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Ecuador itinerary with a 16-month-old baby
by Koinkoin90 · 2017-02-05 · 72 replies
Hi there!

After scouring the forum, reading several guides, and browsing websites, here are a few questions about our upcoming trip to Ecuador this summer.

We’re planning to travel with our 16-month-old son (he’s already been to Russia, Argentina, and Uruguay in his first three months), and here are some questions we have.

The big question: What type of baby carrier would you recommend? (We have a JPMBB, but I’ve never really been able to use it—it digs into my shoulders and isn’t comfortable. For short walks or strolls with the baby, we need something solid!)

Roughly, we’d arrive in Quito and return from Guayaquil (with the end of the trip in the Galápagos). The route would be something like this: Quito, Quilotoa, Papallacta, Cotopaxi, Baños, Riobamba, Chimborazo, Cuenca, Guayaquil, and the Galápagos.

For the Galápagos, we were thinking of 8 days—does that seem reasonable?

Regarding transportation, what are the buses like in Ecuador? (More like Argentina/Chile or more like Bolivia/Nicaragua?) How manageable is it with a baby?

Does the itinerary seem doable, and how much time would you roughly spend in each place? It’s clear we won’t be doing any major ascents, but we enjoy walking—a 2-3 hour hike to see the wildlife and flora at the foot of Chimborazo doesn’t scare us.

Without a baby, what do you think of the Baños-Puyo route? Some recommend the Chimborazo descent instead. With a baby, is the Baños-Puyo route doable? Is it possible to have a baby carrier on the bike?

Thanks so much! :)
Deux semaines en Equateur English translation pending
by Fsilvia · 2009-02-01 · 45 replies
Bonjour, avez vous quelques conseil pour un periple de 2 semaines en Ecuador en luillet ou septembre ?

merci infinimment (je peux vous aider pour Chili, egypte, Costa Rica, Nepal)

Merci Silvia
Équateur en juillet/août 2011: transport, endroits à visiter...? English translation pending
by Mathieurena · 2011-01-09 · 17 replies
Bonjour,

Je pars trois semaines en Equateur et comme je l'ai déjà souvent fait je compte sur V.F. pour me conseiller au mieux. Alors si vous avez quelques minutes à me consacrer, je fais appel à vos souvenirs à votre mémoire. Soyez-en remerciés d'avance.

Ma recherche porte sur ces petits lieux à la marge, ces restaurants ordinaires, ces cafés d'un autre temps, ces hôtels modestes mais charmants, ces hôtels "luxueux" qui valent vraiment le coup une fois dans sa vie, ces balades étranges, ces activités insolites … Je suis preneur de vos idées.

Si l'approche demeure "classique", la Cordillière, la Forêt, la Mer - à l'exclusion des Galapagos (déraisonnable pour mon budget!)- je voudrais avoir des tuyaux en ce qui concerne:

1 - le meilleur moyen de déplacement : Bus ? Taxi individuel ou collectif ? Voiture individuelle avec chauffeur ?

2 - la rencontre avec des communautés en essayant d'éviter les "pièges du tourisme ethnique" (prestataires, contacts, associations …).

3 – le meilleur endroit sur la côte pour un temps de repos et de villégiature "balnéaire"

Merci encore de m'avoir lu jusqu'ici, j'espère vous lire en retour.

Cordialement

Mathieu R.
Pérou, Equateur, Galapagos en six semaines English translation pending
by Virginie · 2011-03-19 · 25 replies
Bonjour ,

Nous préparons notre prochain voyage , nous avons réservé nos billets d'avion mais nous pouvons encore effectuer des modifications Nous arriverions à Quito fin juin et devrions repartir de Lima mi Aout et nous voudrions au milieu caser les galapagos alors bien sûr il est évident que l'on ne peut pas tout voir en 6 semaines, mais est ce que cela vaut la peine et quel parcours peut on prévilégier ?

nous avons la possibilité de modifier nos billets d'avion en faisant une arrivée et un retour à Quito , à ce moment là nous ferions que équateur Galapagos je pense que l'on peut aussi faire que le pérou

je précise que nous voyageons en famille avec notre fils de 11 ans , nous avons l'habitude de voyager mais nous ne voulons pas non plus passer trop de temps dans des transports longs et fatiguants

et quelques questions : le coût de la vie est il plus élevé en équateur ? est il facile de passer la frontière équateur /pérou en bus ? (l'avion c'est trop cher ) vous avez préférez l'équateur/galapagos ou pérou ? en Juillet /Aout ou est il plus agréable de voyager (équateur /pérou)

merci , Virginie
Préparation d'un voyage de 6 semaines en Équateur et transports English translation pending
by Mikabu · 2020-03-30 · 8 replies
Bonjour, Je prépare un voyage en Equateur de 6 semaines (voyage compris) en sept-oct 2020 pour mon mari et moi. Je n'ai pas pris encore mes billets vu la conjoncture actuelle mais mes dates devraient être du 6 sept au 17 octobre. J'envisage d'utiliser les bus locaux le plus possible avec éventuellement quelques taxis à la journée ou location de voiture ponctuelle. Pour l'instant mon programme serait le suivant mais j'ai besoin d'aide pour certains points, principalement pour les transports : 3 jours à Quito, 3 jours à Otavalo avec le marché du samedi + Cotacachi et le lago Cuicocha + les lagunas de Mojanda et ascension de Fuya Fuya 2 jours pour Mindo 2 jours pour le PN Cotopaxi Là pour Otavalo/Mindo et Mindo / Cotopaxi (en fait Chasqui à l’entrée Sud) je me pose la question de la faisabilité en bus. Je sais que c’est possible mais qu’il y aura des changements (on a des valises, pas grandes mais...). Alors est-ce facile ? Combien de temps ? Je ne voudrais pas mettre la journée… 3 jours pour la boucle de Quilotoa, Trek de 2 jours seulement je pense (sans la 1ère étape qui part de Sighos) de Isinlivi à Chugchilan puis Chugchilan à Quilotoa puis 1/2J à Quilotoa avant de prendre le bus pour Banos On aimerait éviter de passer une nuit à Latacunga, juste y passer pour laisser puis reprendre les bagages. Y a-t-il des hôtels à qui on peut les laisser en toute confiance, qui acceptent ? Autre question, on m’a dit - Léon pour ne pas le nommer que je remercie chaleureusement pour son aide – que les bus Latacunga / Isinlivi partaient très tôt, à 3 et 5h du matin ! J’avoue que cela ne me tente pas trop. N’Y a-t-il pas d’autres bus ? Ou en taxi est-ce possible ? A combien cela reviendrait-il ? 2 ou 3 jours à Banos 2 jours à Riobamba. J’aurais aiméprendre le Treno del Hielo mais j’ai du mal à le caler sur un samedi ou un dimanche. Du coup je me rabattrai peut-être sur le train La Nariz del Diablo à partir d’Alausi qui serait encore plus touristique. Avez-vous pris l’un ou l’autre? Et qu’en pensez-vous ? Avec un jour pour le Chimborazo : aller >> refuge Whymper + descente en VTT. Cela vaut-il le coup et le coût (combien?) et est-ce difficile ?Nous sommes sportifs mais avons quand même 67 et 73 ans Sur la route de Riobamba ou d’Alausi à Cuenca, on voudrait faire un arrêt à Ingapirca le temps de la visite du site. Peut-on laisser les bagages à l’entrée du site et y-a-t-il des bus fréquemment qui font Ingapirca/Cuenca ? 3 jours à Cuenca Route pour Guayaquil. Donc seulement 1/J dans la ville est-ce suffisant ? Galapagos 10 jours pour les 3 îles Puis retour à Guayaquil + bus pour Puerto Lopez. 2 jours dont 1J pour le Parc Machalilla. Retour Quito en bus de nuit ? Départ et arrivée à quelle heure ? Y a-t-il une consigne à l’aéroport ou à la gare routière ou mieux encore quelque part à mi-chemin pour éviter trop de transfert ? Car notre avion n’est qu’à 20h. On aurait donc une journée pour se balader encore dans Quito. J'ai volontairement laissé de côté l'Amazonie car on y a fait un séjour lors d'un voyage précédent au Pérou et on revient d'un voyage en Malaisie. Voilà. Qu’ai-je oublié ? Ou qu’y a-t-il de superflu ? D'avance merci pour tous vos conseils. Cordialement Michèle
Mon projet de circuit de quatre semaines en Équateur et en Colombie cet été English translation pending
by Atila · 2010-03-25 · 7 replies
Bonjour,

Je pense aller en Equateur et en Colombie cet été pour quatre semaines. J'ai projeté le circuit suivant: - Arrivée Bogota 2 nuits - Avion pour Cuenca 3 nuits - Riobamba 1 nuit (j'ai bien noté que le train ne circule plus) - Banos 2 nuits - Forêt amazonienne vers Tena 3 nuits - Latacunga 4 nuits - Otavalo 3 nuits - Quito 3 nuits - Avion pour Carthagène 5 nuits (un peu de plage avant le retour au boulot ça fait du bien😎)

Si vous avez des adresses (confort +), des excursions à me conseiller.... Ou bien un lieu qui ne figure pas sur mon parcours et qui vous a enthousiasmé🙂

J'ai volontairement omis les Galapagos non seulement à cause du prix mais aussi car les récits ou les photos que j'ai pu voir/lire ne m'ont pas donné l'envie d'y aller...

Sinon, je me pose aussi des questions quant à la sécurité dans ces 2 pays. D'après ce que j'ai vu sur le net, l'équateur semble la proie du vol "tranquille" (tiens mon sac a été lacéré proprement et mon appareil photo n'est plus là) alors que la Colombie semble plus violente (attaque à main armée + drogue) Fantasme ou réalité ?

Mon dernier souci : la location de voiture en Equateur. Je choisis définitivement le bus ou je peux envisager de louer une voiture entre Cuenca et Quito ?

Merci pour vos réponses

Agnès
Circuit d'un mois en Équateur English translation pending
by Lacambuse31 · 2017-05-06 · 53 replies
Bonjour, Nous partirons cette année du 26 décembre 2017 à la mi mars 2018. Nous connaissons bien l'Asie du Sud est, et voulons à présent découvrir l'Amérique Latine. C'est un autre monde ! Et j'aurais bien besoin de votre aide. J'envisage de prendre un vol Toulouse-Lima, tourner au Pérou pendant 3 semaines ou un mois, puis passer en Equateur (comment ?) y rester un mois et finir au Nicaragua (vol Quito Managua , je suppose). De Managua , retour en France. Nous avons l'habitude voyager en transports en communs et de louer un scooter sur place. Est-ce faisable dans ces pays de louer un scooter ? Suivant qu'on arriverait à Quito en avion, ou par la frontière terrestre du sud de l'équateur, le circuit sera bien sur different. Nous pouvons aussi louer une voiture par ci par là. Comment est le passage de la frontière Perou/Equateur ? Y a t il des bateaux ? Nous aimons la plage, le bateau, le beau temps, les ballades faciles (une heure, ça me va bien), mais pas les randonnées ! (la soixantaine, et pas sportive !) Nous fuyons la foule et les grands hotels. Je veux passer 8 jours aux Galapagos. Pensez vous que mon circuit convienne ? Nous serions donc en Equateur vers le 25 janvier. Ne fera-t-il pas trop mauvais à l'intérieur du pays à cette époque ? les volcans sous la pluie... bof, bof. Si vous avez des idées de circuit, d'hebergement ou même de vols ! Je n'ai encore rien comme billets. Merci d'avance pour vos suggestions avisées.
Équateur: nouvel aéroport à Quito English translation pending
by Daniellg · 2013-02-21 · 61 replies
L'aéroport Mariscal Sucre de Quito qui se trouvait auparavant dans le nord de la ville vient de déménager à Tarabela.

Suivant l'endroit où vous vous rendez en ville, la distance est d'environ 40 KM.

Comme les routes spécifiques d'accès ne sont pas terminées, compter deux heures en journée pour faire le trajet.

Possibilités de transport:

BUS PUBLICS: 0,68 usd (Jusqu'à RIO COCA - Nord) --

BUS SPECIAUX SEMI-DIRECTS

Depuis/jusqu'à Rio Coca (Terminal Ecovia Nord): 2 usd Depuis/jusqu'à Quitumbe (Terminal Buss Sud): 2 usd

Entre 04.45 HR et 24.00 HR

--

BUS ou VAN "EJECUTIVO" avec WIFI AEROSERVICIOS

Toutes les 15 minutes aux heures de pointe Toutes les 30 minutes le reste de la journée

Coût: Bus: 8 usd / Van: 12 usd

--

TAXIS

Tarifs prédéterminés variant entre 20 usd (INCA - Nord près de Rio Coca) et 33,50 usd (GUAMANI - Sud). Le prix du trajet aller peut différer légèrement du trajet retour.

La taxe d'aéroport a augmenté mais est incluse dans le prix du billet.

Etant donné la distance de l'aéroport par rapport à la ville et la difficulté actuelle d'accès, si vous faites un trajet intérieur, il faut mieux évaluer s'il vaut mieux prendre l'avion ou le bus, surtout si vous êtes dans le sud de Quito.

Pour ceux qui sont dans le sud de la ville, l'aéroport de Latacunga offre quelques vols vers Guayaquil.

Bus:

Prix moyens: Quito - Guayaquil: 7 - 10 usd Quito - Esmeraldas: 7-9 usd Quito - Puerto Lopez: 7 - 9 usd

Il existe aussi des taxis collectifs entre Quito et d'autres villes (Ibarra, Ambato, etc) voir mail précédent
Itinéraire de 17 jours en Équateur en juillet English translation pending
by Bijou69 · 2018-01-21 · 9 replies
Nous sommes une famille de 5 personnes et j’organise notre prochain voyage en Équateur pour le mois de juillet. Voici notre itinéraire, j’aurais besoin de votre avis sur celui-ci et de quelques conseils. J1 Arrivée sur Quito J2 Quito J3 Quito, notre fils aîné nous rejoint J4 Départ vers l’Oriente J5 à J7 Séjour en Amazonie J8 sur Quito J 9 à J 11 Parc National du Cotopaxi J 12 à J 16 Croisière Galápagos J 17 Vol retour Qu’en pensez vous ? Comment se rendre de Quito vers l’Amazonie ? En Amazonie, nous souhaitons faire un petit séjour de 3 ou 4 jours pas trop coûteux mais on voudrait que cela vaille la peine et surtout voir des animaux, en particulier les dauphins roses et des toucans. On hésite entre le Cuyabeno Lodge ou dans le parc Yasuni le Wildlife center tour. Quelqu’un connaît ? Comment se rendre ensuite dans le parc du Cotopaxi ? Faut il repasser par Quito ? C’est Ce que j’ ai prévu car si on choisit l’avIon, nous n’aurons pas le choix ( y a t il une autre solution rapide?) et aussi car j’avais pensé louer un véhicule pour explorer le parc, Latacunga, boucle de Quilotoa...mais 3 journées risquent de faire bien court, je ne sais pas comment gagner un jour de plus à Cotopaxi sur mon itinéraire... Si vous avez une idée lumineuse pour moi, elle est la bienvenue ! Merci par avance.
Boucle de Quilotoa (Équateur) English translation pending
by Dantouss · 2017-07-06 · 19 replies
Hola Pour faire la boucle de Quilotoa , j'ai 2 options concernant le départ : - Soit je passe la première nuit à Quilotoa en ayant laissé au préalable mon gros sac à Latacunga , mais il semblerait que les hôtels ne soient pas du tout sympas ; d'où la deuxième option . - Soit je la passe à Latacunga et je démarre de bonne heure .

Que me conseillez-vous ?

Je recherche également un hôtel correct dans ces 2 villes . Pour Latacunga , je recherche un endroit sécure pour le dépôt de mon gros sac , car d'après ce que j'ai pu lire , de nombreux vols ont été constaté .
Équateur en août 2011: idées parcours paysages et nature? English translation pending
by Cmarecki · 2011-02-04 · 32 replies
Bonjour!!

Après plusieurs recherches et réflexions sur ma prochaine destination voyage pour cet été ( entre juin et septembre), je crois m'être fixé sur l'Équateur. Je pars 2 semaines et j'ai exclus l'Amérique Centrale pour cause de saison des pluies.

J'aimerais faire un parcours qui réuni les paysages et la nature ( Cordileres et Amazonie) et visiter les plages et les villages typiques. Si vous avez des conseils à me fournir puisque c'est une première en Amérique du Sud ou des suggestions sur mon itinéraire, ce serait bien apprécié!

Merci!

