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Penser déjà au prochain road trip américain c'est grave? English translation pending
Bonsoir,
mon premier Roadtrip aux USA sera le 12 Mai pour un mois, que je pense déjà au prochain.
Rien que d'avoir préparé celui en cours depuis 1 an déjà que je suis déjà tombé amoureux de l'endroit sans l'avoir déjà rencontré. Faute à tous ceux du forum qui exhibent leur carnet de voyage devant mes petits yeux de faible aussi
Donc je commence tout doucement à penser au prochain.
J'ai déjà ma petite idée mais cette foi il faut contenter madame aussi.
Donc je pense partir plus 3 semaines (1 mois si jamais c'est mieux et faisable)
Je ferai bien quelques jours à New York, c'est à voir même si c'est pas ce que je cherche le plus, la ville. Mais ma compagne est plus ville que cambrousse.
Puis ensuite prendre un vol pour Denver, faire la région de Moab.
Ensuite direction plein Nord pour Yellowstone et Grand Teton !
J'aurai aimé aller sur l'Etat de Washington et Oregon, mais en 3 semaines c'est chaud patate. 1 mois peut être.
Voila je pense que c'est déjà un bon début non ?
Pour le moment faut que se soit superflue comme idée et que sa le reste, sinon je perdre de mon cerveau ce que je dois retenir du roadtrip en cours.
j'attends vos avis, merci d'avance
Max.
mon premier Roadtrip aux USA sera le 12 Mai pour un mois, que je pense déjà au prochain.
Rien que d'avoir préparé celui en cours depuis 1 an déjà que je suis déjà tombé amoureux de l'endroit sans l'avoir déjà rencontré. Faute à tous ceux du forum qui exhibent leur carnet de voyage devant mes petits yeux de faible aussi
Donc je commence tout doucement à penser au prochain.
J'ai déjà ma petite idée mais cette foi il faut contenter madame aussi.
Donc je pense partir plus 3 semaines (1 mois si jamais c'est mieux et faisable)
Je ferai bien quelques jours à New York, c'est à voir même si c'est pas ce que je cherche le plus, la ville. Mais ma compagne est plus ville que cambrousse.
Puis ensuite prendre un vol pour Denver, faire la région de Moab.
Ensuite direction plein Nord pour Yellowstone et Grand Teton !
J'aurai aimé aller sur l'Etat de Washington et Oregon, mais en 3 semaines c'est chaud patate. 1 mois peut être.
Voila je pense que c'est déjà un bon début non ?
Pour le moment faut que se soit superflue comme idée et que sa le reste, sinon je perdre de mon cerveau ce que je dois retenir du roadtrip en cours.
j'attends vos avis, merci d'avance
Max.
Quel circuit USA ou Québec en famille en avril? English translation pending
Bonjour tout le monde,
je suis actuellement en pleine phase de recherche de billets d'avion pour les USA, en famille, pendant les vacances de Pâques, grosso modo du 30 mars au 16 avril (je viens de rater ce matin des prix incroyables avec British Airways, je n'ai pas dégainé assez vite, on était à moins de 400€ par personne pour Las Vegas A/R, je m'en mords les doigts).
Je me pose toutefois de plus en plus la question, où aller finalement en Amérique du Nord?
Nous serons: 2 adultes 2 ados de 17 et 13 ans 1 enfant de 5 ans 1 bébé de moins d'un an soit 6 personnes.
Nous comptons faire un road trip en camping car. Etant 5 + 1 bébé, nous avons peur que ce soit compliqué de trouver des hôtels pas trop chers ou encore de devoir faire et défaire les sacs tous les jours si nous louons une voiture. Nos avons déjà un peu pesé le pour et le contre de cette solution, avec l'aide de site spécialisés.
Nous sommes déjà allés en famille à New York il y a 2 ans, et j'ai personnellement visité l'Ouest Américain il y a 10 ans, mais sans la famille. Nous sommes assez conscients des difficultés des voyages en famille.
Dans mes alertes, jusqu'à aujourd'hui et ma petite déception, je cherchais surtout des vols Paris-Las Vegas A/R car c'est le road trip que je privilégiais (mais sans savoir vraiment ce que valent les autres régions, je le fais surtout car une boucle autour de LV semble être LE grand classique ).
Mais du coup, je me pose la question de mettre des alertes aussi sur la Floride (Orlando, Miami), ou même le Nord-Est des USA et Québec.
Il y a, a priori, des boucles sympas à faire en 15 jours. Je lis sur certains sites qui proposent des circuits tous faits, une boucle, par exemple: NY-Cape Cod-Boston-Québec-Montréal-Ottawa-Toronto-Niagara Falls-Lancaster-Washington-Philadelphie-NY Loin de moi l'idée de vouloir faire toutes ces villes, mais la trame me démontre qu'il n'y a pas que l'Ouest américain dans la vie (et puis les billets d'avion pour NY, boston ou Montréal sont moins cher). Mais est-ce sympa avec tous ces enfants d'âge différent?
Il y a bien évidemment la boucle classique en Floride qui me semble hyper adaptée aux enfants, bien que moins "authentique" peut-être?
Que me conseillez-vous dans notre configuration, et à cette période de l'année (conditions MTO )?
Nous visons les vacances de pâques tout simplement car les billets d'avions semblent 2 fois moins cher qu'en juillet (surtout dites-le si je me trompe!) et nous avons peur d'avoir trop froid en février (mis à part si vous me dites que la meilleures des choses à faire est d'aller en Floride, et que février c'est encore mieux que avril).
Nous aimons à la fois les grands espaces et les villes, on va donc avoir du mal à être plus précis sur nos envies. Nous souhaitons avant tout passer du temps ensemble, aux USA, et si possible en camping car, tout en en prenant plein les yeux.
Merci à tous pour votre aide, et si bien sûr je ne suis pas assez précis dans ce que je dis, on peut affiner petit à petit, car pour l'instant le choix est large!
Je me pose toutefois de plus en plus la question, où aller finalement en Amérique du Nord?
Nous serons: 2 adultes 2 ados de 17 et 13 ans 1 enfant de 5 ans 1 bébé de moins d'un an soit 6 personnes.
Nous comptons faire un road trip en camping car. Etant 5 + 1 bébé, nous avons peur que ce soit compliqué de trouver des hôtels pas trop chers ou encore de devoir faire et défaire les sacs tous les jours si nous louons une voiture. Nos avons déjà un peu pesé le pour et le contre de cette solution, avec l'aide de site spécialisés.
Nous sommes déjà allés en famille à New York il y a 2 ans, et j'ai personnellement visité l'Ouest Américain il y a 10 ans, mais sans la famille. Nous sommes assez conscients des difficultés des voyages en famille.
Dans mes alertes, jusqu'à aujourd'hui et ma petite déception, je cherchais surtout des vols Paris-Las Vegas A/R car c'est le road trip que je privilégiais (mais sans savoir vraiment ce que valent les autres régions, je le fais surtout car une boucle autour de LV semble être LE grand classique ).
Mais du coup, je me pose la question de mettre des alertes aussi sur la Floride (Orlando, Miami), ou même le Nord-Est des USA et Québec.
Il y a, a priori, des boucles sympas à faire en 15 jours. Je lis sur certains sites qui proposent des circuits tous faits, une boucle, par exemple: NY-Cape Cod-Boston-Québec-Montréal-Ottawa-Toronto-Niagara Falls-Lancaster-Washington-Philadelphie-NY Loin de moi l'idée de vouloir faire toutes ces villes, mais la trame me démontre qu'il n'y a pas que l'Ouest américain dans la vie (et puis les billets d'avion pour NY, boston ou Montréal sont moins cher). Mais est-ce sympa avec tous ces enfants d'âge différent?
Il y a bien évidemment la boucle classique en Floride qui me semble hyper adaptée aux enfants, bien que moins "authentique" peut-être?
Que me conseillez-vous dans notre configuration, et à cette période de l'année (conditions MTO )?
Nous visons les vacances de pâques tout simplement car les billets d'avions semblent 2 fois moins cher qu'en juillet (surtout dites-le si je me trompe!) et nous avons peur d'avoir trop froid en février (mis à part si vous me dites que la meilleures des choses à faire est d'aller en Floride, et que février c'est encore mieux que avril).
Nous aimons à la fois les grands espaces et les villes, on va donc avoir du mal à être plus précis sur nos envies. Nous souhaitons avant tout passer du temps ensemble, aux USA, et si possible en camping car, tout en en prenant plein les yeux.
Merci à tous pour votre aide, et si bien sûr je ne suis pas assez précis dans ce que je dis, on peut affiner petit à petit, car pour l'instant le choix est large!
Meilleure destination voyage à vélo? English translation pending
Bonjour à tous,
Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !
Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.
Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.
Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...
Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?
Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)
Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !
Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.
Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.
Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...
Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?
Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)
Discussion sur le concours photo du mois de mai 2015: " le monde du rail " English translation pending
C'est ici ! 🙂
Coucher de soleil dans l'ouest des USA English translation pending
Bonjour à tous.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour
Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.
1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour

Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.

1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Discussion autour du concours de mai: "Alignements" English translation pending
Bonjour à tous 😎
Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».
On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛
Pour participer au concours, c'est ici Pour le diaporama, c’est là
Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».
On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛
Pour participer au concours, c'est ici Pour le diaporama, c’est là
Road trip de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage donc comme le titre l'indique d'effectuer un road trip comme pas mal de monde ici pour vivre le "rêve américain" pour une durée de 3 semaines environ.
Après de nombreuses semaines à scruter ce forum en mode "sous-marin", je me décide à poster mon ébauche de trajet pour avoir des avis dessus. Car c'est bien d'utiliser GoogleMaps pour le calcul de temps de trajet, des routes à prendre etc.. mais la réalité est souvent un peu différente et l'avis de personnes ayant déjà effectué cela est toujours bon à prendre. Le départ se ferait mi-Octobre : températures plus douces + moins de monde.
J1 : Arrivée LAX à 14h J2 : LA : Universal studios J3 : LA : Visite de la ville (Venice beach, Beverly Hills, ...) J4 : LA (Départ 8h) >> SF (Arrivée 13-14h) Premier point noir. Je pense que beaucoup me diront que 5h30 (sur la I-5) de route d'un seul coup ca fait beaucoup, peut être vaut-il mieux privilégier un vol LAX-SFX ce qui me ferait gagner une journée à SFX ? (Même si ca engendre le fait de devoir louer une voiture à LA puis une autre à SFX)
J5 : SF : Alcatraz, Golden Gate, ... J6 : SF : Visite de la ville J7 : SF (Départ aux alentours des 7h) > Yosemite (Arrivée entre 11h-12h) Quelles randonnées me conseillez-vous de faire à Yosemite qui ne soient pas trop longues (4-5 heures environ)?
J8 : Yosemite (Mono lake, ...) > Bodie > Bishop
J9 : Bishop > Death Valley (Racetrack playa, Mesquite Flat Sand dunes) > Furnace Creek
J10 : Furnace creek (Zabriskie Point, Artist Drive, Bad Water, Dante's View, ...) > Las Vegas (Arrivée le soir) Est-ce réalisable de faire tous ces endroits en une journée ou vaut-il mieux consacrer une autre journée à DV ?
J11 : Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas (Départ tôt) > Zion (Angels landing trail)
J14 : Zion > Bryce
J15 : Bryce > Capitol Reef > Torrey
J16 : Torrey > Canyonland (nuit à Moab) J'ai choisi de consacré seulement 1 journée à Canyonland car seule la partie Island in the sky m'intéresse. Aurais-je tort de zapper The Needles ?
J17 : Moab > Arches (nuit à Moab) J18 : Moab > Monument Valley (Arrivée en fin d'aprem-midi)
J19 : Monument Valley > Horseshoe Bend (Arrivée en fin d'aprem-midi) > Page (Nuit à Page) Pour MV j'ai bien envie de me faire une petite rando à cheval dans la matinée, est-ce que ca vaut le coup ou est-ce un attrape touriste ?
J20 : Page Antelope Canyon (Upper + Lower) en matinée > Grand Canyon
J21 : Grand Canyon > Kingman > Las vegas (Départ 21h ou 23h) Pour Kingman je n'ai pas vraiment d'intérêt à m'y arrêter mais c'est plus pour couper le trajet voiture en deux histoire de se dégourdir les jambes.
J22 : NY J23 : NY J24 : NY (Depart 19h)
Pour le moment j'ai mis un trajet provisoire sur 24 jours mais j'ai 2 jours en plus que je n'arrive pas à caser si vous avez des suggestions. J'avais potentiellement pensé au Lac Powell pour se reposer, mais d'un autre côté est-ce que le rythme du trajet actuel est plutôt en mode cool ou tout de même un peu soutenu (surtout pour la partie Moab ) ?
J'ai essayé d'avoir des temps de trajet en voiture autour des 3h-4h maximum sauf LA-SFX mais je pense potentiellement partir sur la solution du vol intérieur (pas vraiment intéressé par la route 1 comme alternative à l'heure actuelle).
Merci à ceux qui prendront le temps de répondre et de donner leur avis/corrections/suggestions
J'envisage donc comme le titre l'indique d'effectuer un road trip comme pas mal de monde ici pour vivre le "rêve américain" pour une durée de 3 semaines environ.
Après de nombreuses semaines à scruter ce forum en mode "sous-marin", je me décide à poster mon ébauche de trajet pour avoir des avis dessus. Car c'est bien d'utiliser GoogleMaps pour le calcul de temps de trajet, des routes à prendre etc.. mais la réalité est souvent un peu différente et l'avis de personnes ayant déjà effectué cela est toujours bon à prendre. Le départ se ferait mi-Octobre : températures plus douces + moins de monde.
J1 : Arrivée LAX à 14h J2 : LA : Universal studios J3 : LA : Visite de la ville (Venice beach, Beverly Hills, ...) J4 : LA (Départ 8h) >> SF (Arrivée 13-14h) Premier point noir. Je pense que beaucoup me diront que 5h30 (sur la I-5) de route d'un seul coup ca fait beaucoup, peut être vaut-il mieux privilégier un vol LAX-SFX ce qui me ferait gagner une journée à SFX ? (Même si ca engendre le fait de devoir louer une voiture à LA puis une autre à SFX)
J5 : SF : Alcatraz, Golden Gate, ... J6 : SF : Visite de la ville J7 : SF (Départ aux alentours des 7h) > Yosemite (Arrivée entre 11h-12h) Quelles randonnées me conseillez-vous de faire à Yosemite qui ne soient pas trop longues (4-5 heures environ)?
J8 : Yosemite (Mono lake, ...) > Bodie > Bishop
J9 : Bishop > Death Valley (Racetrack playa, Mesquite Flat Sand dunes) > Furnace Creek
J10 : Furnace creek (Zabriskie Point, Artist Drive, Bad Water, Dante's View, ...) > Las Vegas (Arrivée le soir) Est-ce réalisable de faire tous ces endroits en une journée ou vaut-il mieux consacrer une autre journée à DV ?
J11 : Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas (Départ tôt) > Zion (Angels landing trail)
J14 : Zion > Bryce
J15 : Bryce > Capitol Reef > Torrey
J16 : Torrey > Canyonland (nuit à Moab) J'ai choisi de consacré seulement 1 journée à Canyonland car seule la partie Island in the sky m'intéresse. Aurais-je tort de zapper The Needles ?
J17 : Moab > Arches (nuit à Moab) J18 : Moab > Monument Valley (Arrivée en fin d'aprem-midi)
J19 : Monument Valley > Horseshoe Bend (Arrivée en fin d'aprem-midi) > Page (Nuit à Page) Pour MV j'ai bien envie de me faire une petite rando à cheval dans la matinée, est-ce que ca vaut le coup ou est-ce un attrape touriste ?
J20 : Page Antelope Canyon (Upper + Lower) en matinée > Grand Canyon
J21 : Grand Canyon > Kingman > Las vegas (Départ 21h ou 23h) Pour Kingman je n'ai pas vraiment d'intérêt à m'y arrêter mais c'est plus pour couper le trajet voiture en deux histoire de se dégourdir les jambes.
J22 : NY J23 : NY J24 : NY (Depart 19h)
Pour le moment j'ai mis un trajet provisoire sur 24 jours mais j'ai 2 jours en plus que je n'arrive pas à caser si vous avez des suggestions. J'avais potentiellement pensé au Lac Powell pour se reposer, mais d'un autre côté est-ce que le rythme du trajet actuel est plutôt en mode cool ou tout de même un peu soutenu (surtout pour la partie Moab ) ?
J'ai essayé d'avoir des temps de trajet en voiture autour des 3h-4h maximum sauf LA-SFX mais je pense potentiellement partir sur la solution du vol intérieur (pas vraiment intéressé par la route 1 comme alternative à l'heure actuelle).
Merci à ceux qui prendront le temps de répondre et de donner leur avis/corrections/suggestions
Préparation d'un voyage aux États-Unis sans parler anglais English translation pending
Bonjour
je voudrais préparer un voyage pour l'ouest américain en mai 2014 mais j'ai plein d'interrogations, jusqu'à présent nous sommes toujours parti en voyage organisé mais cette fois je tenterais bien de le faire moi même les inquiétudes: nous ne parlons pas Anglais !!!! n'est ce pas risqué de partir sans connaitre la langue? par quoi commencer?
Merci de vos réponses
je voudrais préparer un voyage pour l'ouest américain en mai 2014 mais j'ai plein d'interrogations, jusqu'à présent nous sommes toujours parti en voyage organisé mais cette fois je tenterais bien de le faire moi même les inquiétudes: nous ne parlons pas Anglais !!!! n'est ce pas risqué de partir sans connaitre la langue? par quoi commencer?
Merci de vos réponses
Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest !
Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets.
Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.

