L'île de Sal (Cap-vert), sea, sun and fun...
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L’île de Sal(archipel des îles du Cap-Vert): sea, sun and fun:

Vivre un jour entier à l’aéroport Charles de Gaulle dans l’improvisation d’une panne(1)

La TACV, la compagnie aérienne des îles du Cap-Vert, qui dessert les dix îles de l’archipel située à 450 kms de Dakar, dessert l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy le lundi matin à 11 h 40 pour un atterrissage à 14 h 50(trois heures de décalage horaire déduit)

Ce jour-là, tout irait de travers: le vol apparut « delayed », en même temps que ceux de Zurich et d’Istanbul…

Praia, Zurich et Istanbul apparaissaient en rouge sur l’écran bleu des vols internationaux… Les bording(enregistrements) narguaient les vols « delayed« …

Praia fut bientôt le seul vol retardé au milieu des OSLO, BOSTON et DJAKARTA…

Le dernier vol retardé Praia se cala bientôt au bord gauche des écrans avec cette mention: « décollage espéré à 22 heures »…

La journée ne se passerait pas à 10.000 mètres d’altitude entre l’Europe et le Nordeste brésilien, mais entre les étages 4 et 5 du Terminal 1 du grand aéroport…

La TACV leur offrirait des bons de boissons et de sandwichs à échanger chez brioche dorée…Ulysse épuiserait les éditions du matin et du soir des grands quotidiens nationaux, puis se rapprocherait des Cap-Verdiens en détresse dans cette lost-translation…

Il les repérait non pas à la couleur de leur peau, mais au poids de leurs impressionnantes valises…Et le pauvre Ulysse, qui n’avait que 14 kgs de bagages aurait à repousser les assauts des Mama Benz dont les valises frôlaient les 60 kgs d’excédents…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
TO Tomas3 Veteran ·
Où le delayed se transforme en overbooking…(2)

Bon gré, malgré, l’avion de la TACV décolla pour Praia avec douze heures de retard… Et ce retard allait provoquer, comme les battements d’une aile de papillon à l’autre bout de la planète, une série de catastrophes horaires…

D’abord, l’atterrissage eut lieu à Praia, capitale de l’île de Santiago, à trois heures du matin: il n’était plus question de prendre la correspondance pour l’île de Sal, point final de la destination, sans se poser à Praia pour attendre la correspondance suivante…

Ulysse grignoterait un jour de ses vingt trois jours de voyage pour l’île-capitale…il ne repartirait; croyait-il, que le lendemain à 14 h 15...

Il en profiterait pour aller visiter le Musée archéologique qu’il avait zappé lors de son précédent séjour: il découvrirait les trésors de toutes les goélettes naufragées dans les îles depuis le XV ième siècle…

Il y avait des pièces de toute beauté: le 21 novembre 1856, la goélette espagnole GUADALUPE IV qui faisait route sur Montevideo, avait fait naufrage à l’Ile de Brava, laissant, entre autres trésors, un magnifique crucifix en or, serti d’émeraudes et de diamants…

En 1787, un brick de la Compagnie des Indes, le Hartwell revenait de Chine avec un chargement de 6 tonnes d’or…

A la suite d’un début de mutinerie, les officiers de bord, fatigués, heurtèrent un récif au large de Boa Vista…une magnifique collection de montres de poche, de trousses de manucure en laiton doré, de télescopes à lentilles interchangeables, ont été récupérés de ce naufrage…

Le voyage est alors dans le temps avec les voyageurs naufragés dans les îles éparses… Ulysse était désormais en liste d’attente (overbooking) pour rejoindre l’île de Sal…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉bonjour tomas donc, trois heures de décalage horaire si j'ai bien tout compris. Bon, j'attends la suite de ton journal de bord, pour voir les photos de l'ile de Sal. On dirait que tu as copié ma tortue !!!! Quand même tu exagères. a bientôt pour de nouvelles infos et photos; Si départ de Marseille pour avion, plus pratique pour moi, à condition qu'ils ne soient pas en grêve, ce qui est monnaie courante.

Je me souviens de mon retour d'Egypte, TGV roissy marseille impeccable Et TER marseille Toulon, tout se gâte, annonce dans le train.............nous sommes en grêve, le train partira quand le conducteur arrivera.......................Que répondre !!!!!
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
AL Alan Globetrotter ·
Et TER marseille Toulon, tout se gâte, annonce dans le train.............nous sommes en grêve, le train partira quand le conducteur arrivera.......................Que répondre !!!!!

Rembourser, rembourser ..... !!!!! 😉

Bisous cher arrawak ....... 🙂
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Bisous à toi alan, tu as toujours de beaux enfants asiatiques, sans doute tes protègés du Cambodge quand retournes-tu là bas? pour nous refaire un carnet? Et Cap Vert ? çà ne te dit rien, pour janvier février mars prochains, avec tomas et moi? Je connais Tomas, tu ne vas pas t'ennuyer, et dieu sait que c'est un baroudeur, il a fait Saint Jacques de Compostelle tout de même...........

Mais là, la priorigté du carnet sera la mienne;
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Je veux la suite du programme, je sais le roi dit nous voulons
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
😉Je veux la suite du programme, je sais le roi dit nous voulons

boum dia, Jorge,

"les îles du cap-vert ont cette séduction perverse qu'elles doivent être longuement désirées..." (Shéhérazade L.)

Où le matelas-mousse de 1,20 m et la valise de 61 kgs modifient la liste d’attente(3)

L’agent de desk au comptoir « vols nationaux » ne voulait pas en démordre: Ulysse était en liste d’attente sur le vol TACV 4015 de 14 h 15 en direction de l’île de SAL.

50 passagers étaient sur la liste des réservations pour les 40 places du petit twin-otter assurant la liaison inter-îles…

Ulysse eut beau plaider le retard de douze heures de son Boeing de la veille, l’agent de desk était inflexible: il devrait attendre la clôture des enregistrements…

Le dieu des îles était de son côté: dans la longue file d’attente des enregistrements, deux voyageurs innocents s’étaient équipés, l’un d’un matelas-mousse de 1,20 m, l’autre d’une valise exceptionnelle de 61 kgs…

La bonne volonté des différents chefs consultés ne put aller jusqu’à prendre en compte de telles entorses aux règlements de vols: les deux passagers, leur matelas en mousse et leur monstrueuse valise furent refoulés de l’enregistrement, libérant deux places dans la liste d’attente…

A I4 heures, 5 minutes avant le décollage, Ulysse rejoignait la salle d’attente des vols nationaux et l’échelle de coupée du petit twin-otter: il n’était plus qu’à une demi-heure de sa destination finale…

Les îles du Cap-Vert ont cette séduction perverse qu’elles doivent être longuement désirées: son voyage avait duré 33 heures, plus qu’il ne fallait pour gagner l’île des Lotophages…

Il arrivait à la morte saison, les touristes avaient déserté les installations balnéaires, les aéroports et les stations de taxi…

On était désormais entre capverdiens, les îles étaient toujours enchanteresses…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉salut tomas

61 kgs pour une valise !!!! ils étaient combien pour la porter? Déjà que ma femme râle pour se traîner 20 kgs avec une à roulettes !!!! Bref, pour Nice Dubaï, j'avais droit à 32 kgs, mais Dubaï Bangkok, Phuket, seulement 20 kgs, c'est vrai que pour passer trois mois, c'est un peu léger surtout s'il faut emporter deux paires de draps.

Très belles photos, çà donne envie, et là, je vois des sardines dans un plat, Elles sont cuites j'espère.......... Jolie plage de sable fin, l'océan est-il assez calme pour ne pas se laisser entrâiner par des rouleaux? mon épouse, Carmencita pour ne pas la citer, (qui a fait elle même la paëlla que j'ai en photo profil), est très peureuse, il lui faut une mer comme une piscine, sans une ride.