Christine
Avis sur itinéraire de trois semaines en Equateur? English translation pending
by Courel · 2013-05-26 · 5 replies
arrivee lundi 8 juillet 19h nuit quito mardi 9: visite quito +nuit merc10: visite quito +trajet de 3h dans l a midi vers san clement nuit san clement jeudi11: san clement nuit ascension volcan vend12 journee san clement puis depart soiree pour nuit a otavalo sam13: marche otavalo et a midi 4h30 trajet pour latacunga nuit dim14: trajet 2h lagune de quilotoa nuit lundi 15: trajet1h30 vers latacunga puis 1h banos nuit banos mardi 16: trajet puno nuit communaute amazonie merc17 nuit communaute jeudi 18: trajet vers cuenca 350km=?h vend19: cuenca sam 20: cuenca dim 21 trajet vers puerto lopez7h via guayaquil sans arret nuit cote nuit plage lundi 22plage à determiner +baleine mard23plage merc24 plage jeudi25 nuit communaute sasquilas vend26 nuit quito sam27 depart de quito 8h

croyez vous que je veux en faire trop

je souhaite garder la plage et les baleines pour los ninos

dites moi vos avis
Le Tren de la Libertad le dimanche 31 décembre: Ibarra (Équateur) English translation pending
by Lacambuse31 · 2017-09-02 · 17 replies
Bonjour, Nous arriverons à Quito le mercredi 27 décembre 18h pour passer un mois en Equateur. Pour pouvoir assister au marché du samedi à Otavalo et prendre le tren de la libertad à Ibarra, il faudrait que nous quittions QUITO dès le vendredi (autrement dit 1 seul jour à QUITO). Cela est-il raisonnable (acclimatation altitude, visites...) Questions : puis-je etre sure que le tren fonctionnera le dimanche 31 décembre ? Est-il suffisant de le réserver en arrivant le mercredi soir ou plus vraisemblablement le jeudi matin ? Quelles températures peut-on trouver là_haut à cette époque de l'année ? Je ne peux pas positionner ces visites à un autre moment car nous ne repartirons pas de Quito. De là j'ai prévu de descendre vers Latacunga le 1er janvier. Voilà le topo ! Merci d'avance de votre aimable participation.
Conseils pour un premier séjour en Équateur? English translation pending
by Plascassier · 2006-05-03 · 48 replies
Nous allons bientôt préparer un séjour de 4 semaines en Equateur. Nos aimerions avoir pas mal d'infos ! Vols, logements, guides sur place, incontournables, guides etcc... pouvez-vous nous aider ? Merci
Colombie... dépaysement et enchantement English translation pending
by Titechoz31 · 2018-04-23 · 92 replies
Bonjour à tous,

4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).

Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).

Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.

La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).

Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.

On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.

Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota

Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)

Allez hop je commence le récit !

5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!

Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!

A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.

Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).

Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.

Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!

Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.

Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.

De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!

Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arr��te dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!

Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!

Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !

Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!

Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!

Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !

(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Avis sur itinéraire de deux mois en Equateur - Pérou - Bolivie (8 juillet au 2 septembre) English translation pending
by Melanotch · 2008-06-11 · 8 replies
Bonjour!!

On est 2 filles et on part 2 mois (du 8 juillet au 2 septembre) an amerique latine (Equateur/Perou/un peu de Bolivie si possible)

On planche en ce moment sur l'itineraire - un vaste brouillon :-)) - et on aurait besoin de votre aide avisée pour savoir si on a fait les meilleurs choix - y a til des sites moins prioritaires ou qu'on aurait zappés ? J'ai aussi du mal a avoir la notion du temps et des distances, est ce que ca tient la route? n'hesitez pas a corriger, ou ajouter des notes !!

Equateur Quito 1j Otavalo - Ibarra 1j Cotopaxi -> Entre un trek au cotopaxi et au chimborazo, lequel est le mieux ? Latacunga - lagune de Quilotoa 1j Banos 1j Tena (3jours Amazonie) --> Est ce qu'il vaut mieux faire l'amazonie en equateur ou au perou ? Riobamba Chimborazo / Alausi Cuenca 3j Machala/ Huaquillas 1j --> est ce la meilleure frontiere ? Ideallement on profiterait de ce moment du voyage pour se poser 2 jours a la plage (equateur ou perou)

Perou Mancora 2j Trujillo 1j Chimbote 1j Huaraz - Trek 4 jours Lima 2j Pisco - excursion iles Ballestas 1j Ica 1j Nasca + Huacachina 2j Arequipa 4j (avec Canyon de colca) Cuzco (Macchu-Picchu et Pisac : 2 jours + option trek = 4 jours) Cuzco-Puño Copacabana : 2 jours. Visite de las islas del Sol et de la Luna

Bolivie --> a t on le temps ? sachant qu'on peut prendre un avion La Paz Sucre Potosi Yuni Lapaz Puno --> vol Lima ?

Enfin, quelle est la meilleure boucle entre le perou et la bolivie (arequipa - Cuzco Machu Picchu- Lac titicaca - Lapaz - potosi - yuni - retour Lapaz - Puno - vol Puno/Lima) ou arequipa - lac titicaca - Lapaz - potosi - yuni - retour Lapaz - Puno puis terminer par le Machu Picchu et vol Cuzco Lima ?

Merci beaucoup de votre aide !!! Melanie
En quinze jours: Quito, Napo, Misahualli, Banos, Riobamba, Cuenca, Guayaquil, Galapagos English translation pending
by Anacrouse · 2012-05-21 · 144 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.

- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.

- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.

On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….

Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !

- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.

La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.

Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!

Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !

- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.

- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.

- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting

JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.

Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....

Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...

A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.

En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.

- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.

Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.

Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.

Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.

- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.

- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.

- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.

L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.

- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…

L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.

- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…

Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.

- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!

- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!

Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,

Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 48 pages.

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Voyage sac à dos ou organisé pour l'Équateur? English translation pending
by Lujack · 2008-10-10 · 27 replies
Voilà je prévois partir en Equateur en février 2010 avec 3 autres personnes. Nous nous demandons s'il est souhaitable de prendre un voyage de groupe (pas plus de 8 ou 10personnes) pour voir tout ce qu'il y a à voir en Equateur. Je n'ai jamais voyagé en tour organisé mais je sais qu'ils en existent des spécialisés pour l'Equateur, Perou, etc...

Si nous faisons notre trajet nous même, est il dangereux pour 4 femmes de se promener sans tour organisé en Equateur ??? Les moyens de transports sont-ils bien organisés. Nous ne voulons pas louer d'auto car trop dispendieux et les assurances demandées sont énormes.

Alors j'aimerais avoir l'avis des habitués. Bien sur, je ne prendrais pas un tour organisé pour l'Europe ou l'Amérique du nord mais l'Equateur, je ne sais pas trop. Je sais que tour Amerik, voyage aventure en proposent quelques uns qui semblent intéressants et surtout, ce sont de petits groupes. Je ne veux pas me retrouver dans un autobus immense comme on en voit ici !.
Itinéraire de seize jours avec voiture de location en Équateur English translation pending
by MaxK · 2013-01-16 · 25 replies
Bonjour,

je prépare notre itinéraire pour un voyage en équateur, et je suis preneur de vos avis sur sa faisabilité, sachant que nous avons 16 jours pleins sur place et que nous louerons une voiture. Je n’ai pas encore détaillé toutes les activités mais en gros l’itinéraire donnerait ça : 1- tour de quito le matin puis route vers mindo – nuit à mindo 2- balade autour de mindo – nuit à otovalo 3- marché otovalo, cotacachi – nuit à otovalo 4- route vers misahualli – nuit misahualli 5- vers lodge amazonie (lequel ?) – nuit lodge amazonie 6- amazonie – nuit lodge amazonie 7- amazonie – nuit lodge amazonie 8- ruta de cascadas – nuit banos 9- balade autour de banos – nuit banos 10- chimborazo – nuit riobamba (ou Alausi si assez de temps ?) 11- visite cuenca – nuit cuenca 12- parc national cajas – nuit guayaquil 13- vers puerto lopez – nuit puerto lopez 14- isla de la plata – nuit puerto lopez 15- laguna quilotoa – nuit latacunga 16- cotopaxi – nuit quito

Voilà !... à votre avis serait il préférable de supprimer isla de la plata pour passer plus de temps à un autre endroit ? ou bien est ca faisable comme ca ? Tous vos conseils sont les bienvenus!

Merci à tous
Meilleure saison pour l'Équateur et les Galapagos English translation pending
by Pourvoir · 2014-10-21 · 22 replies
Bonjour. Je souhaiterais aller en Equateur et aux Galapagos. A votre avis, quelle est la meilleure saison pour les deux destinations (je trouve des renseignements contradictoires) ? Je souhaiterais voir le maximum d’animaux et en particulier les Eléphants de mer et les tortues. Merci pour votre aide.
Faire un voyage de trois semaines sur l'Amérique Latine en novembre-décembre? English translation pending
by Mifa01 · 2010-08-31 · 9 replies
Nous devons choisir 3 semaines entre la fin d'octobre et le début de décembre....les dates restent à déterminer... Ce sera notre premier voyage en autonome dans ces pays... mais nous espérons en faire plusieurs. Nous avons fait le Vietnam (au complet en 33 jours) l'an dernier et nous avons adoré...

En tenant compte du climat et de la température (pluie et périodes plus fraîches) ...où nous suggérez-vous d'aller ? quel pays ou partie de pays... itinéraires... Nous sommes ouverts à toutes les suggestions... quoi voir... quoi faire... à ne pas manquer... à éviter...

Nous voyageons de façon autonome et pouvons utiliser les transports communs (trains, autobus...) ou même louer un véhicule au besoin... Nous parlons un peu l'espagnol et nous désirons l'améliorer. Nous voulons connaître les gens, leur façon de vivre, leurs coutumes tout en profitant de la nature, et en découvrant les merveilles de ces pays.

Nous aimons des petits hotels typiques... hors des zones touristiques... pour vraiment goûter la culture du pays... mais aussi les «vieux quartiers» des grandes villes... pour vraiment plonger dans la vie du pays...

On nous a dit que c'était encore la saison des pluies en octobre mais que la haute saison commence en novembre-décembre...(prix élevés). Nous aimerions pouvoir profiter des prix raisonnables mais aussi du beau temps de pouvoir admirer les paysages et ne pas voir seulement des nuages.... Quelle serait la meilleure période?... J'imagine que cela peut-être différent d'un pays ou d'une partie de pays à une autre. Nous voulons quand même rester sécuritaires, surtout pour une première expérience... Nous désirons malgré tout faire un voyage «relax» sans toujours avoir à courir... raison pour laquelle nous détestons les voyages organisés... Nous voulons pouvoir adapter l'horaire à nos goûts et nos besoins... aux expériences que nous vivons, aux gens que nous rencontrons...

Si cette période n'est pas un moment favorable... il faudrait aussi nous le dire... nous pourrions remettre cela à plus tard...

Si vous avez déjà vécu une expérience dans ces pays... pouvez-vous nous la faire partager....

Nous vous remercions à l'avance...

Ginette et Michel
Compte rendu de voyage en Équateur du 7 octobre 2011 au 7 novembre 2011 (quatre semaines) English translation pending
by Mgen · 2011-11-14 · 12 replies
Voyage en Equateur du 07 octobre 2011 au 07 novembre 2011 (4 semaines)

Voici une bref récit de notre petit périple, avec quelques pistes, anecdotes, conseils, qui pourront servir à d'autres.... Les principaux hôtels, sites ou lieux dits sont répertoriés dans le guide du routard 2011/2012, nous avons ainsi tenté de mettre les données à jour...

Quito: Auberge INN: Nickel: vraiment un très très bon rapport qualité prix. Service impeccable, l'endroit est très sympa. Service de garde bagages (0,80 USD par jour), laverie, internet , wi-fi. 24 USD la nuit pour chambre double avec salle de bain privée. Situé entre les quartiers Quito moderne et colonial, très pratique car on peut se rendre dans les 2 quartiers à pied. Fait aussi restauration et petit déjeuner super. Bons matelas, une cuisine à disposition. Seul inconvénient: comme il est situé entre 2 quartiers, il n'y a pas grand chose sur place (pour manger) sans avoir à se déplacer.

Terminal terrestre Quitumbe: de l'auberge INN compter quand même une bonne demie heure, soit environ 7 USD en taxi.

La capilla del hombre: bon à savoir: c'est gratuit le dimanche. C'est très excentré :y aller en taxi, par contre demander avant de monter si le taxi connait, car nous c'était pas le cas, il a mis du temps à trouver, mais très sympa car en arrivant, le musée était exceptionnellement fermé ce jour là, et notre taxi a essayé de faire du forcing pour que l'on puisse quand même y entrer..... Si le taxi ne connait pas, lui dire que c'est a côté de Canal 4 (apparemment une chaine télé), c'est quelques bâtiments plus loin.

le dimanche: aller au parc El Ejido: tout les Quiténiens y sont. C'est très animé et joli : plein de petites voitures colorées pour les enfants, les gens y sont en famille c est très sympa.

Nous avons tenté une journée à Papallacta: le trajet est assez long pour la journée: 2h de bus aller. En arrivant à Papallacta, il y a normalement des navettes qui vous emmènent au centre thermal: 1USD par personne. c'est à 3km. Peut se faire à pied mais franchement bon courage, ça monte sec. Arrivés au thermes, on a opté pour le spa 18USD l'entrée (car il y a les piscines ou le spa, ce sont 2 entrées différentes). Et franchement aucun regret pour le SPA, c'est extra. Cadre magnifique, ça vaut vraiment le détour. On peut y manger (pour idée 10 USD la truite, pas donné, mais très bon). On a aussi essayé des soins: pas donné non plus mais établissement nickel niveau service et hygiène. Un conseil, partir tôt le matin si vous y allez pour la journée car globalement (en tout cas pour le mois d'octobre) il fait clair et beau très tôt et le temps se couvre en général en milieu d'après-midi et le soleil se couche assez tôt. Mais si c'était a refaire, je referai sans problème: la journée vaut bien l'aller-retour surtout si vous avez le soleil ! Trajet Quito-Papallacta en bus: 2USD

Latacunga: Quito-Latacunga: 2h, 2USD. Ville de Latacunga: sans grand intérêt. N'importe quelle course en taxi coutera 1 USD. Hôtel Estambul: 11 USD la nuit par personne. Tenu par une petite dame très sympa. Déco vraiment pas très charmante mais bon, le prix est correct, il y a eau chaude donc c'est déjà bien.... Les excursions pour la journée au parc Cotopaxi organisées par les agences démarrent vers 8h le matin (journée dans le parc et non pas ascension au sommet !!). Donc il vaut mieux arriver la veille pour organiser son tour si l'on veut passer par une agence (en moyenne 40 USD par personne). Nous avons fait le tour par nous même: prendre un bus de Latacunga en direction de Quito en demandant de nous arrêter au niveau de l'entrée du parc: 1 USD. A cet endroit, des camionnettes attendent pour vous emmener dans le parc: cela inclue le trajet jusqu'au parking du refuge. De là vous montez (ou pas) à pied jusqu'au refuge (environ 200 mètres de montée soit 45 minutes) puis redescendez. Le chauffeur vous emmène ensuite à une lagune très jolie puis a un petit musée sur l'histoire du volcan a côté du seul restaurant dans le parc (8 USD le menu). Le tout pour une durée d'environ 4 heures, la camionnette prend 15 USD par personne pour ce tour (nous étions 4, avons réussi à l'avoir pour 13 USD par personne. Puis, retour Latacunga pour cette fois 0,50 USD (oui retour deux fois moins cher que l'aller...). Un conseil : faire l'excursion le matin (parc ouvre à 8 heures car en général, les nuages arrivent en début d'après-midi donc beaucoup moins de chances de voir le sommet après 13h). Prévoir 2 USD pour l'entrée au parc (pas inclus dans le prix du conducteur). Franchement ça vaut la peine, surtout si la journée est ensoleillée et si le volcan n'est pas entouré de nuages. Dans ce cas, c'est vraiment sympa.

Nous sommes allés ensuite faire la lagune de Quilotoa. Nous avons voulu la faire également par nous même. Départ Latacunga jusque Quilotoa: il faut prendre un Bus de Latacunga jusque Zumbahua: 2 USD. De là, une camionnette (il y en a toujours au moins une qui attend le touriste) nous a emmené à Quilotoa pour 6 USD. De là nous avions l'idée d'aller (après être descendu et remonté à la lagune) à Chugchilan en cheval... Pour cette idée, les agences vous diront que cela n'est pas possible, ce trajet se fait soit a pied (5heures guide nécessaire, soit en voiture) sauf qu'en arrivant à Quilotoa, vous trouverez très facilement des gens qui vous proposeront de faire ce trajet en cheval, d'ailleurs il y a une pancarte à l'entrée du village avec les tarifs (bon le chevaux sont en réalité des mules)... Prix du trajet à cheval: 25 USD par personne, nous avons réussi a négocier 35 USD pour 2 personnes. Mais là attention: surtout si vous choisissez cette option (qui est très sympa: environ 3 heures de trajet à dos de mule dans un cadre superbe) surtout payez une partie du prix au départ et dites que vous donnerez le reste à l'arrivée ... car sinon, environ une demie heure avant la fin du trajet, les jeunes qui sont avec les mules vont vous demander de faire la fin du trajet à pied sous différents prétextes: soit la mule n'avancera plus :-) , soit ils évoqueront le risque de pluie qui va arriver et eux doivent faire le trajet retour :-) soit évoqueront un ruisseau à traverser que la mule ne pourra pas traverser (y'a aucun ruisseau sur le trajet)... En réalité, à partir d'un moment, la route commence à grimper pour arriver à Chugchilan, et en leur expliquant que si on n'arrive pas au village comme convenu le restant de la somme due sera réduite, bizarrement les mules retrouvent de l'énergie et terminent le trajet.... :-) Ayez également le compte pour payer car une chose est sûre , vous accompagnateurs n'auront pas de monnaie...Ceci dit on a vraiment bien aimé cette balade c'était très sympa. Arrivée à Chugchilan, nous sommes allés chez Mama Hilda: endroit vraiment vraiment super , à recommander +++. Nous avions pour projet d'aller le lendemain à Saquisili, mais un seul bus passe à 3h le matin...enfin c'est ce que tout le monde vous dira. On a voulu profiter de notre nuit donc on à cherché une camionnette : un monsieur qui fait parti de Mama Hilda vous proposera de faire le trajet... pour 70 USD..... Énormément exagéré.... Et coriace, car on n a pas réussi à baisser en dessous de 60 USD le trajet. Donc seule option: rechercher d'autres personnes pour partager la somme.... Il paraît qu'en réalité des bus passent... mais je ne peux pas le confirmer car on a pris l'option camionnette , on voulait être sûr d'arriver a destination...... Enfin, pour boucler la boucle, de Saquisili un bus vous ramènera à Latacunga en 20 minutes. Voila en gros comment faire la boucle Quilotoa en 2 jours.... Mais cela implique de partir très tôt (bus de 6h) le premier jour de Latacunga car arrivé à Quilotoa, les mules ne veulent pas partir trop tard (13h au plus tard) donc si on veut profiter de la lagune....il vaut mieux se lever tôt.

