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Hébergement à Rosso, Richard-Toll et Podor (Sénégal) English translation pending
by Alexx06 · 2018-01-22 · 3 replies
Bonjour, Je cherche des hebergements chez l'habitant, auberges sympas, en centre ville, a Rosso senegal, Richard toll et Podor a des prix corrects. Par avance merci
État de la route entre Saint-Louis et Podor? (Sénégal) English translation pending
by Ninouafrica · 2012-01-14 · 11 replies
bonjour et bonne année 2012 à tous les forumistes

nous désirons découvrir très prochainement la région Nord du Sénégal, de Saint Louis, en passant par le parc du Djoudj, jusqu'à Podor , voire un peu plus loin. Pouvez-vous me renseigner sur l'état de la route (ou piste) et si un 4x4 est indispensable ou non.

Merci à tous ceux qui voudront bien répondre à mes attentes.
Transports inter-cités au Sénégal English translation pending
by PascalPal · 2019-04-26 · 7 replies
Bonjour, Peut on aller directement de Dakar à Podor, les cas échéant, combien de temps cela prend t-il ? J'aurais la même question pour Saint Louis Kaolack ? Merci à celui qui pourra me répondre. Slts
Itinéraires au Sénégal: vos avis? English translation pending
by Seneroc · 2010-02-21 · 6 replies
Bonjour, Je recherche tous renseignements sur trajets : Richard-Toll/Podor/Matam/Bakel/Kidara/Tambacounda/Kaolack ainsi que : Matam/Linguère/Mbaké/Diourbel/Thiès. Etat des routes, stations de carburants, hébergements, à voir, difficultés à circuler, etc....................... Ces itinéraires sont-ils réalisables avec un véhicule Nissan X-Trail? Je remercie à l'avance toute personne susceptible de m'en fournir.
Nord du Sénégal en août: climat, déplacements et logement English translation pending
by Poppe · 2006-02-26 · 9 replies
Je compte me rendre début août dans le nord du Sénégal : Richard=Toll, Podor, Matam, Bakel. Je voulais savoir s'il ne fait pas trop chaud à cette période et quels sont les meilleures moyens pour voyager dans cette région : location de 4x4 (mais à quel prix ?), bus, taxi brousse, location de voiture... Qu'en est-il du logement à cette période. Connaissez-vous un avion pas cher jusqu'à St Louis à cette période ?
Circuit autonome Casamance English translation pending
by Correze5 · 2015-11-21 · 6 replies
Bonjour,

Depuis le début du mois nous voyageons dans le nord du Sénégal, Yoff, M'boro, Saint Louis, réserve du Djoudj, Podor, très bonnes sensations et les Sénégalais sont très accueillant. Jusque là nous avons voyagé en taxi 7 places, très bon marché et plus ou moins confortable selon la place ou l'on se trouve. En ce moment nous sommes à Saint Louis de nouveau sur la langue de Barbarie, à l'hydrobase et nous descendrons directement à Dakar pour prendre le bateau direction Ziguinchor, si nous trouvons de la place sinon rebelote pour les taxi 7 places (pas trop envie!) Il y a aussi un bus qui se rend à Cap skiring.

Pour la Casamance nous ne connaissons pas encore notre itinéraire mais peut-être pourriez-vous nous aider en proposant un circuit tout en restant autonome. Nous sommes au senegal pour encore deux mois, nous avons du temps et restons plusieurs jours au même endroit pour avoir moins de transport, après la casamance nous irons dans le Siné saloum. Nous ne sommes pas décidé pour le Sénégal oriental car nous avons remarqué que les coûts augmentent considérablement lorsqu'il faut être vehiculé, pour les parcs animaliers par exemple.

Merci pour votre aide

Laurent
La vallée du fleuve Sénégal (côté Sénégal) de Saint-Louis à Bakel English translation pending
by Nouni78 · 2017-12-22 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite avoir des infos sur le trajet Saint-Louis jusqu'à Bakel par le fleuve Sénégal (enfin par la route). Pour l'instant je n'ai pas poussé plus loin que Podor parce que les conditions n'étaient pas réunies (peu de temps car dans ma belle-famille au Sénégal et avec ma fille qui avait pas trop envie de bouger.... bref) mais là ça me titille de plus en plus :-)

Je souhaite avoir des retours d'expériences de toutes sortes, des infos pratiques quant aux transports locaux pour cet axe, hébergements, etc.

Mille mercis aux baroudeurs qui pourraient faire mon bonheur!

Annina
Entrer et traverser le Sénégal avec une voiture de plus de 5 ans? English translation pending
by Choukran · 2010-11-08 · 1 reply
Bonjour, juste pour savoir si quelqu'un a de nouvelles info; Je suis passé par diama au mois de fevrier et j'ai pris la route du bord du fleuve sénégal ( podor matam kidira kayes) pour eviter la route de l'espoir. J'avais un mercedes 190 de 20 ans. je suis entré sans probleme en 20 min tout etait reglé. passavant 2500 cfa pour 8jrs. + assurance

Apparemment ça encore changer!!!!!

Pour juste traverser le senegal a t on besoin absolument d'un carnet ata maintenant? Si oui comment l'obtien t on ? Combien ça coute? en combien de temps l'a t on? quels sont les avantages et les inconvenients?

