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Relier Guayaramerín et Trinidad en bateau via le río Mamoré (Bolivie) English translation pending
Bonjours,
voici quelques infos qui peuvent aider les personnes desirant relier guayaramerin et trinidad en bateau... ....cela est seulement tiré de mon experience personnelle et peut bien differer selon les situations...
- nous avons pris le bateau a guayaramerin pour aller vers trinidad ( il est possible de la faire dans le sens contraire), en saison seche il est facile de trouver un bus pour se rendre jusqu'a guayaramerin depuis la paz par exemple, par contre en saison des pluis rien n'est moins sure, nous avons donc choisi de prendre un avion depuis la paz (avec la TAM, 947 bolivianos). Pour ceux qui preferent partir depuis trinidad, il n'y a aucune difficulté pour s'y rendre en bus en saison seche comme en saison des pluies.
- Ce qui differencie surout les deux sens de voyage possible (GUAYARAMERIN-TRINIDAD ou TRINIDAD-GUAYARAMERIN) c'est le temps de croisiere sur le bateau. En partant de guayaramerin le bateau et en sens inverse du courant donc met plus de temps que dans l'autre sens. En saison des pluies il met une semaine a remonter le fleuve contre 4 jours dans l'autre sens, en saison seche (Le bateau ne circule pas la nuit a cause des fonds)c'est deux fois plus long dans les deux sens. Aussi, a savoir qu'en saison des pluis et en partant de Guayaramerin, pour eviter le plus fort du courant, le bateau longe les bords et donc il est plus facile d'observer la faune et la flore, alors que dans l'autre sens le bateau navigue en plein milieu du fleuve donc bien loin de la foret et de sa faune!
- Il est plus facile de trouver un bateau en saison des pluies.
- Pour trouver un bateau, nous nous sommes rendus a la capitainerie de guayaramerin ( a 10min a pied du centre), il y a un panneau d'affichage avec la date et le nom des bateaux qui vont partir dans les prochains jours. Il faut ensuite se rendre sur les bateaux et demander la permission au capitaine de voyager sur son bateau et voir a ce moment la les conditions de voyage (prix du trajet, la nourriture, pour dormir, letemps de trajet...). A savoir qu'il ne faut pas etre pressé par le temps, car meme si on trouve facilement un bateau, il ne part pas forcement le jours meme ou encore meme á la date prévu, il peut avoir du retard, donc attendez vous a devoir poiroter au port...
- Pour les conditions sur le bateau je ne peus que vous parler de ce que nous avons vecu, a savoir que tout peut etre different sur un autre bateau... nous avons apporté notre propre tente que nous avons monté sur le pont (prevoir de quoi l'attacher et oubliez les sardines...), je sais que certains bateau ont des cabines, ou des emplacement de hammac, dans tout les cas, n'oubliez pas une moustiquaire, indispensable pour la nuit... La nourriture est correcte mais il faut manger de tout et ne pas etre étonné de se voir servir de la viande au petit dejeuner par exemple..., je vous conseille fortement d'apporter vos propres bouteilles d'eau mineral parceque eux ne sont pas dérangés pour boire l'eau boueuse du fleuve...
- nous n'avons pas été envahis par les moustiques en journée (exception pour le dernier jours...) par contre a partir du couché du soleil il faut prevoir de quoi se proteger.
voila ce que je peus vous dire sur cette petite experience... les journées peuvent etre longues et il n'y a rien d'autre a faire a part lire, ecrire, penser mais c'est une superbe aventure qui nous permet notament de contempler l'amazonie, les dauphins roses, les singes, les peroquets....
bon voyage!
voici quelques infos qui peuvent aider les personnes desirant relier guayaramerin et trinidad en bateau... ....cela est seulement tiré de mon experience personnelle et peut bien differer selon les situations...
- nous avons pris le bateau a guayaramerin pour aller vers trinidad ( il est possible de la faire dans le sens contraire), en saison seche il est facile de trouver un bus pour se rendre jusqu'a guayaramerin depuis la paz par exemple, par contre en saison des pluis rien n'est moins sure, nous avons donc choisi de prendre un avion depuis la paz (avec la TAM, 947 bolivianos). Pour ceux qui preferent partir depuis trinidad, il n'y a aucune difficulté pour s'y rendre en bus en saison seche comme en saison des pluies.
- Ce qui differencie surout les deux sens de voyage possible (GUAYARAMERIN-TRINIDAD ou TRINIDAD-GUAYARAMERIN) c'est le temps de croisiere sur le bateau. En partant de guayaramerin le bateau et en sens inverse du courant donc met plus de temps que dans l'autre sens. En saison des pluies il met une semaine a remonter le fleuve contre 4 jours dans l'autre sens, en saison seche (Le bateau ne circule pas la nuit a cause des fonds)c'est deux fois plus long dans les deux sens. Aussi, a savoir qu'en saison des pluis et en partant de Guayaramerin, pour eviter le plus fort du courant, le bateau longe les bords et donc il est plus facile d'observer la faune et la flore, alors que dans l'autre sens le bateau navigue en plein milieu du fleuve donc bien loin de la foret et de sa faune!
- Il est plus facile de trouver un bateau en saison des pluies.
