Je me suis lancée il y a peu dans mon premier carnet de voyage : tour de l’Allemagne en famille. Ce premier carnet a été plus simple à réaliser que prévu. Du coup, je me lance dans un carnet sur un séjour plus lointain, que je voulais réaliser depuis un moment
Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.
Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.
Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.
J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.
Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.
Avant de partir : les préparatifs pratiques
Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin)
Jour 3 : la grande muraille à Badaling
Jour 4 : le train rapide
Jour 4 (suite) : Pingyao
Jour 5 : Xi'an
Jour 5 (suite) : Xi'an
Jour 6 : mont Huashan
Jour 7 : transit vers Zhangjiajie
Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park
Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen
Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang
Jour 10 : Fenghuang
Jour 11 : trajet vers les rizières Longji
Jour 12 : Longji
Jour 12 (suite) : Longji
Jour 13 : Yangshuo
Jour 13 (suite) : Yangshuo
Jour 14 : trajet vers Hangzhou
Jour 15 : Hangzhou
Jour 15 (suite) : Hangzhou
Jour 16 : Shanghaï
Jour 16 (suite) : Shanghaï
Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée
Jour 17 : Zhouzhuan
Jour 18 : Suzhou
Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing
Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite
Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas
Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel
Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été
Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique
Jour 22 : retour
Conclusion
Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos :
- billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne
- budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …)
- de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux
- les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com)
- les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place.
- les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés
Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.
On ne part pas en Chine sans un minimum de préparatifs. Déjà pour y rester plus de 72h, il faut un visa. Nous sommes passé par le consulat de Strasbourg. Mais attention, je crois qu'il y a maintenant un centre spécifique pour les demandes de visas chinois à Strasbourg. Pour obtenir le visa, nous avons dû prendre une assurance voyage, n'ayant pas de carte visa premier. Nous avons opté pour une assurance Allianz travel à l'année.
Pour ne pas être déconnecté dans un pays où on a souvent du mal à communiquer, nous avons pris un VPN payant (je ne me rappelle plus le nom) sur nos smartphones. Un VPN permet de se localiser à l'extérieur de la Chine et donc d'avoir accès à internet sans sites bloqués par la censure. Nous avons également acheté une carte SIM locale avec du DATA à l'aéroport en arrivant pour mon téléphone qui est double-SIM. La vendeuse nous l'a installée et surtout activée sans souci (ça se fait en caractère chinois). Nous n'avons activé le VPN que lorsque c'était nécessaire. Il faut savoir que les connections sont en général assez lentes.
J'ai aussi téléchargé en off des cartes sur herewego et googlemaps, parfois en enregistrant en avance les adresses des hébergements. Pour ce qui est de la traduction, nous avons utilisé googletrad, toujours en téléchargeant avant pour y avoir accès sans connexion, le cantonais, le mandarin, l'anglais et le français. Les traductions sont beaucoup plus compréhensibles si on passe par l'anglais et non par le français. Il faut savoir que le logiciel n'est pas très adapté au chinois, les traductions sont parfois kafkaïennes.
J'avais réservé la plupart de nos billets de train en avance via Ctrip (devenu trip.com). Nous les avons simplement retirés dans un guichet spécifique d'une gare via une toute petite commission d'émission des billets. Vous pouvez éviter cette commission en retirant chaque billet dans la gare de départ du billet. Mais je vous déconseille cette option : trouver le bon guichet 取票 ou le guichet foreigner, faire la queue et réussir à vous faire comprendre, c'est dépenser beaucoup d'énergie pour une petite économie (5 CNY par ticket, soit environ 0,65€ en octobre 2019). Si vous hésitez, rendez-vous au jour 15 pour du vécu aux guichets de la gare d'Hangzhou !
Concernant les logements, j'ai également quasiment tout réservé avant le départ, toujours via Ctrip ou via french.hostelworld.com. J'essaierai de donner les noms et mettrai quelques photos pour chaque jour.
Derniers préparatifs et pourtant très importants : imprimer les adresses des hébergements en caractères chinois. J'avais également préparé un tableau avec une correspondance pinyin-chinois de toutes les villes dans lesquels nous passions que j'ai imprimé et mis dans mon smartphone.
Nous sommes partis avec le Lonely Planet et le Routard Chine. Je trouve que le Lonely est plus adapté à la destination, il y avait de sacrés trous à certains endroits où nous sommes passés dans le Routard.
Après tous ces préparatifs, je trépignais d'impatience de poser enfin les pieds sur le sol chinois ! Sûrement comme vous de rentrer dans le vif du sujet !
Vol Francfort-Beijing avec Lufthansa. Rien à dire, vol impeccable et passage rapide de la douane. Nous avons pris le train Airport Express jusqu'à la station de métro Dongzhimen puis le métro vers notre hôtel au milieu d'un hutong pas touristique.
Il faut savoir que les stations de métro sont assez distantes à Beijing, préparez-vous donc à marcher si vous optez pour ce mode de transport. Sinon il reste très facile d'utiliser le métro, très propre et surtout avec les informations écrites en pinyin (alphabet romain). On paie son ticket en fonction du nombre de stations parcourues. Il faut donc oblitérer son ticket en entrant et en sortant. Nous avons opté pour une carte prépayée Yikatong qui prélève automatiquement le montant de chaque trajet et évite de faire la queue à chaque fois. On récupère la caution de 20 CNY à un guichet dans le terminal 3 de l'aéroport en partant. Nous avons été surpris des contrôles de sécurité automatiquement faits dans le métro : on pose ses sacs et valises sur un tapis roulant et ils passent aux rayons X comme à l'aéroport !
Après avoir hésité à l'entrée d'une ruelle qui ressemblait plutôt à l'accès d'une arrière-cour, nous vérifions sur nos smartphones, c'est bien par là. Nous nous y engageons en nous faisant dévisager par les chinois à l'arrière des commerces. Nous nous rendrons vite compte que ce n'est pas le lieu qui les faisait nous regarder aussi intensément mais simplement le fait que nous soyons occidentaux !
La ruelle s'élargit et s'enfonce dans le hutong caché derrière les commerces de la rue du métro. Nous arrivons enfin à notre hôtel en début d'après-midi : le Red Lantern House. La chambre est déjà prête, nous posons rapidement nos affaires et repartons en quête d'un restaurant pour ne pas succomber à la tentation de nous allonger. Nous préférons lutter contre le sommeil le premier jour et nous effondrer le soir venu pour nous caler très vite au nouveau fuseau horaire.
Nous ne sommes pas loin des lacs au nord-ouest de la cité interdite. Nous marchons dans les hutongs vers celui situé le plus au nord, le lac Xihai. Nous sommes surpris du nombre de personnes utilisant les toilettes publiques à presque chaque coin de rue. Nous le savions avant de partir mais cela impressionne quand même : dans les hutongs en plein cœur de Pékin, même ceux rénovés, beaucoup n'ont pas de toilettes chez eux et utilisent donc les toilettes publiques.
Nous arrivons enfin au bord du lac, nous avions repéré une adresse dans le Routard, fermée. Nous marchons un peu plus loin en longeant le lac vers une autre adresse présente dans les deux guides : on nous installe, personne ne parle vraiment anglais à part la personne qui nous a placés. Un serveur finit par nous ramener des cartes avec photos. On se dit que ça va simplifier la commande. Mais non, il est 14h, il y a encore des clients qui mangent, mais nous devons être au changement de service car certains serveurs s'installent la table à côté de la nôtre et se mette à manger. Nous attendons toujours mais les deux serveurs qui s'occupent des autres clients nous ignorent superbement. Nous finissons par partir, désabusé, au bout de près de 30 minutes. Nous ne rechercherons plus d'adresses de restaurants dans les guides de tout le séjour mais nous nous fierons à notre instinct.
Nous continuons, bien dépités vous vous en doutez, le long de la rive puis du lac Houhai. On ne dit rien, chacun perdu dans ses pensées, espérant que le ton du voyage ne vient pas d'être donné.
Nous tombons quelques minutes plus tard sur une espèce de barge transformé en petit restaurant. Malgré l'heure qui se fait tardive, environ 14h30, on nous accueille avec chaleur. La communication est un peu laborieuse mais nous commandons et sommes servis rapidement.
On voit la barge à gauche
Le moral remonte et nous repartons d'un bon pas, nous moquant gentiment des touristes faisant un tour dans des carioles tirer par des vélos. Un seul touriste fait parfois trois fois le volume du cycliste !
Les berges du lac Houhai sont de plus en plus animées en descendant vers le sud. Nous traversons sur la berge opposée au niveau du pont du lingot d'argent, situé entre le lac Houhai et du lac Qianhai.
Le pont du lingot d'argent
Nous traversons un hutong rénové et très propre en nous dirigeant vers les tours du tambour et de la cloche que nous ne visiterons pas. La fatigue qui commence à nous envahir et nous n'avons aucune motivation pour enchaîner les escaliers …
Hutong rénové
Le respect des panneaux
Les fameux WC publics qui se sentent parfois de loin
La tour de la cloche
La tour du tambour
Nous marchons au hasard dans le hutong à l'est des tours, puis arrivons à nouveau dans un hutong pas encore rénové. Nous sommes obligés de sortir nos smartphones pour nous repérer et réussir à en sortir.
Entrée d'un hutong
Hutong pas encore rénové mais l'électricité oui
Nous reprenons la direction des lacs, plus précisément le lac Qianhai. Il est un peu plus de 18h quand nous arrivons sur ses berges, P dors debout. Nous nous installons à une des nombreuses terrasses pour boire un verre et réfléchir à la suite du programme. Il veut rentrer se coucher et je veux manger. Je prends des carbonaras, on s'est installé à la terrasse d'un restaurant-bar western. On observe des chinois qui ont nagé jusqu'à la petite île centrale du lac.
En étudiant la carte, on se rend compte que pour rentrer à l'hôtel, il vaut mieux y aller directement en marchant que de marcher jusqu'au métro ! Il ne reste une bonne trotte, on y va doucement, mes yeux commencent également à se fermer tout seul.
En arrivant dans le pâté de maison de notre hôtel, P s'aperçoit que finalement il a bien faim :-(
Et c'est reparti, on marche pour trouver quelque chose à manger. Finalement à 5 minutes à pied nous tombons sur un super restaurant où vous cuisez vous-même vos plats, un peu genre pierrade. Personne n'y parle anglais mais tout le monde se démène pour nous mettre à l'aise. Ils nous installent des chaises en plastiques sur un bout de trottoir en attendant qu'une table se libère. Et oui, il y a de l'attente, P a beaucoup plus faim qu'il n'est fatigué … Une table se libère rapidement et P se régale. C'est vrai que ça a l'air très bon mais je n'ai vraiment plus faim. Pour le coup, nous y retournerons le lendemain soir que je puisse y manger. Les photos sont du lendemain.
les plats à cuire
au centre de la table sous une cheminée genre hotte
puis on nous amène les braises, une plaque est posée dessus. Je n'ai pas pris de photo, la serveuse nous a mis la graisse et nos plats dessus. Tout le monde étaient vraiment aux petits soins les deux soirs.
Après ce deuxième restaurant dans la même soirée, nous rentrons à l'hôtel. Le cadre est très sympathique, mais la chambre est vieillotte et pas très confortable. Il fait chaud et lourd, régler la température de la douche est un exploit et on mouille obligatoirement toute la salle de bain. Par contre la cour extérieure est très agréable et bien aménagée. Il faut simplement aller à l'intérieur pour commander des boissons à des tarifs très raisonnables.
Je n'ai malheureusement pas mieux comme photo de la cour
Nous nous levons assez tôt et partons en métro vers la gare du nord (Xizhimen Beizhan) pour tenter de prendre le train vers la grande muraille. Il fait très gris ce matin mais toujours chaud et assez lourd.
En arrivant à la station de métro, nous prenons les couloirs souterrains en direction de la gare. Et là nous entendons crier un homme. Puis le même cri mais hurlé par une femme. Nous essayons de distinguer ce qu'ils crient mais impossible. Puis nous les voyons et comprenons que ce sont des rabatteurs vers la grande muraille. Sachant cela, nos oreilles se débouchent et nous comprenons que leur cri est en fait la destination qu'ils vendent : Badaling. Nous faisons comprendre que nous ne sommes pas intéressés et continuons notre route mais ils insistent un peu. Nous accélérons le pas et nous retrouvons sur le parvis de la gare. Et là stupeur, elle semble fermée.
Nous observons plus attentivement le bâtiment et remarquons une salle avec des guichets avec une entrée séparée. Nous y allons et nous présentons au guichet „english“. La chinoise de l'autre côté de la vitre ne parle que quelques mots d'anglais et nous fait comprendre qu'il n'y a plus de billets pour Badaling pour la journée. Nous savions que les billets n'étaient vendus que sur place pour le jour même mais nous pensions que les billets étaient vendus après chaque départ pour le train suivant (infos du routard). Nous mettons l'information de côté et retirons les billets achetés en avance sur Ctrip (trip.com) pour le reste du séjour. C'est un peu long mais il n'y a pas grand monde et comme ça nous sommes tranquilles.
Nous ressortons de la salle et nous asseyons devant la gare. L'ambiance y est particulière. Il y a un parvis assez grand. Entre la sortie du métro et la gare, une partie de la place fait un peu no man's land, avec ses barrières et les militaires en faction. Il faut absolument traverser cette zone pour accéder à la gare et c'est dans cette zone que nous nous asseyons sur une marche pour faire le point.
Je suis dépitée. Je sais que nous revenons à Beijing en fin de séjour mais ce sera les vacances de début octobre des chinois. Aucune chance d'y aller en train à ce moment-là. Il reste l'option des circuits à la journée proposés dans beaucoup d'hébergements. Mais la grande muraille sera alors surchargée et ce ne sera sans doute pas très agréable voire carrément oppressant. Je suis vraiment dépitée. P essaie de me remonter le moral et m'assure qu'on ira en revenant en fin de séjour, que l'affluence ne sera pas si terrible si on choisit un autre site. Mais je suis têtue et j'avais repéré que l'on pouvait descendre en luge d'été de la muraille au bas du site à Badaling, ça me tentait vraiment beaucoup.