Merci
Sénégal: état de la route linguère à Ourosogui Matam? English translation pending
by Atoll · 2010-11-07 · 5 replies
Bonsoir, Quelqu'un a t' il des infos sur cette route ? Est elle en goudron? ou praticable en voiture de tourisme? avez vous des infos sur les transports locaux ? merci christian
Budget et bonnes adresses pour un voyage itinérant au Sénégal à l'automne? English translation pending
by MikeG · 2008-11-25 · 9 replies
Bonjour,

J'ai déjà séjourné deux fois quinze jours au sénégal (2001 et 2005) le long de la Côte : du Siné saloun à St Louis. Je repars une troisième fois milieu janvier avec mon beaufrère, mais cette fois ci, nous aimerions faire l'intérieur :

Aller de Dakar à saint Louis puis suivre le fleuve jusqu'à Podor ou Matam, redescendre à dakar et prendre le ferry pour aller en casamance et terminer par le fouta et le pays bassari.

Nous sommes habitués à l'Afrique ( 5 voyages au Burkina Faso dans nos villages jumelés) et acceptons des conditions de vie "rustique" mais avec un minimum de confort et de sécurité santé ( 58 et 65 ans)/

Plusieurs façons de circuler : Soit prendre les taxis brousse dans chaque gare routière ( beaucoup de contacts mais aussi perte de temps) avantage : petit budget Soit trouver un chauffeur guide avec voiture pour tout le circuit....

Je lis souvent les discussions du forum et j'ai donc déjà quelques renseignements sur les bons coins,

Mais j'aimerai surtout connaitre les prix qui se pratiquent pour connaître le budget que je dois prévoir

Tous les tuyeaux, bonnes adresses et conseils que ceux qui l'on déjà fait ou qui sont sur place peuvent avoir sont les bienvenus.

Nous pensons disposer de trois semaines. Est ce jouable ou est ce que l'on voit trop grand ?????

Merci à tous de vos conseils ..........
Croisière à bord du Bou El Mogdad sur le fleuve Sénégal English translation pending
by Itsmeppz · 2008-09-14 · 3 replies
Bonjour, Je souhaite planifier une croisière sur le fleuve Sénégal en fin d'année, à priori... Pourriez-vous me fournir le calendrier des rotations afin de choisir un depart de PODOR, ce qui me semble moins fatiguant comme programme car je redoute le retour PODOR - DAKAR d'une seule traite... Existe-t-il d'autres TO que LOOK VOYAGES connus sur la France ou la Belgique qui vendent cette croisière (Nelles Frontières ???) D'autre part, pourriez-vous me donner votre avis sur les questions suivantes : Vaccin fièvre jaune ? est-ce 'nécessaire' pour une semaine de croisière en Novembre-Décembre ? Peut-on s'assurer que la cabine qui nous sera affectée ne sera pas avec des lits superposés ? Merci par avance pour les réponses que vous voudrez bien m'apportées. Excusez-moi par avance pour les erreurs qui seraient dues à ma 'jeunesse' sur les forums...
Trajet Dakar - Matam? (Sénégal) English translation pending
by Atoll · 2008-05-19 · 2 replies
Bonjour à tous les habitués du Sénégal, et voila c' est reparti, après le Mali nous préparons notre prochain voyage pour le Sénégal en Octobre. Au feeling, après la lecture des différents guides, nous envisageons de faire à partir de Dakar: Mboro, Lompoul, Saint-Louis, Richard Toll, Podor ou Ndioum, et la région de Matam, et peut-être même dans les petits villages Peuls près de Bakel, en transport local. Je suis preneur de toutes les infos concernant les transports, les hébergements sur ce trajet et vos conseils bien sur. Est-il possible de faire le retour par une autre route ? Merci à tous ceux qui prendront le Temps de répondre, Jacqueline et Christian
Conseils pour le nord et est du Sénégal? English translation pending
by Jack07 · 2004-02-12 · 9 replies
Je fais au mois d'août le tour du SENEGAL. DAKAR-DAKAR avant sans doute m'y installer (inch'allah) le dernier repèrage en quelque sorte

Avez vous quelques bons plans pour la partie PODOR, MATAN, BAKEL, KEDOUGOU, TAMBACOUNDA, KOLDA ? Autrement dit sur le Nord et l'est: les lieux à ne pas rater, les bons camps, le meilleur moyen de circuler, etc etc...Sur le trajet sud et west je pense pouvoir m'en sortir seul ayant déjà bougé dans le coin.

Peut-on circuler en GAMBIE sans risque? Qu'y a t-il a voir ?
Retour d'un voyage à vélo au Sénégal en novembre 2016 English translation pending
by Garbenzo · 2016-12-02 · 3 replies
Je rentre d'une visite du Sénégal à vélo pendant ce mois de novembre 2016, et je résume ici les principaux points qui pourraient servir à ceux qui envisagent un voyage du même type.

