De retour d'un petit voyage dans une région de Chine, je voudrai partager avec vous ce carnet de voyage, j'espère qu'il vous plaira. Il vous permettra aussi d'avoir
Quelques jours dans le Nord-Ouest de la Chine, dans la minuscule région du Ningxia traversée par le Fleuve Jaune, sur les traces des civilisations de la Route de la Soie, et surtout à la découverte d’un condensé de majestueux paysages arides : désert de sable, grasslands verdoyantes, montagnes ocres. Une région pas très connue en dehors de Chine, voici une carte pour vous permettre de situer cette petite région (en rouge):
Après avoir réceptionné notre véhicule, outil indispensable pour ce road trip de 600 kilomètres seulement (l'avantage de visiter la plus petite province de cet immense pays), un SUV de Buick plutôt maigre en terme d'équipement, nous commençons notre exploration par la ville de Yinchuan, capitale de la province autonome du Ningxia. Yinchuan n’a pas l’allure des grandes capitales provinciales du pays, elle semble vide et si petite. On y roule plutôt facilement sur les grandes avenues et on se gare sans difficulté.
Cette région qui a la particularité d’être administrée par la minorité musulmane Hui, a une histoire assez originale, la région autonome du Ningxia a été fondée en 1959 seulement. C'est une des régions qui est tout en bas des classements du pays, en terme de richesse, de PIB ou de population... Mais qui est devenu un grand centre de production de vin ! Sur les contreforts des Montagnes de Helan Shan, on voit défiler les panneaux indiquant les domaines viticoles qui se visitent. Pour ce premier jour, on part donc logiquement d’abord à la visite des bâtiments caractéristiques de la ville, tout d’abord la mosquée de Nanguan.
Tout autour de la mosquée, des vendeurs de moutons hallal.
Pour continuer notre découverte de Yinchuan et de la culture Hui, nous nous rendons en sortie de la ville, au Hui Minority cultural center, qui est un ensemble de bâtiments (pas encore finis) dont une très belle mosquée encore.
L'intérieur est très joli.
On y voit fortement l’influence de la route de la soie.
Après ce premier aperçu culturel de la région du Ningxia, nous mangeons un repas local composé de mouton bien sûr et accompagné d’une salade de pousses de Goji. La baie de Goji est la première spécialité de la région du Ningxia, un super fruit réputé pour contenir pleins de micronutriments.L’après midi est consacré aux mausolées royaux de la dynastie Xixia. Cette dynastie a régné sur cette région de Chine il y a 5000 ans et leur sépulture est considérée comme un trésor archéologique. Les tombes en forme de grande butte de terre séchée entourés de murailles ont été stratégiquement placées selon les principes du Fengshui, entre les montagnes de Helan Shan et le Fleuve Jaune.
La dynastie Xixia est une dynastie qui a régné sur une partie de la route de la soie avant d'être finalement vaincue par les Mongols au XIIIe siècle. Le site est grandiose avec cette plaine aride au pied de la chaine de montagne de Helan.
Le site étant immense, il faut prendre d’abord une navette pour en faire le tour puis ensuite on peut louer des vélos pour rejoindre les dernières tombes. Le problème est qu’il est déjà tard et il n’est plus possible de louer de vélos, on part donc en exploration à pieds pour aller s’approcher le plus près, mais on sait que l’on n’aura pas le temps de les atteindre, 5 kilomètres de distance.
Néanmoins, le site prend une autre dimension à pieds, sous cette chaleur écrasante et le soleil parfois caché par les nuages ajoute une touche grandiose à ce site qui semble si vide et immense. On aperçoit la ville de Yinchuan au fond, avec ses grands bâtiments modernes et les cheminées des usines chimiques, deux mondes qui se contemplent avec 1000 ans de différence.
En rentrant en ville, on fait un détour par South Square où se trouve une version miniature de Tian An Men Square.
La nuit tombe tard à Yinchuan par rapport à Hangzhou qui se trouve à 2000 kilomètres à l’Est de Hangzhou. Ce qui nous donne l’occasion de rentrer tranquillement en ville et de visiter le quartier d’affaire de Yinchuan.
Puis on grimple regarder le soleil se coucher depuis une esplanade qui est parfaitement orientée plein Ouest pour terminer cette première journée dans le Ningxia.