Bon, Tomas, déjà que 20 heures de voyage j'avais trouvé celà très long, là tu m'annonces 32 heures !!! tu as dû ronger ton frein, d'autant que la belle sirène mon cher Ulysse qui t'attendait à l'arrivée tu devais être impatient de la retrouver..........

Alan, si j'arrive à l'entraîner dans cette aventure, ah là là !!!! rien que es baroudeurs ensemble, on laissera Carmencita à la plage se dorer sur son transat et nous, on ira escalader les pentes des volcans, et au passage, sans nos épouses on ira s'en jeter un derrière la cravate de ce petit apéro (on boit quoi au fait à Cap Verdé?)

La suite tomas Ulysse, la suite avec photos et récits, tu es tjs aussi Don Juan?
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
La suite tomas Ulysse, la suite avec photos et récits,

boum dia Jorge,

voilà, voilà, mais un peu de vent et de sel avant "l'apéro", çà ne peut pas te faire de mal?

Vents, salines et mers entre Ponta Fiura et Ponta do Sino(4)

L’île de SAL fait partie du groupe des cinq îles « au vent »(Boa Vista, Santa Luzia, Santo Antao, Sao Nicolau et San Vincente) opposé aux îles « sous le vent »… Au titre de « au vent », des vents permanents balaient les 216 kms2 de sa surface aride et desséchée…

Pour un européen, c’est une qualité météo supplémentaire, le climat de Dakar sous l’alizé permanent…

Quand on arrive de Santiago(Ile sous le vent), on fait très vite la différence et l’on oublie les trois douches quotidiennes obligatoires…

On se surprend à revêtir un pull sur les épaules le soir au restaurant…Plaisir des tropiques sous l’alizé…

Inconvénient : le sable permanent, qui entre partout, se glisse sous les interstices des volets et des portes, vous oblige à balayer le sol plusieurs fois par jour.

Mais lorsque vous sortez les chiens dans les grandes salines, point besoin de chapeau ou de couvre-chef, on ressent la même impression que l’hiver en Europe en Montagne et en altitude, le soleil est là, sans sa brûlure, et le vent vous balaie le visage…

A Santa Maria (Ile de Sal) dès que vous sortez de l’agglomération, les salines vous rappellent l’histoire de l’île, inhabitée longtemps et pourvoyeuse de sel pour les navires en escale ou en en transit…

Les salines sont toujours exploitées: des hommes travaillent, vivent au milieu des monticules de sel de toutes les couleurs…des constructions de toiles leur permettent de se protéger de temps en temps de la morsure du soleil et la couleur de leur peau tranche étrangement sur la blancheur de leurs champs de sel…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉bonjour tomas Je suis gâté, un récit par jour, ainsi j'ai le temps de lire. Les photos me rappellent les salins de hyères les Palmiers, à l'époque où les salins existaient encore, hélàs les exploitations sont terminées. rassure moi, j'ai vu un gros chien noir sur une des images, ne me dis pas qu'il y a aussi des hordes sauvages hurlantes??? Merci pour les infos, sur iles du vent et sous le vent. A bientôt pour la suite Et reviens un peu en France, tu y es attendu.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
😉bonjour tomas

rassure moi, j'ai vu un gros chien noir sur une des images, ne me dis pas qu'il y a aussi des hordes sauvages hurlantes???

boum dia Jorgue, mais non, mon bon Georges, il ne s'agit ni d'un "renard" ni d'un "chien sauvage hurlant"...c'est "Lady", un brave bâtard capverdien qui m'accompagne, avec Obsession, le petit York, dans notre promenade quotidienne avec Tussy... les hordes hurlantes, il faudra les chercher du côté du cimetière de Santa Maria(cf.pages suivantes...) restons à la "morte saison"...

L’île de Sal à la morte saison(5)

En mai et juin, les flux touristiques s’inversent pour profiter aux pays méditerranéens et les tour-operators délaissent le Cap-Vert au profit de destinations ensoleillées de proximité…

Mai et Juin sont la morte saison de l’archipel… La saison touristique reprendra dès juillet…

Les avions ne déversent plus leurs contingents d’européens avides de soleil…Santa Maria(île de Sal) reprend l’aspect paisible d’un village de pêcheurs: les marchandes de légumes sénégalaises tiennent toujours leur bout de trottoir, elles glisseront pour vous fidéliser trois tomates et une mangue qu’elles oublieront de vous facturer…

Les glaciers italiens sont toujours ouverts et la promotion immobilière continue de battre son plein… Les « se vende » et les « rent a room » fleurissent aux balcons des immeubles et des programmes à peine sortis de terre…

Le plan d’urbanisme, qui n’existait jusqu’alors que sur de grands panneaux publicitaires, prend soudain une réalité évidente: ici, on empierre de nouvelles rues(il n’y a pas de goudron dans les îles) ici, on cimente les accès au ponton, là, surgit un futur « mail » avec une ambition de promenade des anglais…

La crise n’est pas passée par SAL…les promoteurs italiens, espagnols et portugais s’en donnent à cœur joie…pas de programmes de plus de trois étages, des immeubles loués ou vendus à peine construits à des anglais, des allemands, des polonais, avides de soleil et de mer bleu azur et vert émeraude…

A la morte saison, les restaurants ne font pas le plein et vous pouvez partout vous offrir des diners d’amoureux…les Cap-Verdiens continuent de danser au rythme de leurs coladeiras…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
OK, tomas, merci pour ces nouvelles infos, et photos, je vois que les nouvelles consructions fleurissent à Cap Verdé. Donc, trouver une location ne doit pas être difficile. au mois, pas à l'année, merci, j'ai déjà donné; bonne journée à toi, et au fait tu dois être dans l'avion qui te ramène en France, juste pour refaire ta valise très vite dès ton retour. Amicalment a bientôt
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·


tout juste, mon bon Jorge, l'ensorcellement des îles est une réalité...

La musique n’a pas pour autant déserté l’île(6)

Si les touristes se font rares, les san-mariens sédentaires européens ou capverdiens sont toujours là… La musique aussi…

Mai et juin sont l’occasion de fêter de nombreux saints du calendrier chrétien, Santa Cruz particulièrement…

Les bandas de tambours, chargées de « grogue », ébranlent de leurs rythmes passants et clients des restaurants, le dernier des tambours tend une casquette « à votre bon cœur » afin d’alimenter l’énergie des musiciens…

Partout, tout au long de la nuit, le samedi, des lumières et des sons qui se répondent… Sur la plage, la « Camara »(municipalité) a fait installer un podium et des baraques foraines…peu de blancs, mais un peuple bon enfant, jeune, qui communie dans des rythmes brésiliens…

A la terrasse d’Angela, des notables en cravate, invités à l’inauguration du nouveau complexe hôtelier « le Melia », sont venus, accompagnés de leurs épouses, grignoter une dernière brochette… Il y a là, opposition et gouvernement confondus, un bel échantillon du corps administratif et judiciaire de l’Ile…

Maître SCROFUL, figure de l’opposition, et sa compagne, Bianca, saluent le juge BOTUL, redoutable procédurier…

Musique et grogue aidant, on retrouve chez Angela cette atmosphère si particulière, propre à l’ambiance capverdienne, l’alizé, la musique, les belles femmes, la mer tout au loin qui gronde derrière les parasols, l’odeur de grillades se mêle au parfum de caramel, de chocolat et de vanille des glaces du comptoir…

tout juste, mon bon Jorge, l'ensorcellement des îles est une réalité...
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
Bonjour tomas Je vais éviter de cotoyer le juge Botul, procédurier, merci, j'en sors.................😉 Merci pour ces infos et ces nouvelles photos, et à bientôt au tél; Fête des mères aujourd'hui, donc tu vas être occupé.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
LA Lacalo Globetrotter ·
tout juste, mon bon Jorge, l'ensorcellement des îles est une réalité...

