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Voyage au désert Blanc en Égypte avec de jeunes enfants English translation pending
Bonjour
Je planifie un voyage en Égypte en janvier prochain avec la famille. En fait, nous voyagerons avec ma nièce qui a trois jeunes enfants dont l'un aura pas tout-à-fait 3 ans en janvier et un bébé de 10 mois. J'aurais aimé savoir si des membres avaient fait l'expérience d'aller dans le désert blanc (excursion de 2 nuits 3 jours) avec de si jeunes enfants. Je sais que la température peut être froide la nuit. Et je me demande si le trajet en 4x4 peut être difficile pour les enfants. Merci de partager vos expériences!
Nat
Je planifie un voyage en Égypte en janvier prochain avec la famille. En fait, nous voyagerons avec ma nièce qui a trois jeunes enfants dont l'un aura pas tout-à-fait 3 ans en janvier et un bébé de 10 mois. J'aurais aimé savoir si des membres avaient fait l'expérience d'aller dans le désert blanc (excursion de 2 nuits 3 jours) avec de si jeunes enfants. Je sais que la température peut être froide la nuit. Et je me demande si le trajet en 4x4 peut être difficile pour les enfants. Merci de partager vos expériences!
Nat
Vivre à Alexandrie (Égypte) English translation pending
Je suis retraitée et étudie la possibilité d'aller vivre à Alexandrie.
Pour ceux qui connaissent l'Egypte , la ville d'Alexandrie, les mentalités, (une femme seule, j'entends bien à la retraite!!) le cout de la vie, achat ou location d'un appartement, quels seraient les conseils que vous pourriez me donner.
J'ai vécu très longtemps à l'étranger, et cette "chaleur humaine" que l'on trouve au moyen orient, en afrique où j'ai eu la chance de vivre me manque .
Mille merci pour tous les conseils que vous voudrez bien m'adresser
A
A
Voyage de Louxor à Beyrouth pour deux étudiants English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes deux étudiants ayant pour projet de visiter l'Egypte du Sud vers le Nord, en commençant probablement par Louxor, pour remonter jusqu'à Alexandrie, le tout par nos propres moyens, avant de franchir la frontière israélienne pour nous rendre à Jérusalem. Notre projet étant au stade embryonnaire, plusieurs questions me tarrodent l'esprit:
- peut on se rendre facilement en Israël quand on vient d'Egypte?
- est il possible, une fois à Jérusalem, de passer la frontière Jordanienne, pour pourquoi pas visiter Petra? Le but ultime de notre excursion serait en fait d'arriver à Beyrouth, pour ensuite rentrer à Paris ou Bruxelles. Pensez vous que cela soit possible?
- ayant des moyens modestes et voulant la jouer "économie de vie" tout le long du trajet, savez vous pour combien peut on être hébergé dans un hôtel egyptien ?
- qu'en est il des visas pour l'Egypte, peut on l'obtenir rapidement ?
D'avance merci pour votre disponibilité.
D'avance merci pour votre disponibilité.
Coût du visa Egyptien? English translation pending
bonjour,
je pars en egypte samedi prochain. Je pars avec le TO thomas cook, et dans le guide il m'indique un visa à 17 euros. Ce pris est-il bon, ou, si je prend mon visa autrepart, je peux l'avoir moin cher?
merci de vos réponse
je pars en egypte samedi prochain. Je pars avec le TO thomas cook, et dans le guide il m'indique un visa à 17 euros. Ce pris est-il bon, ou, si je prend mon visa autrepart, je peux l'avoir moin cher?
merci de vos réponse
Excursions sur le Costa Europa en août 2009? English translation pending
bonjour, je vais faire une croisiere sur le costa europa en aout 2009, et j'aimerais avoir des informations sur les excursions car je suis une personne à mobilité réduite (fauteuil roulant), je voulais savoir si les vehicules étaient bien adaptées pour pouvoir monter dedans ainsi que les sites à visiter ?? Et si vous avez des conseils pour faire les meilleures excursions ?? merci d'avance
Photos pour le visa égyptien? English translation pending
Bonjour,
Je dois aller à Montréal pour obtenir un visa pour mon voyage en Egypte en septembre prochain et j'aimerais savoir quel sorte de photo on doit avoir pour ce visa, photo couleur ? dimension ? Est-ce le même genre de photo que pour le passeport ?Merci de me répondre😎
Vos trois meilleurs pays parmi cette liste? English translation pending
Salut chers voyageurs,
Voila j'ai selectionné dix ( 10 ) payés que je trouve trés agreable à visiter .Mais j'aimerais savoir votre avis sur les 3 payés les plus interessant à visiter parmis ces 10 :
1-La Turkey 2- La France 3- la Greece 4- Le Maroc 5- L'Inde 6- Le Brezil 7- L'Egypt 8- L'Italie 9- Thailand 10-Le Leban Merci de choisir 3 payés . Addi addii12@yahoo.com
1-La Turkey 2- La France 3- la Greece 4- Le Maroc 5- L'Inde 6- Le Brezil 7- L'Egypt 8- L'Italie 9- Thailand 10-Le Leban Merci de choisir 3 payés . Addi addii12@yahoo.com
Croisière en Grèce avec un petit garçon de trois ans English translation pending
Bonjour,
Nous avons l'intention mon conjoint et moi, avec notre petit garçon de presque 3 ans, de faire une croisière sur les Iles grecques pour un départ le 8 octobre.
Je m'interroge sur plusieurs choses.. Dois-je attendre le dernier moment pour réserver afin de bénéficier de meilleurs tarifs? Actuellement on nous propose 2000€ pour nous 3, sachant que le petit ne paie pas (remise de 5% effectué par l'agence).
Et l'autre question.. c'est avec le petit, est ce que c'est jouable, les visites, les balades?? Nous voulons profiter du séjour au maximum, mais sans poser de contraintes à notre fils. Bon, il est bien évident qu'il aura le temps de se reposer, nous sommes tout de même pas mal de temps sur la bateau. Mais les excursions, vaut-il mieux les faire par nos propres moyens, genre Taxi, bus? Ou avec le bateau (qui sont très chères...)...
Nous avons comme escales, gênes, Naples, le pirée, kusadasi, Mykonos, Santorin, Katakolon et Missine. Les soucis que l'ont a c'est que l'on ne connaît pas les distances à parcourir entre le port et les lieux de visites.. Quelqu'un pourrait m'aider un peu?
J'espère que vous pourrez me conseiller et m'aider :-) Merci beaucoup, Carine
Nous avons l'intention mon conjoint et moi, avec notre petit garçon de presque 3 ans, de faire une croisière sur les Iles grecques pour un départ le 8 octobre.
Je m'interroge sur plusieurs choses.. Dois-je attendre le dernier moment pour réserver afin de bénéficier de meilleurs tarifs? Actuellement on nous propose 2000€ pour nous 3, sachant que le petit ne paie pas (remise de 5% effectué par l'agence).
Et l'autre question.. c'est avec le petit, est ce que c'est jouable, les visites, les balades?? Nous voulons profiter du séjour au maximum, mais sans poser de contraintes à notre fils. Bon, il est bien évident qu'il aura le temps de se reposer, nous sommes tout de même pas mal de temps sur la bateau. Mais les excursions, vaut-il mieux les faire par nos propres moyens, genre Taxi, bus? Ou avec le bateau (qui sont très chères...)...
