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Le Dernier Empereur, le Lotus Bleu… La Chine est l’objet de tous les fantasmes en occident. Préparer un voyage en Chine, c’est d’abord entretenir un mythe. Celui des jardins, des estampes, des temples bouddhistes, d’architecture millénaire, des pousse pousse… Arriver en Chine, c’est savoir oublier les mythes.
Prenez Shanghai par exemple. L’aéroport – ultra moderne – est relié à la ville par le Maglev, le train le plus rapide du monde avec ses 430 km/h ! En 7 minutes, le bolide parcourt les 35 km reliant l’aéroport au quartier des affaires de Pudong, qui était, il y a encore 15 ans, une vaste zone de marécages… Pour rejoindre le centre, prenons donc le métro. Rame automatique, métro design, écran plasma qui déroule de longs écrans publicitaires, atmosphère climatisée qui contraste avec l’insupportable canicule extérieure… Shanghai serait-elle devenue un nouveau Manhattan oriental ? En apparence oui. Sauf que le salaire moyen des ¾ des habitants de cette mégapole de 18 millions d’âmes ne dépasse pas les 300 dollars par mois. Sauf que derrière la rue de Nanking où se bousculent les plus grandes enseignes internationales derrière des néons et des écrans géants brillent de milles feux se cachent, à quelques pâtés de maison, des quartiers insalubres où l’on vend des fruits à même le sol, où la terre fait concurrence au bitume dans des nids de poule transformés en fosses septiques... Là se déroule aussi toute une histoire de la Chine ancienne : celle des artisans, des coiffeurs, des marchés, des cyclo pousse… Deux mondes vivent côte à côte sans jamais se croiser.
Les touristes en mal de Lotus Bleu se dirigeront vers la partie sauvegardée du Vieux Shanghai aux abords du magnifique jardin Yu. Et même si chaque maison est rénovée façon Disney Chinese style, même si la moindre demeure abrite un magasin de souvenirs ou un restaurant, le charme opère toujours dans ce quartier protégé luttant envers et contre tous contre l’envahisseur personnifié par d’immondes tours aux allures de HLM de la Courneuve fleurissant aux 4 coins de la ville. Malheureusement, au-delà de certains secteurs sauvegardés destinés aux touristes, les maisons traditionnelles disparaissent et les grues envahissent la ville.
« Cachez ce passé que je ne saurai voir »
Si le phénomène est inquiétant à Shanghai, il est carrément dramatique à Pékin. Les hutongs, ces vieux quartiers populaires de la capitale sont chaque jour un peu plus mangés par d’horribles tours dignes de l’époque soviétique. Exceptés quelques quartiers situés autour des lacs et de la Cité Interdite pour, encore une fois, satisfaire les touristes, tous les hutongs sont appelés à disparaître.
Comme à l’époque de la Révolution culturelle, le gouvernement a fait sienne la devise : « cachez ce passé que je ne saurai voir ». Le passé, c’est mal. Le passé empêche la Chine de se développer. Détruisons le pour construire la Chine moderne semble être le leitmotiv de ce gouvernement qui n’a plus de communiste que le nom. Le passé a néanmoins un intérêt : celui de rameuter des touristes. Comme à Shanghai ou à Pékin, on sauvegarde quelques quartiers pittoresques exclusivement dédiés au tourisme et on détruit tout ce qui fait l’essence de cette Chine que l’on aime, l’authentique…
Mais attention, les touristes que l’on chérit désormais en Chine, ce sont les Chinois ! Pour le gouvernement, les 300 millions de touristes potentiels de la classe moyenne (sur 1, 5 milliard d’habitants) sont une manne bien plus importante que celle représentée par les étrangers. Or, le nouveau touriste chinois est également un nouveau « riche » et son mot d’ordre est simple : CONSOMMER ! Au cœur du Vieux Shanghai, on trouve des galeries commerciales dignes des hypermarchés de banlieue occidentale! Même à Yangshuo, ancienne Mecque des routards du monde entier au cœur de l’une des plus belles régions du monde, les galeries commerciales font flores et les excursions sur la rivière Li sont devenues des autoroutes à bateau mouches climatisés où les touristes regardent les magnifiques « pains de sucres » à travers les vitres comme un film de Bruce Lee sur un écran plasma !
