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Visite d'Alcatraz: le matin ou le soir? English translation pending
by Syl08 · 2011-04-21 · 23 replies
Bonsoir,

Nous restons 3 nuits sur San Francisco fin juin.

Nous avons lu et relu tous les sujets sur le forum concernant les moments les plus propices pour visiter Alcatraz et nous n'avons pu nous décider à ce jour pour réserver sur le net. Tantôt nous penchons pour le matin (la 1ère heure: 9H) pour profiter ensuite de la journée et soirée sur SF (moins de monde, de belles photos, etc..) tantôt pour le soir (18h10 ) et son ambiance particulière, des endroits ouverts que la nuit, le coucher de soleil etc...

Pouvez-vous en quelques mots, nous indiquer selon vous les points faibles et forts de ces visites pour nous aider à nous décider une fois pour toute?

Nous allons réserver demain soir sur le net.

Merci d'avance. Bonne soirée Sylvie
Retour de 19 jours dans le nord du Chili (mars/avril 2011) English translation pending
by Derf69 · 2011-04-16 · 26 replies
Bonjour à tous,

ayant eu le loisir de bénéficier de vos commentaires et de vos bonnes suggestions sur ce forum, à mon tour de vous faire part des étapes de notre magnifique périple de 19 jours dans le Nord du Chili ! Ceci également pour montrer ce qu’il est possible de faire durant ce court laps de temps sans trop se presser (mais on a quand même pas lambiné !) ; la plupart des voyageurs rencontrés à cette période voyageaient tous pendant plus de 2 mois…

Si vous avez besoin de plus d’éléments sur un sujet particulier, n’hésitez pas à me demander !

J1 : Santiago Arrivée à Santiago à 8h, un dimanche. Réservation du bus (Pullman Bus car Turbus complet) pour Arica le soir même à 23h. Visite de la ville, tant décriée avant notre départ, que cette petite balade d’un jour nous a finalement plu. Cerro Santa Lucia, Musée des Arts Précolombiens ont été les points forts de ce petit tour, les rues étant relativement désertes le dimanche ! La venue d’Obama quelques jours après avait fait boucler les alentours du palais Présidentiel. Restaurant « Patagonia » décrit dans le Lonely Planet cher et peu efficace, mais bon repas. Bus à la gare routière à 23h, on part pour 30h de bus vers Arica (avion un peu trop cher pour notre budget, tant pis, on sacrifie une journée). On n’a pas pu prendre le « Salon Cama », mais finalement le « Semi Cama » est bien suffisant (27 000 CH$ pax)

J2 : Bus ! Bonne première nuit dans le bus, peut-être un peu due au décalage horaire et à la longue marche dans Santiago. On se réveille aux alentours de Vallenar, désert à perte de vue et durant toute la journée ! Certaines parties sont monotones. Arrêt dans quelques villes intermédiaires – Copiapo, Chanaral, Antofagasta de jour, Mejillones, Tocopilla, Iquique de nuit.

J3 : Arica – Putre Arrivée à 6h30 à Arica, départ du tour prévu avec l’agence locale Mayuru Tours, très ponctuelle (198 000 CH$ pax)! Le chauffeur-guide Sergio est très sympa, avenant et loquace ! Un vrai plaisir…Vue depuis le Morro sur l’étendue de la ville, Sergio nous conte l’histoire de la région puis marché d’Arica, départ pour la vallée d’Azapa, géoglyphes de Lluta, village de Poconchile, Musée des momies Chinchorros (en partie fermé pour restauration), Pukara de Copaquilla, Socoroma puis arrivée à Putre au soir. Les paysages le long de la route 11CH sont impressionnants (vallées verdoyantes au milieu du désert, volcans enneigés…). Petit village de Putre très agréable. Pas trop d’appétit, mais la nourriture est bonne ! Hébergement au Terrace Lodge, un peu à l’écart du centre, très bien ! Première nuit à 3500 m d’altitude !

J4 : Putre – Putre Départ pour le Parque Nacional Lauca, secteur las Cuevas avec ses bofedales. Petite marche agréable, on ne souffre pas vraiment de l’altitude. Superbes paysages. Faune et flore présentes en nombre à cette altitude (4200 m !). On suit la route 11CH (plusieurs arrêts dont les jolies lagunes Cotacotani) jusqu’au Lago Chungara magnifique au pied du volcan Parinacota de forme presque parfaite. Beaucoup de lamas / vigognes / alpacas et autres vizcachas. Joli petit village de Parinacota avec son église caractéristique des villages alentours. Déjeuner à Chucuyo (peu d’intérêt). Retour tranquille vers Putre en passant par les thermes de Jurasi, bassins naturels d’eau chaude. Sympa, mais pas très propre. Dîner puis balade dans Putre, où il n’y a vraiment pas grand monde (on voit qu’on est hors saison !)

J5 : Putre – Colchane Après une petite crevaison, on quitte le Lauca pour aller vers le Parque Nacional Las Vicuñas (effectivement, il y a des vigognes partout !), puis le Monumento Nacional Salar de Surire (dommage qu’il soit exploité pour son borax). Tout au long du trajet, les paysages sont vraiment beaux. On croise aussi des cactus de tous poils. Rencontre des premiers flamants qui dorment sur le Salar non loin des vigognes qui broutent. Pique-nique aux thermes de Polloquere, bassin naturel d’eau turquoise (soufrée ! certains vêtements ont bien senti jusqu’à la fin du séjour…) chaude bien sûr, où l’on s’empresse de se baigner une fois terminé. Un vrai régal car on est vraiment tout seul et on n’a croisé (presque) personne ! Un moment fort du séjour à coup sûr ! On quitte ensuite, un peu déçus, le superbe Salar et ses couleurs multiples pour le Parque Volcan Isluga. On croise plusieurs petits villages, des paysages encore superbes, des plantations colorées de quinoa, des volcans encore actifs, avant de rejoindre Colchane, ville-frontière (avec la Bolivie), sans grand intérêt à 4200 m d’altitude, où l’on croise surtout des ouvriers qui travaillent sur les routes en rénovation. Hébergement à l’hôtel Camino del Inka, sommaire, mais finalement très satisfaisant !