Nous sommes ensuite allés a Baños: très sympa, encastré dans les montagnes, avec vue sur volcan. Très touristique, on trouve de tout niveau restos !!! Nous avons fait du vélo jusque Rio verde: c'est de la descente tout le long donc pas difficile du tout , et, tout le long du chemin on trouve des "tarabitas": sortes de nacelles qui traversent la vallée. Très sympa pour 1 USD l'aller-retour. Par contre, à noter que le trajet à vélo peut-être dangereux, je ne recommande pas de le faire avec des enfants: il y a beaucoup de circulation et même si il y a des routes parallèles pour contourner les tunnels, sur certains tronçons, il faut partager la route avec les camions. A Rio verde, se trouve une cascade qui vaut le détour même si l accès est payant (1,5 USD). Attention ça mouille!! Arrivée à Rio Verde se trouve un parking gratuit pour les vélos, et , tout est bien fait, car les camionnettes sont au bon endroit pour vous remonter avec votre vélo pour 1,5 USD par personne jusque Baños. On a regretté de ne pas être restés une journée de plus pour tenter les "cajones" et les eaux thermales. A noter aussi que Baños était l'un des endroits o il y avait pas mal d'artisanat, cartes postales (pas le cas partout) etc.

Nous avons ensuite voulu aller à Station Urbina: un bus direction Riobamba vous y dépose sur le bord de la route. De là, 800 mètres à pied et vous êtes à la posada, qui est effectivement au pied du Chimborazo (vue superbe si les nuages ne sont pas de la partie). Par contre, nous vous conseillons de téléphoner avant à station Urbina car actuellement en Équateur il y a réhabilitation des chemin de fer, donc des gros travaux sur toutes les lignes, et en l’occurrence à station Urbina quand nous y sommes passés (pour rappel : octobre 2011), il y avait amoncellement de matériaux de construction avec deux ou trois camions et ouvriers sur le chantier, si bien que le cadre ne rend pas terrible terrible. En plus, en octobre nous étions les seuls, et même si j avais prévenu notre arrivée, pas vraiment d'activité possible: les vélos était rangés, le responsable pas là. On a eu l'impression d'être arrivés après la saison touristique, un peu comme si tout était rangé..., bref, pas d'activité possible, peu de compagnie (c'est une maison isolée, aucun commerce dans le lieu dit) + nuages : on n'est pas restés mais repartis, direction Riobamba. On a trouvé dommage que lorsque l'on a téléphoné pour réserver un lit, la personne au bout du fil ne nous ait pas dit que le site était en travaux. Après j'imagine qu'une fois les travaux réalisés, avec du soleil, le coin doit être très sympa.

En route donc pour Riobamba: petite ville, une belle église sur la place "del maldonado", sinon pas grand chose à y faire puisque je le redis: PAS DE TRAIN POUR CAUSE DE TRAVAUX SUR LES LIGNES CHEMIN DE FER DU PAYS. DONC TRAIN RIOBAMBA-ALAUSI: INPOSSIBLE, et pour un bon bout de temps (on nous dit tantôt réouverture bientôt, tantôt pas avant 2013...). L'arrêt à Riobamba du coup ne présente pas trop d'intérêt. Hotel "El tren de la estacion": personnel très sympa, la patronne pourra téléphoner pour vous pour réserver le petit train de la nariz del diablo (celui là existe sur le dernier tronçon, c'est à dire à partir de Alausi). 24 USD la nuit en chambre double sdb avec petit déjeuner.

Direction donc Alausi (en bus et non en train):

Le train de la nariz del diablo : le tarif est passé de 15 à 20 USD maintenant..... 3 horaires: 7h, 11h, 15h. Au mois d'octobre, en arrivant le jour même, le train de 11h est complet donc prévoir la réservation avant si vous voulez cet horaire .... donc on a fait celui de 15h. Bonne nouvelle: il s'agit bien du train et non de l'autoferro (bus sur rail), la voie ferrée est bien refaite sur ce tronçon et le train circule bien. D'ailleurs il est très sympa, très typique. Oubliez cependant l'idée d'aller sur le toit, cela n'est plus permis. La balade dure 2h30. Plus précisément la balade en train dure approximativement 1h30: 45 minutes aller-45minutes retour. Entre les deux, le train s'arrête à la station Silambe pendant une heure ou l'on peut voir des danses traditionnelles, un petit musée et prendre une boisson et un sandwich compris dans le prix, le tout on ne peut plus touristique. Au delà de ça, les paysages sont très sympa, et c'est assez rigolo le trajet dans les montagnes car le train monte en zig-zag. Les meilleures places sont du côté droit sens de la marche à l'aller quand on monte dans le train. Nous avions bien précisé au vendeur de ticket que l'on voulait deux sièges côté droit, il a répondu oui oui pas de problème , on s'est retrouvé côté gauche..... Ceci dit, pas si grave car le "guide" du train demande au retour à ce que les passagers échangent leur place: ceux de droite vont à gauche et inversement.

Nous avons voulu ensuite faire le chemin de l'Inca vers Ingapirca, 2 jours d'excursions à cheval comme cela est mentionné dans notre guide routard. Nous avons donc contacté Gilberto Sarmiento comme indiqué dans le guide qui nous le confirmons s'occupe de tout. Pour mise a jour, il prend toujours 100 USD par personne pour la balade à cheval tout compris (nuit et nourriture) , par contre la nuit de la veille au soir dans le petit hôtel (une posada chez une de ses voisines) est passée de 5 à 12 USD par personne. Gilberto peut maintenant venir vous chercher à Alausi pour vous amener directement à Achupallas, vu qu'il possède maintenant sa compagnie de mini-bus, il vous en coutera 5 USD par personne. Il viendra avec son mini-bus et en profitera pour le remplir de personnes sur son passage. Dans l'ensemble, les 2 jours de balades sont magnifiques. Les paysages sont superbes, et cela vaut vraiment la peine. A savoir ceci dit: la nuit est dans une tente: un petit bivouac, c'est super: la tente est fournie et les sacs de couchage aussi si vous n'en avez pas. Ceci dit, il fait particulièrement froid...donc prévoir pulls, de même lors de la balade, on passe à travers des sommets de montagne ou ça souffle énormément. Nous, on a regretté le bonnet et les gants même si le lendemain redevient plus chaud vu que l'on redescend de la montagne. Je le redis, la balade vaut vraiment le détour.... Après notre avis personnel est que pour l'ensemble le prix est très élevé pour les raisons suivantes: Il faut savoir que Gilberto, ce n'est pas lui qui accompagne lors des deux jours de balade. Il envoie un local appartenant à une communauté (qui fournit également les chevaux). En parlant avec le guide qui nous a accompagné (faut savoir qu'il passe les deux jours à marcher derrière les chevaux et les mules qui portent vos bagages) nous avons appris que lui gagnait 30USD par personne pour nous accompagner....il nous a aussi expliqué que les touristes n'ayant que le numéro de Gilberto , ben...contactent Gilberto. Alors sachez que vous pouvez faire la même excursion non pas pour 100 USD mais pour 80 USD en contactant directement ce guide dont voici les coordonnées: Francisco Massa. Téléphone: 088770216. Il se propose même d'organiser votre transfert d'Alausi et l'hébergement de la veille au soir inclus dans ces 80 USD...Il peut loger jusqu'à 6 personnes. Il faut le contacter au moins 2 jours à l'avance pour qu'il s'organise. Et, à l'issue de la balade, le guide ne réclame pas de pourboire, par contre si vous voulez lui faire plaisir , vous pouvez lui offrir tout type de chose qui pourrait lui être utile pour son travail. Nous lui avons laissé notre lampe frontale et il était ravi. L'arrivée le lendemain se fait à Ingapirca, non loin du site... qui se visite globalement en une heure. Un bus passe par l'entrée du site pour ensuite vous emmener à Cuenca (2,50USD).

Cuenca: nous avons logé a la "casa cuencana" : parfait : chambres spacieuses, eau chaude, bien situé, très bon prix: 12 USD la nuit par personne. Pas de petit dej mais en face le "banana café" est tout simplement génial pour les petits-déjeuner. Une laverie à côté de l'hôtel, bref tout est pratique.

Nous avons testé comme restos: "Tiestos" : génialissime, succulent avec un service impeccable. Vraiment à recommander. Le cuisinier est super, il vient vous faire goûter tout un tas de trucs. On a aussi tenté "Moliendo café": très bon: on ressort en ayant bien mangé pour vraiment 2 sous. (mais attention, pas comparable au Tiestos)

Globalement Cuenca: 2 journées nous ont parues suffisantes pour en faire le tour.

Nous sommes ensuite partis de Cuenca pour Vilcabamba: passage obligé par Loja pour changer de bus: Les gens vous diront Cuenca-Loja: 3h, 4h, 5h , 6h... Bref, on s'y perd. Nous avons exactement mis 4h30 pour Cuenca-Loja puis 1h Loja-Vilcabamba.

Vilcabamba: très sympa, reposant. Nous avons logé à Madre Tierra. Cadre superbe. Surtout, si vous allez à cet endroit dites le au chauffeur de bus qui vous arrêtera devant, ce qui évitera les 15 minutes de marche avec vos sac du centre ville (ça monte...). Nous avons tenté les soins du spa: globalement ça n'est pas la même qualité qu'à Papallacta, et nous avons trouve les soins vraiment chers pour la qualité proposée. Ceci dit, nous recommandons le baño de vapor cajon (surtout si vous n'avez pas eu l'occasion d'essayer à Baños. Plus cher qu'à Baños mais on était content de l'avoir fait car c'est quand même quelque chose de typique). Remarque sur Madre Tierra: les propriétaires ont changé en janvier 2011, ce sont maintenant des Suisses qui ont repris l'affaire. Ils font actuellement quelques travaux: ils ont le projet de développer le spa et faire quelques cabanes à tarifs plus économique. Chaque vendredi soir est proposé un repas indien cuisiné sur place l'après-midi même par un chef cuisine. Cette occasion regroupe l'ensemble des expatriés du coin et a beaucoup de succès.

Nous avons ensuite fait le trajet Vilcabamba-Loja puis Loja-Guayaquil en bus de nuit. Aucun problème avec le bus de nuit. Par contre on oublie l'idée de trouver un beau bus climatisé semi couchette comme on pourrait trouver en Argentine ou ailleurs. Non, non: il s'agit d'un bus classique comme ceux qui tournent la journée. Donc: il fait chaud, et prévoir boules quies. Durée: 7 heures pour 10USD.

De Guayaquil, nous sommes partis 8 jours aux Galapagos. Après avoir hésité longuement entre croisière, pas croisière, nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits de croisière et 3 jours sur place sur l'île Isabella. Concernant nos choix:

Pour le choix de la croisière: nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits d'une part, pour pouvoir rester quelques jours sur Isabella et, d'autre part, pour que cela ne nous coûte pas trop trop cher. Avec le recul nous n'avons pas du tout regretté notre choix: la croisière était superbe mais prendre le temps d'être sur une île aussi. Concernant le choix de la croisière, 2 options: la réserver à l'avance ou bien la choisir en dernière minute. Nous avons réservé à l'avance pour être plus tranquille une fois sur place. Après avoir pris renseignements sur forums, guides, agences directement, il est important de savoir que : - les circuits des bateaux sont planifiés à l'avance; - d'une manière générale, sur une semaine, un bateau visite : les îles du nord et les îles du sud, en faisant une boucle par Santa Cruz (île centrale de départ et arrivée) donc si vous optez pour une croisière 4 ou 5 jours, forcément il faudra faire le choix entre visiter les îles du Nord ou les îles du Sud (les croisières de 8 jours visitent les îles du nord et du sud). - on ne peut donc pas choisir en se disant je voudrais tel bateau pour visiter telles îles. En fait, lorsque vous connaissez vos dates, vous pouvez vous renseigner sur quels bateaux circulent à ces dates et voir leur planning. Ensuite le prix dépendra de la game du bateau. Des bateaux partent chaque jour. Si maintenant vous voulez un bateau précis, il faudra alors vous caler sur les dates du passage de ce bateau. Voilà en gros. Après avoir ensuite pris de nombreux contacts avec les agences locales, si vous voulez vous épargner le temps de recherche, vous pouvez directement prendre contact avec
http://www.andesplanet.com.ec/ car c'est le meilleur rapport qualité prix que nous ayons trouvé. Nous avons réservé avec eux notre croisière 5 jours 4 nuits (suite à de longs échange de mails pour renseignements: ils prendront toujours la peine de vous expliquer au mieux) sur le YOLITA 2 pour 1150 USD par personne (ils nous ont directement proposé ce prix alors que nous avions trouvé cette croisière à 1300 USD dans différentes autres agences. Andes planet est une agence familiale, Paul le responsable parle parfaitement français et fera tout pour vous faciliter les démarches (il est venu directement à notre hôtel pour faire les papiers et nous a même prêté un téléphone portable pour la durée de notre séjour). Le YOLITA 2 était magnifique, on a vraiment été agréablement surpris par la qualité sur service, la nourriture. Le guide, Washington était exceptionnel, il arrive à imiter chaque animal rencontré afin d'attirer leur attention. C'était tout simplement sublime, tout était parfait. Si maintenant vous optez pour un choix de dernière minute, sachez qu'on vous trouvera toujours quelque chose mais vous n'aurez pas forcément le choix du bateau. Et niveau tarif, je dirai que sur une croisière de 5 jours à 1000 USD en moyenne, vous pourrez avoir une réduction d'environ 200 USD (comme ça, ça vous donne une idée). Nous avons fait la croisière dans les îles du Sud: niveau bestioles on n'a pas été déçus, pour ça aucune inquiétude à avoir, des iguanes, des fous à pattes bleues, des lions de mer vous en verrez.... Vous nagerez aussi avec des tortues, des requins....Bref, même si les animaux sont cachés, le guide saura les trouver. Et, pour les amis de la nature et de l'environnement soyez rassurés, il y a un grand respect pour les animaux et leur environnement: les visites sur les îles se font avec le guide, vous resterez le long de sentiers et ne pourrez pas vous égarer du groupe. Il est interdit de toucher les animaux, et aucun passage de l'homme n'est visible sur l'île: la nature à l'état sauvage. Pour autant on n'a pas l'impression d'être coincé dans un groupe (nous étions 10 personnes avec notre guide) et vu les espaces et le nombre d'animaux, il y a de quoi s'en mettre plein les yeux. Pour le pourboire à la fin de la croisière, sachez qu'on vous mettra à disposition 2 enveloppes: une pour le guide, et l'autre pour le personnel de l'équipage.

Nous avons ensuite passé 3 nuits sur l'île Isabella. La lancha pour y aller vous coûtera 25 USD (attention c'est soit 6h du matin soit 14h , mêmes horaires pour le retour, attention également au mal de mer: ça remue...). C'est un très beau complément à la croisière car pour le coup, on se sent un peu plus libre et surtout laisse la possibilité de voir les Galapagos sous un autre angle: le côté volcanique: la journée aux volcans sur Isabella vaut vraiment le coup, c'est magnifique (35 USD par personne avec un petit pic-nic, départ vers 8h pour une retour vers 15h), vous trouverez des agences un peu partout et au même tarif. Sinon, on peut en profiter pour goûter de la langouste, faire de belles balades et à nouveau croiser tout un tas d'animaux et de volatiles. Nous avons logé à "caleta iguana" (c'est anciennement Casa rosada qui a changé de propriétaire). Les tarifs ne sont pas donnés (70 USD la chambre double) mais il faut avouer qu'on est super bien situés: face à la mer, avec un coin aménagé sur la plage. Le soir, les jeunes se retrouvent au bar qui donne sur la plage avec la musique de l'hôtel. Bien si vous recherchez un peu d'ambiance, un peu moins si vous recherchez le calme en soirée (la journée c'est très tranquille). Chambres agréables et propres.

