modalités de report possibles avec chaque agence de voyage, ceci dans le but de répondre au mieux et au plus près aux doléances de nos clients.
Je vous renouvèle nos excuses pour le dérangement causé par cette modification, et surtout pour le fait que vous n’ayez pas été avisé à l’avance.
Costa Croisières opère dans le respect intégral de toutes les normes de sécurité, et nos procédures répondent aux normes internationales. Tous les membres de nos équipages suivent un entrainement spécifique en matière de gestion des urgences et d’aides aux passagers en cas d’abandon du navire. Ils sont tous titulaires d’une certification spécifique appelée BST (Basic Safety Training) et sont formés à travers des exercices d’abandon du navire qui sont effectués tous les 15 jours. Les rôles, les responsabilités et les tâches sont clairement définis et assignés pour permettre de gérer une situation aussi importante.
La sécurité de nos passagers est notre priorité absolue depuis 63 ans, et soyez assurés de notre meilleur engagement dans ce sens.
En vous remerciant pour votre confiance et votre fidélité, je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, l’assurance de ma meilleure considération.
Georges AZOUZE Président
Gratinée, la réponse que je viens de recevoir ! je vous l'offre : 😉
Cher Monsieur,
C’est avec une attention toute particulière que j’ai pris connaissance de vos différents courriels et messages concernant votre croisière sur le Costa NeoRomantica.
Membre Gold Pearl de notre Costa Club, je tiens premièrement à vous remercier pour votre grande fidélité à Costa Croisières.
Le dramatique accident du Costa Concordia a frappé ce que nous avons de plus cher, nos clients, notre personnel, et l’un de nos magnifiques navires. Nous sommes actuellement dans une phase sensible, et nous sommes très affectés par les épreuves endurées par toutes ces personnes.
Afin de pouvoir continuer à proposer l’un des itinéraires les plus appréciés de nos clients, l’itinéraire du NeoRomantica a été entièrement modifié, et votre croisière a été annulée. Croyez bien que nous en sommes très sincèrement navrés, nous avions le devoir de proposer des croisières de reprotection aux milliers de passagers inscrits sur le Costa Concordia, ce qui entraine manifestement d’importantes modifications. Je vous présente, au nom de Costa Croisières, nos plus sincères excuses pour l’annulation des vacances que vous aviez organisées de longue date, à la découverte du tout nouveau Costa neoRomantica et de cette croisière inédite « Baltique et Fjords »
Notre service Réservation gère les modifications apportées à nos itinéraires, procède à l'actualisation des dossiers et adresse une communication aux agences de voyages concernées afin que chaque passager puisse être informé et donner sa réponse. Le passager reçoit une communication de la part de son agence l’invitant a prendre sa décision, l’acception du report sur les départs proposés, ou l’annulation sans frais.
Notre Service Réservation se tient ensuite prêt à étudier les différentes modalités de report possibles avec chaque agence de voyage, ceci dans le but de répondre au mieux et au plus près aux doléances de nos clients.
Je vous renouvèle nos excuses pour le dérangement causé par cette modification, et surtout pour le fait que vous n’ayez pas été avisé à l’avance.
Costa Croisières opère dans le respect intégral de toutes les normes de sécurité, et nos procédures répondent aux normes internationales. Tous les membres de nos équipages suivent un entrainement spécifique en matière de gestion des urgences et d’aides aux passagers en cas d’abandon du navire. Ils sont tous titulaires d’une certification spécifique appelée BST (Basic Safety Training) et sont formés à travers des exercices d’abandon du navire qui sont effectués tous les 15 jours. Les rôles, les responsabilités et les tâches sont clairement définis et assignés pour permettre de gérer une situation aussi importante.
La sécurité de nos passagers est notre priorité absolue depuis 63 ans, et soyez assurés de notre meilleur engagement dans ce sens.
En vous remerciant pour votre confiance et votre fidélité, je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, l’assurance de ma meilleure considération.
Georges AZOUZE Président
Que faire vraiment à Hong Kong? English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer 5 jours 4 nuits à Hong Kong et en regardant bien si on exclut une halte à Macao, à Lantau et une après-midi à Victoria Peak, je me demandais que faire vraiment à Hong Kong.
Parce que finalement on peut se promener dans Kowloon, Hong Kong Island, Monk Kok, aller faire du shopping, manger quelques délicieux dim sum ou aller dans les rues bondées du centre mais finalement faire ça c'est possible en soirée mais que faire dans la journée, qu'est-ce qu'il y a comme monuments historiques, musées, petits coins intéressants? Comment accéder facilement aux parcs ou aux zones de randonnées dans le nord de HK (quels coins sympa pouvez vous me conseiller pour faire de la rando?).