- Pour trouver un bateau, nous nous sommes rendus a la capitainerie de guayaramerin ( a 10min a pied du centre), il y a un panneau d'affichage avec la date et le nom des bateaux qui vont partir dans les prochains jours. Il faut ensuite se rendre sur les bateaux et demander la permission au capitaine de voyager sur son bateau et voir a ce moment la les conditions de voyage (prix du trajet, la nourriture, pour dormir, letemps de trajet...). A savoir qu'il ne faut pas etre pressé par le temps, car meme si on trouve facilement un bateau, il ne part pas forcement le jours meme ou encore meme á la date prévu, il peut avoir du retard, donc attendez vous a devoir poiroter au port...
- Pour les conditions sur le bateau je ne peus que vous parler de ce que nous avons vecu, a savoir que tout peut etre different sur un autre bateau... nous avons apporté notre propre tente que nous avons monté sur le pont (prevoir de quoi l'attacher et oubliez les sardines...), je sais que certains bateau ont des cabines, ou des emplacement de hammac, dans tout les cas, n'oubliez pas une moustiquaire, indispensable pour la nuit... La nourriture est correcte mais il faut manger de tout et ne pas etre étonné de se voir servir de la viande au petit dejeuner par exemple..., je vous conseille fortement d'apporter vos propres bouteilles d'eau mineral parceque eux ne sont pas dérangés pour boire l'eau boueuse du fleuve...
- nous n'avons pas été envahis par les moustiques en journée (exception pour le dernier jours...) par contre a partir du couché du soleil il faut prevoir de quoi se proteger.
voila ce que je peus vous dire sur cette petite experience... les journées peuvent etre longues et il n'y a rien d'autre a faire a part lire, ecrire, penser mais c'est une superbe aventure qui nous permet notament de contempler l'amazonie, les dauphins roses, les singes, les peroquets....
bon voyage!
Routes praticables Porto Velho - Guajará-Mirim (Brésil) et Guayaramerin-Coroico (Bolivie) en passant par Rurrenabaque? English translation pending
Bonjour,
Nous partons d'ici une semaine pour faire en bateau Macapa - Manaus et Manaus - Porto Velho Et Porto Velho en bus après pour rejoindre la frontière Guajara Mirim ; Ma première question est est ce que déjà cette route vous semble praticable pour Février en bus ? combien de temps si ça l'est selon vous ? et bateau jusqu'à Guayaramerin.
L'autre question : en février, la route de Guayaramerin - Riberalta - Rurrenabaque - Coroico est praticable en bus ? Combien de temps si ça l'est selon vous ? C'est très important car le départ est dans peu de temps, et si nous devons prendre un avion direct de Manaus, j'aimerais le savoir au plus vite, pour éviter de se retrouver sur des routes impraticables en arrivant en Bolivie...
L'autre question est si nous prenons un avion de Manaus, connaissez vous une ligne assez sûre et une ville pour attérir plus vers le Nord de la Bolivie (pour la traverser du Nord au Sud en évitant la jungle, car on vit en Guyane et cela nous intéresse moyen surtout durant cette période) et éviter la Soroche (ne pas faire Manaus - La paz par exemple... car mon état de santé ne me permet pas de monter direct, je devrais y aller doucement) ?
Merci beaucoup pour vos réponses, c'est très important !!!!!!!
Nous partons d'ici une semaine pour faire en bateau Macapa - Manaus et Manaus - Porto Velho Et Porto Velho en bus après pour rejoindre la frontière Guajara Mirim ; Ma première question est est ce que déjà cette route vous semble praticable pour Février en bus ? combien de temps si ça l'est selon vous ? et bateau jusqu'à Guayaramerin.
L'autre question : en février, la route de Guayaramerin - Riberalta - Rurrenabaque - Coroico est praticable en bus ? Combien de temps si ça l'est selon vous ? C'est très important car le départ est dans peu de temps, et si nous devons prendre un avion direct de Manaus, j'aimerais le savoir au plus vite, pour éviter de se retrouver sur des routes impraticables en arrivant en Bolivie...
L'autre question est si nous prenons un avion de Manaus, connaissez vous une ligne assez sûre et une ville pour attérir plus vers le Nord de la Bolivie (pour la traverser du Nord au Sud en évitant la jungle, car on vit en Guyane et cela nous intéresse moyen surtout durant cette période) et éviter la Soroche (ne pas faire Manaus - La paz par exemple... car mon état de santé ne me permet pas de monter direct, je devrais y aller doucement) ?
Merci beaucoup pour vos réponses, c'est très important !!!!!!!
Que voir en... Bolivie English translation pending
Que voir en Bolivie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser la Bolivie en deux parties : l'Ouest avec ses cordillères et le plateau de l'Altiplano, et l'Est avec sa vaste plaine amazonienne.