De retour sur le continent, nous sommes allés 4 jours et 3 nuits à la réserve Cuyabeno. Après de longues recherches nous avons fini par opter pour le JAMU LODGE. Une fois encore, on n'a pas été déçus. Organisation impeccable, le guide était super (David). On se sent bien encadré et libre à la fois. Le cadre est magnifique, les chambres restent ouvertes (pas de vitres, pas de cadenas) , eau chaude, on est éclairé à la bougie le soir. Les repas sont plus que corrects (généralement pic-nic le midi plus sommaires et bon repas à table le soir). Le visites sont très intéressantes: balades en forêt, couchers de soleil sur la laguna grande, pêche au piranha, visite d'un chamane, ou visite d'une communauté oû l'on vous montrera comme faire des galettes de manioc. A l'annonce du programme on était sceptiques (on s'est dit: peut-être l’attrape touriste) mais en fait même si effectivement une dame de la communauté nous attendait pour la préparation de la galette, l'activité n'était pas surfaite: nous avons participé: avons arraché le manioc et aidé à préparer la galette, avons rencontré les quelques membres de la famille. Le cadre était très traditionnel, et surtout on n'essaie pas de vous vendre des trucs, comme on peut trouver cela dans les gros sites à touristes. Niveaux animaux il faut faire la part des choses: on ne tombera pas nez à nez avec un jaguar !!!! On n'a pas vu énormément d'animaux mais suffisamment pour se rendre compte que des animaux, il y en a mais on ne les voit pas forcément.... En effet, vous vous apercevrez vite que beaucoup d'animaux sont plus facilement visibles de nuit que de jour. Exemple: le premier jour nous avons nagé dans la laguna grande, et le deuxième jour nous retournons au même endroit mais pour voir le coucher de soleil. Et, dès la nuit tombée, nous avons vu sans trop de difficulté plusieurs crocodiles. Les tarentules sont bien présentes et de taille (mais ne s'éloignent jamais trop loin de leur nid nous dit-on). Lors de balades en pirogue, on ne manque pas les singes (même s'ils ne sont pas tout prêt). On croise également pas mal d'oiseaux. Bref, en ce qui nous concerne, nous recommandons. A noter que le Jamu lodge fourni savon et shampoing biodégradable. Le guide nous a expliqué que selon la période à laquelle on vient, on ne verra pas forcément la même faune. En effet, lorsque les arbres sont en fleurs alors on verra beaucoup plus d'oiseaux. Pour réserver ce tour nous sommes passés par http://www.equateur-voyages.com qui se trouve être l'agence à l'intérieur de l'auberge INN de Quito. Cordoba-José parle un français parfait et n'hésitera pas à répondre à toutes vos questions. Pour notre séjour au JAMU LODGE nous avons payé 250 USD par personne pour 4 jours et 3 nuits (le séjour sur place c'est à dire sans le transport pour y aller) ce qui est exactement le même prix en passant directement par le Lodge lui-même.

Enfin de retour sur Quito, nous sommes allés terminer notre voyage à Otavalo pour visiter son marché et les alentours. Nous avons dormi à "el rincon del viajero" : excellent rapport qualité prix (26 USD la chambre double, petit dej inclu), par contre réserver pour les vendredis soirs car à la veille du marché, c'est vite complet. A noter aussi que juste à côté se trouve un autre hôtel qui avait l'air très charmant (on n'a pas testé mais on est passé voir pour prendre une carte de visite: "hostal valle del amanecer": 28 USD la chambre double avec petit dej avec un petit jardin à l'intérieur et des hamacs un peu partout, il y a des vélos, eau chaude, un service laverie et même une boîte aux lettres). Otavalo est une petite ville très agréable, et effectivement on y retrouve tout l'artisanat du pays concentré sur plusieurs places... Le marchés aux animaux est le plus traditionnel mais allez-y en premier car il démarre très tôt le matin tandis que l'artisanat sera présent toute la journée. Très coloré, vous y trouverez tous vos cadeaux et surtout négociez !!! Mis à part le marché, pas mal de balades à faire dans le coin. Nous sommes allés à pied voir l'arbre "el lechero" (route décrite dans le routard mais on doit avouer qu'on s'est un peu perdu...) puis descente jusqu'à la cascade de Peguche: le site est très sympa et pas fréquenté par les locaux. On peut même y faire du camping. Le lendemain nous sommes allés au lac de Cuicocha. En fait en se promenant dans Otavalo, vous trouverez à différents endroits un tour à environ 25 USD par personne pour visiter tous les endroits du coin (la cascade de Peguche, la lagune Cuicocha, un atelier de tissage, la visite du village de Cotacachi, le tout en 4 heures). Nous avons contacté directement le guide qui s'occupe de ce tour et lui avons dit que nous ne voulions pas tous les arrêts prévus mais uniquement l'aller-retour au lac avec un temps sur place pour la visite. Washington (le guide en question) nous a proposé pour 6USD par personne de nous emmener, faire la visite et nous ramener à notre hôtel le tout en 2h30. Service impeccable (Washington Cueva: 093 199 411 ou 086 373 259). ce guide propose également le service de transport privé Otavalo-Quito pour ceux qui voudront se rendre directement à l'aéroport. C'est assez cher mais peut-être bien pratique.

Voilà, en ce qui nous concerne, nous avons ensuite pris le chemin du retour pour la France....la tête chargée de belles images et de beaux souvenirs.

Divers: globalement il y a du wi-fi gratuit dans beaucoup d'établissements, parfois même sur des sites publics (exemple: le port de Puerto Ayora) les hôtels vous fourniront systématiquement serviette de toilette et savon et proposent un service de garde bagage. Ne poser jamais votre sac par terre lorsque vous êtes dans un bus (des mains habiles pourront le visiter).

Biensûr si vous avez des questions.....n'hésitez pas....j'y répondrai avec plaisir !!!
Circuit de trois semaines en Équateur au mois de novembre English translation pending
by Papaludo · 2010-02-03 · 18 replies
Bonjour, Nous partons à 6 adultes le 25 nov pour 3 semaines le départ se fera de Guayaquil, tout comme le retour Nous aimons particulièrement la nature, paysages et nous délaissons un peu le culturel, sans doute un petit tour en Amazonie Quels sont les trucs à ne pas manquer ( nous ne ferons pas les Galapagos )

Merci de vos réponses
Journal au jour le jour, un mois à vélo en Équateur English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-09 · 2 replies
Au cours de notre première étape à travers l’Amérique du Sud à vélo nous avons traversé l’Equateur durant un mois. Arrivés par avion à Quito, nous avons d’abord effectué un petit tour au nord vers la frontière colombienne. Ensuite nous sommes revenus dans la capitale et avons entamé la descente en direction du Pérou en longeant la forêt tropicale, ce qui nous a permis d’éviter au maximum la panaméricaine qui est un enfer à vélo. Au cours de cette période j’ai tenu au jour le jour un journal de marche que je vous livre.

J1 20 août Madrid Quito

Il fait encore nuit à Madrid quand nous quittons l'hôtel. Les derniers noctambules s'esclaffent bruyamment. Les bagages récupérés à la consigne du terminal 1 sont chargés dans la navette qui nous amène au terminal 3. Nos cartons de vélo sont filmés pour plus de sécurité. Les billets d'avion de sortie de l'Equateur nous sont demandés et le temps passé la veille à résoudre cette épineuse question n'était pas vain. En effet nous fumes obligés de prendre des billets Quito Bogota, car notre voyage à vélo ne justifiait pas de notre sortie du territoire équatorien. Or pour des problèmes de réciprocité diplomatique, toute personne doit justifier du fait qu’il ne sera pas un immigré clandestin. Ce qui se conçoit. La compagnie Iberia, est habituée à ce genre de situations. Les billets que nous avons achetés nous ont été remboursés la semaine suivante sur simple demande téléphonique, une taxe de vingt euros par billet étant retenue.

L'aéroport Bajaras est immense et pour rejoindre la zone d'embarquement nous empruntons une sorte de métro express. L’A340 et ses 4 réacteurs nous attendent. Pendant 12 heures il nous emmènera à la poursuite du soleil. Partis à 12h20 nous arriverons un peu plus tard à 16h30, heure locale. Avant de se poser l'avion survole Quito et sa forêt d'immeubles, gigantesque mégalopole qui part à l’assaut des versants des volcans environnants. Grâce au nouvel aéroport, l'an prochain cette situation dangereuse aura disparu, les avions ne se poseront plus en pleine agglomération. À l'hôtel Inn, où nous avons posé nos bagages quelque peu hébétés par cette longue journée, nous modifions l’heure à nos montres pour plusieurs mois. Quelques nuages filandreux accrochent les volcans qui cernent la ville. Un vent d'octobre infléchit les palmiers. Chez nous il doit être 2h du matin, raisonnablement il faut aller dormir, mais après quelques heures de sommeil la nuit sera interminable.

J2 21 août Quito

La nuit fut étrange. Nous fûmes réveillés à 23heures locales, ce qui correspondait 7 heures du matin en France. Puis nous avons replongé dans le sommeil.

Petit déjeuner à 7heures30, excellent. Nous nous ressentons des tribulations des jours précédents. Le moment de vérité concernant les vélos approche. En effet nous avions constaté que nos cartons subissaient de fortes contraintes et nous nous demandions quels dommages les vélos en récolteraient. Mais non après avoir bataillé pour tout régler au mieux, nos engins sont sur roues et semblent en état de fonctionner.

Il nous faut nous organiser pour le départ. Une équipée de très longue durée de ce genre fait naître une forme d’angoisse. Nous sommes deux, Alain et moi, prêts à foncer vers le sud pour commencer à entamer cette immense distance qui nous sépare de Santiago, mon but et de la terre de feu, but de Alain et Jean. Ce dernier ne voit pas les choses sous le même angle. D’abord il propose de commencer à faire de la montagne au nord de Quito, afin de s’acclimater puis de reprendre ensuite notre chemin vers le sud et au passage d’escalader quelques sommets de 5000 d’altitude dans de bonnes conditions d’acclimatation.

Il emportera la décision, mais il est indéniable que se lancer dans une immense descente du continent sud américain en commençant par une remontée au nord ça intrigue quelque peu. Mais nous avons le temps ayant prévu large, et la région envisagée vers Otavalo est magnifique. Il faut nous sortir de nos schémas très rationnels qui nous font tirer des lignes droites sur des cartes et mesurer le rapport temps kilomètres.

Une fois ce débat de fond clos, nous allons manger dans un petit restaurant et nous sommes agréablement surpris par la qualité, la propreté et les prix très bas.

Ensuite une petite balade à pied à l’assaut des hauteurs construites de la ville au pied du Pinchincha, nous permet d’avoir un panorama assez impressionnant sur la ville nichée au milieu des montagnes. Les rues sont vraiment très raides, plus de 15 pour cent. Cela lui donne un petit air de San Francisco. Puis nous allons flâner dans l’une des parties basses de la ville. Un immense parc aux cyprès gigantesques accueille un orchestre qui joue des musiques andines. Hélas nous arrivons pratiquement à la fin de la représentation. La nuit est tombée. Nous rejoignons notre hôtel. La fatigue est bien là, sans doute un petit mélange d’altitude, de stress nerveux des jours derniers, et des questions que l’on se pose nécessairement avant une grande aventure, dont le départ est imminent.

J3 Dimanche 22 août Quito

Premiers tours de pédale dans Quito pour vérifier que les vélos fonctionnent bien et reconnaître l'itinéraire de sortie de la ville. Nous avons mangé près du marché dans un petit restaurant propre.

J4 Lundi 23 août Quito

De retour à l’hôtel nous passons un long moment avec les sympathiques Christian et Gerald de l'agence « Equateur voyage passion » pour essayer le matériel en vue de l’ascension du Cotopaxi 5890m qui aura lieu le jeudi 2 septembre. Notre programme est établi pour une dizaine de jours. Demain, nous partirons vers le nord en direction d’Ibarra pour un séjour équitable dans la communauté Quechua de San Clemente. Notre hôte nous guidera vers l’Imbabura, un sommet de plus de 4000, puis nous reviendrons à Quito, pour gravir le Cotopaxi.

J 5 Mardi 24 août Quito Cayambe 71 km

Départ prévu pour San Clemente pour 8heures, mais nous ne nous mettons en route qu’à 10heures trente. Nous avons perdu une bonne heure à la banque, car je ne réussissais pas à retirer de l’argent dans les distributeurs. Donc départ effectif à 10h30. Il nous faut d’abord sortir de Quito, ce qui nous prend plus de vingt kilomètres avant de voir la densité des habitations diminuer. Par contre le trafic reste le même, une quantité énorme de camions et de cars, qui crachent des nuages de gaz d’échappement noirs qui parfois nous enveloppent complètement.

Une fois la ville derrière, nous une grande descente d’une dizaine de kilomètres nous donne une première idée des terrains que nous allons rencontrer. Bien évidemment la descente est vite effectuée. Alors nous attaquons une interminable montée de plus de vingt kilomètres qui nous conduit à plus de trois mille mètres. Le souffle ne nous manque pas. De toute évidence, les quelques jours passés à Quito à 2800 mètres d’altitude nous ont permis de nous acclimater. La route pourrait être agréable, s’il n’y avait pas ce trafic infernal, des camions monstrueux et des cars de tous types du plus neuf au plus déglingué qui nous frôlent en permanence. On finit par s’y faire mais le danger reste présent. Cela d’autant plus que les bas-côtés ne sont pas stabilisés et que tout écart pourrait occasionner une chute probablement aux conséquences graves. L’attention est permanente entre ravin et gros engins bruyants. Les récits d’autres cyclotouristes lus concernant la panaméricaine, parlant d’enfer, ne sont pas exagérés une fois que l’on a goûté à cette route mythique.

Profitant d'un arrêt nous faisons la première de nos photos du passage de l'équateur. Eh oui, Quito se situe quelques dizaines de kilomètres au sud de la latitude zéro. Cela me fait penser au livre de Mike Horn, justement appelé « Latitude zéro ». Il relate son tour du monde sans utilisation de moyens mécaniques et sas jamais s’éloigner de plus de quarante kilomètres de l’équateur.

Après 71 kilomètres, il est dix sept heures et alors que nous commençons à nous inquiéter de notre point de chute, car la nuit tombe tôt à l’équateur, car nous sommes pile dessus, une petite auberge un peu avant la ville de Cayambe nous invite à l’arrêt. Nous y sommes très bien, et le petit restaurant à côté nous permet un dîner agréable. Nous découvrons le jus de babako, succulent. Nous allons nous coucher alors qu’il n’est que 20 heures. La journée aura été assez difficile, mais demain il nous faut effectuer la seconde partie du trajet qui nous sépare de San Clemente.

J6 mercredi 25 août Cayambe San Clemente 75 km

Départ à 8heures30, une légère pluie fait son apparition, le ciel semble bien chargé. À nouveau nous plongeons dans la circulation hurlante et crachante. Rouler dans ces conditions n’est pas une vraie partie de plaisir, mais paradoxalement cette situation de danger nécessitant une attention soutenue au milieu de ce trafic rapide, le long d'une bande jamais stabilisée où l'écart s'avérerait très dangereux, procure une espèce de jouissance. Mais il ne faut peut-être pas trop en abuser! Nous atteignons la ville d’Otavalo. Nous n’avons pas très bien compris où nous sommes passés. Il faut reconnaître que la carte que nous possédons n’est absolument pas précise et qu’elle a plutôt tendance à nous induire en erreur. Dans un village une déviation conduit à travers ses ruelles en pente. Le flot ininterrompu de la panaméricaine s’y déverse. Avec nos vélos au milieu des montagnes de ferraille, et engloutis dans la poussière soulevée, nous nous sentons comme des intrus minuscules et très vulnérables. Enfin nous atteignons la ville d’Ibarra. La circulation y est toujours très dense. Nous y mangeons une pizza, pas très dans la tradition du lieu. À quinze heures nous attaquons les neuf derniers kilomètres qui vont nous faire monter de quelques sept cents mètres le long d’une immense ligne droite qui attaque directement en pleine pente. Pour compliquer l’affaire les trois derniers kilomètres sont en petits pavés très irréguliers avec une inclinaison bien supérieure à 10 pour cent. Nous finirons en poussant les vélos. Enfin nous arrivons à San Clemente, il est 17 heures. L’accueil par le fils du propriétaire Manuel Guatemal, est très aimable.

Manuel et Laurita, son épouse, sont des gens au calme et à la gentillesse époustouflants. Leur maison offre une vaste perspective sur Ibarra et ses environs. Ici la proximité de l’Amazonie et des glaciers du Cayambe influence le climat, qui est un compromis entre altitude et latitude. Nos hôtes nous servent un repas délicieux et très original, où nous découvrons les zumos (fruits pressés) Babako, tomates des arboles etc… La salle à manger est magnifiquement arrangée. Le bois est très présent, ce qui donne un réel cachet à l’ensemble.

La chambre qui nous est proposée est originale et nous nous y sentons très bien. Nous avons vécu une nouvelle journée riche en émotions en 75 kilomètres seulement.

J7 jeudi 26 août ascension de l’Imbabura 4609 mètres

Le départ pour l’Imbabura est fixé à six heures du matin. La veille, pour nous expliquer le profil de la voie normale, Manuel avait allongé un bras et de l’autre main était remonté jusqu’à la tête, la partie la plus difficile étant l’oreille. À l’heure dite, une camionnette où l’on reste debout, nous conduira à la fin de la piste. Manuel nous accompagne et sa présence est bien utile car il faut évoluer dans des prés avant de trouver la sente qui s’attaque directement aux pentes raides. En pays quechua les lacets n’existent pas. L’Imbabura qui tire son nom de la période pré-inca se cache dans les nuages. Ce n’est pas une montagne à vaches. La fin de l’ascension se déroule sur des arêtes de roches noires au-dessus de pentes vertigineuses. Avec sa sérénité indienne Manuel nous donne ses consignes dans les passages délicats. En trois heures dix de montée nous sommes au sommet après 1200 mètres de dénivelé. Le brouillard ne se lèvera pas. Dommage, car la vue sur le proche Cayambe devait être superbe. Manuel nous expliquera les plantes, les fleurs, le caracara, grand faucon aux ailes blanches, la patchamama (le monde) qui selon la tradition quechua est une famille harmonieuse avec ses composantes que sont la montagne, la rivière, la forêt, les animaux et les hommes. En montant nous avons vu des excréments du loup qui vient quelquefois au village se servir en poules, bien que celles-ci nichent la nuit dans les arbres.