J6 : Colchane – Iquique Départ pour les cactus géants, vue sur quelques beaux canyons, puis on rejoint (malheureusement !) l’asphalte pour redescendre vers Iquique. Les paysages deviennent moins beaux et le désert plus monotone. On passe par le Géant d’Atacama, qui nous déçoit un peu, déjeuner à Huara, croisement avec la Panaméricaine. On visite ensuite l’ancien village minier d’Humberstone, très intéressant et impressionnant, mais ayant crevé, on a perdu pas mal de temps sur la route et on n’a pas tout le loisir de visiter comme on l’aurait voulu ce village. Arrivée à Iquique, un peu oppressés par l’atmosphère de la ville, alors qu’on était seul au monde pendant 4 jours ! Un peu émus de quitter Sergio auquel on s’était bien attaché. On ne peut que recommander cette agence familiale (Mayuru Tours) qui a fourni une prestation très sérieuse…Le centre-ville d’Iquique, avec sa Plaza Prat, est joli mais désert à cette époque de l’année. Hébergement au Cai Ti, un peu décevant mais tout proche du centre !

J7 : Iquique Visite du centre-ville (avenue Baquedano toujours aussi déserte ! les maisons de style géorgien qui bordent l’avenue donnent une étrange impression de ville de western…), joli théâtre. Ensuite, visite de l’ancienne douane où on apprend une des phases clés de l’histoire du Chili avec la Guerre du Pacifique et la bataille de l’Esmeralda. Très intéressant. Tour du port d’une heure en bateau pour se rendre compte de l’enfermement d’Iquique entre la montagne et la mer, au nord comme au sud, et donc pas d’autre choix que de construire au sommet de la montagne (Alto Hospicio) ! Moment fort à l’endroit où l’Esmeralda aurait coulé, au son de l’hymne national chilien. C’est également un port industriel important. Déjeuner puis direction le sud d’Iquique et la Playa Cavancha et ses sauveteurs vert fluo. Les rouleaux sont impressionnants et l’eau…froide ! Le soleil tape fort. On marche alors dans la Punta Cavancha, qui semble être le lieu de résidence des riches Iquiqueños. Vue sur la plage de l’autre côté de la Punta, impressionnante dune qui la surplombe et qui bloque Iquique le long de l’océan ! Balade le long du front de mer, joli et bien aménagé. Bus tard le soir vers San Pedro de Atacama.

J8 : Iquique – San Pedro de Atacama Pour quitter la zone franche d’Iquique, réveil par les douanes à 3h du matin, sortie du bus et ouverture des sacs…dur ! Arrivée matinale à Calama pour transfert 1h plus tard vers San Pedro. On rencontre déjà plus de touristes à San Pedro. On choisit, bon gré mal gré, l’hôtel Portal Andino, bien mais un peu cher (la plupart des autres hôtels ne disposent plus de lits doubles). L’ambiance nous déplait un peu au début, puis par la suite, on la trouvera bien agréable. Traditionnelle tournée des agences, on tombe bien par hasard, en cherchant une agence qui propose une tournée à cheval (merci Peter Pan !), sur la Rose d’Atacama, que j’avais vu suggérée par d’autres personnes sur ce forum. Santiago nous y convainc d’aller faire un tour le lendemain avec lui vers le Salar de Tara, qu’on n’avait pas forcément prévu de voir au début ! On loue ensuite des vélos pour aller visiter la Pukara de Quitor et le mirador voisin, ainsi que le début de la vallée de Catarpe, finalement pas jusqu’au bout parce qu’il commençait à faire nuit et que la piste n’était pas si évidente ! Dîner dans un petit restaurant dans la calle Tocopilla, finalement SPA n’est pas si cher que ce que j’avais cru comprendre !

J9 : Salar de Tara Départ matinal avec le guide Max pour contourner le volcan Licancabur aux formes presque parfaites (moins rond que le Parinacota, mais presque conique!). Petit déjeuner au bord d’une lagune très colorée (rouge, bleu, vert, blanc, gris…). Vue en surplomb du salar de Pujsa. On croise ensuite le Guardian de Tara, drôle de rocher au milieu de nulle part, déjeuner non loin de là, bien loin par contre de toutes les routes et pistes officielles ! Il n’y a en effet aucune piste tracée. Ensuite viennent les cathédrales de Tara avant d’arriver au salar de Tara, non loin de la frontière argentine. Là aussi, nous sommes complètement seuls et bien contents de l’être. On croise seulement 2 cyclistes partis de Cordoba pour aller vers Lima…en 4 mois. Une sacrée expérience, mais trop douloureuse pour moi ! L’excursion vaut vraiment la peine, même si elle est un peu plus coûteuse que les autres (35000 CH$ pax)…Par contre, on ne croise que des Français avec la Rose d’Atacama ! Le retour est un peu long (2h30 de route).

J10 : SPA – Laguna Colorada Départ matinal avec l’agence Cordillera Traveller (98000 CH$ pax) vers le Salar d’Uyuni. L’agence nous transporte en mini-bus vers la frontière bolivienne où on est ensuite redistribué vers des 4X4 après le passage obligé de la douane. Notre groupe est constitué de 18 personnes, pour la plupart anglophones. Le contraste est assez marqué entre les caractères des US / Australiens / NZ très exubérants et « friendly » et les Européens plus « réservés » ! On a de la chance d’avoir comme chauffeur le plus expérimenté des 3 guides, qui roule vite mais bien, et qui surtout nous permet d’être les premiers sur les sites pour pouvoir profiter quelques temps du site désert ! Arrêts aux magnifiques Laguna Blanca et Verde, les couleurs et les reflets sont somptueux. Les Aguas Calientes nous déplaisent un peu plus, à cause du monde qui se baigne en même temps dans le bassin prévu à cet effet. Le paysage reste néanmoins superbe ! Moment fort et symbolique pour nous Européens avec passage à un col situé à 4900 m d’altitude, soit au-dessus du Mont Blanc ! Arrivée à des geysers fumants et autres bains de boue grise bouillonnante. Les couleurs sont assez surprenantes ! On arrive en fin d’après-midi au refuge de la Laguna Colorada, un peu isolé des refuges des autres agences. Le guide nous préconise de ne voir la Laguna Colorada que le lendemain à cause du vent qui risque de rendre moins beau le paysage et à cause de la fatigue. Les cuisinières ne sont vraiment pas sympathiques, et nous jettent presque les assiettes à la tête ! Là encore, la nuit est magnifique, certes fraiche (2°C), mais avec une vue sur les étoiles et la Voie lactée qui traverse le ciel de part en part exceptionnelle. Un très bon moment…Sac de couchage important car la nuit est froide.

