24/9/2011 Je me trouve à Kibber, au Spiti, 4270 mètres. Je randonne déjà au Ladakh, puis au Spiti depuis un mois. Je suis complètement accoutumé à la haute altitude. Il fait très beau, pas trop froid, j'ai passé la nuit dans une guest house à Kibber, un village authentique dans un cirque plutôt sec, brun. Après le petit déjeuner chapatis omelette, je pars à 8 heures. En fait, je projette une traversée vers les villages de Langza et Komik mais je ne possède pas de carte détaillée. Je coupe dans les champs déjà récoltés, en cote, pour rejoindre la mauvaise piste vers le hameau de Gete, quelques maisons éparpillées, je vois un groupe de bharals (aussi appelés moutons bleus, abondants dans l'Himalaya indien), je me détourne au sommet des falaises pour la vue sur la vallée principale et le monastère de Kyi juste en contrebas. Je reprends la piste qui tourne vers un petit col puis redescend un peu vers un autre hameau en contrebas, mais je prends à gauche sur une piste en construction, plus tard je rencontre 6 ouvriers, ils ne se fatiguent pas trop. Vers le Sud, juste en face, je vois les vastes alpages de Langza ... pas loin, mais au milieu il y a la profonde entaille des gorges de la Shila. 3 heures 30 de marche déjà, je monte sur une petite butte pour voir l'itinéraire mais non, les gorges sont infranchissables ici, et en amont aussi. J'en profite pour manger le casse croute, pain confiture. Je ne regrette pas, très beau panorama avec le Chau Chau Kang Nilda, 6300 mètres, je décide de continuer un circuit pour revenir à Kibber par un col sur la crête plus à l'Est. La piste se termine, à un campement d'été avec des canaux d'irrigation, déserté fin septembre. Un sentier maintenant monte franchement vers le col, je suis en forme. En arrivant à un petit replat, je tombe sur 3 loups, pour le première fois dans l'Himalaya, je n'en ai vu que dans le parc national Denali en Alaska ! Ils sont aussi surpris que moi et ils s'enfuient. J'atteins le col à 4800 ou 4900 mètres et là, le mont Kanamo, 5975 mètres est proche, semble facile, c'est trop tentant. Je fais face quand même à une difficulté, le manque d'eau. Je dois trouver un camp qui en dispose sans trop redescendre. Je longe plus ou moins la crête vers l'Est vers un deuxième col, puis dans les éboulis vers un troisième col. Enfin la chance me souris, je vois un ruisseau plus bas dans la petite vallée vers le Sud . C'est un excellent camp, même un peu d'herbe, les yaks broutent ici en été. Le temps devient froid et nuageux, je mets mes vêtements chauds. Je cuisine du spaghetti au fromage sous le double toit, je lis un peu, avant 7 heures je suis couché.
25/9 Je ne dors pas très bien, j'ai plutôt trop chaud dans le sac de couchage. Lever à 5 heures 50. La tente est couverte de givre, il y a de la glace dans les gourdes mais le ruisseau coule. Pain confiture et grande tasse de Nescafe. Je pars à 6 heures 45, 35 minutes au col et je cache le gros de mes affaires sous des pierres. Je monte des éboulis raides sur une vague trace en 45 minutes jusqu'à une crête plus facile. Je me sens très bien, l'altitude ne me gêne pas. Je ne fais aucun arrêt. Je monte dans des éboulis très raides, mais stables, sur un épaulement, un peu de neige sur le haut, sans difficultes. En 2 heures 15 depuis le col, je rejoins l'extrémité de l'arrête sommitale du mont Kanamo, à environ 5900 mètres, avec un cairn et des drapeaux à prière, j'ai battu mon record d'altitude. J'ai bien mérité quelques biscuits. Mais le vrai sommet reste inaccessible pour moi, il faut longer la crête étroite et glacée, des crampons seraient nécessaires. En plus, un vent glacé souffle très fort, je ne peux pas rester. Je profite juste un peu de la vue des sommets dechiquetes et du glacier à l'arrière, avec une corniche.
La descente ne présente aucune difficulté, même hors sentier, je passe par un petit lac bleu, je ne rencontre personne avant Kibber, bien un renard. Je peux me reposer au Norling Homestay, pas d'eau chaude mais à part cela confortable. Je reçois du the avec des biscuits, et le soir un dal bhat abondant. Je sors un peu dans le village, il semble n'y avoir qu'un seul autre touriste
26/9 À 8 heures 30 je prends le bus local pour Kaza.
A SUIVRE Prochain épisode: mon plus haut camp, au Pakistan. Merci de m'avoir lu.
Splendide description de ta marche sur les hauteurs de Kibber. C'est vrai que d'aller de Kibber jusqu'à Dhankar c'était très compliqué et, hélas, impossible aujourd'hui à cause du tremblement de terre.