GPS: c'est vraiment indispensable ou, à la limite, utile? English translation pending
Bonjour
Tout est dans le titre.
Je n'ai pas de GPS dans mon fourgon. J'ai des cartes dans une sacoche qui ne quitte pas la cabine. Ma co-pilote guide nos roues, parfois avec un temps de retard et parfois contre mes "intuitions" ...de ce fait nous faisons souvent qq - dizaines- de km de plus que ce qui était prévu. On musarde, on erre, on se perd et on râle !😕 Mais on découvre.
J'ai eu des retours d'expérience de certains accros du GPS qui se perdent aussi.🤪
Y a t-il, parmi vous, des rétrogrades qui se contentent partout de cartes ? Que vous apporte le GPS et quels sont ses domaines d'excellence ? Alors faut-il vraiment s'y mettre ? On se perd parmi tous les modèles présents sur le marché ( c'est comme les yaourts dans les supermarchés)
Merci et bons voyages à tous
J'ai eu des retours d'expérience de certains accros du GPS qui se perdent aussi.🤪
Y a t-il, parmi vous, des rétrogrades qui se contentent partout de cartes ? Que vous apporte le GPS et quels sont ses domaines d'excellence ? Alors faut-il vraiment s'y mettre ? On se perd parmi tous les modèles présents sur le marché ( c'est comme les yaourts dans les supermarchés)
Merci et bons voyages à tous
Pony Express, voyage moto Los Angeles-Chicago English translation pending
Bonjour,
Je viens de m'inscrire à un voyage moto "Los Angeles-Chicago" avec Reuthers entertainment (agence de voyage allemande) en juillet prochain. Le sens n'est pas le bon (j'aurai préféré d'Est vers l'Ouest) et l'organisme n'est pas français (échanges en anglais) mais les dates proposées correspondent...Est-ce qu'un membre connait cet organisme ?Si quelqu'un a déjà fait un périple similaire, pourrai-je savoir le matériel qu'il faut amener absolument avec soi (sachant que mon sac à dos sera transporté par un pickup) ?Merci à tous celles et tous ceux qui pourront m'apporter leurs lumières 😉
Je viens de m'inscrire à un voyage moto "Los Angeles-Chicago" avec Reuthers entertainment (agence de voyage allemande) en juillet prochain. Le sens n'est pas le bon (j'aurai préféré d'Est vers l'Ouest) et l'organisme n'est pas français (échanges en anglais) mais les dates proposées correspondent...Est-ce qu'un membre connait cet organisme ?Si quelqu'un a déjà fait un périple similaire, pourrai-je savoir le matériel qu'il faut amener absolument avec soi (sachant que mon sac à dos sera transporté par un pickup) ?Merci à tous celles et tous ceux qui pourront m'apporter leurs lumières 😉
Avis sur un autotour de vingt-deux jours dans l'Ouest américain en juillet 2013? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de visiter l'Ouest de Etats - Unis au mois de juillet 2013. Mais comme ma spécialité, c'est le Japon, j'ai besoin de votre aide. J'ai fait de nombreuses recherches sur internet et sur le forum (les suggestions d'itinéraires de bastinj et la discussion de Pong sur les conseils pour établir son itinéraire m'ont bien aidés).
J'ai établi un itinéraire et j'ai sélectionné quelques hôtels (merci tripAdvisor). Pouvez-vous me donner votre avis ?
Précisions : - Nous partons à 4 : mon oncle (64 ans), ma tante (57 ans), ma mère (59 ans) et moi (29 ans). - Mon oncle et ma tante sont de grands voyageurs donc leur condition physique est bonne.
Itinéraire : Jour : ville / temps de route / hôtel J1 : LA (arrivée 13h) / Howards Jonhson Inn & Suites J2 : LA - Needles (arrivée au dernier moment juste pour dormir) / 4h / BW Colorado Inn J3 : Grand Canyon / 4h / Yavapai Lodge East J4 : Page / 3h / Debbie's Hide Away J5 : Page J6 : Monument Valley / 2h30 / The View J7 : Moab / 3h / Inca Inn J8 : Moab J9 : Moab J10 : Capitol Reef / 2h40 / Austin's Chuckwagon J11 : Bryce Canyon / 2h40 / BW Ruby's Inn J12 : Zion / 2h / BW Zion Park Inn J13 : Las Vegas / 2h / Tuscany's Suite & Casino J14 : Las Vegas J15 : Las Vegas J16 : Death Valley / 2h30 / Furnace Creek Ranch J17 : Mammoth Lake / 3h / Juniper Spring Resort J18 : Yosemite / 3h / BW Yosemite Way Station ? ou Mariposa Lodge ? J19 : SF / 3h / Buena Vista Motor Inn ? ou Baldwin Hotel ? J20 : SF J21 : SF J22 : SF (départ 15h30)
J'ai essayé de limiter les gros trajets et de garder quelques jours de "pause" pour ne pas finir sur les rotules. En plus, nous serons 2 ou 3 conducteurs.
Par contre, j'ai quelques doutes sur l'hôtel de Yosemite (le BW me paraît un peu cher : 135 $ la nuit pour 2 Queen) et sur celui de SF (le Buena Vista est situé sur Lombard street donc bien placé mais, pareil, il me paraît cher.)
Alors j'ai quelques questions : 1) Que pensez-vous de mon itinéraire ? de mes choix d'hôtels ? 2) Quels hôtels me conseillez-vous pour Yosemite ? (je précise que les hôtels du parc sont complets depuis juillet dernier) 3) Quels hôtels pour SF ? 4) J'ai prévu 30 $ par jour pour la nourriture, est-ce suffisant ? 5) Concernant la voiture, vaut-il mieux prendre un midsize suv ? un standard suv ? ou un fullsize suv ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je prévois de visiter l'Ouest de Etats - Unis au mois de juillet 2013. Mais comme ma spécialité, c'est le Japon, j'ai besoin de votre aide. J'ai fait de nombreuses recherches sur internet et sur le forum (les suggestions d'itinéraires de bastinj et la discussion de Pong sur les conseils pour établir son itinéraire m'ont bien aidés).
J'ai établi un itinéraire et j'ai sélectionné quelques hôtels (merci tripAdvisor). Pouvez-vous me donner votre avis ?
Précisions : - Nous partons à 4 : mon oncle (64 ans), ma tante (57 ans), ma mère (59 ans) et moi (29 ans). - Mon oncle et ma tante sont de grands voyageurs donc leur condition physique est bonne.
Itinéraire : Jour : ville / temps de route / hôtel J1 : LA (arrivée 13h) / Howards Jonhson Inn & Suites J2 : LA - Needles (arrivée au dernier moment juste pour dormir) / 4h / BW Colorado Inn J3 : Grand Canyon / 4h / Yavapai Lodge East J4 : Page / 3h / Debbie's Hide Away J5 : Page J6 : Monument Valley / 2h30 / The View J7 : Moab / 3h / Inca Inn J8 : Moab J9 : Moab J10 : Capitol Reef / 2h40 / Austin's Chuckwagon J11 : Bryce Canyon / 2h40 / BW Ruby's Inn J12 : Zion / 2h / BW Zion Park Inn J13 : Las Vegas / 2h / Tuscany's Suite & Casino J14 : Las Vegas J15 : Las Vegas J16 : Death Valley / 2h30 / Furnace Creek Ranch J17 : Mammoth Lake / 3h / Juniper Spring Resort J18 : Yosemite / 3h / BW Yosemite Way Station ? ou Mariposa Lodge ? J19 : SF / 3h / Buena Vista Motor Inn ? ou Baldwin Hotel ? J20 : SF J21 : SF J22 : SF (départ 15h30)
J'ai essayé de limiter les gros trajets et de garder quelques jours de "pause" pour ne pas finir sur les rotules. En plus, nous serons 2 ou 3 conducteurs.
Par contre, j'ai quelques doutes sur l'hôtel de Yosemite (le BW me paraît un peu cher : 135 $ la nuit pour 2 Queen) et sur celui de SF (le Buena Vista est situé sur Lombard street donc bien placé mais, pareil, il me paraît cher.)
Alors j'ai quelques questions : 1) Que pensez-vous de mon itinéraire ? de mes choix d'hôtels ? 2) Quels hôtels me conseillez-vous pour Yosemite ? (je précise que les hôtels du parc sont complets depuis juillet dernier) 3) Quels hôtels pour SF ? 4) J'ai prévu 30 $ par jour pour la nourriture, est-ce suffisant ? 5) Concernant la voiture, vaut-il mieux prendre un midsize suv ? un standard suv ? ou un fullsize suv ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa en janvier 2014 English translation pending
Bonsoir à tous
Nous sommes inscrits pour le TDM de janvier 2014 costa deliziosa nous parcourons le forum en quête de conseils et renseignements divers plus par curiosité que par nécéssité pour le moment .
Peut etre que de futurs participants pourraient se manifester afin de commencer à dialoguer bien que 13 mois nous séparent du départ; on a effectivement le temps !
Road trip de soixante jours dans l'Ouest américain English translation pending
Rebonjour!!!!!😛
Comme annoncé dans une autre discussion, nous devons modifier notre road book pour notre trip en été 2013, de 75 à 60 jours.🙁 J'aimerais donc avoir vos avis pertinents sur la cohérence du projet avant validation!! seule obligation: récuperer à un moment, dans le parcours, des milanais!! on pensait vers Las vegas? seul caprice, ou utopie: on aimerait tous aller voir le mont rushmore, on pensait donc rajouter un vol interieur depuis Las vegas!! Nous avons déja réservé notre CC auprès de camping car on line à Paris!!😉 et nous venons de réservés aussi nos vols au départ de Milan pour 4600€ pour 5 personnes (4 adultes, 1 enfant) avec american airlines! Depart le 30 juin arrivée 20h30 los angeles/ retour le 30 aout arrivée 8h25 à Milan
Voici le parcours:
1er juillet: recuperation du CC puis courses (nuit à LA) 2 juillet: depart Barstow (visite) puis Needles, visite (nuit needles) 185 + 230 km= 415 km 3 juillet: depart kingman par Oatman, visite, seligman, visite puis Flagstaff (nuit) 82+34+209= 325 km 4 juillet: visite (meteor crater..) puis Hollbrook (nuit) 175 km 5 juillet: depart petrified forest, visite puis route vers canyon de chelly (nuit à chelly) 160 km 6 juillet: visite, route vers four corners puis mesaverde (nuit à mesaverde) 244 km 7 juillet: visites puis fin d'aprem route vers moab (nuit moab) 202 km 8 juillet: arches, visite (nuit moab) 9 juillet: arches, visite (nuit moab) 10 juillet: depart pour Dinosaur (via Mack) nuit dinosaur 357 km 11 juillet: visite le matin de dinosaur park puis depart pour rock springs (via vernal) visite de flaming gorge..) nuit rocksprings 294 km 12 juillet: depart pour Jackson, visite, rodeo, ( nuit) 289 km 13 juillet: depart pour grand teton, visite puis fin d'aprem depart et nuit au Yellowstone 134 km 14 juillet: yellowstone visite (nuit) 15 juillet: yellowstone visite (nuit) 16 juillet: yellowstone visite (nuit) 17 juillet: depart cody, visite, rodeo, (nuit) 153 km 18 juillet: retour sur Yellowstone puis depart pour Idaho falls (nuit) 255 km 19 juillet: depart Pocatello, SLC (nuit) 84+245= 349 km 20 juillet: depart Cedar city (nuit) 405 km 21 juillet: depart escalante desert, visite, puis panaca, Las vegas (nuit) 477 km 22 juillet: récupération des milanais arrivés la veille. journée libre et (nuit) 23 juillet: depart zion (nuit zion) 264 km 24 juillet: depart Bryce (nuit Bryce) 141 km 25 juillet: depart capitolreefs, 211 km visite, puis depart fin d'aprem pour nuit à Moab 241 km= 452 km 26 juillet: arches visite (nuit moab) 27 juillet: depart canyonlands, 68 km visite puis Mexican hat, 269 km visite, puis nuit Monument Valley 39 km= 376 km 28 juillet: visite, balade à cheval à MV (nuit) 29 juillet: depart page, visite antelope canyon (nuit) 202 km 30 juillet (the wave?) visite, puis depart grand canyon (nuit) 200 km 31 juillet: visite puis depart LV par kanab?? 434 km 1er aout: visite ( nuit à LV) Les milanais partent vers San francisco 🙁 2 aout: vol le matin pour Rapid city, mont rushmore, visite (nuit) 3 aout: visite rapid city, puis retour le soir à LV 4 aout: depart death valley, Zabriskie point????? quelle route pour le CC? 5 aout: depart vers sequoia park visite (nuit) 6 aout: depart pour kings canyon visite (nuit) 7 aout: depart pour Yosemite, visite, (nuit) 229 km 8 aout: yosemite (nuit) 9 aout: yosemite (nuit) 10 aout: depart pour lake tahoe , visite (nuit) 215 km 11 aout: lake tahoe, visite (nuit) 12 aout: depart San Francisco (nuit) 307 km 13 au 21 aout: visite de et autour de SF sans se presser😛😉 22 aout: depart pour Monterrey visite, (nuit) 190 km 23 aout: depart pour San luis obispo, visite, (nuit) 232 km 24 aout: depart Santa barbara, visite, santa monica (nuit) 152+148= 300 km 25 au 28 aout: Los angeles, visite
En sachant que nous devons rendre notre CC le 30, nous nous sommes laissés 4 jours de marge pour tout contretemps et aussi la possibilité d'aller à Disney à Anaheim, 1 journée (le 27 aout)en fonction du budget!!
Voici mes interrogations:
1°) est ce que le parcours est cohérent? 2°) est ce que le kilométrage est juste? 3°) où se renseigner pour des rodéos à Jackson et Cody? 4°) est ce que J11, J25 et J27 sont faisables (visite+ trajet) 5°)Hormis american airlines, où peut on se renseigner pour le vol interieur pour Rapid city? 6°)que vaut: "craters of the moon" 7°) qu'y a t il à visiter autour de Cedar city? 8°) le plus important: confusion pour le 4,5 et 6 aout: où passer pour enchainer: death valley, et sequoia park en CC???
Dores et déjà, un grand Merci à tout ceux qui pourront participer en donnant de précieux conseils avisés!!!!
Marilyn+++++++++++
Comme annoncé dans une autre discussion, nous devons modifier notre road book pour notre trip en été 2013, de 75 à 60 jours.🙁 J'aimerais donc avoir vos avis pertinents sur la cohérence du projet avant validation!! seule obligation: récuperer à un moment, dans le parcours, des milanais!! on pensait vers Las vegas? seul caprice, ou utopie: on aimerait tous aller voir le mont rushmore, on pensait donc rajouter un vol interieur depuis Las vegas!! Nous avons déja réservé notre CC auprès de camping car on line à Paris!!😉 et nous venons de réservés aussi nos vols au départ de Milan pour 4600€ pour 5 personnes (4 adultes, 1 enfant) avec american airlines! Depart le 30 juin arrivée 20h30 los angeles/ retour le 30 aout arrivée 8h25 à Milan
Voici le parcours:
1er juillet: recuperation du CC puis courses (nuit à LA) 2 juillet: depart Barstow (visite) puis Needles, visite (nuit needles) 185 + 230 km= 415 km 3 juillet: depart kingman par Oatman, visite, seligman, visite puis Flagstaff (nuit) 82+34+209= 325 km 4 juillet: visite (meteor crater..) puis Hollbrook (nuit) 175 km 5 juillet: depart petrified forest, visite puis route vers canyon de chelly (nuit à chelly) 160 km 6 juillet: visite, route vers four corners puis mesaverde (nuit à mesaverde) 244 km 7 juillet: visites puis fin d'aprem route vers moab (nuit moab) 202 km 8 juillet: arches, visite (nuit moab) 9 juillet: arches, visite (nuit moab) 10 juillet: depart pour Dinosaur (via Mack) nuit dinosaur 357 km 11 juillet: visite le matin de dinosaur park puis depart pour rock springs (via vernal) visite de flaming gorge..) nuit rocksprings 294 km 12 juillet: depart pour Jackson, visite, rodeo, ( nuit) 289 km 13 juillet: depart pour grand teton, visite puis fin d'aprem depart et nuit au Yellowstone 134 km 14 juillet: yellowstone visite (nuit) 15 juillet: yellowstone visite (nuit) 16 juillet: yellowstone visite (nuit) 17 juillet: depart cody, visite, rodeo, (nuit) 153 km 18 juillet: retour sur Yellowstone puis depart pour Idaho falls (nuit) 255 km 19 juillet: depart Pocatello, SLC (nuit) 84+245= 349 km 20 juillet: depart Cedar city (nuit) 405 km 21 juillet: depart escalante desert, visite, puis panaca, Las vegas (nuit) 477 km 22 juillet: récupération des milanais arrivés la veille. journée libre et (nuit) 23 juillet: depart zion (nuit zion) 264 km 24 juillet: depart Bryce (nuit Bryce) 141 km 25 juillet: depart capitolreefs, 211 km visite, puis depart fin d'aprem pour nuit à Moab 241 km= 452 km 26 juillet: arches visite (nuit moab) 27 juillet: depart canyonlands, 68 km visite puis Mexican hat, 269 km visite, puis nuit Monument Valley 39 km= 376 km 28 juillet: visite, balade à cheval à MV (nuit) 29 juillet: depart page, visite antelope canyon (nuit) 202 km 30 juillet (the wave?) visite, puis depart grand canyon (nuit) 200 km 31 juillet: visite puis depart LV par kanab?? 434 km 1er aout: visite ( nuit à LV) Les milanais partent vers San francisco 🙁 2 aout: vol le matin pour Rapid city, mont rushmore, visite (nuit) 3 aout: visite rapid city, puis retour le soir à LV 4 aout: depart death valley, Zabriskie point????? quelle route pour le CC? 5 aout: depart vers sequoia park visite (nuit) 6 aout: depart pour kings canyon visite (nuit) 7 aout: depart pour Yosemite, visite, (nuit) 229 km 8 aout: yosemite (nuit) 9 aout: yosemite (nuit) 10 aout: depart pour lake tahoe , visite (nuit) 215 km 11 aout: lake tahoe, visite (nuit) 12 aout: depart San Francisco (nuit) 307 km 13 au 21 aout: visite de et autour de SF sans se presser😛😉 22 aout: depart pour Monterrey visite, (nuit) 190 km 23 aout: depart pour San luis obispo, visite, (nuit) 232 km 24 aout: depart Santa barbara, visite, santa monica (nuit) 152+148= 300 km 25 au 28 aout: Los angeles, visite
En sachant que nous devons rendre notre CC le 30, nous nous sommes laissés 4 jours de marge pour tout contretemps et aussi la possibilité d'aller à Disney à Anaheim, 1 journée (le 27 aout)en fonction du budget!!
Voici mes interrogations:
1°) est ce que le parcours est cohérent? 2°) est ce que le kilométrage est juste? 3°) où se renseigner pour des rodéos à Jackson et Cody? 4°) est ce que J11, J25 et J27 sont faisables (visite+ trajet) 5°)Hormis american airlines, où peut on se renseigner pour le vol interieur pour Rapid city? 6°)que vaut: "craters of the moon" 7°) qu'y a t il à visiter autour de Cedar city? 8°) le plus important: confusion pour le 4,5 et 6 aout: où passer pour enchainer: death valley, et sequoia park en CC???
Dores et déjà, un grand Merci à tout ceux qui pourront participer en donnant de précieux conseils avisés!!!!
Marilyn+++++++++++
Hôtel à Miami ou environs hors Miami Beach? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en fevrier avec deux enfants en bas ages. Nous passerons 3 jours a miami avant de partir vers les Keys.
J ai commencé a regarder les hotels pour Miami.
en lisant les critiques, je vois bcp d hotels tres bruyants (dormir avec des boules quie) , avec des histoires de parking ... bof bof
Est ce qu il n est pas plus intéressant de dormir en dehors de miami beach, meme a une demi heure, et y venir en voiture visiter ? Dans quel coin (sachant qu en suite nous filons vers les keys? oubien si vous avez un nom d hotel paisible dans les 100 OU 150 € la nuit ...
Merci
Nous partons en fevrier avec deux enfants en bas ages. Nous passerons 3 jours a miami avant de partir vers les Keys.
J ai commencé a regarder les hotels pour Miami.
en lisant les critiques, je vois bcp d hotels tres bruyants (dormir avec des boules quie) , avec des histoires de parking ... bof bof
Est ce qu il n est pas plus intéressant de dormir en dehors de miami beach, meme a une demi heure, et y venir en voiture visiter ? Dans quel coin (sachant qu en suite nous filons vers les keys? oubien si vous avez un nom d hotel paisible dans les 100 OU 150 € la nuit ...
Merci
Transat sur les routes de l'Ouest, départ le 15 avril 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 15 avril avec Transat sur le circuit "sur les routes de l'ouest".
Nous sommes un couple d'une petite cinquantaine avec un ado de 16 ans.
Nous aimerions prendre contact avec des personnes qui sont dans ce groupe et avec celles qui ont déjà fait ce circuit.
Nous sommes preneurs de tous les bons conseils....
Merci a tous pour vos retours
Votre avis sur un itinéraire de seize jours au Pérou? English translation pending
Bonjour, suite à vos conseils j'ai remanié légèrement notre itinéraire pour un voyage au Pérou en Octobre prochain.
J'aimerais avoir votre avis à savoir si c'est raisonnable comme itinéraire ?
