Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage...
2 semaines au
Brésil, c’est très court. Une ineptie. Sauf à limiter drastiquement ses ambitions. Nous avons privilégié la Nature :
Pantanal et
Iguaçu. Et quelques jours avant et après à
Rio. C’est tout. Du coup, malgré plusieurs vols intérieurs, nous n’avons pas eu l’impression de courir ou de bâcler.
Mais nous repartons avec une toute petite vision du
Brésil. On en est bien conscient.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 21 Août –
Vol Air France : Paris CDG / Rio de JaneiroSam –
Arrivée du vol à 5h30 – 3 nuits à Rio (Catete)Dim – RIO – Corcovado...
Lun – RIO – Quartier historique...
Mar –
Vols TAM Rio / Brasilia / Cuiabà – Arrivée à Cuiabà à midi – Programme de 7 jours dans le
PANTANAL (détaillé plus bas) -
6 nuits dans le PantanalMer –
PANTANALJeu –
PANTANALVen –
PANTANALSam –
PANTANALDim –
PANTANALLun –
PANTANAL – Retour Cuiabà -
1 nuit à Cuiabà Mar –
Vols TAM Cuiabà / Sao Paulo / Foz do Iguaçu – Arrivée à 11h – IGUAÇU : Chutes côté brésilien –
3 nuits dans le PN Mer –
IGUAZU : Chutes côté argentin
Jeu – IGUAÇU : Parc des Oiseaux
Ven –
Vol TAM Foz de Iguaçu / Rio – Arrivée à 12h40 –
2 nuits à Rio (Copacabana)Sam – RIO – Pain de sucre...
Dim 6 Sept – RIO -
Vol Air France : Rio / Paris - Départ différé (à notre plus grande joie) à 19h05
BUDGET :Cours du Real : 1 R$ = 0,25 € environ
Dépenses préalables : Vol régulier sur Air France : 938 € l’AR/p
5 Vols TAM (via VoyagesSncf.com) : 514 € au total
Prestation
Pantanal Pascal Crépin : 3 340 €
Dépenses sur place : Retraits cash ATM : 2 X 1 000 R$ à l’aéroport. Ca nous a suffi, la CB est bien acceptée.
Hébergements (hors
Pantanal) : 1 670 € - Paiement par CB et Amex.
Extras
Pantanal (boissons et pourboires) : 270 €
Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 585 €
Budget total tout compris : > 7 000 €
Nous avons fait des choix très onéreux (long séjour dans le
Pantanal et hôtel Das Cataratas en particulier). Ce budget n’est pas représentatif même si le
Brésil est un pays cher.
GUIDES :Guide Gallimard – Cartoville Rio de Janeiro. Utile pour préparer les visites et choisir un hôtel à l’emplacement judicieux.
Guide du Routard 2015
TRANSPORTS :
1 – Vols TAMTous réservés sur VoyageSncf.com.
Aucune annulation, aucun retard, aucun souci, les bagages ont toujours bien suivi jusqu’à la destination finale. La compagnie semble tout à fait fiable. Je m’attendais à de petits coucous alors que ce furent des A320, quasiment pleins à chaque fois.
L’enregistrement se fait par compagnie (TAM, GOL ou AZUL), en continu. Pour le vol
Iguaçu-
Rio, nous étions à l’aéroport en avance et avons pu embarquer sur le vol précédent. Chouette ! 2 heures de gagnées à
Rio plutôt que d’attendre bêtement à l’aéroport !
A Rio, il y a 2 aéroports. L’
aéroport Santos Dumont est bien plus près du centre. Ca a joué dans notre choix des vols intérieurs.
Transfert en taxi jaune (yellow cab) avec compteur (non prépayé) :
- Aéroport International - Catete : 70 R$
- Catete - Santos Dumont : 24 R$
- Aéroport International – Copacabana : 66 R$ (avec un énorme embouteillage)
A Iguaçu, il y a des bus locaux qui déposent au centre de
Foz do Iguaçu ou à l’entrée du Parc National. Ils partent du même arrêt, en alternance. Pour les trouver : sortir de l’aéroport, descendre la rampe vers tous les bus (touristiques). Sur ce même trottoir, à gauche, tout au bout un panneau bleu "ônibus coletivo". Vous y êtes. Ensuite, vérifiez juste que celui qui arrive va bien dans le sens où vous voulez. Pour aller jusqu’au Visitor Center du parc : 3 R$/p
En taxi : entrée du Parc – Aéroport : 15 R$
2 – Transports publics à RioBus urbain : 3,40 R$
Un tourniquet à l’avant du bus permet de contrôler les entrées. Aucun doute, c’est super efficace. Mais c’est ultra lent et ultra chiant. Il faut pousser comme un âne pour l’actionner et pour peu qu’on ait un gros sac (ou un gros c.. !), ça devient une vraie galère.
