Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.
Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.
Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.
J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.
Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.

Avant de partir : les préparatifs pratiques Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin) Jour 3 : la grande muraille à Badaling Jour 4 : le train rapide Jour 4 (suite) : Pingyao Jour 5 : Xi'an Jour 5 (suite) : Xi'an Jour 6 : mont Huashan Jour 7 : transit vers Zhangjiajie Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang Jour 10 : Fenghuang Jour 11 : trajet vers les rizières Longji Jour 12 : Longji Jour 12 (suite) : Longji Jour 13 : Yangshuo Jour 13 (suite) : Yangshuo Jour 14 : trajet vers Hangzhou Jour 15 : Hangzhou Jour 15 (suite) : Hangzhou Jour 16 : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée Jour 17 : Zhouzhuan Jour 18 : Suzhou Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique Jour 22 : retour Conclusion
Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos : - billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne - budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …) - de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux - les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com) - les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place. - les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés
Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.

On voit la barge à gauche

Le pont du lingot d'argent
Hutong rénové
Les fameux WC publics qui se sentent parfois de loin
La tour de la cloche
La tour du tambour
Entrée d'un hutong
Hutong pas encore rénové mais l'électricité oui








Je n'ai malheureusement pas mieux comme photo de la cour
Les abords de la gare du nord

























La tour du marché


Le distributeur de saucisses

Nous voici au distributeur de l'autre côté des remparts. Ils sont vraiment magnifiques. Nous retournons vers l'hôtel en flânant. Nous longeons l'arrière des remparts. Les panneaux ne sont pas rassurants !





On a conclu que ce panneau signifie : si une voiture débarque, mets-toi vite sur le côté !
Nous nous baladons encore un peu et décidons de passer à l'hôtel boire l'apéritif dans la cour puisque nous sommes à 2 pas. Pour les amateurs de bières, sachez qu'à Pingyao, comme dans certaines autres zones en Chine, on ne trouve que de la bière très légère (de 2.5 à 3.5 degrés max). Finalement nous choisissons la facilité, puisque le personnel est sympathique, nous mangeons dans leur restaurant.







P est un peu échaudé par la foule, nous partons en balade dans le quart nord-est moins touristique du carré des remparts. Effectivement, c'est beaucoup moins touristique, il n'y a pas vraiment d'intérêt à y déambuler, si ce n’est de découvrir le quotidien d’un quartier résidentiel hors des circuits touristiques.

Ça y est nous sommes au pied de la porte nord des remparts. Il ne reste plus beaucoup de temps (30 minutes je crois) avant l'heure de fermeture mais l'employée au guichet nous assure que la porte ouest n'est pas loin et que nous avons largement le temps d'y aller à pied. On monte donc rapidement sur les remparts. Nous sommes, encore une fois, surpris par leurs démesures. A leur sommet on trouve une route pavée large d'une dizaine de mètres. On y a croisé beaucoup de vélos, quelques tandems et même des voiturettes électriques !


Vue sur l'intérieure de la ville avec le policier dans le vent



La porte ouest lors de notre arrivée de nuit











Les fameux beignets
























Zoom dans l'escalier de la photo précédente !





Une fois arrivés à Changsha, ça se complique. Déjà en sortant du quai, nous passons les portiques et apercevons un enfant, d'environ 5 ans, en train de pleurer seul de l'autre côté. Personne ne le regarde, ne réagit. Je m'arrête et en parle à P. Il me demande ce que je veux faire : nous ne pouvons pas repasser le portique pour aller le voir, nous ne parlons pas sa langue et il n'a peut-être jamais vu d'occidentaux. Le temps de m'expliquer ça, une chinoise s'est arrêtée auprès de l'enfant et lui parle. Je suis rassurée. En racontant cette anecdote à un expat de Beijing en fin de séjour, il nous dit que personne ne s'arrête dans ce genre de situation. A priori, il y a parfois des arnaques qui commencent de cette façon. Info ou intox ? Je n'en ai aucune idée.
L'arrivée à la gare de Zhangjiajie n'est pas très agréable. La gare routière est fermée. Le bus nous laisse donc sur le parking attenant. Nous n'avons pas encore récupéré nos valises que des chauffeurs de taxi nous sautent dessus. Je savais que nous arriverions un peu tard et j'ai exprès réservé un hôtel à moins de 5 minutes de marche de la gare routière. Nous refusons donc leur proposition mais ils sont plusieurs à nous entourer. Nous avons nos valises. Nous marchons vers la sortie du parking. Ils sont 2 ou 3 à nous suivre. Pour qu'il nous laisse tranquilles, je leur montre l'adresse de l'hôtel et leur dit que nous y allons à pied car ce n'est pas loin. Il répond alors que nous avons pour plus d'une heure ! Devant une mauvaise foi pareille nous accélérons le pas pour nous retrouver enfin seuls.
La rue de l'hôtel prise le lendemain matin, je n'ai pas de photo de la petite chambre
