30-sept Vendredi 07h20 AM Montréal Départ pour Lima via Vol International 30-sept Vendredi 09h00 PM Lima Arrivée à Lima - Hotel pour la nuit 01-oct Samedi 08h00 AM Lima Tourisme - Hotel pour la nuit 02-oct Dimanche 06h30 AM Lima Départ pour Arequipa via Vol Intérieur 02-oct Dimanche 08h00 AM Arequipa Arrivée à Arequipa - Tourisme - Hotel pour la nuit 03-oct Lundi 08h30 AM Arequipa Départ pour Puno via Autobus Cruz del Sur 03-oct Lundi 01h30 PM Puno Arrivée à Puno - Tourisme - Hotel pour la nuit 04-oct Mardi 08h00 AM Puno Tourisme - Hotel pour la nuit 05-oct Mercredi 07h30 AM Puno Départ pour Cuzco via Autobus ou Train 05-oct Mercredi 05h00 PM Cuzco Arrivée à Cuzco en PM - Hotel pour la nuit 06-oct Jeudi 06h00 AM Cuzco Jour 1 Chemin Inca : Chilca, Wayllabamba, Llactapata 07-oct Vendredi 06h00 AM Machu Piccu Jour 2 Chemin Inca : Warmiwanusca, Pacaymayo 08-oct Samedi 06h00 AM Machu Piccu Jour 3 Chemin Inca : Runkurakay, Sayacmarca, Puyupatamarca, Winayhuayna 09-oct Dimanche 06h00 AM Machu Piccu Jour 4 Chemin Inca : Winayhuayna, Cuzco 09-oct Dimanche 05h00 PM Cuzco Arrivée à Cuzco en PM 10-oct Lundi 08h00 AM Cuzco Tourisme - Hotel pour la nuit 11-oct Mardi 10h10 AM Cuzco Départ pour Puerto Maldonado via Vol Intérieur 11-oct Mardi 11h10 AM Puerto Maldonado Arrivée à Puerto Maldonado - Tourisme + Lodge pour la nuit 12-oct Mercredi 08h00 AM Puerto Maldonado Randonnée dans la jungle amazonnienne + Lodge pour la nuit 13-oct Jeudi 08h00 AM Puerto Maldonado Randonnée dans la jungle amazonnienne + Lodge pour la nuit 14-oct Vendredi 11h30 AM Puerto Maldonado Départ vers Lima via Vol Intérieur 14-oct Vendredi 02h30 PM Lima Arrivée à Lima 15-oct Samedi 10h00 AM Lima Départ pour Montréal via Vol International 15-oct Samedi 11h40 PM Montréal Arrivée à Montréal 16-oct Dimanche 12h00 PM Montréal Départ pour Rimouski via Autoroute 20 16-oct Dimanche 05h00 PM Rimouski Arrivée à Rimouski
Merci à l'avance :)
Patrick
J'aimerais avoir votre avis à savoir si c'est raisonnable comme itinéraire ?
30-sept Vendredi 07h20 AM Montréal Départ pour Lima via Vol International 30-sept Vendredi 09h00 PM Lima Arrivée à Lima - Hotel pour la nuit 01-oct Samedi 08h00 AM Lima Tourisme - Hotel pour la nuit 02-oct Dimanche 06h30 AM Lima Départ pour Arequipa via Vol Intérieur 02-oct Dimanche 08h00 AM Arequipa Arrivée à Arequipa - Tourisme - Hotel pour la nuit 03-oct Lundi 08h30 AM Arequipa Départ pour Puno via Autobus Cruz del Sur 03-oct Lundi 01h30 PM Puno Arrivée à Puno - Tourisme - Hotel pour la nuit 04-oct Mardi 08h00 AM Puno Tourisme - Hotel pour la nuit 05-oct Mercredi 07h30 AM Puno Départ pour Cuzco via Autobus ou Train 05-oct Mercredi 05h00 PM Cuzco Arrivée à Cuzco en PM - Hotel pour la nuit 06-oct Jeudi 06h00 AM Cuzco Jour 1 Chemin Inca : Chilca, Wayllabamba, Llactapata 07-oct Vendredi 06h00 AM Machu Piccu Jour 2 Chemin Inca : Warmiwanusca, Pacaymayo 08-oct Samedi 06h00 AM Machu Piccu Jour 3 Chemin Inca : Runkurakay, Sayacmarca, Puyupatamarca, Winayhuayna 09-oct Dimanche 06h00 AM Machu Piccu Jour 4 Chemin Inca : Winayhuayna, Cuzco 09-oct Dimanche 05h00 PM Cuzco Arrivée à Cuzco en PM 10-oct Lundi 08h00 AM Cuzco Tourisme - Hotel pour la nuit 11-oct Mardi 10h10 AM Cuzco Départ pour Puerto Maldonado via Vol Intérieur 11-oct Mardi 11h10 AM Puerto Maldonado Arrivée à Puerto Maldonado - Tourisme + Lodge pour la nuit 12-oct Mercredi 08h00 AM Puerto Maldonado Randonnée dans la jungle amazonnienne + Lodge pour la nuit 13-oct Jeudi 08h00 AM Puerto Maldonado Randonnée dans la jungle amazonnienne + Lodge pour la nuit 14-oct Vendredi 11h30 AM Puerto Maldonado Départ vers Lima via Vol Intérieur 14-oct Vendredi 02h30 PM Lima Arrivée à Lima 15-oct Samedi 10h00 AM Lima Départ pour Montréal via Vol International 15-oct Samedi 11h40 PM Montréal Arrivée à Montréal 16-oct Dimanche 12h00 PM Montréal Départ pour Rimouski via Autoroute 20 16-oct Dimanche 05h00 PM Rimouski Arrivée à Rimouski
Merci à l'avance :)
Patrick
Avis sur circuit de Portland à Los Angeles? English translation pending
Bonjour à tous
Cela fait plusieurs années que je viens régulièrement sur ce site pour préparer mes circuits aux USA. C'est une mine de renseignements qui m'est bien utile. Je viens à vous aujourd'hui parce que je prépare un circuit de Portland à Los angeles. Je voudrais avoir des avis sur ceux qui connaissent cette région. Je connais déjà Las vegas, Grand canyon, Yellowstone. Je voudrais cette fois çi faire la côte du pacifique, qui est parait-il la plus belle du monde. Dites moi ce que vous en pensez. Merci à vous. 😉
2 M JOUR 1: FRANCE / PORTLAND
3 M JOUR 2: PORTLAND: Visite cascade three sisters wilderness area
Route historique de la rivière Columbia (Historic Columbia River Highway) de la Zone touristique nationale des gorges de la rivière Columbia (Columbia River Gorge National Scenic Area) (la première zone de la sorte du pays). stop pour faire des photos à Vista House à Crown Point et prenez les courts sentiers qui mènent aux Chutes Latourell (Latourell Falls) et aux Chutes Multnomah (Multnomah Falls) (l'hôtel pavillonnaire des chutes Multnomah est parfait pour une pause café).
Continuez vers l'est sur la Route historique (Historic Highway) et rejoignez l'autoroute inter-États 84. Prenez la sortie du Barrage de Bonneville (Bonneville Dam) et de l'écloserie (Fish Hatchery).
Retournez sur l'inter-États 84 Est et traversez la jolie ville de Hood River, (très bons restaurants). C'est aussi à Hood River que passe la Voie ferrée du Mont Hood (Mount Hood Railroad), qui propose des tours en train pittoresques à travers cette région spectaculaire.
Les vergers et les vues sur le Mont Hood laissent place à des forêts à feuillage persistant le long de l'autoroute 35, en se dirigeant vers le sud depuis la Rivière Hood (Hood River). Rejoignez l'autoroute 26 Ouest et suivez les panneaux du Timberline Lodge sur les flancs du plus haut sommet de l'Oregon, le Mont Hood (3424 mètres/11 235 pieds).
4 M JOUR 3: PORTLAND / BEND (161 miles 4h)
Crater Lake national park (lac de 572 m – le plus profond du pays.) Le parc est accessible au départ de l'Interstate 5 et est traversé par l'Oregon Route 62.
.
5 M JOUR 4: BEN / ASHLAND (200 miles 4h15)
6 M JOUR 5: ASHLAND / CRESCENT CITY (123 miles 3h)
7 M JOUR 6 : VISITE PARK DU REDWOOD NATIONAL. Le parc national de Redwood
est 8 JOUR 7 : CRESCENT CITY / MENDOCINO (227 miles 4h30) en passant par EUREKA
9 MJOUR 8: MENDOCINO / SACRAMENTO / LAC TAHO (300 miles 6H)
Visite de Sacramento – dodo à Stateline
10JOUR 9 : LAC TAHO : Le tour complet du lac demandant une journée et la promenade en bateau à roue à aubes étant conseillée
Lak
11 JOUR 10: LAC TAHO / SAN FRANCISCO (190 miles 3h30)
12 JOUR 11 : VISITE POINT REYES NATIONAL SEASHORE (1h de SF) + MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT
-
- MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT : Forêt de séquoias a quelques kilomètres de SF
13 JOUR 12 : SAN FRANCISCO / MONTEREY (112 Miles 2h) En passant par San Francisco pour récupérer la California 1 qui longe l’océan pacifique jusqu’à LA –voir l’aquarium 0 Monterey _ Endroit magique avec la côte d’une totale beauté. A visiter aussi CARMEL. De monterez prendre la route « 17 miles drive » Ville avec eucalyptus géants, plage de sable blanc. Magnifique
14 JOUR 13 : PARK POINT LOBOS (a deux pas de Monterrey) (3h pour le parcourir)
Ballade dans cette réserve s'impose pour de sublimes points de vue sur l'océan autour d'une nature intacte et splendide et des animaux marins en nombre !
15 JOUR 14 : MONTEREY / SANTA CRUZ / SAN LUIS OBISPO (160 miles 3h)
(42 miles 50mm) coup d’œil à Carmel village
16 JOUR 15 : SAN LUIS OBISPO / SANTA BARBARA / LOS ANGELES: (200 miles 3h35)
17 JOUR 16: LOS ANGELES – Hollywood Studio
18 JOUR 17: LOS ANGELES / France
19 I JOUR 18 : + 1 jour
Sur le trajet de CARMEL / CAMBRIA plusieurs state Parks a visiter :
- julia pfeiller burns sp
- andrew molera sp
- pfeiller big
- point piedras blancas (elephant de mer)
- plage de sanddollar
Cela fait plusieurs années que je viens régulièrement sur ce site pour préparer mes circuits aux USA. C'est une mine de renseignements qui m'est bien utile. Je viens à vous aujourd'hui parce que je prépare un circuit de Portland à Los angeles. Je voudrais avoir des avis sur ceux qui connaissent cette région. Je connais déjà Las vegas, Grand canyon, Yellowstone. Je voudrais cette fois çi faire la côte du pacifique, qui est parait-il la plus belle du monde. Dites moi ce que vous en pensez. Merci à vous. 😉
2 M JOUR 1: FRANCE / PORTLAND
3 M JOUR 2: PORTLAND: Visite cascade three sisters wilderness area
Route historique de la rivière Columbia (Historic Columbia River Highway) de la Zone touristique nationale des gorges de la rivière Columbia (Columbia River Gorge National Scenic Area) (la première zone de la sorte du pays). stop pour faire des photos à Vista House à Crown Point et prenez les courts sentiers qui mènent aux Chutes Latourell (Latourell Falls) et aux Chutes Multnomah (Multnomah Falls) (l'hôtel pavillonnaire des chutes Multnomah est parfait pour une pause café).
Continuez vers l'est sur la Route historique (Historic Highway) et rejoignez l'autoroute inter-États 84. Prenez la sortie du Barrage de Bonneville (Bonneville Dam) et de l'écloserie (Fish Hatchery).
Retournez sur l'inter-États 84 Est et traversez la jolie ville de Hood River, (très bons restaurants). C'est aussi à Hood River que passe la Voie ferrée du Mont Hood (Mount Hood Railroad), qui propose des tours en train pittoresques à travers cette région spectaculaire.
Les vergers et les vues sur le Mont Hood laissent place à des forêts à feuillage persistant le long de l'autoroute 35, en se dirigeant vers le sud depuis la Rivière Hood (Hood River). Rejoignez l'autoroute 26 Ouest et suivez les panneaux du Timberline Lodge sur les flancs du plus haut sommet de l'Oregon, le Mont Hood (3424 mètres/11 235 pieds).
4 M JOUR 3: PORTLAND / BEND (161 miles 4h)
Crater Lake national park (lac de 572 m – le plus profond du pays.) Le parc est accessible au départ de l'Interstate 5 et est traversé par l'Oregon Route 62.
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5 M JOUR 4: BEN / ASHLAND (200 miles 4h15)
6 M JOUR 5: ASHLAND / CRESCENT CITY (123 miles 3h)
7 M JOUR 6 : VISITE PARK DU REDWOOD NATIONAL. Le parc national de Redwood
est 8 JOUR 7 : CRESCENT CITY / MENDOCINO (227 miles 4h30) en passant par EUREKA
9 MJOUR 8: MENDOCINO / SACRAMENTO / LAC TAHO (300 miles 6H)
Visite de Sacramento – dodo à Stateline
10JOUR 9 : LAC TAHO : Le tour complet du lac demandant une journée et la promenade en bateau à roue à aubes étant conseillée
Lak
11 JOUR 10: LAC TAHO / SAN FRANCISCO (190 miles 3h30)
12 JOUR 11 : VISITE POINT REYES NATIONAL SEASHORE (1h de SF) + MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT
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- MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT : Forêt de séquoias a quelques kilomètres de SF
13 JOUR 12 : SAN FRANCISCO / MONTEREY (112 Miles 2h) En passant par San Francisco pour récupérer la California 1 qui longe l’océan pacifique jusqu’à LA –voir l’aquarium 0 Monterey _ Endroit magique avec la côte d’une totale beauté. A visiter aussi CARMEL. De monterez prendre la route « 17 miles drive » Ville avec eucalyptus géants, plage de sable blanc. Magnifique
14 JOUR 13 : PARK POINT LOBOS (a deux pas de Monterrey) (3h pour le parcourir)
Ballade dans cette réserve s'impose pour de sublimes points de vue sur l'océan autour d'une nature intacte et splendide et des animaux marins en nombre !
15 JOUR 14 : MONTEREY / SANTA CRUZ / SAN LUIS OBISPO (160 miles 3h)
(42 miles 50mm) coup d’œil à Carmel village
16 JOUR 15 : SAN LUIS OBISPO / SANTA BARBARA / LOS ANGELES: (200 miles 3h35)
17 JOUR 16: LOS ANGELES – Hollywood Studio
18 JOUR 17: LOS ANGELES / France
19 I JOUR 18 : + 1 jour
Sur le trajet de CARMEL / CAMBRIA plusieurs state Parks a visiter :
- julia pfeiller burns sp
- andrew molera sp
- pfeiller big
- point piedras blancas (elephant de mer)
- plage de sanddollar
Circuit de quinze jours dans l'Ouest américain fin juin 2011 English translation pending
Bonjours a tous ,
Apres avoir visiter pas mal d'ancien post , j'en vient a creer mon perso . J'aurais voulu avoir votre avis sur Le circuit que j'ai mis au point avec 3 autres amis .
Nous sommes 4 Jeunes de 23 ans partant a la conquete de l'ouest (effets western) pour une duree de 15 jours du 17 juin au 1 er juillet. Pour notre voyage nous avons loué une chevrolet Traiblazer .
Notre trajet ce définit comme suit :
J 1 : Arrivée à LA (Le 17 Juin vers 15 h local time ) J 2 : early in the morning ; Visite (Griffith park observatory , hollywood , beverly hills , Outlets , Venice , malibu ... et nuit à LA (18 juin) J 3 : Depart de LA En passant par Long Beach et Palm Spring Pour rejoindre ????? ( Ou pourrais t on passer la nuit et en profiter pour visiter des endroit sympas ? Qu'y a t il entre LA et Las vegas ? ) Need your help ( 19 juin ) J 4 : Depart de ????? Pour rejoindre Las Vegas . Visite light de Las vegas et nuit à Vegas ( Palms Hotel : reservé ) ( 20 juin ) J 5 : Vegas ( 21 juin ) J 6 : Depart Early in the morning from Vegas To Grand canyon ( On pense le faire en Helico ou Les points de vue ) Qu elle route sympas Emprunter de Vegas à Grand Canyon ? Tout en sachant qu on ne veux pas passer la nuit au grand canyon mais à vegas . ( 22 juin ) J 7 : Vegas (23 juin ) J 8 : Départ de végas pour Death valley ( Que visiter labas ? et comment s y rendre ? ) visite de Death valley puis dodo labas . ( 24 juin) J 9 : Death valley To Yosemite ( Que visiter sur cette route tout a sachant que une de nos priorite c de visiter les sequoia geant ainsi que des paysage et lac de toute les couleurs ? que me conseiller vous ? ) Ensuite Nuit à Yosemite (25 juin ) J 10 : Yosemite To San Francisco (visite un peu plus de yosemite le matin pour arriver fin de journee sur San Francisco . Nuit a San Francisco . ( 26 juin) J 11 : Visite de San francisco ( 27juin ) J 12 : San Francisco (28 juin ) J 13 : San Francisco To Los Angeles par la cote . Alors pour rejoindre Los angeles nous possedont 2 journee et une nuit . On a pensé a quelque Halte à mono bay , Monterrey , Santa Barbara . Qu en pensez vous ? Ou passer la nuit ? (29 juin) J 14 : Arrivé à LA Et nuit à LA tout pret de LAX .( 30 juin ) J 15 : Back to belgium ( Depart le 1 er de LAX vers 19 h donc journee shooping in LA )
J espere que votre aide et vos avis seront nombreux et je vous en remercie d'avance .
Bien à vous ,
Lucien From Belgium
Apres avoir visiter pas mal d'ancien post , j'en vient a creer mon perso . J'aurais voulu avoir votre avis sur Le circuit que j'ai mis au point avec 3 autres amis .
Nous sommes 4 Jeunes de 23 ans partant a la conquete de l'ouest (effets western) pour une duree de 15 jours du 17 juin au 1 er juillet. Pour notre voyage nous avons loué une chevrolet Traiblazer .
Notre trajet ce définit comme suit :
J 1 : Arrivée à LA (Le 17 Juin vers 15 h local time ) J 2 : early in the morning ; Visite (Griffith park observatory , hollywood , beverly hills , Outlets , Venice , malibu ... et nuit à LA (18 juin) J 3 : Depart de LA En passant par Long Beach et Palm Spring Pour rejoindre ????? ( Ou pourrais t on passer la nuit et en profiter pour visiter des endroit sympas ? Qu'y a t il entre LA et Las vegas ? ) Need your help ( 19 juin ) J 4 : Depart de ????? Pour rejoindre Las Vegas . Visite light de Las vegas et nuit à Vegas ( Palms Hotel : reservé ) ( 20 juin ) J 5 : Vegas ( 21 juin ) J 6 : Depart Early in the morning from Vegas To Grand canyon ( On pense le faire en Helico ou Les points de vue ) Qu elle route sympas Emprunter de Vegas à Grand Canyon ? Tout en sachant qu on ne veux pas passer la nuit au grand canyon mais à vegas . ( 22 juin ) J 7 : Vegas (23 juin ) J 8 : Départ de végas pour Death valley ( Que visiter labas ? et comment s y rendre ? ) visite de Death valley puis dodo labas . ( 24 juin) J 9 : Death valley To Yosemite ( Que visiter sur cette route tout a sachant que une de nos priorite c de visiter les sequoia geant ainsi que des paysage et lac de toute les couleurs ? que me conseiller vous ? ) Ensuite Nuit à Yosemite (25 juin ) J 10 : Yosemite To San Francisco (visite un peu plus de yosemite le matin pour arriver fin de journee sur San Francisco . Nuit a San Francisco . ( 26 juin) J 11 : Visite de San francisco ( 27juin ) J 12 : San Francisco (28 juin ) J 13 : San Francisco To Los Angeles par la cote . Alors pour rejoindre Los angeles nous possedont 2 journee et une nuit . On a pensé a quelque Halte à mono bay , Monterrey , Santa Barbara . Qu en pensez vous ? Ou passer la nuit ? (29 juin) J 14 : Arrivé à LA Et nuit à LA tout pret de LAX .( 30 juin ) J 15 : Back to belgium ( Depart le 1 er de LAX vers 19 h donc journee shooping in LA )
J espere que votre aide et vos avis seront nombreux et je vous en remercie d'avance .
Bien à vous ,
Lucien From Belgium
Retour au Far West (première partie): cinq semaines en juillet 2009 avec trois enfants English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec TOUTES les photos en grand format ici: https://sites.google.com/site/retouraufarwest/
Introduction, itinéraire et carte.
Pourquoi avoir tant tardé pour publier ce carnet ? Toutes les conditions ont été réunies pour un voyage extraordinaire : - Un itinéraire, que nous avons pu réaliser dans sa totalité (de ce que nous avons décidé de faire), - Un temps plus que clément qui nous a permis de réaliser ce même itinéraire qui était dépendant des conditions météo, puisque bon nombre de routes et de sites prévus n’étaient praticables que par temps sec. - Un partage de nos aventure avec les »Maries », c’est-à-dire Marie Lefèvre de Voyage Forum, ma copine virtuelle, Fred son mari, et leurs trois enfants, pendant une bonne partie du périple. Un vrai moment de plaisir, et quand nous évoquons notre parcours commun, c’est avec beaucoup de nostalgie. La réponse est : En ce qui concerne les photos, j’ai voulu jouer dans la cour des grands, et me mettre au format RAW. J’ai adoré bidouiller les photos avec Lightroom, oui mais….. je les trouvais toutes trop jaunes, et ça ne me plaisait pas ! De plus, j’ai fait des « bêtises photographiques » à la tant attendue « the wave » et du coup, j’ai tout laissé tomber par dépit, par dégoût !!!! En ce qui concerne le texte, je ne sais pas, c’est Gilles le spécialiste, mais ça ne venait pas non plus !
Alors maintenant, après dix huit mois, nous allons quand même essayer de vous présenter une première partie, je laisse la plume à Gilles, et en route……
Nous l’attendions et la redoutions un peu, mais, comme chaque année, il faut bien y passer : la réunion annuelle au sommet, où Grisemote propose à la famille de choisir la destination qu’elle a déjà déterminée avec précision. Déjà dans les rangs du fond, ça spécule sec. Après les USA et ses geysers, l’Afrique et ses fauves, le Canada et les ours, certains cherchent la bête féroce qu’il va falloir affronter cette année, sachant que les épreuves sont de plus en plus corsées. « Pourvu que les dragons n’existent pas » pense tout bas le plus petit d’entre nous …
- Il y a trois longues années, déjà, nous sommes partis dans l’ouest américain pour notre premier grand voyage familial. Cela a en partie changé nos vies. Un pèlerinage s’impose : - Ouf, les USA c’est cool - Votre mission cet été, si vous l’acceptez, sera de découvrir le désert et ses richesses uniques au monde. Je ne vous cache pas que ces endroits ne se gagnent pas facilement car outre la chaleur étouffante, il est possible de rencontrer parfois quelques autochtones qui apprécient peu la compagnie : scorpions, tarentules, serpents à sonnette et autres trucs qui se défendent avec férocité … En revanche, pour qui en revient, l’aventure marque à jamais les esprits par sa beauté et son ambiance envoûtante. Et puis, il y aura un peu de Las Vegas avec ses buffets pantagruéliques …
La majorité de l’assemblée fut conquise avec ce dernier argument qui reste une valeur sûre, préférant oublier le reste qui semble plus flou. Traîtres de parents, ils savent toujours détourner l’attention au bon moment …
Six mois plus tard, cent vingts kilos de bagages soigneusement préparés, pesés, compactés, un itinéraire aventure hors des sentiers battus, nous sommes fins prêts pour affronter ce nouveau périple sous la tente. L’aventure est de plus pimentée par un fait nouveau … ayant rencontré la famille de Marie en décembre 2008, nous allons faire une partie de nos étapes ensemble, ce qui est une grande première pour tous. Le bonus, outre la rencontre bien entendu, c’est qu’à deux véhicules, cela ouvre des portes sur des contrées totalement isolées qui auraient été vraiment hasardeuses seuls.
ITINERAIRE (5 semaines)
CARTE