Rio est une ville facile, où l’on se repère vite. On prenait les bus en se fiant uniquement à leur destination finale affichée en haut du pare-brise. Ca nous permettait de nous rapprocher et on terminait à pied.
Il y en a beaucoup. Notamment dans l’avenue Nossa Senhora de Copacabana (la rue parallèle à l’avenue Atlantica qui longe la plage). Leur circuit est (parfois) grossièrement décrit aux arrêts de bus.
Le 511 et le 512 (au moins !) desservent le pain de sucre (Pao de Açucar)
Métro : 3,70 R$ - Attention à la clim’. Couvrez-vous.
Taxi : pas pris sauf pour ou depuis l’aéroport.
Vélo : on peut en louer très facilement. On n’a pas fait, je le regrette. C’est un bon moyen surtout pour la région des plages.
HEBERGEMENTS :J’ai réservé longtemps à l’avance les hôtels (hors Taina) sur Booking.com sans acompte et sans surprise au moment de la note (paiement par Amex).
Rio (Catete) – Hotel 1900 279 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus.
Bien situé au cœur de Catete, proche du métro Largo do Machado et de bus allant vers le Corcovado.
Chambre minuscule et petit déj servi dans une salle un peu tristounette.
Les avantages compensent les inconvénients...
Rio (Copacabana) – Rio Othon Palace648 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus.
Très bien situé à Copacabana, poste 5, assez proche d’Ipanema.
Très belle vue du toit terrasse au 30ème.
Nous avons choisi une chambre avec vue frontale sur la mer. C’est vraiment chouette.
Ca reste une usine à touristes, très impersonnelle, sans aucun charme. La quantité du petit-déj ne compense pas le manque de qualité...
Pas vraiment sûre de vouloir le conseiller.
Chutes d’Iguaçu – Hotel Das Cataratas1 204 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus.
Cet hôtel mythique est situé dans le Parc National, face aux Chutes. On paye cette exclusivité. Cela dit, c’est à la hauteur. Absolument rien à redire. Une grosse folie certes mais qui laisse de grands souvenirs.
Nous avions choisi une chambre côté forêt. C’est déjà superbe.
C’est un magnifique bâtiment, très bien entretenu, ultra propre, tout confort. Avec un accueil très courtois (ça c’est bien le moins !) mais également très chaleureux (ça c’est moins évident dans ce genre d’établissement).
Un inconvénient : on est un peu captif pour les repas et les prix sont prohibitifs. La caïpirinha est à 26 R$ (contre 10 dans le
Pantanal...) et bien moins bonne. Nous avons testé le diner-buffet au bord de la piscine. C’est évidemment superbe mais pour le prix (129 R$ ht/p), j’attendais une meilleure qualité. Il faut donc anticiper et prévoir de diner ailleurs (au restaurant de
Porto Canoas (buffet à 58 R$) situé au bout de la rando des Chutes ou à l’extérieur du parc). Des navettes gratuites tournent entre l’hôtel et la porte du parc (15 minutes de route) toutes les ½ heures, 24h/24. Bien sûr, on ne paye l’entrée du parc qu’une seule fois. Après, pour y entrer et en sortir, on utilise ces navettes en montrant la carte de l’hôtel en guise de pass. Simple et bien organisé.
Cuiabà – Hotel Taina219 R$ / nuit ttc – Petit déj ?
Hôtel fonctionnel juste en face de l’aéroport. Service de navette gratuite 24/24 sur demande pour vous déposer à l’aéroport en 3 minutes.
Pizzeria à 100 mètres. Au bord de la grande route. Bon... On a connu mieux mais pas trop le choix.
Bon plan pour une nuit étape. Nous avions notre vol à 3h45 du matin !...
