Tu veux mon avis sur Boca ? J'aime pas en parler, mais.... Je vais le faire.
La prostitution ? C'est pas vraiment là qu'elle m'a dérangé le plus. Car toutes les pratitiennes ont l'honnêteté de l'affranchir. Les hommes ? Ils sont là pour disposer !! Une fois que l'on s'est fixé cette idée. On accepte cette vision de débauche. Non ce n'est pas à Boca que cela m'a fait un froid dans le dos.
C'est à LT que cela m'a donné la gerbe ! Pour l'anecdote, je faisais la réflexion à mon amoureux en regardant un couple légèrement en retrait d'une crique, que "
le changement d'herbage réjouit les veaux ".
Je lui faisait constater que les pulsions masculines des hommes sont exacerbées ici en raison de ces magnifiques princesses, mais qu'il serait plus sein qu'ils aient plus de retenue, car celui-ci en l'occurence n'avait pas assez de ses deux mains pour la tripoter (Un grand porc blanc, rouquin de plus de 45 ans).
Elle le repoussait gentillement et avec des gestes très déliquats, mais lui était fou dingue. C'est ce qui me dérangeait le plus jusqu'au moment où la jeune fille se retourna. A ce moment précis, les reportages, les photos de
Saïgon défilèrent à une allure folle dans ma tête. Je me suis senti prise de nausées. Elle avait à peine 14 ans.
Même si "
y-a pas de mal à ce faire du bien et vouloir se faire plaisir" La seule chose qu'il est nécessaire d'éviter, c'est qu'elles y prennent goût et que ces saloperies d'engeance de "maquereaux", n'utilisent pas leur beauté et leur naiveté à des fins vénales. Et qu'ils en viennent à les maltraiter comme dans les pays asiatiques.
Mais pour revenir à Boca la ville...... J'ai..... pas beaucoup d'affection pour cette ville. C'est là-bas que tout à basculé... L'image que j'avais de la RD, n'était pas celle que véhicule cette ville. Les gens pour un certain nombre, sont disgracieux. C'est ce qui m'a mis en panique. Accompagné d'un Haïtien (rencontre fortuite), nous marchons paisiblement dans la ville et bavardons des clivages sociaux entre Haïtiens et Domincains. Nous décidons de partager un pollo à la créole sur une table de camping dans un tout petit comedor en bord de plage, que notre ami de route connait.
Là 1, 2, 3, 4, 5 camelots de plage nous assaillent de leur breloques et gadgets. Gentillement nous leur expliquons que nous ne prendrons rien. Mais ils insistent, là arrivent un groupe de musicos. La sarabande résiste 20 minutes.
Quémender pour une cause aussi noble que celle de "gagner son pain" est plus que respectable, elle est louable. Mais quand cela se transforme en du harcèlement agressif, je ne tolère plus.
Ceux sont mes pleurs au bout de ces 20 minutes de patiente, qui ont fait boule de neige jusqu'aux oreilles de la police de la plage. Du coup tout le monde s'est calmé et les camelots ont disparus comme ils étaient venus.
Nous sommes cosmopolites et aimont à ne pas jetter à la figure de nos hôtes, notre pseudo richesse. Je ne sais pas ce qui les a attiré, peut-être mes tongues à 2 euros ou mon collier de coquillages fait de mes mains. Mais je me suis senti désapointée, face à un monde que je m'éconnaissais et dont je ne m'étais pas préparée à affronter. La RD m'est apparue tout autre. Je la regarde à présent avec plus d'attention qu'au par avant, induisant une meilleure compréhension.
Boca est malheureusement la banlieue de
Santo Domingo, avec ses qualités que je suis prête à découvrir, et ses mauvais travers, que je suis prête cette fois à affronter.
Elle reste cependant, une ville étape pour toutes pérégrinations en RD.
Let's