Les atrocités de l'armée birmane dans l'état Shan
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LA
Ceci est pour repondre a la reflexion absolument revoltante du denomme Karolus ("Le point de vue occidental est un peu trop unilatéral : la bonne Suu Kyi vs le méchant Than Swhe") au sujet duquel les mots me manquent pour lui exprimer mon mepris et mon degout.

Il y a, cachee dans la jungle thaie du cote de Chiang Mai, une femme admirable, a mon avis futur Prix Nobel de la paix, qui joue sa vie a essayer de sortir les femmes Shan qui se refugient en Thailande, souvent apres avoir ete violees, des bordels ou les enc... de thais les mettent sous menace d'etre refoulees en Birmanie (et oui, les thais si gentils avec leur beau sourire, que certains encensent tellement!) Elle a ecrit un livre, publie par l'association patronnee par Mme Mitterrand, dont le titre est eloquent: "Licence to rape"; 125 pages d'horreurs que j'ai traduites gratuitement en francais, un de mes nombreuses contributions a la resistance birmane (entre parenthese, je ne me suis pas planque comme l'auront fait certains, la trado, je l'ai signee de mon nom!). Tout y est parfaitement documente: sur les pages de gauche: nom du village, jour et heure du crime, nom des victimes, ou elles se trouvaient et ce qu'elles faisaient au moment du crime; en regard sur la page de droite: le No des regiments, souvent le nom des officiers, le crime, l'action entreprise par les habitants locaux (quand cela etait possible et au peril de leur vie) et ses resultats. Le 1er jour de la trado, j'ai ete oblige de m'arreter au bout de 4 heures, je ne pouvais plus!! Voici quelques extraits des pages de droite de ce livre, dont j'ai traduit le titre par "Permis de violer" (les soldats ont en effet ordre de repandre par la terreur par les deplacements de village, le portage forcee 9dont les victimes ne reviennent que rarement du voyage!), et le viol systematique):

15 soldats du SLORC basés à Kho Lam- Violée et abattue

Ont laissé son enfant de 2 ans seul dans la forêt. Ont emmené les 2 bœufs à Kho Lam pour être mangés Soldats du SLORC de la base de Kho Lam-basé Violée et abattue

Lorsque des membres de sa famille ont demandé la permission de l’enterrer, les soldats ont répondu: “Elle doit rester où elle est comme exemple pour vous Shan. Si vous l’enterrez, vous mourrez avec elle” Section de soldats du SLORC, 519e BIL, menée par le sergent Hla Phyu, basée au village de Sop Sim Ont violé les femmes de sept maisons

Soldats du SLORC Fille violée et tuée, père torturé

Village déplacé de force. Les soldats ont attaché son père, suspendu à une poutre de la cabane avec une corde, et allumé un feu en dessous pour le faire rôtir. Il est mort quelques jours plus tard. Sa mère, témoin du viol et de la torture, est tombée folle. 424e BIL, major Maung Kyaw Tun, basé à Kun Hing- Violée Le chef du village et ses habitants ont confronté le major qui a tout nié, a battu la jeune fille, et a infligé 10 000 kyats d’amende à la famille pour accusations mensongères

26 soldats du SLORC conduits par le major Myint Lwin du 424e BIL basé à Kun Hing Violées collectivement

Village déplacé de force. Les soldats ont incendié toutes les maisons du village 45e BI, mené par le major Aung Lwin Violée, frappée à la figure jusqu’à ce qu’elle soit complètement enflée A tout raconté au chef du village qui n’a rien pu faire

Soldats du SLORC Violée et brûlée vive

Les habitants du village ont retrouvé ses restes 378e BIL (amené de l’Etat Arakan) 1 capitaine et 3 soldats Ont violé la femme, battu et tué son mari en lui poignardant la poi trine, le ventre, et le cou

Questionnaient l’homme sur le mouvement de résistance Shan dans la région 50 soldats du SLORC, 64e BI basé à Lai Kha, conduits par le major Khin Than Aye Le major l’a violée, les soldats ont violé sa mère et battu son père jusqu’à évanouissement

Village déplacé de force 1 soldat du SLORC, battallion de mortiers basé à Murng Sart Violée Le commandant du camp a battu le soldat et l’a fait mettre en prison

50 soldats du SLORC, 44e BI, basé à Kun Hing, conduits par le major Than Oo Violée et tuée. Ont laissé le père attaché jour et nuit

Soldats du 424e BIL conduits par le major Myint Than, accompagnésde 35 porteurs de Laikha et de 36 chariots à boeufs Violée et tuée

Ont volé du fer, du bois de construction, du bétail, et ont incendié les 36 maisons du village 519e BIL commandé par le major Min Sein Volée, violée, et tuée. Père battu à mort

Soldats du SLORC, 520e BLI bqsé à Murng Pan, conduits par le major Than Maung Violées collectivement toute la nuit, au point que certaines ne pouvaient plus marcher. Un des chefs du village a été ensuite battu à mort

Village déplacé de force 250 soldats du SLORC, 524e BIL, conduits par le major Htun Mya. Ont ravagé la région de Kaeng Lom . Violées pendant 3-4 jours avant d’être tuées.

43 femmes et 53 hommes ont été battus, torturés, questionnés, et accusés d’apporter nourriture et informations aux rebelles Shan. 2-3 jours plus tard, les soldats ont mis un sac en plastique sur leur tête et l’ont serré autour du cou jusqu’à étouffement. Ils ont ensuite jeté les corps dans la Nam Parng. 80 Soldats du SLORC du 246e BI, conduits par le major Too Nyeing Violées de nombreuses fois pendant 5 jours consécutifs. Averties de ne rien rapporter sous peine de 6 mois d’empriso-nement

4 hommes du même village ont été accusés de ravitailler les soldats Shan et ont été conduits à la base de Kho Lam. Là, ils ont été battus, torturés, et ensuite asphyxiés avec des sacs en plastique 60 soldats du SLORC, 43e BI, conduits par le capitaine Ohn Myint, . Ont dévasté le village Huay Karn

Volées, violées, battues, et brûlées vive

Le chef du village a été questionné sur l’armée Shan. Battu jusqu’à évanouissement Nombreuses valeurs volées, 37 maisons incendiées 120 Soldats du SLORC of LBI 524 conduits par Capitaine. Htun Mya Violées collectivement pendant 2 jours et 2 nuits, et ensuite tuées

Tous les habitants du village (57 hommes et 42 femmes) tués. Soldats du SLORC, 277e BI, conduits par le capitaine Khin Maung Nyunt, basés à Murng Ton Violée toute la nuit S’est plainte au commandant du camp, le colonel Aye Thant, qui a fait aligner ses hommes pour identification. 15 000 kyats pour diffamation après qu’elle n’ait pu reconnaître les coupables.

80 Soldats du SLORC, 515e BLI, conduits par le commandant Maung Maung Htwe Violées collectivement par les soldats pendant 3 jours et 2 nuits. 3 habitants du village abattus

57 maisons incendiées 25 Soldats du SLORCm, 333e BLI basé à Murng Sart. Déguisés en soldats Shan mais porteurs d’armes birmanes Violées pendant le déplacement de leur village

Pendant le déplacement forcé Soldats du SLORC, 277e BLI, conduits par le major Aye Thant Violées l’une après l’autre pendant 3 jours; relâchées après le paiement d’une rançon de 2000 kyats chacune

Accusées d’être les femmes de soldats Shan 100 soldats du 246e BI et 250 soldats du 524e BIL 3 violées et tuées. 1 violée et blessée

2 hommes également abattus Soldats du 513e BIL basé à Pang Long, conduits par le major Kooma Violée collectivement et tuée Les soldats ont appelé la police pour dire qu’ils avaient trouvé le corps d’une femme morte. Ont pris des photos.

120 soldats du 524e BIL conduits par le commandant Htun Mya ; accompagnés de 20 porteurs et 5 chevaux Violées jusqu’au soir par tous les soldats et ensuite tuées

Une femme a pu s’échapper avec l’aide d’un officier d’une minorité ethnique 3 soldats du SPDC, 225e BI, bas�� à Murng Ton, conduits par le capitaine Aung Zaw

Violée pendant 2 heures

Maison saccagée; parents faussement accusés de vendre des amphétamines et punis de 500 kyats d’amende. Soldats du SPDC, 66e BI, conduits par le comman- dant Htun Myint Le commandant et ses officiers ont violé les femmes et attaché 4 hommes à des arbres pendant 2 jours et 2 nuits

2000 kyats d’amende à chaque victime pour contribution à la destruction de la forêt. Soldats du SPDC conduits par l’officier Aung Myint Forcées à travailler et violées

115 soldats from Lai Kha-basé, LBI 515 conduits par Major Soe Hpyu Violée, abattue aisni que son père et le reste de sa famille, maison incendiée

Père abattu après avoir asssommé le major avec une bûche. Maison saccagée, valeurs volées. Maison du chef de village incendiée

Vous en voulez d'autres, Karolus? J'en ai 60 pages a votre disposition!!!! (le reste, c'est un rapport general ecrasant sur ce qui se passe, les 60 pages etant incluses comme preuve que ce ne sont pas des inventions "d'occuidentaux un peu trop unilateraux"). Je vous laisse le droit, sur ce forum, de m'envoyer un document DETAILLE sur les atrocites des partisans de Mme SUU Kyi, suite a quoi je reconnaitrais que l'on est "un peu trop unilateral". Si vous etes incapable de le faire, je vous laisse le droit de la fermer!
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
PH Phénixthai Veteran ·
Belle Colère, certainement justifié, en tous les cas justifiés à la lecture de ces atrocités, mais malheureusement la censure du forum va faire son office et à la vue des commentaires de certains qui ne manqueront pas, c'est… peut être préférable.

une simple question, au vu de la pauvre réaction internationale (ne parlons pas de complicité par non-assistance) qu'elle est la solution pour éviter cela ?

ps. je ne parle pas de solution pour éviter la censure du forum mais pour éviter d'utiliser le viol comme "arme de guerre" ! 😕
"L'endroit où l'on vit est toujours les vacances des autres"

"Ceux qui luttent ne sont pas sûr de gagner... ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu d'avance..."

I'm still hoping to go grab a beer with any of you somewhere around my neighborhood - i.e. Bangkok - Thailande
LA Larsay Globetrotter ·
Il n'y a malheureusement rien a faire pour changer la situation en Birmanie, tant cela depend de plusieurs pays qui n'ont absolument AUCUN interet a ce que ca change:

La Chine, qui bloquerait toute intervention energique de l'ONU (en anglais, "UN" or "United on Nothing"!!!!!). Le gigantesque marche noir (plus les minerais, les bois precieux, le gaz, etc) y sont les bienvenus

L'Inde, pas plus propre dans cette histoire que la Chine, et pour les memes raisons

Singapoure, une belle bande de fumiers qui sont tres contents des milliards voles par la jungle et deposes dans des banques du "pays" (ce n'est pas pour rien que le Shwe est soigne dans un hopital de Singapour; il est le bienvenu!)

La Thailande, le pire de tous, qui transforme le million ++++ de refugies en esclaves dans des usines ignobles le long de la frontiere et, comme deja dit, met les femmes dans les bordels de la frontiere et de Chiang Mai. Il faut savoir que l'enorme marche noir (des milliards de dollars tous les ans) se fait surtout avec la Thailande, et que, qui en profite? Tous les pourris du gouvernement et de l'armee thais. Ce qui explique que 1) Taksin etait copain comme cochon avec la junte (n'oublions pas aussi qu'il est de Chiang Mai!!!) 2) Le 1er geste de l'inenarrable Samak, son successeur, a ete de rendre visite a la junte, surement pas pour leur demander de liberer Ms Suu Kuy; mon grand nez me dit qu'il y est alle pour leur confimer que c'etait "business as usual", et mon grand nez se trompe rarement! 3) A chaque fois que l'Asean a voulu bouger un peu sous l'impulsion du gouvernement philippin et indonesien, les thais ont dit "Non!". En plus, la Birmanie est tellement riche et les birmans tellement plus eduques et serieux, la Birmanie sous Ms Suu Kuy n'en ferait economiquement qu'une bouchee (deja que le Vietnam va faire souffrir les thais!!!)

Ajoutons a cela

1) La paralysie de l'Asean, dont les statuts interdisent les "ingerences interieures" -qui n'en seraient pas une vu tous les refugies et le fait que la junte inonde toute la region d'amphetamines (ce dernier trafic, entre parentheses, expliquant egalement le blocage des thais, qui s'en mettent plein les poches avec).

2) la desesperante division de la resistance birmane, dont les differentes factions se font maintenant la guerre entre elles (Shan contre Wa, Karen chretiens contre bouddhistes...une vraie resistance a la francaise avant Jean Moulin et le CNR!). Unifiee, armee par l'occident comme les USA ont arme les afghans contre les russes, elle pourrait vraisemblablement eliminer la junte

Il n'y a qu'une solution: contraindre la Chine a arreter de supporter la junte et a lui imposer un vrai dialogue avec Ms Suu Kyi. Helas, les occidentaux en ont peur -et croient dur comme fer que c'est un marche immense, vaste rigolade comme le prouve le fait que TOUS les pays du monde -sauf le Japon, bien plus intelligents que nous, et les pays a petrole- importent plus de la Chine qu'ils n'en exportent; tous ces abrutis ne se rendent pas compte que la Chine a besoin de personne, meme pas pour mettre un homme sur orbitre et, vraisemblablement, un jour, sur la lune; alors, les Airbus.... je leur donne longtemps pour en faire d'aussi bons! Ca finira comme avec le Japon, qui fabrique et achete japonais et inonde le reste du monde de ses produits. Alors, comment la contraindre? Si l'Europe et les USA disaient aux Chinois, "la junte part ou on n'achete plus rien", le probleme serait vite regle, mais ca, c'est du reve.

Il est des moments ou l'on peut regretter le temps des cannonieres. Apres le typhon, nous avions une chance: debarquer en Birmanie sous le pretexte de secourir les sinistres en depit du refus de la junte; ce n'est pas l'armee birmane qui aurait arrete un ou 2 regiments de legionnaires et de marines couverts par l'aviation du Kitty Hawk ou du De Gaulle!!! Seulement voila, les occidentaux n'ont plus rien dans la culotte! ATTENTION: je ne preconise pas l'invasion armee a tout bout de champ mais il y a des cas (Birmanie, Zimbawe) ou elle serait pleinement justifie....et applaudie sauf par les salopards qui en profitent.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
JE Jeansellier Globetrotter ·
Bonjour Larsay,

Merci pour ton temoignage. ce que je sais egalement c'est que dans le sud Birman, là ou le Gouvernement Birman a autorisé l'exploitation petroliére certains camps sont protégés par des mercenaires européens dont pas mal de types qui viennent de Bosnie /Serbie et qui ont préféré ne pas aller faire une visite du coté de La Haye . La Cie qui les a embauchés n'a pas trop regardé leur ...pedigree. Le nom ? il suffit de lever le nez en trainant dans le quartier de La Defense

Alors la malheureuse Aung sun su Kee et ses compatriotes ne doivent pas trop attendre de soutien de la part de la communauté européenne. Docteur "Nanar" a d'autres chats à fouetter, la petite Ramada lui cause bien des soucis.

cdlt Jean
CH Champote ·
Larsay

Merci beaucoup d'écrire cela, il est important que tout le monde puisse lire ça (pourquoi la censure du forum enleverais ce texte ?) C'est une horreure ce qui se passe dans ce pays et apparemment personne ne veux rien y changer... Je comptais me rendre en Birmanie...je pense que je vais evité de filler mes quelques sous a ce régime d'enflure.
PO Poildeyack Veteran ·
il est important que tout le monde puisse lire ça 100% d'accord avec toi, Merci Larsay.

C'est une horreure ce qui se passe dans ce pays et apparemment personne ne veux rien y changer... 50% d'accord avec toi, beaucoup de gens veulent faire évoluer la situation, mais les rares qui le peuvent vraiment n'ont pas intérêt à ce que celà change...

Je comptais me rendre en Birmanie...je pense que je vais evité de filler mes quelques sous a ce régime d'enflure. 100% PAS d'accord avec toi... Les revenus du tourisme sont anégdotiques pour la junte birmane, mais pas pour les birmans... Va voir les messages du membre zawnaitun, un birman qui vit du tourisme.

Bye bye khap...
"Si vous croisez le Bouddha, tuez-le !!!"
KA Karolus Veteran ·
c'est quoi cette censure a deux balles ?!? j'avais glisé un article en réponse et il aurait deja disparu

pfff

le revoila, dépchez vous...