REPAS :
Je vais être honnête, je préfère de loin la cuisine asiatique que je trouve plus délicate, plus parfumée et moins roborative... Mais reconnaissons que la viande est délicieuse et divinement grillée. Nous qui ne sommes vraiment pas très carnivores, je dois dire qu’ici on s’est régalé !!!
Ne ratez pas le pão de queijo, ces petits choux au fromage. Souvent servis sur les buffets du petit déj. C’est sympa.
Essayez aussi le manioc, la banane frite, la patate douce, la cassave, la farine de banane... Vous en trouverez parfois à côté du traditionnel riz blanc et haricots rouges.
Le service (10%) n’est jamais compris.
Quelques bonnes adresses à Rio : Toutes les 3 sont dans le GdR.
Churrascaria PorcãoAv. Infante Dom Henrique – Sur la plage de Flamengo, tout au bout (au sud).
www.porcao.com.br/...rio%C2%B4s/#o-porcao
Rodizio. C'est-à-dire un buffet (immense !) de salades, crudités, crustacés... et de la viande grillée servie à volonté à table. Des serveurs passent et vous proposent chacun leur viande grillée (plus ou moins noble) sur de grandes épées tout juste sorties du bbq. Des petites saucisses, du poulet, du filet de bœuf... Vous dites oui si ça vous tente ; le serveur vous coupe alors de très fines tranches dans votre assiette, vous pouvez même choisir là où vous voulez qu’il coupe, selon la cuisson. Les tranches sont si fines qu’on peut goûter différentes viandes. Et y revenir encore et encore.
C’est très connu et très couru. Nous y sommes allés sans réservation un peu avant midi et nous avons eu la chance d’avoir une table près d’une fenêtre et de profiter de la magnifique vue sur le pain de sucre.
C’est une très belle expérience. Et le buffet ici est impressionnant de qualité, variété et fraîcheur.
Le rodizio est à 116R$ ht (hors boissons et hors desserts –mais personne ne prend de dessert car on n’a plus faim- !). La caïpirinha est à 23R$ ht. 306 R$ tc au total pour nous 2. C’est un peu cher mais vraiment ça les vaut. Je recommande très vivement.
Boteco BelmonteRua Domingos Ferreira, 242 - Copacabana
Restaurant animé, chaleureux, cadre sympa, très brésilien. Un poil bruyant mais on passe un très bon moment.
Excellent plat de viande. Notamment la picanha à 112 R$ ht (pour 2)
Adega Flor de CoimbraRua Teotonio Regadas, 34 – Au pied du fameux escalier Selarón.
Dans un décor très sympa, délicieuse morue (bacalhau) à la portugaise.
176 R$ tc pour nous 2 avec 2 bières.
La bière (Bohemia, Brahma) est douce. Servie toujours très froide. Parfois même dans des verres glacés.
Un petit mot sur la caïpirinha :
On en trouve partout, de 5-8R$ sur l’extrême Est d’Ipanema, 10-12 sur Copa, 10 dans la
Pantanal, à plus de 25 dans les restau un peu chics... Et ce ne sont pas les plus chères les meilleures, loin de là.
Le problème, c’est qu’une fois qu’on y a goûté, on y revient... souvent...
RIO :Visite de
Rio en 2 temps, 3 jours à notre arrivée et 2 jours avant notre départ. Ca m’a paru suffisant pour voir l’essentiel et avoir déjà une belle idée de
Rio et de son ambiance si particulière.
Les points de vue :Corcovado et Pain de
Sucre. Incontournables...
Nous sommes montés au Pain de
Sucre malgré un temps très couvert et menaçant. Le Corcovado n’apparaissait qu’occasionnellement quand les nuages étaient déchirés par le vent. Pour autant, nous n’avons pas regretté car, malgré cette vue tronquée, ça reste une belle expérience.
Ce sont bien sûr de ces 2 points de vue que l’on comprend le mieux la structure géographique et le clivage architectural de
Rio.
Par choix, nous avons limité notre expérience des favelas à ces vues d’ensemble.
Nous nous sommes rendus à ces 2 points de vue en début de matinée (vers 9h). A cette époque de l’année, nous n’avons pas eu à attendre. Ca s’est fait tout seul. Du monde quand même... aux 2.
Le quartier historique : Quelques belles maisons coloniales aux façades colorées et aux balcons de fer forgé. Un peu toutes décrépies malheureusement.
