L'alimentation idéale en voyage à vélo
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
BA
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales . Merci pour vos idées .
NO Nomade743 Veteran ·
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales . Merci pour vos idées .

Vaste question !

N'étant pas nutritionniste je ne peux que partager mon expérience acquise. je ne suis pas sur que la meme alimentation convienne à tout le monde ?

Au préalable il faut faire une distinction en fonction des différents parcours, il faut bien comprendre que la dépense énergétique sur un parcours montagneux n'a pas grand chose a voir avec celle sur un itinéraire de type canal/voie verte. La maniere de rouler joue aussi , entre rouler cool et rouler vite, entre une étape de 50km et une de 150 les besoins ne sont pas les mêmes.

Pour ma part sur un parcours facile (ma définition est : plat et au maximum de 100km) je m'alimente tout a fait classiquement on va dire comme à la maison cad: petit déjeuner (café/pain/miel/éventuelement un fruit), un déjeuner complet (légume/fruit/pain/fromage/jambon parfois) et un diner plus copieux cuisiné et chaud avec une source de glucide comme des pâtes ou du riz. Les quantités sont a peine supérieures à ce que je mange à la maison.

Sur un parcours dur, cad montagneux et/long (long pour moi c'est plus de 6h de vélo). Je ne change rien pour le petit déjeuner mais je m'arrête généralement en milieu de matinée pour une collation , déjeuner léger, gouter et repas du soir idem parcours court.

Je ne prends jamais de boisson énergétique ni de barres éponymes qui certes apportent un pic d'énergie mais produisent ensuite une chute de la glycémie. je leur préfère des fruits secs ou une tartine de pain voir un pain au chocolat.

Lorsque l'on roule "en dedans" rythme tranquille de cyclotourisme , les muscles utilisent notre stock de graisse qui est largement suffisant meme pour quelqu'un d'ultramaigre . Donc il n'est pas nécessaire d'avoir une alimentation particulière. Ce n'est que lors d'efforts violents et fatalement de courte durée que les muscles carburent au Glycogene et ce n'est que pour ce type d'effort que l'apport de glucose est utile.

Lors des journées trés chaudes je bois parfois le soir une eau trés chargée en minéraux, ceci afin de compenser les pertes par sudation. (jamais de sel par contre) A la fin de chaque étape je bois systématiquement 1L d'eau et je fais un quart d'heure de stretching.

Contrairement à ce que certains disent je pense qu'il est préférable d'être un peu entrainé avant de partir en voyage, quand je dis minimum c'est à minima du vélo une fois par semaine et au moins une activité physique tousses 2 jours (footing, marche, natation...), Cela évite les douleurs que l'on peut ressentir en début de voyage (on ne passe pas impunément d'une ballade à vélo par mois à 5h par jour !)
TV Tve64 Regular ·
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales . Merci pour vos idées .

N'étant pas nutritionniste je ne peux que partager mon expérience acquise. je ne suis pas sur que la meme alimentation convienne à tout le monde ?

Idem pour moi.

Contrairement à ce que certains disent je pense qu'il est préférable d'être un peu entrainé avant de partir en voyage, quand je dis minimum c'est à minima du vélo une fois par semaine et au moins une activité physique tousses 2 jours (footing, marche, natation...), Cela évite les douleurs que l'on peut ressentir en début de voyage (on ne passe pas impunément d'une ballade à vélo par mois à 5h par jour !)

Ça n'est pas mon expérience.

J'ai fait ma plus longue journée de vélo (14,5 h avec 2 h de pause à midi environ) et 240 km tout début juillet (en Provence, avec la chaleur habituelle): Montpellier -> Cotignac (83) donc très plat pendant la moitié du chemin, puis une montée progressive pendant un bon quart et un peu de relief (sommet à 400 m) avec montées et descentes à la fin (total D+= 1100m). J'avais très peu roulé au printemps: max une fois / mois et à peine plus de 100 km pour la sortie la plus longue. Bien entendu je suis arrivé fatigué, mais pas du tout lessivé. J'aurais pu faire encore qq dizaines de km (de plus en plus lentement), mais pas jusqu'à 300. J'ai passé la soirée avec des amis et me suis couché vers 23h30 (lever à 4h30).