Une chinoise s'assoit à côté de nous et nous pose quelques questions, presque timidement. Puis elle nous explique qu'ils sont un groupe à partir à Badaling en minibus et qu'ils cherchent d'autres personnes pour le remplir. Nous demandons plus de précisions, horaire, heure et rendez-vous pour repartir. Et puis le tarif. Nous avions regardé le tarif de l'excursion proposé par l'hôtel et le tarif annoncé est bien moins cher. Je ne peux plus vous dire le prix exact mais vu notre situation, c'était très correct. On lui demande quelques minutes de réflexions. On décide rapidement de se lancer, on est au début du séjour, si on doit se faire avoir autant que ce soit tout de suite ! On se dit qu'au pire si ça ne se passe pas très bien, on en rira plus tard.
Nous lui signifions notre accord et elle nous demande de la suivre. On redescend dans les souterrains du métro et elle nous demande d'attendre à côté d'un couple et leur petit garçon. Nous ne sommes pas loin des rabatteurs qui crient. On comprend alors que la jeune fille qui était venue nous trouver est avec eux. On espère ne pas attendre trop longtemps au milieu de ces cris. Finalement 3 jeunes filles sont intéressées au bout d'un quart d'heure, ça n'aura pas été trop long.
Nous sortons des souterrains, traversons n'importe comment deux grosses avenues et un échangeur au pas de course et nous nous retrouvons devant le mini-bus. Nous nous installons tous et là stupeur, la jeune fille ferme la porte de l'extérieur et nous démarrons. Nous sommes seuls au milieu de chinois ne parlant pas un mot d'anglais... C'est parti ! Euh, en fait non, on se retrouve assez vite dans une circulation dense, nous passons par de grandes avenues puis montons sur une autoroute et nous roulons au pas dans les bouchons.
Les abords de la gare du nord
On mettra près de 3 heures pour arriver, observant d'autres portions de la grande muraille de temps en temps depuis l'autoroute la dernière demi-heure. On se rendra compte pendant le trajet qu'en fait il fait beau, le gris de Pékin n'était que de la pollution. Il y en aura encore un voile une fois arrivé à la grande muraille.
Le chauffeur nous dépose sur un parking au milieu de boutiques à 200 mètres de la gare de Badaling. Il veut nous encaisser la totalité de l'excursion de suite, nous voulons ne payer qu'une partie. Nous voulons être sûr qu'il nous ramène à Beijing et lui a peur que nous rentrions d'une autre manière. Les traducteurs des téléphones font des allers-retours. Tout le monde nous regarde. Finalement, le père de famille chinois s'en mêle et le chauffeur accepte que nous ne payions qu'un peu plus de la moitié de la somme due, le reste lui sera remis au moment du retour. On nous réécrit l'heure de rendez-vous sur un papier, on nous fait de grand signe pour nous indiquer que ce sera ici. Nous suivons la famille chinoise et les 3 jeunes filles puis arrivons sur la route principale. Je me repère sur mon smartphone et nous prenons la tête du groupe qui marche très doucement. Au bout d'un peu moins de 30 minutes à un bon rythme, nous arrivons sur le site.
Il y a beaucoup de monde, les parkings sont pleins. Il faut emprunter une allée avec boutiques, street food et fast food pour se rendre au guichet pour acheter les billets. On a un peu la sensation d'arriver à un parc d'attraction. Nous avons faim et tentons le KFC, pas bon du tout. P se rabat sur la street food mais pour l'instant je n'ose pas, j'aimerai y aller en douceur et éviter d'être malade.
Nous avons décidé de monter en téléphérique (pour gagner du temps et pour faire comme les chinois), de nous promener sur la muraille et redescendre à pied. Il y a un peu de monde en arrivant au téléphérique (à la fin du voyage, on aurait trouvé qu'il n'y avait personne). Ça avance vite, 15 minutes plus tard nous sommes sur la crête.
Il y a un monde fou autour de l'arrivée du téléphérique. Nous nous retrouvons assailli de demande de photographies et selfies. Sans compter ceux qui n'osent pas et se prennent en photo avec nous en arrière-plan. On arrive finalement à monter une portion raide de la crête vers une tour. A partir de là 80% des visiteurs font demi-tours, pareil de l'autre côté. On respire (dans la pollution) et nous pouvons enfin admirer la vue sans se faire déranger.
Vous remarquerez sur les photos, quelques panneaux d'interdictions et de règles de bon sens. Ce sera le cas sur beaucoup de sites touristiques, mais les conseils ou interdictions sont rarement respectés.
La portion de la grande muraille de Badaling est restaurée mais ne l'a pas été de manière très fidèle. Par contre la portion est assez longue, on peut s'y promener un moment, ce que nous faisons. Nous repartons dans l'autre direction pour redescendre vers les parkings, évitons la sortie du téléphérique et continuons notre balade sportive sur la grande muraille. Il n'y a pas de portions plates, ça monte ou descend, souvent de manière abrupte. Le sol est en pavé, ça ne doit pas être évident sous la pluie ou la neige.
Nous voyons la luge d'été qui permet de rejoindre le haut de la rue avec les boutiques. En fait c'est type toboggan sans vue, il est fermé mais du coup je n'ai pas de regret, je préfère descendre à pied. Nous arrivons finalement dans un fortin, lui aussi restauré, avec bars et terrasses. L'heure est bien avancée, nous ne monterons pas de l'autre côté de la petite vallée où il n'y a personne. Il faut que nous retournions à notre parking éloigné en marchant le long de la route.
Nous notons le soulagement de notre chauffeur quand nous arrivons. Il se dirige tout de suite vers nous d'un air décidé. Je lui sors le reste du prix convenu avant qu'il ne nous atteigne. Un grand sourire apparaît sur son visage. Nous comprendrons au fur et à mesure du voyage qu'une entente sur un prix et/ou une prestation équivaut à une parole donnée. Ne pas respecter sa parole c'est perdre la face, ce qui est terrible pour les chinois. Notre réaction de touristes qui viennent de débarquer n'a pas été très respectueuse, ce que nous regrettons.
Nous attendons les 3 jeunes filles qui sont en retard et retournons à la gare du nord de Beijing, toujours dans les bouchons et la pollution.
Nous arrivons assez tard et sommes fatigués. Nous reprenons le métro vers notre hôtel où nous prendrons l'apéritif dans la cour très agréable. Puis nous retournerons dans le restaurant qui a tant enchanté P hier soir. Après avoir également testé, je vous confirme que c'est très bon. Le restaurant se situe à l'angle de Deshengmen Inner Street et l'une des entrées du hutong où se situe la Red Lantern House.
Après cette première journée à Beijing, nous commençons notre circuit. Toujours en métro, nous allons à la gare de l'ouest (Xizhan). Elle est beaucoup plus grosse que la gare du nord. Il y a beaucoup de monde devant, également pas mal de militaires, surtout en transit.
J'en profite pour expliquer le fonctionnement des trains rapides en Chine.
Pour rentrer il faut montrer patte blanche, d'abord les rayons X, puis contrôle des billets et enfin contrôle d'identité. Cela se passe très vite, on voit que tout le monde a l'habitude. Puis on se retrouve devant un panneau assez impressionnant.
Nous prenons alors le temps de regarder en détail. Sur nos billets, l'heure et le numéro de train (une lettre suivie de chiffres) sont clairement visibles. Nous déduisons que le dernier chiffre de la ligne correspond à ce qui est indiqué en-dessous sur les panneaux bleus comme waiting room. C'est bien ça. Dans la waiting room (c'est le même principe pour toutes les grandes gares, sinon il n'y en a qu'une), il y a des sièges et une boutique. Les informations du
Les informations défilent en chinois et en anglais. Peu de temps avant l'heure de départ prévu, un employé vient à côté des portiques, les déverrouille et reste en cas de souci. Nous passons donc les portiques et descendons sur le quai (ce sera très souvent en escalator).
Là il faut se placer au bon endroit en fonction de son numéro de voiture. Ils sont indiqués au sol et tout le monde se place l'un derrière l'autre dans l'ordre d'arrivée. Le principe est simple, on monte par l'arrière du wagon et on en descend par l'avant. On ne se croise pas. Dans les gares non plus d'ailleurs. Soit ce sont des étages distincts pour les départs et les arrivées. Soit on envoie les partants sur le quai, puis on bloque l'accès aux couloirs jusqu'à ce que le train arrive, et là ce sont les arrivant qui empruntent une partie du même couloir. C'est extrêmement rapide et efficace.
Pour info, nous voyageons en classe la moins chère dans ces trains, de mémoire le terme exact est second class. Dans les wagons, les sièges (3 et 2) sont tous tournés du même côté. Il y a beaucoup d'espace, c'est très confortable.
Il y a une hôtesse pour 2 ou 3 wagons, elle vérifie que les bagages (zones spéciales en bout de wagon) ne gênent pas, que les toilettes sont propres (turques et occidentaux), qu'il y a de l'eau chaude de disponible. Car il y a des distributeurs d'eau chaude pour se faire un thé ou des box lyophilisées que l'on trouve partout. Il y a aussi un panneau lumineux qui indique la prochaine gare et la vitesse actuelle, en chinois et en anglais.
Lors d'un trajet, un groupe de chinois a demandé à une hôtesse que l'on tourne leurs sièges pour qu'ils se fassent face, s'en est suivi une partie de carte à 6. Il faut être conscient que même sur les trains rapides, plus haut de gamme, il y a du bruit. Les chinois y regardent beaucoup de films ou clips sur leurs smartphones et tablettes mais sans écouteurs. Ils ont tous le son à fond.
Nous n'avons pas eu un seul trajet sans personne qui fasse cela dans le wagon. Si vous êtes sensibles à ça, prévoyez des boules quies. Un ou deux cinéphiles dans le wagon ne dérange pas. Mais pendant un trajet, les 3 passagers de la rangée devant nous regardaient chacun un autre film. Une sacrée cacophonie !
Dernière info concernant les trains rapides, les nouvelles gares se situent parfois à l'extérieur des villes, parfois au milieu de rien (pour combien de temps ?). Ce qui est le cas à Pingyao où nous arrivons. En sortant de la gare, nous ne sommes pas surpris du voile de pollution présent, il nous a accompagné pendant tout le trajet.
Devant la gare, il y a une file de taxi. Très peu de personnes s'y dirigent alors que nous sommes loin de la ville. Les guides nous indiquaient la présence d'un bus pour rejoindre le centre-ville, mais nous n'avons trouvé aucune indication. Un chauffeur de taxi trouve le courage de venir nous voir, le dialogue est laborieux. L'un de ses collègues vient à son aide et arrive à nous faire comprendre qu'il ne peut pas nous déposer devant l'hôtel en zone piétonne. Il nous déposera à la porte des fortifications la plus proche. Le tarif annoncé nous paraît un peu cher, mais les chauffeurs sentent bien que nous n'avons pas vraiment d'autres solutions.
On fait semblant de partir à pied, le tarif baisse un peu et on accepte leur proposition. Le taxi est très vétuste. En 5 minutes, nous sommes devant le rempart. Impressionnant, on ne s'attendait pas à ça.
Pingyao a un centre-ville historique entouré de remparts très bien préservés. La ville est classée à l'Unesco depuis les années 1990. Les rues sont étroites et pleines de maison traditionnelles. La ville était très riche grâce à l'obtention d'un monopole impérial sur le sel lors du règne de la dynastie Ming. C'était un centre financier de premier ordre malgré sa petite taille.
Notre hôtel, Qiaojia Zhuangyuan, est sur la rue piétonne hyper touristique de la tour du tambour. Nous cherchons son enseigne, on ne voit rien d'autre que des boutiques et des restaurants. Je sors le smartphone mais rien de visible si on se place au niveau du repère. On avance de quelques mètres et je repère une cour intérieure dans le fond d'un restaurant qui ressemble beaucoup aux photos de la cour de l'hôtel. On rentre donc dans le restaurant avec nos valises, il n'est pas loin de midi. On nous montre une table. Personne ne parle un mot d'anglais. A force de mime, ils comprennent que nous venons pour l'hôtel. Je sors alors mon passeport et il trouve mon nom sur le registre.
Nous avons réservé une chambre traditionnelle, avec un matelas sur un Kang (socle en brique). A l'origine, le socle était chauffé et la famille vivait beaucoup dessus en hiver. La journée, ils y installaient des tables basses pour travailler. C'est assez spécifique à la région.
Nous repartons dans la rue de notre hôtel pour trouver un endroit où déjeuner. Ce sera très facile vu le choix à disposition. J'aime vraiment l'ambiance de la ville qui a un certain charme malgré le côté ultra-touristique de quelques rues.
La tour du marché
P m'annonce qu'il doit retirer des espèces. Le distributeur le plus proche est à l'extérieur des remparts. Nous y allons tranquillement en observant des scènes de vie. P apprécie beaucoup les scooters électriques et leurs passagers.
Le distributeur de saucisses
Nous voici au distributeur de l'autre côté des remparts. Ils sont vraiment magnifiques. Nous retournons vers l'hôtel en flânant. Nous longeons l'arrière des remparts. Les panneaux ne sont pas rassurants !
Les rues sont moins pimpantes que du côté touristique, j'apprécie beaucoup cette balade.
On a conclu que ce panneau signifie : si une voiture débarque, mets-toi vite sur le côté !
Puis nous avons été interpellés par des locaux qui nous ont fait signe de rentrer dans un complexe/maison pour faire des photos. Nous avons compris que nous pouvions y rentrer et nous promener. Bien entendu, l'un d'eux a tenté de nous accompagner et de nous prendre en photo avec notre appareil. Nous lui avons fait signe que cela ne nous intéressait pas. Il nous a néanmoins accompagné discrètement jusqu'au bout en nous montrant quelques détails et en nous montrant le chemin. Nous lui avons laissé quelques yuans en sortant, sans lui nous n'aurions pas vu autant de choses.
Nous nous baladons encore un peu et décidons de passer à l'hôtel boire l'apéritif dans la cour puisque nous sommes à 2 pas. Pour les amateurs de bières, sachez qu'à Pingyao, comme dans certaines autres zones en Chine, on ne trouve que de la bière très légère (de 2.5 à 3.5 degrés max). Finalement nous choisissons la facilité, puisque le personnel est sympathique, nous mangeons dans leur restaurant.
Juste à côté de l'hôtel, il y a un salon de massage pour les pieds. Durant le repas nous voyons pas mal de chinois y aller. Après nous être renseignés sur les tarifs, nous décidons de tenter. Nous avons beaucoup ri après coup, mais pendant le massage, nous avons énormément souffert. Nos deux masseuses avaient environ 50 ans et papotaient tranquillement en nous massant, mais elles n'y allaient pas de main morte. Nous leur avons demandé d'aller moins fort, mais quelques minutes plus tard c'était reparti … Nous nous retenons de nous dandiner sur nos sièges. P a dû improviser un ordre de STOP quand j’ai eu finalement trop mal avec un mouvement particulier. Sérieusement, sur le coup, ça peut faire franchement mal. Nous sommes sortis en marchant doucement pour retrouver nos sensations. Ce qui est certain, c'est que la circulation sanguine de nos jambes avait bien été stimulée ! Nous faisons une dernière balade nocturne et quelques photos, puis nous rentrons reposer.