1- Cordillère et AltiplanoChacaltaya : à une altitude de 5 486 m, c'était la plus haute station de ski au monde jusqu'à sa fermeture il y a quelques années. C'est désormais une destination pour randonneurs, pas loin de La Paz. Cochabamba : c'est la quatrième plus grande ville de Bolivie. Au niveau touristique elle est surtout connue pour son immense Christ dominant la ville.Copacabana : sur les bords du lac Titicaca la petite ville sert de point de départ pour la visite en bateau de la partie bolivienne du lac. Elle possède aussi une belle basilique.Coroico : petite ville au cœur des Yungas, étape intermédiaire entre la Paz et l'Amazonie.Isla del Sol : la grande île du lac Titicaca abrite (avec aussi sa voisine Isla de la Luna) une multitude de petits vestiges précolombiens.La Paz : c'est la plus haute capitale au monde (4 058 m). Au delà d'un superbe panorama, la ville possède nombre d'édifices datant de l'époque coloniale.Oruro : capitale de la province du même nom, cette grande ville est d'abord réputée pour son carnaval qui se tient en février-mars.Potosi : la superbe ville perchée à 4 000 m est classée à l'UNESCO. Outre pour son patrimoine architectural datant de l'époque espagnole, la ville est connue pour ses mines qu'on peut visiter.Route du Che : cette route touristique permet de suivre les dernières "aventures" de Che Guevara en Bolivie dans une dizaine de lieux entre Sucre et Santa Cruz. Sorata : petit village proche du lac Titicaca servant avant tout de base aux amateurs de treks nombreux dans les environs.Sucre : capitale constitutionnelle de la Bolivie, Sucre avec ses multiples édifices de l'époque coloniale est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Tarabuco : petit village andin, proche de Sucre, connu pour être le siège de la culture Yampara qu'on peut d'ailleurs découvrir lors du marché dominical ou du festival Pukllay (mars).Tarata : petit village de la région de Cochabamba qui a gardé tout son charme colonial.Tarija : ville "carrefour" et animée du sud de la Bolivie, Tarija possède quelques beaux édifices.Tiwanaku : classé à l'UNESCO ce beau site de la civilisation du même nom renferme les vestiges de la Cité du Soleil érigée à l'époque précolombienne.Totora : unebourgade de la région de Cochabamba à l'architecture coloniale bien préservée.Tupiza : ville du sud de la Bolivie entourée de superbes gorges et montagnes dans lesquelles se nichent de petits villages miniers. On peut y randonner à pied ou à cheval.Uyuni : petite bourgade aux portes du salar du même nom et servant de base à leur visite.Valle de la Luna : limitrophe de La Paz, cette vallée possède d'étonnantes formations rocheuses dues à l'érosion.Vallegrande : petite ville de type colonial à 2 000 m d'altitude connue surtout pour être l'endroit où fut enterré Che Guevara après avoir été exécuté en 1967 dans le village de La Higuera tout proche.Patrimoine naturelHuayna Potosi : sommet recouvert de glace haut de 6 088 m proche de La Paz. On peut en faire l'ascension en deux jours.Lac Titicaca : à cheval sur le Pérou et la Bolivie, c'est le plus grand lac navigable au monde. Même s'il est généralement visité à partir du Pérou, il peut l'être aussi depuis Copacabana en Bolivie avec des balades en bateaux aux iles boliviennes del Sol et de la Luna.Licancabur : un volcan de 5 920 m à la limite du Chili dont on peut faire l'ascension.Parc national Amboro : ce parc qui descend des Andes jusqu'à la forêt amazonienne abrite une faune et une flore très riches.Parc national Carrasco : dans la région de Cochabamba un parc montagneux constitué de canyons, rivières et vallées où on peut randonner. Parc national Madidi : immense parc du nord de la Bolivie qui s'étend des glaciers des Andes à la lisière de la forêt amazonienne. Il possède une faune et une flore riche et variée. On peut y randonner.Parc national Sajama : une zone désertique d'altitude avec des volcans et des geysers, limitrophe du Chili.Parc national Torotoro : dans la région de Cochabamba ce parc est connu pour ses grottes et ses fossiles de dinosaures.Réserve Eduardo Avaroa : dans le Sud Lipez, aux frontières avec le Chili et l'Argentine, de superbes paysages de lacs et de volcans ainsi que des colonies de flamants."Route de la Mort" : ou route des Yungas. Entre La Paz et Coroico, cette route qu'on peut aussi descendre à vélo offre un dénivelé de plus de 3 000 m sur 69 km.Salar de Coipasa : désert de sel moins connu que celui d'Uyuni dont il est pourtant limitrophe.Salar de Uyuni : c'est le plus grand désert de sel au monde et un incontournable d'un voyage en Bolivie qui se découvre sur plusieurs jours avec ses environs.Sud Lipez : à l'extrême sud-ouest du pays c'est une superbe zone désertique où se mélangent lacs (dont les célèbres Laguna Verde et Colorada), volcans, geysers sur fond de montagnes.Yungas : superbes vallées intermédiaires entre l'Amazonie et les cordillères. La végétation y est dense, avec de nombreuses cascades, et de bonnes opportunités de treks et de raft.2- AmazonieGuayaramerin : ville portuaire d'Amazonie à la frontière du Brésil à partir de laquelle on peut organiser des balades en bateau sur les rios.Missions jésuites de Chiquitos : des missions de l'époque espagnole classées à l'UNESCO et réparties sur plusieurs villages (Conception, San Ignacio, San Javier, San Miguel…).Puerto Suarez : grand port fluvial à la frontière brésilienne. C'est aussi une bonne base pour visiter le Pantanal bolivien.Puerto Villaroel : village limitrophe de l'Amazonie à partir duquel on peut partir en "croisière" sur les rios voisins.Samaipata : petite bourgade proche de Santa Cruz dont les environs abritent un site précolombien classé à l'UNESCO, de même que des grottes, des cascades et des zones propices au trek.Santa Cruz : la ville la plus prospère et animée de Bolivie possède nombre de beaux édifices.Rurrenabaque : petite ville en bordure d'Amazonie devenue une base touristique pour tous ceux qui veulent découvrir la forêt ou les rivières avoisinantes.Trinidad : grande ville du bassin amazonien qui peut servir de base à la découverte en bateau le long des rios de la forêt voisine.Patrimoine naturelPantanal bolivien : vaste zone de lacs, rivières, marais et lagunes dans le prolongement du Pantanal brésilien et paraguayen. La zone possède une faune et une flore très riches.Parc national Noel Kempff Mercado : classé à l'UNESCO ce remarquable parc limitrophe du Brésil est un des plus grands au monde. Il abrite de superbes chutes et d'innombrables espèces animales et végétales.3- Le plus apprécié...