J'ai été le premier surpris par la capacité de mon corps à produire cet exercice et à l'encaisser. L'expérience que j'en tire c'est que l'essentiel est d'adapter son rythme à sa capacité en s'écoutant (pas besoin d'appareils) et de veiller à l'alimentation (c'est la question posée) qui doit être régulière et bien dosée. Si on choisit le bon tempo et qu'on fournit ce dont le corps a besoin au fur et à mesure tout en gardant assez d'énergie disponible pour que le système digestif fonctionne en multi tâches avec l'effort de propulsion et celui de la régulation thermique, ça tourne; même sans entraînement (à un rythme différent pour chacun, évidemment).

Je n'avais rien pris de spécial (boisson énergisante, sels, etc.) mais je mangeais régulièrement (un petit peu toutes les heures) en alternant aliments salés et sucrés. J'ai fait la pause de 2 h chez une amie avec laquelle j'ai déjeuné et qui avait préparé un repas normal mais pas trop copieux (je ne me souviens pas du menu, malheureusement). Ne l'ayant pas vue depuis longtemps et comme il faisait très chaud j'y suis resté longtemps (2 heures), ce qui a eu à mon avis un effet très positif (digestion démarrée dans de bonnes conditions).

Bien entendu il y a des variations entre les individus et loin de moi l'idée de généraliser à partir de ce cas spécifique. Par contre, je suis certain de n'avoir rien d'exceptionnel. J'ai toujours fait des activités nature d'endurance en montagne (marche, ski de fond, vélo) mais jamais en compétition ni en "m'entraînant" (jamais de programme ni d'activité sportive la semaine), ni à haute dose (sauf pendant les classes de mon service militaire). Depuis que j'enregistre mes traces GPX je peux avoir des stats mais je les consulte peu. Avant cela je n'en ai jamais tenu. C'est dire combien la notion "d'entraînement" m'est étrangère. La seule chose peut-être pas si répandue (sans être rare) c'est que depuis que je suis enfant, je fais des activités nature d'endurance sans période de "pause" (j'ai 56 ans). Peut-être que ça joue, mais je ne suis pas qualifié pour argumenter.

Donc en conclusion: non, je ne pense pas qu'il soit indispensable de s'entraîner si on fait une activité comme la marche ou le vélo depuis sa jeunesse. Par contre, il faut savoir s'écouter et ne pas se mettre dans le rouge. Pour l'alimentation, ne pas rechercher l'aliment magique mais équilibrer le salé et le sucré (je mange pas mal d'amandes, de raisins secs, abricots secs, pistaches etc.). Pas de soucis pour manger des choses grasses comme le saucisson, mais évidemment en quantité faibles à la fois. Se gaver en se disant qu'on fera des réserves pour le jour de l'effort est une grosse erreur. Ne jamais oublier que la digestion consomme de l'énergie (stockée dans le corps, plus disponible) donc éviter les côtes longues demandant un surplus d'effort après le repas (et ne pas oublier que quand il fait chaud, c'est comme la clim sur une voiture, ça demande de la puissance et donc de l'énergie (en plus de l'eau, évidemment) pour garder au "système" une température fonctionnelle. J'ai compris tard qu'il faut manger en haut des cols et pas en bas, en oubliant les horaires habituels des repas.
BA Bardim ·
Je viens de découvrir un site sympa sur le cyclotourisme qui parle d'alimentation : https://le-plaisir-a-velo.com/i--Faciliter-l-Effort-a-velo.html il parle d'indice glycemique ?
NO Nomade743 Veteran ·
Je viens de découvrir un site sympa sur le cyclotourisme qui parle d'alimentation : https://le-plaisir-a-velo.com/i--Faciliter-l-Effort-a-velo.html il parle d'indice glycemique ?

L'indice glycérique élevé ce sont les "sucres rapides": sucre blanc ou roux par ex que l'on trouve dans toutes les préparations industrielles (barres énergétiques , pâtisseries, barres chocolatés)

l'indice glycérique bas ce sont les "sucres lents" tel le riz, la semoule de blé.