Merci ++++
Nous allons passer 5 jours 4 nuits à Hong Kong et en regardant bien si on exclut une halte à Macao, à Lantau et une après-midi à Victoria Peak, je me demandais que faire vraiment à Hong Kong.
Parce que finalement on peut se promener dans Kowloon, Hong Kong Island, Monk Kok, aller faire du shopping, manger quelques délicieux dim sum ou aller dans les rues bondées du centre mais finalement faire ça c'est possible en soirée mais que faire dans la journée, qu'est-ce qu'il y a comme monuments historiques, musées, petits coins intéressants? Comment accéder facilement aux parcs ou aux zones de randonnées dans le nord de HK (quels coins sympa pouvez vous me conseiller pour faire de la rando?).
Merci ++++
Itinéraire sur l'Amérique Centrale du Mexique au Panama? English translation pending
bonjour à toutes et à tous.
Voila je prépare mon prochaine périple qui sera cette fois ci en Amérique centrale pour plus ou moins deux mois.
Nous partons à deux et souhaiterions partir du Mexique pour ensuite traverser l'Amérique centrale, et arriver en Colombie. Ceci étant nous avons aucune idée concernant le trajet que nous allons faire..
C'est pourquoi je sollicite l'aide de celles et ceux qui ont déja fait quelque chose de similaire.
Nous voudrions aussi connaître les sites à ne pas manquer dans chaque pays, et les endroits à éviter (pour l'insécurité notamment).
Voila, bon vent à tous et merci d'avance! 🙂
Voila je prépare mon prochaine périple qui sera cette fois ci en Amérique centrale pour plus ou moins deux mois.
Nous partons à deux et souhaiterions partir du Mexique pour ensuite traverser l'Amérique centrale, et arriver en Colombie. Ceci étant nous avons aucune idée concernant le trajet que nous allons faire..
C'est pourquoi je sollicite l'aide de celles et ceux qui ont déja fait quelque chose de similaire.
Nous voudrions aussi connaître les sites à ne pas manquer dans chaque pays, et les endroits à éviter (pour l'insécurité notamment).
Voila, bon vent à tous et merci d'avance! 🙂
Le Costa Concordia s'échoue près de l'île Giglio au sud de la Toscane (13 janvier 2012) English translation pending
Semble-t-il que le Costa Corcordia s'est échoué près de l'Ile Giglio au sud de la Toscane, les passagers et l'équipage ont été évacués.
Voyages à Hong Kong en août 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 5 pour Hong Kong entre les 20 et 31 Aout 2012, nous rejoignons une cousine qui vit la bas actuellement.
Ce que je voudrais savoir c'est quoi visiter et en combien de temps ? Ma cousine me dit qu'en 5 jours, nous avons fait le tour de HK. Alors ce qu'on voudrais c'est également bouger en dehors de HK pendant ces deux semaines... Philippines, Vietnam, ... On n'a aucune idée des trajets, des choses intéressantes à voir, des prix ?!
Le billet nous revient a environ 670€ pour un Vol aller/retour de Paris avec une escale à Shanghai. Voyage de nuit.
J'attend toutes vos bonnes idées 😉
Merci d'avance
Nous partons à 5 pour Hong Kong entre les 20 et 31 Aout 2012, nous rejoignons une cousine qui vit la bas actuellement.
Ce que je voudrais savoir c'est quoi visiter et en combien de temps ? Ma cousine me dit qu'en 5 jours, nous avons fait le tour de HK. Alors ce qu'on voudrais c'est également bouger en dehors de HK pendant ces deux semaines... Philippines, Vietnam, ... On n'a aucune idée des trajets, des choses intéressantes à voir, des prix ?!
Le billet nous revient a environ 670€ pour un Vol aller/retour de Paris avec une escale à Shanghai. Voyage de nuit.
J'attend toutes vos bonnes idées 😉
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Trois semaines en Italie Août 2011 (1ère semaine) English translation pending
Après l'Ouest Américain, les Iles Anglo-saxonne, le Vietnam et la Namibie, nous avons jeté notre dévolu sur l'Italie.
On pourrait, dit-on, visiter l'Italie durant toute une vie sans parvenir à épuiser ses richesses.
Ne disposant pas de tout ce temps, nous avons, en l'espace de trois semaines, tenter de découvrir cette galerie d'art à ciel ouvert, ce musé vivant et ce livre de cuisine tout en saveur au travers 4 régions : la Toscane, le Lathium, la Campanie et la Vénétie.
Nous tenterons au travers de ce carnet de vous faire partager notre voyage
SAMEDI 30 JUILLET 2011
la 1ière étape de notre périple italien nous conduit de Roquebrune Cap-Martin à Montaione (Toscane). Départ à 9h30 pour 350 km qui nous conduit tout d'abord à Gènes. Grand port fondé au IV siècle avant JC, Gène a toujours eu une vocation maritime. C'est au XVI siècle que cette ville s'est enrichie en finançant les expéditions espagnoles et que la cité se dota de ces bâtiments magnifiques que l'on peut voir encore aujourd'hui.