Le camp le plus haut: Ali Camp (col de Gondoghoro), Pakistan, 2006
Je prends surtout ce prétexte pour parler du trek du K2. Le 2ü juillet, nous avons quitté Askole à pied: 2 'clients', Ana, une Portugaise et moi, le guide Dosdar Ali, le cuisinier Nyat Shah et 11 porteurs. Ana travaille comme traductrice et parle parfaitement le Français, nous nous entendrons très bien. Ce trek remonte un glacier à partir du troisième jour, on ne rencontre ni village ni habitants, la région est contrôlée par l'armée car la ligne de front avec l'Inde se situe tout près, au glacier de Siachen.
Le deuxième jour j'ai été victime d'une intoxication alimentaire après avoir bu un thé. La forme est revenue ensuite, après un jour de repos complet. Nyat Shah prépare des repas succulents, même un dessert le soir. Je n'ai pas l'habitude du confort des treks organisés, mais pour celui-ci c'est obligatoire. Les tours rocheuses des deux côtés de la vallée forment un paysage impressionnant. On peut voir le Gasherbrum, le Broad Peak, le Masherbrum puis enfin le K2 quand nous arrivons au camp de Concordia à la jonction des glaciers le sixième jour. Nous ne gardons plus que 5 porteurs pour la suite. Le lendemain, je monte avec un porteur au camp de base du K2, ou plutôt nous fonçons. Ana et Dosdar s'arrêtent à mi chemin au camp de base du Broad Peak, ou nous sommes invités pour le lunch par une expédition espagnole. Un alpiniste autrichien est mort la nuit même dans un bivouac à 8000 mètres.
10/7 Après un jour de repos, nous prenons le chemin du retour par le col de Gondoghoro. Le temps reste parfait, froid au petit matin et ensuite chaud au soleil. Nous traversons un ou deux vallons à la surface du glacier, puis nous remontons dans de la pierraille facile. Je dois tout le temps attendre Ana et Dosdar qui marchent lentement. Après nous atteignons un glacier blanc, en faux plat et uniforme, une véritable autoroute de glace, très facile. Avec le soleil, il fond en surface. A notre arrière, le K2, tout autour des versants blancs. Nous nous arrêtons pour un déjeuner de pates, nous sommes rejoints par d'autres groupes. A 12 heures 30 il faut un peu slalomer entre les crevasses pour rejoindre Ali Camp sur des rochers au pied des montagnes. La vue inclut les Gasherbrum 2, 3 et 4. Repos ! Rapha, un alpiniste espagnol qui a gravi le Broad Peak, se joint à notre équipe parce qu'il doit rentrer chez lui rapidement. Nous discutons, Ana et moi essayons aussi les crampons en prévision du lendemain. Malheureusement une pénible, longue discussion financière surgit à propos de Rapha sur le 'péage' du col à la Hushe Rescue Team qui installe et entretient les cordes fixes, Rasha fait-il partie de notre groupe ou doit-il payer séparément ? Encore un bon repas, couché de suite mais dormi une heure seulement parce que ...
11/7 on me réveille à minuit vingt ! On part déjà, pour éviter les chutes de pierre dans la descente du col. Nous recevons du porridge, du café, je fais mon sac (je porte toutes mes propres affaires) et à 1 heures, nous partons, 14 touristes au total de trois groupes et tous les porteurs. Sur les rochers au bord du glacier, il fait encore assez chaud. Les porteurs prennent les devants, puis Rapha et moi et puis les autres. Le clair de lune suffit presque, mais ensuite la lune est cachée par les montagnes, Rapha me prête une meilleure frontale mais quand on arrive sur le glacier, c'est moi qui lui prête un vêtement chaud car ici, il fait très froid. Il faut traverser la partie plate du glacier, puis la seule vraie montée vers le col. La pente s'accentue avec des cordes fixes, je décide de mettre les crampons. On passe 2 ou 3 crevasses et une zone d'avalanches, mais en gros ce n'est pas difficile. Rapha a décroché et je me trouve seul au sommet du col de Gondoghoro à 5600 mètres. C'est l'aube, le soleil n'est pas encore levé, on voit aussi Hidden Peak d'ici. Je n'attends pas très longtemps pour les autres. Reste la partie la plus difficile du trek: le début de la descente sur un terrain pourri d'éboulis instables, neige et glace, très raides. Je passe le premier, je m'accroche à la corde fixe, des marches ont aussi été taillées. Ana n'a jamais chaussé ses crampons. Cela ne dure pas trop longtemps, ensuite je descends un sentier toujours raide, désagréable et long dans des eboulis, heureusement la vue vers le bas vaut le coup, je continue seul maintenant. Enfin j'atteins le terrain facile sur la moraine latérale au bord du glacier, je trace et à 8 heures 15, j'arrive au camping vert, avec un ruisseau, de Hubsang, plein de fleurs, edelweiss, asters... Oui, j'étais déjà venu ici seul, en trek, depuis Hushe, en 1994.
A suivre: le trek le plus fou, Lupgar Pir, au cours du même voyage au Pakistan
Bonjour Pierre,
C'est bien triste qu'il n'y a pas de photo, vu que beaucoup d'entre nous n'ont jamais été au Pakistan. Mais j'ai quand même une question : par où es tu rentré dans ce pays ? Islamabad, Karachi ou simplement par la seule frontière avec l'Inde qui était encore ouverte pour les foreigners ! Merci à toi
Serge
En 2006, j'ai traversé la frontière indienne entre Amritsar et Lahore. Dans les années 1990 je suis allé en avion au Pakistan avec un changement a Karachi, ou je me suis arrête une fois. J'écrirai peut-être sur un trek de ces voyages.