Rio n’est pas une ville riche, loin s’en faut.
Quelques rues piétonnes agréables.
Le fameux escalier Selarón, plus original que vraiment beau.
Ne ratez pas l’extraordinaire bibliothèque Real Gabinete Português de Leitura, rua Luis de Camöes, 30.
Les églises baroques sont chargées, très chargées...
Le jardin botanique : 9R$
Très agréable, bien entretenu mais là encore on sent le manque de moyens. Ca reste un bel intermède.
Les plages : Nous avons vu Copacabana noire de monde le dimanche de notre arrivée et déserte 2 semaines plus tard, un jour de pluie. Le contraste est saisissant. Nous avons parcouru à pied les 2 grandes baies de bout en bout, de Leme à Leblon via Copacabana et Ipanema.
Il faut les voir pour donner vie aux cartes postales qu’on a tous vues, c’est mythique. Les trottoirs de mosaïques noires et blanches participent également largement au mythe. Ambiance festive, sportive et... fessue.
C’est un bon endroit pour louer un vélo et s’enfoncer un peu dans les rues à l’arrière de la plage. Quelques beaux quartiers à Ipanema.
La feira hippie est un marché artisanal touristique mais sympa qui se tient tous les dimanches sur la praça General Osario, au début (à l’Est) de la plage d’Ipanema. Métro.
La plage de Flamengo est de très loin ma préférée. Ici, les immeubles sont cachés par un grand parc verdoyant. Vous la verrez si vous allez à la churrascaria Porcão.
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité. Cela dit, nous n’avions rien sur nous pour tenter le moindre filou. Et, fidèles à nos habitudes en voyage, nous étions sous la couette dès 21h. On ne peut donc pas parler de l’ambiance ou des risques de
Rio la nuit.
Attention, aucun wc publics...
LE PANTANAL :Le
Pantanal est une grande région marécageuse au sud de l’
Amazonie. Son intérêt est d’avoir une végétation moins haute et moins dense qu’en
Amazonie qui permet une observation plus aisée des oiseaux. Fin août c’est la période de
vidage (entre les pluies et la saison sèche). Elle porte bien son nom, c’est le moment où les marais s’assèchent pour ne laisser que quelques mares plus ou moins grandes. Il fait chaud, nous avons eu jusque 40°.
Notre but était donc de découvrir cette région particulière, ses oiseaux et, peut-être, avec un peu de chance d’y voir un jaguar puisque nous étions dans la bonne période.
Philippe s’adresse à
Pascal Crépin (coordonnées par MP sur demande), un Français installé là-bas, avec une super réputation. Il nous propose rapidement un programme. Après quelques petits ajustements par mail pour coller à nos impératifs de vols et à nos souhaits (notamment pouvoir faire du cheval), nous bouclons. Nous allons parcourir la Transpantaneira, de bout en bout, de Poconé jusqu’à
Porto Jofre.
J1 – Accueil aéroport à Cuiabà – Entrée dans le
Pantanal - Nuit à la Pousada Piuval
J2 – Nuit à l’Araras Ecolodge
J3 – Nuit à l’Araras Ecolodge
J4 – Nuit à
Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le
Rio Cuiabà
J5 – Nuit à
Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le
Rio Cuiabà
J6 – Remontée de la Transpantaneira – Nuit à la Fazenda Pouso Alegre
J7 – Sortie du Parc National – (Nuit à Cuiabà – non icluse dans le coût)
Bien sûr, le programme que nous avons reçu détaille par le menu toutes les activités prévues.
3 340 € pour ce programme pour nous 2. Nous serons accompagnés de bout en bout par Yoann, dans son 4X4.
Les activités : Le but est donc de débusquer principalement des oiseaux mais aussi des mammifères (attention, on n’est pas en Afrique...) dans un paysage varié de savanes, de marais, de rivières et ce, par tous les moyens.
Sorties en matinal, en journée, en nocturne, à pied, en 4X4, à cheval, en canoë, en bateau à moteur. Nous découvrons ainsi dans différents environnements, des dizaines d’espèces d’oiseaux ainsi que quelques surprenants mammifères comme le fourmilier géant, le tapir, le capivara, l’agouti et bien-sûr le jaguar. N’oublions pas les caïmans mais là, inutile de les chercher, il y en avait partout !