A Myanmar activist at a march in New Delhi to mark Aung San Suu Kyi's 63rd birthday Photograph: Gurinder Osan/AP Aung San Suu Ky i, the pro-democracy activist and leader of the National League for Democracy (NLD) in Burma, is the world's most famous political prisoner. She has spent the best part of the past 20 years under house arrest, detained by the military dictatorship she opposes. Her current imprisonment began in May 2003, when her convoy was attacked and 70 of her supporters killed by a militia of government-sponsored thugs known darkly as the Masters of Force. She has been confined to her Rangoon home ever since. Suu Kyi was born into the family that drove Burma's independence movement: her father was General Aung San, who was murdered by his political rivals in July 1947, shortly after negotiating his country's independence from Britain. Suu Kyi was pushed into politics in 1988 after thousands of students protesters were gunned down on the streets of Rangoon - when she delivered her inaugural speech at Rangoon's Shwe Dagon Pagoda on August 26 that year, a crowd of 500, 000 came to hear her. A nation held in a headlock by a junta since 1962 fell behind her gutsy message of hope, and she led the NLD to a landslide election victory in May 1990, winning 392 out of 485 seats. Suu Kyi has always advocated non-violent resistance, but is internationally renowned for her recalcitrance rather than her compliance. When Burma's military junta annulled the 1990 vote, Suu Kyi reached out to the west, where her allure was underpinned by her=2 0beauty and a post-colonial fairytale upbringing - a childhood spent riding with Rajiv and Sanjay Gandhi; university years at St Hugh's, Oxford; a marriage on New Year's Day 1972 to a brilliant young academic to whom she had been introduced by Lord Gore-Booth. Amnesty International made her a prisoner of conscience, while Vanity Fair dubbed her Burma's Saint Joan. In 1991 she was awarded the Nobel peace prize and India's prestigious Jawaharlal Nehru award for international understanding was given the following year. There seemed no limits to her popularity abroad - Gordon Brown, in his book Courage: Eight Portraits, called her "a hero for our times", profiling Suu Kyi alongside Nelson Mandela and Martin Luther King. Footage of her fiery speeches, made from behind the famous blue gates of her family home on University Avenue, were broadcast across the globe. Portraits of her were seen all over the world, too - most famously one shot by photographer Nic Dunlop, which has Suu Kyi looking defiant, her arms folded, her head turned reluctantly towards the lens (the NLD leader having just snapped at one of Dunlop's friends who had dared argue the toss with her about Burmese history). Compilations of Suu Kyi's writings became bestsellers. Her democracy campaign drew hundreds of thousands of supporters at home and the attention of millions abroad, transforming the issue into the most high-profile postwar protest, barring the anti-apartheid movement. But despite her international image as a great leader, Suu Kyi has become mute since her arrest in 2003. Twenty years on from her great speech in Rangoon there is nothing but static emanating from her Rangoon home. On the implosion of Burma's economy that has transformed it into one of the 49 least developed countries in the world, she has not much to say. Uprisings brutally suppressed - like those led by monks in September 2007? No comment. Tropical cyclone Nargis that last May swept away 170, 000? Barely a word from Suu Kyi. A jerry-rigged referendum in May on a new constitution that would keep the military in power in perpetuam? No counter or strategy. Only a statement from the NLD that the vote had been "non-inclusive, non-transparent and undemocratic" and therefore a sham - which was self-evident to those who had survived May's cyclone Nargis only to be frog-marched to the polls at the point of a gun. While western activists, such as the Burma Campaign UK, have never been more vocal - recently being backed by stars including Ricky Gervais - their focal point, Suu Kyi, has chosen to stay quiet behind the locked gates of her home, even though in previous years her house arrest has not prevented her from venting her anger in written and even filmed statements. She has been unable or unwilling to meet with the ruling Burmese junta or anyone else - refusing even to see UN special envoy Ibrahim Gambari in August, during his fruitless six-day visit, the 40th such mission to date. Only the occasional photograph has e merged in recent years, revealing a woman who has, unsurprisingly, given the toll on her of imprisonment and isolation, dramatically aged. Suu Kyi's uncharacteristic silence has worried Burma's pro-democracy activists, lighting up bulletin boards and chat rooms inside the country and wherever the Burmese diaspora has resettled. "If Suu Kyi has a plan to end 20 years of political deadlock, only she knows it, " an elder who first pushed her into politics told the Guardian. According to streams of increasingly agitated posts on the country's many bulletin boards, some supporters are even unsure if their leader remains actively engaged in the struggle at all. Suu Kyi's fight appears to have sublimated into a meditative battle, some say, underscored by her deeply felt spiritual views. "The generals heap pressure on her. She soaks it up, " one Burmese activist remarked. Nowadays in Burma it is, the activists say, metta v the military, with Suu Kyi wielding only the Buddhist notion of loving kindness against the battle-hardened men in khaki. So esoteric has the combat become that a noticeboard Suu Kyi has erected outside her house is - by her own choosing - now the only gauge of her inner-most ideas. This summer she posted a message on it which was so perplexing that it sparked an acrimonious debate among supporters and commentators. Just inside the blue gates behind which Suu Kyi has been detained for 13 of the past 19 years, the message declares in bold re d lettering: "All martyrs must finish their mission." Suu Kyi is renowned for her verbal precision. In the flesh she can be tart, a pedant even. So what did she mean? The question has been asked by supporters and opponents. The sign was put up to coincide with the country's Martyrs Day, a national holiday that commemorates the death of General Aung San. In the vacuum that has replaced Suu Kyi's spoken words, the bizarre martyrdom message has been interpreted by some as a justification of her personal stance, and a vow that she will continue her struggle regardless of her own suffering - she lost her husband, Michael Aris, to cancer in 1999 and was not given the chance to say a final goodbye, and she is still separated from her two sons Kim and Alexander. However, for others, her reference to the need to finish the mission is seen as an astounding concession from a woman who has until now steadfastly refused to perceive herself as a martyr. Suu Kyi has, in the past, always described herself as an activist at the helm of an effective political movement. In the land of bad news, speculation has mounted. A frank debate aired in campaign newspapers, online magazines and in political circles has thrown up some uncomfortable and incontrovertible facts about the state of the struggle for democracy and the effectiveness of Suu Kyi herself. Despite dedicating 20 years to ridding her country of its lumpen military, the generals' power has only increased, their role in any futu re elected government enshrined by the new constitution, which will lead to general elections in 2010 in which the only parties with the ability to canvas are those controlled by the same generals. On the other side, and having won the election in 1990, Suu Kyi has boycotted the constitution drafting process and the new elections, while advancing no alternative workable policies. Meanwhile, her NLD machine crashes around her - 1, 000 of her supporters have been jailed this year alone, and no new leaders are emerging to fill their places in a party that is also short on policy. The noticeboard that sprung up outside her home has been read by many as a downsizing of Suu Kyi's aspirations, and an acknowledgement that she now considers herself more a votive candle for democracy - a flame memorialising lost opportunities, and giving the Burmese people strength to survive whatever the military junta throws at them - rather than a political leader fighting to overthrow the regime once and for all. This apparent shift has provoked extraordinary candour both within Burma and among the millions of exiled Burmese who this summer commemorated the 20th anniversary of the student uprisings whose bloody suppression launched Suu Kyi and the NLD. Suu Kyi is hallowed ground. And yet even some of her diehard supporters are now asking if the NLD and its leader have been guilty of political naivety and moral high-handedness, leaving the party and the democracy movement moribund. "What would happen if Suu=2 0Kyi died?" a magazine run by exiled Burmese dared to ask in August. "Her absence would probably be a death blow to the already weakened democracy struggle, because she has no obvious successor." This is only one of the failings that some supporters now accuse her of. In late September, Aye Thar Aung, an ethnic Arakanese leader from western Burma and senior NLD coalition partner, broke cover. He had come to believe that the NLD had achieved no "tangible improvements in democratic reform" in 20 years. To go forward, even a centimetre, the party had to learn from the mistakes of its past, he argued. Now, for the first time, Suu Kyi's supporters are reviewing her leadership - and finding it wanting. When Suu Kyi was reluctantly pushed forward as a figurehead for the newly formed NLD, she took her cue from the Dalai Lama, immediately pledging to pursue a "democratic dialogue" with the regime as opposed to engaging in armed struggle. But was she up to it? Most of the generals had spent their youth as anti-colonialists fighting the British and afterwards warring in grinding insurgencies - what hope did Suu Kyi have, an inexperienced politician who had been educated in India and Britain and even spoke Burmese with a British accent? After her resounding 1990 electoral victory, the generals regrouped. The military placed her under house arrest and tore her party to pieces, while unfurling a sophisticated, long-range political programme whose breadth is only being apprecia ted today. They launched a National Convention to draw up a new constitution for Burma, to legalise the illegitimate military's role in any future government. They also established the Union Solidarity and Development Association, a mass civilian organisation that inveigled its way into all levels of society, to be wielded as a political cheerleader in future elections. "Their goal was to get around the will of the people, " a Burmese economist in Rangoon told us. "To get elected despite the people." To buy time, Senior General Than Shwe, the head of the ruling State Peace and Development Council, occasionally reached out to Suu Kyi, staging meetings at a government guesthouse. Photographs show her curtseying, while the general's face registers no discernible emotion at all. They had something in common. Both were authoritarian and proud. Nyo Ohn Myint, who today is foreign affairs spokesman for the exiled wing of the NLD, recently described to Irrawaddy, an online magazine run by exiled Burmese, how the party was so pleased with itself for winning in 1990 that it became "ambitious beyond reality". Suu Kyi, according to party members, began taking decisions unilaterally that were aimed at confronting and isolating the military, even though as an organisation that was decades old and far more coherent than the NLD it would need to be worked with. She announced that the NLD would not participate in the generals' National Convention - a self-serving vehicle for the junta, but also the only for um to debate with the armed forces. She also demanded that Burma be transformed into a pariah state - that the country be brought to its knees by sanctions imposed by her allies in Europe and the US. Nyo Ohn Myint reflected: "The approach was extreme. It was just a bull fight." The party squandered its opportunities. He added: "At that time, most of us had just three or four months in politics. But we became policy makers in the NLD." Suu Kyi's tactics did not work. In the west, sanctions felt good. But trade between Europe and Burma was less than 5% of the country's GDP, while US sanctions were ultimately hollow, constructed in order that Unocal, the US oil giant, could continue to operate in Burma, increasing its stake to $1.2bn. For every western company that bailed out, there was an Asian equivalent that came in. A report by the International Crisis Group also warned: "Sanctions confirmed the suspicions of strongly nationalistic leaders that the west aims to dominate and exploit and strengthens their resolve to resist." According to the Rangoon economist, "Suu Kyi pressed on, creating further disquiet in the NLD by calling for NGOs in Burma to quit prolonging the life of a junta." It was a controversial position in a country now rife with malaria and HIV, where only 50p per person was spent on health. But according to a former NLD leader in Rangoon: "Those who spoke out, she drummed out." Having boycotted the military's route march to democracy, what new policies did the NLD generate, some in the NLD inner circle began to ask? In 1998, Suu Kyi went against the advice of her party by unveiling her own Committee Representing the People's Parliament, which would cancel all laws passed by the junta. One of those who protested to Suu Kyi recalls: "It was a symbolic gesture that led to the jailing of 110 NLD MPS and the closing down of 43 NLD offices. The NLD imploded. We should have found a way to intervene in the debate. We allowed the military that was unpopular to become a government that could succeed, while the NLD, a party that was popular, got lost." Aung Naing Oo, a leader in the 1988 student uprisings and for seven years the foreign affairs spokesman for the anti-junta All Burma Students Democratic Front, told Irrawaddy: "I think our politicians are naive and no more than activists. They don't know how to take power and they have no strategic policies." He went further: "Never in our history did we have such an excellent combination of influential political figures, such as . But sadly, those leaders ... followed their own path, ignoring unity." A former senior NLD MP in Rangoon told the Guardian: "The old guard just clung on, incapable of training new activists, deaf to ideas, too strung up on bureaucracy and centralisation. While Suu Kyi remained inspirational, she was ineffective as a leader and the party, under attack from the outside, was neutered from within." In 2005, the now unassailable generals turned their backs on the people (and Suu Kyi) altogether, retreating to Naypyidaw, the new highly-fortified capital 320km north of Rangoon. It, too, was a symbolic act. The Rangoon-based economist said: "If the democracy movement was leaderless, the Burmese regime was now a government unique in that it was unburdened by having to care for its people." It was while the Burmese people came together when cyclone Nargis struck, driving aid to victims and pulling fallen trees from the capital's roads in the absence of any governmental help, that Suu Kyi's noticeboard leapt into life. One of those prompted to talk out by the bizarre martyrdom message was Tun Myint Aung, a student leader from 1988. He concluded: "No one can deny that we are on the side of truth and the people. But what we also have to consider seriously is whether our sacrifices alone will actually bring victory." Being a martyr was simply not good enough. It was a point underscored by Burma's longest-serving political prisoner, Win Tin, a 79-year-old former journalist and advisor to Suu Kyi, who was released by the junta on September 23 this year. Reappointed secretary to the NLD's central executive committee, he immediately entered the fray. The fight for democracy "hadn't ended yet", he announced. However, "the NLD alone can't work it out". Instead of waiting the junta out, and turning its back, the party and its leader would have to begin engaging wit h its enemies as well as its friends. With any one, in fact, with whom it could form a dialogue. But when it comes to leaders, some in the party are asking whether it is it time to move on from Aung San Suu Kyi.
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AN Annelaf Regular ·
ça peut paraitre déplacé ou plutôt décalé de te dire merci pour mettre en ligne de telles horreurs, mais je te le dis quand même: merci de continuer à m'ouvrir les yeux, merci d'assombrir ma belle humeur de la journée, et surtout, merci de témoigner. Aurais tu par hasard le nom de l'éditeur du bouquin dont tu parles, s'il est déjà édité? Anne
"si vous pensez que l'aventure c'est dangereux, essayez la routine: c'est mortel"
SI Sidartha Globetrotter ·
salut Larsay, bravo pour ce temoignage et encore plus pour ta traduction 😉

je suis effectivement etonne du post de Karolus qui est generalement plutot bon observateur des diverses situations que l'on peu trouver a travers le monde, mais bon, chacun ses opinions ....et meme si je n'approuve pas la sienne, c'est son choix !

Pour ce qui est de tes commentaires, effectivement, tu expliques parfaitement les raisons pour lesquelles cette situation perdure, les enjeux politiques des pays qui pourraient faire quelque chose sont bien trop importants pour qu'ils se preoccupent un tant soit peu de ce qui se passe vraiment la bas, le general T S est une ordure et le restera jusqu'a ce qu'il meurt, malheureusement....
Il est important de percevoir combien votre propre bonheur est lié à celui des autres, il n'existe pas de bonheur individuel totalement indépendant d'autrui.....(Dalaï-Lama)
GE Geob Veteran ·
...au vu de la pauvre reaction internationale...

Mais non, mais non...d'ailleurs, il y a t-il une plage dans l'etat Shan, et je voudrais savoir l'heure des marees, et si il y a une une bonne guest house, pas chere, euh disons entre 40 et 50 euros ?
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort. Aldous Huxley
KA Karolus Veteran ·
La, je suis un brin surpris. J'avais pourtant soigneusement choisit mes mots, pas assez apparemment !

Bref, je ne dis nullement que je soutiens la junte mais que les medias internationnaux-(je suis bien placé pour le savoir) sont très unilatéraliste ou manichéens sur le Myanmar, genre le bien et le mal, genre Daw Suu vs Than Shwe. C'est très réductueur et déformateur d'une réalité très complexe.

Si tu as lu l'article ci dessus qui cette fois-ci est resté (le Guardian) tu découvres le travail intéressant de deux journalistes qui sont allés a l'encontre du courant que l'on pourrait imparfaitement baptisé "Sainte Suu Kyi". En clair on l'a tellement "iconisé" a force de médailles, récompenses et d'articles de presse que l'on oublie -c'est malheureux mais c'est un fait- que sous sa direction la LND va d'échec en échec.

Dans cette article du Guardian c'est assez incisif, la gestion du LND par Suu Kyi est critiqué. je n'approuves pas tout mais ces derniers mois j'ai noté que de jeunes militants de la LND se rebellaient contre la direction. La junte l'a noté aussi et est plus attentive au fait et geste des jeunes activistes de la LND, de génération 88 et de la nébuleuse des bloggeurs que des anciens de la LND.

Mais comme le montre la réaction de Larsay il est plus simple de marcher dans le sens de la foule... Ce genre d'article ne plait guère. Je ne connais pas le Guardian mais c'est bien qu'il l'est publié.

Pour ma part je n'aime pas le coté "mêre Thérésa" de Suu Kyi qu'on lui donne. Et ce n'est pas pour rien que les dirigeants asiatiques (A Singapour entre autres) ont peu d'estime pour elle. Même à l'Irrawaddy le rédac chef reconnait que Suu Kyi est muette dès qu'il s'agit de programme économique. Ceci dit c'est sans doute la personnalité politique de la région que je respecte le plus et sans doute l'une des plus courageuses. Comparé a Thaksin ou Sam Rainsy qui auraient envisagé un séjour -court, très court le séjour- en prison pour se donner une aura comme Daw Suu. Je vois les manchettes d'ici : Thaksin, le Suu Kyi thailandais... risible.

Than Shwe est l'archétype des dirigeants birmans qui a pété les plombs. Selon ceux qui l'on cotoyé alors qu'il était jeune offciier c'était un homme correct apprécié par ses subbordonés et des moins corrompus !?! Depuis...

Pour un point de vue très personnel de l'Occident et de sa mirifique opération humanitaire a force de vaisseau de guerre lis le premier article publié de mon dernier blog "la stratégie de la cannonière" ou quelque chose comme ca.

La bonne question sur la junte est : comment peut elle se maintenir au pouvoir depuis 1962 si elle ne dispose d'aucun soutien ?
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SA Salsa3 Globetrotter ·
Et ce n'est pas pour rien que les dirigeants asiatiques (A Singapour entre autres) ont peu d'estime pour elle.

Là, franchement, rien d'étonnant ! personne n'aime le grain de sable dans la machine à fric.
Quand l'eau baisse les fourmis mangent les poissons; quand l'eau monte les poissons mangent les fourmis. Il n'y a que le changement qui ne change pas.
KA Karolus Veteran ·
Tu sais Beijing garde quelques contacts avec la LND, au cas ou...

Faire des affaires avec l'un ou l'autre camps importe peu tant que les affaires sont bonnes. Rien de noveau a cela dans le monde.
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CH Champote ·
50% d'accord avec toi, beaucoup de gens veulent faire évoluer la situation, mais les rares qui le peuvent vraiment n'ont pas intérêt à ce que celà change...

C'est en fait le fond de ma pensé : ce qui peuvent faire quelques choses ne le font pas car ils ont tout interet a ceque le pouvoir en place ne change pas...donc "personne ne fait rien" !

100% PAS d'accord avec toi... Les revenus du tourisme sont anégdotiques pour la junte birmane, mais pas pour les birmans... Va voir les messages du membre zawnaitun, un birman qui vit du tourisme

J'ai effectivement lu ses messages, c'est vrai que là j'ai fait une erreur de jugement. Ce qu'il y a c'est que je comptais rentrer en Birmanie par voie terrestre et traverser pour resortir en Inde ce qui apparement n'est pas faisable. J'irais peut etre visiter la frontière mais c'est beaucoup moin interessant...

Merci encore Larsay. D'après ce que je lis, et à "mon avis" une des solutions serait une révolte armés de toutes les ethnies birmanes qui pourraient renverser le pouvoir en place ?!
KA Karolus Veteran ·
Improbable les armées ethniques se battent entre elles quand elles ne sont pas en lutte avec tatmadaw.

Il est possible que des officiers renversent Than Shwe qui lui même est parvenu au sommet en écartant les autres. A priori il surveille de près ses officiers et purge de temps en autre.

Vu les réserves de matières premières exportables il est probable que les situation est verrouillée et pour longtemps.

Verra.
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ZA Zawnaitun Regular ·
Je suis 101% d'accord avec vous Bravo zaw
LA Larsay Globetrotter ·
Mon pauvre Karolus, vous choisissez effectivement soigneusement vos mots, mais c'est pour vous enfoncer dans l'ignominie et l'ignorance crasse de la vraie situation (sans compter la petite reflexion sur le "Larsay qui suit les foules"; vous avez pas de chance, je n'ai jamais suivi personne et ait ete un rebelle contre tous -parents, profs, directeurs, etc.- toute ma vie; s'il y en a un qui ne suit pas le troupeau, c'est bien moi! Je verifie, je me renseigne, et je me fais une opinion apres, et surement pas par les journaux -un certain nombre de membres saventr ce que j'en pense!!!!. Je commence a me demander si vous ne travaillez pas dans une de ces petites banques bien pourries des Caraibes toute contentes d'engranger les pillages des fumiers de ce monde!

Nous aimerions bien savoir en "connaissance de quoi" vous ecrivez des choses aussi revoltantes. Pour ma part -et pour votre info- je suis tres bien informe: en plus de la trado du bouquin -j'ose espere que vous ne nierez pas les faits qui y sont decrits, et je note d'ailleurs que vous prenez bien soin de n'en faire aucun commentaire solide (pas le "je suis desole...J'ai l'impression d'entendre un diplomate des Nations Desunies!), ca fait 6 ans que j'ai a Bangkok plus de 60 etudiants birmans -et pas des fils de gros pontes- Vous voulez aussi que je vous explique ce qu'ils me rapportent a chaque fois qu'ils rentrent de vacances? En fait, le jour ou Ms Suu Kuy a ete remis en surveillance, je leur ai demande pourquoi ils n'etaient pas alles proteste a l'Ambassade de Birmanie a Bangkok; leur reponse: "Vous ne comprenez pas, ils nous laissent etudier ici, mais nos parents sont les otages". Vous en voulez d'autres?

ARRETEZ! Personne ne vous suit dans votre position et vous vous enfoncer dans le ridicule, pour etre poli!
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
LA Larsay Globetrotter ·
Bonjour,

Merci du merci.