La vieille ville mérite un petit détour. Une petite balade dans d'étroites ruelles permet de découvrir la cathédrale San Lorenzo, le palazzo San Giorgio, le palazzo Ducale et la maison natale de Christophe Colomb.

Nous quittons le port génois vers 15h pour arriver à Castellare di Tonda en fin d'après midi. Perdu en pleine campagne toscane, se sera notre camp de base pour huit jours.

DIMANCHE 31 JUILLET 2011
Castelare di Tonda est un domaine viticole de plus de 250 ha qui en plus de produire un chianti(du même nom) a restauré d'anciennes fermes voir d'anciens villages (Tonda) en appartements en plein coeur de la campagne toscane. L'endroit ne manque ni de pittoresque ni de charme.

Après un petit déjeuné au soleil levant, nous partons pour visiter Lucques (Lucca) et Pises.

Luccas, moins connue que ses consoeurs (Pise, Sienne ou Florence) n'en demeure pas moins une ville pleine de charme avec des monuments remarquables. Fondée par les Etrusques, elle fut également une cité romaine en 180 av JC. Mais c'est au moyen âge qu'elle connut une grande prospérité grâce au commerce de la soie. Entourée de remparts (du 16° siècle) on peut y voir la très belle cathédrale Di San Martino (de style roman du XI siècle). A noter la présence du Volto Santo. Cette représentation du Christ en croix à taille humaine, aurait été selon la légende, sculptée par Nicodème, témoin de la crucifixion.

Dans le nouveau musée de la cathédrale (belle réalisation), on peut voir les parements en or (chaussures et tiare) que l'on met sur le Christ lors des processions. Pour le reste l suffit de se balader dans les ruelles de la cité pour profiter de la ville.

Après un déjeuné composé de pâtes carbonara (pour les enfants) et de risotto aux champignons (pour les parents) direction Pise. Ancienne base navale romaine, Pise est bien connue par sa tour.Située sur le Campo die Miracoli, la célèbre tour s'élève à coté de la cathédrale. Sa construction débuta en 1173 pour servir de campanile à la cathédrale. A peine 3 étages réalisés qu'elle se mit à pencher. Ce n'est qu'en 1272 que les travaux de constructions reprirent. Pour compenser cette inclinaison, on redressa les étages supérieurs créant ainsi une légère courbure. Rien n'y fit! La tour continua de pencher à raison d'1mn tous les ans. Le sol marécageux en est la cause. Grâce à cette erreur de conception des architectes du moyen âge c'est aujourd'hui l'un des monuments italiens les plus visités.




LUNDI 1 AOUT 2011

Après un début de matinée un peu nuageuse, nous prenons la route pour Sienne. A 65 km au sud de Montaione, Sienne, grand rivale de Florence, se dresse en haut d"une colline. Cité médiévale dont le point central est la Piazza del Campo. Siège du pouvoir communal au moyen âge, le campo est une superbe place en forme de conque. Des palais, formant un demi-cercle, sont élevés tout autour. Au point bas de la place, on y trouve l'hôtel de ville et son campanile haut de 102 mètres. Le sol de la place est divisé en 9 secteurs symbolisant les 9 membres du gouvernement. A noter que c'est autour de cette place que se déroule deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août, la célèbre course de chevaux : le Palio

Le Palio est une tradition qui remonte au moyen âge. Cette course oppose 10 des 17 quartiers de Sienne. Très rapide et violente, cette cavalcade de 3 minutes est remportée par le cheval (avec ou sans cavalier) qui franchit le 1ier la ligne d'arrivée. Un trophée est remis à la contrada (le quartier) victorieuse à savoir une bannière de soie : le palio.
il faut se perdre dans les ruelles étroites de la vieille ville pour bien profiter de la ville. Sans oublier, bien sur, de passer au Duomo (la cathédrale). Sa façade de marbre polychrome est particulièrement somptueuse. Une autre particularité du lieu est son sol de marqueterie en marbre représentant des scènes de ma bible.