Les photos seraient seulement sur mes voyages plus récents. J'ai déjà posté quelques photos sur VF, par exemple dans cette discussion sur les treks au Chili https://voyageforum.com/v.f?post=7335526;search_string=Chili%20central .
Mon voyage au Pakistan continue après le trek du K2, en indépendant. Je visite pour la première fois la vallée reculée de Chapursan, a la frontière de la Chine et du corridor de Wakhan en Afghanistan.
18/7 J'arrive à la Pamir Serai GH au village de Zood Khun, dans les champs d'une large vallee, par une jeep publique bondée depuis Sost. Je suis accompagne par Marshall, un jeune américain rencontré sur Thorntree, le forum en Anglais de Lonely Planet. Alam Jan est absent mais the et biscuits, puis mouton, riz et légumes nous sont servis par sa femme, ce qui sort de l'ordinaire au Pakistan. Chapursan est habite par les ismailis peut-être les plus libéraux au Pakistan quant à la place des femmes que l'on voit non voilées à l'extérieur.
19/7 Pas un temps très agréable, ici à 3600 mètres, couvert et vent violent du Nord Ouest. Du coup nous faisons la grasse matinée puis décidons de rester ici pour la journée. Des visiteurs précédents ont décrit leurs pérégrinations dans un livre d'hôtes, et la bibliothèque inclut même un ou deux livres en Français. Il y a aussi un chat. A 11 heures, je sors dans les environs, maisons isolées, champs de pommes de terre et céréales, arbustes, sources. 2 autres jeunes arrivent à pied le soir du haut de la vallée.
20/7 Et ils me réveillent avant 5 heures pour prendre la jeep publique. Toujours un peu couvert mais pas de vent, nous partons après le petit déjeuner vers 8 heures 30, sur la piste puis dans une forêt et une zone d'etangs. Puis nous franchissent un pont pour un sentier de bergers qui monte et descend un peu à flanc de cote sur le versant Nord, avec des passages très étroits dans des éboulis raides. Marshall a cessé de me suivre, il devient vite clair qu'il n'a pas du tout mon niveau question randonnée, je l'attends très longtemps mais ensuite je continue seul.. Picnic dans l'herbe, pain et fromage, le temps est passé au très beau. La vallée s'élargit et je termine par une heure de marche facile au tombeau de Baba Ghundi, un lieu de pèlerinage local populaire. D'ailleurs, un groupe de pèlerins sacrifie une chèvre. Nous restons à cote dans une petite GH tenue par un vieux monsieur, Haji Mohammed, au milieu des alpages et des moutons. Beau coucher de soleil et il faut attendre 20 heures pour le diner de riz et légumes dans la cuisine plutôt sale, pas d'électricité ici.
21/7 Je n'ai pas très bien dormi, le matelas n'est pas très epais. Je manque d'énergie et je remets la suite du trek à demain. J'observe la vie locale depuis le pas de la porte, le temps est en partie ensoleillé, il y a beaucoup d'enfants, certains habitants ici sont blonds. Une caravane de yaks arrive depuis l'Afghanistan. L'après midi je marche une heure dans la vallée plate vers l'amont avec une vue partielle des sommets. Deux autres touristes arrivent avec un guide, mais ils campent. Le soir, je vois une étoile filante !
22/7 Je me lance dans le trek aventureux de Lupgar Pir qui est décrit en détail dans le remarquable guide Lonely Planet 'Trekking in the Karakoram and Hindu Kush ', Marshall a renoncé.
Je descends le long de la piste avec mon sac de 20 kilos pendant 2 heures 30 vers Yashkuk, mais la pas de pont, la piste est coupée par le gros torrent émanant du glacier de Yashkuk Yaz, la passerelle pour piétons est située plusieurs kilomètres en aval. Je tente le gué, pour le premier bras cela passe mais sur le bras principal je me fais renverser et maintenant je dois lutter pour ne pas me noyer, surtout à cause du sac au dos ! Bon, je réussis à revenir en arrière. Je suis trempé, heureusement le soleil tape, je vais sécher mes affaires et je mange mon picnic. Je dois le résoudre à traverser le glacier, cela ne présente pas de danger ni de difficulté, mais je suis parti pour une heure 30 de détour épuisant: montée raide sur le flanc droit, traversée tout en petites montées et descentes sur des pierres instables et de descente vers le pont en béton du torrent suivant, Wyeen, dont je remonte la vallée sur un sentier raide. J'arrive à un replat, Raud, eh oui ici il faut aussi traverser le torrent à gué . Bien que cela me semble faisable, après mon expérience du matin, je préfère traverser le glacier, après une courte montée raide, ce n'est ni long ni difficile cette fois. J'arrive au village d'été des bergers de Kikkezherav, je reçois un accueil sympathique, un jeune parle un peu Anglais, mais je suis totalement épuisé, je ne peux pas envisager une soirée sociale, je continue dans la vallée d'ablation en pente douce jusqu'ou je peux camper en solitaire (à part les chèvres). Je plante la tente dans la poussière, je dois aller chercher l'eau à la surface du glacier. J'utilise le rechaud MSR au kérosène pour la première fois du voyage, ouf cela marche directement pour un sachet de pâtes avec sauce en poudre. Je lis un peu, je me couche tôt, 3800 mètres ici, dur à dormir après la journée extrême.
