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Les visites à faire au Sri Lanka English translation pending
by Vincent354 · 2014-08-05 · 6 replies
Bonjour à tous. On envisage de partir 10 jours au Sri Lanka au mois de janvier. Comme notre séjour sera assez court, on aimerait surtout visiter les sites incontournables du Sri Lanka. D'après-vous, quelles sont les visites à faire ? On aime bien les beaux paysages surtout, et tout ce qui est culturel (les jolies plages également). Et comment se déplacer sur place (bus, taxi, train, location de voiture) ? Merci pour les conseils.
Concours photo août 2014: "la foule" English translation pending
by Herikles · 2014-08-01 · 176 replies
Vous voulez de l'humain ? Ce concours est pour vous ! 😉

Le thème du concours photo de ce mois sera "LA FOULE".

La foule statique, en recueillement ou en mouvement (plutôt que mouvement de foule 🤪)… Quelques synonymes pour clarifier ou étendre le sujet: attroupement, cohue, affluence, assistance, assemblée, rassemblement, public, peuple, populace, monde, masse, tripotée… On ne confondra pas la foule et le portrait. 😠 Inutile de préciser le nombre minimum de participants devant figurer sur la photo, il faut du monde ! 😎

Quelques règles, issues de questions ou situations rencontrées au fil des concours :

Le concours photo mensuel est ouvert à tout membre VF sans distinction d'ancienneté. Tout participant s'engage à proposer des photos dont il est l'auteur. Les photographies présentées ne pourront en aucun cas porter atteinte aux bonnes moeurs et à l’intégrité des personnes physiques ou morales. L'organisateur se réserve le droit de juger de l'incongruité d'une photo proposée, 😛 mais décline toute responsabilité en cas de critiques formulées par les membres du forum sur les photos émises. 😏

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au 24/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Chaque photo sera présentée seule dans un message, en indiquant le n° de sa photo (1, 2 ou 3). Ceci, entre autres, pour aider le diaporameur à classer les images sans équivoque. 😇 Un commentaire est le bienvenu pour situer le cadre de la photo proposée ou les circonstances de la prise de vue. Eventuellement des informations techniques sur l'ouverture, la sensibilité, le temps de pause, etc. pourront intéresser les amateurs les plus férus.

Chaque membre VF est habilité à voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères. Les votes se feront du 25/08 au 29/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1re photo recevra 3 points du votant ; - la 2e recevra 2 points ; - la 3e recevra 1 point. Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/08. En cas d'égalité, le nombre de 1er choix prévaudra, suivi du nombre de 2e choix puis de 3e si nécessaire. La même règle départagera les éventuelles photos arrivées en 2e ou en 3e position. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de septembre. En cas de carence de vainqueur au dernier jour du mois, le VFiste dont la photo est classée 2e se verra attribué l'organisation du concours suivant. Si besoin, le 3e, et ainsi de suite.

Le diaporama.

La discussion annexe pour ne pas polluer le dépôt des images 😠 (en attendant la fin du concours 🏴‍☠️).

A vos photothèques ! 🙂
Hébergement proche Terminus navette aéroport Thessalonique English translation pending
by Niiiina · 2014-07-28 · 2 replies
Bonjour,

Mon mari et moi allons à Thessalonique pour 2 jours en Aout. L’arrivée sera assez tardive (22h00 à l’aéroport).

Nous allons prendre le bus pour rejoindre la ville. Je n’arrive pas à savoir où se trouve le terminus du bus qui vient de l’aéroport. En effet l’idéal serait d’avoir un hôtel proche de la gare ou d’un arrêt desservi par le bus en question pour ne pas être désemparés à notre arrivée. La 2ème solution serait de prendre un taxi depuis la gare, connaissez les prix de nuits pour une course en centre ville ? Vous pouvez donc voir que je suis un peu perdu surtout que pas mal de carte sur le net sont en grec donc tous vos conseils seront les bienvenus !

Merci pour votre aide! Nina :)
Cinq contes bambara (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-27 · 0 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara

si tu en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

encore cinq contes :

01. Mògò tèliman saba / Trois personnes rapides 02. Cikèla ni a dògòkè / Le cultivateur et son petit frère 03. Jakuma ani shèba / Le chat et la poule 04. Mògòsekola saba / Trois hommes capables 05. Den nyuman ni bòrò saba / Le fils obéissant et les trois sacs

Voilà, les textes ...

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Mògò tèliman saba

Cè ni a dògòkè bè taa foro la. Nyòsisegi bè dògòkè kun. O don ye a sòrò, sanba nanen don su fè. Dògòkè cèènèna, , sani a ka bin, a ye nyòsegi jigin ka a ka dulòki jè ni a ka kulusi jè bò, ka dulòki kolon ni kulusi kolon don, ka sòrò ka bin. U taara foro la ka i sigi jiri kòrò. Nkoloni bolibagatò nana tèmèn. Kòròkè ye a ka marifa ta ka o ci o la, ka kòròtò ka boli ka taa sogo minè, ka o kan tigè ka o boso, ka o sogo kè o wolo la, ka o dulon i kèrè la, ka na marifakisè bèn, ka o minè, ka o fò : "Kana taa n ka sogo latinyè !" Wulada sselen, u taara so. Kòròkè muso ko a nimògònin ka don jiginè kònò ka a sòn ni keningekisè dòw ye, ko a bè bu kè suròfana ye. Dògòkè donna jiginè kònò ka tèrè fa ka a di muso ma, ka a fa ka a di. A sabanan, muso ko : "I kana nyòkisè kè n ka to la." Ko nin mògò saba jumèn ka teli tòw ye ?

Trois personnes rapides

Un homme et son petit frère allaient au champ. Le panier de semence était sur la tête du petit frère. Il se trouva qu'une forte pluie était tombée pendant la nuit précédente. Le jeune frère glissa, (mais), avant de tomber, il eut le temps de déposer le panier, de se déshabiller de son boubou blanc et de son pantalon blanc ; puis il mit son vieux boubou et son vieux pantalon et tomba ensuite. Ils allèrent au champ et s'assirent sous un arbre. Une biche (du nom nkoloni) vint à passer en courant. L'aîné prit son fusil, tira sur elle ; dans son impatience, il alla lui-même prendre la biche, l'égorgea, la dépouilla, mit la viande dans la peau, la suspendit à son côté. Il rencontra la balle, la prit, en lui disant "Ne va pas abîmer ma viande". Le soir, ils rentrèrent à la maison. La femme de l'aîné dit à son petit beau-frère d'entrer dans le grenier (à mil) et de lui donner du gros mil pour faire le dîner. Le jeune homme entra dans le grenier, emplit un petit panier, le donna à la femme, l'emplit de nouveau, le lui donna ; à la troisième fois, la femme dit : "Ne mets pas de grains de mil dans ma pâte (qui est cuite)"*. On demande quelle est la plus rapide de ces trois personnes ?