Des troupeaux de néo consommateurs envahissent des sites millénaires
Dans les sites touristiques comme la Cité Interdite, il vaut mieux arriver très tôt le matin. Et pour cause… Passé 11h, des dizaines de troupeaux de centaines de touristes chinois débarquent. Et quand un troupeau débarque, ça fait du bruit : mégaphones poussés au maximum, touristes qui hurlent comme des gamins, ombrelles multicolores qui vous cachent la vue, drapeaux bien hauts et cohue pour prendre des photos… « Je veux être prem’s », « nan, c’est moi » version mandarin, les coups de coudes pour être le premier dans le bus ou dans le train… Voyager en Chine est une expérience unique. A la fois culturelle et ethnologique. Ces néo consommateurs représentent une curiosité à eux seuls. Insupportables, mais incontournables, ils font partie de cette Chine moderne, speedée où être le premier passe avant tout autre considération. Le voyage devient pour eux une performance : voir 15 minutes la Grande Muraille et être un « brave », immortaliser un tailleur de jade derrière une vitre, sortir 2 minutes sur le pont d’un bateau mouche pour prendre quelques photos des « pains de sucre » de Guilin histoire de dire « j’y étais » et retourner tranquillement dans la salle climatisée et rassurante où tous les congénères mangent leur canard laqué…
Néanmoins, au détour des chemins des vieux quartiers encore préservés des grandes villes ou sur les pistes des campagnes du Guangxi, on peut retrouver ce mode de vie millénaire où les sourires en disent plus que bien des conversations avec des Chinois « modernes ». Des marchés miséreux que les touristes ne voient que derrière les vitres de leur bus climatisé, des maisons délabrés dans les campagnes qui font davantage penser que l’on se balade dans le tiers-monde que dans la toute nouvelle troisième puissance économique mondiale. La spéculation immobilière qui poussent les pauvres vers les banlieues… Voilà le vrai visage de la Chine. En grattant un peu le vernis de Pudong ou de la Main Street de Yangshuo, on réalise qu’en Chine, tout n’est qu’apparence. Il faut faire bien. C’est bientôt les JO, il faut donner une image dynamique du pays. Hélas, ce n’est pas en donnant un coup de peinture sur une maison pourrie que les fondations tiendront plus longtemps.
La troisième puissance économique mondiale, malgré tous les efforts qu’elle fait pour le faire oublier n’est finalement qu’un pays du tiers-monde où la majeure partie de la population vit dans la misère sous un régime autoritaire violant les droits de l’homme et asservissant le peuple tibétain.
Cette civilisation multimillénaire, ce pays monde détenant un patrimoine culturel, naturel et architectural parmi les plus riches de la planète est en train de sombrer sous les assauts du « capitalisme d’état ». Bref, si vous voulez vivre le Lotus Bleu, dépêchez-vous, la Chine avec un grand C est, comme sa faune parmi la plus variée au monde, un pays en voie de disparition en vendant son âme au capitalisme le plus violent.
Jalan jalan !
"je suis à 100 lieux de cette conception, passeiste de la decouverte d'un pays : oui au lotus bleu mais oui au chinois de tous les jours, au peuple chinois avec ses immenses qualites et ses horribles defauts, à la Chine Moderne qui souhaite être un pays comme les autres ...et pas un musée qui ne fait plaisirs qu' aux occidentaux en mal d ' orientalisme. Même si la route est dure car en 30 ans depuis la mort de Mao on ne peut pas sortir de pays sous-developpe ! "
Il ne s'agit pas "d'occidentaux en mal d'orientalisme" mais de dégout face au massacre d'une partie du patrimoine chinois. Evidemment que les images d'Epinal véhiculées par le Lotus Bleu ne sont pas et n'ont jamais été la réalité. Il s'agit d'un mythe qui est forgé dans les mentalités occidentales et qui contribue à l'attrait pour l'extrême orient.
