Nous rentrons de 12 jours en
Jordanie. Je ne rentrerai pas dans les détails de notre voyage. L’excellent carnet de voyage de SENMOUT tout récent, précis et riche, concentre toutes les infos nécessaires.
Je me contenterai de rapporter qq impressions et expériences personnelles.
Nous avions décidé de zapper
Amman, jugée dans de nb discussions comme dénuée d’intérêt. Finalement nous y avons passé notre 1° nuit et nous n’avons pas été déçus. Notre hôtel était plein centre à coté de la mosquée du roi Abdallah. Le caravan hôtel à 1/2heure à pied de la ville basse. Nous avons aimé nous promener dans ce quartier populaire et animé, nous fondre dans la population, goûter aux spécialités (douceurs et mezzes) dans les petites gargotes fréquentées par les locaux, grimpés au sommet du djebel al quala’a pour avoir une vue d’ensemble de la ville et sur le théâtre romain. Le soir, mangé au Abu Ahmad Orient restaurant, les meilleurs mezzes de tout notre séjour. Bien entendu nous nous sommes perdus, ce qui nous a permis de tester l’accueil des jordaniens. irréprochable, on nous a reconduit jusque devant notre hôtel en voiture. Bref un 1° contact vraiment chaleureux comme ce le sera tout au long de notre voyage.
Toujours en recherche de dépaysement, nous avons opté pour un accès plage publique à la
mer morte. Encore une fois nous ne l’avons pas regretté. Nous étions ce jour là les seuls touristes perdus au milieu de centaines de Jordaniens, c’était le WE est la plage était bondée. Ce fut très amusant et étonnant d’assister à la baignades de familles entières. Les femmes vêtues de leurs longues robes noires se laissaient flotter ou bavardaient entre elles assises dans l’eau. Les hommes fumaient leur narguilés ou s’occupaient des grillades, qq jeunes faisaient cercle pour danser et jouer de la musique Une ambiance festive et joyeuse nous entourait, nous étions salués amicalement, invités à partager un thé et mon mari à fumer le narguilé.
Bien qu’aillant mon maillot une pièce, je ne me suis pas baignée peut-être ai-je eu tord, mais ce jour-là je n’ai pas vu une seule femme en maillot. Je sentais que je ferai tâche, d’autant plus que les douches, indispensable, se trouvent loin du bord de l’eau, il m’aurait fallu traverser la foule. Donc si vous voulez vous baigner de la plage publique prévoyez un TS qui couvre les fesses, vous attirerez moins les regards.
La
réserve de Dana et le camp site de rumana très très sympa, mais les réservations ne sont pas toujours faciles, alors un peu plus loin sur la route après
DANA une bonne alternative le Nawatef camp site ; Nous nous y sommes arrêtés par curiosité, l’endroit était beau. Le patron nous a invité à boire le traditionnel thé à la menthe et nous a raconté sa récente installation. Le camp à une très belle vue sur le wadi et le soir il prépare des repas traditionnel dans une atmosphère très nature. Ce devrait être un bon plan.
Kerak on n’a pas été sensible, très touristique, par contre Shobak oui pour sa situation nous avons fait la visite, nous étions seuls, on a apprécié.
Pétra, 2 jour c’est vraiment le minimum, On a aimé y être avant tout le monde c’est à dire 6h30 à l’entrée, ce qui laisse beaucoup de temps pour faire les sites directement accessibles loin de la foule. Ensuite quand le monde afflue il suffit de s’élever ou d’atteindre les endroits plus éloignés et on échappe ainsi au bain de foule. En définitive avec un minimum de stratégie on à visité et pu apprécier tout le site en étant seuls. Faire une entrée aussi par le wadi muthlim, à droite avant le siq passer sous le tunnel, un petit canyon très beau où l’eau a accompli une véritable œuvre d’art dans la roche. Très spectaculaire et ludique.