Au contraire, il FAUT aller en Birmanie, pays magnifique peuple des gens les plus adorables que je n'ai jamais rencontres. C'est a se demander si la junte et l'armee n'ont pas debarque d'une autre planete!!! Il faut y aller pour 3 raisons:

1) Pour montrer au peuple qu'ils ne sont pas seuls

2) Pour payer leurs services car si tout ce qui se paie en dollars (hotels, musees, etc.) rentrent dans la poche des salopards et fini dans les banques a Singapoure, tout ce nous leur donnons en Kyats, $, et euros est plus que bienvenu

3) Pour rapporter des temoignages; certains birmans vous parleront quand ils auront confiance en vous (mon chauffeur se n'est pas gene -tiens, je devrais expliquer au Karolus ce qu'il m'a raconte! quand il a vu que j'etais un puit de silence devant les autorites, dont je n'ai jamais eu rien a foutre quelles qu'elles soient toute ma vie -et c'est pas fini!)

Le probleme, c'est que quand vous revenez apres avoir connu ce peuple admirable, vous etes encore plus ecoeure que rien ne change grace a la veulerie et l'avidite des occidentaux (et des asiatiques, mais eux, au moins, ne pretendent pas donner des lecons de morale comme nous nous plaisons a en donner )
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
KA Karolus Veteran ·
Je ne vois pas en quoi mes propos sont "revoltants" ?!?

Si on ne peut dire que : Les medias occidentaux ont "sanctifié" Suu Kyi et en ont fait une personnalité très "people". Il y a quelques temps un organisme la classait parmi les femmes les plus influentes du monde. Pourquoi pas ! mais je me demande ce qu'elle peut en penser derrière ses rideaux. Le choix de la LND et de Suu Kyi sur le boycot a mené à un échec (que l'Occident appui, cela ne lui coûte rien à lui) et qui ne fait que pousser un peu plus les généraux dans les griffes de Beijing. Enfin tout le monde peut se tromper.

Si vous voyez de "l'ignominie" dans ses simples faits je ne vois pas comment l'on peut argumenter avec vous. Si l'on ne peut qu'abondez dans votre sens, s'en est "révoltant" puisque vous aimez vous emportez avec des grands mots.

Au fait si vous ne lisez pas la presse, fort bien, mais n'oubliez pas que les livres que vous chérissez sont aussi rédigé -cela arrive- par des journalistes. Si l'info doit etre sur papier bible pour etre valable ou vas t'on.

Pour ce qui est des exactions de Tatmadaw je ne les aient pas contredites, vous avez vu ca ou ? En clair elles ne me surprennent pas, surtout que le recours aux enfants soldats est connu. A 20 ans ce sont des fous furieux. Et ca pour les sales besognes...

Pour votre info j'ai rencontré les Khmers rouges. Un jour je suis tombé sur un type qui me sort le plus tranquillement du monde "j'avais le coup de main avec la pioche. je les avaient du premier coup"

La, je suis resté silencieux. il ya toujours eu des enfants soldats chez les KR. Plus on les prend jeunes meiux on les forment.

Et aussi des survivants du "peuple nouveau" dont les détails sur la vie quotidienne sous le KD sont ignobles. Pour avoir l'esprit tordu les KR ils sont forts. C'est l'heure de manger, par inadvertance un peuple nouveau prononce "gniam baï" un terme urbain, un rural préférera "hope baï" Cela suffisait les mauvais jours...

malades.

Aux Philippinnes je croisé quelques étudiants khmers. On papote, on critique Hun Sen. l'un d'eux me dit qu'il ne parlerait pas aussi ouvertement au Cambodge avant d'ajouter : "si je suis la c'est que j'ai ma carte au PPC"

Ah ca !

2007 en voyant quelques images de manifestants a BKK devant l'ambassade birmane, ma première pensée a vait été : ca, ce n'est pas prudent.

Arretez, Mais pourquoi ? Parce que mes propos ne cadrent pas exactement avec les votres !?! la liberté d'expression vous ennui à ce point !

Au fait je ne suis pas plus rebelle que cela mais même si "personne ne me suit" - zut alors- ce n'est pas une raison pour que je rentre dans le rang.

Vous êtes un personnage curieux mon cher Larsay et je ne pense pas que nos vues sur le Myanmar (à mes yeux c'est un droit régalien pour un pays de changer son nom, surtout pour quitter une anglicisation) soient rééllement divergentes.

Sur ce je regagne mes pénates aux Caraïbes.
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LA Larsay Globetrotter ·
Si vous ne voulez pas vous faire -avec ample raison- "descendre" par des gens comme moi qui connaisse vraiment la situation pour etre aller en Birmanie et avoir des contacts QUOTIDIENS avec les gens du peuple (depuis 6 ans!), "choisissez soigneusement vos mots": en ecrivant la petite phrase sur l"l'unilateralite, en bon francais, vous avez ecrit que Mme Suu Kuy n'est pas toute blanche et le Shwe pas tout noir. Vous avez quelque chose de bien a dire du personnage? Je ne vois rien d'unilateral a dire que Mme Suu Kyi est une femme unique au monde (comme l'est Mandela) en choisissant la residence surveillee plutot que la retraite doree et les palaces du Dalai Lama, et que la junte, Shwe en premier, sont les pires ordures que la terre porte avec Mugabe et le clown de la Coree du Nord! Pour ne pas etre unilateral, il faudrait avoir au moins une chose de bien, si petite soit-elle, a propos de la junte; si vous en avez une, meme minuscule, je suis sur que tout le monde sera tres content de la lire!!!!!

PS. Je ne lis JAMAIS des livres ecrits par des journalistes (sauf les bouquins de Lucien Bodard, mais il les a ecrits alors qu'il ne l'etait plus). Je n'ai AUCUNE confiance en ce qu'ils racontent, a de rares exceptions pres, et je sais tres bien ceux en qui on peut avoir confiance pour dire la verite. Cessez donc de me preter des comportements que je n'ai jamais eus! Le livre que je "cheris tant" n'a pas ete ecrit par un journaliste, mais par la femme admirable de courage qui, au peril de sa vie, essaie de sortir les femmes Shan des bordels de Chiang Mai et autres. Et qui est-ce? Une fille de paysans Shan qui a fuit son village pour ne pas etre violee et brulee vive elle aussi, s'est refugiee en Thailande, a decouvert l'horreur et la saloperie integrale: mettre dans des bordels des adolescentes et jeunes femmes, dont pas mal violees par l'armee birmane. Vous connaissez plus fumier que ca? Pas moi, d'ou -entre autre- ce que je pense des Thais et de leur fameux sourire (tiens, vous voyez, je ne suis pas un mouton qui suit la foule et considere les livres comme pain benit: tout le monde -et bouquins- parlent de "la gentillesse des thais, du sourire thai, etc.", moi, j'ai VU, juge, et je condamne!!!!); elle a donc decide d'apprendre l'anglais -qu'elle ne connaissait pas- et de consacrer sa vie -et la risquer tous les jours entre les birmans et les maquereaux thais- a cette tache.

La liberte d'expression, ca fait 40 ans que je me bats pour. Je vous suggerais d'arreter simplement pour que ne vous vous enfonciez pas plus. Vous pouvez continuer si vous voulez, mais je vous signale que, comme deja dit, personne ne vous suit; ce que vous ecrivez "ne cadre donc pas" seulement avec MES propos!
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
PA Passager26 Veteran ·
+1 et bravo pour votre argumentation, j'ai appris un tas de choses😏
" Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. "
LA Larsay Globetrotter ·
Merci.

Publie en anglais par l'association "France Libertes". Vu le nombre d'entre vous qui n'ont jamais entendu parler ni de cette femme, ni du bouquin, ils semblent ne pas trop se casser! En plus, j'ai traduit le bouquin gratos, je n'ai eu droit a aucun merci (je ne le faisais pas pour ca, mais j'aime bien les gens polis), et je ne sais meme pas s'ils ont publie ma traduction (et avec mon nom; apparemment, la trado avait ete commencee par un gugusse qui parlait l'anglais comme je parle thai!!!!); je leur ai envoye un gentil e-mail il y a 6 mois pour leur demander 1) Si c'etait sorti 2) De m'envoyer une copie. Evidemment, pas de reponse, je ne dois pas etre assez copain avec Mme Mitterand. Attitude helas bien francaise! DONC, si vs les contactez, merci de me faire savoir ce qu'il en est. En fait, j'aimerais bien que vs le fassiez, je suis vraiment curieux.

Cordialement L'Eternel Rebelle
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
LA Larsay Globetrotter ·
Bonjour a vous, qui me remerciez (c'est pas que je suis un orgueilleux, mais ca fait bien plaisir!).

Comme moi, l'ignominie de la junte et la veulerie des "autorites" internationales (ils la tiennent d'ou, leur autorite? De NOS votes, oubliez jamais ca!) vous revoltent, et vous voulez faire plus.

Vos reactions m'ont donne une idee, et je vous offre maintenant une occasion unique de "remuer les foules": je vous envoie par e-mail le bouquin entier, et vous le faites circuler par Internet a tous vos amis, connaissances, collegues, etc, en leur demandant d'en faire autant; CREEONS UNE PYRAMIDE INTERNATIONALE ANTI-JUNTE!

Si vous etes d'accord, envoyez-moi votre adresse e-mail en message prive (Karolus, tu peux t'abstenir, tu fais pas partie d'la bande).
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
LA Larsay Globetrotter ·
Bonjour a vous, qui me remerciez (c'est pas que je suis un orgueilleux, mais ca fait bien plaisir!).

Comme moi, l'ignominie de la junte et la veulerie des "autorites" internationales (ils la tiennent d'ou, leur autorite? De NOS votes, oubliez jamais ca!) vous revoltent, et vous voulez faire plus.

Vos reactions m'ont donne une idee, et je vous offre maintenant une occasion unique de "remuer les foules": je vous envoie par e-mail le bouquin entier, et vous le faites circuler par Internet a tous vos amis, connaissances, collegues, etc, en leur demandant d'en faire autant; CREEONS UNE PYRAMIDE INTERNATIONALE ANTI-JUNTE!

Si vous etes d'accord, envoyez-moi votre adresse e-mail en message prive (Karolus, tu peux t'abstenir, tu fais pas partie d'la bande).
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PH Phénixthai Veteran ·
"CREEONS UNE PYRAMIDE INTERNATIONALE ANTI-JUNTE!"

c'est une très bonne idée je ne suis pas certain que cela change quoi que cela soit pour nos amis Birmans mais c'est mieux que de ne rien faire.

L'exploitation des Birmans par nos néanmoins amis Thaï (Sino-Thaï) est également au niveau du travail au noir sous payé, quand on connait les salaires Thai et qu'un birman exploité gagne jusqu'a 3 ou 4 fois moins.
"L'endroit où l'on vit est toujours les vacances des autres"

"Ceux qui luttent ne sont pas sûr de gagner... ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu d'avance..."

I'm still hoping to go grab a beer with any of you somewhere around my neighborhood - i.e. Bangkok - Thailande
RR RRR Globetrotter ·
Salut Larsay,

ne met pas tous les sourires thais dans le meme sac!!!! la plupart reste sinceres quand meme, parce qu'ils sont autant dans la m....e que d'autres, mais preferes sourire qu'en pleurer!!! c'est valable de NYC a Manille en passant par Paris, et/ou Kanpala!!! Je veux dire qu'au moment ou nous en discutons, les poubelles de beaucoup trop de villes sont fouiller en quette de se mettre quelques chose a se mettre sous la dent!!!!

comme tu le signale tres bien, le gros probleme est que l'occident n'a plus rien dans le froque et fait connerie sur conneries!!! une guerre par ci, une déclaration par la, ou des rencontres ailleurs!!! Personne veut, et n'ose dire quelques chose a la Chine car a l'heure actuelle, elle fait tourner les USA, (plus grosse reserve de USD) elle peut faire le "bonheur" et le malheur de l'Europe!!! La Chine sera bientot le plus gros investisseur en Afrique!!! alors quoi faire???!!

attendre que l'Amérique du sud dise F..K a l'ALENA une bonne fois pour toute et s'en sorte toute seule, que l'Afrique s'unisse réellement, que l'UE sorte de sa létargie, que l'ASEAN ai une vrai politique(seule alliance ayant a la fois des coco et des impérialistes) ou que la Russie reprennent sont royaume déchu par la force ou des accords???!!

Tout ça est un grand schimlblik, ou les dirigents encaissent les USD ou les Euros sans savoir ou ça ira!!! Alors MALHEUREUSEMENT le sort des birmans, de pas mal d'africains...., n'interresse aucune im-"puissances"

Tout ce qui compte aujourd'hui c'est la ressource!!! ou qu'elle soit prise, qu'elle que soit la conséquence écologique, faut qu'il y est quelque chose dans le tuyau, dans la bijouterie, dans les caisses....

😕🏴‍☠️😠A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m) pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
IR Iradium Veteran ·
ouah, ouah... RRR redevient cool😛
KA Karolus Veteran ·
Ah on se calme ! dejà je n'ai plus une ignorance crasse... un bon bain cema fait du bien.

Vous voulez une bonne chose de la junte ? Une seule, pas trop grosse, une demi même car elle coûte trop cher à mon goût. La junte en s'isolant plus ou moins volontairement de l'Occident n'est pas devenu un paradis sexuel comme la Thaîlande, ni un paradis d'ONG comme le Cambodge, ni une folie furieuse comme la Corée du Nord comme cela aurait pu. C'est con à dire mais cet isolement préserve encore quelques temps l'identité ethnique du Myanmar.

Suffit de voir la tenu des Hakkas vendeurs de babioles a Bangkok ou nettement pire, le zoo hummain des Padaungs (bien exploité par les Thaïs au passage) dans le Nord pour se dire que bien indirectement la junte évite ca mais le prix a payer est bien trop élever pour être valable et Than shwe est effet une crapule hors norme.

Une autre bonne chose c'est pour l'industrie thailandaise qui est fort satisfaite d'utiliser la main d'oeuvre sous payé des voisins (2 millions pour 6 % du pnb parait il) pour les "3 D" Dirty, Dangerous and Difficult. Car vous n'étes pas le seul a voir que le pays du sourire est un brin carnassier. la cinquantaine de birmans étouffés dans un camion voici quelques mois sont un exemple sordide... mais pas pire que les Chinois ramasseurs de coquillage noyés sur une plage anglaise.

Dites moi Larsay se plaint-on des tarifs bons marchés des taxis de Bangkok ? De son électricité abordable ? Provenant du gaz bon marché de Nyapyidaw.

Ceci dit une chose et pas une petite, quel est le pays de la région ou affluent les réfugiés ? H

Hormis la Malaisie -un choix très moyen même pour les Rohyngas- cest la Thailande car on peut les critiquer sur l'acceuil réservé aux Birmans, Hmongs, Cambodgiens, Vietnamiens et autres Coréens du Nord il y a un acceuil. Ce n'est ni blanc, ni noir, c'est glauque mais c'est un "havre" depuis des décennies. Et la c'est difficile de leur jeter la pierre.

Votre écrivaine a une homologue au Cambodge qui a recu un prix allemand voici quelques temps, Somaly Mam une Phnong. On l'a dit "nobélisable". M'ouais.

Comment ca personne ne me suis ! Mais vous Larsay qui ne supportez pas que l'on critique -un peu- Suu Kyi mais qui ne suivez pas non plus ses idées (suu Kyi)en incitant les touristes a visiter le Myanmar (post précédent). C'est pour le moins contradictoire. Surtout de la part de quelqun fier de ne pas suivre les sentiers battus et qui considère que ma propre piste n'est pas fréquentable/battue et me décourage de la poursuivre...

tss, tss, tss on n'évoluera jamais comme cela. "ne cadre pas" on dirait une expression d'un cadre du PC vous auriez fait fortune en tant que rédacteur dans le "courrier du vietnam".

Ps c'est quoi cette réaction primaire anti journaliste ? Comme dans tous les métiers il y ades types biens et des arrivistes. Ces derniers on les connait plus, Ils sont comme Verges : MEDIATIQUES. Pour le Myanmar Larry Jagan a de bons papiers et dans l'ensemble l'Irrawaddy est un bon magazine surtout pour une publication asiatique.

Question roman j'avais apprécié Bodard voici fort longtemps mais il n'est rien comparé a ce splendide narrateur qu'est Bougeon et sa "Nuit Indochinoise".

Excellent.
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LA Larsay Globetrotter ·
Voila une reponse qui me plait beaucoup (les autres aussi, hein, mais tu elargis le champ).

Toutefois, je ne suis pas d'accord sur un point, c'est celui de ce qu'on peut faire. Les politiciens sont tous pourris (a de rares exceptions pres), mais ils savent tout de meme tres bien que l'arbitre ultime, c'est le bulletin de vote. Nous l'avons assez prouve en France avec toutes nos revolutions, le gouvernemnt US a lache le Vietnam a cause des manifs (j'y etais, alors, je peux parler) et lache l'Irak parce la Maison Blanche sait que si elle continue, ce sera un autre "soulevement" national, etc. Je reste convaincu que si la masse europeenne et americaine savait vraiment ce qui se passe en Birmanie, ca "remuererait" beaucoup plus, et les gouvernements seraient bien obliges de se remuer. Combien de francais connaissent la conduite ignoble de Total avec la junte, avec ses mercenaires serbo-croates bons popur le Tribunal de la Haye et a qui "on" a donne le choix entre ca et la Birmanie) gardant des camps de main d'oeuvre a pas cher (eh oui, je viens d'apprendre ca d'un ami bien informe!)? Ne confondons pas le Tibet et la Birmanie; les chinois ne lacheront jamais le Tibet, qu'ils considerent comme partie integrante de la Chine depuis 2000 ans; ils ne sont pas maries avec la junte; si tout le monde gueule, ils lacheront du lest comme ils l'ont fait avec la Coree du Nord

IL S'AGIT DONC D'EDUQUER LA MASSE pour qu'eele remue les politicards. L'opinion publique, c'est l'arme la plus puissante dans nos pays. Il faut pas compter sur les associations genre France Libertes, c'est plus des diplomates, donc des inutiles, avec leurs beaux bureaux rue de la Bienfaisance si mes souvenirs sont bons -le 8e (ou 17e, je sais plus), Mon Cher!- que des associations de lutte contre quelque chose (elle ne sont meme pas foutues de soulever l'opinion contre la malaria, 1ere tueuse du monde, alors, la junte.....). C'est donc a nous de remuer tout ca, d'ou mon idee. Je ne compte pas m'arreter la, j'ai une petite idee derriere la tete, mais ca sera pour 2009
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
LA Larsay Globetrotter ·
Karolus, a cote de la plaque comme d'habitude! C'est pas BOUGEON, c'est Jean Hougron, pigiste completement alcoolique a Saigon, qui tapait les copains journalistes plus fortunes, et a qui personne n'aurait donne une chance, et qui, sans rien dire a personne, etait en train de pondre ses bouquins, splendides, mais qui sont des romans bases sur des personnages qu'il a connus, alors que Bodard, c'est du solide bien documente. Meme "La Duchesse" est du vrai de vrai pas difficile a deviner quand on connait bien l'histoire de la Guerre d'Indo, elle existait, elle s'appelait Milady et "sevissait" a Mon Cai). Rien a voir! Pour le reste, etant donne que vous detorunez le sujet en parlant maintenant de la Thailande et de son merveilleux accueil, je prefere ne pas repondre, car j'ai horreur de perdre mon temps! Les thais, ce sont des grands diplomates; s'ils refoulaient les refugies, ils savent bien que leur image touristique en souffrirait. Je les connais, ils haissent les Birmans (remarquez, je les comprends un peu, les Birmans n'y sont pas alles de main morte dans leurs invasions, mais les Nazis non plus, et on ne hait plus les allemands)! FIN DE DISCUSSION. VOUS ME FATIGUEZ!
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
RR RRR Globetrotter ·
t'inquiet pas je ne suis pas énerver du tout!!!