Nous repartons sur la route et prenons une navette pour retourner vers une porte de sortie du parc. Nous aimerions prendre un téléphérique pour redescendre vers une porte que le Lonely conseille pour arriver. On aime bien faire les choses à l'envers. Nous montrons le téléphérique sur un plan au chauffeur de la première navette, pleine à ras bord, qui passe. Il nous fait signe de monter. Quelques virages sportifs plus loin, il s'arrête et nous fait signe de descendre, ainsi qu'à un groupe de 4 chinois. Nous sommes à une intersection et attendons. Les chinois ont l'air encore plus perdus que nous ! Puis un autre bus arrive, encore plus rempli. Il s'arrête et le chauffeur nous fait signe de monter pour tous nous déposer un peu plus loin. Ils partent tous dans la même direction. Nous ne sommes pas sûr de l'endroit où nous nous trouvons. Nous décidons de les suivre. Bingo, il y a bien un téléphérique. Nous prenons nos billets et descendons. La vue pourrait être sympa, on passe au milieu des pics. Mais les vitres sont extrêmement sales et l'on ne voit pas grand-chose.



Une fois descendue du téléphérique, je pense que mon cœur va pouvoir se calmer un peu. Mais c'est sans compter l'amour des chinois pour le vide. Oui je sais, je suis parfois de mauvaise foi : il y a un chemin, beaucoup plus long, qui permet de se promener sur le plateau sommital. Mais nous avons choisi le chemin qui permet d'avoir de belles vues sur la vallée. La vue est dégagée, si on ne compte pas la brume mélangée à la pollution. On n'est pas au bord du vide, on est carrément au-dessus.
Nous arrivons alors à un embranchement qui permet de marcher sur des plaques de verre au-dessus du vide. Il faut enfiler de jolis chaussons rouges pour ne pas rayer le sol. P est motivé pour y aller, il aime les défis. Pas moi, je ne peux plus sentir tout ce vide autour de moi. Peut-être que c'est dû au fait d'être toujours entouré de monde et de bruit, mais ça me fatigue beaucoup. Je laisse P y aller seul et essaie de me trouver un coin au calme à la sortie du parcours. Bon ben raté, je l'attends sur une plate-forme au-dessus du vide au milieu de groupes. Sinon ce ne sont que des chemins étroits ou un endroit qu’il ne trouvera pas en sortant.


J'ai oublié de vous parler d'un autre point d'intérêt du parc, la route que vous voyez sur les photos ci-dessus. Elle est régulièrement citée dans des articles évoquant les routes de légendes (99 virages en 11km). Je ne suis pas convaincue mais j'y reviendrai plus tard.





Certains prient en bas des escaliers, au milieu des touristes



Nous repartons rapidement explorer cette ville dont les photos m'avaient tellement attirée. Autant vous le dire tout de suite : j'ai adoré. C’est ultra-touristique mais la ville a un charme fou. Nous avons remarqué des pancartes étranges à l’attention des japonais, c’est la seule et unique fois que nous verrons cela.






















La fabrication du nougat chinois
La machine pour fabriquer des peignes


Le pyjama, une des tenues préférées des papys
Certains ramassent les ordures de la rivière
Les consignes sont parfois confuses
Nous ressortons assez vite de l'hôtel pour manger. Nous tournons un peu aux alentours mais ne voyons aucun restaurant. Après 20 minutes de recherches, nous tombons sur un restaurant qui fait un peu cantine. Nous rentrons, sommes accueilli avec de grands sourires.





Nous mangeons dans un restaurant du village. La température descend vite. Il fait frais, nous rentrons tôt.




























Comme à l'aller, nous serons invités à changer de bus au milieu de nul part. L'autre bus nous attendait et nous serons dévisagés par les passagers qui se demandent bien d'où nous arrivons. Nous ferons un passage devant un hôtel de Guilin où un grand nombre de passagers débarque. Nous attendons ensuite une bonne demi-heure. Puis de nouveaux passagers embarquent et nous ressortons enfin de la ville. Mais la nationale est en travaux, il y a des bouchons. Le trajet est long, très long. Nous nous amusons alors à apercevoir les pics karstiques entre les bâtiments.




Il n'y a pas de guichet, nous donnons notre destination, Yangdi, à des chinois qui nous demande « where » et ils nous envoient dans une direction, puis vers un bus précis. On n'est loin de l'organisation rencontrée jusqu'à présent.

Un pêcheur aux cormorans







Le paysage du billet de 20 yuan









Nous mangeons tranquillement et nous allons à la deuxième séance du spectacle Impressions Liu Sanjie, conçu par le réalisateur du spectacle d’ouverture des JO de Beijing. Il a pour cadre les pics entourant Yangshuo. Nous avons acheté les billets la veille à l'auberge de jeunesse. Le spectacle est très beau. Il y a énormément d'acteurs. C'est un peu loin, si vous avez des jumelles n'hésitez pas à les emporter. Peut-être que des jumelles permettraient de mieux en profiter.