Bonjour Tomas,

"dis aux nuages d'attendre car le vent diminue... dis au lac d'oublier car les oiseaux n'y viendront pas dormir... il est mauvais d'oublier tout d'un coup, il est bon d'oublier peu à peu.." (Jean Paulhan. Les hainteny merinas)

Le souffle chaud des alizés, la pluie tiède, les parfums mêlés des fleurs et des grillades, les plages de sable blanc qui s'étirent face à une mer d'émeraude, la gaieté communicative des habitants, la musique rythmée de ses danses et de sa langue ...

Quel tourbillon des sens ...

Là bas, nul besoin d'ylang-ylang, il suffit de tout oublier et de se laisser bercer par la magie de ces îles et de leurs îliennes qui utilisent tous leurs charmes pour ensorceler !

Alors Georges ? mais qu'est ce que tu attends ? Que te faut-il de plus pour te décider à y aller ?

Seulement méfie toi ! tu risques à ton tour de succomber aux sortilèges de cette douceur lascive et n'avoir plus envie d'en repartir ...

C'est tout le mal que je te souhaite ...😉
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
TO Tomas3 Veteran ·
boum dia Lacalo,

"la douceur est enveloppée dans l'amertume...(Haiteny merina)

L’homme, l’enfant et la mer(7)

A Santa Maria, si vous aimez la pêche, vous avez le choix de pêcher sur terre(surf-casting) ou sur mer: sur le catamaran de Gégé…

Il irait pêcher avec Jenni, une petite fille de 8 ans, la fille de son hôtesse, pêcher à Rife Calheta Funda, au bout de la baie d’Algodeiro, au Nord de Santa Maria, en surf-casting…

Ils avaient longuement préparé leur matériel et choisi leurs appâts: des buzzio congelés(escargots de mer) qu’ils avaient longuement laissés décongeler, puis découper en fines lamelles…

La ligne de 40 mm pouvait supporter des prises de 8 kgs et les hameçons NR 6 étaient parfaitement adaptés à la truite de mer…

La petite fille avait emmené un seau de plage, une pelle et un râteau en plastique, on ne sait jamais…

Ils avaient choisi une pointe noire de récifs battus par les vents et la mer, non loin d’un spot de kite-surf, et les vagues violentes, vertes et blanches, s’écrasaient au-delà des récifs…

Une première fois, la ligne se coinça dans les rochers, les plombs et les hameçons accrochés à de hauts fonds…

L’homme et l’enfant se déplacèrent vers les plages d’émeraude et d’azur, la ligne une fois lancée ne gagnait plus cet azur, cette zone d’azur où les poissons viennent chercher leurs proies…

La petite fille jouait sur le sable, les lancers avaient perdu de leur intérêt, elle se jetait parfois dans les rouleaux et disparaissait dans la vague…il craignait de voir l’enfant emporté par un courant violent…

Ils rentreraient à pied à santa Maria, sans attendre le taxi sur la plage…l’enfant protesterait de ces kilomètres de sable…le ponton était loin…il n’apparaitrait qu’au dernier kilomètre…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
LA Lacalo Globetrotter ·
" L'âme humaine est comme l'abeille qui puise son miel même de l'amertume des fleurs ( H Sienkiewicz }

Ils avaient longuement préparé leur matériel et choisi leurs appâts: des buzzio congelés(escargots de mer) qu’ils avaient longuement laissés décongeler, puis découper en fines lamelles… La ligne de 40 mm pouvait supporter des prises de 8 kgs et les hameçons NR 6 étaient parfaitement adaptés à la truite de mer…

Bonsoir Tomas,

Est ce le fruit de cette journée de pêche, pratiquée par le duo de choc Jenni-Ulysse, que l'on peut observer sur la photo 9 du ponton ... enfin atteint ?

Mais elles sont transgéniques tes truites de mer !!! elles ont des queues de thon !!! Les pauvres, c'est sûr qu'à force de manger des buzzio congelés ... Ce serait-y pas meilleur des bonnes petites sardines bien fraîches de chez nous ?😉

Cependant il faut quand même le reconnaitre, bel exploit ces 3 truithons pour ce coup d'essai ! Et la prochaine fois ce sera 7 d'un coup !
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
TO Tomas3 Veteran ·
Mais elles sont transgéniques tes truites de mer !!! elles ont des queues de thon !!! Les pauvres, c'est sûr qu'à force de manger des buzzio congelés ... Ce serait-y pas meilleur des bonnes petites sardines bien fraîches de chez nous ?😉

Cependant il faut quand même le reconnaitre, bel exploit ces 3 truithons pour ce coup d'essai ! Et la prochaine fois ce sera 7 d'un coup !

Boum dia, Lacalo,

mais non, les deux pêcheurs en herbe sont rentrés bredouilles...et en passant sur le ponton(cf.les 3 truithons...) ont eu l'idée de faire un détour chez le traiteur italien (sic...) pour ramener des moules "mexicaines"...douce pêche mondialisée... en matière de pêche, tout semble facile, mais en matière de presse, ca n'est pas coton comme tu vas le découvrir dans les lignes qui vont suivre...

Le Monde à 12,80 euros à l’Eurodisney local (8)

Le buzz local affirmait que le journal « Le Monde » arrivait quotidiennement au Grand Hôtel RIU au Nord de Santa Maria, à la boutique de Michu…

Cet hôtel espagnol de plus de mille chambres est le paradigme* du tourisme de masse dans l’Ile de Sal…

Étendu sur plusieurs hectares de lagunes et de plages, décoré à la façon d’un décor de Péplum hollywoodien, cet hôtel dispose de plusieurs piscines, bars, restaurants, salles de concerts, boîtes de nuit et tel un paquebot de croisière, est capable de nourrir , loger, divertir des milliers de touristes européens avides de soleil et de sable…

All inclusive, chacun de ses « clones consommateurs » est équipé d’un bracelet, bleu, s’il est en demi-pension, noir, s’il est pension complète…

Pour le quotidien, tout est gratuit, il pourra boire, manger, se divertir à la hauteur de la couleur de son bracelet…

Curiosité des vols de nuit…des centaines de ces clones oublient d’enlever leurs bracelets de couleur avant de monter dans l’avion…

Ulysse et sa compagne avait pris un taxi, franchi les barrages et les contrôles qui empêchent l’accès du public non bagué et s’étaient dirigés vers la boutique de « michu » qui proposait les journaux internationaux à partir de vingt heures…

Tussy cachait son poignet non-bagué sous une manche de son pull-over, Ulysse plongeait la main gauche dans la poche de son short, ils échapperaient à la vigilance des contrôleurs internes…

On se serait cru dans une œuvre de science fiction à la ray Bradbury…les touristes clonés consommaient à la hauteur des messages imprimés à leur insu dans leur inconscient…

Heureusement, Le Monde arriva à vingt heures précises, tombé tout chaud du vol international du jour…

Compte-tenu des frais de taxi A-R, il leur était revenu à I2 euros 80 (soit près de dix fois le prix coûtant) il faut dire que le journal n’était pas « all inclusive… »
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
LA Lacalo Globetrotter ·
en matière de pêche, tout semble facile, mais en matière de presse, ca n'est pas coton comme tu vas le découvrir dans les lignes qui vont suivre...

Bonsoir Tomas,

Ah ces heureux touristes en all inclusive !

Tous alignés sur la plage, au soleil et face à une mer émeraude

Cocktails exotiques servis à volonté à la main, pouvant lire tranquillement sur leur transat le Monde

Avec l’animateur qui passe pour rappeler l’activité du jour :

Aujourd'hui c'est concours de pêche au truithon !