(*Alors que la préparation devait durer au moins quatre heures.)

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Cikèla ni a dògòkè

Cè ni a dògòkè bè taa danni na. Nyòsi bè dògònin kun nyè. U bè taama diya fè tuma min, dògònin bè i tunkurun pukè ka a fò : "Nin ka timi !" U taara nyò dan, ka a sènè, ka a tigè, ka tilema ban fo samiye sera. Kamalen ni a dògòkè taara nyò dan. U selen o yòrò nin na, kòròkè ko : "Mun ?" Dògònin ko o yòrò bèè : "Di." Ko nin mògò fila jumèn hakili ka di dò ye ?

Le cultivateur et son petit frère

Un homme et son frère vont semer (leur mil). Le plus jeune porte la semence de mil sur sa tête (et marche) devant. Pendant qu'ils marchent, le petit frère s'arrête brusquement et dit : "C'est doux" (au goût). Ils allèrent semer le mil, le cultivèrent, le récoltèrent, puis passèrent l'été jusqu'à la saison des pluies. (Un jour) l'homme et son frère allèrent semer leur mil. Arrivés au même endroit (que l'année précédente), l'aîné dit : "Quoi ?" Le jeune répondit instantanément : "Du miel !" On demande lequel est le plus doué de mémoire de ces deux hommes ?

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Jakuma ani shèba

Jakuma nana i kanto shèba ma : "O ! Shèba, ne tun bè taa nyèbèrèdògò la bi ; o nyògòn dògò tè diya ! O dògòjòla bè nyèbèrè kènma !" Shèba ko : "Sakènèpati ! An ka taa nyògòn fè dògòwèrè don ! A wusurutala ye jònni ye ?" Jakumanin ko : "Shèminèwara don." Shèba ko : "Ne tè taa. Mògò tè se ko duman bè ju ma."

Le chat et la poule

(Un jour) le chat vint dire à la poule : "Oh ! poule, j'étais aujourd'hui au marché des cancrelats ; il n'existe pas un aussi bon marché ! Tous les marchands et acheteurs sont des cancrelats bien gras !" La poule dit : "C'est merveilleux ! Allons ensembe le jour du prochain marché ! Qui est le percepteur ?" Le chat dit : "C'est le chat-tigre*." La poule dit : "Je n'y vais pas. On ne doit pas approfondir toutes les bonnes choses."

(*shèminèwara "chat-tigre". Littéralement le "fauve attrapant les poules".)

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Mògòsekola saba

Tulodumanba, jatiminèlaba, nyèdumanba jèra ka don kunun kònò, finikamasegi kelen bè u kun. Finyè wulila, finikisè kelen binna ji la. Tulodumanba ko : "Ee ! Finikisè kelen binna ji la." Jatiminèlaba binna ka fin kan ka o tèrèmè, a tila la, a ko : "Tinyè don, kelen b'a jè." Nyèdumanba jiginna ba ji la ka finikisè kelen ta cèncèn na. Tuma bèè na, kurun bè taama. Ko ni mògò saba jumèn ka gèlèn tòw ma ?

Trois hommes capables

Un homme aux bonnes oreilles, un grand compteur et un homme aux bons yeux s'embarquerent ensemble dans une pirogue, emportant un panier de graines d'éleusine non décortiquées. Le vent souffla, une graine d'éleusine tomba à l'eau. L'homme aux bonnes oreilles dit : "Oh ! Une graine d'éleusine est tombée dans l'eau." Le grand comptable se mit à compter les graines et, après avoir fini, il dit : "C'est vrai, il en manque une." Celui qui avait de bons yeux descendit dans le fleuve et prit cette graine parmi le sable. Pendant tout ce temps la pirogue marchait. On demande quel est le plus fort des trois ?

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Den nyuman ni bòrò saba

Kamalennin dò a fa sara ka a ni ba fila to. Fèn tè kamalen nin bolo. Ba kòròlen don ba tè fèn sòrò. Kamalen ye marifa ta ka taa kungo rò ka sogo faga. A ni a ba bè balo sogo la. Don dò kalaen taara kungo rò ka sogo nyini a ma sogo sòrò. A nana, i sigi jiri ju la ka i miiri. Ba hinè donna a la a kasira. Kan dò bòra jiri sanfè. Ko n den i bè kasi mun na. Ne bè kasi katugu ne ba hinè bè n na. Ne ba tè dumuni kè bi. Nyò tè ne bolo wari tè ne bolo. Ne bè sogo faga ka na a tobi n ni n ba ka a dun. Foyi tè ne bolo so kònò. Ko baasi tè ko ni i sònna ne bè fèn dò di i ma. I ni i ba bè balo nyuman sòrò. I bè fèn bèè sòrò ni i sera a minècogo la kòni. I bè fèn bèè sòrò o la. A ko i bè mun di n ma. A ko foroko saba bè sanfè. Dò tògò ye mun dò tògò ye ko nyò dò ye mògò ye. O foroko saba min ka di i ye i bè o fò n ye. N bè o ta ka o di i ma. Kamalen ko òhòn n ye a mèn. N bè taa so ka taa a fò n ba ye. Ni ne ba ye min fò ne ye ne bè o kè. Katugu ne bè n ba sago kè tuma bèè.

Kamalen tara so ka taa se a ba ma. A ko n ba ko ne ma dumuni sòrò bi de. An tè dumuni kè bi ne ma sogo sòrò. Ne taara n sigi ka kasi ne ma sogo sòrò. Kan dò bòra jiri sanfè ka ne nyininka ko ne bè kasi mun na. Ne ko n bè kasi katugu ne ma fèn sòrò ka di n ba ma. Ne ba makari bè n na. Ko ne ka na ka n sigi ko foroko saba bè sanfè. A bè o dò jigin ka di ne ma. Ko dò ye mun ye dò ye nyò ye dò ye mògò ye. Min ka di ne ye ne ka o fò a bè o di ne ma ko ni ne sera o minècogo la ko ne bè kè fèn ye. Ne ko a ma ko n bè na a fò i ye min bè i kònò i bè o fò n ye. Ne bè taa o ta. Ba ko n den ne bè a fè i ka taa mun ta. A ko ba ma an bè mun ta an bè a ke cogo di ni dumuni tè an bolo. Ba ko ne ye a fò i ye n den i ka taa mun ta. O de ka di ne ye. N ba ni e ko ten ne bè e sago kè. Ne bè taa mun ta.

A taara kungo kònò a taara i sigi jiri ju la. A ko ne ba ko ko mun de ka di ale ye. I ka mun di ne ma n bè taa ni o ye. Foroko kelen bòra san fè ka na da dugu ma. Kan dò bòra sanfè fana ko foroko min ye mun ye i ka o ta.