Cordillère et Altiplano : Isla del Sol; La Paz; Lac Titicaca; Parc National Madidi; Potosi; Réserve Eduardo Avaroa; "Route de la Mort"; Salar de Coipasa; Salar de Uyuni; Sucre; Sud Lipez; Tiwanaku; Valle de la Luna; Yungas. Amazonie : Missions jésuites de Chiquitos; Pantanal bolivien; Parc National Noel Kempff Mercado.
- © VoyageForum -
Au niveau touristique, on peut diviser la Bolivie en deux parties : l'Ouest avec ses cordillères et le plateau de l'Altiplano, et l'Est avec sa vaste plaine amazonienne.
1- Cordillère et AltiplanoChacaltaya : à une altitude de 5 486 m, c'était la plus haute station de ski au monde jusqu'à sa fermeture il y a quelques années. C'est désormais une destination pour randonneurs, pas loin de La Paz. Cochabamba : c'est la quatrième plus grande ville de Bolivie. Au niveau touristique elle est surtout connue pour son immense Christ dominant la ville.Copacabana : sur les bords du lac Titicaca la petite ville sert de point de départ pour la visite en bateau de la partie bolivienne du lac. Elle possède aussi une belle basilique.Coroico : petite ville au cœur des Yungas, étape intermédiaire entre la Paz et l'Amazonie.Isla del Sol : la grande île du lac Titicaca abrite (avec aussi sa voisine Isla de la Luna) une multitude de petits vestiges précolombiens.La Paz : c'est la plus haute capitale au monde (4 058 m). Au delà d'un superbe panorama, la ville possède nombre d'édifices datant de l'époque coloniale.Oruro : capitale de la province du même nom, cette grande ville est d'abord réputée pour son carnaval qui se tient en février-mars.Potosi : la superbe ville perchée à 4 000 m est classée à l'UNESCO. Outre pour son patrimoine architectural datant de l'époque espagnole, la ville est connue pour ses mines qu'on peut visiter.Route du Che : cette route touristique permet de suivre les dernières "aventures" de Che Guevara en Bolivie dans une dizaine de lieux entre Sucre et Santa Cruz. Sorata : petit village proche du lac Titicaca servant avant tout de base aux amateurs de treks nombreux dans les environs.Sucre : capitale constitutionnelle de la Bolivie, Sucre avec ses multiples édifices de l'époque coloniale est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Tarabuco : petit village andin, proche de Sucre, connu pour être le siège de la culture Yampara qu'on peut d'ailleurs découvrir lors du marché dominical ou du festival Pukllay (mars).Tarata : petit village de la région de Cochabamba qui a gardé tout son charme colonial.Tarija : ville "carrefour" et animée du sud de la Bolivie, Tarija possède quelques beaux édifices.Tiwanaku : classé à l'UNESCO ce beau site de la civilisation du même nom renferme les vestiges de la Cité du Soleil érigée à l'époque précolombienne.Totora : unebourgade de la région de Cochabamba à l'architecture coloniale bien préservée.Tupiza : ville du sud de la Bolivie entourée de superbes gorges et montagnes dans lesquelles se nichent de petits villages miniers. On peut y randonner à pied ou à cheval.Uyuni : petite bourgade aux portes du salar du même nom et servant de base à leur visite.Valle de la Luna : limitrophe de La Paz, cette vallée possède d'étonnantes formations rocheuses dues à l'érosion.Vallegrande : petite ville de type colonial à 2 000 m d'altitude connue surtout pour être l'endroit où fut enterré Che Guevara après avoir été exécuté en 1967 dans le village de La Higuera tout proche.Patrimoine naturelHuayna Potosi : sommet recouvert de glace haut de 6 088 m proche de La Paz. On peut en faire l'ascension en deux jours.Lac Titicaca : à cheval sur le Pérou et la Bolivie, c'est le plus grand lac navigable au monde. Même s'il est généralement visité à partir du Pérou, il peut l'être aussi depuis Copacabana en Bolivie avec des balades en bateaux aux iles boliviennes del Sol et de la Luna.Licancabur : un volcan de 5 920 m à la limite du Chili dont on peut faire l'ascension.Parc national Amboro : ce parc qui descend des Andes jusqu'à la forêt amazonienne abrite une faune et une flore très riches.Parc national Carrasco : dans la région de Cochabamba un parc montagneux constitué de canyons, rivières et vallées où on peut randonner. Parc national Madidi : immense parc du nord de la Bolivie qui