Rassemblement à 14 h « tous ensemble, tous ensemble, wouais ! »

Inutile de courir, c’est sur le ponton, juste en face de la piscine !

Les poissons bien amorcés s’agitent, les lignes sont montées par le mono avec un hameçon numéro 6,

Très vite, les seaux débordent de cette pêche miraculeuse laissée au final au petit personnel, car bien sûr non mangée.

D’ailleurs on n’en a pas besoin, ce soir c’est soirée mexicaine avec moules au menu.

Tenue déguisée de rigueur !

La soirée se terminera par une animation dansante avec l’orchestre Tropicana, qui jouera des funana et coladera de feu !!!

Pour les courageux, demain ce sera excursion en car pour visite de la ville.

Car s’il est facile de trouver son journal, il est bien difficile de sortir découvrir le pays …

Mais que c’est beau le Cap Vert !
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
TO Tomas3 Veteran ·
"ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre..."(B.Pascal)

boum dia Lacalo,

c'est sûr, c'est un peu facile de décrire ainsi cette catégorie de touristes...mais tu sais, il y en a beaucoup qui craignent d'aller déguster un thé glacé au Café Argana ou de rencontrer ou de vivre un peu avec les capverdiens...il y a des risques...

Rixe au Chill@hot (9)

Ils n’iraient pas se coucher sans avoir bu un dernier punch au cœur de la petite ville de Santa Maria(Ile de SAL)…la ville qui ne dort jamais…

Ils choisirent la terrasse du Chill@hot, une sorte de bar ouvert sur l’avenida de una Augusto où les hôtesses, très jeunes, ne pensent qu’à conquérir le cœur et le portefeuille des européens de passage…

Ils devisaient gaiement en sirotant leur punch quand un violent cri de femme et des signes de bousculade troublèrent brusquement l’atmosphère tropicale de la terrasse…

Un géant noir et musclé maintenait au sol une gamine en short qu’il menaçait d’étrangler, tandis que de sa main gauche, il pianotait sur les touches d’un téléphone portable…

Ulysse voulut s’interposer, ses voisins l’en dissuadèrent en termes de « policia, policia!!! » la police allait intervenir…

Effectivement, quelques minutes plutard, un pick-up bleu marine sérigraphié « police » débarquait trois policiers munis de matraques…

La pauvre gamine fut menottée prestement, à l’américaine…et jetée sans ménagement dans le hayon arrière grillagé du pick-up…

Le géant noir tentait d’expliquer aux policiers les raisons de sa colère…

Trois minutes s’écoulèrent avant que la cause de la rixe ne fit son apparition..:une blonde européenne surprise avec le géant noire par la petite épouse délaissée…elles sont furieuses, les capverdiennes…quand on les bafoue en public…

Les policiers, en bons juges de paix, eurent la bonté d��ôter les menottes des poignets de la jeune épouse outragée et les trois comparses de cet étrange drame furent embarqués pour expliquer à tête reposée leurs versions de l’incident…

Ils n’en avaient pas fini avec les hommes bleus en uniforme… Le calme était revenu à la terrasse du Chill@hot: il n’y avait plus un seul client...
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
LA Lacalo Globetrotter ·
il y a des risques...

Bonsoir Tomas,

Effectivement, ce café ressemble plus à un Chilla hot que out !😉

Notre ami Georges, quand il viendra, va aussi être exposé à ces deux risques :

- celui que sa tendre Carmencita soit "sollicitée" par un autre géant noir et musclé, face auquel il ne fera probablement pas le poids ... - ou celui d'être tenté d'aller consoler lui même cette frêle gamine en short... au risque de se faire sortir manu militari par sa Carmencita courroucée !

Tu t'imagines ? Georges finissant au poste de police ? Un comble !😉
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
TO Tomas3 Veteran ·
il y a des risques...

Notre ami Georges, quand il viendra, va aussi être exposé à ces deux risques

boum dia , Lacalo,

je pense que le plus grand risque que Georges va avoir à affronter, c'est l'absence d'eau fraîche pour sa boisson anisée préférée...😛 je plaisante bien sûr...et pourtant, l'eau et, plus loin, l'électricité, restent des produits rares à l'île de SAL...

L’eau, ressource rare de l’Ile de SAL (10)

Des camion-citernes blancs, de 10 ou de 22 tonnes, sillonnent en permanence les rues de Santa Maria: ce sont les livreurs d’eau…

La petite station balnéaire, malgré un réseau d’adduction d’eau préexistant, n’est toujours pas branchée…

Deux stations de désalinisation, l’une à Palmeira, l’autre en banlieue de Santa Maria, alimentent les gros camions blancs livreurs d’eau…

On estime à 200 litres d’eau la consommation habituelle et quotidienne d’un individu(normes européennes) la tonne d’eau est ici facturée 8 euros…

Le ballet des gros camion-citerne est incessant, tandis que les autorités municipales et gouvernementales débattent des moyens d’activer le réseau d’adduction d’eau…

Aussi, on prend l’habitude d’économiser cette ressource si rare, dans une île de lagunes saumâtres où l’eau de mer affleure à moins de deux mètres…

Les architectes pressés ont tendance à oublier cette réalité: les nouveaux immeubles sont rapidement gagnés par des remontées d’eau et de salpêtre qui grignotent les nouveaux enduits…

Les embruns, chargés de sel, accentuent le vieillissement des enduits et des peintures, si bien que les nouveaux propriétaires prennent l’habitude de privilégier le parement de carrelages, voire de pierres brutes quand il s’agit de finitions de façade…

Les nouvelles constructions prennent des allures portugaises ou espagnoles, il s’en faudrait de peu que les majoliques couvrent les façades…

En attendant, les chauffeurs livreurs d’eau prennent des allures de cosmonautes, leur casque antibruit sur la tête, pour se protéger des décibels de leurs motopompes….
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Et voilà, depuis que le dialogue avec Tomas a recommencé, je n'arrive pas à suivre. Je prends mon temps pour regarder les photos, avant de me décider De toute manière, d'ici début 2012 j'ai encore du temps pour réfléchir;

Oui, c'est très tentant.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
😉Et voilà, depuis que le dialogue avec Tomas a recommencé, je n'arrive pas à suivre. Je prends mon temps pour regarder les photos, avant de me décider De toute manière, d'ici début 2012 j'ai encore du temps pour réfléchir;

Oui, c'est très tentant.

boum dia Jorge....

tu me bouscules...je n'avais pas prévu de parler de tes préoccupations, mais puisque tu insistes...

« Recherche meublé confortable pour couple de retraités paisibles »(11)

Ils avaient fait l’objet d’une arnaque à la location meublée en Thaïlande… Ils recherchaient le soleil, le farniente et la sécurité à 5.000 kms de l’Europe pour y passer l’hiver…

Il fallait leur trouver un espace meublé, près d’une mer sans rouleau, sans ménage, ni cuisine excessifs, en cœur de ville, dans une contrée paisible, où les gens n’ont pas un porte-monnaie à la place du cœur…

L’absence de changement de fuseaux horaires serait un plus……

Un univers médicalisé une sécurité…

Une démocratie…une assurance de rapatriement…

Et comme l’homme du couple était randonneur, il fallait leur trouver des sentiers de randonnées avec dénivelé ou non, balisage ou non, gîtes ou non…

Les Iles du Cap-Vert correspondaient à ces nombreux paramètres pour « villégiateurs exigeants »…

SAL disposait d’un aéroport international desservi directement sur l’Europe… Le décalage horaire(-3 h) inexistant… Le lost translation sans raison…