En outre, je ne loue pas une conception passéiste de la découverte d'un pays. Le quartier Pudong de Shanghai est impressionnant et c'est un modèle d'architecture moderniste que je souhaitais absolument découvrir. Le problème, ce n'est pas ce quartier, mais d'une part la différence avec des parties complétement tiers-mondisées à quelques encablures et, d'autre part, le fait que la destruction des quartiers traditionnels se fait au profit de barres absolument affreuses dignes de l'époque stalinienne.
Quant à être un "pays comme les autres", trouves-tu normal que la troisième puissance mondiale soit aussi un pays du tiers-monde dont les bénéfices ne profitent qu'à une minorité de ses 1, 5 milliards d'habitants ?
"Horreur ! on detruit les hutongs qui ne sont en fait que des "taudis" mais qui plaisent tant à nos bobos occidentaux qui eux, une fois le voyage terminé, vont vivre, sans scrupule, dans leurs luxueux appart mais qui regrettent que les chinois ne vivent pas comme au bon vieux temps de l'occupation de la Chine par les occidentaux. "
Les hutong font partie de l'histoire populaire de la Chine. Les détruire au profit de constructions immondes, c'est annihiler une facette du pays. Certes, ce sont des habitats populaires et bien souvent insalubres. En France, aujourd'hui, les courées et les corons du nord pas de calais sont réhabilitées, modernisées, sauvegardées et inscrites au patrimoine national tout en gardant leur esprit populaire. Pour rester dans le Nord, les vieux quartiers de Lille étaient, il y a 20 ans des taudis. Aujourd'hui, le Vieux Lille figure sur tous les dépliants touristiques.
Pourquoi les Chinois s'acharnent-ils à détruire leur passé plutôt que de l'aménager ? A un an des JO, les Pekinois veulent faire de leur ville un exemple d'urbanisme de l'ex URSS en gardant (quand même !!!) quelques secteurs préservés uniquement à destination des touristes.
Se balader dans les hutong survivant entre des blocs d'immeubles, c'est assister à une vie sociale importante. Les habitants des Hutong se regroupent même en syndic pour améliorer leur condition de vie et lutter contre la destruction de cet habitat populaire. Il est tout à fait possible d'être une ville du 21ème siècle et d'adapter son passé sans le détruire. ça, manifestement, beaucoup de Chinois ne l'ont pas compris.
"Les chinois decouvrent le tourisme, moi je les trouve attendrissant, le maoisme avait tout interdit : la danse les voyages, la musique, la culture ...maintenant ils en "consomment" goulement c'est vrai ...mais où est le mal si enfin ils "profitent" d'un pays qui aprés tt est le leur ! Et dans la Cité interdite pourquoi "les troupeaux" de chinois seraient plus malsains que les "troupeaux " de touristes occidentaux ! "
Je te rejoins sur ce point. Après des années de répression, il est tout à fait normal et heureux que (une infime partie précisons le) des Chinois découvrent le tourisme. Néanmoins, leur comportement relève plus du consumérisme que du tourisme. Or, il y a des lieux pour consommer. Je suis désolé mais installer les Galeries Lafayette dans un endroit comme Yangshuo, c'est très déstabilisant à voir et ça risque de faire des dégats irrémédiables sur l'attrait du pays. Déjà sur les étrangers qui, comme moi, sont blasés de ce genre d'évolutions, mais même sur les Chinois qui, dans quelques années, après avoir passé leur "première phase de développement touristique" se rendront compte des méfaits du tourisme de masse puissance chinoise ! L'Espagne post franquiste est également tombée de haut en terme environnemental et architectural suite à ce développement du tourisme de masse ultra consumériste. La Chine prend un chemin bien plus périlleux.
