L'île de
kapas,
Ce matin, nous retrouvons Vikran à la gare routière locale ;le bus remplit, nous partons à la découverte de
kapas, cette petite île qui s'étend au large du village de pêcheurs de Marang.
kuala terengganu s'avère bien plus étendue qu'au premier abord, l'hôpital dépassé, s'offre à notre regard de part et d'autre de la route une litanie d'échoppes vendant toutes le "kerepok", friture de poissons.
Arrivés à Marang, face à la petite jetée, un marché croquignolet au milieu duquel se côtoient les étals de poissons et leurs nuées de mouches, ceux de fruits ou la varièté proposée dessine une flambée de formes et de couleurs.
Sur main gauche, un étroit chenal se jette à ce petit port de la côte ;de hauts cocotiers dont les plus aventureux n'offre qu'un tronc décapité, penché sur l'eau, arrimé à cette bande côtière par un lourd amas de racines. Une flottille de barques échouées, certaines hors d'usage, peints de couleurs verte toise des abris de pêcheurs reliés à la terre ferme par une vieille passerelle aux bois ravinés.
Au delà, s'ouvre les flots agités sur lesquels est suspendue à l'horizon l'île de
kapas, notre coup de coeur sur ces terres de la côte Est.
Revenant sur nos pas, quelques échoppes et leur incontournables "roti canai", crêpe fine frit accompagnée d'une sauce safran ;un kiosque de boissons au pied duquel s'activent une dizaine de malais aux dés ne prêtant aucune attention à notre présence. Au loin, un grand-père enfourche sa mobylette, coiffé d'un songkok, vêtu d'un sarong, son petit fils agrippé à l'arrière, les pieds se balançant dans le vide, à l'avant ses pastèques
Attelage pittoresque!
La traversée de l'île est brève, à peine dix minutes mais avouons-le, mouvementé!
L'île se pare de collines verdoyantes, d'une petite jetée, à ses pieds le warung "pak ya" construit de bric et de broc ; puis de part et d'autre de la jetée, un petit cimetière musulman, des plages de sable reliées entre elles par des passerelles, étendant leur ruban blanc jusqu'à de petits promontoires rocheux.A l'arrière quelques bungalows disséminés.
Vikran souligne notre chance de cette arrivée en semaine, nous épargnant les vagues de packages singapouriens du week-end ;il nous présente à son amie Lee, étudiante vietnamienne, menue, timide et s'exprimant dans un français impeccable.
désireux de préserver leur intimité, nous nous effaçons et prenons rendez-vous pour le déjeuner.
Sur la plage, quelques femmes et jeunes filles, vêtues et voilées, accoutrées d'un gilet de sauvetage pataugent en bordure. Amusant ce souci permanent des risques de baignades dans ces "hauts fonds" (50 cm) mais il en sera souvent ainsi sur les plages égrenées.
Au début, nous nous sentions gênés, impertinents à nager "dénudés", en maillot de bain auprès des malaises aux accoutrements si ridicules, le visage enduit de pâte protectrice, mais au fond rien n'est vraiment ridicule.
Sur ce sable blanc, à l'ombre des palmes, nous avons savourés notre bonheur, celui de ces instants reposants ou les couleurs, la limpidité de l'eau et la douceur tropicale invite à la flanerie. On ne devrait pas parler du bonheur, souvent il ennui mais avant que les souvenirs ne s'effacent j'ai pris le temps d'y faire allusion.
Warung "pak ya", nous retrouvons Vikran et Lee, à nouveau de délicieux tea taris, des rotis canai, nasi goreng et nous partons en "voyage" au
Vietnam, Tamil nadu terres respectives de nos amis, ne cessant de les harceler de questions sur ces destinations.
Lee nous décrira un
Vietnam bien loin des images de vietnamiennes vêtues de "l'ao dai" cette robe longue vue maintes fois dans les magazines, des restes coloniaux de l'emprise française, des souvenirs torturés de Thanh. Elle nous parla d'une jeunesse ambitieuse, attachante à maints égards, proche des jeunes de l'occident ; émergence d'une socièté de consommation, passionnée des marques étrangères mais jeunesse pour laquelle l'avenir du pays reste une priorité.
voilà, j'espère que ces quelques lignes sur
kapas vous donneront l'envie de la découvrir, île ou la quiétude l'emporte sur une animation trépidante, de notre côté, nous avons décidés d'y rester une semaine.
Avant de vous parler d'Abdul Tanki et de kampung jenang, une petite anecdote, retirés sur la dernière plage de l'île, me baignant, j'entendis Sandrine hurler et arpenter à vive allure la plage de long en large effrayée par la promenade de deux varans, de belle taille, qui encore plus apeurés par les cris de Sandrine s'enfuirent dans la jungle sans demander leur restes
A l'occasion, pensez à les saluer pour nous !
infos
kapas:
* depuis terengganu : bus de la gare locale (1, 80 RM) (les billets se prennent à bord) ou taxis (25RM)
* descendre de préference à la petite jetée (éloignée de l'autre d'environ 400m) c'est là que se trouvent le petit marché, les barques de pêcheurs
* au bout de la petite jetée, un guichet unique "pelancong boat" prix A/R 30RM, plusieurs départs (toutes les heures) dernier retour au départ de l'île 17h00 de
kapas (jetée)
* logements sur l'île : une dizaine de guest, nous sommes restés au "duty puri " bungalows en bois, en front de mer avec sdb à la balinaise, AC et ventilateur, négociables à 120RM pour deux avec pdg inclu en semaine
sinon, le "kbc resort" sur la 2eme plage, à gauche depuis la jetée, belle plage, ambiance tranquille, tenu par un hollandais et de jeunes malais (de 30 à 80RM)
enfin sur la 3eme plage, une guest dont le nom m'échappe mais facilement reconnaissable, au milieu de la plage, un banian en façade avec hamacs et chaises, ambiance familiale (prix identiques au kbc)
* dîner: le warung "pak ya", le seul sur
kapas, petits prix (plat à 2RM) simple mais copieux
la palapa du resto du "duty puri", magnifique, trés romantique, excellent accueil, bon et prix corrects (plat à 8 RM) seul endroit de l'île ou vous pourrez boire une bière (assez marrant, il cache la canette dans un sceau à champagne pour servir sans la glace bien sur)
voilà, en espérant que ces infos vous servent
à plus tard, à kampung jenang...