Corserandos · 20 septembre 2018 à 18:06 · 301 photos 46 messages · 5 participants · 7 886 affichages | | | | 20 septembre 2018 à 18:06 Cap Vert: randonnées à Santo Antao et Fogo, visites de Sao Vicente et Santiago Message 1 de 46 · Page 1 de 3 · 6 892 affichages · Partager
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 19 jours effectué du 8 au 26 novembre 2013 sur les îles de Sao Vicente, Santo Antao, Santiago et Fogo. Participants: 4 adultes (58 et 60 ans pour tout le voyage, 69 et 70 ans pour Sao Vicente et Santo Antao) Organisation : par une agence française mais en individuels Déplacements : en voiture avec chauffeur Randonnées : avec guide à Santo Antao, sauf à Tarrafal, avec guide pour la montée au Pico de Fogo et seuls pour la descente sur la côte. Logements : hôtels réservés par notre agence. Météo : temps sec, températures particulièrement élevées pour cette saison Nos coups de cœur : - A Santo Antao : les cultures en terrasses et le relief en général, Tarrafal pour ses paysages et son ambiance. - A Fogo : la caldeira et le Pico de Fogo, Sao Filipe Nos déceptions : - A Santiago : PraiaLa bonne surprise : - Une nourriture simple mais faite de bons produits, avec beaucoup de poissons et de légumes, et un vin très agréable. Aucun problème digestif. Observations :
- Les indications sur les logements datant de 2013, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
- Les randonnées sont réservées à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comportent aucune difficulté technique. Elles sont parfois éprouvantes mais offrent des paysages époustouflants qui laissent un souvenir impérissable.
- Fogo : un an jour pour jour après notre ascension du Pico de Fogo, le volcan entrait en éruption. Les habitants de la Caldeira ont tenté de sauver tout ce qu’ils pouvaient en stockant leurs affaires en hauteur sur les remparts. Mais les coulées de lave ont tout ravagé sur leur passage, recouvrant toutes les habitations. L’auberge où nous logions a été complètement engloutie.
Jour 1 : Bruxelles - Lisbonne a.m. : Vol Bruxelles – Lisbonnep.m. :. Confeiteiria Nacional. Paroisse Sao Sebastao. Nuit à Lisbonne
Petit tour au centre-ville pour aller goûter dans une pâtisserie et se gaver de pasteles de nata à la Confeiteiria Nacional, place de Figueira, bel immeuble de caractère sur une jolie place, véritable institution à Lisbonne. Un régal ! On y voit le palais fortifié. On se promène dans les environs : quelques jolies places, des façades couvertes d’azulejos, belle gare, église étonnante qui a brûlé et où on a l’impression d’être dans une grotte. En rentrant vers l’hôtel, on aperçoit une jolie petite église avec des vitraux spéciaux. Surprise totale en y entrant : un vrai bijou, couvert d’or et d’azulejos, chargé mais harmonieux. C’est la paroisse de Sao Sebastao, inconnue de notre guide. Dîner à côté de l’hôtel. Nuit à l’hôtel Sana Executive, belle grande chambre originale, bonne salle de bain.
Jour 2 : Lisbonne – Sao Vicentea.m. : Vol pour Sao Vicentep.m. : Arrivée à Mindelo
On part de l’hôtel en taxi à 10h pour un vol à 13h. On a largement le temps de faire les boutiques de l’aéroport, très moderne Arrivée à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, vers 16h, après moins de 4h de vol. Il y a 2 heures de décalage horaire par rapport à Bruxelles. L’aéroport est minuscule et on fait la file très longtemps à la douane. Heureusement que nous avons déjà tous nos visas pris à l’ambassade à Bruxelles. Ce qui nous a frappés à l’arrivée en survolant les îles, c’est leur aridité. Mais Santo Antao devrait être nettement plus verte.
C’est une énorme statue de Cesaria Evora, la célèbre chanteuse de fado capverdienne, qui nous « accueille » à l’extérieur de l’aéroport.
Nous découvrons notre guide, Sylvia, très jeune, mignonne et sympathique. Elle nous accompagnera jusqu’à ce qu’on parte à Tarrafal. Elle nous fait faire un petit tour de la ville, quelques belles maisons colorées mais pas de beaux ensembles. Ce sont des camions citernes qui alimentent en eaux les immeubles en remplissant des réservoirs sur les toits. Question population, il y aurait de quoi photographier sans arrêt.
Il fait vite noir (18h30) et nous rentrons à l’hôtel prendre une douche. Dîner à la « Churrasqueira Grilles », sorte d’énorme terrasse couverte au 2ème étage, déco assez chouette, bonne nourriture, simple mais saine et complète (thon, légumes, frites, riz + dessert). Coucher à 21h car demain, lever à 5h45 pour prendre le bateau de 7h pour Santo Antao ! Ça commence fort ! Nuit à l’hôtel Mindelo Residencial, chambre bien équipée (télé, frigo, douche, air conditionné) à la déco peu joyeuse et vieillotte mais c’est propre et il y a de l’eau chaude. Image attachée: | | | Annonce · Sponsorisé | | | Jour 3 : Sao Vicente (Mindelo) – Santa Antao (Ribeira Grande) (3h de marche)a.m. : - Ferry pour Santo Antao- Route jusqu’à Agua das Caldeiras - Marche - Pique-niquep.m. : - Marche - Route pour Ribeira Grande - Nuit à Ribeira Grande
Lever à 5h45 après une très mauvaise nuit due au bruit dans la rue. Petit déjeuner à l’hôtel, superbe buffet au 3ème étage. Départ à 7h en bateau pour l’île de Santo Antao, traversée en ferry au lever du soleil.
La mer est assez calme aujourd’hui et il fait très bon. Agréable traversée d’une heure. En approchant de Santo Antao, le paysage nous paraît toujours aussi aride.
On débarque à Porto Novo où nous attend un chauffeur. Depuis notre arrivée, nous sommes tous frappés par la propreté des gares, aéroports et toilettes. On roule environ 3/4h en montant une superbe route pavée qui va être présentée pour figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO. Plus on monte, plus ça devient vert et on se retrouve même dans des forêts. Le paysage embellit, on voit des petits cratères, des canyons...
Le chauffeur nous dépose à un col où démarre la balade (Agua das Caldeiras). On marche quelque temps dans la forêt avant d’arriver à un point de vue stupéfiant : une vue plongeante et vertigineuse sur une vallée cultivée en terrasses, jonchée de quelques pitons. Superbe.
Puis, on arrive au cratère de Corda, très vert et cultivé, avec la mer en arrière-plan.
Ensuite, le paysage change encore et nous mène au milieu de champs en passant près de mignonnes petites maisons de pierre au toit de chaume.
Beaucoup de gens travaillent dans les champs ou mènent leur bétail à la source en courant sur les sentiers. C’est dimanche, des enfants jouent sur le chemin avec des pneus et des bâtons.
Le paysage change sans cesse. On se met à grimper sérieusement jusqu’à un col où, une nouvelle fois, on découvre une vue sublime, fort semblable à l’Ile de la Réunion, avec ses falaises et ses pitons. Mais ici, il y beaucoup de cultures en terrasses et de jolies maisons qui apportent beaucoup de charme, et la végétation n’est pas tropicale comme à La Réunion car ici il fait beaucoup plus sec. C’est dans cet endroit magnifique qu’on décide de pique-niquer.
Après cette agréable pause, on reprend le chemin et on descend par des endroits plus chaotiques où il vaut mieux regarder où on met les pieds. Après 3/4h de marche, on rejoint la route où nous attend le chauffeur. Encore des vues superbes sur des falaises, pitons, canyons. On s’arrête à un endroit étonnant où la route passe sur une crête surplombant deux vallées. Superbe.
La route nous mène à Ribeira Grande où nous remontons dans une autre vallée pour atteindre notre hôtel. Baignade dans la belle piscine où il est bien agréable de se détendre après la marche et jeux en terrasse. Le paradis !