La tête d’affiche chez les oiseaux est le magnifique ara hyacinthe, le plus grand des aras, tout bleu. Nous avons été gâtés, nous en avons vu très souvent et de très près.
A la poursuite du jaguar : C’est à
Porto Jofre que nous espérions le voir, lors de nos sorties en bateau, sur la rivière Cuiabá et ses affluents. 3 longues sorties étaient prévues pour multiplier les chances de le trouver.
Nous avons eu la chance de voir un jaguar à chacune d’elle !
Nous sommes tranquilles sur le petit bateau, juste nous 4 : Bouyou, le chauffeur, Yoann et nous 2.
Au-delà du jaguar qui est le but ultime de ces sorties, les balades sont en elles-mêmes très agréables. C’est paisible, dans une nature évidemment très préservée, à la végétation luxuriante, avec des décors beaucoup plus variés qu’on ne l’imagine. Un moment rare, unique. Le jaguar, c’est juste la cerise sur le gâteau !
Pause pipi à la demande quand le chauffeur trouve un endroit adapté (i.e. sans risque de jaguar). Lors de la 1ère sortie, Bouyou amarre sur une petite île de rêve. Sable doré ultra fin, jacinthes d’eau, végétation fleurie... bref, un paradis. Je m’éloigne un peu et je m’aperçois, en pleine action, qu’un caïman est en train de me mater les fesses à quelques pas... Heureusement, je n’ai pas eu l’air d’être à son goût ! En fait, et nous le savions déjà d’expérience, les caïmans sont nombreux (très nombreux) mais pas agressifs, bien plus amateurs de poissons que de chair humaine. Mais même le sachant, je vous assure que je n’en menais pas large quand, dans une position bien délicate, je l’ai vu ! La puissance de l’imaginaire ! Et le ridicule de la situation !...
Evidemment crème solaire, chapeau, jumelles indispensables. Et appareil photos !
Le guide : Il est évident que la réussite d’une telle expérience dépend de la qualité du guide.
Yoann Lebrun (coordonnées par MP sur demande), Français, 32 ans, est un passionné d’oiseaux et du
Pantanal. Il a su, grâce à son enthousiasme, à ses compétences, à sa patience et à son sens de la pédagogie nous transmettre sa passion.
Avec lui, c’est très vite devenu un plaisir que de débusquer, reconnaitre, admirer et photographier ces magnifiques oiseaux, du plus petit (le colibri) au plus gros (la cigogne Jabiru) ! Très attentif et très attentionné, il a beaucoup apporté à ce voyage. Tout en finesse, il a su également adapter les sorties pour qu’elles collent parfaitement à ce qu’il avait senti nous plaire le plus. Remarquable !
La présence d’un guide pendant une semaine à nos côtés nous inquiétait franchement. D’autant qu’avec l’âge et l’expérience des voyages seuls, on a vraiment pris l’habitude, soyons clairs, de ne pas se laisser emmerder. Yoann partait avec un gros handicap. Mais... il ne le savait pas ! Finalement, dès le premier contact, le courant est passé. Pas une seule minute, sa présence n’a été pesante. Et il a su transformer cette semaine en pleine nature en une expérience riche, unique et inoubliable. Ce ne fut que du bonheur ! Et aujourd’hui, je ne peux plus voir un oiseau sans penser à lui.
L’hébergement : Piuval : très bien, tant pour la chambre que pour les repas.
Araras Ecolodge : superbe ! A tout point de vue. Notre étape préférée. 2 magnifiques parcours dans la forêt, sur des planches surélevées, pour permettre une balade à pied même en saison des pluies. 2 grands belvédères permettent d’admirer un panorama grandiose et d’observer les oiseaux par au-dessus ! Que de temps nous y avons passé !
J'aurais passé volontiers une journée de plus dans ce lodge très agréable et magnifiquement situé. Il y a de quoi faire !
Bateau-hôtel Jacaré : pour permettre d’être au plus près du jaguar et puisque les hôtels sont interdits, les bateaux-hôtels ont fleuri sur les rives. Il ne s’agit pas de croisière, juste du lieu d’hébergement. Et de là, on part en petit bateau rapide à moteur sillonner la rivière Cuiabá et ses affluents pour essayer de dénicher un jaguar. Certes, les cabines sont bien petites mais elles sont claires, fonctionnelles, agréables. Le salon/restau est très agréable et compense la petitesse des chambres. La qualité des repas est remarquable alors que nous étions bien peu nombreux, 8 au total sur ce grand bateau-hôtel. Le cuisinier a fait des prouesses. C'est ici que nous avons fait nos meilleurs repas ! Et les caïpirinhas sont vraiment délicieuses (10R$) !