A suivre...
Puis nous embarquons pour sur l’autre rive où se trouvent les 108 stupas.
Il ne faut pas s’imaginer visiter un site avec une grande histoire, tout cet ensemble nous semble bien contemporain heureusement que l’environnement en lui-même est magnifique.
En effet, nous remarquerons que de nombreux sites touristiques du Ningxia ont été développés au maximum pour transformer la culture et le paysage local en business.
On ne peut pas blâmer ces initiatives locales qui sont clairement soutenues par l’administration centrale comme une manne financière à optimiser pour le développement de la région, et élever son économie à la suite des régions prospères de l’Est.
Nous ferons une pause face au site des 108 stupas, édifié dans la roche aride des montagnes qui bordent le fleuve jaune. C’est seulement sur les rives que la végétation arrive à survivre à ce climat extrême.
Pour la suite de la visite du site, nous embarquons dans un speed bateau pour remonter le fleuve Jaune jusqu’aux gorges. Le tour en bateau non seulement permet de contempler ce site magnifique mais aussi d’avoir des sensations fortes avec la vitesse.
Cette excursion en speed boat est vraiment l’activité la plus intéressante de ce site à Wuzhong, sans cela je ne peux pas recommander de faire halte ici. Et encore, le prix du ticket d’entrée est vraiment élevé.
En milieu d’après-midi, nous reprenons la route pour Zhongwei. On enfile un repas sur une aire d’autoroute, composé d’un grand plat de poulet et pommes de terre dans un restaurant à la décoration dépassée.
Nous arrivons à 16h à Shapotou, aux confins de la province du Ningxia, c’est ici que l’on peut entrer dans le désert de Tengger et s’immerger dans l’ambiance de la route de la soie. Mais alors qu’on arrive presque au but, la route est coupée et un policier nous dit de faire demi-tour. En fait, l’accès au désert est fermé aux véhicules privés et il faut s’acquitter d’un ticket d’entrée alors que le site de Shapotou ferme à 19h. On se dit que l’on tente quand même et si besoin on reviendra une deuxième fois le lendemain au même endroit. On prend donc la navette qui elle a le droit de rentrer dans la zone de Shapotou et nous dépose dans une zone du désert ou de nombreuses activités sont offertes aux touristes… Pas vraiment ce que l’on imagine de la route de la soie et la solitude du désert. Le site est en soi vraiment grandiose avec de grandes dunes jusqu’à l’horizon, un sable fin jaune. Le pire c’est que la navette a roulé un bon moment avant d’arriver à cette zone touristique planté au milieu des dunes, on aurait pu s’arrêter ou on veut et faire un petit tour mais non.
En même temps, en toute honnêteté, on imaginait bien que cela ressemblerait à un parc d’attraction dans le désert. J’en rajoute une dernière, le site est fermé par un grillage pour éviter que les touristes ne s’aventurent seuls dans les dunes ! On essaye de voir le positif et on profite quand même de ce petit carré de bac à sable propre et sécurisé pour en faire le tour, on a une belle vue vers le vaste désert de Tengger, le quatrième plus grand désert de Chine.
De l’autre côté, on aperçoit la ville de Zhongwei. Comme toutes les villes du Ningxia, ce ne sont pas les grands batiments qui s’élèvent dans le ciel, mais les cheminées des usines chimiques et pétrolières, la région étant spécialisée dans ce type d’industries.

Pour cela, on roule sur une belle route dans les dunes.
Cette dune qui borde le Fleuve Jaune est immense. On a l’impression que l’on pourrait tomber dans le fleuve tellement elle est abrupte.
Ici aussi le site a des allures de parc d’attraction.
On se prend au jeu et on s’accorde un tour en tyrolienne au-dessus du fleuve, sensation forte garantie et franchement ça vaut vraiment le coup. Puisqu’on joue le jeu à fond, on remonte même tout en haut de la dune en télésiège !
Le site est censé fermer à 19h, il n’y a quasiment plus personne maintenant que le soleil se couche, dommage il est caché par les nuages. On profite de cette vue dans la quasi solitude.
C’est seulement après 19h30 que la dernière navette vient récupérer les quatre derniers touristes qui restent là. On imaginait bien qu’en Chine, on ne nous laisserait pas tomber dans le désert et quelqu’un viendrait nous avertir du dernier départ, et que ce départ serait bien plus tard que l’heure annoncée.
La ville de Zhongwei abrite aussi un magnifique temple très bien éclairé la nuit.
Le temple de Gao Miao se trouve au centre d’un très beau parc parfait pour une balade digestive.