On quitte la ville après le déjeuner, avec le sentiment d'être passé à coté de plein de chose. Un futur week end de quelques jours à Sienne sera nécessaire.

La 2ième partie de la journée est consacrée à visiter Voltera. Cette ville fortifiée, toujours -du moyen âge, est bien connu des enfants. En effet c'est ici qu'ont été tournées quelques scènes de Twilight. A chacun ses références! Il n'en demeure pas moins que la ville a beaucoup de charme.


MARDI 2 AOUT 2011

Dire que la Toscane est belle est un euphémisme. Mais au sud de Sienne, elle y est, dit on encore plus remarquable. C'est dans cette direction que nous passerons cette 4ième journée. Notre circuit en voiture part de San Gimignano rendue célèbre par ses maisons-tours. Erigées au XIIe, elles avaient un double objectif: symboliser la puissance des familles nobles et assurer une défense efficace car elles étaient souvent rivales.


Nous poursuivons notre chemin en direction d'Asciano. Petit bourg fortifié où l'on peut voir une petite église romane du XIIIe. Puis direction l'abbaye de Monte Oliveto Maggiore. Abbaye bénédictine du XIVe toujours occupée par une trentaine de moines. Attention elle n'ouvre qu'à 15h!. Notre chemin nous conduit ensuite vers Buonconvento et Montalcino accroché au sommet d'une colline.


Cette petite ballade est l'occasion de déambuler de collines en collines couvertes de vignobles, de cyprès et d'oliviers. Plaisir des yeux.

MERCREDI 3 AOÛT 2011

La journée sera consacrée à Florence. Mais avant d'y venir quelques mots sur nos conditions climatiques, histoire de précaire le décor et les conditions de nos visites : ciel bleu (sauf aujourd'hui où c'est plus orageux) et une moyenne de température autour de 32° au soleil. Ajoutez le monde dans les rues de Florence et vous avez toutes les conditions d'une journée fatiguant. C'est même noir de monde! Les queues s'étalent sous un soleil de plomb. On va se contenter de voir et de regarder de l'extérieur. La galerie des Offices se sera pour une prochaine fois. Reste que la ville des Médicis est en soit un musée à ciel ouvert. - la Piazza del Duomo, sa cathédrale (la 4ième plus grande d'Europe) et son dôme, son campanile et ses 414 marches (que nous avons gravi une à une pour une vue imprenable sur la ville), son baptistère avec ses portes en bronze. - la Piazza della Signoria avec le Palazzo Vecchio (qui est toujours le siège de la municipalité de Florence) et ses statues. - le Ponte Vecchio et ses échoppes colorées qui enjambe l'Arno. Le plus vieux pont de Florence (ce qui en soit n'est pas un exploit mais un miracle vu que c'est le seul pont épargné par les allemands en 1944.





JEUDI 4 AOÛT 2011

Direction aujourd'hui : les cinque terre. On quitte la Toscane pour une journée en Ligurie. Pas très logique j'en conviens mais ce groupe de 5 villages nichés le long de la Méditerranée qui n'est accessible qu'à pied ou en train (depuis le 19e) vaut vraiment le détour. Nichés en haut de falaise, ou dans une crique et de toute façon toujours à des endroits les plus improbables, ces villages, et pour cause, sont longtemps restés isolés. Ils ont tous été fondés pour échapper soit à des barbares, des guerres ou autres persécutions..., Le résultat est que cette zone côtière de 12 km a été aménagée en un réseau complexe de champs et de jardins sculptés et entretenus depuis deux millénaires. La mer est aussi indissociable de la vie de ce coin perdu (plus aujourd'hui vu le nombre de touristes qui s'y pressent). Cet isolement a eu des conséquences sur la cuisine locale. De nombreuses spécialités mêlant légumes, poissons et vin sont aussi une des particularités des cinque terre (terre se traduisant ici par village). C'est aujourd'hui un parc national protégé auquel on accède par un chemin de randonnée le sentiero azzurra (le sentier bleu). Sans doute le sentier le plus ancien puisqu'il existe depuis le XII siècle (ancien sentier muletier qui permettait de relier les 5 villages). Visiter les cinque terre c'est aussi faire un voyage dans le temps puisque le plus ancien (Monterosso) fut fondé en 643.

Pour y accéder il faut prendre le train à la Spezia et pour 10 euros (qui comprend l'accès au chemin de randonné (payant)) on a accès pour la journée à tout le parcourt. Reste qu'une journée c'est un peu court pour profiter des lieux.