23/7 Je me trouve dans une vallée en U, avec des parois rocheuses colorées, par super beau temps. Je me lève à 5 heures 20, je cuisine du porridge, et du Nescafe. Je lève le camp (la tente est sale) et je pars à 6 heures 40. Je continue à remonter le long du glacier, une succession de parties raides et de replat. Après 1 heure 15, il faut retraverser le glacier de Wyeen, nettement plus large ici. Je suis la bonne ligne, je rencontre quelques cairns, des tronçons assez plats et faciles et quelques obstacles, c'est long ! Dans un paysage fabuleux de haute montagne, avec la face blanche du Kuksar, 6900 mètres, en tête de vallée. J'atteins le cote Nord du glacier à un plat caillouteux et je recommence la montée vers un deuxième, puis un troisième replat, le camp de bergers de Wyeen, déserté. Je marche sur une trace pénible dans les pierres au sommet de la moraine jusqu'à un court passage délicat, instable et raide, pour quitter la moraine et m'engager dans la vallée secondaire de Badafshayeen. Je peux m'arrêter longuement pour le déjeuner sur un alpage vert, avec des fleurs, je cuisine de la purée en flocons avec du thon en boite, puis je me repose. Je me sens mieux après, je remonte la vallée d'abord sur une pente raisonnable puis je suis bloqué par un glacier, blanc ici. Je suis reparti pour un autre effort violent, à l'extrême gauche, raide, entre la moraine et les eboulis, puis sur la moraine, assez stable, puis une partie vraiment chaotique et difficile ou je dois marcher dans un torrent descendant de la gauche. 30 mètres plus haut, j'arrive au 'camp de base' dans les ardoises, à 4680 metres, peu avant 4 heures. Je mange des abricots secs, une spécialité du Nord Pakistan. Deuxième journée de dingue. Mais fabuleux endroit, assez chaud, on voit le col pour demain, et un 6000 mètres couvert de neige et de glaciers suspendus. Je cuisine encore des pâtes, avec une sauce en poudre. Je lis un peu, j'admire le coucher de soleil, et de nouveau un sommeil agité et insuffisant.
24/7 Je me lève a 5 heures 10, je prépare le porridge et le Nescafé, je suis parti a 6 heures 20. Cela grimpe assez sec sur des névés assez durs, puis sur du gravillon, les 100 derniers mètres sont très raides, je dois même revenir un peu en arrière et choisir une autre voie. A 8 heures 10 je me trouve au sommet du col de Lupgar Pir, 5150 mètres, avec de bonnes nouvelles: la descente vers la vaste vallée verte a l'Ouest ne présente pas d'obstacle majeur. Une fois passée la corniche de neige initiale, je descends dans des éboulis faciles, il faut traverser un petit glacier avec attention, car les crevasses sont en partie cachées par de la neige. Enfin sur un terrain agréablee, dans des alpages tapissés d'edelweiss, en dessous de roches rouges. Je rencontre le seul berger de la vallée, avec son aide et ses moutons, il parle anglais. Je m'arrête a une source et je mange des nouilles minute chinoises. Je passe le camp du berger, il m'avais invité mais je préfère continuer, le sentier descend vers le torrent, le pont n'en franchit qu'une partie, puis c'est dans l'eau jusqu'à la taille. Je m'engage dans la gorge, je n'ai pas retranscrit le nom wakhi mais cela se traduit par la gorge 'Oh dieu peux tu me venir en aide'. Pendant des kilomètres je marche sur une trace vertigineuse dans des éboulis ultra raides, 50 a 100 mètres en surplomb du torrent. Elle n'a par endroits que 10 centimètres de large ou alors elle est carrément détruite. Je progresse lentement, a grand renfort d'adrénaline. Cela dure 2 heures ! A un endroit le sentier a carrément disparu sur 20 mètres, je marche quasiment sur du vide mais mes 2 bâtons de randonnée accrochent. A la fin, je tombe encore dans les descentes instables, un bâton plie même. A 5 heures 29, après un pont, j'arrive a un petit plat sableux dans le lit du torrent, stop !! Je suis épuisé, et encore plus nerveusement, j'installe ma tente, je cuisine avec l'eau assez grise provenant de glaciers. Il fait chaud ici. Quasi impossible de dormir après la folie de l'après-midi.