Les différents points de vue depuis la route qui se trouve derrière ce virage va nous éblouir. Tout d’abord on borde le fleuve Jaune.
Les montagnes sont abruptes et les rives cultivées ajoutent une touche de végétation à ce paysage désertique.
On rencontrera quasiment personne de toute la journée et l’asphalte file entre les montagnes aux couleurs ocre.
Le désert avance jusqu’ici.
Un magnifique road trip qui rappelle tellement les USA, seul le panneau en caractère chinois nous confirme que l'on est bien en Chine.
Ici le Fleuve Jaune fait un grand virage, avec les dunes de sable qui le touche presque.
Si vous venez ici en fin de journée, je pense que le point de vue au dessus de la route devrait être incroyable, mais avec la température actuellement, on ne sent pas en sécurité à monter dans ce pierrier.
Pour le midi, on s’arrête à Beichangtan en bordure du fleuve dans un petit hôtel restaurant monté par des villageois.
Le village est constitué de petites maisons de paysans qui vivent d'élevage et de culture. Les grands mères proposent leurs récoltes aux quelques voitures qui passent.
On fait une sieste au bord de l’eau à l’heure la plus chaude de la journée. Aujourd’hui le thermomètre monte à 35°C, même dans la voiture c’est étouffant, une dernière photo de ce village en plein paysage de désert.
Après cette pause fraiche, on reprend la route jusqu’au dernier village. En bas de la route, le fleuve n'est même plus jaune ici, il a viré à l'orange...
Quelques cultures juste avant les gorges.
Puis la route s’arrête, on ne peut pas aller plus loin.
Ce petit village est le dernier accessible par la route.
La suite de la route est interdite, peut être une mine plus loin.
Pour ceux qui serait intéressé par ce coin du Ningxia, il faut savoir qu'avec une journée de plus il est possible d'aller sur la rive opposée pour visiter le village de Nanchangtan. La route est censée être moins belle, mais le village est selon les photos incroyablement magnifique. Selon un chauffeur de taxi avec qui on discutera, il faut 3 heures pour faire le parcours sur une route en très mauvais état, donc il faut consacrer une journée pour y aller.
On trouve une petite oasis au creux d'une petite vallée avec une petite rivière rafraichissante.
Un superbe arbre mort.
On ne s'en lasse pas...
A suivre...
Sympa la borne kilométrique avec les caractères chinois
La vue depuis la butte

On traverse à nouveau Shapotou par la nationale et on en profite pour s’arrêter à proximité de la dune qui fait face au fleuve jaune, la route passant juste à côté.
Ca peut être un bon plan pour ceux qui veulent voir la dune de Shapotou sans nécessairement rentrer dans la zone touristique comme un stop photo par exemple. J'ai aussi l'impression quand venant de cette direction, on peut entrer dans le site avec son propre véhicule et se garer face à la dune, à vérifier.
On est surpris et en même temps excité de voir que pour aller aux grasslands il faut changer de région, on quitte donc la région du Ningxia pour entrer en Mongolie Intérieure. Ici les panneaux sont bilingues chinois mongol (bon je vous ai mis le seul panneau que j'ai qui n'est pas en double langue🤪). Nous entrons dans la ville qui a un nom très étonnant : Ligue d’Alxa (ou Alashan en traduction du chinois), visiblement le mot "ligue" équivaut à "ville" ou "district" ici. C'est une première pour moi d'entrer dans cette province autonome.