Derrière Frégata, les plages étaient sans rouleau… Porto Antico était à louer en cœur de ville… Ils allaient pouvoir changer de restaurants tous les jours… Et Grumpy, le randonneur, d’un coup d’avion et de ferry, gagner des îles à randonnées à moins de quarante minutes de vol ou à une heure de ferry…

Il leur recommanderait bien sûr Santo Antao, l’île aux quatre vingt dix sentiers de randonnées et aux écolodges…

Funana, mornas et coladeras étaient vendues en plus:ils auraient tout loisir de choisir les concerts qu’ils voudraient aux bars des grands hôtels, sans bracelet de plastique, bleu, blanc ou noir…

Ils pourraient même acheter leur poisson dans les brouettes qui revenaient du ponton, le soir, avant le grogue con mele…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Merci pour ces très belles photos, et bien sûr, entièrement rassuré, je sais que tu es un homme de confiance, donc je suis décidé, j'irai dans cette ile pour faire le plein d'énergie, et de bons souvenirs. Je me mettrai en contact avec toi dans un premier temps, et ensuite avec les propriétaires de cette location. nous sommes déjà en juin, donc j'y pense fermement pour dans 6 mois; Encore merci tomas, Carmencita vient de me doire que tu es un chou. Et venant d'elle, là, on peut y croire; chouchou
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
AR Arrawak Globetrotter ·
😉merci tomas pour toutes ces recherches que tu as faites pour nous. Donc, accepté cette proposition Ce sera pour janvier février mars 2012 Et bien sûr je vais me renseigner pour les visas. çà y est, je vais avoir mon passeport biométrique ces jours ci. bonne journée à toi, et retourne vite dans cette ile paradisiaque où tu me dis qu'une personne te manque beaucoup, et si tu te maries, Carmencita se propose comme témoin.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
Tussy et ses chiens, entre lagunes et salines…(12)

Ils sont quatre, elle, le petit York, « caprice », Lady, le chien capverdien, affectueux et joueurs…et gardiens…

Tous les jours, à dix heures, elle part avec eux pour une longue marche entre lagunes et salines, qu’il vente fort, que le sable soit soulevé à chaque dune, que la Côte EST éparpille ses embruns à cinq cents mètres à l’intérieur des terres…

Elle part seule, au milieu des ouvriers des salines, entre leurs huttes de plastiques récupérés, entre les containers qui se délitent, rouillés plus vite que les épaves des hauts fonds…

Elle a construit il y a deux décades un hôtel de cinquante chambres, seule, en deux ans, architecte, maître d’œuvre, conducteur de travaux, contremaitre de maçons poussiéreux, avec qui elle partageait la « Sagres »(bière portugaise) à la fin de chaque coulée de béton…

Les chiens sans laisse, sans contrainte, ils suivent des pistes de sels et de vidanges d’huile, passant de salines désertées et désaffectées à des montagnes de sel roses ou blanches à la croûte durcie…

Nul besoin de fléchage…seuls les amers* des faubourgs de Santa Maria, de Monte Grande ou du Monte Négro ou de l’ »estadio » guident leurs itinéraires…

Tussy n’est pas rentrée depuis deux ans en Europe…elle n’en ressent plus le besoin impérieux comme avant…

Il faudra penser à acheter chez le chinois un sac de 25 kilos de croquettes pour les chiens… Il ira réserver un taxi pour ramener le sac… On ira chez Azulejo…les chiens ont soif… Ils n’ont croqué que les goulots de bouteilles plastiques bruyantes qui couraient dans le vent…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Dis donc, mais celà m'a l'air d'être une belle côte de boeuf qu'il va dévorer ce privilégié? çà me rappelle mes chiens à Thaï Muang, que j'ai nourris, et qui me le rendaient en affection Ils se mettaient en ronf sur la plage et gardaient mes affaires. Dommage qu'ils n'étaient pas vaccinés, ni soignés, certains avaient des plaies hélàs, et aussi la gale. Mais le couple d'Anglais les nourrissaient aux croquettes, ils en faisaient des bourgeois et moi, aux os de poulet, têtes de crevettes, et côtelettes de porc. Photos suivent pour le plaisir Le dernier noir, c'est celui que j'ai surnommé mon boiteux, a été blessé à une patte, donc ne peut pas courir, je le servais en premier. Les petits chiots, on creusé un terrier, ils adorent les têtes de crevettes. Et apparemment veulent encore têter leur mère, qui hélàs, dans quelques mois, aura encore une portée de chiots. Mes amis les Anglais les gâtent, nourriture dans les assiettes, manquent plus que les cuillères en argent et les verres en cristal comme sur le Queen victoria...............

Au fait, ils étaient au mariage de William le prince, pas invités, mais aux premières loges pour voir les époux et les invités. Et à propos, Sarko et Carlita n'y étaient pas, bizarre bizarre, seraient-ils persona non grata en angleterre?

Sur la dernière photo, deezree and Peter Deezree voulant dire Désirée en France
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
bonne journée à toi, et retourne vite dans cette ile paradisiaque où tu me dis qu'une personne te manque beaucoup, et si tu te maries, Carmencita se propose comme témoin.

boum dia Jorge,

pour le moment, des vents de force 4 soufflent nuit et jour sur l'île...il fait même pas beau...on n'est pas près de publier nos bans...😉

L’île de SAL a des airs italiens (13)

L’île de SAL n’aurait pas décollé touristiquement sans l’arrivée massives d’investisseurs italiens…il y a une vingtaine d’années…

Succédant aux portugais, colons « historiques », et, parallèlement aux espagnols, arrivés avec les grands groupes hôteliers, ils sont arrivés de façon protéiforme*, en touristes…

Ils sont des centaines, en haute et en basse saisons, arrivant de Rome ou de Milan par vols directs, en opérateurs, les grands groupes de tour-operators italiens, en commerçants surtout….

Ces derniers sont les plus visibles…Promoteurs immobiliers, équipementiers, propriétaires de show-rooms, agents immobiliers, leurs bureaux et agences fleurissent à tous les coins de rue avec des enseignes anglaises, pour plus de raffinement…

« Cotton bay…key largo… » (sic…)

Mais leur présence ne serait pas aussi dense sans la multitude de restos, de bars, de glaciers aux enseignes italiennes et, bien sûr, sans leurs fournisseurs, traiteurs, charcutiers, fromagers…

Ce sont les meilleures enseignes de l’île…prosciutto con melon, parmesan, san milano et autres fromages cuits, spécialités gastronomiques italiennes, crevettes nordiques et moules « mexicaines »…(sic…) leurs boutiques allient la qualité de leur approvisionnement et la gentillesse de leurs vendeurs…

Les prix sont attractifs, leurs pizzas légères comme au « pays », aux trois ingrédients…et leurs glaces sont presque ‘aussi délicieuses que Place Navono ou Plazza del populo…

Certaines terrasses , le soir, ne parlent que la langue de Dante…et leurs ressortissants, beaux « comme des italiens », mélangent les vins du Pico Fogo avec le Chianti, allègrement les caipirihi et les punchs…

Sans flagornerie, les plus vieux expatriés de l’île sont souvent d’origine italienne…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
LA Lacalo Globetrotter ·
Bonsoir Tomas,

pour le moment, des vents de force 4 soufflent nuit et jour sur l'île...il fait même pas beau...