Nous avons comme escales, gênes, Naples, le pirée, kusadasi, Mykonos, Santorin, Katakolon et Missine. Les soucis que l'ont a c'est que l'on ne connaît pas les distances à parcourir entre le port et les lieux de visites.. Quelqu'un pourrait m'aider un peu?
J'espère que vous pourrez me conseiller et m'aider :-) Merci beaucoup, Carine
Mexique: où sont les cochons? English translation pending
Après le poulet, encore un bon exemple de paranoïa médiatique pour faire grimper l'audimat dans les chaumières : pour un nombre infime de victimes tout un pays, le Mexique est en train progressivement de sombrer dans la quarantaine. Des centaines de virus et maladies tuent chaque année des milliers voire des millions de gens dans le monde dans la routine et l'indifférence. De la légionéllose dans la climatisation à l'eau impure en passant par des cancers/virus liés à une alimentation trop grasse etc...La France a demandé à la CEE, la suspension de tous les vols pour le Mexique...à quand une cellule d'aide psychologique pour les gens qui regardent trop la télé
😠
😠
Saut à l'élastique au Népal, la folie des grandeurs English translation pending
C'est l'heure des retrouvailles,
Le moment de fourrer la dinde de marrons chauds,
Le temps des rêves où la fée serait devenue un vieux monsieur barbu et ventru qui hurle à qui veut l'entendre qu'il voyage avec des rennes qui volent et qu'il est le meilleur ami des lutins.
Non mais des fois, j'vous jure...
Joyeux Noël à tous, dans vos têtes, dans vos corps et dans vos coeurs.
J'me permets même de glisser un petit article par la cheminée, en espérant que pour vous tous, ces fêtes soient l'occasion de vivre de réjouissances.
Je pense bien à vous depuis Kathmandou où je célébre le réveillon au pieds d'un ficus de Noël.
Il faut dire que Noël au Népal c'est plus ou moins Haloween au Congo, ça leur passe par dessus la tête.
Et oui parce que maintenant je suis au Népal. L'Asie se dresse comme une fière tentatrice. J'ai déjà plein d'images en tête, pleins de couleurs, de paysages, d'odeurs. Et la porte d'entrée de tout ça, c'est Kathmandou, et question odeurs, on peut dire qu'ils pourraient aérer de temps en temps. C'est la seule chose dont je peux parler pour l'instant, je suis arrivé de nuit, en toute fin d'après-midi pour être précis. Il y a bien eu le siège près du hublot gauche (c'est important) dans l'avion pour permettre une vue du ciel sur une "petite" moitié de l'Himalaya, mais dès la sortie, il fait nuit et on grimpe dans un taxi. En quittant l'aéroport, on est déjà en ville et partout il fait nuit. Trois lumières qui se battent dans un champs de maisonnettes. Tout est éclairé à la lumière des phares des voitures qui parcourent la ville en klaxonnant en permanence pour éviter tout le cortège de véhicules avec ou sans phares, piétons, vendeurs, animaux qu'on croise sur la route. Sur le bas-côté, les habitants brulent leurs déchets ce qui a le mérite de les réchauffer mais donne à l'air ce petit je ne sais quoi de difficilement respirable. D'ailleurs le faiceau des phares de voiture souligne bien que la particule poussièreuse est ici chez elle. Pour en finir là-dessus, c'est tout l'inverse du Caire. Autant là-bas, on n'y traverse que des autoroutes bordés de grands immeubles, autant ici, on ne circule que dans des rues à une voie mais à deux voies et sans trottoir, c'est tassé, plein de détails, ça promet!
Le fait est aussi qu'il fait noir partout car tout le pays y compris Kathmandou est sujet à des coupures de courant qui interviennent plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs heures. Le pays ne produit pas assez d'électricité pour contenter tout le monde tout le temps alors ils tournent. Le vendeur de bougies n'a pas de soucis à se faire!
Ma soirée est vite enfilée, je reste sur le souvenir de l'épopée francilienne, et ça met du temps à digérer . Rien à voir avec la gueule de bois, pas grand chose en tout cas.
Première journée, je déambule comme je sais si bien faire. Les gens croisés sont amicaux, souriants, pas insistants, c'est que du bonheur! Cela dit, je ne déambule pas longtemps car j'ai un peu pioncer jusqu'à pas d'heure et s'il fait nuit et que je suis encore dans ce bazar, je me considère comme définitivement perdu. Sans doute que j'ai dû écrire encore...
Le lendemain, j'ai soif, soif d'aventures. J'ai bien aussi déjà envie d'aller faire un tour au vert sans forcément partir pour quinze jours. Et bien, il y a un truc qui colle parfaitement, ça s'appelle le Lost Resort, c'est un endroit où on s'arrange pour que vous n'oubliez jamais votre passage en ses murs. Ses murs, ce sont des montagnes qui tombent quasi à pic jusqu'à se rejoindre en formant un torrent tonitruand, endroit parfait pour se jeter, et c'est pas une image!
Je choisis d'y passer 3 jours de tranquillité et d'extrème.
La tranquilité c'est de l'exxxcellente nourriture, des hamacs, de grandes tentes perdues dans la foret en guise de hutte, et aussi une fois de plus, décidemment, j'arrive la 1ère semaine de la basse saison, y'a pas grand monde et l'ambiance n'en est que meilleure.
L'extrème, ça commence dès que tu quittes le bus qui t'a amené de Kathmandou. A ce moment, tu es sur un flanc de montagne. L'hotel, lui, est de l'autre côté, sur la montagne d'en face, normal. Donc, si tu ne veux pas passer ta journée dans un bus à regarder les autres s'amuser de l'autre côté d'une vallée, il faut que tu traverses sur un pont solide mais qui bouge beaucoup avec le torrent qui déferle 160 mètres plus bas. C'est d'après ce bon vieux LP, le pont le plus haut du monde dévolu à la pratique du saut à l'élastique, même pas peur.
Euh... Si quand même...
Mais pour l'instant, un autre programme m'attend en guise d'apéritif, la matinée est consacrée au canyoning. Ca a l'air de rien mais c'est déjà beaucoup!! Le but est de descendre le plus souvent en rappel la montagne en suivant un ruisseau qui s'écoule de cascade en cascades. La plus longue cascade fait 45 mètres. Déjà se donner de quoi s'inquiéter un peu. Mais on s'inquiète pas longtemps car ça s'apprend vite, et on est souvent aussi concerné par les cris des gens qui déjà sautent du pont ne faisant pas la descente en rappel. Parfois on en voit un se jeter et on ne peux pas se détacher le regard de voir ces cris qui chutent. On sait qu'on est sur la liste et personne n'arrive à faire comme si de rien n'était. Le canyoning se termine par la remontée de la montagne en suivant un chemin qui remonte la pente perpendiculairement. Ils sont fous ces népalais et moi je suis crevé!
