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Voyage fractionné au Maroc en 4x4 English translation pending
bonjour ,
je ne sais pas si quelqu'un a déja eut cette idée...aller au Maroc avec mon pick-up , faire un raid de 2 semaines , rentrer en avion (Marrakech a priori) , revenir 2 mois apres , refaire un autre raid , rentrer en avion , et revenir 2 mois apres , 3° raid pour ensuite revenir par la route/bateau.
je me suis limité a 3 , mais y a t-il une limite ? les douanes ont -ils des limites de temps par exemple....
je ne pense pas qu'il doit etre difficile de trouver le garage sécurisé ?
je précise que je suis parti dans ce beau pays au moins 12 fois , du nord au grand sud....
Expatriation en Thaïlande et médicaments English translation pending
Bonjour
Le départ approche et je me posais la question sur la possibilité d'amener dans mes valises quelques alcools et médicaments.
Pour une expatriation avec le visa retraite des tolérances sont elles acceptées pour les médicaments ?avec une ordonnance en anglais ? Mon souhait serait d'avoir avec moi 10 mois de traitement, En cas d'impossibilité est il possible de se faire envoyer par la poste des médicaments sans avoir de soucis de frais de douane ou d'interdiction ? Dans la négative les médicaments sont ils facilement à disposition dans les hôpitaux ? Je serais sur Chiang Rai
Bien à vous
Pour une expatriation avec le visa retraite des tolérances sont elles acceptées pour les médicaments ?avec une ordonnance en anglais ? Mon souhait serait d'avoir avec moi 10 mois de traitement, En cas d'impossibilité est il possible de se faire envoyer par la poste des médicaments sans avoir de soucis de frais de douane ou d'interdiction ? Dans la négative les médicaments sont ils facilement à disposition dans les hôpitaux ? Je serais sur Chiang Rai
Bien à vous
Erreur numéro de passeport pour visa pour le Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai fait une demande de visa via le site Internet et j'ai bien reçu une réponse favorable. Cependant, je viens de me rendre compte que j'ai fait une erreur sur le numéro de passeport (j'ai pris le numéro sur la 1ère page et non celui où il y a la photo) ; du coup, j'ai un chiffre en trop. Savez-vous si je serai obligée de refaire une demande sur place ou si ça peut passer comme ça?
Merci.
J'ai fait une demande de visa via le site Internet et j'ai bien reçu une réponse favorable. Cependant, je viens de me rendre compte que j'ai fait une erreur sur le numéro de passeport (j'ai pris le numéro sur la 1ère page et non celui où il y a la photo) ; du coup, j'ai un chiffre en trop. Savez-vous si je serai obligée de refaire une demande sur place ou si ça peut passer comme ça?
Merci.
Transport de Singapour à Mersing English translation pending
Bonjour,
Quel est le meilleur plan pour aller de Singapure à Mersing ?
MERCI.
Résumé de mon voyage à New York en juin English translation pending
Bonjour,
Petit compte rendu de mon voyage et de mes impressions. J'espère qu'il pourra aider certains voyageurs.
Pour une fois, pour la préparation, je ne me suis pas servie de guides papier , mais uniquement de la lecture des forums et des réponses aux questions que j'ai posées au fur et à mesure de l'élaboration de mon planning.
Nous sommes partis à 4 avec nos 2 grands enfants de 31 et 35 ans, nous en avons 60 et 62.
J'ai commencé par faire la liste de ce que je voulais voir puis j'ai acheté une carte papier Michelin que j'ai stabilé pour pouvoir les localiser et regrouper mes visites pour ne pas m'éparpiller et qui m'a bien servie au cours du voyage.
Pour nos billets d'avion, nous avons bénéficié des promotions Air France, Paris/JFK direct pour 380,00 €.
J'ai réservé au Radio City Apartments, dans la 49 St, 1 métro juste à côté et 2 autres plus loin. Proche de beaucoup de choses, nous étions au 10ème étage. Une chambre avec 2 lits double (la porte fermée, on n'entendait pas les bruits du couloir), une autre pièce avec un canapé lit, une table, 4 sièges et un coin cuisine, vraiment très bien, on avait de la place et on a bien dormi malgré les bruits extérieurs inévitables.
Mardi 5 juin : Arrivée de l'avion : 16h30. Bouchon pour passage à la douane. Sortie de l'aéroport à 18h30. Taxi pour 70 $ jusqu'à l'hôtel. Petit tour jusqu'à Times Square, illuminé comme en plein jour, mais c'est beaucoup plus petit que je ne pensais et ça grouille de monde. Beaucoup de clochards, des filles juste en string avec NY peint sur le corps et même pas belles. Achat de 4 métrocard illimitées qui vont bien nous servir, heureusement que j'avais lu que le ZIP code c'était : 00 000. Manger un très bon burger chez Shake Shack. Coucher à 23h00 heure de NY (on s'était levé à 2h30 heure française !)
Mercredi 6 juin : Lever à 6h00. Métro jusqu'à Charging Bull (j'avais noté dans mon planning tous nos trajets en métro grâce à Google.map), presque personne. A 8h00 (presque pas de queue), nous prenons nos tickets pour la statue de la liberté et nous avons demandé et eu nos accès gratuits au piédestal. Puis de nouveau ferry pour Staten Island : on apprend des choses mais je n'ai pas aimé la présentation et une impression de vide. On a mangé un sandwich dans le parc près des ferry. Quartier de Wall street. Tour d'hélicoptère (waouh !). A pied jusqu'au Mémorial du 11/09 : c'est un très joli quartier boisé, fleuri, avec desaires de jeux pour les enfants. Le soir Apollo Theater : amateur night. C'était pas une bonne idée, pour l'ambiance oui mais si tu ne comprends pas l'anglais, tu es vite larguée. Et pour revenir en métro, une catastrophe, on s'est trompé plusieurs fois, et on est arrivé à l'hôtel à 22h30 !
Jeudi 7 juin : Lever à 7h00 pour arriver au TOR à 8h00 à l'ouverture, pas de queue. Le temps est un peu brumeux donc photos à l'avenant. Rockfeller center est immense. Boutique Légo, déçue, je pensais que c'était beaucoup plus grand. La boutique des poupées : on retombe en enfance et on rêve. Cathédrale St Patrick : bien à l'extérieur, il y avait une messe et pour que tout le monde puisse voir il y avait des écrans ! Gare de Grand Central : bien. Chrysler building : l'immeuble extérieurement est beau mais je n'ai pas du tout aimé le hall, très sombre, faut pas être claustrophobe. Public library : intérieur et extérieur bien. Bryant park : il y a beaucoup de magasins autour pour acheter de quoi faire un pique-nique, ce que nous avons fait car le soleil est revenu et les toilettes du parc ultra-moderne, hyper propres avec 1 dame en permanence pour le nettoyage, bouquets de fleurs naturelles, marbre et musique classique. Puis Flatiron building, Gramecy park, Stuyvesant square : très jolies maisons autour, Union square, puis en métro car nos pieds n'en pouvaient plus jusqu'au Musée de Mme Tussaud et il est 19h00 !
Vendredi 8 juin : Lever à 8h00 et nous avons eu du soleil toute la journée et 32°C. Musée d'histoire naturelle : un peu déçue surtout par l'éclairage, pas fléché, labyrinthique, on y a quand même passé 3h00 et on a mal aux pieds à piétiner. On a mangé un hot-dog en face à Central Park. On a galéré et fait beaucoup de chemin à pied pour trouver un bus qui nous emmènerait jusqu'à l'Université de Columbia : grandiose. On devait faire Harlem après mais on est vanné et il fait très chaud. On rentre en métro. Si vous devez faire du change, faites-le à l'aéroport.
