Bonjour,
Il s'ouvre par an environ une centaine de "maisons d'hotes" nouvelles dans
Marrakech, officielles et non officielles, dont la majorité par des francais qui n'ont aucune expérience hotelière ou touristique.
La règlementation qui se met en place devient limite débile.
Compe tenu des prix d'achat à la hausse, des prix de rénovation assez élevés pour créer un établisssement avec un certain standing, des périodes creuses très longues, des frais énormes de référencement dans des annuaires et des centrales de réservation, etc... etc... il faut vraiment un optimisme délirant pour élaborer un compte d'exploitation prévisionnel honnète ou on dégage de quoi vivre décemment, avec un retour sur investissement illusoire.
On en est au stade ou ce sont des maisons d'hotes en activité qui sont en vente, on peut se demander pourquoi !
La plupart des propriétaires de riads ou maisons d'hotes que je connais sont :
Des gens qui sont installés depuis 7 à 10 ans, et dont la clientèle est fidèle, et prescrit d'autres clients, et qui gèrent personnellement, sans relachement depuis l'ouverture et offrent des prestations de qualité, ils en vivent correctement.
Des gens installés plus récemment, qui, avec 15 heures de boulot par jour, (de 7 heures du mat, jusqu'à ce que les clients soient couchés, 23h en moyenne, moins un sieste) de la démarche commerciale permanente, des services et de l'accueil de haut niveau, seront bientot au niveau des précédents. ils ont aujourd'hui un revenu juste correct.
Et la foule qui arrive depuis 2 ans, qui a passé une semaine en hotel club, a trouvé le pays foormidaaaable !!! et qui maintenant court les agences, rénove n'importe comment au moins cher, ne connait rien au métier (c'en est un !!! et pas facile), rien au pays, et qui va faire n'importe quoi.
Ne pas oublier aussi, que le milieu n'est pas tendre, peaux de banane, dénonciations, détournement de personnel, et autres gateries, entre francais naturellement! sans oublier les tracasseries administratives, la gestion du personnel avec des particularités locales, les surprises à retardement dans l'immobilier.
Quand on a bien intégré tout ca, on peut commencer à étudier un projet, et surtout, l'élément, qui va faire la différenciation avec le banal ! le petit plus qui va vendre!