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Votre nuit la plus insolite durant un voyage à vélo? English translation pending
by Bikos · 2007-04-13 · 11 replies
Salut ! Après l'astuce, quel a été votre nuité la plus insolite, voire dangereuse !!! La plus insolite pour moi a été une journée de m.... Je crève 3 fois de suite en moins de 5 minutes et la pluie s'abbat sur moi. je suis dans le Pays Basque Espagnol (...) et il n'y a rien ! Pas de camping, pas d'auberge et pas d'hotel !!! Je dormirai sous le porche d'une eglise ... Une fois installé je décide de boire une bierre et de piqu-niqué lorsque les pélerins médusés affluent pour la messe !!! Je passerai une nuit épouventable ! Le carillon sonne toutes les heures et on est samedi soir et les espingouins font la fête toute le nuit ...
Conseils pour itinéraire: Huang Shang, Suzhou... English translation pending
by Kiki1301 · 2007-04-13 · 22 replies
Bonjour chers VF-istes!!

J'effectue un voyage cet été en Chine d'une durée de 24 jours.

J'aurais largement besoin de vos conseils quant aux endroits à visiter, car je dois faire des choix.

Jours 1-4: Pékin Jours 5-6: Datong (2 jours est-ce suffisant?) Jours 7-8: Pingyao

Ensuite, je dois décider soit entre aller visiter Huang Shan, ou aller directement à Suzhou. Huang Shan vaut-elle vraiment le détour, considérant le fait que je vais voir beaucoup de paysages dans la région du Yunnan?

Petit problème de logistique à Pingyao, il n'y a pas de train pour se rendre ni à Hefei (pour visiter Huang Shan), ni à Suzhou! (Seulement l'avion de Taiyuan jusqu'à Hefei ou Shanghai). Quelqu'un aurait une solution?

Si je ne visite pas Huang Shan, ce serait:

Jours 9-10: Suzhou Jours 11-12: Hangzhou

Ensuite retour à Shanghai pour prendre l'avion vers Guilin.

Jours 13-16 à Guilin

Puis avion vers Kunming

Jours 17-24 dans le Yunnan (Kunming, Lijiang et Tiger Leaping Gorge...)

Cela vous semble-t-il réaliste, si je tiens compte de tout le transport et le nombre de jours passés dans chaque ville?

Je vous remercie de votre aide! Vos conseils me seront bien utiles!!!
Le turmeric English translation pending
by Kaotom · 2007-04-06 · 11 replies
Qui fait quoi avec le turmeric ?

vous l'incorporez directement dans vos soupes et potages ou bien ??

il parait qu'il peut aussi servir comme médicaments naturel, comment ?

merci et bises à tous
Détour vers Arequipa? English translation pending
by Rodetcélie · 2007-04-04 · 9 replies
Je prépare un voyage pour le Perou et la Bolivie durant 4 semaines et je voudrais des infos sur Arequipa. Sachant que j'arrive de la Paz et que je compte aller sur Cuzco, le détour sur Arequipa vous semble t-il nécessaire?
Poids du vélo? English translation pending
by Jani · 2007-04-02 · 23 replies
Bonjour a tous, pour commencer c'est vraiment un site très chouette, une belle mine d'informations et plein de passionné(e)s!J'ai le projet de voyager un peu à vélo cet été mais j'ai quelques appréhensions, du notamment à la machine en elle mème.C'est mon vélo, je l'aime mais il pèse 24 kilos a vide(ancien vélo de facteur), c'est pourtant avec lui que j'aimerais me promener.est ce vraiment trop lourd?J'aimerais aller en Slovénie ou Roumanie en partant d'Angers, si vous avez quelques pistes pour un itinéraire, en vous remerciant sincèrement! Latcho Drom a tous
Adresses de logement chez l'habitant au Pérou English translation pending
by Johanne14 · 2007-03-29 · 14 replies
Je pars a la mi juin avec mon mari pour le Perou et une visite éclair a La Paz. Je parle le francais l'anglais et l'espagnol. Nous aimerions possiblement habiter chez l'habitant. Nous visiterons Cusco, Puno, Lac Titicaca, Arequipa. Combien devons nous payer par nuit. Avez vous des adresse a nous donner. Nous sommes du Québec, si d'autres sont intéressés a communiquer avec nous SVP prendre contact😉
Quatre petits mois en Irlande...ou les montagnes russes! English translation pending
by Môamandine · 2007-03-28 · 5 replies
Je suis a Cork, sur mon clavier y a pas d'accents... Je suis la depuis 3 petites semaines, je suis pas en vacances ici, ca fait bizarre de pas etre chez sois et de travailler ou etudier. Dans un peu plus d' un mois je vais aller me balader sur l'ile verte et pi, j vais meme prendre le ferry pour aller en Ecosse.. une promenade de 6 semaines. c est plus pret que le cambodge ou la thailande.. mais les repers sont quand meme tous chamboules. je suis seule... pour la premiere fois. Evidemment je rencontre des gens, evidemment je bois des murphy, evidemment je pique des fou rire... evidemment je vais bien.. Non pas evidemment je vais bien. c est pas evident d aller bien quand on a 20 ans qu'on est encore attache a son frangin, ses parents, ses amis, quand on doit prendre toutes ses decisions seule, quand on arrive pas a dormir tellement l'angoisse serre un pauvre petit estomac qui a rien demander.