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de notre nuit. Nous étions prévenus, les matelas des Kang sont durs, très durs. Mais dans les faits, on a plutôt l'impression d'être sur une planche de bois, impression confirmée le lendemain matin. E plus de ce super confort, P a été dérangé par un bruit de goutte à goutte. Il paraît qu'il a ouvert et fermé tous les robinets de la salle de bain pour trouver d'où venait le souci. Il a finalement trouvé en ouvrant une trappe (pour vous dire à quel point il était obsédé). En fermant un robinet qu'il a supposé être l'arrivée d'eau de l'étage supérieur, plus de bruit. Mais les chinois se lèvent tôt, très tôt, et il ne sait pas si les chambres de l'étages supérieures sont occupées ou non. Il essaie de dormir mais a peur de se retrouver face à des chinois furieux de ne pas avoir d'eau. Il met donc son réveil à 5h pour rouvrir le robinet. Très courte nuit pour lui alors que je dormais sur mes deux oreilles !
J'en profite pour expliquer le fonctionnement des trains rapides en Chine. Pour rentrer il faut montrer patte blanche, d'abord les rayons X, puis contrôle des billets et enfin contrôle d'identité.
C'est valide pour toutes les gares, même si sans trains rapides.
Cette gare de Ximen est peut-être particulière, mais pour toutes les gares ferroviaires (23) que j'ai fréquentées, il y a un système de filtrage à 3 niveaux :
- niveau 1 : accès à la gare par un contrôle identité + rayons X (bagages) + portique et fouille corporelle. Cela se fait avant même d'entrer dans la gare, laissant un espace plus ou moins vaste devant la gare. Pour la récente gare ferroviaire de Kuqa (Xinjiang), ce contrôle intervient à près de 800 m de la gare. Distance qu'il faut alors parcourir à pied avec ses bagages dans des couloirs délimités par des barrières de sécurité.
- niveau 2 : accès au hall des départs avec les mêmes contrôles qu'en niveau 1 (au cas où le niveau 1 n'a pas bien fait son boulot) + contrôle du billet (avec rapprochement billet x identité, avec parfois pour l'étranger prise en photo des 2 associés). Accès séparé pour la billetterie, parfois avec contrôle d'accès.
- niveau 3 : accès au quai depuis la salle d'attente. Contrôle automatique billet, visant à s'assurer que la personne embarque bien le train adéquat. En gare de Wuwei (Gansu), il y avait aussi un contrôle automatique d'identité (encore manuel pour les passeports), et celui qui me précédait s'est vu refuser l'accès. Je ne sais ni pourquoi, ni ce qu'il est devenu.
En sus, contrôle d'accès au wagon.
Cela se passe très vite, on voit que tout le monde a l'habitude.
Cela dépend de la gare et de l'horaire. La gare de Xi'an en heures de pointe, ce n'est pas si fluide. Et en période de congés, les files d'attente peuvent être impressionnantes. Et ce que j'ai vécu n'était pas une Golden Week, juste quelques jours précédents la rentrée universitaire fin août.
En période normale, il est recommandé de se présenter au moins 30' avant le départ.
Nota : les filières de sortie sont séparées des entrées, c'est la même logique que dans les aéroports, à titre de sécurité. Dans le cas d'un transit, il faut d'abord sortir de la gare (contrôle d'identité en sortie dans le Xinjiang et à Dunhuang) et entrer à nouveau dans cette gare. Il faut alors prévoir une bonne marge en cas de changement de train. Sauf dans les gares où a été conçu un transit direct des sorties vers les entrées (prévu dans certaines gares avec trains à grande vitesse).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Quel beau carnet !
Et, quelque fois, il n'y a pas de hasard
car il me prolonge le plaisir et le charme du film(*) que j'ai vu hier au soir
Pas mal de sequences dans divers types de trains et,
une particulierement en exterieur, où la dimension de la gare m'interpellais
(Merci aussi a FabGreg pour les explications)
Dernière info concernant les trains rapides, les nouvelles gares se situent parfois à l'extérieur des villes, parfois au milieu de rien (pour combien de temps ?). Ce qui est le cas à Pingyao
(*) Film que certains trouverons ennuyeux par sa lenteur (voulue)
Alors qu'il s’agit d'une superbe peinture entre traditions populaires et modernité
ash is purest white / les éternels (Jiang hu er nü)
pendant le massage, nous avons énormément souffert
Le massage des pieds est l'idéal pour se remettre d'une journée de fatigue
Vous avez fait un bon choix
🙂
Merci beaucoup pour les encouragements. Je note les références du film, il pourrais bien me plaire.
Je n'ai pas été convaincue par le massage mais je retenterai quand même à l'occasion 😉
Nous, enfin je car P ne fait que somnoler, sommes réveillés à 6h30 par des chinois qui discutent, assez fort, juste devant notre porte. P a un coup de chaud mais non ils rigolent. A priori, personne n'a été incommodé par les manipulations nocturnes de robinets de P.
Nous nous levons tranquillement et allons boire un café dans la cour. Nous demandons, avec l'aide du traducteur, à la serveuse si elle peut nous commander un taxi. Elle nous parle en chinois mais, bien évidemment, nous ne comprenons pas. Je finis par sortir mon billet de train. Elle le regarde et nous fait signe que c'est bon. Mais elle n'appelle pas de taxi. Une autre employée passe par là et nous explique, entre gestes et trois mots d'anglais que c'est bon elle nous emmène gratuitement à la gare.
Elle téléphone et nous répète régulièrement ok pendant 5 minutes. Finalement, un homme arrive, nous salue et prend rapidement un café. Puis il prend ma valise et nous fait signe de le suivre. Nous traversons alors pas mal de cours intérieures et de couloirs à sa suite, passant à côté de personnes se préparant à manger. Puis nous arrivons dans une dernière cour où est garé la voiture et partons vers la gare largement dans les délais. Nous avons vraiment regretté de ne pas avoir pu plus communiquer avec le personnel très sympathique de cet hôtel.
Nous prenons donc le train vers Xi'an où nous arrivons un peu avant midi. La gare est également éloignée du centre-ville mais il y a un métro, encore une fois facilement utilisable. Nous avons pris une chambre double dans une auberge de jeunesse, Xi’an See Tang Hostel, à l'intérieur des remparts. La station de métro la plus proche est juste à l'extérieure de l'enceinte. La sortie du métro est donc très agréable, sur une esplanade avec d'un côté les remparts, de l'autre des bâtiments modernes.
Nous rentrons dans la partie de la ville entourée par les remparts. C'est une véritable ville moderne, avec beaucoup de circulation. Il faut dire que les remparts sont immenses, 12m de haut pour 14 km de circonférence. Nous arrivons à notre auberge dans une petite rue piétonne moins moderne avec pas mal de commerces.
La chambre est encore une fois déjà prête, nous grimpons les trois étages d'escaliers étroits et sortons sur le toit plat. Les chambres doubles y sont installées dans de petits blocs. C'est très original, par contre elles ne sont pas très grandes et ont de grandes baies vitrées. Du coup, soit on tire les rideaux et on est dans la pénombre, soit on voit le voisin d'en face. Nous avons eu de la chance car la chambre en face n'était pas occupée. Nous allons côté rue, un bar a été aménagé sur le toit.
Nous décidons du reste du programme du jour. Aller dans le quartier musulman (hui) et visiter la grande mosquée ou faire une balade sur les remparts et dans la ville. On décide d'aviser plus tard et de partir manger. On arrive au niveau de la tour du tambour qui est située au centre du périmètre des remparts, au milieu d'un énorme carrefour, avec en plus des travaux.
Nous sommes à côté d'un centre commercial, il y a un monde fou. Pour traverser la place nous empruntons les passages souterrains de l'entrée au métro. La foule est encore plus dense. On se croirait à la sortie d'un stade ou d'un concert.
P est un peu échaudé par la foule, nous partons en balade dans le quart nord-est moins touristique du carré des remparts. Effectivement, c'est beaucoup moins touristique, il n'y a pas vraiment d'intérêt à y déambuler, si ce n’est de découvrir le quotidien d’un quartier résidentiel hors des circuits touristiques.
Nous allons alors vers les remparts pour y monter et voir la vue sur la ville en empruntant une grosse avenue. Nous tombons sur une animation pour un commerce, des policières perdues au milieu de la circulation et un policier dans le vent.
Ça y est nous sommes au pied de la porte nord des remparts. Il ne reste plus beaucoup de temps (30 minutes je crois) avant l'heure de fermeture mais l'employée au guichet nous assure que la porte ouest n'est pas loin et que nous avons largement le temps d'y aller à pied. On monte donc rapidement sur les remparts. Nous sommes, encore une fois, surpris par leurs démesures. A leur sommet on trouve une route pavée large d'une dizaine de mètres. On y a croisé beaucoup de vélos, quelques tandems et même des voiturettes électriques !
Nous marchions plein ouest au début, ce qui nous a permis de bien admirer le coucher de soleil dans la pollution, avant son véritable coucher. Je vous laisse juger.
Vue sur l'intérieure de la ville avec le policier dans le vent
Nous mettrons près 1h30 pour arriver à la porte ouest. En marchant à un bon rythme les dernières trente minutes. Nous sommes donc arrivés bien après l'heure officielle de fermeture des remparts. L'employée au guichet avait une vision très personnelle du temps nécessaire. Il y avait vraiment une trotte. P a très mal aux pieds, il n’en peut plus et peste de tout son cœur contre l’employée. Heureusement, nous n'étions pas seuls sur le chemin, ce qui nous a pas mal rassuré. A la fin, nous n'étions plus que quelques piétons.
En descendant des remparts, nous ne sommes pas loin du quartier musulman et de ses échoppes renommées de nourriture. Nous y filons sans hésiter. P veut tenter la fondue chinoise, il a repéré une adresse dans l'un des guides. Nous y allons et nous installons. Le restaurant est plein. Les serveurs sont très avenants, l'un d'eux se dévoue pour nous mimer le degré d'épices des sauces et le fonctionnement des accompagnements. En fait, on commande un bain plus ou moins piquant, on se lève et on se sert en boissons, sauce, légumes, viandes, poissons, … Chaque prix est clairement indiqué, les légumes, viandes et poissons sont présentés sous forme de brochettes, plus au moins longues pour faciliter les comptes. Il y a même du surimi encore sous film plastique en brochette ! Chaque table a une plaque de cuisson et l'on règle soi-même l'intensité.
Dans sa hâte, P commet une erreur et prend une herbe, de la coriandre, qu'il n'aime pas du tout. Bien entendu, il en met un bon bouquet dans son bain qui en prend immédiatement le goût. Il finira par utiliser mon bain non épicé, dépité ! Verdict, je m'étais rendu compte que je n'étais pas emballée par la fondue chinoise à Dubaï, en suivant déjà les recommandations d'un guide de voyage. J'ai laissé le bénéfice du doute à une erreur du guide et j'ai suivie P pour faire un nouvel essai en Chine. Le verdict est sans appel, la fondue chinoise, ce n'est pas mon truc. P n'est pas fan non plus et nous ne mangeons pas beaucoup. Le prix est très léger.
Ça tombe bien, nous ne réalisions pas le potentiel de cuisine de rue du quartier. On le découvre très vite en s'enfonçant dans le quartier. Il y a énormément de monde, on avance au pas entre 2 rangées de stands de nourritures. Parfois un deux roues essaie de se frayer un chemin. Qu'avons-nous manger ? Aucune idée de ce que c'était exactement, mais il y a eu des raviolis et des brochettes diverses, tous très bons. Nous avons également mangé des espèces de beignets sucrées fait-minutes excellents et du jus de grenadine à tomber. C'est une escapade gustative à ne pas louper malgré la foule.
Les fameux beignets
Nous passons à côté de la tour de la cloche très bien éclairée. Juste à côté une grande concentration de télescopes type Dobson sont tournés vers la Lune. On est dubitatif de la qualité de l'observation en pleine ville à côté de gros projecteurs.
Nous repassons à côté de la tour du tambour cette fois-ci éclairée. Dans l'une des rues calmes que nous empruntons pour rentrer nous coucher, nous observons cette jeune fille. Elle semble elle-aussi bien fatiguée.
Nous avons décidé de faire l'impasse sur la visite du tombeau avec l'armée de terre cuite. J'ai vu quelques statues dans les années 1990 lors d'une exposition en Europe et P ne s'y intéresse pas plus que ça. Comme j'ai l'intention lors d'un prochain voyage de faire un bout de la route de la soie en partant ou en arrivant à Xi'an, nous le visiterons peut-être à ce moment-là.
Nous avons préféré visiter l'une des montagnes sacrées de Chine, le mont Huashan. Pour y accéder, il suffit de prendre un train rapide depuis Xi'an (30 minutes), puis une navette jusqu'à l'entrée du parc. Notre auberge de jeunesse proposait une excursion là-bas à la journée. Nous avions prévu de dormir sur place et c'est, à notre avis, la meilleure façon de profiter du site.
Une fois arrivés à la gare, nous avons loupé la navette pour aller à l'entrée du parc. Pour ne pas perdre de temps, nous décidons de déjeuner malgré l'heure matinale, dans un des petits restaurants en face du parvis de la gare. Cela nous prend 45 minutes et quand nous avons terminé, toujours pas de trace de la navette, que personne d'autre que nous ne semble attendre. Nous sommes sollicités par un taxi. Encore une fois, il n'a pas de compteur, mais le tarif proposé est correct. Comme nous dormons dans un hôtel pas loin de l'entrée du parc, cela nous évitera de marcher avec les valises.
Personne ne parle un mot d'anglais à l'hôtel, Jingyan Hotel. La communication est laborieuse même avec le traducteur, on sent les employées de l'accueil très mal à l'aise. Après quelques minutes, elles se détendent et nous adresseront toujours de grands sourires quand nous les croiserons. Encore une fois, la chambre est déjà prête. L'hôtel est grand, un peu du genre chaîne hôtelière. Pour la première fois du séjour, je n'ai pu éviter une spécialité chinoise : la salle de bain vitrée. Sympathique vision que celle de sa moitié sur les WC quand on lit dans le lit. 😮 J'exagère, ici ce n'est qu'une vitre et il y a un store. Je vous rassure, la pose est prise pour la photo.