Fazenda Pouso Alegre : bof, bof... spartiate et repas nettement moins bons.
A choisir, on aurait préféré retourner à l’Araras Ecolodge, tout proche... Mais ce n’est pas le même prix.
Partout l'accueil fut très cordial. Avec encore un petit plus pour l'Araras Ecolodge où c’est particulièrement chaleureux.
J'ai également beaucoup apprécié l'habitude généralisée de laisser les clients noter leurs consommations eux-mêmes. Voilà une preuve de confiance bien agréable. Et ici, pas de taxe de service. La caïpirinha est à 10 R$ tc. Les cannettes de coca à 5.
Partout, y compris sur le bateau-hôtel, les repas sont servis en buffet. C’est très agréable.
Conseils pratiques :Prévoyez de l’argent liquide (les CB ne sont pas acceptées), des jumelles, de la crème solaire, de l’anti-moustique LOCAL, des chemises manches longues. Les moustiques et le soleil sont violents.
Petite mise en garde : ne vous trompez pas de safari. Ici, ce sont principalement les oiseaux qui sont à l’honneur.
LES CHUTES D’IGUAÇU :Iguaçu en brésilien,
Iguazu en argentin, Iguassu en anglais.
De l’aéroport, nous prenons un bus local qui nous amène à l’entrée du Parc (Visitor Center). J’ai décrit dans le §
Vols TAM où le trouver. Nous achetons notre entrée (53 R$/p) puis nous prenons la navette du parc* qui, après 4 arrêts, nous débarque devant l’hôtel Das Cataratas. Early check-in possible et gratuit, tant mieux ! On s’installe, on s’émerveille et on file vers les Chutes. Le sentier des Chutes démarre juste en face de l’hôtel.
Que dire des Chutes ? Il faut les voir pour en comprendre la magie.
Côté brésilien : La toute 1ère vue que nous en avons eue, au début du sentier, nous a dépités. C’est tout ?... Ben non, justement, ce n’est pas tout. La balade fait découvrir des points de vue et des cascades de plus en plus belles, de plus en plus grandes. Petit tour sur la passerelle pour faire face et défier la Gorge du Diable. C’est elle qui gagne, on ressort trempés ! On grimpe ensuite par un ascenseur jusqu’au belvédère. De là, on domine la Gorge du Diable et on aperçoit, juste de l’autre côté de la Chute, le drapeau argentin flotter sur une plateforme noire de monde. On devine déjà que de là-bas, la vue est bien différente.
La balade de ce côté prend 2-3 heures. En flânant bien.
Nous avons refait cette balade un matin tôt, nous avons été récompensé par un soleil levant splendide et un arc en ciel à 180° ! Un spectacle fabuleux !
Côté argentin :Juste après le petit déj, nous filons jusqu’au Visitor Center (par la navette gratuite de l’hôtel). Il est presque 9h, les touristes commencent à arriver. Juste sur la gauche, l’arrêt des taxis. Il y en a déjà un qui attend. On se renseigne : il nous annonce 100-110 R$ avec le compteur. De fait, sa prévision s’avère exact, nous mettrons 20 min pour arriver au parc argentin et nous paierons 110 R$. Nickel ! Passage de la frontière rapide et sans problème.
Mauvaise surprise : contrairement à ce qu’on m’avait dit, on ne peut payer les entrées du parc qu’en pesos argentins. Ni Real, ni CB. Je change 50 € qui vont couvrir les entrées (260 pesos /p).
Le parc est très organisé. Un plan et de nombreux panneaux permettent de se repérer facilement. Nous décidons de parcourir les 3 sentiers principaux (celui de l’ile San Martin était fermé) : le sentier supérieur, le sentier des Gorges du Diable (qui se termine sur la fameuse plateforme que l’on voit du
Brésil), le sentier inférieur. C’est absolument magnifique. D’abord le parc en lui-même est bien entretenu, propre, dans une belle forêt. Et les vues sur les Chutes sont plus spectaculaires.