La gare est éloignée du lac de l'ouest à côté duquel nous dormons. Le trajet en métro est assez long et nous arrivons en début de soirée à l'hôtel, Jinjiang Inn southern Imperial Street. C'est un hôtel de chaîne chinoise, sans charme particulier mais pas cher et bien placé. J'ai longtemps hésité sur le nombre de nuits à passer dans la ville et quand je me suis décidée, je n'ai pas trouvé d'hôtel indépendant bien placé avec de bons commentaires à un tarif raisonnable.






Nous prenons un bateau pour avoir l'une des attractions principales de la ville : le lac dans l'île dans le lac. Il y a encore une fois beaucoup de monde. J'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre l'engouement pour cet endroit particulier et le lac de l'ouest en général. C'est joli mais pas non plus exceptionnel. La culture et les standards chinois restent parfois complètement incompréhensibles à des occidentaux de passage ! Nous observons les trois repères marquant le point le plus profond du lac et visible sur l'un des billets chinois.










La suite au prochain post















Nous allons ensuite en direction du vieux quartier chinois. Le changement d'ambiance est radical. Nous passons au marché aux criquets, puis nous dirigeons vers un temple de Confucius. Une étudiante du temple nous fait la visite en anglais. On n'a pas le choix et les explications sont assez sommaires. Elle insiste surtout sur la pierre du jardin, d'un côté on voit un dragon et de l'autre un tigre. Je pense que nous n'avons pas réussi à saisir l'importance de cette pierre, comme pour le lac de l'ouest.


Les abris pour les criquets

Les éviers sont à l'extérieur !
Le dragon

Puis nous traversons un énorme carrefour avec une sorte de rond-point en hauteur pour les piétons. Autour ce sont d'énormes bâtiments d'habitations.







Nous sommes alors à deux pas du sud du Bund. Nous y arrivons alors que le soleil commence a baisser et que la lumière est très jaune. Nous avons vu sur Pudong.




La suite au prochain post



Nous retournons ensuite sur Nanjing Road mais n'y trouvons pas de restaurant. Nous retournons alors à la même adresse qu'hier où P se régale d'une soupe de poisson. Pour moi qui n’aime pas ça, ce n’est pas très appétissant d’en voir flotter une tête !
Nous rentrons assez tôt et restons un peu sur la terrasse de l'auberge. P observe ensuite, depuis notre chambre, les petites mains qui récupèrent les cartons des magasins et les empilent savamment.







Nous retournons vers la partie touristique de la ville. Il y a bien entendu des canaux en nombre, des ruelles pavées étroites, de vieilles maisons, …, des touristes parfois en masse et des boutiques.









Nous mangeons au bord de l'eau dans l'une des petites échoppes qui bordent un canal. Puis nous nous promenons dans la nuit, la température est très agréable. J'essaie de faire quelques photos et nous profitons de l'atmosphère du lieu.













En sortant du jardin, on emprunte un itinéraire spécifique, bordés de restaurants et de boutiques avec quelques rabatteurs. Le temps franchement maussade, la fatigue du temps déjà passé en Chine nous font renoncer à visiter un autre jardin. Nous essayons de trouver un endroit agréable et calme où nous installer un petit peu. Nous trouvons quelques endroits plus agréables, mais quand il n'y a pas de circulation, la musique est à fond ou il y a des groupes très bruyants.









Une chinoise nous aborde en français, elle a vécu à Paris quelques années. Elle est impressionnée par le tour que nous avons réalisé. Elle nous explique qu'elle n'a pas vu une partie des endroits où nous sommes passés alors qu'elle aimerait beaucoup. Elle voyage en groupe pour des raisons de budget. Pour les chinois, c'est plus intéressant financièrement que de voyager seul.



















C'est immense, même les chinois n'en peuvent plus


















Nous allons ensuite vers un bar que nous repérons sur nos guides et qui n'est pas très loin. Nous y rencontrons une expat, et son ami ouïghour, qui nous parle un peu de sa vie à Beijing. Ils vivent dans un hutong et nous apprenons que, même s'ils ont des commodités dans la maison, il arrive très régulièrement qu'ils se retrouvent sans eau en hiver car les canalisations dans la rue gèlent ! Son ami nous parle également des préjugés des chinois sur les ouïghours, de la répression et du racisme à leur encontre. Il se considère comme chanceux car il est souvent pris pour un occidental.
Finalement nous hélons un taxi et montrons l'adresse de l'hôtel au chauffeur. Il nous fait signe de monter, allume son compteur et nous partons. Je suis le trajet sur mon smartphone, mais il prend le chemin direct. Il passera les 20 minutes de trajets à se racler la gorge et à cracher par la fenêtre. A chaque jet, j'ai eu des coups de chaud en craignant que ça me revienne dans la figure ! Nous filons ensuite rapidement dans les bras de Morphée.










On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.

















A little sneak peek?



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.