last edited Aug 20, 2020
Se déplacer en Bolivie
Réseau routier, circulation
L'état du réseau routier bolivien est depuis longtemps un problème. Avec à peine un peu plus de 10% de routes goudronnées, circuler dans le pays demande une certaine patience et surtout la nécessité d'un tout-terrain dès lors qu'on s'éloigne un peu des grands axes. À cela s'ajoute aussi les routes ou pistes coupées ou endommagées en période de pluies. Mieux vaut donc le savoir et prévoir ensuite son itinéraire et ses temps de transport en conséquence. Comme dans beaucoup de pays, le code de la route et la signalisation peuvent être parfois assez aléatoires. Hors agglomérations, il vaut mieux éviter de circuler de nuit.
Voiture, camping-car
[photo: Salar de Uyuni (h9fdwxqo0q)]
Location
La location d'un véhicule n'est pas vraiment l'idéal à cause des distances et des temps de route nécessaires, le peu de signalisation, l'état de certaines voies, le racket policier toujours possible, ou encore la conduite locale qui demande quelque prudence et habitude. De plus, à moins de ne rester que sur les principaux axes, un 4x4 s'avère souvent nécessaire ce qui implique alors un budget location assez conséquent. Bref, autant utiliser les différents transports en commun quitte ensuite à affréter un taxi à la journée selon ses besoins de visites et déplacements. Au final, cela reviendra en plus moins cher car il faut compter en gros l'équivalent de 30 à 35 €/jour pour un véhicule standard et le double pour un tout-terrain. À noter que certaines agences proposent des locations avec chauffeur ce qui, malgré le surcoût, simplifie quand même pas mal de choses.
Véhicule personnel
Bus et véhicules collectifs
Bus
La Bolivie dispose d'un important réseau de bus qui relie la plupart des communes hors certains endroits de l'Amazonie où là c'est la rivière qui remplace la route. Il existe de nombreuses compagnies locales ou nationales plus ou moins confortables (cf. réseaux, horaires et tarifs); le mieux étant évidemment sur les grands axes où il n'y a que peu d'arrêts en route pour un service plus "haut de gamme" de quelques compagnies avec possibilité de sièges couchettes, wc, etc. Malgré tout les bus boliviens ne vont jamais bien vite, que ce soit à cause de leur état parfois un peu délabré ou plus simplement - y compris pour les véhicules modernes - à cause de l'état des routes qui de plus peuvent être coupées en saison des pluies voire bloquées lors de mouvements sociaux. Bref, mieux vaut ne pas être pressé ni même trop à cheval parfois sur les normes de sécurité au point, qu'à la limite, certains trajets en avion ou même en train peuvent s'avérer plus intéressants.
Reste que les bus ne sont jamais très chers, y compris les meilleurs, avec des tarifs réglementés. Comptez en gros l'équivalent de 4 € les 100 km (ou 2 € de l'heure) pour les principales compagnies et moins pour les autres plus "standard". Quant à "l'équipement" à prévoir, prenez toujours au moins une petite laine contre la clim si elle existe et surtout l'altitude, ainsi qu'un masque anti-lumière et des boules Quiès pour les périples nocturnes. À savoir aussi que beaucoup de longs trajets se font de nuit (dommage pour le paysage) avec des départs en fin de journée et des arrivées matinales qui font qu'il vaut mieux dans ce cas privilégier les transporteurs offrant le meilleur confort même si cela coûte un tout petit peu plus cher.
Taxis collectifs
Qu'il s'agisse de voitures, "micro" ou minibus de plus ou moins grande capacité, on les retrouve dans les villes ou pour circuler à leurs périphéries. Ils partent quand ils sont pleins, s'arrêtent à la demande, et roulent sur des itinéraires prédéfinis sur de courtes ou moyennes distances. Ils restent pratiques et économiques sur ces trajets; juste un peu plus chers que les bus locaux.
Camions
Comme dans d'autres pays andins, les camions ou pick-up peuvent servir parfois d'alternative aux bus. C'est généralement payant (moins cher que le bus) et on voyage selon la place en cabine ou à l'arrière. Pour les touristes, c'est quand même plus une "expérience" ou une solution pour palier un manque d'autres transports qu'un mode de locomotion à envisager pour circuler dans le pays, surtout qu'en plus on avance pas bien vite.
Deux roues
[photo: "Route de la Mort" (nf9sbljldf)]
Vélo
Moto
Auto-stop
C'est dans les zones peu ou mal desservies par les transports que le stop est pratiqué (généralement de façon payante) notamment auprès des camions et pick-up. Donc, rien n'empêche d'essayer à l'occasion même s'il faut faire attention et que le prix plus que modique des transports n'oblige en rien de circuler dans le pays de la sorte.