70 habitants vivent à San Clemente et 16 familles quechua sont impliquées dans l’écotourisme. En fin de descente Manuel nous conduit à travers les champs qui dominent le village. Les parcelles cultivées y sont nombreuses : trigo (blé), sabada (houblon) et papas (patate). On y voit aussi vaches, moutons, porcs et lamas, souvent au piquet. Il nous montre aussi le « lago de Sangre ». Ici a eu lieu une grande bataille opposant deux grands chefs et frères incas. Les vainqueurs jetèrent les cadavres sanglants des vaincus dans le lac, d’où l’origine de son nom, le lac de sang.

Pour terminer la soirée, Manuel nous invite au coin de la cheminée. Manuel nous indique la piste pour contourner l’Imbabura, qui nous évitera d’emprunter la panaméricaine sur plusieurs dizaines de kilomètres.

J8 vendredi 27 août tour Imbabura Ayacundo 45 km

Ce matin très tôt, à trois heures, alors que je ne dors pas, je jette un coup d’œil par la fenêtre, et je vois au milieu des nuages trois étoiles verticales légèrement inclinées par rapport à la verticale. Puis lentement les nuages se déchirent et dans toute sa splendeur la Croix du Sud se dévoile. Elle semble un signe ostensible de l’être supérieur. Cette vision me coupe littéralement le souffle et je reste collé à la vitre à la contempler. Immense croix plus large que haute qui de toute sa luminosité accapare le ciel.

Le jour apparaît et nous allons nous séparer de nos hôtes après ce moment privilégié passé en leur compagnie. Cette communauté indienne vit non seulement en harmonie avec la nature, mais cette harmonie nous la constatons au sein de la famille, entre époux et entre parents et enfants. Sur leurs visages je décèle cette plénitude, que je n’ai vue seulement que chez certaines religieuses, qui par un simple regard vous font comprendre qu’elles ont été touchées par la grâce.

Avant le départ, Laurita nous a gentiment fait une démonstration de confection de tortillas, qui sont des galettes de blé cuites sur un plat de terre.

Après un succulent petit déjeuner le moment de se séparer arrive. Comme nous l’a indiqué Emmanuel hier, afin d’éviter en partie la panaméricaine, nous allons partir par des chemins escarpés et nous effectuerons le tour du volcan Imbabura grimpé hier.

On nous avait prévenus que ce serait difficile, mais ce que nous avons vécu était au-dessus de nos attentes. 10 kilomètres en 3heures30. Un chemin empierré, qui affiche des inclinaisons supérieures à quinze pour cent. Enfin après quelles hésitations concernant la direction nous arrivons à un col à près de 3400 mètres. Le temps commence à nous sembler interminable. Cependant le paysage est de toute beauté, mais hélas les sommets gardent leur voile de nuages. En particulier, le Cayambe, haut volcan enneigé reste obstinément caché. Nous entamons une longue descente sur une piste en terre, nettement plus agréable que les routes empierrées, car les secousses sont bien moindres. Mais attention tout de même au poids des vélos qui rend parfois l'équilibre précaire. Jean en fait l'expérience par une chute spectaculaire sans gravité bien que la tête ait porté au sol. Nous rejoignons San Pablo, et de là un jeune cavalier nous guide par des pistes détournées qui nous ramènent à l’enfer de la panaméricaine.

Le temps est menaçant et quelques gouttes d’eau ajoutent à l’incertitude. Nous en profitons pour manger dans un petit restaurant sur le bord de la route. Le trafic est énorme, camions, bus, voitures et quelques motos lancés à pleine vitesse dans des nuages de fumée noire. Lors des changements de vitesses, de véritables boules noires sont éjectées. Il y a deux jours en nous rendant à Ibarra, dans une côte Alain devant moi a littéralement disparu dans ce nuage de pollution. Pour le moment ce n’est pas les Andes telles qu’on peut les voir sur les images!

Après cette pose sympathique et un plat de bonne qualité nous reprenons notre route en commençant par l’une de ces immenses rampes qui va nous faire passer à plus de trois mille mètres. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons Ayacundo. Cette petite ville se trouve sur l’équateur. D’ailleurs dans la cour de l’hôtel dans lequel nous descendons il y a un petit tertre sur lequel vous avez paraît-il un pied dans chaque hémisphère. En tout cas ce que je peux dire, c’est que l’équateur n’est pas loin, car le sommet du Cayambé est tout proche et la ligne du milieu du monde passe juste dessus. Il faut dire que l’équateur est revendiqué par beaucoup de monde dans une zone sans doute de quelques kilomètres et de nombreuses personnes vous invitent à vous positionner « al mitad del mondo ». En ce qui nous concerne c’est la troisième fois. Nous avons effectué seulement 45 kilomètres dans la journée. Les routes d'Equateur ne se laissent pas facilement apprivoiser.

J9 samedi 28 août Ayacundo Quito 85 km

Site archéologique de Colchasqui et retour à Quito de nuit

Après une nuit confortable, et un petit déjeuner où il nous faut pratiquement réclamer de quoi manger, nous nous sentons en forme pour le départ. Manifestement nous avons bien récupéré des rudes efforts de la veille. Après dix kilomètres de descente un embranchement à droite indique le site archéologique pré-inca de Cochasqui. Et c’est là que l’aventure de la journée va commencer. D’après les indications il serait à huit kilomètres, mais souvent les données chiffrées sont approximatives. Nous savons seulement que nous avons parcouru 10 kilomètres en trois heures et demie la veille. Aujourd’hui après la visite, il nous faudra rentrer à Quito et la nuit à l’équateur arrive vite. Le spectre de rouler sur la panaméricaine dans l'obscurité ne me quittera plus jusqu’à notre arrivée à l’hôtel après 19h30.

Donc nous attaquons une rampe à la déclivité terrible, on a l’impression de monter au ciel. Il faut appuyer comme des sourds pour rester sur les vélos. Le problème des faibles vitesses à vélo, c’est que l’on ne peut pas dégager les pieds des cale-pieds et cela nous a occasionné des chutes les jours précédents. Alain se fera une grande frayeur en entendant un camion prêt à le doubler, alors qu’il est à faible vitesse santant qu’il allait être obligé de s’arrêter, donc de tomber. Alors il appuie encore plus sur les pédales pour rester en équilibre dans l’attente d’être dépassé. Il en mettra ensuite pied à terre, et le temps de récupérer, il n’aura d’autre solution que de pousser son vélo un certain temps. La route plus loin est empierrée, un enfer en côte que l’on commence à bien connaître. Nous nous arrêtons devant une maison, où est assis un grand-père en compagnie de ses petites-filles et un chat. Trop mignon, il nous autorise à faire une photo. La fin du parcours pour atteindre le site, comme précédemment nécessitera un pousser de vélo sur un kilomètre. Bilan de la montée, neuf kilomètres en deux heures trente.

Le site pré-inca n’est pas très impressionnant, une quinzaine de pyramides tronquées de différentes tailles, ressemblant plus à des tertres de terre. Malheureusement le guide nous ne l’avons pas bien compris, car notre espagnol est trop basique.

A treize heures, nous prenons le chemin de Quito. Plus de soixante kilomètres avec des côtes interminables et en prime vingt cinq kilomètres dans la capitale. Il nous faut rejoindre la panaméricaine par un chemin qui nous secoue sur une dizaine de kilomètres. Cette première partie nous demande une heure. Jean va pincer son pneu et le temps de réparer, une demi-heure d’envolée dans notre course contre la nuit. À quinze heures nous sommes à nouveau sur la panaméricaine et il nous faut plus de quatre heures trente pour atteindre notre but. La dernière grande côte nous fait perdre tout espoir d’arriver de jour. La traversée de Quito de nuit dans l’enfer de la circulation, surtout dans les faubourgs est une expérience digne de Kazanzakis«un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu».

J10 dimanche 29 août Journée forcée à Quito

Hier soir Jean a oublié sa sacoche sur une chaise de l'hôtel et le temps de retourner la chercher, elle a disparu. Consternation, malgré un branle-bas général dans l'hôtel, elle ne réapparaîtra pas. De plus nous sommes dimanche, l'ambassade est fermée, il faut attendre lundi. Il va cependant faire une déclaration de vol au commissariat, où il peut voir toute la faune locale.

Donc journée de repos forcé, il faut dire que les jours derniers nous avons beaucoup donné. Cependant, aucun d'entre nous n'a de courbatures. Cela nous semble de bon augure pour les grosses épreuves qui nous attendent en Bolivie du côté du désert de l'Atacama.

Cet arrêt forcé nous permet de prendre le temps et de lire les journaux locaux. Notre compréhension de l'espagnol s'améliore. Nous en profitons pour découvrir cette ville tentaculaire qu'est Quito.

J11 lundi 30 août Journée à Quito

Les démarches pour renouvellement du passeport sont bien enclenchées, bien que le premier contact avec l'ambassade ait été plutôt froid. Je profite de cet arrêt forcé pour faire de l'espagnol en lisant le journal. De nombreux articles sur la vie locale, en particulier l'un d'entre eux qui relate les conditions de circulation et le dénombrement des accidents de la route!

Balade l'après-midi dans le quartier historique. Nous allons sur un petit marché très original, où l'on vend principalement des fruits, en particulier les fameux babako, qui produisent un si bon jus lorsqu'on les mixte.

Jean et Alain décident de partir bivouaquer sur les pentes du volcan, le Pinchincha, qui domine la ville, en prenant le téléphérique qui les laisse à 4100 mètres. Pour ma part je préfère rester dans ma chambre.

J12 mardi 31 août Journée à Quito

Je passe une très bonne nuit, couché à 17h et réveillé à 5h du matin. Cela ne m'était jamais arrivé. Jean et Alain rentrent de leur bivouac à 4400 mètres. Ils sont enthousiasmés. La vue de Quito de là-haut, de nuit, était extraordinaire. Ils ont vu les sommets environnants, qui étaient restés cachés lors de l'ascension que nous avions faite la semaine dernière. De plus, Jean à son tour a pu observer la Croix du Sud.

Je l'accompagne en fin de matinée à l'ambassade. Son passeport provisoire, valable un an, est prêt. En début d'après-midi il va au bureau de l'émigration équatorienne, pour régulariser sa situation. Tout est bien qui finit bien.

En milieu d'après-midi, il se met à pleuvoir. Nous ne sommes cependant pas trop inquiets pour la suite. Demain départ pour le refuge du Cotopaxi.

J13 mercredi premier septembre Quito refuge du Cotopaxi

Avant notre départ pour le refuge du Cotopaxi, nous discutons avec un jeune qui, il y a quelques années, a traversé l'Amérique du sud à vélo. Il nous parle longuement du sud de la Bolivie, en particulier d'Uyuni et du sud Lipez. L'heure du départ arrive, nous rencontrons notre guide, en avant pour le parc du Cotopaxi. Nous quittons Quito par le sud. Le nord est impressionnant, mais au sud, la ville a un aspect tentaculaire surprenant. On dirait qu'elle s'étire à l'infini dans une plaine, dominée d'une multitude de collines complètement colonisées par des constructions. Nous nous imaginons mal quitter la ville dans deux jours à vélo par l'itinéraire que nous suivons ce matin en véhicule. Après une heure de route nous pénétrons dans le parc du Cotopaxi. La région est très belle, et ce grand volcan la domine des ses 5897 mètres. Nous laissons la voiture à 4500 mères. Trois cents mètres de dénivelé le long d'un chemin raide nous donnent accès au refuge, grande bâtisse au toit jaune. Il se met à neiger et cela ne s'arrêtera pas durant notre séjour jusqu'au lendemain matin. Nous nous allongeons pour un bref repos à 19heures, réveil prévu à minuit.

J14 jeudi 2 septembre Cotopaxi retour Quito

Comme prévu, nos guides nous réveillent à l'heure prévue. Effectivement nous avons deux guides, car nous sommes trois et qu'une cordée ne dépasse pas trois pour des raisons évidentes de sécurité. Départ à une heure du matin sous la neige. Je me sens fatigué, ne m'étant pas reposé, en effet à 4800 mètres il est difficile de trouver le sommeil. Après une bonne heure de marche dans la neige qui a recouvert le pierrier, nous nous arrêtons pour chausser les crampons, car nous allons attaquer le glacier. Le début sans être très raide est assez délicat car la glace vive est toute proche. Ce glacier est vraiment tourmenté. Nous monterons jusqu'à 5700 mètres. Il neigera sans discontinuer toute l’ascension. Nous faisons demi-tour à 200 mètres du sommet. Pour ma part, je ne pense pas que je serais allé beaucoup plus haut, car depuis le départ une forte migraine me retire tout plaisir, et elle a tendance à s'accentuer avec l'altitude, phénomène classique du mal des montagnes. La descente se fait dans la tourmente et une visibilité très faible. Nos guides ont une parfaite connaissance des lieux, ils louvoient entre pentes raides et crevasses sans aucune hésitation, alors qu'il n'y plus aucune trace de notre passage. Ayant pourtant une très bonne expérience de la haute montagne, si j’avais été seul, je ne pense pas que je serais sorti de ce dédale de crevasses. À huit heures nous sommes de retour au refuge. J'ai l'impression que ma tête va exploser. J’aurais sans doute du abandonner plus tôt. À neuf heures retour à la voiture. Il a vraiment neigé très bas, jusque vers les 4000 mètres. Cela peut paraître bizarre, d'associer bas et 4000 mètres, cependant nos guides nous confirment que c’est exceptionnel pour cette période de l’année. La veille, la neige apparaissait à 5200 mètres.

À 11heures 30, nous sommes de retour à Quito. J'ai vraiment envie que notre périple à vélo vers le sud commence, déjà deux semaines que nous sommes dans le coin, je suis très impatient de quitter cette ville et de mettre le cap au sud en direction de Santiago du Chili. Nous allons négocier notre transport en pick-up avec nos vélos, vers un point situé à une trentaine de kilomètres au sud de la ville pour éviter ce véritable enfer que nous venons de traverser à deux reprises en voiture.

J15 vendredi 3 septembre Quito Latacunga 68 km

Départ prévu à 9heures, le pick-up réservé la veille ne vient pas. Décidément Quito ne veut pas nous lâcher. Nous retournons dans la rue du marché couvert et nous en trouvons un autre, qui pour trente euros nous fera parcourir les trente kilomètres pour sortir de Quito par le sud. Cette ville est incroyable, un enchevêtrement de collines très raides et couvertes de maisons. Au milieu de ce fouillis de constructions des voies rapides à la pente effrayante. Heureusement que nous ne partons pas à vélo. Avec Alain nous nous mettons avec les vélos sur le haillon. Au revoir Quito, nous sommes contents de vraiment attaquer notre descente vers Santiago. À 11heures nous enfourchons nos montures. Le vent est contraire. L'enfer de la panaméricaine reprend. Par chance souvent il y a une bande sur le bord nous permettant de rouler en assez bonne sécurité. Cette espace a une largeur intermédiaire entre la bande d'arrêt d'urgence et la piste cyclable. Ça commence par monter, pas trop fort mais la côte va se poursuivre durant trente kilomètres, avec un passage vers les 3600 mètres. D'ailleurs cela se sent à la température qui se rafraîchit nettement. Quelques centaines de mètres en dessous de ce col sans nom, une petite baraque nous permet de prendre un repas chaud et consistant. Il s'agit d'un routier local, en effet plusieurs gros camions viennent y stationner et leurs conducteurs s'y nourrir. Il est 14h30 lorsque nous repartons. Il nous reste un peu plus de trente kilomètres pour atteindre la ville de Latacunga. Par chance, et c'est une bonne surprise uniquement de la descente. Il nous arrive même de dépasser des camions freinant en descente. Parfois nous les doublons à gauche, mais parfois en restant sur notre bande à droite. Dans ce dernier cas, on prend le risque de voir le camion se rabattre car il ne nous voit pas toujours. Mais s'engager à gauche avec des bolides dévalant les côtes, surtout les cars, on n'ose pas toujours. Ne pas oublier que la panaméricaine ressemble plus à une autoroute qu'à une route. D'ailleurs on passe un péage, qui est gratuit pour les vélos, mais cela fait bizarre de se présenter au péage à bicyclette. Un peu avant 17heures notre but est atteint. Nous faisons le point à un carrefour où une « policière » armée d’un sifflet en bouche essaie sans trop de résultat de contrôler la circulation. Pourtant elle arbore un beau pistolet à la ceinture. Lorsque nous lui demandons un renseignement concernant un hôtel, elle laisse tomber sa circulation et très gentiment nous explique où aller. Nous descendons dans un petit établissement très propre où la chambre individuelle nous revient à 7euros. En même temps que nous, arrive un cyclotouriste japonais qui roule depuis 4ans et qui a déjà parcouru 63 000 kilomètres. Nous dînons tous les quatre. Il nous parle de ces différents trajets avec son vélo de 70 kilogrammes bagages compris. Il y a vraiment des martiens sur cette terre!

