Boa Vista, Santiago, Fogo, Sâo Vicente, Santo Antão et Sal, voici les six îles au programme de ce récit de voyage au Cap-Vert. Un périple en bateau d'île en île … avec des découvertes à terre au gré des escales.
De l'archipel du Cap-Vert, je n'avais qu'une vague idée, un petit pays composé d'îles éparpillées bien au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest.
En revanche, cela faisait longtemps que j'associais ces îles aux mélodies des chansons de Cesaria Evora … Et c'est sans doute elle, en grande ambassadrice du Cap-Vert, qui est à l'origine de mon envie d'en connaître un peu plus sur son « Petit pays ».
Ce récit vous invite à une visite virtuelle particulièrement ... visuelle ! De très nombreuses photos illustrent le texte.
Alors prêt à embarquer ? Le cap est mis sur Boa Vista, la première île du périple …
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BOA VISTA, dunes de sable et désert de pierres
Une photo souvenir, celle d'une arrivée au petit matin en rade de Sal Rei, un petit port niché sur la côte de l'île de Boa Vista, notre première escale capverdienne.
Le jour se lève à peine, les premières lueurs nous offrent un joli ciel teinté de rose orangé.
Assurément une belle vision qui a tout pour vous mettre en forme pour débuter une journée de visites à terre et qui aussi, correspond parfaitement au nom donné à cette île :« Belle vue », « Boa vista » en portugais.
C'est ainsi que s'étaient exprimés les découvreurs portugais en abordant l'île. C'était en 1456 et sans s'en douter ils venaient de baptiser définitivement le territoire.
Située la plus à l'est de l'archipel du Cap-Vert, Boa Vista se trouve ainsi à quelques 700 kilomètres des côtes de Mauritanie.
Côté population, localement on ne se bouscule pas sur l'île, sa densité s'avère la plus faible des îles habitées de l'archipel, seulement 12 000 habitants vivent sur ce cailloux presque désertique.
A l'époque coloniale portugaise et dès 1620, on exploitait ici le sol riche en sel. Un sel roi (Sal Rei, le nom de la ville principale en témoigne) pour assurer une certaine prospérité à l'île. Avouons tout de même qu'il n'y avait à cette période pas seulement le sel qui était exploité mais aussi la main d’œuvre, de pauvres esclaves déportés d'Afrique. Triste époque !
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Nous voilà partis sur une piste à la découverte de l'île. Une piste chaotique entre cailloux, terre, poussières et sable …
Du sable, sur Boa Vista, il y en a en quantité ! Sur une grande partie du littoral avec de belles plages mais également dans l'intérieur de l'île. Là, ce sont d'immenses dunes qui s'étendent entre affleurement de pierres et crêtes volcaniques. L'entrelacs de courbes est particulièrement photogénique comme le contraste, saisissant, entre la blondeur des dunes et la noirceur de la roche.
Quant à la végétation, elle est de plus en plus rare. Comment résister à l'avancée du désert ? Les racines effilées des arbustes tentent bien de s'accrocher mais la progression du sable alliée à la sécheresse les condamne inexorablement à une mort certaine !
La « sahélisation », on va à nouveau la constater en traversant la partie centrale de l'île comme ici à Fonte Vicent où nous arrivons.
Il y avait là une vraie oasis avec un point d'eau, on y cultivait le maïs, les gombos (variété de haricots des régions tropicales) et des choux … mais la sécheresse a mis à mal ces cultures et le fertile lopin de terre semble aujourd'hui presque à l'abandon. Les chèvres errent à la recherche de très rares brins d'herbes totalement secs, même les palmiers n'ont plus fière allure …
Près de la piste un baobab trône avec ses fruits suspendus aux branches. Ces fruits appelés aussi « pain de singe » sont utilisés pour confectionner des confitures ou des punchs … la dégustation viendra un peu plus tard. Mais sur Boa Vista, il ne persiste plus que deux baobabs dont cet imposant spécimen.
Alors pour la consommations des préparations à base de ces fruits les îliens en importent depuis le Sénégal.
Sur une île tous les chemins, même les plus tortueux, mènent toujours à un rivage !
C'est bien le cas sur cette île arrondie d'environ 30 kilomètres de diamètre.
La piste caillouteuse sur laquelle nous venons de rouler nous conduit d'abord à une saline, une longue étendue blanche qui s'étire en parallèle au cordon dunaire.
La voie se poursuit parmi un paysage « lunaire » longeant la côte est. Pas âme qui vive dans cet univers minéral balayé par le vent … enfin, si. Nous croisons une chèvre solitaire juchée sur un tas de pierre, elle semble scruter les alentours afin de dénicher du regard quelques touffes à brouter. On lui souhaite bon courage à cette brave biquette !
D'ici, l'horizon marin se dévoile, austère et esthétique. La mer est agitée et de puissantes vagues viennent se briser sur les falaises en contrebas.
Entre les avancées rocheuses, des plages de sable épousent le tracé du rivage.
Peu fréquentées par les touristes qui préfèrent s'amasser sur les plages plus hospitalières de l'ouest de l'île, elles ont séduit les tortues marines. Chaque année, elles viennent y pondre en masse. D'ailleurs ces rives sablonneuses sont devenues des aires naturelles protégées.
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Un peu plus au nord, la baie d'Ervatão est plus favorable au farniente et à la baignade , les vagues y sont moins fortes.
Même si le soleil s'est recouvert d'un voile, la baignade me tente … car je n'oublie pas que 36 heures auparavant j'étais encore sous la grisaille hivernale de la région parisienne, autant profiter du bienfait de ces eaux à 20/22 ° C.
Encore des cailloux et de la poussière … avant de parvenir à un village aux façades particulièrement colorées. Cela contraste avec l'environnement minéral et presque monotone que nous venons de parcourir sur des kilomètres.
La bourgade s'appelle Fundo das Figueiras, un lieu à ne pas rater lorsqu'on se rend sur l'île de Boa Vista. Cela ne m'étonnerait pas que l'on trouve pas mal de figuiers dans les environs mais là n'est pas le principal intérêt de la flânerie dans les rues du village. Non, ce sont surtout ces habitations arborant des couleurs vives qui attirent l'attention : rouge, vert, bleu, jaune, mauve et j'en passe !
En ce dimanche on côtoie petits et grands dans les ruelles pavées, les enfants jouent et les quelques adultes rencontrés palabrent entre eux. Les bistrots locaux sont des lieux où se font les conversations, et il n'en manque pas dans ce bourg d'environ 250 habitants ... une vingtaine de troquets, rien que ça !
Quant à nous, il est l'heure de déjeuner, ce resto aux couleurs pimpantes nous accueille. Au menu, le repas traditionnel du Cap-Vert : un cachupa.
Un ragoût concocté avec une liste d'ingrédients qui varie selon les légumes disponibles et la recette personnelle du cuisinier(ère).
Le plus souvent le plat se compose de : maïs, haricots rouges, choux, tomates, potiron, oignons et viande de porc … ce n'est pas de la grande cuisine mais une préparation simple agréable au palais.
Mais avant de passer à table, l'apéro nous attend … et un petit punch baobab ! Un peu épais et sirupeux, j'avoue que je conseille d'y ajouter un peu de rhum local, voilà, c'est parfait pour la saveur et la texture !
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Rabil est l'autre bourgade à ne pas rater, elle fut même capitale de l'île. C'était autrefois, avant de céder la place à la localité voisine de Sal Rei. Les Autorités administratives l'ont voulu ainsi.
Construite sur les hauteurs qui surplombent, côté terre, l'unique vallée verte de Boa Vista … de Rabil le panorama s'étend sur une coulée verte composée de lopins de cultures et plantée de palmiers dattiers.
Côté ville, la vue se prolonge sur les habitations et l'on remarque le nombre important d'habitations en cours de construction. Ici et d'ailleurs dans toutes les îles du Cap-Vert, on construit progressivement, pièce après pièce, étage après étage, selon ses moyens ou selon l'agrandissement de la famille.
La partie de la maison achevée étant toujours peinte à grand renfort de couleurs vives.
Quant aux belles demeures, spacieuses et joliment colorées, souvent elles appartiennent à des capverdiens résidents à l'étranger. Ils profitent de leurs (presque) cossues résidences lors du retour au pays, pour les vacances ou à la retraite.
La terre argileuse locale est utilisée depuis bien longtemps pour la fabrication de tuiles, de poteries et de céramiques.
Et voilà que l'on reparle des tortues, devenues un emblème de Boa Vista.
Non, non, n'imaginez pas que ces sympathiques tortues viennent pondre sur ces hauteurs mais on en trouve tout de même en nombre ici.
Avec l'arrivée des visiteurs les artisans potiers de Boa Vista se sont ainsi mis à confectionner des tortues d'argile. Une bonne idée pour compléter leurs revenus.
Quant à cette dame très appliquée (photo), j'ai bien l'impression qu'elle est en train de finir une tire-lire à l'image non pas d'une tortue mais d'un rondouillard goret !
Devant la fabrique d'objets en terre cuite, trônait cette surprenante décoration ?
En fait, un arbre de Noël décoré de guirlandes confectionnées avec des bouteilles en plastique, un lampadaire faisant office de tronc, pour le moins une idée originale !
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Au Cap-Vert, tout commence et finit en musique ... et sur l'île de Boa Vista on est fier d'être sur la terre d'origine de la fameuse « morna ». Ce style musical est naît ici sur cette île dans les années 20 et puis a été largement popularisé au-delà du Cap-Vert par Cesaria Evora, notamment.
Des mélodies douces et tristes évoquant la nostalgie du pays et la partida (le départ, l'immigration). Sodade, sodade (1) ….
« Qem mostra' bo
Ess caminho longe?
Quem mostra' bo
Ess caminho longe?
Ess caminho
Pa São Tomé
Sodade, sodade, sodade.. »
« Qui t’a montré
Ce long chemin ?
Qui t’a montré
Ce long chemin
Ce chemin
Pour São Tomé ?
Mélancolie, mélancolie, mélancolie ... »
[ Les chansons citées dans ce récit peuvent être écoutées et vues … les liens numérotés vers « You Tube » sont rassemblés à la fin du récit, donc après la 6 ème île du périple]
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Suite du récit, île de Santiago --> message suivant
SANTIAGO, à la découverte de l'histoire du Cap-Vert
L'île de Santiago est la plus grande (env. 55 kms sur 27 de large) de tout l'archipel capverdien , c'est aussi la plus peuplée avec ses quelques 300 000 habitants, en fait cela correspond à plus de la moitié de l'ensemble de la population du Cap-Vert.
Au sud de l'île, une large baie abrite la capitale administrative du pays, Praia ; et à seulement une bonne dizaine de kilomètres de là, on peut découvrir avec intérêt les vestiges de l'ancienne capitale, Cidade Velha. Une ville qui à l'époque coloniale portugaise s'appelait Ribeira Grande.