C'est même pour ça qu'on les appelle les " îles au vent ", non ? 😉

Mais que vois-je sur ta photo 9 concernant le projet Cotton Bay ? Il y a un golf à Sal, et de 36 trous ??? Avec ce vent, la balle doit bien avoir du mal à garder la trajectoire qu'on voulait lui donner ...😎

Non finalement, il vaut mieux aller manger des glaces italiennes chez Giramondo ! Elles ont l'air appétissantes ..., mais quand même pas autant que chez notre italien Dino d'ici ...😛 http://www.facebook.com/...?gid=139181009450619
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
AR Arrawak Globetrotter ·
😉alors là, nous sommes conquis.......... Si tu nous appâtes avec des mets comme la charcuterie italienne, et les glaces, je sens qu'on aura intérêt à faire de la marche pour éliminer. Encore merci pour ces photos, et ces renseignements, bien oui, j'irai voir cette ile pas seulement pour la nourriture, mais aussi pour sa culture, Portugais, Espagnols, Africains, Italiens, quel beau mélange............. Bonne journée à toi Tomas.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
Mais que vois-je sur ta photo 9 concernant le projet Cotton Bay ? Il y a un golf à Sal, et de 36 trous ??? Avec ce vent, la balle doit bien avoir du mal à garder la trajectoire qu'on voulait lui donner ...😎

Non finalement, il vaut mieux aller manger des glaces italiennes chez Giramondo ! Elles ont l'air appétissantes ..., mais quand même pas autant que chez notre italien Dino d'ici ...😛 http://www.facebook.com/...?gid=139181009450619

Boum dia Lacalo,

le golf , dans ces îles désertiques, c'est comme parcourir les salines entre les près de sel roses et blancs, dans des vents qui forcent aux "bois" nr 5 ou 7...😛

il faut dire que l'île a parfois des airs américains, mais bien plus...sud-américains...

L’île de SAL a des airs sud-américains(14)

En fin d’après-midi, Santa Maria (15.000 habitants avec les touristes…) prend des airs de sous-préfecture…

Les notables quittent leurs cabinets d’avocats, leurs agences d’assurance, leurs banques, leurs administrations…pour tourner dans leurs hauts 4 x 4 dans le quadrilatère urbain de la petite ville…

Maître Sroful est de ceux-ci: il a chargé dans son 4 x 4 poussiéreux, Bianca, sa maîtresse européenne, qui a terminé son travail à la réception de l’Harmattan, 3 étoiles du Centre…

Et, pour éviter la tentation des terrasses et des galeries marchandes, ils vont tourner trois, quatre, cinq fois, observer l’agitation des trottoirs…

Vérifier que Dolorès, la propriétaire du Mexcal, a un nouvel amant qu’elle affiche, et que les vendeurs à la sauvette sénégalais appelle déjà « Monsieur Mexcal… »

Au Blue Note, le bar branché de Santa Maria, on installe la sono du concert du soir…

Tussy a décidé de l’emmener ce soir dans le plus beau restaurant de l’île, fêter l’acquisition de leur futur appartement: « la Tortue du Morabezza »…

A l’étage, dans des lambris de palissandre, servis par des employés de noir vêtus, ils dégusteront des peixes et des mangues farcies, des quesos à la papaye confite…

Puis, ils iront se goinfrer de musique au Cabo Bar…

Les chants tristes et tourmentés des descendants d’esclaves, qu’ils ne comprennent pas, mais dont-ils ressentent la lancinante mélopée, sont soutenus par d’excellents professionnels, à la basse, à la guitare-solo, à la rythmique…

Le chanteur a des allures de Teofilo Chantre, grand et sévère, vêtu d’une chemise blanche à col Mao qui fait ressortir le cuivre de son teint, il chante debout, face aux musicos qui commencent le nuit, assis sur des bidons… http://www.youtube.com/watch?v=JYr_1JAn7Ok&feature=related
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
LA Lacalo Globetrotter ·
On vit comme on aime à 200 à l'heure Ou plus tendrement et tout en douceur Certains vont devant D'autres se souviennent Et voient le présent derrière leurs persiennes

{Theofilo Chantre}

Bonsoir Tomas,

En fin d’après-midi, Santa Maria (15.000 habitants avec les touristes…) prend des airs de sous-préfecture…

Cette description de sous préfecture m'évoque un joli roman, que je n'avais d'ailleurs pas eu le temps de finir, qui se déroulait dans je ne sais plus quelle ville d'Afrique, et où on retrouvait ce charme suranné de ville de province où tout le monde se croise et s'observe, et où les vies officielles et officieuses, pour ne pas dire secrètes, s'entremêlent ...😉
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
TO Tomas3 Veteran ·


Cette description de sous préfecture m'évoque un joli roman, que je n'avais d'ailleurs pas eu le temps de finir, qui se déroulait dans je ne sais plus quelle ville d'Afrique, et où on retrouvait ce charme suranné de ville de province où tout le monde se croise et s'observe, et où les vies officielles et officieuses, pour ne pas dire secrètes, s'entremêlent ...😉

Boum dia Lacalo,

j'hésite entre "aziza de niamkoko" et "voyage au bout de la nuit"😛....ca ne peut que se terminer à "Mort à Crédit"...🏴‍☠️

Rue de l’Eternité(15)

Au rond-point de l’Hôtel Ponto, à l’entrée de Santa Maria, quand vous arrivez d’Espargos, face à l’office de tourisme, une rue rectiligne, sans voitures, part vers le Nord-Ouest…

Tout au bout, à un kilomètre environ, elle se termine brutalement avec, à sa gauche, un parking, et, à sa droite, un minuscule cimetière enclos de murs et cadenassé… c’est le cimetière de Santa Maria…

Ici, capverdiens, marins au long cours, aventuriers des mers du sud partagent le même enclos, tout petit et sans prétention…

Une ou deux tombes somptuaires* rappellent la gloire ou la fortune du titulaire de la tombe…

La plupart des concessions sont très modestes, en terre retournée, avec monticule et croix de bois rappelant l’identité du défunt…

Mais quelques tombes sortent de l’ordinaire, revêtant une caractéristique que l’on ne voit qu’ici, des tombes sur pilotis…comme si le mort n’avait pas voulu rejoindre le sable saumâtre du cimetière: des tombes à cercueils exhaussés: ici le cercueil, revêtu d’un sarcophage de plâtre, repose sur quatre pieds à 40 cm du sol…

On dirait que le mort a souhaité que sa dépouille reste à tout jamais balayé par le vent, la « bruma seca », qui souffle du grand désert continental, ou le « lestada », ce vent violent qui souffle de janvier à mars…

La mode funéraire santamarienne est à ces cercueils suspendus dans le vent…

Il suffirait d’un rien pour que les pompes funèbres locales agrémentent ces étranges constructions de sculptures ou de détails sculptés rappelant la passion ou la profession du défunt…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
TO Tomas3 Veteran ·
Angulo, chevaux de plage , surfers et cachupa…(16)

Il est dimanche à SAL…on est en morte-saison…

Tandis que les derniers noctambules rentrent chaussures à la main du Number One, que les derniers pick-up chargés de fêtards sillonnent le quadrilatère urbain, décibels au vent, Angulo prépare sa terrasse…

A la basse saison, les résidents sédentaires de l’île se retrouvent le dimanche dans son établissement balnéaire à la pointe Sud de l’Ile…

Une terrasse sur la plage, couverte de bois, de voilages et qui respire les sports de voile et les embruns…

Les derniers surfers trouvent refuge chez Angulo, la mer y est pourtant calme…et les clients des hôtels viennent se faire dorer après avoir dégusté sa « cachupa »…

La « cachupa grande » d’Angulo n’est pas la « pequigna » des fêtards du Relax, c’est une grande soupe liquide qui vous tient au corps tout l’après-midi…d’où la sieste…

Un enfant blond, monté sur un cheval brun, guidé par un « rasta », traverse les plages d’azur et d’émeraude…

Des enfants rieurs, des chiens errants mais bien nourris(sic…) les grandes voiles des surfers remisés, la plage d’Angulo prend des airs de Dune du Pilat…mais l’eau y est à 24°, ce qui fait la différence….