s'étend des glaciers des Andes à la lisière de la forêt amazonienne. Il possède une faune et une flore riche et variée. On peut y randonner.Parc national Sajama : une zone désertique d'altitude avec des volcans et des geysers, limitrophe du Chili.Parc national Torotoro : dans la région de Cochabamba ce parc est connu pour ses grottes et ses fossiles de dinosaures.Réserve Eduardo Avaroa : dans le Sud Lipez, aux frontières avec le Chili et l'Argentine, de superbes paysages de lacs et de volcans ainsi que des colonies de flamants."Route de la Mort" : ou route des Yungas. Entre La Paz et Coroico, cette route qu'on peut aussi descendre à vélo offre un dénivelé de plus de 3 000 m sur 69 km.Salar de Coipasa : désert de sel moins connu que celui d'Uyuni dont il est pourtant limitrophe.Salar de Uyuni : c'est le plus grand désert de sel au monde et un incontournable d'un voyage en Bolivie qui se découvre sur plusieurs jours avec ses environs.Sud Lipez : à l'extrême sud-ouest du pays c'est une superbe zone désertique où se mélangent lacs (dont les célèbres Laguna Verde et Colorada), volcans, geysers sur fond de montagnes.Yungas : superbes vallées intermédiaires entre l'Amazonie et les cordillères. La végétation y est dense, avec de nombreuses cascades, et de bonnes opportunités de treks et de raft.2- AmazonieGuayaramerin : ville portuaire d'Amazonie à la frontière du Brésil à partir de laquelle on peut organiser des balades en bateau sur les rios.Missions jésuites de Chiquitos : des missions de l'époque espagnole classées à l'UNESCO et réparties sur plusieurs villages (Conception, San Ignacio, San Javier, San Miguel…).Puerto Suarez : grand port fluvial à la frontière brésilienne. C'est aussi une bonne base pour visiter le Pantanal bolivien.Puerto Villaroel : village limitrophe de l'Amazonie à partir duquel on peut partir en "croisière" sur les rios voisins.Samaipata : petite bourgade proche de Santa Cruz dont les environs abritent un site précolombien classé à l'UNESCO, de même que des grottes, des cascades et des zones propices au trek.Santa Cruz : la ville la plus prospère et animée de Bolivie possède nombre de beaux édifices.Rurrenabaque : petite ville en bordure d'Amazonie devenue une base touristique pour tous ceux qui veulent découvrir la forêt ou les rivières avoisinantes.Trinidad : grande ville du bassin amazonien qui peut servir de base à la découverte en bateau le long des rios de la forêt voisine.Patrimoine naturelPantanal bolivien : vaste zone de lacs, rivières, marais et lagunes dans le prolongement du Pantanal brésilien et paraguayen. La zone possède une faune et une flore très riches.Parc national Noel Kempff Mercado : classé à l'UNESCO ce remarquable parc limitrophe du Brésil est un des plus grands au monde. Il abrite de superbes chutes et d'innombrables espèces animales et végétales.3- Le plus apprécié...
Cordillère et Altiplano : Isla del Sol; La Paz; Lac Titicaca; Parc National Madidi; Potosi; Réserve Eduardo Avaroa; "Route de la Mort"; Salar de Coipasa; Salar de Uyuni; Sucre; Sud Lipez; Tiwanaku; Valle de la Luna; Yungas. Amazonie : Missions jésuites de Chiquitos; Pantanal bolivien; Parc National Noel Kempff Mercado.
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Trajet Brésil- Bolivie English translation pending
Bonjour,
Nous sommes sur Cayenne, en guyane française et nous désirons partir pour la Bolivie via le Brézil.
On nous a conseillé de partir de Belèm et de voyager sur l'un des fleuve jusqu'en Bolivie.
Il parrait que cela prend entre 7 et 10 jours ... On ne voit pas comment cela peut-être possible, mais si vous avez déjà réalisé ce parcours pouvez-vous nous aider?
Merci beaucoup
Voyage en Amérique du Sud English translation pending
salut a vous tous .
donc le depart arrive le 26 decembre 2008 direction cayenne pour 10 mois de voyage. je conte rester 1 a 2 semaine en guyane, puis rejoindre belem pour trouver un bateau via manaus et porto velho.de la derniere ville au bresil j aimerais bien rejoindre la paz en bolivie . les queqtions:
est il possible de loger avec tente en guyanne ? '(camping ou chez les gens)
des renseignements sur la traverssé du fleuve car c vague? le transport de guayaramerim en bolivie la paz?