Les aliments a IG élevé donne un coup de fouet de courte durée suivit d'un coup de pompe ou alors il faut en manger continuellement ! a éviter !! ceux à indice bas libèrent lentement l'énergie dont le corps à besoin.

Comme dit le proverbe: "l'avoine du soir fait le cheval du lendemain"

sinon ce site est interressant , tout est dit mais il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre il m'arrive souvent l'été de prendre une bière à l'arrivée tout en étant conscient que l'alcool est trés mauvais pour la récupération mais trés bon pour mon moral !!! 😉
NO Nomade743 Veteran ·
J'évoquais l'entrainement surtout pour Bardim qui est débutant , il est clair que tu t'es forgé une endurance par des activités de plein air depuis ton plus jeune âge qui fait que ton corps est prêt à affronter de longues heures d'effort. En plus tu te connais parfaitement ce n'est pas le cas pour un débutant. D'une certaine manière c'est cela etre entrainé !
TV Tve64 Regular ·
sinon ce site est interressant , tout est dit mais il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre il m'arrive souvent l'été de prendre une bière à l'arrivée tout en étant conscient que l'alcool est trés mauvais pour la récupération mais trés bon pour mon moral !!! 😉

+1

Je suis pour résoudre les problèmes quand ils se posent. Pas forcément avant.

Si on a des soucis et que l'abstinence totale d'alcool, y compris une bonne blonde à 4,5% (je garde les bières d'Abbaye comme récompense finale), est la solution, bien sûr.

Mais pour moi, ni un demi ni un coca ne m'ont causé de problème.

Le bon coup de fouet en fin de journée avec du sucre, ça n'a pas que du mauvais. Je n'ai jamais eu de crise de glycémie (ou hype) suite à la boisson d'un coca (je n'en bois jamais hors des sorties vélo). Quant à la prise de poids, j'ai perdu 5 kg (81 -> 76, pour 1,82 m) entre la fin du confinement et aujourd'hui sans me priver de rien, et spécialement pas de quelques cocas lors de mes virées à vélo.
TV Tve64 Regular ·
J'évoquais l'entrainement surtout pour Bardim qui est débutant , il est clair que tu t'es forgé une endurance par des activités de plein air depuis ton plus jeune âge qui fait que ton corps est prêt à affronter de longues heures d'effort. En plus tu te connais parfaitement ce n'est pas le cas pour un débutant. D'une certaine manière c'est cela etre entrainé !

OK dans ce sens. 😉

Je l'avais compris comme si il fallait inscrire le voyage dasn un plan. Mais tu as raison de parler de se connaitre. C'est la clé au final.
WE Wegg Veteran ·
[...] barres éponymes [...]

Je ne connais pas cette marque.
[...] rien n'étant jamais parfait, rien n'est jamais parfaitement désespéré [...]

Nulle part, mais en Irlande. Franz Bartelt
LA Langenscheid Veteran ·
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales

Comme à la maison : 70% glucides (sucres lents : pâtes, riz, flocons d'avoine, etc.), 15% protéines, 15% lipides.

Pendant l'effort, des sucres lents type bananes (fraîches ou séchées), raisins secs, amandes, etc.

http://www.lebraquetdelaliberte.com/flocons-avoine

Pois chiches + boîte de maquereaux http://fcorpet.free.fr/Denis/Pique-nique-ideal.html
BA Bardim ·
Merci a toi pour les menus : poids chiche + maquereau mais pas a la moutarde car je ne digère pas , plutôt nature ou sauce tomate et Sardine + épinard et pourquoi pas Quinoa et thon a l'huile d'olive , pour les flocons d'avoine je prend des muesli bio au petit déjeuner selon Bertrand scaramal du site braquet de la liberté j'ai acheter son guide au passage très bon conseils mais il manque des choses comme l'alimentation ect ..
8X 8xc Veteran ·
Je suis a la recherche de menus idéal pour avoir une alimentation équilibré en voyage a vélo qui pourrai donner assez d'énergie pour la journée et éviter les carences et autres fringales . Merci pour vos idées .