Santa Maria mérite alors pleinement son appellation de « paradis tropical »…les vents permanents gomment le dernier adjectif pour lui substituer celui de « tonique » ou de « tonifiant »…selon la pratique sportive que l’on a…on n’y sent pas le soleil…

Mai-Juin, jolis mois de mai-juin, le printemps y est permanent dans les eaux du lagon… Gauguin ou Matisse aurait aimé, l’un pour le teint clair des métisses, l’autre pour la couleur du ciel…

Delacroix y aurait esquissé un fusain…

La petite fille avait fait semblant de se noyer…dans son château de sable… Tonton Scroful n’y avait pas cru un instant…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
LA Lacalo Globetrotter ·
Bonsoir Tomas,

Mai-Juin, jolis mois de mai-juin, le printemps y est permanent dans les eaux du lagon… Gauguin ou Matisse aurait aimé, l’un pour le teint clair des métisses, l’autre pour la couleur du ciel… Delacroix y aurait esquissé un fusain…

Et le douanier Rousseau y aurait sans doute peint une belle métisse endormie sur la plage d'Angulo ...😉
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire." Mère Teresa
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Que de découvertes à faire !!! nous sommes conquis Merci pour toutes ces photos, je vois que tu es devenu un professionnel. A bientôt d'autres nouvelles, s'il t'en reste bien sûr. Intéressanr et bien rédigé ton carnet, comme d'habitude.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
A bientôt d'autres nouvelles, s'il t'en reste bien sûr.

boum dia Jorge, mais bien sûr, Jorge, qu'il m'en reste et surtout qu'il t'en reste des expéditions à faire avec ta Carmencita dans l'île de tes prochaines vacances...tu viens faire un tour à cette curiosité naturelle, Pedra de Luna?

Pedra de Luna, les salines dans le cratère(20)

L’île de Sal, aride , plate et desséchée, n’aurait aucun attrait terrestre sans cette curiosité naturelle qu’est le cratère de Pedra de Luna…

Au Nord de l’île, à environ 10 kms de la capitale, Espargos, s’installa en 1805, la première exploitation humaine des richesses de l’île…les célèbres salines de Pedra de Luma…

Maître Scroful* a l’intention de demander leur classement au patrimoine mondial de l’ Humanité…

On pénètre après un long tunnel dans un véritable cratère dont le fond est au niveau de la mer… Par un miracle d’infiltration souterraine, l’eau de mer envahit le fond du cratère au rythme des marées…*

L’homme, arrivé sur ces entrefaites, a décidé d’assécher cette eau stagnante et de l’exploiter sous forme de salines depuis le début du XIX ème siècle…

Son ingéniosité a laissé un curieux système de transport du sel extrait, monté sur pilotis, disposant de treuils utilisant l’inertie naturelle, dont seules les grandes poutres en bois subsistent…

On imagine le transport de l’or blanc à destination des barges* qui rouillent encore dans le petit port de pêche…

L’exploitation des salines a perduré tout au long du XX ème siècle…La société d’exploitation(française…et paternaliste) a laissé un village de pierres, les maisons des mineurs et leur petite église…

Le vieux restaurant, le Cara de Omos, détrôné depuis par une installation « high-tech » au creux du cratère, n’a plus de clients…mais si l’on fait l’effort d’y commander une assiette de peixes mixta*, on y déguste pour un prix dérisoire les poissons les plus frais du monde…

Dans une atmosphère à la « coup de torchon » de Bertrand Tavernier….
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
Oui, très intéressant reportage J'ai apprécié depuis le début. Les baigneurs ont l'air d'hésiter à se plonger dans l'eau, elle est froide ou comme la mer morte trop salée, Bonne soirée Et encore merci
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
😉 je sens qu'on aura intérêt à faire de la marche pour éliminer.

boum dia Jorge,

mais non, tu sais bien que Ponto Antico est en coeur de ville...d'ailleurs, je sais que tu hésites encore entre Cotton Bay et Kay Largo*...😛

Cotton bay, Key largo à l’île de Sal (16)

Si le front de mer de Santa Maria est l’assaut des grands hôtels et favori des programmes immobiliers continus, le périmètre urbain de la petite ville a la faveur des locations-ventes…

Des villas cossues, de trois étages maximum, sortent de terre, et, à peine enduites, s’offrent à la vente ou à la location(« se vende » ou « se aluguer »)* par l’intermédiaire de multiples agences immobilières, italiennes, anglaises ou portugaises…

L’offre est plus forte que la demande, c’est l’opportunité de négocier les tarifs de location mensuelle…

Le flat*, F1 ou F2, loué à la semaine 400 $, au-delà de neuf semaines d’occupation, devient très intéressant à la location mensuelle…

Ainsi un 73 m2, avec piscine privée et plage privée, se loue de 500 à 700$ au mois, au-delà de trois mois de location mensuelle…alors qu’il est loué à 1000 $ la semaine par la même agence…

Il suffirait que les compagnies aériennes locales ou portugaises aménagent leurs prix ou leurs vols directs, la TAP l’a déjà fait…à destination de populations de retraités migrateurs pour que cette destination supplante les Caraïbes ou les îles Canaries, à 1.800 kms plus au Nord…

Car le tourisme au Cap-Vert a le charme du tourisme sans goudron, sans feux rouges ou départementalisation qui ont fortement abîmé les îles caraïbes ou les îles de l’Océan indien…

Ici, le goudron est remplacé par des pierres volcaniques concassées*…les policiers roulent en quad bon-enfant… L’idéologie de droite ou de gauche est la première à subventionner le moindre concert de rue…

Il est même jusqu’à l’alizé du Nord-est à vouloir rendre ces îles plus tempérées…

Le seul terrorisme que subissent ces îles est celui du « grogue »…et le « grogue con mele » est le plus pernicieux…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Merci tmas très joli cadre pour les appartements, des arbres fleuris, une piscine pour faire ses longueurs, et ne pas rater sa natation quand rouleaux dans l'Atlantique, que demander de plus. Longues ballades sur la plage, prendre le ferry pour visiter les iles lointaines, et voir les volcans. Mais, ne donne pas ici l'adresse, je vais me faire piquer l'appart............. Bonne journée Transmissions d'amitié à Daisy
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
Mais, ne donne pas ici l'adresse, je vais me faire piquer l'appart.............

boum noite, Jorge,

tu sais , je ne sais pas si les glaçons de ta boisson anisée préférée supporteront les sautes d'électricité....

Quand l’usine d’électricité cesse de fonctionner(19)

Eau et électricité ne sont pas naturelles à SAL… L’eau est désalinisée, quant à l’électricité, elle provient d’un gros générateur à pétrole, trop ancien pour ne pas tomber en panne…

Et la panne d’électricité de l’Usine, c’est la vie quotidienne de chacun qui s’arrête de fonctionner*…

L’eau n’arrive plus au robinet…les sur-presseurs sont en panne… Les percolateurs des cafés sont en chômage technique…et la machine à trancher de Gianni, le traiteur italien*, ne veut plus découper de San Milano…

Il est même jusqu’aux pompes à essence et à fuel de l’ENACOL qui ne veulent plus distribuer de carburants…

Bien sûr, il n’est pas question de suivre le feuilleton planétaire de DSK à 17 h 30 sur Canal 22...la télé ne fonctionne plus….

Mais le plus grave, ce sont les crevettes et les moules mexicaines des grands congélateurs, les pattes et les ailes de poulets, les steaks de thon and so on…qui commencent à rosir et à perdre leur belle couleur de glace dans les grands congélateurs des commerçants…

Il faut souhaiter que la vieille usine électrique soit réparée avant le début d’une dramatique rupture de la chaîne du froid…

Fatmetou* et Mamadou* doivent cependant prendre leurs douches: on remettra le gros générateur de la maison en route sans attendre le retour de l’électricité publique…

On reprendra la suite du feuilleton planétaire de DSK à 20 heures…Mamadou émaillera de remarques subtiles les commentaires aseptisés des grandes télévisions pour tenir compte de la libido wolof ou de la libido caucasienne...