Apéro et dîner à l’hôtel. Buffet accompagné de musiciens. Musique plutôt agréable. Repas assez sec. Nuit au « Pedracin Village », petites maisons de pierre au toit de chaume, bien intégrées au pied d’un rempart et face à des montagnes déchiquetées et cultivées en terrasses. Belle piscine avec des vues fabuleuses. Bonne douche chaude. | | | Jour 4 : Santo Antao (Ribeira Grande) (6h de marche)a.m. : - Randonnée de hameau en hameau à la découverte de la vie rurale de Ribeira Grande.p.m. : - Déjeuner chez Manuela - Marche jusqu’au village de Cocoli - Nuit à Ribeira Grande
Petit déjeuner-buffet plutôt bon et départ à 8h30 de l’hôtel. On descend à pied jusqu’à la route au fond de la vallée puis on remonte de l’autre côté, au milieu des champs et des petites maisons. Ça grimpe et il fait déjà torride. On dégouline. C’est très beau de voir les fleurs des cannes à sucre, comme des plumeaux, qui prennent la lumière. Plein de jolies petites maisons de pierre au toit de chaume. On arrive sous un piton qu’on voit très bien de l’hôtel.
Déjà une bonne grimpette. On descend dans la vallée suivante. C’est amusant de découvrir la vie rurale, les gens qui travaillent dans les champs, les petits villages où il y a parfois une école, où on voit ou entend les enfants répéter leur leçon.
Dès qu’une agglomération s’annonce, il y a plein d’arbres et de fleurs. On fait des pauses assez régulièrement car c’est assez dur à cause de la chaleur et le manque d’ombre.
On remonte encore pour redescendre dans une 3ème vallée où on longe des petits canaux d’irrigation, superbes, qui ont dû demander un énorme travail, comme les cultures en terrasses d’ailleurs.
On croise des gamins qui reviennent de l’école et nous disent « bonjour » en français car la majorité des touristes est francophone. Ils sont beaux et souriants.
Au fond de la 3ème vallée, après 3h45 de marche, on apprend qu’il faut marcher encore 40 minutes pour arriver à notre lieu de déjeuner car, aujourd’hui, pas de pique-nique, on mange chez l’habitant. Et il ne reste qu’1h30 de marche après le déjeuner. C’est mal réparti. On s’arrête alors à l’ombre d’une petite maison pour grignoter un en-cas et faire une pause. Et on remonte... On a déjà marché 4h30.
On arrive enfin chez Manuela en traversant un superbe « jardin » à la végétation luxuriante. Sa maison est nickel et joliment arrangée avec une jolie terrasse fleurie. Après des boissons rafraichissante bien méritées, elle nous sert une bonne soupe bien chaude (!), puis un énorme plat de fèves avec du thon, des pommes de terre et des œufs + des patates douces et des fruits du pain (comme des pommes de terre farineuses). On se ressert mais sans entamer la 2ème moitié du plat. Notre hôtesse est très déçue. On reçoit encore des fruits et du café. Bref, on est lestés pour remonter le chemin et s’arrêter à la coopérative devant laquelle on est déjà passés. Le seul but est de nous y faire acheter des confitures faites par les dames du village. On peut difficilement faire autrement qu’en acheter mais cette visite n’a aucun intérêt car elle ne nous apprend rien sur la vie du village et de ses habitants. Il nous reste encore 1h30 de marche, en descente principalement, à travers une belle végétation et en croisant plein de gamins revenant de l’école. C’est magnifique mais un peu trop long, pour moi en tout cas.
On arrive enfin au village de Cocoli où on fait des courses au petit « supermarché » local, chez « Joao Pipi ». La boutique est minuscule mais on y trouve tout. Retour à l’hôtel avec le chauffeur vers 16h. On se précipite à la piscine pour en profiter avant l’envahissement par d’autres clients. C’est bien agréable pour se détendre. Apéro et dîner-buffet à l’hôtel. Nuit à Ribeira Grande. Image attachée: | | | Jour 5 : Santo Antao (Punta do Sol) (5h de marche)a.m. : - Route jusqu’à Cruzinha da Garcia avec arrêt à Cha d’Igreja - Début de la randonnée de bord de mer - Déjeuner à Forminquinhasp.m. : - Poursuite de la randonnée et passage par Fontainhas - Nuit à Punta do Sol
Départ en voiture de l’hôtel à 8h15 pour se rendre au point de départ de la balade de bord de mer menant à Punta do Sol. On quitte à regret cet hôtel magnifique. On continue la traversée en voiture de la vallée de Ribeira Grande. Encore des beaux paysages et de jolies maisons. Arrivés à une sorte de col, on s’arrête pour une pause photo et le spectacle est assez extraordinaire : un cirque avec des remparts, un peu comme à La Réunion, décor beaucoup plus sauvage que les jours précédents, même s’il y a quand-même quelques cultures en terrasses.
On s’arrête au petit village de Cha d’Igreja pour acheter des bananes et on en profite pour faire un petit tour. Une petite dame très âgée, très soignée, nous apostrophe et nous raconte un tas d’histoires en créole auxquelles nous ne comprenons évidemment rien. Quelques jolies maisons colorées, l’église fermée et toujours une très grande propreté dans la rue.
Le chauffeur nous dépose au départ du chemin côtier, à Cruzinha da Garcia, une plage de sable noir. On longe alors à pied l’océan sur une piste qui monte et devient petit à petit un beau chemin pavé.
On domine l’océan assez agité, belles vagues et eau turquoise, au pied de falaises de lave assez impressionnantes. C’est beau, sauvage mais, après une heure où le paysage ne change pas beaucoup, on se demande où on va aller puiser son énergie pour tenir les 4 heures suivantes. C’est alors qu’on passe par quelques espèces de canyons, sombres, dont un avec des cuves. Puis, on arrive à un joli hameau abandonné (Cha de Mar) aux maisons de pierre sans toit, superbes avant-plan de pitons rocheux ou verdoyants.
Le chemin monte et descend sans arrêt. On est heureusement à l’ombre la plupart du temps. On aperçoit quelques tortues marines.
On s’arrête dans un village, Forminquinhas, pour déjeuner dans un petit établissement avec vue sur l’océan, plutôt sympa. De nouveau un repas pantagruélique avec de la viande comme de la semelle, plein de légumes et des frites + salade de fruits.
On est à peu près à la moitié du trajet et notre guide nous annonce qu’on va avoir une grande montée d’une demi-heure. On repart courageusement et, après une montée relax, on redescend complètement dans la vallée, à Corvo, au bas d’une splendide vallée très verte, étroite et hyper cultivée.
Et c’est là qu’on voit ce qui nous attend : une montée épouvantable, en plein soleil, par des lacets fort pentus. Tout le monde mord sur sa chique et monte d’une traite jusqu’au col en 25 minutes. La vue à l’arrivée est heureusement superbe des deux côtés et sur le village coloré de Fontainhas.
Et on redescend de nouveau au milieu des cultures pour remonter jusqu’au village.
On croyait qu’il ne restait pratiquement plus que du plat et de la descente jusqu’à Punta do Sol, mais ça grimpe encore. Les vues sur Fontainhas, réputé comme le village le plus coloré du Cap Vert, sont assez belles.
Le chemin n’en finit plus. Punta do Sol se rapproche mais il faut encore tout traverser pour arriver à l’hôtel. On n’a jamais connu une promenade de bord de mer aussi exténuante, avec d’aussi gros dénivelés. Heureusement qu’après une heure, le paysage s’est mis à changer régulièrement et que l’après-midi était tout à faire différente de la matinée. Autant le matin nous étions seuls avec l’océan, autant l’après-midi nous retrouvions des vallées habitées et cultivées. Le chemin lui-même est une construction assez extraordinaire. Il fait un peu penser au chemin des muletiers à Piana. Tant ce chemin que la route de Corda ou les cultures en terrasses forcent le respect pour cette population de travailleurs. Mais, si dans les campagnes les gens ont l’air sains et actifs, dès qu’on arrive dans un bourg plus important comme Punta do Sol, on voit plein d’hommes trainer dans les rues, dans un état très avancé dont non ne sait pas si c’est le ponch ou la moquette qui leur a fait cet effet. A l’entrée du village, il y a de drôles de constructions sans toit, on dirait des cachots. Ce sont des « chambres » pour cochons.