je me reveille ce matin mes yeux brulent moins que les autres matins... y a pas de larmes qui essayent de s'echapper, c'est bon signe! la journee passe, les cours..etc.. mais y a toujours ce moment ou y a tout qui craque, toujours ce moment ou je perds le controle, tout se chamboule, j'ai envie de vomir, je m sens seule et c'est comme si je m'etais abandonnee moi meme..

en fait je grandi..

POurquoi vous etes entrain de lire les cogitations d'un grand bebe de 20 ans.. qui se rend compte qui faut grandir????? ahahahahaha ca doit vous faire sourire, vous dire .. moi aussi ca m a fait ca .. ou j sais pas..

ben, moi je pleure, les gars, ouais je pleure... pi je ris aussi..

je me rend compte que j suis entrain de faire connaissance avec moi meme, vous savez quand on commence par des.. tu t appelle comment? t as quel age?ca fait combien de temps que t es la!? tu fais quoi dans la vie? ce stade je le depasse gentillement.. maintenant j'essaie de me supporter, de m'apprecier au quotidien, de me faire rire quand je suis enervee..

mais essayer de se faire un calin reconfortant toute seule.. ca c est pas facile.. alors je regarde dehors enmitouflee dans mon duvet, je vois le vent qui violente un bel arbe fort et imposant... il tient le coup il reste debout. je souris..

je vais aller me faire plaisir me chercher un chocolat chaud au cookies..

la musique dans ma tete.. le coeur accroche a mes oreilles, je marche dans les rues sans savoir vraiment ni comment, ni pourquoi je suis la.. mais ca va.. j vais bien!

INCH ALLAH... c est petite melodie.. c est comme un calin!!!!

y a du soleil.. et Cork au soleil, c est charmant, je croise des joue rougie par le froid, des tignasses rousses, ou des belles brunes au racines oranges.. des bidons a bieres et des nez rouges, toujours le meme petit garcon assis avec son accordeon...plein de petites maisons de couleurs..c est comme j imaginais... mais en plus realiste ahaha

je vais continuer ce petit recit petit a petit..

je me rejouii de raconter comment elle est la mer, j vais aller la voir ce week end!!!! youhouhouhou!!!!!!!!!

alors.. j ai presque envie de dire desolee pour ce debut pas franchement hilarant.. il fait sourire c est deja ca. c est juste ce que je ressens...................................................................

voila la suite...

juste apres meme pas une semaine..je vais tellement mieux!!! ahaha je suis sortie, j'ai fait la fete, comme a mon habitude chez moi, et ca y est je me sens chez moi.. les recontres inatendue. rencontrer un bonhomme qui connait pokpok en thailande, faire une omelette a 3 heure du matin avec un pompier de madrid! empruntee une bouee a la ville de cork au milieu de la nuit.. bref.. ca dedramatise tout!! je suis aller me balader en dehors de cork, et c est magnifique!!!! kinsale et sont fort avec les bateau... etc. au soleil!qui a dit que l irlande c etait un pays pluvieux!?? pour le moment c ets le vrai printemps!!!!mais l temps reste lunatique, un peu comme moi, c ets pour ca que je le supporte je crois!