Quant aux troupeaux de Chinois dans la Cité interdite, ils sont déjà bien plus nombreux que les troupeaux d'occidentaux qui, pour l'essentiel, voyagent en individuel ou en petits groupes, mais surtout qui n'ont pas ces insupportables mégaphones qui feraient péter un cable au plus zen des moines zazen !!!
"Pourquoi les "consommateurs" chinois seraient ils ...que nous qui sommes aussi des "consommateurs" quand nous allons en Chine... "
Il y a consommation et consommation. Les marchés "à touristes" et les magasins de touristes font partie du paysage, la négociation, les arnaques... Je ne remet pas tout ça en question. Ce sont des artisans qui vendent leur production et c'est très bien comme ça ! Ce que je déplore c'est l'installation de galeries commerciales hyper occidentalisées dans des zones rurales et/ou des vieux quartiers. Pourquoi mettre une galerie commerciale climatisée de 3 étages à Yangshuo alors que les touristes chinois peuvent faire les emplettes dans les centres commerciaux des périphéries de Shanghai ou Pekin ? Tu imagines des galeries Printemps creusées dans la roche du Mont Saint Michel ou de Rocamadour ?
"Jamais je n'ai trouve, experience et contact, aussi interessant que lors de visites, l'on croise au hasard, un groupe de paysans du Hunan, certes bruyants, mais qui veulent vous parler malgre la barriere de la langue, que pour une chose : la fierte d'être au même endroit que vous et faire le même tourisme que vous... "
Je ne dis pas le contraire. Il y a effectivement une volonté de mimétisme par rapport au touriste occidental. d'ailleurs avec ma copine, de nombreux touristes chinois nous ont demandé de poser avec eux ! Tous les touristes chinois ne sont pas des moutons, loin s'en faut ! D'ailleurs, nous avions des contacts très agréables avec des touristes chinois "indépendants" !
"Les chinois savent tres bien que l'avenir de leurs enfants sera meilleur que celui qu'ils ont eu. Nous c'est le contraire.
"
Puisses-tu dire vrai... peut-être pour 10 % de la population. les autres se casseront toujours le cul à trouver de quoi bouffer pour le soir dans leurs campagnes (70 % des Chinois sont des ruraux). Ceux là, à part une légère question de fierté, n'en auront rien à foutre que la Chine ait dépassé le Japon et talonne les US sur la scène économique mondiale. Ils n'en verront de toutes façons pas les effets.
"cordialement"
idem
Jalan jalan !
Bonjour,
Je réside actuellement à Yangshuo que je connais depuis plus de douze ans. L’impact de l’industrie du tourisme, surtout depuis ces 5 dernières années, a complètement transformé la ville, qui est sans doute l’un des endroits au monde comportant la plus grande concentration d’hôtels au kilomètre carré ! On ne peut donc que regretter que cette petite bourgade aux charmes désuets cède place à une frénésie immobilière et commerciale tout azimut. Cela dit, la ville, se retrouvant submergée par une horde toujours croissante de touristes chinois, se doit de répondre dans l’urgence à la demande. Au final, elle se transforme de manière anarchique sous les coups de butoirs de la spéculation (et des pots de vins ?) plutôt que d’évoluer vers un projet urbanistique et touristique cohérent.
Mais l’évolution est inévitable. Pourquoi devrait-on interdire aux chinois les joies du tourisme (de masse ou en individuel) ? Pourquoi devrait-on regretter (à leur place) cette perte d’authenticité ? (Un authentique imaginaire qui se transforme en authentique de toc ! ) Cette recherche de l’authenticité me parait également assez illusoire, comme l’explique en ces termes le philosophe sociologue Gilles Lipovtky :
«…On voit se développer tout un imaginaire social à l’authentique… Cet imaginaire naît de l’anxiété lie à la modernisation effrénée de nos sociétés, à l’escalade techno-scientifique, aux nouveaux périls pesant sur la planète. Il traduit une nostalgie d’un passé qu’on idéalise, d’un temps qui ne se dévorait pas lui même, mais ou l’on savait mieux vivre. Une illusion sans doute, qui s’accompagne d’un regard critique sur notre univers insipide, stéréotypé, ou sont éradiqués la sociabilité et les sens et où règne en revanche la dictature du marché et des marques.
