OK Myanmar appellation officielle de l'ONU, la France maintient l'appellation de Birmanie (source wiki), je m'autorise un copie /colle pour eclairer la nature des debats de ce post.
La Birmanie (dénomination officielle en France), l'Union de Birmanie en forme longue ou Myanmar et l'Union du Myanmar (dénomination utilisée par l'ONU), .
L'opposition démocratique préfère employer, en français, le nom de Birmanie faisant référence à la période démocratique, tandis que la junte, afin de marquer le changement, a réussi, dans les langues étrangères, à imposer le nom de Myanmar qui est la prononciation savante du nom "Bama" ou "Birmans", qui désigne le groupe ethnique dominant du pays.
La Birmanie est membre de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) et aurait dû en prendre la présidence en 2006 si la pression de la communauté internationale n'avait réussi à éviter cette embarrassante situation.
Régime autoritaire, l'État du Myanmar est régi par la loi martiale depuis 1962 et dirigé à nouveau par une Dictature militaire depuis le coup d'État de septembre 1988. Le travail forcé est une pratique courante. Les organisations internationales des droits de l'homme classent la Birmanie parmi les mauvais élèves en matière de libertés publiques : la liberté de la presse et les droits de l'homme ne sont pas respectés, le pouvoir judiciaire n'est pas indépendant de l'exécutif et les partis d'opposition ne sont pas tolérés. L'armée, forte de 40 000 hommes, n'a pas d'ennemi extérieur. Son rôle unique est de contrôler la population et de s'accaparer richesses et pouvoir.
Le parti d'opposition mené par Aung San Suu Kyi (la Ligue nationale pour la démocratie ou NLD) a remporté les élections législatives en mai 1990 avec plus de 80% de voix en sa faveur, à la surprise de la junte qui espérait légitimer ainsi son pouvoir. Celle-ci a alors invalidé les élections. Le NLD lutte pour le retour de la démocratie dans le pays.
La junte a une position ambiguë envers l'opposante Aung San Suu Kyi, qui est très populaire dans le monde suite à son prix Nobel de la paix en 1991. Aung San Suu Kyi est entrée dans sa 10ème année de détention le 24 octobre 2004.
La politique mise en place par les généraux occasionne des migrations massives vers la Thaïlande.
Le 19 octobre 2004, le Premier ministre, le général Khin Nyunt, a été mis à l'écart et autorisé à prendre sa retraite pour raisons de santé et assigné à résidence. Il a été remplacé par Soe Win, un «dur» tenu pour responsable de l’embuscade contre le convoi d’Aung San Suu Kyi en mai 2003. Khin Nyunt a accédé au poste de premier ministre en août 2003, il supervisait les services secrets birmans depuis plus de vingt ans. Il avait signé les accords de cessez-le-feu avec les ethnies du nord (wa) qui pouvaient en échange continuer à cultiver l'opium. Il était à l'origine du rapprochement avec l'Inde dont il voulait utiliser le modèle pour ouvrir le pays à la démocratie. Il était l'interlocuteur privilégié des sociétés étrangères. Son successeur, le général Maung Aye, réputé très dur, qui occupait jusqu'alors les fonctions de vice-président du Conseil d'État pour la paix et le développement, est également chef d'état-major. C'est un proche du général Than Shwe, président de la junte et commandant en chef des forces armées. Khin Nyunt, 65 ans, incarnait la voie des réformes. Khin Nyunt avait su maintenir le contact avec les groupes rebelles représentant les minorités ethniques (notamment les Karens) et mettre un terme aux conflits armés opposant le régime et les rebelles. Il faut espérer que le pays ne replongera pas dans la guerre civile.
Les sanctions économiques prises contre le régime militaire birman par la communauté internationale, dont les États...(voir sources plus haut)
Roger