Un déjeuner plus tard, il est temps de se préparer, psychologiquement j'entends.
Au Lost Resort, on a le choix entre 2 façons de sauter, la première est la façon classique attaché par les pieds a un élastique qui tient grace à un velcro (vaile-kro? velleqro?) épais comme une cuisse. La seconde s'appelle la balançoire, on est attaché grace à un harnais au niveau de la taille et relié à un point qui se trouve plusieurs dizaines de mètres devant. La chute n'en est que plus longue et on a le mérite de ne pas rester la tête en bas. Comme en plus, je pétoche un peu de me jeter la tête la première, c'est l'option que je choisis pour mon 1er saut depuis le pont.
Sur le pont, l'attente est interminable. C'est surtout dû au fait que ça n'a rien de naturel de se trouver suspendu au dessus d'un gouffre. On a beau vouloir s'acclimater de la distance avec le sol, c'est mission impossible. Lorsque mon tour vient, on m'installe le harnais, on me prodigue les derniers conseils et je dois avancer jusqu'à la mini-passerelle qui n'est fermée par aucune barrière. C'est le temps des dernières prières, le temps où on oublie de penser à quoi que ce soit pour mieux accepter cette minute paranormale. J'avance sur la plateforme, chacun de mes pas n'est pas plus grand qu'un orteil. Un membre du staff me retient en arrière car le lien qui file devant moi me tire vers le gouffre. Il tente de me rassurer sur l'inrassurable, entame un compte à rebours. 3, 2, 1...
Géronimo!!!!!!!!
Un saut de quelques millimètres suffit à me mettre sur orbite. Au début, je tombe immobile. Puis, mes jambes détectants l'absence de sol pour les porter commencent à entamer un ballet incontrolable à la recherche, vaine, d'une surface plane. C'est peine perdue. Whaouuuuuuu (je pourrais multiplier les "u" sur des dizaines de pages mais je m'abstiens même si ça les vaut).
Comme c'est noël, et comme une vidéo vaut mieux que tous les discours du monde, je laisse en bonus exceptionnel le film qu'un type a fait de mon premier saut. Si a la fin de la vidéo, on ne me voit plus, c'est normal, j'ai changé de dimension, et suis entré dans la twilight zone.
http://www.wat.tv/video/lost-resort-1st-swing-jump-15q5m_zifu_.html
Je crie tout ce que je peux pendant la chute et encore après. C'est un petit pas pour l'homme mais un clash géant pour tous mes neurones qui en redemandent. L'expérience ultime s'achève par la même remontée de la montagne que celle empruntée le matin même après le canyoning. Au final, je suis plus éprouvé par la montée que par la descente. Qu'est ce que ça va bien pouvoir donner lorsque je serais en montagne en portant mon paquetage et en affrontant des pentes identiques autrement que pendant 30 minutes à vide?
Pour ce jour, un saut est bien suffisant. Je suis le seul parmi tous les gens transportés depuis Kathmandou à rester sur place. Il sera temps de remettre le couvert 2 jours plus tard lorsque un nouveau convoi sera organisé. En attendant, je profite des lieux en m'essayant au tilleul local. Je passe également un long moment sur le pont qui n'est pour l'occasion rien qu'à moi et aux népalais qui l'empruntent pour rentrer chez eux. Je suis sûr qu'ils sont ravis que le pont soit là car gravir la montagne est un défi d'autant plus quand tu reviens de faire les courses et que tu portes ton poids sur ton dos. Cerise sur le gateau, je découvre que les flancs de la montagne, couverts de végétation dense, sont habités par des dizaines de singes craintifs mais bien présents. On est plus dans Indiana Jones mais dans le Livre de la Jungle. Du bonheur à tous les étages avec du vide en dessous.
Je retrouve le vide le lendemain (10 décembre) alors que de nouveaux sauteurs se présentent. Aujourd'hui le défi est de faire deux nouveaux sauts. Le premier à l'élastique, le second pour une nouvelle balançoire.
Ca fait 2 jours que je me prépare à sauter la tête la première et je n'arrive toujours pas à m'y faire. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est ton tour coco. Cette fois-ci, pas de harnais, rien qu'un scratch qui m'enserre les chevilles. J'ai la sensation de n'être tenu par rien et pourtant il faut y aller et faire confiance. Je reprends le chemin de la plateforme comme un condamné à mort sur un bateau de pirates à qui on piquerait le dos pour qu'il se jète dans une mer infestée de requins. La chorégraphie est on ne peut plus simple, il suffit d'écarter les bras tel un oisillon qui se prépare pour son 1er vol et sauter la tête la première dans l'inconnu en espérant que ça tienne ou qu'on est pas la victime d'un poisson d'avril du genre : "Surprise!! On t'a mis du fil de pêche à la place de l'élastique!!"
J'ai beau pétocher à mort, il faut y aller. Une micro-impulsion s'enlève du pont. J'ai pas l'impression de voler mais plutôt celle que je vais m'écraser comme une vieille crotte. Et pourtant, non, l'élastique se tend, je repars vers le haut et hurle comme deux jours plus tôt à cracher mes cordes vocales à l'extérieur. Je sens le sang me descendre à la tête et hurle de re-chef. Heureusement on ne reste pas longtemps la tête en bas, on descend l'élastique jusqu'à ce que je rejoignes les bords du torrent. Pendant ce temps, je continue de hurler à tue-tête. On note d'ailleurs deux catégories de sauteurs, ceux qui gardent tout à l'intérieur et ceux qui extériorisent à s'en faire péter les veines des tempes. Moi, j'ai beau essayer de faire gaffe, j'y arrive pas, il faut que ça sorte et que le singe à deux vallées de là soit aussi au courant. Du coup, il faut que je récupère au niveau des cordes vocales, à croire que la remontée crevante sert à ça... Quelques secondes pour descendre, 30 minutes pour remonter, on a déjà vu meilleur équilibre... Mais peu importe, je suis surexcité, ce manège est ennivrant et à l'issue, on en redemande!
Ca tombe bien, la balançoire cloturera l'après-midi. De plus, j'ai réfléchi à mon coup depuis la veille et ai bricolé un système pour filmer ma trombine durant la chute (à venir dans "le tour du Braïce"). Je suis maintenant en confiance, c'est plus que du plaisir matiné de hurlements. Vous en serez témoins.
Cerise sur le gateau, lorsqu'on effectue trois sauts, le quatrième est gratuit, et comme il est trop tard pour l'effectuer ce jour, en voilà déjà une excellllente raison de revenir au Népal.
Je quitte le Lost resort en étant quasiment sur de revenir. Dans le bus vers Kathmandou, je me repasse en boucle les vidéos du délit de plaisir. Pour retrouver quelque chose d'aussi puissant il va vraiment falloir faire très fort!!!! Peut-être un trek fera-t-il l'affaire, c'est tout ce que je me souhaite. Joyeux Noël à tous. (En retard...)
