Boeing: à nouveau dans les turbulences...
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
IL
SOURCE : AFP. NEW YORK, 6 septembre 2008 (AFP) - L'avionneur américain Boeing faisait face vendredi soir à un mouvement de grève paralysant sa production, n'étant pas parvenu à boucler un accord avec le puissant syndicat des mécaniciens, en dépit de négociations de dernière minute. L'IAM, le plus gros syndicat représenté chez Boeing, avec quelque 27.000 mécaniciens concernés soit environ 16% de la masse salariale, a donné le feu vert à ses membres pour démarrer une grève qui menaçait depuis mercredi. "La grève est lancée!", a annoncé l'International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM) sur le site d'une de ses sections locales, indiquant que le débrayage "débutera une minute après minuit" heure locale, soit à 07H01 GMT. "Cette entreprise n'a pas respecté le processus, a négocié illégalement et surtout, n'a pas respecté les meilleurs mécaniciens qui soit en refusant de répondre à leurs attentes", est-il ajouté. Pour sa part, Boeing a fait savoir que "des pourparlers sous l'égide d'un médiateur avec l'IAM se sont terminés aujourd'hui (vendredi) sans parvenir à un accord sur un nouveau contrat salarial couvrant près de 27.000 employés". "Ces deux derniers jours, Boeing, le syndicat et le médiateur fédéral ont travaillé dur pour essayer de bonne foi de trouver des voies vers un accord. Malheureusement, les désaccords étaient trop profonds pour que les positions puissent se rapprocher", a déploré le PDG des avions commerciaux Boeing, Scott Carson, dans un communiqué. Ce débrayage était redouté par les observateurs du secteur, alors que syndicat et direction discutaient âprement ces dernières semaines pour renouveler le contrat collectif des mécaniciens, qui a expiré ce mercredi. Les propositions "à prendre ou à laisser" faites par Boeing, portant notamment sur des hausses de salaires et des prestations retraites ainsi que sur la sécurité de l'emploi, avaient été rejetées ces derniers jours par l'IAM, et le principe de la grève avait été ratifié mercredi à 87% par ses membres. Toutefois, syndicat et direction s'étaient donné 48 heures et l'intervention d'un médiateur pour parvenir à un accord et éviter ainsi une grève préjudiciable à l'avionneur. Les suites du débrayage sur d'éventuelles nouvelles discussions n'étaient pas claire vendredi soir. Concernant sa production, Boeing a assuré que "pendant l'arrêt de travail, Boeing va aider ses clients et leurs avions en service. La compagnie va continuer à livrer des appareils qui étaient déjà terminés avant la grève, ainsi qu'à livrer des pièces de rechange aux clients". En revanche, "Boeing n'a pas l'intention d'assembler des avions pendant la grève", a ajouté le groupe. Ce mouvement social est un nouveau coup dur porté au futur avion de ligne de Boeing, le long courrier de moyenne capacité 787 dit "Dreamliner", qui a déjà pris presque deux ans de retard en raison de problèmes à répétition au niveau de la production. Les compagnies clientes de Boeing ont déjà pris commande pour près de 900 appareils de la famille du 787, et pourraient réclamer à Boeing des indemnités compensatoires. Au-delà du "Dreamliner", la grève va paralyser des chaînes de production qui tournent à plein régime depuis plusieurs mois, en raison d'une demande mondiale en plein boom pour des avions civils de nouvelle génération, moins consommateurs en carburant que les avions vieillissants des compagnies aériennes. Selon des estimations d'analystes, une grève de l'IAM, la deuxième dans l'histoire récente de Boeing, va coûter cher à l'avionneur, avec un manque à gagner potentiel de plus de 100 millions de dollars par jour en termes de revenus. Une facture bien plus lourde que le premier débrayage de l'IAM, en 2005, qui avait duré un mois et avait grevé le bénéfice annuel de 300 millions de dollars.
Voyager, c'est ma devise...
NE Nejmeddine Veteran ·
ILEDEREVE salut il n'y a pas que les cies aériennes, les constructeurs peuvent aussi passer par des "des zones de turbulence".. la difference entre les deux c'est que BOEING et AIRBUS ont les reins solides, monopolisant le marché mondial en fournissant des aéronefs et des pieces de rechange .. greve de mécanos chez BOEING, scandale boursier chez AIRBUS il n'y a pas si longtemps (delit d'inities en haut de la pyramide) ...celà n'affecte en rien leur santé économique ( commande previsionnelle de 900 B787 et commercialisation des A380) meme avec un retard de livraisons... alors que les cies aériennes evoluent dans un environnement concurrentiel, doivent maitriser leurs couts d'exploitation preserver leur rentabilité....ceci concerne aussi bien les grandes cies que les petites, on évoque ces jours ci le rachat éventuel par LH de AUSTRIAN et de BRUSSEL AIRLINES... FINNAIR par ex offre des tarifs attractifs au depart de l'EUROPE sur ses longs courriers.. SINGAPORE AIRLINES s'offre de par sa qualité de service une clientéle de choix!! par conséquent j'observe plus de sérenité chez les constructeurs que chez les cies aériennes réguliéres, low cost et cies emergentes .....
njm
MI Michelzen Globetrotter ·
la position de Boeing est assez surprenante le "à prendre ou à laisser" ne presage rien de bon pour l'avenir Alors cette grève ne servirait elle indirectement Boeing ? le fait de greve a, en principe, pour effet de suspendre certaines clauses contractuelles comme les penalités de retard et sur le B787 ça commence a devenir problématique
Bon voyage et surtout voyagez zen! Michel France (85)

Similar discussions

You might also like