25/7 Lever avant 5 heures et semoule sucrée au lait en poudre au petit déjeuner. Quel calme dans ces gorges ! Je reprends le sentier impressionnant, bon c'est nettement moins dangereux qu'hier, seulement 2 ou 3 endroits un peu risqués et des descentes pénibles. Je passe 2 ou 3 beaux alpages avec des enclos et des cabanes, mais personne. La gorge s'ouvre un peu, le chemin s'ameliore, quelques petites montées et descentes, les premiers cypres. A 9 heures 20 le chemin rejoint un canal d'irrigation, qui abreuve des arbres et de hautes herbes. Je mange des abricots secs. Encore quelques éboulis a traverser et enfin hors des gorges et au village de Raminj sur un plateau cultivé. J'aurais pu y rester, mais je descends à la route, a 10 heures 30. Je me repose a l'ombre et me remets un peu. 3 jeeps d'un groupe passent, mais après plus rien avant 2 heures 15 quand le pick-up d'un particulier m'emmène gratuitement a Sost, il roule beaucoup trop vite sur la piste tournicotante.
J'ai mérite du repos a l'hôtel Skybridge Inn a Sost, puis le lendemain a Passu, un village bien plus plaisant.
Note: en 2018, j'ai eu un moment encore plus dangereux, Tourist Pass, au dessus d'Arslanbob au Kyrgyzstan. Je déconseille.
J'avais (et j'ai toujours) comme carte 'Karakoram' en 2 feuilles, de la Swiss Foundation for Alpine Research, au 1/250000, peu détaillées.
Pour ceux qui ne trouveraient pas le guide de trekking LP (épuisé), il y en avait un autre, moins bien mais OK, par Isobel Shaw (tout aussi épuisé).
Après le long récit d'hier, juste quelque chose de court:
Mon camp le plus froid: Morimoto Base Camp (Langtang), 12/2007
Je ne vais pas raconter tout le trek au Langtang, qui est très connu. Je retourne pour la première fois au Népal après la guerre civile, le tourisme redémarre.
29/11 3ème jour de marche, j'arrive à Kianjin à 11 heures, peu de trekkeurs. Je choisis un petit lodge, Lovely Guest House, confortable, tenu par une famille avec 2 jeunes enfants, je suis le seul client. L'après midi je me 'balade ' (euh ... beaucoup plus qu'une balade) dans la vallée secondaire vers le Nord jusqu'aux glaciers au pied des murs de glace du Langtang et du Langtang Lirung, vers 4150 mètres. Coucher de soleil sur Flûtes Peak après 17 heures.
30/11 Je me lève à 6 heures 30, -4° dehors. Avant 7 heures, on me sert déjà un thé citron, puis pain tibétain et omelette. A 7 heures 15, je pars pour l'ascension du Tsergo Ri, Je marche facilement à un rythme constant sur les lacets raides. Plus haut, je fais 2 arrêts et j'atteins la neige glacée en surface. A 10 heures 45 j'arrive au sommet, 4984 mètres, avec sa vue à 360 degres, et un vent froid. Je continue sur la crête vers l'Est, je fais tout un circuit complètement seul, je redescends par le camp d'été de Yala, je provoque la fuite de groupes de 'perdrix'. Je suis revenu à 3 heures 15, la salle à manger du lodge est ensoleillée jusqu'à grand froid du soir. Je passe une bonne nuit.
1/12 J'hésite puis je me décide à aller camper plus haut, je n'ai pas porté mon équipement de camping pour rien ! Je pars à 7 heures 30, je dois sauter des ruisseaux transformés en glace. Je remonte la vallée principale, froide à l'ombre à cette heure, quasiment plate. D'énormes blocs de pierre parsèment les alpages. Je ne vois plus personne, bien des yaks et des chevaux , Je m'arrête un peu à Nurmathang à 9 heures 45. Cette marche facile se termine à une moraine et une courte montée au camp d'été de Langshisa, à 11 heures 15, juste sous les murailles et glaciers sur le flanc Sud. Je cuisine du spaghetti au fromage, que j'ai emmenés de Kathmandu, entre des murs de pierre.
Je confirme la description de Willempsie. Un trek fait en 2008. Au lieu de descendre vers Raminj nous sommes remonté vers le glacier de Batura en passant par le Whertum Pass. Quelques photos, de mauvaise qualité malheureusement, pour illustrer. Un peu trop exposé pour compter retrouver ce trek sur le catalogue des tours opérators.
La vallée s'élargit, le petit sentier monte sur des moraines couvertes de végétation sur la gauche, je passe encore par deux campements estivaux des éleveurs, et je rencontre toujours quelques yaks. Les deux versants sont couverts de cascades de glace. Cela se met à grimper assez dur et je me retrouve dans un paysage ... 'pakistanais', en haut des moraines, dans les cailloux, dominant le glacier principal couvert de pierres. Enfin, je rejoins la vallée d'ablation, un bel alpage, à environ 4700 mètres, le camp de base du Morimoto. J'hésite un peu, le ruisseau ne coule pas, je décide d'y installer ma tente, je ferai fondre de la neige pour boire et cuisiner. Au soleil, il fait bon. De la crête de la moraine, je peux admirer le Goldum tout blanc et le Langshisa juste en face, dans un calme absolu sauf pour de petites avalanches, pas de vent non plus. Des que l'ombre arrive, je me réfugie dans mon sac de couchage sous la tente, puis je prépare du spaghetti avec une boite de thon. Je sors encore pour un superbe coucher de soleil, et même après toute la crête blanche sur un fond bleu noir. A 6 heures je me mets au lit avec 3 couches de vêtements sur le haut, seulement le sous vetement thermique pour le bas, il fait maintenant -6°.