Deux aspects dans ton message :

Menus idéaux

Pour moi ça n'existe pas, l'équilibre alimentaire général provient de la somme des déséquilibres. Nous sommes Homo sapiens, une espèce qui a colonisé le monde justement parce qu'elle est opportuniste alimentaire et n'a pas de besoins précis ni dans la nature ni dans la quantité encore moins dans la régularité, au contraire. Les maladies dites de civilisation proviennent de la trop grande régularité alimentaire, sans l'alternance de périodes d'abondance et de périodes de disette, la négation de la saisonnalité de l'alimentation. Cette opposition à ce que nous sommes se concrétise dans le précepte incompréhensible de menu idéal, qui n'a jamais existé dans l'histoire humaine sauf actuellement. On a maintenant une maladie mentale, l'orthorexie, qui consiste à se nourrir précisément d'aliments "bons" en évitant les "mauvais", voire en pesant les aliments et même en calculant le nombre de calories ou de tel ou tel nutriment, comme si nous n'avions ni instinct ni cerveau, ni contraintes extérieures. Nous sommes faits pour varier la nature et la quantité de notre alimentation, ça fait notre force. Parler de menus c'est prévoir ses aliments et leur quantité, antinomique avec ce que nous sommes.

On peut juste dire que telle ou telle façon de nous alimenter nous convient ou non à tel moment donné. Comme les autres intervenants, je donne donc mon exemple en précisant qu'il est valable pour moi (je roule 6 à 10 heures ainsi, mon poids corporel est faible et assez stable depuis des années) et que je ne tente pas de l'imposer aux autres. Je ne mange jamais le matin au réveil (ou plutôt exceptionnellement), je fais peu de repas et mon repas le plus important est celui du soir que je prends assez tôt. Je fais à peu près pareil en voyage à vélo. Je m'arrête donc après une ou deux heures de pédalage, dans un village pour acheter un truc à la boulangerie, ou je fouille dans mes sacoches. À midi, soit j'ai quelque chose dans mes sacoches, soit je m'arrête au restau ou snack. Pareil le soir, j'ai toujours des aliments de secours mais généralement je vais m'acheter des trucs dans un magasin au camping ou dans le village, et je mange peu de temps après avoir monté la tente, pris la douche et lavé le cuissard. Ou bien je mange au snack du camping si je suis arrivé tard et que j'ai fait pas mal de km, comme une récompense. Quand j'achète, je prends des trucs qui ne se font pas cuire, légumes qui se mangent crus ou déjà cuits, charcuterie, fromage, biscuits, etc., la liste des possibles est longue et je vois en arrivant au magasin sans idée pré-conçue, en principe pas la même chose que la veille. Aucun menu préconçu donc, mais de la variété.

Énergie

Le principe de base, c'est qu'on ne s'alimente pas pour avoir l'énergie pour la journée, mais pour refaire les stocks après l'effort. Notre corps ne sait pas dépenser et stocker en même temps, l'énergie se stocke au repos quand le corps est sous l'influence de l'insuline, et se déstocke pour produire de l'énergie mécanique à partir de ce qu'on a stocké à un autre moment quand le corps est sous l'influence du glucagon (et des catécholamines), quand la digestion est finie. L'insuline étant antagoniste du glucagon, on ne peut pas produire un effort facilement si l'on est en train de stocker, donc si l'on vient de manger, spécialement des glucides. Et si l'on mange beaucoup de lipides et de protéines, l'énergie nécessaire à la digestion (longue) est à soustraire de l'énergie utilisable pour pédaler. On roule donc bien mieux si on mange modérément voire très modérément avant et durant la durée de l'effort et que c'est après qu'on apporte au corps ce qu'il a dépensé, sans trop se casser la tête quant à la nature de ce qu'on mange (juste éviter les trucs trop industriels) .