A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m) pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
RR RRR Globetrotter ·
Re Larsay,

mais ils savent tout de meme tres bien que l'arbitre ultime, c'est le bulletin de vote.

aaaa c'est pour ça qu'ils ont voté Sarko pour mieux faire comme aux States!!!??🤪

le gouvernemnt US a lache le Vietnam a cause des manifs (j'y etais, alors, je peux parler) et lache l'Irak parce la Maison Blanche sait que si elle continue, ce sera un autre "soulevement" national,

tu parles de 2conflts qui s'enlisent ou se sont enlisés, les gens ne manifestent pas parce qu'il y a des vietnamiens ou des irackiens innocents qui meurent mais parce que trop d'américains revenaient ou reviennent entre 4planches avec un drapeau, ne confont pas!!!!! Pareil ici, on ne parle pas des afghans qui meurent mais on n'est scandalisé quand 10Français y restent!!!! (alors qu'eux on ne les a pas forcer a s'engager contrairement aux appellés q'ils y avaient en Algérie ou au Vietnam) tu vois l'écart???!!!

IL S'AGIT DONC D'EDUQUER LA MASSE pour qu'elle remue les politicards. L'opinion publique, c'est l'arme la plus puissante dans nos pays. Il faut pas compter sur les associations genre France Libertes, c'est plus des diplomates, donc des inutiles, avec leurs beaux bureaux rue de la Bienfaisance si mes souvenirs sont bons -le 8e (ou 17e, je sais plus), Mon Cher!- que des associations de lutte contre quelque chose (elle ne sont meme pas foutues de soulever l'opinion contre la malaria, 1ere tueuse du monde, alors, la junte.....). C'est donc a nous de remuer tout ca, d'ou mon idee. Je ne compte pas m'arreter la, j'ai une petite idee derriere la tete, mais ca sera pour 2009

comme aurait dit l'autre : vaste programme!!!!! DSL mais la masse est a la masse, il y a plus de gens qui écoutent de la m...e dans son Ipod que de gens qui lisent un bouquin dans les trains, aujourd'hui, et vu qu'ils ne sont deja plus capable de se bouger quand leur voisin se fait tapez quelque chose, je les imagine mal aller foutre le bordel pour tel ou tel cause, et la TV va revenir a l'époque de l'ortf alors je crainds que ton "opinion publique" soit un peu larguer!!!

si deja on avait de vrai "info" ça serait deja un grand pas!!! les journalistes preferes les ministres aux conflits (c'est moins dangereux, y a pas de balle perdue)

Tu parle des serbes... deja qu'aux portes de l'Europe on a laissé faire de l'épuration ethnique, je craind qu'a 10 000 bornes d'ici ou a 6000 au sud, on laisse encore plus faire!!! Ne me dit pas que les Français et autres ne savent pas ce qui se passe au Darfour, ou en Birmanie, c'est comme les camps d'exterminations, on savait, mais on a laissé faire, la famine en Afrique, on sait, la dingue et le colérat, t'inquiet les gens savent, mais s'en foute en fait, ici on se lave a l'eau potable, alors ton négro ou ton niakwé il peuvent crever, les ptits blanc, s'en foutent royalement!!!!! c'est dégueulasse et ça donne envie de gerber, mais c'est la réalité!!! Les gens hélas, ont d'autre priorité et ne savent meme pas si l'Angola est en Afrique ou en Amérique du sud!!!!

Ne me prend pas pour un fataliste ou autres chose encore pire, mais je voulais juste te remettre un peu les pieds sur terre, enfin sur terre occidentale!!!

Tu part de bon sentiments et je suis de tout coeur avec toi mais c'est don quichotte et les moulins a fric la!!!

A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m) pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
LA Larsay Globetrotter ·
Je n'entrerais pas ds les pbs de politique etrangere, les francais ayant toujours eu la sale habitude de choisir un chef pour mieux lui tirer aussitot dessus. A part ca, je suis d'accord avec toi -a part pour l'Afghanistan; tu preferes que les Talibans retournent au pouvoir?

Je suis d'accord que les francais savent ce qui se passe au Darfur et en Birmanie mais, a ma connaissance, il n'y a pas de bouquins donnant des details PRECIS, cas par cas, comme le mien. De toute facon, la question ne se pose meme pas; il FAUT le faire circuler puisque France Libertes dort dessus.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Bonjour Larsay!

Les atrocités des armées, conduites par des dictatures militaires sont hélas une règle !

Les atrocités sont d'autant plus fortes qu'elles ne sont pas dénoncées ...pour qu'elles le soient, il faut être précis ...et tes traductions le sont !

La diffusion des atrocités d'une partie de l'armée birmane (elle peut se fissurer), est de fait cautionnée par les généraux voire élaborée en stratégie !

Bien sûr, faire savoir, ne changera pas le régime ...MAIS est susceptible d'atténuer, réduire les exactions ... Le pire, étant de garder le silence, qui lui laisse la place au pire ... et est au bout du compte toujours complice !

tu peux donc compter sur moi dans tes initiatives !

Bravo !...Il s'agit à mes yeux, même pas de politique partisane, seulement d'humanité !
Roger
RR RRR Globetrotter ·
Salut Larsay,

A part ca, je suis d'accord avec toi -a part pour l'Afghanistan; tu preferes que les Talibans retournent au pouvoir?

je n'ai jamais dit ça!!! mais que l'on ne vienne pas pleurer quand des militaires meurent, c'est leur dramatique role😕🏴‍☠️ les armes sont faites pour tuer (ou blesser gravement dans les guerres modernes) et les unifomes pour etre troués😕🏴‍☠️!!!

Pour revenir a ton bouquin, c'est tres bien, et tant mieux il faut des livres comme ça, pour faire ouvrir les yeux!!! est ce que ça fera réagir et avancer le chmililiblik c'est a voir!!!

A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m) pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
LA Larsay Globetrotter ·
La, je suis entierement d'accord avec toi. Dans "nos" pays, les soldats sont des volontaires, et tout le monde sait que la guerre tue. Qu'on pleure sur les 55 000 tues de la guerre du Vietnam -ou ceux de la guerre d'Algerie d'ailleurs, vous avez pas connu ca, vous, mais le dilemme etait terrible- je suis d'accord en ce qui concerne les conscrits, car on ne leur a pas demande si ca leur plaisait ou non; par contre, les Marines, ce sont des volontaires; qu'ils se fassent tuer est eminenment regrettable, mais c'est un choix qu'ils ont faits . Et les pauvres soldats francais aussi
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
JE Jeansellier Globetrotter ·
Salut "triple" R,

Dans le cas de l'Afghanistan, il est tout à fait choquant que "certaine boite française " arme d'un coté nos troupes et de l'autre vende le meme materiel à l'armée pakistanaise dont le role est on ne peut plus equivoque, se proclamant alliée de la coalition quand celà l'arrange, et en plus dont les services secrets on ne peut plus pro-talibans.

Theoriquement les talibans sont pris en enclume des deux cotés, mais cette belle tactique s'avére inefficace . Qui continue à les armer ?? c'est le silence radio total . ne levons pas le couvercle car Il faut menager les susceptibilités politiques et surtout continuer à vendre, vendre nos equipements, business oblige, quitte à ce que nos belles balles "made in france "aillent frapper nos propres bidasses.

Certains jours, cette ""belle boite qui a changé de nom tout en gardant ses 2 premiéres lettres est toute fiére de faire flotter le drapeau pakistanais devant l'entrée de l'un de ses batiments. Il faut faire plaisir aux visiteurs

Coté propre experience je peux dire que quand aux officiers superieurs pakistanais venant assister à des recettes commerciales chez nous, certains ne cachent pas leurs sympathies pour la guerilla talibane et leur approbation du 11 septembre . Les boites ricaines c'est pas mieux .

Je tire mon chapeau à nos petits gars qui sont la-bas, sur le qui-vive permanent, loin des leurs dans un environnement hostile. Pendant ce temps là en metropole, les marseillais s'inquiétent plus du con de l'OM en tole en Espagne, la presse s'interroge si Miss france 2009 a montré ses fesses ou pas et se passionne pour le femur d'un navigateur et autres banalités.

j'aimerai bien connaitre les etats d'ame de nos bidasses à ce sujet .
KA Karolus Veteran ·
tiens je vais t'ennuyé... beaucoup.

Qui a préservé le Myanmar des appetits thailandais ?

Toi qui voulais un point positif de la junte en voici, si énorme qu'on l'oubli.

Bonne digestion... tu as l'air d'avoir des pb a encaissé ce qui te deplais.

Exact c'est bien Hougron, un excellent auteur. Je pensais a F. Bourgeon et cela n'a rien a voir. Et c'est de Bodard généralement que j'entends des critiques et meme un militaire qui l'a cotoyé a cette époque le trouvait plus souvent a grapiner des infos dans le mess des officiers qu'ailleurs...
http://chroniques-d-asie.blogspot.com/ http://karolusmag.blogs-de-voyage.fr/
IR Iradium Veteran ·
tiens je vais t'ennuyé... beaucoup.

Qui a préservé le Myanmar des appetits thailandais ?

Toi qui voulais un point positif de la junte en voici, si énorme qu'on l'oubli.

Bonne digestion... tu as l'air d'avoir des pb a encaissé ce qui te deplais.

Exact c'est bien Hougron, un excellent auteur. Je pensais a F. Bourgeon et cela n'a rien a voir. Et c'est de Bodard généralement que j'entends des critiques et meme un militaire qui l'a cotoyé a cette époque le trouvait plus souvent a grapiner des infos dans le mess des officiers qu'ailleurs...

🙂Je soutiens Karolus😉
KA Karolus Veteran ·
Oups !

Fais gaffe ! tu vas te faire mal voir...

Paraitrait que je suis un sale type, avec des pesnées ignobles, inhumaines des plus dégoutantes.

Enfin cela reste a démontrer !
http://chroniques-d-asie.blogspot.com/ http://karolusmag.blogs-de-voyage.fr/
LA Larsay Globetrotter ·
Bonjour

Il y a 2 jours, j'ai publie le texte suivant (extraits du livre que j'ai traduit) en demandant a tt le monde de le faire circuler. Apparemment, il n'a pas ete du gout des caviardeurs du forum. Le voila donc a nouveau. Merci faire passer a tous: amis, collegues, elus locaux, etc. PERMIS DE VIOLER L’usage de la violence sexuelle par le régime militaire birman dans le cadre de la guerre en cours dans l’Etat Shan. Par La Fondation Shan pour les Droits de l’Homme (Shan Human Rights Foundation) (SHRF) Et Le Réseau d’Action des Femmes Shan (Shan Women Action Network) (SWAN) Mai 2002 Rapport traduit de l’anglais par Erwan Boivent et Jacques Bacon La Fondation Shan pour les Droits de l’Homme (Shan Human Rights Foundation – SHRF)

La SHRF est une organisation non gouvernementale fondée le 6 décembre 1990 dans le territoire libre de l’Etat Shan, avec le soutien de la Fraternité Bouddhiste, de la Résistance Nationale, d’expatriés Shan, ainsi que de nombreuses autres personnes aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Etat Shan.

La SHRF poursuit les objectifs suivants : 1- La lutte pour le respect des droits de l’homme et le rétablissement de la justice pour les victimes. 2- La promotion de la démocratie en accord avec les aspirations et la volonté des peuples, et l’établissement d’un gouvernement populaire basé sur des principes démocratiques. 3- Le retour de l’unité, de la fraternité, de l’égalité, et de la coopération en Birmanie. 4- Le retour de la paix, de la liberté, et de la prospérité.

Adresse : The Shan Human Rights Foundation P.O. Box 201 Phrasing Post Office Chiang Mai 50200 Thaïlande Site web : www.shanland.org Email : shrf@cm.ks.co.th

Le Réseau d’Action des Femmes Shan (The Shan Women’s Action Network – SWAN)

Le SWAN a été mis en place le 28 mars 1999 par des femmes Shan agissant en Thaïlande et le long de la frontière birmano-thailandaise avec les objectifs suivants : - Promouvoir les droits des femmes et des enfants. - S’opposer à l’exploitation et à la violence contre les femmes et les enfants. - Travailler en commun pour la paix et la liberté dans notre société. - Donner au femmes la possibilité d’une vie meilleure. - Susciter une prise de conscience quant à la préservation des ressources naturelles et de l’environnement.

Contact : SWAN P.O. Box 120 Phrasing Post Office Chiang Mai 50200 Thaïlande Site Web : www.shanwomen.org Email : kenneri@loxinfo.co.th

PROLOGUE

Le présent rapport détaille 173 cas reconnus de viols et autres formes de violence sexuelle, impliquant 625 jeunes filles et femmes, commis par des soldats de l’armée birmane dans l’Etat Shan, principalement entre 1996 et 2001. Il faut noter que, du fait des blessures psychologiques profondes liées au viol, de nombreuses femmes ayant subi des violences sexuelles ne témoignent jamais de leur expérience. D’autre part, de nombreuses informations ne sont pas parvenues à la SHRF, car celles qu’elle reçoit sur les violations du Droit de l’Homme dans l’Etat Shan proviennent uniquement de réfugiés ayant passé la frontière thaïlandaise. Il est donc plus que probable que les chiffres cités dans ce rapport soient de loin inférieurs à la réalité.

Ce rapport révèle que le régime militaire birman autorise ses soldats, de manière systématique et généralisée, à commettre des violences sexuelles en toute impunité dans le but de terroriser et d’assujettir les minorités ethniques dans l’Etat Shan. Il illustre explicitement le fait que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, sous la forme de violences sexuelles, ont été et sont toujours commis dans l’Etat Shan.

Ce rapport prouve que le viol est officiellement toléré comme une « arme de guerre » contre la population civile de l’Etat Shan. Il apparaît que le viol de femmes Shan fait partie d’une stratégie concertée de l’armée birmane contre l’insurrection des Shans. Les cas détaillés ici ont été commis par des soldats issus de 52 bataillons diff��rents. 83% des viols ont été commis par des officiers, le plus souvent en présence de leurs hommes. Ces viols ont été d’une extrême brutalité et ont souvent été accompagnés d’autres actes de violence tels que torture, coups, mutilations, et étouffement, se soldant dans 25% des cas par la mort des victimes. Dans certains cas, les corps ont ensuite été délibérément exposés en public aux populations locales. 61% des cas sont des viols collectifs. Dans ces cas, les femmes ont été le plus souvent violées à l’intérieur des bases militaires et parfois détenues et violées de manière répétée pendant des périodes allant jusqu’à 4 mois. Sur les 173 cas répertoriés ici, un seul coupable a fait l’objet d’une sanction de la part de son supérieur. Le plus souvent, les plaignantes font l’objet d’amendes, sont séquestrées, torturées, et parfois tuées par les militaires.

Les femmes Shan sont de plus en plus vulnérables au viol du fait de la militarisation croissante et des mesures anti-guérilla conduites par le régime birman, appelé aujourd’hui Conseil d’Etat pour la Paix et le Développement (State Peace and Development Council-SPDC) dans l’Etat Shan. Le nombre de bataillons dans l’Etat a presque triplé depuis 1988. La majorité des viols ont été commis dans les régions du centre de l’Etat Shan, où plus de 300 000 villageois ont été déplacés de force depuis 1996. De nombreux viols ont eu lieu alors que les victimes se trouvaient à l’extérieur des lieux de relogement, généralement à la recherche de nourriture. D’autres ont eu lieu lorsqu’elles servaient de porteurs forcés ou effectuaient de force des travaux non rémunérés pour l’armée, ou lors de contrôle aux postes routiers.

Ce rapport explore aussi certaines des conséquences physiques et mentales subies par les survivantes, qui souffrent non seulement d’un déni de justice envers les coupables de viols, mais également d’un manque d’organisations de soutien psychologique. Certaines des survivantes sont sujettes aux reproches et au rejet de la part de leur propres familles et communautés. Beaucoup d’entre elles ont fait le

choix de fuir vers la Thaïlande. Toutefois, l’absence de reconnaissance des réfugiés Shan par la Thaïlande les prive de protection, d’aide humanitaire, et de services de conseils. Elles sont donc facilement la proie à l’exploitation et au trafic humain et sont en danger permanent d’être renvoyées en Birmanie dans les mains de leurs tourmenteurs.

La SHRF et le SWAN font donc les recommandations suivantes :

Au Conseil d’Etat pour la Paix et le Développement (SPDC) : Déclarer immédiatement un cessez-le-feu national afin d’arrêter le processus de militarisation croissante et les campagnes répressives dans les Etats des minorités ethniques. Commencer des négociations tripartites avec des représentants des nationalités ethniques non birmanes et l’opposition démocrate sur l’avenir politique du pays. Respecter toutes leurs obligations en vertu du droit humanitaire international, notamment l’article 3 commun aux Conventions de Genève du 12 Août 1949, cesser l’usage de la force armée contre les populations civiles, protéger tous les civils, y compris les enfants, les femmes, et les personnes appartenant à des minorités ethniques ou religieuses, contre les violations du droit humanitaire. Respect dans leur totalité leurs obligations en vertu de la Convention de 1930 del’Organisation Internationale du Travail relative au travail forcé ou obligatoire (N° 29). Cesser les violations continuelles des droits de la femme, en particulier le travail forcé, les déplacements forcés, les mauvais traitements, la torture, les violences sexuelles, l’exploitation et les mauvais traitements en prison, ainsi que les exécutions sommaires, souvent commises par le personnel militaire et dirigées tout spécialement contre les réfugiées revenant chez elles, les déplacées internes, les membres féminins de minorités ethniques ou de l’opposition politique. Cesser les déplacements forcés systématiques des personnes et les mouvements de réfugiés vers les pays voisins, et créer des conditions propices au retour sûr et volontaire des réfugiés et à leur réintégration complète, et régler le problème du trafic humain des femmes et des enfants, en particulier dans les zones frontalières. Respect leurs obligations en vertu de la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes, en adoptant une législation nationale et son application en conformité avec ces conventions, et considérer la signature et la ratification des protocoles optionnels à ces deux conventions. Appliquer dans leur intégralité les recommandations faites par le Comité pour l’élimination de la discrimination contre les femmes, en particulier la demande de poursuivre et punir ceux qui violent les droits de la femme.Au gouvernement royal de Thaïlande : Protéger les civils Shan le long de la frontière birmano-thaïlandaise en les laissant traverser la frontière pour rejoindre les camps de réfugiés et accéder à l’aide du Comité des Nations Unies pour les Réfugiés. Autoriser les demandeurs d’asile Shan à rentrer en contact avec les agences d’aide humanitaire basées en Thaïlande. Faire preuve d’une attention particulière en ce qui concerne la déportation des travailleurs émigrés Shan dans la mesure où un grand nombre sont de réels réfugiés. Ne pas renvoyer les femmes Shan entre les mains de l’armée birmane. Les gouvernements thaïlandais et birmans devraient autoriser la communauté internationale ainsi que le Comité des Nations Unies pour les Réfugiés à participer à toutes discussions, négociations et/ou programmes de rapatriement incluant des émigrés birmans. Ces discussions doivent adresser directement les causes de ces mouvements de travailleurs migratoires. A la communauté internationale : Ne pas laisser les évolutions politiques en Birmanie agir comme un « rideau de fumée » masquant les violations continuelles des droits de l’homme qui ont lieu principalement dans les régions d’ethnie non birmane. Faire pression sur le SPDC pour qu’il applique les recommandations ci-dessus, basées sur la résolution 2002/67 de la Commission des Droits de l’Homme relative à « la situation des droits de l’homme en Birmanie », et refuser toute forme d’aide au régime tant que des changements irréversibles ne seront pas effectués en faveur d’une réforme démocratique en Birmanie. Faire pression sur les agences des Nations Unies et les ONGs internationales travaillant dans les Etats ethniques de Birmanie pour qu’elles se portent témoins des atrocités commises par le SPDC contre les civils dans ces zones, leur silence les rendant complices de ces abus.INTRODUCTION

Ce rapport est le fruit des recherches conjointes du bureau des femmes de la SHRF et du SWAN. Depuis 1997, la SHRF publie une lettre mensuelle témoignant des violations des droits de l’homme, dont le viol, commises par l’armée birmane dans l’Etat Shan. En 1999, la SHRF a publié un livret en birman documentant les cas de viol commis par l’armée birmane cette année-là. Les membres de SWAN, quant à eux, ont fait de nombreuses apparitions publiques lors de forums internationaux ces dernières années, dans le but d’exposer le degré de violence du régime à l’encontre des femmes dans l’Etat Shan. Cependant, il était clair qu’un rapport plus complet et plus détaillé était nécessaire pour attirer l’attention de la communauté internationale sur l’ampleur de l’usage systématique de violences sexuelles par l’armée birmane dans les régions ethniques.