Kamalen ye mun ta ka taa ni a ye ka se a ba ma. N ba i ko n ka mun ta mun filè nin ye. An bè a kè cogo di. Ba ko òhòn ni i nana ni a ye e ka yèlèn sanfè. Bugu sanfè la i ka a dulon yen sani ka dugu jè. A bè kè cogo min an na a ye. Kamalen yèlènna bugu sanfè ka a dulon. Sani ka dugu è foroko to fila nana fara mun kan. O tuma a fòra de ni i ye muso den ta i na muso ye. Ni i ye ba ta fana i na den bèè ye, den bèè bè na ba fè. Dugu jèra kamalennin wulila ka taa foroko lajè. A ye a sòrò a saba bèè bè nyògòn kòrò yen. A nana ko n ma ko kabako kèra de. Ko mun kèra. Ko ne ye foroko kelen ta sisan foroko saba bè yen. O kòrò bè di. A ko hun n den a ko ne ye a fò i ye ni i ye muso den ta i na muso ye, ni i ye muso ta i na a den bèè ye. A ko mun ye ba ye. To fila nin ye a denw ye u nalen a sègèrè. A ko ne ye a fò i ye cogo min. Ni i ye a kè o cogo la o tuma ko a bè kè min ye i bè o don. Kamalennin wulila a ye sènè kè. A ye nyò caman sòrò a ye wari caman nyini ka muso furu. A ye den caman sòrò a ye wari caman sòrò. O de kosòn ni mògò munyura fèn bèè bè munyu kònò. Ni i sabalila i bè fèn bèè sòrò. N ye o ta yòrò min n ye o bila yen.

Le fils obéissant et les trois sacs

Un jeune homme dont le père était mort vivait seul avec sa mère. Il ne possédait rien. Sa mère était très vieille et n'avait rien. Un jour, le jeune homme prit un fusil et partit chasser. La mère et le fils se nourrissaient de viande. Il partit en brousse. Il chercha du gibier mais n'en trouva point. Alors, il vint s'asseoir sous un arbre et réfléchit. Pris de pitié pour sa mère, le jeune homme se mit à pleurer. Du haut de l'arbre, une voix se fit entendre. "Fils, pourquoi pleures-tu ?" – Je pleure car j'ai pitié de ma mère, lui dit le jeune homme. Elle n'a rien à manger pour aujourd'hui. Je n'ai ni mil, ni argent à lui donner. D'habitude, nous nous nourrissons du gibier que je tue, maintenant je n'ai plus rien à la maison. – Si tu veux, lui dit la voix, je te remts quelque chose qui vous permettra d'être bien nourris Seulement tu en prendras bien soin ainsi vous aurez tout. Vous aurez tout ce que vous désirerez." – Et quelle est cette chose qe tu veux me donner ? demanda le garçon. – Il y a sur cet arbre trois sacs : 'quoi', 'mil' et 'personne' sont leurs noms. Dis-moi lequel des trois sacs tu préfères et je te le remettrai." – Je t'ai entendu, dit le jeune homme, mais je m'en vais à la maison prévenir ma mère. Je suivrai les conseils qu'elle me donnera. J'agis toujours selon sa volonté."

Le jeune homme se rendit à la maison. "Je n'ai point trouvé de nourriture dit-il à sa mère, nous ne pourrons pas manger car je n'ai pas tué de gibier. N'ayant rien tué, je m'étais assis un moment pour pleurer lorsqu'une voix, venue d'un arbre, me demanda : Pourquoi pleures-tu ? Je lui répondis : Je pleure parce que je ne trouve rien à donner à ma mère, j'ai pitié d'elle. La voix me demanda de m'asseoir. Voilà trois sacs sur l'arbre, l'un des trois sera pour toi. 'Quoi', 'mil' et 'personne' sont les noms des trois sacs. La voix me dit de choisir le sac qui me plaisait, d'en prendre bien soin pour devenir riche. Je viens te consulter. Je choisirai le sac que tu m'indiqueras." – Prends le sac qui a pour nom 'quoi', lui dit la mère. – Mais en prenant celui-là nous n'aurons pas à manger ! – Je t'ai dit d'aller prendre 'quoi'. Ce sac me plaît vraiment. – Je ferais comme il te plaît. J'irai prendre 'quoi'.

Le jeune homme repartit dans la brousse et s'assit près de l'arbre. "Ma mère m'a recommandé de choisir le sac 'quoi'. Alors donne-moi 'quoi', je vais l'emmener." Soudain un sac tomba d'en haut et une voix dit : "Prends ce sac, c'est 'quoi'."

Le jeune homme prit le sac et alla le présenter à sa mère. "Mère, tu m'as dit de choisir 'quoi', eh bien le voici. Maintenant dis-moi comment allons-nous faire pour manger. – C'est bien de l'avoir choisi ; à présent attache-le là-haut, suspend-le au toit de la case avant le lever du jour. Nous verrons ce qu'il va se passer." Le jeune homme monta sur le toit et accrocha le sac. Avant le lendemain, les deux sacs 'mil' et 'personne' rejoignirent 'quoi', comme une mère rejoint ses enfants, comme des enfants qui rejoignent leur mère. Les enfants suivent toujours leur mère. Le lendemain, le jeune homme alla regarder le sac. Il en vit trois, alignés l'un après l'autre. Il revint dire à sa mère : "Mére, l'incroyable s'est produit ! – Que s'est-il passé ? demanda la mère. – J'ai pris un sac, maintenant j'en vois trois, que signifie cela ? – Je t'avais bien dit, fils, qu'on voit toujours venir la mère dont on a enlevé les enfants, et les enfants dont on a enlevé la mère. 'Quoi' représente la mère, les deux autres sont ses enfants venus la trouver. Tout s'est passé comme je te l'avais dit. Si tu fais ce que je t'ai dit, tu verras ce qu'il va se passer." Le jeune homme se mit à cultiver. Il récolta beaucoup de mil, eut beaucoup d'argent pour se marier. Il eut beaucoup d'enfants et beaucoup d'argent. Une personne qui est patiente peut tout obtenir car avec la patience on obtient tout. Je remets ce conte où je l'ai trouvé.

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Bonne lecture, Hery
Athènes en août 2014 English translation pending
by Niiiina · 2014-07-27 · 5 replies
Bonjour,

Mon mari et moi allons à Athènes pour 2 jours en Aout. L’arrivée sera assez tardive (21h30 à l’aéroport).

Nous allons prendre le bus pour rejoindre la ville. Quel quartier me conseillez-vous pour l’hôtel ? J ai vu que les hôtels proche de la gare sont un peu limite. Si on prend un hôtel un peu plus loin (près des sites), comment faire pour y aller la nuit (noud devrions être au centre d’Athènes vers 23h) bus ? Taxi ? Le taxi doit être possible mais quels sont les prix ?