Le méchant financier sera-t-il pardonné par son aimante épouse? Le méchant avocat trouvera-t-il des plaignantes ayant fauté?

Le jury populaire jugera-t-il que la remise en liberté de l’homme le plus puissant de la planète ne mettra pas en péril la Constitution américaine?

Heureusement, le courant est reparti, l’eau coule à flots dans les canalisations, quel bonheur de pouvoir tirer la chasse d’eau…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
ah non!!! pas une histoire d'eau encore!!!! merci j'ai déjà donné. Si je comprends bien, je dois m'attendre à quelques surprises !!!!

Bon? ils en remettent une neuve quand d'usine?
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
ah non!!! pas une histoire d'eau encore!!!! merci j'ai déjà donné. Si je comprends bien, je dois m'attendre à quelques surprises !!!!

Bon? ils en remettent une neuve quand d'usine?

Boum noite, Jorge,

Ne t'inquiète pas, il y a longtemps que toutes les résidences, tous les hotels sont équipés de générateurs individuels...il suffit d'avoir du fuel dans la cuve...mais n'oublie pas d'emmener un rasoir mécanique...on ne sait jamais...tu viens faire un tour dans la case de Tussy...?

Une case dans les salines au bord de la lagune(21)

Elle avait une grande case jaune et bleue entre lagune et saline, sur la route d’Espargos, l’ancienne route…

Depuis que les services de l’Equipement avaient ouvert la nouvelle route, le trafic s’était raréfié derrière son mur Nord…

On n’entendait plus que les aluguer * et les lourds chargements de sable et de matériaux et les cris des chauffeurs…

Les chiens avaient retrouvé leur domaine…

On voyait vers l’Ouest les minibus et les poids lourds faire le plein à la station ENACOL*…

Dès 6 h du matin, elle reprenait en main sa maisonnée…Le gardien de nuit frappait à la porte de son salon pour lui signifier son départ…Fatimetou, la femme de ménage, arriverait entre neuf heures et dix heures…heure africaine…plutôt près de dix heures…reprendre l’éternel balayage des terrasses et des parquets ensablés de la veille…

Puis ce serait le tour de Mamadou le Sénégalais…elle aurait alors tout loisir de sortir les chiens dans les Salines: elle ne lâcherait la laisse du York qu’une fois la dernière route dépassée…

Son cheminement dans les grandes salines allait toujours contre l’alizé du Nord-est: le sable était humide des embruns de la nuit et la croûte de sable blanchissait ou rosissait selon les passages…

Plus on approchait de la côte Est et du Monte Frégata, plus le vent forcissait…

Il était même difficile de s’entendre…la tour-relais des télécommunications qui surmontait les toits rapetissés des faubourgs de Santa Maria(Ile de Sal) rappelait l’axe du retour…

Les chiens jouaient de bouteilles de plastique balayées par le vent ou de têtes de poissons énormes à moitié desséchées…

Il était temps de retourner à la Case Jaune et bleue: les chiens haletaient de soif, de sable, de vent et de chaleur humide…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Bonjour tomas

Merci d'avoir apporté cette rectification, concernant l'eau, j'en connais un qui se réjouirait trop de lire le précédent post, et se pourlècherait les babines, en pensant que je tombe sur un deuxième plan pourri.

Mais, je sais que celà ne risque pas de m'arriver avec toi, et je te promets une soirée avec Tussy et Carmencita à la hauteur d'un restaurant digne de chez bocuse;

Et c'est moi qui régale.

super les photos de l'appart que tu m'as envoyées, et chouette !!! une piscine pour les longueurs, vu les repas qu'on va se faire le soir, vaudrait mieux quand même brûler les calories le matin. J'en ai marre que carmencita m'appelle Grincheux, Trois mois au soleil vont lui faire le plus grand bien, elle sera moins hargneuse.........et si tu peux l'emmener crapahuter au sommet du volcan, et la fatiguer, qu'elle dorme trois jours, j'en serais ravi. Bon, je ne vais pas raconter ma vie ici non plus !!!! Donc, je vais regarder ces nouvelles photos que tu m'envoies, bonne journée à toi, encore merci, et je pense que pas mal se régale de lire ton carnet. J'ai reçu quelques MP, me disant qu'ils n'avaient rien oublié de notre voyage intergalactique, qu'ils avaient bien ri, et qu'ils espéraient bien que l'on allait continuer à amuser la galerie.........;

Le rêve dans les étoiles..........

bonne journée
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
Le rêve dans les étoiles..........

tu veux parler d'un célèbre voyage inter-galactique qui s'était terminé par l'explosion en plein vol de notre navette spatiale?...je te vois venir, mon bon Jorge, acho que devemos parar...e bom ter senso de humor...je te livrerai, pour te faire sourire, ce bilan en forme de chiffres et de lettres...

Des chiffres et des lettres(22)

Sur les dix îles de l‘archipel du Cap-Vert, il n’en avait vu cette fois que deux*

Avait parcouru 22 fois les salines*

Était allé seize fois au restaurant*

Avait goûté 7 espèces de poissons différentes*

Était allé à la pêche en surf-casting une fois, n’avait pêché aucun poisson…*

Avait suivi cinq concerts « live »*

Dégusté quatre cocktails différents, un vin de cratère*

Visité un cratère digne de la planète Mars*

Loué un véhicule tout-terrain, parcouru des pistes sableuses, bouffé de la « tôle ondulée »*

Dégusté des tartes tropéziennes et des brownies au lait et aux raisins*

Fait un don de 200 livres français au Centre culturel municipal*

Lu 8 ouvrages en 20 jours, dont un essai d’Eric de Montgolfier…

Dégusté 7 parfums de glaces italiennes*

Acheter le Journal « Le Monde » à 13,80 euros la première fois, 5,80 euros la seconde*

Découvert l’ostracisme des Grands Complexes Hôteliers à l’encontre des Résidents*

Visité un Eurodisney au Cap-Vert*

Ouvert un compte bancaire dans une banque locale*

Visité trois show-rooms de décoration d’appartements floridiens*

Vécu 12 heures de retard sur un vol international*

Franchi par magie une liste surbookée d’accès à un vol inter-iles*

Découvert avec émerveillement la vie quotidienne d'une île de 216 km2 à 5000 km de l'Europe...
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
TO Tomas3 Veteran ·
bilan en forme de miscellanées*

Emmené chaque matin une enfant de huit ans attendre son bus scolaire,

Goûté les croissants chauds du Relax en dégustant un restricto italien,

Dégusté du prosciuto San Milano au Parmesan local et au melon d'eau,

Savouré des crêpes belges à la cassonade,

Mangé Cachupa Grande* chez Angulo à la Plage Sud,

Photographié du « thon à la brouette », débarqué de la barque du pêcheur sur le ponton,

Étudié le système solaire en portugais et découvrir une neuvième planète…

Apprendre les points cardinaux en portugais ainsi que les oiseaux migrateurs,

Dégusté des steaks de thon poêlés à la criolo*

Enfilé des perles dans des coquillages,

Désensabler son pare-brise à l’aide des essuie-glaces et du lave-glace,

Savourer des gambas au persil et à l’ail, flambées à la « sénégalaise »,

Relire « Mort à Crédit » de Céline et le garder pour l’avion-retour…

Ouvrir un compte en escudos,

Offrir des savonnettes à l’huile de coco et des cœurs de savon à la menthe,

Découvrir d’insolites reproductions de la Joconde et de la Belle Ferronnière chez Leonardo,

S’émerveiller sur les Trésors retrouvés de Bricks naufragés…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."

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