Et oui parce que maintenant je suis au Népal. L'Asie se dresse comme une fière tentatrice. J'ai déjà plein d'images en tête, pleins de couleurs, de paysages, d'odeurs. Et la porte d'entrée de tout ça, c'est Kathmandou, et question odeurs, on peut dire qu'ils pourraient aérer de temps en temps. C'est la seule chose dont je peux parler pour l'instant, je suis arrivé de nuit, en toute fin d'après-midi pour être précis. Il y a bien eu le siège près du hublot gauche (c'est important) dans l'avion pour permettre une vue du ciel sur une "petite" moitié de l'Himalaya, mais dès la sortie, il fait nuit et on grimpe dans un taxi. En quittant l'aéroport, on est déjà en ville et partout il fait nuit. Trois lumières qui se battent dans un champs de maisonnettes. Tout est éclairé à la lumière des phares des voitures qui parcourent la ville en klaxonnant en permanence pour éviter tout le cortège de véhicules avec ou sans phares, piétons, vendeurs, animaux qu'on croise sur la route. Sur le bas-côté, les habitants brulent leurs déchets ce qui a le mérite de les réchauffer mais donne à l'air ce petit je ne sais quoi de difficilement respirable. D'ailleurs le faiceau des phares de voiture souligne bien que la particule poussièreuse est ici chez elle. Pour en finir là-dessus, c'est tout l'inverse du Caire. Autant là-bas, on n'y traverse que des autoroutes bordés de grands immeubles, autant ici, on ne circule que dans des rues à une voie mais à deux voies et sans trottoir, c'est tassé, plein de détails, ça promet!
Le fait est aussi qu'il fait noir partout car tout le pays y compris Kathmandou est sujet à des coupures de courant qui interviennent plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs heures. Le pays ne produit pas assez d'électricité pour contenter tout le monde tout le temps alors ils tournent. Le vendeur de bougies n'a pas de soucis à se faire!
Ma soirée est vite enfilée, je reste sur le souvenir de l'épopée francilienne, et ça met du temps à digérer . Rien à voir avec la gueule de bois, pas grand chose en tout cas.
Première journée, je déambule comme je sais si bien faire. Les gens croisés sont amicaux, souriants, pas insistants, c'est que du bonheur! Cela dit, je ne déambule pas longtemps car j'ai un peu pioncer jusqu'à pas d'heure et s'il fait nuit et que je suis encore dans ce bazar, je me considère comme définitivement perdu. Sans doute que j'ai dû écrire encore...
Le lendemain, j'ai soif, soif d'aventures. J'ai bien aussi déjà envie d'aller faire un tour au vert sans forcément partir pour quinze jours. Et bien, il y a un truc qui colle parfaitement, ça s'appelle le Lost Resort, c'est un endroit où on s'arrange pour que vous n'oubliez jamais votre passage en ses murs. Ses murs, ce sont des montagnes qui tombent quasi à pic jusqu'à se rejoindre en formant un torrent tonitruand, endroit parfait pour se jeter, et c'est pas une image!
Je choisis d'y passer 3 jours de tranquillité et d'extrème.
La tranquilité c'est de l'exxxcellente nourriture, des hamacs, de grandes tentes perdues dans la foret en guise de hutte, et aussi une fois de plus, décidemment, j'arrive la 1ère semaine de la basse saison, y'a pas grand monde et l'ambiance n'en est que meilleure.
L'extrème, ça commence dès que tu quittes le bus qui t'a amené de Kathmandou. A ce moment, tu es sur un flanc de montagne. L'hotel, lui, est de l'autre côté, sur la montagne d'en face, normal. Donc, si tu ne veux pas passer ta journée dans un bus à regarder les autres s'amuser de l'autre côté d'une vallée, il faut que tu traverses sur un pont solide mais qui bouge beaucoup avec le torrent qui déferle 160 mètres plus bas. C'est d'après ce bon vieux LP, le pont le plus haut du monde dévolu à la pratique du saut à l'élastique, même pas peur.
Euh... Si quand même...
Mais pour l'instant, un autre programme m'attend en guise d'apéritif, la matinée est consacrée au canyoning. Ca a l'air de rien mais c'est déjà beaucoup!! Le but est de descendre le plus souvent en rappel la montagne en suivant un ruisseau qui s'écoule de cascade en cascades. La plus longue cascade fait 45 mètres. Déjà se donner de quoi s'inquiéter un peu. Mais on s'inquiète pas longtemps car ça s'apprend vite, et on est souvent aussi concerné par les cris des gens qui déjà sautent du pont ne faisant pas la descente en rappel. Parfois on en voit un se jeter et on ne peux pas se détacher le regard de voir ces cris qui chutent. On sait qu'on est sur la liste et personne n'arrive à faire comme si de rien n'était. Le canyoning se termine par la remontée de la montagne en suivant un chemin qui remonte la pente perpendiculairement. Ils sont fous ces népalais et moi je suis crevé!
Un déjeuner plus tard, il est temps de se préparer, psychologiquement j'entends.
Au Lost Resort, on a le choix entre 2 façons de sauter, la première est la façon classique attaché par les pieds a un élastique qui tient grace à un velcro (vaile-kro? velleqro?) épais comme une cuisse. La seconde s'appelle la balançoire, on est attaché grace à un harnais au niveau de la taille et relié à un point qui se trouve plusieurs dizaines de mètres devant. La chute n'en est que plus longue et on a le mérite de ne pas rester la tête en bas. Comme en plus, je pétoche un peu de me jeter la tête la première, c'est l'option que je choisis pour mon 1er saut depuis le pont.
Sur le pont, l'attente est interminable. C'est surtout dû au fait que ça n'a rien de naturel de se trouver suspendu au dessus d'un gouffre. On a beau vouloir s'acclimater de la distance avec le sol, c'est mission impossible. Lorsque mon tour vient, on m'installe le harnais, on me prodigue les derniers conseils et je dois avancer jusqu'à la mini-passerelle qui n'est fermée par aucune barrière. C'est le temps des dernières prières, le temps où on oublie de penser à quoi que ce soit pour mieux accepter cette minute paranormale. J'avance sur la plateforme, chacun de mes pas n'est pas plus grand qu'un orteil. Un membre du staff me retient en arrière car le lien qui file devant moi me tire vers le gouffre. Il tente de me rassurer sur l'inrassurable, entame un compte à rebours. 3, 2, 1...
Géronimo!!!!!!!!
Un saut de quelques millimètres suffit à me mettre sur orbite. Au début, je tombe immobile. Puis, mes jambes détectants l'absence de sol pour les porter commencent à entamer un ballet incontrolable à la recherche, vaine, d'une surface plane. C'est peine perdue. Whaouuuuuuu (je pourrais multiplier les "u" sur des dizaines de pages mais je m'abstiens même si ça les vaut).
