Bonjour Vincent
Ma connaissance de la France est les zone adjacente à la région Genevoise, jusqu'au bout du lac, puis un trajet que j'ai fais cet été, partant de Genève pour Porto, donc en passant par la Via Rhôna jusqu'à Murs, puis j'ai coupé sur l'Izère (St Quentin sur Izère), suivi l'Izère jusqu'à Valence, puis re-Via Rhôna jusqu'à Sète, Agde, Canal du Midi jusqu'à presque Toulouse. Coupé au Sud dans la Garonne jusqu'à Lourdes, ensuite Pau, Bayonne, Biarritz et Viva Espana.
Comme dans tous les pays, je ne prévois pas mes arrêts, je m'arrête quand j'ai envie et cherche un hébergement. Normalement, je vise une grande ville. Je m'arrête également pour me ravitailler ou me nourrir dans ce que je trouve le long de ma trace GPS. Donc je ne me déroute pas forcément en périphérie ou dans des zones industrielles, mais suis ma trace GPS. Cela ne m'a pas poser de soucis dans toute l'Espagne du nord pourtant beaucoup moins peuplée et plus désertique que la France. Mais en France, comme tu le dis, on remarque une forte désertification de la population jeune des zones rurales, et de grandes zones devenues dortoirs. Il est difficile de trouver des épiceries ou des restaurants encore ouverts dans ces zones, sauf des bars à PMU, des bars à souillons ou des camions pizza, et dans les deux premiers cas, ce n'est pas très accueillant. Le département qui ma le plus fait galérer est la Garonne ou il m'est arrivé de rouler 1h sans voir personne à part des gens dans leur voiture, de me faire jeter d'un barre à souillons, parce que j'étais en cycliste, de devoir manger un poulet rôti avec trois patates sur la place d'un marché. Et j'en passe.
Quand je dis mort socialement, c'est que comparé à l'Espagne, le Portugal et même la Suisse, il n'y a quasiment plus de bars ou restaurants dans les zones rurales.
Je n'ai peut-être pas passé au bon endroit, tu vas me dire, certainement, mais je voyage toujours comme ça, en tirant n'importe ou, n'importe comment à la trace GPS, et je vois ce qu'il y a à voir, le pire comme le meilleur. De temps en temps sur une voie verte, sinon, sur des petites routes.
Pour les hébergements, première nuit, impossible de trouver un hôtel, pourtant j'étais dans des villes. Après m'être renseigné, on m'indique l'hôtel du golf à St.Quentin sur Izère, j'y arrive à 22h, heureusement il me font encore à manger, bravo pour l'effort, 110€ avec repas. Deuxième jour, je réserve un hôtel pour éviter la même mésaventure. Quand j'arrive, fermé, je téléphone, pas de réponse. Je continue ma route pour trouver le suivant, mais rien. Je finis par aller jusqu'à Orange, j'arrive sur un Mercure, 130€, trop cher, Ibis, 90€, trop cher, finalement, je prends un F1 pour 34€. Journée à 245km, merci l'hôtel fermé. 3ème et 4ème jours à Montpelier chez un copain. 5ème jour, je trouve un hôtel à Marseillette, accueil moyen, je me suis fais engueuler parce que je voulais partir à 6h30. 80€ repas compris. 6ème jour, St Suplice sur lèze, attention ça déchire, on se serait cru dans un vieux film de gangsters noir avec Gabin et Lino. Expérience de remontée dans le temps intéressante toutefois. 60€ avec repas imposé. 7ème jour, Lourdes, le top, super hôtel, pour 40€ et super resto en face. La meilleurs ville ou j'ai passé. 8ème jour, Carcassone. Tous les hôtels du centre sont trop chers, je vais en bordure zone industrielle à côté d'un mc do. Hôtel classe pour 70€, mais mal placé. En Espagne, l'hôtel le plus cher ma coûté 40€, et c'était un véritable petit bijou.
Maintenant comme tu dis, mon avis est régional, il ne concerne que les régions ou j'ai passé, idem pour l'Espagne, je pense que la côte méditerranéenne est bien différente de la Galice. Ca concerne ma façon de voyager, et c'est relatif aux autres régions que j'ai visité.