On passe à côté d’un cimetière juif et puis d’un catholique, assez joli. On arrive enfin à l’hôtel, près du petit port. Après une bonne douche, on va faire un petit tour pour voir les barques colorées au port, quelques jolies maisons ou assez pittoresques et un magasin d’artisanat sans grand intérêt.
Ce soir, c’est dîner langoustes. On s’en réjouit... mais cruelle déception, elles sont beaucoup trop cuites et sèches, et servies avec des oignons et plein de légumes, comme un pot-au-feu. Quel gâchis ! On avait déjà essayé le vin rouge de Fogo, très bon, assez fruité, mais aujourd’hui nous testons le blanc, étonnant de qualité. Nuit à l’hôtel « Ribeira Mar », chambres inégales, bonnes douches. | | | Jour 6 : Santo Antao (Vallée de Paul) (4h de marche)a.m. : - route vers la vallée de Paul - randonnée dans la vallée de Paul - déjeuner en table d’hôtep.m. : - marche jusqu’à Paul - nuit à Paul
Petit déjeuner à l’hôtel, basique mais correct. Départ en voiture à 8h30. On longe la côte et on s’arrête à Ribeira Grande pour faire quelques courses. On fait aussi un tour au marché, très limité.
Continuation jusqu’à la vallée de Paul où le chauffeur nous lâche au bord de la route. On descend dans un vallon et on commence tout de suite par des marches. Ce sera la caractéristique de cette journée. Au fond de la rivière, pleine d’eau cette fois, des femmes lavent leur linge coloré.
Et on remonte de l’autre côté. On s’arrête chaque fois qu’il y a de l’ombre car on n’en aura pas beaucoup aujourd’hui. La particularité de cette vallée c’est qu’il y a beaucoup d’eau. C’est la première fois qu’on voit des rivières qui « coulent » et il y a donc une végétation assez luxuriante dont beaucoup d’arbres fruitiers, bananiers, goyaviers, manguiers, et des ignames (énormes feuilles qui poussent dans l’eau), toujours des cannes à sucre avec leur plumeau. Partout des pitons et des crêtes magnifiques.
Après une heure, on s’arrête longtemps dans un petit bois avant de commencer une dure ascension en plein soleil. On passe par une très jolie petite maison typique aux portes colorées où l’habitante est une pittoresque petite vieille.
La montée se fait alors sur une crête un peu vertigineuse. Arrivés au somment, près d’une antenne, on redescend dans un autre vallon où les terrasses sont particulièrement soignées. Très jolie petite maison aussi, construite sur un éperon. Encore un ruisseau qui alimente les cultures. On aperçoit une grosse pierre, de même pas un 1m², où on a réussi à confectionner une « terrasse » cultivée ! On ne perd pas le moindre espace ici.
On voit des hommes travailler la terre, en plein soleil par une chaleur accablante. Respect ! On s’arrête dans un hameau pour déjeuner sur un toit-terrasse ombragé, très agréable, où on nous sert une sorte de poule au pot, du riz et des bananes flambées délicieuses. On descend au fond du vallon pour remonter à nouveau de l’autre côté jusqu’à un petit col avec une minuscule chapelle. Encore des marches ! Mais belles vues sur des pitons.
Et on redescend encore pour terminer sur une piste qui nous mène à notre nouvel hôtel où nous attendent nos bagages. Une merveille ! On se précipite à la piscine en se réjouissant d’arriver toujours tôt pour en profiter tranquillement. Malheureusement, le soleil disparait assez tôt derrière le rempart et il fait vite frais.
Dîner à 19h sur la terrasse couverte, buffet varié et de qualité. Nuit à « l’Aldeia Manga », en maison rurales, des petits cabanons tout simples, comme les maisons rurales typiques, et surtout une magnifique piscine naturelle entourée de bananiers, papayers et autres, sur fond de rempart. Grandiose ! Bonne douche chaude. C’est très écolo ici. Ils produisent leur électricité avec des panneaux solaires et une éolienne de leur confection, sauf pour les boilers. Il y a une sorte de « fontaine » à eau filtrée à l’énergie solaire et la piscine ressemble plus à un étang mais elle est filtrée aussi. Pour les consommations, ça marche à la confiance. On se sert soi-même et on indique dans un carnet ce qu’on a consommé. Image attachée: | | | Jour 7 : Santo Antao (Vallée de Janela) (4h de marche)a.m. : - Route vers la vallée de Janela - Montée à pied dans la vallée de Janelap.m. : - Descente de la vallée de Janela - Nuit à Paul
Petit déjeuner à 8h car le pain n’arrive pas avant cette heure-là. Buffet très simple. Les serveuses ne parlent pas un mot de français mais sont très couleur locale et souriantes. Départ à 9h en voiture en longeant la côte pour aller dans la vallée de Janela où nous optons pour une version « soft » (4h) de l’alternative plus soutenue car nous ne sommes pas tous prêts à marcher 5-6 heures.
On commence dans un village au fond de la rivière et on monte. Le chemin est parfaitement pavé mais terriblement pentu et en plein soleil. Il fait déjà torride. Arrivés au village suivant, on croit que la dure montée est terminée mas ça grimpe toujours autant. Les vues sont belles.
On fait de nombreux arrêts dès qu’on trouve un coin d’ombre. On passe dans un village où il y a une petite école. Les enfants sont en récré et demandent à être photographiés. Ils sont très beaux. Il faut dire que d’une manière générale, la population capverdienne est très belle, fort métissée. Ils sont grands et minces, avec de longues jambes. Les enfants, les filles surtout, ont des bouilles irrésistibles.
Près de la fin de notre montée (exceptionnellement aujourd’hui, c’est une seule longue montée suivie d’une seule descente), on s’arrête à l’ombre et notre guide nous fait un bon résumé de l’histoire et de l’actualité capverdiennes. Elle nous raconte notamment que le SIDA est bien contrôlé et que la pilule est distribuée gratuitement dans des centres spécialisés. On entame une dernière montée jusqu’à une petite maison sur un promontoire, avec une belle vue jusqu’à la mer, où on pique-nique. Pas de repas chez l’habitant aujourd’hui, mais une énorme salade de riz qui a pesé très lourdement dans les sacs à dos, pas mauvaise mais beaucoup trop copieuse. La guide va donner les restes de riz et les yaourts non mangés à une dame dans une petite maison. Elle reçoit deux épis de maïs en échange.
On commence alors à descendre dans les cultures. La descente est constante et les bâtons sont indispensables. Le chemin devient pavé, avec des marches. Superbe. On traverse des villages assez animés et le paysage est un peu plus varié, avec de beaux pitons.
On passe à côté d’enfants jouant dans une rivière, entre de gros blocs de lave. En fait, ils attrapent des crevettes (?). Arrivés en bas, nous retrouvons notre minibus qui nous ramène à l’hôtel... et à la piscine. Bain très bienfaisant. Dîner-buffet varié et bon mais toujours pas de dessert. Par contre, c’est le seul endroit où on nous sert un « rhum arrangé » à la fin du repas. C’est le dernier soir avec notre guide qui retourne à Mindelo alors que nous allons à Tarrafal, non accompagnés. | | | Jour 8 : Santo Antao (Tarrafal) (1h30 de marche)a.m. : - Route vers Porto Novo - Trajet en 4x4 jusqu’aux abords de Tarrafal - Marche jusqu’à Tarrafalp.m. : - Baignade en mer - Nuit à Tarrafal
Lever à 5h45 pour partir à 6h45. La femme de ménage vient spécialement pour nous faire un petit déjeuner à 6h30. Notre guide doit être à Porto Novo avant 9h. Il faut monter nos valises jusqu’à la route par un petit chemin dallé très pentu. Pas évident. On quitte la vallée de Paul pour prendre la route côtière jusqu’à Porto Novo. Le paysage change de nouveau complétement en on retrouve l’aridité du début. C’était vraiment étonnant cet écrin de verdure au centre de l’île, inimaginable en arrivant sur la côte. La guide nous laisse à une petite épicerie dont la patronne nous a préparé un pique-nique. C’est là que doit venir nous chercher, à 9h, le pick-up 4x4 qui nous mènera à Tarrafal. Comme on y est trop tôt, on se balade un peu dans la ville fort hétéroclite, où de jolies petites maisons basses et colorées côtoient de vilains immeubles en ciment inachevés.