Comme c'est noël, et comme une vidéo vaut mieux que tous les discours du monde, je laisse en bonus exceptionnel le film qu'un type a fait de mon premier saut. Si a la fin de la vidéo, on ne me voit plus, c'est normal, j'ai changé de dimension, et suis entré dans la twilight zone.
http://www.wat.tv/video/lost-resort-1st-swing-jump-15q5m_zifu_.html
Je crie tout ce que je peux pendant la chute et encore après. C'est un petit pas pour l'homme mais un clash géant pour tous mes neurones qui en redemandent. L'expérience ultime s'achève par la même remontée de la montagne que celle empruntée le matin même après le canyoning. Au final, je suis plus éprouvé par la montée que par la descente. Qu'est ce que ça va bien pouvoir donner lorsque je serais en montagne en portant mon paquetage et en affrontant des pentes identiques autrement que pendant 30 minutes à vide?
Pour ce jour, un saut est bien suffisant. Je suis le seul parmi tous les gens transportés depuis Kathmandou à rester sur place. Il sera temps de remettre le couvert 2 jours plus tard lorsque un nouveau convoi sera organisé. En attendant, je profite des lieux en m'essayant au tilleul local. Je passe également un long moment sur le pont qui n'est pour l'occasion rien qu'à moi et aux népalais qui l'empruntent pour rentrer chez eux. Je suis sûr qu'ils sont ravis que le pont soit là car gravir la montagne est un défi d'autant plus quand tu reviens de faire les courses et que tu portes ton poids sur ton dos. Cerise sur le gateau, je découvre que les flancs de la montagne, couverts de végétation dense, sont habités par des dizaines de singes craintifs mais bien présents. On est plus dans Indiana Jones mais dans le Livre de la Jungle. Du bonheur à tous les étages avec du vide en dessous.
Je retrouve le vide le lendemain (10 décembre) alors que de nouveaux sauteurs se présentent. Aujourd'hui le défi est de faire deux nouveaux sauts. Le premier à l'élastique, le second pour une nouvelle balançoire.
Ca fait 2 jours que je me prépare à sauter la tête la première et je n'arrive toujours pas à m'y faire. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est ton tour coco. Cette fois-ci, pas de harnais, rien qu'un scratch qui m'enserre les chevilles. J'ai la sensation de n'être tenu par rien et pourtant il faut y aller et faire confiance. Je reprends le chemin de la plateforme comme un condamné à mort sur un bateau de pirates à qui on piquerait le dos pour qu'il se jète dans une mer infestée de requins. La chorégraphie est on ne peut plus simple, il suffit d'écarter les bras tel un oisillon qui se prépare pour son 1er vol et sauter la tête la première dans l'inconnu en espérant que ça tienne ou qu'on est pas la victime d'un poisson d'avril du genre : "Surprise!! On t'a mis du fil de pêche à la place de l'élastique!!"
J'ai beau pétocher à mort, il faut y aller. Une micro-impulsion s'enlève du pont. J'ai pas l'impression de voler mais plutôt celle que je vais m'écraser comme une vieille crotte. Et pourtant, non, l'élastique se tend, je repars vers le haut et hurle comme deux jours plus tôt à cracher mes cordes vocales à l'extérieur. Je sens le sang me descendre à la tête et hurle de re-chef. Heureusement on ne reste pas longtemps la tête en bas, on descend l'élastique jusqu'à ce que je rejoignes les bords du torrent. Pendant ce temps, je continue de hurler à tue-tête. On note d'ailleurs deux catégories de sauteurs, ceux qui gardent tout à l'intérieur et ceux qui extériorisent à s'en faire péter les veines des tempes. Moi, j'ai beau essayer de faire gaffe, j'y arrive pas, il faut que ça sorte et que le singe à deux vallées de là soit aussi au courant. Du coup, il faut que je récupère au niveau des cordes vocales, à croire que la remontée crevante sert à ça... Quelques secondes pour descendre, 30 minutes pour remonter, on a déjà vu meilleur équilibre... Mais peu importe, je suis surexcité, ce manège est ennivrant et à l'issue, on en redemande!
Ca tombe bien, la balançoire cloturera l'après-midi. De plus, j'ai réfléchi à mon coup depuis la veille et ai bricolé un système pour filmer ma trombine durant la chute (à venir dans "le tour du Braïce"). Je suis maintenant en confiance, c'est plus que du plaisir matiné de hurlements. Vous en serez témoins.
Cerise sur le gateau, lorsqu'on effectue trois sauts, le quatrième est gratuit, et comme il est trop tard pour l'effectuer ce jour, en voilà déjà une excellllente raison de revenir au Népal.
Je quitte le Lost resort en étant quasiment sur de revenir. Dans le bus vers Kathmandou, je me repasse en boucle les vidéos du délit de plaisir. Pour retrouver quelque chose d'aussi puissant il va vraiment falloir faire très fort!!!! Peut-être un trek fera-t-il l'affaire, c'est tout ce que je me souhaite. Joyeux Noël à tous. (En retard...)
Ramener des souvenirs d'Egypte: valeurs à ne pas dépasser? English translation pending
Afin de ne pas "bloquer" a l'aeroport au retour, j'aimerais savoir s'il y a une quantité, des valeurs à ne pas depasser concernant ce qu'on achete en egypte et qu'on emporte dans nos bagages... dans ce cas, est ce que c'est par personne? si oui, les enfants comptent ils?
Est-ce qu'il vaut mieux les mettre dans les valises ou dans les bagages cabine?
Est-ce qu'il vaut mieux les mettre dans les valises ou dans les bagages cabine?
Descente Bordeaux - Le Cap à moto English translation pending
Bonjour à tous,
Avec 2 amis, nous avons en projet de descendre l'Afrique en moto par la cote est jusqu'à Capetown fin 2010. On suivrait grosso modo le trajet classique tunisie, lybie, egypte, soudan, ethiopie, kenya, tanzanie, malawi, botswana et namibie. Je suis donc à la recherche d'informations, en particulier sur le meilleur itinéraire et les conditions climatiques. Nous partirions à priori sur novembre et décembre.
Si certain ont deja fait la route, merci d'avance...
Paul
Avec 2 amis, nous avons en projet de descendre l'Afrique en moto par la cote est jusqu'à Capetown fin 2010. On suivrait grosso modo le trajet classique tunisie, lybie, egypte, soudan, ethiopie, kenya, tanzanie, malawi, botswana et namibie. Je suis donc à la recherche d'informations, en particulier sur le meilleur itinéraire et les conditions climatiques. Nous partirions à priori sur novembre et décembre.
Si certain ont deja fait la route, merci d'avance...
Paul
Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (1ère partie) English translation pending
Afrique australe : du Lesotho au Kruger (Afrique du sud) Avril 2009
Violence, pauvreté, criminalité, sida....
Oui, mais...
Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...
Pour voir le carnet en images cliquez ici
Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.
- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.
Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )



Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »
A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.

Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!

Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)
Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...

Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.

Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)

Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres

et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.

Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.

On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)

Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!

Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)

Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...

Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.

Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.

On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!
Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....

Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...
De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.
Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!
La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.
Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.

Quelle harmonie!

La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!

Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.

Quelques ânes, chèvres et vaches également.

Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.

Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.
Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.
Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!

Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.

Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.

Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.

Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.

Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.

Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!

Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!

Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.

Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.
Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!
Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....

Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)

qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.

Mais son lit est superbe!

Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.

Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre

et dont la vue achève de nous convaincre.

Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.
Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.



Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.

Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.

Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...
Le paysage est époustouflant.

Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide

nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.

Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.


Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...
En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.

Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.

Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.

Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.
Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!

Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!

Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!

Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.

Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...

Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!
Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.

Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!

Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :

arches,

« mushrooms », pools, pozzines

avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.


Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!

Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)

Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent

et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos

mais quel régal.
Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao

qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.


Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou

et croisons encore quelques beaux villages

avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.
Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.
Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.

Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.

Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.
La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Violence, pauvreté, criminalité, sida....
Oui, mais...
Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...
Pour voir le carnet en images cliquez ici
Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.
- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.
Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )



Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »
A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.

Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!

Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)
Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...

Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.

Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)

Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres

et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.

Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.

On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)

Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!

Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)

Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...

Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.

Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.

On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!
Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....

Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...
De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.
Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!
La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.
Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.

Quelle harmonie!

La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!

Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.

Quelques ânes, chèvres et vaches également.

Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.

Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.
Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.
Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!

Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.

Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.

Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.

Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.

Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.

Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!

Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!

Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.

Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.
Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!
Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....

Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)

qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.

Mais son lit est superbe!

Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.

Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre

et dont la vue achève de nous convaincre.

Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.
Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.



Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.

Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.

Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...
Le paysage est époustouflant.

Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide

nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.

Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.


Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...
En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.

Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.

Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.

Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.
Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!

Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!

Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!

Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.

Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...

Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!
Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.

Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!

Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :

arches,

« mushrooms », pools, pozzines

avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.


Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!

Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)

Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent

et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos

mais quel régal.
Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao

qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.


Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou

et croisons encore quelques beaux villages

avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.
Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.
Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.

Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.

Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.
La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Croisière sur le MSC Splendida du 19 au 29 décembre 2009 English translation pending
😎 Bonjour
Y a t il des personnes sur le forum qui compte faire la croisières du 19 au 29 décembre sur le msc splendida.
Italie, Grèce, Egypte, Crète, Italie ?
BYe @+😎
Italie, Grèce, Egypte, Crète, Italie ?
BYe @+😎
Hôtel Safir ou Marmara à Hurghada? English translation pending
bonjour a tous,
je suis a la recherche d'un tout inclus ou demi pension sur la mer rouge mais il y a tellement d avis different que je m'y perd un peu !!!
comme c est en derniere minute car je recherche pour le debut mai j ai plus trop de choix...
On me propose donc a hurghada l hotel safir en demi pension ou l hotel club marmara en tout inclus. est ce que quelqu un aurait des infos qui se tiennent pour faciliter ma decision.
autrement je voudrais savoir le budget qu il faut pour manger le midi en egypte pour 2 personnes ??? j'attends tous vos conseils ( excursions, ....)
a bientot
Excursions dans le Sinaï méridional avec un guide? (Egypte) English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans 2 semaines en Egypte à Sharm El Sheikh et avons vu sur Internet qu'on peut réserver des excursions dans le Sinaï avec un guide spécialisé : Wael Azazi. Nous l'avons contacté par mail et ce qu'il propose a l'air très bien.
Est-ce que des voyageurs ayant déjà fait des excursions avec lui peuvent nous dire ce qu'ils ont pensé de l'excursion et donc nous dire s'ils nous le recommandent ?
Merci d'avance.
Nous partons dans 2 semaines en Egypte à Sharm El Sheikh et avons vu sur Internet qu'on peut réserver des excursions dans le Sinaï avec un guide spécialisé : Wael Azazi. Nous l'avons contacté par mail et ce qu'il propose a l'air très bien.
Est-ce que des voyageurs ayant déjà fait des excursions avec lui peuvent nous dire ce qu'ils ont pensé de l'excursion et donc nous dire s'ils nous le recommandent ?
Merci d'avance.
Trajet Abou Simbel - Assouan English translation pending
Bonjour,
j'ai une chambre d'hotel réservé le mardi soir à Abou Simbel et j'ai un avion le mercredi vers 20h à Assouan. Donc il faudrait que je sois à l'aéroport vers 18h... C'est faisable par convoi? J'espère... Merci pour votre aide!
Antoine
j'ai une chambre d'hotel réservé le mardi soir à Abou Simbel et j'ai un avion le mercredi vers 20h à Assouan. Donc il faudrait que je sois à l'aéroport vers 18h... C'est faisable par convoi? J'espère... Merci pour votre aide!
Antoine
Deux jours dans le désert blanc avec agence English translation pending
bonour*
nous avons choisi de partir pour deux jours dans le desert blanc avec l'agence EDENGARDEN TOURS
au prix de 65 EUROS par nuit par personne...* nous verrons le desert blanc, noir agabat et la montagne de cristal
je sais qu'il existe un peu moins cher (aux environs de 45 EUROS PAR JOUR et par nuit)
quelqu'un est -il déjà parti avec cette agence? les prix sont-ils trop élévés?
quelqu'un est -il déjà parti avec cette agence? les prix sont-ils trop élévés?
Faire de la plongée au port de Safaga en Égypte? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Voyage de Noce en Égypte, en plus des visites nous aurions aimé faire 1 semaine de plage et de plongée donc: site sympa, bel hotel.
est-ce que plonger à Safaga est intéressant? trop touristiques ?? Nous avons un Open Water Diver.
Merci pour vos infos.
Sinon d'autres idées?? Nous allons en Égypte du 21 sept au 8 oct.
Albane et Sylvain
Descendre le Nil en barque ou en felouque? English translation pending
Bonjour tout le monde, je suhaite parir avec un amis mi septembre e egypte et faire une traverser en barque ( meme petite ) ou en felouque. L'idee serait d'e acheter une et de la revendre avant de repartir.
Pensez vous que cela est possible ?
Merci a vous de vos avis avisés.
France-Arabie Saoudite: bateau à partir d'où et pour quelle destination? English translation pending
Bonjour,
De confessions musulmanes, nous souhaiterions faire : France - Arabie Saoudite . Quel trajet prendre ? j'opte pour : Italie ==> Turquie ? qu'est ce que vous en pensez ?!
Mais ce qui nous fait le plus peur, c'est a partir de la syrie jusqu'a l'arabie . Qui a des informations sur celà
Merci
De confessions musulmanes, nous souhaiterions faire : France - Arabie Saoudite . Quel trajet prendre ? j'opte pour : Italie ==> Turquie ? qu'est ce que vous en pensez ?!
Mais ce qui nous fait le plus peur, c'est a partir de la syrie jusqu'a l'arabie . Qui a des informations sur celà
Merci
Que visiter en trois semaines en Turquie? English translation pending
Bonjour
Nous hésitons entre visiter l'Égypte ou la Turquie quoique notre choix sera plus relié au budget que nous avons.
Quels sont les sites/lieux/villes que nous devrions privilégier si nous choisissons la Turquie.. Est ce vraiment sécuritaire? Nous partirions probablement vers le 22 aout et nous serons 2 couples. Nous voulons avoir un voyage organisé privé, vous avez des agences montréalaises à me référer??
Merci pour toutes informations susceptibles de nous aider.
Nous hésitons entre visiter l'Égypte ou la Turquie quoique notre choix sera plus relié au budget que nous avons.