Ainsi, la seconde escale de notre périple sera principalement consacrée à la découverte du patrimoine de l'île de Santiago.
Nous sommes à quai, prêts à mettre pied à terre pour en découvrir un peu plus sur le passé de l'île et de l'archipel.
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Depuis ce point de vue élevé nous surplombons la vallée verdoyante de la Ribeira Grande. Une large échancrure sinueuse entaillant un plateau aride, un lieu qui prend l'allure d'un canyon dont le fond est tapissé de verdure : des cultures en terrasses, maïs et canne à sucre et puis, près du lit du cours d'eau, des parcelles de cultures maraîchères.
C'est à l'embouchure de cette vallée fertile qu'a été bâtie l'historique capitale coloniale, un lieu qui n'avait donc pas été choisi au hasard.
De cet autre belvédère, on domine l'ancienne cité et une partie des falaises alentour.
Autre avantage du site, il y avait là des conditions idéales pour y construire un port bien accessible.
Fondée dès 1587, Ribeira Grande avait à l'époque tout d'une grande.
Un port où se pressaient les navires marchands en provenance d'Europe, d'Afrique et d'Amérique. Les affaires étaient florissantes : matériels, denrées alimentaires et … commerces d'esclaves ! Un fait que l'on ne peut passer sous silence, souvent à la base de la réussite commerciale mais surtout la honte de cette époque !
On aperçoit au cœur de la cité les ruines de la grande église de cette période. Des vestiges entourés de nombreuses nouvelles constructions dont beaucoup sont en chantier, le gris des parpaings attriste un peu l'esthétique du panorama.
Les dimensions gigantesques de cette cathédrale, dorénavant à ciel ouvert, témoigne de l'ambition des colons portugais pour cette cité. Et dire qu'à la période de sa construction en 1556 il n'y avait qu'environ 500 habitants dans la localité ! Mais rien n'était top grand pour Ribeira Grande, la première ville de la première île de la première colonie conquise par les Portugais sous les tropiques.
Grandeur et décadence … Une Ribeira Grande si prospère ne pouvait qu'attirer la convoitise des pirates des mers.
Un certain Francis Drake attaqua la ville en 1585 accompagné d'un millier d'assaillants, rien que ça ! puis ce fut au tour de Jacques Cassard, lui aussi pirate de son état, de partir à l'assaut de la capitale insulaire. Saccages, pillages, incendies et meurtres … bien entendu, la ville a eu du mal à résister et la cathédrale aussi.
Il faudrait, paraît-il, quelques 22 millions d'euro pour restaurer cet édifice … encore beaucoup trop pour les finances du pays qui a bien d'autres investissements à réaliser par ailleurs.
Certes, la ville est classée au patrimoine mondial de l'Unesco mais ce n'est pas suffisant pour obtenir les aides indispensables.
Devant les assauts des pirates, les colons ont essayé de résister. Sur les hauteurs une forteresse a été édifiée après le passage du terrible Cassard.
Un Fort São Filipe qui lui a été restauré il y a quelques années avec des pierres de l'île (il n'en manque pas dans ces terres volcaniques) et des pierres plus claires importées du Portugal.
Ainsi remis en état la visite du fort s'avère instructive. On y découvre au milieu de l'enceinte, les fondations de la résidence du Gouverneur, de la poudrerie et de l'indispensable réserve d'eau située sous le dôme.
Des canons sont encore en place mais les astucieux pirates les avaient mis hors service : il suffisait de couper les barres métalliques latérales pour qu'ils deviennent impossible à fixer sur leur support d'origine … les assaillants pouvaient partir sans la crainte de recevoir un déluge de boulets.
Autre témoignage du passé colonial de la ville : le pilori. Une colonne de marbre clair trônant au centre de la place, près du rivage. Douloureux souvenir que celui qu'il évoque. C'est ici que les esclaves « récalcitrants » (mais peut-on accepter cette condition si inhumaine ?) étaient attachés à ces anneaux avant de subir de terribles châtiments corporels.
Bon, après une telle vue et ce qu'elle laisse imaginer avec effroi … allons prendre l'air près du rivage. Changeons d'ambiance !
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Des pêcheurs sont au travail, l'un hilarant tire son filet un autre donne un coup de pinceau à la coque de son bateau … jolies, ces teintes vives sur cette coque et comme si l'on était pas avare de couleurs, en fond de cadrage, il y a aussi ce linge étendue qui apporte son lot de nuances complémentaires.
Gentiment ces pêcheurs acceptent que je les prenne en photo. C'est ainsi au Cap-Vert, on est le plus souvent bien accueilli, les gens sont chaleureux, un sourire sur fond de musique …. sans doute, c'est cela la « Morabeza », la fameuse hospitalité à la capverdienne.
Quelques autres scènes de la vie quotidienne fixées sur ma carte mémoire et me voici traversant le lit de la Ribeira Grande … totalement à sec. Il y a même un terrain de foot improvisé sur la terre battue et rebattue.
Flânons rua de Banana, elle longe le cours d'eau asséché. C'était la première rue de la cité coloniale, on y voit encore quelques habitations traditionnelles aux toits de chaume. Certaines sont à vendre et à restaurer, une info pour intéressés d'autres sont habitées et pour la population locale c'était semble-t-il jour de lessive.
Passons par une ruelle à gauche puis bifurquons sur la droite avant d'arriver à l’église catholique Nossa Senhora de Rosario, édifiée en 1495. De style gothique, une architecture très rare en Afrique subsaharienne, ce serait même la plus ancienne.
Il n'y a pas que la population locale qui s'y rassemblait pour prier, d'illustres navigateurs tels Vasco de Gama en 1497 lors de son voyage vers les Indes ou Christophe Colomb en 1498 lors de son troisième voyage vers les Amériques s'y sont également recueillis.
Un édifice dont l'intérieur est joliment décoré d'azulejos, juste à gauche du porche d'entrée, la petite chapelle de style manuélin constitue l'élément fondateur de ce lieu de culte.
Grandeur et décadence …. j'écrivais plus haut. Des pillages successifs, des destructions puis des années de sécheresse … il n'en fallait pas plus pour précipiter le déclin et la fin de la prospérité de cette capitale.
Fini donc le rayonnement de Ribeira Grande devenue bourgade en perdant son rang de capitale au profit de Praia.
Fini également le temps de l'esclavage, comme quoi le déclin a parfois des aspects particulièrement positifs.
Quittons la cité historique de Ribeira Grande pour rejoindre la capitale actuelle de la république du Cap-Vert, Praia et son agglomération de 170 000 habitants.
Nous y arrivons en traversant les quartiers résidentiels qui dominent la baie. Se succèdent ici quelques villas et résidences de belles allures, nous sommes dans le quartier des notoriétés de l'île et des ambassades étrangères.
Un secteur de la ville en pleine expansion vers la corniche mais aussi qui avance sur la mer.
De ce point de vue on perçoit à travers la brume le site d'un gigantesque chantier. Celui de la construction d'un casino et d'hôtels ... le projet prévoit à terme de combler de terre (et de constructions évidemment !) le bras de mer entre la côte et l'îlot. Pour de tels travaux, ce sont des entreprises chinoises qui sont à l’œuvre, sans oublier de citer les investisseurs, chinois aussi.
La grande plage de Quebra canela visible en avant-plan sur la vue panoramique est plus calme, presque déserte en ce jour de semaine, en observant attentivement le sable je ne devine qu'une seule personne très zen sur la gauche, allongée face au soleil, les bras étendus.
Le quartier du Plateau sur les hauteurs de la corniche constitue le centre historique de la capitale. Elevée sur la falaise une haute statue de bronze trône aux côté du drapeau du Cap-Vert : un hommage au grand navigateur portugais Diogo Gomes qui a découvert en 1460 cette île de Santiago.
Le style architectural des bâtiments du quartier est typique de l’architecture coloniale portugaise : l'hôtel de ville sur la place centrale, la caserne militaire et à quelques pas de distance, l'élégant Palais présidentiel du XIXe siècle entourée d'une remarquable pelouse parfaitement verte … le seul vrai gazon que j'ai vu durant tout le périple dans l'archipel, présidence oblige !
Passons la place Albuquerque et empruntons l'avenue piétonne qui la prolonge … peu à peu un brouhaha se fait entendre, de plus en plus puissant à mesure que l'on approche d'un des lieux les plus animés de la ville, le marché central.
Le son a précédé l'image. En pénétrant sous cette halle, on découvre des monticules de fruits et de légumes : des bananes aux papayes, des choux aux salades, des patates douces aux carottes, des lentilles aux grains de maïs, des tomates aux oignons particulièrement en nombre en cette période, c'est la pleine saison !
Des étalages aux couleurs vives qui font concurrence aux robes chamarrées des vendeuses qui toutes portes autour du cou … un badge officiel, celui de vendeuses patentées comme des employés d'usines de haute technologie. Amusant contraste entre l'ambiance africaine très décontractée d'antan et ces badges très contemporains.
Souvent Santiago est décrite comme l'île la plus africaine de tout l'archipel, par les origines de sa population mais également par son ambiance qui évoque celle de l'Afrique noire.
Il faut se promener vers l'autre marché de Praia, celui de Sucupirapour être immergé dans une atmosphère typiquement africaine.
Là, on y trouve vraiment de tout et même encore plus : des produits frais, des ustensiles, des récipients, des chaussures, des tissus et des tailleurs, des minuscules salons de beauté ou de coiffure … j'y ai même vu quelques porcelets à vendre, ils étaient blottis à l'étroit dans une bassine.
Le secteur vêtements de ce grand bazar est copieusement fourni en habits souvent en provenance de l'étranger. Ce sont les familles capverdiennes, des USA par exemple, qui expédient des vêtements de marque ou d'occasion . Entassés dans des bidons arrivés en cargo, ils alimentent les étalages où ils s'amoncellent et question prix, on y fait paraît-il de bonnes affaires.
Les vendeurs et les acheteurs se faufilent entre les passages étroits qui séparent les étals, on se salue, on palabre et on sourit … comme ces enfants qui se sont prêtés avec amusement au jeu des portraits photos.
A ces sourires, j'ai envie d'y ajouter quelques notes de musique entraînante, une des coladeira très dansante de Cesaria Evora et qui a pour thème un pays africain cher aux Capverdiens … Angola, Angola … (2)
« Ess vida sabe qu'nhôs ta vivê
Parodia dia e note manché
Sem maca ma cu sabura
Angola, Angola ».
Après une navigation nocturne se profile au petit jour la silhouette d'une des îles les plus surprenantes de tout l'archipel, une île qui est en fait un volcan.
Toutes les îles du Cap-Vert sont certes d'origine volcanique mais à Fogo, le volcan reste toujours actif !
L'histoire de l'île est ainsi émaillée d'éruptions successives qui ont régulièrement affolées ses habitants et pourtant, ils demeurent nombreux à être attachés à leur île. Car c'est bien connu, les versants des volcans possèdent des terres fertiles favorables aux cultures, là est sans doute une de leurs raisons de rester sur Fogo.