L'idéal est de se rendre au plus loin (20mn en train) à Monterosso puis de faire le voyage retour en s'arrêtant à Vernazza (le seul à avoir accès à la mer) puis Corniglia (juché sur un promontoire rocheux), suivi de Manarola (réputé pour son vin) et enfin Riomaggioré (on n'a pas eu le temps de s'y arrêter) qui est connu par ses maisons de couleur pastel qui descendent en enfilade vers un petit port.

A pied il fut compter entre Monterosso - Vernazza 2h entre Vernazza - Corniglia 1h30 entre Corniglia - Manarola 1 bonne heure entre Manarola - Riomaggioré 20 mn Il faut tenir compte d'une température ambiante de 30-32° ça calme!




VENDREDI 5 AOÛT
Dernier jour en Toscane. On se décide pour la région du Chianti. Sans doute le vin le plus connu d'Italie avec le Chianti Classico. Vignobles et oliveraies couvrent une bonne partie de cette région prospère. C'est aussi l'occasion de découvrir de jolis villages, leurs églises romanes et leurs châteaux. Notre balade nous entraine à Castillina in Chianti, Radda in Chianti, Badia a Coltibuono et enfin à Castello di Brolio.
Ce midi on s'est lâché coté restaurant. En effet on est arrivé à l'heure du repas aux environs de Badia a Coltibuoro, une abbaye vallombrosienne( congrégation religieuse qui a adopté la règle de St Benoit (bénédiction) dans sa forme la plus austère du XIe, aujourd'hui transformée en un domaine viticole avec restaurant. L'austèrité n'est plus qu'un lointain souvenir. C'est aujourd'hui un endroit plein de charme, à l'ombre des tonnelles avec une cuisine de grande qualité...Ce ne sera pas tous les jours! Assortiment d'antipasti, risotto aux herbes, tagliatelles aux légumes, assortiments de gâteaux toscans le tout accompagné d'un vin blanc du domaine, fruité et frais...un régal. Ceci dit, la cuisine italienne est un verrai bonheur : gouteuse (et coûteuse) à souhait! Le repas commence toujours par des antiparti. La corbeille de pain (4€/personne) et l'huile d'olive sont déjà un pousse au crime. Le mariage des deux c'est histoire de patienter en choisissant entre des assortiments de charcuterie, de poivrons confits au vinaigre, des bruschettas de tomates fraiches à l'ail et huile d'olive, de poissons frits ou poulpes (si on est en bord de mer).... Après cette mise en bouche on passe au 1ier plat : le primo piano. un festival de pâtes, de risotto, de gnocchis où se mélangent les aubergines, les tomates, les champignons, l'huile d'olive (encore!), le basilic, les anchois, la mozzarelle... Si le coeur vous en dit (ou l'appétit) on peut enchainer avec le secondo piano. Viandes, poissons en sauce toujours accompagnés de légumes. pour conclure, fromage e dolci (fromage et dessert) sont de mise avec l'embarras du choix là aussi. un bon repas ne saurait se terminer sans un café express, sans sucre et bien serré. Un dernière chose! le repas sans vin est une aberration pour un italien. D'autant qu'il y en a pour tous les goûts, blan, rouge, léger, typé. Il faudra bien une grappa pour faire passer l'addition.
Ne disposant pas de tout ce temps, nous avons, en l'espace de trois semaines, tenter de découvrir cette galerie d'art à ciel ouvert, ce musé vivant et ce livre de cuisine tout en saveur au travers 4 régions : la Toscane, le Lathium, la Campanie et la Vénétie.
Nous tenterons au travers de ce carnet de vous faire partager notre voyage
SAMEDI 30 JUILLET 2011
la 1ière étape de notre périple italien nous conduit de Roquebrune Cap-Martin à Montaione (Toscane). Départ à 9h30 pour 350 km qui nous conduit tout d'abord à Gènes. Grand port fondé au IV siècle avant JC, Gène a toujours eu une vocation maritime. C'est au XVI siècle que cette ville s'est enrichie en finançant les expéditions espagnoles et que la cité se dota de ces bâtiments magnifiques que l'on peut voir encore aujourd'hui.

La vieille ville mérite un petit détour. Une petite balade dans d'étroites ruelles permet de découvrir la cathédrale San Lorenzo, le palazzo San Giorgio, le palazzo Ducale et la maison natale de Christophe Colomb.