A 30 000 pieds au-dessus du sol, nous progressons au milieu des gigantesques colonnes de gouttes orageuses, sombres et menaçantes. Voilà déjà plus de 10 heures que vous sommes entassés dans la cabine de notre 747 et nous commençons à avoir des fourmis dans les jambes. Comme la première fois, le survol du Groenland fut un régal pour les yeux, avec son tapis de glace blanche, ses glaciers géants et ses canyons. Puis vint le temps des cultures qui ont progressivement fait place aux contrées arides et désertiques au-dessus desquelles nous passons. En tout cas, sec ou pas, vu le gigantisme de l’orage, tout cela tombera bien quelque part…. Nous arrivons enfin en vue de Phoenix, l’une des plus chaudes villes des USA, avec des routes et des villes rangées sur le format d’un quadrillage. Pas de doute, nous sommes bien en Amérique du nord. Même dans le désert on peut voir des routes qui tournent à angle droit.
Après la récupération sans encombre de tous nos bagages (nous avions quelques craintes avec British Airways à ce sujet), nous affrontons notre premier dilemme avec la voiture. La Dodge Durango ou équivalent que nous avions réservée n’est pas au parking et le loueur (Thrifty) nous propose un véhicule de la catégorie supérieure. Ce qui est sûr, c’est que vu l’itinéraire qui est prévu avec la Famille Marie, un bon 4x4 est absolument indispensable. Sinon, c’est éliminatoire pour tous car un certain nombre de pistes sont prévues assez sportives. Il nous est proposé une Suburban. Certes, le véhicule a un look franchement tout terrain avec un pare choc à un mètre du sol, 2 positions 4x4 (lent et normal -> ce qui est indispensable), mais la garde au sol n’est pas très importante et les pneus sont déjà bien entamés. En revanche, il est grand à souhait. Pas facile de faire la fine bouche. La lassitude du voyage, s’ajoutant à l’envie d’aller dormir, nous finissons par partir avec la voiture proposée, un poil contrariés quand même dans la mesure où nous n’avons pas une vraie certitude que cela conviendra pour le périple.
L’hôtel est magnifique, la chaleur étouffante et la piscine avenante, mais nous sombrons rapidement dans un sommeil profond et réparateur. Ah, quel plaisir d’étendre les jambes …