Durant l'année je prends très peu de glucides (quasiment jamais de sucre et rarement des féculents), mais plutôt des lipides pour réguler mon poids sans avoir à y penser et pour garder le plaisir, un des buts de l'alimentation. En voyage à vélo, je limite pourtant les lipides en journée car leur digestion est moins rapide et demande de l'énergie, pas facile quand on repart directement après le repas. De plus, une alimentation riche en lipides aide à ne pas prendre de poids, mais cette raison n'existe plus en voyage à vélo, vue la consommation d'énergie que l'on a. Bref, je consomme moins de lipides en voyage à vélo qu'habituellement, mais j'évite tout de même de tomber dans l'excès inverse et d'avoir une alimentation trop glucidique. Les glucides lents n'existent pas vraiment, tous se digèrent vite et font rapidement augmenter la glycémie sanguine qui va donc jouer au yoyo par la sécrétion d'insuline. La consommation de glucides en grande quantité donne de fausses sensations de faim ou des sensations d'hypoglycémie 2 heures après le repas, pas l'idéal quand on roule.

Comme Pat, je constate que c'est sur les réserves de gras du corps qu'on avance en endurance. Les montées difficiles et courtes peuvent se faire en piochant temporairement dans les réserves de glycogène, mais sans les épuiser, et elles se reconstituent facilement après un repas. Si on ne se gave pas de glucides et qu'on ne se nourrit pas plus de 3 fois dans la journée, une à deux semaines de voyage à vélo font perdre sans effort particulier quelques kg de réserves de graisse corporelle, c'est automatique. Si l'on part de nombreux mois, c'est sans doute différent, je n'ai pas l'expérience de ce type de voyage donc je n'aborde pas la question.

Comme d'autres, jamais de barres énergétiques ou de boisons de l'effort, c'est du pipeau. Il est démontré que ce n'est pas la consommation de glucides qui fait avancer les champions en compétitions, mais juste le goût du sucre dans la bouche pour berner le cerveau quand les efforts très intenses se prolongent (marathon chez les champions, col long pris à bloc par les coureurs pro). Et les minéraux qui sont éliminés dans la transpiration le sont si le corps (le cerveau) estime qu'ils doivent l'être, donc pas besoin de se forcer à prendre des eaux très minéralisées quand on a transpiré, on en prend si on aime ça, on éliminera juste plus de sels dans l'urine et dans la transpiration si on en prend plus que ce qu'on pourrait. Le manque de minéraux (hyponatrémie) est la cause de l'excès d'eau, pas du manque de consommation de sels minéraux.

Bref, ce long message pour te dire de ne pas te prendre pas la tête. Mange normalement et varié, comme tu le ferais pour toute autre activité. Veille seulement à ne pas te mettre dans le rouge. Et pour ça, un peu d'entrainement en pure endurance et quelques sorties longues durant l'année permettent de savoir rouler aux sensations et donc à la bonne allure pour durer.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
BA Bardim ·
Merci 8 XC pour tes conseils et explications
ME Meg2 Globetrotter ·
Merci a toi pour les menus : poids chiche + maquereau

j'aime bien le maquereau sauce vin blanc (et même moutarde), mais je ne le conseillerais pas pendant une journée d'effort physique : poisson très gras, pas spécialement digeste. Un jour, je m'étais fait une salade de riz au maquereau parce que je n'avais plus de thon ou saumon en stock, eh ben, j'ai eu le plus grand mal à repartir après ce pique-nique lors d'une montée en ski de rando...
BA Bardim ·
Je trouve ça bon mais malheureusement mon estomac ne supporte pas ça me fait des remontées gastrique acide . J'évite les plat transformer aussi après chacun sa tolérance . Comme dirait l'autre laisse Tomas tranquille .😂
ME Meg2 Globetrotter ·
l'équilibre alimentaire général provient de la somme des déséquilibres. (...) Nous sommes faits pour varier la nature et la quantité de notre alimentation, ça fait notre force. (...) Notre corps ne sait pas dépenser et stocker en même temps (...) On roule donc bien mieux si on mange modérément voire très modérément avant et durant la durée de l'effort et que c'est après qu'on apporte au corps ce qu'il a dépensé, sans trop se casser la tête