Samedi 9 juin : Métro jusqu'au départ de la Hight Line : nous avons beaucoup aimé la promenade, très jolie, calme, au-dessus de la ville. West Village : très boisé, ffleuri, maisons typiques. Whasington square park et son arc de triomphe. Soho : Broome street. Little italy et Chinatown : bof. Pier 25 et 24 : pontons tout aménagés, plein de monde, matchs de beach volley et quelle vue ! Nous avons attendu là notre tour en bateau au milieu des new-yorkais. Nous en avons pris plein les yeux au cours de notre balade en bateau. Encore une belle journée très chaude. Il y a un petit resto asiatique à côté de notre hôtel, très bon et prix raisonnables.
Dimanche 10 juin : Ce matin il pleut et ça durera toute la journée, mais pas au point d'ouvrir tout le temps le parapluie ! Messe gospel à la Times square church à 10h00, c'est dans un ancien théâtre et c'est grandiose. C'était plein, on a pu chanté car il y avait un écran avec les paroles ! Puis l'hôtel de Gossip girl : au moment de faire la photo devant la porte, le planton a proposé à ma fille de faire la photo et ensuite il nous a proposé de rentrer dans le palace et nous a fait visiter toutes les pièces de la série, ma fille était aux anges ! En chemin nous avons rencontré la Parade portoricaine : beaucoup de bruit, de musique, de drapeaux aussi, bof, bof et un déploiement de policiers. Nous continuons à pied jusqu'à Colombus circle pour rentrer dans Central Park : beaucoup de policiers, de gens : on est dimanche. Sous la pluie, c'est pas terrible, rien n'est fléché et ça pue la crotte de cheval. Téléphérique de Roosevelt island : aller et retour à la suite car il pleut toujours. Retour à 18h30. Dur, dur pour les pieds encore aujourd'hui, on est vannés.
Lundi 11 juin : Ciel couvert mais en arrivant en métro à Bushwick pour voir les graphs il fait beau et ça durera toute la journée. Promenade agréable avec au lointain les buildings de Manhattan. On a repris le métro pour Bedford pour prendre le ferry pour revenir au pont de Brookling et ben....non, il nous a amené plus haut et de l'autre côté, à Manhattan !! Donc demi-tour, re-métro avec marche pour retourner à Brookling ! Photo du pont de Manhattan dans la rue Washington street. Très belle promenade pour rejoindre l'escalier qui se trouve dans la première pile du pont pour faire la traversée du pont de Brookling à pied en direction de Manhattan (et c'est absolument dans ce sens qu'il faut le faire) beaucoup de monde, mais c'est un peu magique, avec le soleil et une très belle vue, on était enchanté ! Le soir dîner chez Ellens's stardust, 1h00 de queue, service efficace mais je trouve qu'il n'y a pas assez d'ambiance, les chansons des années 60 que je ne connais pas, à part "Greese". Bof, bof. A 22h00, ESB de nuit, pas de queue. Très belle vue mais aller seulement jusqu'au 86ème étage, ça suffit ! Retour en métro jusqu'à Times square pour une dernière fois. Nous avons tous mal aux pieds. Coucher à 2h00. Mardi 12 juin : Nous devons quitter l'appartement pour 11h00. Petit tour du quartier. Nous partons pour l'aéroport en début d'après-midi.
New-york est une très belle ville très boisée, nous avons été étonnés de voir autant d'arbres dans les rues en-dehors de Central Park et des nombreux squares, et fleurie. Les new-yorkais très aimables et prêts à nous renseigner mais comme partout beaucoup de personnes ont le smartphone à la main et ne voient plus rien autour. Pas d'insécurité dans le métro, même très tard. Un très mauvais point pour les commerçants, mal aimable, pas un sourire, à l'aéroport il y en a même un à qui je tendais un billet qui me l'a arraché des mains.
En résumé : beau voyage !
Anne
Petit compte rendu de mon voyage et de mes impressions. J'espère qu'il pourra aider certains voyageurs.
Pour une fois, pour la préparation, je ne me suis pas servie de guides papier , mais uniquement de la lecture des forums et des réponses aux questions que j'ai posées au fur et à mesure de l'élaboration de mon planning.
Nous sommes partis à 4 avec nos 2 grands enfants de 31 et 35 ans, nous en avons 60 et 62.
J'ai commencé par faire la liste de ce que je voulais voir puis j'ai acheté une carte papier Michelin que j'ai stabilé pour pouvoir les localiser et regrouper mes visites pour ne pas m'éparpiller et qui m'a bien servie au cours du voyage.
Pour nos billets d'avion, nous avons bénéficié des promotions Air France, Paris/JFK direct pour 380,00 €.
J'ai réservé au Radio City Apartments, dans la 49 St, 1 métro juste à côté et 2 autres plus loin. Proche de beaucoup de choses, nous étions au 10ème étage. Une chambre avec 2 lits double (la porte fermée, on n'entendait pas les bruits du couloir), une autre pièce avec un canapé lit, une table, 4 sièges et un coin cuisine, vraiment très bien, on avait de la place et on a bien dormi malgré les bruits extérieurs inévitables.
Mardi 5 juin : Arrivée de l'avion : 16h30. Bouchon pour passage à la douane. Sortie de l'aéroport à 18h30. Taxi pour 70 $ jusqu'à l'hôtel. Petit tour jusqu'à Times Square, illuminé comme en plein jour, mais c'est beaucoup plus petit que je ne pensais et ça grouille de monde. Beaucoup de clochards, des filles juste en string avec NY peint sur le corps et même pas belles. Achat de 4 métrocard illimitées qui vont bien nous servir, heureusement que j'avais lu que le ZIP code c'était : 00 000. Manger un très bon burger chez Shake Shack. Coucher à 23h00 heure de NY (on s'était levé à 2h30 heure française !)
Mercredi 6 juin : Lever à 6h00. Métro jusqu'à Charging Bull (j'avais noté dans mon planning tous nos trajets en métro grâce à Google.map), presque personne. A 8h00 (presque pas de queue), nous prenons nos tickets pour la statue de la liberté et nous avons demandé et eu nos accès gratuits au piédestal. Puis de nouveau ferry pour Staten Island : on apprend des choses mais je n'ai pas aimé la présentation et une impression de vide. On a mangé un sandwich dans le parc près des ferry. Quartier de Wall street. Tour d'hélicoptère (waouh !). A pied jusqu'au Mémorial du 11/09 : c'est un très joli quartier boisé, fleuri, avec desaires de jeux pour les enfants. Le soir Apollo Theater : amateur night. C'était pas une bonne idée, pour l'ambiance oui mais si tu ne comprends pas l'anglais, tu es vite larguée. Et pour revenir en métro, une catastrophe, on s'est trompé plusieurs fois, et on est arrivé à l'hôtel à 22h30 !
Jeudi 7 juin : Lever à 7h00 pour arriver au TOR à 8h00 à l'ouverture, pas de queue. Le temps est un peu brumeux donc photos à l'avenant. Rockfeller center est immense. Boutique Légo, déçue, je pensais que c'était beaucoup plus grand. La boutique des poupées : on retombe en enfance et on rêve. Cathédrale St Patrick : bien à l'extérieur, il y avait une messe et pour que tout le monde puisse voir il y avait des écrans ! Gare de Grand Central : bien. Chrysler building : l'immeuble extérieurement est beau mais je n'ai pas du tout aimé le hall, très sombre, faut pas être claustrophobe. Public library : intérieur et extérieur bien. Bryant park : il y a beaucoup de magasins autour pour acheter de quoi faire un pique-nique, ce que nous avons fait car le soleil est revenu et les toilettes du parc ultra-moderne, hyper propres avec 1 dame en permanence pour le nettoyage, bouquets de fleurs naturelles, marbre et musique classique. Puis Flatiron building, Gramecy park, Stuyvesant square : très jolies maisons autour, Union square, puis en métro car nos pieds n'en pouvaient plus jusqu'au Musée de Mme Tussaud et il est 19h00 !