1. Les vents dominants en novembre sont des vents du nord, parfois forts. C'est l'information que donnait les sites météo, et elle s'est avérée vraie. J'ai atterri à Dakar; j'ai ensuite mis mon vélo sur le toit d'un taxi collectif pour Saint-Louis du Sénégal, puis Podor sur le fleuve, d'où j'ai commencé à pédaler vers le sud. A noter : j'ai logé à l'Espace Thialy ( www.cauris.sn/thialy/ ), avec qui j'ai organisé le transfert du carton avec le vélo à l'aller et au retour, et chez qui j'ai pu laisser le carton pendant le voyage (la sortie de l'aéroport de Dakar avec un grand carton peut causer pas mal de soucis si on n'est pas attendus et si on ne connaît pas le pays). 2. Il fait chaud à très chaud en novembre. Il est très inconfortable, voire impossible de pédaler entre 11h30 et 15h (j'ai eu 44°C sur le vélo vers 14h dans la région de Kaolack). La solution de s'arrêter en milieu de journée à l'ombre pour manger et attendre que le soleil baisse n'est pas praticable : il n'y a pas l'équivalent de cafés/restaurants sur le bord de la route dans les villages. J'ai donc fait mes étapes d'une traite. A noter que le Sénégal est très plat (point le plus haut du voyage : 100 m d'altitude, un peu au sud de Thiès). 3. Il faut rouler en adoptant une attitude défensive, en particulier autour des grandes villes où le trafic peut être très dense et assez chaotique. 4. De Podor, je me suis dirigé vers le sud en passant par Richard Toll, Gnith, Louga, puis Thiès. De cette dernière ville j'ai emprunté une bretelle sur Sindia, qui permettait d'éviter l'agglomération dakaroise. Le trafic sur la route le long de la Petite Côte est très dense sur la route qui longe la mer; il devient plus gérable au sud de M'Bour. Ensuite Palmarin, puis contourner le Siné-Saloum (par la seule route possible) vers le nord, en passant par Fimla. La traversée de la Gambie est faite avec un taxi 7 places en partant de l'idée que le chauffeur gérerait les douaniers des deux côtés, ce qui n'a pas été entièrement le cas (on m'a demandé la facture du vélo en ré-entrant au Sénégal...). La suite, de Ziguinchor à Cap Skirring, a été la plus intéressante du voyage, avec la traversée du Siné-Saloum. Pour éviter de retraverser la Gambie, le voyage de retour sur Dakar est fait avec le ferry Ziguinchor-Dakar. Finalement, et ceci n'engage que moi, en tant que voyageur non accompagné : la visite des villes et des villages ne présente en général qu'un intérêt modeste, y compris Dakar. Par contre les scènes autour de vie quotidienne autour des villages de p��cheurs peuvent être uniques. Du point de vue de la sécurité, pas de problèmes pendant les trois semaines, mais il faut noter qu'on se retrouve dans une attitude défensive peu agréable en étant abordé continuellement, en particulier dans les villes. Autrement, les Sénégalais qui ne tournent pas autour des touristes ont été accueillants, agréables et prêts à aider. J'ai trouvé des hébergements (de passables à très corrects, suivant les endroits) tout le long du parcours, en cherchant sur internet (le pays est bien couvert par le réseau, et on trouve du wifi un peu partout, même si lent et aléatoire). J'ai eu à utiliser ma propre moustiquaire quelquefois, l'hébergement n'en possédant pas. Je n'ai pas pris d'antipaludéens, mais je me suis par contre consciencieusement badigeonné de répellents à longueur de journée. On trouve de l'eau minérale et des fruits partout.
Escapade dans le désert de Mauritanie au départ du Maroc English translation pending
by Franck5 · 2013-07-21 · 6 replies
Bonjour.Je souhaiterai avoir des infos sur un voyage au Maroc en étant logés à Témara à côté de Rabat. Je voudrais faire une escapade dans le désert de Mauritanie. Est-ce que quelqu'un a des infos la dessus, quelle compagnie de trasport est recommandée?Y-en a t-il qu'il faut éviter, etc, etc. Merci de vos réponse. Franck.
Quelle destination pour six jours depuis Dakar? English translation pending
by Gimmick · 2013-05-05 · 9 replies
Bonjour,

En juin, j'aurai 6 jours à passer, aller-retour depuis Dakar en transports en commun. J'ai déjà visité les attractions principales du Sénégal il y a une dizaines d'années. J'ai pensé à 3 destinations qui me permettraient de voir de nouvelles choses :Nord : Saint-Louis, déjà vu mais je pourrais pousser plus loin le long du fleuve Sénégal (Podor…)Oriental : Tambacounda et plus loin (pays Bassari ?), pour voir des animaux, des paysages, des endroits plus isolésGambieJ'ai peur que les scénarios #2 et #3 soient trop ambitieux compte tenu du temps imparti. Quant au scénario #1, je me demande s'il est prudent en ce moment.

Qu'en pensez-vous ? Avec-vous d'autres idées ?

Merci. :)
Le Lendemain qui Vient English translation pending
by DavidDaouda · 2013-03-24 · 3 replies
Le Lendemain qui Vient

" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "

Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.

C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.

Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.

Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.

D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.

Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.

Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :

Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau

La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.

Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.

Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.

Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.

Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.

Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main

Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
Au Coeur du Sénégal... Le Fouta (blog) English translation pending
by DavidDaouda · 2011-05-13 · 0 replies
Bienvenue au Fouta Toro ! Bismillah mon Fuuta Toro !

C’est un territoire dont on parle très peu. Il en est bien fait allusion dans quelques livres d’Histoire Africaine et dans les récits des premiers explorateurs, mais il est très difficile d’en obtenir des informations. Et pourtant, c’est à une Histoire qui a marqué un tournant important pour toute l’Afrique SubSaharienne, à laquelle nous avons affaire. Une terre qui a conservé intact ses mystères et ses secrets les plus anciens, fièrement gardée par ses habitants venus de la lointaine Ethiopie pour nous rappeler les origines de l’Homme …

Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, sur une partie du Sénégal appelée la Vallée du Fleuve. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor, Ourossogui, Matam et Kanel, c'est toute l'Histoire et la culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèles à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Foûta Tôro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages et qu’ils s’y installèrent. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de transmettre leur culture et leur langue, le Pulaar, à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne du Sénégal jusqu’au Soudan. Au Fouta, ils fondèrent de grands royaumes dont celui du Tékrour ou de nombreuses dynasties se succédèrent. C’est aussi dans cette région que l’Islam "Noir" est né, les Peuls et les Toucouleurs (les Toucouleurs se nomment eux-même les « Haal Pulaar », qui signifie « Parle Pulaar ! ») étant les premiers à se convertir et à propager la Foi Musulmane dans le reste de l’Afrique de l’Ouest.