2/12 A 6 heures ce matin, la température a plongé à -13° sous le double toit. Je ne parlerai pas d'une nuit confortable, mais je n'ai pas souffert du froid. Je fonds de la neige pour le Nescafe, avec du pain et du fromage. Je sors à 7 heures par un temps toujours calme et beau, je porte maintenant 5 couches sur le haut, 3 sur le bas. Je continue la vallée d'ablation en amont, jusqu'à ce qu'elle se termine après une bonne heure. Je vois les empreintes d'un félin dans la neige, un léopard des neiges ? Au retour, le soleil tape et cela devient chaud, le petit ruisseau coule même sur un tronçon. Je démonte ma tente et il me reste la long retour à Kianjin. A la mi journée, après Langshisa, le temps change et devient venteux, froid. Je croise 3 randonneurs, pour la journée seulement, et j'arrive au lodge à 16 heures.
J'arrête ce récit ici, je vais continuer ce trek par le Gosainkund.
Tiens, c'est un des coins où j'irais bien, pour poursuivre ensuite vers le Tilman's Pass si c'est jouable (tu n'y es pas encore passé ?)
Il reste toujours des choses à voir/à faire dans le Langtang.
Cette discussion s'allonge donc je pense l'arrêter ici, et rapporter mes expériences suivantes dans de nouvelles discussions. La je songe au trekking au Pérou en 1984, y compris le Camino Inca.
Merci à mes lecteurs.
Le Tilman Pass, non, il faut virer sur la gauche (et commencer par traverser le torrent à gué) à Langshisa, puis remonter le glacier dans la vallée secondaire, c'est bien visible, mais la suite s'annonce difficile.
C'est époustouflant! Mais, très clairement, autant partir en trek me plaît, autant partir en trek avec ces températures, je n'y songe même pas... J'ai un soucis de résistance au froid.
Ca a dû être une succession de paysages magnifiques pourtant!
"Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi-même le chemin." - Bouddha
Je partage mes aventures de voyage et toutes mes réflexions sur ce que le voyage peut nous apporter sur mon blog : https://etre-et-voyager.com
Mon credo ? Rêvez, voyagez et soyez vous-même!
Hi,
We’re planning to do the 4-day trek from Mestia to Ushguli without an agency. The descriptions mention that there are accommodations at each stop, but we can’t find any details about them. Has anyone got info or feedback on this route?
We're planning to trek in Peru and Bolivia and would love to find some local agencies.
If you know any, could you share details on prices and, of course, the names of the agencies?
Which trek would you recommend?
Elocine
I'm heading out on a fully self-sufficient trek in Morocco (10 days) from Imilchil to Aghbalou.
Can I find screw-on gas canisters (Coleman, Primus) in Marrakech (any addresses?) or in villages between Imilchil and Aghbalou?
If not, are Butagaz canisters for camping gas (small 230g size) available?
Thanks in advance for your tips!
Hello, I’d like to embark on a little trip in my home country, Switzerland. I’ll start walking from La Cure, heading toward Le Noirmont first, then I’ll improvise my route—but it’ll probably follow the French border... at least as far as Lac de Joux.
I’ll decide day by day how much farther to go after that. My goal is to stay in nature as much as possible, wander around for as long as I can, and restock food in villages or towns along the way.
I’m thinking of mostly camping, but we’ll see if I end up in a hotel or another campsite depending on my route.
I’d love to reach La Chaux-de-Fonds on foot... maybe even Delémont.
The whole thing should take about a week, give or take.
I’ll be bringing my dog, and I’m preparing for this as soon as I’m ready.
Any tips to make sure everything goes smoothly for us? Things I should know—or avoid? What about shepherds with their flocks of sheep? And isn’t hunting season open right now?
I’m not sure if what I’m planning is even doable, which is why I’m asking around.
This’ll be my first time doing something like this—wandering in nature *and* with a dog. I’m really excited for this adventure... and I need it. Thanks!
We’re really keen on ecosystems and want to hike in "natural" ancient forests—not planted woods or areas heavily degraded by human activity. Travel guides (like Lonely Planet) don’t provide much info on this. Could you point us to the most interesting spots?
Thanks in advance for your tips.
We wish you happy holidays and a fantastic 2026, full of discoveries!
Claire and Albert
Hi, this might not be the right section, but I’d like to know if it’s possible to start mountaineering with another person without necessarily hiring a guide. We’ve done quite a bit of hiking but not mountaineering—we’ll just do a half-day glacier course. After that, we were thinking of starting with La Grande Motte and the Pointe de la Traversière, which were recommended to us. Honestly, for things like roping up and knots, I’ll learn at home with lots of videos and a book.
I’d love to know if anyone has done treks in the Rwenzori Mountains and how much it costs on average, what the infrastructure is like, the landscapes, and safety in the area. Thanks so much! I’m really looking forward to your replies.