Cactus à gogo Samedi 4 juillet Le petit déjeuner de l’hôtel Embassy est copieux et nous plonge tout de suite dans l’ambiance culinaire américaine avec ses saucisses, ses œufs au bacon, son sirop d’érable et pour les plus accros, ses sodas. Un peu calorique, mais super agréable !
Nous ne nous attardons pas dans la ville que nous quittons pour Tucson et ses cactus en passant par l’Apache trail. Cette piste est agréable et nous permet de voir nos premiers Saguaros qui peuplent les collines. En revanche, nous n’avons pas entraperçu ne serait-ce que la plume d’un apache – publicité mensongère ou lieu historique ?. La piste est très bien entretenue. Nos inquiétudes quant aux capacités tout terrain de notre 4x4 ne sont donc pas levées ce qui nous vaut un duel relevé entre celui qui pense que ça ira mais qui n’en est pas sûr et celle qui pense que ça n’ira pas mais qui n’en est pas certaine (avec de lâches arguments comme quoi un $%€ de membre du forum avait attendu de pied ferme plusieurs heures chez le loueur pour avoir satisfaction sur le véhicule qu’il souhaitait). Bref, en plein désert, rien ne vaut une petite reconstitution de OK corral. Etait-ce un signe ? Toujours est-il qu’alors que nous admirions une vue imprenable sur un barrage finalement quelconque, Grisemote fit un sacrifice pour que tout aille bien par la suite : elle fit choir son beau zoom (celui qu’un voleur avait déjà jeté par la portière d’un véhicule en Namibie). Bilan, l’autofocus ne fonctionne plus. Bon début ! Espérons que cela serve à quelque chose …. Bon, il ne faut pas être trop dur quand même avec cette piste qui nous offrira nos premières collines de saguaros – inédit pour nous comme paysage. La route qui ne devait durer que trois heures s’éternise et le baromètre positionné sur le rétroviseur (avec la direction cardinale) affiche des chiffres à faire froid dans le dos : 110 °F (ce qui ne fait pas loin de 40 ° C quand même). Bref, nous arrivons un peu saoulés de voiture et lessivés de chaleur à Tucson. Pour récupérer, rien ne vaut un bon restau mexicain. Guide du routard en main, nous partons à la recherche de la perle rare : excellent et pas cher. Bigre, beaucoup de rues sont fermées et la police est partout. N’y aurait-il pas un événement particulier le 4 juillet ? Bien sûr, c’est la fête nationale…. Du coup nous avons droit à un feu d’artifice poussif tiré fusée après fusée et qui s’éternise. C’est pas tout cela mais ça cronchonne dur dans les estomacs. Nous reprenons donc notre quête du restau perdu, mais, aux environs de vingt et une heures, tout est fermé. Nous finirons par manger Mac Do avec beaucoup de regret puis direction le motel qui nous protège de la chaleur infernale…Nous nous attendions quand même a un peu plus de ferveur dans les rues pour la fête nationale.
Dimanche 5 juillet. Nous quittons Tucson en direction de White Sands. Impressionnantes quand même la taille et les formes de ces plantes. Sur la route nous visitons le Saguaro desert museum : musée à ciel ouvert (petit coin sympathique de désert) dans lequel sont présentées la faune et la flore locale. Côté faune, tout ce petit monde est tellement avenant qu’il est soigneusement enfermé, parfois même derrière des vitres bien solides : rattlesnake (serpent à sonnette), tarentule, bobcat, … Tout n’est pas dangereux non plus et la serre aux colibris permet de voir voler ces espèces pas si courantes à observer dans le milieu naturel. Le tout est très bien fait et on ressort un peu moins ignorant qu’en y entrant et un peu moins lourd également quand on ne prend pas assez d’eau. Grosse chaleur garantie et je ne parle pas de celle qui règne dans la voiture quand nous l’ouvrons. Pour nous remettre, nous passons au Saguaro National Park faire un petit trek, histoire de transiter au milieu des respectueux vieillards qui nous observent du haut de leur dizaine de mètres d’épines acérées. Les formes sont propices à faire marcher l’imagination, avec leurs bras aux positions si diverses. Thibaud a la bonne idée de ramasser une boule d’épines de Saguaro inoffensive à terre, malgré les recommandations de notre G.O qui a tout lu sur le sujet. - Surtout il ne faut jamais essayer de retirer des épines avec les doigts … - Bah, une petite boule d’épines, faut pas exagérer quand même ! Gagné ! Les épines se comportent comme de la colle et chaque doigt qui les touche pour aider le malheureux pris au piège se retrouve pris à son tour. Après Thibaud, c’est le plus vénérable d’entre nous qui participe. Résultats, de deux doigts collés nous sommes passés à quatre. L’affaire s’avère délicate. A chaque mouvement le truc est conçu pour s’incruster d’avantage. Grisemote prend son courage à une main, glisse un bâton sous l’intrus dans la forêt de doigts et tente d’un geste souple et gracieux de l’arracher. Et hop ! …. On passe de quatre doigts collés à cinq (on pourrait en faire une comptine pour les enfants…). L’incident finira par une épilation délicate entre victimes et du sparadrap, avec un œil noir vers « qui nous savons ». Conclusion, même si on a l’impression de maîtriser, ne jamais toucher des aiguilles de Saguaro (petit message pour les ados qui connaissent tout …). Adios les saguaros aux formes surprenantes, nous filons vers d’autres cieux … ceux de White Sands, le désert blanc.