J11 : Laguna Colorada – Culpina K Départ au matin pour l’exceptionnelle Laguna Colorada, qui, comme son nom l’indique, brille de toutes les couleurs. Beaucoup de flamants volent sur cette eau rouge et bleue, fumante à cause de la fraîcheur extérieure. Une vraie merveille, peut-être notre moment préféré du voyage ! Ensuite, nous nous dirigeons dans le désert vers l’Arbol de Piedra et la montagne aux 7 couleurs, les 4X4 roulent au milieu de nulle part et soulèvent beaucoup de poussière! Les couleurs sont ici très différentes et tournent autour du marron, rouge, beige…c’est tout aussi sublime ! Déjeuner au bord d’une des lagunes altipaniques (Honda – Chiarkota et Hedionda), l’eau est toujours turquoise, les flamants toujours présents et le ciel bleu et le soleil omniprésents. On traverse de jolis gués avant d’arriver au désert de pierre et le célèbre condor, la forme des rochers est très étonnante. Avant d’arriver à Culpina K, traversée de plantations de quinoa très colorées. Dans le village où l’on dort, les guides boliviens nous proposent de faire un match de basket…un très bon moment, mais assez difficile de respirer correctement à 3700 m d’altitude ! L’hôtel est amplement suffisant, bon repas et chambre confortable.

J12 : Culpina K – Villamar Réveil matinal par un groupe d’Allemands qui partait plus tôt que nous vers San Pedro…Bon petit déjeuner avant départ pour le cimetière des trains d’Uyuni, sans intérêt, car c’est devenu le dépotoir de la ville d’Uyuni. Le guide rend service à une amie pour convoyer sa voiture, nous nous séparons donc des autres membres du groupe. Nous avons donc la chance d’être les premiers à rentrer dans le salar, en eau (50 cm par endroits) à cette époque car il avait fortement plu 3 semaines auparavant (le fameux hiver bolivien). On attend les autres pendant 15 mn, pendant lesquelles on se rend compte qu’on ne distingue plus l’horizon, tellement le ciel et son reflet ne font qu’un dans le Salar. Exceptionnel ! Il fait néanmoins un peu frisquet à cause du vent qui se lève. Notre peau en prend un coup avec tout ce sel qui nous fait bien blanchir (de sel), puis rougir (de soleil) ! Arrivée des autres groupes puis départ vers l’hôtel de Sel où tout le monde s’en donne à cœur joie avec les photos des reflets…dommage que l’Isla Pescadores ne soit pas accessible à cette période ! Retour vers l’entrée du Salar où l’on déjeune et faisons quelques emplettes. Départ pour la ville d’Uyuni où l’on abandonne 15 de nos compères – nous ne sommes en effet que 3 à revenir vers SPA. On sent une vraie différence de vie en Bolivie, on sent que les moyens ne sont pas les mêmes…visite du petit marché, puis on rejoint une 4ème personne d’une autre agence qui fait le retour avec nous. Le soir même, 3h de route, très joli coucher de soleil et orage au loin en Argentine. Le guide ne s’arrête pas car sa seule « mission » est de revenir à SPA. Arrivée dans le petit village de Villamar où la nuit est bien fraîche et la chambre sommaire, mais qu’importe ! Repas correct dans le refuge familial (traditionnel soupe + viande en sauce + riz + légumes)

J13 : Villamar – SPA Départ très matinal (5h + 1h de retard !) pour croiser les mêmes sites qu’à l’aller, mais avec un point de vue différent ! Le plus frappant aura été les Aguas Calientes, sans personne, et avec l’eau encore fumante…bien mieux qu’à l’aller ! Les couleurs ne sont pas les mêmes le matin. Le chauffeur a finalement fait vite, malgré son retard (problème mécanique sur le 4X4 + crevaison ?), puisqu’on arrive au poste-frontière relativement tôt, en tout cas avant le minibus qui est censé nous redescendre à SPA. Petit déjeuner avec les « bleus » qui arrivent de SPA, puis descente vers la ville, contrôle poussé au poste-frontière où on perd nos fruits (oubli dans le sac et ils sont jetés à la douane!). On change d’hôtel pour le Vilacoyo, bien mieux et bien moins cher, avec son patio central bien agréable. Après-midi de repos (enfin !) dans San Pedro.

J14 : SPA Départ pour la Valle de la Luna … le matin (comme peu de tours ont l’occasion de le faire). Observation du lever du soleil depuis le Rocher du Coyote. Santiago nous conte l’histoire des Atacamenos et l’histoire géologique de la région. Très intéressant. Balades dans la Valle de la Muerte et dans la Valle de la Luna, vue sur la superbe Duna Mayor et l’ « Amphithéâtre », marche sur le « Dos du Dinosaure » (que de noms !) pour avoir un point de vue sur l’immensité du désert. Tres Marias puis petite Mine de Sel où on écoute attentivement notre guide. Enfin, retour sur San Pedro pour déjeuner. En fin d’après-midi, départ pour un tour à cheval avec le guide et une amie à lui vers les Cuevas de Chilcoyo, à travers le désert, avec pour seule sécurité…un casque de vélo ! Un souvenir inoubliable que cette chance de pouvoir galoper dans l’immensité désertique…Le guide nous emmène dans des grottes, spéléo improvisée avec les lampes frontales, à plat ventre, sympa ! Sur le retour, au coucher du soleil avec vue sur le beau volcan Licancabur, mon cheval s’emballe et part au triple galop pendant une période qui m’a paru bien longue ! J’ai bien eu peur, mais je m’en souviendrai toujours ! Dîner dans un petit restaurant familial, sans chichis mais très correct.

J15 : SPA Départ matinal (encore !) à 4h pour les Geysers d’El Tatio. Tout le monde somnole dans le mini-van. Petit déjeuner un peu à l’écart des autres groupes, café chauffé dans l’eau bouillante. Très beau spectacle des geysers fumants au lever du soleil et changement des couleurs. Un peu de monde tout de même ! Max nous emmène un peu à l’écart pour nous baigner dans une petite rivière en contrebas où nous sommes tout seuls. Un peu difficile de se déshabiller avec cette fraîcheur ambiante, mais une fois dans l’eau, un vrai régal (attention aux petites bulles d’eau brûlante) ! On part ensuite pour le village de Machuca où le ratio nombre de touristes / habitants est exceptionnel étant donné que tous les tours revenant d’El Tatio passent par ce petit village, où un petit vendeur s’enrichit en proposant des brochettes de lama – bon filon ! Enfin, petit canyon au milieu duquel coule une petite rivière, avec au fond le « grand-père des cactus », un géant de plus de 10 mètres. Petite balade agréable, avec en fond des volcans enneigés et de nombreuses « plantes à plume » ! En début d’après-midi, après retour à SPA, bus pour La Serena.