Vendredi 8 juin : Lever à 8h00 et nous avons eu du soleil toute la journée et 32°C. Musée d'histoire naturelle : un peu déçue surtout par l'éclairage, pas fléché, labyrinthique, on y a quand même passé 3h00 et on a mal aux pieds à piétiner. On a mangé un hot-dog en face à Central Park. On a galéré et fait beaucoup de chemin à pied pour trouver un bus qui nous emmènerait jusqu'à l'Université de Columbia : grandiose. On devait faire Harlem après mais on est vanné et il fait très chaud. On rentre en métro. Si vous devez faire du change, faites-le à l'aéroport.
Samedi 9 juin : Métro jusqu'au départ de la Hight Line : nous avons beaucoup aimé la promenade, très jolie, calme, au-dessus de la ville. West Village : très boisé, ffleuri, maisons typiques. Whasington square park et son arc de triomphe. Soho : Broome street. Little italy et Chinatown : bof. Pier 25 et 24 : pontons tout aménagés, plein de monde, matchs de beach volley et quelle vue ! Nous avons attendu là notre tour en bateau au milieu des new-yorkais. Nous en avons pris plein les yeux au cours de notre balade en bateau. Encore une belle journée très chaude. Il y a un petit resto asiatique à côté de notre hôtel, très bon et prix raisonnables.
Dimanche 10 juin : Ce matin il pleut et ça durera toute la journée, mais pas au point d'ouvrir tout le temps le parapluie ! Messe gospel à la Times square church à 10h00, c'est dans un ancien théâtre et c'est grandiose. C'était plein, on a pu chanté car il y avait un écran avec les paroles ! Puis l'hôtel de Gossip girl : au moment de faire la photo devant la porte, le planton a proposé à ma fille de faire la photo et ensuite il nous a proposé de rentrer dans le palace et nous a fait visiter toutes les pièces de la série, ma fille était aux anges ! En chemin nous avons rencontré la Parade portoricaine : beaucoup de bruit, de musique, de drapeaux aussi, bof, bof et un déploiement de policiers. Nous continuons à pied jusqu'à Colombus circle pour rentrer dans Central Park : beaucoup de policiers, de gens : on est dimanche. Sous la pluie, c'est pas terrible, rien n'est fléché et ça pue la crotte de cheval. Téléphérique de Roosevelt island : aller et retour à la suite car il pleut toujours. Retour à 18h30. Dur, dur pour les pieds encore aujourd'hui, on est vannés.
Lundi 11 juin : Ciel couvert mais en arrivant en métro à Bushwick pour voir les graphs il fait beau et ça durera toute la journée. Promenade agréable avec au lointain les buildings de Manhattan. On a repris le métro pour Bedford pour prendre le ferry pour revenir au pont de Brookling et ben....non, il nous a amené plus haut et de l'autre côté, à Manhattan !! Donc demi-tour, re-métro avec marche pour retourner à Brookling ! Photo du pont de Manhattan dans la rue Washington street. Très belle promenade pour rejoindre l'escalier qui se trouve dans la première pile du pont pour faire la traversée du pont de Brookling à pied en direction de Manhattan (et c'est absolument dans ce sens qu'il faut le faire) beaucoup de monde, mais c'est un peu magique, avec le soleil et une très belle vue, on était enchanté ! Le soir dîner chez Ellens's stardust, 1h00 de queue, service efficace mais je trouve qu'il n'y a pas assez d'ambiance, les chansons des années 60 que je ne connais pas, à part "Greese". Bof, bof. A 22h00, ESB de nuit, pas de queue. Très belle vue mais aller seulement jusqu'au 86ème étage, ça suffit ! Retour en métro jusqu'à Times square pour une dernière fois. Nous avons tous mal aux pieds. Coucher à 2h00. Mardi 12 juin : Nous devons quitter l'appartement pour 11h00. Petit tour du quartier. Nous partons pour l'aéroport en début d'après-midi.
New-york est une très belle ville très boisée, nous avons été étonnés de voir autant d'arbres dans les rues en-dehors de Central Park et des nombreux squares, et fleurie. Les new-yorkais très aimables et prêts à nous renseigner mais comme partout beaucoup de personnes ont le smartphone à la main et ne voient plus rien autour. Pas d'insécurité dans le métro, même très tard. Un très mauvais point pour les commerçants, mal aimable, pas un sourire, à l'aéroport il y en a même un à qui je tendais un billet qui me l'a arraché des mains.
En résumé : beau voyage !
Anne
Recherche personnes venant prochainement au Pérou ou en Bolivie English translation pending
Bonjour,
nous sommes un couple de cyclo sur la route depuis mai 2014.
Actuellement nous sommes à Cajamarca au Pérou en route vers le sud Ushuaia.
Après 52 000 km nous aurions éventuellement besoins d'une ou deux choses qu'il n'est pas toujours facile de trouver dans le coin, surtout si on cherche des produits de qualité ( Pneus, lunettes de soleil )
Nous cherchons donc une personne qui se rend prochainement au Pérou ou en Bolivie qui pourrait éventuellement nous convoyer, évidemment nous pourrions commander par internet mais les frais de douane sur ce type de commande sont prohibitifs et la réception aléatoire.
D'avance merci pour vos réponses
Brigitte et Fred
Lien vers la carte de notre trajet
et
notre blog pas souvent à jour ;-)
Problème TravelGenio et connexion impossible English translation pending
TravelGenio m'a vendu un vol avec connexion dont la connexion était en pratique irréalisable. C'était la seule agence de voyage en ligne qui proposait ce vol, ce qui était un peu bizarre, mais il était beaucoup moins cher et j'avais déjà utilisé TravelGenio sans problème par le passé, je l'ai donc tout de même acheté.
En pratique : je suis arrivée le 19 mars à Santiago du Chili pour prendre mon vol Santiago-Lima Lima-Madrid, où on m'a expliqué qu'on ne pouvait pas enregistrer mon bagage jusqu'à destination car la compagnie aérienne du premier vol n'a pas ce type d'accord avec celle du deuxième vol (je précise que j'avais bien acheté les deux vols ensemble sur une même réservation via TravelGenio, on m'a confirmé par la suite que c'était possible : certaines compagnies aériennes ont un accord de transfert mais pas un accord de bagages).
Je n'avais que 1h20 entre les deux vols à Lima, pour récupérer mon bagage, passer la douane, sortir de l'aéroport et y re-rentrer pour refaire le check-in de mon bagage jusqu'à Madrid, sachant qu'en fait les comptoirs de check-in ferment 1h avant le vol à Lima. En pratique je n'avais donc que 20 minutes pour faire tout ça, et plutôt 15 le temps de sortir de l'avion. J'ai donc raté ma connexion.
C'était le milieu de la nuit, je ne pouvais donc pas appeler les bureaux de TravelGenio ; quant à leur numéro de service clientèle c'est un numéro surtaxé que je ne pouvais me permettre d'appeler depuis Lima. J'ai donc dû acheter un autre vol Lima-Madrid à mes frais, et prendre une nuit d'hôtel.
Cela fait trois mois et de multiples emails envoyés à TravelGenio, et j'attends toujours de recevoir une indemnité de leur part. Ils disent attendre des informations de la part des compagnies aériennes, mais d'une part, ils devraient pouvoir vérifier eux-mêmes leur erreur et, d'autre part, quand bien même ils auraient besoin d'informations de la part des compagnies aériennes, il n'y a aucune raison que cela prenne trois mois.
Ayant lu depuis lors les avis des voyageurs avec TravelGenio, j'ai perdu espoir de recevoir une réponse professionnelle de leur part (je précise que les emails envoyés par le service clientèle sont écrits en un très mauvais français, certainement rédigé par quelqu'un en Espagne, ils n'ont probablement pas jugé utile d'investir dans leur personnel). Je viens de déposer une plainte au Centre Européen des Consommateurs.