La route de la vallée du fleuve, à l’image de son nom poétique, est exceptionnelle par son authenticité, sa simplicité et la spiritualité de ses habitants et de son environnement. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Sur cette route aride et désertique, celui qui s’y aventure risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler … et qui de toute évidence mérite le détour.

Blog "Au Coeur du Sénégal ... Le Fouta" :

http://senegalfouta.canalblog.com/
Surfcasting et pêche aux leurres au Sénégal English translation pending
by Nono677 · 2011-03-17 · 5 replies
Bonjour, je souhaiterais savoir comment pratiquer le surfcasting au senegal quel materiels quel poissons les meilleurs spots

je viens vivre a Dakar a partir du mois d'aout

merci d'avance
Itinéraire Mauritanie-Mali (décembre 2009) English translation pending
by Sahhara · 2009-12-21 · 12 replies
Bonjour,

Suite aux derniers évènements ( enlèvements ) pour se rendre au Mali, le mieux serais de faire Nouakchott-Rosso-kayes-bamako. Car la route de l'espoir ( Aleg/kiffa/aioun el atrous ) est une zone bien plus à risque !!!! Ne pas rouler de nuit très important !!! Pour dormir les auberges ou pour bivouaqué a côté des postes de police ou gendarme Bon voyage et bon courage !!!

Hermann Nouakchott.
Etat de la route Kidira-Bakel-Matam-Rosso? (Sénégal) English translation pending
by Manjakamad · 2009-12-21 · 2 replies
quel est l'etat de la route kidira- rosso au senegal? ceci afin d'eviter la route de l'espoir en mauritanie compte tenu des evenements. amitiés à tous
Voyage de vingt jours de la Mauritanie au Mali English translation pending
by Catafrica · 2009-09-09 · 4 replies
Bonjour,

C'est mon 1er message sur ce sympatique forum. Je suis un français qui vit en Afrique depuis 18 ans. Actuellement, je réside au Mali. Comme j'ai du temps disponible en octobre et novembre, je vais retourner en France pour acheter une berline (merco ou japonaise) pour la ramener au Mali afin de remplacer la saxo pourrie et trop souvent en panne qui sert au transport de mes enfants. ça fait longtemps que j'avais envie de faire la descente mais l'occasion ne s'était jamais présentée. Mes parents vont en profiter pour m'accompagner. On va faire cela tranquillement en environ 20 jours. Au niveau du parcours, je me posais la question s'il valait mieux sortir de Mauritanie à Rosso et prendre la route de la vallée du Fleuve pour rejoindre Kayes au Mali ou plutôt prendre la route de l'espoir pour rejoindre directement le Mali. J'ai véçu quelques années en Mauritanie et au Sénégal mais je ne suis allé sur la route de la vallée du fleuve que jusqu'à Podor à l'époque et sur la route de l'espoir que pour aller dans le Tagant. Quel est selon vous la route la plus sympa à prendre compte tenu que nous sommes en berline. Je crois savoir que par le Sénégal, ce n'est que de la bonne route. Par la route de l'espoir, y at'il encore des portions de pistes et si oui est ce que c'est ok même si on sera peu après la fin de la saison des pluies ? Enfin, compte tenu des coûts des occasions en France et le fait que je cherche une voiture climatisée en bon état pour un budget modeste (max 3.000 €), je pense que j'aurais une voiture essence. y a t'il des pompes essence le long de la route de l'espoir. A l'époque (début des années 2000) quand j'habitais en Mauritanie, ça pouvait être un problème.

Merci d'avance pour vos conseils

Antoine
Parcours de dix jours dans le nord du Sénégal English translation pending
by Namaskar10 · 2009-08-04 · 8 replies
Bonjour à tous,

Etant pressé par le temps (je sais je ne devrais pas...), je me suis 'concocté' un parcours dans le Nord du Sénégal pour 10 jours en Août, que voici : Arrivée à Dakar le Vendredi 14, puis direction Richard Toll via Saint-Louis le plus rapidement possible (d'ailleurs, quelqu'un pourrait m'indiquer combien de temps je peux mettre à peu près? taxibrousse ou minicar...), puis Podor, puis Guédé, puis les villages de Ndiayène Pendao et Thillié Boubakar, pour enfin retourner à Dakar,

J'ai une limite maxi de 10 jours à tenir absolument car obligations à Dakar le 24 pour embarquer vers de nouvelles destinations...

Je passe par ce forum car j'aimerai que des habitués du lieu me donnent leur avis sur la faisabilité du parcours en respectant le temps imparti...

En espérant recevoir des réponses et pourquoi pas se croiser sur la route à ce moment là...

Salutations amicales!
Voyage chez les Haal Pulaar au Fouta Toro - Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2009-07-27 · 10 replies
" Se taire et écouter la voix de l'Afrique "

" Choisis la bonne piste ! Si tu choisis la brousse, ne te plains pas des épines "...