J16 : La Serena – Vicuña Arrivée matinale à La Serena sous la grisaille, la première depuis le début du voyage. Un peu déçus de prime abord par la ville, même si quelques jolis bâtiments et églises. On quitte vite la ville pour partir dans la vallée de l’Elqui, petit bus local allant de La Serena à Vicuña. Le soleil revient très vite ! 1 heure de route, on trouve un petit residencial qui est certainement le meilleur qu’on ait vu depuis le début du séjour : La Elquina. Dégustation de glaces artisanales (un des rares endroits dans le nord du Chili a priori !), visite de la distillerie Pisco Capel, bus pour aller dans le fond de la vallée (jusqu’à Pisco Elqui) tapissée de vignes destinées au Pisco. Petit village bien agréable, un peu désert toutefois. Retour sur Vicuña, départ pour l’Observatorio Mamalluca, visite très intéressante et vue unique sur Saturne !

J17 : Vicuña – Valparaiso Matinée tranquille reposante, on devait aller visiter le Parque Nacional Fray Jorge ou la Reserva Nacional Pinguino de Humboldt, mais l’un comme l’autre ne disposaient pas de suffisamment de monde à cette période. Bus en début d’après-midi vers La Serena, visite du petit zoo à l’ouest de la ville, parc japonais fermé. Petite balade dans le centre-ville, on se sent vraiment seuls touristes dans la ville et on est honnêtement un peu déçu. Restau au-dessus du marché où on est tout seuls. Bus pour Valparaiso à 0h30.

J18 : Valparaiso Arrivée de nouveau matinale, on recherche un hôtel, au début près de la Plaza Victoria puis finalement dans le Cerro Concepcion. On tombe complètement par hasard sur une Residencial agréable tenue par 2 Chiliens (désolé, je ne me souviens plus du nom !). Marche dans la ville, comme à Santiago, les locaux nous disent de faire attention à nos affaires…ce que nous faisons ! On profite des quelques ascensores encore en activité, visite du musée naval, de la Sebastiana (très belle maison de Pablo Neruda) et déambulation dans les rues colorées de la ville. On regrette de ne pas avoir plus de temps…dégustation de completos au residencial puis dodo difficile, car il se révèle en fait bruyant et les US qui étaient là ont souvent tendance à veiller tard !

J19 : Valparaiso – Santiago Beaucoup de bus vont à Santiago, aucun problème…arrivée à l’aéroport (pas besoin d’aller jusqu’au centre-ville pour le transfert vers l’aéroport, on peut descendre au 1er arrêt du bus !). Retour vers la France !

Voilà, un superbe voyage qui s’achève, je ne peux que recommander de profiter de cette belle destination ! Bientôt le sud 😛 !

Bon voyage!
Recherche travail en Guadeloupe English translation pending
by Boukinette1 · 2011-04-05 · 2 replies
bonjour, j 'aimerais prendre mes valises et partir chercher un job en guadeloupe , je suis patissiere et specialisée en chocolaterie . y a t il des personnes qui connaissent ce secteur en guadeloupe? Des endroits ou postuler ? Sinon je suis prete a faire n'importe quel jobs dans la restauration si on me donne ma chance , je suis motivée . j'ai deja travailler au canada et en france . j'ai 10 ans d'experience. merci beuacoup j attends vos idees et vos conseils 🙂
MSC Marseille: le Yacht Club commence au Sofitel! English translation pending
by PAP86 · 2011-04-02 · 90 replies
Bonsoir à tous !

MSC a récemment annoncé un partenariat avec le Sofitel Vieux Port de Marseille pour la nuit précédant l'embarquement

http://www.msccroisieres.fr/...ht-Club-Sofitel.aspx

Après enquête auprès du Sofitel (***** normes françaises), l'offre comprend une nuit en "chambre Supérieure" avec fenêtre et vue panoramique sur le Vieux Port, ou en "chambre Deluxe" avec grande terrasse et vue sur le vieux port, un accueil "VIP" personnalisé, un "petit cadeau" en chambre (j'ai pas pu en savoir plus, c'est "une surprise") l'apéritif offert (quel que soit l'apéritif choisi, même le meilleur des malts de l'hôtel 😛) un dîner dans le restaurant gastronomique « Les 3 Forts » (entrée plat dessert, boissons non comprises), le transfert hôtel-terminal de croisière à Marseille en voiture privée…

On peut aussi laisser sa voiture au garage couvert et gardé (le parking du port n'est ni l'un ni l'autre) de l'hôtel pour 5 euros de plus que le parking du port (à charge de trouver un taxi au port au retour pour venir récupérer la voiture) : c'est le voiturier de l'hôtel qui s'occupe de tout...

J'ai comparé les tarifs à ceux que j'aurais payé pour la même chose avec une carte de fidélité ACCOR qui me donne 10% de réduction (sur la partie hôtellerie) et l'apéritif offert, dans les Sofitel. eh bien le forfait est inférieur de l'ordre de 15 à 20%...

Tarif en chambre supérieure : 245 euros par personne <== tarif à mon avis le plus intéressant 🙂 Tarif en chambre "deluxe" avec terrasse : 330 euros par personne (à deux, ça fait la terrasse à 170 euros, c'est pas top alors qu'il y a au bar une grande terrasse pour prendre son apéritif avec vue fantastique sur le vieux port...)

La commande doit impérativement être effectuée par l'agence de voyage, qui communique à l'hôtel le numéro de dossier Yacht Club.

Par contre, sauf si j'ai mal compris, le paiement se fait directement à l'hôtel...

Arrivée possible à partir de 14 heures... 😎
Y a-t-il de l'ombre sur la plage du Sol Cayo Coco? English translation pending
by Sonand · 2011-04-02 · 3 replies
Bonjour à tous, Nous planifions présentement un voyage au Sol Cayo Coco. Nous aimerions savoir s'il y a beaucoup d'ombre sur la plage (palapas, palmiers, arbres/arbustes) et ce, sans que nous ayons à faire sonner le réveil-matin à 3h30 du matin pour nous trouver une petite place. Merci à l'avance!
Cours intensifs d'arabe dans les pays arabophones? English translation pending
by NatachaP · 2011-03-27 · 1 reply
Bonjour,

J'ai envie de prendre des cours d'arabe intensifs cet été mais je ne sais pas encore dans quel pays aller. J'ai pensé à la Tunisie, Maroc, Syrie, Oman, Liban, Egypte... mais il est difficile de trouver des infos à ce sujet. Si vous avez étudié l'arabe en cours intensifs dans les pays arabophones, pouvez-vous me faire part de votre expérience et me communiquer le nom du centre de langues où vous avez suivi ces cours. Quels étaient les points forts et points faibles de cet organisme ? Je vous remercie pour votre aide.
Proposition d'emploi à Saint-Denis (Réunion) English translation pending
by Erabsoy · 2011-03-22 · 4 replies
bjr