Merci pour votre aide J
Conte bambara: "La longue marche des animaux assoiffés" (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-25 · 0 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara si tu en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

voici un joli exemple de la littérature enfantine malienne : conte d'amitié et de solidarité, très illustré et avec un bon nombre d'animaux ...

La sécheresse sévit et, pour l'affronter, les animaux, assoiffés, décident de se rendre à la rivière de Manyamatoula. Cependant, la route est longue et les animaux, l'un après l'autre, abandonnent. Seul Nyamèba-le-dromadaire parvient à grande peine au but ; là, il s'élabore encore, puis remplit son outre pour désaltérer ses amis laissés sur le bord du chemin et retourne ...

Les illustrations qui accompagnent le conte sont ici (les numéros au texte correspondent aux numéros des illustrations).

Référence : Diarra, Ousmane (Jara, Usumani) 1997. La longue marche des animaux assoiffés (Baganw ka minnògòlaminè taamajan). Illustrations de Yacouba Diarra (Yakuba Jara). Bamako : Le Figuier / Ville d'Angers : Bibliothèque municipale, 28 pages.

Voilà, le texte ...

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Baganw ka minnògòlaminè taamajan

(01) A bè waati jan bò min ka jan kosèbè, gèrègèrè dò binna mògòninfinw kan, n'o ye JA ye. Sanji tun tè na tuguni bilabaw ni kòbaw a ni jisirabaw bèè tun jara. Wulu ni Jakuma n'u teri adamadenw bèè tun bolila.

(02) A tò tun tora Shèba Sagaba Baba Misiba Faliba Soba ani Nyaamèba ye. Olu ko k'u tè taa yòrò si, ko mògò t'i faso bila nyani ye bawo mògò tè nyani laban dòn. Nka kòngò nan'u minè minnògò digir'u la. Balo bè sòrò min sa ? O kèlenna, Faliba hakili jiginna ko ale fa ta fa n'o y'a mòkè ye, k'o tun bè k�� dò kofò ko Manyamatula.

(03) O la sa, mògòninfinw teri ninnu wulila ka hèèrè kòba sira minè. U taamana, ka taama. Su fila, u bè taama la, taama ani sennateliya, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan !

(04) Fèn wèrè dun tè Shèba fè n'a sen fila a n'a kamannin fila tè, olu dun tè mako nyè. Shèba dèsèra joona. A y'i kanto ko : kò, kò, kò, ne dèsèra sa dè. Nka, n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi, ji b'aw nyè Manyamatula.

(05) O la sa, tòw tèmènna, u taamana su, u taamana tile. Sagaba dun ka magan Shèba dèsèra cogo min, a fana dèsèra ten. A kulela ko : nbèè, nbèè, nbèè ; ne kènyènna tenteren nka n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi ji b'aw nyè Manyamatula.

(06) Ni taama in tun ye taama kòtigè bali ye. Ka boli wa ? Ayi, o fanga tun t'an teri ninnu na tuguni Manyamatula kò in tun ka jan kosèbè. Tinyè, Baba kolokagèlèn, nka a kunkolo fana ka gèlèn dè. A taamatò ye jiri dò ye, a ko fo a ka yèlèn jiri in na. Baba yèlèntò jann'a kò kan k'a sen naani kòròta sanfè. A kasira ko nbèè, nbèè, nbèè ne tor'a la bi ; nka n teriw, aw ka taa, a ye taa furuuu ji b'aw nyè, a b'aw nyè Manyamatula

(07) U tò tora naani dòròn ye nyanibaatò naani. Misiba, Faliba, Soba ani Nyaamèba. O ngana naani ninnu tèmènna u ka sira fè. Misiba ka bon, a ka girin, nka a ka suman fana. O y'a dacogo ye, bèè ni dacogo. Tile caman tèmènna, ani su caman ; Misiba ma dumuni kè, a ma ji min : ale fana nana dèsè. A y'i kanto ko : nbuu, nbuu, nbuu ! ne dèsèra. Nka, n teriw, a y'aw jija, sabu aw tè ji sòrò fo aw ka se Manyamatula.

(08) Faliba, Soba, ani Nyaamèba, olu taara u ka sira fè. Nyamèba bè nyèfè, ka Soba da o kan, ka Faliba tugu o la. Faliba kolo ka gèlèn, dusu b'a kònò, nka nuguma don. Faliba nyè da binkènè kan, a ko f'ale ko nènè. A y'i kanto : han, han, han ! n'a tè nya saya kò, ne da timinman na taa lahara. Nka n teriw, aw k'aw jija dè, barisa aw tè na ji sòrò fo Manyamatula.

(09) Sisan, u tò tora fila dòròn ye : Soba ani Nyaamèba. Olu fila tèmènna u ka sira fè. Su ani tile, u bè ka taama, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan halisa. Minnògò ye Soba minè, Soba sègènna fo k'a sen bèè kumun. U selen banansun dò kòrò, a y'i kanto : hin, hin, hin ! ne dèsèra kolokoto nka nkòrò Nyaamèba, e ka taa i ka sira fè, taa dèrè ! ji b'i nyè Manyamatula.

(10) A tora Nyaamèba kelen ye wula fantan ni wula bantan kònò, a kelennin pe a kelen n'a ka sègèn. Nk'a tèmènna a ka sira fè. A taamana su, a taamana tile. Su caman, tile caman. A taamatò bè ka dònkili da : nyangamu nyangamu nyan ! ne senw bèè fununna nka o tè ne bali ka se, ka se Manyamatula. Nyangamu nyangamu nyan ! ne tora nkelenna, ne kelennin pe ! nka ne na taa, fo n ka se Manyamatula. Nka halisa sira tò tun ka jan. Nyaamèba bè taama, a bè taama su, a bè taama tile. Kalo caman tèmènna, Nyaamèba bèè taama la, a ma jò habada.

(11) Nyaamèba y'i jija, a sera ka Manyamatula dankan na sòrò. Dosoba ni Jakumaba n'u teri adamadenw tun bè yen.

(12) Nyaamèba y'i min, a y'i min haali. A tilalen, a y'a ka forokoba fa k'a fili a kò la, ka sosegin sira minè. A nana se Soba ma : a ye ji d'o ma, o wulila ; a ye ji di Faliba ma : o y'i min ; Misiba y'i min, Baba wulila, Sagaba wulila ; a ye ji di Shèba ma.

(13) Kabini o don, an teri ninnu ye teriya sinsin u nin nyògòn cè. Kuru min bè Nyaamèba kò la ka yaala, a ka jiforoko in don.

La longue marche des animaux assoiffés

(01) Il y a longtemps de cela, très longtemps, une calamité s'abattit sur le peuple des hommes : la SÉCHERESSE ! La pluie ne tombait plus. Les mares et les marigots, les rivières et les sources avaient tous tari. Le chien, le chat, leurs amis les hommes étaient tous partis.