a bientot.. maude.
Thaïlande: sac de couchage ou draps en janvier? English translation pending
by Cezanne67 · 2007-03-27 · 9 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir par rapport à la chaleur au mois de janvier, pour mon premier séjour en Thaïlande, s'il est préférable de prendre un sac de couchage ou des draps. Je compte faire Bangkok et des îles du Sud, genre Ko Tao, ko Samui, Ko Phi Phi, Ko Lanta... Dans tes petites hébergements, sûrement sans clim. Que me conseillez-vous ? Et, vous me confirmez, je pourrais bien me baigner au mois de janvier, l'eau sera à bonne température ? Merci
Hôtel israélien au coeur de Paharganj (Delhi) English translation pending
by Mougounzoux · 2007-03-23 · 5 replies
Salut à tous pour une première intérogation des moins passionnantes

Je prends l'avion demain de mada pour Delhi, et je voulais réserver une chambre dans cet hôtel qui fait resto et internet et tout et tout, c dans le centre de Pahargang, si j'ai bon souvenir en bas c tout ouvert, y a pas de porte et un peu plus loin ils font aussi "garde de bagages"

Je voulais réserver parce qu'alors, tu peux éviter de payer le taxi à l'aéroport.

Mais si personne n'a une réponse avant dimanche, ce n'est pas de grande importance.

Merci et à trés bientôt.
Chengdu-Lhassa ou Pékin-Lhassa? English translation pending
by Ripaud · 2007-03-20 · 10 replies
Amis du Tibet bonjour ! Père Ubu n'est pas loin ! On souhaite partir juillet aout sur Lhassa, nous avons vu la possibilité de réserver sur les lignes chinoises, des vols intèrieurs. Problème! Est ce que, si on prend les billets sans le fameux visa bis, on ne risque pas de s'asseoir desssus ( vol en dur)? Par ailleurs, est ce qu'un écart d'un jour entre l'arrivée Pékin et le départ Lhasa, suffit pour l'obtenir? Et qu'entendent ils par groupe? Nous sommes 7 ! Veulent ils dire agence avec sigles, où la bande de Blanche neige suffit pour montrer patte blanche? Nous avons un pote handicapé, et on a besoin de quelques certitudes pour éviter des galères! Merci aux éclairés j-michel
Salubrité en trek chez les tribus en Thaïlande? English translation pending
by Anniemont · 2007-03-17 · 11 replies
je compte bien faire un trek de quelques journées et couché dans les tribus.. je me demandais, si on couche dans un endroit convenablement propre dans les tribus ou est ce que c'est malpropre.? coté moustique et parasite..comment ca se passe.. dois-je apporter un moustiquaire traité ou bien c'Est inutile.? est ce que les draps sont propres ? merci beaucoup..
Vénézuela ou Amérique Centrale pour une fille seule? English translation pending
by Voyageuse13 · 2007-03-14 · 17 replies
Bonjour tout le monde,

J'ai en projet (loin d'être finalisé encore) de partir dans les 6 semaines cet été, soit au Vénézuela, soit en Amérique Centrale 🤪. Cruel dilemne 😕.

Le Vénézuela est mon 1er choix, mais j'entends et je lis un peu partout que c'est dangereux. Caracas, OK, je m'y attarde pas, mais le reste du pays ?

L'Amérique Centrale, ce serait éventuellement Guatemala, Belize, Honduras, Nicaragua, Salvador.

Question: Vénézuela ou Amérique Centrale, qu'est-ce qui est le plus sécuritaire et le plus facile (au niveau moyen de transports, excursions ...) pour une fille seule 😐 ?

Question subsidiaire : sur la carte, Trinitad et Tobago sont tout près des cotes vénézueliennes. Pourtant, le billet d'avion est à un prix exorbitant ... Est-ce facile d'aller sur ces iles à partir du Vénézuela ?