Ils sont donc quelques 37 000 habitants à résider sur cette île-volcan de forme arrondie (25 kilomètres de diamètre) dominée par le Pico do Fogo, point culminant de l'île et de l'archipel avec ces quelques 2829 mètres de haut.
Bien sûr, c'est pour la découverte du volcan et de sa caldeira que les visiteurs viennent à Fogo … et il en est de même en ce qui me concerne.
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Mais auparavant faisons un tour en ville. Ici, la principale localité s'appelle São Filipe, une agglomération construite entre la mer et le versant ouest du volcan.
Une petite ville coquette où les constructions s'étagent à flanc de collines. Quelques belles demeures datant de l'époque coloniale portugaise, des « sobrados », avec étage et balcons, ont été restaurées, certaines étant transformées en résidences hôtelières de charme. Elles appartenaient autrefois aux riches propriétaires ou aux commerçants installés à Fogo.
D'autres sobrados quant à elles auraient un grand besoin de travaux d'entretien et de restauration pour l'instant, elles attendent les bienfaiteurs.
En tout cas, la plupart des façades, simples ou anciennes habitations, arborent de plaisantes teintes particulièrement vives. Apparemment on ne lésine pas avec la peinture en ces lieux.
La mairie est parée de bleu comme l'église et ses deux campaniles (fin XIXe), le tout s'harmonisant avec la tonalité bleue du ciel et de la mer.
Au détour d'une place et d'une ruelle en pente, on déambule dans la principale artère commerçante de la ville avant d'arriver à l'incontournable marché local, une nouvelle fois le lieu le plus animé de la cité.
Je ne vais pas faire l'énumération de tous les fruits et légumes locaux qui s'entassent sur ces étals bien achalandés cependant je vais tout de même en citer seulement deux, des vraies spécialités de l'île.
D'abord, les crémeux fromages au lait de chèvres (en bas et à droite sur la 1ère photo de marché), ils sont présentés ici entourés de feuilles de sisal, ensuite évoquons le café local que me propose ce sympathique vendeur.
Bien que l'on m'ait vanté la saveur incomparable de la production locale, un des trois meilleurs cafés du monde, paraît-il ... je suis désolé mon bon monsieur, mais vous n'avez apparemment que des grains verts à me vendre ! Aussi, j'attendrai de dénicher un peu plus tard des grains de café torréfiés prêts à moudre, ce sera plus simple à déguster une fois de retour de voyage.
Plusieurs ruelles pavées et pentues mènent vers le front de mer qui domine une longue plage de sable noir, l'origine volcanique ne fait pas doute, nous sommes bien au pied d'un volcan.
A deux pas (enfin un peu plus quand même !), se situe le musée municipal.
Des collections d'objets de la vie d'antan sur Fogo y sont exposés. Un beau cadre pour ce musée, la maison coloniale est élégante avec étage, balcons et cour intérieure.
Et voilà que l'on reparle du volcan … avec notamment une reproduction miniature en relief de l'île et de son cratère. Les coulées de lave y figurent et pour chacune des différentes éruptions, elles sont identifiables par des teintes distinctes. Certaines ont même débordées de la cuvette de la caldeira, coulant sur le versant est du volcan jusqu'à la mer. Impressionnant !
Histoire de mieux comprendre les conséquences des éruptions pour la population, il y a aussi une projection vidéo. Elle nous montre quelques vues filmées lors de la dernière importante éruption, celle de fin 2014. Et de voir l'évacuation des villageois devant l'avancée de la lave incandescente. Impressionnant, bis !
La vue de toutes ces évocations concernant l'activité volcanique de Fogo a pour effet de nous rendre encore plus impatients d'aller voir de plus près le volcan.
Trente cinq kilomètres de route en lacets séparent la ville de São Filipe du cratère du fameux volcan.
Ça y est, enfin, nous sommes sur la route !
Des faux plats, des montées, des virages et puis un dernier hameau au pied d'une ancienne coulée de lave.
Plus que quelques kilomètres de route pentue et nous parvenons à l'endroit où la crête du volcan (à env. 1500 m d'altitude) présente une échancrure : le panorama y est d’exception !
La vue est grandiose sur ce paysage austère et pourtant si esthétique. Devant nous s'étend un immense champ de rochers, de pierres et de lave … un paysage à l'allure « lunaire » dominé par le cône volcanique régulier du haut Pico do Fogo (2829 m). La vision de plusieurs bouches volcaniques situées au pied du pic complète cette vue à couper le souffle. Je sais, l'expression est commune mais c'est bien ce que l'on ressent en observant cet étonnant panorama.
De plus, avouons que nous sommes chanceux avec les conditions météos du jour : grand soleil et température agréable. Pas de brume ni de vent, c'est vraiment idéal.
Une telle luminosité fait ressortir les teintes des roches et des cendres volcaniques : la palette est variée passant du noir au rouge avec des tonalité grises et beiges … superbe !
Il faut imaginer ce site il y a plusieurs milliers d'années. En ces temps reculés, ce volcan formait un dôme s'élevant à près de 3500 mètres de hauteur. Puis à la suite d'un effondrement de la chambre magmatique son sommet s'est abaissé d'environ 700 mètres. C'est ainsi que s'est constitué le relief de cette caldeira deChã dascaldeirasque nous avons sous les yeux. Un vaste plateau de 8 kilomètres de diamètre bordé par une paroi presque verticale de 1000 mètres de haut, la bordeira.
Une piste contourne les champs de lave du centre de l'immense caldeira, elle a été tracée au bas du rempart montagneux que forme la bordeira. Le début de la piste est une voie pavée puis très rapidement elle chemine sur les cendres volcaniques.
En progressant sur cette trace poussiéreuse, on remarque ça et là, les différentes textures de lave :
- les laves cordées, très fluides lors de la coulée, en refroidissant elles se figent en prenant l'aspect d'une succession de bourrelets.
- les laves dont la surface chaotique est hérissée de blocs basculés.
Deux principaux aspects qui varient selon le type d'éruption et également selon la teneur en silice du magma expulsé des entrailles de la terre.
Autre aspect qui saute aux yeux, le contraste de teintes entre les différentes coulées : les plus récentes sont d'un noir soutenu alors que les plus anciennes tirent vers le brun.
Ici, nous longeons maintenant une étendue de lave noire … celle de la dernière grande éruption de novembre 2014 à février 2015.
Un flot de magma s'est ainsi répandu sur une grande partie de la caldeira et sur les habitations de deux villages. Car cela peut surprendre mais ce cratère qui paraît si inhospitalier est habité depuis bien longtemps.
Près de 70 % des habitations des villages de Portela et de Bangeiria ont été alors submergés, engloutis ou entourées puis finalement figés par les coulées de lave ! Autant dire en résumé que ces villages où résidaient 1700 habitants ont été dévastés mais heureusement, la population locale avait été évacuée à temps vers la ville de São Filipe !
Arrivé sur le site d'un des villages rayés de la carte, la vision est effarante. On voit les vestiges des maisons piégées par le magma avec en fond l'austère muraille que constitue la paroi intérieure de la caldeira.
Sur une des maisons en partie épargnée, la coulée maintenant immobile semble dévaler comme un torrent depuis le toit vers la terrasse !
De la chapelle du village n'émerge plus que la partie haute du fronton !
Mais finalement ce qui surprend le plus est sans doute de voir que ces deux villages sont en reconstruction. Les autorités ont bien essayées de dissuader les villageois de reconstruire ici leurs habitations mais le désir et l'attachement à ce lieu si original s'est avéré plus fort ...
On souhaite bon courage aux propriétaires pour trouver un assureur acceptant de leur proposer un contrat les assurant contre les risques naturels … une mission impossible, bien sûr !
Et si certains reconstruisent de simples habitations en béton et parpaings d'autres conservent en partie le style architectural de l'habitat traditionnel des « funco » :des cases circulaires bâties en pierres et couvertes souvent d'une toiture en chaume.
Mais que peuvent bien espérer les gens qui s'établissent à nouveau ici ? De quoi peut-on vivre sur ces cendres au pied du volcan ?
Il y a en fait deux raisons principales : l'accueil de visiteurs attirés par les randonnées autour du volcan et puis la culture de la vigne et d'arbres fruitiers, ce sol de cendres s'avère très fertile.
Côté tourisme, voilà la première résidence construite sur la dernière coulée de lave de 2015. Les vacanciers randonneurs peuvent s'élancer, accompagner de guides locaux, dans l'ascension du Pico do Fogo, 6 heures de course et/ou arpenter le sol lunaire de la caldeira …
Un détail à propos de ces constructions sur la lave, parfois paraît-il, on entend des craquements, c'est le sol qui s'affaisse un peu ! Pas facile donc de faire de profondes et solides fondations sur un tel terrain.
Côté viticulture, le sol de cendres volcaniques s'y prête avec le climat idéal entre ensoleillement et humidité. On produit ici du vin, le Manecon, rouge, rosée et blanc, il y en a pour tous les goûts. J'ai dégusté avec plaisir le « Chã », un vin blanc sec savoureux au palais.
Les pieds de vignes rampantes sont éparpillés parmi les champs de lave. Il y a même une cave qui assure la vinification. Elle est construite au milieu de ce très original vignoble, à l'écart des coulées de lave.
Quant à ce mur blanc qui contraste avec le noir du magma refroidi, il reste l'unique témoignage de l'ancienne cave viticole des villages disparus.
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Le moment est venue de quitter Fogo. Nous sommes à bord et les vagues viennent déjà lécher le hublot. Une longue traversée nous attend, nous allons mettre le cap sur l'île de São Vicent, à l'autre bout de l'archipel vers une de ces îles du Cap-Vert dites « au vent ».
Et le vent, fréquent en cette période des mois de notre hiver de l'hémisphère nord, il ne va pas se gêner pour agiter la mer, provoquer des vagues, de la houle et des creux … vous l'avez compris, on a été pas mal secoués lors d'une nuit continuellement entrecoupée de nombreux réveils !
Allez, j'aurai préféré être bercée par une mélodie plus plaisante d'une des chansons de Cesaria Evora comme : Bia Lulucha … (3)
« Ta bai, ta bai, ta bai Fogo e Brava
M'ta passa pa Mindelo …. »
« Je pars pour Fogo et Brava
En passant par Mindelo …. »
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SÃO VICENTE et le souvenir de Cesaria Evora à Mindelo …
Lueurs matinales dans la baie de Mindelo, le soleil se lève sur l'île de São Vicente entre nuages et contreforts montagneux. La mer est enfin devenue calme, encore quelques minutes, le temps de fixer les amarres au quai et nous serons sur la terre ferme.
Une escale que j'attendais avec impatience, je le reconnais. Cela faisait longtemps que j'ai entendu évoquer cette île et cette ville dans les chansons de Cesaria Evora … des lieux chers à son cœur, en effet, elle a débuté ici sa carrière comme chanteuse dans les bars du port et c'est dans cette localité qu'elle a vécu, entre ses tournées internationales.