Ce proverbe Peul, teinté de réalisme, prend tout son sens dans le contexte de la région dont je vais vous parler maintenant. Après quelques voyages sur le Continent Noir, la découverte des villes et des villages, j’ai rencontré le sourire des enfants, la beauté des femmes et la noblesse des hommes, la vie m'a emmené sur une piste (serait-ce la bonne ?) que je ne me lasse pas de parcourir malgré les épines qui la parsème. Mes pieds ont foulé le sol d'une Terre emprunt de mystères et de secrets, une Terre où dit-on, les sorcières, les génies, les maîtres des eaux et de la brousse, après avoir tant parcouru le monde à la recherche d'un lieu paisible, se sont finalement arrêtés. Et c'est parmi les Haal Pulaar "ceux qui parlent Pulaar" qu'ils décidèrent de faire Vivre leur magie. Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, appelée aussi Fouta Sénégalais. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor et Matam, c'est toute l'Histoire et la Culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" pour reprendre l'expression d'Oumar Bâ (c.f. Le Foûta Torô, au carrefour des cultures, éditions l'Harmattan) où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Mais attention, que l'on vienne empiéter sur son territoire, dénigrer sa culture et ses croyances, et ce Fouta noble et fière se lèvera tel un seul homme pour défendre ses valeurs.

Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèle à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Fouta Toro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de disséminer leur culture et leur langue à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne. Ainsi, il n'y a pas que le Fouta Toro qui porte cet étrange nom de "Fouta", on trouve ses frères: le Fouta Jallon en Guinée et le Fouta Macina au Mali. Une origine mystérieuse donc, qui selon les traditions orales des Peuls nous renvoie au fabuleux pays de Heli et Yoyo où il y a très, très longtemps, avant leur dispersion à travers l'Afrique, les Peuls auraient vécu heureux, comblés de toutes les richesses et protégés de tout mal, même de la mort. Par la suite, leur mauvaise conduite et leur ingratitude auraient provoqué le courroux divin. Guéno (le Dieu suprême, l'Eternel) décida de les châtier et suscita à cet effet une terrible et maléfique créature, Njeddo Dewal la grande sorcière, dont les sortilèges feront tomber sur les malheureux habitants de Heli et Yoyo des calamités si épouvantables que, pour y échapper, ils devront fuir à travers le monde.

Mais revenons au territoire qui nous intéresse. Le Sénégal est l'un des premiers pays en Afrique à s'être ouvert au tourisme, les plages de la Petite Côte, la Casamance, le Siné-Saloum ou plus au Nord la tranquillité de la ville de Saint-Louis, sont connus de la plupart des toubabs (blancs). Mais celui qui s'aventure sur la route de la Vallée du Fleuve Sénégal après Saint-Louis risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler. Même les Sénégalais vous diront, l'air surpris et à la fois admiratif, " mais que vas-tu faire là-bas ? ". Le Fouta, c'est le règne de l'authenticité, de la simplicité et de la spiritualité. De petits villages qui bordent le goudron ou des hameaux que vous apercevez au loin en vous demandant qui peut encore vivre là-bas. De magnifiques "Tibas" (habitations traditionnelles Peuls en banco et toit de paille) flirtant discrètement avec les maisons en ciment. Les bergers conduisant leurs immenses troupeaux de vaches et de moutons avec plus de facilité que vous ne conduisez votre voiture. Les enfants qui vous regardent l'air surpris, se demandant eux aussi qui peut venir leur rendre visite jusqu'ici. C'est le quotidien d'un voyage sur la route du fleuve dans cette région aride et désertique durant la saison sèche mais dont la verdure renaît durant la saison des pluies, comme pour vous signifier que la vie n'est qu'un éternel recommencement.

Souvenez-vous, " ne te plains pas des épines ". Ici, ce n'est pas les maladies qui vous arrêteront, ni le manque d'eau ou de nourriture, non ! Les épines du Fouta ce sont ces routes à peine goudronnées si bien qu'il est préférable de rouler sur le bas-côté, ce sont aussi ces vaches, ces ânes et ces moutons qui traversent et s'immobilisent au milieu de la route vous obligeant à utiliser votre klaxon, que dire encore de la monotonie de son paysage qui vous donnera l'envie de faire un petit somme en attendant d'arriver à destination. Mais, c'est aussi et surtout son soleil écrasant. Un soleil si Puissant que vous ne remercierez jamais assez les quelques vendeurs de glaces venant du Mali pour amener la fraîcheur dans les petits villages du Fouta. Tout le monde est le bienvenu au Fouta, sauf celui qui ne supporte pas la chaleur... et ce soleil saura vous rendre le voyage difficile histoire de tester vos facultés d'adaptation. Lorsque vous rencontrerez tous ces éléments au Sénégal, c'est signe que vous êtes allés plus loin que le simple touriste et que vous êtes arrivés au Fouta.

Ne vous attendez pas à voir une Afrique que les clichés ont dénaturé. Ici, c'est bel et bien la brousse, mais ce sont les Baobabs qui en sont les propriétaires et qui vous transmettront leur savoir ancestral à l'occasion. Enracinés dans une terre qu'ils connaissent depuis des millénaires, ces arbres courageux sont les rois de la brousse. Qu'il pleuve ou qu'il vente, que le soleil les étouffe ou qu'une tempête s'abatte sur eux, ils ne cillent point et affrontent la vie avec sérénité, de grandes leçons pour les hommes que nous sommes. Le véritable maître de la brousse (JomLadde en Pulaar), le lion, est parti vers d'autres contrées laissant place à quelques rares hyènes et chacals, même si les anciens du Fouta se souviennent dans leur jeunesse en avoir vu quelques spécimens...