Je recherche le feedback de personnes ayant eu une experience similaire je suis en phase d entretien pour un job tres interessant d encadrement à la reunion je vis a paris actuellement Points positifs de la propal: salaire , 60k€, voiture de fonction job a priori tres interessant et enrichissant le soleil

apres avoir lu les differents messages, je pense avoir cerné les points que je considere negatif a la reunion: insularite, vie chere (encore que les loyers soient un peu moins cher qu a paris), montagne (je deteste litteralement conduire en montagne , j ai un vertige tres prononcé)

Mon style de vie est tres parisien: cine, theatre, beaucoup de culture, we en europe A priori pas les points forts de la reunion, mais je ferais des economies alors :-) Je voyage beaucoup: l ocean indien est interessant, mais a part maurice, peu de destination we ? Je ne suis pas tres sportif , mais bon la rando et le vtt devrait me combler avec la mer

Donc , en faisant la balance, a part le taff , le climat , l adaptation risquerait d etre rude même si j ai bcp voyage dans ma vie et me considère donc adaptable De plus je suis celibataire

J entrevois donc un certain ennui extra professionnel rapidement

Je souhaiterais donc connaitre le feedback de personnes ou de familles ayant un parcours similaire pour savoir si cela peut le faire ou si c est la déprime assuré a courte échéance

- y a t il une bonne librairie a saint denis (par bonne, j entends autre chose que marc levy, et autres best sellers habituels) - je voudrais continuer d etudier l allemand , facile de trouver un prof particulier ?

Last question: est il d usage de negocier un retour annuel en metropole (je changerais de societe, donc ce n est pas une mutation de fonctionnaire ou assimile)?

merci d avance
Transport, circulation, développement à Cotonou? (Bénin) English translation pending
by Batmann · 2011-03-22 · 2 replies
Bonjour,

Je suis actuellement en 2ème année du cycle préparatoire d'une école d'ingénierie en aéronautique. Durant cette année, 3 de mes camarades et moi-même avons un projet à faire portant sur la ville de Cotonou.

Nous voudrions savoir quel est le mode de vie des Cotonois? Le moyen de transport le plus utilisé? Combien de temps faut-il pour traverser la ville (Est-Ouest) en période de pointe? Et y-a-t-il des zones particulières où la circulation est difficile? D'un point de vue sécurité routière, combien y-a-t-il de décès par an dûs à la circulation?

Après plusieurs recherches, je ne suis pas parvenue à établir un salaire moyen de base à Cotonou (environ 30€ par mois), est-ce bien cela?

Je vous remercie par avance pour les infos.
Japon, accidents nucléaires et prises de conscience English translation pending
by Cleastre · 2011-03-16 · 51 replies
Bonjour,

Quitte à en choquer quelques-uns, j'ai tendance à penser que même des évenements comme ceux que nous connaissons au Japon, comportent un aspect positif pour notre avenir sous forme plusieurs leçons.

- Que l'homme est, et ne sera jamais maître des forces de la nature,

- Qu'à trop chercher à substituer les ressources naturelles par des ressources technologiques comme le nucléaire, l'homme programme en quelques sortes ses propres risques de mortalité à grande échelle...

- et surement d'autres...

A voir aujourd'hui le soulèvement des questions que politiques et scientifiques se posent autour de ces catastrophes de plus en plus successives, je veux croire que ces dernières serviront à nous faire comprendre que dans certains domaines au moins, la meilleure évolution à laquelle les hommes puissent aspirer serrait bien mieux de rester à leurs places d'hommes... que de se prétendre re-créateurs de l'univers...

Je pense que le Monde entier n'a jamais eu aussi peur qu'aujourd'hui, et ça aussi, ça peut être une très bonne chose pour l'avenir 🙂...
"J'ai fait" la Mongolie English translation pending
by Cocottte · 2011-02-21 · 75 replies
Juste une petite réflexion, que je me fais systématiquement lorsque je parle avec un ami voyageur, et qu'il me m'énumère ses voyages..... Et qu'il me dit qu'il a fait l'Inde, le Tibet, la Patagonie.... Juste une façon de parler, peut être, mais à chaque fois je tique. 🤪 Une des définitions de faire est "réaliser, construire quelque chose" Comme si l'Inde avait attendu les touristes pour exister!

Trois semaines en Mongolie ne m'ont permis de n'en voir qu'un aspect. Avoir mis les pieds à Barcelone ne me permet pas de prétendre connaître l'Espagne. Par contre, j'ai vécu des moments forts..... une chevauchée dans les steppes mongoles..... Une soirée très chaude dans un bar togolais... J'ai rencontré des personnes exceptionnelles. Une villageoise turque avec laquelle je n'avais pourtant que trois mots en commun... Un inspecteur d'école togolais jovial et passionné... Je suis allée me promener à Amsterdam, ou à Istanbul.

Bon, j'admets tout de même avoir fait un trek dans les montagnes mongoles.... Tout comme je conçois tout à fait que certains fassent un road trip en Asie, ou fassent l'ascension de l'Himalaya....

Bref, je suis peut être rabat-joie, mais les mots, quoi! 😕
Avis sur mon circuit à la découverte de Londres avec un enfant de 12 ans English translation pending
by Paillette10 · 2011-02-20 · 5 replies
Bonjour, Je pars à la découverte de Londres dans quelques semaines avec ma fille de 12 ans 3 jours (jeudi, vendredi et samedi) et j'ai besoin de vos "lumières"; J'envisage ainsi ces 3 jours : jeudi : visite de la tour de londres en passant par tower bridge, direction london eye en prenant le bateau. On remonte ensuite à pied vers picadilly circus en passant vers trafalgar square. vendredi : ballade à pied dans le quartier westminster, st james pour voir le palais, relève de la garde, big ben ... et ensuite direction harrod's et après je n'ai pas trop d'idée, je pense aller dans le quartier de soho Samedi : j'hésite entre les puces de portobello et camden market ; Qu'en pensez-vous ? Camden est peut être plus folklorique ? ensuite ballade avec un fameux bus rouge et ensuite direction covent street. Je pensais aussi faire un afternoon tea du côté dfe haymarket dans mais je ne sais pas si nous aurons le temps. Qu'en pensez-vous ? Est-ce logique ? Y-a-t-il des choses que nous devons absolument faire ? Merci beaucoup
Hôtel Playa Pesquero English translation pending
by Amfjld · 2011-02-19 · 9 replies
Bonjour!

Je quitte jeudi pour le Playa Pesquero, et j'ai plusieurs petites questions pour ceux qui y sont allés récemment.

D'abord, j'ai lu que la plage y est actuellement très abimée (message datant de décembre 2010). Quelqu'un y est-il allé depuis qui peut me faire un petit "update" sur la question? Est-ce que l'apnée est toujours bien?