(02) Seuls étaient restés par amour pour leur terre : Shèba-la-poule, Sagaba-le-mouton Baba-la-chèvre et aussi Misiba-la-vache, Faliba-l'âne Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Tous avaient faim, Tous avaient soif. Où trouver à manger ? Alors Faliba-l'âne se souvint que le père de son père connaissait une rivière : la rivière Manyamatoula.

(03) Alors les amis de l'homme se mirent en route pour la rivière du salut. Ils marchèrent, marchèrent. Ils marchèrent deux jours et deux nuits. Il fallait marcher vite : Manyamatoula était loin.

(04) Shèba-la-poule, elle qui n'a que deux pattes et deux petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, se fatigua vite. "Kô ! kô ! kô ! se lamenta-t-elle, je suis fatiguée, j'abandonne. Quant à vous autres, mes amis, continuez votre chemin : Il y a de l'eau à Manyamatoula."

(05) Alors les autres continuèrent leur chemin. Ils marchèrent de jour, ils marchèrent de nuit. Il fallait être solide et courageux, Or Sagaba-le-mouton est fragile ; tout comme la poule, il abandonna la course : "Bê ! bê ! bê ! se lamenta-t-il, moi, je n'en peux plus, mais vous, mes amis, continuez, continuez votre chemin : à Manyamatoula, il y a de l'eau !"

(06) Il fallait marcher, toujours marcher Courir ? Nos amis n'en avaient pas la force. Manyamatoula-la-rivière était si loin ! Baba-la-chèvre, elle, est forte ; mais elle est aussi têtue. Chemin faisant, elle voulut grimper à un arbre, mais elle tomba, les pattes en l'air : "M'pê ! m'pê ! m'pê ! pleura-t-elle me voici immobilisée, mais vous autres, continuez votre chemin : il y a de l'eau à Manyamatoula !"

(07) Ils n'étaient donc plus que quatre dans la course, quatre malheureux : Misiba-la-vache et Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Stoïques, ils continèrent à marcher. Misiba-la-vache, elle, est grosse et lourde. Elle est aussi lente : c'est sa nature. Et des jours ont passé Des nuits ont défilé, elle n'a pas mangé, elle n'a pas bu aucune goutte d'eau. A son tour, abandonnant la course, elle chanta son chant d'adieu : "M'bou ! m'bou ! m'bou ! je n'en peux plus. A vous autres, je dis courage ! Courage, mes amis, car il y a de l'eau là-bas, à Manyamatula."

(08) Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire continuèrent la marche. Nyamèba-le-dromadaire ouvrait la route Soba le suivait, puis venait Faliba. Faliba-l'âne est solide et résistant, mais aussi très glouton. Apercevant l'herbe fraîche, il voulut la brouter : "Han ! han ! han ! décida-t-il, puisqu'il faut mourir, je préfère mourir la bouche sucrée. Quant à vous, mes amis, Courage ! Continuez votre chemin, à Manyamatoula il y a de l'eau."

(09) Ils ne restèrent donc plus que deux : Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Ils continuèrent à marcher. Des nuits et des jours, ils marchèrent sans s'arrêter, mais Manyamatoula était loin, très loin. Et Soba avait soif, il était fatigué, et ses pattes étaient endolories. Il s'arrêta sous un grand fromager : "Hin ! hin ! hin ! cria-t-il, je n'en peux plus, mais toi, grand frère, continue ton chemin, continue : il y a de l'eau là-bas, à Manyamatoula."

(10) Seul dans la steppe sans fin, seul et fatigué, Nyamèba-le-dromadaire continua son chemin. Il marcha des jours, il marcha des nuits. Des jours et des nuits, il marchait et chantait : "Nyangamou-nyangamou-nya ! mes pattes sont enflées, mais j'arriverai, j'arriverai à Manyamatoula. Nyangamou-nyangamou-nya ! même seul et sans compagnon, j'attendrai les bords de la rivière Manyamatoula." Il marcha encore longtemps, il marcha de jour, il marcha de nuit. Des lunes et des lunes, il marcha sans arrêt.

(11) Nyamèba-le-dromadaire arriva enfin sur les bords de Manyamatoula-la-rivière. Là, il trouva Dossoba-le-chien et Diakouma-le-chat. Ils y étaient avec leurs amis les hommes. Au milieu des animaux sauvages.

(12) Nyamèba-le-dromadaire se désaltéra, puis il remplit son outre et rebroussa chemin. Il retrouva Soba-le-cheval et lui donna à boire, ainsi qu'à Faliba-l'âne, à Misiba-la-vache, à Baba-la-chèvre, à Sagaba-le-mouton et à Shèba-la-poule.

(13) Depuis ce jour, tous ces amis de l'homme nouèrent une solide amitié. C'est aussi depuis ce jour que Nyamèba-le-dromadaire porte une bosse : c'est son outre d'eau.

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J'espère que ce conte aussi va procurer un grand plaisir pour les enfants !

Hery
Anti-moustiques Parcs Canada et Yellowstone English translation pending
by Quentasil · 2014-07-24 · 15 replies
Bonjour,

Nous partons en aout pour 3 semaines dans les parcs Canadiens (Banff, Jasper, Yoho, Kooteneay) et Yellowstone. Ce sera auberges de jeunesse et camping, et donc, étant assez attractifs pour les moustiques, je me demande :

Selon vos expériences, y-a-t-il des marques spécifiques qui marchent ? Ou qui marchent pas, à éviter donc ? On dit souvent qu'il vaut mieux acheter dans le pays en question, je m'étais fait avoir en Martinique, mon antimoustique acheté ici n'avait eu aucun effet. J'en avais acheté un là-bas, rien à voir !

Donc comme on va passer la plupart du temps en forêt, j'aimerai être prêt !

Au passage, j'en avais acheté pour le Mexique l'année dernière, pour les moustiques tropicaux ... Je sais pas si ya une date de validité ?

Merci merci :)
Voyage tout compris Floride et Bahamas English translation pending
by Ninine313 · 2014-07-21 · 11 replies
bonsoir a tous,

Voila je voulais avoir quelques avis sur un voyage qui je l'espère sera l'un des plus beau .

je pars en couple nous disposons de 4000e de budget commun avion et hôtel (nourriture) compris pour une a deux semaines

nous voulons être au paradis (plages paradisiaques , et dépaysement totales)

si nous allons du coté de la floride MIAMI nous voulons faire escale au BAHAMAS et ci possible un ou deux jours a l'hôtel ATLANTIS. le problème et que j'ai du mal a me décider pour le choix de l hotel et quel vol prendre sachant que je suis de Toulouse et qu on veut pas passer la semaine entière a l'Atlantis (trop chère et trop commerciale) Et pour le climat ?

