Nous avons fait cette rando en mai 2016.
Attention : le Gîte LIMKIT à Tacheddirt est un endroit à fuir absolument !

Nous y avons dormi parce que l'autre gîte (OGOG) était fermé.
Nous avons pu constater qu'il est très bruyant en raison du muezzin, comme souvent, mais surtout des innombrables chiens de berger qui passent toute leur nuit à aboyer !
En plus de cette cacophonie, le petit village était enfumé le soir, nauséabond et peuplé d'enfants quémandeurs de tout âge, qui vous insultent quand on ne leur donne pas de stylo, de crayon de bonbons ou les dirhams qu'ils réclament !
La nuitée, le dîner (une simple soupe de blé insipide et gluante) et le petit déjeuner (du thé, pas de café et une omelette vite avalée par nos estomacs affamés) nous ont été facturés 200 dirhams par couple, soit une somme exorbitante pour cette région et pour de telles prestations.
Il semble qu'une mafia de pseudos-guides de montagne force les propriétaires à exiger une telle somme pour empocher leur commission. De plus, ils nous ont harcelés pour que nous prenions un guide (alors qu'un membre de notre équipe était lui-même guide de haute montagne) en prétextant des dangers tout à fait disproportionnés ! Enfin, méfiez - vous de la famille Bounegzate (Ibrahim et Fatna) qui dressent leurs enfants à quémander et à jouer les rabatteurs vers leur "pauvre" maison. Or, en quittant ces "malheureux" après nous être fait mendier beaucoup d'articles personnels et d'argent, nous avons constaté qu'ils étaient équipés d'un lave-linge, d'un lave-vaisselle, de la TV par satellite, etc !
En revanche, belle surprise à Iabacène ! Niché au fond d'un vallon totalement inaccessible aux véhicules (même 4 x 4), le hameau d'Iabassène et le gîte Imozzar valent vraiment le détour !
L'accueil est très sympathique et familial, comme le repas superbe offert et préparé avec les légumes du jardin, le poulet élevé en plein air, etc. La douche chaude est bienvenue, car la randonnée pour s'y rendre est plutôt ardue.
Le confort reste étonnamment agréable compte tenu de l'isolement quasi complet de ce village, surtout en hiver où il peut tomber un mètre de neige en quelques heures ! Les Berbères du lieu sont adorables et leurs enfants attendrissants, car ils vivent dans des conditions moyenâgeuses, travaillent très dur pour survivre à peine, mais ne se plaignent de rien... Quel contraste avec notre société de pacotille et de consommation effrénée !
la rencontre de telles personnes est un moment INOUBLIABLE ! Un grand merci à Mohammed, à son vieux père, à son fils Abdou et à toute sa smala...
Voilà pour les conseils, bonne route à tous !

Martial