c'est ce que je fais depuis des années, mais je nuance juste sur le point du dernier repas avant un effort : si on a mangé léger la veille et qu'on prévoir une grosse étape avec dénivelé, il faut mieux prendre un petit-déjeûner bien consistant (soupe aux nouilles par exemple), mais pas juste avant le départ, au moins 1 ou 2 h avant

une à deux semaines de voyage à vélo font perdre sans effort particulier quelques kg de réserves de graisse corporelle, c'est automatique. Si l'on part de nombreux mois, c'est sans doute différent

ce n'est pas très différent : on commence par perdre les kilos en trop, et ensuite, on maintient l'équilibre sans avoir à se casser la tête, sauf si on adopte des cadences stakhanovistes. Quand on part pour plusieurs mois, on prend facilement des journées de repos, plus que quand on veut boucler un itinéraire en 2 semaines ; et naturellement, on mangera plus ces jours-là que quand on roule.
SM Smopy44 Regular ·
La composition des rations de survies de l'armée Française sont un très bon exemple des besoins nutritifs nécessaire pour un effort journalier répété, et donnes une bonne idée des menus qu'il faut se faire. Tu pourra copier le/les menus et trouver tous ça en supermarché.

Wikipédia La ration de combat individuelle réchauffable (RCIR) est la ration standard pour une consommation quotidienne d'un combattant. D'un poids de 1,75 kg, elle se conserve deux ans maximum. Sa valeur énergétique est d'environ 3 500 kcal / 14 644 kJ (protides : 13 %, lipides : 32 %, glucides : 55 %). Quatorze menus différents, 8 sont disponibles en 2016, dont sept sans porc.La ration se compose comme suit :

deux hors d’œuvre en conserve ; (rillette thon, saumon, volaille ou terrine...) deux plats cuisiné en barquettes de 300 g ;(Tajine de poulet, Canard aux olives, Agneau flageolets, Porc aux lentilles, Saucisses lentilles, ...) un paquet de biscuits de campagne de 250 g sucré-salé ; un potage en sachet ; un fromage fondu ou crème dessert en barquette ; un paquet de caramels de 40 g ; une barre de chocolat 25 g ; un ensemble « petit-déjeuner » (café, lait écrémé, boisson cacaotée et sucre, le tout en poudre et du thé en sachet) ; un ensemble de réchauffage (dont six comprimés de purification d’eau et un sac à déchets) ; une barre de nougat ; une pâte de fruit ; quatre sucres enveloppés ; un sachet boisson isotonique ( énergétique); un stick de confiture ; un paquet de 10 serviettes / mouchoirs

https://www.youtube.com/watch?v=5KymmITEwJo
BA Bardim ·
Merci pour ta réponse , je connais les rations de survie j'ai fait l'armée dans les para et je fait du buschcraft dans la verte assez souvent . Ça commence a tournée en discussion des forum de Survivaliste . C'est drôle mais les sachet lyophilisé on les retrouve partout en randonné , vélo , survie , mais je me dit 1 sachet dans une sacoche par sécurité au cas ou les commerces sont fermée , c'est une bonne solution pour dépanner elle sont légère et pratique . Après il y a différentes marques et recettes a voir .
LE Lethieu Globetrotter ·
juste un mot en me glissant dans la conversation ... et si l'alimentation idéale ressemblait à l'alimentation de tout les jours ??? Pour nous, c'est la cas, après tout, un paquet de pâtes ou une portion de riz ne pèse guère plus dans les sacoches qu'une paire de sachets lyophilisés ... résultat pas plus d'un kilo de plus que les voyageurs "allégés", un régime alimentaire quasi inchangé, sauf pour tester les spécialités locales quand on trouve... après tout, nos "exploits" ne sont pas sportifs au point de nécessiter un régime et un suivi spécial ...
michel mathieu www.lethieu39.fr
HA Hasahi Regular ·
Bonjour,

Moi aussi mon alimentation ressemble à celle de tous les jours avec quelques exceptions pour les spécialités locales: anguilles grillées dans le marais Poitevin, foie gras dans le Périgord, escargots en Bourgogne, côte de bœuf à Charolles, poulet à Bourg en Bresse...