We’re leaving in 9 days for a two-week trip to Madeira, mainly to hike.
From my research, I’ve found that since last year, access to most trails—and systematically for the most popular ones—is now paid. You have to pay an access fee of 4.50 € per person per classified hike in 2026, and even 10.50 € for the most iconic hike: Pico Arieiro to Pico Ruivo. When paying, you also have to choose a day and a 30-minute time slot for your start time. Of course, this reservation is neither changeable nor refundable, even if the weather that day is terrible.
Personally, given the massive influx of tourists to the island in recent years, I don’t mind paying a fee to help maintain the trails. Similarly, setting a limit on the number of people who can hike them per day is certainly preferable to preserve this priceless heritage.
However, what’s much less fair is that in reality, most of the available spots are reserved: 1/ for Madeira residents (which is normal); 2/ for "economic operators" (meaning local tour operators). For example, if you’re a non-resident (independent tourist), no booking is possible for the Pico Arieiro hike for an early morning start before September! So, unfortunately, we’ll have to skip this hike.
It’s the same issue for Ponta de São Lourenço, the 25 Fontes, Pico Ruivo... in short, all the most popular hikes. Oh well, we’ll skip those too!
So my question is: which hikes do you recommend where we won’t face the huge crowds that the others get? And where we can book the day before for the next day, taking the weather into account?
Finally, a quick accommodation question: we’ve booked the first week in Funchal, but I haven’t decided yet for the second week. Do you have any advice on where to stay in the south or north, preferably avoiding overly concrete-heavy and touristy spots?
I’m reposting about the logistics for Samaria Gorge.
I’d love to get recent info, especially about whether it’s possible to park my car in Omalos, do the hike, and then catch a bus back to my vehicle.
In theory, it’s doable, but when you check the KTEL website, there aren’t any feasible schedules listed. If anyone has recently organized this with reliable, verified details, I’d really appreciate it. Thanks in advance!
Hi there,
We’re flying from Montreal to Lyon this August to go hiking in the French Alps. We’ve rented a car and will be staying at campgrounds. We’re planning to do day hikes and want to stay a few days in one spot, do a few hikes, then move on to our next camping spot. Could you share your favorite spots or any recommendations for places to spend a few days with great hikes?
A few details:
We arrive in early August and leave in early September.
We’re looking for day hikes (or shorter), moderate difficulty, with a cumulative elevation gain of no more than 1000m, and of course, beautiful scenery!
We’d prefer not to drive too much—maybe it’s best not to head too far south and deal with unnecessary heat?
Along the same lines, if you know of any great campgrounds where we can start our hike directly without needing the car, we’d love to hear your suggestions!
Hi there,
I’m planning to go hiking on this island and would like to know the best time to do it. I visited for a few days in November 2018—not for hiking but just to explore—and the weather wasn’t great, especially in the mountains. So, is a star-shaped itinerary doable if I rent a car and maybe use two different accommodations?
I’m not planning to join an organized group—just traveling with one other person and organizing things ourselves—unless you’d recommend a local agency or guide. Finally, even though I’ll be getting maps, a topo guide, and a GPS, I’d really appreciate your top hiking recommendations.
Thanks so much for your tips!
I’m planning to do the Mercantour crossing following the Randoxygène route in mid-July.
I’m used to hiking in the mountains, but I sometimes get vertigo, for example on ridges with drops on both sides. I wanted to check if there are any T4 or T3-T4 sections and find out if there are any very exposed passages—and if so, where—so I can plan an alternative route.
Can anyone give me some info on this?
Thanks!
I’m planning a trip around Cap Corse and the AGRIATES in 2026, from May 8th to 15th (there are still 2 spots left, by the way! Just DM me if you're interested).
I’d love to know which hikes are worth prioritizing in the AGRIATES. We’ll be staying in SALECCIA for two days as our base—what should we focus on from there?
A round trip to IGNHU beach? Any other suggestions?
For Ostricano, I think it’s too far for a round trip...
Thanks for your tips!
Have a great day,
Anie, Toulouse
I’d like to get some info about the GR10 Pyrenees traverse. I need help planning the daily stages and accommodations—my wife isn’t an experienced hiker but walks a lot, so I’d like to schedule shorter walking days and thus a longer overall trip in terms of number of days.
Could anyone give me some help and advice?
Best regards,
New to this forum, I’m planning a pretty big project for 2028.
I’m heading to Nepal to do a trek from Kathmandu all the way to Everest Base Camp (a cool 5,300 m 😄).
This trek is a bit special because even though I’ll be part of a group, I’m going solo (so far, no problem—I’m used to it). But it’s my first real trek, and it’s also a humanitarian one: once I reach base camp, I’ll stay an extra week to help clean up the waste left by tens of thousands of climbers! Since I’m originally from South America, from two countries that share the Andes, I have a deep respect for mountains—they fascinate me. So Everest… it’s kind of the trip of a lifetime!
So, a little question for those who’ve done treks to Everest before… any tips for good mental preparation (I’m already working on the physical side)?