Cinq cents kilomètres plus loin, après un passage montagneux, nous arrivons aux abords de White Sands. Comme la veille et l’avant-veille, le ciel s’obscurcit et de gros cumulonimbus d’orage commencent à bourgeonner dès le début d’après-midi. La route toute droite des cent derniers kilomètres est traversée de gros buissons comme dans les films. Un nuage de poussière arrive sur nous rendant la visibilité quasi nulle puis continue son chemin. Impressionnant quand même le phénomène. Arrivés dans le parc de White Sands que nous devions commencer à visiter en soirée pour la « belle lumière », les éléments se déchaînent. C’est un déluge de nature à rendre jaloux Noé. Les rangers ferment le parc !
Nous n’avons pas d’autres choix que de renoncer et de nous diriger vers la ville la plus proche : Alamogordo . Pour noyer cette petite déconvenue, nous décidons tout naturellement, après l’installation au motel, de manger … mexicain -> tentative N° 2. Rien de plus facile, car si la ville n’a pas un charme fou, les restaus y pullulent. Enfer et putréfaction, nous subissons la même punition que la veille : vers vingt et une heures nous sommes en décalage horaire et plus personne ne veut vous servir. *$ ?!% Ambiance de la brousse dans le village Grisemote qui fait grise mine. Ceux qui ne se sont pas couchés par dépit, ont quand même grignoté …. dans un fast food plus ou moins mexicain, Grommel, grommel !

Le ciel est limpide lorsque nous entrons dans le parc de White Sands, aux premières lueurs de l’aube. Inutile de se demander d’où vient le nom : y a pas photo, le sable est résolument blanc de blanc et fortement détrempé de la veille. C’est un sable de gypse qui n’a pas du tout la même consistance que celui de nos plages habituelles qui « roule » sous les pieds. Rapidement la chaleur monte et le port de lunettes de soleil s’avère indispensable. Quelques sauts de dunes n’épuiseront pas nos pitchouns et vers onze heures, nous partons pour un « grand » tour de dunes d’environ sept kilomètres, chargés d’eau modérément. Sous un soleil de plomb nous progressons seuls au milieu des « vagues » de sable à perte de vue, éblouissantes, sur un tracé un peu laxiste où les marques à suivre sont bien camouflées. Ceci dit, le sol n’est pas trop fuyant sous les pieds et la chaleur n’a finalement rien d’étouffante (puisque le blanc réfléchit la chaleur) à tel point qu’il est tout à fait possible de marcher pieds nus si on le souhaite. Franchement, ça vaut le déplacement !

En route pour cinq cents kilomètres en direction de Santa Fé où nous arrivons en soirée. Qu’y a-t-il à faire pendant cinq cents kilomètres de route assez monotone quand on est français… ? Parler restau mexicain bien sûr, pour sublimer deux échecs cuisants qui nous laissent encore comme un arrière-goût amer. La cible est soigneusement choisie dans le guide du routard. Dès l’arrivée, nous déposons à la volée nos bagages dans le très beau motel réservé. Bien que pressés, certains ne résistent pas à l’envie de se jeter dans la piscine vite fait (glacée cependant !). Le ciel est comme tous les soirs couleur plomb avec des éclairs. Revigorés, nous partons à la recherche de notre paradis papillaire. Après avoir tourné pas mal entre les petites ruelles, guidés par notre GPS, nous trouvons …porte close. Vingt et une heures approche et des sueurs froides commencent à perler sur nos fronts irrités. M’enfin, sommes-nous touchés par le syndrome du restau clos ? Heureusement, nous trouverons sur notre route de retour une sorte de saloon très animé décoré façon western, autorisé aux enfants, qui remis les pendules gastronomiques à l’heure pour ceux qui qui n’ont pas piqué du nez dans leurs assiettes. Le décalage horaire fait son œuvre…
Mardi 7 juillet: sous un ciel limpide nous visitons le centre de Santa Fé, très belle ville aux formes arrondies de couleur ocre, dans le style mexicain. Pendant que les uns font les boutiques touristiques, un autre enchaîne les galeries d’art très attractives qui ont envahi les rues du centre. C’est toujours un grand plaisir que de voir l’imagination fertile et sans limite des artistes, souvent très inspirés par l’époque du far west et les origines indiennes. J’y rencontre plusieurs français expatriés qui tiennent des galeries et dont le commerce semble profitable. En tout cas, cela fait du bien de parler un peu français.

Nous pratiquons nos premières vraies pistes l’après-midi en nous dirigeant vers Bisti Badlands à environ trois cents kilomètres de Santa Fé sous une chaleur torride. Le planning indiquait un arrêt sur le site de Ah-Sli-She-Pah, situé sur notre route et qui faisait très envie à Grisemote. « Qui trop embrasse , mal étreint » dit le proverbe. Conscient du programme trop chargé, nous préférons nous concentrer sur Bisti.

La voiture est à l’aise sur le sol poussiéreux et un peu marqué des derniers kilomètres. Cela donne confiance pour la suite. Ici c’est le désert total, à la fois par rapport au paysage mais aussi par la fréquentation du site (au moins ce jour-là). Pas un chat ! (tout de même nous croiserons un petit pompon de lapin, mais pas plus !) Il faut dire également qu’à l’extérieur de la voiture, la température est étouffante (plus de 90 ° F soit un petit 35°C quand même). Pourtant nous arrivons aux environs de seize heures. Petite surprise à l’entrée, sur le livre d’or, un petit coucou aux « Grisemotes » des « Maries », c'est-à-dire de Marie Lefèvre de VF et sa famille qui sont passés la veille. Nous devons les retrouver dans quelques jours et elle savait que nous passerions le jour suivant leur visite. Ça fait chaud au cœur d’avoir un petit mot du fin fond de nulle part, même si ce n’est pas précisément la chaleur qui nous manque le plus sous cette latitude … Le site est large et agréable mais il est plutôt facile de s’y perdre. Nous prenons un peu de hauteur pour avoir une vue d’ensemble, puis nous essayons de nous y retrouver dans ce dédale. Il y en a pour tous les goûts pour qui aime le désert : cheminées de fée, troncs d’arbre pétrifiés, structures géologiques remarquables où chacun reconnaît selon son imagination des œufs de dinosaure ou des vaisseaux spatiaux … Le clou de la journée est la eggs factory (sorte d’exposition naturelle à ciel ouvert de blocs de roche arrondis qui ressemblent à des œufs) en fin de parcours au moment de la « golden light ». La lumière chaude du coucher de soleil étire les ombres et donne un relief tout particulier aux structures géologiques très atypiques. Nous restons jusqu’aux derniers instants de lumière. C’est pas tout ça , mais maintenant, on rentre comment dans ce dédale minéral qui commence à s’assombrir dangereusement ? « Qui s’attarde à la eggs factory rentrera de nuit » dit un proverbe local.
A la queue leu leu, sous une lune radieuse et pleine qui apparaît à l’horizon, avec les indications d’une boussole, nous entamons le chemin du retour. Les hurlements des coyotes, d’abord lointains puis plus précis ont commencé à nous inquiéter. Faut-il faire du feu pour les éloigner ? Ça attaque ces bêtes-là lorsqu’elles sont en groupe? Y a d’autres trucs avec des dents qui peuvent venir chatouiller nos mollets ? A la pleine lune, c’est quoi déjà les bêtes qui aiment s’exprimer ?…. M’enfin, je m’égare. S’il est vrai que des idées farfelues aient pu trotter dans nos têtes, le retour, de plus d’une heure quand même, fut une formalité sans mauvaise rencontre (mais en se perdant un peu pour garder un certain suspens) grâce à une lampe frontale qui trainait dans un des sacs au cas où nous serions surpris par la nuit. On n’y pense pas forcement en arrivant au grand jour, mais finalement ce n’était pas de trop … Nous finissons la soirée dans un motel de Farmington. Dégonflés direz-vous ! Depuis le début on vous bassine que nous partons à l’aventure sans filet dans le désert torride et finalement ça se termine au restau et dans un motel à chaque nuit. Pas faux ! Mais qui lira saura …

Tiens, en parlant de désert minéral, je ne résiste pas à l’envie de vous parler dès maintenant de celui que nous ferons plus tard en compagnie de Marie et sa famille et qui revêt un parfum de mystère, puisque son nom est tenu secret , et dénommé par tous ceux qui le connaissent sous le petit nom de « White and Red canyon ».De nombreuses recherches de Marie nous ont permis de trouver l’endroit magique, et c’est avec joie que nous avons découvert ce lieu, autre désert peuplé de gobelins et autres créatures fantastiques minérales. Le doux surnom de White and Red n’est pas usurpé, vous le comprendrez bien, en voici quelques photos. Là aussi, le site étant magique nous nous attarderons jusqu’au coucher du soleil, petit pique-nique sur place, et forcément derrière route, enfin piste, de nuit !