Merci
Partir en train en camping English translation pending
by Wookiette · 2007-03-14 · 10 replies
Bonjour à tous et à toutes, J'ai prévu cet été de partir avec mon ami en camping. On aimerait partir en train mais plusieurs amis m'ont déconseillé cette pratique car on aurait trop de bagages à transporter. J'aimerais savoir si quelqu'un ici est déjà parti en train pour un camping et si il pourrait me conseiller !

Merci beaucoup !
Circuit Bongo au Kenya avec NF English translation pending
by Nataoliv · 2007-03-08 · 5 replies
bonjour

est ce que quelqu'un peut me parler de ce circuit avec le plus de détail si possible car je pars en voyages de noces

merci d'avance
Températures en septembre pour camper dans les parcs de l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by JulieQC · 2007-03-07 · 12 replies
Bonjour,

Je vais visiter les parcs (Zion, Bryce, Moab, Mesa Verde, Monument Valley, Grand Canyon) du 14 au 26 septembre. Ma première idée était de camper en tente. Est-ce qu'il fera assez chaud dans les parcs à ce temps-ci de l'année??

Devrais-je apporter une "p'tite chauffrette"?? Quelle a été votre expérience de camping??

Merci!! Julie
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 8 replies
17 novembre 05

L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.

Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).

Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !

Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.

La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.

On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).

On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.

17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.

On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous

18 novembre

Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!

Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.

Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.

En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)

Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?

Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.

Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.

19 novembre

Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.

Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!

Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.

Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?

Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !

20 Novembre

Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.

Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).

Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.

Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air

21 novembre

Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).

Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).

Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!

Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.

En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).

En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.

22 Novembre

Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !

Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday 

Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.

Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations

23 novembre

Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).

Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.

Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).

26 Novembre

Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).

Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !

Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.

Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.

Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.

Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.

Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.

27 Novembre

Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !

Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires.   Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!

28 Novembre

Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !

Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !

Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).

On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.

Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?

Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).

Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!

29 Novembre

Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !

Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….

En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !

D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!

Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !

Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.

L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !

30 Novembre

On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !

Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.

Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !

Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)

Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.

Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.

Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.

1er Décembre

Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».

J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.

L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!

Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).

On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??

Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !

2 décembre

Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.

On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.

Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.

On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !

Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.

La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).

3 décembre

Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).

Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !

Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….

Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.

Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.

ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.

Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !

4 décembre

Aujourd’hui c’est journée repos!

La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).

Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.

Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.

Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.

L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.

Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?

Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.

Que la force soit avec vous !

C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Périple à vélo au Québec: quoi manger au petit-déjeuner? English translation pending
by Chtitesouris · 2007-02-26 · 36 replies
Bonjour, mon copain et moi partons pour 5 semaines à Québec, nous serons donc à vélo et nous aurons besoin d'une certaine autonomie coté nourriture. Nous ferons les courses en arrivant làbas, étant trés peu expérimenté en ce qui concerne l'effort et les besoins du cycliste que pensez vous que nous puissions prendre au petit déjeuner pour ne pas avoir faim et soif peu de temps après notre départ ?

Merci à vous !!
Retour du Vénézuela English translation pending
by Kikou72 · 2007-02-24 · 15 replies
Nous voilà de retour après 3 petites semaines au venezuela (en famille, avec nos garçons de 6 et 8 ans).

Merci tout d'abord à tous ceux qui nous ont aidé pour préparer notre voyage, nous avons vécu des expériences exceptionnelles.

Voici en gros notre itinéraire : chichiriviche - coro - maracaibo - sinamaica - parc manuel cienagas - los llanos - canaima et pour finir playa colorada en bord de mer, près de mochima.

Quelques adresses :

A coro, la posada de Angela et Fred (belges), un accueil super sympa (on a eu l'impression d'être chez de la famille), tout ça pour 5 dollars par personne.
http://casatuntun.over-blog.com

Le parc Manuel Cienagas : nous avons passé la dans une maison sur pilotis, au milieu du lac de maracaibo (dans un hamac), très sympa (avec excursions de nuit et au petit matin pour voir les animaux - oiseaux, singes, dauphins, caimans ...). Excursion via Aura Marcucci Tour

Apartadero dans les Andes (où nous avons passé une nuit, avant de continuer sur los llanos) : The Mystic Farm, une posada très cosy et très agréable : myisticfarmhouse.hotmail.com

Los llanos : Campamento Rancho Grande http://www.aventurasranchogrande.com/

Nous avons payé 110 dollars pour 3 jours. Le camp est "rustique", mais les excursions dans le pick up de Ramon (qui fait la une du Petit Futé) sont fantastiques : anacondas, fourmiliers, renards, capybaras, caimans, dauphins roses, oiseaux de toutes les couleurs. Magique ...