Une immense station électrique a été construite sur le sable. On passe à proximité d’un immense champ de panneaux solaires, tout à coup apparait le grand plateau vert. On arrive aux grasslands.
Des chameaux paissent tranquillement dans la prairie.
La route passe au milieu d'un lac salé asseché, on croirait presque que cette photo est en noir et blanc.
Certaines parties du lac prend des couleurs rosées.
Un peu plus loin ce sont des chevaux qui paissent dans la prairie, avec une belle usine au fond de l'image.
Le site des grasslands de Tonghai est malheureusement développé de la même manière que son cousin Shapotou, avec un ticket d’entrée, un parking et une navette et toutes les activités associées au désert.
Ici le thème, c’est la culture mongole. Autour de ce parc d’attraction, le paysage est déjà magnifique.
On se dit qu’étant arrivé jusqu’ici on va quand même entrer avec un but, louer une Jeep et faire un tour dans les dunes, comme tout le monde. Le tour en Jeep est vraiment sympa, après avoir conduit une partie nous-même, on rend le volant à notre guide qui nous fait la frayeur de notre vie en roulant comme un dingue dans les dunes, c’est vraiment impressionnant, car quand on arrive en haut d’une dune on ne sait pas ce qu’il y a de l’autre côté et la Jeep fonce à toute vitesse dans ce sable mou.
Après avoir fait un tour, la Jeep s’arrête au milieu de nulle part pour nous laisser profiter du désert sans grillages ni la foule. Le vent souffle très fort.
Les nuages ajoutent de belles ombres sur les dunes.
Un océan de sable, c’est l’impression que nous donne le désert de Tengger.
En fin de journée, nous retournons à la voiture sans faire quelques dernières photos du désert.
Cet environnement me fascine tellement, même si c'est vraiment mis en scène pour la belle photo.
Pour rentrer sur Yinchuan, le GPS nous propose une route alternative à l’autoroute de Zhongwei, en passant par la route qui traverse Alashan jusqu’à Wuzhong. C’est beaucoup plus direct mais un peu plus long. Nous décidons de prendre cette route pour changer. Quelle bonne décision nous avons pris. Cette route, entre Alashan et Wuzhong est incroyable.
Après quelques kilomètres dans un parc industriel, nous entrons sur une voie rapide qui coupe le désert de dunes, on roule carrément au milieu de cet océan de dune.
Puis nous arrivons dans un futur parc industriel avec des usines de gaz naturel. Après cela, on retrouve le désert avec de petites dunes, et puis la route s’enfonce dans la steppe mongole.
Un immense plateau avec quelques bosquets. On est vraiment comblé. Quelle heureux hasard d’avoir pris cette route, pour nous c’est vraiment une scenic road, mais personne n’en parle nulle part.
Sur cet immense plateau, des troupeaux de chameaux par ci par là. Puis des ânes, des moutons. On ressent vraiment cette immensité de la Mongolie, de la steppe. Un beau nuage blanc.
Même si ce n’est qu’un aperçu, que la Mongolie doit donner encore plus cet impression de vide.
Pour nous c’est une telle chance car on n’imaginait pas passer par ce type d’environnement pendant ce voyage, après les montagnes arides, le fleuve jaune, le désert, les grasslands, c’est une journée incroyable ! Clairement cet aperçu de la Mongolie m’a donné une envie furieuse d’aller découvrir cette région de plus près une prochaine fois.
La minuscule province du Ningxia sans oublier un morceau de Mongolie à Alashan nous a vraiment ébloui par la grandeur de ses paysages arides traversés par le majestueux fleuve Jaune, fleuve qui a été comme un fil rouge à notre séjour dans ce tout petit coin de Chine. C’est le minéral domine ici, ce qui fait comme un choc quand on vient de la luxuriante Hangzhou. Et c’est ce que l’on vient chercher ici, avec quelques ressemblances avec l’Ouest Américain ou la Turquie. Les distances courtes nous ont permis de profiter complétement de ces trois jours sur place, même si on se disait qu’un 4e jour aurait été nécessaire pour visiter la chaine de montagne de Helan Shan autour de Yinchuan.




























.. musiciens accompagnant chanteurs et chanteuses sous un kiosque dans le parc



































On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.

















A little sneak peek?



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.