On retourne à l’épicerie et on bavarde avec l’épicière qui parle étonnamment bien le français qu’elle dit avoir appris avec les touristes. Elle a de la famille près de Toulouse. Le pick-up arrive et nous sommes les seuls voyageurs à l’occuper. Nous pouvons donc occuper les 4 places à l’intérieur, ce qui est nettement plus confortable que les banquettes à l’extérieur où se trouvent nos bagages. On en a pour deux heures, annoncées particulièrement chaotiques. Le paysage défile, avec des petits cratères, des pitons, des canyons... mais toujours très aride. On passe sur un autre versant et ce sont des collines et falaises de couleurs variées. On voit la mer et les falaises. Ici, pas de cultures mais des troupeaux de chèvres.
Le chauffeur nous dépose près d’une petite maison (garagem) et nous continuons à pied pendant qu’il poursuit sa route jusqu’à l’hôtel avec nos bagages. On commence par un chemin dallé au pied de falaises qui descend dans une vallée où il y a quelques cultures.
On aperçoit Tarrafal qui n’a pas vraiment l’air d’un ravissant port de pêche. On traverse un petit village, Covao, avec une école primaire très colorée. L’instituteur est à sa fenêtre et nous hèle pour qu’on aille dans sa classe. C’est une classe unique avec 9 élèves bien sages. Il y en a en 1ère, 2ème et 4ème. L’instituteur parle un peu français. Il énonce les noms des enfants et chacun lève son doigt. Ils sont magnifiques.
On reprend le chemin et on s’arrête sous un arbre pour prendre notre pique-nique. On s’économise aujourd’hui. 1h30 de marche en descente (500 m). Des hommes sont en train de construire des petites terrasses. Quel beau travail !
Arrivée à Tarrafal où il y a une autre école aussi colorée dont l’instituteur nous convie également dans sa classe. Il parle bien français.
L’hôtel est tout au bout du village, sous des arbres sur la plage. C’est joli et original. Le patron qui nous accueille est allemand. Les proprios étant très écolos, il est interdit de tuer les moustiques ni les cafards, en tout cas avec un insecticide, sous peine de se voir renvoyé de l’hôtel. On va sur la plage, longue et de sable noir au pied des falaises. Ce n’est pas vraiment avenant mais spectaculaire.
Des engins de fitness, fabriqués avec les moyens du bord, sont à la disposition de tous au bord de la plage. On se baigne dans la mer, étonnamment chaude et calme, mais avec une réserve : une écume brune peu ragoutante et un ressac important. Les gros galets sur lesquels on peut s’asseoir n’étant pas vraiment confortables, on ne s’attarde pas des heures sur la plage. Retour à l’hôtel pour prendre une douche froide et s’installer dans notre patio à lire et écrire.
A 17h, c’est réunion-apéro devant l’hôtel, sur la plage, jusqu’au coucher du soleil. L’idée est très sympathique. Personne n’est là à 17h, c’est un peu tôt pour picoler. En plus, le ciel est tout couvert et on ne voit pas le soleil. Vers 18h, un groupe se forme. On se retrouve tout de suite dans un groupe de francophones avec lesquels on discute de notre périple et de la balade que nous allons faire le lendemain, le Monte Trigo. Certains disent que c’est très dur, d’autres pas, certains trouvent ça très beau, d’autres pas. Ce qui fait l’unanimité c’est qu’il faut partir tôt, à 7h30, pour être le plus longtemps possible à l’ombre et éviter les fortes chaleurs dès 11-12h. Le problème c’est que le petit déjeuner n’est servi qu’à 8h mais on peut apparemment demander un sandwich à 7h30. Bref, on échange plein de trucs et c’est très sympa. Dommage qu’on n’ait pas eu droit à un beau coucher de soleil. La « cloche » sonne et c’est l’heure du diner. Beaucoup de poisson. C’est très bon, mais de nouveau pas de dessert. En rentrant dans la chambre, on découvre une énorme araignée dans la salle de bain. Il y a aussi des colonies de fourmis et d’autres bestioles peu ragoutantes. On est contents d’avoir des moustiquaires autour de nos lits pour s’isoler complètement. Nuit au « Mar Tranqilidade », chambres dans des petites maisons traditionnelles, sommaires mais originales, pas de vue sur mer mais patio avec banquettes, table, hamac, plantes et arbres, assez cosy. Pas d’électricité sauf aux heures où le générateur du village fonctionne (de 18 à 23h) et eau froide (très supportable vu la chaleur). Images attachées: | | | Jour 9 : Santo Antao (Tarrafal) (4h45 de marche)a.m. : - Randonnée au Monte Trigo - Retour en bateaup.m. : - Déjeuner à l’hôtel - Lecture et baignade - Nuit à Tarrafal
Départ à pied à 7h45 pour le Monte Trigo après avoir pris finalement un petit déjeuner complet. On traverse tout le village, déjà assez actif. Le chemin longe la mer et prend de l’altitude. On bloque assez rapidement sur des rochers qu’on choisit de contourner. Le début est en grande partie à l’ombre.
Ça monte et ça descend sur un chemin qui devient dallé. Chaque fois qu’on arrive dans un ravin ou sur une crête, le paysage change et c’est assez fascinant. Les montées sont tout à fait supportables. Ça nous semble beaucoup moins dur qu’annoncé. Après un dernier col, on voit bien le volcan, le Monte Trigo, impressionnant avec ses coulées de lave. C’est très aride, peu aimable mais totalement époustouflant. Le village de Monte Trigo apparaît aussi et il nous semble qu’il n’y a plus qu’à franchir ce grand plateau pour y arriver.
Mais il y a évidemment des surprises, des canyons où il faut encore monter et descendre et maintenant tout est en plein soleil et il fait fort chaud. Heureusement, il y a un peu de vent. Ici, le paysage ne change plus et la marche devient très fastidieuse. On a l’impression que ça n’en finit pas.
On arrive enfin à ce village perdu du bout du monde, accessible seulement à pied et en bateau. La marche aura été assez éprouvante mais récompensée par des vues époustouflantes. Il y a heureusement une épicerie-bar où on peut avoir des boissons fraîches et où on passe une heure.
Puis on descend au « port » pour prendre le bateau de pêche réservé à 14h qui nous permet de retourner à Tarrafal. Il n’y a pas de quai. On monte dans le bateau depuis le sable, ou plutôt les galets.
C’est amusant de voir le chemin depuis la mer.
On embarque en cours de route des plongeurs-pêcheurs, avec des filets remplis de langoustes, qu’on va déposer plus loin sur une plage. Ils sont équipés de pauvres combinaisons trouées et grelottent.
En moins d’une heure on est à l’hôtel où il est encore temps d’avoir la soupe et du poisson servis jusqu’à 15h tous les midis. Soupe bien nourrissante (au riz) et poisson dans une sorte de bouillon froid, pas extraordinaire. Ici aussi, on fonctionne à la confiance et on note ses consommations dans un registre. Après-midi de lecture et écriture dans le patio et baignade en mer.
Nouvel apéro sur la plage. Cette fois, on a droit à un vrai coucher de soleil, même s’il n’a rien d’extraordinaire car le soleil disparaît jaune et pas rouge.
Dîner-buffet assez bon, toujours avec du poisson mais beaucoup de légumes et de crudités. Nuit à Tarrafal. | | | Jour 10 : Santo Antao (Tarrafal) (3h de marche)a.m. : - promenade dans les cultures en terrasses - baignade - déjeuner à l’hôtelp.m. : - petite promenade au bout de la plage - nuit à Tarrafal
Grasse matinée aujourd’hui. Lever à 8h ! On décide d’aller se promener dans la vallée cultivée au-dessus de Tarrafal. On commence par traverser le village. C’est dimanche, tout le monde est dans la rue. Les femmes balaient, invariablement. Les enfants sont soit indifférents soit demandent des photos.