Quels sont les sites/lieux/villes que nous devrions privilégier si nous choisissons la Turquie.. Est ce vraiment sécuritaire? Nous partirions probablement vers le 22 aout et nous serons 2 couples. Nous voulons avoir un voyage organisé privé, vous avez des agences montréalaises à me référer??
Merci pour toutes informations susceptibles de nous aider.
Quelle compagnie pour un vol Bruxelles-Hurghada (Égypte) avec Thomas Cook? English translation pending
Nous partons debut mai avec thomas cook de bruxelles pour hurghada, et nous aurions aimé savoir quelle etait la compagnie aérienne afin de prendre des renseignements, mais l'agence selectour nous a dit quils n'auraient le nom de la compagnie que lors de la reception des billets d'avion.
Quelqu'un saurait il avec quelles agences ils travaillent?
Croisière "Rivages de l'histoire" à bord du Costa Marina English translation pending
bonjours, je cherche des infos sur la croisiere (rivages de l'histoire) a bord du costa marina depard le 26/04/2009 d'avance merci a tous
Destination pour une semaine inoubliable de plongée en Egypte? English translation pending
Bonjour à tous,
je cherche un séjour de plongée de 7-10j. en Egypte pour 2 personnes en Octobre-Novembre.
Comme l'indique le titre on aimerait en garder un bon souvenir, donc exit les séjours dans les lieux "grands tourisme" ou les excursions dans les endroits surpeuplés. on préfère payer plus cher et avoir du standing que repartir en restant sur notre faim.
Hotel et restauration vont de pair 😉 mais l'essenciel du séjour se focalise sur la plongée
Ne conaissant pas la région je suis preneur de tout bon conseil (coin sympa, bonne école de plongée, hotel de standing).
Merci d'avance 🙂
je cherche un séjour de plongée de 7-10j. en Egypte pour 2 personnes en Octobre-Novembre.
Comme l'indique le titre on aimerait en garder un bon souvenir, donc exit les séjours dans les lieux "grands tourisme" ou les excursions dans les endroits surpeuplés. on préfère payer plus cher et avoir du standing que repartir en restant sur notre faim.
Hotel et restauration vont de pair 😉 mais l'essenciel du séjour se focalise sur la plongée
Ne conaissant pas la région je suis preneur de tout bon conseil (coin sympa, bonne école de plongée, hotel de standing).
Merci d'avance 🙂
Idée d'une croisière en Égypte? English translation pending
Salut,
auriez vous des suggestions pour des croisières en Egypte??on part en famille donc qqchose de pas tro chère..
merci
Orane
Endroits où aller pour trois semaines au Pérou? English translation pending
Bonjour.
je n ai jamais voyage de ma vie et j ai decider de partir au perou, seul, avec un minimum de moyens pendant 3 semaines. Les endroits touristiques ne m interessent pas.
je suis donc a la recherche d infos sur des endroits où aller (j aime la hauteur et le vide), les precautions à prendre pour etre un minimum en securite, s il y a possibilite de distribuer des biens pour aider les gens, mais surtout les enfants.......
Bref, je cherche un maximum d info.
Je vous remercie à l avance pour vos precieux conseils.
Joel
Escale de croisière à Tunis: que visiter? English translation pending
bonjours
je vais faire une escale à Tunis la semaine de paques avec croisiere Costa de 8h à 17h avec mes enfants et mes parents. apres avoir lu pas mal de message sur le forum j'aimerai prendre le TGM pour aller à Carthage, Sidi Bou Said et Tunis.Est-ce faisable en 8h? que faut-il visiter à Carthage et à quelle station faut-il descendre? La station TGM à la Goulette est-elle loin du debarcadere? vaut-il mieux aller à Tunis le matin et Sidi et carthage l'apres midi ou l'inverse.
Merci pour vos reponses à toutes ces questions
Séjour en Jordanie au mois d'octobre 2009 English translation pending
Bonjour à tous voyageurs ayant été ou sejournant en Jordanie.
Je descend de Syrie vers la Jordanie en Octobre 2009
Merci de me dire ce que vous pensez de ce plan général de parcours (timing) sachant que je suis en solo, voyageant avec tente pour reduire les couts si possible et surtout, trajets en bus et taxi locaux.
Me sera t'il facile de trouver un transport de Petra à Aqaba et, de même pour retourner du Wadi Rum.
Y a t'il selon vous des etapes à supprimer?
Amman + visite Jerash + Ajlun + Qalaat er Rabadh + 3 chateaux du desert 3J
MAdaba + Mnt Nebo + KErak 1J
KErak -> Petra + Petra 2J
Aqaba pour une journee de plongée 1J
Wadi rum 1J
En vous remerciant par avance. bien cordialement
Merci de me dire ce que vous pensez de ce plan général de parcours (timing) sachant que je suis en solo, voyageant avec tente pour reduire les couts si possible et surtout, trajets en bus et taxi locaux.
Me sera t'il facile de trouver un transport de Petra à Aqaba et, de même pour retourner du Wadi Rum.
Y a t'il selon vous des etapes à supprimer?
Amman + visite Jerash + Ajlun + Qalaat er Rabadh + 3 chateaux du desert 3J
MAdaba + Mnt Nebo + KErak 1J
KErak -> Petra + Petra 2J
Aqaba pour une journee de plongée 1J
Wadi rum 1J
En vous remerciant par avance. bien cordialement
Croisière en Egypte plus mer rouge English translation pending
nous partons en voyage organisé en egypte(voyages internationaux) du 25 avril au 9 mai croisière + mer rouge c'est une première pour nous!! quelqu'un fait ce voyage? nous partons de paris, faut-il prendre des vetements chauds pour le soir? il parait que le budget "eau" est important merci. de vos réponses