Mercredi 8 juillet Direction Durango, par Aztec Arche !
Nous débutons la journée par un super petit déjeuner où l’on pouvait faire ses gaufres soi-même. Les enfants observent avec stupeur deux petits américains d’à peu près leur âge, dotés déjà d’un tour de taille conséquent, préparer leurs gaufres avec du sucre recouvert d’une bonne couche de sirop d’érable, le tout agrémenté de plaquettes de beurre. De quoi être calé pour la journée avec l’une d’elle. Ceci dit, il ne faut pas exagérer non plus, on voyait encore un peu la gaufre. Un plouf dans la piscine pour se refroidir en prévision du désert à venir puis nous partons en direction de Durango via « Aztec arches ». « Aztec Arches » est un lieu-dit regroupant un bon nombre d’arches sur un espace quand même assez vaste. Le but, c’est de les trouver car elles ne sont indiquées nulle part : un grand jeu de piste en quelque sorte. Armés de nos coordonnées GPS, et de notre carte routière, nous voilà partis à la recherche de celle de « Cedar Hill ». Cette arche n’est ni très spectaculaire, ni dans un lieu magique bien que de bonne facture. Ce qu’elle a de particulier ? c’est notre première arche et elle se mérite à cause du « chemin » sélectif pour y accéder, très escarpé, qui monte une petite falaise à escalader.

Durango est une petite ville aux bâtisses plutôt coquettes et colorées, très touristique, dans laquelle on trouve de tout à foison. On dirait un village de Disneyland tant tout est propre et attrayant. Entre les nombreuses boutiques touristiques, quelques galeries d’art et des … restau (on ne s’en prive pas d’ailleurs vu le programme que l’on nous annonce pour les jours à venir). Nous nous installons au camping, enfin, ce qui nous permet de tester notre équipement de spartiate. Les nuits précédentes, le problème pour dormir était soit la chaleur étouffante, soit la clim et son bruit infernal. Sous la tente, quel calme, quelle sérénité, sauf qu’en montagne il caille la nuit. N’empêche que c’est bien plus confortable pour dormir. Le camping est traversé par une authentique voie de chemin de fer où passe le fameux Durango-Silverton, train à vapeur d’époque (laquelle me direz-vous !). Le monstre est très photogénique avec son panache de fumée au milieu des sapins et son acier noir transpercé d’un œil unique de lumière. Il roule des mécaniques juste à nos pieds puis continue sa route en se dandinant dans tous les sens. Les voyageurs ont le temps de bien profiter du paysage car c’est pas une flèche l’engin. Sur le parcours, les américains saluent le convoi, comme s’il transportait des pionniers. Quant à la voie, pas besoin d’être géomètre pour voir qu’il y a bien longtemps que les rails ne sont plus parallèles. Belle image d’Epinal en tout cas.
La journée du 9 juillet est consacrée à la visite de Silverton. C’est l’archétype de la ville pionnière de chercheur d’or telle que l’on peut la voir dans les films, la peinture neuve en plus. La rue principale a un vrai charme avec ses boutiques aux décors western. Maintenant les pépites ont pris une autre forme, celle des touristes… et il y en a. A part admirer le train à vapeur qui arrive à son terminus, faire les boutiques, ou casser une croûte dans un saloon « authentique », que peut-on faire à Silverton ? Un tour de cheval…d’acier : moto cross ou trial, quad, 4X4. C’est un paradis des nouveaux aventuriers d’un jour, avec des pistes de difficultés inégales mais allant jusqu’à l’expertise de haut niveau. Belle reconversion dirons les uns. Dur dur pour la montagne la faune et la flore diront les autres. Nous, nous avons passé le nez par la porte battante d’un saloon au décor « fièvre de l’or de 1880 et des poussières » qui fit mouche. Impossible d’en ressortir sans avoir envie de taquiner les papilles dans une ambiance piano désaccordé et brouhaha du récit des aventures de chacun (et visiblement l’endroit est propice à l’aventure). Un petit hamburger de Elk agrémenté d’une bonne bière locale et le cerveau prolifique de Grisemote recommence à travailler : et si on en faisait un bout de la fameuse « alpine loop trail » une piste un peu difficile, pour tester enfin les capacités 4x4 de notre engin ? C’était pas prévu sur le roadbook, mais ça fait du bien de « désobéir » à l’ordre établi. Bingo !

Equipés d’une carte sommaire achetée, nous entamons les premiers kilomètres poussiéreux mais sans grandes difficultés. Arrivés sur un plateau où l’on peut visiter les restes de bicoques de bois de pionniers, « Animas Fork », adossées à une mine, les choses se corsent : la montée est impressionnante et caillouteuse. Notre gros 4X4 monte imperturbablement, transfert son poids d’une roue sur l’autre au raz des abîmes, mais ne raccroche pas d’un poil le sol. C’est encourageant pour la suite. Du coup, nous estampillons cette voiture apte aux futurs parcours. Un problème de réglé ! Notre programme ne nous permet pas, hélas, de tester les fameuses » Engineer Pass et Cinnamon Pass », nous nous contenterons de la boucle Silverton-Ouray, et retour. Bigre, ça doit être quelque chose au vu de ce que nous avons testé, il faudra revenir pour éprouver notre témérité ! La route vers Ouray ne s’avère pas très pentue mais franchement défoncée juste à côté de ravins et totalement désertée de tout véhicule. La carte est formelle, on est sur la bonne route. Arrivés au col, la piste est coupée par de gros rochers. Gloups, une heure à batailler pour rien. En tout cas, notre « Suburban » tient très bien le choc (sauf la bavette avant qui tente une échappée solitaire). Nous quittons les cîmes froides, vertes et très attrayantes pour revenir à notre point de départ : Durango. Le repas du soir fut pris avec un réchaud sous une petite pluie pénétrante. On y vient tout doucement, mais on le sent, notre condition de doux vacanciers ne va pas tarder à se transformer …

Vendredi 10 juillet :
Le train siffle au moins trois fois au loin pour nous réveiller. Nous sautons dans nos shorts, l’appareil photo à la main, pour voir une fois de plus passer la vedette du camping, toujours aussi essoufflée en arrivant à notre niveau. De l’asthme, c’est possible pour une loco ? En route à nouveau pour la chaleur étouffante vers Mesa Verde où l’on peut visiter des maisons troglodytes des indiens Anasazis. Pour y accéder, il faut monter une haute falaise qui donne accès à un plateau immense traversé de canyons, lieu où se trouvent nichées les fameuses maisons, dans de vastes cavernes naturelles. Vue imprenable sur les terres arides de l’Arizona. Le tout vaut le coup d’œil. On sent qu’ici s’est installée une civilisation certainement assez prospère vu le nombre de sites. Équipés de nos chapeaux (toujours obligatoires), d’une bonne dose de crème solaire et de gourdes remplies (c’est maintenant un rituel automatique dès que nous nous éloignons de la voiture), nous visitons plusieurs « villages » taillées directement dans la roche ocre. Seul bémol, on est loin d’être tout seuls sur les chemins. Ce n’est pas l’métro, mais c’est un peu trop. L’affluence est telle que nous n’avons pu faire aucune des visites guidées, donc nous nous contentons de la vue d’ensemble et de la seule visite autorisée sans guide.

Nous repartons aux heures chaudes pour Moab – trois cents kilomètres. Avant de passer en Utah, nous faisons le plein de bières (c’est pas bien, mais bon, pour les grosses soifs du soir).
C’est maintenant un des tournants du voyage puisque l’équipe des « Maries » doit nous rejoindre à notre l’hôtel le soir. Nous allons donc avec une certaine impatience vers une autre ambiance, ouverte, qui va nous faire découvrir une vision différente du voyage. Les paysages rouges et sculptés de l’Utah nous rappellent de bons souvenirs de notre premier voyage. La pierre joliment polie semble lisse et douce comme un oreiller. C’est un appel permanent à l’escalade et à la photo. Quel régal ! Nous devions passer à Needles overlook, mais vue l’heure, l’opération est annulée.
La rencontre a lieu, à Moab, juste après le plouf dans la piscine. Ils sont tous en forme, nous aussi. Ils ont un 4X4 Suburban, (pour lequel ils se demandaient s’ils auraient assez de garde au sol !), nous aussi. Ils ont faim, cela tombe bien, nous aussi. Les enfants nous réclament un retour aux sources de notre premier voyage, chez « Zak pizzas. Nous y entraînons les « Maries » pour débattre de nos voyages respectifs et préparer la journée du lendemain. Les choses vont commencer à devenir sérieuses. Nous entamons la White Rim Road, cent kilomètres de piste plus ou moins difficile avec deux passages parait-il particulièrement délicats, et le pire serait de rester coincés entre les deux…... Et si nous ne pouvons pas passer, il faudra faire demi-tour, mais aurons-nous alors assez d’essence ? En tout cas, y aller à deux véhicules est une mesure de sécurité appréciable. L’aurions-nous fait sinon ?

L'expédition sur deux jours commence après les grosses chaleurs, vers 16h00. A l'horizon, le ciel est couleur plomb, ce qui n'augure rien de bon si nous sommes sur la trajectoire. Jusqu'ici, ce scénario s'est reproduit tous les jours avec au final qu'une seule grosse pluie subie. Croisons les doigts. La piste s'accroche par étages aux différentes structures géologiques. Vu d'en haut il y a trois étages principaux : - L'étage supérieur que nous quittons dès le début et qui sera également notre porte de sortie en fin de parcours. - Le ou les étages intermédiaires souvent fait d'une roche dure dont le socle supérieur semble plat, mais qui n'est pas très roulant pour autant. - Le fond du canyon souvent plus fluide avec une roche plus friable. En quittant la couche supérieure, nous remontons le temps géologique en traversant des zones de couleur différentes, sans difficulté particulière, si ce n'est que la pente est rude et que le vide n'est pas loin. Nous atteignons au bout d'une heure le deuxième étage que nous ne quitterons pas la première journée. Paysage envoûtant, plein de surprises au détour des virages : cheminées de fée, rochers en équilibre qui paraît précaire, failles, une arche, que dis-je une arche, un pont naturel ... Les « Marie » sont partis devant et nous avons laissé de l’espace entre les voitures pour ne pas avaler trop de poussière. Avec des arrêts photo à répétition, nous sommes très en retard sur l'horaire. Le soleil commence à vaciller du côté obscur. Aucune voiture à l'horizon, pas même un nuage de poussière. Dans un film, tous les ingrédients seraient alors réunis pour avoir un problème. Au retour d'une photo, près de la voiture, un sifflement se fait entendre : Serpent ? Insecte ? La réponse est plus simple et beaucoup moins poétique : crevaison. Le filet d'air n'est pas très important, mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'à brève échéance le pneu sera à plat. Tu m'étonnes, vue l'usure de la gomme. Une petite pensée émue pour le loueur qui profite de ses clients pour faire l'entretien sur leur temps de vacances, et nous remontons tous dans la voiture avec l'objectif de rejoindre le point de rendez-vous au plus vite. L'électronique nous indique que la pression du pneu descend, histoire de faire augmenter la nôtre. Sur la roche, il est impossible d'appuyer sur l'accélérateur car aussitôt la voiture se dandine de tous les côtés et devient instable. Au bout d'un moment, rien n’y fait, il faut soit regonfler, soit changer la roue, soit réparer avec notre kit. Comme nous sommes censés ne pas être très loin de la destination, nous optons pour le regonflage avec notre pompe manuelle, plus destinée à un vélo qu'à un gros 4x4. Ça marche, mais ne dure pas très longtemps. Par étapes d'environ cinq kilomètres nous rejoignons les « Marie », de nuit, qui commençaient à trouver notre retard bien important.
Dommage pour la vue paraît-il imprenable. A la lumière de nos torches nous montons les tentes (3 secondes) en quelques minutes après une longue recherche d'un sol à peu près plat. Une fois de plus, l'orage annoncé n'a pas eu lieu et c'est sous un ciel limpide que nous remplissons les estomacs affamés avec un diner frugal. Sans table ni chaise, ce n'est pas vraiment le palace. Pour le pneu, avec Fred, nous essayons le kit de réparation. Cela semble marcher, mais il faudra contrôler le lendemain.
- « Tiens une veuve noire! » dit très calmement Lucas en se brossant les dents - « Co Comment ça une veuve noire ? Es-tu sûr ? - Ben oui, sûr ! On la reconnaît au sablier rouge sous l'abdomen. - Ah oui ? Aaaaargh ouiiii !
Au pied du spécialiste des arachnides, pas plus ému que cela, nous distinguons une élégante demoiselle, toute de noire vêtue, pas très grande, en train de tisser sa toile. Finalement, on est bien debout aussi pour manger. Marie file aussitôt fermer sa tente qu'elle avait laissée ouverte pour l'aérer.
- « Robin : Il faut la laisser vivre et ne pas la déranger, il faut respecter la nature »
Respectons, respectons, mais notre tente et notre voiture sont juste à côté. Gloups. Pour le lavage de dents, les adultes, fort courageusement, optent pour un autre coin, qui peut être était tout aussi dangereux …. mais tant que l’on ne le sait pas, l’innocence est rassurante.
Aux premières lueurs de l'aube, la lumière rasante illumine l'endroit splendide. Quel dommage d'être arrivés de nuit la veille. Un petit coup d'oeil à l'habitante des lieux qui a disparue (ce qui est normal d’après notre spécialiste ) et au pneu qui est dégonflé et que nous changeons avec la roue de secours et nous repartons vers Monument Basin que la lumière basse n'avait pas permis de voir correctement. Cette fois, avec l'orientation du soleil, ce n'est pas terrible non plus. Comme nous avons grillé notre joker sur la roue, nous repartons dans le bon sens pour prendre de l'avance sur les Maries compte tenu du fait qu'il faut y aller piano. Sur l'étage 2 de la piste, il est impossible de rouler rapidement de toute façon. Une bonne heure après notre départ, le premier obstacle majeur se présente : c’est Murphy Hogback. C'est simple, une bonne pente avec de gros cailloux et des ornières. Si on ripe, on devrait avoir des difficultés à repartir, voire se retourner. Avec le talkie-walkie inter-voitures, nous prévenons l'autre équipage. En position 4x4 court, le premier essai fut rapide. La voiture plonge de l'avant avant l'obstacle et racle la bavette tout en étant en équilibre instable sur deux roues opposées. Gloups ! Les Maries arrivent et nous inspectons minutieusement le terrain. Il faut remplir certains vides avec des pierres et passer en partie sur le talus. Je ne dis pas que ce fut fluide lorsque les roues essayaient d'adhérer à ce qui voulait bien rester en place, mais en souplesse nous arrivons en haut ! Au tour des Maries. Avec entrain et détermination, la trajectoire fut la bonne tout de suite, sauf pour la bavette avant qui elle, est restée sur place. Au fils des kilomètres nous en prenons plein les yeux. Des points de vue somptueux nous laissent bouche bée, touts petits au milieu d'un monde de géants. La descente entre le 2ème étage et le fond du canyon ne laisse pas indifférent. Devant le capot, le vide, jusqu'à ce que la voiture prenne l'assiette de la pente. Les freins surchauffent et nous aussi qui essayons d'éviter la clim. A la mi-journée nous atteignons le deuxième obstacle, Hardscrabble, qui se passe sans trop d’encombres, à petite vitesse, sur une forte pente bien caillouteuse. Trop facile ! Ensuite, le reste est une formalité d'un point de vue pilotage, rejoignant les bords du fleuve sous une chaleur torride. La remontée des derniers kilomètres est plus simple que la descente initiale avec une route bien travaillée. On l'a fait ! Même si sur la fin les longues heures de conduite étaient un peu fastidieuses.
Nous filons à Moab pour une rapide douche suivie d’une visite au garage du coin pour faire réparer le pneu. Sans surprise celui-ci n'est pas réparable car trop usé et le garagiste préconise de changer les deux pneus avant. Mon anglais en rodage suffira pour persuader le loueur de l'opération. Mais je ne suis pas dupe, il connaissait le potentiel des pneus dès le départ. A mon avis, les pneus arrière suivront dans quelques jours ! Le seul hic, c’est qu’on ne pourra le faire que le lendemain… Petite visite pélerinage au parc Arches qui nous avait enchanté trois ans plus tôt, restau aux couleurs farwest, un plouf dans la piscine avant de s'enfermer dans notre chambre d'hôtel pour y goûter un peu de fraîcheur.