Canaima: Nous ne l'avions pas prévu au départ (du fait de la saison sèche, et du prix à multiplier par 4). Finalement, nous y sommes allés. L'endroit est grandiose, exceptionnel, nous avons adoré.

Nous sommes passés par l'agence Bernal Tours, mais avons conservé l'adresse mail du guide pémon qui nous accompagnait (et qui est indépendant).

Pour finir, la posada Carmencita à Playa Colorada, où nous avons pu nous reposer. Un accueil très sympa de la part de Fabrice et son épouse vénézuelienne, où nous nous sommes partagés entre plage, piscine, et ballade en lancha pour voir les dauphins ... araguaneytour@yahoo.es

Voilà, j'espère que ces quelques adresses pourront être utiles ...

Bons préparatifs à ceux qui partent.

Laurence
Namibie seule en été English translation pending
by Camlila · 2007-02-24 · 9 replies
Bonjour !

J'aimerais partir en namibie cet été. Est-ce qu'il fait trop chaud là bas ? est ce possiblie pour une femme seule ? Trouve-ton facilement un guide là bas ? Quels sont les endroits les plus beaux et intéressants ? Conseillez vous de partir plutôt avec un tour opérateur et lequel ? merci beaucoup camille
Marcher dans les dunes de Rissani (Maroc) English translation pending
by Bouaye · 2007-02-23 · 3 replies
Je lis dans les différents guides qu'il n'est pas facile de profiter des dunes de Rissani dans le calme du fait de la présence de pas mal de monde et de "guides". avez-vous des recommandations sur le moyen de coucher sur place et de profiter d'un peu de calme ?
Roumanie: "foire aux filles" sur le Muntele Gaina? English translation pending
by Rugby8 · 2007-02-23 · 17 replies
Bonjour

je prévois 1 séjour dans les Monts Apuseni cet été, et je voudrais aller à la manifestation locale "la foire aux filles" sur le Muntele Gaina.

Quelqu'un connait-il ? Est ce que ca vaut le coup ? Avez-vous la date précise ?

merci à tous et bons rêves !

FIFI
Matériel de trek autour des Annapurnas au Népal English translation pending
by Nath009 · 2007-02-19 · 19 replies
bonjour,

pensez-vous que l'equipement de ski est adapté pour les randos? faut t'il une polaire spécialement chaude, ou une standard fait l'affaire? trouve t'on toujours des chambres ou lit dispo lors du trek de autour des annapurnas? si on part avec un porteur, c'est nous qui organisons le tout? on partirait mi mars.

merci pour vos infos nath
Itinéraire du Chili à Buenos Aires English translation pending
by Wantahavefun · 2007-02-14 · 6 replies
Bonjour à tous,

en 2 semaines ( début août), j'aimerais savoir s'il est possible (et si oui quel est l'itinéraire le plus sympa) d'arriver de Santiago à Buenos aires en passant par le nord du chili, couper en bolivie et redescendre sur buenos aires.

merci d'avance
Itinéraire à vélo Angers-Carcassonne (France) English translation pending
by Hectordort · 2007-02-12 · 15 replies
Bonjour a tous, a force de lire vos sujets, sa ma donner envie de partir aussi!! Donc pour une 1 ère balade j'ai envie de descendre dans le sud, vers Carcassonne, au mois d'août et je partirais d'Angers!! Le problème c'est que j'ai aucune expérience dans des trajets aussi long, et je sais pas trop qu'elle itinéraire prendre. Je pensais passer par Angers-Parthenay-Angoulème-Périgueux-Cahors-Albi-Carcassonne.

Donc si quelqu'un connait des chemins ou route sympas à prendre le long de cette itinéraire, ou des lieux à surtout pas manqué, Merci de me donner quelque conseil!!
Trek au Mustang ou Dolpo English translation pending
by Sapiac · 2007-02-07 · 8 replies
Bonjour,

J'envisage l'été prochain un trek au Mustang ou ds le Dolpo.