L’authentique compense par sa chaleur, ce défaut de racines et d’humanité. C’est un imaginaire protecteur qui évoque un monde à l’abris de ces désastres. L’authentique est une des faces de la modernité. Une des manifestations du nouveau visage du bien être… au service de l’individualité.» Une façon de se voiler la face, peut-être ?
Certes on ne peut que rester perplexe devant l’état des villes en Chine et de la piètre qualité esthétique ou architecturale des habitations, sans parler de la pollution. Mais avec le temps, et en partageant les préoccupations des gens qui vivent ici j’ai appris à relativiser.
Comment peut on, par exemple, remettre en cause le choix d’un chinois tout fier de nous montrer son bloc de béton de 5 étages qui vient de remplacer sa maison en torchis (en campagne) ? Comment peut-on juger son goût pour le cliquant et le superficiel ? Les priorités (et les goûts) ne sont peut-être pas les mêmes pour tous, comme le rapporte par exemple cette info : “À Pékin, le quartier traditionnel de Jiuxianqiao vit son arasement suspendu le temps d'un référendum (le 9 juin) sur la question de la compensation. Sur 5, 473 foyers consultés, 45% furent satisfaits, 23% contre. Suite à quoi le bulldozer reprit le travail. La consultation - une premiere - permit de constater le ralliement du citoyen à ce programme : troquer pour un peu de confort, son "palais misérable".
C’est un peu la même problématique, et la même euphorie qui régnait dans la France d’après guerre ou l’on a vue surgir des citées entières faites de barres d’immeubles (quand on regarde les reportages de l’époque les habitants se réjouissaient d’avoir enfin l’électricité et l’eau courante.) Il a fallut attendre une trentaine d’années avant de se rendre compte de nos erreurs (comme aujourd’hui avec les grands centres commerciaux satellites). Il semblerait que les hommes, quels qu’ils soient, subissent les contraintes sociales et environnementales, auxquelles ils apportent des réponses adaptatives ponctuelles, éphémères et… enrichissantes pour certains.
Mais l’heure des remords urbanistiques en Chine n’est peut-être pas si éloignée que cela. Voici un article récent paru sur le site Chine information :
“Après 20 ans de casse de la ville traditionnelle, éliminant effectivement Hutongs et Siheyyuans (ruelles et cours carrées), le pouvoir donne des signes d'état d'âme. Qiu Baoxing, vice-ministre de la construction évoque (le 10 juin) un "troisième cataclysme ", après le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle . Qiu dénonce ces "actes insensés ". Pas insensé pour tout le monde, en fait : construire en hauteur maximise le profit, gâcher le béton permet d'aller vite dans la création des nouvelles grandes fortunes du siècle, partagées entre le promoteur et le haut cadre.
L'intérêt est que pour la première fois, la Chine post-révolutionnaire, lâche sa vision de la culture "bourgeoise", et commence à la regretter. Qiu Baoxing ajoute un argument pertinent : le virus du conformisme. A force de suivre partout en Chine la même "quête aveugle du grand, du nouveau et de l'exotique", les planificateurs érigent "1000 villes clones" - il ne dit pas de quoi, mais c'est de l'Amérique. Les urbanistes les plus respectueux, comme à Xintiandi (Shanghai) reconstruisent à l'identique, incluant au passage Starbucks et McDonalds. Modèle sans valeur artistique, mais admiré et reproduit partout en Chine.» A chacun ces valeurs donc. En espérant, quand même, que cette prise de conscience se répande sur toute la Chine…
Noter que dimanche soir (12 août 2007) sur M6; dans l’émission Capitale, est diffusé un sujet sur l’industrie du tourisme en Chine, avec une partie consacrée à Yangshuo.