J16 samedi 4 septembreLatacunga Banos 87 km

Réveil matinal, dès quatre heures du matin j'entends la ronde infernale des véhicules sur la panaméricaine. Alain de sa chambre avant que les nuages ne deviennent trop présents a aperçu le Cotopaxi. A 7heures, tous deux nous partons nous promener sur le marché de la ville. Il est immense, on y vend tous les légumes possibles et imaginables. Outre les variétés des zones tempérées, jusqu’au cardons, de jolis fruits exotiques rehaussent la couleur des étals.

Nous retrouvons notre Japonais pour le petit-déjeuner. Nos routes sont identiques sur les trente premiers kilomètres, que nous effectuons ensemble. À Ambato, nos itinéraires se séparent. Lui continue par la panaméricaine, nous bifurquons vers la ville de Banos. Nous espérons que sur cet itinéraire la circulation sera moins dense. Ce en quoi nous nous trompons. Des portions de route en travaux, desquelles s'élèvent des nuages de poussière ajoutent à l'agrément de pédaler. A treize heures nous déjeunons dans un petit local en bord de route. On nous sert un poisson pas très gros mais à la chair ferme. Il ressemble à une espèce de perche ou à un piranha. Sur ce bord de route une circulation incroyable de bus, plusieurs à la minute, produit un bruit assourdissant. Bien repus pour 6 dollars à trois nous reprenons notre route. De temps en temps des panneaux publicitaires vantent les bienfaits des réalisations du gouvernement, par des slogans du type: vois ce que nous faisons de tes impôts, cette route; vive la patrie le pouvoir est à toi...

Lorsque nous nous rapprochons de Banos, le temps devient menaçant, de gros nuages sombres rôdent. Un vent défavorable nous ralentit. Cela fait maintenant deux jours que nous peinons contre. Le volcan qui domine la ville apparaît dans toute sa grandeur. Il se nomme Tungurahua et culmine à 5023 mètres. Il écrase littéralement la ville. Une immense descente nous conduit à notre destination. Un peu avant d'entrer dans Banos, nous traversons d'immenses dépressions qui manifestement sont les voies par lesquelles s'écoule la lave lorsque le volcan se réveille. Les premiers panneaux que nous voyons nous intriguent. Ils indiquent la direction à prendre en cas d'éruption volcanique pour se retrouver en sécurité!

Banos est une petite ville très touristique logée au fond d'un cirque montagneux aux pentes très raides, couvertes d'une végétation équatoriale exubérante. L'altitude n'est plus que de 1800 mètres et il y fait très doux. L'hôtel dans lequel nous descendons est absolument charmant pour un prix dérisoire de 10 dollars. J'ai l'impression de vraiment rentrer dans mon périple Quito Santiago.

J17 dimanche 5 septembre Banos Puyo 60 km

Ce matin nous prenons notre temps. En effet l'étape ne devrait pas être très longue ni très difficile. 60 kilomètres en descendant des gorges, de plus l'altitude passera de 1800 à 1000 mètres, donc nous nous attendons à un court moment de plaisir. Nous flânons dans la ville de Banos. Cette cité est vraiment étonnante, enserrée au milieu des montagnes. Nous effectuons un petit tour dans un internet café afin de poser quelques textes. Pour des raisons de compatibilité, entre Word et Open Office, je n'arrive pas à mettre mes textes, ce sera pour plus tard. Un petit tour du côté de l'église, nous permet de constater, s'il en était besoin, que l'Amérique du sud est une région très catholique. La très grande église est archi-comble. Dans cette ville tout rappelle que l'on vit sous la menace du grand volcan qui domine les lieux du haut de ces 5023 mètres, ce qui fait un dénivelé de plus de trois mille mètres par rapport aux habitations. La dernière éruption n'est pas vieille, elle remonte à 2006. La population avait été évacuée, mais elle était revenue d'elle-même, avant qu'on lui donne l'autorisation.

11heures30, nous démarrons. Le temps est toujours menaçant, de gros nuages encombrent la vallée resserrée que nous allons descendre. Malgré la descente, un fort vent contraire nous ralentit. En ce dimanche, il y a beaucoup de monde. Tout au long de cette journée, nous aurons le loisir de voir une multitude de gens s'adonner à différents sports liés au lieu, du fait de l'eau et des pentes, canons, saut à l'élastique, tyrolienne...

Au fur et à mesure que nous progressons l'altitude diminuant, la végétation change. Nous pénétrons en Amazonie. Une multitude d'arbres, de toutes espèces, j'ai ouï dire, trois cents espèces à l'hectare, colonise les pans de montagne qui nous entourent. La chaleur devient plus forte. Nous ne faisons pas que descendre. De temps à autre des côtes, certes pas très longues, mais très raides brisent notre élan. Enfin au débouché de la gorge, alors que nous dominons encore la vallée, devant nous la forêt amazonienne déroule ses frondaisons jusqu'à l'infini.

A 16 heures nous arrivons à Puyo. Petite ville en longueur, qui fait penser à ces cités du far-west. Les chevaux ont simplement été remplacés par des cars rugissants. Un petit hôtel propre nous accueille pour six dollars. À ce tarif, le personnel peut se permettre d'être à la limite de la politesse! Nous voulons prendre une bière dans un bistrot le long de la rue. Il nous est répondu que cela n'est pas possible, car sur directive du gouvernement pas d'alcool le dimanche. Nous dînons dans une petite gargote. La nourriture est excellente et abondante et le tout pour deux dollars chacun.

J18 lundi 6 septembre

Puyo Chuitayo (bivouac en bordure Rio Pastaza) 73 km

Cette nuit il a beaucoup plu. Le toit de ma chambre est en tôle, ce qui fait que les gouttes d'eau font un boucan terrible, un peu comme si l'on tapait sur un tambour. Petit déjeuner vers les 8 heures, ce matin comme pour la majorité des repas, ce sera riz avec du poulet, cela passe très bien et ça tient au ventre. Ce qui ne nous empêche pas de boire un grand café. Avant de partir nous effectuons quelques courses, nous faisons le plein en essence de notre réservoir de réchaud. En effet, en Amérique du sud, en particulier Équateur, Pérou et Bolivie il est très difficile de trouver du gaz, d'où le fait d'utiliser un réchaud à essence.

Tout cela prend du temps et nous nous mettons en route vers 9 heures trente. Nous traversons la ville qui est tout en longueur. Une fois les dernières maisons dépassées, comme par magie, la circulation devient pratiquement inexistante. D'autre part la chaussée est toute neuve et parfaitement lisse. Cela nous change de ce que nous avons vu jusqu'à présent dans ce pays. Seul petit point négatif, à plusieurs reprises des chiens surgissant de leur propriété se lancent à notre poursuite. Chacun sa technique de gérer sa défense. Jean lui opte pour le jet sur la tête du chien à l'aide de son bidon de cycliste. Pour ma part, je ne veux pas que le chien s'approche trop près. Je descends donc généralement du vélo, en lui faisant face et en criant plus fort qu'il n'aboie, ce qui le stoppe dans son élan et le maintient à distance.

La route traverse la forêt. Une multitude de plantes, qui pour la grande majorité me sont inconnues avive notre curiosité. Sans que nous puissions les voir, de nombreux oiseaux font entendre leur chant, parfois tout à fait curieux. Il me semble reconnaître le sifflement du perroquet.

Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans un village et mangeons devant un grand hangar qui abrite un terrain de hand-ball, sous le regard des Indiens, tout étonnés de voir des vagabonds occidentaux.

Dans l'après-midi, il se met à pleuvoir, par moments très intensément. Mais cela n'altère pas notre plaisir à rouler dans un tel décor. Vers 17 heures, nous atteignons le Rio Pastaza, rivière impétueuse, qui roule des eaux couleur terre. Un drôle de lieu va nous permettre de bivouaquer. Une ancienne hostellerie, dont nous ne verrons pas le gardien à temps situé au confluent du Rio Pastaza et de l'un de ses affluents. De ce fait nous nous installerons sous un grand préau, où nous passerons somme toute une nuit confortable. Mais avant de prendre nos quartiers de nuit, nous allons dîner dans un petit restaurant, seul isolé en bordure de fleuve en pleine forêt. Un peu avant la tombée de la nuit, nous assistons à un spectacle étonnant, une trentaine d'aigles font quelques tours avant de disparaître dans les arbres.

J19 mardi 7 septembre Rio Pastaza Macas 63 km

La nuit a été assez bonne. Je me suis fait un lit avec quatre bancs. L'atmosphère était étonnante. Ces deux rivières juste sous notre lieu de bivouac faisaient un bruissement du à la rapidité de leur courant. Le réveil au lever du jour avec ce spectacle, eaux vive, forêt dense et grande nappe de brouillard noyant le tout, donne vraiment l'impression d'être très loin au cœur d'un lieusauvage. Nous plions nos affaires, donnons cinq dollars au gardien du lieu et partons petit-déjeuner dans le même établissement qu'hier soir. Nous déclinons la proposition de manger du poulet. Ce matin ce sera, pain, fromage, œufs et café.

Alors que nous finissons notre repas, une pluie serrée se met à tomber. Mais nous ne serons pas arrêtés, et nous ferons les quarante premiers kilomètres de notre étape du jour dans une ambiance très humide.

Le spectacle de cette forêt aux essences multiples est un enchantement. Malheureusement je suis incapable de mettre un nom sur la plupart des arbres qui se dressent sur notre route. Cependant, je reconnais bambous géants, roseaux, canne à sucre, bananiers, avocatiers.

À quatorze heures après avoir traversé le territoire des Jivaros, les réducteurs de têtes, nous atteignons la petite ville de Macas. Le lieu est agréable, le beau temps revient. Nous nous y promenons longuement. Puis à vingt heures nous partons manger notre ration de poulet au riz, que nous arrosons d'un super jus de fruit. Pour ma part je prends un succulent jus de « tomates des arbres».

J20 mercredi 8 septembre visite en forêt

Étant dans une ville, située en bordure de forêt, Jean trouve qu'il serait intéressant d'aller y faire un petit tour en compagnie d'un indien, en mesure de nous expliquer certains secrets de cet endroit mythique de la planète. Après quelques tribulations, nous voilà partis pour une petite communauté indienne implantée une quinzaine de kilomètres au sud de Macas.

Vers les quatorze heures, Moïse nous accueille. Eh oui! C’est bien son nom. Cependant il n'est pas catholique, son épouse l'est, et ses parents sont batistes. Drôle de mélange, mais à priori cela ne génère aucun conflit. Leur véritable religion, ce qui est valable pour tout le peuple Shuar, c'est le respect de la forêt de laquelle ils tirent leur énergie et leur motivation pour la vie.

Il y encore un demi-siècle ces tribus pratiquaient la réduction de têtes. Mais si j'ai bien compris ce que nous disait notre guide, il ne fallait pas croire qu'à tous les coups on allait vous réduire la tête. Non, il fallait le mériter, c'est-à-dire être un guerrier vaillant, duquel le réducteur pouvait retirer de l'énergie pour se fortifier. Moïse, sur son bras à l'aide d'une coque qu'il cueille et d'une brindille, dessine le symbole des peuples réducteurs de têtes.

Après être allés nous baigner à la rivière, nous dînons frugalement de riz et de plantes de la montagne, genre tubercules qui ont un peu le goût de la patate douce. Ensuite il nous emmène faire le tour du village et de ses amis. Nous sommes reçus amicalement. Puis vient le moment d'aller se coucher. Il nous conduit vers une grande bâtisse en bois, l'ouvre, elle est vide de tout meuble. Nous mettrons nos sacs de couchage à même le sol. La nuit sera assez «dure»!

J21 jeudi 9 septembre visite en forêt

En pleine nuit, je me suis levé pour essayer de voir une seconde fois la Croix du Sud. Malheureusement, une lumière même faible due à l'éclairage électrique du village ne permet pas une bonne visibilité du ciel. J'aurais sans doute d'autres occasions sur l'Altiplano pour la contempler. De plus, nous sommes seulement vers les mille mètres d'altitude et l'humidité ambiante ne favorise pas non plus l'observation du ciel.

A six heures trente l'une des filles de Moïse vient nous chercher pour le petit-déjeuner frugal, et peu de temps après, nous voilà partis pour la forêt. Nous montons dans une camionnette déjà bien remplie, qui nous conduit quelques kilomètres plus loin au démarrage d'une piste raide.

Durant quatre heures, Moïse va nous montrer les joyaux de cette forêt. Il est originaire d'un endroit beaucoup plus à l'est en pleine forêt loin de toutes routes. Il y a vécu toute sa jeunesse. Par ses parents et ses grands-parents il a été initié aux secrets de la selva. Nous aurons le plaisir de goûter un certain nombre de produits étonnants, tout en cheminant sur des pentes escarpées et boueuses. Il cueille une branche de quelques centimètres de section, en retire l'écorce et nous la propose à mâcher. Il en sort une sève abondante au goût acidulé. Un peu plus loin, il fait une fine entaille dans l'écorce d'un immense arbre avec sa machette. Se met alors à couler un liquide rouge sang, l'arbre saigne véritablement. Lorsqu'on récupère ce liquide dans la main, on a vraiment l'impression d'être blessé. Il nous demande de nous en mettre un peu sur la langue. C'est amer, mais les vertus médicamenteuses sont multiples, en particulier pour les reins et l'estomac. Ensuite, il nous demande de nous en frotter sur la peau. Cela donne immédiatement une émulsion blanche collante, aux vertus répulsives contre les insectes et protectrices contre les rayons du soleil. Cet arbre est appelé « le sang du dragon». Un peu plus loin, nous admirons de superbes fleurs jaunes et rouges qui attirent les colibris. Puis il nous fait patienter quelques minutes, le temps de cueillir de petites bananes succulentes sucrées douces et bien mûres. Il s'arrête vers une grosse termitière accrochée au tronc d'un arbre et nous explique que les termites servent à nourrir les poules. Le poulet en Amérique du Sud, c'est quasiment à tous les repas qu'on vous le propose, petit-déjeuner compris. D'autres fruits comme le citron ou la goyave nous accompagneront au cours de cette matinée. Durant cette promenade initiatique en pleine forêt, pratiquement aucun insecte n'est venu nous importuner. Certes nous avons reçu quelques piqures, sans nous en apercevoir, mais du fait de l'altitude du lieu la malaria n'est pas présente.

Vers onze heures nous sommes redescendus vers sa maison de planches très sommaire. Sa femme et ses filles nous ont préparé une bonne soupe et puis nous les avons quittés en faisant une dernière photo de la famille réunie devant la porte. Sur la grande route le bus nous a ramené à Macas. Là, nous attend notre chambre d'hôtel. Bien qu'il s'appelle le Splendid, les chambres ne sont vraiment pas reluisantes, pour ne pas dire plus! Nous ne payons que 8 dollars, mais pour 7 dollars à Banos nous avions une chambre qui elle était splendide. Généralement les hôtels fournissent en Équateur de bonnes prestations pour des prix faibles.

J22 vendredi 10 septembre Macas Limon 115 km

Étape difficile, nous sommes partis à 8heures 20. Les premiers 70 kilomètres ont été parcourus rapidement. À midi nous étions au niveau de la ville de Mendez, où nous envisagions de nous arrêter. Mais vu la vitesse avec laquelle nous avons parcouru ces 70 kilomètres, nous décidons de pousser jusqu'à la ville de Limon, qui se situe 43 kilomètres plus loin. Pour effectuer cette distance, il va nous falloir presque 6 heures. D'abord la chaleur terrible qui sévit à partir de midi, 45 au soleil, puis des côtes qui n'en finissent jamais. La route passe d'un versant à un autre, enserrée entre des montagnes boisées aux pentes raides. Mais toujours, ça monte. Enfin à dix huit heures nous atteignons la petite ville de Limon, pour un repos attendu avec impatience. L'Équateur à vélo c'est vraiment très difficile, nous l'avions lu à plusieurs reprises, et bien nous pouvons le confirmer.

En tout cas dans ce pays la protection de la nature est vraiment prise en compte. Il y un nombre considérable de panneaux rappelant qu'il faut faire attention à l'environnement, à l'eau, aux arbres et aux animaux sauvages.

J23 samedi 11 septembre Limon San Don Bosco 36 km

La nuit a été très bonne, l'hôtel très confortable, eau chaude à profusion et le tout pour six dollars la chambre individuelle, c'est moins cher que le camping en France. J'ai dormi d'un seul somme de 21h à 5h45, ce qui ne m'arrive jamais. Je me réveille frais et commence par lire, un peu de Maupassant, puis je fais ma leçon quotidienne d'espagnol. Je fais des progrès sensibles. Selon les interlocuteurs je comprends soit très bien soit rien du tout. C'est un peu comme l'anglais, la manière de parler, le débit et surtout l'articulation sont des éléments qui font toute la différence.

Je donne un petit coup de main à Alain pour frapper les textes qu'il a écrit concernant les jours derniers. A sept heures petit-déjeuner, la salle à manger de l'hôtel est pleine et ça continue à bourrer, d'où viennent tous ces gens? Beaucoup de Noirs d'un certain âge avec des grands chapeaux. Nous allons déjeuner dans une boulangerie qui sert des cafés. Nous apprenons, la bonne surprise, que la route dans la portion qui suit n'est pas asphaltée et que son état n'est pas très bon. Nous nous mettons en route seulement à neuf heures. Mais comment avons-nous fait pour mettre tant de temps?