Je partage mon avis ici pour franchement déconseiller de réserver via TravelGenio, qui au mieux est tout à fait incompétente comme agence de voyages, et au pire fait plutôt dans l'arnaque professionnelle.
En pratique : je suis arrivée le 19 mars à Santiago du Chili pour prendre mon vol Santiago-Lima Lima-Madrid, où on m'a expliqué qu'on ne pouvait pas enregistrer mon bagage jusqu'à destination car la compagnie aérienne du premier vol n'a pas ce type d'accord avec celle du deuxième vol (je précise que j'avais bien acheté les deux vols ensemble sur une même réservation via TravelGenio, on m'a confirmé par la suite que c'était possible : certaines compagnies aériennes ont un accord de transfert mais pas un accord de bagages).
Je n'avais que 1h20 entre les deux vols à Lima, pour récupérer mon bagage, passer la douane, sortir de l'aéroport et y re-rentrer pour refaire le check-in de mon bagage jusqu'à Madrid, sachant qu'en fait les comptoirs de check-in ferment 1h avant le vol à Lima. En pratique je n'avais donc que 20 minutes pour faire tout ça, et plutôt 15 le temps de sortir de l'avion. J'ai donc raté ma connexion.
C'était le milieu de la nuit, je ne pouvais donc pas appeler les bureaux de TravelGenio ; quant à leur numéro de service clientèle c'est un numéro surtaxé que je ne pouvais me permettre d'appeler depuis Lima. J'ai donc dû acheter un autre vol Lima-Madrid à mes frais, et prendre une nuit d'hôtel.
Cela fait trois mois et de multiples emails envoyés à TravelGenio, et j'attends toujours de recevoir une indemnité de leur part. Ils disent attendre des informations de la part des compagnies aériennes, mais d'une part, ils devraient pouvoir vérifier eux-mêmes leur erreur et, d'autre part, quand bien même ils auraient besoin d'informations de la part des compagnies aériennes, il n'y a aucune raison que cela prenne trois mois.
Ayant lu depuis lors les avis des voyageurs avec TravelGenio, j'ai perdu espoir de recevoir une réponse professionnelle de leur part (je précise que les emails envoyés par le service clientèle sont écrits en un très mauvais français, certainement rédigé par quelqu'un en Espagne, ils n'ont probablement pas jugé utile d'investir dans leur personnel). Je viens de déposer une plainte au Centre Européen des Consommateurs.
Je partage mon avis ici pour franchement déconseiller de réserver via TravelGenio, qui au mieux est tout à fait incompétente comme agence de voyages, et au pire fait plutôt dans l'arnaque professionnelle.
Quinze jours au Vietnam et exemption de visa English translation pending
Bonjour,
j'ai bien compris que - 15 jours au Vietnam pas besoin de visa mais en pratique on fait comment ?
on se pointe à la descente de l'avion juste avec le passeport, ils tamponnent et on entre. Cela implique aucun blocage à l'embarquement. ou je n'ai pas encore décidé le moyen de transport par bus depuis Phnom Penh dans l'immense gare de passage à la frontière on essaye d'entendre son nom quand le colonel vous appel (souvenir stressant). ou on a quand même besoin d'une lettre de "sponsoring" comme avant.
merci
j'ai bien compris que - 15 jours au Vietnam pas besoin de visa mais en pratique on fait comment ?
on se pointe à la descente de l'avion juste avec le passeport, ils tamponnent et on entre. Cela implique aucun blocage à l'embarquement. ou je n'ai pas encore décidé le moyen de transport par bus depuis Phnom Penh dans l'immense gare de passage à la frontière on essaye d'entendre son nom quand le colonel vous appel (souvenir stressant). ou on a quand même besoin d'une lettre de "sponsoring" comme avant.
merci
Même personne ayant passeports malgache et français avec un nom francisé English translation pending
Bonjour,
Je voudrais me rendre à Madagascar bientôt.
J'ai été naturalisé récemment, et je dispose désormais d'un passeport français avec mon nom de famille français qui est différent du nom de famille que j'ai sur mon passeport malgache.
Croyez-vous que cela puisse poser problème?
J'ai pu lire sur d'autres discussions que pour l'embarquement lors du retour en France il faudrait présenter les deux passeports à la douane... voilà pourquoi je me posais la question.
Merci pour votre réponse :)
Je voudrais me rendre à Madagascar bientôt.
J'ai été naturalisé récemment, et je dispose désormais d'un passeport français avec mon nom de famille français qui est différent du nom de famille que j'ai sur mon passeport malgache.
Croyez-vous que cela puisse poser problème?
J'ai pu lire sur d'autres discussions que pour l'embarquement lors du retour en France il faudrait présenter les deux passeports à la douane... voilà pourquoi je me posais la question.
Merci pour votre réponse :)
France - Dakar en voiture (4x4) et documents English translation pending
Bonjourr
Je chercche des compagnons pour aller à dakar en voiture et quelqu un pour m'indiquer tous les doocuments necessaires pour la voiture
Rester 3 mois au Canada après expiration du visa English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année, j'ai séjourné au Canada (Alberta) avec un visa touriste. Pour différentes raisons, j'ai fini par rester sur place 3 mois de plus que ne me le permettait mon visa (soit 9 mois au lieu de 6). C'était bête et j'aurais dû faire les choses correctement, mais malheureusement c'est fait.
Je n'ai pas été contrôlée à la sortie.
J'aimerais savoir si je peux régulariser ma situation d'une manière ou d'une autre ? Je serai amenée à refaire de très courts séjours (moins d'un mois, pour rendre visite à des amis) au Canada au cours de l'année à venir, mais j'ai peur d'avoir des problèmes à la douane. Est-ce qu'il existe une amende que je dois payer, ou quelque chose... ?
Quelqu'un a-t-il déjà été dans cette situation ?
Merci beaucoup d'avance,
Sophie
Cette année, j'ai séjourné au Canada (Alberta) avec un visa touriste. Pour différentes raisons, j'ai fini par rester sur place 3 mois de plus que ne me le permettait mon visa (soit 9 mois au lieu de 6). C'était bête et j'aurais dû faire les choses correctement, mais malheureusement c'est fait.
Je n'ai pas été contrôlée à la sortie.
J'aimerais savoir si je peux régulariser ma situation d'une manière ou d'une autre ? Je serai amenée à refaire de très courts séjours (moins d'un mois, pour rendre visite à des amis) au Canada au cours de l'année à venir, mais j'ai peur d'avoir des problèmes à la douane. Est-ce qu'il existe une amende que je dois payer, ou quelque chose... ?
Quelqu'un a-t-il déjà été dans cette situation ?
Merci beaucoup d'avance,
Sophie
Promotion Star Alliance en octobre pour Los Angeles à 260 € (aller-retour) English translation pending
Les compagnies de star alliance propose à partir d'octobre des billes à partir de 259€ A/R au départ de Paris CDG.
A voir sur les comparateurs comme momondo.fr.
Swiss/Air Canada/United en particulier.😉
Passage de frontières avec un véhicule chilien English translation pending
Bonjour à tous.
Je suis actuellement en train de vendre mon véhicule et je me rends compte qu'une des questions qui revient très régulièrement est "est-il possible de sortir du Chili pour faire le tour d'Amérique du sud avec un véhicule chilien ? " La réponse est OUIIIIII .
Nous voyageons depuis maintenant 5 moins, avons passé 9 frontières et n'avons eu aucun problème, que ce soit à Mendoza, à Puerto Natales, à Punta Arenas, à Chile Chico ou Barriloche qui posent débat dans d'autres discussions. Nous avons également rencontré beaucoup de voyageurs aux véhicules chiliens n'ayant jamais eu de soucis non plus. J'entends bien qu'il y ai pu avoir des problèmes fin 2016 et début 2017 lorsqu'une loi sur le sujet est sortie provoquant certains doutes au douane mais il sont désormais révolu.