Tous comme je m'autorise une bouteille de vin qu'une fois par semaine (le vendredi) Pour moi préparer mes étapes c'est aussi préparer un bon repas une fois par semaine. Si l'étape gourmande est décalée je décale aussi ma bouteille😉

Je n'ai qu'un souvenir de mauvaise digestion, les escargots à la Catalane ne voulaient pas sortir de mon estomac dans la monté du col de Puymorens.
BA Bardim ·
Merci MEg2 pour ton blog qui est une vraie mine d'informations intéressantes .
LE Lethieu Globetrotter ·
excellent... - Pour le vin, le soir, je suis beaucoup plus généreux quand je randonne dans des régions de production ... en regrettant (nous voyageons en couple) l'absence de bouteilles de 50 cl sur le marché (une bouteille à deux, ça charge un peu, quand même ...) - Pour le reste, on est aussi un peu plus orientés "sucres lents" et un peu moins "spécialités gastronomiques" - Mais bon, avec une activité physique sommes toutes modérée (par rapport à une compétition) et sur la durée (5/7 heures par jour), on retrouve des capacités "digestives" de jeune homme : tout passe, le corps s'adapte à tout (sauf à une alimentation spécifique à la compétition 2/3 heures ou typée "survie" ...)
michel mathieu www.lethieu39.fr
HA Hasahi Regular ·
Moi aussi je voyage en couple et il y a aussi des spécialités "sucres lents" comme la mogette vendéenne.
8X 8xc Veteran ·
je nuance juste sur le point du dernier repas avant un effort : si on a mangé léger la veille et qu'on prévoir une grosse étape avec dénivelé, il faut mieux prendre un petit-déjeûner bien consistant (soupe aux nouilles par exemple), mais pas juste avant le départ, au moins 1 ou 2 h avant

Oui, d'accord avec toi pour certaines rares occasions où l'intensité prime sur l'endurance et où on cherche à refaire le plein de glycogène avant l'activité. Quand je monte (montais) le Ventoux en montée sèche ou que je fais un 10 km ou semi en course à pied le matin, je me lève tôt pour manger 3 heures avant l'effort, un peu de glucides avec très peu de lipides. Par contre, en voyage à vélo, les 2 ou 3 heures nécessaires à la digestion d'un repas consistant font qu'on va plus vite, mais aussi qu'on part forcément plus tard et qu'on dure moins longtemps car on force en intensité et on épuise une partie des réserves de glycogène musculaire. Si on mange mieux la veille au soir pour pouvoir partir directement à faible vitesse, en carburant très majoritairement sur la filière lipidique, on va moins vite en vitesse instantanée, mais comme on gagne plus de 2 heures de pédalage en partant plus tôt et autant en roulant sur une filière énergétique sans réelle limite horaire (la limite est la fatigue, le manque d'entrainement et les contraintes extérieures), au final on va plus loin avec moins de fatigue avec un repas du soir qui permet d'éviter de prendre un repas consistant le matin. Je préfère faire très différemment le jour d'une occasion spéciale et courte que les matins de mes petits voyages à vélo, pourtant souvent faits en moyenne montagne.

Pour moi, depuis que j'ai pris l'habitude d'aller toute l'année au travail mais aussi de courir ou pédaler une heure (ou plus) à jeun à faible intensité, je trouve un confort certain à appliquer cette méthode au voyage à vélo, par la légèreté et l'efficacité de l'organisation, plus besoin de prévoir, préparer et digérer un petit-déjeuner, il suffit d'un arrêt boulangerie ou de piocher dans les sacoches au bout d'une heure ou plus. Ça ne m'empêche pas de faire très différemment quand je me prépare pour 1 ou 2 heures de sport à bloc, lors de quelques rares occasions dans l'année.