Changement des pneus, et en piste, ce soir nous devons atteindre Page. La route pour Monument Valley reste une valeur sûre. Du haut de la falaise de Muley Point nous contemplons l'aridité de la région. L’eau lascive ici a tricoté un labyrinthe de roches avec un sillon tout en courbes harmonieuses. Le faible couvert nuageux projette ses ombres au sol, ce qui donne de la profondeur à cette plaine totalement écrasée par la chaleur. Le vert n’est pas la couleur locale, c’est le moins que l’on puisse dire.
Fin de la PREMIERE PARTIE!
Pour les plus curieux, la suite est présente en photos sur notre site, mais seules quelques annotations sommaires y figurent. Pour le texte, il faudra attendre encore un peu.....
Conseils pour un mini circuit dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum mais je vous lis depuis quelques temps déjà !
J'aurais besoin de vos conseils qui me semblent bien avisés.
Nous partons en famille du 24/06 au 11/07/2011 (avec 2 filles de 8 et 13 ans).
L'avion est déjà réservé (air Canada).
J'ai besoin de vos avis éclairés pour le mini circuit que nous souhaitons réaliser :
Nous arriverons à Los Angeles le 24 juin au soir. La nuit au Travelodge Airport est d'ores et déjà réservée. Le 25/06 : matinée et début d'après-midi à Santa Monica. Puis départ vers Calico (et la ville fantôme pour les filles !) puis arrivée à Las Vegas le soir. Pour la suite, c'est plus vague. Nous souhaitons passer quelques jours à LV pour préparer notre mariage .... qui aura lieu après le mini circuit. Départ ensuite pour Bryce Canyon puis Lac Powell, Monument Valley, Grand Canyon puis retour sur LV pour le mariage et le repos avant de repartir pour Los Angeles.
Je suis très attachée à faire ces sites là mais j'écouterai avec attention vos suggestions. Combien de jours me conseillez vous sur chaque parc ? Sans oublier les enfants ... c'est pour cela que dans le sens des parcs donnés plus haut, j'assure un maximum de 4h entre 2 parcs ! Nous ne sommes pas des grands marcheurs .... surtout moi pour des raisons de santé mais j'y arriverai, pourvu qu'il n'y ai pas des kilomètres à parcourir en montée ! Pour Las Vegas, je pense réserver à l'Excalibur puis au MGM. Nous louerons une voiture à l'aéroport de Los Angeles le 24 juin, nous la restituerons le 10/07 avant de prendre l'avion pour le retour.
Je vous remercie beaucoup par avance pour vos conseils.
Je suis nouvelle sur ce forum mais je vous lis depuis quelques temps déjà !
J'aurais besoin de vos conseils qui me semblent bien avisés.
Nous partons en famille du 24/06 au 11/07/2011 (avec 2 filles de 8 et 13 ans).
L'avion est déjà réservé (air Canada).
J'ai besoin de vos avis éclairés pour le mini circuit que nous souhaitons réaliser :
Nous arriverons à Los Angeles le 24 juin au soir. La nuit au Travelodge Airport est d'ores et déjà réservée. Le 25/06 : matinée et début d'après-midi à Santa Monica. Puis départ vers Calico (et la ville fantôme pour les filles !) puis arrivée à Las Vegas le soir. Pour la suite, c'est plus vague. Nous souhaitons passer quelques jours à LV pour préparer notre mariage .... qui aura lieu après le mini circuit. Départ ensuite pour Bryce Canyon puis Lac Powell, Monument Valley, Grand Canyon puis retour sur LV pour le mariage et le repos avant de repartir pour Los Angeles.
Je suis très attachée à faire ces sites là mais j'écouterai avec attention vos suggestions. Combien de jours me conseillez vous sur chaque parc ? Sans oublier les enfants ... c'est pour cela que dans le sens des parcs donnés plus haut, j'assure un maximum de 4h entre 2 parcs ! Nous ne sommes pas des grands marcheurs .... surtout moi pour des raisons de santé mais j'y arriverai, pourvu qu'il n'y ai pas des kilomètres à parcourir en montée ! Pour Las Vegas, je pense réserver à l'Excalibur puis au MGM. Nous louerons une voiture à l'aéroport de Los Angeles le 24 juin, nous la restituerons le 10/07 avant de prendre l'avion pour le retour.
Je vous remercie beaucoup par avance pour vos conseils.
Autotour dans l'Ouest américain avec agence ou par soi-même? English translation pending
Bonjour
J'ai établi grâce à votre aide sur ce forum un parcours de nuits pour avril 2011 de Los Angeles à Phoenix.
J'ai fait établir plusieurs devis dans des agences en donnant le nom précis des hôtels où je voulais séjourner (tjs d'après vos avis). Le prix tourne autour de 3800/4500 euros pour 2 adultes.Jusqu'à présent j'ai toujours organisé mes voyages en france et à l'étranger (maurice, canaries, martinique, guadeloupe ...)par moi-même en prenant billet d'avion et loc (appart et voiture) à part (pour la liberté que cela occasionne et pour le gain d'argent)
Mais là pour les States ça me fait peur ...
Je suis allée voir sur les sites des hôtels (best western grand canyon, bryce canyon et page, goulding's à M.V, etc ...). Y a-t-il des pièges à éviter ? des taxes à rajouter sur place ? Est-ce vraiment fiable ? Si je réserve par le net, mon compte est-il débité tt de suite ou est-ce juste 1 pré-réservation ? Ma banque me comptera -t-elle des frais en sus si je paie avec ma carte bleue (de france par le net ou sur place ..)
Pour avril 2011 , dois-je réserver dès à présent ?? Pour l'avion, oui mais pour les hôtels ??
Y a -t-il une centrale de réservation pour ces hôtels ou dois-je passer directement par le site de chaque hôtel ?
Bref, que de questions .....(je m'en excuse !!!)
La vraie question c'est : fait-on réellement des économies en faisant par ns-même ???? Avec le stress de se faire avoir, d'arriver et de se retrouver sans chambre ....
Cela fait des mois que je lis les avis de tout le monde, tout a l'air ok pour ceux qui ont organisé tout seuls ... Est-ce vraiment vrai ??
Merci de me faire partager votre expérience pour la résa des hôtels (et de la voiture, quelques tuyaux svp ... cat B minimum ? GPS ? agence ?)
J'ai besoin d'être rassurée et j'attends le feu vert pour réserver !!!!!
Tour des Etats-Unis en camping-car English translation pending
Bonjour
Je songe depuis peu à faire un trip aux états unis pour y faire de la photo.
Je pense prendre donc une année sabbatique pour faire grossièrement un tour du pays dans le sens horaire (N-Y, Floride, Californie, N-Y).
Je pense partir pour une durée de plus ou moins 6 mois (voire moins vu le budget qu’il va me falloir).
Maintenant, la question que je me pose est : achat d’un véhicule + motel ou alors achat d’un RV…
J’ai lu tout et n’importe quoi sur des forums (impossibilité d’assurer une voiture, permis Américain obligatoire pour conduire un RV…
Voilà, donc je venais un peu vers vous pour savoir le vrai du faux….
Pour info, je compte partir vraisemblablement seul, à moins que je trouve une bien-aimée d’ici là.
Je compte réaliser mon projet début 2012.
En vous remerciant pour vos précieux conseils
Nath
Je songe depuis peu à faire un trip aux états unis pour y faire de la photo.
Je pense prendre donc une année sabbatique pour faire grossièrement un tour du pays dans le sens horaire (N-Y, Floride, Californie, N-Y).
Je pense partir pour une durée de plus ou moins 6 mois (voire moins vu le budget qu’il va me falloir).
Maintenant, la question que je me pose est : achat d’un véhicule + motel ou alors achat d’un RV…
J’ai lu tout et n’importe quoi sur des forums (impossibilité d’assurer une voiture, permis Américain obligatoire pour conduire un RV…
Voilà, donc je venais un peu vers vous pour savoir le vrai du faux….
Pour info, je compte partir vraisemblablement seul, à moins que je trouve une bien-aimée d’ici là.
Je compte réaliser mon projet début 2012.
En vous remerciant pour vos précieux conseils
Nath
Itinéraire dans l'Ouest américain de six semaines en été 2011? English translation pending
Bonjour à tous, je vais dans l'ouest américain pendant 6 semaines en été 2011 avec un ami, j'aurais donc besoin de tout les experts pour m'aider à établir un itinéraire précis étalonné sur 6 semaines.
Je sais vraiment pas par quoi commencer, tout ce que je peux dire c'est que je partirai de Paris pour arriver à LAX.
J'aimerais faire de la ville mais aussi et surtout de la nature. (les incontournables national parks).
6 semaines me permettrais de voir pas mal de choses, d'ailleurs on voudrait voir le maximum pour 6 semaines. Budget No Limit.
J'ai des itinéraires en tête mais c'est ceux d'autres forumeurs qui eux partent pour 3 semaines, j'aurais peur de passer à côté de belles choses.
Pouvez m'aider à établir un itinéraire car je ne suis pas du tout par quoi commencer. Pour ce qui est de dormir, on prévoit d'aller chez des couchsurfers(cela marche très bien) mais aussi hôtels (par exemple Las Vegas et motel dans des zones plus naturelles )
Merci beaucoup,
Je sais vraiment pas par quoi commencer, tout ce que je peux dire c'est que je partirai de Paris pour arriver à LAX.
J'aimerais faire de la ville mais aussi et surtout de la nature. (les incontournables national parks).
6 semaines me permettrais de voir pas mal de choses, d'ailleurs on voudrait voir le maximum pour 6 semaines. Budget No Limit.
J'ai des itinéraires en tête mais c'est ceux d'autres forumeurs qui eux partent pour 3 semaines, j'aurais peur de passer à côté de belles choses.
Pouvez m'aider à établir un itinéraire car je ne suis pas du tout par quoi commencer. Pour ce qui est de dormir, on prévoit d'aller chez des couchsurfers(cela marche très bien) mais aussi hôtels (par exemple Las Vegas et motel dans des zones plus naturelles )
Merci beaucoup,
Circuit de trois semaines à travers les grands parcs américains en août 2011 English translation pending
bonjour à tous
merci pour ce site vraiment très utile!
pour notre famille le " voyage de nos rêves" se fera normalement les 3 premières semaines d'août 2011 ! en parcourant les discussions je me décide à faire moi même le circuit qui devrait nous conduire à travers les parcs (merci de m'avoir permis d'éviter les autotours clefs en main des agences!)
je suis un peu inquiète sur ce que j'ai pu faire car j'ai peur de ne pas trop bien gérer les étapes et je pense que la multitude de pros qui sont dans ce site pourrait m'aider et surtout corriger mes erreurs!(j'ai essayé de suivre au mieux les conseils avisés des pros !!!mais bon je suis sûre que l'on peut améliorer tout cela !)😉
nous sommes une famille de 4 avec des ados de 20 ans et 18 ans. Nous louerons une voiture. Nous prendrons des chambres de 4 ( effectivement plus rentables pour le porte monnaie que 2 chambres doubles!!!)😊 nous aimerions éviter les étapes trop longues pour profiter au mieux des étapes en journée tout en prenant le temps de se poser un peu les veillées !!!!
voici grosso modo le circuit auquel j'en suis arrivée :
france los angeles
los angeles ( 2 jours)
los angeles death valley ( olancha)
death valley las vegas
las vegas vallée de feu bryce canyon
bryce canyon kanab
kanab grand canyon
grand canyon lake powell (page)
page monument valley (mexican valley)
mexican valley four corners moab
moab arches
green river salt lake city
salt lake jackson
jackson grand teton
grand teton old faith ful
yellowstone (3 jours)
yellowstone salt lake
salt lake france
j'ai regardé sur google maps les temps de route entre les étapes cela me parait réalisable , mais avec les visites entre je ne sais pas si je suis bien réaliste !! merci pour votre aide
j'ai une autre question cette fois purement matérielle ( et féminine!!😏 ) dans les hôtels existe il des laveries pour l'entretien du linge ???? car je ne nous voit pas partir avec 3 semaines de vêtements !!!!!!! comment fait on pour gérer ce "détail pratique"
beaucoup d'entre vous dise qu'il n'est pas forcement nécessaire de louer tous les hôtels afin d'avoir plus de liberté . Est ce que ce conseil est valide en août en pleine saison estivale ????puis je réserver uniquement sur les grands sites et voir au coup par coup pour le reste ?? certains hotels semblent proposer un coin pour cuisiner , est ce courant ou bien cela reste t il exceptionnel ??
merci à tous pour votre aide ( mon mari aimerait que je fasse toutes les réservations par une agence de voyage afin d'éviter les surprises !!!! mais si je peux grignoter quelques "dollars" peut être que le survol en hélico du grand canyon sera possible !!!!)
j'ai regardé sur google maps les temps de route entre les étapes cela me parait réalisable , mais avec les visites entre je ne sais pas si je suis bien réaliste !! merci pour votre aide
j'ai une autre question cette fois purement matérielle ( et féminine!!😏 ) dans les hôtels existe il des laveries pour l'entretien du linge ???? car je ne nous voit pas partir avec 3 semaines de vêtements !!!!!!! comment fait on pour gérer ce "détail pratique"
beaucoup d'entre vous dise qu'il n'est pas forcement nécessaire de louer tous les hôtels afin d'avoir plus de liberté . Est ce que ce conseil est valide en août en pleine saison estivale ????puis je réserver uniquement sur les grands sites et voir au coup par coup pour le reste ?? certains hotels semblent proposer un coin pour cuisiner , est ce courant ou bien cela reste t il exceptionnel ??
merci à tous pour votre aide ( mon mari aimerait que je fasse toutes les réservations par une agence de voyage afin d'éviter les surprises !!!! mais si je peux grignoter quelques "dollars" peut être que le survol en hélico du grand canyon sera possible !!!!)
Vos impressions sur deux voyages en Amérique du Nord (Canada - États-Unis) en août? English translation pending
bonjour tout le monde je suis sur le point d'organiser mon premier voyage "libre" en amerique du nord j'aimerais avoir vos impressions sur les deux voyages suivants!! si certains d'entres vous ont déja réalisez ceux-ci est ce qu'ils peuvent me dire ce qu'ils en pensent!! j'ai choisis ces deux la pour les grands espaces, la nature !! j'attends vos réponses merci
le premier "le passage interieur" 14 jours/ 13 nuits 2100 km
jour 1 : arrivé à vancouver prise en charge de la voiture à l'aeroport
jour 2 : visite de vancouver " pont suspendu de capilano
jour 3 : traverséé des iles du détroit de georgie jusqu'a victoria
jour 4 : remontée de la côte es de l'ile arréts a duncan ttems et cheimanus (fresque murale)
jour 5 : port alberni - courtenay plonger dans la fôret de cedre geant du parc de cathedral grove
jour 6 : courtenay- port hardy, visite du parc naturel strathcona et remontée vers la pointe nord de l'ile avec un arrét au petit port de peche de telegraph cove
jour 7 : port hardy - prince rupert, croisiere d'une journée à travers les fjords cascades et villages isolés
jour 8 : prince rupert - smithers, longez la riviere skeena et franchissez la chaine cotiere arréts aux villages amerindiens de hazelton et kitwanga
jour 9 : smithers- prince george, fort st james, reconstitution d'un ancien poste de la bair d'hudson
jour 10 : prince george jasper : traversez le col yellowhead pour atteindre le parc de japser
jour 11 : jasper, journée consacré à la visite du parc croisiere sur le lac maligne
jour 12 : jasper lake louise : la route le long de icefields parkway
jour 13 : lake louise - banff : visite du parc, les chutes de la riviere bow
jour 14 : canmore - calgary, visite rapide de calgary restitution de la voiture
le second " les grands espaces du nord ouest" 16 jours/ 14 nuits 4083 km
jour 1 : seattle restitution de la voiture diner libre
jour 2 : seattle vancouver, petit tour de seattle avant de continuer vers le mont rainier "41 glaciers, 34 chutes d'eaux, 60 lacs et forêtsde coniferes, déjeuner et poursuite vers la colombie britanniqe, diner a vancouver dans le quartier de chinatown
jour 3 : vancouver - victoria, tour de ville de vancouver, continuation vers victoria
jour 4 : victoria - whistler, visite des jardins butchart déjeuner sur le site avant nanaimo! roue panoramique sea to sky highway pour rejoindre whistler
jour 5 : début de matinée libre à wistler avant de continuer vers cache creek et lilloett déjeuner et poursuite vers le ranch
jour 6 : 108 mile ranch - jasper, temps libre et poursuite vers le parc provincial de wells gray " chute helckmen (135 m de haut) déjeuner dans un ranch situé dans le parc avant l'arrét au mont robson (3953 m)
jour 7 : jasper nat park, journée dédiée à la visite de jasper croisiere sur le lac maligne
jour 8 : jasper lake louise, chutes sunwapta et athabasca, promenade sur le glacier en snow coach puis continuation arrét photo au glacier bow et au lac peyto
jour 9 : lake louise - calgary, lac louise et lac morraine avant banff poursuite vers calagary
jour 10 : calgary- glacier nat park, départ vers le sud en empruntant la cowboy highway qui longe les rocheuses. traversée de la frontiere americaine arrivée à nat park dans le montana
jour 11 : glacier national park - missoula, traversée du parc via la route panoramique going to the sun road arrivée à missoula
jour 12 : missoula west yellowstone : visite de yellowstone dans l'état du wyoming geyser old faithful, le grand canyon les sources d'eaux chaudes et les hautes cascades! et la reserve animaliers (bisons wapitis ....)
jour 13 : yellowstone - jackson, retour au parc de yellowstone pour paufiner la visite, descente vers le parc du grand teton arrét à chapel of the transfiguration et promenade au jenny lake!! diner western a jackson petite ville typique du far west
jour 14 : jackson- salt lake city, direction le sud de l'utah pour rejoindre le grand lac salé, le plus grand lac interieur des USA, déjeuner en route et visite de salt lake city
jour 15 : salt lake city- france matinée libre transfert à l'aéroport pour le vol retour
jour 16 : arrivée dans la matinée!!
voila j'aimerais que vous me donniers si possible les points forst et faibles de ces deux voyages merci à tous
bonne soiréé
le premier "le passage interieur" 14 jours/ 13 nuits 2100 km
jour 1 : arrivé à vancouver prise en charge de la voiture à l'aeroport
jour 2 : visite de vancouver " pont suspendu de capilano
jour 3 : traverséé des iles du détroit de georgie jusqu'a victoria
jour 4 : remontée de la côte es de l'ile arréts a duncan ttems et cheimanus (fresque murale)
jour 5 : port alberni - courtenay plonger dans la fôret de cedre geant du parc de cathedral grove
jour 6 : courtenay- port hardy, visite du parc naturel strathcona et remontée vers la pointe nord de l'ile avec un arrét au petit port de peche de telegraph cove
jour 7 : port hardy - prince rupert, croisiere d'une journée à travers les fjords cascades et villages isolés
jour 8 : prince rupert - smithers, longez la riviere skeena et franchissez la chaine cotiere arréts aux villages amerindiens de hazelton et kitwanga
jour 9 : smithers- prince george, fort st james, reconstitution d'un ancien poste de la bair d'hudson
jour 10 : prince george jasper : traversez le col yellowhead pour atteindre le parc de japser
jour 11 : jasper, journée consacré à la visite du parc croisiere sur le lac maligne
jour 12 : jasper lake louise : la route le long de icefields parkway
jour 13 : lake louise - banff : visite du parc, les chutes de la riviere bow
jour 14 : canmore - calgary, visite rapide de calgary restitution de la voiture
le second " les grands espaces du nord ouest" 16 jours/ 14 nuits 4083 km
jour 1 : seattle restitution de la voiture diner libre
jour 2 : seattle vancouver, petit tour de seattle avant de continuer vers le mont rainier "41 glaciers, 34 chutes d'eaux, 60 lacs et forêtsde coniferes, déjeuner et poursuite vers la colombie britanniqe, diner a vancouver dans le quartier de chinatown
jour 3 : vancouver - victoria, tour de ville de vancouver, continuation vers victoria
jour 4 : victoria - whistler, visite des jardins butchart déjeuner sur le site avant nanaimo! roue panoramique sea to sky highway pour rejoindre whistler
jour 5 : début de matinée libre à wistler avant de continuer vers cache creek et lilloett déjeuner et poursuite vers le ranch
jour 6 : 108 mile ranch - jasper, temps libre et poursuite vers le parc provincial de wells gray " chute helckmen (135 m de haut) déjeuner dans un ranch situé dans le parc avant l'arrét au mont robson (3953 m)
jour 7 : jasper nat park, journée dédiée à la visite de jasper croisiere sur le lac maligne
jour 8 : jasper lake louise, chutes sunwapta et athabasca, promenade sur le glacier en snow coach puis continuation arrét photo au glacier bow et au lac peyto
jour 9 : lake louise - calgary, lac louise et lac morraine avant banff poursuite vers calagary
jour 10 : calgary- glacier nat park, départ vers le sud en empruntant la cowboy highway qui longe les rocheuses. traversée de la frontiere americaine arrivée à nat park dans le montana
jour 11 : glacier national park - missoula, traversée du parc via la route panoramique going to the sun road arrivée à missoula
jour 12 : missoula west yellowstone : visite de yellowstone dans l'état du wyoming geyser old faithful, le grand canyon les sources d'eaux chaudes et les hautes cascades! et la reserve animaliers (bisons wapitis ....)
jour 13 : yellowstone - jackson, retour au parc de yellowstone pour paufiner la visite, descente vers le parc du grand teton arrét à chapel of the transfiguration et promenade au jenny lake!! diner western a jackson petite ville typique du far west
jour 14 : jackson- salt lake city, direction le sud de l'utah pour rejoindre le grand lac salé, le plus grand lac interieur des USA, déjeuner en route et visite de salt lake city
jour 15 : salt lake city- france matinée libre transfert à l'aéroport pour le vol retour
jour 16 : arrivée dans la matinée!!
voila j'aimerais que vous me donniers si possible les points forst et faibles de ces deux voyages merci à tous
bonne soiréé
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Circuit de vingt jours dans l'Ouest américain avec des enfants! English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà, après 2 mois de réflexion sur quoi faire quoi voir combien de temps quel budget etc... nous avons à peu près défini notre circuit !!! A notre tour, nous rêvons de découvrir cette partie des états-unis, les USA tout court du reste 😊, car nous ne connaissons rien de ce pays ou presque ! Nous partons en août, avec un couple d'amis, et 3 enfants qui auront 12, 12 et 9 ans. Notre idéal pour ce voyage c'est découvrir les parcs, quelques villes "incontournables", randonner (maxi 3h-4h pour les enfants), en prendre plein les yeux, profiter bien sûr, être heureux tout simplement...
J'ai beaucoup lu vos expériences (merci de les partager 😉), aussi le Lonely Planet, j'ai essayé d'intégrer le max de conseils, mais voilà, aujourd'hui j'ai besoin de vous pour savoir si tout ça tient la route... et aussi pour compléter les endroits magiques à ne pas manquer. Nous pensions arriver par New York mais en terme de budget c'est lourd, en plus ça nous fait faire le reste au pas de course donc New York une autre fois ! Le circuit boucle à partir de Las Vegas pour une question de prix des vols (AR en août 900€ environ par personne sur XL Airways, c'est le meilleur prix que j'ai trouvé). Je vous le laisse découvrir, commenter, critiquer, compléter, merci d'avance de votre aide !!!
Jour 1 : arrivée Las Vegas, nuit de préférence à l'extérieur (on fera LV au retour) Jour 2 : LV - Death Valley, via Shoshone et Red Rock Canyon, coucher de soleil sur les dunes, nuit à Stovepipe Wells Jour 3 : DV - Yosemite, lever de soleil à Zabriskie ? Lee Vining ? Nuit au Curry Vllage Jour 4 : Yosemite, Rando Four Mile Trail ? Jour 5 : Y - San Francisco, via Mariposa Grove, Inspiration Point Trail, Mirror Lake, nuit au Marriott Union Square ou Holiday Inn au Fisherman Wharf Jour 6 : SF, messe Gospel Glide, cable, Sausalito Jour 7 : SF - Monterey, hotel ? Jour 8 : Monterey Jour 9 : Monterey - LA, via Santa Monica, nuit au Days Inn Jour 10 : LA, Hollywood bd, Walk of Frame, Beverly Hills Jour 11 : LA - Kingman, route 66, Oatman, nuit au Days Inn Jour 12 : Kingman - Grand Canyon, coucher de soleil à Desert View? nuit au Bright Angel Lodge Jour 13 : GC - Monument Valley, tôt survol hélico, arrivée à MV en fin de journée, ballade à cheval et coucher de soleil, nuit à The View Jour 14 : MV - Page, petite rando Horseshoe Bend, nuit au Bashfullbob's Motel ou Holiday Inn, Jour 15 : Page, Coyottes Buttes et White Pocket (avec Paria) Jour 16 : Page - Bryce, Antelope Canyon Upper le matin (avec Stosie), baignade à Lee Ferry, arrivée à Brice en fin d'après-midi pour le coucher de soleil, nuit au Bryce Lodge ou Best Western Grand Hotel, Jour 17 : Bryce, le matin descente à dos de mule dans le canyon Jour 18 : Bryce - Las Vegas, journée à Zion, quelle rando ?, nuit au Venetian Jour 19 : LV, Strip, Cirque du Soleil ? Jour 20 : départ Paris
Voilà ! Qu'en pensez-vous ??? Val
Jour 1 : arrivée Las Vegas, nuit de préférence à l'extérieur (on fera LV au retour) Jour 2 : LV - Death Valley, via Shoshone et Red Rock Canyon, coucher de soleil sur les dunes, nuit à Stovepipe Wells Jour 3 : DV - Yosemite, lever de soleil à Zabriskie ? Lee Vining ? Nuit au Curry Vllage Jour 4 : Yosemite, Rando Four Mile Trail ? Jour 5 : Y - San Francisco, via Mariposa Grove, Inspiration Point Trail, Mirror Lake, nuit au Marriott Union Square ou Holiday Inn au Fisherman Wharf Jour 6 : SF, messe Gospel Glide, cable, Sausalito Jour 7 : SF - Monterey, hotel ? Jour 8 : Monterey Jour 9 : Monterey - LA, via Santa Monica, nuit au Days Inn Jour 10 : LA, Hollywood bd, Walk of Frame, Beverly Hills Jour 11 : LA - Kingman, route 66, Oatman, nuit au Days Inn Jour 12 : Kingman - Grand Canyon, coucher de soleil à Desert View? nuit au Bright Angel Lodge Jour 13 : GC - Monument Valley, tôt survol hélico, arrivée à MV en fin de journée, ballade à cheval et coucher de soleil, nuit à The View Jour 14 : MV - Page, petite rando Horseshoe Bend, nuit au Bashfullbob's Motel ou Holiday Inn, Jour 15 : Page, Coyottes Buttes et White Pocket (avec Paria) Jour 16 : Page - Bryce, Antelope Canyon Upper le matin (avec Stosie), baignade à Lee Ferry, arrivée à Brice en fin d'après-midi pour le coucher de soleil, nuit au Bryce Lodge ou Best Western Grand Hotel, Jour 17 : Bryce, le matin descente à dos de mule dans le canyon Jour 18 : Bryce - Las Vegas, journée à Zion, quelle rando ?, nuit au Venetian Jour 19 : LV, Strip, Cirque du Soleil ? Jour 20 : départ Paris
Voilà ! Qu'en pensez-vous ??? Val
À la découverte de l'État de Washington English translation pending
Après avoir lu la saga "Twilight", me voilà prise d'une terrible envie de découvrir l'état de Washington et plus particulièrement la petite ville de Forks. C'est un projet qui me tiens très à coeur. Je voulais partir seule mais finallement, je crois que je vais emmener ma famille avec moi. Nous voudrions partir en camping-car et prendre le bateau jusqu'en Angleterre que nous traverserons puis nous reprendrons le bateau pour arriver aux Etats-Unis. Seuleument, je ne sais rien de plus. Quel vaccins faut-il? Faut-il un passeport, un visa? Il s'entend bien sur que si nous partons à l'aventure, ce sera pour un minimum de 12 mois (quoi que secrètement, j'aimerai rester vivre là-bas...).
Donc, si vous êtes déjà parti dans ce pays pour une durée équivalente ou plus longue, vos conseils sont les biens venus.
A très bientôt j'espère.
Gab.
Avis sur deux circuits organisés dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour à tous, voilà je souhaite partir aux USA avec mon amie au début du mois de septembre, nous aurons tous les deux 22 ans, nous avons retenus pour l'instant 2 circuits:
celui de Jet Tours:Trésors de l'ouest et celui de voyages internationaux :l'ouest américain (la dernière image)
Ce qui nous parait important est la proximité des hôtels par rapport aux villes (mentionné dans celui de Jet Tours).
Ce sera notre premier voyage aux USA pour vous lequel serait le mieux?
merci beaucoup et bonne journée
Jet Tour
Voyages internationaux

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