Nous quittons le port génois vers 15h pour arriver à Castellare di Tonda en fin d'après midi. Perdu en pleine campagne toscane, se sera notre camp de base pour huit jours.

DIMANCHE 31 JUILLET 2011
Castelare di Tonda est un domaine viticole de plus de 250 ha qui en plus de produire un chianti(du même nom) a restauré d'anciennes fermes voir d'anciens villages (Tonda) en appartements en plein coeur de la campagne toscane. L'endroit ne manque ni de pittoresque ni de charme.

Après un petit déjeuné au soleil levant, nous partons pour visiter Lucques (Lucca) et Pises.

Luccas, moins connue que ses consoeurs (Pise, Sienne ou Florence) n'en demeure pas moins une ville pleine de charme avec des monuments remarquables. Fondée par les Etrusques, elle fut également une cité romaine en 180 av JC. Mais c'est au moyen âge qu'elle connut une grande prospérité grâce au commerce de la soie. Entourée de remparts (du 16° siècle) on peut y voir la très belle cathédrale Di San Martino (de style roman du XI siècle). A noter la présence du Volto Santo. Cette représentation du Christ en croix à taille humaine, aurait été selon la légende, sculptée par Nicodème, témoin de la crucifixion.

Dans le nouveau musée de la cathédrale (belle réalisation), on peut voir les parements en or (chaussures et tiare) que l'on met sur le Christ lors des processions. Pour le reste l suffit de se balader dans les ruelles de la cité pour profiter de la ville.

Après un déjeuné composé de pâtes carbonara (pour les enfants) et de risotto aux champignons (pour les parents) direction Pise. Ancienne base navale romaine, Pise est bien connue par sa tour.Située sur le Campo die Miracoli, la célèbre tour s'élève à coté de la cathédrale. Sa construction débuta en 1173 pour servir de campanile à la cathédrale. A peine 3 étages réalisés qu'elle se mit à pencher. Ce n'est qu'en 1272 que les travaux de constructions reprirent. Pour compenser cette inclinaison, on redressa les étages supérieurs créant ainsi une légère courbure. Rien n'y fit! La tour continua de pencher à raison d'1mn tous les ans. Le sol marécageux en est la cause. Grâce à cette erreur de conception des architectes du moyen âge c'est aujourd'hui l'un des monuments italiens les plus visités.




LUNDI 1 AOUT 2011

Après un début de matinée un peu nuageuse, nous prenons la route pour Sienne. A 65 km au sud de Montaione, Sienne, grand rivale de Florence, se dresse en haut d"une colline. Cité médiévale dont le point central est la Piazza del Campo. Siège du pouvoir communal au moyen âge, le campo est une superbe place en forme de conque. Des palais, formant un demi-cercle, sont élevés tout autour. Au point bas de la place, on y trouve l'hôtel de ville et son campanile haut de 102 mètres. Le sol de la place est divisé en 9 secteurs symbolisant les 9 membres du gouvernement. A noter que c'est autour de cette place que se déroule deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août, la célèbre course de chevaux : le Palio

Le Palio est une tradition qui remonte au moyen âge. Cette course oppose 10 des 17 quartiers de Sienne. Très rapide et violente, cette cavalcade de 3 minutes est remportée par le cheval (avec ou sans cavalier) qui franchit le 1ier la ligne d'arrivée. Un trophée est remis à la contrada (le quartier) victorieuse à savoir une bannière de soie : le palio.
il faut se perdre dans les ruelles étroites de la vieille ville pour bien profiter de la ville. Sans oublier, bien sur, de passer au Duomo (la cathédrale). Sa façade de marbre polychrome est particulièrement somptueuse. Une autre particularité du lieu est son sol de marqueterie en marbre représentant des scènes de ma bible.
On quitte la ville après le déjeuner, avec le sentiment d'être passé à coté de plein de chose. Un futur week end de quelques jours à Sienne sera nécessaire.

La 2ième partie de la journée est consacrée à visiter Voltera. Cette ville fortifiée, toujours -du moyen âge, est bien connu des enfants. En effet c'est ici qu'ont été tournées quelques scènes de Twilight. A chacun ses références! Il n'en demeure pas moins que la ville a beaucoup de charme.


MARDI 2 AOUT 2011

Dire que la Toscane est belle est un euphémisme. Mais au sud de Sienne, elle y est, dit on encore plus remarquable. C'est dans cette direction que nous passerons cette 4ième journée. Notre circuit en voiture part de San Gimignano rendue célèbre par ses maisons-tours. Erigées au XIIe, elles avaient un double objectif: symboliser la puissance des familles nobles et assurer une défense efficace car elles étaient souvent rivales.