MERCI XA
donc le depart arrive le 26 decembre 2008 direction cayenne pour 10 mois de voyage. je conte rester 1 a 2 semaine en guyane, puis rejoindre belem pour trouver un bateau via manaus et porto velho.de la derniere ville au bresil j aimerais bien rejoindre la paz en bolivie . les queqtions:
est il possible de loger avec tente en guyanne ? '(camping ou chez les gens)
des renseignements sur la traverssé du fleuve car c vague? le transport de guayaramerim en bolivie la paz?
MERCI XA
Cayenne (Guyane) Vénézuela par la route English translation pending
bonjour à tous,
je vais m'installer pour au minimum 3 ans en Guyane Française le 1er septembre 2004, je recherche des infos pour voyager dans les pays limitrophes à moindre coût.
Plus particulièrement, l'un ou plusieurs d'entre vous ont ils des renseignements (faisabilité, durée, prix)sur la possibilité de rejoindre le Venezuela depuis la Guyane Française par la route puisque je suppose que c'est le trajet qui reviendrait le moins cher.
De plus, les conseils des guyanais inscrits sur ce forum m'intéressent énormément vu que mon départ approche.
Merci par avance. Mathieu
je vais m'installer pour au minimum 3 ans en Guyane Française le 1er septembre 2004, je recherche des infos pour voyager dans les pays limitrophes à moindre coût.
Plus particulièrement, l'un ou plusieurs d'entre vous ont ils des renseignements (faisabilité, durée, prix)sur la possibilité de rejoindre le Venezuela depuis la Guyane Française par la route puisque je suppose que c'est le trajet qui reviendrait le moins cher.
De plus, les conseils des guyanais inscrits sur ce forum m'intéressent énormément vu que mon départ approche.
Merci par avance. Mathieu
Passage de frontières terrestres entre la Bolivie et le Brésil English translation pending
Bonjour
je recherche des infos pour un passage de frontières terrestres entre la Bolivie et le Brésil avec un camion camping car 4x4 vers Manaus , puis mettre le camion sur une barge vers Belem ou Santarém
J ai pensé passer la frontière a Guayaramerin , y a t il de meilleures options merci
A+ Jes
http://glougloumercedes.over-blog.com/2016/11/glouglou-j-ai-les-roues-qui-me-demangent.html
http://glougloumercedes.over-blog.com/2016/11/glouglou-j-ai-les-roues-qui-me-demangent.html
Vols internes Bolivie + infos English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais voulu connaître les prix et les horaires des principaux vols internes en Bolivie, à savoir les suivants...
Potosi - La Paz Sucre - La Paz La Paz - Guajara (compagnie TAM vers Brésil ?) Cochabamba - La Paz
Merci à tous.
Vianney
Potosi - La Paz Sucre - La Paz La Paz - Guajara (compagnie TAM vers Brésil ?) Cochabamba - La Paz
Merci à tous.
Vianney
Faire un trajet du Vénézuela au Brésil en bateau? English translation pending
Bonjour
Quelqu'un a t'il expérimenté le trajet Venezuela a Brésil en Bateau? Merci pour toute info sur les possibilités d'itinéraire
Quelqu'un a t'il expérimenté le trajet Venezuela a Brésil en Bateau? Merci pour toute info sur les possibilités d'itinéraire
Recherche deux personnes disparues en Bolivie English translation pending
Recherche 2 personnes disparues :
Jérémie Bellanger 25 ans et Fannie Blancho 23 ans.
Ils voyageait en Bolivie avec un enfant (l'enfant lui n'est pas perdu, il va être rapatrié).
Disparu en Bolivie le 28 Août 2010 à Guayanamerin, petite ville frontalière avec le Brésil, au nord de la Bolivie.
Si vous savez quelque chose , si vous les avez vus, ou si vous les connaissez, contactez nous au :
Tèl : 0240295675 ou par email à : patrickbellanger@hotmail.fr
Merci d'avance.
Si vous savez quelque chose , si vous les avez vus, ou si vous les connaissez, contactez nous au :
Tèl : 0240295675 ou par email à : patrickbellanger@hotmail.fr
Merci d'avance.
La Selva au sud du Pérou/Brésil? English translation pending
Bonjour à tous, quelqu'un aurait il des infos pratiques sur la selva du sud est, peru/ bresil? la frontiere entre autre, meme si ce serait plus des moyens d'acces (sans agence bien evidemment!!).
En fait c'est dans la region du Machu Pichu que j'aimerai me rendre, et plus precisement dans la jungle alentour. Quelqu'un y a deja été? toute info est la bienvenue : bateau, marche, contacts sur place, bon plan, village perdu... Merci
Importer son véhicule de la France vers l'Amérique du Sud English translation pending
Je cherche à importer mon véhicule pour voyager à travers les trois amériques.
Le carnet de passage en douane nous demande d'immobiliser la valeur du véhicule ce qui est une fortune pour nous. Est-il vrai qu'il est possible d'arriver directement dans le pays (ex Buenos Aires) et de se faire faire sur place un carnet de passage temporaire. Quelle est sa durée de validité, son coût? Est ce compliqué à obtenir?
Quels sont les pays d'amérique latine qui ne nécessite pas de carnet?
Connaissez vous des compagnies de frêt pour les destinations d'amérique latine?
Vaut-il mieux partir avec le véhicule en cargo ou alors l'envoyer par contener?
Merci de vos réponses.