Vous pouvez partir sans crainte faire le tour de l'Amérique avec votre van chilien. Les seuls conditions sont : - avoir fait au préalable, lors de l'achat chez le notaire, la déclaration Jurada - ne pas sortir le véhicule plus de 6 mois du Chili. A chaque retour au Chili, vous avez de nouveau droit à 6 mois supplémentaires.
De mon expérience toujours, c'est un des pays d'Amérique du sud où il est le plus simple d'acheter un van pour voyager sur le continent.
J'espère rassurer les futurs voyageurs.
Quentin
Je suis actuellement en train de vendre mon véhicule et je me rends compte qu'une des questions qui revient très régulièrement est "est-il possible de sortir du Chili pour faire le tour d'Amérique du sud avec un véhicule chilien ? " La réponse est OUIIIIII .
Nous voyageons depuis maintenant 5 moins, avons passé 9 frontières et n'avons eu aucun problème, que ce soit à Mendoza, à Puerto Natales, à Punta Arenas, à Chile Chico ou Barriloche qui posent débat dans d'autres discussions. Nous avons également rencontré beaucoup de voyageurs aux véhicules chiliens n'ayant jamais eu de soucis non plus. J'entends bien qu'il y ai pu avoir des problèmes fin 2016 et début 2017 lorsqu'une loi sur le sujet est sortie provoquant certains doutes au douane mais il sont désormais révolu.
Vous pouvez partir sans crainte faire le tour de l'Amérique avec votre van chilien. Les seuls conditions sont : - avoir fait au préalable, lors de l'achat chez le notaire, la déclaration Jurada - ne pas sortir le véhicule plus de 6 mois du Chili. A chaque retour au Chili, vous avez de nouveau droit à 6 mois supplémentaires.
De mon expérience toujours, c'est un des pays d'Amérique du sud où il est le plus simple d'acheter un van pour voyager sur le continent.
J'espère rassurer les futurs voyageurs.
Quentin
Carte d'identité nécessaire pour les ponts et ferries pour la Suède? English translation pending
Bonjour,
Faut-il présenter une carte d'identité pour traverser les ponts et prendre les ferry pour se rendre en Suède ?
Merci d'avance
Cordialement
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
Mai 2018 – Une semaine au Caire
Vendredi 11
C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps…
Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints !
On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide.
Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime.
Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous.
Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne.
Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné.
Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures…
Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout.
Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir.
Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes.
Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C���est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C���est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Formalité pour une journée au Maroc English translation pending
Bonjour,
Est-il possible de passer la frontière marocaine à Ceuta, deux fois dans la même journée?(dans le sens UE>Maroc et Maroc>UE), et deuxième question Y-a-t-il des choses intéressantes à voir dans la ville frontalière de Fnideq?
Vous remerciant de votre réponse, à bientot
Raph
Est-il possible de passer la frontière marocaine à Ceuta, deux fois dans la même journée?(dans le sens UE>Maroc et Maroc>UE), et deuxième question Y-a-t-il des choses intéressantes à voir dans la ville frontalière de Fnideq?
Vous remerciant de votre réponse, à bientot
Raph
Changer des dollars canadiens en dirhams pour le Maroc English translation pending
A quel endroit est-ce le mieux pour changer l'argent canadien en dirham ? À l'aéroport ou à l'hotel ou encore dans les banques à Marackech ou à Agadir.
Merci!
Merci!
Débarquer en Égypte avec le camping-car English translation pending
Bonjour,
par quelle compagnie passer pour débarquer en Egypte avec le camping car ? Qui a fait ce pays en camping car ? Votre expérience ? Merci
Deux bouteilles de vin en bagage en soute pour Bali English translation pending
Bonjour,
je pars prochainement à Bali et je voudrais savoir si l'on peut emporter deux ou trois bouteilles de vin dans sa valise en soute. N'y a t-il aucun risque vis-à-vis des douanes?
Merci pour votre réponse.
Passage frontière Chine - Mongolie avec 2 passeports English translation pending
Bonjour à tous,
Possédant la double nationalité française/suisse, je souhaiterais avoir votre avis sur ma situation pour passer de la Chine à la Mongolie.
Je m'explique : n'ayant pas réalisé les soucis que cela pourrait me causer, je me suis retrouvé à devoir demander mon visa chinois avec mon passeport suisse (demande faite depuis le Cambodge) alors que j'avais obtenu mon visa mongol sur mon passeport français avant mon départ de la France.
Connaissant la théorie pour voyager avec 2 passeports, j'aimerais passer la frontière terrestre Mongolie/Chine en sortant de Chine avec mon passeport suisse puis en présentant mon passeport français à la douane mongole. Pensez-vous que cette dernière puisse me causer des soucis si je n'ai pas de tampon de sortie de la Chine sur mon passeport français ? Je ne vois pas qu'elle serait la différence par rapport à faire une telle démarche dans un aéroport.
Afin d'obtenir mon visa chinois, j'ai acheté un billet d'avion Pékin/Oulan Bator remboursable mais étant donné le prix (plus de 300 euros), je préférerais largement faire le trajet en train/bus même si c'est beaucoup plus long.
Merci d'avance pour vos retours d'expérience/avis/conseils 🙂
Ps si ce n'est pas clair n'hésitez pas à me poser des questions
Ps2 j'ai fait mon visa mongol avec mon passeport français et comme j'avais peur de ne pas le récupérer à temps (je l'ai eu le matin de mon départ), j'ai commencé à voyager avec mon passeport suisse. J'aurais du faire le "switch" avant de me lancer dans des démarches de visa mais naïvement, je ne pensais pas que ça pourrait poser autant de problèmes 🏴☠️
Possédant la double nationalité française/suisse, je souhaiterais avoir votre avis sur ma situation pour passer de la Chine à la Mongolie.
Je m'explique : n'ayant pas réalisé les soucis que cela pourrait me causer, je me suis retrouvé à devoir demander mon visa chinois avec mon passeport suisse (demande faite depuis le Cambodge) alors que j'avais obtenu mon visa mongol sur mon passeport français avant mon départ de la France.
Connaissant la théorie pour voyager avec 2 passeports, j'aimerais passer la frontière terrestre Mongolie/Chine en sortant de Chine avec mon passeport suisse puis en présentant mon passeport français à la douane mongole. Pensez-vous que cette dernière puisse me causer des soucis si je n'ai pas de tampon de sortie de la Chine sur mon passeport français ? Je ne vois pas qu'elle serait la différence par rapport à faire une telle démarche dans un aéroport.
Afin d'obtenir mon visa chinois, j'ai acheté un billet d'avion Pékin/Oulan Bator remboursable mais étant donné le prix (plus de 300 euros), je préférerais largement faire le trajet en train/bus même si c'est beaucoup plus long.
Merci d'avance pour vos retours d'expérience/avis/conseils 🙂
Ps si ce n'est pas clair n'hésitez pas à me poser des questions
Ps2 j'ai fait mon visa mongol avec mon passeport français et comme j'avais peur de ne pas le récupérer à temps (je l'ai eu le matin de mon départ), j'ai commencé à voyager avec mon passeport suisse. J'aurais du faire le "switch" avant de me lancer dans des démarches de visa mais naïvement, je ne pensais pas que ça pourrait poser autant de problèmes 🏴☠️
Formalités voyage en Amérique Centrale, États-Unis et Antilles English translation pending
Bonjour à tous,
En octobre mon compagnon et moi souhaitons faire un voyage en Amériques. Cependant plusieurs questions se posent à nous.