Ensuite, j'aimerais savoir si les coffre-forts sont assez grands pour contenir un petit laptop (13 po)? À cet effet, y a-t-il le WIFI dans l'hôtel? Fonctionne-t-il convenablement? Faut-il payer? Si oui, combien? Je pars sans mon petit pou de 11 mois et j'aimerais bien pouvoir lui "parler" par Skype pendant mon séjour...

Aussi, je quitte sur le vol de nuit (3h00 am) et dois libérer ma chambre à midi le dernier jour. Avez-vous été dans cette situation? Qu'est-ce que ça veut dire, une "chambre de courtoisie"? Garde-t-on notre bracelet jusqu'au départ (en gros, est-ce qu'on peut manger après midi)? J'imagine qu'ils ne nous laissent pas mourir de faim, mais je voulais seulement confirmer! Aussi, j'ai lu qu'il fallait qu'on rende notre serviette à 16h... Est-ce vrai?

En terminant, je voyage seule. Si des femmes y sont allées seules récemment, je serais heureuse d'avoir vos commentaires à ce sujet!

Merci beaucoup!

AM
Achats au Mexique ou au Guatemala? English translation pending
by Francal · 2011-02-19 · 2 replies
Bonjour,

Nous partons bientôt en voyage organisé au Mexique puis au Guatemala. Faut-il privilégier les achats suivants au Mexique ou bien au Guatemala : - objets en obsidienne - bijoux en argent - hamac - vêtements - artisanat divers en bois ou poteries, etc...

Merci
Circuit écourté et annulation de croisière en Égypte: quel recours? English translation pending
by Madif · 2011-02-13 · 11 replies
Partis en couple le 26 janvier de ROISSY CDG pour le circuit TOUTANKHMON 11jours/10nuits en Egypte avec Look Voyages, nous avons eu une modification du programme dès le Jour 2 au Caire (une seule journée de prestations assurée Gizèh et Memphis), J3, bloqués à l'hôtel (pas de visite du Caire islamique ni du musée , nuit d'inquiétude, hotel voisin en feu, J4, aéroport LOUXOR avec retard, annulation croisière sur le Nil et acheminement contre notre gré vers HURGAHDA non au programme, J5 attente de rapatriement, J6 retour anticipé à ROISSY le soir. Peut-on demander notre remboursement intégral (2400€), le pays étant déjà en crise lors de notre départ? Un avoir ou une autre destination ne nous intéressent pas. Une seule journée d'excursion réalisée... Peut-on parler de force majeure et à quelle date? Le contrat n'a pas été du tout honoré dans ses points forts. Quel recours avons-nous?
Une semaine sur la Finlande en septembre: météo et idées de visites? English translation pending
by Thegrumpf · 2011-02-12 · 6 replies
Hello...

J'ai pas mal parcouru le forum pour trouver des réponses, mais je n'ai pas précisément trouvé de réponses correspondant à mes questions... 😛

Je pense partir en Finlande avec ma femme et mon fils, qui aura 10 mois, à la mi-septembre. On a trouvé une petite maison au bord d'un lac, assez isolée (on recherche le calme et la tranquillité) dans la régions des 1000 lacs, soit entre Kangasniemi (28 km) et Jyväskylä (50 km).

Plusieurs questions:

- La météo, et surtout les moustiques. J'ai lu qu'en septembre, il y en aurait moins (j'ai été en Suède en juin et ca allait encore pourtant). Pour le climat, c'est surtout pour prévoir le type de vêtements à prendre.

- Qu'y a-t-il d'intéressant à voir, à faire dans cette région? Sans parler de randonnées, plutôt de balades à faire sur des sentiers, praticables en poussette (ou pas, on prend le porte-bébé). Et comme points d'intérêt (parcs nationaux, lacs spécifiques, monuments, forts, etc...?)

En fait, la question est surtout de savoir si on pourra se balader dans la région, ou si c'est du genre nature très sauvage avec mousse et branches d'arbres en travers. 😄 On aimerait surtout s'imprégner du calme et de la nature sur place.

- Niveau alimentation, est-ce la même chose qu'en France, on trouve de tout, ou y'a-t-il des produits plus rares/ou plus chers? J'imagine que oui, mais ca ne coute rien de demander... 😉

Merci d'avance pour tous les renseignements que vous pourrez nous apporter...! 🙂
Questionnement sur le détroit de Béring (Alaska-Sibérie) English translation pending
by Suite01 · 2011-02-03 · 6 replies
Il n'y a que 92 km entre les deux continents, et à vrai dire, je me demande comment se fait-il qu'on a pas déjà fait une liaison entre eux deux ? Je veux dire, je ne le souhaite pas particulièrement, mais j'ai l'impression que plus ça va et plus on évolue vers une exploitation de toutes les parties mêmes les plus extrêmes de la planète, et on n'a jamais fait ce fichu tunnel ? Il n'y a pas non plus de liaisons maritimes, si ? Je cherche pas du tout à le traverser, c'est juste une réflexion que je me faisais, on a tendance à faire et fabriquer des trucs de plus en plus dingues (c'est triste hein), et tous les détroits ont une liaison au moins maritime, sauf celui ci (dites moi si j'me trompe !), y a-t-il des courants trop forts qui nous en empêche ? Une trop grosse difficulté à atteindre l'extrême Nord-Est de la Russie, peut-être aussi ? Bref, c'est pas vital mais j'me demandais comment ça se fait que tout le monde pose la question du fameux passage du détroit de Béring sur ce forum, et que finalement il n'y a pas de réponse !

Si certains s'y connaissent, merci d'avance :)
Croisière sur le Mekong direction Luang Prabang English translation pending
by Valaisan · 2011-02-02 · 6 replies
Bonjour à toutes et à tous, De retour du Laos que j'ai adoré , je prépare noël prochain, j'ai entendu parler d'une croisière depuis la Thaïlande sur le Mékong direction Luang Prabang , croisière de luxe j'entends cabine confort etc. volontiers que je reçois des News Toute bonne fin de journée
Un cyclone en Australie (2 février 2011) English translation pending
by Sebbk · 2011-02-02 · 3 replies
Bonjour, aujourd'hui je viens de voir aux infos, l'approche d'un cyclone de puissance 5! aux abords du Queensland en Australie.

Ils n'ont vraiment pas de chance, entre les inondations, 2011 est une mauvaise année pour eux.
Croisière en février/mars 2011 dans les Antilles du Sud? English translation pending
by Gusc · 2011-02-01 · 3 replies
Bonjour! Nous partons pour la première fois en croisière sur le Carribean Princess, au départ de San Juan, du 27 février au 6 mars 2011. J'ai pas lu sur les escales mais plusieurs info datent un peu...! Quelqu'un a récemment été à St-Thomas, Dominique, Grenade, Bonnaire et Aruba? On prévoit choisir nos activités une fois à terre, avec les locaux... Petit budget exige...! Si vous êtes aussi dans ce bateau, ou si vous avez de bons conseils pour chacune de ces îles, ils seront les bienvenues! Merci d'avance!
Circuit en Sicile durant une semaine English translation pending
by GailR · 2011-01-22 · 3 replies
Bonjour à vous tous,

Nous avons le projet pour cet été d'aller en Sicile et faisons déjà quelques recherches.

