Se déplacer au Kenya
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Réseau routier, circulation

Le réseau routier, mis à part quelques grandes routes du pays, est plutôt en mauvais état. À peine 7% de l'ensemble est goudronné, le reste étant constitué de pistes pas forcément toujours faciles, surtout en saison des pluies. Bref, on a rapidement besoin d'un 4x4 pour circuler.

En matière de sécurité, les routes, le nombre de véhicules et les conducteurs sont des facteurs de dangerosité. La circulation est fréquemment anarchique et il faut porter une attention particulière aux piétons et animaux qui peuvent se trouver n'importe où sur la route. La conduite de nuit est à éviter. Dans tous les cas, si on conduit, la vigilance s'impose.

Voiture, camping-car

Si comme toujours disposer d'un véhicule est synonyme de liberté, il est néanmoins préférable d'envisager l'option avec un chauffeur qui en prime pourra souvent faire bénéficier de ses connaissances sur son pays. En effet vu l'état des routes, la nature du trafic et les risques ou problèmes en tous genres qu'on peut rencontrer, les conducteurs peu expérimentés ou peu habitués à conduire dans un tel environnement auront intérêt à s'abstenir.

Location

En plus des agences locales, plusieurs sociétés internationales sont présentes dans le pays, essentiellement à la capitale ou Mombasa. Il faut être âgé d'au moins 23 ans pour louer un véhicule et disposer théoriquement d'un permis de conduire international. Le prix des locations reste assez élevé au Kenya quel que soit le modèle, surtout chez les grands loueurs, avec surtout des fluctuation liées au type d'assurances possibles ou choisies.

Bus et véhicules collectifs

Bus

Le réseau bus est assez bien développé dans le pays avec comme souvent un service "rapide" inter-cités à privilégier et des lignes ou réseaux secondaires bien plus lents avec de multiples arrêts, moins confortables et de fait moins chers. Le confort et les services dépendent en effet de la catégorie de bus avec logiquement le mieux sur les longues distances. Parmi les nombreux opérateurs Coast Bus demeure le plus ancien et un des plus réputés. Reste que dans tous les cas le bus reste un moyen de locomotion économique ce qui permet d'ailleurs aux voyageurs de pouvoir choisir le meilleur sans hésitation. Comptez en gros l'équivalent de 2 € par tranche de 100 km et par exemple une dizaine d'euros pour faire Nairobi-Mombasa.

En parallèle aux bus publics, certaines agences ont développé des systèmes de shuttles entre villes/lieux touristiques. C'est essentiellement le cas dans le périmètre Nairobi-nord de la Tanzanie où ces bus privatifs, faits uniquement pour les touristes ou presque, sont proposés avec des tarifs en rapport (comptez par exemple 25 US$ pour les 280 km entre Nairobi et Arusha).

Matatus

Les matatus sont des minibus qui roulent sur de courtes ou moyennes distances avec des itinéraires préétablis. À prix fixe et surtout très économiques, ils n'en demeurent pas moins un moyen de transport quelque peu risqué étant donné la conduite téméraire des chauffeurs. Comme leurs homologues dans d'autres pays, ils partent quand ils sont pleins, sont toujours bondés, pas du tout confortables et servent souvent de complément au réseau de bus.

Deux roues

Moto

Vélo

Voyager à vélo au Kenya est possible. Cependant, l'état des routes, les distances à parcourir, les risques possibles ainsi que le climat sont des facteurs à considérer avant d'entreprendre une telle aventure. Il faut également savoir qu'il est interdit de faire du vélo dans les parcs et réserves hormis justement quelques-uns comme le Hell's Gate jouxtant le Lac Naivasha où des safaris en deux roues sont proposés en encadré.

Auto-stop

Le stop n'est pas du tout recommandé dans le pays, ni même d'ailleurs intéressant vu le prix modique des transports en communs locaux. Surtout qu'en plus il est souvent payant, au même prix que le bus. Il est également interdit de faire du stop dans les parcs nationaux pour des questions évidentes de sécurité.