Bon, l'île ne se résume pas seulement aux souvenirs de la « Diva capverdienne », le tour de l'île que nous débutons nous le montrera.
C'est probablement un des meilleurs points de vue sur l'ensemble de la baie. En effet, depuis cette colline le panorama s'étend du port à la ville pour se perdre ensuite dans les versants montagneux du centre de l'île.
A l'entrée de l'anse, comme une sentinelle, un îlot rocheux sert de vigie. Sur cet « Ilhéu dos Passaros » (l'île des oiseaux), il n'y pas seulement des volatiles marins mais également un phare : une petite tour blanche accessible par un escalier blanc, lui aussi.
Le Porte Grande a connu ses heures de gloire au temps de la colonie portugaise. L'escale était appréciable sur la voie maritime entre Europe, Afrique et Amériques. Les échanges commerciaux allaient bon train (bien le mot … pour des affaires transitant par transport maritime ! ) et assuraient la prospérité de Mindelo.
Et puis, il y avait de l'ambiance sur les quais de la ville : celle des ports avec bons nombres de bars et d'établissements où les marins en escale faisaient la fête.
De nos jours l'activité portuaire a un peu diminuée … on aperçoit même quelques épaves de bateaux sombrant le long du rivage, un témoignage du passé.
Mais le port de São Vicente demeure aussi une escale pour les plaisanciers qui s'aventurent dans une traversée de l'Atlantique.
De ce belvédère, la vue est également imprenable sur toute la ville et ses constructions, un assortiment disparate entre bâtiments à étages et habitations plus traditionnelles et également entre béton gris et façades multicolores.
Mon regard se concentre sur un attroupement que l'on aperçoit sur la jetée au bas de la photo. Ce ponton est situé face au marché aux poissons, c'est là que les pêcheurs débarquent leurs marchandises fraîchement pêchées, allons-voir.
Comme dans les précédentes îles, nous avons déjà pu voir beaucoup d'étalages de fruits et légumes dans les marchés locaux, ici, c'est donc le marché aux poissons auquel je vais m'intéresser.
Les poissons sont abondants dans les eaux littorales de São Vicente, ils le sont également sur les étals.
Des thons, des maquereaux, des mérous et autres rougets … là, ce sont des œufs de poissons qui débordent d'une bassine, pas du caviar, il n'y a pas ici la clientèle fortunée pour en acheter.
A quelques mètres sont empilés des poissons séchés…. L'île étant une ancienne possession portugaise et aussitôt je fais l'amalgame, c'est peut-être le traditionnel « bacalao » . Et bien non ! La morue est un poisson des mers nordiques froides, le prix de son acheminement jusque sur ce lointain territoire la rendrait souvent inaccessible à bien des capverdiens !
Quittons les halles en passant par le secteur des fruits et légumes pour nous retrouver à l'extérieur sur une place où se trouvent d'autres commerçants.
Ils y vendent des produits probablement en provenance de l'étranger, envoyés par des capverdiens partis hors de l'archipel : des vêtements d'occasion et aussi des vélos. L'un d'entre eux (vélo) est décoré d'un drapeau aux couleurs des USA, c'est vendeur et sans doute, il en arrive.
Quelques jolies fresques en céramique décorent la place comme ces statues. Elles évoquent le travail et la vie quotidienne à l'époque de la colonie.
Dans toute la ville, de nombreux bâtiments témoignent par leur architecture de l'ancienne présence portugaise sur l'île.
Sur le port il y a une reproduction, en moins imposante, de la célèbre Tour de Belem de Lisbonne et dans la grande rue de Lisbonne, en plein centre, plusieurs maisons typiques de l'époque ne passent pas inaperçues.
Une rue qui débouche sur l'élégant ancienPalais du Gouverneur, remarquable avec ses grilles et sa façade rose bonbon.
Ah, j'allais oublier ! Rue de Lisbonne il y a (encore !) un marché de fruits et légumes … très bel intérieur avec son élégante architecture et sa coursive bordée de boutiques, presque un centre commercial.
Près de la Mairie, nous passons maintenant devant l'église catholique Nossa Senhora da Luz, Notre Dame de Lumière, sainte patronne des lieux . Une architecture du 19 ème sous la lumière des rayons du soleil. Voilà que me revient en mémoire une des chansons de Cesaria dans laquelle elle évoque cette sainte patronne ...
« Quem q'oiá
São Vicente di longe
Ca ta imaginá
Qui tromente nô ta passá ….
Nossa Senhora da Luz ta companhóne
Senhor São Vicente ta guióne
Quê nô tem fê d'salvá um dia »
« Qui voit
São Vicente au loin
Peut imaginer
Les tourments que l'on peut endurer ...
Notre Dame de Lumière nous regarde
São Vicente, Seigneur Protecteur, est notre guide
Nous avons la foi qu'un jour nous serons sauvés »
São Vicente di longe : Cesaria Evora (5)
Poussons la flânerie dans les rues du centre jusqu'à la Place Amilcar Cabral, du nom du père de l'indépendance du Cap-Vert (en 1975). Cela pourrait paraître un manque de respect à ce grand homme de la nation mais la plupart des habitants appellent toujours les lieux : la nouvelle place.
A une extrémité de cette place, pas si nouvelle que ça, un bâtiment en impose. Son architecture n'évoque pas le style colonial portugais mais plutôt un aspect « British »(fin 19 ème).
En effet, durant une période, le Portugal a été sous influence anglaise et la colonie du Cap-Vert également.
L'habitation où l'on menait grande vie était celle d'un riche banquier devenu ensuite député à Lisbonne. Très généreux et il en avait les moyens, il fit don par la suite de ce bâtiment pour y établir le premier lycée de l'île, un beau geste, c'était en 1917.
Comme on peut le constater sur la photo, ce n'est plus de nos jours un lycée mais le Centre National d'artisanat et de design.
Mindelo a toujours été une ville ouverte sur le monde avec son port qui recevait des navires en provenance des différents continents et Mindelo est également une ville de culture avec ses artistes, écrivains, peintres et musiciens ...
C'est un autre atout en faveur de Mindelo qui rivalise ainsi avec la vraie capitale du pays, l'administrative et officielle Praia, située sur l'île de Santiago.
Cette place Cabral est fréquentée surtout en fin de semaine, les habitants de la ville s'y donnent rendez-vous en famille ou entre amis, on y discute à l'ombre et/ou on y prépare ses sorties festives.
Le carnaval est La principale fête de l'île et sur São Vicente, il prend une allure très brésilienne. Il faut imaginer autour de cette place et dans les rues adjacentes, la ferveurs des participants dansant sur des musiques très rythmées.
Dans une cour intérieure, juste en face du marché aux poissons, on a pu avoir un tout petit aperçu des décors de carnaval … ceux des années précédentes. Entassés en vrac, il y avait là quelques éléments de décoration des chars du défilé. Au centre de la cour un des décors est mis en valeur, exposé en totalité.
En dehors de la période carnavalesque, il faut un peu d'imagination pour penser aux travaux de préparations qui s'effectuent dans les ateliers, à l'abri des regards : fabrication de chars décorés, de costumes plein de couleurs et de paillettes, répétitions de chants et de danses … De longues heures de travail avant la mise en lumières lors du prochain carnaval.
Saõ Vicente est réputé pour grand défilé de carnaval capverdien … avec une touche d'ambiance brésilienne ! Comme le chantait Cesaria dans Carnaval de São Vicente (6)
«São Vicente e um brasilin
Chei di ligria chei di cor
Nes tres dia di loucura
Ca tem guerra e carnaval ... »
« São Vicente est un petit Brésil
Plein de joie et de couleurs
Au cours de ces trois jours sauvages
Il n'y a pas de bagarre, c'est le carnaval
Une jubilation, à ne trouver nulle part ailleurs »
Quittons maintenant la ville de Mindelo pour s'avancer vers l'intérieur des terres tout en prenant un peu de hauteur. Après 8 kilomètres de routes sinueuses et d'ascension parmi des versants pentus, arides et sans grande végétation nous parvenons au sommet de l'île de São Vicente.
Avec ces 774 mètres de hauteur le Monte Verde prend des allures de haute montagne, il s'avère être le point culminant de l'île.
Il est vrai que le panorama depuis ce mont est époustouflant. De ce belvédère la vue s'étend sur une très grande partie de l'île avec l'agglomération de Mindelo en point fort. Juste un détail, dommage que le vent n'ait pas complètement balayé les brumes nimbant (un peu) la vue.
Même si en cette saison sèche ce dôme n'est pas vraiment verdoyant comme son nom pourrait le laisser imaginer, on y trouve un peu de végétation, l'humidité et les nuages y sont plus fréquents que sur le reste de l'île.
Un système ingénieux permet de recueillir des gouttes d'eau, celles contenues dans les brumes.
C'est ce paravent tissé qui capte le précieux liquide qui coule dans un réservoir et ensuite alimente un système d'arrosage, un goutte à goutte qui irrigue un petit jardin botanique où une multitude de plantes locales se développent.
Mais à bien observer ce sommet et avec un peu d'humour, j'ai l'impression que ce sont en fait les antennes relais, particulièrement nombreuses, qui poussent le mieux en ces lieux !
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En redescendant, on ne se prive pas de points de vue à donner le vertige comme celui-ci avec cette vue plongeante vers la côte nord-est de l'île. C'est justement là que nous nous dirigeons.
Cette Baias das Gatasest renommée au Cap-Vert et même au-delà.
Pas vraiment parce que c'était un port de pêcheurs même s'il reste encore quelques barques en activité au bout du bourg.
Serait-ce pour la beauté de sa plage ? Un peu sans doute, elle est protégée de la houle et la baignade y est plaisante, j'en témoigne. D'ailleurs c'est un lieu de villégiature balnéaire pour quelques habitants de Mindelo et des capverdiens de l'étranger.
En réalité, la réputation de ce village vient surtout du fait qu'il s'y déroule chaque année un grand festival de musique.
Ainsi, lors d'un week-end du mois d'Août des concerts de musique se déroulent ici en plein air, d'ailleurs on peut voir la scène (vide ce jour) au bout de la plage. Des musiques du Cap-Vert bien sûr mais pas seulement.
Cesaria Evora y a chanté ses morna et autres coladeira, on s'en doute. Mais bien d'autres styles sont aussi joués lors de ce célèbre festival : reggae et fufana … un style très à la mode parmi la jeunesse du Cap-Vert, c'est plus dynamique que les anciens morceaux capverdiens et beaucoup plus dansant !
Et chaque année, ils sont donc des milliers à se regrouper, à chanter, à danser et à camper pendant un week-end de folie musicale au bord de cette baie, on parle de la présence de près de 60 % de la population de l'île (qui compte 76 000 habitants !) auquel il faut ajouter les visiteurs extérieurs.