Il y a un peu d’eau mais peu d’espace pour les cultures. Des terrasses sont alors construites dans tous les recoins et forment un paysage magnifique. On croyait qu’on en avait assez vu mais celles-ci sont particulières. Les premières plantations qu’on aperçoit sont des ignames, énormes feuilles, qui donnent des féculents. On grimpe dans cette vallée en surplombant les terrasses, de formes et de tailles différentes.
Nous étions partis pour marcher 1 ou 2 heures mais, chaque fois, on a envie d’aller voir plus haut, le groupe de terrasses suivant, le prochain village, et puis jusqu’à une gorge, terminus.
Les terrasses sont de véritables œuvres d’art. Certaines sont même construites sur des rochers isolés.
Le système d’irrigation est particulier à cette région. Parfois, il serpente au milieu des terrasses leur donnant un air de labyrinthe. A la moitié de la descente, on emprunte un autre chemin qui domine la vallée. Belle vue « aérienne » sur les terrasses.
Et on retraverse le village, assez animé. On dirait que les femmes et les enfants sortent de l’église. Les hommes jouent aux cartes.
On aura quand-même marché trois heures. Rentrés à l’hôtel, on décide d’aller se baigner avant le déjeuner. Bien agréable.
Déjeuner à l’hôtel de soupe de légumes et de poisson froid dans du bouillon, comme tous les jours. Ça manque d’un petit café et d’un dessert. On rêve de glaces. On va encore se promener sur la plage jusqu’à une pointe où se dresse un grand bâtiment abandonné, sans doute une ancienne poissonnerie. La vue au-delà n’a pas d’intérêt. Il y a des « cheminées » dans la lave en bord de mer, ce qui donne des espèces de geysers quand les vagues sont fortes. De là, on voit le sommet du volcan au-dessus de Monte Trigo, le Topa Coroa, qui met du temps à se dégager.
Retour à l’hôtel pour faire ses valises car nous repartons demain matin. Dernier apéro sur la plage. On discute avec un jeune couple qui a plongé toute la journée. Il semble que ce soit très beau, avec des tombants et des coulées de lave, et une multitude de poissons de toutes les couleurs. Il y a un tout petit centre de plongée près de l’hôtel, tenu par des Français, qui a l’air très bien. Dîner-buffet toujours très bon. Toujours des poissons mais avec des accompagnements qui diffèrent chaque jour. On veut s’installer sur la terrasse de la plage mais on ne sait pas où s’asseoir tellement il y a des bestioles, une mante religieuse sur le muret, des cafards partout... Dommage toutes ces bestioles car Tarrafal est vraiment un endroit particulier qui vaut largement qu’on « endure » 2h30 de piste chaotique dans chaque sens. | | | Jour 11 : Santo Antao (Porto Novo) – Sao Vicente (Mindelo)a.m. : - route en 4x4 pour Porto Novo - bateau pour Mindelo - déjeuner à Calhaup.m. : - visite de Baya das Gatas - nuit à Mindelo
Départ à 6h30 en pick-up 4x4 pour prendre le bateau à 10h à Porto Novo. La lumière est belle ce matin sur ce décor si particulier.
Comme on n’a pas déjeuné, on prend un café à Porto Novo avant d’embarquer sur le bateau pour Mindelo. Un monde fou. La mer est fort agitée, il y a énormément de vent mais on n’est pas trop secoués. A Mindelo, on est attendus par un nouveau guide et le chauffeur. Nous pensions avoir une journée libre mais l’agence nous a organisé des visites pour la journée. Nous partons donc en voiture pour déjeuner à Calhau, dans un endroit complètement improbable, village perdu en bord de mer au pied de deux horribles cratères, avec un mélange de maisons misérables et d’autres immenses et cossues.
On déjeune au restaurant « Hamburg », à l’intérieur parce qu’il y a trop de vent, et on est tout seuls. Des fresques murales plutôt gaies entourent toute la pièce.
On nous sert de la murène frite, bonne mais pleine d’arêtes, puis du mérou grillé, plein de légumes, des crudités et... des frites. On a même droit à un dessert. Le flan au fromage de chèvre est particulièrement bon.
On repart en voiture après s’être promenés dans ce curieux village, pour aller à Baya das Gatas, haut lieu de festivals de musique. La zone, l’horreur. On se demande ce qu'on fait là. Calhau et Baya das Gatas sont des endroits prisés de villégiature et de secondes résidences mais cela reste un mystère pour nous. Heureusement qu’on n’a pas commencé notre voyage par cette visite. On aurait eu une première impression détestable.
Retour à l’hôtel et détente sur notre terrasse.
Dîner au « Archote », voisin de l’hôtel, impersonnel et très lent mais plutôt bon. Nuit à l’hôtel « Residencial Jenny », au-dessus du port, énormes chambres claires avec terrasse et vue sur la baie, pas très pratique si on veut aller dans le centre, tenu par une Française très sympathique.
Jour 12 : Sao Vicente (Mindelo)a.m. : - marchés aux poisson et légumes et artisanal - centre d’artisanat capverdien - musée de l’artisanat - Auditorium - déjeuner au « O’Cocktail »p.m. : - détente sur la terrasse - nuit à Mindelo
Petit déjeuner à 8h, un peu rudimentaire mais bon pain. Nos amis nous quittent pour rentrer en France et nous continuons notre périple à deux. Nous allons nous promener au marché au poisson, puis à ceux aux légumes.
Il y a aussi des marchés aux légumes sous des espèces de kiosques.
Sur la grande place, c’est un marché artisanal, avec une grande variété de paniers magnifiques vendus par des Sénégalais. Dommage que ce soit si encombrant et que le risque de ramener des termites existe. Cette place est ornée de murs en azulejos qui retracent l’histoire du Cap Vert.
On se rend à un centre d’artisanat capverdien, assez beau mais rien de spécial à ramener. On visite aussi le musée de l’artisanat, pas d’un grand intérêt.
A l’Auditorium, géré par l’Alliance Française, on assiste à une petite mais belle exposition de photos. On cherche un restaurant en terrasse du côté du port mais c’est chic et branché. Ça nous permet quand-même de découvrir qu’il y a une piscine. On finit par trouver un chouette resto en terrasse, au 1er étage, près de la poste, avenida de Julho, le « O’Cocktail ». On a fini notre journée et il est 13h45 ! Il fait trop chaud à cette heure sur notre terrasse. Il y a énormément de bateaux de plaisance dans le port ce matin et on a croisé beaucoup de marins faisant leurs courses. Le club nautique ne désemplit pas. La plupart des voiliers sont décorés de guirlandes. Il doit y avoir quelque chose de spécial. On passe l’après-midi à lire et écrire. Ça fait du bien pour une fois de ne rien faire. Jenny nous recommande un restaurant où aller dîner, la « Chave d’Ouro », au début de la rue principale. Grande salle fermée, kitch à souhait, pas folichonne mais on s’installe quand-même près d’une fenêtre pour avoir de l’air. Service très lent et plats peu équilibrés. Il nous avait été recommandé de ne pas emmener nos passeports en ville. Jamais on ne s’est senti en insécurité mais on a évité le soir les petites rues sombres. Nuit à Mindelo. | | | Jour 13 : Sao Vicente (Mindelo) – Santiago (Praia)a.m. : - vol pour Praia (Santiago)p.m. : - visite de Cidade Velha - nuit à Praia
Départ pour l’aéroport à 7h30 avec le chauffeur pour l’avion de 9h10 à destination de Praia sur l’île de Santiago. Il y beaucoup de nuages et le vol n’est pas très intéressant. On aperçoit quand-même quelques îles. Un passager de l’avion, dont la femme est originaire de Fogo, nous conseille de prendre un taxi à Praia pour faire le tour de l’île en une journée. On n’y avait pas pensé mais pourquoi pas ? Ça nous donnera un aperçu général de l’île qui semble assez variée. Il nous dit aussi avoir une correspondance directement pour Fogo, alors pourquoi notre agence nous fait-elle passer deux jours à Praia sous prétexte qu’il n’y a pas d’avion pour Fogo avant 2 jours ? La visite de Praia n’était pas du tout dans nos priorités. En survolant Praia, on découvre une grande ville, avec de grands immeubles modernes. Rien à voir avec Mindelo. Un chauffeur nous attend pour nous conduire à notre chambre d’hôte. Il nous propose aussi de nous emmener en excursion à Cidade Velha (ce que nous comptions faire mais en aluguer) et de faire le tour de l’île en une journée. Ça tombe bien. Ce n’est pas bon marché mais il nous a été recommandé comme quelqu’un de confiance. Notre chambre d’hôtes est en périphérie, avec vue lointaine sur des bidonvilles. Notre logeur nous conseille un petit tour à pied à partir de la maison. On va vers la mer, une petite plage, le phare. On est censé traverser de beaux quartiers puisque ce sont ceux des ambassades mais ce n’est vraiment pas le cas. On passe par une 2ème plage où on n’aurait pas vraiment envie de se baigner, puis on remonte vers notre logement en traversant toujours de « beaux » quartiers. On s’arrête à la churrasqueira « Ben Fica », un petit bouiboui qui ne paie pas de mine avec une terrasse, où on mange du très bon poulet frit... avec des frites. On n’aura jamais mangé autant de frites qu’au Cap Vert ! Ici, la population est plus foncée. On voit passer les enfants qui rentrent de l’école dans leur uniforme. Dans la rue, n’importe où, des femmes viennent des petits étalages et vendent toutes sortes de choses à la pièce, comme des bonbons. On a rendez-vous à 13h avec notre chauffeur pour aller à Cidade Velha. On visite d’abord la forteresse, Fortaleza de Sao Felipe, reconstruite assez récemment et relativement impressionnante.
