Le voyage peut sembler idyllique. Et, en bien des endroits, il l'a été. Simplement, avec une formule avion, hotel et billet pour une compagnie de "Roro" (rouliers - soit des cargos mi porte-containers, mi garages flottants transportant des voitures, des camions et autres véhicules sur 13 étages de pont), j'ai eu la surprise, une fois arrivé en avion à
Rio que le navire sur lequel je devais embarquer pour une dernière traversée de l'Atlantique, avait un certain retard. A ce qu'il parait, il s'agit là d'un phénomène assez courant tant le fret ne se gère pas comme des passagers.
Il s'ensuit que mon séjour à
Rio a été prolongé "d'un certain nombre de jours". De fait, et au tarif de l'hotel : le Windsor Plazza sur Copacabana, je ne vous cache pas que je me faisais du "mourron". En fait, ce superbe navire n'a eu que deux jours de retard et celà n'a pas eu de trop grande conséquence sur ce tarif déjà assez élevé.
Là, j'ai pu -comme je le mentionne dans mon profil- retrouver ces impressions d'immensité, de silence (pas comme sur les paquebots où s'entassent des milliers de passagers > j'étais le seul sur ce "Grande Francia"), de convivialité que j'avais dans mon souvenir, il y a bien longtemps.
L'Atlantique a toujours son caractère fougueux et son mouvement est toujours aussi intense et agréable.
C'est là une autre impression, une autre ambiance que de se retrouver seul (l'équipage vaquant à son travail) au milieu de cette magnifique et changeante immensité silencieuse. Les lever et coucher de soleil sont, à chaque fois différents tout comme les départs et arrivées dans les ports de ce monstre d'acier rutilant qui se faufile jusqu'à sa place à quai et que, seul sur le pont supérieur (à 40 mètres de hauteur au dessus des flots) on a la chance d'admirer. Très belle expérience que je ne peux que recommander aux amateurs de musique, de lecture, de photos.