Nous poursuivons notre chemin en direction d'Asciano. Petit bourg fortifié où l'on peut voir une petite église romane du XIIIe. Puis direction l'abbaye de Monte Oliveto Maggiore. Abbaye bénédictine du XIVe toujours occupée par une trentaine de moines. Attention elle n'ouvre qu'à 15h!. Notre chemin nous conduit ensuite vers Buonconvento et Montalcino accroché au sommet d'une colline.


Cette petite ballade est l'occasion de déambuler de collines en collines couvertes de vignobles, de cyprès et d'oliviers. Plaisir des yeux.

MERCREDI 3 AOÛT 2011

La journée sera consacrée à Florence. Mais avant d'y venir quelques mots sur nos conditions climatiques, histoire de précaire le décor et les conditions de nos visites : ciel bleu (sauf aujourd'hui où c'est plus orageux) et une moyenne de température autour de 32° au soleil. Ajoutez le monde dans les rues de Florence et vous avez toutes les conditions d'une journée fatiguant. C'est même noir de monde! Les queues s'étalent sous un soleil de plomb. On va se contenter de voir et de regarder de l'extérieur. La galerie des Offices se sera pour une prochaine fois. Reste que la ville des Médicis est en soit un musée à ciel ouvert. - la Piazza del Duomo, sa cathédrale (la 4ième plus grande d'Europe) et son dôme, son campanile et ses 414 marches (que nous avons gravi une à une pour une vue imprenable sur la ville), son baptistère avec ses portes en bronze. - la Piazza della Signoria avec le Palazzo Vecchio (qui est toujours le siège de la municipalité de Florence) et ses statues. - le Ponte Vecchio et ses échoppes colorées qui enjambe l'Arno. Le plus vieux pont de Florence (ce qui en soit n'est pas un exploit mais un miracle vu que c'est le seul pont épargné par les allemands en 1944.





JEUDI 4 AOÛT 2011

Direction aujourd'hui : les cinque terre. On quitte la Toscane pour une journée en Ligurie. Pas très logique j'en conviens mais ce groupe de 5 villages nichés le long de la Méditerranée qui n'est accessible qu'à pied ou en train (depuis le 19e) vaut vraiment le détour. Nichés en haut de falaise, ou dans une crique et de toute façon toujours à des endroits les plus improbables, ces villages, et pour cause, sont longtemps restés isolés. Ils ont tous été fondés pour échapper soit à des barbares, des guerres ou autres persécutions..., Le résultat est que cette zone côtière de 12 km a été aménagée en un réseau complexe de champs et de jardins sculptés et entretenus depuis deux millénaires. La mer est aussi indissociable de la vie de ce coin perdu (plus aujourd'hui vu le nombre de touristes qui s'y pressent). Cet isolement a eu des conséquences sur la cuisine locale. De nombreuses spécialités mêlant légumes, poissons et vin sont aussi une des particularités des cinque terre (terre se traduisant ici par village). C'est aujourd'hui un parc national protégé auquel on accède par un chemin de randonnée le sentiero azzurra (le sentier bleu). Sans doute le sentier le plus ancien puisqu'il existe depuis le XII siècle (ancien sentier muletier qui permettait de relier les 5 villages). Visiter les cinque terre c'est aussi faire un voyage dans le temps puisque le plus ancien (Monterosso) fut fondé en 643.

Pour y accéder il faut prendre le train à la Spezia et pour 10 euros (qui comprend l'accès au chemin de randonné (payant)) on a accès pour la journée à tout le parcourt. Reste qu'une journée c'est un peu court pour profiter des lieux.

L'idéal est de se rendre au plus loin (20mn en train) à Monterosso puis de faire le voyage retour en s'arrêtant à Vernazza (le seul à avoir accès à la mer) puis Corniglia (juché sur un promontoire rocheux), suivi de Manarola (réputé pour son vin) et enfin Riomaggioré (on n'a pas eu le temps de s'y arrêter) qui est connu par ses maisons de couleur pastel qui descendent en enfilade vers un petit port.

A pied il fut compter entre Monterosso - Vernazza 2h entre Vernazza - Corniglia 1h30 entre Corniglia - Manarola 1 bonne heure entre Manarola - Riomaggioré 20 mn Il faut tenir compte d'une température ambiante de 30-32° ça calme!