On ne change pas une équipe qui gagne. On pose les valises et on part à pied dans la direction indiquée par les jeunes femmes de la réception pour l'entrée du parc. 10 minutes plus tard nous y sommes. Nous prenons nos billets d'entrée et le billet pour le téléphérique ouest. On passe des portiques qui prennent nos empreintes digitales. P me dit que c'est pour nous identifier en cas de chute du haut des falaises. C'est sans doute vrai et j'y penserai longuement à plusieurs reprises pendant la journée.
Le mont Huashan est l'une des cinq montagnes sacrées de Chine. Il est aussi connu sous le nom de grande montagne de l'ouest. A son sommet, il y a 4 pics différents. Il est situé dans un parc national classé. Il y a de nombreuses falaises et beaucoup d'escaliers. Conseil perso à ceux qui ont un fort vertige : s'abstenir ! On peut monter à pied en haut du pic sud à 2150m depuis la plaine.
Nous avons choisi de prendre le téléphérique ouest, le plus long et le plus impressionnant, pour arriver du côté des pics les plus élevés. Si nous avons le temps, nous avons prévu de descendre la crête vers le pic nord et de redescendre dans la plaine, à pieds ou en téléphérique, par le côté nord.
Après avoir passé les portiques d'entrée dans le parc, nous devons prendre une navette vers la gare de téléphérique, puis marcher environ 1 km. Là on voit le départ du téléphérique et l'on se dit qu'il n'a pas l'air si terrible.
En fait si. Et ça dure longtemps. Très longtemps. Surtout quand on a un peu le vertige. Pour vous expliquer la série de photos qui suivent : on monte, on redescend, on traverse une vallée (les trois points blancs en bas sont des maisons) et on remonte au-dessus des nuages...
Nous voici maintenant sur la montagne. On en prend plein les yeux. Mais il y a du monde. Certains inconscients sont en chaussures de ville ou escarpins. Comme à leurs habitudes, les chinois en groupe parlent forts et peuvent bousculer un peu. Certains prennent des risques inconsidérés pour avoir de belles photos à côté du vide. J'ai des fourmis dans le ventre rien qu'à les voir. Les « chaînes de sécurité », à hauteur de cuisse pour les plus hautes, sont pleines de cadenas. La cohue ambiante à certains endroits est oppressante avec le vide omniprésent à côté. Les touristes locaux semblent n’avoir aucune conscience du danger. P n’avait peut-être pas tort quant aux empreintes digitales, il y a des accidents tous les ans. Ce n’est pas étonnant vu la prise de risque de certains !
Nous parcourons les pics de l'ouest et du sud. P hésitait ce matin à faire un parcours avec baudrier à flanc de falaise depuis le pic sud. Il renonce avant même d'arriver au départ. Vu la hauteur des chaînes de sécurité, je n’ai aucune confiance dans la qualité de leur baudrier, je suis rassurée. Nous décidons de faire le parcours jusqu'au pic nord situé 500 m plus bas. En fait, il ne s'agit que d'escaliers, très souvent face au vide. Nos genoux souffrent. Comparé aux pics ouest et sud, il n'y a plus grand monde sur le chemin. Nous admirons des paysages à couper le souffle.
Zoom dans l'escalier de la photo précédente !
J'ai vraiment eu à plusieurs reprise le vertige de manière prononcée durant cette descente alors que je ne suis pas très sensible. Peut-être que c'est une meilleure idée de faire le même parcours en sens inverse, ça éviterait d'être autant face au vide et soulagerait les genoux.
En arrivant à la station de téléphérique, il y a foule. Vu l'heure assez tardive, nous décidons de prendre nos billets et de descendre de cette manière. Nous n'aurions effectivement as eu le temps de descendre avant la tombée de la nuit. Mais nous avons fait près d'une heure et demi de queue pour le téléphérique.
Arrivés dans la plaine, des navettes ramènent à l'entrée du parc, traversant la zone avec les hôtels. Nous descendons au premier arrêt, pas sûr de nous. P a repéré des chaises en plastiques et des tables devant un commerce et espère y prendre l'apéro, ce que nous ferons. Nous marchons ensuite dans la nuit le long de la route jusqu'à notre hôtel. Pas facile de se repérer, je suis obligée de sortir mon smartphone.
Nous arrivons à destination sans avoir vu un seul restaurant. Nous allons donc directement à celui de l'hôtel. Il n'est pas 20h et ils sont en train de fermer. Mais, toujours en chinois/gestes/traducteurs, ils nous font comprendre que l'on peut rapidement commander un plat. Ce que nous faisons sans nous faire prier. Nous sommes vite servis. Les serveurs et les cuisiniers s'installent ensuite dans la salle et prennent leur repas. Plusieurs fois l'un d'eux se lève et vérifie que tout se passe bien pour nous. J'étais gêné, mais à aucun moment nous n'avons senti que nous les dérangions.
A 20h30, nous étions dans notre chambre, épuisés mais contents d’être venu ici.
Beaucoup de temps passé dans les transports aujourd'hui. Tout d'abord, nous prenons des trains rapides jusqu'à Changsha. Je ne me souviens plus si nous avons fait un ou deux changements, mais c'était rapide et efficace. J'en profite pour vous mettre quelques photos d'ambiance.
Une fois arrivés à Changsha, ça se complique. Déjà en sortant du quai, nous passons les portiques et apercevons un enfant, d'environ 5 ans, en train de pleurer seul de l'autre côté. Personne ne le regarde, ne réagit. Je m'arrête et en parle à P. Il me demande ce que je veux faire : nous ne pouvons pas repasser le portique pour aller le voir, nous ne parlons pas sa langue et il n'a peut-être jamais vu d'occidentaux. Le temps de m'expliquer ça, une chinoise s'est arrêtée auprès de l'enfant et lui parle. Je suis rassurée. En racontant cette anecdote à un expat de Beijing en fin de séjour, il nous dit que personne ne s'arrête dans ce genre de situation. A priori, il y a parfois des arnaques qui commencent de cette façon. Info ou intox ? Je n'en ai aucune idée.
Nous voulons prendre un bus jusque Zhangjiajie. Nous avons le nom de la gare routière et nous savons que nous pouvons la rejoindre en métro. Mais, détail embêtant, nous ne connaissons pas le nom de la station de métro. En sortant prendre l'air devant la gare, nous voyons des bus. Je tourne un peu pour essayer d'obtenir des informations sur les destinations. Mais finalement, pour Zhangjiajie, on nous confirme qu'il faut aller à la gare routière.
Nous descendons alors dans le métro. Nous ne voyons pas de guichet. Nous faisons alors quelques minutes de queue devant les automates pour les billets. Quand vient notre tour, il y a une indication pour les stations qui desservent les gares ferroviaires mais pas pour la gare routière. Il y a un peu de monde et il faut rentrer la station de destination pour les billets à l'unité. Nous annulons la transaction et laissons notre place, le temps de réfléchir à comment trouver l'information.
L'homme derrière nous a observé notre manège. En prenant sa place à l'automate, il nous demande si nous avons besoin d'aide en anglais. Nous lui expliquons la situation rapidement. Il ne peut pas nous répondre. Tout en prenant son billet, il demande à la cantonade si quelqu'un peut nous donner le nom de la station que nous cherchons. Plusieurs réponses fusent. Il prépare alors les billets dont nous avons besoin sur l'automate et nous laisse la place pour le règlement. Il nous attend et nous accompagne sur le quai. Il redemande confirmation à un employé qui se trouve là, puis nous remontre le nom de la station sur un panneau. Nous le remercions chaleureusement. Nous avons gagné beaucoup de temps grâce l'intervention de cet anglophone.
Une fois dans le métro, ceux montés au même endroit que nous nous observent, et ils nous font de grands signes à l'approche de notre station. Nous faisons de grands sourires et articulons nos plus sincères « xiéxié » (merci).
A partir de là, la gare routière est très bien indiquée dans les souterrains et nous trouvons facilement les guichets pour prendre nos billets. Nous avons une heure d'attente, puis 4h de trajet. Nous sommes partis vers 8h ce matin et le soleil ne va pas tarder à se coucher. La journée commence à être longue. Pour tromper l'attente, P se prend un truc à grignoter dans l'un des stands de la gare routière.
La gare est moderne, avec une zone ouverte au public avec les guichets, quelques commerces et des sièges. Puis on passe les traditionnels contrôles des bagages, papiers et billets et on se retrouve dans une zone qui dessert des portes d'embarquement vers les quais, situés tout autour du bâtiment. Quand l'heure d'embarquer arrive, le bus ouvre simplement sa porte et le chauffeur contrôle les billets pendant qu'un employé l'aide à charger les bagages.
Finalement, l'heure passe vite et nous entrons dans le bus. Il y a de la musique chinoise en fond sonore. Je craignais une clim trop forte mais la température est très agréable. Les autres passagers grignotent beaucoup. Des poubelles toutes simples en plastiques sont disséminées dans le couloir. C'est particulier ! J'ai oublié de vous préciser que nous voyageons en grand luxe ce soir : nous sommes dans un bus Chanel !
L'arrivée à la gare de Zhangjiajie n'est pas très agréable. La gare routière est fermée. Le bus nous laisse donc sur le parking attenant. Nous n'avons pas encore récupéré nos valises que des chauffeurs de taxi nous sautent dessus. Je savais que nous arriverions un peu tard et j'ai exprès réservé un hôtel à moins de 5 minutes de marche de la gare routière. Nous refusons donc leur proposition mais ils sont plusieurs à nous entourer. Nous avons nos valises. Nous marchons vers la sortie du parking. Ils sont 2 ou 3 à nous suivre. Pour qu'il nous laisse tranquilles, je leur montre l'adresse de l'hôtel et leur dit que nous y allons à pied car ce n'est pas loin. Il répond alors que nous avons pour plus d'une heure ! Devant une mauvaise foi pareille nous accélérons le pas pour nous retrouver enfin seuls.
Je sors alors la carte pour savoir dans quelle direction partir. Mais nous ne savons pas où le bus nous a exactement laissé. P traverse la rue et demande dans un petit commerce encore ouvert en nous achetant un coca. Le commerçant nous envoie vers la gauche. Nous marchons, rien ne correspond au niveau de mon plan. Il est tard et il n'y a pas grand monde dans les parages. Finalement, nous tombons, au bout de 5 minutes, sur un autre commerçant en train de balayer son morceau de trottoir. Il ne parle pas anglais. Je lui montre l'adresse de l'hôtel et P lui demande la direction par gestes. Il nous renvoie sur nos pas. Cette direction correspond à celle que mon instinct me dictait.
C'est là qu'une voiture ralentit à notre hauteur. C'est le chauffeur de taxi qui nous a dit que nous en avions pour plus d'une heure de marche. Il nous propose à nouveau ses services. Nous l'ignorons, il roule au pas à nos côté pendant 2 minutes et s'en va. Quand nous repassons devant le commerçant qui nous a envoyé dans la mauvaise direction, il est en train de rire avec le chauffeur de taxi. Quel accueil !
Cinq minutes plus tard dans la bonne direction, nous arrivons enfin à notre hôtel, Pure and Coffee Inn. Il était petit mais très agréable. Vu de l'extérieur, on ne s'attendait pas à ça. Il y plusieurs adresses bons marchés du même genre dans le pâté de maison.
La rue de l'hôtel prise le lendemain matin, je n'ai pas de photo de la petite chambre
Nous ressortons rapidement pour retourner au coin de la rue précédente, en direction d'un stand de rue pour manger. C'est le seul endroit où manger que nous avons vu pendant notre marche. C'est très propre, bon, pas cher et surtout la famille est très sympathique. On sent qu'ils aimeraient plus communiquer avec nous. Nous échangeons pas mal de sourires et faisons un selfie avec eux à leur demande. Puis nous filons dormir.
Le lendemain matin, la ville nous parait tout de suite plus accueillante avec le soleil. Nous retournons à la gare routière. Elle est vraiment à côté. En chemin, nous remarquons des accessoires inconnus chez nous pour les deux roues.
Nous prenons nos billets de bus pour le Zhangjiajie National Forest Park. Il y a plusieurs entrées et donc plusieurs bus. Nous n'avions pas étudié la question et prenons le prochain départ. Nous en profitons pour également prendre nos billets pour notre prochaine destination demain en fin de journée : Fenghuang. Il y a très peu d'attente et environ une heure plus tard nous arrivons dans une petite gare routière. P a faim, il s'arrête dans un petit restaurant de la gare routière. Nous remarquons alors une affiche qui indique l'évaluation lors du dernier contrôle sanitaire. C'est la première fois que nous en remarquerons une mais nous les verrons presque automatiquement ensuite. Nous n'avons vu que des niveaux satisfaisants…
Nous marchons ensuite sous le soleil au milieu de nombreux hôtels vers l'entrée du parc. Nous avons l'impression qu'il n'y avoir grand monde quand nous prenons les billets d'entrées (les navettes en bus sont comprises et illimitées). Nous nous rendrons vite compte de notre erreur en attendant la navette qui nous emmène dans le parc : ils viennent tous en groupes type tour operator. On doit se faufiler pour passer et compléter une navette. Nous nous arrêtons à l'arrêt pour l'ascenseur panoramique ce qui nous permet de marcher au niveau de la base des pics. Puis nous achetons notre billet pour l'ascenseur, qui n'est pas terrible, mais permet de monter rapidement sur les hauteurs.
L'entrée du parc
Un petit mot sur le parc. Le bruit court que c'est ce lieu qui aurait inspiré James Cameron pour Avatar. C'est vrai que parfois, on pourrait s'imaginer sur Pandora. Mais en faisant abstraction des groupes très bruyants de chinois, avec leurs signes distinctifs, leurs guides avec haut-parleur, et les bousculades lorsqu'on les croise. Vous comprendrez que pour profiter des paysages, il faut prendre le moins de navettes possibles et marcher entre les points de vue officiels qui ont leur arrêt de navette. C’est ce que nous faisons en sortant de l'ascenseur panoramique, après avoir traversé une zone de boutiques de souvenirs.
Le chemin est agréable, les vues très jolies. Nous passons deux points d'intérêts et leurs groupes. Les croiser ou essayer de faire une photo à leurs abords relève du parcours du combattant. On se fait bousculer, on ne s'entend pas ! Nous nous disons que décidément, l'effet de groupe est le même partout sur Terre. Comme toujours, personne ne respecte les consignes.