🙂
Forêt amazonienne English translation pending
nous allons passer autour de trois mois au Brésil entre septembre et decembre cette année, et je cherche des adresses /bons plans pour aller voir la forêt amazonienne comme on se l'imagine: les indiens qui chassent à la sarbacane : les grands arbres, les pirogues sur le fleuve, la faune et la flore dans sa splendeur, (les moustiques et les pirhanas avec, sans doute ??) . Il y aura deux enfants 7 et 9 ans avec nous . Merci de me raconter vos expériences, au Brésil ou dans un autre pays de l'Amazonie . Manaus est elle une bonne base de départ
ou bien ?
a +
Vingt jours en Haryana, Punjab, Rajasthan English translation pending
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
trajet brésil pérou par rio branco English translation pending
Bonjour à tous,
est-ce que quelqu'un a déjà fait le trajet rio branco cuzco en passant par brasileia. est-ce concrêtement possible et dans quelles conditions? merci àtous pourvos réponse
est-ce que quelqu'un a déjà fait le trajet rio branco cuzco en passant par brasileia. est-ce concrêtement possible et dans quelles conditions? merci àtous pourvos réponse
trajet Bolivie-Bresil English translation pending
salut!
Actuellement au perou, je recherche des infos pour redescendre depuis La Paz vers Manaus. Li meilleur trajet serait surement le bateau, mais d'ici peu d'infos( temps de trajet, tarifs, etc...).
Si vous avez des infos ou des conseils, merci d'avance
A plus
Actuellement au perou, je recherche des infos pour redescendre depuis La Paz vers Manaus. Li meilleur trajet serait surement le bateau, mais d'ici peu d'infos( temps de trajet, tarifs, etc...).
Si vous avez des infos ou des conseils, merci d'avance
A plus
Temps de voyage entre la Guyane et la Bolivie? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais partir de Guyane pour aller à Trinidad (Beni) en Bolivie vers avril 2011. J'aimerais définir mon budget et le temps du voyage. Je remercie d'avance pour toutes les infos et conseils sur les différents parcours: Oyapoque (Brésil) - Macapa en bus. Macapa - Manaus en bateau. Manaus - Porto Velho en bateau. Porto Velho -Guajara mirin en bus. Guajara mirin - Trinidad (Bolivie) en bus ou avion?😉
Comment rejoindre la Bolivie depuis Manaus (Brésil)? English translation pending
Bonjour à tous,
Cet été j'aimerai descendre l'Amazone depuis Iquitos (Pérou) jusqu'à Manaus (Brésil). Cette portion de voyage ne me pose pas trop de problème, beaucoup d'informations sont disponibles. En revanche, il est plus difficile de trouver des informations sur comment rejoindre le sud de la Bolivie depuis Manaus... Par exemple jusqu'à Corumba. Je souhaiterais en effet passer par le sud pour rejoindre le salar d'Uyuni avant de remonter en direction du Lac Titicaca. Comment rejoindre le sud bolivien depuis Manaus? Bus ? Avions ? Si quelqu'un a des infos, je suis preneur...
Merci
Morvandiou 😛
Cet été j'aimerai descendre l'Amazone depuis Iquitos (Pérou) jusqu'à Manaus (Brésil). Cette portion de voyage ne me pose pas trop de problème, beaucoup d'informations sont disponibles. En revanche, il est plus difficile de trouver des informations sur comment rejoindre le sud de la Bolivie depuis Manaus... Par exemple jusqu'à Corumba. Je souhaiterais en effet passer par le sud pour rejoindre le salar d'Uyuni avant de remonter en direction du Lac Titicaca. Comment rejoindre le sud bolivien depuis Manaus? Bus ? Avions ? Si quelqu'un a des infos, je suis preneur...
Merci
Morvandiou 😛
Informations sur vols depuis la frontière Bolivie-Brésil? English translation pending
bonjour
depuis manaus, je vais rejoindre porto velho en avion, puis guajara-mirim en bus, passer la frontière et espérer trouver un vol qui me rapproche du salar d'uyuni, tupiza. quelqu'un aurait-il des infos sur les vols de cette partie du nord de la bolivie vers santa-cruz ou sucre? merci pour vos réponses.
bon voyage à tous. laurent
Cherche à aider les populations indigènes d'Amazonie English translation pending
Bonjour,
apres ma licence de psycho, je cherche a rentrer en contact avec une asso qui defend les droits des populations indigenes au Bresil, et qui leur apporte une assistance ( materielle, psychologique...) pour ainsi realiser un stage de quelques mois. Le benevolat ne me fait pas peur, je suis deja partie au Perou au mois de juin 2007, en tant que benevole pour une asso qui aide les enfants defavorises.
merci de votre aide et des contacts que je pourrez me donner!
(je parle plus ou moins portugais)
Passage de la Bolivie au Brésil direction Rio de Janeiro, coût des déplacements en bus...? English translation pending
bonjour a tous,
j'effectue un voyage courant janvier entre Argentine Bolivie et Brésil...connaissant les deux premiers pays je sais de quel budget disposer mais pour le Brésil les prix me paraissent exorbitant..j'ai un tout petit budget 600 euros pour le mois..je compte faire du couchsurfing mais combien coûte en général les déplacements en bus par exemple entre santa cruz en Bolivie et Campo Grande au Brésil ? ai t il quand meme possible de trouver des auberges avec dortoirs pour moins de 15 euros ? quand est il de la nourriture ? toutes infos sont les bienvenues! un grand merci !