Et enfin le
Wadi rum. Nous avons fait un trek de 4 jours, nous sommes passés par les services d’une française Anna. J’ai lu dans différentes discussions que qq uns avaient été mécontents de ses prestations.
En ce qui nous concerne, tout s’est très bien passé, nous dirons même que c’était parfait. C’est la 1° fois que nous passons par un prestataire, d’habitude nous nous débrouillons seuls mais là il nous fallait un guide pour la
wadi rum donc...
Je suis tombées des nues quand j’ai lu les critiques. Je l’avais contactée par internet. Elle s’est chargé de réserver les chambres d’hôtel, la
réserve de Dana, la location de la voiture jusqu’à
Pétra, ensuite tous les transports puisque nous n’avions plus de voiture et bien sur les 4 jours de trek dans le désert. Il n’y a eu aucune mauvaise surprise. Nous n’aurions pas fait mieux seuls et d’après nos calculs pour un coût identique.
Ces 4 jours furent un véritable bonheur ; Nous étions tous les 2 avec Florian, notre guide, étudiant français qui prépare un doctorat d’histoire et connaît bien le
Wadi rum + Ibrahim notre cuisinier.
Nous sommes de bons marcheurs et nous nous sommes vraiment fait plaisir.Nous avons souvent eu le sentiment d’être privilégiés en voyant au loin les 4x4 emprunter tous les mêmes pistes, alors que nous escaladions les djebels pour découvrir des panoramas à couper le souffle, explorions des canyons aux formes tarabiscotées et à la palettes de couleurs somptueuse, sans jamais croiser personne. Il est bien évident que nous sommes aussi passés par les qq sites mentionnés dans les guides et c’est là qu’on a pu réellement faire la différence avec notre expérience et celle des autres.
A chaque étape Ibrahim avait dressé notre mini camp et nous mangeions ses excellentes spécialités autour d’un petit feu de bois, dégustant notre thé à la menthe bien mérité sous un beau ciel étoilé.
Pour notre dernièr soir nous avons rendu visite à Abou Aboudaou (si ma mémoire est bonne) un des derniers bédouins. Ce vieillard de 70 ans était visiblement heureux de discuter avec Florian. Il à sorti qq verres qui auraient mérité un lavage appuyé mais son sourire édenté était tellement touchant qu’on ne pouvait refuser son thé. Nous avons passé un long moment autour du feu sous la tente familiale. Florian nous traduisant les souvenirs de son rôle de figurant dans le film de Lawrence d’Arabie. Au moment de partir, il nous a suivi pour ramener ses chameaux, les bêtes n’étaient pas très loin et rentraient doucement les pattes fortement entravées au camp pour éviter qu’elles ne s’éloignent trop dans le désert. Ce ne devait être qu’un prétexte, car sans rien dire, il nous a suivi jusqu’au camp, s’est assis parmi nous pour partager notre repas, puis sans un mot, il s’est levé et il est reparti dans la nuit noire. Une rencontre toute en simplicité et touchante. Cela me fait penser à un autre moment fort sympathique, nous roulions sur la
route des rois, quand nous apercevons un vieillard qui faisait du stop au milieu de nulle part. Nous nous sommes bien sur arrêtés. Tout content il a retiré ses vieilles sandales poussiéreuses pour monter dans la voiture. C’était vraiment un personnage authentique. Il n’a pas arrêté de nous parler en arabe, visiblement cela ne le gênait si pas nous ne captions rien, il riait, nous riions, c’était l’essentiel. Puis il a crié un peu plus fort, sûrement le signe qu’il était arrivé à destination, il a remis ses sandales, nous a chaleureusement remercié et a disparu dans le no man’s land.
Pour revenir au
wadi rum si vous avez le temps et un petit peu de condition physique, n’hésitez pas à partir à sa découverte à pied. L’expérience reste inoubliable mais elle se mérite.
Voilà qq moment livrés en vrac, d’un très beau pays à découvrir pour la richesse de ses sites, la beauté de la nature, la gentillesse des Jordaniens et sa cuisine tout en saveur.