Il est aussi de plus en plus urgent de mettre en lumière les conséquences que la guerre civile en cours en Birmanie a toujours sur les populations civile d’ethnies minoritaires, et en particulier les femmes, considérant les indications récentes comme quoi la communauté internationale semble relâcher sa pression sur le régime du fait de progrès apparents vers une transition politique. Les restrictions d’accès à la plupart des zones frontalières dont font toujours l’objet les étrangers, ainsi que l’absence de liberté d’information, ont permis au régime de dissimuler l’ampleur réelle de l’oppression systématique des minorités ethniques en cours en Birmanie, détournant ainsi l’attention de la communauté internationale du besoin urgent de mettre fin à la guerre civile et d’ouvrir le dialogue sur l’avenir du pays avec les minorités ethniques.

En plus de révéler l’ampleur des violences sexuelles commises par l’armée birmane et du besoin de restaurer un état de droit qui permette de punir les coupables de ces crimes, ce rapport tente d’explorer les problèmes auxquels doivent faire face les victimes survivantes, y compris les critiques de la part de leurs communautés explicables par les rapports traditionnels entre hommes et femmes.

La SHRF et le SWAN ont collecté les informations contenues dans ce rapport entre Janvier 2001 et Mars 2002. Durant cette période, 28 femmes rencontrées à la frontière avec la Thaïlande ont été interrogées spécialement pour ce rapport, soit par des membres des réseaux de la SHRF ou du SWAN, soit par des membres de l’Organisation des Femmes Lahu. Ces entretiens sont intégralement reproduits dans une des annexes. Les 145 autres cas ont été tirés des lettres mensuelles de la SHRF. Ces cas sont moins détaillés et ne traitent pas en particulier des conséquences des violences sexuelles sur les survivantes. Les informations relatives aux 173 cas sont résumées dans un tableau en annexe. Bien que la majorité des cas rapportés ici ont eu lieu entre 1996 et 2002, cinq incidents antérieurs à cette période ont aussi été inclus, du fait qu’ils aient été rapportés directement par les victimes.

Pour obtenir des compléments d’informations sur les cas de violences sexuelles dans l’Etat Shan, vous pouvez consulter la lettre mensuelle de la SHRF sur son site www.shanland.org. La SHRF et le SWAN remercient tous ceux qui ont bénévolement donné de leur temps à la rédaction de ce rapport. Nous remercions particulièrement la Norwegian Human Rights Foundation pour leur soutien à la publication de ce rapport.

La violence sexuelle pendant les quatre décennies de guerre civile et la terminologie du droit international

La plupart des informations collectées dans ce rapport couvre des cas de viols commis par l’armée birmane pendant les six dernières années. Cependant, la violence sexuelle s’est banalisée progressivement dans l’Etat Shan au cours des quatre dernières décennies, depuis que l’armée birmane a commencé ses opérations contre les forces de résistance des minorités ethniques à la fin des années 1950.

Le contexte de guerre civile a permis aux soldats birmans de pratiquer des violences sexuelles sur les femmes des minorités ethniques en toute impunité. Considérées comme des soutiens potentiels à la résistance, les femmes sont perçues comme des cibles légitimes de la violence. La violence sexuelle permet non seulement de terroriser et soumettre les communautés locales, mais aussi d’étaler la puissance dominatrice des soldats sur les femmes de l’ennemi, et par conséquent d’humilier et de démoraliser les forces de la résistance. De plus, elle est également considérée comme la « récompense » pour les soldats combattant l’ennemi.

Des facteurs d’ordre ethnique ont exacerbé la tendance à la violence, le régime militaire ayant délibérément déployé des soldats d’ethnies étrangères aux zones qu’elles occupent. La non-appartenance des soldats aux communautés locales ainsi que les sentiments nationalistes birmans alimentés par la propagande catalysent la violence, dont la violence sexuelle, contre les civils des minorités ethniques locales.

Durant la dernière décennie, le régime n’a cessé de renforcer son armée et d’augmenter le nombre de soldats déployés dans les états ethniques, ce qui a inévitablement conduit à une augmentation des violences sexuelles.Bien que la Birmanie soit signataire des Conventions de Genève de 1949, le régime n’a jamais cherché à la faire respecter par son armée. LE VIOL COMME ARME DE GUERRE

Les preuves récoltées pour ce rapport montrent à l’évidence que les soldats du régime militaire birman utilisent systématiquement le viol comme arme de répression contre les populations civiles dans l’Etat Shan. Un grand nombre de facteurs seront discutés dans cette section, qui amène à penser que cette pratique est officiellement excusée par les autorités militaires La systématisation et généralisation de la pratique du viol

Il faut noter que, du fait des blessures profondes liées au viol, de nombreuses femmes ayant subi des violences sexuelles ne témoignent jamais de leur expérience. De plus, du fait que de nombreuses informations sur les violations des droits de l’homme dans l’Etat Shan sont des témoignages de réfugiés ayant réussi à passer la frontière thaïlandaise, il est certain que de nombreux cas ne sont pas connus de la SHRF. Il est donc plus que probable que les chiffres cités dans ce rapport soient de loin inférieurs à la réalité. Les cas de viols et autres violences sexuelles documentés dans ce rapport sur les six dernières années peuvent se résumer ainsi :

Année Nombre Nbre total est. Nbre total est. Lieux d’incidents de jeunes filles de femmes (Nbre de cantons) 1996 5 4 6 5 1997 30 25 157 11 1998 30 18 38 13 1999 26 17 71 13 2000 33 13 69 17 2001 44 15 186 17 __ __ __ Total 168 92 527

On peut constater que le nombre de viols enregistrés en 2001 ainsi que le nombre de jeunes filles et de femmes violées est encore plus élevé que dans les années précédentes. Ceci prouve que, malgré les affirmations du régime comme quoi la ‘paix’ aurait été restaurée dans l’Etat Shan, ses soldats continuent de commettre des violations des droits de l’homme envers les populations civiles, et ce avec une fréquence jamais égalée.

Il faut aussi remarquer que les soldats d’un total de cinquante-deux bataillons de l’armée birmane sont impliqués dans les cas de viols cités dans ce rapport (voir Annexe 4). Ceci est la preuve irréfutable que la pratique du viol est communément acceptée dans les rangs de l’armée birmane.

Le viol commis par des officiers

Un des faits qui montrent le plus clairement que le viol est accepté par les autorités militaires est que 83% des viols documentés dans ce rapport ont été commis par des officiers, du rang de caporal à chef de bataillon, comme le montre la liste ci-dessous :

Rang des officiers Nbre de viols commis ‘Commandant/officier’ (rang indéfini) 48 Chef de bataillon 14 Capitaine 63 Lieutenant 5 Sergent 6 Caporal 3 __ Total 139

Dans la vaste majorité de ces cas (85%), l’officier était en service avec d’autres soldats et n’a en aucun cas essayé de cacher son crime. En réalité, dans 10 de ces cas, l’officier a ensuite donner la (les) victime(s) à ses soldats pour qu’ils les violer collectivement ou qu’ils les tuent.

Trois femmes âgées de 18, 21 et 24 ans, étaient parties chercher du petit bois dans la forêt près de la route, à 3 km à l’ouest de leur village de Pa Sak, dans le canton de Murng Hsat, quand 80 soldats SPDC du 359ème Bataillon d’Infanterie Légère (BIL) ont saisi les femmes pour les interroger. Au bout d’un certain temps, le capitaine Htun Kyaw a emmené la plus jeune dans un buisson et l’a violée. Il a ensuite donné les trois femmes à ses officiers subalternes et leur a ordonné de les violer. Les soldats les ont ensuite battues à mort à coups de bâton. (Cas n°105)

Torture et meurtre des femmes violées

La brutalité extrême et sans retenue dont font preuve les soldats qui commettent des abus sexuels révèle clairement que le viol ainsi que d’autres formes de violence, comme la torture, sont utilisés dans le cadre de campagnes de terreur à l’encontre des populations civiles locales. Dans 25% des viols documentés ici, les victimes ont ensuite été tuées par balle, étouffées, battues à mort, poignardées, ou brûlées vives.

Dans de nombreux cas, les femmes ont été non seulement violées, mais aussi torturées physiquement d’autre manière: battues, étouffées par des sacs en plastique mis sur leur tête, ou mutilées en coupant les seins. Dans l’exemple suivant, la victime a été battue jusqu’à perdre conscience et violée, et sa sœur enceinte assassinée :

Son beau-frère était allé au village chercher du riz et d’autres aliments. Quand les soldats sont arrivés à la ferme, ils n’ont vu que les 2 femmes. Ils les ont accusées d’être les femmes de soldats Shans et les ont battues. Bien qu’elles aient essayé d’expliquer qu’elles étaient juste des habitantes du village de Mark Mong Pawk, les soldats ne les ont pas écoutées et ont continué à battre sa sœur avec un bâton jusqu’à évanouissement. Quand elle leur a dit que sa sœur était enceinte et a demandé pitié, ils ont commencé à frapper la sœur dans le ventre avec le bout des bâtons. Quand elle a essayé d’intervenir pour les arrêter, un officier l‘a frappé à la tête avec son bâton, lui faisant perdre connaissance. Quand elle a repris connaissance, un officier l’a traînée dans leur cabane, l’a violée, et, une fois terminé, a recommencé à la battre jusqu’à ce qu’elle s‘évanouisse. Quand elle a retrouvé ses esprits, elle se trouvait allongée, nue, et sa sœur gisait morte à l’extérieur de la cabane. Les soldats avaient disparu après avoir en plus volé ses 2000 kyats* et de l’or. (Cas n°64)

Dans la plupart des cas, il n’y a eu aucun effort de la part des soldats pour dissimuler les corps des victimes de viols décédées. Au contraire, l’exemple suivant montre que le viol et le meurtre des victimes sont à l’occasion délibérément commis publiquement dans le but d’intimider la population des minorités ethniques locales :

Une fille de 12 ans était en train de chercher de la paille pour nourrir le bétail dans un champ près du village déplacé de Nawng Kaw, dans le canton de Lai Kha, quand elle a été violée et tuée par balle par les troupe du SLORC[1] de la base de Kho Lam. Quand certains de ses proches ont entendu les coups de feu, ils sont sortis pour voir, mais ont été arrêtés par les soldats. Lorsqu’ils ont demandé la permission de l’enterrer, les soldats ont répondu : « elle devra rester ici comme exemple à voir par votre peuple. Si vous l’enterrez, vous mourrez comme elle ». (Cas n°15)

7. Le SLORC (State Law and Order Restoration Council – Conseil d’Etat pour la Restauration de la Loi et l’Ordre) est l’ancien nom du régime militaire birman toujours en place.

Viols collectifs

61% des incidents reportés ici impliquent des viols collectifs, commis sans crainte d’être vu.

Dans de nombreux cas de viols collectifs, les victimes ont ensuite été tuées par les soldats. Cependant, dans un certain nombre de cas, les femmes ont été relâchées, montrant ainsi clairement que les coupables ne craignent absolument aucune sanction.

Trois femmes âgées de 18, 35, et 37 ans, étaient à leur ferme dans la région de Kho Lam quand elles ont été arrêtées par 80 soldats du 99ème BI conduit par le capitaine Than Maung. Les soldats les ont gardées 4 jours et 3 nuits pendant lesquels elles ont subit des viols collectifs répétés de la part des soldats. Elles ont été ensuite relâchées. (Cas n°116)

Le viol à l’intérieur des bases militaires

Le fait que onze des incidents cités ici ont été commis à l’intérieur même des bases militaires, à la connaissance non seulement du personnel militaire, mais aussi des membres des communautés avoisinantes, indique l’ampleur de l’impunité dont jouissent les troupes du régime.

Lors d’un cas en particulier, deux lycéennes de Lai Kha qui ont osé parler publiquement contre la politique du SPDC lors d’un rassemblement à leur école, ont été arrêtées en public par des soldats du SPDC, emmenées à la base militaire la plus proche, et violées par le commandant de la base pendant 4 jours et 4 nuits, apparemment pour être ‘punies’, avant d’être relâchées contre de l’argent.

Une réunion était organisée dans une école de la ville de Lai Kha, à laquelle participaient 84 élèves allant jusqu’à la terminale. Après son intervention, le professeur principal demanda aux élèves s’ils avaient des questions à poser. Une jeune fille de 17 ans qui était en première prit la parole: « Je voudrais demander pourquoi les soldats birmans, qui disent être des soldats du gouvernement, oppriment autant les gens. Beaucoup de villageois ont été forcés de déménager en ville, où ils ont de grandes difficultés à s’installer et à gagner leur vie. J’ai vu à quel point ils sont misérables». Une autre jeune fille de 18 ans, en terminale, demanda également : «Pourquoi les soldats du gouvernement ont-ils fermé le marché principal de la ville de Lai Kha? Il est là depuis très longtemps, mais il a été fermé il y a 2-3 semaines par les soldats du gouvernement et n’a pas encore été rouvert. Pourquoi? Si le gouvernement est après les soldats Shans, qu’ils s’en prennent à eux !». Avant que le professeur, qui hésitait, n’ait pu répondre, deux soldats du SPDC qui était en poste devant l’école ont fait sortir les deux jeunes filles, leur disant qu’elles devraient aller à la base militaire demander au commandant. Ils les ont emmenées à la base du 515ème BIL, où le commandant les a enfermées. Le soir même, il a emmené une des deux dans sa chambre et l’a forcée à se déshabiller sous la menace de son pistolet. Il l’a violée toute la nuit. Le lendemain matin, il a fait venir la deuxième et lui a fait subir le même sort toute la journée et la nuit suivante. Après les avoir violées tour à tour pendant 4 jours et 4 nuits, il a ensuite demandé aux parents de payer 15 000 Kyats chacune pour les relâcher. (Cas n°91)

* Note de la traduction : le kyat est la monnaie birmane, au taux officiel d’environ 6 kyats pour 1 euro. Il faut savoir que le revenu moyen en Birmanie est de 0, 80 euro par jour, soit un peu moins de 5 kyats.

Détentions prolongées et violences sexuelles

Dans vingt-quatre des cas, les femmes ont été gardées par les soldats du régime pendant des périodes allant jusqu’à quatre mois dans le but de les violer. Encore une fois, l’usage à découvert de ‘femmes de réconfort’ sans crainte d’être inquiété prouve le climat d’impunité qui règne au sein des forces armées en ce concerne le viol.

4 femmes et 6 hommes du village ont été arrêtés alors qu’ils travaillaient à la ferme et ont été forcés à transporter du matériel militaire et à suivre les soldats dans leurs patrouilles dans les villages désertés des zones de relogement, campant où qu’ils se trouvaient à la tombée de la nuit, parfois restant au même endroit pendant 2-3 jours. Les femmes ont été violées presque toutes les nuits par un soldat ou un autre. Ces civils ont été forcés à servir de porteurs sans la moindre rétribution pendant près de 4 mois, du 7 août au 20 novembre 2000 période pendant laquelle les femmes ont été forcées à servir d’esclaves sexuelles. (Cas n°120)

Absence de poursuites contre les coupables, persécutions des plaignantes

Les preuves accumulées dans ce rapport montrent clairement que non seulement les autorités militaires ne font aucun effort pour traîner en justice ceux de leurs hommes coupables de viol, mais aussi qu’elles découragent complètement les victimes de porter plainte en leur infligeant des sévices, emprisonnements ou amendes.

Dans la plupart des cas de viols rapportés ici, les victimes ont d’abord raconté leur drame à un membre de leur famille, puis au chef du village ou à un autre responsable de la communauté, qui les conseillent sur la suite à donner. Souvent (dans 22 cas, soit 13%), le chef du village conseille à la famille de ne pas porter l’affaire plus loin dans la mesure où non seulement la justice ne serait pas rendue, mais elle mettrait sa vie en danger. Le fait que, dans un cas, le chef du village lui-même ait été battu et torturé à mort par les soldats du SPDC pour avoir rapporté un viol montre l’ampleur de la dissuasion à l’encontre des leaders des communautés.

Le chef d’un village a vu le capitaine Soe Hlaing sortir de la ferme (après qu’il ait commis le viol et le meurtre d’une jeune fille de 19 ans) et découvert ce qui s’était passé. Il est alors allé à la ville de Ke-See pour se plaindre au chef de la communauté. Le capitaine a appris qu’il était suspecté de viol et de meurtre par le chef. Tôt le matin, vers 4h30, le 13 décembre 1998, le capitaine et plusieurs soldats sont arrivés au village de Nawng Kaw, encerclé et fouillé la maison du chef de la communauté. Après avoir fouillé un moment, les soldats ont dit avoir trouvé un talkie-walkie dans la maison et Soe Hlaing a immédiatement ordonné l’arrestation du chef. Les villageois étaient certains que le talkie-walkie avait été mis là par les hommes du capitaine dans le but de confondre le chef du village. Le capitaine et ses soldats l’ont attaché à une poutre de sa maison et l’ont interrogé tout en le battant et le torturant. Ils lui ont demandé où il avait obtenu le talkie-walkie, quel groupe de résistance Shan le lui avait donné, etc. Ils lui ont versé de l’eau bouillante dans la gorge et l’ont battu à mort à coups de pied. (Cas n°70)

D’autres facteurs découragent les victimes de reporter les viols aux autorités du SPDC : le fait qu’elles ne parlent pas birman, ce qui les désavantagerait énormément au cours d’une procédure judiciaire, que, souvent, elles ne connaissent ni le nom, ni l’unité de leur violeur et réalisent qu’elles n’ont pratiquement aucune possibilité de prouver leur accusation.

Cependant, dans 37 des viols reportés ici (21%), les victimes, leurs proches, ou les chefs de leur communauté ont osé se plaindre des crimes aux autorités du SPDC. Dans un seul des cas, (en avril 1997) le coupable, du bataillon de mortiers SPDC de Murng Hsat, a été puni par son commandant.

« Quand le chef du village est revenu de sa ferme tard ce soir là, je lui ai raconté tout ce qui s’était passé. Il est alors allé se plaindre au commandant du camp militaire SPDC le plus proche. Le commandant a fait ligoter le soldat qui m’avait violée, l’a battu, et mis en prison ». (Cas n°24)

Cependant, même dans ce cas, il n’apparaît pas que l’affaire ait été traitée par voie légale, et il est donc par conséquent peu probable que le coupable ait reçu la peine de 10 ans de prison prévue pour viol.