Dernier détail, en portugais , « gatas » signifie : chats. Mais là, il s'agit d'évoquer de drôles de chats : les requins-chats que l'on voyaient parfois dans cette baie des … « chats » !
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La route se poursuit le long d'une côte sauvage à la beauté austère : des falaises et des rochers fouettés par les vagues entrecoupés d'immenses plages de sable clair.
Le village de Calhau apparaît au détour d'une courbe, comme un bout du monde perdu au milieu de nulle part.
Les maisons blanches de ce village de pêcheurs s'étendent entre la mer et des montagnes pelées dont les versants semblent effondrés. Des éboulements qui ne sont pas totalement naturels mais le résultat d'une exploitation humaine . Concassées et broyées, ces graviers sont destinés au secteur du bâtiment pour l'élaboration de ciments et pour la fabrication de parpaings.
En bifurquant vers la droite en direction de l'intérieur de l'île, l'aspect du paysage change progressivement. On longe la vallée de Calhau et le désert minéral ocre se transforme en oasis verdoyante.
L'eau si rare dans ces contrées est ici présente même en dehors de la courte saison humide. Il faut quand même aller la puiser dans les profondeurs. Des éoliennes font office de pompe en faisant remonter à la surface la précieuse eau, pour le reste, les habitants se chargent des cultures.
Cette vallée est donc Le poumon vert de l'île et un peu aussi son jardin nourricier. La terre, bien irriguée et travaillée, alliée à un climat chaud permet d'obtenir pas moins de trois récoltes maraîchères par an. Ainsi chaque jour, partent d'ici des camionnettes chargées de fruits et de légumes destinés à approvisionner les marchés et commerces de Mindelo.
Mindelo, nous y arrivons à nouveau.
Et maintenant place aux souvenirs évoquant la grande diva Cesaria Evora , vous l'avez compris, c'est un moment que j'attendais …
En plein centre, il y a cette maison à la façade multicolore. C'est là que l'artiste a habité une partie de sa vie, elle aimait s'y reposer au calme parmi les siens entre deux tournées internationales ou deux enregistrements d'albums.
De nombreux témoignages sur la carrière et la vie de Cesaria, on peut les trouver dans le petit musée qui lui est consacré.
Les capverdiens pour lui rendre hommage ont choisi d'installer cette collection dans un des monuments imposants de la ville : l'ancien Palais du Gouverneur. Tout le rez-de chaussée du bâtiment lui est dédié. Je ne pouvais rater cette visite.
Francisco Paulina Rocha est un collectionneur invétéré et grand admirateur de la Diva du Cap-Vert. C'est lui qui nous guide lors de cette visite et il n'est pas avare pour nous conter les moments forts de la carrière de la chanteuse.
Ici, on le voit avec à la main le premier vinyle enregistré par Cesaria, c'était en 1973, si je me souviens bien.
Là, sur cette autre photo, il nous présente un livre consacré à Cesaria. On la voit en compagnie du cubain Compay Segundo du Buena Vista Social Club (une musique qui aussi ne me laisse pas indifférent), autre témoignage, avec une photo de l'immense foule prise lors de ses obsèques nationales en décembre 2011 à Mindelo.
Petite anecdote. En disant quelques mots à ce collectionneur passionné et en lui racontant mes souvenirs de Cesaria Evora vue en concert à Bordeaux …. voilà qu'il me demande si par hasard je n'ai pas quelques photos de l'époque, il reste toujours à l'affût de toutes images de son idole. Dommage, moi qui me balade souvent avec mon appareil, ce soir-là, je ne l'avais pas !
On vient de le voir, dans ce musée sont exposées de très nombreuses photos de Cesaria Evora mais aussi beaucoup d'objets personnels.
Cela va, de livres, d'articles de presse, de son premier magnétophone … à ses robes de scène, je n'y ai pas vu de chaussures … évidemment, la chanteuse surnommée « la Diva aux pieds nus » n'en portait jamais lors de ses spectacles !
Il y a même parmi cette collection des objets vraiment très personnels … comme un de ses anciens pots de chambre, véridique !
Parmi les anciens disques de la chanteuse, mon regard est attiré par la pochette de « Mar Azul », (4) un titre qui me revient alors en mémoire avec sa douce mélodie et ses paroles, un attachement entre autre à la « belle bleue » bordant les rivages de l'île ....
« Oh Mer étends-toi doucement et laisse-moi naviguer Laisse-moi aller visiter mon pays Laisse-moi aller visiter ma mère Mer Bleue, monte doucement Pleine lune, éclaire mon chemin Pour que j’aille à Sao Vicente »
Ainsi chantait Cesaria ... de quoi vous donner l'envie de rejoindre une plage et cette mer si joliment évoquée.
Du musée à la plage, il n'y a que quelques pas … enfin quelques centaines de mètres en empruntant la rue de Lisbonne en direction du front de mer.
La vue de cette plage de ce sable blanc et de ses eaux si bleues illuminées d'un chaud soleil a été une vraie invitation pour bien terminer cette journée sur São Vicente.
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Avec une navigation principalement la nuit et des balades à terre la journée, cela laisse finalement peu de temps pour savourer les moments en mer.
Aussi, en ce début de matinée, je suis sur le pont de notre bateau avec l'intention de profiter de la traversée entre São Vicente et Santo Antão, notre escale du jour.
Ce canal séparant ces deux îles sœurs dites « au vent » à la fâcheuse réputation d'être souvent très agité. Ce matin, il y a bien un peu de houle et quelques vagues mais cela reste acceptable, je dois commencer à être amariné !
Et puis, il y a le spectacle de la mer, captivant … avec la vue de l'île que l'on quitte, elle s'estompe peu à peu dans la brume … jusqu'à ce que l'intérêt vous pousse à orienter votre regard vers la silhouette de l'île dont on s'approche, ses côtes apparaissent progressivement de plus en plus nettes.
Quelques constructions plantées sur une corniche, des façades entre couleurs vives et d'autres ternes, bien triste la teinte béton. Il faut bien l'avouer, Porto Novo n'a pas grand charme.
Certes, il y a bien quelques embarcations de pêcheurs se préparant à une sortie en mer et sur la gauche un escarpement rocheux dominant une jolie plage de sable noir … histoire de donner un peu plus d'intérêt et de vie au panorama.
Une première approche bien banale de l'île de Santo Antão qui a pourtant beaucoup d'autres atouts à offrir aux visiteurs.
Mais pour admirer son relief si escarpé, ses paysages époustouflants, ses hameaux perchés, sa végétation et ses cultures en terrasses ... il faut emprunter une petite route devenue mythique : l' « Estrada da corda » (Route de la corde).
Son tracé se faufile en altitude entre crêtes, pics effilés et profonds à-pics. Quant au vertige, aucun doute, il est garanti tout au long de cette route de 36 kilomètres qui relie Porto Novo (sud-est) à la cité de Ribeira Grande (nord-est) !
La construction d'une telle voie s'est avérée titanesque : il a fallu entailler des pans entiers de montagnes et en contourner bien d'autres et puis quel chantier pour charrier ces milliers de pavés puis les agencer afin de la rendre praticable.
Comme souvent, les panoramas les plus spectaculaires se font désirer et il en est de même ici. Il est donc nécessaire d'enchaîner une succession interminable de virages sur le versant montagneux depuis Porto Novo. Un paysage aride, une terre ocre parsemée d'acacias sillonnée donc par un long serpent de pavés.
Le plus souvent en montagne, à mesure que l'on s'élève sur les hauteurs la végétation se fait de plus en plus rare. Ici, c'est tout le contraire. En altitude, les talus se couvrent progressivement d'herbe verte et devant nous on aperçoit une forêt … et également un cycliste courageux car ça grimpe encore et le sol pavé n'est pas des plus roulant !
La forêt aperçue, maintenant nous y sommes. Un sympathique bois de conifères qui prend des allures de paysage d'île méditerranéenne.
Au détour d'un virage apparaît une clairière et surtout un premier panorama d'exception !
Depuis le bord de cette crête, la vue plonge sur la vallée de Paul. On est vraiment bouche bée devant un paysage si spectaculaire. Les superlatifs manquent pour décrire les impressions que l'on ressent ici … finalement laissons parler les images.
Le regard balaye les crêtes et les sommets avant qu'il ne dévale les pentes vers le fond de la vallée où l'on distingue quelques hameaux. Avec ses versants verts et cultivés, Santo Antão fait honneur au nom donné à l'archipel : Cap … Vert ! Enfin de la végétation et un territoire verdoyant parmi ce chapelet d'îles si arides.
Et encore, le vert paraît bien plus soutenu lors de la saison des pluies (juillet à septembre). C'est bien sûr la conséquence du relief et du micro climat local, ils assurent ainsi à ces vallées des conditions d'humidité et de chaleur favorables à l'agriculture.
Même si les sommets encadrants la vallée ne s'élèvent qu'aux alentours des 1500 mètres, ce paysage prend vraiment des allures de haute montagne.
Un décor également idéal pour les amateurs de randonnées pédestres, les sentiers muletiers y foisonnent mais certains peuvent s'avérer particulièrement pentus ou glissants.
Tiens, j'en aperçois un sur ce versant, il accumule les zigzags … il y en aurait un qui présente même 77 lacets pour descendre dans cette vallée, un record !
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Quittons ce belvédère, sans oublier d'y jeter un dernier coup d’œil, pour parvenir à quelques kilomètres de là sur un autre, tout aussi grandiose.
Le site du cratère Cova.
Nouvel arrêt pour contempler un ancien cratère dont le fond est transformé de nos jours en un plateau cultivé particulièrement fertile. Cette dépression circulaire d'un diamètre de plus de 600 mètres est la conséquence de l'effondrement d'un très vieux volcan. Tout autour une crête régulière met à l'abri ces terres où l'on cultive le maïs, la canne à sucre et les pois capverdiens ...
Les multiples haies séparant les lopins de terre forment un graphisme très photogénique que je ne rate pas de capturer.
Reprenons la route pavée … un peu plus loin, ce sont les maisons d'un hameau isolé que nous traversons.
L'eau coule sans doute dans les environs mais toutes les modestes habitations n'ont pas l'eau courante … et voilà des locaux, bidons aux mains, occupés par la corvée eau !
Le village de Corda, construit sur le long d'une arrête est à présent en vue. Bien exposé, les penchants des alentours sont cultivés.
Sur les terrasses qui strient les collines avec leurs murets de pierres, on y récolte entre autres, de petites pommes rouges. Un fruit local que l'on retrouve en abondance sur les étals des marchés, dans les bourgs.
Quant aux fourrages, ils permettent l'élevage, de vaches et de chèvres pour la production de fromages.
Pas avare de panoramas saisissants, la fameuse route de la corde ne cesse de nous émerveiller en continuant de nous donner le vertige.
A Delgadin, la petite route s'engage sur un de ses passages des plus spectaculaires.