Trains

Même si des projets internationaux concernant le Kenya sont toujours plus ou moins d'actualité, le réseau passagers se limite actuellement au tronçon pas forcément très en état Nairobi-Mombasa avec juste quelques départs hebdomadaires et des trajets très longs. C'est la société Rift Valley Railways Consortium (RVR) qui est en charge (jusqu'en 2030) du réseau ferré dans le pays, tout comme dans l'Ouganda voisin.

Bateaux

Vols intérieurs

Le pays possède plus d'une dizaine de transporteurs à ses couleurs (cf. liste), disposant le plus souvent de quelques appareils de petites capacités. La plupart proposent des vols intérieurs entre les principales agglomérations ou se sont spécialisés dans les "vols safaris" ou à la demande. De façon générale, l'avion permet de gagner du temps (malgré les annulations ou retards de vols toujours possibles). Avec l'arrivée de low cost (Fly-Sax et Fly540), les prix sont en outre plutôt abordables sur les principales lignes et un Nairobi-Mombasa revient aux alentours de 50 € le trajet.

A noter que Nairobi dispose de deux aéroports. Si le Jomo Kenyatta est l'international, c'est le Wilson Airport qui assure l'essentiel du trafic domestique. Donc, autant le savoir en cas de correspondance.

En ville

Taxis

Si les taxis sont nombreux dans les villes il est plus que recommandé pour des questions de sécurité, notamment en tout premier lieu à Nairobi, de ne prendre que des véhicules officiels et recommandés par les hôtels ou stationnés près des zones "touristiques" ou d'affaires; et ce même si les prix peuvent sembler élevés. Cette règle est plus qu'à suivre lorsqu'il s'agit de trajet de nuit. Dans tous les cas, comme les taxis ne possèdent pas de compteur, il est nécessaire de négocier aussi sa course avant et de ne payer qu'à l'arrivée.

Autres moyens

Taxis collectifs: il est également possible de se déplacer au moyen de taxis collectifs (appelés "Peugeot") qui peuvent prendre entre 7 et 9 passagers. Ils sont plus chers mais plus rapides que les matatus qu'ont peut aussi utiliser.

Moto-taxis: Une autre méthode très économique pour se déplacer en ville comme à Mombasa consiste à prendre un tuk-tuk, une sorte de moto-taxi à trois roues.

A pied: c'est un mode de locomotion à éviter en tant que touriste, surtout de nuit ou à la capitale où il vaut mieux privilégier les taxis.

Que choisir pour ses déplacements?

Le bus est certainement le moyen le plus économique pour se déplacer entre les villes. Cependant, il vous faudra prévoir un autre type de transport ou passer par un prestataire pour vous rendre dans les parcs nationaux. Un véhicule de location est donc une option à considérer pour des questions de temps et de liberté, et ce malgré la différence de budget. Si un tout-terrain n'est pas forcément toujours obligatoire selon la saison et les endroits où on compte se rendre, mieux vaut par contre envisager un chauffeur pour se simplifier la vie surtout lorsqu'on est pas habitué à circuler dans l'environnement un peu particulier des routes kényanes...

Distances entre villes

Distances (km) entre les principales villes du pays:

+ Eldoret Garissa Kaka. Kisumu Malindi Meru Momb. Nairobi Nakuru Nyeri
+ Eldoret 654 105 114 825 385 807 323 169 318
+ Garissa 654 688 663 350 362 464 367 486 401
+ Kakamega 105 688 48 870 450 857 377 222 383
+ Kisumu 114 663 48 855 410 815 335 180 343
+ Malindi 825 350 870 855 725 120 495 804 645
+ Meru 385 362 450 410 725 647 226 233 134
+ Mombasa 807 464 857 815 120 647 480 638 640
+ Nairobi 323 367 377 335 495 226 480 159 153
+ Nakuru 169 486 222 180 804 233 638 159 166
+ Nyeri 318 401 383 343 645 134 640 153 166