Ensuite nous avons pensé au MALDIVES ou a la Polynésie mais je n'y connais rien ni au niveau du climat ni cotés prix je pense que ce n'est pas accessible avec notre budget !

merci d avance pour votre aide
Prix des studios à Paris pour une semaine English translation pending
by Zeid · 2014-07-21 · 2 replies
bonsoir je veux savoir le prix des studios à paris pour une semaine , et s'ils sont au centre ça sera mieux ; pour deux adultes , et merci d'avance .
Dix contes bambara (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-20 · 21 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.

J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :

01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine

Voilà, les textes ...

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Suruku ani bakòrònin

Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.

Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.

L'hyène et le bouc

Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."

L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."

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Baba min tè shò dun

Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.

Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."

Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.

Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.

Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.

Baba qui ne mange pas de haricots

Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.

L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."

Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.

Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.

Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.

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Misikunkolo

Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.

La tête de vache

Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

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Cikèla n'a denkè Seri

Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.

Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"

Le cultivateur et son fils Séri

L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.

Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"

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Denfasafili

Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.

L'enfant abandonné

Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.

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Tinba ni suruku

Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.

L'oryctérope et l'hyène

Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.

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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman

N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :

Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :

Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :

Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò ko :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :

Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Jugunin ye a to sen kan a ko :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.

Deux coépouses : le hérisson et le héron

De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.

Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson répondit sous un arbre :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson lui répondit sous l'arbre :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson lui dit :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.

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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè

Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !

A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so

Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !

O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.

La jeune fille, le grand python et le forgeron

Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et le forgeron répondait :

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

Alors la jeune fille chantait :

Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !

Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et l'autre répondit

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et quand l'autre répondit :

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

La petite accepta, et chanta :

Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !

Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

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Sènèkèla ni jinèw

Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.

Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"

Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.

Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.

Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.

Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.

Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.

Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.

Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.

Le cultivateur et les génies

Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :

Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"

Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.

Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.

Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.

Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent

Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.

Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.

Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.

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Jaraden min bè fèn bèè faga

N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.

Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :

Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :

Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :

Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :

Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi

Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.

Le lionceau qui tue tout le monde

Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.

Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :

Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :

Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :

Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :

Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi

La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.

* bilakoro = (garçon) incirconcis

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Binba

Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè

Bimba

Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !

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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !

Hery
Neuf contes bambara (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-16 · 14 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara

si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

voici neuf contes bambara et deux assemblages de mots à se tordre la langue (kumafòcogo gèlèn) ...

Désolé, j'arrive pas à ajouter les textes en orthographe moderne (JPG) dans le message, donc j'utilise l'ancienne orthographe ...

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Koyan ni Bwatu

Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma. Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :

Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm

A ma sòn ka cènin tògò fò. A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :

Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm

Dennin ma sòn ka cènin tògò fò. U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :

Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm

O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :

Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu

O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.

Koyan et Boitou

C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un garçon qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour. Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :

ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !

Et la jeune fille répondit :

aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !

Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :

ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !

Et la jeune fille répondit :

aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !

La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :

ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !

Et la jeune fille répondit :

aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !

Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :

ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !

Et la jeune fille répondit alors :

ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou ! ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou !

Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.

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Du ani dudadu

Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn." Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.

La formule magique "Dou et doudadou"

Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou." Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.

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Kunatòkè ni bòn

Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna. Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan. Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.

Le lépreux et l'aigle

Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.

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Sinamuso jugu

N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :

Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !

A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan. Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye: – Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye. – Ko haan ? – Ko awò. – Ayiwa, ko baasi tè ! Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.

Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !

Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko : – E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ? A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.

La méchante coépouse

Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle. Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :

Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !

Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi : – Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène. – Quoi ? – Parfaitement ! Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :

Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !

Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme. – N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ? Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

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Dònnin dòn goman

N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo. Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la. Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !

La main coincée

C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait. Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents. Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte. Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?

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Ntugannin

N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko : – Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye. Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :

Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin

Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :

Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin

Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.

La tourterelle

Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit : – Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle ! Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :

petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite

Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait. Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit : – C'est bien ! Et quand la tourterelle vint chanter :

petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite

les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.

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Terima fila

Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò : – Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan ! Sanyò sinna k'i jò, ko : – E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ? A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko : – Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ? A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko : – I kana to i ka n tòn ci dè ! A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò : – I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè ! Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko : – Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan ! A bolila ka se o ma, a ko : – Cè, e dun bolikun ? – Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè ! Cè ko : – Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ? Bo ko : – K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so. N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.

Deux amis

Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna : – Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné ! Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement : – Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ? Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors : – Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ? L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha : – Eh toi, ne va pas me briser la nuque ! Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient : – Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela ! Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent : – Mais ne nous écrase pas comme cela ! L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin. – Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ? – Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser ! L'ami se mit à rire : – Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ? Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac : – Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ? Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

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Nyinè dingè

Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè. Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?

Le trou de souris

Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux. Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?

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Furukènyè npogotiginin

Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :

Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !

A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :

Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !

A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :

Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !

A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.

La fille rebelle

Conte. C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe. Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit. Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :

les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !

La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.

les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !

Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.

les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !

La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage ! Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.

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Kumafòcogo gèlèn (Assemblages de mots à se tordre la langue)

Fasakunbatigèzan ! E n'i ka fasakunbatigèzanya E bè se ka misi kunba saba Fasa kunba saba tigè Tile kunba saba kònò wa ?

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Nònò nògò o nògò Sugulanònò nyògòn Nònò nògòlen tè

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J'espère que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !

Hery
Transports entre villes marocaines English translation pending
by SophieVoyage · 2014-07-16 · 11 replies
Bonjour,

Je pars début aout au Maroc avec ma compagne et mes deux enfants de 3 et 6 ans. Notre parcours sera :FesChefchaouèneTangerRabat AsilahMeknesEn première analyse nous envisagions, pour nous rendre d'étape en étape, de prendre pour nous quatre 6 places de grand taxi.Est-ce qu'il y a bien des grands taxis circulant entre chacune de ces étapes ?Quel est le prix normal pour 6 places de grand taxi ?Est-ce que pour certaines étapes, il y a mieux à faire que les grands taxis ?Merci pour vos réponses,
Trajet Bogota-Villavieja English translation pending
by Nan · 2014-07-12 · 6 replies
Bonjour,

Je pars la semaine prochaine en Colombie et souhaite descendre vers le sud. La première étape sera "el desierto de la Tatacoa". Savez-vous si le bus au départ de Bogota passe (et dessert) Villavieja ou doit-on descendre jusqu'à Neiva et en reprendre un autre ?

Merci ! Anne
Nocturnes au Machu Picchu English translation pending
by VoyageForum · 2014-07-02 · 0 replies
Les horaires de visite du Machu Picchu seront prolongés en soirée d'ici la fin de l'année. Mais son affluence sera néanmoins toujours limitée à 3 000 visiteurs par jour. Lire la suite...
Camping haute saison en Bretagne: réservation (à vélo) English translation pending
by ElviraMN · 2014-07-02 · 41 replies
Bonjour,

comme dit dans d'autre discussions, nous allons faire un petit tout en Bretagne. L'un de nos arerêts sera au Golfe du Morbihan. Comme il s'agira de notre deuxième étape et que je m'en doute que ce sera blindé, on avait décidé de faire une réservation (nous comptons y rester 3 nuits). Hélà je reçois le mail du dévis pour finir cette réservation et surprise: 20€ de frais de dossier. Est-il normal? J'avoue que la bureaucratie française me tue que j'ai du mal à m'y habituer, mais 20 € représent un tiers du montant total du séjour, ce qui me semble abusé.