Comparée à l'étape d'hier, celle prévue aujourd'hui, 81 kilomètres, nous semble facile, mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier en 1h40 nous avions effectué 40 kilomètres, aujourd'hui dans le même temps moins de huit. Cela augure bien de la journée. Les onze premiers kilomètres se déroulent le long d'un chemin raide plein de pierres et poussiéreux, sur lequel circulent camions et cars, le tout soulevant de gros nuages de poussière. Je fais ma première chute. En redémarrant dans un raidillon, ma chaussure se clipe sur la pédale et la roue dérape sur le sol instable, donc je me retrouve par terre. Mais, heureusement sans mal, mon gant m'a protégé d'un caillou pointu. Il nous faut deux heures et demie pour venir à bout de ce tronçon d’à peine dix kilomètres. Au sommet de cette première côte une baraque vend des boissons fraîches, nous achetons une bouteille de trois litres de coca-cola que nous entamons très nettement. La chaleur, malgré l'altitude de 1600 mètres, monte. Mais pour le moment c'est mieux qu'hier. Une grande descente sur gravillons demande de l'attention. Puis oh! Miracle le goudron fait son apparition, mais bien vite à nouveau la terre. Par portion asphalte et chemin de terre se succèdent. La route s'insinue dans d'immenses pans de montagnes boisés, sans que de mouvements de terrain bien identifié ne fixent un axe. On a vraiment l'impression de partir pour nulle part, de gigantesque moutonnement en gigantesque moutonnement. Une espèce de brume sèche, qui efface les reliefs, augmente cette impression de nulle part, d'autant plus au milieu de ce foisonnement de montagnes. Certaines sont de véritables dents qui nous dominent sans doute de plusieurs milliers de mètres, mais c'est très difficile à évaluer. Des côtes, qui comme les jours précédents, ne semblent jamais finir, alors qu'à chaque virage on a l'impression d'arriver à un col. Nous comprenons que notre objectif du jour s'éloigne. À la petite ville de San Don Bosco vers treize heures trente nous décidons de nous arrêter. En effet, les 45 kilomètres restant dans la chaleur et la poussière, nous n'avons aucune chance de les parcourir avant la nuit. Cette ville est accueillante, une belle église peinte avec un Jésus sortant d'un volcan est du meilleur effet. Nous déjeunons dans un restaurant agréable pour un prix dérisoire, huit dollars à trois avec une nourriture de qualité et très saine, poissons d'Amazonie, genre de grosses perches soleil, et puis profusion de jus de fruits. Depuis que nous sommes en Équateur, cela fait plus de trois semaines, nous nous en gavons. Mon préféré est le jus de tomates des arbres, fruit sucré et très doux, donnant un liquide consistant et très rafraîchissant. Nous trouvons des chambres pour la nuit, desquelles nous pouvons admirer une forêt de pics colonisés par la jungle.

J 24 dimanche 12 septembre

San Don Bosco à Gualaquiza 54,5 km en 8h45

Lever à 5h30, nous avons droit à un petit-déjeuner consistant, confectionné par une Mama dont l'espagnol est difficile à comprendre. J'effectue un dernier tour devant l'église de cette petite ville à l'atmosphère tranquille, dominée par cette énorme montagne en forme de pain de sucre. J'ai été étonné hier en pénétrant dans l'église de constater qu'un office était en cours, mais je n'ai pas vu le prêtre. J'ai eu l'impression que le rite se déroulait au rythme d'une bande enregistrée. Cependant les fidèles reprenaient en chœur les cantiques.

Départ à 6h45, immédiatement le ton est donné, un chemin caillouteux raide et instable part au beau milieu des montagnes. Après 8 kilomètres de montée sans interruption qui nous demande presque deux heures, un panneau indique Gualaquiza à 51 kilomètres. Cela me donne un coup sérieux au moral. Va-t-on y arriver aujourd'hui? Enfin un premier col est atteint après plus de dix kilomètres et six cents mètres de dénivelé. Durant toute cette côte nous avons gardé sur notre droite cet énorme pain de sucre, ce qui donne la dimension de ce qui nous entoure.

Cependant, un point positif, il y a très peu de trafic. Il faut reconnaître que la correspondance entre ces deux villes n'est pas facile. Après une descente entrecoupée de quelques montées, nous arrivons à une rivière qui marque un point bas. Le compteur affiche 26 kilomètres. Nous repartons dans une montée de quatorze kilomètres, qui semble ne plus finir avec une fois de plus six cents mètres de dénivelé. Les quelques véhicules rencontrés, souvent des pick-up Chevrolet nous gratifient de petits coups de klaxon d'encouragement. Des fous de notre genre il ne doit pas en passer beaucoup. Cependant, une dame nous a dit à San Don Bosco que trois Français à vélo nous précédaient de deux jours. Nous aurons peut-être l'occasion de les rencontrer? Mais peut-être avons-nous mal compris et étaient-ils en voiture.

Mais si nous n'avons pas vu grand monde, à plusieurs reprises il nous a fallu gérer les chiens qui nous entendant, se ruaient à nos trousses. La technique de Jean, consistant à laisser le chien aboyant s'approcher et de lui envoyer une giclée d'eau avec son bidon, est radicale. L'animal tout surpris de ce qui lui tombe sur la tête abandonne toute velléité de poursuite. On voit qu'il n'a pas compris ce qui lui arrivait. On se ferait poursuivre rien que pour voir la tête des chiens recevant leur giclée. Mais cependant, il faut rester vigilant, car on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise réaction et la morsure dans ces pays peut être problématique malgré notre vaccination antirabique. Donc la technique la plus sûre est de s'arrêter et de les menacer, voire plus, avec des cailloux avant qu'ils ne soient trop proches, car ils arrivent fréquemment à plusieurs.

Au kilomètres quarante, une immense descente de quinze kilomètres nous conduit à Qualaquiza. Sur ce versant de grands travaux préparatoires à l'asphaltage sont en cours. La pente est accentuée, et les doigts crispés sur les freins font mal. La vitesse est à peine supérieure à celle de la montée. Le dosage du freinage est primordial. Ne pas accélérer au-delà d'une vitesse qui rend la monture instable, sans pour autant serrer trop fort, car la roue avant dérape sans prévenir et la chute devient inévitable avec l'inertie du poids des bagages.

Vers les quinze heures, nous touchons enfin notre but, encore une petite ville blottie au creux des montages et de la forêt équatoriale. La journée aura été difficile, du fait de la chaleur, de l'instabilité du chemin et de la moyenne horaire très faible. Par moments, on ne peut s'empêcher de faire le lien entre cette allure d'escargot et le fait de vouloir traverser l'Amérique du sud, et là le moral en prend un petit coup. Mais c'est sans doute un défaut de notre mode de pensée occidental, qui veut absolument tout rationaliser et tout mettre en équation. Nous avons prévu dans les parties les moins intéressantes de notre périple de nous avancer en bus, car je ne dois pas perdre de vue la date que j'ai donnée, le dix décembre à Santiago.

J 25 lundi 13 septembre Gualaquiza à Yantzaza 80 km

Après une nuit réparatrice je me réveille vers les cinq heures du matin. Incroyable le nombre d'animaux que l'on entend, alors que l'on se trouve en pleine ville. Les chiens ne sont pas les derniers, mais les poules elles sont les premières. On a vraiment l'impression chaque matin de dormir au milieu d'une basse-cour, alors que l'on ne voit pas un seul gallinacé.

Vers les sept heures trente, les humains commencent à sortir. Des quantités d'élèves entre cinq et quinze ans se rendent à l'école ou au collège. Tous sont en uniforme, chemise bleu clair et pantalon ou jupe bleu marine. Tous arborent, même les plus petits, une belle cravate sombre. Dans ce pays une discipline bien acceptée règne.

Alain découvre que son pneu est crevé, sans doute conséquence du chemin mal pavé d'hier. Nous démarrons à huit heures trente. Nous avons appris qu'il ne fallait pas tirer de plan sur la comète en matière d'horaire et de difficulté de parcours, la topographie du pays impose sa loi. Mais tout commence très bien, une excellente route, pas trop de côtes, le vent inverse pas trop fort. Nous forçons avec plaisir sur les pédales dans un décor agréable et une quasi-absence de circulation. Cette sensation qui me pousse à partir à vélo je la ressens bien ce matin. À tour de rôle, chacun ouvre la voie à bonne allure et les deux autres se glissent derrière avec un effort moindre. Tout au long de la route, des chevaux et des vaches sont à l'attache. Nous croisons deux chevaux qui se sont libérés de leur entrave, pourvu qu’il ne leur arrive rien. Nous passons souvent devant des maisons isolées très simples, mais magnifiquement entourées de jardins multicolores. Malheureusement, je suis bien incapable de donner un nom à ces différentes plantes, hormis les youkas, les bananiers et des espèces de grands palmiers. Nous faisons une petite halte pour prendre un chocolat dans un village. Tous ces villages sont à maisons à un niveau et tous possèdent une église multicolore qui règne sur le lieu.

Un jeune élève en tenue reste sur le passage clouté en nous voyant arriver. Manifestement il est très intrigué. Nous nous arrêtons pour lui dire bonjour. D'une voix timide, il me demande comment je m'appelle, ainsi que le nom de mes compagnons. Puis il me demande où je vis. Je lui réponds en France. Il ouvre de grands yeux, marquant son incompréhension. Je lui parle de l'Europe de l'autre côté de la mer après la forêt loin à l'est. Son ébahissement reste le même. Mais à la réflexion, je ne sais pas si l'Amérique du Sud évoquerait quelque chose chez un jeune Français de cinq ans!

Vers les treize heures, un arrêt de bus en plein campagne nous procure l'ombre indispensable à notre pique-nique frugal. Il nous reste 26 kilomètres, que nous allons franchir en nous relayant à vive allure, malgré la chaleur. J'adore ces étapes abattues à grande vitesse, un peu à la manière d'une course. Le corps répond bien malgré l'effort qu'on lui demande, on a l'impression d'avoir dix-huit ans!

Il est quatorze heures et, déjà, nous sommes au terme de notre étape, une fois de plus dans une petite ville à l'aspect très tranquille. Les hôtels fourmillent, alors qu'il n'y a pas trace de tourisme. Nous n'avons que l'embarras du choix.

J 26 mardi 14 septembre Yantzaza à Loja 104 km

L'étape de ce jour se promet d'être belle longue et ardue. On s'attend donc à quelques heures intenses. Nos espoirs seront nettement dépassés. En effet, le parcours de la journée se découpe en deux parties différentes. La première, 43 kilomètres, légèrement vallonnée en remontant le cours d'une rivière. La seconde devrait présenter plus de montée car nous passerons de 950 mètres à 2100 mètres d'altitude en un plus de 60 kilomètres. Mais notre carte étant au 1/700 000, ces indications restent assez imprécises quant au relief réel. Ce que nous allons découvrir!

À la sortie de Yantzaza je prends la photo de la représentation qui trône au milieu du rond-point, qui symbolise l'harmonisation des peuples locaux et de la colonisation. D'ailleurs un peu plus loin je prendrai une autre statue toujours au milieu d'un rond-point qui symbolise le chercheur d'or. En effet nous sommes dans une région aurifère.

Comme prévu la première partie est parcourue à vive allure sur une route peu passante, entourée de végétation tropicale. Seuls les chiens qui nous coursent régulièrement nous donnent parfois quelques émotions. Jean dans un village se fait prendre à partie par un roquet devant deux femmes. Il dégaine son bidon et lui envoie une giclée en pleine figure, ce qui le bloque net. Les deux femmes éclatent de rire et le chien s'enfuit tout honteux. Pour ma part je vais affiner ma technique. La petite poche droite de ma sacoche de guidon me sert de réserve de cailloux et si les cris ne suffisent pas je me mets à canarder. Je commence par des petits, et si le claquement au sol ne suffit pas je sors la grosse artillerie et je vise la tête. J'ai du au cours de cette journée m'arrêter à plusieurs reprises pour faire le plein de munitions. Mais c'est surtout dans la seconde partie que nous serons harcelés.

Arrivés à la ville intermédiaire de Zamora, nous nous arrêtons un peu avant la ville intrigués par un avion de combat sur un pylône. Il rappelle le sacrifice des pilotes équatoriens morts au combat durant la guerre de 1981 contre le Pérou, dont je ne connais pas la raison.

Nous buvons un chocolat à Zamora, il n'est que 9h30. Ma roue arrière semble un peu voilée, Alain découvre que j'ai un rayon cassé. Il est expert en mécanique de vélo et en vingt minutes ma monture est réparée. Entre le petit arrêt casse-croûte et la réparation une heure s'est envolée. Mais pour la soixantaine de kilomètres restant, nous pensons avoir tout notre temps. Nous repartons à 10h30, la montée est raide, la pluie commence. La vallée dans laquelle nous nous enfonçons disparaît dans le brouillard. La route est large et le trafic relativement dense. La chaussée est bétonnée, ce travail est en cours, entreprise gigantesque. Après une quinzaine de kilomètres nous sommes arrêtés, car la circulation est alternée à cause des travaux. Je constate qu'il me manque une vis au porte-bagages. Heureusement celle de mon bidon fera l'affaire. L'arrêt se prolonge. Le chauffeur du bus qui attend à côté de nous vient proposer ses services pour réparer. Mais ce n'est pas nécessaire. La discussion s'engage et il nous demande nos âges et est tout étonné. Alain sort son appareil photo est lui montre la photo de son petit-fils.

Nous repartons, la côte n'en finit plus, sur ce grand pan de montagne on se demande toujours où la route va passer. Une fois atteinte l'altitude de 2100 mètres, nous commençons à nous poser des questions. En effet rien n'indique un répit dans la côte. Le temps devient exécrable, pluie forte et brouillard. À ce rythme nous allons nous retrouver de nuit en route. Ça monte, ça monte! Nous passons allégrement les 2500 mètres puis nous arrivons enfin au sommet avec moins de cinquante mètres de visibilité. Il est 17h30 et sous ces latitudes dans moins d'une heure la nuit sera totale. L'altimètre dépasse les 2850 mètres, ce qui veut dire que depuis notre arrêt à Zamora, en tenant compte des trois petites descentes, nous avons fait plus de 2000 mètres de dénivelé avec une montée presque continue sur 46 kilomètres. Les derniers cinq kilomètres dans un brouillard épais et une pluie battante, nous ont presque fait croire que jamais cela ne finirait, d'autant plus que nous ne connaissions pas l'altitude du col. En effet depuis notre départ de Quito, nous sommes passés plusieurs fois à plus de trois mille mètres à vélo, et je commençais à sérieusement m’interroger sur l’altitude de ce dernier. Enfin la descente, je suis transi, j’attends Jean et Alain qui un peu avant se sont habillés. Tels deux spectres je les vois surgir du brouillard à cinquante mètres. Mais plus inquiétant, je distingue une voiture qui fait un écart au dernier moment pour ne pas les écraser. Je les préviens qu’il est indispensable de s’éclairer. Ce qui nécessite de fouiller dans les sacoches à la recherche des phares amovibles.

J’ai trop froid et ne les attends pas. Je me précipite. Quelques centaines de mètres plus bas nous sommes sous la couche nuageuse et tout en bas la ville de Loja apparaît. Je suis complètement congelé et pourtant j’appuie à fond sur les pédales. Pourvu qu’un chien ne vienne pas à l’attaque car je me sens démuni de tous réflexes. Nous atteignons la cité juste à la tombée de la nuit. Cette journée nous nous en souviendrons longtemps.

J27 mercredi 15 septembre Loja à Vilcabamba 48 km

Ce matin le temps n'est pas terrible, il pleut sans discontinuer. Nous allons déjeuner dans un petit bistrot qui nous sert comme à l'accoutumée d'excellents jus de fruits. Malgré la pluie intense nous partons. Par intermittence ça se calme. Après vingt kilomètres, nous croisons deux cyclos, un Canadien et un Suisse qui sont en route depuis 9 mois. Ils ont démarré en terre de feu. Sur le bord de la route, ils nous donnent des renseignements précieux pour la suite, à tel point que nous modifions notre projet initial. Ils ont un look d'enfer. Manifestement leur voyage à travers les Andes leur a donné un visage rayonnant, comme s'ils étaient touchés par la grâce. Nous déjeunons à Malacatos après une bonne rincée où une fois de plus j'ai eu bien froid. Mais dès que le soleil apparaît la chaleur remonte en flêche. Un dernier coup de collier est nous arrivons à la charmante petite ville de Vilcabamba réputée pour ses centenaires. Nous descendons dans un hôtel superbe, même s'il est un peu plus cher que d'habitude de 11 à 15 dollars la chambre, tout de même pas la ruine.

J28 jeudi 16 septembre Vilcabamba à Yangana 22km

Après une bonne nuit dans une chambre superbe, je pars me promener matinalement dans la ville. Dès six heures trente, nombreux sont les élèves en uniforme, qui convergent vers leur établissement scolaire. Durant plus d'une demi-heure, ils apparaissent de toutes parts. Tous les matins depuis bientôt deux semaines nous pouvons assister à ce même spectacle, des enfants entre 6 et 15 ans, bien propres, se rendant à l'école ou au collège.