Ne vous attendez pas non plus à voir l'Afrique télévisée. Ici, pas de tam-tams, ni de masques, ni de danses euphoriques à la limite de la transe. C'est la Vie dans sa plus pure simplicité qui a pris possession de la région.

Ne vous attendez pas.... d'ailleurs, ne vous attendez à rien de particulier, vous pourrez passer dans cette région et ne rien voir du tout car en vérité, et il faut le dire, il n'y a rien à voir ni à faire. A l'image de ce que Martin Luther King disait " Tout ce que nous voyons n'est qu'une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas ". Ce Fouta recèle des mystères insondables aux Hommes, aussi bien que les voies de Dieu sont impénétrables. C'est au Fouta que des questions ne trouvent pas de réponses, et que des réponses n'ont pas de questions. Les Foutankés (habitants du Fouta) vous le disent , des forces invisibles existent et agissent, des forces que même l'oeil ne peut nommer mais que l'Homme peut découvrir et s'approprier s'il est attentif. Le vent, les tempêtes de sable, la pluie, le soleil, un arbre, un animal, un enfant. Tout est signes et langages et communiquent à chaque instant. " Se taire et écouter la voix de l'Afrique " me répétait un Griot Haal Pulaar, " Ramène ça chez toi, l'occident en a besoin" ... " Se taire et écouter la voix de l'Afrique ".

Le Fouta, terre des marabouts, est un haut lieu spirituel et ses habitants de fervents religieux. En longeant la route du fleuve, vous serez surpris par le nombre incalculable de mosquées, parfois deux par villages, les anciennes en banco côtoyant les plus modernes aux couleurs de l'Arabie Saoudite. Ceux qui connaissent le Mali sont peut-être déjà allés à Djenné visiter sa grande mosquée en banco, la plus ancienne d'Afrique de l'Ouest. Mais qui sait que c'est au Fouta, dans le petit village de Séno Palel, que se trouve la deuxième plus ancienne mosquée, fièrement gardée par la noble famille DAFF ? En effet, c'est au Fouta Toro que l'Islam Noir est né. Les Peuls et les Toucouleurs sont les premiers à se convertir à l'Islam à partir du XIème siècle et à propager la Foi Musulmane dans toute l'Afrique de l'Ouest. C'est un Islam pur et saint. Ici, on ne connait pas les Mourides ni les Baye Fall, et on ne boit pas le célèbre café Touba cher aux Mourides. Non, ici, c'est la confrérie Tidjane qui a déposé ses marques, représentée par le grand chef religieux et conquérant El Hadj Omar Tall.

Ndioum, Podor, Matam, Kanel, Bakel. Tant de villes qui ne laissent pas leurs visiteurs indifférents. Vestiges de grands royaumes Peuls, témoins de l'arrivée des troupes coloniales et fomenteuses de révoltes contre les envahisseurs étrangers, ces villes résistent inlassablement aux aléas du temps. Serait-ce cette histoire d'Amour avec ce fleuve qui les a vu naître qui les fait rester immobile et indifférente face à la conquête de la modernité ? Possible.. Tiraillée entre deux rives, deux pays, c'est finalement vers le Sénégal, dont il a pris le nom, que son Coeur a chaviré. Les thioubalos (les pêcheurs) l'affirment, le maître des eaux (JomMayo) est ici chez lui, et personne n'a jamais réussi à le dompter. Il donne la boisson et la nourriture et à la nuit tombée, lors des veillées, on le remercie en chantant le Pekan à sa gloire.

Mais c'est au fin fond du Fouta, pratiquement à sa frontière la plus au Sud, à une 20aine de kilomètres de Bakel, qu'un petit village a conquis mon Coeur. Un village comme il en existe des milliers, voire même des dizaines de milliers sur le continent Noir. Une école, un puits, une mosquée, des poules, des vaches et des moutons, des enfants toujours aussi souriants, des femmes sublimes dans leur grand boubou, les hommes occupés à jouer aux cartes à l'ombre du baobab... bref, un village somme toute assez banal. Mais " Ne juge pas un arbre à son écorce " dit l'adage. Un village vieux de 400 ans disent les documents de la région, 6000 ans leur répondent les villageois ! Quoi qu'il en soit, de nombreuses pages d'Histoire sont à écrire sur le village de Gaoudé Boffé. Oui, Gaoudé Boffé, c'est bien son nom ! Le Gawdi est un arbre épineux de la famille des acacias que l'on trouve dans les zones désertiques et qui produit des petits fruits utilisés dans les teintures. Boffé, on traduirait cela par "quelqu'un qui ne peut pas marcher" mais quel est le lien ? Mystère. Ce village, c'est 650 habitants, tous éleveurs et cultivateurs. Les Daff, les Bocoum, les Niane, les Ndiandé, les Kam, les Njine sont leur Yettode (Nom de famille, patronyme), celui des Diawando, la classe des Nobles. Mais en réalité, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, c'est la même famille. Qu'un évènement se passe dans le village, et tout le monde est au courant dans les minutes qui suivent, et les nouvelles s'étendent rapidement dans les villages alentours. D'ailleurs, il y a une place dans le village, le domaine réservé des hommes, que l'on appelle la BBC, et pour cause ! Le village n'a pas de facteurs pour recevoir les nouvelles, juste quelques télévisions et radios fonctionnant à "temps partiel", pour être au courant des dernières nouvelles c'est donc à la BBC qu'il faut se rendre. On apprendra qu'un tel est sorti discrètement la nuit dernière pour rejoindre une telle, qu'une demande en mariage s'est soldée par un refus des parents ou que telle personne n'a pas fait ses prières le jour du vendredi.