Avez-vous l'habitude de réserver quand vous allez séjourner dans des sites très touristiques? On va visiter aussi la partie St-Malo et Mont Saint-Michel, on voulez aussi réserver la-bàs une fois commencé le voyage, mais là, je commence à hésiter.

Au plaisir de vous lire

ps: pas la peine de me conseiller le bivouac, je ne suis pas encore dans cette phase...
Séjour à Paris English translation pending
by Lacs45 · 2014-06-30 · 16 replies
Bonjour !

Du 4 au 12 octobre nous serons à Paris, pour notre toute première visite et notre hôtel sera le Best western Victor Hugo. À quelle température en moyenne nous devons s'attendre, est-ce facile de se déplacer en métro, visiter en vélo est-ce possible ???

Merci

Lacs45 🙂
Voyage Mulhouse-Paris-Londres-Dublin à vélo English translation pending
by Eadgbe · 2014-06-28 · 24 replies
Bonjour à tous.

Ma femme et moi partiront fin juillet pour notre premier voyage à vélo commun. Ça sera le premier voyage de ce type pour Marylou. Quant à moi, j'ai peu d'expérience mais j'ai fait un voyage l'année dernière, de Mulhouse à St-Nazaire, en parcourant la VR6 sur 10 jours, excepté entre Beaune et Nevers, où j'ai coupé par les haut-coteaux de Beaune. J'ai été très marqué par ce voyage et je n'imaginais pas en rester là ! Coup de bol, ma femme est une aventurière dans l'âme et elle se réjouit de pouvoir ressentir cette sensation de liberté que procure le voyage à vélo. Niveau matos, on commence à etre bon. Marylou a un VTC Trek, double frein à disque, qu'elle s'est payé justement pour ce voyage. Elle a acheté un porte bagage Topeak que nous n'avons pas encore monté mais qui devrai s'adapter, accompagné de sacoche Giant qu'une amie lui prête. J'ai de mon coté un BIG RR 5.3, cadre XL, sur lequel je viens de monter un porte bagage Topeak. J'ai des sacoches D4 15 litres, les premiers prix, mais qui ont parfaitement remplis leur tache l'année dernière.

Nous avons acheté la tente Arpenaz 3XL également à D4. Seulement 54 € pour une chambre vraiment grande qui accueil sans souci deux personne et les bagages. De plus, nous avons demandé à essayer le montage dans le magasin, et il est simpliste et rapide. Elle est un peu lourde, 4,7kg, mais son équivalent "trek-rando" coûte 130 €, la bache du sol semblait et était réputé fragile, et elle n'avait pas d’abside. Bref, je me doute que cela peut interpeller mais en mettant les économies dans la balances, ainsi que le reste, pour nous, il n'y avait pas photo !

Niveau couchage, nous partons avec chacun un gros matelas autogonflant, du genre 6cm d'epaisseurs. Idem, c'est encombrant, mais pas si lours que çà. On va dire qu'au niveau format rangé, ca prend autant de place que la tente. On rajoute à cela un sac de sport acheté juste pour l'occaz, qui sera pas rempli à ras-bord, mais qui accueillera ce qui doit etre dispo rapidement. Flotte, carte, bouffe, K-Way, polaire, sous-bache de la tente (bricopdépot, bache de peintre), etc.

Un de nous prend la tente, l'autre aura le sac de sport.

Au niveau fringue, on part léger. Lessive à la main prévu régulièrement car l'année dernière, je suis parti avec 7 t-shirts, 7 boxers, 7 paires de chaussettes, et c'était vraiment pas utile, rapport à la place que cela occupe dans les sacoches. On a également investi dans ces grandes serviettes "spéciale rando", qui sont énormes dépliées et peu encombrantes une fois roulées. La place gagnée est vraiment considérable.

Sac de couchage idem. Les lights de chez D4, tout petit et confort jusqu'à 15 degrés.

Pour l’itinéraire, on part sur une base google maps. Beaucoup de boulot car j'essaie de récupérer un image pour chaque étape/virage important. Le site à calculé 1200 étapes, j'en suis pour l'instant à une centaines d'impression ecran et recadrage, ce qui couvre 370 étapes. Je compte imprimé un petit bouquin photo, reliure spirale, qui en plus de nous servir de trame général, nous fera un souvenir sympa :) A noté que google maps fait des itinéraires vélo qui ont l'air vraiement sympa et qui emprunte des petites routes et/ou pistes cyclabes qui ne sont pas forcement sur mes cartes papiers. Cela est dû à l'échelle qui ne montrent que les grands axes et les bis, bis2.

Bref, je crois avoir fait un bon résumé des préparatifs. J'avais envie de partager, c'est chose faite, je reviendrai vers vous pour vous tenir au courant des avancés. N'hésitez pas à donner votre avis sur tout ça, car même si je suis un peu têtu, voire borné, on est jamais à l'abri d'un changement d'avis face à une belle argumentation ;)

A bientôt.

James
Condition générale d'embarquement en bateau (Tunisie) English translation pending
by Wally · 2014-06-26 · 5 replies
bonjour, j'ai pris un billet de bateau pour moi ma femme et ma fille avec une voiture qui sera remplie de bagage du coup il y a juste une place pour moi dans la voiture et ma question est-ce possible que moi je rentre seul avec la voiture et ma femme et ma fille rentre comme piéton sachant con et tous dans le même billet ? je c'est que je peux imprimer le billet en plusieurs fois ses juste que j'ai peur qu'on puisse pas rentré séparément ? cordialement.
Voyage camping-car en Scandinavie avec scooter English translation pending
by Tikimoon · 2014-06-19 · 2 replies
Je vais effectuer un voyage en scandinavie avec mon camping car sur deux mois

est il opportun d amener mon scooter ??

sera t il uttile pour efectuer les visites des sites interessant?

merci de vos reponses
6 mois en Asie English translation pending
by Pomepote · 2014-06-19 · 6 replies
Salut !

Voilà on est 2 potes de 20 ans et on aimerait partir en Asie cet automne. Ce sera notre premier voyage de longue durée donc on se lance un peu dans l'inconnu et on aurait besoin de quelques conseils !

Au niveau du temps et de l'itinéraire, on hésite entre faire 6 mois, ou 4 mois en Asie et 2 mois de cours d'anglais en Australie. On pensait faire les pays suivants :

- Japon - Chine - Vietnam - Cambodge - Laos - Thaïlande - Indonésie - (Philipines)

Et si on fait 6 mois de rajouter l'Inde et le Népal. Tout dépend bien entendu de la vitesse à laquelle on va, mais est-ce que sa vous parait possible niveau temps ? Par rapport aux saisons, on pensait commencer par le Japon (Septembre) et descendre toujours plus au Sud.