Nous nous dirigeons plutôt vers une location de voiture et faire le tour de l'île. Plusieurs questions :

Quels sont les sites incontournables en Sicile ? Pouvons nous louer une voiture ? Que pensez vous de changer d'hotel tous les jours ou deux jours ???

Nous souhaitons y rester une semaine en juillet.

Je vous remercie d'avance pour vos conseils précieux.
Séjour dans les Alpes (été 2011): que faire, où aller? English translation pending
by Tigggr · 2011-01-19 · 7 replies
Bonjour à tous,

N'ayant rien trouvé d'adapté sur le forum ni sur le net, je vous pose directement la question !

Je commence à envisager un séjour pour deux dans les Alpes pour août/septembre 2011. Je suis donc à la recherche d'une destination où l'on puisse faire des randonnées mais qui propose aussi d'autres types de loisirs sur place (je pensais donc à une station mais sans le ski, bien sûr...). L'idéal serait aussi une destination qui permette des visites sur place. Je pensais donc aux alpes du sud (car proches de grandes villes comme Gap ou Turin) ou aux Alpes du Nord (proche de la Suisse).

Quelles sont vos expériences sur le sujet, qui pourrait m'aider à concrétiser mon projet ? Y a t-il vraiment l'occasion de passer de bons moments lorsque l'on a pas envie de passer l'intégralité des vacances en randonnée ?

Merci d'avance !!
Oman: périple en 4x4 à six personnes English translation pending
by SimonH007 · 2011-01-16 · 39 replies
Bonjour à tous! Nous venons de d'opter pour Oman pour un séjour libre de 10 jours en mi-février (plus qu'un mois 🙂) et mon impatience augmente au fil des nombreux messages que je lis sur cet excellent forum...! Nous partons à 5 adultes et un bébé (9 mois), j'aimerais beaucoup connaitre vos avis et conseils par rapport 1) l'itinéraire (approximatif à ce stade) choisi 2)les véhicules possibles et 3) les formalités d'entrées et sorties (notre itinéraire nous fera entrer et ressortir d'Oman quelques fois)ItinéraireVu qu'il semble impossible de louer un véhicule à Mascate et le rendre à Dubai (nous prenons un vol direct Nice-Dubai) nous prendrons un 4X4 à Dubai (avec assurance Oman). Après une journée de visite rapide de la ville bling bling, direction l'authenticité d'Oman! Les hommes feront la route jusqu'à Muscat, épargnant les femmes et bébé cette étape (elles prendront un vol Dubai-Mascate, seulement 50eur/personne!). Ensuite nous souhaitons faire environ 3 jours à Mascat et au tour en essayant de satisfaire les gouts de tous (c'est compliqué quand on est 5 mais on y arrivera!) donc cherchant de belles plages (Yiti, Tiwi - recherches en cours si jamais vous avez des conseils), des excursions dans les Wadis qui serait relativement accessibles.... souk, forts (à définir) Ensuite une ou deux étapes montagne et désert en remontant vers le nord. J'aimerais beaucoup passer une nuit dans le désert (Wahiba) mais pas convaincu par les appréciations que j'ai pu lire sur les camps ("1000 Nights" semble mitigé; "Desert Nights" très cher...) si jamais j'en ai raté d'après vous, merci beaucoup de me dire! La nuit suivante éventuellement une nuit axée plus "confort" (certains l'exigent!) au Mercure situé à Al Ain (Emirats). Wahiba et Al Ain impliquerait de remonter en empruntant la route 21 au lieu de longer la côte par Suhar. J'imagine bien que c'est plus long et lent (montagne?), mais pour ceux qui connaissent - est-ce un bon choix? Le but est de rendre ce déplacement Mascate-Musandam le plus intéressant et varié possible (mais sans pour autant faire une moyenne de 15kmh!) Fin de séjour à la péninsule de Musandam avec plages, plongée, excursion en dhow dans les fjords 🙂 Je pense que cela permettra de finir en beauté avant de reprendre notre vol à Dubai!VéhiculeJe prévois un Toyota Land Cruiser de 7 places sans vraiment connaitre ce modèle. En tous cas celui-ci semble être le plus gros proposé en location, et c'est bien le critère principal - pour ceux qui connaissent ce véhicule, pensez vous que l'on puisse voyager à 6 avec bagages? (Possibilité de ranger / enlever une partie de la 3eme rangée de sièges, laissant un peu de place au valises?). Hertz semble le mieux placé, environ 800eur pour 9 jours. Le 4X4 me semble indispensable pour suivre nos envies, même si on ne fera pas de folies, et nous préférons en prendre un seul pour être tous ensemble (et économiser une deuxième location, sans parler d'un petit souci de permis pour l'autre potentiel conducteur!).Formalités d'entrée et sortie (répétées)Nous allons passer plusieurs fois les frontières Oman-UAE. Au premier passage (vers Hatta) nous achèterons un visa bien sûr. J'imagine et espère que celui-ci reste valable au passages suivants? Sortie d'Oman vers Al Ain pour accéder au Mercure, on re-rentre le lendemain avant de ressortir puis puis finalement re-rentrent pour accéder à Musandam!! Cela ferait cher si-il fallait payer à chaque fois!! J'imagine que non mais sait-on jamais... Si-il suffit d'acheter le visa une seule fois, est-ce que l'on perd quand même du temps à chaque passage à aux différents postes de frontières?

Merci mille fois d'avance pour vos avis et conseils et vivement le 14 février!! Simon</html
Partir vivre à Brasilia l'an prochain: vos expériences? English translation pending
by Tonyoz · 2011-01-12 · 10 replies
Bonjour à tous,

J'étouffe ! :D L'hexagone ne me plait plus et j'ai besoin de partir un peu. J'ai donc décidé de partir (probablement) au Brésil et plus précisément à Brasilia. J'ai une copine sur place mais je ne connais RIEN du tout. Quelqu'un qui aurait deja vecu, ou qui vit encore la bas, pourrait-il me decrire un peu la vie la bas ? Les transports ? Les etudes si possible ? Y a t il des francais ?