C'est la vie d'un petit village Africain qui défile devant nous. Au petit matin, réveillé par le soleil toujours aussi éclatant, le chant du coq et les bruits lointains des femmes déjà affairées à puiser l'eau du puits, c'est le signe d'une nouvelle journée qui démarre. D'ailleurs ce puits, parlons-en. Un peu à l'écart du village, c'est pourtant la place centrale et le domaine privilégié des femmes et même des petites filles. Un mélange de couleurs et d'odeurs nous envahit lorsque l'on s'approche. Les "gardiennes du puits" se retrouvent ici, vêtues de leurs plus beaux accoutrements, chacune rivalisant avec l'autre pour se distinguer. Ce sont de véritables joutes de paroles auxquelles les femmes s'adonnent de bon coeur. On échange des recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde au féminin. Mais un intrus se glisse discrètement dans ce monde féminin, le puiseur d'eau qui se charge de porter et vendre les bidons d'eau dans les familles, non seulement c'est un homme et en plus il est Malien ! c'est sûrement pour ça qu'on l'accepte, avec lui pas de soucis, les ragots peuvent rester au fond du puits. On peut aussi entendre fredonner des chants si vieux que personne n'en connait l'origine:

Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau

Mais nous sommes Alarba (Jeudi) et c'est un jour spécial pour tout le village. Un jour que tout le monde attend avec impatience et que personne ne louperait, le jour du marché. Jamais ce lieu n'a mérité aussi son nom qu'ici, "marché". 5 Kms pour certains, 10 pour d'autres, bien souvent plus, c'est à pied ou en charrette que l'on s'y rend avec l'impatience d'humer de nouvelles odeurs. Bissap, gingembre, menthe, poissons séchés, mangues, le tout mélangés avec quelques cubes maggi, c'est le nez et le panier bien rempli que l'on rentre chez soi. Le marché de Boundy, c'est là que l'on rencontre toute l'Afrique de l'ouest et son panel de langues. Un véritable défilé ! La Mauritanie, la Guinée et le Mali défilent en tête côtoyant jalousement le pays d'accueil, le Sénégal. On parle Pulaar, Bambara, Maure, Soninké, teinté d'un peu d'Arabe. Alors on tente, on essaye "No'mbada?", "Igakéné?", et on attend les réactions pour savoir en quelle langue s'adresser. Mais le soleil frappe fort maintenant et la chaleur nous demande de rentrer, parti à 9h il est déjà 15h et on nous attend pour le repas, peut-être même pour le thé...

Il n'y a pas grand chose à faire en cette période, les travaux des champs ne sont pas encore commencés. Et que quelqu'un s'aventure à partir couper du bois en brousse et le soleil le rappellera bien vite à l'ordre. Discuter et boire le thé fait partie du quotidien en cette saison sèche. Malgré tout, les journées sont toujours ponctuées de quelques animations comme pour briser la routine. Un concert à quelques kilomètres là où l'électricité ne fait pas défaut, un tournoi de luttes traditionnelles, les fêtes religieuses, les baptêmes, les mariages, la circoncision, l'accueil des étrangers, l'inauguration d'un bâtiment, et c'est l'occasion pour tous les villageois de se retrouver en laissant de côté leurs éternelles querelles de familles.

Le village de Gaoudé Boffé a un frère jumeau 1 km plus loin, c'est Gaoudé Wambabé, si proche et pourtant si différent. Les Wambabé (bambado au singulier) sont la classe des Griots. A l'origine, une vache. Les Peuls surveillaient la vache avec leur fameux bâton de berger, et les forgerons sculptèrent une calebasse pour en récolter le lait. Le Bambado eu l'idée de récupérer la calebasse et la peau de la vache puis l'a ajouté au bâton de berger et c'est une guitare qu'ils ont fabriquée. Cette guitare, c'est leur fierté et leur honneur, et rien ne pourrait les en séparer. A peine mettez-vous le pied chez une famille Bambado, et c'est la guitare qu'il vous joue avec cette mélodie envoûtante propre à l'Afrique traditionnelle. Les enfants du village prennent plaisir à vous raconter des contes et des légendes qu'ils connaissent sur le bout des doigts et qu'ils ont appris de leurs parents, qui eux-mêmes ont appris de leurs parents, et ainsi de suite. Les Wambabe sont un peuple curieux qui conservent intact la tradition orale Africaine et les généalogies des grandes familles du Fouta. Conscient de leur culture ancestrale et de leur place au sein de celle-ci, l'apprentissage fait partie de leur quotidien, chaque phrase prononcée fait l'objet de la plus grande attention, surtout chez les plus petits. On dit même qu'à l'école de Gaoudé Boffé qui regroupe les enfants des deux villages, les enfants des Wambabe seraient plus attentifs et auraient des meilleures notes...

A Gaoudé Boffé, on m'avait parlé d'une femme, une vieille femme qui vit à Gaoudé Wambabé et que je devais impérativement aller voir. Dans la région, tout le monde la considère comme sa Maman avec un mélange de crainte et de respect pour ses pouvoirs magiques. A peine entré dans sa petite bâtisse et l'on comprend tout l'intérêt de venir la visiter. Ce petit bout de femme, une vraie Mama à l'Africaine, est une guérisseuse traditionnelle. Quelques poudres et des fétiches pour amener des Bénédictions sur son hôte de passage, et c'est avec la protection de Dieu que l'on repart. Son véritable Pouvoir, c'est le Savoir. Cette femme est éduquée et connait beaucoup de choses de par ses voyages, et son Coeur est tout simplement bon. Je rends hommage à ma Grand-mère Wambabé dont je porte jusqu'à aujourd'hui ce fétiche qu'elle m'a transmis et qui me guide dans le labyrinthe de la Vie.