Nous souhaitons rejoindre San josé (Costa Rica) depuis Paris. Nous pensons rester 10 jours à San josé avant de rejoindre Mexico pendant 1 semaine. Ensuite, nous voulons visiter la Floride (environ 12 jours). Tout ça en avion. Mon compagnon rentrera ensuite en France. Pour ma part, je souhaite prolonger ce séjour et me rendre 1 semaine supplémentaire soit en Martinique ou en Guadeloupe, pour ensuite regagner Paris.
Mes questions sont les suivantes :
Quels sont les formalités entre chaque destinations ? Nous possédons tous deux un passeport, et l'ESTA pour les USA. J'ai cru comprendre qu'au Mexique nous aurons un formulaire à remplir directement à l'aéroport. Je n'ai aucune information encore concernant le Costa Rica. Aucun souci pour se rendre en avion du Mexique au USA avec un passeport Français et l'ESTA ?
En outre, pour moi qui voyage seule des Etats Unis à la Martinique (ou Guadeloupe), je n'aurais aucun souci à la douane ? Puisque ce sont des îles Françaises, je me suis dis que je rentre à Paris ou à Fort de France par exemple cela revient au même...
Merci d'avance à ceux et celles qui pourront nous éclairer...
En octobre mon compagnon et moi souhaitons faire un voyage en Amériques. Cependant plusieurs questions se posent à nous.
Nous souhaitons rejoindre San josé (Costa Rica) depuis Paris. Nous pensons rester 10 jours à San josé avant de rejoindre Mexico pendant 1 semaine. Ensuite, nous voulons visiter la Floride (environ 12 jours). Tout ça en avion. Mon compagnon rentrera ensuite en France. Pour ma part, je souhaite prolonger ce séjour et me rendre 1 semaine supplémentaire soit en Martinique ou en Guadeloupe, pour ensuite regagner Paris.
Mes questions sont les suivantes :
Quels sont les formalités entre chaque destinations ? Nous possédons tous deux un passeport, et l'ESTA pour les USA. J'ai cru comprendre qu'au Mexique nous aurons un formulaire à remplir directement à l'aéroport. Je n'ai aucune information encore concernant le Costa Rica. Aucun souci pour se rendre en avion du Mexique au USA avec un passeport Français et l'ESTA ?
En outre, pour moi qui voyage seule des Etats Unis à la Martinique (ou Guadeloupe), je n'aurais aucun souci à la douane ? Puisque ce sont des îles Françaises, je me suis dis que je rentre à Paris ou à Fort de France par exemple cela revient au même...
Merci d'avance à ceux et celles qui pourront nous éclairer...
L'Algérie en camping-car English translation pending
Bonjour,
j'envisage un voyage en Algérie en camping car. Il y a peu d'info sur le web et elles datent un peu. Je cherche donc des infos récentes, si possibles de première main.
On souhaite descendre vers Laghouat et le Mzab, voire plus bas vers Tammanrasset. Est-ce possible ? pas de problèmes de sécurité .J'ai lu qu'il fallait un guide accompagnaanteur (info ancienne). Est-ce toujours le cas ?
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Plusieurs entrées à Singapour et formalités English translation pending
Bonjour,
Je pars en Asie du Sud Est cet été et je me pose une question concernant les formalités d'entrées sur le territoire.
Voilà, je suis française, mon copain est suisse et pour des questions de budget nous avons pris un vol Aller-Retour pour Paris-Singapour. Le truc c'est que nous allons passer 5 jours à Singapour, puis partir à Bangkok et finir notre séjour à Siem Reap avant de reprendre notre vol de retour à Singapour.
Ma question est la suivante, est-il possible de sortir de Singapour et d'y retourner 20 jours après pour notre vol de retour ? Sachant que sur le retour nous ne sortirons pas de l'aéroport de Singapour. Notre vol Siem Reap - Singapour arrive à 19h et nous repartons pour Paris à 22h30. Cela ne pose t-il pas de problème ?
Dans ce cas, quel billet d'avion dois-je montrer à la douane à notre arrivée ? Le billet de continuation pour Bangkok ou le billet de retour pour Paris ?
Merci d'avance pour vos réponses :)
Je pars en Asie du Sud Est cet été et je me pose une question concernant les formalités d'entrées sur le territoire.
Voilà, je suis française, mon copain est suisse et pour des questions de budget nous avons pris un vol Aller-Retour pour Paris-Singapour. Le truc c'est que nous allons passer 5 jours à Singapour, puis partir à Bangkok et finir notre séjour à Siem Reap avant de reprendre notre vol de retour à Singapour.
Ma question est la suivante, est-il possible de sortir de Singapour et d'y retourner 20 jours après pour notre vol de retour ? Sachant que sur le retour nous ne sortirons pas de l'aéroport de Singapour. Notre vol Siem Reap - Singapour arrive à 19h et nous repartons pour Paris à 22h30. Cela ne pose t-il pas de problème ?
Dans ce cas, quel billet d'avion dois-je montrer à la douane à notre arrivée ? Le billet de continuation pour Bangkok ou le billet de retour pour Paris ?
Merci d'avance pour vos réponses :)
Formalités de sortie entre Fnideq (Maroc) et Ceuta (Espagne) English translation pending
Bonjour, je vais aller à Tanger.
Puis, je compte revenir en France, via l'Espagne, en passant par Ceuta.
J'ai aussi une amie FILIPINA ( Philippines ) au Maroc qui a un Visa SCHENGEN mais je ne suis pas sur de la validité.
Comment exactement ça se passe admnistrativement parlant ? (nous sommes piétons)
Où se trouve l'endroit où on faire tamponner le passeport pour la sortie de territoire du MAROC ?
Est-ce que même si son visa SCHENGEN n'est plus valide, l'Officier de l'immigration des passeports marocain, va t-il quand même tamponné la sortie marocaine à ma copine FILIPINA ?
Lors de l'arrivé à la frontière et contrôle passeport espagnol, y at-il une file européenne et hors EU ?
Merci si vous avez déjà passer par là-bas :)
Puis, je compte revenir en France, via l'Espagne, en passant par Ceuta.
J'ai aussi une amie FILIPINA ( Philippines ) au Maroc qui a un Visa SCHENGEN mais je ne suis pas sur de la validité.
Comment exactement ça se passe admnistrativement parlant ? (nous sommes piétons)
Où se trouve l'endroit où on faire tamponner le passeport pour la sortie de territoire du MAROC ?
Est-ce que même si son visa SCHENGEN n'est plus valide, l'Officier de l'immigration des passeports marocain, va t-il quand même tamponné la sortie marocaine à ma copine FILIPINA ?
Lors de l'arrivé à la frontière et contrôle passeport espagnol, y at-il une file européenne et hors EU ?
Merci si vous avez déjà passer par là-bas :)
Voyager en Espagne sans papiers d’identité valides English translation pending
Bonjour,
Voilà tout, ce week end j’ai un avion pour Barcelone le retour le mardi. Le soucis étant que je me suis rendu compte que mon passeport étant périmé je ne trouvais plus ma carte d’identité. Je possède un récépissé de ma future carte d’identité, une déclaration de perte, un passeport périmé de 3 mois, une vomit du livret de famille, de ma carte d’identité.
Puis-je passer la douane pour mon voyage ? Puis-je trouver un autre document (laisser-passer ou autre) pour faciliter mon passage svp ? ça urge svp vraiment
La Route de la soie par étapes English translation pending
Bonjour,
Nous (65 et 69) venons de passer au cours des 5 dernières années un total de 24 mois en Afrique Australe, Centre et Est, sur le mode: deux à six mois de voyage, deux à six mois de retour par avion à la maison, etc..
Pendant chacun de nos retours en Europe, le véhicule (LR 110) est resté sur place à nous attendre (facile dans la plupart des pays de la zone grâce au Carnet de Passage en Douane).
Maintenant, nous envisageons un Paris / Pékin / Vladivostok / Paris sur le même mode (aller par le Sud et retour par le Nord ou l' inverse), le tout étalé sur six portions ou plus en deux ou trois ans.