Puis, on descend vers la mer pour voir la cathédrale, complètement en ruine.
Cidade Velha est l’ancienne capitale du Cap Vert. Comme elle était tout le temps pillée par les pirates, la capitale a été transférée à Praia. C’est là notamment que se passait le commerce des esclaves. L’ancien centre de Cidade Velha est très mignon. Il y a une place avec des petites maisons typiques, blanches au toit de chaume. Beaucoup de femmes vendent des objets dans la rue, ce qui donne au quartier un caractère assez authentique.
Sur la place se trouve le pilori.
De là, part la rue Banane, la plus ancienne rue urbanisée d’Afrique, avec ses petites maisons peintes.
On va voir l’église, blanche, malheureusement fermée car il y a des azulejos à l’intérieur.
Puis on monte dans une végétation luxuriante de bananiers, manguiers, cocotiers, goyaviers, cannes à sucre... jusqu’au couvent qui a été partiellement reconstruit et qui sert de salle de réunion et de spectacle.
Cidade Velha nous avait été fortement recommandée par différentes personnes. On a donc été un peu déçus. On s’attendait à plus fort, à plus parlant. Seul le village a vraiment de l’intérêt. Quelques gouttes de pluie au programme aujourd’hui.
Retour à la maison assez fatigués. Vers 18h30, on veut descendre prendre un verre. C’est alors que notre logeur nous dit qu’ils vont faire de la musique dans un café un peu plus loin et on décide de le suivre. Cette chambre d’hôtes est réputée pour ses soirées musicales mémorables. C’est au bar-épicerie-pharmacie que cela se passe. Un drôle de petit bonhomme, au style plus cubain que capverdien, arrive avec sa petite guitare. D’autres musiciens sont là avec leur guitare et notre logeur avec son accordéon. Le patron du bar nous a accueillis avec un magnifique sourire au milieu d’une bouille irrésistible. Quand le « Cubain » s’est mis à chanter, les autres musiciens ont suivi. Quel spectacle ! Du rythme, de l’ambiance, du show... Un moment à ne pas rater.
Nous y avons passé une heure et puis sommes allés manger un peu plus loin, chez un Portugais qui fait des poissons grillés, très bons. Il n’y avait que des hommes ensemble sur la terrasse. Notre logeur nous avait déconseillé de se promener dans la rue le soir et plutôt prendre des taxis dès la nuit tombée. Comme ce n’était pas loin, on est allé à pied mais c’est vrai que ce n’est pas hyper rassurant, d’autant plus qu’on a vu à quel point toutes les maisons étaient barricadées. Nuit à Praia, en chambre d’hôtes, le « Jardim do Vinho », belle chambre confortable, sanitaires communs, petit jardin. | | | Jour 14 : Santiago (Praia)a.m. : - tour de l’île en voiture - déjeuner à Tarrafalp.m. : - tour de l’île en voiture - nuit à Praia
Petit déjeuner avec du bon pain et une délicieuse confiture de patate douce qu’on n’avait encore jamais mangée. Départ à 9h avec notre chauffeur pour faire un tour de l’île en voiture.
Premier arrêt à Sao Domingos pour voir un centre d’artisanat local. Pas de chance, il était fermé. Ensuite, à Sao Jorges das Orgaso, arrêt au jardin botanique (gratuit). Bel endroit mais peu d’indications. Notre chauffeur nous sert aussi de guide et nous donne quelques noms de plantes.
On lui demande de nous arrêter à Picos, fort recommandé dans le guide. Joli village perché sur une crête qui se termine par un pic, avec des petites maisons colorées, mignonne église... et un centre de planning familial.
A Assomada, on va voir le marché qui n’est malheureusement pas très grand aujourd’hui (seulement les mercredis et samedis) mais tout de même assez coloré. On y vend plein de légumes, mais aussi des poulets morts ou vivants. Les femmes qui tiennent les échoppes font en même temps du crochet. Un faux arbre porte des panneaux solaires au bout de ses branches.
On continue la route dans la montagne. Belles vues sur des crêtes, des vallées, des pitons... Dès qu’on quitte la côte et qu’on s’élève un peu, ça devient très vert. Il y a beaucoup de cultures mais pas en terrasses.
On passe à côté du parc de Serra Malagueta, une longue crête rocheuse. Avant d’arriver à Tarrafal, on aperçoit l’île de Fogo.
On s’arrête à Tarrafal où les plages sont belles : sable blanc, eau claire, bel environnement. On aurait pu s’y baigner.
Beaucoup de barques de pêche sur la plage. On a de la chance d’être arrivés vers 12h, heure du retour des pêcheurs. C’est animé et très coloré. Certains ont pêché un énorme thon, d’autres des murènes...
Ce sont les hommes qui pêchent et les femmes qui vendent le poisson. Sur la plage, il y a d’ailleurs l’association des pêcheurs et des poissonnières.
Déjeuner au-dessus de la plage, sur la terrasse du « Baia Verde ». Agréable et bon. On quitte Tarrafal pour redescendre par la côte est, assez découpée avec ses rochers de lave, mais sans vues exceptionnelles. Les villages sont plus pauvres que dans les montagnes.
Arrêt à Pedra Badejo, pour faire une pause au-dessus d’une plage, mais l’endroit n’a aucun intérêt. Dommage qu’on ne soit pas allés dans le village car, d’après le guide, il est joli avec ses maisons colorées. On y aperçoit l’île de Maio. Dans beaucoup de villages, on voit des églises, alors qu’elles sont pratiquement inexistantes à Santo Antao. On est passé devant un village de rebelados, population persécutée pendant la dictature de Salazar, qui s’est réfugiée dans la montagne quand on l’a empêchée d’exercer sa religion animiste.
