Bonjour,
Mon voyage à Bangui en octobre n'a pas eu lieu, je devai en effet partir par vol Air France en vol non réservé, ne devant regler juste les taxes d'aéroport. Il y avait encore 15 places disponibles, et je n'ai pas pu embarqué parceque l'avion était en surcharge. J'ai assisté à l'ouverture de valises de Centrafricains pour cause de surcharge et à ma stupéfaction, elle étaient remplies de kilos de riz et de pattes! Un des voyageurs les a jeté pour ne pas avoir à payer de surplus.
Rebelotte en janvier où j'avais prévu un autre départ, avec cette fois-ci taxes d'aéroport et réservation payées. J'ai donc pu m'y rendre. L'arrivée est parfois détournée sur Brazzaville à cause du brouillard matinal dans cette zone. Nous avons eu de la chance et avons pu attérrir normalement à Bangui.
A l'immobilisation de l'avion, nous descendons sur le tarmac rempli de militaires locaux qui nous aiguillent vers un hangars fermée par des grilles, où juste un petit espace nous permet d'y pénetrer et de venir nous y entasser. D'abord, ça va être un formulaire d'entré à remplir, puis un guichet dans une foule désordonnée et de brouhaha à franchir pour obtenir son tampon d'autorisation d'entrée. Ensuite, ce fut une véritable bataille de plusieurs heures pour essayer de franchir l'accés au tapis de récupération des baggages. Une multitude de bons hommes, obstruent l'accé, imposant leurs services, afin d'espérer une pièce de monnaie. Puis, il faut passer la douane obligatoirement, afin d'avoir un autographe inscrit à la craie sur nos baggages pour avoir l'autorisation de quitter le hangar! A mon passage, le douanier a insisté pour obtenir un cadeau de bonne année... un peu de chance pour lui ou pour moi, j'avais un reste de bonbon tic tac dans la poche qui m'a permis de faire affaire.
La ville est tres militarisée, il est fortement déconseillé de se ballader appareil photo ou caméra à la main. Le pire ennemi est l'armée et la police qui n'hesitent pas à confisquer ce genre d'équipement perso. Quand à la sûreté dans la ville, il n'y a rien à craindre de la part de la population locale, à part certains quartiers de banlieue (km 12 par exemple) la nuit.
Le centre ville est tout petit, et les routes en terre rougeatre complètement défoncées. Lorsque le convoi présidentiel circule, une grande et sourde sirène retenti et l'on doit obligatoirement se stationner sur les trottoirs au risque sinon de se faire tirer dessus par l'armée... à savoir que le convoi se déplace à tres vive allure, impressionnante manifestation losqu'on en est témoin.
Il existe actuellement 1 vol direct par Air France au départ de
Paris, avec un départ le mercredi soir de Roissy Charles de Gaulle pour une arrivée le jeudi matin, avec un retour le jeudi de Bangui pour arriver à
Paris le vendredi matin. D'aprés mes infos, à partir de juin 2010, il devrait y avoir deux vols hebdomadaires qui se feront en journée.
Une semaine dans la ville est largement suffisante pour découvrir la Capitale. Aux alentours, la route pour Boali (100km) est sécurisé, mais sincèrement, le spectacle n'en vaut pas la chandelle! Une ballade en pirogue sur l'Oubangui avec une rencontre avec les pygmé est beaucoup plus enrichissante.
Vous pouvez aller sur
www.lamb.fr
où j'ai pu mettre quelques photos prises avec mon télephone cellulaire à la va vite.