Traversée de la Bolivie au Brésil English translation pending
Bonjour!
Nous sommes 2 Suissesses qui partons pour l'Amérique du Sud...en décembre, nous serons en Bolivie et aimerions traverser le continent pour nous rendre au Nord du Brésil (Recife, ou Salvador) pour pouvoir y passer le nouvel-an sur une plage :)
Nous avons donc plusieurs questions : quelqu'un pourrait-il nous conseiller un endroit où passer le nouvel an? (avec un beau feu d'artifice par exemple)
Le plus important : comment nous rendre de la Bolivie (Sucre...) jusqu'à Salvador? Quelles villes valent une escale (Santa cruz? Brasilia?) Quels moyens de transport utiliser?
Après celà, nous aimerions retourner à l'ouest, à Santiago... nous comptons donc prendre un avion... y-a-t'il des compagnies plus recommendables?
Merci d'avance pour vos conseils!!
Nadi & Vivi
Nous sommes 2 Suissesses qui partons pour l'Amérique du Sud...en décembre, nous serons en Bolivie et aimerions traverser le continent pour nous rendre au Nord du Brésil (Recife, ou Salvador) pour pouvoir y passer le nouvel-an sur une plage :)
Nous avons donc plusieurs questions : quelqu'un pourrait-il nous conseiller un endroit où passer le nouvel an? (avec un beau feu d'artifice par exemple)
Le plus important : comment nous rendre de la Bolivie (Sucre...) jusqu'à Salvador? Quelles villes valent une escale (Santa cruz? Brasilia?) Quels moyens de transport utiliser?
Après celà, nous aimerions retourner à l'ouest, à Santiago... nous comptons donc prendre un avion... y-a-t'il des compagnies plus recommendables?
Merci d'avance pour vos conseils!!
Nadi & Vivi
Voyage Cayenne-Lima en un mois: est-ce possible? English translation pending
Salut a tous.
Je part en guyanne (Cayenne) avec mon travail jusqu'au 6 octobre 2010, puis je dois etre début novembre au Pérou pour une cession Ayahusca avec un Chaman, en avion c'est hors de prix et pas très sympa...
Donc je voudrait le faire par bus, train, bateaux, mais je n'ai aucune idée si c'est faisable en un mois et aussi par ou ce serait le mieux de passer. Dois je faire Cayenne, Caracas, bogota, cali, Quito, Guayaquil, Trujillo puis enfin Lima??? Ou il y a t il d'autres moyen, dont avion, autres trajets....
Tous vos conseils seront les bienvenue, merci a vous!!!
Aurélien
Passage de la Guyane vers l'Amazone English translation pending
Bonjour,
Je cherche des infos sur le passage depuis cayenne vers l'amazone.
Y'a t-il des passages en collectifs a prix moderé, sans guide ni autre du genre.
Sinon rejoindre Manaus depuis Belem ? ça me parait enorme, une idée du temps de trajet ou du cout?
Et enfin, de Manaus en Bolivie je vois une route, (qui doit etre hallucinante), si quelqu'un a de l'info la dessus...
Je n'ai pas de delai pour ça je peux y passer des mois (je pars le 19 novembre et j'aimerais juste arriver en bolivie avant disons avril), mais si quequ'un a des infos pour moi sur ces region, ça serait trés sympa.
Merci d'avance.
PS ; une idée sur un logement pas cher a cayenne??
Merci d'avance.
PS ; une idée sur un logement pas cher a cayenne??
Brésil - Bolivie via l'Amazonie English translation pending
Je pars dans qq semaine de Salvador de Bahia vers Belem puis remonte l'Amazone (Santarem, Manaus) puis vers Bolivie, Trinidad.
Qqun dans le forum m'avait conseillé le livre Malaria de Lo Kalmanson - exactement le livre pour se préparer à ces coins.
Avez-vous des conseils autres (lectures, endroits où aller, etc.) ? svp conseils si vous connaissez bien cette région.
Liaison Pérou - Brésil English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi sommes etudiants au bresil, et on compte traverser la Bolivie, le Perou puis rejoindre le nordest du Brasil.
Notre probleme est la liaison Perou/Brasil, sachant qu'on voudrait eviter l'avion qui est cher.
Du Perou on pense passer soit par Iquitos pour rejoindre Manaus par le fleuve, soit tenter de rejoindre Porto Velho, par la route.
Savez vous si atteindre Iquitos est difficile, et de même pour Porto Velho.
Merci
Ma copine et moi sommes etudiants au bresil, et on compte traverser la Bolivie, le Perou puis rejoindre le nordest du Brasil.
Notre probleme est la liaison Perou/Brasil, sachant qu'on voudrait eviter l'avion qui est cher.
Du Perou on pense passer soit par Iquitos pour rejoindre Manaus par le fleuve, soit tenter de rejoindre Porto Velho, par la route.
Savez vous si atteindre Iquitos est difficile, et de même pour Porto Velho.
Merci