Nous arrivons finalement à un pont naturel vers un pic. C'est l'embouteillage autour mais nous sommes une poignée sur le pic ! Il y a des rubans rouges accrochés partout.
Nous repartons loin des groupes. Nous trouvons un banc face à un joli point de vue calme. Mais d'un coup, plein de guêpes arrive, nous ne devons pas être loin de leur essaim. Nous fuyons vers la route et prenons une navette pour changer de coin. Le point de vue suivant est une impasse mais vaut largement l'aller-retour. En plus le soleil descend, la lumière est magnifique et nous sommes seuls pendant quelques minutes. Génial.
Nous repartons sur la route et prenons une navette pour retourner vers une porte de sortie du parc. Nous aimerions prendre un téléphérique pour redescendre vers une porte que le Lonely conseille pour arriver. On aime bien faire les choses à l'envers. Nous montrons le téléphérique sur un plan au chauffeur de la première navette, pleine à ras bord, qui passe. Il nous fait signe de monter. Quelques virages sportifs plus loin, il s'arrête et nous fait signe de descendre, ainsi qu'à un groupe de 4 chinois. Nous sommes à une intersection et attendons. Les chinois ont l'air encore plus perdus que nous ! Puis un autre bus arrive, encore plus rempli. Il s'arrête et le chauffeur nous fait signe de monter pour tous nous déposer un peu plus loin. Ils partent tous dans la même direction. Nous ne sommes pas sûr de l'endroit où nous nous trouvons. Nous décidons de les suivre. Bingo, il y a bien un téléphérique. Nous prenons nos billets et descendons. La vue pourrait être sympa, on passe au milieu des pics. Mais les vitres sont extrêmement sales et l'on ne voit pas grand-chose.
Une fois dans la vallée, nous réalisons que l'entrée est très petite. Le Lonely la décrivais pourtant l'une des entrées principales. Nous cherchons un bus mais nous ne voyons rien. Juste le bus du groupe de chinois avec lequel nous sommes descendus. Les 4 autres chinois qui étaient avec nous dans la navette monte dans leur voiture et s'en vont. Nous essayons de trouver un guichet mais nous ne voyons rien. Nous nous avançons vers un petit groupe de bâtiments à 500 mètres. Nous croisons un homme qui parle anglais et nous dit qu'il n'y a pas de bus vers Zhangjiajie. Il nous explique qu'il faut prendre un minibus ou un taxi vers une autre entrée. Mais il n'y a plus de minibus à cette heure et il n'est pas sûr que nous aurons encore des bus pour Zhangjiajie le temps d'y arriver.
Nous continuons vers les bâtiments. Nous voyons un homme qui attends près de sa voiture et nous regarde. Il nous fait signe, nous nous approchons mais il ne parle pas anglais. Finalement, à l'aide du traducteur nous comprenons qu'il nous propose de faire le taxi. Nous négocions notre retour à Zhangjiajie directement : le tarif est raisonnable, nous sommes fatigués et n'avons pas envie de prendre le risque de devoir prendre un autre taxi si nous loupons les bus à l'autre entrée.
Pourquoi ne sommes-nous pas repassés par le parc pour retourner à l'entrée par laquelle nous étions arrivés ce matin ? Le prix du téléphérique pour deux est plus élevé que le montant que nous avons payé pour retourner en ville. Le calcul était vite fait.
Il fait encore une fois nuit quand nous arrivons à Zhangjiajie. Nous retournons dîner au stand de rue d'hier soir. Aujourd'hui, il y a d'autres stands autour mais les plats semblent identiques. La famille a l'air heureuse de nous revoir. Nous rentrons ensuite nous reposer assez tôt.
Depuis les rues autour de notre hôtel, nous voyons un téléphérique. Il permet d'accéder depuis cette partie de la ville au mont Tianmen, une autre attraction de la région. C'est une montagne percée qui domine la ville.
Nous allons à la station de téléphérique pour prendre nos billets. Pour une fois, le téléphérique est compris dans le prix d'entrée du parc. Mais il faut choisir : monter en téléphérique et redescendre en bus, ou l'inverse. Nous choisissons de commencer par la voie des airs qui nous emmène en haut de la montagne, tant pis pour nos genoux.
Les cabines du téléphérique sont vieillissantes mais nous embarquons sans trop nous poser de questions. C'est assez original de commencer par survoler la ville. Puis nous survolons une longue vallée, pas trop haut. Nous voyons enfin plus en détails le mont et le trou dans la montagne. Nous nous rendons compte du chemin restant à parcourir, du dénivelé et surtout de ce que nous allons survoler. C'est là que nous commençons à nous poser des questions sur l'entretien des cabines vieillissantes. Enfin surtout moi. De toute manière P a le vertige, cabines neuves ou anciennes, il n’a sûrement pas fait la différence.
Une fois descendue du téléphérique, je pense que mon cœur va pouvoir se calmer un peu. Mais c'est sans compter l'amour des chinois pour le vide. Oui je sais, je suis parfois de mauvaise foi : il y a un chemin, beaucoup plus long, qui permet de se promener sur le plateau sommital. Mais nous avons choisi le chemin qui permet d'avoir de belles vues sur la vallée. La vue est dégagée, si on ne compte pas la brume mélangée à la pollution. On n'est pas au bord du vide, on est carrément au-dessus.
Nous arrivons alors à un embranchement qui permet de marcher sur des plaques de verre au-dessus du vide. Il faut enfiler de jolis chaussons rouges pour ne pas rayer le sol. P est motivé pour y aller, il aime les défis. Pas moi, je ne peux plus sentir tout ce vide autour de moi. Peut-être que c'est dû au fait d'être toujours entouré de monde et de bruit, mais ça me fatigue beaucoup. Je laisse P y aller seul et essaie de me trouver un coin au calme à la sortie du parcours. Bon ben raté, je l'attends sur une plate-forme au-dessus du vide au milieu de groupes. Sinon ce ne sont que des chemins étroits ou un endroit qu’il ne trouvera pas en sortant.
J'ai oublié de vous parler d'un autre point d'intérêt du parc, la route que vous voyez sur les photos ci-dessus. Elle est régulièrement citée dans des articles évoquant les routes de légendes (99 virages en 11km). Je ne suis pas convaincue mais j'y reviendrai plus tard.
Nous descendons ensuite vers le fameux trou dans la montagne, la porte du ciel. Il y a deux possibilités, des escaliers à flan de vide ou des escalators dans la montagne. Par curiosité, nous avons pris les escalators. Il y a un enchaînement hallucinant d'escaliers roulants, plus d'une dizaine.
Nous arrivons enfin à la porte du ciel. On passe dessous, c'est la cohue. Un nouveau choix s'offre alors à nous pour rejoindre le parking des navettes : des escalators dans la montagne ou des escaliers d'à priori 1000 marches, d'un seul tenant. On a choisi les escaliers. Il vaut mieux ne pas louper une marche ! Nous avions croisé des chinois avec des gants pendant notre descente. En fait, ils s'en servent pour pouvoir bien agripper les rambardes en fer. Moi qui en avais marre du vide, j'ai fini en apothéose avec de la guimauve à la place des jambes. P n'est pas mieux. C'était vraiment impressionnant, on a adoré. Surtout une fois en bas.
Certains prient en bas des escaliers, au milieu des touristes
Nous prenons donc une navette pour redescendre, le chauffeur roule à fond, on est secoué dans tous les sens. On n'a pas vraiment le temps d'admirer la vue, on serre les dents pendant les 99 virages. Ceux qui classent cette route en route de légende ne savent peut-être pas que seules les navettes du parc ont le droit d'y circuler. Nous changeons de navette à l'entrée du parc pour regagner la ville.
Nous mangeons un morceau, récupérons nos valises et filons vers notre bus pour Fenghuang. Je crois que nous mettrons un peu moins de 4 heures pour y arriver.
Nous pensions nous reposer un peu dans le bus mais … Nous sommes tombés sur un bus animé. Vous voulez que je précise ? Il y avait un animateur chinois, qui criait dans un micro en parlant très vite pendant TOUT le trajet. Les autres passagers faisaient parfois des oh ou riaient franchement. Il a même proposé des articles : une spécialité culinaire du coin et d'autres babioles. Et ça marche. Pas mal d'autres passagers l'ont même remercié en partant ! Nous avons bien ri en nous rendant compte qu'il ne s'arrêterait pas du trajet. Nous avons fait une pause pipi sur une aire d’autoroute. Les toilettes turques sont en enfilades, sans verrous et vraiment repoussants …
La gare routière de Fenghuang n'est pas à côté du centre historique. Il y a une longue rue en descente pour y parvenir, d'environ 2 ou 3km. Nous avons pris un taxi pour y descendre, nous sommes bien fatigués. Nous trouvons notre petit hôtel, Sixiangjia Hotel. C'est ouvert mais il n'y a personne à la réception. Nous attendons, toujours personne. Au bout d'un quart d'heure, nous nous présentons au commerce d'à côté pour essayer de voir s’ils savent où l'on peut trouver quelqu'un. L'échange est difficile mais ils comprennent et nous font signe d'attendre. Je pense qu'ils ont appelé le propriétaire qui est arrivé encore quelques minutes plus tard. En réservant l'hôtel, j'ai noté qu'ici, il y avait beaucoup d'adresses avec des toilettes turques dans les chambres. Je me suis rabattue sur une chambre hobbit avec baie vitrée sur la salle de bain.
Nous repartons rapidement explorer cette ville dont les photos m'avaient tellement attirée. Autant vous le dire tout de suite : j'ai adoré. C’est ultra-touristique mais la ville a un charme fou. Nous avons remarqué des pancartes étranges à l’attention des japonais, c’est la seule et unique fois que nous verrons cela.
Une rivière coule au milieu de la zone intéressante. Pour la traverser, il y a plusieurs possibilités : le pont du vent et de la pluie construit par les Dong, une passerelle en bois ou de pierre en pierre. Il ne faut pas être pressé pour passer sur les pierres car l’attraction est très prisée pour les selfies ! La nuit la ville est très illuminée. La seule chose que je trouve dommage, ce sont les quelques bars à hôtesses présents.
Nous avons fait un grand tour dans la vieille ville. Nous nous sommes arrêtés à côté de la rivière pour prendre l’apéro, nous y avons deux occidentaux, les premiers depuis Xi’an. J’avais faim et le bar/resto proposait des carbonaras, j’ai craqué, grosse envie de nourriture occidentale. Puis nous sommes repartis en balade.
A côté du pont de la pluie et du vent, il y a, comme toujours sur les sites touristiques, des photographes qui vous prennent en costumes locaux. En Chine, fait comme les chinois : nous nous sommes lancés. Le résultat est kitschissime, on adore ! Ils ont tout le matériel à portée de main et nous font prendre des poses très précises. Nous avons beaucoup fait rire les trois chinoises qui prenaient les photos et des passants nous ont pris en photos ! Puis on rentre dans une ruelle et on va dans un petit réduit, les photos sont déchargées, les couleurs amplifiées et on choisit celles qui nous intéressent. Elles sont alors imprimées et plastifiées. Le tarif est tout à fait raisonnable.
Finalement P a faim et nous nous arrêtons dans un restaurant qu’il avait repéré pas loin de l’hôtel. Puis nous rentrons. Nous nous installons sur le balcon de notre chambre et décidons de la suite du programme. En effet, j’hésitais en préparant le voyage à ensuite visiter Hongkiang, mais je trouvais peu d’informations sur les transports. Cela me paraissait un peu court en temps.
Effectivement, nous sommes fatigués et devons être dans deux jours du côté de Guilin. Nous décidons de partir demain en début d’après-midi à Changsha, de passer une soirée tranquille et d’y dormir. Nous partirons de là après-demain pour les rizières de Longji. Je réserve l’hôtel pour demain soir et nous nous couchons. Soudainement, P ne se sent pas bien. Il fonce à la salle de bain. Le repas du soir n’est pas passé … Il se couche encore plein de frissons.
Tout va bien, P se sent beaucoup mieux ce matin. Nous repartons donc nous promener dans la ville sous le soleil voilé. Nous sommes arrivés en fin d’après-midi hier et le soleil s’est couché assez vite. Nous prenons le temps d’observer les touristes chinois et la vie locale. Je suis surprise par le nombre de femmes qui lave des draps dans la rivière, aux pieds des hôtels.
La fabrication du nougat chinois
La machine pour fabriquer des peignes
Le pyjama, une des tenues préférées des papys
Certains ramassent les ordures de la rivière
Puis nous mangeons, attrapons un taxi et filons à la gare routière. Nous prenons nos billets et attendons près d’une heure. Le trajet est censé durer 5 heures mais nous arrivons dans les bouchons et mettons une heure supplémentaire. Nous arrivons à la nuit tombée et prenons rapidement le métro vers notre hôtel, Yan Nian Shi Jia Hotel.
Quand nous nous présentons à la réception, le jeune homme devient blanc comme un linge. Il nous baragouine d'attendre et fonce dans le bureau derrière la réception. Quelqu'un parlant anglais arrive et nous donne les clés de notre chambre. La chambre est spacieuse et plus classe que celles que
nous avions choisi jusqu'ici, on sent que l'on est dans un hôtel d'affaire. Le budget est également plus élevé.
Les consignes sont parfois confuses
Nous ressortons assez vite de l'hôtel pour manger. Nous tournons un peu aux alentours mais ne voyons aucun restaurant. Après 20 minutes de recherches, nous tombons sur un restaurant qui fait un peu cantine. Nous rentrons, sommes accueilli avec de grands sourires.
Nous utilisons les traducteurs pour choisir nos plats. Nous sentons les regards insistants de jeunes assis à une autre table. Une fois la commande prise, l'un d'eux se lance et vient nous parler un peu en anglais, un peu avec notre traducteur. Puis il en télécharge un lui-même. Les autres nous rejoignent. Ils sont très curieux et nous bombardent de questions. Nous avons à peine le temps de répondre qu'il y a déjà plusieurs autres interrogations ! Sur notre voyage, notre pays, notre travail, … Ils font bien entendu nombres de selfies. Ils sont de la famille du patron du restaurant. Ce repas était très sympathique mais épuisant !
Nous devons acheter nos billets de train pour le lendemain pour Guilin. Certains hôtels offrent ce service. Nous nous arrêtons à la réception en rentrant. Nous tombons sur le même employé que lors de l'arrivée. Il devient encore plus livide que la première fois. Nous dégainons notre traducteur, il reprend quelques couleurs. Nous lui demandons s'il peut nous acheter des billets de train pour le lendemain matin. Il nous répond que non. Trois clients qui attendent derrière nous interviennent.