Dans onze cas, les officiers SPDC ont enregistré la plainte, mais n’ont donné aucune suite. Dans neuf cas, les officiers SPDC ont fait aligner jusqu’à 80 soldats dans le but d’identifier le violeur, mais a volontairement écarté le coupable du groupe. Dans un des cas, suite à l’impossibilité d’identifier le violeur, le chef du village qui avait porté plainte a été battu jusqu’à perdre connaissance et détenu jusqu’à ce que la famille de la victime du viol ait payé 2000 kyats pour le faire relâcher. Dans deux autres cas, la victime elle-même a été emprisonnée et a dû payer 20 000 kyats pour sa libération. Dans un autre cas, le chef et son adjoint ont été emprisonnés jusqu’à que 5500 kyats soient payés. Dans trois autres cas, les plaignants n’ont pas été emprisonnées, mais ont dû payer jusqu’à 30 000 kyats pour diffamation à l’encontre de l’armée.

Une fois seulement le coupable a pu être identifié dans l’alignement. Ceci semble être dû à l’intervention d’un officier d’une des organisations Shan pour le cessez-le feu. Toutefois, aucune suite n’a cependant été donnée.

En général, les officiers SPDC rejettent les accusations aussitôt. Dans trois cas, les officiers ont déclaré que le soldat mis en cause n’était pas dans la zone au moment des faits -y compris un cas où ils ont prétendu qu’il avait été transféré depuis longtemps. Un fait significatif est que, dans deux des 3 cas, l’officier accusé a été immédiatement transféré dans une autre unité.

Dans 7 cas sur les 11 où les officiers du SPDC ont rejeté purement et simplement l’accusation, les plaignants ont été punis d’avoir porté plainte. Dans trois cas, ils ont été physiquement malmenés: la victime de viol a été battue jusqu’à perdre connaissance, le père d’une autre victime a été battu, et un chef d’un village giflé. Dans six cas, les plaignants ont eu à payer une amende, d’un montant allant jusqu’à 60 000 kyats, pour avoir porté plainte. Dans un cas, le père de la victime a été arrêté et détenu jusqu’à ce que les responsables du village donnent une vache pour le faire relâcher.

Dans aucun des cas listés dans ce rapport les autorités du SPDC n’ont demandé à ce que les femmes violées bénéficient d’examens médicaux appropriés, qui pourraient servir comme preuve dans une action judiciaire. Ceci prouve une fois de plus que les autorités militaires n’avaient aucune intention de traîner les coupables en justice.

Les témoignages expliquent que, dans onze des cas, les victimes elles-mêmes ou leurs familles ont consulté un médecin, soit du fait de blessures ou de maladies conséquentes au viol, soit pour un examen de sang pour détecter une infection. Dans deux des cas, les travailleurs hospitaliers ont fait mention d’abus sexuels évidents, et dans un des cas (une petite fille de 5 ans violée chez elle par un soldat du SPDC), ils ont pris des photos et ont dit qu’ils essayeraient de faire suivre l’affaire. Cependant, aucune suite n’a été donnée, et dans un cas, les travailleurs hospitaliers qui avaient soigné une femme ayant été battue et violée lui conseillèrent de mentir sur la cause de ses blessures. En d’autres termes, le personnel médical lui-même avait trop peur des autorités militaires pour oser demander justice.

Plus tard, quand elle est arrivée à l’hôpital pour faire soigner sa plaie à la tête, on lui a demandé ce qui lui était arrivé. Quand elle a répondu qu’elle avait été battue par des soldats du SPDC, les infirmiers lui ont dit de raconter qu’une branche lui était tombée dessus, sinon ils craignaient que les soldats ne reviennent et la punissent. Elle était si effrayée qu’elle est partie se réfugier en Thaïlande 2-3 jours plus tard. (Cas n°64) La militarisation et l’aggravation de la vulnÉrabilitÉ au viol

En plus de révéler la pratique du viol comme ‘arme de guerre’, les preuves compilées dans ce rapport montrent aussi clairement que la militarisation accrue et les programmes anti-émeutes de l’armée ont augmenté d’une manière significative la vulnérabilité au viol des femmes dans les zones rurales de l’Etat Shan. Ce chapitre examine ces facteurs. DÉplacements forcÉs

Les cartes qui accompagnent ce rapport (Annexe 3) montrent clairement que la majorité des cas de viols rapportés (76%) ont eu lieu dans les zones du centre de l’Etat Shan, là où les populations rurales ont été relogées de force.

Le régime militaire birman pratique depuis longtemps les déplacement forcés de villages dans les zones rurales, afin d’empêcher les populations locales d’aider les groupes de résistance. Le programme le plus extensif de relogement forcé dans l’Etat Shan, toujours en vigueur aujourd’hui, a été mené en 1996-1997, période durant laquelle le régime a ordonné à plus de 1400 villages (300 000 personnes, essentiellement des fermiers), sous la menace des armes, de déménager dans des sites stratégiques situés près des routes principales et de bases militaires. Le régime n’a donné aucun dédommagement ou aide à ces villageois privés de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, et beaucoup d’entre eux ont dû devenir travailleurs journaliers ou mendiants. Au bout du compte, on estime que 150 000 Shans ont fui vers la Thaïlande pour essayer de survivre comme travailleurs agricoles. Des dizaines de milliers se sont cachés dans la forêt près de leurs anciens villages.

Le programme de déplacement forcé a augmenté la vulnérabilité des femmes au viol de différentes manières. Viols lors de déplacements forcés de populations

Lors des déplacements forcés, un ordre verbal ou écrit a généralement été donné aux villageois de déménager de leurs villages dans un certain délai (dans la plupart des cas de 3 à 7 jours). On leur a expliqué que, si on les trouvait dans leur village après ce délai, ils seraient tirés à vue. Cependant, dans un certain nombre de cas, les soldats du régime n’ont pas attendu la fin du délai et ont infligé des violences aux villageois dès que l’ordre de déménager a été donné ou alors que les villageois étaient en train de le faire.

Les violences infligées aux villageois ont été de différentes sortes : coups, torture, les brûler vifs dans leurs maisons, ou viol. 6% des viols reportés dans ce rapport ont eu lieu alors que les villageois étaient en cours de déplacement forcés.

Une famille Shan de 5 personnes vivait dans une cabane isolée près d’une rizière du village de Mark Kawk, lorsque les soldats du SLORC sont arrivées et les ont vues. Le village de la famille venait d’être déplacé et ils se dirigeaient vers le centre de relogement de Laikha. Ils s’étaient arrêtés pour se reposer. Les soldats ont ligoté le père, l’ont accroché à une poutre de la cabane avec une corde, ont fait un feu en dessous, et l’ont fait rôtir. Ils ont ensuite violé collectivement sa fille adolescente avant de la tuer. Quelques jours plus tard, le père est mort de ses brûlures après d’atroces souffrances. La mère a tellement été traumatisée de voir son mari torturé et sa fille violée et tuée qu’elle a perdu la raison. (Cas n°17) Viols de femmes en dehors des lieux de relogement

Après avoir été déplacés de force, non seulement les villageois n’ont pas le droit de retourner dans leurs anciens villages et leurs champs, mais leurs déplacements autour de la zone de relogement sont aussi limités, en général dans un rayon de 3 à 5 km. Au-delà, l’armée birmane considère le territoire comme une zone de tir à vue.

De telles restrictions sont naturellement intenables pour les villageois, dont la subsistance dépend non seulement de l’accès à leurs champs, mais aussi à la forêt où ils trouvent de la nourriture, du bois pour le feu, et de l’eau.

Au début, quelques villageois ont refusé d’aller dans les sites de relogement, préférant risquer leur vie en se cachant dans la forêt aux alentours de leurs anciens villages, où ils espéraient pouvoir survivre sur des réserves cachées de nourriture et en cultivant en secret.

D’autres villageois ont choisi d’aller dans les centres de relogement, mais ont ensuite tenté de se glisser dans leurs anciens villages pour récupérer quelques-unes de leurs possessions ou pour tenter de planter secrètement leurs champs.

14% des cas de viols cités dans ce rapport ont été perpétrés contre des personnes prises dans ou aux alentours de leurs anciens villages par des patrouilles de l’armée birmane et accusées d’être les femmes d’insurgés ou d’apporter de la nourriture aux insurgés. Elles et d’autres membres de leurs familles ont été alors torturées pour révéler les allées et venues des insurgés dans la zone. Dans de nombreux cas, après le viol, elles ont été tuées.

Les victimes se trouvaient parmi les gens qui avaient été déplacés des zones rurales vers la ville (de Kun Hing) en 1996-1997. Il était difficile pour eux de subsister dans la ville, sans travail et sans terre à cultiver, si bien que, depuis août 1999, de nombreux paysans avaient secrètement construit de petites cabanes près de leurs champs pour se reposer quand ils s’en occupaient, et ils allaient et venaient en cachette, jusqu’au jour de l’incident. Les soldats, accompagnées de 26 porteurs civils, ont fouillé la rive de la rivière Nam Paang, encerclé toutes les cabanes qu’ils ont pu trouver, arrêté leurs occupants, et brûlé les cabanes. 3 fermiers ont été réunis, torturés, et interrogés par les soldats qui cherchaient à connaître les positions des soldats Shan dans les alentours. Les paysans ayant déclaré qu’ils l’ignoraient, les soldats ont continué à les interroger, les battant et les torturant jusqu’à ce qu’ils en meurent tous. Leurs corps ont été jetés dans la rivière. 2 femmes ont été emmenées par les soldats pendant 2 jours et 2 nuits et violées collectivement par tous les officiers avant d’être abattues. (Cas n°97)

Dans plusieurs cas, les victimes avaient demandé et reçu la permission de la part des autorités, sous la forme d’un laissez-passer, de retourner dans leurs anciens villages. Cela ne les a pas empêchées de se faire violées et tuées.

En mai 1998, de nombreux villageois qui avaient été déplacés de force à Kho Lam ont demandé aux autorités du SPDC à Nam Zarng la permission d’aller travailler dans les champs autour du village. 19 villageois réussirent à obtenir un laissez-passer des autorités de Nam Zarng ainsi que la permission du commandant du camp militaire de Kho Lam, le capitaine Han Sein, de travailler dans les champs à environ 6 km à l’ouest de Kho Lam. Ils y ont travaillé de mai à juin 1998 quand des soldats du 246ème BI les ont trouvés et ont tiré dessus de loin. Les villageois ont couru se réfugier dans la forêt sans qu’aucun n’ait été touché. Pendant ce temps, les soldats ont fouillé les champs, puis sont partis. Au bout d’un moment, une femme et son oncle, pensant que les soldats étaient vraiment partis, sont revenus vers les champs pour récupérer leurs affaires avant de retourner au village. C’est alors que les soldats sont revenus et les ont arrêtés. Ils ont battu l’oncle à mort, puis ont arraché les vêtements de la femme et l’ont violée plusieurs fois avant de l’abattre dans la cabane. Les soldats sont alors repartis à Kho Lam. (Cas n°49)

Bien que les villageois déplacés aient été autorisés à cultiver et faire la cueillette dans les zones avoisinant les sites de relogement, 27 des cas cités dans ce rapport ont eu lieu dans les alentours immédiats. Dans la plupart des cas, les femmes ont été arrêtées alors qu’elles exécutaient les tâches quotidiennes de survie comme planter ou récolter de la nourriture, chercher de l’eau ou du bois pour le feu, ou transporter des marchandises.

2 jeunes filles âgées de 16 et 17 ans, originaires du village de Kung Sa et déplacées en ville, faisaient paître leurs bœufs dans un prairie à environ 1, 5 km de la ville. 50 soldats de la 3ème compagnie (Co) du 55ème BI, conduits par le capitaine Thein Win, les ont vues et arrêtées. Les soldats les ont emmenées dans leur camp ainsi que leurs 4 bœufs et les ont détenues 6 jours et 5 nuits pendant lesquels elles ont été violées à répétition par le capitaine et ses officiers. Les 4 bœufs ont été tués pour nourrir la troupe. Quand ils sont repartis en patrouille, ils ont emmené les jeunes filles et, une fois dans un endroit reculé de la forêt, le capitaine a ordonné aux soldats de les abattre. (Cas n°111) Viols de femmes à l’intérieur des lieux de relogement

Comble de l’ironie, 6% des cas de viols ont eu lieu à l’intérieur même des sites de relogement, où les villageois sont sensés être en sécurité sous la garde de l’armée birmane pour peu qu’ils obéissent aux ordres. Cela indique clairement que les soldats du régime sont si sûrs de leur impunité à l’égard du viol qu’ils ne ressentent même pas le besoin de trouver un prétexte de sanction pour commettre un viol. La proximité des sites de relogement et des bases militaires augmente donc la vulnérabilité des villageois déplacés.

Une jeune fille de 16 ans était seule dans sa maison du site de relogement de Wan Nong Kun Mong quand le capitaine Than Kyaw et ses soldats sont entrés et ont demandé de l’eau à boire. Quand le capitaine s’est aperçu qu’elle était seule à la maison, il s’est assis et lui a demandé de lui masser les bras qui, selon lui, étaient courbatus et douloureux à force de travailler. Elle avait très peur et déclina en disant qu’elle ne savait pas faire de massage. Le capitaine a insisté un moment puis, voyant qu’elle ne cédait pas, a pointé son pistolet sur elle et l’a menacée de la tuer en disant: «Tu ne vois pas qui je suis? Je suis un capitaine de l’armée». Il l’a alors prise par le bras et l’a traînée dans la chambre, ordonnée de se déshabiller, et l’a violée tout en gardant le pistolet pointé sur elle. Après l’avoir violée, il a fouillé la chambre et emporté deux colliers de 1 et 2 bahts* chacun, 45 690 kyats d’économies, et des manteaux d’hiver. (Cas n°74)

* Note de la traduction : le bath est une unité de poids thaïe de l’or, équivalent à 15, 2 grammes. Travail forcÉ Portage

Un des causes principales de l’augmentation de la vulnérabilité de la femme est la pratique par l’armée birmane du recrutement forcé de porteurs. Particulièrement dans les régions rurales, l’armée force les villageois à porter l’approvisionnement des soldats, soit pendant les patrouilles de routine, soit pendant les offensives militaires. En général, l’armée enrôle des hommes, ce qui fait que quand les soldats arrivent dans un village, les hommes partent se cacher pour éviter d’être enrôlés, laissant ainsi les femmes seules et vulnérables.

Quand les soldats de la 5ème compagnie du 154ème BIL sont entré dans le village de Nar Lein, les hommes ont couru se cacher de peur d’être forcés à faire les porteurs, laissant les femmes seules. Le capitaine Kyaw Myint a remarqué une jeune fille de 14 ans seule dans sa maison. Il a ordonné à ses soldats de monter la garde à l’entrée, l’a emmenée dans la chambre où il l’a giflée et violée. (Cas n°171)

Une fois que les porteurs sont enrôlés, parfois pendant des mois ou même des années, les femmes sont là aussi laissées seules et vulnérables. 6% des cas de viols ont eu lieu alors que les maris des victimes étaient partis comme travailleurs forcés, le plus souvent comme porteurs.

Les soldats ont approché trois femmes qui travaillaient dans les champs et leur ont demandé où étaient passés tous les hommes. Elles leur ont expliqué qu’ils avaient été emmenés 3-4 jours plus tôt par des soldats du SPDC pour servir de porteurs et qu’ils n’étaient pas encore revenus. Un commandant a emmené une des jeunes filles dans une cabane proche et l’a violée en la giflant jusqu’à ce que son visage soit couvert de bleus. Les deux autres femmes ont été violées par les autres officiers puis données au reste des soldats. Profitant d’un moment de répit, la jeune fille s’est en fuite. Malheureusement, elle n’a pu atteindre que la limite de la ferme quand des soldats qui montaient la garde dehors l’ont vue et abattue sur le champ. (Cas n°82)

Dans un des cas, la victime était veuve, son mari ayant été battu à mort par les soldats du SPDC alors qu’il servait de porteur.

Deux ans avant d’être violée, Ah Kho, le mari d’Ar Phue (pseudonyme), âgé de trente ans, avait été battu à mort par les soldats du SPDC alors qu’il était enrôlé de force comme porteur. Elle est restée seule à travailler à la ferme. En février 2001, sept soldats de la base du 359ème BIL de Takhilek l’ont approchée et menacée de l’abattre. Ne parlant pas le birman, elle n’a pas pu comprendre ce qu’ils disaient et ne pouvait pas s’échapper vu qu’elle était estropiée. Ils l’ont violée collectivement pendant une heure (elle est ultérieurement tombée enceinte). (Cas n°135)

Dans un autre des cas documentés, un officier du SPDC, pour pouvoir violer une femme, a ordonné à son mari de suivre ses soldats plus loin.

Le capitaine Tun Oo du 524ème BIL a remarqué Naang Ang (pseudonyme) dans le site de relogement de Ton Hoong. Il a ordonné à 30 soldats SPDC conduits par le capitaine Tan Aung de patrouiller la zone et a demandé à Lung Min, le chef du village, de lui amener Zaai Maung Hla, le mari de Naang Ang, à qui il a déclaré: «Je veux que tu serve de guide à mes soldats jusqu’à demain». Pendant l’absence du mari, le capitaine Tun Oo est allé chez lui et a demandé à sa femme: « Qu’est ce qu’il y a dans ta chambre? Allons voir». Sur quoi le capitaine a pointé son pistolet sur son front en la menaçant, l’a traînée dans la chambre et l’a violée de 10h du matin à 3h de l’après-midi. (Cas n°152)

Les femmes sont aussi parfois enrôlées comme porteur ou bien accompagnent les soldats en patrouilles comme ‘guides’. Elles sont alors le plus souvent utilisées comme ‘femmes de réconfort’ par les soldats. Neuf des cas de viols documentés dans ce rapport ont eu lieu alors que des femmes étaient enrôlées comme porteurs ou guides par les soldats du régime.

A environ 3 km de la ville et à 1, 5 km de leur ferme, elle et son frère ont rencontré des soldats du SPDC. Le commandant leur a posé des questions et déclaré qu’il avait besoin d’un guide. Il l’a choisi et a ordonné à son frère de retourner à la maison pour prévenir sa famille. Les soldats ont continué à fouiller des villages désertés dans les environs. Le soir, alors qu’ils bivouaquaient dans un de ces villages, le capitaine Aung Khin l’a forcée à rester dans la même maison que lui et a essayé de la violer. Alors qu’elle essayait de résister, il l’a menacé de la tuer et l’a giflé si fort qu’elle a manqué perdre connaissance. Il l’a alors traîné par les cheveux dans la chambre et a compté jusqu’à 3 pour qu’elle se déshabille sous peine de l’abattre. N’ayant d’autre choix, elle a obéi et il l’a violée. Pendant les quatre jours de patrouille à travers la campagne jusqu’à leur retour à Kun Hing, elle a été violée tous les soirs. (Cas n°65) Autres formes de travail forcé

D’après de nombreux rapports sur les violations des droits de l’homme, l’armée birmane n’a jamais cessé d’utiliser le travail forcé pour des tâches très variées, en particulier dans les zones rurales. Ces tâches incluent la construction de routes, la construction et le nettoyage de bases militaires, l’entretien des routes et des villages, ou le travail dans des plantations appartenant à l’armée.