Huit heures, petit-déjeuner dans la splendide cour de notre hôtel, nous prenons notre temps et y passons une heure. Ce matin, nous ne nous sentons pas pressés. Jean part alimenter sa page de blog. Alain finit de mettre au point ses derniers récits, et nous allons actualiser sa page. Essayer de tenir une rubrique sur internet relève d'une forme d'esclavage. En effet, le voyage à vélo, avec le programme que nous nous sommes fixés, ne nous permet pas de nous éterniser dans les lieux où nous passons la nuit. En plus, le fait de devoir écrire, puis chercher un point internet pour alimenter nos récits en textes et photos, nous impose de courir bien souvent. Paradoxe du voyage dans la lenteur qu'évoque le voyage à vélo. Jean a un gros déboire, sa page personnelle fait des siennes, ses écrits et ses photos disparaissent sans qu'il en identifie la raison. Espérons que la cause sera trouvée. Cependant, je constate que s’astreindre à une petite écriture, si possible journalière, est très bénéfique pour la famille restée en France.

À l'hôtel nous discutons longuement avec la tenancière provisoire de l'établissement qui habite dans la Drôme, pas très loin de la magnifique montagne des Trois Becs, plus communément appelée la Pelle par les grimpeurs.

À midi nous nous mettons en route pour une étape de courte durée. Immédiatement ça monte sérieusement. Une fois de plus le temps est instable, et nous sommes soumis à quelques ondées. Pourvu que la période des pluies ne soit pas en avance cette année. Après seulement onze kilomètres arrêt pique-nique. Jean constate que ses patins de freins sont très usés, séance de changement. Hier soir Alain avait déjà procédé à cette opération sur sa monture. Le terrain que nous pratiquons est particulièrement éprouvant pour les vélos. Depuis trois jours nous n'arrêtons pas d'intervenir pour réparer soit un rayon, un porte-bagages, une chambre à air ou des patins de freins. Bien que nous ayons franchi le cap des mille kilomètres, nous n'en sommes qu'au début de notre périple. Dans quel état sera le matériel dans deux mois?

Vers seize heures nous arrivons dans le village de Yangana, où nous trouvons à nous loger chez une femme qui nous loue une chambre pour trois au prix dérisoire de 12 dollars. Certes le confort est minimum, mais le lit est de bonne qualité et les draps sont propres.

Aujourd'hui cette courte étape nous a conduits à travers un relief accidenté qui ressemble à certaines vallées reculées de la Lozère, aux couleurs sombres et aux pentes pelées et raides. Nous avons identifié sur le bord de la route de nombreux épineux aux dards acérés, qui en cas de piqure causent un réel handicap pour plusieurs jours voire quelques semaines. Donc attention, la jeune Française avec laquelle nous avons dîné hier est incapable de marcher depuis douze jours suite à une piqure de cet épineux dans le genou. Elle nous a expliqué que cette épine développerait un champignon dans le corps, qui entraînerait une forme de paralysie longue à se résorber.

J29 vendredi 17 septembre Yangana Palanda 61 km

Eh oui! Mon anniversaire c'est aujourd'hui et non comme l'a écrit Alain le 15, 57 ans, aïe, aïe, aïe!

Lever matinal, car nous nous attendons à une étape carabinée. La nuit a été très bonne, malgré l'espace réduit et l'aspect spartiate des lieux. Depuis que nous sommes dans ce pays nous constatons avec beaucoup de satisfaction l'accueil excellent dans des infrastructures à la propreté impeccable et à des prix modiques. Nous payons 4 dollars chacun pour une literie très propre, pour cette nuit.

Petit déjeuner à six heures trente. Nous retournons dans le petit restaurant où nous avons mangé hier soir. De nombreux travailleurs employés à la modernisation de la route que nous allons prendre sont en train de sérieusement casser la croûte avec d'énormes assiettes du sempiternel «pollo arroz» ou en français poulet au riz. Nous engageons la conversation et ils nous expliquent les conditions de travail dans le pays. Dans la réfection des routes ils travaillent dix voire douze heures par jour, dimanche inclus, si nous avons bien compris ce qu'ils nous disaient. Ce qui n'était pas facile, car ils parlent vite, notre maîtrise de la langue n'est pas fabuleuse, et la noria des camions a commencé et ils nous frisent les moustaches au point que l'on ne s'entend plus parler.

Sept heures trente, nous démarrons. La côte est immédiatement supérieure à dix pour cent. L'un des ouvriers nous a prédit que nous devrions pousser les vélos dans les passages raides de la piste. L’étape de ce jour se fera exclusivement sur route en terre. La première partie tout le long de la zone des travaux sera très désagréable, dans la poussière des gros camions qui montent du remblai afin de stabiliser les fondements de la chaussée. Les travaux en cours sont de grande ampleur. Creusement puis remplissage avec des gros galets afin de favoriser le drainage, puis préparation en vue du bétonnage. Les ouvriers nous ont expliqué qu'une route bétonnée avait une durée de vie de quarante à cinquante ans, contre cinq à dix ans pour une chaussée goudronnée.

Une fois passée cette portion en travaux, nous retrouvons une piste déserte ou presque qui monte vers les nuages. Le site est austère, une succession de montagnes couvertes de végétation qui semblent s'étendre à l'infini. Le temps est bien en harmonie avec la sauvagerie du lieu, des nuages menaçants masquent les sommets, un vent froid s'oppose à notre progression. Cependant nous avançons sans trop de difficultés, bien que nous mettions cinq heures trente pour parcourir les trente kilomètres de montée. L'altitude maximum atteinte est de deux mille sept cent cinquante mètres.

Durant ces longues montées à vitesse d'escargot, souvent en limite d'adhérence du pneu arrière sur la terre, voire la poussière, j'ai l'impression de grignoter l'Amérique du Sud centimètre par centimètre. Il vaut mieux ne pas trop réfléchir et ne pas essayer de se représenter la carte du continent!

Un peu avant l'immense descente qui va nous conduire à Palanda, alors que nous sommes arrêtés au niveau d'un ruisseau à franchir, un véhicule type jeep s'arrête et le chauffeur engage la conversation. Il s'agit d'un jeune Australien de Melbourne, qui est parti d'Alaska, il y six mois, et qui compte aussi rejoindre la Terre de Feu. Il a dessiné sur son capot la carte des Amériques et au fur et à mesure de sa progression il matérialise son itinéraire par un trait de couleur jaune.

Une descente de trente kilomètres va nous conduire à notre point de chute de ce jour. Dès que nous basculons en versant sud, la végétation change complètement et redevient tropicale. De magnifiques arbres couverts de fleurs d'un mauve profond, rehaussé par le soleil qui fait des apparitions moins timides donnent à l'espace qui nous environne un aspect riant. Jean crève par pincement de la chambre à air sur un caillou. Nous effectuons un arrêt repas vers les quinze heures à Valladolid, où nous mangeons nos sandwichs assis sur une pierre dans une chaleur retrouvée. Il est étonnant de constater à quelle vitesse la température change dans ces contrées. On ne sait jamais comment se vêtir, un coup très frais avec un air glacial, voire avec une ondée puis dix minutes plus tard un soleil franc et massif qui nous fait suffoquer. Mais dans tous les cas de figure, une humidité ambiante importante qui empêche les habits de sécher.

Un peu avant cinq heures nous arrivons dans la petite ville de Palanda, accrochée au flanc de la montagne. Elle est très animée et le contraste avec les contrées que nous venons de traverser sur soixante kilomètres est saisissant.

Ce fut une étape magnifique, que l'on nous avait prédit très difficile. Nous l'avons trouvée moins éprouvante que certaines effectuées précédemment. Cela est sans doute de bon augure pour ce qui nous attend au Pérou, que nous espérons atteindre après-demain.

Pour le moment nous allons profiter de notre soirée dans cette charmante petite cité. Notre logement dans un hôtel bien sympathique à cinq dollars la chambre individuelle nous ravit une fois de plus par sa propreté et sa gaité.

J30 samedi 18 septembre Palanda à Zumba 50 km de piste

Une fois de plus nous passons la nuit dans une petite ville tranquille, bien que quelques gamins aient fait la foire durant la nuit. Après un petit déjeuner «continental», c'est-à-dire lait, café, pain, fromage et œufs et un excellent jus de fruit nous nous mettons en route. Le temps n'est pas terrible. La pluie se met de la partie, ce qui transforme la piste en un cloaque boueux. Nos vélos souffrent. Puis le temps s'améliore temporairement. Nous allons passer trois côtes dont la première et la dernière seront terribles. Dans les portions planes, nous sommes à flanc de montagne, et loin en-dessous coule une rivière. On a l'impression de circuler sur une route suspendue entre terre et ciel. Quelques mésaventures vont ponctuer la journée, l'un de nous se fait mordre par un jeune chien, dont il ne s'est pas méfié. Ensuite une crevaison nous immobilisera quelque temps. Au cours de la dernière montée de neuf kilomètres, une pluie soutenue va nous doucher copieusement. Enfin nous touchons au but. À l’entrée de la ville, un check-point militaire, il nous faut montrer nos passeports. Puis nous rentrons sans transition dans la ville. Ces petites villes sud-américaines perdues au milieu de la forêt ont un charme fou. Sans que les gens ne soient très démonstratifs à notre présence, nous ressentons une atmosphère bienveillante. Après avoir visité un premier hôtel aux chambres carcérales, nous en trouvons un, qui oh grand luxe ! propose des douches avec eau chaude, ce qui est rare dans ce pays. En effet, le manque d'eau chaude, constitue le seul point faible de l'hôtellerie. Nous passons notre dernière nuit en Équateur, la frontière n'est qu'à quinze kilomètres. Avec Alain nous partons déambuler le long de la rue principale toute en pente. De nombreux commerces sont ouverts, nous nous gavons de glace, bien que ce ne soit pas conseillé, à cause des ruptures possibles de la chaîne du froid.

J31 dimanche 19 septembre Zumba à Namballe 35km de piste

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire Nos passeports sont contrôlés, puis le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire, il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Nous repartons par une crête qui semble monter dans le ciel. Que c'est raide. Un tout dernier petit hameau avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou : finie pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls, aucun autre passage. Une barrière barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous. Ce que nous faisons, puis nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe, guitare à la main, qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là, un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. En quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer.

Voilà, notre voyage à travers l’Equateur prend fin et une autre aventure nous attend, la traversée des Andes péruviennes jusqu’au lac Titicaca.
Transport économique Latacunga - parc Cotopaxi? (Équateur) English translation pending
by Cabrochu · 2013-05-29 · 16 replies
bonjour nous sommes présentement a latacunga. nous aimerions visiter le parc cotopaxi.comment y parvenir de façon économique? merci
Cotopaxi (Equateur) ou El Misti (Pérou)? English translation pending
by Matlan · 2006-02-12 · 14 replies
Bonjour,

On aimerait bien essayer (!) d'atteindre le sommet d'un de ces 2 volcans? On est jeunes et plutot sportifs mais sans grande experience de la montagne. Quel sommet recommenderiez vous, question beaute des paysages mais aussi difficulte. Pour Cotopaxi, on se fait un peu de souci avec le mal de l'altitude. On atterit a Quito, on va passer 2 jours a Quito et 2 jours a Latacunga pour s'acclimater. Jouable? Sinon on envisageait El Misti car on aura plus eu le temps de s'acclimater. D'ailleurs question bete, quand on redescend au niveau de la mer (genre Lima), est ce qu'il faut du temps apres pour se re-acclimater? Merci de vos conseils

Mathilde
Intérêt de la boucle Quilotoa en voiture (Équateur) English translation pending
by Macha57 · 2018-07-08 · 6 replies
Bonjour, Nous n'avons pas assez de temps pour faire la boucle à pied donc on voudrait louer une voiture faire la boucle en voiture, et certaines parties - dont le tour de la laguna de quitilota - à pied. Est-ce faisable? La route vaut quand meme le détour? Merci pour vos conseils. Autre question: le trajet de bus quito-lago agrio peut se prendre à l'aéroport 2-3 jours avant? Trajet de nuit plus ou moins sûr (hormis les vols j'ai lu auxquels il faut faire attention)? Les vols sont assez chers et plus bcp de disponibilité. Un alternative serait un transport privé: avez-vous des conseils (prix, datos)? Merci pour vos retours.
Voyage de 3 semaines en Équateur: conseils et bons plans English translation pending
by Galaxia59 · 2015-07-24 · 8 replies
Bonjour à tous'

Dans un mois mon compagnon et moi même décollerons de Paris pour arriver à Quito et commencer un périple de 3 semaines en Équateur. Nous partons uniquement avec nos sacs à dos et notre guide du routard ; sans itinéraire précis et aucune réservation à l'avance. J'ai beaucoup parcouru ce forum et cela m'a permis de retenir quelques points que vous avez conseillé à d'autres voyageurs :

- Quito : où nous dormirons dans le quartier mariscal sucre. Avez vous un hôtel peu onéreux et sympathique à nous conseiller ? (Type guesthouse). La journée visite du centre historique et le soir profiter des bars/restaurants de mariscal. - Latacunga : j'hésite également entre faire la lagune du quilotoa ou le parc national du cotopaxi...de la même façon avez vous un hôtel à nous conseiller? - Banos : pour ses cascades.. - Puyo : si nous avons le temps et pour découvrir un petit bout d'Amazonie... - Riobamba pour nous diriger vers Cuenca et faire la réserve naturelle Cajas - Terminer avec la côte en faisant montanita et puerto lopez pour faire l isla de la plata étant donné que nous n'aurons pas le budget suffisant pour aller aux galapagos. - Revenir vers Quito et faire otavalo ainsi que Mindo

Cette esquisse est-elle réalisable ? Nous pouvons bien sûr supprimer ou ajouter des points de passage au fil du séjour... Y a-t-il des endroits incontournables que je n'ai pas pensé à inclure ?

Nous sommes un couple jeune (25 et 33ans) donc nous voulons visiter bien sûr mais aussi faire la fête, faire des activités sportives et profiter en prenant quelques jours de farniente... :)

Merci d'avance pour vos conseils!

Audrey.
Itinéraire de 21 jours en Équateur English translation pending
by Elokidav · 2019-05-02 · 1 reply
Bonsoir amis routards Des avis sur mon itinéraire qui peut être modifié

J1 arrivée quito et massaya hotel J2 quito et mitad del mundo J3 quito telferico J4 départ PN Cotopaxi secret garden hotel J5 PN Cotopaxi J6 PN Cotopaxi à latacunga + hôtel ( combien de temps de trajet ?) J7 boucle quilotoa sigchos-isinlivi J8 isinlivi-chugchilan J9 chugchilan-laguna quilotoa J10 transport quilotoa latacunga banos ( possible de gérer J9 ou pas ?) J11 banos J12 ruta de las cascadas nuit banos J13 bus pour Riobamba J14 le Chimborazo mais j'avoue jsuis un peu perdu pour m'y rendre et faut il réserver à l'avance ? J15 bus pour Cuenca J16 PN El cajas J17 bus Cuenca- puerto Lopez (faisable) J18isla de la plata J19puerto Lopez et bus de nuit quito J20 otavalo J21 quito et vol de nuit

Voili voilou je suis preneur de tout conseils et avis. Si c'est trop court sur certaines étapes n'hésitez pas à me rectifier Des bons plans et de bonnes adresses me feront plaisir Merci
Andes équatorienne: nécessité d'un 4X4? English translation pending
by Maryfrance · 2012-05-22 · 4 replies
Bonjour chers voyageurs ayant pratiqué la route en Equateur...

Nous partons cet été pour l'Equateur et nous aimerions louer une voiture. C'est ce que nous faisons habituellement, nous serons 4, en famille, les parents et deux jeunes de 17 et 19 ans. ( ns. avons fait de même au Costa-Rica et au Nicaragua, dans les 2 cas, même si ns. n'avons pas utilisé le 4X4 en continu, il nous a été fort utile) Nous louons habituellement des 4X4 pour être libre d'aller un peu partout.

Mais cette année nous avons un trajet déjà bien organisé vu que nous n'aurons que 17 jours pour les Andes et les routes que nous devront utiliser semblent être toutes soit principales ou goudronnées et stabilisées selon notre carte.... Alors nous nous demandons si la 4X4 est vraiment nécessaire? La différence de prix est énorme, mais nous sommes prêts à mettre le prix si cela est nécessaire. Y a t-il tant de trous même sur les routes principales, qu'il faille des gros pneus de 4X4 pour éviter les crevaisons et casses? Si l'on veut trouver des petits hôtels dans la nature aux environs des villes, est-ce tout de suite la piste dès la sortie de la route principale? Nous n'irons pas dans l'Amazonie ( sauf peut-être Puyo-Tena) et sauf erreur, il ne pleut pas dans les Andes à cette saison.

Voilà notre parcours : Guayaquil - Guaranda (soit par Babahoyo ou par Riobamba) - Chimborazo - Ambato - Banos - ( en option, seulement si assez de temps Puyo - Tena - Misahualli) -Latacunga - Saquisili - Lagune de Quilotoa - Cotopaxi - Quito -Otovalo - (évent. lagune et parc de Cicocha ) - Mindo - Quito.

Un grand merci d'avance pour votre aide précieuse! Mary-france et famille

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