Ils parlent anglais. Nous leur expliquons que nous voulons acheter nos billets de train pour le lendemain. Ils nous expliquent que nous pouvons le faire par internet, via le site chinois de ctrip. Ils exigent de l'employé la clé de la salle internet. Nous nous installons, bavardons pendant que la femme du groupe essaie de réserver. Ça ne marche pas. Elle crie pour appeler l'employé et lui demander un téléphone. Nous sommes surpris de voir la différence lorsqu'elle s'adresse à nous ou ses collègues et lorsqu'elle s'adresse à l'employé ! Elle appelle la centrale de réservation et a sa réponse. Il n'est possible de réserver pour le lendemain que pour les résidents chinois. Les billets sont nominatifs, nous devons donc acheter les billets à la gare. Il est tard pour prendre le métro. P décide de prendre un taxi et de les acheter ce soir pour éviter de faire la queue le lendemain. Les chinois demandent alors à l'employé d'appeler un taxi. Ils attendent avec nous et expliquent au chauffeur où il doit emmener P, qu'il doit l'attendre et le ramener ici.
Je monte prendre une douche pendant l'escapade de P. Je prends mon temps. En sortant, toujours pas de P. Je commence à m'inquiéter. 45 minutes après son départ, je craque et l'appelle pour vérifier que tout va bien. Il me répond que c'est épique mais qu'il arrive. Il arrive 10 minutes plus tard et me raconte sa virée. Cinq minutes après être parti de l'hôtel, il entend un grand bruit. Le chauffeur s’arrête et sors de la voiture. Il a perdu la calandre arrière. Le chauffeur arrive à la refixer avec du scotch, non sans l’aide active et déterminante de P. 😏 Ils vont ensuite à la gare qui est entourée de travaux. Le chauffeur le dépose devant les guichets et lui dit de l'attendre ici. En fait, quand P ressort c’est le chauffeur qui l’attend, la file d’attente étant interminable et émaillée de nombre de « coupeurs de file » à la chinoise. P ne regrette pas son aide lors de la panne, il y a sûrement un Karma quelque part, le chauffeur a attendu. Il s'est garé plus loin. Ils sont ensuite enfin revenus à l'hôtel. P regrette presque de m'avoir dit de l'attendre tranquillement à l'hôtel.
Le lendemain matin, nous prenons notre train vers Guilin, observant tranquillement les paysages.
Arrivés là-bas, nous allons à la gare routière à côté et prenons un billet pour les rizières de Longji. Nous mangeons un morceau en attendant notre bus.
Nous partons à l'heure. Bien avant d'arriver, le bus s'arrête et on nous fait signe de descendre vers un minibus type transport collectif. Nous embarquons avec nos grosses valises. Il est déjà bien rempli. Nous attendons. Qui, quoi ? Finalement un autre bus s'arrête et débarque deux chinois qui nous rejoignent. On est bien tassé à l'intérieur ! Nous roulons encore près d'une heure et arrivons à un portique. On nous demande de payer. Je comprends que nous sommes à l'entrée du parc.
Une fois que tout le monde a accompli cette formalité, le minibus s'engage dans la vallée. Il bifurque et monte vers un parking. On nous fait signe que ce n'est pas notre arrêt. J'ai vraiment été étonnée par le soin que prenne la majorité des chinois pour que nous nous sentions bien. Grâce à ça, j'ai trouvé qu'il est bien plus facile de s'y déplacer avec un minimum de préparation (les noms des destinations en chinois) que dans d'autres pays réputés faciles. On redescend dans la vallée, on remonte, ce coup-ci, c'est pour nous.
Nous dormons dans un village au milieu des rizières, il n'y a ni routes, ni voitures. C'est très reposant mais ça doit être usant pour les locaux. Il faut transporter à dos d'homme ou de cheval tout le matériel qui leur est nécessaire, plus tout ce qui est nécessaire aux touristes de passage.
A peine descendu du minibus, des petites mamies viennent nous voir pour nous proposer de nous monter nos valises. Nous savions que c'est un moyen pour elles d'améliorer grandement leur quotidien. Nous savons aussi qu'elles se sont organisées et que les prix sont fixes. Nous en avions parlé dans le bus et avions décider de faire appel à leurs services. Je n'aime pas faire appel à des porteurs, je suis jeune et en bonne santé, je ne vois pas pourquoi d'autre que moi s'useraient le dos. Mais quand les gens du coin en profitent directement, que le tarif est correct, c'est difficile de leur dire non et de les priver de cette rentrée d'argent.
Nous suivons donc le rythme effréné des deux mamies qui se chargent de nos valises jusqu'à l'hôtel, Longji Holiday Hotel. Nous montons rapidement aux milieux des rizières. Une fois à l'hôtel, les mamies demandent, via l'hôtelier, si nous voulons qu'elles reviennent quand nous repartons. P n'a pas du tout apprécié de voir une petite mamie porter sa valise, c'est à l'encontre de ses principes. Mais il ne veut pas non plus les priver d'une rentrée d'argent. Nous demandons que l'une seule de nos valises soient redescendue par leur soin. L'autre est déçue, tant pis.
Comme d'habitude, nous repartons rapidement et allons vers un point de vue sur les rizières. C'est époustouflant !
Nous mangeons dans un restaurant du village. La température descend vite. Il fait frais, nous rentrons tôt.
Nous partons faire une petite randonnée dans les rizières autour et au-dessus du village. Il est possible de rejoindre d'autres villages du même type à pied par les rizières et de revenir via des navettes par la vallée. Nous sommes gâtés avec le soleil et une température parfaite. Une route passe à côté d'un point de vue, nous y croiserons des touristes en nombre. Mais ensuite nous serons quasiment seuls tout le temps.
De retour au village, nous goûtons une spécialité locale le bamboo rice. Il s'agit tout simplement de riz cuit dans un bambou, le mien était agrémenté de petits morceaux de lard. C'est simple mais excellent.
Nous nous "perdons" ensuite volontairement dans le village. Le transport des matériaux et la construction des bâtiments sans engins est impressionnant.
Nous avons réservé hier en arrivant à l'hôtel un bus, en début d'après-midi, vers Yangshuo. L'heure de descendre au parking arrive, nous retrouvons l'une des mamys de la veille à l'hôtel. P porte sa valise et fait bien rire la mamy ! Le long du chemin, il y a pas mal de petites échoppes, vendant de tout, du miel et produits locaux aux traditionnels souvenirs manufacturés.
Comme à l'aller, nous serons invités à changer de bus au milieu de nul part. L'autre bus nous attendait et nous serons dévisagés par les passagers qui se demandent bien d'où nous arrivons. Nous ferons un passage devant un hôtel de Guilin où un grand nombre de passagers débarque. Nous attendons ensuite une bonne demi-heure. Puis de nouveaux passagers embarquent et nous ressortons enfin de la ville. Mais la nationale est en travaux, il y a des bouchons. Le trajet est long, très long. Nous nous amusons alors à apercevoir les pics karstiques entre les bâtiments.
Nous arrivons au coucher du soleil. A la gare routière, il y a des bus et minibus dans tous les sens. Nous ne voyons pas de guichets. En nous dirigeant vers la sortie, nous nous retrouvons dans une nuée de chauffeur de taxi. Les tarifs sont exorbitants, nous déclinons les offres. Nous prenons notre plan et avançons vers le centre-ville. Personne ne cherche à renégocier, de toute manière ils trouveront des clients avec le nombre de touristes qui débarquent. P demande leurs tarifs aux mototaxis par curiosité. C'est à peine moins cher. Le centre-ville n'est pas à côté, nous le savons mais les tarifs sont vraiment choquants. Nous marchons donc une demi-heure le long d'une grosse avenue avec de la circulation, pas très agréable.
Nous arrivons finalement à l'auberge de jeunesse, Yangshuo Travelling With Hostel, où nous avons réservé une chambre double. Les employés de la réception regardent un mauvais remake du Seigneur des Anneaux en chinois avec des clients ! Je vous mets les photos prises le lendemain maintenant.
Aujourd'hui, nous voulons descendre une partie de la rivière Li en Bamboo Boat. Les excursions vendues par l'auberge de jeunesse sont assez chères. Nous décidons d'y aller par nos propres moyens. Nous retournons à la gare routière à pied, sans les valises, c’est déjà ça.
Il n'y a pas de guichet, nous donnons notre destination, Yangdi, à des chinois qui nous demande « where » et ils nous envoient dans une direction, puis vers un bus précis. On n'est loin de l'organisation rencontrée jusqu'à présent.
Le bus nous amène rapidement à destination. Nous suivons les autres passagers vers un bâtiment. Ce sont bien les guichets pour les tickets. Nous demandons deux billets. On nous en propose quatre. Nous disons que nous n'en voulons que deux. On nous dit qu'il n'y a pas de bateau qui attend d'être complété. Nous disons que nous ne sommes pas pressés et restons devant le guichet. Le manège dure une ou deux minutes, puis la situation se débloque. On nous a miraculeusement trouvé une place sur un bateau.
On nous indique un jeune homme que nous devons suivre. Il ne parle pas un mot d'anglais. Nous nous installons sur une place entre les guichets et la rivière. Il nous montre alors un restaurant et sa montre. Nous comprenons que nous devons attendre. Il appelle ensuite une jeune fille qui parle un peu anglais. Elle nous explique que nous attendons un couple qui termine de manger. Très bien pas de souci. Le couple arrive, la jeune fille nous demande de donner quelques yuans au conducteur du bateau. Nous demandons pourquoi mais nous n'obtenons pas de réponse. C'est un dialogue de sourd, il faut donner …, pourquoi ?, il faut donner … bon nous verrons plus tard.
Le jeune homme nous accompagne au bateau et nous laisse avec un batelier. C'était sans doute le guide privé du couple. Nous embarquons sur un des fameux Bamboo Boat, qui sont tous en plastiques maintenant. Le port du gilet de sauvetage est obligatoire. Le batelier ne part pas tant que tous les passagers ne le portent pas ! Nous partons et au bout de quelques mètres, le chinois nous fait passer un petit billet pour le batelier et nous regarde, fébrile. Nous passons nous aussi le même billet. Le chinois semble soulagé. Nous comprenons instantanément le but. Nous adoptons un rythme de croisière beaucoup moins rapide. Nous nous ferons dépasser pendant toute la croisière par des embarcations filant à toute vapeur pour débarquer leurs passagers au plus vite. Notre batelier, lui, fait de grands slaloms pour que nous ayons de meilleurs points de vue. Nous nous arrêterons pour lui permettre de déposer des courses et à quelques endroits précis pour faire des photos. Il y a parfois des stands avec quelques babioles et de la nourriture, pour le plus grand bonheur de P.
La croisière est vraiment agréable, les vues superbes. Nous n'aurons pas, bien sûr, d'explications en anglais, mais le batelier et le couple de chinois nous ont montré beaucoup de pics particuliers.
Un pêcheur aux cormorans
Le paysage du billet de 20 yuan
Nous arrivons à Xingping et nous y promenons en direction de la gare routière. Le village est très calme malgré le nombre de touristes qui passent par là et il semble bien préservé. P en profitera pour passer chez le coiffeur.
Nous prenons un bus pour rentrer sur Yangshuo. Nous descendons de l'autre côté du centre-ville et nous y promenons. Il y a énormément de touristes et ce n'est pas très agréable. A refaire, nous choisirions un village aux alentours pour dormir.
Nous mangeons tranquillement et nous allons à la deuxième séance du spectacle Impressions Liu Sanjie, conçu par le réalisateur du spectacle d’ouverture des JO de Beijing. Il a pour cadre les pics entourant Yangshuo. Nous avons acheté les billets la veille à l'auberge de jeunesse. Le spectacle est très beau. Il y a énormément d'acteurs. C'est un peu loin, si vous avez des jumelles n'hésitez pas à les emporter. Peut-être que des jumelles permettraient de mieux en profiter.
Il y a beaucoup de spectateurs. Comme à leurs habitudes, les chinois n'ont que faire des annonces leur demandant de ne pas utiliser leurs smartphones. En sortant, c'est encore une fois la cohue. Je vous mets quelques photos pour l'ambiance. La qualité n'est pas terrible, j'ai un compact.
Nous nous levons très tôt et prenons le taxi réserver la veille à la réception. Le tarif est abordable même si ça reste bien plus cher que le bus. Le trajet aller avec les travaux et les bouchons nous fait préférer la sécurité.
Le trajet est effectivement beaucoup plus rapide, le taxi prend la nouvelle autoroute ! Nous avons donc largement le temps de prendre un petit-déjeuner à côté de la gare. P tente la version chinoise.
Dans la salle d'attente de la gare, nous voyons une mère avec son enfant au pantalon fendu approché de la poubelle. Mais qu'est-ce qu'un pantalon fendu ? Tout simplement un pantalon ouvert à l'entrejambe. Il se porte bien entendu sans rien dessous. Les enfants se baladent donc avec leurs parties génitales et les fesses à l'air libre. Nous en avons vu quelques-uns. Vous aurez même droit à une photo plus tard (jour 20).
La mère s'approche donc de la poubelle et porte son enfant. Les fesses au-dessus de la poubelle. 😮 Je ne vous décrirais pas la suite, je pense que vous avez compris ! Je précise tout de même que la poubelle se situe à l'entrée du couloir qui dessert les toilettes, gratuites et propres !!!
Nous montons donc dans notre train. Le trajet vers Hangzhou nous prendra la journée. Nous y arriverons en fin d'après-midi. Nous avons été surpris, lors de nos trajets en train, de régulièrement voir des immeubles en plein champs, sans rien autour.
La gare est éloignée du lac de l'ouest à côté duquel nous dormons. Le trajet en métro est assez long et nous arrivons en début de soirée à l'hôtel, Jinjiang Inn southern Imperial Street. C'est un hôtel de chaîne chinoise, sans charme particulier mais pas cher et bien placé. J'ai longtemps hésité sur le nombre de nuits à passer dans la ville et quand je me suis décidée, je n'ai pas trouvé d'hôtel indépendant bien placé avec de bons commentaires à un tarif raisonnable.
Nous sommes vite repartis vers les bords du lac, espérant trouver un petit restaurant. Mais les adresses de ce côté-ci sont des adresses à la mode, aux tarifs européens élevés, on sent la proximité de Shanghaï. Nous finissons donc dans un fast food, sur le trajet de retour à l'hôtel, après une petite balade le long du lac.