Cinq des cas cités ici ont eu lieu alors que des femmes travaillaient dans ces conditions. Un de ces incidents implique 40 femmes forcées par les 332ème et 520ème BIL à construire une route pendant 9 à 10 jours en avril 2001. Le soir, les femmes étaient séparées des hommes, choisies une par une par les soldats, et violées. Un autre incident, en mai 2001, eu lieu dans un camp militaire :

Le commandant du camp a ordonné à 15 femmes du village de Nam Kat de venir au camp pour nettoyer les baraquements. Quand les femmes sont entrées dans le camp, le capitaine a assigné 14 d’entre elles au nettoyage des chambres des autres capitaines, lui ordonnant de nettoyer sa propre chambre. Alors qu’elle entrait dans la chambre pour la nettoyer, le capitaine l’a suivie et a fermé la porte derrière lui. Il l’a attrapée et on a pu l’entendre crier: « Le capitaine me viole! ». (Cas n°147) Postes de contrÔle militaires

L’installation de postes de contrôle militaires le long des routes, prétendument pour contrôler les activités des rebelles, mais aussi pour collecter des taxes arbitraires, a permis aux soldats du régime de tirer avantage des femmes qui voyagent d’un village à l’autre. Cinq des incidents cités ici ont eu lieu alors que des femmes étaient arrêtées à des points de contrôle. Le cas suivant (en août 2001) a eu lieu au poste principal à l’entrée du pont Ta Sarng, au bord de la rivière Salween.

Pendant que les soldats du 225ème BIL fouillaient les affaires des villageois et les interrogeaient, le capitaine Myint Lwin a choisi 3 femmes parmi les villageois, les a emmenées dans un endroit séparé et les a interrogées. Un des soldats a dit aux chauffeurs des camions: « Nous avons reçu l’ordre de nos supérieurs de garder les 3 femmes ici jusqu’à ce que nous en sachions plus sur elles, et ensuite elles pourront repartir», puis leur a ordonné ainsi qu’aux autres villageois de circuler. Un des capitaines les a emmenées une par une dans sa chambre et les a violées. Quand il a eu terminé avec les 3 femmes, il a laissé ses plus proches officiers les violer. Puis, un peu plus tard, les 21 hommes contrôlant le poste les ont également violées. (Cas n°157) Patrouilles itinÉrantes : absence de compte à rendre

Le nombre de bataillons basés dans l’Etat Shan a augmenté (voir introduction) ainsi que le nombre de patrouilles militaires envoyées dans les zones rurales pour y trouver les poches de résistance. Bien que la majorité des viols soient commis par des soldats basées à proximité des lieux du crime, les soldats sont souvent en patrouille dans des endroits éloignés de leur base. De plus, de nombreux cas (au moins 30) ont été commis par des soldats dont les bataillons stationnent dans d’autres cantons, et parfois même dans d’autres régions de la Birmanie. Les soldats en question sont en général désignés pour patrouiller les zones rurales à la recherche de rebelles.

Indépendamment de la culture d’impunité régnant dans l’armée birmane, il est clair que le fait d’envoyer des soldats patrouiller loin de leur base d’origine réduit grandement les chances de pouvoir retrouver les coupables de crimes commis durant ces patrouilles. Les survivantes

Le but principal de ce paragraphe est d’exposer les conséquences profondes que les violences sexuelles ont sur les survivantes, et ainsi de souligner le besoin urgent de prendre des mesure pour pouvoir poursuivre les coupables de ces crimes, mais aussi le besoin de donner aux survivantes une aide et une protection appropriées. Conséquences sur la santé physique

Bien que beaucoup d’informations sur les conséquences physiques ne soient pas disponibles dans la plupart des cas documentés ici, il est clair que, dans un certain nombre d’entre eux, les survivantes ont été gravement blessées au cours de l’agression. Dans beaucoup de cas, elles ont été trouvées inconscientes après l’incident, et dans au moins deux cas, les victimes étaient incapables de marcher. Un de ces cas était celui d’une femme qui s’est faite violée collectivement alors qu’elle était enceinte de 7 mois et qui a accouché prématurément.

Naang Hla (pseudonyme) était seule, malade et souffrante, dans sa petite cabane dans la jungle. Sa tête tournait et elle ne pouvait ni se lever ni marcher. Elle avait constamment mal à la tête, la diarrhée, et saignait si abondamment qu’elle croyait avoir perdu son bébé. Quatre jours plus tard, toujours seul, Naang Hla a donné naissance à son enfant, après seulement 7 mois de grossesse. (Cas n°160)

Comme il a été dit ci-dessus, dans onze cas, les femmes ou jeunes filles ont été admises à l’hôpital. Dans un seul de ces cas, des informations ont été disponibles sur la nature des blessures, celui d’une petite fille de cinq ans dont les organes sexuels ont été sérieusement endommagés. La longueur des séjours est allée jusqu’à 10 jours et, dans un des cas, la patiente a dû revenir 5 fois à l’hôpital. Il a été précisé dans un des témoignages que les frais d’hôpitaux avaient atteint 17 000 kyats, payés par la victime. Dans 5 des cas, bien qu’elles n’aient pas été hospitalisées, plusieurs victimes non-identifiées ont été mentionnées dans les témoignages.

Il a été rapporté une fois que la victime est tombée enceinte suite à un viol collectif par sept soldats de l’armée birmane. Conséquences sur la santé mentale

Il y a un réel manque d’informations détaillées sur l’état psychologique des victimes survivantes, essentiellement du fait que les entretiens réalisés pour ce rapport ont été trop cours pour explorer en profondeur les conséquences psychologiques de ce qu’elles ont subi.

Il apparaît que certains des symptômes physiques éprouvés par ces femmes à la suite de leur viol ont des causes psychosomatiques. Par exemple beaucoup de femmes ont parlé d’insomnie, de perte d’appétit, de perte de poids, et de lourde fatigue.

Certaines femmes ont dit se sentir ‘déprimées’, ‘tristes’, et avoir peur. Une des femmes a déclaré: « Quand mon esprit se laisse aller à repenser à ce qui s’est passé, mon cœur se met à battre plus vite et j’ai alors peur de tous les hommes » (cas n°1). Une autre femme «gardait tout pour elle après le viol. Elle ne voulait pas voir ou communiquer avec qui que se soit. » (Cas n°119). Plusieurs survivantes ont fait part de leur volonté de traîner leur agresseur en justice. L’une d’elles dit être ‘très en colère’ que la justice ne soit pas rendue. Parallèlement, nombre d’entre elles parlent de leur honte de ce qui s’était passé, sans doute du fait de l’attitude de la société traditionnelle face au rôle respectif des sexes et de la censure à l’intérieur des communautés. (Voir le paragraphe suivant, «Deux fois victime»).

En aucun cas les victimes n’ont trouvé un service de conseil pour les écouter. Cependant, au vu des informations recueillies, il est clair que de tels services seraient d’une nécessité urgente, surtout pour celles subissant la censure dans leur communauté.

Le fait qu’une des femmes, violée de manière répétée pendant une période de près de 2 mois (cas n°51), ait perdu la raison, est une indication de l’ampleur du traumatisme subi par les victimes de viols. Une autre femme est devenue opiomane et a abandonné son jeune enfant à la suite du viol (cas n°76). Soutien familial et communautaire

Il a été mentionné plus haut que dans 21% des cas, des membres de la famille ou des responsables de la communauté ont osé rapporter les faits aux autorités militaires. Cela montre que, dans de nombreux cas, les familles et membres de la communauté essayent de soutenir et de porter assistance à la victime dans les démarches visant à obtenir justice. De plus, dans dix cas est mentionné le fait que le mari ou d’autres membres de la famille ont essayé d’aider et de soutenir la victime, déclarant la ‘comprendre’ et ‘ne pas lui en vouloir’.

Cela dit, il faut noter que, dans de nombreux cas, la victime est sujette à des reproches de la part de sa famille ou des membres de sa communauté.

Deux fois victime : rejet et reproches envers la personne violée

Dans trois cas, des femmes ont subi les reproches de leur mari ou fiancé à la suite du viol. Les fiançailles de l’une d’entre elles ont été rompues par le fiancé, qui a refusé de venir la voir après le viol. Une autre a subi les railleries de son mari qui l’a traitée de ‘déchet de la Birmanie’. Dans un cas particulièrement bouleversant, une femme a été battue par son mari à la suite du viol :

« Quand mon mari est rentré à la maison (après le viol), je lui ai raconté ce qui s’était passé. Il est devenu furieux après moi et m’a battue. La relation entre nous en a énormément souffert. Tous les jours, mon mari et mes enfants me disaient «Prostituée! Si tu vendre ton sexe, on te construira une cabane dans la jungle, tu pourras te vendre là-bas». J’ai été très blessée par ces mots, jusqu’à ce que je ne puisse plus les supporter. J’ai alors divorcé. Quand je suis allé voir mes enfants, ils m’ont dit: «Pute, tu n’es plus notre mère, ne revient plus jamais nous voir». Mon mari m’a dit: «Tu ne t’es pas contrôlée, tu as couché avec un autre homme. Tu n’es plus ma femme. Quitte cette maison». J’ai finalement décidé de venir en Thaïlande». (Cas n°3)

Dans un autre cas, une jeune fille qui avait été violée dans la rue par un soldat birman, s’est vu refuser le moindre soutien de sa famille.

« Ma famille ne comprenait pas et ils ne se sont pas occupé de moi. Ils ne m’acceptaient pas et mes amis ne m’estimaient plus. Je me sentais seule et déprimée. C’était en 1991, alors que j’étais en terminale au lycée de Murng Hsat. Je devais passer un examen peu de temps après le viol, mais ma dépression m’a empêché de le passer. Cela a affecté tout le reste et, à partir de là, tout est allé de plus en plus mal ». (Cas n° 1)

Dans un autre cas, une fille de 12 ans ayant des problèmes de vue et ayant subit en revenant du temple une tentative de viol et de graves blessures de la part d’un soldat du SPDC, s’est vu reprocher l’incident.

De nombreux villageois ont reproché l’incident à Naang Tong (pseudonyme), affirmant qu’elle avait commis une imprudence en revenant du temple sans être accompagnée des anciens. (Cas n°144)

Les cas cités ci-dessus sont très explicites quant à l’injustice que subissent les victimes de viol du fait du sexisme qui règne dans ces communautés. Il est urgent d’y faire quelque chose.

Malgré le fait que cette attitude injuste soit très répandue, il est encourageant de remarquer un cas dans lequel une femme a eu la force de refuser de succomber à la pression de sa communauté, qu’elle considérait contraire son intérêt et celui de sa famille. C’est celui (cas n° 135) de cette femme qui est tombée enceinte à la suite du viol. Quand cela s’est su autour d’elle, elle a été pressée par les autres villageois de trouver un mari afin d’éviter les critiques au sein de la communauté. Bien qu’elle soit partiellement handicapée, réfugiée, et déjà mère d’un jeune fils de son premier mariage, elle n’a pas succombé à la pression, préférant rester mère célibataire. Elle explique: «Je sais que les temps seront difficiles, mais je ne veux pas que mon enfant ait un beau-père. Il y a des hommes qui aiment seulement les femmes, pas leurs enfants. Si je me marie, il me sera difficile de divorcer ensuite». (Cas n°135)

Emigrations à la suite de viol

Dans vingt-deux des cas documentés ici (13%), les femmes ont émigré vers la Thaïlande à la suite du viol, avec ou sans leur famille. Dans certains des cas, les femmes sont parties très rapidement après avoir été violées, de peur de subir de nouvelles agressions. Dans un de ces cas, une jeune fille de 18 ans a été encouragée à partir par le chef du village:

Inquiet pour sa sécurité, il lui dit: «Si tu as quelque part où aller, tu devrais y aller. Si tu peux déménager, fait-le. Tu ne dois pas croiser de nouveau ces soldats». Alors Naang Yin (pseudonyme) ne pouvait plus rester en place, passant la nuit chez des proches différents tous les soirs. Ses parents étaient très préoccupés par sa sécurité, mais ils n’ont pas osé se plaindre à l’armée de peur des répercussions. Dix jours après avoir été relâchée (du lieu de détention où elle avait subit un viol collectif), Naang Yin a été emmenée par sa mère en Thaïlande. (Cas n°133)

Dans d’autres cas les femmes ne sont parties qu’au bout d’un ou deux mois, ou plus.

Manque de protection et de soutien en Thaïlande

Contrairement aux frontières entre la Thaïlande et les états Karen et Karenni, il n’existe pas de camps de réfugiés officiels à la frontière avec l’Etat Shan. Les autorités thaïlandaises ne reconnaissent pour l’instant que des ‘personnes temporairement déplacées’ fuyant les combats, non les mauvais traitements infligés à la population civile par l’armée birmane dans la cadre de ses campagnes de répression dans l’Etat Shan. C’est pourquoi les 150 000 (estimation) réfugiés Shan ayant fui en Thaïlande à la suite des relogements forcés dans le centre de l’état en 1996 se voient refuser la protection et l’assistance humanitaire par les agences d’aide internationales. Ils n’ont pas d’autre choix que de chercher un emploi comme travailleurs agricoles journaliers, le plus souvent illégalement, et ont de grandes difficultés à subvenir à leurs besoins élémentaires. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables aux trafics en tous genres et à toutes formes d’exploitation.

Les informations recueillies dans ce rapport montrent assez clairement que les réfugiés fuyant l’Etat Shan vers la Thaïlande ont une peur sincère des persécutions encourues là-bas et méritent donc le statut de réfugiés. Il est très regrettable que même les femmes et les enfants ayant subit des agressions sexuelles se voient refuser le droit à la protection et l’assistance.

Le cas suivant d’une femme ayant survécue à son viol, ayant fuit en Thaïlande en août 2001, et qui a été interrogée pour ce rapport deux mois plus tard, illustre la situation intenable à laquelle font face certaines femmes Shan réfugiées en Thaïlande. Cette femme, Naang Hla (pseudonyme), âgée de 16 ans, a été violée collectivement devant son mari par dix soldats du SPDC alors qu’elle était enceinte de 7 mois. Son mari a été emmené et tué. Elle a été laissée seule et a accouché prématurément. Des proches l’ont retrouvé et ils ont fuit tous ensemble en Thaïlande. A l’époque de l’entretien, son bébé avait 2 mois et était très malade. Le lait maternel lui causait une violente dysenterie, mais Naang Hla n’avait pas d’argent pour acheter du lait. Etant trop faible pour travailler, elle n’avait pas assez d’argent pour aller dans une clinique se faire soigner. (Cas n°160)

Naang Hla avait le soutien de ses proches, eux aussi réfugiés, qui travaillaient illégalement dans une orangeraie du nord de la Thaïlande. Cependant, la cabane où ils habitaient avoisinait le site où l’on remplit les camions de pesticides pour les vergers. Du fait de la proximité de ces produits chimiques, Naang Hla dût être hospitalisée. Quand le SWAN a essayé de prendre contact avec elle pour lui fournir une assistance d’urgence à sa sortie de l’hôpital, nous avons découvert que le verger où elle travaillait était contrôlé par des soldats thaïs cherchant les immigrés clandestins et qu’elle avait dû fuir dans une autre région.

Le danger de déportation

Le fait que les femmes et les enfants victimes d’agressions sexuelles dans l’Etat Shan se voient refuser la protection de la Thaïlande signifie qu’ils sont susceptibles d’être déportés à n’importe quel moment. Au cours des dernières années, les autorités thaïlandaises ont régulièrement conduit des rafles visant les immigrés illégaux, qui ont été non seulement arrêtés et reconduits à la frontière, mais aussi à l’occasion remis directement aux autorités birmanes.

Pour les victimes de violences sexuelles, cela signifie être remis entre les mains de leurs tortionnaires. Dans un des cas documentés ici, quatre jeunes femmes qui avaient fui en Thaïlande à la suite du déplacement forcé de leurs villages en 1996 ont du retourner dans l’Etat Shan en 1998 après avoir été arrêt��s par les autorités thaïlandaises pour avoir travaillé illégalement à Chiang Mai. Ayant été séparés de leurs familles au cours du voyage, elles avaient décidé de retourner à la frontière pour tenter de les retrouver. Sur le chemin, elles ont été violées, mutilées, et tuées par des soldats du SPDC à l’un des postes de contrôle militaires:

Elles étaient venues par camion de Murng Nai, et après qu’elles eurent traversé le Salween, des soldats leur ont ordonné de descendre, puis ont dit au chauffeur du camion de continuer vers Murng Ton et que les femmes les rejoindraient plus tard. Deux jours plus tard, un des soldats du camp est venu acheter de la nourriture à Murng Ton et a laissé entendre à quelqu’un qui connaissait ces femmes qu’elles avaient été violées le jour où on les avait arrêté, que le lendemain, on leur avait coupé les seins, et qu’elles avaient ensuite été tuées et enterrées. (Cas n°48)

Le risque d’agression sexuelle ne se limite pas au coté birman de la frontière. En 1999, onze femmes Shan ont été agressées sexuellement par un officier de l’armée thaïlandaise alors qu’elles se faisaient reconduire de la province du nord du Chiang Mai vers la Birmanie. Deux des femmes ont tenté de porter plainte pour viol, mais ont été forcées à accepter de l’argent à la place. L’officier Thaï a simplement été muté et son salaire diminué.

Cas No. Nbre de viols Date du viol Age des fem- mes Age des - 18 ans Village d’origine, commune, arrondis-sement Ce que faisait la victime

Lieu du forfait 1 1 8.3. 1991 19 Village de La-Hu, Murng Sart

Revenait à travers les champs d’une projection vidéo

2 1 17.6. 1991 17 Village de Nong Lom, Nar Worn, arrondissement de Murng Pan Revenait des champs Les soldats l’ont emmenée dans la jungle 3 1 Mai 92 26 Village de La-Hu, Murng Sart Surveillait ses buffles et ses vaches. Dans une cabane dans la jungle 4 2 24.8. 1992 38 16 Village de Nam Nor, commune de Wan Jid, arrondissement de Larng Kher Plantaient de la canne à sucre dans leur champ 5 1 Juillet 1994 22 Village de Na Bang, commune de Mai Hai, arrondissement de Murng Nai

Travaillait dans sa rizière. Dans une cabane proche 6 2 20.12. 1996 18 25 Village de Mong Pawk, commune de Mak Mong Mon, Namzarng

Marchaient vers la ville pour acheter du sucre brun pour faire des confiseries Shan.