Nous avons beaucoup de mal à trouver des informations fiables sur les pays concernés (jusqu' en Turquie / Iran, c' est plutôt simple - mais cher avec le CPD), ensuite c' est un peu le noir.
Quelqu' un d' entre vous sait il:
- Si les pays traversés délivrent des Permis d' Importation Temporaires pour les véhicules ou acceptent les carnets ATA, pour quel prix et pour quelle durée.
- Est il possible de laisser le véhicule sur place quelques mois pendant un retour en France par avion (Hôtel, garage, entrepôt sous douane.
A défaut de savoir, quelqu' un sait-il où on peut trouver les infos (hors les ambassades, ça je sais faire tout seul, mais je n' ai pas envie d' y passer le reste de mes jours).
Merci d' avance de vos infos.
Eric
Nous (65 et 69) venons de passer au cours des 5 dernières années un total de 24 mois en Afrique Australe, Centre et Est, sur le mode: deux à six mois de voyage, deux à six mois de retour par avion à la maison, etc..
Pendant chacun de nos retours en Europe, le véhicule (LR 110) est resté sur place à nous attendre (facile dans la plupart des pays de la zone grâce au Carnet de Passage en Douane).
Maintenant, nous envisageons un Paris / Pékin / Vladivostok / Paris sur le même mode (aller par le Sud et retour par le Nord ou l' inverse), le tout étalé sur six portions ou plus en deux ou trois ans.
Nous avons beaucoup de mal à trouver des informations fiables sur les pays concernés (jusqu' en Turquie / Iran, c' est plutôt simple - mais cher avec le CPD), ensuite c' est un peu le noir.
Quelqu' un d' entre vous sait il:
- Si les pays traversés délivrent des Permis d' Importation Temporaires pour les véhicules ou acceptent les carnets ATA, pour quel prix et pour quelle durée.
- Est il possible de laisser le véhicule sur place quelques mois pendant un retour en France par avion (Hôtel, garage, entrepôt sous douane.
A défaut de savoir, quelqu' un sait-il où on peut trouver les infos (hors les ambassades, ça je sais faire tout seul, mais je n' ai pas envie d' y passer le reste de mes jours).
Merci d' avance de vos infos.
Eric
Retour d'une semaine à Grande Comore English translation pending
Voyage à Grande Comore
De retour d'un bref séjour d'une semaine à Grande Comore, nous vous livrons quelques impressions et conseils qui nous paraissent utiles.
A l’arrivée, prévoir un stylo (et le conserver pour le retour, il s’avérera utile) : se dépêcher de remplir les papiers afin d’être parmi les 1ers…. Sinon ça peut durer 2h avant de sortir de l’aéroport ! (l’ordinateur peut tomber en panne….surchauffe peut-être) Pas de panique si vous n’apercevez plus vos bagages pendant que vous attendez votre tour à la douane. Le taximan (que vous n’avez d’ailleurs pas réservé) a pris soin de vous les mettre de côté. 1er prix du taxi jusqu’à Moroni 7 500 kmf soit 15€ avant négociation. Nous avons au final payé 1 000 KMF/personne (2€). Toujours demander le prix et négocier avant de monter.
1ère nuit au jardin de la paix (20 000kmf - 40€) : chambre vendue avec clim qui ne fonctionne pas…) Endroit calme avec électricité et eau courante (tellement courante qu’il y a des fuites…) Possibilité de se faire porter le petit-déjeuner dans la chambre en cas de départ matinal pour l’ascension du Karthala. Nous sommes passés par Mme Hissane GUY de l’agence « Cadence Travel » pour faire l’ascension du Karthala (cadencetravel@gmail.com). Prix départ 90€ avec guide, repas, porteurs. Nous avons choisi la formule 75€/personne avec guide + repas. L’agence nous a donc confié à Omar qui lui nous a confié à un autre guide dont la maîtrise du français était réduite ce qui a limité les échanges, mais très sympa. Il ne faut pas hésiter à insister pour dormir au sommet (sinon vous allez dormir à mi-chemin dans une cabane…ce serait dommage surtout en ayant porté tout votre nécessaire de camping - tente, duvet…). L’ascension en elle-même n’est pas difficile mais nous vous recommandons de prendre des porteurs (nous avions 15kg pour l’un et 13kg pour l’autre sur le dos) afin d’éviter de terribles courbatures même pour des personnes habituées aux randos. Une fois au sommet, vous resterez sans voix face à ce paysage.
A choisir, nous préférons le nord de l’île et le Trou du Prophète, mais si vous souhaitez voir les deux, on conseille de commencer par Chomoni (retour par la case Moroni en taxi obligatoire). A Chomoni, quelques paillotes délabrées. Nous avons dormi au Bungalow n°1 et ça ne sentait pas le Chanel n°5 (15 000KMF - 30€) nuit, dîner et petit-déjeuner. Langoustes à 5 000KMF/personne soit 10€). Demander Bruno. Avec un peu de chance, vous n’aurez pas les têtards dans la bassine d’eau pour la douche, et aucun rat ne viendra vous croquer l’orteil pendant la nuit… Cela dit, la plage est propre puisque recouverte à marée haute ( ! ) et vous serez seuls au monde.
Le Trou du Prophète, à découvrir absolument. Sans doute le plus bel endroit de Grande Comore : un PARADIS. Nous avons dormi au bout du monde dans le bungalow de Kofi et Omar, isolé au bout de la coulée de lave (20 000KMF la nuit + petit-déj, repas à moins de 5€ servi au bungalow). Confort sommaire, pas d’électricité ni d’eau courante. Au Trou du Prophète, il est aussi possible de dormir chez Mickey au « Baobab Magic » (camping + bungalow). Bruce Lee propose des excursions en apnée sur le bateau de Bob Denard dont on peut visiter (de l’extérieur) la maison au bout de la plage. On le redit, les gens sont accueillants et l’endroit est enchanteur.
Pour se rendre au nord, il faut aller à la « gare du nord » dite aussi « GT » ( ?) où vous trouverez des taxi-minibus à 500KMFpour Mitsamiouli. Pour se rendre à Chomoni, il faut aller à la gare routière « Shalma », minibus à 500KMF. La course de taxi dans Moroni ou sur les courtes distances varie entre 200 et 250KMF.
A Moroni, nous sommes allés à l’hôtel « les îles du Paradis » (12 500 KMF - 25€) chambre avec sdb sans eau courante, confort sommaire mais il y a l’électricité… de temps en temps) près du marché de Volo-Volo (à faire ! mais si vous êtes en tongues, levez bien les pieds… ! ) Le resto est très bien, bonne cuisine (environ 2 000KMF /plat soit 4€). Endroit bien aménagé, faut tout de même aimer la musique à fond.
Pour le vol retour, pensez à confirmer votre horaire de vol la veille. Nous avons pu passer les douanes avec une bouteille d’eau mais nous nous sommes fait coincer avec les gâteaux comoriens que nous voulions rammener… De très nombreuses surprises et anecdotes (dont vous n’avez ici qu’une infime sélection) vous attendent. Question sécurité, aucun problème, les gens sont là pour vous guider sans rien attendre en retour. Nous avons beaucoup aimé ce voyage.
A ne manquer sous aucun prétexte :
Le Trou du Prophète
Le lac salé (juste à côté, comme Dziani à Mayotte)
Le marché de volo-volo à Moroni (pour une expérience maximum, privilégiez la fin de journée pour le subtil mélange d’odeurs)
L’ascension du Karthala
On aime : - les gâteaux comoriens, appelés «koukouises » … - les langoustes grillées et le carry poulpe de Kofi (trou du prophète) - le taxi-brousse (18 dans un mini van de 13 places, record à battre… il y a encore de la place sur le toit avec les chèvres). - La gentillesse des habitants
On aime moins : - l’attente à la douane - la quantité de déchets dans toute l’île - l’incertitude des horaires de vols (EWA)
Marie & Clément
De retour d'un bref séjour d'une semaine à Grande Comore, nous vous livrons quelques impressions et conseils qui nous paraissent utiles.