La voie est étroite, coincée entre deux murs rocheux, il faut attendre son tour pour passer, c'est un sens alterné et surtout …. si on tourne le regard à droite, il y a un profond précipice, et sur la gauche ? c'est aussi un précipice dont on ne voit pas le fond, je ne saurais vraiment pas dire lequel est le plus vertigineux !
Bon, une fois à l'arrêt, on observe puis se sentant en sécurité grâce au parapet, on contemple, sans retenue, le point de vue est fantastique.
Renseignement pris, ces plantes avec leurs feuilles effilées visibles en avant-plan puis en contrebas sur la colline sont du … sisal !
Et ensuite ? Alors que nous entamons la descente c'est toujours aussi spectaculaire. Les virages, tournants, lacets et autres épingles à cheveux se succèdent … on frôle souvent les parois rocheuses sur les bas-côtés et en seulement quelques kilomètres on dévale un dénivelé d'environ 1200 mètres.
Mais comme on le constate sur cette photo, la plupart des véhicules sont sous protection divine. Vous voyez la croix suspendue devant le pare-brise, elle se balance au gré des virages … Pour la sécurité, on espère surtout que les véhicules soient équipés de bons freins, c'est plus sûr !
Et dire que cette route a longtemps été l'unique voie permettant de relier les deux principales villes de l'île de Santo Antão, peuplée tout de même de 44 000 habitants. On a du mal a imaginer des croisements de camionnettes et de pick-up plus fréquents, surtout entre les passages étroits et tous ces virages, ce devait être assez périlleux !
Nous voilà maintenant au bout de cette route de l'impossible, l'arrivée à Ribeira Grande, la ville principale de l'île.
En réalité un aspect de gros bourg perdu face à la mer. La mer justement, on va la contempler en faisant une pause quelques kilomètres plus loin, précisément au cap nord-est de l'île. Ce bout du monde se nomme : Ponta do Sol, la Pointe du soleil … qui est bien au rendez-vous.
Nous sommes là au port de la petite agglomération. Ici, le temps semble suspendu, c'est une impression d'attente qui se dégage des lieux.
Une femme assise avec à ses pieds une bassine contenant quelques poissons attend d'éventuels acheteurs.
Presque à côté, une balance traditionnelle est aussi dans l'attente, celle de la pesée du poissons.
Le produit de la pêche matinale semble être en retard. Pour patienter ces deux habitantes palabrent allègrement … sans oublier de jeter régulièrement un œil en direction de la mer. Non, les hommes et leurs embarcations ne sont pas encore en vue !
La mer est agitée de vagues, le vent soulève des embruns qui donnent un air iodée et salé à la brise. La passe d'entrée est étroite, coincée entre des rochers acérés et la digue, accéder à la cale ne doit pas être une affaire d'amateurs !
Sur la descente à bateaux, il y a également toutes ces barques décorés de couleurs vives, elles aussi attendent ... de prendre la mer, prochainement sans doute.
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Le retour vers Ribeira Grande se fait par une route, unique encore, taillée à flanc de falaises, surplombant une grève sombre quelques peu austère et inhospitalière.
Elle se remarque de loin ! Je veux parler ici de cette jolie fresque murale qui fait honneur à la diva capverdienne. Un portrait géant de Cesaria Evora orne cette façade, histoire de rappeler sans doute que la chanteuse est originaire d'une vallée des environs … même si elle a vécu et débuté sa carrière sur l'île sœur de São Vicente.
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Voilà que l'on s'engage maintenant vers l'intérieur des terres dans la vallée luxuriante de Ribeira da Torre.
Après avoir admirer les panoramas depuis les hauteurs avec des points de vue aériens, à présent est venu le moment de contempler les paysages en suivant le lit d'une rivière. Un bon complément pour découvrir Santo Antão et le long de cette route qui serpente en fond de vallée, c'est tout aussi pittoresque.
Cela fait plaisir de cheminer parmi toute cette végétation verdoyante et quel contraste avec les étendues caillouteuses et désertiques traversées sur les autres îles de l'archipel ! Des cultures en terrasses tapissent les versants de ce parcours sinueux … jusqu'à une hauteur qui pourtant semble inaccessible. La moindre parcelle fertile est mise à profit. Palmiers, papayers, pommiers, maïs, canne à sucre, igname, manioc, patate douce, choux … apportent les tons verts au tableau complété par les tons vifs des habitations.
Même le lit de la rivière semble travaillé par les habitants … là, pas de cultures agricoles mais une exploitation du gravier destiné aux travaux de construction. Un labeur saisonnier, seulement pendant la saison sèche.
Méandre après méandre, on parvient au hameau de Xõxõ, ici, la route bitumée prend fin pour laisser place aux sentiers muletiers, ils desservent quelques habitations et propriétés isolées.
Le décor environnant est impressionnant de beauté : un cirque montagneux aux hautes parois dominées par une singulière aiguille basaltique, somptueux !
Un site béni des dieux ? Avec des potagers en terrasses où ruisselle des filets d'eau si rares dans l'archipel et puis une terre noire, naturellement fertile et bien irriguée … on pourrait le presque le croire !
Peut-on rêver de meilleur décor naturel pour allier la pause repas avec la contemplation d'une vue panoramique à nulle autre pareille ?
Et pour le menu ? Des produits locaux bien sûr, des poissons accompagnés de légumes : patate douce, manioc, fruit à pain et igname … vraiment de quoi vous caler l'estomac. Ah, j'allais oublier le dessert, une banane … toujours du pur local !
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D'une vallée à la suivante … La route bifurque vers la vallée de Paul. Là, tout est grandiose même ce bougainvillier géant qui coiffe la colline, juste en face de la bourgade.
C'est cette vallée que l'on avait découvert plutôt, depuis un impressionnant point de vue plongeant maintenant, il nous faut lever les yeux pour voir les crêtes se détacher sur fond de ciel.
Une vallée plus évasée que celle de la Torre mais avec une végétation toujours luxuriante d'un Cap-vert … enfin vert !
Quelques hameaux jalonnent le lit de la ribeira qui comme la route est tout en courbes.
Ça et là, entre maisons en parpaings ou aux façades colorées demeurent quelques habitations plus traditionnelles des campagnes de Santo Antão avec leurs toits de chaume et leurs murs en moellons.
La culture principale de la région est surtout celle de la canne à sucre. Pas seulement pour en extraire un savoureux sucre mais surtout pour obtenir après distillation un rhum appelé localement «grogue ».
Après la coupe des tiges bien juteuses, les cannes sont broyées par un « trapiche». A l'image de celui que voit sur la photo. La poutre est actionnée par des vaches qui tournent en rond autour de la broyeuse, ensuite le jus est distillé dans un alambic des plus rudimentaires.
Quelques autres étapes de préparation et un vieillissement en barriques ou en cuves sont nécessaires pour obtenir le fameux grogue.
Et ensuite ? On passe bien sûr à la dégustation. Des rhums blancs ou arrangés, café, miel, hibiscus … J'avoue un faible pour le grogue vieux.
Après cette plaisante dégustation, le moment est venu de reprendre la route du retour … qu'on se rassure, nous avions un chauffeur !
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Depuis cette côte au nord-est de Santo Antão, deux options nous sont possibles : reprendre la route vertigineuse qui traverse l'île ou plus pratique, emprunter la route littorale qui contourne l'île.
Car depuis 1976, la « route de la corde » est concurrencée par une voie plus large et bitumée, tracée en bord de mer.
Certes, cette liaison s'avère moins pittoresque, quoiqu'elle offre quelques belles vues entre mer et désert de cailloux, mais vraiment, c'est incontestable, elle est bien plus confortable. Pas étonnant d'y croiser jusqu'à Porto Novo, des véhicules particuliers et pas mal de camions chargés de marchandises.
En fin d'après-midi nous quittons la charmante Santo Antão, l'île la plus à l'ouest de l'archipel pour naviguer en direction d'une autre, cap sur Sal !
Le vent souffle et la mer est agitée sur la « mer du canal » et de me laisser bercer par la mélodie du même nom, Mar de Canal (7) interprétée par Cesaria Evora, comme de bien entendu …
« Oh mar, oh mar qu'zê qu'm fazê-be
'M passa na bô
Bô respinga na mi ... »
« Oh mer, oh mer quel mal t'ai-je fait
Pour m'éclabousser
Quand je passe près de toi ... »
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Suite du récit, l'île de Sal --> message suivant
Voilà une île qui a tout pour plaire aux amateurs de séjours balnéaires et surtout aux fondus de sports de glisse, wind and kitesurfers !
Autant dire tout de suite que Sal est l'île la plus fréquentée (par les touristes ) de tout l'archipel … au détriment de son authenticité capverdienne, c'est ainsi !
C'est par la mer que nous abordons Sal, le petit port de Palmeira constitue la porte d'entrée maritime de l'île.
Quelques pêcheurs de retour d'une sortie en mer débarquent leurs filets en détachant les dizaines de poissons pris dans les mailles. A même le quai, les poissons, essentiellement des maquereaux et quelques thons, sont vidés et préparés. Prêts à être achetés, livrés et consommés. Question fraîcheur, pas de doute, elle est garantie !
Une autre activité rythme le quotidien des habitants : la corvée de l'eau. Ici, tout le monde n'a pas l'eau courante. Aussi chaque jour, certains sont tenus de se rendre à la fontaine municipale pour s'approvisionner. Bidons à la main ou à l'aide d'une brouette, ils sont plusieurs à converger ce matin vers le point d'eau.
Plusieurs fresques murales tentent d'égayer cette banale bourgade, là une scène de la vie locale avec bien entendu une barque de pêcheurs plus loin un troquet dont la façade est recouverte par les dessins des différentes îles de l'archipel, façon carte de géographie avec comme il se doit, Sal, placé en tête et en grand.
L'île, en majeure partie plate et déserte s'étire sur une trentaine de kilomètres, elle est dominée par deux cônes volcaniques assoupis. Le point culminant, haut de 406 mètres a été nommé sans grande originalité Monte Grande.
Notre tour de l'île débute par une route, enfin il s'agit plus d'une piste. Poussières, cailloux et boules ? Ne cherchez pas le cochonnet … non, ce ne sont pas des boules de pétanques mais des sortes de melons sauvages dont la prouesse est de parvenir à pousser sur ce sol aride. Cependant ils n'ont aucune saveur et seraient même toxiques, d'ailleurs même les chèvres les boudent !
Arrivés au centre de l'île, on devine à l'horizon une étendue d'eau scintillante et dansante mais quelque peu estompée par la brume.
Nous sommes pourtant en période sèche et les pluies de l'an passé, seulement 7 heures en tout au mois d'août dernier, ont du s'évaporer depuis bien longtemps.
Une vision de mirage … comme en plein désert ! Un mirage tellement virtuel, que mon autofocus a eu du mal à faire la mise au point sur cette nappe d'eau si irréelle.
L'eau, la vraie mais chargée de sel et d'iode, on la trouve sur la côte.