Nous nous levons tôt et plutôt en forme. La vue de la fenêtre ne vaut pas celles sur les rizières, mais j'aime beaucoup aussi. Nous retrouvons un petit voile de pollution, mais c'est raisonnable vu la densité de population dans la région.
En sortant de l'hôtel nous partons tout d'abord vers le sud. Les rues sont piétonnes est très agréable. Elles semblent avoir été récemment rénovées. Je ne suis pas sûre que les rénovations soient faites dans les règles de l'art, comme souvent en Chine. Le résultat reste très plaisant. Nous tombons sur un petit food court. Nous en profitons pour petit-déjeuner.
Nous rejoignons les bords du lac en traversant un parc.
Nous prenons un bateau pour avoir l'une des attractions principales de la ville : le lac dans l'île dans le lac. Il y a encore une fois beaucoup de monde. J'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre l'engouement pour cet endroit particulier et le lac de l'ouest en général. C'est joli mais pas non plus exceptionnel. La culture et les standards chinois restent parfois complètement incompréhensibles à des occidentaux de passage ! Nous observons les trois repères marquant le point le plus profond du lac et visible sur l'un des billets chinois.
Nous regagnons ensuite la terre ferme avec l'intention de faire le tour du lac à pied. Nous abandonnons assez vite au vu de la cohue. Il y a un nombre impressionnant de groupes, ceux avec les casquettes bleues, ceux avec le tee-shirt rouge, … Je n'en avais jamais vu autant réuni en un seul lieu !
Nous apprendrons ensuite, en discutant avec une chinoise dans un train, qu'Hangzhou a été longtemps en travaux, pour embellir les bords du lac à l'occasion du G20, qui a eu lieu deux ou trois semaines avant notre passage. Il faut noter que les compositions florales en jettent.
Nous abandonnons notre idée de marche tranquille et essayons de prendre une navette qui fait le tour du lac. Réussir à obtenir les informations sur les arrêts de ces navettes a été très compliqué, même au guichet touristique avec du personnel parlant anglais. Nous trouverons nous-même l'un de ces arrêts, par la simple observation, à une dizaine de mètres à peine du guichet qui a tenté de nous renseigner !
Nous réussissons à monter dans la quatrième navette en jouant des coudes (et c’est peu dire !) comme les chinois nous entourant. On commence à s'adapter à ce que nous considérons comme de mauvaises habitudes en occident mais qui est commun ici. Le trajet a été épique, notre conductrice se frayant un passage à coup de klaxon et de cri. Ah ! le côté reposant et tranquille du lac de l'ouest !
Nous mangeons un morceau, récupérons nos valises et prenons le métro vers la gare. Je n'ai pas pris les billets pour Shanghaï. J'ai vu qu'il y avait énormément de train, toutes les dix minutes à certaines heures. Je voulais nous laisser plus de liberté pour adapter notre emploi du temps sur place. Finalement, après l'épisode de Changsha, nous avions décidé de prendre des billets en avance. Mais il nous restait à les retirer. Mauvaise idée. Je n'ai pas réalisé que nous étions un soir de week-end. L'affluence au bord du lac aurait pu me mettre la puce à l'oreille mais non. J'étais d'une confiance absolue.
La gare de Changsha est immense. Tout le toit est recouvert de panneaux solaires. En arrivant, je dis à P de m'attendre dans le hall des arrivées avec les valises et je rentre dans la salle des guichets qui est à cet étage. Nous avons une heure avant le départ du train. Il fait très chaud dans la salle et il y a une trentaine de personnes devant moi dans la file des départs immédiats.
Certains chinois doublent sans aucun état d'âme. Personne ne sourcille et la guichetière répond à leurs questions et les sers. La personne qu'elle était en train de servir ne dit rien et se pousse. Je transpire, observe. Je me dis que ce doit être des urgences, des cas particuliers. Mais au bout d'une heure, la file a avancé de cinq personnes à peine et je n'en peux plus. Je remarque que même les chinois devant moi montrent de l'impatience et maugréent quand quelqu'un double toute la file.
J'appelle alors sur le portable de P pour qu'il me rejoigne et que je sorte un peu de cette fournaise. Il ne répond pas, je m'acharne et peste. Et des chinois continuent de doubler 😠 P répond au bout d'un quart d'heure d'appels répétés. Je lui dis de venir tout de suite. Le pauvre, je suis super agressive alors qu'il n'y est pour rien. Normal qu'il n'est pas entendu son téléphone rangé depuis le début du voyage ! Il me dit que nous avons loupé le train. Sans blague … On n'a pas le choix, il faut qu'on parte ce soir, on en achètera pour un autre train. Tant pis pour les quelques euros des billets. Je lui dis de faire la queue dans une autre file. Ça n'avance pas plus mais on maximise les chances. Il me propose de sortir un peu mais je refuse, je veux en finir avec ses billets.
Nous sommes donc deux à souffrir. Un chinois double tout le monde et se présente au guichet. Mais le chinois en train d'être servi ne cède pas sa place et se met à parler plus fort. Celui qui vient de doubler parle encore plus fort. Et là, c'est la guichetière qui s'énerve. Elle se lève et s'en va carrément. Les autres chinois en avant de la file ont l'air de râler sur le doubleur. P me regarde avec de grands yeux depuis sa file. Cinq minutes plus tard, la guichetière revient, ça crie et ça s'agite à l'avant de la file. Le doubleur s'en va.
Mais maintenant toute la file fait barrage aux tentatives de dépassements. On dirait un mur compact. Ça y est on avance enfin. Après plus de deux heures dans cet enfer, c'est à nous. Il n'y a plus de place pour Shanghaï avant encore 2h30. On prend. Pas le choix. Nous sortons sur le parvis de la gare prendre l'air. Même en prenant du recul, nous n'arrivons pas à la prendre en entier.
P repère une autre salle avec des guichets. Il y a moins de monde. Et un guichet anglophone. P veut tenter de se faire rembourser les billets, vu qu'on a le temps. Je le laisse aller faire la queue, j'ai abandonné l'idée il y a plusieurs heures. Refus catégorique. Ça nous aura encore pris une heure ! Il y a des automates pour acheter des billets mais ce n'est que pour les résidents chinois, dommage.
Nous rentrons dans la gare et observons les passagers embarquant. La salle se vide peu à peu. Nous en profitons pour prendre en photo un avertissement vu régulièrement qui nous fait bien rire.
C'est enfin à nous d'embarquer. Nous arrivons à Shanghaï en moins d'une heure. Nous nous dépêchons d'aller au métro, ce sont bientôt les derniers. Nous arrivons à l'auberge de jeunesse, Mingtown Nanjing Road Youth Hostel. Nous les avions prévenus de notre arrivée très tardive, ils nous ont attendus ! Nous mangeons à côté de l'hôtel et filons nous coucher.
Nous logeons à côté de Nanjing Road, les Champs Elysées chinois. En fait, c'est tout simplement une rue piétonnière commerçante de 5 km. Nous commençons notre exploration de la ville par cette artère et les rues alentour. En rentrant nous avons réalisé que nous n'avions pas l'une des tenues homme en vogue dans toute la Chine : le tee-shirt remonté au-dessus du ventre. Nous avons trouvé ça extrêmement laid. Vous en voyez un exemple sur la première photo.
Nous prenons ensuite le métro vers l'ancienne concession française. Les boutiques deviennent de luxe. Les rues sont ombragées et très agréables, la circulation n'est importante que sur les grandes artères. Tout à coup, je sens une odeur irrésistible. Je la suis et tombe sur des cannelés tout frais. Je craque aussi pour un jambon beurre malgré l'heure matinale. Nous continuons notre balade dans le quartier. Puis P aura faim, nous trouverons un énorme restaurant où P tentera les langues de canard. Il voulait également goûter du serpent. Après une heure d'attente et plusieurs relances à notre serveur pour son plat, nous décidons d'aller payer et de partir. Le chef de salle était consterné, la commande n'a pas été transmise en cuisine. Il voulait nous offrir le plat. Nous avons refusé et sommes parti, P n'avait de toute manière plus faim.
Nous allons ensuite en direction du vieux quartier chinois. Le changement d'ambiance est radical. Nous passons au marché aux criquets, puis nous dirigeons vers un temple de Confucius. Une étudiante du temple nous fait la visite en anglais. On n'a pas le choix et les explications sont assez sommaires. Elle insiste surtout sur la pierre du jardin, d'un côté on voit un dragon et de l'autre un tigre. Je pense que nous n'avons pas réussi à saisir l'importance de cette pierre, comme pour le lac de l'ouest.
Je vais essayer de tenir le rythme 🙂 C'est agréable d'avoir des retours et de se savoir suivie !
Bonjour
Suivie et appréciée
Surtout continuez
Votre carnet est un ravissement de découvertes
🙂
puis nous dirigeons vers un temple de Confucius. Une étudiante du temple nous fait la visite en anglais. On n'a pas le choix et les explications sont assez sommaires. Elle insiste surtout sur la pierre du jardin, d'un côté on voit un dragon et de l'autre un tigre. Je pense que nous n'avons pas réussi à saisir l'importance de cette pierre, comme pour le lac de l'ouest.
Je retrouve ces pierres en début de ma > vidéo <
visite du musée Confucius de ma ville (Udon-Thani)
Comme ma curiosité a été titillée, j'ai trouvé ceci:
Le mont Longhu a d'abord porté le nom de montagne Yunjin. La légende rapporte que le maître taoïste Zhang Daoling, alors installé dans les hauteurs du mont Yunjin, aurait vu apparaître un tigre et un dragon lors de la création de la pilule de l'immortalité, d'où le nom Longhushan pour caractériser ce site en particulier (mont du Tigre et du Dragon, 龙 虎 (Long Hu) en chinois)
fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Longhu
Zoom:
Je suis en admiration devant le livreur de bonbonnes d'eau (si elles sont pleines)
car chaque bonbonnes c'est 15 kg !
Si elles sont vides c'est quand même une belle photo
Nous prenons alors la direction du Bund à pied. Nous traversons tout d'abord des rues non rénovées.
Puis nous traversons un énorme carrefour avec une sorte de rond-point en hauteur pour les piétons. Autour ce sont d'énormes bâtiments d'habitations.
Nous traversons ensuite une zone rénovée très touristique. Nous y mangeons des Dim-Su et visitons pour la première fois un jardin chinois, le jardin Yu. Je l'ai trouvé très joli et serein, P a moins accroché.
Nous sommes alors à deux pas du sud du Bund. Nous y arrivons alors que le soleil commence a baisser et que la lumière est très jaune. Nous avons vu sur Pudong.
Nous ne résistons pas à l'appel des rooftop. Nous y restons pour admirer les jeux de lumières sur Pudong.
Nous retournons ensuite sur Nanjing Road mais n'y trouvons pas de restaurant. Nous retournons alors à la même adresse qu'hier où P se régale d'une soupe de poisson. Pour moi qui n’aime pas ça, ce n’est pas très appétissant d’en voir flotter une tête !
Nous rentrons assez tôt et restons un peu sur la terrasse de l'auberge. P observe ensuite, depuis notre chambre, les petites mains qui récupèrent les cartons des magasins et les empilent savamment.
Je ne me rappelle plus si les bonbonnes étaient pleines ou vides 😉 Mais le chariot accroché au-dessus suggère qu'elles sont pleines de temps en temps !
Ton site a l'air très sympa, je vais prendre le temps de le parcourir plus en détail 😉
Merci pour les recherches sur la pierre, je comprends mieux sa valeur aux yeux des adeptes du temple du coup.
Je tenais à voir une ville-canaux. Le choix a été un peu difficile. Finalement, j'ai choisi Zhouzhuan pour des raisons purement pratiques. Nous perdions moins de temps dans les transports pour y accéder. Nous partons tôt, tout de suite après notre café du matin.
Nous prenons donc un train vers Suzhou. Nous obtenons nos billets en un temps record, moins de 10 minutes. Une fois arrivés, nous marchons à la gare routière située juste à côté. Nous prenons deux places sur le prochain bus. On nous vend un billet avec un trajet en bateau pour terminer. Il y a une petite heure d'attente. Le bus est presque vide. En arrivant à la gare routière de Zhouzhuan, nous sommes quatre à sortir du bus. On est accompagné jusqu'au bateau. On voit que l'infrastructure est prévue pour accueillir beaucoup de monde.
Nous faisons donc un petit tour en bateau, nous contournons la partie touristique de la ville. La promenade est agréable et nous apprécions de voir un peu les alentours de la ville de cette manière. Nous notons les panneaux d'indications vert pour les bateaux.
L'accès à la zone touristique est payant. Nous dormons juste à l'extérieur de la zone payante dans un hôtel familial, Guzhen Bieyuan Boutique Inn. Nous allons y déposer nos valises. La personne présente ne parle pas un mot d'anglais. Elle nous amène à notre chambre. Nous avions réservé une chambre traditionnelle. Le lit est très petit et court, nous serons à l'étroit ce soir !
Nous retournons vers la partie touristique de la ville. Il y a bien entendu des canaux en nombre, des ruelles pavées étroites, de vieilles maisons, …, des touristes parfois en masse et des boutiques.
La spécialité locale est le jarret à la bière ! Pas très dépaysant pour des alsaciens.
Nous visitons une résidence ancienne. Mais sans explications en anglais, on reste sur notre faim. Dans une pièce de la maison, il y a une sorte d'autel et une urne où nous voyons des chinois envoyer des pièces. Devant nos airs intrigués, l'un d'eux nous explique en anglais que ça porte bonheur de réussir son tir. P ne se le fait pas dire deux fois !
Le village est célèbre pour son pont qui ressemble à une clé. Encore une fois, nous n'avons pas trouvé que ce pont présentait plus d'intérêt que les autres. Je n'ai pas réussi à faire une belle photo du pont, il y avait trop de monde.
Nous mangeons au bord de l'eau dans l'une des petites échoppes qui bordent un canal. Puis nous nous promenons dans la nuit, la température est très agréable. J'essaie de faire quelques photos et nous profitons de l'atmosphère du lieu.
Quand nous rentrons, je file prendre une douche. Pendant que P s'installe sur la terrasse. Le patron qui parle un peu anglais vient le voir et lui propose de changer de chambre pour une plus grande avec une terrasse. P me la montre quand je sors. Nous sommes un peu gênés, j'ai déjà utilisé la salle de bain. Ils insistent en nous assurant que cela ne les dérange pas. Nous acceptons avec plaisir et profitons de notre terrasse avec vue sur le canal …
J'ai beaucoup apprécié cette étape, l'atmosphère plus tranquille et le cadre qui garde son charme malgré les touristes.