Hi there, I’m planning the Annapurna Circuit for March 2027 and I’m looking for a local agency with a local guide—preferably French-speaking—to arrange this trek for us. Any suggestions? Thanks
Hello!
We’re spending a few days in Toraja country at the end of May. We’d love to do a day trek—taking our time—on a route that’s stunning in terms of scenery, but not a level 5 in difficulty!
Any suggestions you can share, please?
Thanks in advance
I’d like to do the Mare a Mare Sud in May over 4 days. I’ve found quite a few places to stay along the route, but I’m stuck on the start and finish.
I’ll be arriving by plane on Sunday evening and would like to start pretty early on Monday morning. Ideally, accommodation right at the trailhead (Alzu di Gallina) would be amazing, but I can’t find anything. Any tips?
Also, for the transfer from Figari Airport to Porto Vecchio or Alzu di Gallina?
At the end, I’d like to pick up a rental car—any advice on that too?
I’m traveling solo by plane to Catania in May and plan to hike the northern side of Etna, starting from Linguaglossa where I’ll arrive by bus. After that, I’d love some info on how to get up to Piano Provenzana (shuttles or hitchhiking), since it seems there’s no public transport except in the summer. Can you sleep there in a free or cheap refuge, or camp? And how far up can you go without having to hire a guide? Thanks in advance. Bernard.
Hi everyone,
I’m heading to Morocco in August and we’ll start with a stop in Chefchaouen (we’re driving).
My question: can anyone suggest a 5-to-7-day loop hiking route from Chefchaouen in Talassemtane Park, ideally passing by the God’s Bridge? Or a paper guidebook that covers a few options?
We prefer wild camping and guesthouses.
Thanks in advance
Hi there, for those who’ve been recently—is it possible to find other solo travelers in March on the island to share transport or room costs? It doesn’t seem easy to travel on a budget.
If you have any recommendations for simple lodgings or places with dorms, I’d love to hear them.
For those who’ve done multi-day treks while moving around: do you need to bring your own sleeping bag? I’d love to hear about itineraries you’ve done without a guide, just with a map and GPS.
Thanks, and have a great day!
Hi everyone!
We’re planning a 15-day road trip to Scotland this summer, specifically to explore and hike on Lewis and Harris—places we’ve never been before. We’ve visited other islands on previous road trips in Scotland (we usually go in April for a week). This would be our first time in Scotland in the summer and for 15 days. We’re looking at late August to early September.
I’m currently drafting the itinerary. We’d be crossing from Ullapool and were thinking of spending 3 nights on Harris and 4 nights on Lewis.
Does that sound balanced to you? Is it better to keep the same accommodation on Harris and the same on Lewis to explore the area? I’d love to hear about any past experiences you’ve had on these islands.
Thanks!
Hi there, I’m trying to leave for 15 days very soon to São Vicente. I’m either looking to join an agency or figure things out on my own to go hiking on one of these islands or both. From what I’ve seen, it’s not easy to organize with local transport, so it gets expensive. Can I use the services of a small local agency? I’m looking for the simplest way to hike for several days. Also, how do you get from São Vicente to São Nicolau? Thanks in advance and have a great day!
Aichatou
I’ve been wanting to do this for several years, and this year’s the one. Next September, I’ll be trekking in Tusheti (Georgia), from Omalo to Shatili.
Of course, I won’t be renting a vehicle that’d just sit unused. No problem getting to Pshaveli, but from there to Omalo, it’s a dirt road (still the case?)
There must be some form of public transport since there are so many guesthouses, and not all travelers come in a 4x4.
If any of you have been to Omalo, could you confirm that these shared transports exist and how often they run?
we’re planning a trip to Yellowstone and hoping to do a three-day backcountry hike if we get a permit.
if any of you have done this before, could you let me know if it’s possible to find water along the way? And if we can transport it, are we allowed to use a stove?
Hello,
I’ll be in Nepal from March 6th to 29th (we’re flying into Kathmandu via Varanasi and leaving via Delhi).
I’m a bit confused about the regulations requiring a guide.
My wife and I (we’re 63 and 64) aren’t experienced trekkers—we’re more used to walking on terrain with very moderate elevation changes. I’m looking for fairly easy hikes, possibly day trips.
Here are my questions:
- Does the Poon Hill trek from Pokhara require a guide, or is it better to go through a local agency? (I’ve seen a lot of them offering 4-day packages)
- I’d like to do a few multi-day hikes around Jomsom (Kagbeni, Mukitinath, Lupra, Marpha)... Do you need a guide for those, and can you find accommodations easily without booking in advance?
Last question—I’m really hesitant to lug around a sleeping bag or down jacket during our 6 weeks in India. Can you easily find these kinds of items at reasonable prices in Pokhara?
Thanks in advance for any tips you can share!
Yann
I’m a 56-year-old man who’s done several treks in Nepal and elsewhere. Also passionate about photography.
I’m looking for one or more people to form a group for a trek in Nepal. The trek is the Annapurna and Manaslu circuit (24 days), including a stop at Tilicho Lake. I’ve got a great itinerary and the local company seems solid. The price is around $1600.
I’ll be in Nepal from April 5 to May 12, 2026, so the trek would need to happen within those dates.