VENDREDI 5 AOÛT
Dernier jour en Toscane. On se décide pour la région du Chianti. Sans doute le vin le plus connu d'Italie avec le Chianti Classico. Vignobles et oliveraies couvrent une bonne partie de cette région prospère. C'est aussi l'occasion de découvrir de jolis villages, leurs églises romanes et leurs châteaux. Notre balade nous entraine à Castillina in Chianti, Radda in Chianti, Badia a Coltibuono et enfin à Castello di Brolio.
Ce midi on s'est lâché coté restaurant. En effet on est arrivé à l'heure du repas aux environs de Badia a Coltibuoro, une abbaye vallombrosienne( congrégation religieuse qui a adopté la règle de St Benoit (bénédiction) dans sa forme la plus austère du XIe, aujourd'hui transformée en un domaine viticole avec restaurant. L'austèrité n'est plus qu'un lointain souvenir. C'est aujourd'hui un endroit plein de charme, à l'ombre des tonnelles avec une cuisine de grande qualité...Ce ne sera pas tous les jours! Assortiment d'antipasti, risotto aux herbes, tagliatelles aux légumes, assortiments de gâteaux toscans le tout accompagné d'un vin blanc du domaine, fruité et frais...un régal. Ceci dit, la cuisine italienne est un verrai bonheur : gouteuse (et coûteuse) à souhait! Le repas commence toujours par des antiparti. La corbeille de pain (4€/personne) et l'huile d'olive sont déjà un pousse au crime. Le mariage des deux c'est histoire de patienter en choisissant entre des assortiments de charcuterie, de poivrons confits au vinaigre, des bruschettas de tomates fraiches à l'ail et huile d'olive, de poissons frits ou poulpes (si on est en bord de mer).... Après cette mise en bouche on passe au 1ier plat : le primo piano. un festival de pâtes, de risotto, de gnocchis où se mélangent les aubergines, les tomates, les champignons, l'huile d'olive (encore!), le basilic, les anchois, la mozzarelle... Si le coeur vous en dit (ou l'appétit) on peut enchainer avec le secondo piano. Viandes, poissons en sauce toujours accompagnés de légumes. pour conclure, fromage e dolci (fromage et dessert) sont de mise avec l'embarras du choix là aussi. un bon repas ne saurait se terminer sans un café express, sans sucre et bien serré. Un dernière chose! le repas sans vin est une aberration pour un italien. D'autant qu'il y en a pour tous les goûts, blan, rouge, léger, typé. Il faudra bien une grappa pour faire passer l'addition.
Itinéraire de deux semaines au départ/retour de Rome English translation pending
Bonjour!
Je dispose de 2 semaines pour aller en italie au début mai.
j'arrive par avion à Rome et je termine à Rome également.
il s'agit d'un voyage le plus économique possible (sac à dos, auberge de jeunesse)
quel serait l'itinéraire le plus optimal?
prendre le train? le bus? louer une voiture entre les villes?
nous serons 2 personnes , peut-être 4 par moments!
Bien sur Rome, Venise, Milan seront mes incontournables, combien de temps pour chacune d'elle?
un ''day trip'' a Pompéi?
J'attends vos propositions!!
Merci :)
Séjour au Gabon en septembre 2012 English translation pending
bonjour,
j'envisage un séjour au Gabon en septembre 2012 et je n'ai que le Petit Futé comme documentation sur ce pays. En regardant sur le web, j'ai trouvé pas mal d'agences qui pourraient m'aider à construire ce séjour, mais certains d'entre vous ont-ils une agence à me recommander ?
Je n'ai pas d'idée précise quant au contenu du séjour, mais cela pourrait être Libreville et les environs, puis Port Gentil et les environs, puis Omboué ou Sette Cama, bref toute la côte. Mais j'ai vu également la possibilité de prendre le train pou aller dans les terres, ça peut être également sympa. Quels sont les endroits incontournables pour un 1er séjour ? Franceville et sa région en font-ils partie ?
Le séjour serait de 2 semaines environ et côté hébergement, nous préférons les petits hôtels ou alors mieux, chez l'habitant (je ne sais pas si c'est possible par contre). Une question pratique : est-il possible de louer un véhicule et de le conduire soi-même au Gabon (dans certains pays, il est plutôt recommandé de prendre un chauffeur). merci pour vos réponses
Le séjour serait de 2 semaines environ et côté hébergement, nous préférons les petits hôtels ou alors mieux, chez l'habitant (je ne sais pas si c'est possible par contre). Une question pratique : est-il possible de louer un véhicule et de le conduire soi-même au Gabon (dans certains pays, il est plutôt recommandé de prendre un chauffeur). merci pour vos réponses