Il ne fait pas très beau aujourd'hui et il y a un peu de vent. Nous sommes sur les bords d'un ancien typhon qui a touché terre plus au sud. P prend un petit-déjeuner chinois avec une soupe à l'hôtel. La famille nous appelle un taxi pour nous rendre à la gare routière et nous les quittons à regret. Ils se sont vraiment mis en quatre pour que nous nous sentions bien dans leur hôtel. On les sentait fiers d'accueillir des occidentaux !
Le taxi met un peu de temps à arriver. La grand-mère de la famille vient nous voir et nous parle en chinois. Ce n'est pas la première fois qu'elle le fait, on sent qu'elle veut nous raconter des choses ou nous poser des questions. P qui a pris l'habitude que des personnes viennent nous parler en chinois, même après que nous ayons fait comprendre que nous ne parlions pas chinois, lui réponds carrément en français sur le même ton aimable. Ça a l'air de lui faire plaisir !
Nous prenons donc le bus vers Suzhou. En arrivant, on garde les mêmes habitudes, direction l'hôtel, Huazhiyu Couples’ Theme Hotel, en métro pour déposer les valises. L'hôtel de ce soir vaut à lui seul le détour. J'ai craqué pour le côté kitch dès que je l'ai vu. Les chambres sont faites pour les couples, un peu dans l'esprit des love hôtel s, mais avec des réservations classiques et non à l'heure. La chambre sent l'humidité. Nous le signalons à la réception qui nous propose un autre décor. Très bien pour nous. Je n'ai pas de photo de la première, mais voici la deuxième : sa baignoire jacuzzi pour 2, ses interrupteurs pour la musique d'ambiance et ses accessoires en vente.
Les stations de métro sont très espacées à Suzhou, presque plus qu'à Beijing. Nous avons donc beaucoup marché aujourd'hui. Les rues ne sont pas forcément très attrayantes, il y a beaucoup de circulation. Nous mangeons rapidement et nous allons visiter l'un des célèbres jardins de la ville, le jardin de l'humble administrateur. Nous nous attendions à encore une fois ne pas saisir l'esprit du lieu, mais nous avons bien aimé les différentes ambiances du jardin. Seule la zone avec les bonzaïs nous a peu parlé. Les arbres étaient beaux mais nous n'avons pas saisi l'harmonie de l'ensemble.
En sortant du jardin, on emprunte un itinéraire spécifique, bordés de restaurants et de boutiques avec quelques rabatteurs. Le temps franchement maussade, la fatigue du temps déjà passé en Chine nous font renoncer à visiter un autre jardin. Nous essayons de trouver un endroit agréable et calme où nous installer un petit peu. Nous trouvons quelques endroits plus agréables, mais quand il n'y a pas de circulation, la musique est à fond ou il y a des groupes très bruyants.
Nous sortons nos guides, les adresses indiquées sont à environ 2 km, sans possibilités de prendre le métro. Nous y allons à pied. Un fois arrivés là-bas, elles sont fermées, certaines définitivement. Il n'y a pas vraiment d'autres adresses autour. Les guides spécifient que les adresses de centre-ville se déplace vers le nouveau centre attractif de la ville, côté lac, à plusieurs kilomètres.
Il reste une adresse de restaurant français, plus chère que notre budget habituel, qui n'est pas loin. Nous n'avons pas pour habitude de manger français en voyage. Mais ce n'est pas notre jour, nous sommes fatigués, on tente. Nous arrivons vers 18h30, le restaurant vient d'ouvrir. Il est tenu par un expat qui a embauché un cuistot français. Il n'y a personne pour le moment, nous sympathisons avec eux. Nous pouvons poser pas mal de questions et comprendre un peu à quoi ressemble leur vie. Nous mangeons très bien. La viande qu'ils font venir de Mongolie, est succulente. On ne regrette pas.
Nous sommes loin du métro, il s'est mis à pleuvoir. Le patron appelle un taxi pour nous. Il est encore très tôt, nous lui donnons l'adresse du centre commercial voisin de notre hôtel. Nous nous y promenons sans idées précises. Nous découvrons les prix abordables des scooters électriques que nous voyons partout. Nous nous promenons dans les rayons d'un petit hypermarché local et y achetons quelques boissons et patte de poulet sous-vide pour ramener en France.
Nous rentrons à l'hôtel. P veut tester la baignoire. Il lance le remplissage. Une heure plus tard, elle n'est remplie qu'à moitié. Je craque, prends une douche et vais au lit. P s'acharnera et manquera de s'endormir dans son bain !
Le temps est exécrable. Il fait toujours gris et le vent a forci. Nous avons du temps avant notre train en début d'après-midi. Nous prenons un taxi et allons nous promener du côté de la porte de Pan.
Le temps se maintient environ 30 minutes puis des trombes de pluie descendent du ciel. Nous partons au pas de courses vers une rue commerçante. Nous y trouvons une petite cantine qui ne désemplit pas. C'est extrêmement bon marché et encore une fois excellent. P mange comme un ogre. J'ai repéré une adresse avec des pâtisseries à 20 mètres. Nous y allons. Je m'attendais à mieux. On attend que l'heure tourne en observant les gens courir dans la rue. La pluie ne faiblit pas.
Nous nous installons sous une avancée et nous dévouons à tour de rôle pour tenter d'arrêter un taxi. P y arrive assez rapidement. Nous allons à l'hôtel récupérer nos valises à la réception et remontons dans le même taxi en direction de la gare. Nous sommes déjà bien mouillés alors que nous n'avons fait que quelques mètres avec des vestes imperméables !
Le taxi nous dépose au plus près de la gare entourée de travaux. Nous devons enjamber de véritables petits ruisseaux. Nous attendons sagement dans la gare qui est bien remplie. Nous montons enfin dans notre train une heure plus tard et faisons une sieste bien méritée. P goûte ensuite une patte de poulet. Devant sa tête dubitative et l'aspect, je ne renonce à cette expérience culinaire.
Une chinoise nous aborde en français, elle a vécu à Paris quelques années. Elle est impressionnée par le tour que nous avons réalisé. Elle nous explique qu'elle n'a pas vu une partie des endroits où nous sommes passés alors qu'elle aimerait beaucoup. Elle voyage en groupe pour des raisons de budget. Pour les chinois, c'est plus intéressant financièrement que de voyager seul.
Puis elle descend et à sa place s'installe une maman et son jeune enfant qui tape frénétiquement sur mon siège pendant qu'elle était sur son smartphone smiley. Je lui ai écrit, au bout d'une demi-heure, sur mon traducteur, «s'il vous plait bébé arrêter taper siège » et lui dit s'il vous plaît. Elle me regarde avec de grands yeux et me dit oui. Elle s'est mise à s'occuper de son bébé et le reste du trajet a été plus serein.
Nous arrivons tard à Beijing et nous dépêchons encore une fois de prendre le métro. Notre hôtel, Holiday Inn Express Temple of Heaven, est à dix minutes de marche de la station la plus proche. En y allant, nous repérons un petit restaurant ouighour. Nous déposons rapidement nos valises, dans cet hôtel classique de la chaîne, et retournons au restaurant en espérant qu'ils servent toujours. C'est le cas et les brochettes sont excellentes. Nous allons ensuite prendre un repos bien mérité, après avoir remarqués une affiche étonnante.
En arrivant hier soir, nous avons noté que la station de métro pour se rendre au sud de la cité interdite serait fermée aujourd'hui. Nous décidons alors d'y aller à pied plutôt que de prendre le métro pour une unique station. Nous marchons donc d'abord le long de grosses avenues.
Puis nous arrivons dans une zone piétonne hyper-touristique, juste au sud de la place Tiananmen. C'est le quartier commerçant de Dashilan, certaines de ses adresses sont connues et reconnues depuis plusieurs siècles. Un tram parcourt la rue principale qui n'est pourtant pas très longue. Je ne pourrais pas vous dire pourquoi exactement, mais je trouve que le quartier, rénové en 2008, fait un peu carton-pâte.
Nous arrivons alors face à la porte Qianmen, vestige des fortifications de Beijing. Elle est impressionnante et très massive. Nous sommes alors bloqués avec des centaines de chinois qui semblent attendre que les policiers ouvrent des barrières.
Nous hésitons, j'avais pourtant vérifié la veille, il n'y avait pas de défilé de prévu aujourd'hui, la place et la cité interdite étaient censées être accessibles. Le temps de réfléchir quelques mètres en arrière de la cohue, la foule s'engouffre par les barrières qui ont été ouvertes. Nous suivons et sommes encore bloqués quelques minutes à deux reprises. Nous sommes un jour de célébration de la fête nationale. Il y a eu une cérémonie dans le mausolée de Mao, place Tiananmen, avec des officiels. Ils sont en train de partir, mais ça nous ne le découvrons que maintenant. Un énorme bouquet a été installé sur la place.
Nous passons à côté de toilettes publiques sur la place. Nous en profitons avant de nous lancer dans la visite de la Cité Interdite. Côté masculin rien de particulier. Par contre côté féminin ! Imaginer un hall d'environ 30 mètres, au milieu un très long lavabo, de face côté une petite estrade (deux marches) sur lesquels se situe des « box » avec toilettes à la turque. Le hic ? Les parois des box arrivent à hauteur d'épaule une fois accroupie et il n'y a pas de porte ! Ça y est vous visualisez ? 🤪
Nous arrivons enfin devant la Cité Interdite. Nous prenons rapidement nos billets et commençons la visite. Il y a du monde sur l'itinéraire principal et il faut parfois jouer un peu des coudes pour apercevoir l'intérieur des bâtiments. Nous visiterons également un bâtiment avec de la porcelaine et un autre avec des horloges, où nous serons seuls.
les pattes de poulet sont un des mets préférés de mon épouse
pas moi 😕
Pour l'extincteur automatique à eau (sprinkler) et son affiche,
après avoir remarqués une affiche étonnante.
"sprinkler prohibition of handing clothes"
en chinois l'explication doit être plus claire
Je suppose qu'une partie des clients ne connaissant pas sa fonction vitale,
doivent y accrocher des vêtements pour les faire sécher
avec 2 dangers:
soit le poids du vêtement peut déclencher la brumisation
soit en cas d'incendie le vêtement empêchera la diffusion normale de celle-ci
Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas
Nous sommes sortis de la Cité Interdite par la sortie nord. Le métro n'est pas à côté. On en a plein les oreilles du brouhaha des groupes de chinois. On a envie de s'asseoir. Midi est passé depuis longtemps et on a faim. L'objectif est donc de se trouver un endroit calme où manger un morceau. Eh bien, on a tourné pendant 30 bonnes minutes pour simplement trouver où manger ! Et c'était un fastfood. Ce n'était pas calme mais on n'a pas hésité une seconde ! P se prend juste de quoi tenir le coup. Il n'a pas abandonné l'idée de trouver une adresse plus locale.
En sortant, on tombe à 50 mètres sur un restaurant. C'était une toute petite salle avec des frigos. On choisit les ingrédients que l'on souhaite manger, puis le cuistot les cuisine à sa sauce. P a adoré.
Nous sommes toujours fatigués mais on ne vient pas à Beijing tous les jours alors on se motive. On décide d'aller visiter le grand temple tibétain de Beijing, le temple des lamas. Nous prenons le métro pour quelques stations. P s'énerve tout seul sur les chinois qui s'arrêtent brusquement en plein milieu du chemin ou à la sortie des escalators ! C'est vrai qu'à la longue c'est usant. Tout comme les bruits incessants de raclements de gorge et les crachats.
Nous arrivons au temple des Lamas. Je ne comprends pas le panneau à l'entrée et crois pendant quelques secondes qu'il y est interdit de manger des saucisses smileys Ah la fatigue !
En fait, on nous distribue de l'encens lors de l'achat des billets d'entrée et il est interdit d'en allumer de trop pour limiter la pollution ! Est-ce la traduction en anglais qui n'est pas bonne ?
L'ambiance est apaisante malgré un peu de monde. J'ai beaucoup apprécié.
Nous allons ensuite vers un bar que nous repérons sur nos guides et qui n'est pas très loin. Nous y rencontrons une expat, et son ami ouïghour, qui nous parle un peu de sa vie à Beijing. Ils vivent dans un hutong et nous apprenons que, même s'ils ont des commodités dans la maison, il arrive très régulièrement qu'ils se retrouvent sans eau en hiver car les canalisations dans la rue gèlent ! Son ami nous parle également des préjugés des chinois sur les ouïghours, de la répression et du racisme à leur encontre. Il se considère comme chanceux car il est souvent pris pour un occidental.
Il nous recommande l'adresse d'un restaurant ouïghour. Nous empruntons une rue piétonne commerçante noire de monde pour sortir du hutong. Nous sommes épuisés, tant pis pour les brochettes de viandes, il y a plein de restaurants autour de nous. Nous voyons un restaurant-bar avec toit terrasse, la carte est plutôt occidentale mais ça me tente, surtout les cocktails 😇. P se laisse facilement convaincre. Les escaliers pour monter sur la terrasse s'apparentent plutôt à la famille des échelles ! J'espère que les serveurs ont un monte-plat !
Une fois rassasiés, nous décidons de prendre un taxi pour rentrer. Les serveurs ne parlent pas anglais, nous décidons de tenter notre chance seuls. Mais nous n'avions pas réalisé que le trottoir est bordé de barrières qui empêchent les véhicules de s'arrêter et les piétons d'aller sur la chaussée. Nous marchons donc vers la fin du pâté de maison, soit près de 500 mètres avec toujours beaucoup de monde.
Finalement nous hélons un taxi et montrons l'adresse de l'hôtel au chauffeur. Il nous fait signe de monter, allume son compteur et nous partons. Je suis le trajet sur mon smartphone, mais il prend le chemin direct. Il passera les 20 minutes de trajets à se racler la gorge et à cracher par la fenêtre. A chaque jet, j'ai eu des coups de chaud en craignant que ça me revienne dans la figure ! Nous filons ensuite rapidement dans les bras de Morphée.
C'est ce que nous nous sommes dit en voyant l'affiche.
La question que nous nous sommes posée c'est : combien de personnes ont accroché leur habits à cet endroit très peu pratique et ont déclenché les sprinklers que l'hôtel se décide à mettre des affiches ? !
Carnets de voyage › Corée du Nord / Chine · 30 replies
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I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...