Trains
La Bolivie dispose d'un réseau ferré pas trop mal comparé à bien d'autres pays du continent. Même si les trains boliviens sont souvent lents et assez bondés, ils sont relativement confortables et peuvent facilement remplacer le bus vu qu'en plus leurs tarifs (hors première classe) sont sensiblement identiques. Comptez en gros dans les 1 € l'heure de route au moins cher ou le double pour voyager dans la meilleure classe. Comme les trajets sont longs et parfois en partie de nuit, il est préférable de prévoir en conséquence. Il existe deux sociétés qui exploitent les différentes lignes:
- Ferroviaria Andina: pour la liaison Oruro-Uyuni-Tupiza-Vilazon et continuation vers l'Argentine (4 fois/semaine), plus Uyuni-Avaroa et continuation vers le Chili (2 fois/semaine). La compagnie propose également un service d'autocar sur rails (3 fois/semaine) entre Sucre et Potosi ainsi que Cochabamba et Aiquile. Un train touristique fait également le trajet chaque second dimanche du mois entre La Paz et le Titicaca.
- Ferroviaria Oriental: deux lignes sont au programme avec Santa Cruz-Puerto Quijarro à la frontière brésilienne (3 fois/semaine) et Santa Cruz-Yacuiba à la frontière argentine (1 fois/semaine).
Bateaux
En plus des petites embarcations du Lac Titicaca, on retrouve le bateau en Amazonie où dans nombre d'endroits, avec localement l'avion, c'est souvent le seul moyen de locomotion. La plupart du temps il fonctionne à la manière des bus ou taxis (avec affrètement possible) tout en sachant que pour les longs trajets il peut être utile d'avoir au moins son hamac, son anti-moustiques et un peu de nourriture avec soi. Parmi les balades à faire, en un long trajet de plusieurs jours, on peut ainsi aller de Puerto Villaroel (nord-ouest de Santa Cruz) à Guayaramerin (frontière du Brésil) puis Rurrenabaque (nord de La Paz).
Vols intérieurs
Le réseau aérien est assez développé en Bolivie, ne serait-ce déjà que parce qu'il permet de gagner énormément de temps par rapport aux transports terrestres qui peuvent parfois demander des heures et des heures pour à peine quelques centaines de kilomètres à parcourir. Comme de plus les tarifs ne sont pas excessifs pour un budget touriste (comptez l'équivalent de 50 à 100 € par trajet), nombre de voyageurs utilisent l'avion pour certains de leurs déplacements dans le pays et en prime profiter du panorama sur les Andes. Seul inconvénient: les aléas climatiques et autres causes diverses de retards ou d'annulation des vols toujours possibles.
Compagnies locales
- Aerocon: des avions de petite capacité (19 places) et une quinzaine d'aéroports pour uniquement du vol intérieur avec Santa Cruz comme base.
- Amaszonas: avec La Paz comme hub, la Linea Aérea Amaszonas assure la desserte d'une vingtaine de villes au deux-tiers boliviennes et pour le reste dans les pays voisins.
- Boliviana de Aviacion: c'est le nouveau transporteur national créé en 2007 en remplacement de la défunte LAB. En pleine expansion, il officie en interne mais aussi à l'international. Sa base principale est Cochabamba.
- Ecojet: née en 2013 la petite compagnie basée à Cochabamba dessert une dizaine d'aéroports du pays.
- Transporte Aéreo Militar: propriété de l'armée, la TAM opère quatre dessertes régulières commerciales intérieures même si son réseau domestique est officiellement plus vaste.
En ville
Taxis
Autres moyens
Que choisir pour ses déplacements?
La Bolivie est une destination à découvrir en transports en commun vu les contraintes et inconvénients que peut représenter une location de voiture. Reste cependant qu'il sera bien - sinon même préférable - de varier ses moyens de locomotion selon son périple et surtout les temps de transports entre modes possibles sur une même étape. Bref, même s'il y a de très fortes chances que le bus représente l'ossature, on pourra utiliser également le train et même ponctuellement l'avion (pas très cher avec en prime de beaux panoramas andins) pour ses déplacements. Et à l'occasion, si besoin, on pourra affréter aussi un taxi ou autre pour une visite hors sentiers battus.
Distances entre villes
Distances (km) entre les principales villes du pays:
+ Cochab. La_Paz Oruro Potosi Rurre. Sta_Cruz Sucre Tarija Uyuni
+ Cochabamba 375 210 490 810 495 330 835 675
+ La Paz 375 220 530 420 870 560 880 535
+ Oruro 210 220 315 645 710 340 660 320
+ Potosi 490 530 315 960 660 155 350 205
+ Rurrenabaque 810 420 645 960 940 980 1300 960
+ Santa_Cruz 495 870 710 660 940 500 710 860
+ Sucre 330 560 340 155 980 500 500 360
+ Tarija 835 880 660 350 1300 710 500 410
+ Uyuni 675 535 320 205 960 860 360 410