Enfin, c'est ma façon de faire, expérimentée et validée depuis longtemps pour mon cas particulier, à chacun de trouver la sienne, ce sujet est là pour en discuter.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
SM Smopy44 Regular ·
Il existe aussi les compléments alimentaire composés de vitamines, minéraux et oligo-éléments en gélules comme le Azinc en pharmacie , qui peuvent suppléer les carences journalière. Si je partais faire un tour du monde, je partirais avec deux boites, c'est certain.

https://eurekasante.vidal.fr/parapharmacie/vidal/produits-id7376-AZINC-FORME-ET-VITALITE-gelules.html
8X 8xc Veteran ·
As-tu une étude scientifique montrant l'intérêt de ce genre de trucs sur une alimentation variée ?

La médicalisation des actes de la vie est un mal actuel. On peut faire du vélo sans cacheton.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
SM Smopy44 Regular ·
C'est un complément, il n'a pas fonction à remplacer une alimentation varié, mais peut suppléer une absence d'aliment spécifique, par exemple si tu ne mange pas de lentille ou de salade verte pendant 10 jours, tu y trouvera du fer. Je n'ai pas d'étude, mais j'utilise ce complément une fois par semaine, je prends aussi de la quercetine qui est un puissant antioxydant, et cela fait du bien. Tu serais étonné du nombre de personne qui souffre d'une carence en vitamine, minéraux et oligo-éléments dans le monde.
8X 8xc Veteran ·
Tu serais étonné du nombre de personne qui souffre d'une carence en vitamine, minéraux et oligo-éléments dans le monde.

Le monde, c'est vaste. As-tu une source scientifique fiable pour ce qui concerne notre cas (occidentaux sans problème d'accès à la nourriture) ? Je parle d'études, pas de pub ou d'articles sans sources, les fabricants, vendeurs et publicitaires n'informent pas, ils diffusent la propagande qui leur assure des revenus.

Je connais par contre des personnes qui n'ont aucune carence médicalement prouvée mais gobent des compléments inutiles, voire pire.

On sait (article ici, étude là) que certaines vitamines ont un effet négatif sur les capacités d'endurance, pas vraiment le truc à chercher quand on est en voyage à vélo.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
SM Smopy44 Regular ·
j'ai lus l'article, je note que

"un groupe d'entraînement avec une supplémentation d'1 gramme de vitamine C chaque jour à 9h00"

les recommandation de l'OMS sont de 110mg par adulte, celle de Critical Review in Food Science and Nutrition de 200mg, soit 5 à 10 fois moins. Un excès de vitamine est évidement mauvais pour la rate, qui va libérer l'excédent dans l'organisme pour lui demander d'éliminer le surplus et fatiguer le corps. Ton article se base sur les conséquences d'une cure en vitamine C, une période durant laquelle on prends beaucoup de vitamine à cause d'une carence, donc pour recharger la rate, le groupe n'avait pas besoin d'en prendre autant, et leur manque de rendement prouve que ce groupe n'avait pas de carence.

Pour revenir au sujet du complément. Dans les pays industrialisés, les 5 carences alimentaires qu’on retrouve le plus souvent chez un individu, sont des carences en fer, magnésium, calcium, potassium et sodium. J'ai pas d'étude mais tu trouvera des sujets qui en parle facilement, les raisons sont simples, on n'apprends pas aux enfants que dans tel aliment, il y a telle vitamine. Par exemple les bretons ne souffre pas d'un manque de sodium parce qu'au bord de mer, ils ont accès facilement aux poissons dans les ports, aux coques, palourdes et huitres. Donc pour revenir au complément, il peut-être utile pour suppléer, évidement il ne sert à rien d'en prendre tous les jours, si tu as une alimentation varié. J'en ai parlé à mon médecin, il m'a recommandé de prendre une ou deux gélules par semaine, sur ma demande et je trouve cela très bien, surtout pour la randonnée à vélo, parce qu'il suffit que tu ne trouves pas tel ou tel aliment durant ton voyage pour compenser avec un complément.
YE Yevgeny Regular ·
Bonjour, voici ce que nous avons mangé cet été en raid. Soupe minute, nouilles chinoises, jambon, comté, fruit, barres énergétiques, pâte amandes, thé, café. Confitures, gâteau, pain, miel

Similar discussions

You might also like