On y passe facilement la journée. Surtout si vous voulez ajouter un tour en bateau (que nous n’avons pas fait).
Si vous n’avez du temps que pour un seul côté, alors, sans hésitation, choisissez le côté argentin.
Retour facile. A la sortie du Visitor Center, des taxis attendent. Ceux pour le
Brésil sont sur la gauche en sortant. Ils tentent 150 R$... ben non, c’est 110 R$... ok. Cool.
N’oubliez pas votre passeport.
Le Parc aux Oiseaux :Il se situe en dehors du parc (brésilien), à 100 mètres du Visitor Center sur la route principale.
32 R$/p.
On y a passé 6 heures ! c’est dire si ça nous a plu ! Oui c’est sûr, nous étions conditionnés par notre séjour dans le
Pantanal et heureux de retrouver ici certains amis. L’intérêt ce sont les 2 gigantesques volières dans lesquelles on entre. L’une est consacrée au
Pantanal, forcément, nous on l’a trouvée un peu minable (une quinzaine d’espèces ici alors que nous en avions vu plus de 60 in situ). L’autre est consacrée aux perroquets. Celle-ci est fabuleuse, magique. Des centaines de perroquets aux couleurs vives et variées vivent, volent et sifflent au dessus de nos têtes. C’est l’occasion de voir de très très près de très nombreuses espèces même si certaines volières (celles des aigles notamment) sont bien insuffisantes par rapport à leurs besoins. Expérience unique et inoubliable
* Ne pas confondre navette de l’hôtel (petits minibus privés de l’hôtel qui tourne entre l’entrée du parc et l’hôtel, dédiés aux seuls clients de l’hôtel) et les navettes du parc (grands bus colorés qui tournent dans le parc entre le Visitor Center et le Restau
Porto Canoas en proposant 5 arrêts). Les navettes du parc sont gratuites et accessibles à tous.
SI C’ETAIT A REFAIRE :Rio : nous louerions des vélos à Copacabana ou Ipanema pour pouvoir davantage vadrouiller et nous retournerions une fois de plus à la churrascaria Porcão. J’en salive encore...
Pantanal : une nuit de plus à l’Araras Ecolodge.
Iguaçu : aucun changement, même durée, même lieu, on n’a pas regretté d’avoir cassé la tirelire...
DIVERS :L’accueil : vraiment cordial, partout. L’Anglais est souvent parlé et bien parlé, sans répugnance.
La carte bancaire : très bien acceptée (y compris l’Amex). Sauf dans le
Pantanal.
Le climat à cette époque : agréable sur
Rio et
Iguaçu (18 à 25°C), chaud dans le
Pantanal (jusque 40).
Vêtements : dans le
Pantanal, on s’est beaucoup sali : poussière, transpiration, merde de singe (ça c’était juste pour baptiser Philippe)... Prévoyez des pantalons, des chaussures fermées et des manches longues pour vous protéger à la fois du soleil et des moustiques voraces.
L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable
Les problèmes de santé : aucun
Les moustiques : une vraie calamité. Je m’arrache encore la peau ! Notre lotion 5/5 spécial Tropiques les a bien amusés !
Les photos : trop ! Tout s’y prête. Vive le numérique ! Nous rentrons avec plus de 2 000 photos. Reste à les trier !
L'
artisanat : rien à notre goût... On rentre avec 2 porte-clés !
On a beaucoup aimé : 
Débusquer et reconnaître les oiseaux dans le
Pantanal. Aujourd’hui, je ne regarde plus les mésanges qui se posent sur ma terrasse de la même façon.
Avoir la chance de voir le splendide ara hyacinthe et le jaguar. Et tant d’autres...
Voir les Chutes sous le soleil avec un arc en ciel de 180°
Le Parc aux Oiseaux d’
IguaçuLa churrascaria Porcão
La caïpirinha
On a moins aimé : 
Les piqûres de moustiques, de tiques et d’autres bestioles "sympathiques"...
Les tourniquets des bus à
Rio. Véritable engin de torture !
En conclusion : nous avions envie de renouer avec un voyage essentiellement axé sur la Nature. Le Pantanal et Iguaçu ont dépassé nos espérances. Fonds de tiroirs raclés mais images féériques plein la tête.