A Buracona, parmi les falaises, l'érosion a sculpté la côte en y formant une belle piscine naturelle, on peut s'y baigner à l'abri des vagues qui déferlent en formant des gerbes d'écume.
Le site est renommé par une curiosité naturelle : l'œil bleu. Explications : dans une grotte, la lumière du soleil s'allie à la clarté de l'eau pour y faire apparaître un halo d'un bleu envoûtant.
Mais l’œil bleu cyclopéen ne se laisse admirer que dans certaines conditions de luminosité et surtout d'inclinaison des rayons du soleil, vous l'avez compris, l’œil nous a fait …. un clin d’œil, il était désespérément sombre lors de notre passage !
Pour attirer le visiteur en ce lieu, on y trouve aussi une exposition de pierres volcaniques et pour donner un peu de vie (végétale) sur ce sol minéral, quelques plantes locales ont été plantées comme les aloe vera qui arborent de belles fleurs jaunes en épis sur un fond de mer au bleu azur.
L'île de Sal est ici représentée en modèle réduit ce qui donne l'impression de jouer au drone et de survoler le territoire.
Près de la côte est, un volcan et son cratère se remarque, il contraste avec la platitude alentour.
Nous voici à présent près de ce fameux cratère, exactement à Pedra de Luma : un port à l'abandon et un hameau presque déserté et surtout un volcan dont la caldeira est devenue une saline, original n'est-ce pas ?
C'est assurément le lieu le plus intéressant à découvrir de toute l'île (en dehors des plages). Une longue histoire le sel à Sal (traduction de sel en portugais, vous vous en doutiez).
La saline a été exploitée de façon intensive entre 1833 et 1980 et particulièrement par des spécialistes français des Salins du Midi. Actuellement, la production est presque confidentielle, on peut voir quelques sacs dans un hangar et quelques sachets pour la vente aux visiteurs.
Autrefois, le fameux sel était transporté jusqu'au port par un téléphérique dont il reste les poteaux de bois, eux aussi venaient de France.
Le décor s'avère grandiose avec ces marais salants qui quadrillent le fond du cratère. Par endroits se forme un liseré blanc sur le bord des bassins ou alors, c'est par une teinte rosée que se colore la croûte de sel.
Après l'observation, le temps est venu de l'expérience du bain … plutôt salé !
A mesure que l'on pénètre dans cette eau à forte teneur en sel, on a l'impression que le liquide saumâtre vous refuse l'entrée … il faut s'imposer et enfoncer les jambes avec un peu d'insistance dans ce liquide original et puis on s'allonge sur le dos et là, on flotte, une surprenante expérience !
Sans transition … Au centre du hameau de Pedra de Luma, blanche comme du sel, trône une chapelle, preuve que le lieu n'est pas totalement délaissé.
Espargos que nous traversons à présent est la ville principale de l'île. Plus de 8 000 habitants (Sal en compte 25 000 sans compter les touristes !) et une atmosphère plutôt paisible, celle de la mi-journée avec le va et vient des écoliers et des collégiens aux tenues bleues.
Au fait, le nom d'Espargos, asperges en portugais fait référence aux asperges sauvages qui pointent leurs fleurs jaunes jusque dans le sable des dunes côtières.
De belles et immenses plages de sable blond bordent le littoral de tout le sud de l'île comme ici à Ponta Preta, un spot de kitesurf très prisé par les amateurs qui s'envoient en l'air en surfant sur des vagues bien formées. Les conditions de vent et de mer y sont particulièrement favorables et des compétitions s'y déroulent chaque année.
Tout au sud de Sal, le village de Santa Maria est devenu le haut-lieu du tourisme balnéaire de l'île et même de tout l'archipel … en y perdant beaucoup de son âme capverdienne.
Certes, on y voit encore près de la jetée quelques bateaux où les pêcheurs du village débarquent leurs prises sous le regard curieux des visiteurs.
Sur le sable quelques jeunes gens jouent au foot sans se soucier des vacanciers … Mais à Santa Maria c'est surtout la succession d'hôtels clubs, de clubs de windsurfing et de nightclubs que l'on remarque !
La rue principale est très animée avec ses bars, restaurants et boutiques de souvenirs. Lors des soirées de fin de semaine, la rue devient uniquement piétonne … et fait entièrement place à la fête !
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De ce périple d'île en île au Cap-Vert, je garderai surtout le souvenir de la diversité des paysages de l'archipel : les dunes de Boa Vista, l'atmosphère africaine de Santiago, l'impressionnante caldeira de Fogo, les vertigineux paysages de Santo Antão, la saline et les plages de Sal … sans oublier São Vicente et la grande Cesaria Evora. Elle qui a si bien su, à travers ses mélodies, nous faire apprécier son attachement à son Cap-Vert et à ses chaleureux habitants …
« Petit pays, je t'aime beaucoup »(8) chantait-elle, et au retour de ce voyage dans l'archipel, je la comprends encore mieux.
« Terre pauvre remplie d'amour
Avec la morna et la coladeira
Terre douce pleine d'amour
Avec le batuque et le funana
Tant de nostalgie
Nostalgie nostalgie
Tant de nostalgie
Nostalgie sans fin
Petit pays je t'aime beaucoupPetit pays je t'aime beaucoup »
Jean SM / Cap-Vert / Janvier 2018
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Pour retrouver les chansons citées dans le récit, un clic sur un de ces liens et en avant la mélodie ! Bonne écoute …
Bonjour Jean,
Eh bien, on se retrouve à nouveau dans les îles 😉.
Magnifique compte rendu, comme d'habitude j'ai envie de dire, et avec de superbes photos 🙂 .
Ce carnet donne vraiment envie d'aller faire un tour dans ces îles, et si je n'y avais pas fait un tour cet hiver, je signerais de suite 😉.
Quelle chance, le temps était nettement meilleur que nous, Fogo est encore plus belle avec un grand soleil.
C'est vraiment super de découvrir les îles par la mer, ce qu'apparemment tu privilégies. Après chacun de tes carnets, j'ai envie de faire de même mais là, vu comme j'ai été malade lors de notre traversée entre Santiago et Fogo, ça m'a complètement refroidie 🤪.
Encore merci de nous faire rêver...
Isabelle
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Comme à chaque fois un récit attentif et précis, qui mêle les gens, les paysages, les anecdotes et l'histoire...
Un récit que chahutent de bien belles images, de gens, de paysages, de scènes de vie colorées... jour de marché, jour de lessive (t'as pas un cheval caché quelque part ? 😛), jour de pêche... et, ça et là, les traces que l'histoire a laissées sur ces îles.
Et puis ces chansons qui hésitent entre gaieté et mélancolie... un voyage rien qu'en fermant les yeux.
Salut Xavier,
Connaissant ton intérêt et ton talent pour la photo en voyage (Cf tes participations régulières au jeu photo mensuel sur VF), l'archipel du Cap-Vert a de quoi enchanter, il y a dans ces îles tant de possibilités de se faire plaisir, les paysages y sont photogéniques et variés.
Merci Pour le message.
Jean
Merci pour ce commentaire ... d'autant que tu connais bien ces îles, tes récits de randonnées postés sur VF en sont le témoignage : intéressants, dépaysants et plein de renseignements pour les amateurs de marche à pied, sac au dos ... et pour les autres également, je vais y refaire un tour sur tes récits au jour le jour (de marche !).
Bonjour Jean,
Eh bien, on se retrouve à nouveau dans les îles 😉.
Magnifique compte rendu, comme d'habitude j'ai envie de dire, et avec de superbes photos 🙂 .
Ce carnet donne vraiment envie d'aller faire un tour dans ces îles, et si je n'y avais pas fait un tour cet hiver, je signerais de suite 😉.
Quelle chance, le temps était nettement meilleur que nous, Fogo est encore plus belle avec un grand soleil.
C'est vraiment super de découvrir les îles par la mer, ce qu'apparemment tu privilégies. Après chacun de tes carnets, j'ai envie de faire de même mais là, vu comme j'ai été malade lors de notre traversée entre Santiago et Fogo, ça m'a complètement refroidie 🤪.
Encore merci de nous faire rêver...
Isabelle
Merci Isabelle pour ce message,
- C'est vrai qu'à Fogo nous avons de la chance avec ce temps ensoleillé ...ces paysages de lave et de volcan, à priori austères, prenaient ansi un côté esthétique et enchanteur particulièrement appréciable.
L'occasion d'ajouter 2 photos supplémentaires de cet étrange lieu !
- Concernant le périple en bateau ... en effet, à cette période (janvier) le vent agite la mer ! Je l'évoque un peu dans mon récit ... mieux vaut ne pas être trop sensible au mal de mer et prendre son mal en patience ... Mais l'intérêt principal d'un tel périple nautique est de pouvoir bénéficier d'un aperçu de plusieurs îles de l'archipel et donc d'avoir la possibilité d'en apprécier les charmes et la diversité.
Merci pour ce message et cette sympathique appréciation.
Concernant ta remarque au "jour de lessive" et qui est bien sûr une allusion au thème du concours photo VF du mois de février ... je dois te dire qu'en prenant ces photos à Ribeira Grande de Santiago, j'ai tout de suite pensé qu'elles collaient parfaitement au thème du jeux ... mais j'avais, avant de partir au Cap-Vert, déjà posté mes 3 photos de participation au thème "lessive" !😉
Merci aussi pour le lien vers les chansons de Teofilo Chantre, bien d'accord avec toi, une grande et belle voix du Cap-Vert.
Le voilà rendant hommage à Cesaria en interprétant cette chanson en compagnie notamment d'une autre belle voix capverdienne, celle de la chanteuse Mayra Andrade.
Ps : à propos de chevaux ... le thème du jeux concours Vf de ce mois ... non, je n'ai pas de photos de chevaux du Cap-Vert mais d'autres prises ailleurs ... je vais les poster très prochainement pour participer au jeux.
Oui je les connais toutes bien...voire même... très bien!
J'essaye de faire des carnets mais mes photos ne sont pas aussi resplendissantes que les tiennes! je ne suis qu'une amatrice! ;o)
C'est sûr que j'ai une façon de voyager (à pied) qui n'est pas forcément celle de tous (je n'aime pas les sauts de puce, j'aime prendre mon temps et suer pour découvrir! hihi!!) ....mais le bateau, en ce qui te concerne, c'est pas mal non plus!!! Un tout autre genre!!!! Pas pour moi car mal de mer, mais sympa pour qui a le pied marin!!!
C'est ça que je trouve formidable dans le voyage! Que chacun puisse découvrir un endroit d'une façon qui lui est propre, qui lui convient!! Tant que cela se fait dans le respect du pays qui nous accueille alors c'est formidable!
A aprt ça, je vois que vous parlez de concours de photos sur VF? Tu vois ça où? J'aimerais bien aller voir les photos qui participent, mais je n'arrive pas à trouver la page sur VF. tu m'aides?
merci et bon WE!