Dans la forêt proche

7 1 20.12. 1996 15 Ville de Pang Long arrondissement de Loilem

Conduisait son chariot à buffles pour récupérer du foin dans ses champs. Dans la forêt à quelques centaines de mètres du village

8 4 21.12. 1996 18, 20, 22 17 Ancien village de Hai Seng, commune de Murng Yai, arrondissement de Ke See Etaient retournées dans leur ancien village pour récupérer du riz 9 1 29.12. 1996 22 Village de Kun Khoi, ouest de Ton Hoong dans la zone de Keng Tawng

Seule à la maison Dans le village 10 2 31.12. 1996 16, 17 Ancien village de Noung Kham, commune de Nar Mon, arrondisse-ment de Kun Hing Cherchaient leur chariot à bœufs dans leur ancien village Dans le village

11 1 11.1. 1997 22 Village de Kho Lam, arrondissement de Nam Zarng Alors qu’elle était forcée de débroussailler le bord de la route à l’est de son village. 12 1 18.1. 1997 18 Village de Wan Phui, commune de Kho Lam, arrondissement de Nam Zarng Seule dans sa maison

Dans le village 13 6 28.3. 1997 18 19 24 23 20 30 Village de Wan Phui, commune de Kho Lam, arrondissement de Nam Zarng Dans le village 14 2 30.3. 1997 Village de Nawng Kaw village, commune de Nawng Kaw, arrondissement de Lai-Kha Conduisaient leur chariot à bœufs chargé de riz à vendre, probable-ment à des Palawng Dans la forêt avoisinante 15 1 30.3.1997 12 Village de Nawng Kaw, commune de Nawng Kaw, arrondissement de Lai-Kha

Portait du foin à ses animaux Dans un champ 16 7 1997 Village de Sop Sim commune de Kaeng Kham, arrondissement de Kun Hing Pendant les nuits où tous les hommes du village étaient partis

Maison par maison 17 1 Mars 97 Ado-lescente Village de Mark Kawk, commune de Wan Zae, arrondissement de Lai Kha Forcée de déménager au centre de déplacement de Laikha

En chemin

18 1 1.4. 1997 16 Village de Wan Lao, arrondissement de Kun Hing

Dans sa maison du village 19 4 2.4. 1997 18 22 25 16 Village de Nong Kham village, commune de Ho Yarn, arrondissement de Kun Hing

20 1 6.4. 1997 18 Village de Waeng Nur, arrondisse-ment de Murng Sart Seule à la maison

Dans la maison 21 1 14.4.1997 Village de Wan Warn, arrondissement de Lai Kha Sur un mini-tracteur 22 2 18.4.1997 Village de Nawng Hai, commune de Kho Lam, arrondissement de Nam Zarng

Sur le chemin de leur village

23 2 20.4.1997 Village de Pa Lai, commune de Nar Khan, Murng Nai Dans leur maison

Dans le village

24 1 Avril1997 21 Village de La-Hu, Murng Sart

Dormait dans sa maison

Dans le village

25 1 3.5.1997 18 Village de Woe Long, commune de Kaeng Kham, arrondissement de Kun Hing Revenait avec son père de son ancien village de Woe Long, déplacé à Kun Hing, où ils étaient allés pour récupérer quelques affaires personnelles 26 2 3.6.1997 28 40 Village de Ter Leng, arrondissement de Lai Kha Etaient retournées dans leur ancien village pour récupérer de l’or qu’elles avaient enterré sous leur lit

27 2 6.6.1997 29 Arrondissement de Murng Kerng Marchaient vers le village de Wan Nar, arrondissement de Murngton

A l’intérieur de la base militaire

28 7 8.6.1997 18 19 21 22 27 38 17 Village de Ter Hung, commune de Ton Hoong, arrondissement de Murng Nai, déplacé de force à Ton Hoong

Forcées de porter des équipements militaires de Kaeng Tawng à Murng Pan. 29 43 1.7.1997 Villages de Waeng Kham, Kun Mi, Wo Long, Nar Taw, Wan Parng, Ho Ha, Nar Poi, Karng Nar, Nar Yao, Son Sarng, Nar Khar Awn et Nar Khar Long, commune de Kaeng Lom, arrondissement de Kun Hing Revenaient de récupérer leurs affaires person-elles laissées dans leurs anciens villages. Ont été toutes arrêtées et réunies dans le village de Kun Mi

30 2 10.8.1997 32 36 Commune de Kho Lam, arrondissement de Nam Zarng Les 2 victimes ont été accusées d’être les femmes de rebelles Shan

31 11 6.9.1997 18 15 up Village de Huay Kharn, commune de Murng Poo Awn, arrondisse-ment de Murng Paeng

Les soldats ont rassemblé tous les habitants du village et ont choisi 11 jeunes femmes 32 42 15.9.1997 Cachées dans la forêt, arrondisse-ment de Kun Hing Ne voulaient pas être déplacées en ville. S’étaient réfugiées dans la forêt 33 1 26.9.1997 18 Village de Pha Khe, commune de Huay Sai, arrondissement de Murng Ton

A la maison avec les enfants

Dans la maison

34 4 3.10.1997 Villages de Nam Tao, Nar Mark Zawk, Wan Tab, Wan Nar Huay et Wan Mark Man, commune de Murng Khun, Etaient retournées dans leur ancien village pour récupérer des affaires personnelles 35 Plus de 20 3/4.10. 1997 14-15 Village de Waeng Nur, Murng Sart

Les hommes jeunes étaient allés dans le centre de déplacement pour y construire des abris avant d’y habiter avec leur famille. Les femmes et les hommes âgés étaient restés seuls au village 36 5 12.10. 1997 18 19 20 25 17 Village de Mai Heo Lao, arrondisse-ment de Murng Pan, déplacé de force depuis le 20.8.1997 Les victimes étaient retournées dans leur ancien village à la recherche de nourriture 37 4 18.11. 1997 18 20 26 12 Village de Kung Sa arrondissement de Kun Hing

Les victimes étaient retournées dans leur ancien village déserté de Kung Sa pour récupérer leur riz. 38 1 23.11. 1997 Village de Mai Hong Sarm Ton près du village de Hai Narng, commune de Pang Long, arrondissement de Loi-Lem Sur le lieu-dit Mai Hong Sarm Ton 39 5 27.11. 1997 18 19 19 20 30 Village de Wan Parng déplacé de force à Murng Nawng Se reposaient dans une cabane de rizière près de Wan-Parng. Avaient reçu l’autorisation d’y retourner

40 1 26.12. 1997 18 Village de Wan Sar Lar, arrondissement de Murng Tone

Dans sa maison 41 7 18.1.1998 18 20 40 42 16 17 17 Dans la campagne à 4, 5 kilomètres au nord du village de Ho Lin, arrondissement de Murng Pan Etaient en train d’éclaircir la forêt pour y planter du riz 42 4 20.1.1998 18 20 22 17 Arrondissements de Murng Nai, Nam Zarng, Larng Khur et Murng Pan Revenaient de travailler en Thaïlande; traversaient la Salween à Ta Sarng (Ta-Sar-Lar) 43 1 28.1.1998 17 Village de Mawk Zarm, commune de Nam Pa Luk, arrondissement de Murng Kerng

Seule dans sa maison du village 44 1 1.2.1998 18 Village de Murng Sartt Dans la cuisine de sa maison du village

45 2 19.4.1998 24 35 Villages de Nar Mon et Wan Pek villages, commune de Ham Ngai, arrondissement de Murng Kerng A Huay Kyawng

46 2 3.5.1998 30 29 Originaires des villages de Nar Mon et Wan Pek déplacés de force au centre de Ha Ngai, arrondissement de Murng Kerng L’une des femmes était allée travailler dans son verger d’orangers situé dans l’ancien village. Une autre femme et sa soeur l’avaient suivie pour déterrer du manioc, car elles n’avaient plus de riz à manger

47 1 11.5.1998 14 Village de Nawng Zem, déplacé de force au centre de Lai Kha

Dans une cabane à 4, 5-6 km à l’est de Lai Kha 48 4 18.5.1998 20 16 16 17 Villages de Na Loi, Wan Loi, communes de Na Loi et Loi Khio, arrondissement de Murng Nai

Revenaient de Murng Nai,

Près de Ta Sang 49 1 6.6.1998 30 Kho Lam, arrondissement de Nam Zarng Dans une ferme à 6 kilomètres à l’ouest de Kho Lam

Détails sur les militaires du SLORC/ SPDC mis en cause Ce qui est arrivé Action légale Remarques 1 soldat SLORC du 49e BI, 3e section, basé à Murng Sart Violée Aucune A de plus encouru le dédain de sa famille et de ses amis. Co.4, 332e BIL, Capitaine Maung Maung Soe Violée pendant 4 nuits et 5 jours Aucune A dû rester 2 jours et 2 nuits à l’hôpital 1 soldat SLORC du 333e BIL, basé à Murng Sart- Violée Aucune Rejetée par son mari et ses enfants après le viol 5 soldats du SLORC conduits par le capitaine Maung Soe 4 soldats ont violé sa mère et le capitaine l’a violée 4-5 jours plus tard, son père s’est plaint au chef de la commune, qui lui a dit qu’il était trop tard pour agir Les soldats ont également volé de la canne à sucre 4 soldats du SLORC, 2e Co., 64e BI, conduits par l’officier Soe Maung Nyo Violée collectivement sous la menace d’une arme. Mère battue jusqu’à évanouissement

S’est plainte au chef du village qui a promis d’en parler au chef de la commune. Rien n’en est résulté 5 soldats du SPDC ont volé des courgettes et des citrouilles dans leur champ 3 soldats SLORC conduits par le sergent Khin Maung, 66e BI Violée collectivement Les parents et le chef du village se sont plaints au commandant du bataillon qui a déclaré que le sergent Khin Maung avait été muté il y avait longtemp. A giflé le chef du village et a infligé 5000 kyats d’amende à chaque plaignant

Soldats du SLORC

Violée collectivement L’affaire n’a pas eu de suite car elle ne pouvait pas identifier les coupables

80 soldats du SLORC conduits par le major Kyaw Khaung, 64e BI Le major Kyaw Khaung a violé la jeune fille de 17 ans et les 3 autres ont été violées collectivement par les sergents et les soldats

99e mené par le capitaine Aung Zaw

Violée S’est plainte au commandant de la base. A nié qu’il y ait eu viol et lui a infligé une amende d’une vache, un cochon, et 3000 kyats

100 soldats SLORC du 64e BI, commandant Khin Than Aye Le commandant a violé les deux femmes et les soldats ont tué les deux bœufs pour les manger

Les soldats ont fini par incendier toutes les maisons de tous les villages. Sergent Sein Win, du 66e BI basé à Nam Zarng

L’ont violée, la menaçant de la tuer si elle osait faire du bruit

Capitaine Than Than, 99e BI basé à Nam Zarng

Violée. Soldats ordonnés d’emmener le père

Village déplacé de force 100 soldats du SLORC conduits par le major Saw Win du 246e BI

Les ont toutes violées et tuées, les accusant d’être les femmes de soldats du SURA

Village déplacé de f orce 15 soldats du SLORC basés à Kho Lam

Violée et abattue

Ont laissé son Enfant de 2 ans seul dans la forêt. Ont emmené les 2 bœufs à Kho Lam pour être mangés Soldats du SLORC de la base de Kho Lam

Violée et abattue

Lorsque des membres de sa famille ont demandé la permission de l’enterrer, les soldats ont répondu: “Elle doit rester où elle est comme exemple pour vous Shan. Si vous l’enterrez, vous mourrez avec elle” Section de soldats du SLORC, 519e BIL, menée par le sergent Hla Phyu, basée au village de Sop Sim Ont violé les femmes de sept maisons

Soldats du SLORC Violée et tuée, père torturé

Village déplacé de force. Les soldats ont attaché son père, suspendu à une poutre de la cabane avec une corde, et allumé un feu en dessous pour le faire rôtir. Il est mort quelques jours plus tard. Sa mère, témoin du viol et de la torture, est tombée folle. 424e BIL, major Maung Kyaw Tun, basé à Kun Hing- Violée Le chef du village et ses habitants ont confronté le major qui a tout nié, a battu la jeune fille, et a infligé 10 000 kyats d’amende à la famille pour accusations mensongères

26 soldats du SLORC conduits par le major Myint Lwin du 424e BIL basé à Kun Hing Violées collectivement

Village déplacé de force. Les soldats ont incendié toutes les maisons du village 45e BI, mené par le major Aung Lwin Violée, frappée à la figure jusqu’à ce qu’elle soit complètement enflée A tout raconté au chef du village qui n’a rien pu faire

Soldats du SLORC

Violée et brûlée vive

Les habitants du village ont retrouvé ses restes 378e BIL (amené de l’Etat Arakan) 1 capitaine et 3 soldats Ont violé la femme, battu et tué son mari en lui poignardant la poitrine, le ventre, et le cou

Questionnaient l’homme sur le mouvement de résistance Shan dans la région 50 soldats du SLORC, 64e BI basé à Lai Kha, conduits par le major Khin Than Aye Le major l’a violée, les soldats ont violé sa mère et battu son père jusqu’à évanouissement

Village déplacé de force 1 soldat du SLORC, battallion de mortiers basé à Murng Sart Violée Le commandant du camp a battu le soldat et l’a fait mettre en prison

50 soldats du SLORC, 44e BI, basé à Kun Hing, conduits par le major Than Oo

Violée et tuée. Ont laissé le père attaché jour et nuit

Soldats du 424e BIL conduits par le major Myint Than, accom-pagnés de 35 porteurs de Laikha et de 36 chariots à boeufs Violée et tuée

Ont volé du fer, du bois de construction, du bétail, et ont incendié les 36 maisons du village 519e BIL commandé par le major Min Sein

Volée, violée, et tuée. Père battu à mort

Soldats du SLORC, 520e BLI basé à Murng Pan, conduits par le major Than Maung

Violées collectivement toute la nuit, au point que certaines ne pouvaient plus marcher. Un des chefs du village a été ensuite battu à mort

Village déplacé de force 250 soldats du SLORC, 524e BIL, conduits par le major Htun Mya. Ont ravagé la région de Kaeng Lom .

Violées pendant 3-4 jours avant d’être tuées.

43 femmes et 53 hommes ont été battus, torturés, questionnés, et accusés d’apporter nourriture et informations aux rebelles Shan. 2-3 jours plus tard, les soldats ont mis un sac en plastique sur leur tête et l’ont serré autour du cou jusqu’à étouffement. Ils ont ensuite jeté les corps dans la Nam Parng. 80 Soldats du SLORC du 246e BI, conduits par le major Too Nyeing Violées de nombreuses fois pendant 5 jours consécutifs. Averties de ne rien rapporter sous peine de 6 mois d’emprisonnement

4 hommes du même village ont été accusés de ravitailler les soldats Shan et ont été conduits à la base de Kho Lam. Là, ils ont été battus, torturés, et ensuite asphyxiés avec des sacs en plastique 60 soldats du SLORC, 43e BI, conduits par le capitaine Ohn Myint, . Ont dévasté le village Huay Karn

Volées, violées, battues, et brûlées vive

Le chef du village a été questionné sur l’armée Shan. Battu jusqu’à évanouissement Nombreuses valeurs volées, 37 maisons incendiées 120 Soldats du SLORC of LBI 524 conduits par Capitaine. Htun Mya Violées collectivement pendant 2 jours et 2 nuits, et ensuite tuées

Tous les habitants du village (57 hommes et 42 femmes) tués. Soldats du SLORC, 277e BI, conduits par le capitaine Khin Maung Nyunt, basés à Murng Ton Violée toute la nuit S’est plainte au commandant du camp, le colonel Aye Thant, qui a fait aligner ses hommes pour identification. 15 000 kyats pour diffamation après qu’elle n’ait pu reconnaître les coupables.

80 Soldats du SLORC, 515e BLI, conduits par le commandant Maung Maung Htwe Violées collectivement par les soldats pendant 3 jours et 2 nuits. 3 habitants du village abattus

57 maisons incendiées 25 Soldats du SLORCm, 333e BLI basé à Murng Sart. Déguisés en soldats Shan mais porteurs d’armes birmanes

Violées pendant le déplacement de leur village

Pendant le déplacement forcé Soldats du SLORC, 277e BLI, conduits par le major Aye Thant Violées l’une après l’autre pendant 3 jours; relâchées après le paiement d’une rançon de 2000 kyats chacune

Accusées d’être les femmes de soldats Shan 100 soldats du 246e BI et 250 soldats du 524e BIL

3 violées et tuées. 1 violée et blessée

2 hommes également abattus Soldats du 513e BIL basé à Pang Long, conduits par le major Kooma

Violée collectivement et tuée Les soldats ont appelé la police pour dire qu’ils avaient trouvé le corps d’une femme morte. Ont pris des photos.

120 soldats du 524e BIL conduits par le commandant Htun Mya ; accompagnés de 20 porteurs et 5 chevaux

Violées jusqu’au soir par tous les soldats et ensuite tuées

Une femme a pu s’échapper avec l’aide d’un officier d’une minorité ethnique 3 soldats du SPDC, 225e BI, basé à Murng Ton, conduits par le capitaine Aung Zaw

Violée pendant 2 heures

Maison saccagée; parents faussement accusés de vendre des amphétamines et punis de 500 kyats d’amende. Soldats du SPDC, 66e BI, conduits par le comman- dant Htun Myint

Le commandant et ses officiers ont violé les femmes et attaché 4 hommes à des arbres pendant 2 jours et 2 nuits

2000 kyats d’amende à chaque victime pour contribution à la destruction de la forêt. Soldats du SPDC conduits par l’officier Aung Myint

Forcées à travailler et violées

115 soldats from Lai Kha-basé, LBI 515 conduits par le Major Soe Hpyu Violée, abattue aisni que son père et le reste de sa famille, maison incendiée

Père abattu après avoir été assommé par le major avec une bûche. Maison saccagée, valeurs volées. Maison du chef de village incendiée 3 soldats du SPDC, 49e BI basé à Murng Sart, conduits par le capitaine Han Sein Violée S’est plainte au commandant Myo Thant du BI 40. Han Sein a nié les charges et a été mûté avant qu’une sanction ne soit prise

Soldats du SPDC, 513e BIL

Violées et tuées

Groupe de soldats du SPDC, 9e BI Une femme violée et poignardée 6 fois dans la poitrine, corps jeté dans un fossé et couvert d’une natte et de brindilles. L’autre femme violée et poignardée 4 fois dans la poitrine, corps enterré sous une mince couche de terre.

85-90 soldats du SPDC, 442e BIL, conduits par le major Myint Than Violée et brûlées vives

Parents et un autre habitant du village attachés à un arbre et laissés dans la forêt. Mère morte de chagrin Soldats du SPDC, 225e BI, from BI 225 basé à Ta Sang, conduits par l’officier Tin Aung Violées, mutilées (seins coupés) et tuées

Revenues de Thaïlande suite à une rafle parmi les travailleurs émigrés 80-90 soldats du SPDC, 246e BI, conduits par le major Tu Nyein Violée collectivement, puis abattue

Les habitants du village déplacé avaient reçu la permission de retourner dans leurs champs. En dépit de cette permission, 8 ont été détenus pendant 9 jours, jusqu’à ce qu’une rançon de 15 000 kyats soit payée par chaque famille

Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
SE Serialshoot ·
j'ai découvert vos post ce jour alors que je bosse sur un doc , pourriez vous me contacter svp ganeisha@orange.fr . merci d'avance . je dois retourner las bas bientot , faire des images et rencontrer des resistants . merci
BA Barbot Globetrotter ·
2200 prisonniers politiques dans les geôles birmanes .

Agence France-Presse Rangoon

Le nombre de prisonniers politiques en Birmanie a doublé depuis la répression des manifestations de 2007, a affirmé mercredi l'organisation Human Rights Watch (HRW), estimant qu'ils étaient plus de 2 200 actuellement détenus par la junte. Le rapport, titré «Les prisonniers oubliés de Birmanie» évoque les cas de militants, moines bouddhistes, journalistes et artistes arrêtés depuis la «révolte safran» de 2007, au cours de laquelle les moines soutenus par la population avaient protesté notamment contre une vague d'augmentation des prix.

Suite de l'article : Cyberpresse.ca .
@+ , Marco . On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
LA Larsay Globetrotter ·
Bonjour

je viens de rentrer d'une semaine de trekking ds le nord du Vietnbam. FA-TI-GUE ! Je vs recontacte dmain

PS. Voulez-vs une copie integrale du livre ?
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
SE Serialshoot ·
A votre bon vouloir mais effectivement , cela m'intérrésse vraiment. merci d'avance régis

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