J'ai déjà fait ma présélection de 4 TO que j'ai pratiqué sur des destinations diverses, mais suis dans l'expectative pr finaliser mon choix. Les programmes, prestations annoncées et durées proposées (19j ou 23/24 j) semblent ds l'ensemble assez proches, mais à des tarifs variables (même en consolidant les divers frais à rajouter + permis trekking).

J'hésite donc entre TERDAV, CLUBAVENTURE, ALLIBERT & NOMADE.

Si vous avez une expérience sur ces destinations, avec un de ces TO, je suis preneur de vos avis et observations.

Merci de votre aide.

Amicalement
Calgary-Jasper à vélo pour avril 2007 English translation pending
by Pourvivre · 2007-02-06 · 4 replies
Salut à tous,

besoin de conseils!! Début avril je me mets en selle pour mon premier voyage du genre, et seul: calagary-vancouver par banff et jasper à vélo. Je ne me figure pas du tout ce qui m'attend:on trouve régulièrement des campings?c trop tot en saison?bcp de dénivelé?c bo??

Merci aux altruistes connaisseurs... A+
St Jacques de Compostelle par la route du Nord English translation pending
by Legarsdunord · 2007-02-05 · 3 replies
Je voudrais aller de St Jean Pied de Port à Santiago, en vélo cyclotouriste, par la Route du Nord... J'aimerais être conseillé pour la route à prendre (petites routes revétues, si possible) et les hébergements... Je n'emporte pas de tente. Merci ! Je pars début mai 2007
Jordanie en mars 2007 avec bébé de 16 mois English translation pending
by Once33 · 2007-02-04 · 14 replies
bonjour à tous les voyageurs...

et en particulier (je suis interréssée) par ceux qui sont allés en Jordanie... nous avons projeté de partie avec mon ami et notre fils de 16 mois en jordanie début mars, on a pris billet sec et l'on compte voyager un peu selon un itinéraire nord-sud : le nord étant Amman pour nous et surtout aller voir, petra de nos rêves...wadi...et bon pourquoi pas aqaba pour le plouf ! mais les questions qui m'assaillent sont d'ordre partique pour mon fiston...est-ce que l'on trouve du lait sur place pour lui ? pour le reste je pense amener des petits pots ! peut-on dormir dans le désert avec lui une nuit (le froid ? les bébêtes ? ) on en rêve mais bon...que faut-il prévoir absolument avec bébé sur le dos pour wadi ? est-ce au moins faisable ? Merci pour vos réponses...

PS: on a le billet et la pression monte un peu je dois dire...
Camping en hiver: "sac de couchage mouillé" English translation pending
by Niroman · 2007-01-31 · 15 replies
TEST SAC DE COUCHAGE DANS LE JARDIN PROBLEME

J’ai fais un tout petit schéma rapidement avec paint pour montrer un problème du au froid. le schéma est ici :
http://img261.imageshack.us/...p?image=tentetq2.png

Le matin (température 2°) le dessous de mon sac de couchage est mouillé … (vive le froid) J’ai testé avec une couverture de survie malheureusement ça ne marche pas (mauvaise idée).

En été je pense que ça va .Mais l’Hiver en Norvège à une température négative de -5° à -10° ça doit geler, même à 2° pour le séchage ça doit être impossible sans chauffage.

Sac de couchage (sarcophage):

PROGUARD high tech JAN MYEM Température d’utilisation conseillée: Limite extrême (point danger) -30° Limite inférieure confort -20° Poids 2.4 kg 5+/-10%)

Je vous mets un lien pour la fiche technique du sac : http://www.vieuxcampeur.com/...uit.asp?codprd=79669

Comment puis-je éviter qu’il soit mouillé ?

Je recherche une solution pratique, légère. Je pense que si je dormais sur un lit picot mon sac de couchage ne sera plus au contact du sol sera t-il encore mouillé ?

Est-ce que un matelas ou un sac à viande suffira à résoudre ce problème ?

Bonne soirée.😛

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