A l’arrivée, prévoir un stylo (et le conserver pour le retour, il s’avérera utile) : se dépêcher de remplir les papiers afin d’être parmi les 1ers…. Sinon ça peut durer 2h avant de sortir de l’aéroport ! (l’ordinateur peut tomber en panne….surchauffe peut-être) Pas de panique si vous n’apercevez plus vos bagages pendant que vous attendez votre tour à la douane. Le taximan (que vous n’avez d’ailleurs pas réservé) a pris soin de vous les mettre de côté. 1er prix du taxi jusqu’à Moroni 7 500 kmf soit 15€ avant négociation. Nous avons au final payé 1 000 KMF/personne (2€). Toujours demander le prix et négocier avant de monter.
1ère nuit au jardin de la paix (20 000kmf - 40€) : chambre vendue avec clim qui ne fonctionne pas…) Endroit calme avec électricité et eau courante (tellement courante qu’il y a des fuites…) Possibilité de se faire porter le petit-déjeuner dans la chambre en cas de départ matinal pour l’ascension du Karthala. Nous sommes passés par Mme Hissane GUY de l’agence « Cadence Travel » pour faire l’ascension du Karthala (cadencetravel@gmail.com). Prix départ 90€ avec guide, repas, porteurs. Nous avons choisi la formule 75€/personne avec guide + repas. L’agence nous a donc confié à Omar qui lui nous a confié à un autre guide dont la maîtrise du français était réduite ce qui a limité les échanges, mais très sympa. Il ne faut pas hésiter à insister pour dormir au sommet (sinon vous allez dormir à mi-chemin dans une cabane…ce serait dommage surtout en ayant porté tout votre nécessaire de camping - tente, duvet…). L’ascension en elle-même n’est pas difficile mais nous vous recommandons de prendre des porteurs (nous avions 15kg pour l’un et 13kg pour l’autre sur le dos) afin d’éviter de terribles courbatures même pour des personnes habituées aux randos. Une fois au sommet, vous resterez sans voix face à ce paysage.
A choisir, nous préférons le nord de l’île et le Trou du Prophète, mais si vous souhaitez voir les deux, on conseille de commencer par Chomoni (retour par la case Moroni en taxi obligatoire). A Chomoni, quelques paillotes délabrées. Nous avons dormi au Bungalow n°1 et ça ne sentait pas le Chanel n°5 (15 000KMF - 30€) nuit, dîner et petit-déjeuner. Langoustes à 5 000KMF/personne soit 10€). Demander Bruno. Avec un peu de chance, vous n’aurez pas les têtards dans la bassine d’eau pour la douche, et aucun rat ne viendra vous croquer l’orteil pendant la nuit… Cela dit, la plage est propre puisque recouverte à marée haute ( ! ) et vous serez seuls au monde.
Le Trou du Prophète, à découvrir absolument. Sans doute le plus bel endroit de Grande Comore : un PARADIS. Nous avons dormi au bout du monde dans le bungalow de Kofi et Omar, isolé au bout de la coulée de lave (20 000KMF la nuit + petit-déj, repas à moins de 5€ servi au bungalow). Confort sommaire, pas d’électricité ni d’eau courante. Au Trou du Prophète, il est aussi possible de dormir chez Mickey au « Baobab Magic » (camping + bungalow). Bruce Lee propose des excursions en apnée sur le bateau de Bob Denard dont on peut visiter (de l’extérieur) la maison au bout de la plage. On le redit, les gens sont accueillants et l’endroit est enchanteur.
Pour se rendre au nord, il faut aller à la « gare du nord » dite aussi « GT » ( ?) où vous trouverez des taxi-minibus à 500KMFpour Mitsamiouli. Pour se rendre à Chomoni, il faut aller à la gare routière « Shalma », minibus à 500KMF. La course de taxi dans Moroni ou sur les courtes distances varie entre 200 et 250KMF.
A Moroni, nous sommes allés à l’hôtel « les îles du Paradis » (12 500 KMF - 25€) chambre avec sdb sans eau courante, confort sommaire mais il y a l’électricité… de temps en temps) près du marché de Volo-Volo (à faire ! mais si vous êtes en tongues, levez bien les pieds… ! ) Le resto est très bien, bonne cuisine (environ 2 000KMF /plat soit 4€). Endroit bien aménagé, faut tout de même aimer la musique à fond.
Pour le vol retour, pensez à confirmer votre horaire de vol la veille. Nous avons pu passer les douanes avec une bouteille d’eau mais nous nous sommes fait coincer avec les gâteaux comoriens que nous voulions rammener… De très nombreuses surprises et anecdotes (dont vous n’avez ici qu’une infime sélection) vous attendent. Question sécurité, aucun problème, les gens sont là pour vous guider sans rien attendre en retour. Nous avons beaucoup aimé ce voyage.
A ne manquer sous aucun prétexte :
Le Trou du Prophète
Le lac salé (juste à côté, comme Dziani à Mayotte)
Le marché de volo-volo à Moroni (pour une expérience maximum, privilégiez la fin de journée pour le subtil mélange d’odeurs)
L’ascension du Karthala
On aime : - les gâteaux comoriens, appelés «koukouises » … - les langoustes grillées et le carry poulpe de Kofi (trou du prophète) - le taxi-brousse (18 dans un mini van de 13 places, record à battre… il y a encore de la place sur le toit avec les chèvres). - La gentillesse des habitants
On aime moins : - l’attente à la douane - la quantité de déchets dans toute l’île - l’incertitude des horaires de vols (EWA)
Marie & Clément
Une semaine camping-car en Albanie English translation pending
Bonjour
Après la Croatie nous pensons faire un tour en Albanie puis retour par l'Italie
Qui peut nous faire un retour sur les différents mode de traversées ?
quels sont les bons plans pour loger
merci pour vos réponses
Françoise Michel
Entrée et sortie États-Unis - Canada English translation pending
Bonjour
j'ai quelques questions par rapports aux formalités.
je vais prendre un vol pour seattle , louer une voiture puis me rendre quelques jours à Vancouver (via peut être victoria pas encore décidé) puis retourner à seattle rendre la voiture .
J'aurai donc fait mon immigration à l'aéroport de seattle.. puis je me rends au canada.. (j ai ave donc pas de soucis de ce coté là) puis revenir à seattle... et là du coup douane terrestre.. mon esta suffira où vais je devoir faire un visa papier pour revenir aux usa? comment cela se passe t il?
merci de votre aide
je vais prendre un vol pour seattle , louer une voiture puis me rendre quelques jours à Vancouver (via peut être victoria pas encore décidé) puis retourner à seattle rendre la voiture .
J'aurai donc fait mon immigration à l'aéroport de seattle.. puis je me rends au canada.. (j ai ave donc pas de soucis de ce coté là) puis revenir à seattle... et là du coup douane terrestre.. mon esta suffira où vais je devoir faire un visa papier pour revenir aux usa? comment cela se passe t il?
merci de votre aide
Visa de transit à l'aéroport de Manille English translation pending
Bonjour :)
Je souhaite changer d'avion (transit) à l'aeroport Aquino Ninoy de Manille, Sachant que les billets des 2 avions sont reservés depuis 2 companies différentes. j'utiliserai le Online check-in pour éviter de passer par les ticketing guichets et par la doanne. Et si les luggages poseraient problème je suis pret à ne pas s'en servir. Alors ma question est: ai-je besoin de visa d'entrée ou de transit aux philippines dans ce cas la?
Merci d'avance pour toute aide :)