D’une manière générale, tout fait plus pauvre et plus sale qu’à Santo Antao. Les maisons dans la campagne sont moins belles et il n’y a pas le charme et la beauté des cultures en terrasses de Santo Antao. Ce tour nous aura permis de voir un maximum de choses en un minimum de temps et nous a donné un bon aperçu de l’île, alors qu’on pensait n’avoir le temps de voir que Praia et Cidade Velha. Retour à la maison vers 16h. Dîner dans le quartier du Plato où nous allons en taxi. On nous a conseillé un restaurant musical, le « Quintal de Musica ». Grande cour couverte, assez belle. L’endroit est visiblement un must à Praia. Dîner de poisson assez pantagruélique. La musique ne commence que vers 21h par du jazz, puis une chanteuse s’ajoute aux musiciens, plutôt de qualité et entraînant. | | | Jour 15 : Santiago (Praia) – Fogo (Cha das Caldeiras)a.m. : - marchés de Praia et balade en villep.m. : - vol vers Fogo - nuit à Cha das Caldeiras
Grasse matinée aujourd’hui car on va simplement se balader en ville. Pendant le petit déjeuner, notre logeur nous raconte qu’en créole, il n’y a que deux temps : le passé et le présent, car les Capverdiens vivent au jour le jour. Ce n’est qu’il y a 10-15 ans, qu’ils ont introduit le futur. Ce qui est important pour eux c’est de quoi sera faite leur journée, notamment ce qu’ils vont manger. C’est la première question qu’ils se posent le matin. S’ils savent ce qu’ils vont manger, leur journée est bien engagée. C’est ce qui fait qu’ils ne s’en font pas pour l’avenir et prennent les événements comme ils viennent. Taxi pour aller au Plato et balade au marché, très animé et coloré.
La rue piétonne, agréable mais pas spécialement jolie, aboutit à une place ombragée.
En allant jusqu’à une esplanade où ça descend vers la mer, on découvre la caserne, une vraie misère, avec un vieux tank tout rouillé.
On cherche désespérément des boutiques d’artisanat et de cartes postales. On va finalement au grand marché-bazar de Sucupira qui n’a pas excellente réputation. Ce marché est en fait assez relax mais sans intérêt, même pour les photos. Quelques beaux paniers.
Un petit verre sur la place ombragée et retour vers notre « maison » en taxi, en s’arrêtant au resto « O Pocta » pour déjeuner. Vue sur le port où on voit arriver le bateau rapide de Fogo (4h) qui a l’air pas mal secoué. On n’avait pas envisagé cette option pour rejoindre Fogo. Départ à 14h45 pour l’aéroport et, enfin, le vol vers Fogo, du bon côté de l’avion pour une fois. On voit bien Santiago, très aride et pas particulièrement intéressant vu d’avion.
Par contre, belles vues sur Fogo, le volcan, les coulées de lave, les petits cratères et Sao Filipe qui a l’air assez plaisant avec toutes ses maisons colorées.
Notre nouveau chauffeur nous attend avec un vieux minibus pour nous monter directement à Chas de Caldeira. On traverse des zones misérables. Dès qu’on monte un peu, le paysage devient vert.
La route est dans un état épouvantable, il y a des effondrements partout et autant de chantiers qu’il faut contourner. On voit bien l’île de Bravo. Belles vues sur des coulées de lave et magnifique lumière de soleil couchant. On arrive à l’entrée du parc national, avec son panneau mythique et le volcan en toile de fond.
Coulées de laves monumentales, de plusieurs mètres de hauteur. Un décor d’apocalypse ! Arrivée dans la caldeira juste avant qu’il fasse totalement noir. Quel décor invraisemblable ! Le chauffeur nous débarque à notre auberge où on est accueillis par Isabelle, une capverdienne au ravissant sourire. On fait la connaissance de Joao, notre guide pour l’ascension du volcan le lendemain. Le ciel est constellé d’étoiles et la voie Lactée est bien visible. Dîner à l’auberge, délicieux plat de poisson aux légumes et à la crème + gâteau hyper moelleux à la mélisse. Rencontre avec un couple de Français qui viennent très souvent ici et se partagent entre Fogo, Brava et Maio, leurs trois coups de cœur au Cap Vert. Nuit à Portela, à « l’auberge Alcindo », chambre simple mais avec du carrelage par terre et salle de bain privée. Pas d’eau chaude et, vu l’altitude, il fait assez froid. | | | Jour 16 : Fogo (Cha das Caldeiras) (6h de marche)a.m. : - Montée au Pico de Fogop.m. : - balade dans le village de Portela - nuit à Cha das Caldeiras
Lever à 5h45 pour partir faire l’ascension du Pico à 6h30 après une nuit épouvantable et un petit déjeuner préparé la veille. C’est incroyable comme le soleil se lève vite. Départ avec Joao à travers le village, puis au pied du Pico dans les vignes.
Ça monte très doucement. On domine la caldeira et la mer de nuage qui cache l’océan. On voit l’ombre du Pico sur le rempart d’en face.
La montée se corse nettement quand il faut grimper sur une crête rocheuse. 450 m de dénivelé à l’heure ! Il faut parfois monter des marches, ce qui essouffle beaucoup plus. Les 300 derniers mètres de dénivelé (sur un total de 1.100) ont été très durs pour moi à cause de l’altitude (2.800 m). Enfin arrivés en haut, après 3h20 de montée, c’est magnifique.
Certains montent en 2h, d’autres en 5h30. On est plutôt dans la bonne moyenne. On a de la chance car les sommets sont complètement dégagés. Vue grandiose sur le cratère qui dégage quelques fumerolles et une odeur de soufre.
On discute avec un couple de Toulousains qui nous racontent s’être fait agresser au couteau à Praia, sur la plage, et s’être fait voler leur appareil photo. Ils n’ont eu d’aide de personne et quand ils sont allés au commissariat, tout le monde s’en foutait. Ils ont dû en faire 5 pour être vraiment entendus et obtenir le double de leur déclaration. Ils sont encore heureux d’être vivants mais n’en dorment plus depuis deux jours. Voilà qui ne nous donne pas une idée plus positive de Praia. On contourne le sommet, sur la crête du cratère, passages escarpés et un peu vertigineux, et descente de l’autre côté par un épouvantable chaos rocheux.
On peut enfin se lancer dans la pouzzolane et ça n’en finit pas. Mais c’est étonnamment fatigant et ça nécessite de multiples arrêts. Ça ne chante pas comme dans certaines dunes. Les gens qui sont en bas nous paraissent toujours aussi petits.
Enfin arrivés en bas, la vue est magnifique sur le Petit Pico, celui par lequel a eu lieu la dernière éruption de 1995. Des couleurs très variées avec un décor grandiose.
On passe une crête et là, nouvelle surprise, une espèce de canyon rouge où est passée l’éruption, la lave dans le fond et les remparts en face. Superbe ! On y fait une petite pause casse-croûte.
Descente vers le village en longeant des coulées de lave et au milieu des cultures : pommiers, vignes, pastèques... On ne peut pas dire qu’il y ait des vignobles. Les vignes sont plantées un peu par-ci par-là. On se demande d’où vient la quantité de vin de Fogo (rouge, rosé et blanc) de si étonnante qualité.
Retour à l’auberge en passant dans le village à côté d’étonnantes petites maisons rondes au toit pointu, typiques de Fogo.
Il fait bien agréable dans la cour intérieure de l’auberge. Il y a de l’eau ici, mais pas chaude. Alors autant prendre sa douche quand il y a encore du soleil et qu’on peut se réchauffer dehors. On va faire un tour dans le village de Portela à la recherche d’une épicerie ou d’un magasin d’artisanat. Tout est fermé. Dommage, car il y a visiblement un artisan qui fait des sculptures amusantes à partir de blocs de lave.
Dîner avec le couple de Français et Alcindo, le patron, qui nous offre comme apéro du Manecom, le vin rouge de Fogo madérisé qu’il fait lui-même. Plutôt bon. Isabelle nous a fait un plat de poulet caramélisé aux légumes, délicieux, puis de la mousse au chocolat. C’est intéressant d’entendre les histoires d’Alcindo qui travaille comme guide et parle très bien le français. Il raconte notamment que le gouvernement capverdien a le projet d’interdire les tongs à 2 € vendues par les Chinois tellement c’est de la mauvaise qualité et qu’on ne sait plus quoi faire de ces déchets. C’est vrai que tous les Capverdiens marchent avec des tongs dont on voit les cassées tout le long des chemins. Les déchets sont un véritable problème pour le Cap Vert car c’est un problème récent et soudain, dû notamment au développement rapide du tourisme (bouteilles d'eau, sacs en plastiques...). Nuit à Portela. | | | Jour 17 : Fogo (Cha das Caldeiras – Sao Filipe) (4h30 de marche)a.m. : - descente à pied vers Mosteirosp.m. : - visite de Sao Filipe - nuit à Sao Filipe
Départ à 8h45 à pied pour Mosteiros, sans guide aujourd’hui. Nos bagages seront acheminés par ailleurs à Sao Felipe mais on ne sait pas encore comment car il n’y a pas d’aluguer le dimanche. On traverse le village et on suit la route qui passe entre le rempart et les coulées de lave. A certains endroits, elles font plusieurs mètres de haut.