On va essayer un peu tout pour se déplacer, stop, bus, train, vélo ... On c'est dit qu'on pourrait même acheter une voiture sur place et la revendre à la fin ? Pour le logement pareil, on va tester un peu tout, couchsurfing, auberges de jeunesse, camping ... Est-ce que c'est une bonne solution d'avoir une tente et de faire du camping sauvage de temps en temps ?

Niveau budget on va essayer de dépenser le moins possible, mais on devrait avoir mis assez de côté pour quand même voyager confortablement.

Voilà en gros le projet, toutes vos suggestions / idées sont les bienvenues !
Vacances d'hiver en France English translation pending
by Nouga3 · 2014-06-17 · 6 replies
Bonjour,

je suis Marocaine et je prévois de passer les vacances de fin d'année en France ça sera ma première visite, je souhaite savoir si c'est faisable, surtout que j'aimerai bien visiter plusieurs villes. Le froid c'est supportable mais visiter sous la pluie c'est pas toujours génial.

Merci pour vos avis.
Italie: train, bus et ferry avec grosse valise English translation pending
by Voyageois · 2014-06-16 · 11 replies
Salut,

J'ai acheté un vol pour Palerme fin Septembre (14j) Je compte faire un circuit (tour de la Sicile) qui sera en gros le suivant : Trajet Aéroport Palerme vers Centre Palerme (en Bus ou Train). Trajet Centre Palerme vers Milazzo (en Train). Trajet Milazzo vers Lipari (en Ferry). Trajet Lipari Vulcano (ascension) Milazzo le même jour (en Ferry) Je louerai la voiture une fois revenu des iles éolienne pour faire le tour de la Sicile une 10aine de jour.

Je ne suis pas le seul à avoir des valises avec moi et apparemment tout le monde s'en sort mais j'aimerai savoir si ce n'est pas trop galère par exemple pour : - aller de la gare de Milazzo au port pour prendre le ferry. - où mettre se valise le temps de faire ascension du Vulcano sans avoir besoin de retourner sur Lipari ?

Nous sommes 2 avec chacun une grande valise.

Merci
Orlando, hôtel et navettes English translation pending
by Yamen78 · 2014-06-12 · 2 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons (un peu tard) un séjour de 2 semaines à Orlando en août 2014.

Ce sera notre second séjour là-bas. Précédemment, nous avions logé dans un petit hôtel Disney, avec un très mauvais rapport qualité/prix. Son intérêt principal était les navettes régulières pour les parcs Disney.

Aujourd'hui, nous souhaiterions trouver un hôtel qui aurait les caractéristiques suivantes : - Moins de 100€ la nuit - Chambre avec au moins un frigo et un micro-ondes - Incluant des navettes gratuite pour Disney

Que nous recommandez-vous ?

Par avance, merci de vos réponses.

Yannick.
Où aller durant les 2 premières semaines d’octobre pour un tout-inclus pas trop cher? English translation pending
by Milyprovost · 2014-06-11 · 1 reply
Bonjour ! Je souhaitais initialement aller a l’isle de Rohatan pour ma semaine de vacance qui sera soit la premiere ou la deuxième d’octobre. Je recherchais un tout inclus avec des prix raisonnables. Cependant, j’ai appris que durant cette période c’est la saison des pluies. Y aurait-il un endroit ou la temperature sera bonne? Je recherche une destination naturelle. Quelqu'un aurait des idées ?

Je suis un peu désespéré … Merci de votre aide a l’avance !
Ouverture café-restaurant au lac de Nefza English translation pending
by Biglab · 2014-06-10 · 3 replies
Bonjour, je souhaite construire un cafe-restaurant en face du lac sidi el barack pres de Nefza. le restaurant sera des grillades essentiellement. la vue est à couper le souffle. face au lac, rien autour, que des oliviers. pensez vous que ca peut marcher? est ce que ca va etre rentable. combien de couvert un restaurant grillade fait-il par jour? combien de cafe sert-on dans la journee? merci pour vos reponses sil vous plait.
Quels points de chute pour découvrir la Haute Corse en 2 semaines? English translation pending
by LucileB94 · 2014-06-09 · 8 replies
Bonjour à tous, Nous souhaitons découvrir le Nord de la Corse 2 semaines cet été (fin aout/début septembre), le sud sera pour une autre fois. L'objectif pour nous serait d'allier découverte des jolis villages typiques de Balagne et autres, petites randonnées à la journée, baignade dans de jolies criques et plages, découvertes des paysages et de la gastronomie locale, ... Nous pensions donc nous loger près de St Florent 1 semaine (point de départ pr aller au Cap Corse, jusqu'à Corte et ses environs, plage de Salaccia et du Lotu) puis 1 autre semaine à Calvi ou un peu plus au sud pour aller dans les villages de Balagne, jusqu'aux calanques de Piana, Porto, etc... Ces points de chute vous paraissent-ils adaptés? Merci d'avance pour vos retours.

Lucile
1h30 de trajet TGV en plus entre Paris et Genève cet été English translation pending
by VoyageForum · 2014-06-05 · 2 replies
Pour causes de travaux, du 15 juillet au 30 septembre 2014, le trafic TGV à destination de Bellegarde et Genève sera perturbé. Lire la suite...
Document pour conduire un véhicule aux États-Unis English translation pending
by Emicapoeira · 2014-05-31 · 27 replies
bonjour,

durant mes vacances ( 1 mois) je vais conduire la voiture d'un couple d'amis américain , ce sera seulement pour des petits trajets , dans l’état de Virginie.Est ce que je vais avoir besoin d'un papier en plus de mon permis français.

merci d'avance
Tadjikistan/Kirghizistan en octobre - météo English translation pending
by Leblancecile · 2014-05-30 · 6 replies
Bonjour à tous!

Je souhaite partir en octobre (seules dates disponibles) au tadjikistan et kirghizistan. L'objectif sera de faire la route du pamir puis d'aller au kirghizistan en alliant voiture, pause touristique et randonnées.

Ma question est donc: quelle météo en montagne en Octobre?! neige? grisaille et pluie? froid et ciel bleu?!

Merci d'avance pour vos conseils!
Croisière Sérenissime 04 septembre 2014 English translation pending
by Turfiste · 2014-05-29 · 96 replies
Bonjour Une croisière sur l'Horizon en 2013 tellement réussie nous y fait revenir cette année Ce sera du 04 au 18/09 la croisière Sérénissime , avec le nombre de villes et d'excursions un choix devra être fait, donc si vous avez des infos où si vous participez à cette croisière échangeons Cordialement Claude

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