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Bonjour Jean
Je découvre ce récit de voyage ! quel bonheur ...merci !
Un vrai plaisir de beaux souvenirs pour moi , je suis allée 2fois au Cap Vert , visité 3 îles .
C'est toujours aussi joliment illustré , photos merveilleuses et tu écris comme j'aime !
Bonjour Lillie et merci beaucoup pour ton appréciation à propos de mon récit.
Tu fais une allusion très sympathique à mon style de récit et à son écriture.
C'est vrai qu'à la différence de nombreux autres récits de voyages publiés sur VF, les miens ne sont pas dans le style d'un guide de voyage avec des renseignements très précis (adresses, tarifs ...). Je reconnais que le genre de compte rendu avec tous ces détails pratiques peut s'avérer utiles à ceux qui préparent une visite de la destination ...
Mais quant à moi, J'ai plus tendance à faire des récits évoquant quelques lieux avec des impressions et des descriptions ... (et des photos !)
En tout cas c'est ce style de récits que j'aime faire ... des évocations au gré de mes visites.
Donc c'est très plaisant de lire ta remarque et ton appréciation.
Et puis merci aussi pour ce moment de musique capverdienne que tu nous fais partager avec ces vidéos, j'imagine le grand plaisir d'assiter, sur place, à ce live ... bravo au violoniste et autres musiciens.
Concernant le style de musique le plus apprécié et que l'on entend le plus actuellement au Cap-Vert ...j'ai eu l'impression que les morceaux dansants de "Fufana" sont plus à la mode que les mélodies nostalgiques des "morna" ...
Pour mieux comprendre ton voyage, parce que ça fait rêver et ça donne des idées....en gros vous avez passé combien de jours sur chaque île? combien de temps de mer entre chaque île?
et vous dormiez sur le bateau? C'est quel genre de bateau? Un bateau à voile? gros? bateau perso, ou bien vous êtes passés par une agence??
Merci+++
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Oui, c'est un voyage par une agence et un bateau (à moteur) d'une vingtaine de cabines pendant 8 jours. On dormait sur le bateau avec des navigations, principalement nocturnes, entre les îles. .. et parfois des traversées un peu agitées avec le vent que subissent ces îles en cette saison (janvier).
Les escales sur les îles étaient d'environ une journée.
L'avantage que j'ai trouvé à cette formule était surtout d'avoir la possibilité d'avoir un aperçu de 6 îles du Cap-Vert et ainsi de découvrir la diversité des îles de l'archipel,
Bonjour Jean,
Merci pour ces précisions....Un genre de croisière donc.
bon ça me faisait rêver mais en final, au delà du mal de mer, ce ne serait pas trop pour moi...des escales de 24h ne me suffirait pas. Me connaissant, je crois que je resterais sur ma faim... Mais il en faut pour tous les types de voyageurs! C'est ça qui est bien!
Mais en effet cela donne un petit aperçu...et peut-être l'envie d'y retourner une fois pour y passer plus de temps?!! en tous cas merci pour ton partage et les supers photos!!!
Marie
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Oui, c'est un voyage par une agence et un bateau (à moteur) d'une vingtaine de cabines pendant 8 jours. On dormait sur le bateau avec des navigations, principalement nocturnes, entre les îles. .. et parfois des traversées un peu agitées avec le vent que subissent ces îles en cette saison (janvier).
J'imagine la croisière au mois de février ....
La mer était démontée (des creux de 2 m et plus) .
un vrai feux d'artifice sur le ferry de SV à SA . 😏 😏 😏
J'imagine la croisière au mois de février ....
La mer était démontée (des creux de 2 m et plus) .
un vrai feux d'artifice sur le ferry de SV à SA . 😏 😏 😏
"
Merci pour ce témoignage ... il est vrai que nous avons eu de la chance lors de la traversée entre Sao Vicente et Santo Antao, juste de petites vagues et donc un long moment sur le pont pour profiter de ces minutes à contempler les paysages.
Bon, nous avons eu aussi nos passages difficiles, ballotés jusqu'à la "nausée" entre Fogo et Sao Vicente et aussi entre Santo Antao et Sal pour la fin du périple. Découvrir l'archipel d'île en île est un bon moyen mais il faut savoir que c'est à risque de période de "mal de mer" !
Merci pour ce magnifique reportage, je rêve d'aller Au Cap Vert ....mais j'ai un budget très, très serré, déjà le vol est assez cher pour moi..par contre j'ai du temps, je suis retraite maintenant. J'aimerais savoir, s'il est possible de se loger pour pas trop cher, évidemment je ne cherche pas le confort😏.....Si vous avez des renseignements précis, je pourrai peut-être concrétiser mon rêve :) Merci
Merci pour ce magnifique reportage, je rêve d'aller Au Cap Vert ....mais j'ai un budget très, très serré, déjà le vol est assez cher pour moi..par contre j'ai du temps, je suis retraite maintenant. J'aimerais savoir, s'il est possible de se loger pour pas trop cher, évidemment je ne cherche pas le confort😏.....Si vous avez des renseignements précis, je pourrai peut-être concrétiser mon rêve :) Merci
Bonjour Joelle,
Il est vrai que contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, le Cap Vert n'est pas une destination bon marché.
Je ne sais pas ce que tu appelles un budget serré.... mais tu peux trouver des hébergements tout simple à environ 25-30 euros en cherchant bien. Mais en moyenne je dirais que les chambres sont plutot autour des 30-40 euros, Sur certaines iles comme santo antao, il y a des hebergements chez l'habitant et c'est souvent environ 20 euros (nuit+repas du soir+petit-dej). Sinon, selon si tu veux bouger ou pas, il faut peut être regarder pour des réservations d'appart sur booking ou air b and b. des fois si tu prends plusieurs nuits, tu peux avoir des prix intéressants.
ensuite, si tu as du temps devant toi (puisque tu es retraitée), tu peux donc prendre le temps...et donc te déplacer avec les collectifs, ce qui revient moins cher que des transports privé. Mais ensuite tout dépend de ce que tu voir, visiter, ou faire comme activité.
et ensuite, el dernier point, ben ce sont les liaisons inter-iles. Si tu veux faire plusieurs iles il faut regarder les prix d'avion ou de bateaux (vu que tu as du temps, l'option bateau est envisageable entre certaines iles).
Et pour donne un ordre d'idée, sur le Petit Futé, ils annoncent pour petit budget:
50 à 60 euros par jour et pa personne, à condition de dormir uniquement chez l'habitant, de manger dans les bouis-bouis, ou de faire ses propres courses au marché et de ne pas trop se déplacer. Dans ce budget, les liaisons entre les iles ne sont pas comprises. Les budgets serrés peuvent tabler sur 30 euros/jour, mais là, il faut camper et se faire à manger et bien se serrer la ceinture.
Moi, le 30 euros/jour j'y crois moyen, mais bon.
Voilà deja qq infos qui pourraient t'aider à y penser.
Marie
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Merci, cela confirme bien ce que je pensais....je voyage beaucoup en échange d'appartement, les occasions sont rares avec le Cap Vert.C'est une façon de voyager très économique qui permet de découvrir des destinations ....improbable. Je vais attendre encore un peu pour le Cap Vert....Oui, évidemment, j’aimerais visiter plusieurs îles :)
Bonjour Joelle,
Il est possible de trouver des appartements pas trop cher...mais en "échange" c'est compliqué. Cela signifie, je suppose, que tu laisserais donc en échange ton appartement à ces mêmes capverdiens en voyage en France?....ce qui n'est pas commun voire impossible pour la grande majorité d'entre eux, vu les difficultés pour obtenir un visa Schengen et vu les prix.
A part ça , si tu comptes faire plusieurs iles, l'option échange d'appartement (ni même une seule location d'appart) n'est pas top, car cela te fixerait à un endroit sur une île. Or les îles sont loin les unes des autres et tu ne peux pas faire de virée à la journée d'une île sur l'autre. Cela implique donc des changements d'hébergements au moins pour chaque ile, voire même plusieurs hébergements par île pour voir plusieurs coins.
Bonne journée
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Merci pour la visite ... quant à vos interrogations, je vois que Ptitortue, en grande spécialiste de la destination, a déjà donné pas mal d'éléments de réponse.
En souhaitant que vous puissiez découvrir un jour plusieurs des chamantes îles du cap Vert.
Bravo pour ce reportage de grande qualité, tant au niveau du texte que des photos.
Bien sûr, la météo a été favorable, mais si les photos sont bien réussies, c'est dû essentiellement au regard du visiteur. Et là, moi qui suis passionné de photos, je me rends compte que Jean est un vrai photographe (composition, gestion des lumières, sujet traité, piqué...)
La plupart de tes photos, j'aurais bien aimé les faire...
Je vais probablement m'inspirer de ton reportage pour présenter à des amis le mien, après une visite en novembre dernier de 4 îles : Santo Antao et Fogo principalement (mes préférées), ainsi que Santiago et Sao Vicente.
Je vais d'ici un mois alimenter mon site photo avec des rubriques sur le Cap Vert :
http://p.salquebre.free.fr/
Merci à toi, Jean.
PS : Combien de temps as-tu passé sur chaque île ?
Bonjour...
Votre carnet de voyage est super... ça donne envie.... Pouvez-vous, svp... me communiquer le nom de l'agence qui vous a fourni le voyage... je vous remercie
MP
Merci Pierre pour tous ces compliments 🙂
Tu évoques une météo favorable, certes il a fait beau la plupart du temps lors de notre périple ... intéressant pour la découverte et les photos même si il y avait souvent de la brume qui atténue les contrastes ... et puis c'était en période sèche, très sèche avec un manque de tons verts comme cela peut se voir après les pluies ... alors le Cap Vert devient parfaitement nommé.
Nous avons passés environ une journée dans chacune des îles puisqu'il s'agissait fu programme de ce cabotage d'île en île ... cela paraît souvent court mais c'est aussi une bonne façon d'avoir un aperçu de la diversité des aspects de cet archipel en un seul voyage.
Bon, j'irai faire un tour sur ton site pour y voir tes souvenirs du Cap-Vert, entre autres ...
Super reportage ...Je voudrais y aller et faire pareil :j'ai 15 jours et un petit budget .C'est possible ?
Merci !
Merci Maria pour ce commentaire très sympathique.
Concernant la question, à savoir que c'était un programme d'île en île en bateau et organisé sur une huitaine de jours.
Deux semaines pour le réaliser est un bon timing mais l'organiser en individuel pour aller sur six îles doit s'avérer compliqué (avion, ferries ... et visite déplacement à terre) et quant au budget, je pense qu'alors il faut oublier l'idée de petit budget !
Vous me tentez ... diablement !
Serait-il possible de connaître le nom du T.O., ainsi que le prix du voyage ?
Peut-etre en message privé si le règlement de VF l'exige ?
De toute façon, un grand merci pour l'évasion procurée !
Claude
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Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...