Il y aurait tant de choses à dire et à décrire sur ces deux villages, mais il est temps d'achever ces quelques lignes au risque de vous en dévoiler trop. Carnet de notes, récit de voyages, fresques poétiques, peu importe le terme employé, le Fouta fait appel à de nouveaux sens, à l'imagination de chacun. L'imagination de ceux qui osent pénétrer sur son territoire et l'imagination de ceux qui l'habitent. C'est ainsi que cette région a su préserver son Peuple et ses traditions à travers le temps.

Alors si au détour d'une route ou plutôt d'un sentier, vous apercevez un Homme blanc au Coeur noir, vêtu d'un Boubou aux couleurs Sénégalaises et armé du bâton des bergers Peuls, venez le saluer, et peut-être tomberez-vous sur moi.

Pour terminer, je laisserais la Parole à un Ancien, au hasard d'une rencontre, qui me laissa ce Message " Celui qui peut Vivre au Fouta, parmi les Haal Pulaar, peut Vivre partout dans le monde."

Par David - Daouda - Juillet 2009
Recherche aide humanitaire au Sénégal English translation pending
by Madoar · 2009-03-24 · 10 replies
Bonjour Je suis infirmiére depuis 20 ans et je travaille dans un hopital ; mon séjour au Sénégal en janvier m'a ouvert les yeux sur bcp de choses et j'ai très envie d'y retourner pour donner un peu de mon temps et de mes compétences . Dans le cadre hospitalier, nous avons droit a un congé de solidarité qui est de 15 jours ts les 2 ans, ceci afin de partir en aide humanitaire . Pouvez vous m'éclairer sur une Ong ou une association qui acceterait que je les aide, j'ai bcp cherché sur internet mais il y en a tellement ! et c'est pas tjs clair . Merci de ce que vs ferez pour moi Madoar
Meilleure façon de se rendre à Matam à partir de Dakar? (Sénégal) English translation pending
by Gilles123 · 2009-03-08 · 11 replies
Bonjour, Actuellement sur Paris, je pars mi-Mars à Matam pour participer et me former aux constructions de terre crue et voûtes nubiennes. Ne connaissant pas cette région, si quelqu'un peut m'éclairer sur la meilleue façon de m'y rendre, ce serait sympa. Je compte rester une à 2 semaines et je dois également me loger pour cette période

Merci 😉
Climat au Sénégal en juillet/août? English translation pending
by Kytel · 2008-10-29 · 14 replies
bonjour, une amie et moi sommes intéressées pour partir au Sénégal l'été prochain; étant tributaires des vacances scolaires, nous souhaiterions y aller mi- juillet à mi-aout. je me permets de vous demander si le temps y est favorable car j'entends le tout et son contraire, j'aimerais savoir si c'est envisageable car ce pays m'intéresse beaucoup merci kytel
Projet documentaire/humanitaire France-Sénégal English translation pending
by Dremora · 2007-09-07 · 9 replies
Bonjour à tous .

Voila, je suis monteur video dans le clip et le documentaire .

il y a 3 ans je suis parti travailler au Sénégal dans un cadre humanitaire.

Je pars réaliser un documentaire. En fevrier prochain je part en camion de paris jusqu'en Espagne ou je prendrais un bateau pour le Maroc. Du maroc à la Mauritanie ; De la Mauritanie Au Mali ; Du Mali au Sénégal ; Puis retour en France pour le montage.

3 à 4 mois sur place au total.

Il s'agit de faire un documentaire ou le spectateur puisse voyager à travers l'image, pour cela il faut que l'oeil qui est la camera soit neutre, mais prendre un parti neutre est quasiment impossible . surtout lors du montage .

mais il s'agit là de montrer une réalitée que peut de gens connaissent .

rentrer dans l'intimitée des gens sans pour autans voler/violer leur intimitées .

montrer la futilitée, la chaleur, la vie quotidienne, la politique, la violence.....

parler pour tout dire...

pour le financement du docu : l'aide à l'ecriture du "cnc", l'aide de la préfécture de Bobigny, l'aide de la mairie de Paris.

Coût total du voyage : 15000euros minimum.

dans le cadre de ce documentaire, j'ai un projet humanitaire : montrer la magie de l'audiovisuelle au adultes et aux enfants qui n'y ont pas accès.

Principalement au Sénégal dans la région de Podor, à Ein-dioum (Ville)et à Diara (Village à 500 km à l'est de Dakar.) Et à Dakar.

à Diara nous (equipe humanitaire du LSI) Avons installer l'elléctricitée solaire, Des motopompes solaires pour l'eau potable ; Une ecole ; Un puit ; Une épicerie ou les villageois peuvent enfin stocker des produits frais. ; Et une case de santé ou nous avons formés des sage femmes et les premiers soin en cas de crise du paludisme (99% de la population des 600 habitants du village en sont atteints.)

Le village se situe en plein desert.

Donc pour faire de l'audiovisuel j'ai besoin d'informatique.

Des vielles pieces qui marchent encore quand même ( ram, carte graphique (64mo mini), cpu (p3 mini) etc...)

C'est là ou j'ai besoin de tout le monde, Auriez vous de vielles pièces informatique à offrir ? Pour toute queqtions ou reponse je vous laisse mon adresse email :

florian1123@yahoo.fr.

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