Merci d'avance :D
Espoir d'un "hub" Air France digne de ce nom vers 2012 English translation pending
by Elodee · 2011-01-06 · 9 replies
POINT SUR LA SITUATION ACTUELLE :

· De 2006 à 2009 : CDG2 a sensiblement augmenté sa capacité d’accueil en passant de 38 à 54 millions de passagers grâce au

o A l’ouverture du S3 en 2007

o A la remise en service de la Jetée du E en 2008

o A l’ouverture Terminal régional G

· La satisfaction clients est passée de 5,71 en 2006 à 6,23 en 2009.

· Les incidents bagages sont passés de 40 pour 1000 en 2006 à 28 pour 1000 en 2009, suite à l’optimisation du trieur bagages.

· Taux de contact avion

o est passé de 1 sur 2 sur MC à 70% actuellement.

o Sur LC de 53% en 2006 à 90% cet hiver.

PROCHAINES ÉTAPES :

1. Mars 2012 – Une jonction sera ouverte entre les terminaux 2A et 2C :

o Espace public réaménagé avec accès public au centre.

o Une seule zone de sûreté avec un seul point de contrôle.

o Connection des 2 salles d’embarquements avec pour conséquence une augmentation des points de contacts.

2. Juillet 2012 – Ouverture du S4 dont les points forts seront :

o Embarquement des vols LC uniquement.

o 16 gros porteurs au contact (dont 7 A-380).

o 7,8 millions de clients attendus.

o Prolongement du train LISA (Liaison Interne Satellite Aérogare) depuis 2E et S3.

o PIF regroupés en un seul point.

o Salon de 3092m2 de 600 sièges.

3. Juillet 2012 – Abandon de l’activité AF au terminal C et transfert des vols vers le terminal E et les jetées S3 et S4.

4. Septembre 2012 – Transfert des vols intercontinentaux du F2 vers le terminal E et les jetées S3 et S4. Passage du F2 en régime Schengen comme le F1. Le Terminal F sera entièrement Schengen et donc consacré au MC.

o F1 sera dédié à la Clientèle Premium, inspection filtrage puis salon.

o F2 sera dédié à la clientèle Voyageur : Toutes les banques d’enregistrements et tous les postes filtrages seront centralisés.

o Les deux salles d’embarquement actuelles seront reliées.

o Une seule zone centrale de 20 PIF pour fluidifier l’accès à l’embarquement.

o Mutualisation des salons du F1 et du F2 puis création d’un salon unique de 2200M2 en 2013.

5. Décembre 2012 – Achèvement de la construction d’une coursive entre les terminaux F et E.

A TERME :

· Un terminal AF intercontinental : E et trois jetées d’embarquement (E à proprement parler + S3 + S4).

· Terminal Air France MC sera le F (entièrement Schengen).

· Terminal régional Air France : 2G (Schengen).

· Des temps de correspondance seront simplifiés et raccourcis de 10 Minutes.

· Fin des croisements de flux Pax.

· Nombre de frontières réduit.

· PARAF système de passage automatique des frontières concernera dans un premier temps les ressortissants Français avec passeports biométriques.

· L’aéroport sera plus lisible.

· Terminal 1 occupé par Star alliance.

· Terminaux 2A et 2C seront occupés par l’alliance One World.

· Terminaux 2B et 2D seront occupés par Easyjet (avec d’abord une fermeture du 2B pour réaménagement).
Trois semaines à Bali en octobre 2011 English translation pending
by Rotico · 2011-01-01 · 16 replies
Bonjour,

Je pense aller 3 semaines à Bali au mois d'octobre 2011 avec mon épouse, ne pleuvra t-il pas trop? est-il tjrs possible de trouver des petits coins sympas qui ne soient pas envahis par des 4 étoiles, le style paillote sur plage avec douche froide me convient parfaitemment..pour les personnes avertis vous voyez ce que je veux dire...Est il aussi possible de louer une moto..merci pour vos bons plans.

René
Sénégal ou Ghana? English translation pending
by Puyin · 2010-12-28 · 16 replies
Bonjour,

nous envisageons de partir en voyage en Mars 2011. Nous hésitons entre 2 destinations africaines : le Sénégal et le Ghana.

Nous avons l'habitude de voyager mais ce sera une première en Afrique (hormis l'Afrique du Nord...). Nous voyageons habituellement en prenant un vol sec et notre sac a dos. L'anglais n'est pas un problème.

Certains d'entre vous connaissent-ils ces deux pays ? avez vous un avis ?

Merci, Puyin
Attention à Trujillo! (Pérou) English translation pending
by Philippech · 2010-12-21 · 6 replies
Deux jeunes BCBG péruviens, un parlant bien le français, l'autre un peu allemand et pas mal l'anglais (rien que cela !!!) ont bien failli m'avoir. Ils vous accostent l'air de rien et demande de l'aide pour une traduction et le but final est de vous refiler des faux billets en dollars et en soles et aussi en euros en les substituants aux votres en prétextant un futur départ en Europe. Ils sont très très forts et si j'avais pas été ancien flic, je serais tombé en plein dans leur piège. Alors méfiance aux futurs voyageurs du còté de la rue de l'indépendencia !!!!
Tour de l'Australie en trois mois avec deux jeunes enfants (3 et 5 ans) English translation pending
by Gege27 · 2010-12-12 · 2 replies
Bonjour, nous envisageons de faire la grande boucle (avec détour par Uluru) entre décembre 2013 et février 2014 avec nos 2 enfants qui auront alors 3 et 5 ans. Nous avons pour l'instant l'idée de louer ou acheter un camping-car (2 ou 4 roues motrices ?). Plusieurs questions se posent : 1) est-ce raisonnable niveau timing ? environ 15 000 km, va-t-on arriver sur les rotules ou est-ce faisable ? aura-t-on le temps d'apprécier chaque région sans courir ? 2) pour le camping-car, achat ou location ? 4 roues motrices ou pas forcément ? 3) niveau climat, certaines zones seront-elles caniculaires ? 4) si on doit faire des coupes dans l'itinéraire, où donc ? 5) niveau budget, pouvez-vous nous donner une idée du coût pour une journée en voyageant à la cool, sans grosses dépenses, mais en faisant quelques zoos, parcs, visites 6) y'a-t-il des plages où l'on pourra se baigner sans risque (requins, méduses, courants forts) merci d'avance pour vos précieuses réponses
Chemins oubliés de Bolivie English translation pending
by Lucbertrand · 2010-12-03 · 9 replies
Chemins oubliés de Bolivie

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.

Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.

Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt. Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.

Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides. Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle. Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.

Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.

Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou. La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.

Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.

Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux. Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.

Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom. Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.

Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.

On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors! Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.

La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement. Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.

Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.

Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides. Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.

Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé. Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.

La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.

Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies. Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula. Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair. Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.

Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.

J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.

Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux. Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.

Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne. Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !

Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.

L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.

La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid. Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi. Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.

Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.

Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée. Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

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