Beaucoup de plantes poussent ici mais toujours pas beaucoup de vignes. On entre alors dans une forêt d’eucalyptus et la descente est d’abord très douce. On finit par sortir de la caldeira et c’est la mer de nuage. Les vues sont censées être impressionnantes sur l’océan mais on ne voit rien.
Ça descend alors sérieusement mais sans aucune difficulté. On est dans le brouillard et, pour une fois ici, il fait humide. On arrive dans des cultures tropicales : caféiers, orangers, citronniers, bananiers. C’est assez beau mais ça manque d’un rayon de soleil.
Le chemin devient très étroit et éprouvant. Il est temps qu’on arrive en bas. On sort des nuages et on voit la côte. Une partie de Mosteiros est construite sur une coulée de lave qui arrive à la mer. C’est très laid.
On termine notre descente (1.200 m) en arrivant sur une route où, bonne surprise, notre chauffeur nous attend déjà. On n’a pas déjeuné mais on part quand-même à 13h30 alors que c’était prévu à 15h. Il nous arrête à un point de vue sur un promontoire, puis près d’un petit « port » de pêche.
On longe la côte ouest puis sud en gardant toujours au-dessus de nous les remparts extérieurs de la caldeira.
Arrivée à Sao Filipe et dépose à l’hôtel, un ancien sobrado, maison de riches Portugais venus s’installer ici, où l’accueil est particulièrement peu souriant. Bonne surprise : nos bagages sont déjà arrivés. On va quand-même déjeuner malgré l’heure tardive dans la cour d’un resto de l’autre côté de la place. Petite balade ensuite en restant le plus possible côté mer. On surplombe une interminable plage de sable noir avec, en face, l’île de Brava.
Il y a beaucoup d’espace ici et les lieux sont très aérés. Les maisons sont particulièrement jolies et colorées. Tout est paisible et propre.
On passe par un ancien cimetière, assez particulier, sans y entrer.
Un petit verre près de l’hôtel et coucher de soleil sur une place.
Retour à l’hôtel où on est bien content d’avoir une douche chaude et de pouvoir se laver les cheveux. Dîner dans le même restaurant que ce midi parce que c’est le seul ouvert dans les parages, le « Caleron ». On aurait bien aimé terminer le séjour par un repas de langouste mais, pas de chance, il n’y en avait plus. Le service n’est pas plus souriant que l’accueil à l’hôtel. Qu’ont-ils donc tous ici alors qu’ils sont si souriants dans la caldeira ? Nuit à Sao Filipe, à la « Pousada Bella Vista », chambre banale mais grande avec fenêtre sur un couloir, cour intérieure. Accueil peu souriant. | | | Jour 18 : Fogo (Sao Filipe) – Sao Vicente (Mindelo)a.m. : - balade à Sao Filipep.m. : - vols pour Praia et Mindelo - nuit à Mindelo
Petit déjeuner basique servi par « sœur sourire » à l’intérieur alors qu’il y a une agréable cour et plein de terrasses. On va se balader en ville en faisant le tour des « sobrados » indiqué dans le guide mais on se rend compte qu’on a pratiquement tout vu. Quelle animation aujourd’hui ! Hier, c’était dimanche et la ville était endormie. Aujourd’hui, c’est bruyant et il y a plein de petits vendeurs dans les rues. La place devant l’hôtel est particulièrement animée. On croise aussi une manifestation.
Cette ville a beaucoup de charme avec ses places et ses maisons colorées. La place de la maison communale est particulièrement jolie.
On fait un tour au marché couvert, fruits et légumes au rez-de-chaussée et poisson et vêtements à l’étage.
Dans une petite épicerie, on achète du thon en boîte, spécialité du Cap Vert.
On trouve enfin des cartes postales à la papeterie « Patrick ».
Sur la place près de l’hôtel, un type nous apostrophe en demandant si on est Français. Et de là commence une conversation interminable, ou plutôt un monologue. Il parle très bien français et est visiblement assez cultivé. Il connaît beaucoup de choses sur la Belgique : Flamands / Wallons, le roi Philippe qui paie des impôts et pas Albert... Il était dans l’enseignement et a beaucoup voyagé en Europe comme militant d’un parti gauchiste capverdien. Il apprécie les pays d’Europe du nord avec leur système de sécurité sociale mais n’a jamais voulu aller aux États-Unis à l’invitation de sa sœur. C’est intéressant tout ce qu’il nous raconte mais il y a un soleil de plomb et on voudrait bien bouger un peu.
On va boire un verre chez « Pipi », jolie terrasse à côté d’un très bel hôtel, ancien sobrado. Ici au moins le personnel est souriant. Jolie petite boutique d’artisanat à l’arrière de la très belle salle de café qui vend notamment de beaux paréos à la mode africaine.
Déjeuner au « Colonial Guest House », grande terrasse ombragée assez chic et au service aimable et retour à l’hôtel pour s’installer sur une terrasse en attendant que le chauffeur vienne nous chercher pour aller à l’aéroport. 5 minutes de trajet jusqu’à l’aéroport. On y est beaucoup trop tôt mais le check-in prend beaucoup de temps. L’avion de Praia arrive avec 1/2h de retard mais, comme on a 2 heures entre les deux avions, ce n’est pas grave. Ce qui est dommage, c’est que cela ne nous permet pas de voir le volcan au soleil couchant. On est du bon côté de l’avion mais c’est un peu tard et, en plus, les vitres sont complètement troubles. Pourtant, le pilote a fait un bel effort pour contourner l’île le plus possible pour qu’on puisse bien voir. Nos valises sont enregistrées jusqu’à Mindelo mais, pour plus de sécurité, on vérifie quand-même qu’elles ne sont pas débarquées à Praia. Ce n’est pas le cas des nôtres mais bien de celles de deux Anglais qui prennent les mêmes vols. On mange une infecte pizza pour ne plus devoir sortir une fois arrivés à l’hôtel à Mindelo.
Vol de Praia à Mindelo à l’heure dans le même avion. Un chauffeur nous conduit à l’hôtel. Nuit au « Mindelo Residencial » (cf jour 2)
Jour 19 : Mindelo – Lisbonne - Bruxelles
Petit déjeuner à l’hôtel, buffet toujours aussi varié. Départ à 9h pour l’aéroport où il n’y a malheureusement pas de bureau de change pour changer les escudos. Vol pour Lisbonne à 11h35... et fin ce très beau voyage. Image attachée: | | | Bonjour! Merci pour ce joli carnet de voyage bien illustré!! Mais que s'est il passé pour que ce soit 5 ans après votre voyage vous vous décidiez à nous le faire partager??!!!! ;O))) Mais comme on dit toujours: mieux vaut tard que jamais!!  Bonne journée | | | Bonjour, Merci pour vos commentaires positifs. Certains des carnets de voyage que je publie maintenant ont même près de 10 ans (cf La Réunion) ! Il a d'abord fallu que je découvre les forums de voyage il y a un an, puis que je réalise que j'avais les moyens de publier des carnets, et maintenant le temps de le faire depuis que j'ai cessé de travailler. Il faut se rendre compte que ces carnets de voyage représentent des jours et des jours de "travail"... Et j'en ai encore quelques uns en stock. Bonne journée. Françoise | | | aaaah voilà! Tout s'explique!! En effet j'en ai publié quelques uns et je sais que c'est un long travail et du temps pour faire un carnet de voyage! Alors merci d'avoir pris le temps! | Carnets similaires sur le Cap Vert: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 807 visiteurs en ligne depuis une heure! |